4 NUMÉROS — JOURNAL BIMENSUEL — PARUTION DU JEUDI 19 JANVIER 2012COMMENT FAIRE DE LA FRANCELE PAYS DE L’INNOVATION ?      ...
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Le grand entretien — Nicole Notat :                                                              « L’innovation c’est auss...
Le grand entretien           En particulier, notre représentation de      questions que nous nous posons                / ...
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CroissancePlus : Le Petit Journal de Campagne - Numéro 1
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CroissancePlus : Le Petit Journal de Campagne - Numéro 1

  1. 1. 4 NUMÉROS — JOURNAL BIMENSUEL — PARUTION DU JEUDI 19 JANVIER 2012COMMENT FAIRE DE LA FRANCELE PAYS DE L’INNOVATION ? WWW.CROISSANCEPLUS.COM
  2. 2. 1 satisfactions, notons que les pouvoirs publics ont multiplié les actions en la matière : ren- forcement du CIR, mise en place des pôles de compétiti- vité, création du grand emprunt, adaptation de la JEI... Autant dinitiatives qui témoignent d’une volonté forte mais qui ne placent pas encore la France parmi les grandes nations innovantes. LaC e P e t i t J o u r n a l d e C a m Pa g n e e s t l a dépense R&D ne représenteContribution de C roissanCe P lus aux débats que 2,1% de notre PIB (3,4%éConomiques et soCiaux qui vont marquer la au Japon, 2,8% aux USA). EtCamPagne éleCtorale . seulement 50% de cette dépense est privée (contre 70% en Allemagne) et reste concentrée sur les grands groupes des secteurs de lau-Nous voulons ainsi défendre nos idées et nos convic- tomobile, de la pharmacie outions pour relancer la croissance de l’économie et le de laérospatiale.dynamisme des entreprises dans notre pays. Nousvoulons prendre part aux débats, parfois les provoquer, Dépenser plus, dépenserpour le progrès de la réflexion et de l’action. Le premier mieux. Lun ne va pas sanssujet que nous avons choisi est celui de l’innovation. lautre. Une politique condui-Certains penseurs de l’économie estiment que l’inno- sant à multiplier les crédits etvation et le marketing constituent les deux priorités dérogations fiscales pourraitd’une entreprise. savérer inefficace sans coordi- nation et modération. Ayons leEst-ce une vision réductrice, provocatrice ou réaliste souci de l’efficacité des dispo-de lentreprise davenir ? Si nous pouvons difficilement sitifs existants, renforçons lesrestreindre les complexités de gestion de nos entre- plus vertueux, corrigeons lesprises à deux fonctions centrales, il nen demeure pas effets daubaine et continuonsmoins vrai que les économies gagnantes du XXIème à imaginer de nouveaux méca-siècle seront celles qui auront su favoriser partout la nismes de promotion de linno-création, linnovation et la recherche. Destruction créa- vation au retour sur investisse-tive ou construction dévastatrice, laccroissement de ment performant.la richesse dun pays se jouera inéluctablement sur sacapacité à penser, fabriquer, vendre et protéger les pro-duits et services du futur, dans le plus grand nombre Olivier Duha,possible dindustries et de services. Président de CroissancePlusDans ce contexte, nous avons le souci de la pertinenceet de lefficacité de nos structures publiques et privéesen matière dinnovation et de R&D. Au registre des 01. 2012
  3. 3. 2 3LE PETIT JOURNAL DE CAMPAGNE EST ÉDITÉ PAR CROISSANCEPLUSQuelques mots sur CroissancePlus PREMIÈRE ASSOCIATION FRANÇAISE DES ENTREPRENEURSDE CROISSANCE, CroissancePlus réunit une nouvelle génération de 350 entre- DANS L’ACTUALITÉ 4preneurs innovants afin de réformer l’environnement économique, social, juridiqueet fiscal, et favoriser la création d’entreprises et d’emplois en France. Présidée parOlivier DUHA , CroissancePlus agit au quotidien comme force de propositions etde lobbying en formulant de nombreuses recommandations auprès des pouvoirs LE RETOUR DE LA TVA SOCIALE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5publics et des leaders d’opinion. Lieu d’échanges et de networking, CroissancePlus LE CHÔMAGE BAISSE… EN ALLEMAGNE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7s’impose également dans le débat public à travers l’organisation de nombreux évé- VU DANS LA PRESSE 8nements autour de personnalités politiques et économiques de tout premier plan. PORTER TOUJOURS PLUS HAUT L’ESPRIT D’ENTREPRISE ETFAIRE ENTENDRE LA VOIX DES ENTREPRENEURS dans les médias, telle est LA FRANCE VEUT SA TAXE TOBIN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9la volonté de CroissancePlus qui accompagne les dirigeants d’entreprise dans leur QUAND LA FRANCE FORME DE FUTURS INGÉNIEURS CHINOIS . . . . . . . . . . . . 10développement en France et à l’international. LA PRESSION FISCALE SACCROÎT PARTOUT DANS LE MONDE . . . . . . . . . . 11Nos missions DOSSIER : FAIRE DE LINNOVATION ÊTRE UNE FORCE DE PROPOSITIONS RECONNUE DES UNE CLÉ DU REDRESSEMENT DEPOUVOIRS PUBLICS. Les propositions de CroissancePlus émanent d’hommeset de femmes de terrain, de commissions et groupes de travail qui se réunissent LA FRANCE 12régulièrement dans les domaines suivants : création et financement d’entreprise /juridique et fiscal / social et emploi / recherche et innovation / relations grands LES 10 ENJEUX-CLÉS 14groupes-PME / international / croissance responsable. Propositions consultables surwww.croissanceplus.com. LES CHIFFRES DE LINNOVATION 22 CONSTITUER UN RÉSEAU PERFORMANT D’ENTREPRENEURS LE GRAND ENTRETIEN : NICOLE NOTAT 24CroissancePlus est également un lieu reconnu d’échanges et de rencontres permettant IDÉES 29de développer des synergies entrepreneuriales, des compétences techniques ou toutsimplement partager expérience et bonnes pratiques. Les nombreux événements : déjeu-ners et dîners-débats, petits-déjeuners thématiques, Be to Be, déjeuners mensuels busi-ness etc… sont autant d’occasions d’accueillir des personnalités de tout premier plan et LU POUR VOUS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32contribuer à la notoriété de CroissancePlus et de ses membres. EN DIRECT DU PARLEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 LIVRES — L Euro dans tous ses états. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 SIGNES — L année du dr agon d eau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 36RÉDACTION ET DOCUMENTATION : Antoine Bayle • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •DIRECTION ARTISTIQUE – GRAPHISME : Alexandra Roucheray, Olivia Grandperrin • • • • • • • • • • • • • PETITES HISTOIRES DE GUERRE ÉCONOMIQUECOMITÉ ÉDITORIAL : Florence Dépret, Clothilde Hervouet, Gwennaelle Pierre, Emmanuelle Skowron • •UN JOURNAL RÉALISÉ PAR Les Rois Mages - www.lesroismages.fr - téléphone : 01 41 10 08 08 • • • • DE LART DACCOMMODER SUN TZU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 01. 2012
  4. 4. 4 5Plus que jamais, les sujets clés de la campagne Le retour de la TVA LA POSITION DEélectorale concerneront en grande partie sociale — CROISSANCE 1. Is exerit ipiciis que voleni.les problèmes économiques. Relancer PLUSla création d’emploi, susciter de la croissance, Cela fait plusieurs mois déjà que le sujet de la TVA sociale a refait surface, sur un CroissancePlus est favorabletrouver des solutions de financement pour constat assez généralement partagé du à la TVA sociale et à l’harmo- poids du financement de la protection nisation européenne enles entreprises, créer de la solidarité entre sociale et de la nécessité de redonner des matière fiscale et de protec- marges de manœuvre aux entreprises en tion sociale. Pour éviter uneles entrepreneurs, redonner de la compétitivité matière de coût du travail. « Le financement concurrence intra-euro- de la protection sociale (…) ne peut plus péenne induite par des tauxà la France, tels sont quelques-uns des grands reposer principalement sur le travail, si faci- de TVA différents, il serait lement délocalisable » a indiqué Nicolas encore plus innovant d’envi-dossiers ouverts ces dernières semaines. Sarkozy, lors de ses vœux à la nation, le 31 sager une TVA sociale euro- décembre 2011. L’idée centrale de la TVA péenne, c’est à dire uneIls concernent tous, au plus haut point, sociale est de transférer une partie des augmentation de la TVA qui charges de la protection sociale vers la soit la même dans tous lesles chefs d’entreprise, d’où l’importance consommation en augmentant le taux de pays européens, compensée TVA et en diminuant les charges sociales par une baisse du prix horspour eux de se faire entendre et de participer payées par les entreprises. Ce principe taxe, ce qui aurait pour effet peut connaître des variantes et s’accom- de ne renchérir que les biensà ces débats. pagner notamment d’une baisse des et ser vices importés de pays charges pour les salariés afin de leur redon- hors de la zone euro. ner une partie du pouvoir d’achat entamé 01. 2012
  5. 5. 6 QUELQUES 7 EXEMPLES ÉTRANGERS Le chômagepar la hausse de la TVA. Cest une proposi- salaires : selon une étude de l’institut detion des entrepreneurs de CroissancePlus. baisse… conjoncture DIW, les salaires réels enCe mécanisme frappe indirectement les Allemagne ont baissé de 4% entre 2000 etproduits importés, concernés à plein par la en Allemagne — 2010.hausse de la TVA, tandis qu’il aide les entre-prises françaises à mieux exporter puisque L’Allemagne peine encore, toutefois, àla baisse des charges renforce leur compé- En Allemagne, le gouverne- À ceux qui pensent encore que l’on ne peut régler le problème des disparités régionalestitivité. La TVA sociale permet donc de faire ment Merkel a décidé d’augmenter « rien faire » contre le chômage, l’exemple en matière de développement économiquebaisser le coût du travail, que la plupart des la TVA de trois points, de 16 à 19%, de l’Allemagne fournit un spectaculaire et demploi. Le taux de chômage est enchefs d’entreprise estime trop élevé. C’est au 1er janvier 2007, pour financer démenti. Le chômage en Allemagne est effet de 5,6% dans les länders de l’ouestdonc une arme anti-délocalisation car la une baisse des cotisations chômage tombé à son plus bas niveau depuis vingt mais de 10,6% dans les régions orientalesbaisse des charges peut inciter les entre- payées par les entreprises de 1%. ans, à moins de 3 millions de personnes en (chiffres de décembre 2011). Les écono-prises à embaucher. En outre, les cotisa- Les exportations allemandes moyenne, son meilleur niveau depuis 1991. mistes anticipent pour 2012 un taux detions patronales sont payées actuellement ont explosé en trois ans, Le taux de chômage a reculé de 0,6 points, chômage brut moyen de 6,7%.uniquement par les entreprises présentes même si tout n’est pas à mettre à 7,1% de la population active, contre unen France. Or, avec une TVA sociale, tous au crédit de la baisse des cotisations peu plus de 9% en France. En Europe, Pour autant, l’Allemagne n’en souffre pasles produits seront taxés, notamment ceux sociales. seuls l’Autriche, le Luxembourg et les Pays- moins, comme d’autres pays européens,qui viennent de l’étranger. De cette manière, Bas font mieux que l’Allemagne. de problèmes structurels : le nombre dela protection sociale est financée par tout le Entre 1987 et 1989, le Danemark postes à pourvoir, affiché dans les locauxmonde, même les entreprises étrangères. avait baissé ses cotisations sociales Ces résultats sont le produit de réformes de l’Agence pour l’emploi fin décembreAinsi, si le taux de TVA augmente de employeurs de 50 à 30% structurelles du marché du travail engagées était de 467 000, soit 87 000 de plus qu’en5 points, on peut dire qu’un produit fabriqué en finançant cette mesure par par le chancelier Gerhardt Schröder en décembre 2010, ce qui démontre un vraien Chine financera aussi notre assurance une hausse de 3 points de la TVA, 2005, qui avait taillé de manière drastique problème d’adaptation de l’offre et de lamaladie… portée à 25%. Les Danois ont bien dans le système d’assurance chômage de demande. Les chômeurs de longue durée accueilli la mesure, préférant manière à inciter les chômeurs à retravailler (un tiers des inscrits) et âgés (un tiers desSelon les déclarations du gouvernement, la une hausse de la TVA à celle le plus rapidement possible. Par ailleurs, les inscrits a plus de 50 ans) sont les princi-France se dirige vers une mise en place de d’un impôt sur le revenu déjà Allemands ont payé une relative sécurité de pales victimes du chômage.cette TVA sociale dès ce printemps 2012. très lourd. Les autorités danoises l’emploi par des sacrifices en termes deTous les détails du dispositif ne sont pas avaient interdit aux entreprisesencore connus. Il manque notamment le d’augmenter leurs prix, une disposi- Le chômage en Europetaux d’augmentation de la TVA (élément tion dont elles n’ont pas strictement 25 22,9stratégique de l’efficacité du système) et les vérifié l’application.modalités précises concernant l’impact sur 18,8 20les charges des entreprises et les cotisa- En Europe, le taux de TVAtions des salariés. Il serait faux de dire que est maintenu dans une fourchette 15ce projet fait l’unanimité. Certains redoutent étroite, comprise entre 19 et 20%une hausse des prix à la consommation qui pour la plupart des pays, 9,8 10frapperait les Français les plus atteints par si l’on excepte quelques exemples 7,1la crise. Mais si le dispositif est adopté, il de TVA à 15 et 25%. La Commission 4,9 4,9s’agira d’un changement considérable Européenne devra se prononcer sur 5 4dans la politique économique et fiscale de une hausse du taux de TVA enla France, dans le sens d’une amélioration France, ce qui peut poser quelques %de la compétitivité des entreprises. difficultés. AL. FR. LU. NL. ES. GR. AT. 01. 2012 Source : Commission européenne Allemagne, France, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Italie, Grèce, Autriche (source : Eurostat, taux de chômage en novembre 2011)
  6. 6. 8 9 La France veut sa « taxe Tobin » — « Le chef de l’Etat veut faire payer la finance, forme d’un droit de timbre de 0,5% avec à responsable à ses yeux de la crise écono- la clé, selon Bercy, 2 à 3 milliards de livres mico-financière, et adopter la taxe sur les par an pour le Trésor britannique. » transactions financières en conformité avec une proposition de directive de la Le Monde, 10 janvier 2012 Commission européenne de septembre 2011 : 0,1% sur les achats d’actions et d’obligations, et 0,01% sur les produits dérivés. Bruxelles vise une mise en œuvre en 2014. Mais la présidence danoise de l’Union n’a pas encore inscrit le sujet au La mesure rappor- terait 57 milliards deuros par an. » menu des ministres des Finances. La mesure – si elle était adoptée par les Vingt- Sept, chose improbable compte tenu du refus de Londres – rapporterait 57 milliards d’euros par an. En France, la taxe Tobin pourrait se réduire, au moins dans un pre- mier temps, à la réintroduction de l’impôt de Bourse, qui taxe les simples achats d’action (…). Cela reviendrait à remettre au goût du jour l’impôt de Bourse. Et qui a l’avantage d’exister à Londres sous la 01. 2012
  7. 7. 10 11 LE « SOFT POWER » DES ÉTATS-UNISQuand la Franceforme de futurs « Le patron américain le plus douéingénieurs chinois de ces dernières années quitte ses fonctions à la fin de ce mois. Ministère de l’Économie, Samuel Palmisano d’IBM a présidé des Finances et« Ils étaient des centaines, ministres chinois ces dix dernières années de l’Industrie —et français, industriels, centraliens, profes- à une transformation remarquable (DR)seurs, et étudiants, réunis début janvier du géant high-tech, l’extrayantsous les ors de l’imposant Palais du Peuple de l’industrie des ordinateurs La pression fiscale croissement des taxes indirectes commede Pékin, temple de l’architecture commu- personnels pour en faire la TVA et à l’alourdissement de la chargeniste, sur la place Tienanmen pour célébrer une entreprise de services et s’accroît partout pesant sur les hauts revenus. En Asie, lala remise des diplômes de la première pro- de logiciels extrêmement perfor- taxation sur les actifs immobiliers aug-motion d’ingénieurs de l’École centrale de mante. Dans une récente interview, dans le monde — mente. Alors que l’assiette fiscale est glo-Pékin, 75 jeunes revêtus de toges à l’anglo- Palmisano a expliqué son axe balement consolidée ou élargie, plusieurssaxonne pour l’occasion. Centrale est la de travail chez IBM : « pourquoi pays réduisent le taux d’imposition sur lespremière grande école française à avoir, quelqu’un dépenserait-il de l’argent Les temps sont durs pour les États. sociétés et renforcent les incitations fis-sous l’impulsion de la Chine, tenté l’aven- avec moi, qu’ai-je de si unique ? ». Confrontés à une forte pression de la partture à 100% en 2005 : ouvrir une implanta- Au fond, le business c’est encore de des marchés et des investisseurs, les gou- La tendance esttion en propre en Chine, en partenariat avec transférer de l’argent de votre poche vernements doivent mettre de l’ordre aul’université aéronautique de Beihang, au vers la mienne. En se fixant comme plus vite dans les comptes publics. à laccroissementnord de Pékin. Ces soixante-quinze diplô- objectif de rendre IBM unique, Conséquence : « des interventions budgé- des taxes indirectesmés ont suivi un cursus : six ans de forma- Palmisano a fait couler des flots taires sans précédent, en particulier par comme la TVA »tion incluant l’année de français intensif, d’argent dans l’entreprise. Les profits l’utilisation d’instruments fiscaux », résumedeux ans de classe préparatoire intégrée et le cours de bourse ont suivi. Une Charles Ménard, avocat, responsable dupuis trois ans de cycle ingénieur, éventuel- question me vient : si IBM a réussi département tax policy & controversy cales pour attirer les investisseurs, surtoutlement complétés par un doctorat. À la son retournement, pourquoi d’Ernst & Young, Société d’Avocats. Le étrangers. C’est le cas notamment en Asiesortie, tous sont parfaitement bilingues, l’Amérique n’y parviendrait pas ? cabinet Ernst & Young publie l’édition 2012 et outre-Atlantique. La lutte contre l’évasiondiplômés de Centrale et titulaires d’un mas- Est-ce que les prophètes du déclin de l’Observatoire des politiques budgé- fiscale devient aussi un objectif primordialter de Beihang. Centrale vise à terme 500 américain sont en train de manquer taires et fiscales. « Neuf États, dont la pour bon nombre de pays. Une lutte quidiplômés par an, alors que la Chine en quelque chose ? Les États-Unis France, ont durci leur assiette fiscale dans incite à davantage de coopération interna-demandait 1 000. La première promotion sont adaptables. Les erreurs lobjectif de réduire les déficits publics », tionale. Près de 500 traités et accordsaura coûté 24 millions d’euros, dont 12 commises depuis dix ans indique le rapport. On est loin, en revanche, d’échange d’informations et d’assistancefinancés par la France. Or, Centrale Pékin sont réparables. Un pouvoir d’une réelle convergence fiscale franco- administrative ont déjà été signés. Maisdoit renouveler ses sources de finance- américain plus intelligent pourrait allemande, estime Charles Ménard. « Une seuls une moitié d’entre eux sont entrés enment, plusieurs partenaires n’ayant sou- fort bien confondre les déclinistes. » éventuelle convergence entre les deux sys- vigueur. »tenu que le lancement. » tèmes fiscaux ne pourrait intervenir qu’à Roger Cohen, moyen terme » développe-t-il. Plus large- Les Échos, 6 / 7 janvier 2012 La Tribune, 10 janvier 2012 International Herald Tribune, ment, aucune zone du monde n’est épar- 10 janvier 2012 gnée par les tours de vis fiscaux. En Europe et outre-Atlantique, la tendance est à l’ac- 01. 2012
  8. 8. FAIRE DE L’INNOVATION LA CLÉDU REDRESSEMENT DE LA FRANCEL’innovation est aujourd’hui un véritable moyen Les entreprises innovantes existent, elles ne demandentdont nous disposons pour relancer la croissance, qu’à partager leurs expériences et à s’engager afincréer des emplois et nous différencier des pays que la France devienne le pays de l’innovation,émergents. Si la France est une zone d’excellence dans le domaine des technologies mais aussien matière de recherche scientifique dans des organisations et des modes de pensée.de nombreux domaines, il lui reste à enclencher Mode d’emploi en dix enjeux-clés.un véritable courant d’innovation qui traverseraitl’ensemble du tissu économique et des entreprises.
  9. 9. 10 enjeux-clésà propos de linnovation — Améliorer le financement de l’innovation par une assurance Nous avons besoin de simplifier Je peux dire que sans l’Etat, sans Le problème du financement de l’inno- pourcentage contractuel du pro- le réseau français d’aides avec Oséo ou le crédit d’impôt re- vation dans les entreprises se pose gramme (de 50 à 75% par exemple). Le une entrée unique pour les entreprises cherche, je n’aurais pas pu lancer No- d’autant plus actuellement que la crise coût de l’assurance serait éligible au qui souhaitent innover et se tourner va post. M a i s une e ntr e pr i se n’e st pa s financière conduit les banques et les crédit dimpôt recherche (voir Idée n°7). vers des centres de recherches ou des non plus là pour être subventionnée. fonds de capital-risque à adopter une pôles de compétitivité. » L’Etat essaie dinciter les investisseurs attitude très prudente face aux inves- — privés à financer les jeunes entreprises tissements à risque dans les entre- Po u r d é v e l o p p e r l ’ é c o s y s t è m e CHRISTOPHE FORNES, innovantes. C’est par la fiscalité et cer- prises. Or les entreprises françaises qui entrepreneurial en France, la Dirigeant de Mémobox, co-président de taines exonérations de charges que les sont le plus à même de développer des redirection de l’épargne vers l’investis- la Commission Recherche & Innovation investissements se multiplieront. » innovations sont des petites et sement, notamment pour les T.I.C, est de CroissancePlus — moyennes entreprises, dont le finance- essentielle. » JONATHAN BENHAMOU, ment est justement celui qui est le — Dirigeant de Novapost moins facile. CroissancePlus propose THIBAUT BECHETOILLE, donc qu’une structure connaissant Dirigeant de Qosmos bien les besoins de financement des PME comme Oséo et qui attribue aux entreprises des avances rembour- L’innovation n’est pas que technologique sables en cas de succès, élargisse la gamme de ses interventions. Elle pour- rait proposer aux jeunes entreprises L’innovation n’est pas seulement tech- sociale, fiscale, sociétale peut concou- innovantes, aux PME et aux ETI un nologique. Elle appartient à toutes les rir à améliorer le fonctionnement de produit « assurance de l’innovation ». branches dactivité (chimie, agro-ali- l’Etat. D’une manière générale, l’effica- Celui-ci serait bâti sur un modèle mentaire, conseil, biotech, bâti- cité d’un pays se mesurera de plus en comparable à celui de l’assurance ment …), à tous les secteurs de l’entre- plus à la façon dont il saura organiser export de la Coface. L’entreprise finan- prise, mais elle doit aussi imprégner des croisements entre les idées, les cerait en totalité son programme d’in- l’organisation de la société toute industries et les financiers. Il faudrait novation, sur fonds propres ou en entière. La compétitivité des entre- créer un « marché de l’idée », donner faisant appel au crédit bancaire, et en prises dépend de leur capacité à une valeur d’échanges aux idées, plus cas d’échec, Oséo rembourserait un innover. On peut faire le même raison- simplement quavec un brevet, en nement à propos des Etats : dans la accordant par exemple un copyright Christophe Fornes, Dirigeant de Mémobox, co-président de la Commission Recherche & compétition économique dans laquelle pour les droits industriels comme on le Innovation de CroissancePlus (DR) ils sont engagés, l’innovation peut être fait pour les droits d’auteurs. un facteur clé de succès. L’innovation
  10. 10. 10 enjeux-clés Il faut sortir l’inno vation des la- Anticipation face aux évolutions de que les autres à saisir les opportunités boratoires de recherche et l’élar- l’environnement, réactivité face à la et à les transformer en innovations gir au marketing ou au design. L’inno- demande inattendue d’un client… créatrices de valeur. vation va bien au-delà de la recherche Votre entreprise sera alors plus prompte fondamentale qui devrait être associée davantage à des projets commerciaux Pour innover, une PME doit être L’agilité est essentielle au sein concrets. » extr ê m e m e nt r é a c ti ve . C’e st l a d ’ u n e s t a r t - u p. L e s p r o c e s s n e — raison pour laquelle son management suffisent pas pour réussir. Il faut le plus THIBAUT BECHETOILLE, d o i t ê t r e p l u s h u m a i n e t p e u h i é r a r- d’initiatives possibles sur les projets. Dirigeant de Qosmos chique. Les décisions doivent être ra- U n e s t a r t - u p, c ’ e s t u n p e u d u d a r w i - pides et fluides. » n i s m e o ù l ’ o n p e u t é v o l u e r, r e d i r i g e r Anne-Laure Constanza, — rapidement des projets. » Dirigeante dEnvie de Fraises (DR) JONATHAN BENHAMOU, — Dirigeant de Novapost THIBAUT BECHETOILLE, Créer des réseaux de PME solidaires Dirigeant de Qosmos La force des PME, c’est leur souplesse, moyens de recherche, peuvent consti- Et si l’on apprenait à innover à l’école ? leur rapidité de réaction, leur proximité tuer quelques pistes de réflexion… du terrain et une forme de management Comme adhérer à CroissancePlus, Le rôle de l’éducation et de l’enseigne- à la reprise d’entreprise, faire participer souvent plus participative. Mais elles dont c’est précisément l’une des ment est déterminant. Dans le domaine des élèves à des projets mêlant plu- peuvent parfois être isolées et pâtir de missions. de l’innovation, il faut aller vers des sieurs disciplines, intégrer dans les pro- leur taille lorsqu’il s’agit de se dévelop- cursus universitaires pluridisciplinaires grammes de formation un module spé- per ou d’innover. Un réseau serré de Les entreprises françaises de- ouvrant aux étudiants plusieurs direc- cifique sur l’entrepreneuriat. Même si PME innovantes peut être une source vraient davantage collaborer tions de travail, comme par exemple : toute innovation n’est pas technolo- de créativité et de dynamisme nouveau entre elles. L’innovation naît avant tout l’informatique, le design, la créativité, gique, il est important de revaloriser pour les entreprises. Organiser des des rencontres et de l’émulation. » l’ergonomie. Les idées nouvelles l’image de l’ingénieur comme acteur forums d’échange sur le thème de l’in- — naissent souvent du croisement de plu- essentiel de l’innovation et du progrès. novation, développer la notion d’entre- STANISLAS DE BENTZMAN, sieurs disciplines et approches. Il serait prises « marraines » mettant à la dispo- Dirigeant de Devoteam, vice-président plus efficace de réunir tous les étu- sition d’équipes plus petites des de CroissancePlus diants sur des campus, car les métiers et les connaissances doivent se mélan- ger dès lenseignement supérieur. Il est L’innovation c’est d’abord de lanticipation indéniable cependant que depuis quelques années, les entreprises sont et de la réactivité mieux accueillies dans les universités, et les organismes de recherche com- Innover, c’est aussi un état d’esprit. La tion et de la réactivité. Au sein de l’en- prennent mieux l’intérêt des partena- première qualité dont il faut faire un treprise, elle doit irriguer toutes les riats avec les entreprises. Il faut aussi Stanislas De Bentzman, Dirigeant de Devoteam, usage immodéré est celle de lanticipa- fonctions et tous les domaines. préparer les ingénieurs à la création ou vice-président de CroissancePlus (DR)
  11. 11. 10 enjeux-clés On a créé une barrière culturelle On sous-estime le potentiel des Dans ses universités ou ses de l’inno vation et de ses applications entre les métiers de la création jeunes. Dans les sociétés web, écoles scientifiques, la France commerciales. » e t c e u x d e l a r e c h e r c h e . I l fa u t r é u n i r un jeune peut être opérationnel en manque de formations centrées sur — sur des campus tous les étudiants. quelques mois seulement. Si ces jeunes l ’ i n n o va t i o n e t l ’ e n t r e p r e n e u r i a t . L e s HUGUES SOUPARIS, Dans l’enseignement supérieur, il faut n’ont pas toujours les diplômes, ils chercheurs ont des idées sur la techno- Dirigeant d’Hologram Industries, mélanger les métiers et avoir moins de manipulent internet depuis toujours. l o g i e , m a i s a u c u n e c u l t u r e d u cl i e n t , co-président de la Commission spécialisations. Créer de la mixité Certains deviennent rapidement des Recherche & Innovation de CroissancePlus culturelle entre les étudiants, ce serait c o m m u n i t y m a n a g e r p a r ex e m p l e . L e p a r ex e m p l e m é l a n g e r l e s B e a u x A r t s problème, c’est que Pôle Emploi a ses avec une école de marketing et une critères et que la case geek n’existe Assurer la pérennité é c o l e d e c o m m e r c e . To u t c e l a s u r l e pas. » campus de Polytechnique. » — du crédit dimpôt recherche — ALAIN GUISLAIN, Dirigeant de TMG FRÉDÉRIC BEDIN, Dirigeant du Public Le crédit dimpôt recherche est un La priorité est de financer les System-Hopscotch système innovant, que des pays étran- innovations technologiques. gers nous envient. Il joue un rôle majeur C’est indispensable que le crédit d’im- dans le financement de la recherche en pôt recherche continue de soutenir les France et malgré l’état délicat des entreprises qui ont besoin de personnel Inventer de nouveaux rapports finances publiques, il faut le stabiliser et hautement qualifié et de matériel de le rendre pérenne. L’utilisation d’un pointe. Sans ces aides, je ne vois pas entre le monde de la recherche produit innovant est souvent vécue tr è s bi e n c om m e nt c e r ta i ns e ntr e pr e - comme un risque pour le client, mais neurs pourraient s’entourer de collabo- et l’entreprise c’est pourtant la confrontation entre le rateurs à Bac+8. » produit nouveau et celui qui va s’en — Pour que la France conserve un rôle projets d’entreprises. Cela pose le pro- servir qui permet d’affiner les concepts. JEAN-LOUIS BRAYER, majeur dans l’innovation, il est néces- blème du statut des chercheurs, du C’est la raison pour laquelle l’assiette Dirigeant de Diverchim saire de réinventer les rapports entre la financement des start-up au stade du crédit dimpôt recherche pourrait recherche et l’entreprise. Nous dispo- initial de leur développement et de la intégrer les dépenses liées au dévelop- sons d’un potentiel de recherche très relation entre les institutions publiques pement et au test des services associés performant, reconnu sur le plan inter- et parapubliques de recherche (univer- à des produits innovants, ainsi que les national, au point que beaucoup de nos sités, centres de recherches…), le dépenses liées au marketing de lance- jeunes chercheurs se voient offrir des monde de l’entreprise et les investis- ment. En outre, il pourrait aussi consti- opportunités de poursuivre leur carrière seurs. Ce cercle vertueux doit être tuer une incitation pour les entreprises aux Etats-Unis ou en Asie. L’un des consolidé pour que le potentiel scienti- qui choisissent d’être parmi les pre- chaînons manquants qui empêche de fique et technique français puisse mières à utiliser un service, une techno- développer l’innovation à partir de la déboucher sur de la création de valeur, logie ou un produit nouveau en finan- recherche scientifique est le manque de profitable à tous. çant les coûts relatifs aux problèmes de relais entre les centres de recherche, les jeunesse d’un produit nouveau. Hugues Souparis, Dirigeant d’Hologram entreprises et les modes de transfor- Industries, la Commission Recherche & Innovation mation des résultats de la recherche en de CroissancePlus (DR)
  12. 12. 10 enjeux-clés des perspectives nouvelles dans de nombreux métiers, dans lesquels l’in- Que les grandes entreprises novation sera l’arme déterminante. L’appétence des jeunes générations Sur le web, les médias sociaux aident davantage les petites pour le web peut permettre de multiplier sont les plus innovants. Leur les créations d’emplois dans ce secteur modèle économique reste encore à dé- La solidarité et l’entre-aide entre formes et des contrats à élaborer. quel que soit le niveau de formation. c o u v r i r, m a i s i l s r é v o l u t i o n n e n t l e s grandes entreprises et PME sont Mais les grandes entreprises peuvent L’innovation dans l’économie digitale usages et l’idée même du collaboratif. » souvent citées comme des armes de aussi aider les PME en matière de déve- est autant affaire de services, de design — compétitivité redoutables dans certains loppement international, et surtout les que de technologies. ALAIN GUISLAIN, Dirigeant de TMG pays comme l’Allemagne. En France, associer à leurs stratégies d’externali- rien ne s’oppose à ce que l’on aille plus sation. Elles préserveraient ainsi leur Nous avons les moyens d’innover Le web reste le secteur qui re- franchement dans cette direction. En compétitivité tout en permettant aux e n F r a n c e . E t l e w e b v a p e r- crute le plus. Il faut soutenir matière d’innovation, les grandes PME de se développer et d’enrichir mettre d’accélérer le changement des cette industrie. Par exemple, le e-com- entreprises disposent de moyens sans leurs compétences. Un pari gagnant- me ntalités. Si la vision de l’e ntre pre - merce n’est pas encore considéré commune mesure avec ceux des PME. gagnant dont le potentiel économique neur a tant changé ces dix dernières c o m m e i n n o va n t e n F r a n c e . A l o r s q u e Elles pourraient donc les mettre en du pays sortirait renforcé. années, c’est en partie grâce aux nous créons de nouveaux métiers. » partie à leur disposition, selon des bouleversements amenés par le web. » — — ANNE-LAURE CONSTANZA, Pour transformer les PME en Si beaucoup de PME innovantes créent OLIVIER DUHA, Dirigeant de Webhelp, Dirigeante dEnvie de Fraises entreprises de taille intermé- de l’emploi, c’est parce qu’elles sont Président de CroissancePlus diaire (ETI), et innover toujours plus, sous-traitantes de grandes entreprises. l e s b a r r i è r e s s o c i a l e s e n t r e s t a r t - u p, Ces grands groupes, ouverts à l’inter- PME et les grands groupes doivent tom- national, devraient capter la croissance b e r. C r o i s s a n c e P l u s s o u h a i t e u n b i g du monde et l’importer en France. Ils Donner plus d’importance bang de l’externalisation. Par exemple, d e v r a i e n t t r a n s m e t t r e p l u s d ’ a f fa i r e s d e s s a l a r i é s d ’ u n g r a n d g r o u p e p o u r- aux PME innovantes. » au design r a i e n t a l l e r t r a va i l l e r c h e z d e s s o u s - — traitants du groupe. Cette externalisa- FRÉDÉRIC BEDIN, Dirigeant du Public tion permettrait de faire grandir les PME. System-Hopscotch Innover c’est aussi être capable d’ap- L’ i n n o va t i o n e s t l e s e u l m o y e n porter des formes nouvelles aux pro- d’améliorer la vie des gens. Et le duits de consommation courante mais design y a contribué en façonnant notre aussi aux produits industriels. Le rôle culture quotidienne. Le design cest le Miser toujours plus sur le web du design est en train de changer. Il futur. Il rend l’innovation plus désirable s’intègre désormais dès la conception et la vie des gens plus belle. » On ne dit pas assez que la France est innovantes, dans le e-commerce, les du produit. Le design est partie inté- — l’un des pays au monde où le dévelop- médias, les services à haute valeur grante du processus d’innovation. Qui JEAN-BAPTISTE DANET, pement de l’internet fut le plus rapide et ajoutée ou les technologies. Le web mieux qu’Apple a su rendre cette Dirigeant de Dragon Rouge le plus spectaculaire. L’économie recèle d’énormes gisements d’innova- démarche productrice de richesse et Internet a permis de créer des cen- tion et de productivité. Le développe- vecteur de développement écono- t a i n e s d e j e u n e s e n t re p r i s e s ment des médias sociaux ouvre mique et commercial ?
  13. 13. Les chiffres-clés de linnovation — Capital-risque Les brevets> Au cours du premier semestre 2011, > Sur les 316 millions deuros > En 2010, 16 580 brevets ont été déposés en France, dont 1 832 par des l’industrie française du capital-risque investis dans le capital-risque, le étrangers, personnes morales ou physiques. Il s’est déposé, cette même a investi 4,317 milliards contre secteur médical et des biotechnologies année, plus de 150 000 brevets européens dont 39 000 originaires 2,974 milliards au premier semestre en a reçu 112 millions, l’informa- des Etats-Unis, 27 000 d’Allemagne, 19 900 du Japon, 8 900 de France, de 2010. Sur ce montant total, l’inves- tique 83 millions, l’énergie 34 mil- 6 700 des Pays-Bas, 5 880 de Suisse, 4 800 du Royaume-Uni, 4 100 de tissement en capital-risque s’est élevé lions, les services et le transport 27 République de Corée et 3 900 d’Italie. Sources : INPI, Office européen des brevets-OEB à 316 millions d’euros (282 mil- millions, les biens de consommation lions au cours du premier semestre 23 millions, les télécoms et la com- 2010). Le capital-développement a munication 17 millions, l’industrie Les dépôts de brevets dans le monde mobilisé 1,48 milliard d’euros et la chimie 13 millions, la construc- Les dépôts de brevets à l’échelle internationale (dépôt possible dans 144 (contre 817 millions en 2010) et le tion et le bâtiment 7 millions. pays) se sont élevés à 164 000 en 2010. On constate la part déterminante ca pital-transmission à 2,4 Source Afic des entreprises américaines et japonaises. À noter la quatrième place de la milliards deuros (contre 1,78 Chine… milliard en 2010). Source Afic Recherche Crédit dimpôt recherche - Montant moyen alloué en 2010 44 800 32 000 17 500 12 300 9 600 7 200> Aux États-Unis, les fonds de capital- 100 90 80 risque ont levé 18,1 milliards de 70 60 dollars en 2011, contre 13,7 50 40 41 milliards en 2010 et 16,4 milliards 30 18 29 ÉTATS-UNIS JAPON ALLEMAGNE CHINE RÉPUBLIQUE FRANCE 20 en 2009. Mais on est encore loin 10 9 DE CORÉE 3 % du record de 2007, avec plus de 30 < 50 K€ > 50 K€ > 100 K€ > 500 K€ > 2 M€ et et et et Dépôts de brevets en 2010 aux États-Unis, au Japon, en Allemagne, en Chine, en Corée et en France. < 100 K€ < 500 K€ < 2 M€ < 10 M€ milliards de dollars. (source : International Patent System-OMPI) Source : Baromètre européen du financement Source : National Venture Capital Association de l’innovation, Alma Consulting Group
  14. 14. Le grand entretien — Nicole Notat : « L’innovation c’est aussi la prise de conscience des nouveaux enjeux. » Dans l’entretien qu’elle a accordé au Petit Journal de Campagne, Nicole Notat aborde les différents domaines où l’inno vation peut provoquer des résultats positifs sur la perception de l’entreprise et de son rôle dans la société. Pour l’ancienne Secrétaire générale de la CFDT, l’innovation doit aussi s’emparer des relations sociales dans notre pays. / Le Petit Journal de Campagne : Il suffit d’ailleurs de voir ses réussites Comment réagissez-vous au concept techniques dans un certain nombre de DATE-CLÉ d’innovation, appliqué à l’entreprise ? domaines, qu’il s’agisse de l’aéronau- — tique, de l’espace, du TGV ou desNicole Notat 2002 Nicole Nota t / Nicole Notat : Comment ne pas être sensible au concept d’innovation ? Il est partout, il sciences de la vie. Mais l’innovation n’est pas que dans les laboratoires. La ques- tion qui m’intéresse est celle-ci :Du syndicalisme fonde sa irrigue toute la société, et l’on peut même comment nous mettre collectivement société : dire que parfois, il est mis à toutes les et aussi individuellement en situationà la responsabilité Vigeo. sauces. Il risque même de devenir un de changement et d’innovation face aux marronnier comme on dit, et d’être ino- défis qui sont devant nous ?sociale de lentreprise pérant si on ne le nourrit pas et si on ne Comment nous / LPJC : Que le questionne pas voulez-vous dire ? mettre collective- davantage.Nicole Notat, native de la Marne, a d’abord choisi le ment et aussi / N. N. : Nousmétier d’institutrice avant de s’engager dans le mou- / LPJC : Estimez-vous individuellement devons trouvervement syndical, à la CFDT, dont elle sera la Secrétaire que la France est un en situation de des réponsesgénérale entre 1992 et 2002. Elle fût la première femme pays qui n’est pas innovantes àà diriger une confédération syndicale en France. Elle assez innovant ? changement et beaucoup defonde en 2002 la société Vigeo, dont elle est le PDG. d’innovation face questions fon-Depuis sa création, Vigeo s’est imposé comme le / N. N. : Je ne crois pas aux défis qui sont damentalespremier expert européen de l’analyse, de la notation que la France souffre devant nous ? concernantet de l’audit-conseil des organisations et des entre- d’un défaut d’innova- notre avenir.prises, s’agissant de leurs démarches, leurs pratiques tion dans le domaine de la recherche, Mais il existe des freins. Le premierdans les domaines environnementaux, sociaux et de de l’évolution des technologies, des d’entre eux est culturel. Notre tradition © Antoine Baylegouvernance. Vigeo et sa présidente sont des experts procédés de fabrication, de la formation historique et intellectuelle nous poussede la notation extra-financière des entreprises, une des ingénieurs et des chercheurs. De à camper de façon trop rigide le rôledémarche qui gagne peu à peu les marchés financiers ce point de vue, je suis convaincue que respectif des grands acteurs de la vieet les pratiques managériales. notre pays est l’un des plus performants. économique et sociale.
  15. 15. Le grand entretien En particulier, notre représentation de questions que nous nous posons / LPJC : Elargissez-vous cette recherche et de réparation, autant que faire se peut, la fonction de l’entreprise, et donc de aujourd’hui. Et je suis convaincue que de solutions innovantes à la relation entre appartenait à la puissance publique. ses responsabilités sociales, est trop l’entreprise qui prend conscience qu’elle l’entreprise et ses salariés ? Mais l’entreprise aussi peut prévenir et définitive. Je fais le même constat évolue dans un monde en recherche, atténuer les effets négatifs… concernant notre conception collective un monde de ressources rares en quête / N. N. : Certainement. Nous sommes du rôle de l’Etat. Nous ne questionnons de sobriété, un monde où le maître mot dans une période de crise. Dans un tel / LPJC : Vigeo est un bon poste d’obser- pas suffisamment ces représentations. est le développement durable, bref une contexte, des entreprises sont confron- vation pour étudier le comportement Certes, je ne veux pas caricaturer au entreprise qui prend conscience de ces tées à des décisions difficiles vis-à-vis des entreprises puisque vous les scrutez point de dire que rien ne bouge en nouveaux enjeux, va générer des com- de leurs salariés, qui peuvent prendre en permanence. Les voyez-vous évoluer France, mais les changements sont portements innovants. la forme de plans sociaux ou de ferme- dans le sens que vous indiquez ? encore isolés, insuffisamment capita- tures de sites. Doit-on considérer ces lisés. / LPJC : Dans quels domaines de l’acti- situations comme une sorte de mal / N. N. : Effectivement, depuis une dizaine vité de l’entreprise par exemple ? n é c e s s a i r e , causé par des cir- d’années, je peux constater que les / LPJC : Vous évoquez la perception du constances extérieures, et que la col- entreprises ont mis en œuvre beaucoup rôle de l’entreprise. Cest-à-dire ? / N. N. : Je prends un exemple parmi lectivité, l’Etat, les territoires doivent de pratiques innovantes au service d’une d’autres : si les entreprises veulent se prendre en vision nouvelle de leur / N. N. : L’image qui est projetée sur développer, elles vont devoir considé- charge de façon Lentreprise aussi rôle faisant une plus l’entreprise par l’extérieur est encore rer le fait de vendre leurs biens et services quasi méca- large part aux consi- peut prévenir et relativement négative, et cela concerne à des catégories de la population qui nique ? Ou l’en- dérations environne- surtout la grande entreprise. Ces entre- risquent de plus en plus d’en être treprise doit-elle atténuer les effets mentales, sociétales prises sont engagées dans un système exclues. La question de l’accès aux intégrer la préoc- négatifs. » et solidaires. Mais le d’échanges internationaux, elles sont services et aux produits, pour les cupation de paysage demeure soumises à la ménages les plus réduire les impacts négatifs de ce type très hétérogène. Les entreprises qui concurrence, elles Laisser des gens fragilisés, doit être de décisions pour la collectivité, pour opèrent dans des secteurs où la nature évoluent sous les exclus de notre traitée par les entre- l’Etat, pour les territoires ? Répondre à des activités les expose à la critique de yeux des marchés société de consom- prises. Cela aussi cette question, c’est ré-interroger le rôle l’opinion ou au regard des médias sont, financiers et de est un terrain d’in- de l’entreprise dans la société. Et cer- en général, plus promptes que les autres leurs actionnaires, mation n’est plus taines d’entre elles savent, dans ces à adopter des comportements et des novation. C’est ce qui expriment des possible que l’on nomme circonstances, adopter des comporte- pratiques innovants. Je ferais la même attentes fortes sur aujourd’hui. » « social business », ments innovants, mettre en œuvre des observation concernant les entreprises les résultats, la une réalité qui solutions nouvelles. Je suis convaincue qui opèrent dans des métiers en forte rentabilité des capitaux investis, la maxi- monte. Certaines grandes entreprises, que l’on ne peut pas réduire l’entreprise résonnance avec les besoins dune misation de la valeur pour l’actionnaire. particulièrement sensibilisées à ce sujet à sa fonction de productrice de biens « croissance verte », qui se fondent Même si tous ces concepts sont ques- parce qu’elles commercialisent des et de services, de créatrice de valeur et notamment sur la limitation du rejet de tionnés par la crise financière et écono- biens très sensibles, comme l’eau par de profits, de distributrice de dividendes gaz à effet de serre, ou encore sur la mique actuelle, ils existent, ils continuent exemple, commencent à réfléchir sérieu- et mettre en place une sorte de cordon qualité énergétique des bâtiments. Ces d’imposer leurs lois aux entreprises et sement à cette question. Mais, bientôt, sanitaire entre elle et ce qui l’entoure, nouvelles « contraintes » sont généra- ils contribuent à leur image dans l’opi- elle interrogera beaucoup d’autres les défis environnementaux, les intérêts trices de recherches, de développe- nion. Mais les chefs d’entreprises qui entreprises qui devront apporter des des parties prenantes, les évolutions ments nouveaux, mais aussi de nou- savent résister à ces pressions, qui réponses, dans le domaine de l’énergie, de la société. Mais si l’on pousse ce veaux marchés. Et cet aspect de envisagent un rôle différent de l’entre- des télécommunications, du numérique, raisonnement un peu plus loin, on voit l’innovation est très important : elle peut prise dans la société, qui sont capables ou même des produits de consomma- aussi que cela interpelle notre vision être génératrice de développement et d’ouvrir les yeux sur les évolutions de tion courante. Laisser des gens exclus des rôles respectifs de l’entreprise, de de croissance, même si elle est dictée la société, de capter les tendances nou- de notre société de consommation n’est la puissance publique, de la société en par un environnement réglementaire velles, ce sont eux qui font preuve plus possible aujourd’hui. matière de gestion de l’espace écono- nouveau. d’innovation et qui sont en mesure de mique. On avait coutume de considérer générer des réponses innovantes aux jusqu’alors que la fonction de protection
  16. 16. 29Le grand entretien / LPJC : Certaines entreprises font donc des questions importantes. Mais je de la résistance ? pense aussi qu’il faut innover sur la nature des sujets qui font l’objet des / N. N. : On peut le dire comme cela. négociations. Mais je suis intimement convaincue que les choses vont changer. Il est impossible / LPJC : Sur quels nouveaux sujets pour- que les entreprises dans leur ensemble rait-on faire migrer la discussion ? ne prennent pas au sérieux ces sujets de la responsabilité sociale, de la crois- / N. N. : Aujourd’hui, la thématique cen- sance durable, de la qualité des relations trale est celle de la protection sociale. sociales. La performance financière, C’est un sujet important, certes, mais aussi importante soit-elle, ne dit pas tout. Il faudra de plus en plus mettre en avant la performance extra-finan- il n’est pas le seul. Les entreprises se déploient aujourd’hui dans de nouvelles régions. Les organisations syndicales Bref inventaire de ce quun cière et je crois que de plus en plus de dirigeants sont convaincus de cela. pourraient s’intéresser aux conditions dans lesquelles les entreprises opèrent dans certains pays et s’assurer, par entrepreneur doit savoir / LPJC : Ne pensez-vous pas que le exemple, que les conditions de travail, concept d’innova- de rémunération et par les temps qui courent… tion devrait s’appli- Il faudra de plus d’expression des quer aussi aux en plus mettre salariés sont res- relations entre pectés et ne sont partenaires en avant la perfor- ni contraints ni sociaux ? mance extra-finan- limités par l’envi- cière et je crois ronnement local. 85% des entreprises innovantes / N. N. : Très certai- nement. Aujourd’hui, que de plus en plus Et jechoses évo- les dois dire que passent le cap des cinq ans — le cadre conceptuel de dirigeants luent dans le bon dans lequel s’orga- sont convaincus sens. J’ai vu des nisent les rapports de cela. » accords sur des sociaux est calqué engagements de sur le cadre institutionnel français. Le ce type concernant la Chine par D’après une étude* publiée en décembre velles entreprises innovantes, contre 66% rôle et le poids de l’Etat dans notre pays exemple, et ils étaient bien agréa- dernier par Oséo, en partenariat avec le pour l’ensemble des créations. Une pierre ont pour corollaire le fait que c’est aussi bles à lire. ministère de l’Enseignement supérieur et de plus ajoutée à l’édifice du dynamisme au niveau central que s’organise la rela- de la Recherche, 85% des créations d’en- économique de l’innovation en France. tion entre les partenaires sociaux. On Propos recueillis par Le Petit Journal treprises innovantes (CEI) survivent après fait le grand écart entre la réalité du de Campagne cinq ans d’existence. Un taux de pérennité * Étude Oséo, menée auprès de 5 500 entreprises, terrain, telle que constatée au niveau annuel moyen qui tombe à 53% pour len- entre 1998 et 2007. de l’entreprise, et ce qui se passe au semble des entreprises françaises. La niveau national ; et ces deux réalités ne grande majorité des jeunes entreprises sont pas forcément connectées. Faut-il innovantes traverse donc cette fameuse donner plus de latitude à la négociation étape charnière qui se situe, d’après des d’entreprise, dans quelles limites, dans chercheurs canadiens, entre trois et cinq quelles formes de dérogations ? ans d’existence. Toujours selon l’étude L’organisation sociale des petites et d’Oséo, ce taux de survie à l’aube des trois moyennes entreprises doit-elle être ans est cette fois-ci de 94% pour les nou- repensée, et sous quelle forme ? Voilà 01. 2012
  17. 17. Steve Jobs dans30 31 le texte — Celui qui fut à l’origine de la renaissance et du succès planétaire d’Apple, disparu pré- maturément le 5 octobre 2011, aura mar- qué, plus qu’il ne l’imaginait lui-même, l’ensemble de ses contemporains. DansVerbatim — l’imposante biographie qui lui a été consa- 622 000 entreprises créées en 2010 — crée (et dont la lecture est passionnante1),Petites leçons on voit comment l’homme a profondément marqué le fonctionnement de l’entreprisede concurrence par une approche non conventionnelle des l entrePreneuriat ne se Porte Pas l’Hexagone cette même année. L’effet sujets, et notamment celui du design, dont si mal que Cela en F ranCe d’aubaine lié au statut d’auto-entrepreneur, il fait le cœur de l’intelligence d’Apple. Un lancé en 2009, participe largement à cette« Nous voulons des ingénieurs, des autre livre a été publié récemment, qui hausse puisque près de la moitié de cesscientifiques, des technologues. reprend un certain nombre d’intuitions, de 622 000 entreprises ont vu le jour en 2010*, 622 000 structures sont des auto-entre-Pour cela il faut améliorer fondamen- sagesses et de pensées de l’inventeur de soit une hausse de 7% sur un an. Alors que prises.talement notre système éducatif l’Iphone et de l’Ipad2 donne une assez la croissance du PIB français plafonnait elle * Rapport 2011 sur lévolution des PME (Observatoire[américain]. Nous avons besoin de bonne idée de la façon de penser et de for- à 1,5%, 142 000 postes se créaient dans des PME, décembre 2011)faire de la science et des maths des muler les idées de Steve Jobs. Puisque lematières désirables. Il nous faut des thème central de ce numéro du Petitprofesseurs enthousiastes. Nous ne Journal de Campagne est l’innovation,pouvons pas nous plaindre si nous ne voici quelques une de ses « pensées » surles avons pas, si nous n’investissons ce thème :pas sur eux. » Évolution des créations dentreprises « En fait j’ai commencé par la ta-Ursula Burns, PDG de Xerox, au CES blette. J’ai eu l’idée de pouvoir me en Franced e L a s Ve g a s , l o r s d u C o n s u m e r d é b a r r a s s e r d u cl a v i e r e t t a p e r s u r 700Electronics Show (CES) de Las Vegas un écran tactile. Et j’ai demandé à nos gars si nous pouvions fabriquer 600 un écran tactile sur lequel poser les« Nous nous fichons de ce que nos doigts et taper directement. Environ 500concurrents du jeu vidéo font. Nous six mois plus tard, ils m’ont a ppelénous fichons de ce qui arrive dans le et apporté le prototype d’écran.paysa ge général du divertissement. C’était extraordinaire. Nous étions au 400Ce qui nous intéresse cest de conce- début des années 2000. Je me suisvoir une nouvelle expérience qui va dit, mon Dieu, on pourrait fabriquer 300attirer les gens. » un téléphone avec cela. Et j’ai laissé la tablette de côté parce que le télé- 200Reggie Fils-Aime, Président de phone était plus important. »Nintendo America, durant uneconférence sur l’innovation « La victoire, dans notre industrie, 100 c’est la sur vie. La manière dont nous allons sur vivre, c’est en innovant. » 0 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Sociétés Entreprises individuelles hors auto-entrepreneurs Source : INSEE, répertoire des entreprises 1 Steve Jobs, par Walter Isaacson (JC Lattès, 2011) et des établissements. Champ : ensemble 2 I.Steve, édité par George Beahm (Michel Lafon, 2011) Auto-entrepreneurs des activités marchandes non agricoles. 01. 2012

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