Journal des élèves de Première ES2010-2011LILLE                           Lycée du Bugey                               1ES...
Dans le cadre de projets pédagogiques les élèves des deux classes de 1ESdu lycée du Bugey ont effectué plusieurs sorties t...
9- Elisa Moisset : la liberté vue par Ken Loach   10-Tiffany Chapot : Peut-on s’en sortir dans une société sans droits ?  ...
Sommaire : nos partenaires      1- Jean Bouvier Bregnier Cordon      2- Tranchand SAS Belley      3- SARL Carotte primeurs...
1-RONCHAIL Jules 1°ES2                                                Georges Adilon                                      ...
Lœuvre 4-8-84 de G.Adilon est une véritable performance, à la fois grâceà sa taille, et à son format. Cest dans cette œuvr...
2- Serafini Marion 1ES2                                                   Georges Adilon                            Une ar...
3-Clot Maxime 1ES2                                                                      Georges Adilon                    ...
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4-SPIRITO Charlène 1ES2                                                Georges Adilon           ♪♪                La musiq...
5-Burgos Mathias 1ES2                     Georges Adilon, un homme libre.                  Georges Adilon, était un homme ...
6-Bastion clément 1ES2                                      Bruce Nauman.          Des performances pour nous provoquer   ...
7-Grâce Thomas 1ère ES 2                                          «It’s a free World»                   La transformation ...
négatifs, ils sont exploités par les personnes qui les emploient, comme le fait Angela parexemple. Nétant pas en situation...
8-Gaillard Annaelle 1ère ES 2                         “It’s a free world”                      Qu’est ce qu’être parent ?E...
Etre parent, c’est donc éduquer son enfant, l’aider à s’intégrer dans la société, nepas céder à tous ces caprices, c’est a...
9-Moisset Elisa 1ère ES2                                               « Its a free world »                               ...
10-CHAPOT Tiffany 1èreES2                                                Its a free world !               Peut-on s’en sor...
certains, tous les coups sont permis, seule la réussite économique personnelle est importante.Cest la liberté de réussir d...
11-Marine Mazuir                                                      Its a free world    Offrir une moto électrique à son...
12-Gréau Leslie 1ES2                                               ADIEU GARY              La transformation du travail a ...
13-Lucas Emin 1ES2                                                          Adieu Gary                                Une ...
14-Clément Bastion 1erES2                                       Adieu Gary       Perdu après le passage de la conquête de ...
Le réalisateur veut nous amener à comprendre que la fermeture de lusine a tout arrêté,il faut repartir, recommencer à avan...
15-TRANCHAND Maxime 1ES2                                               ADIEU GARY                               S’engager ...
16-Fatima-Zohra Bachatou 1ère ES 2                                               Adieu Gary                             Qu...
C’est pourtant Samir son fils qui viendra lui donner un coup de main pour qu’il arriveà faire redémarrer la machine qui oc...
17-Halluitte Cyril 1ES2                                                    Adieu Gary                        Le western de...
La prison.         Lors de sa pause au supermarché, Samir regarde attentivement la nature par la fenêtre,il est fermé par ...
18- Leslie Gréau 1ES2                                                     TAYOU                             L’art et le sp...
pour observer toutes les réactions. L’art est donc un moyen de faire réagir des individus entreeux.       Dans chaque œuvr...
L’artiste jouePascale Marthine Tayou joue avec ses œuvres, son nom, ses origines…. il joue avecl’apparence homme, femme en...
19-Gaillard Annaelle 1ère ES 2                                               Tayou                              S’évader d...
V-     Exercer nos sens.Retrouver nos sens, l’ouïe, la vue et l’odorat. Par exemple, il y a souvent beaucoup debruits et l...
20-PERRIN Marion 1 ES° 2                   Tayou            Un artiste entre deux mondes                                  ...
Pour notre deuxième visite au Musée d’art contemporain situé à Lyon, nous avons pudécouvrir les œuvres de Pascale Marthine...
21-TRANCHAND Maxime                                                             1ES2      Tayou, un artiste moderne, engag...
bois. Chacun s’approprie l’œuvre à sa façon et en a une perception différente. On peuts’imaginer que Tayou a voulu nous fa...
Tayou est un artiste engagé qui veut nous faire réfléchir sur nos habitudes. Cesœuvres entreposées dans des lieux parfois ...
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que le plastique est le polluant principal de notre société. On est donc devant une dénonciationde la société de consommat...
Avec les tables rondes, et les épices qui servent à faire des plats, il y a une idée departage, de convivialité, de manger...
Lartiste joue sur nos 5 sens dans lexposition. Lodorat avec les épices de chezBahadourian qui envahissent tout lespace. Lo...
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24-Fernandez Michael 1ES1                                            Voyage à LILLE       D e s acquis sociaux e n p éril ...
Statue de Godin devant le familistère       Les travaux dureront de 1859 à 1883. Socialiste dans lâme, Godin veut pour tou...
25-GAY Noémie - 1ES1                                                      Voyage à Lille                          L’indust...
De même, les mitrailleuses connaissent une évolution incroyable. En effet, au débutde la guerre, elles pouvaient tirer moi...
26-Coralie GREGOIRE 1ES1Lille      Craonne : un souvenir                                               impérissable ?     ...
reproduire ? Craonne n’a pas suffi. Il a fallu que la France entre à nouveau enguerre et que d’autres villages soient déva...
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Jour tri der 20

  1. 1. Journal des élèves de Première ES2010-2011LILLE Lycée du Bugey 1ES1 et1ES2 2010- 2011Edito 1
  2. 2. Dans le cadre de projets pédagogiques les élèves des deux classes de 1ESdu lycée du Bugey ont effectué plusieurs sorties tout au long de l’année scolaire2010-2011 qui nous ont permis de réaliser les articles de ce journal. Tout d’abord, dans le cadre Demain en main financé par la région RhôneAlpes, le projet « les médiateurs de l’art contemporain à Belley » avec le muséed’art contemporain de Lyon, nous a permis de travailler sur l’exposition Adilonqui s’est prolongée par la visite du lycée Sainte Marie. Puis nous sommes allésvoir l’exposition Tayou au MAC et dans plusieurs quartiers de Lyon. Avec Lycéens au cinéma, projet Région Rhône Alpes, nous avons vu etanalysé 3 films : « It’s a free world » de Ken Loach, « Adieu Gary » de NassimAmaouche, « La famille Tenenbaum » de Wes Anderson. La réalisation de ce journal nous permet de financer en partie notrevoyage de 4 jours à Lille et Bruges, initié et organisé par Mme Tournemireprofesseur d’histoire géographie. Les nombreuses sorties pédagogiqueseffectuées lors de ce voyage viennent compléter ce journal. Nous remercions nos sponsors pour leur aide financière. Nous remercions Françoise Tournemire et Elisabeth Jugnon, professeur deSES qui a initié les projets : les médiateurs de l’art contemporain et Lycéens aucinéma, ainsi que l’ensemble des équipes pédagogiques sans qui ces projetsn’auraient pu être réalisés. Et nous soulignons l’aide et la participation de Frank Chollat Namy, notreCPE toujours prêt à nous faire découvrir à pied, toutes les ruelles du mondeentier.Sommaire : Sortie musée d’art contemporain de Lyon, Exposition Georges Adilon 1- Jules Ronchail : 4/8/84 2- Marion Sérafini : une architecture qui éduque 3- Maxime Clot : l’architecture symbole de liberté 4- Charlène Spirito : La musique a une place centrale dans l’éducation 5- Mathias Burgos : Georges Adilon, un homme libre Exposition Bruce Nauman 6- Clément Bastion : Des performances pour nous provoquer Sortie Lycéens au cinéma « It’s a free world » de Ken Loach 7- Thomas Grâce : La transformation des inégalités sociales 8- Annaelle Gaillard : Qu’est ce qu’être parent ? 2
  3. 3. 9- Elisa Moisset : la liberté vue par Ken Loach 10-Tiffany Chapot : Peut-on s’en sortir dans une société sans droits ? 11- Maxime Mazuir : offrir une moto électrique à son fils de 10 ans, est ce un véritable cadeau ? « Adieu Gary » 12- Leslie Gréau : La transformation du travail a changé la place des hommes 13- Lucas Emin : Une société Kleenex 14- Clément Bastion : Perdu après le passage de la conquête de l’industrie 15- Maxime Tranchand : S’engager dans la vie 16- Fatima Bachatou : Qu’est ce qu’une cité ouvrière ? 17-Cyril Halluitte : le western de la cité ouvrière Sortie MAC exposition Tayou 18- Leslie Gréau : L’art et le visiteur 19- Annaelle Gaillard : S’évader de nos habitudes 20- Marion Perrin : Un artiste entre deux mondes 21- Maxime Tranchand : Tayou un artiste moderne, engagé dans son époque 22- Michael Fernandez : Réveiller nos sens pour se réapproprier le monde 23- Siham Belmoussa : qu’est ce qu’une œuvre d’art ? Voyage à Lille 24- Michael Fernandez : Des acquis sociaux en péril 25- Noémie Gay : l’industrialisation de la mort 26- Coralie Grégoire : Craonne : Un souvenir impérissable ? 27-Anaîs Giroud : Les beffrois : Symboles de liberté et de richesse 28- Clément Bastion et Jordan Lacroix : Pink Floyd, animal un album et sa pochette symbolique d’une époque 29- Thomas Berrez : Des progrès dans les mines qui ne bénéficient pas aux mineurs 30- Victor Van Ginkel : Les corons et le familistère de Guise : habitat ouvrier individuel ou collectif ?La sortie théâtre Les chaises 3
  4. 4. Sommaire : nos partenaires 1- Jean Bouvier Bregnier Cordon 2- Tranchand SAS Belley 3- SARL Carotte primeurs Massignieu 4- Keller Pierre Yves Ceyzérieu 5- Photo Phil Belley 6- APS sécurité incendie Saint Priest 7- ATME Deschamps Belley 8- Créa’tif coiffeur Culoz 9- Chapot Philippe Paysagiste 10- Gandelin Techniques électriques Béon Culoz 11- ETS Juillet SES Champagne en Valromey 12- Gesler SA Hotonnes 13- Volvo Belley 4
  5. 5. 1-RONCHAIL Jules 1°ES2 Georges Adilon 4-8-84 4-8-84 vue d’une montgolfière Une des œuvres les plus imposante et impressionnante de Georges Adilon est sansconteste 4-8-84. Le titre de cette œuvre est la date à laquelle G.Adilon finit de la réaliser. Ilutilisa ce procédé pour beaucoup de ses œuvres. Il prend date avec nous. Elle ne mesure pasmoins de 16,5mx52m, soit 720 feuilles assemblées qui mesurent elles-mêmes 2x130 cm.Cette œuvre est tellement imposante quelle ne sera jamais exposée dans son intégralité. Seulle Musée dArt Contemporain (MAC) de Lyon lexpose par « fragments » qui sont définis parAdilon lui-même. Ce que recherche Adilon quand il crée des œuvres c’est de les inscrire dans lespace.Cest ce quil fait lorsquil rénove le Lycée Sainte-Marie à Lyon en conservant lancien pour luiincorporer le moderne. Mais cest sans aucun doute avec 4-8-84, quil réussit à atteindre cetobjectif ; en effet cette œuvre reflète notre société. Une société dans laquelle nous voulonstoujours faire plus, toujours plus grand jusquà dépasser en quelque sorte les lois de laphysique. Il veut montrer que si nous poussons les choses à lextrême cela na aucun but. Ilréussit car la seule représentation de lœuvre complète est pratiquement impossible, elle nesera jamais exposée dans sa totalité, seule une vue de montgolfière permet de la voir. Pour réaliser cette œuvre il procède de la même façon que sur ses œuvres précédentesmais à plus grande échelle. Il fixe des feuilles offset de 190g et mesurant 92x130cm, à laidede ruban adhésif. Il répand sur celles-ci de la peinture glycérophtalique noire. Ce papierspécial qui est en quelque sorte plastifié et cette peinture noir métal qui reflète la lumière lui apermis de jouer avec la lumière et avec les formes, cest une peinture très maniable. Le fait deprojeter cette peinture de façon « anarchique » sur le papier donne un mouvement à lœuvre.Après son décès, on a retrouvé un article de journal qui disait que des physiciens avaientréussi à faire le noir le plus profond au monde. Cest ce que voulait faire G.Adilon, un grandnombre de ses œuvres sont totalement noires. G.Adilon choisit en fin de compte cette peinturenoire qui reflète la lumière pour nous permettre de nous voir à lintérieur, comme dans laprofondeur dun immense lac noir. 5
  6. 6. Lœuvre 4-8-84 de G.Adilon est une véritable performance, à la fois grâceà sa taille, et à son format. Cest dans cette œuvre que G.Adilon réussit à réalisertous ses objectifs en tant quartiste, et cela au cours d’une unique présentation delœuvre dans sa totalité. Il prend date avec nous de labsurdité de notre société,de notre recherche du « toujours plus », tout en inscrivant notre reflet dans cetteœuvre. Il réussit à donner vie à celle-ci et à nous emporter dans son univers,pour lancer un cri dalerte. 6
  7. 7. 2- Serafini Marion 1ES2 Georges Adilon Une architecture qui éduque Georges Adilon est un architecte et artiste contemporain reconnu. En 1964, ilrencontre le Père Perrot, c’est le début du projet architectural pour l’Externat Sainte-Marie àLyon. Georges Adilon rénove l’Externat Sainte-Marie avec beaucoup de détails etd’originalité. Effectivement avec les façades du bâtiment, il va créer un style en rajoutant deséléments modernes à de l’ancien. De ce fait, cela crée une sédimentation, comme s’il créait unlien entre les élèves qui sont passés autrefois dans ce lycée et ceux d’aujourd’hui. Il ne veutrien démolir, il souhaite laisser de multiples « traces » du passé, pour que l’on puisse lire lesdifférentes époques. Nous avons donc une cohabitation de différents styles architecturaux, cequi peut être une source d’enrichissement dans une école. Georges Adilon est donc différentdes autres architectes qui rasent tout et détruisent bien souvent toutes traces du passé. Il aaménagé ce bâtiment comme s’il nous montrait qu’il fallait construire notre avenir avec notrepassé. Vue de la cour du lycée Sainte-Marie Georges Adilon a également créé des poignées de porte originales. Elles sont placéestrès basses et sont toutes différentes les unes des autres. Georges Adilon veut casser lamonotonie. Il souhaite que nous prenions conscience de nos gestes, de nos actes à chaqueinstant. Il espère avec ce détail original casser petit à petit nos automatismes et que l’on seréapproprie chaque instant de notre vie pour en faire un instant unique. Les fenêtres sont aussi toutes différentes les unes des autres de par leur taille et leurforme. Le lycée se situant sur la colline Saint-Barthélemy permet aux élèves d’avoir une vueimprenable sur Lyon. Ainsi les lycéens n’ont donc pas le sentiment d’être enfermés dans unesalle de cours : la ville, son histoire, son présent, ses couleurs s’offrent à eux, ce qui aiguiseleur curiosité, mêlant le travail à l’agréable. Leur réflexion peut se porter sur la société qui lesentoure. Sa conception de l’éducation : construire l’avenir à partir du passé,prendre conscience de chaque instant et être ouvert sur la société. 7
  8. 8. 3-Clot Maxime 1ES2 Georges Adilon L’architecture symbole de la liberté Georges Adilon s’est posé la question de l’éducation. Quelles peuvent être lesmeilleures conditions de travail pour les élèves ? Le lycée Sainte-Marie est construit au cœur du Vieux Lyon, à côté de la colline deFourvière. Il surplombe toute la ville de Lyon. Les élèves sont plongés dans un magnifiquepanorama. Une idée première semble prévaloir dans ce cadre, le bien-être. Il est vrai quelorsque l’on parle de vue sur une ville, on pense tout de suite à une vue sur les immeubles, lesindustries, les centres commerciaux ; or, cette vue sur Lyon est totalement différente de cela,même si les immeubles sont dans notre champ de vision du haut de la colline, les couleurssont chaudes, on a une vue que l’on pourrait qualifier de « reposante ». Les élèves, lors de leur récréation, ou toute autre activité extérieure, peuvent avoir unmoment de liberté, comme s’ils étaient en haut d’une montagne et qu’ils se plongeaient dansla vallée au loin. Une partie de la vue sur Lyon, très apprécié par les élèves. Pour Georges Adilon l’élève doit être dans les meilleures conditions pour fournir unbon travail. Il a donc préféré construire des « terrasses » pour avoir cette vue sur la ville deLyon, au lieu de construire de grands murs, pour tout fermer, pour délimiter l’espace lycée del’espace public, comme dans une prison et ne plus avoir la même liberté qu’aujourd’hui.Construire des murs lui aurait été plus simple, mais il a pensé qu’il fallait au contraire donnerdes ouvertures sur la ville, comme pour donner envie de s’ouvrir sur la vie, ne pas avoir peurde s‘ouvrir. Georges Adilon a une conception de l’architecture et de l’éducation qui doitdonner envie de voyager, déveiller la curiosité des élèves, déveiller leur sens. Pour celail faut apprendre à ne pas se laisser enfermer dans la routine du quotidien. 8
  9. 9. 9
  10. 10. 4-SPIRITO Charlène 1ES2 Georges Adilon ♪♪ La musique a une place centrale dans léducation. En entrant dans ce lycée, nous avons pu entendre en fond sonore « Mistral Gagnant »de Renaud, un classique de la chanson française joué au piano. Cet air a donné un côtéchaleureux et accueillant à ce lycée, comme si il nous prenait pour nous entraîner, pour nousmettre dans de bonnes conditions pour travailler et bien commencer la journée. La musique aun rôle apaisant sur les élèves. Elle a des vertus positives pour notre cerveau. Dans la cour, entre les différentes terrasses, des barrières sont présentes. En les observant, on remarque quelles prennent la forme de partitions de musique. Elles tracent des courbes créant des rythmes dans lespace. Chacun peut suivre la direction quil veut, comme un air de musique qui flotte dans lair, comme si les élèves pouvaient créer leurs notes sur ces partitions imaginaires, et prendre la direction quils souhaitent. Le lycée est également équipé dune salle de musique. La pratique de la musique faitpartie de la culture enseignée à ces jeunes, cest éduquer son oreille. Les élèves peuvent doncsexprimer par le biais de cet art. La culture musicale vient enrichir les autres enseignements.La musique transporte et se diffuse dans tout lespace, mêlant travail et plaisir, la recherche etla détente. Cest une impression dharmonie, lharmonie entre les différents bâtiments, lharmonieentre larchitecture ancienne et moderne, les courbes que peuvent suivre notre regard, notreouïe suit ces harmonies musicales. Le mélange de la musique et dautres thèmes apparaîtcomme des accords musicaux, cest à dire plusieurs notes jouées en même temps. Le directeur de létablissement et Georges Adilon pensaient que lapprentissagescolaire devait être un plaisir. La musique et larchitecture sont mises au service de léducationde nos sens. Le directeur a donné la clé de départ et la mesure, larchitecte Adillon a posé cesnotes et le rythme. Éduquer, cest rechercher lharmonie en se divertissant. ♪♫ 10
  11. 11. 5-Burgos Mathias 1ES2 Georges Adilon, un homme libre. Georges Adilon, était un homme très attaché à la liberté. En plus de pouvoir remarquer un certain esprit d’évasion dans la plupart de ses œuvres, nous pouvons remarquer que dans le lycée qu’il a rénové, ce sentiment de liberté est omniprésent. Simplement dans la forme générale du lycée, nous pouvons remarquer ces quelques petites touches, mais pourtant très présentes portant la marque de l’esprit d’évasion d’Adilon. Un grand balcon a été créé dans la première cour, avec une vue gigantesque sur tout Lyon et ses alentours, avec une simple barrière très fine, qui nous sépare du vide, donnant le sentiment que l’on peut s’envoler depuis cette place reculée. La barrière rappelle la forme des vagues, des vagues qui roulent sur la mer, d’un bout à l’autre sur des milliers de kilomètres, comme dans une sorte d’infinité que la forme et l’entrelacement des barrières imitent à la perfection, créant ce même sentiment. Ce balcon est tenu à l’écart du reste de la cour, il faut emprunter un petit chemin pour y accéder. Cet endroit apparaît comme une sorte de refuge pour les élèves, un endroit propice à l’évasion. La vue sur Lyon offre un espace et une opportunité d’évasion à toutes les pensées, libérant l’esprit, comme le souhaitait Georges Adilon. Au dessus de ce balcon, sur la droite, se dresse un bâtiment du lycée, qui se révèle être une salle de classe. La salle est garnie d’une grande baie vitrée qui ouvre le fond de la classe, offrant cette même vue grandiose sur Lyon, une incitation à l’évasion assez en contradiction avec son emplacement. Une salle de classe est censée captée l’attention des élèves. La bibliothèque, un lieu qui demande généralement aussi un minimum deconcentration, offre encore cette vue, sous un autre angle, de la ville et de l’agglomérationlyonnaise, avec une même gigantesque baie vitrée couvrant l’ensemble de ce qui aurait pu êtrele mur de la pièce. Adilon a réussi à créer avec de simples matériaux, un sentiment de liberté,poussant à l’évasion, au sein de ce lycée, pas tellement ordinaire. 11
  12. 12. 6-Bastion clément 1ES2 Bruce Nauman. Des performances pour nous provoquer Bruce Nauman est un artiste peintre et vidéaste américain né en 1941. Il fait ses études à l’université du Wisconsin, puis à l’université Davis en Californie où il étudie l’art. Dès les années 60, il commence à travailler le thème du corps et de ses déplacements à travers son travail. C’est à sa première exposition en 1966 qu’il dit pratiquer ‘’un art qui agresse le spectateur’’. Il est exact que lors de notre visite au Musée d’Art Contemporain de Lyon, ses performances nous ont beaucoup choqués et même gênés, plus le temps passait, plus elles nous paraissaient insupportables. Dès l’arrivée dans son exposition, nos yeux se posent sur cette sculpture difforme de 2 chiens, dont leurs membres ont été changés de place. Les animaux sont découpés et reconstruits selon les besoins d’un savant fou. Puis d’autres films nous dérangent, eux aussi. On retrouve Bruce seul qui soumet son corps à la répétions de gestes jusqu’à l’aliénation total de tout son corps, cest-à-dire qu’il atteint une situation dans laquelle son cerveau ne réfléchit plus à tous ses gestes. A travers ses performances il cherche à nous faire réfléchir sur la condition humaine de notre temps. Chacune de ses vidéos durent 50 minutes à 1h30. Il nous pousse à nous poser desquestions sur tous les gestes que le travail, la société nous contraignent à faire, et que nousexerçons sans y faire attention. Il explique : "Fondamentalement, mon œuvre est issue de lacolère que provoque en moi la condition humaine….’’, c’est l’idée que d’autres artistes ontcherchée à défendre, comme Charlie Chaplin avec les temps modernes. Bruce Nauman est un artiste qui ne cherche pas forcément à la beautéesthétique d’une œuvre d’art mais plutôt les questions, les réflexions quepeuvent entraîner ces performances artistiques. 12
  13. 13. 7-Grâce Thomas 1ère ES 2 «It’s a free World» La transformation des inégalités sociales Dans cette société, Angie veut occuper une position dominante, elle veut s’élever,devenir chef d’entreprise, diriger des travailleurs pour lesquels elle décidera de tout. Noussommes plus habitués à voir des hommes dans ce rôle. Par exemple, en 2000, une étudemontrait que seul 3% des PDG dune entreprise de plus de 500 salariés étaient des femmes.Nous sommes face à une femme qui accède à un rôle d’homme. Elle décide du sort dessalariés en les embauchant ou pas, de leur rémunération, et elle choisit de les inviter en soirée,après le travail, elle peut disposer d’eux. Ces pratiques machistes sont plus courantes chezcertains hommes. La liberté serait donc que les femmes accèdent à un rôle de dominationéconomique et sexuel qui semblait plus fréquent chez certains hommes auparavant. En effet, «Its a Free World» place des hommes en situation dévalorisante, ils nont pascette image de «chef» : soit ils sont sans papier totalement dépendants, pauvreséconomiquement, soit ce sont des britanniques perdants qui ont perdu et renoncé à lacompétition économique. Le père de Jamie caractérise parfaitement cette idée, chômeurpassant ses journées à boire de lalcool et à regarder la télévision. Plutôt que dêtre glorifiés etvus comme des modèles, ils sont pauvres, dépendants, perdants dans une société où l’argenttient une place centrale. Angela et ses employés La transformation des rôles entre hommes et femmes nous permet également de mettreen évidence les inégalités sociales de cette société. Nous avons une opposition entre des«dominants» et des «dominés». Les dominants sont les personnes qui ont du pouvoir quipeuvent décider du sort des autres et une place valorisante dans la société, alors que lesdominés sont au service ou presque des dominants, possédant un niveau de vie bien moinsprospère, et sont totalement dévalorisés. Ces inégalités vont se traduire par un manque derespect des dominants envers les dominés, voire même un véritable dénigrement. Lesimmigrés clandestins sont les individus les plus faciles à exploiter pour ces profiteurs. C’est laloi du plus fort qui se met en place, les plus fragiles sont des proies sans protection. Les immigrés clandestins sont une main d’œuvre parfaite. En effet, ceux-ci viventdans des logements non déclarés et à la limite de la dignité humaine, ils ne sont pas considéréscomme des êtres humains, avec des droits. Lopinion publique les stigmatise de préjugés tous 13
  14. 14. négatifs, ils sont exploités par les personnes qui les emploient, comme le fait Angela parexemple. Nétant pas en situation légale, il est donc difficile pour eux de monter au créneaupour faire valoir leurs droits et ainsi obtenir une rémunération juste de leur travail. Cesimmigrés clandestins sont des «proies» faciles, on peut ainsi leur imposer des horaires detravail démesurés, tout en leur donnant des salaires dérisoires. Voilà pourquoi nous pouvonsparler de véritable exploitation les concernant. Cela sapparente également à du chantage, caren effet, ils peuvent être facilement dénoncés, ce qui les fragilise et les rend vulnérables,l’accès à la justice est impossible pour eux. Angela et Karol, un immigré clandestin Polonais Dans cette société dite « libre » les femmes peuvent accéder au rôle de dominant etpeuvent paraître plus libres, mais pour une femme qui accède à cette « liberté » beaucoupd’hommes et de femmes perdent leur dignité. La «loi du plus fort» est le maître mot de cette société. En réalité il y a quelquesgagnants et une masse de perdants, les dominants ne semblent plus être limités par les lois. Les inégalités de droits ont gagné, la liberté a perdu. 14
  15. 15. 8-Gaillard Annaelle 1ère ES 2 “It’s a free world” Qu’est ce qu’être parent ?Eduquer un enfant. Angie laisse son fils Jamie regarder des films violents malgré son jeune âge. On al’impression que par amour elle le considère comme un adulte, elle lui laisse faire tout ce qu’ilveut, elle ne lui fixe pas de limites. De plus, Jamie a été violent avec un de ses camarades de classe. Jamie semble avoirdes difficultés à gérer les relations avec ses camarades, il n’a pas l’habitude que des personnesde son âge viennent limiter ses envies et son espace. Il ne veut pas entendre les propos de ladirectrice lorsqu’elle est en entretien avec sa mère. Il répète qu’il sera à nouveau violent dèsque l’occasion se représentera.Tout acheter à un enfant. Angie élève seule son fils, elle doit travailler plus pour pouvoir le faire «vivre». Ellesacrifie beaucoup de temps à son travail. Elle laisse donc ses parents s’occuper de leur petitfils. Elever un enfant dans une famille monoparentale est complexe. Il est difficile desintégrer dans la vie professionnelle, d’obtenir un bon statut et de faire carrière. Pour comblerson absence de mère, Angie se sert de largent pour acheter une moto électrique à son fils. Cecadeau semble disproportionné. On a l’impression qu’elle cherche à « acheter » lamour deson fils, car elle culpabilise de ne pas s’occuper plus de lui. Elle donne à Jamie l’impressionqu’elle peut tout lui offrir.L’absence d’un parent. Le fait qu’il manque un parent pour diverses raisons ne favorise pas l’éducation del’enfant. Le père de Jamie, n’est pas présent. Par amour, Angie a l’obligation d’avoir unemploi pour pouvoir offrir à son fils ce qu’il désire, qu’ils puissent vivre. Elle est dansl’obligation de gagner de l’argent et d’assumer l’éducation. Pour beaucoup de femmes, c’estune double journée de travail et leurs enfants sont livrés à eux même. 15
  16. 16. Etre parent, c’est donc éduquer son enfant, l’aider à s’intégrer dans la société, nepas céder à tous ces caprices, c’est aussi être capable de faire face seul, en combinanttravail et vie familiale. 16
  17. 17. 9-Moisset Elisa 1ère ES2 « Its a free world » La liberté vu de Ken Loach Angie est tout dabord salariée dune entreprise dintérim, elle respecte la loi et le codedu travail, elle paye ses impôts, mais elle doit obéir aux ordres de son patron. En créant sapropre entreprise, elle se libère, et devient sa propre patronne, elle se sent libre. Elle choisit demployer des clandestins car elle veut gagner beaucoup dargent. Ilsreprésentent une main dœuvre bon marché et sans défense. Lenvie de senrichir lui fait perdretout respect de la loi, elle devient une prédatrice qui ne respecte plus les droits, la justice. Lesvaleurs dun état de droits, comme lobligation de rémunérer tout travail honnêtement, derespecter le contrat de travail, de respecter la loi, de respecter de la dignité humaine. La libertédAngie écrase les droits des sans papier qui perdent la leur. Angie fait expulser des clandestins pour mettre ses travailleurs à leur place. Rose,lamie dAngie, n’est pas daccord, elle décide de ne plus la suivre. Est-on libre de dénoncerdes êtres humains dans lespoir de gagner de largent ? Les clandestins, dans la misère, ont décidé de quitter leur pays. Ils ont subit lacorruption en quittant celui-ci car en effet les pays pauvres manquent de lois et dorganismesde contrôle tels que la justice, les tribunaux. LEtat de droits nest pas respecté. Plus les valeurs morales dAngie se dégradent, plus elle gagne de largent. Elle devientamorale. Le fait davoir plus dargent fait évoluer ses conditions de travail et ses conditions devie. En effet, avant elle possédait une moto et travaillait dans le petit appartement de Rosealors quaprès elle possède une voiture et travaille dans un nouveau bureau plus grand et pluslumineux. Dorénavant, elle shabille plus sobrement, plus classe. Elle veut montrer que cestelle le chef, quelle domine en portant par exemple du cuir. Son lieu de travail et sa façon de shabiller montrent qu’elle a évolué dans la société,quelle a du pouvoir, de largent. Mais si ses fournisseurs ne la payent pas, c’est la fin de sonentreprise. Cette société nest pas un monde libre, comme pourrait le fait croire le titre du film. Cetitre est ironique. En effet, cette société senrichit aux dépens des autres, la soif dargent faitloi, ce qui provoque de plus en plus dinjustices, notamment envers les clandestins puisquilsne peuvent pas contester ou se plaindre sinon ils seront renvoyés dans leur pays, mais aussipour les citoyens britanniques. La violence et le chantage deviennent la norme de cettesociété. La liberté a cédé la place à la corruption et la violence 17
  18. 18. 10-CHAPOT Tiffany 1èreES2 Its a free world ! Peut-on s’en sortir dans une société sans droits ? Angie est une femme célibataire et salariée dune entreprise dintérim. Elle élèveseule son enfant avec laide de ses parents. En tant que salariée, elle a signé un contrat detravail qui fixe un lien de subordination, elle doit faire ce qu’on lui demande. Mais elle se faitrenvoyer en une minute car elle refuse d’obéir à son patron qui a eu un geste déplacé enverselle. Elle n’accepte pas cela et se retrouve sans emploi et sans revenu. Généralement, unsalarié n’a pas beaucoup d’économies. La fin du mois peut représenter une échéance pastoujours aisée, mais elle ne peut pas tout accepter de son patron. Elle tente de sen sortir, en devenant son propre patron. Elle crée son entreprised’intérim, elle gardera les bénéfices et pourra les réinvestir dans son entreprise si elle ledésire. C’est elle qui prend les décisions. Elle achète une moto, puis une voiture. Cesinvestissements montrent une mobilité, l’autonomie qu’elle acquiert, elle devientindépendante. Elle veut acheter de beaux locaux neufs pour faire son bureau. Sa situation achangé, elle commence à accumuler son propre capital. Chaque matin, Angie et son associée décident d’embaucher ou pas les demandeursd’emplois qui se présentent. Elles décident de la tâche que chacun va effectuer dans sontravail journalier, c’est elles qui décident de leur sort. Certains demandeurs sont pris, d’autressont rejetés. Sa position de chef d’entreprise lui donne le pouvoir. Elle a changé de place dansla hiérarchie sociale. Angie fait le choix de rechercher de la main dœuvre étrangère sans papier, à trèsfaible salaire, qu’elle fournira à d’autres entreprises. Ses clients en retour la payeront pourquelle puisse ensuite payer ses salariés. Elle gardera tout ce qui reste, le bénéfice fruit de sontravail et de ses investissements. Mais son envie de garder un maximum d’argent va lapousser à sous-payer ses salariés pour pouvoir faire encore plus de profit. Angie veut réussir,immédiatement. On a l’impression qu’aucune législation de travail n’existe, qu’il n’y a pasd’inspecteur du travail, rien ne vient limiter son ambition. Le personnage dAngie reflète bienlégoïsme dans une société où aucune règle, aucune loi ne viennent limiter le pouvoir de 18
  19. 19. certains, tous les coups sont permis, seule la réussite économique personnelle est importante.Cest la liberté de réussir d’Angie face à la pauvreté et la dépendance des autres. Angie est patronne, mais elle va dépendre dautres patrons Ses clients, grands patronsde grandes industries, roulent en grosses voitures, ils sont distinguables par leur choixvestimentaire, ils portent des costumes sur mesure, ils ont une voiture de luxe et un chauffeurpersonnel. Ces patrons ne sont pas plus limités par les lois, ils ne respectent pas leurs contratset ne payent pas Angie pour ses fournitures de main d’œuvre, ils ne reconnaissent pas leurdette. Elle pourra encore moins payer ses travailleurs. Nous sommes dans une société sansdroits, le recours à la justice semble avoir disparu. Une économie mafieuse s’est mise enplace. La violence physique, les règlements de compte prennent le dessus. La justice et l’état de droits semblent être inexistants dans cettesociété mafieuse. Le droit ne protège plus les citoyens. La loi du plus fort agagné 19
  20. 20. 11-Marine Mazuir Its a free world Offrir une moto électrique à son fils de 10 ans, est ce un véritable cadeau ? En lui offrant ce cadeau, elle veut faire plaisir à son fils. On peut comprendre quAngiene puisse pas lui consacrer beaucoup de temps, cest une mère célibataire qui vient de montersa propre entreprise et cela accapare presque tout son temps. Notre société voudrait que lafemme exerce une profession, qu’elle rapporte sa propre paye, qu’elle soit la mère de famillequi passe le plus de temps avec ses enfants, et si il lui reste du temps elle peut avoir desloisirs, se distraire. Dans le cas dAngie, cest impossible, pour réussir sa carrièreprofessionnelle, elle a dû faire des concessions dans sa vie privée, elle laisse donc ses parentssoccuper de son fils. Pour sortir de cette culpabilité, elle choisit doffrir à son fils, ce cadeau très coûteux,peut être pour compenser son absence. Elle lui offre le même cadeau quelle sest fait à ellemême, celui qui lui a permis de se sentir libre, de dominer, comme pour que son fils puisselimiter, quil puisse sidentifier aux valeurs de sa mère. Inconsciemment, ce cadeau inculquedes valeurs qui sont recherchées et valorisées par sa mère. Jamie est un petit garçon qui a un comportement agressif, il est violent envers lespetits camarades de classe en primaire, et refuse de comprendre lorsque la directrice lereprend. A chaque fois que lenfant vient dormir chez sa mère, celle-ci le laisse se coucher tard,regarder des films violents, et cest lui qui commande sa pizza par téléphone. Alors quil naque 10 ans, il a déjà tout dun petit chef conquérant qui dirige tout son monde à la baguette,tout ce qui soppose à lui provoque une réaction de violence. On peut donc dire que léducation dAngie nest pas très adaptée à un enfantcontrairement à celle du grand-père. En effet, celui-ci consacre du temps à lenfant, lui imposeun couvre feu et le sanctionne pour ses écarts de conduite. Cest lui qui le sermonne pour labagarre, il retrouve son calme lorsqu’il est chez ses grands parents. Eduquer c’est apprendre que l’on n’a pas tout, tout de suite, c’estapprendre la frustration. 20
  21. 21. 12-Gréau Leslie 1ES2 ADIEU GARY La transformation du travail a changé la place des hommes Au XIX, Durkheim a observé qu’un grand nombre de suicides avait lieu après la findu travail agricole, car les paysans se retrouvaient seuls. Le lien social, c’est tout ce qui nousrelie aux autres. Il se crée au travers de différentes institutions comme la famille, le travail,l’école... Dans la société moderne, le travail tient une place centrale, il inculque des valeurs,des normes en commun avec les autres, il permet dobtenir un salaire, il donne une identité. Letravail est donc vital aux besoins sociaux et économiques de l’individu. Il permet auxindividus de se sentir appartenir à un groupe, il donne une place dans la société, dans le regarddes autres. Cest aussi dans son milieu social que lon se marie, cest ce que lon appellelhomogamie sociale. Les hommes ont une place prépondérante dans ce film. Dans la classe ouvrière, ils ontun travail physique, ils ont une place dominante de chef de famille. La société les socialise enleur apprenant à ne pas montrer leurs sentiments, le père ne parle que très peu à ses fils car lerôle de la tendresse et de la compréhension est plus tenu par la mère. Cest l’image du petitgarçon qui doit être fort, qui ne doit pas pleurer. Francis, ouvrier et père de famille typique des trente glorieuses, est fier de son métier.Il ne comprend plus son fils, son travail ne l’intéresse pas, impensable pour Francis. Son filsrange des fromages en rayon, et pendant la semaine du fromage, il doit porter un déguisementde souris. Son travail ne lui apporte aucune fierté, et même le dévalorise aux yeux de sa petitecopine. Ce travail ne génère pas de savoir faire, comme celui de son père autrefois. Entre cesdeux générations, le monde du travail ne produit plus les mêmes valeurs, le père et le fils nese comprennent plus, la société a changé. Ce sont les rôles et les comportements de père etdouvrier qui doivent changer. Dans ces ruptures de notre société, des groupes peuvent se sentir rejetés, trop éloignésdes valeurs et comportements de la nouvelle société, les valeurs estimables peuvent deveniratteignables à certains groupes. Les liens, les valeurs qui reliaient ces groupes peuvent alors sedistendre. Dans Adieu Gary, les habitants de la cité ouvrière ont perdu ou sont sans travail, ilspeuvent se sentir inutiles, dévalorisés par rapport au reste de la société, ils n’ont plusd’existence. La disparition du travail fait perdre tout sens, toute place dans cette société, ilsont perdu leurs repères. Il faut attendre la dernière partie du film avec la machine de l’usinequi semble redémarrer, dans un dernier soubresaut, pour que les habitants sortent dans la ruetous ensemble, c’est un des seuls plans où on voit plus de 3 ou 4 habitants ensemble. Sans travail, cette cité est devenue une ville fantôme. On sent la sécheresse, la chaleur,on voit le vent qui pousse des buissons dans la rue principale déserte. On a limpression quelon est dans une des villes de la conquête de l’Ouest américain après la construction duchemin de fer. La ville a connu son heure de gloire, et les rêves de fortune sont passés.Aujourdhui il ny a plus rien que le désœuvrement des êtres comme échoués, le travail, cœurde la vie industrielle a disparu. Comme dans tout Western, c’est le « mauvais garçon » qui sauve toujours la ville etles habitants. Dans Adieu Gary c’est Samir, celui qui est en marge de la société, qui sort deprison et va aider son père finir son travail sur la machine, ce qui va permettre de passer àautre chose, de recommencer à vivre, le lien entre le père et le fils est recréé. Dans la société XIX et XX siècle, le travail donnait une place dont onpouvait être fier, aujourd’hui beaucoup d’emplois dévalorisent ceux quisont obligés de les prendre pour survivre. 21
  22. 22. 13-Lucas Emin 1ES2 Adieu Gary Une société « Kleenex » Une cité ouvrière en déclin se vide de sa population. Au cœur de celle-ci, Francis estdécidé à rester, même après la fermeture de l’usine. Ce personnage reflète les valeurs de laclasse ouvrière des grandes industries des Trente Glorieuses. Francis fut un ouvrier qualifié,investi dans son travail, il possède un véritable savoir-faire, il était même responsable de samachine. Pour lui, son travail est toute sa vie, il lui donne une place dans la société, il est fierde gagner sa vie. Dans cette cité, on a l’impression qu’une tornade a tout dévasté, que la richesse, laruée vers l’or est passée puis s’en est en allée. Il s’est passé quelque chose qui a laissé commeéchouées ces personnes dans cette ville fantôme. La machine industrielle a tout laissé àl’abandon. Les valeurs de cet ouvrier semblent être en totale contradiction avec les valeurs del’économie capitaliste. L’économie laisse ici ceux dont elle ne veut plus. Samir est le fils de Francis, il sort de prison, on suppose pour trafic de drogue.Samir est un jeune qui souhaite réussir. Réussir, pour lui, c’est d’abord « faire mieux que sonpère », être payé décemment pour un travail qui le valorise, qui lui fait acquérir une place, etlui donne une identité dans cette société. C’est pour lui, s’éloigner de son père, simple ouvrier,qui était au bas de l’échelle, il veut de la liberté, une marge de manœuvre dans son travail.Samir veut profiter, consommer, rentrer dans la norme d’une société dans laquelle notrepouvoir d’achat détermine notre statut, il veut sortir gagnant. Ceci étant, trouver un tel emploidans sa situation semble presque impossible. Le père et le fils doivent survivre, essayer de se reconstruire, après qu’ils aient perduleurs valeurs, leur place dans la société. Ils subissent les ravages d’une société dans laquelleles choses sont de plus en plus éphémères, l’emploi, la liberté. Ils veulent sortir du groupe deceux qui subissent cette réalité, sortir de l’échec, être acteurs de leur vie, pour pouvoir la« réussir ». Ils ont besoin d’exister dans le regard des autres, de leur femme, ils seront dans lanorme. Avoir un travail digne, c’est pouvoir exister dans le regardde ceux que l’on aime. 22
  23. 23. 14-Clément Bastion 1erES2 Adieu Gary Perdu après le passage de la conquête de lindustrie Le film commence par un long cheminement dans un tunnel qui paraît infini, ce quidonne une sensation de chemin tracé, sinueux et inévitable. Le spectateur ne connaît ni ledébut ni la fin de ce tunnel, nous sommes plongés dans linconnu, dans un lieu très peucommun, sans que notre œil nait de point à fixer à travers cette image, il ny a pas de fuitepossible. Samir sort de prison, son frère le ramène à la maison. Ils sont dans une automobile quiroule sur les rails dune voie ferrée. Cette façon de circuler semble banale, comme si les deuxfrères avaient lhabitude dutiliser ces anciennes voies désaffectées. Le spectateur peut mêmese sentir en confiance face à cette relation fraternelle bien que tout dans cette scène puisseparaître décalée, pas normale. Puis nous découvrons le village, là cest la routine qui simpose. Cette cité sembleabandonnée, hors du temps, elle continue de se dégrader. Les habitants restent chez eux et nefont rien de leur journée. Cest comme si on était après une catastrophe. La vie sest arrêtéeavec la fermeture de lentreprise, le fondement de cette cité ouvrière, elle est partie laissantdes ouvriers sans vie, après le cataclysme. Nous avons José, il semble attardé, les yeux vides, il est obèse, il ne parle pas et ilsemble ne pas avoir démotions propres, comme pas totalement vivant. Malgré tout cela on nepeut pas ne pas laimer ou plutôt loublier, car les autres personnages dans lesquels on peutplus aisément se reconnaître, ne lexcluent pas et continuent à laccepter, donc le spectateuraccepte ce personnage aussi. Quelque chose semble lempêcher de vivre, il attend le retour deson père qui ressemblait à Gary Cooper, un célèbre acteur de westerns des années 50. Il necesse de regarder des westerns comme si il vivait dans ce monde du cinéma, de la conquête delOuest, dans lattente dun sauveur qui viendra rétablir lordre, la vie. Sa mère, Maria, narrivepas à lui avouer que son père est parti, quil ne reviendra jamais plus. Francis, le père de Samirest aussi lamoureux de Maria et vient décoincer la situation en venant déguisé en Gary, pourquil prenne sa vie en main. Francis, ouvrier qualifié, continue de se rendre au travail bien que lentreprise soitfermée depuis longtemps. Il reste de nombreux vestiges du passé, des conflits sociaux, desmanifestations, avec des syndicats dont faisait partie Francis. Il veut finir sa tâche, faireredémarrer une machine que lentreprise a oubliée derrière elle, seul dans lusine désaffectée. Le film nous présente des vies arrêtées qui sont dans lattente, qui ne trouvent pas leursvoies dans la vie, dans la société. Un jour tout semble basculer, Samir trouve le moyen daiderson père, ils redémarrent ensemble la machine, Francis en cow boy solitaire explique à Joséque son père ne reviendra pas, il les a oubliés. On peut passer à autres choses, revenir à la vie.Le bruit et la fumée noire du moteur à explosion de la machine ont donné le signal, la vie peutredémarrer si lon sentraide, si lon se donne un coup de main. Ce sont les individus ensemblequi peuvent recréer une autre société, le nouveau venu dans cette cité qui propose des tours demagie pour les enfants. 23
  24. 24. Le réalisateur veut nous amener à comprendre que la fermeture de lusine a tout arrêté,il faut repartir, recommencer à avancer. Il dénonce limmense gâchis que représente labandondes cités ouvrières, des entreprises, la destruction de vies humaines. La richesse nest pas dans lusine, ni dans lindustrie, mais dansles hommes qui composent notre société. 24
  25. 25. 15-TRANCHAND Maxime 1ES2 ADIEU GARY S’engager dans la vie Les personnages de Nassim Amaouche ont envie de partir pour retrouver un emploistable, avoir une meilleure situation sociale, démarrer leur vie. Icham, le frère de Samir, espère trouver une solution en retournant dans le paysd’origine de ses parents qui est le Maroc. Effectivement, il rêve de s’y installer, pensant quec’est une solution à ses difficultés, pour y trouver un emploi stable et y fonder une famille. Nesachant pas parler l’arabe, il essaye d’apprendre via un petit lecteur à cassette, il répète lesparoles en arabe, mais abandonne très vite. Son père, Francis s’oppose à ce départ, il lui ditqu’ils sont français et que leur vie est en France. Il ne maîtrise pas l’arabe et trouver sa placeau Maroc sera difficile, il peut se faire traiter là-bas aussi d’immigré par les marocains à causede son accent et de sa culture française. Ce mal être est fréquent car de nombreux français ontdes origines étrangères, et peuvent être perçus comme des étrangers alors qu’ils sont français.Rappelons que la nationalité française, grâce au droit du Sol, date de 1889. A l’inverse, si Icham décide de retourner dans le pays d’origine de ses parents, il peutrencontrer des problèmes pour s’intégrer car il peut être vu comme un français, cest-à-dire unétranger dans le pays d’origine de ses parents. Cette double culture peut être perçue comme un fardeau. Etre partagé entre deuxcultures peut être une difficulté supplémentaire au moment de se créer une véritable place ausein d’une société. Il faut faire des choix, ce qui pour toute personne est difficile. S’engager dans la vie, c’est faire des choix, c’est trouver saplace dans la société. 25
  26. 26. 16-Fatima-Zohra Bachatou 1ère ES 2 Adieu Gary Qu’est ce qu’une cité ouvrière ? Dans ce quartier il ne se trouve que des salariés qui ont signé un contrat de travail. Ilsobéissent à un patron qui peut les licencier quand il le souhaite. Cest ce qui sest passé aveclusine, elle a fermé et tous les salariés ont été licenciés. Le chômage est anormalement élevé,retrouver un emploi paraît ne pas être simple. Nous pouvons reconnaître quils font partiedune classe ouvrière car ils ont une façon de vivre différente de celle des quartiers bourgeois. Dans ce quartier, il y a une concentration dhabitats ouvriers, des HLM. Ce sont desappartements petits, habités par des locataires. Un HLM est un Habitat à Loyer Modéré. Ilsnont pas les moyens d’être propriétaire d’une maison individuelle ou d’un appartement. LesHLM se ressemblent tous et donc les appartements de chaque famille sont parfaitementsemblables, on ne peut que très difficilement les différencier. Ces habitations sont toutes àproximité les uns des autres, il y a peu d’espaces verts, les personnes ne peuvent pas s’isolerfacilement, ils n’ont que peu d’intimité. Dans Adieu Gary, nous sommes dans une rue avec des immeubles de trois étages doncpas très élevés, mais ils sont tous pareils. Le chômage a transformé cette ville. On pourraitparler dune ville fantôme car lusine ne fonctionne plus et cela a détruit la vie associative, illeur reste seulement un bar ainsi quun lieu de prière qui se trouve dans la maison dessyndicats. La ville sest dégradée, elle est comme abandonnée, il ny a plus de vie, elle est saleet non entretenue. Ce quartier est un lieu que tous les habitants cherchent à quitter. Les habitants de cette cité ouvrière sont souvent sans emploi et ils sont en dessous duniveau de vie moyen de la société. Ils sont considérés comme pauvres, leur revenu natteintpas 60% du revenu médian, 949 euros. De plus, lespoir daméliorer leur sort semble avoirdisparu. Retrouver un emploi pour Francis nest pas envisageable, cest comme si quelquechose sétait cassé, il ne se pense pas capable. Son fils met en rayon des fromages, déguisé ensouris, ce travail ne lui assure quun petit revenu qui ne correspond pas à ses rêves de réussitesociale. Ce travail lui permet davoir un revenu, mais il ne lui donne aucune fierté, il est mêmetrès humiliant et peu gratifiant. Il se sent perdant, il na pas davenir. Pour avoir une meilleure situation, un meilleur métier il faudrait quitter cette ville etaller chercher du travail ailleurs. Francis faisait partie du syndicat, qui avait comme objectif ladéfense de droits et dintérêts professionnels. Mais le chômage qui dure semble avoir détruittoute solidarité, tout entraide. 26
  27. 27. C’est pourtant Samir son fils qui viendra lui donner un coup de main pour qu’il arriveà faire redémarrer la machine qui occupe tout son temps. Et c’est Francis qui viendra aider José, qui lui attend le retour de son père depuis desannées. Donc dans la cité ouvrière la plus grande richesse que lon a, ce sontles êtres humains. 27
  28. 28. 17-Halluitte Cyril 1ES2 Adieu Gary Le western de la cité ouvrièreLe bout du tunnel, une quête de la liberté La première scène se passe dans un tunnel, un son métallique résonne comme siquelquun frappait sur des barreaux. Après un long moment, au bout du tunnel, la lumière, laliberté, cest le retour de Samir qui sort de prison.La cité ouvrière le désert. Les scènes se passent dans la rue principale de cette cité ouvrière, on a limpressiondune rue désertique, il fait chaud, les buissons senvolent. Rien ne se passe, José attend leretour de son père, il regarde des westerns de Gary Cooper à longueur de journée. On a aussilimpression dêtre tout le temps observé par les voisins, tout le monde est au courant de tout.Avoir un travail honnête Samir et Icham ne veulent pas finir comme leur père, un ouvrier qui a perdu sonemploi. Pas davenir et des conditions de travail qui ne sont pas excellentes. Samir veuttrouver du travail pour fonder sa famille.Le démantèlement de lusine Lusine a fermé et toutes les pièces qui sont récupérables, ont été mises dans un trainqui les mènera dans un autre lieu. Le travail est parti ailleurs.Le taureau de Fer Sur la voie de chemin de fer, un homme enlève sa chemise et défie un train comme untoréador. Nous sommes au temps du Far West, un indien essaie de ralentir comme il peut lacolonisation. Il veut empêcher le départ des morceaux de lusine. Son combat peut paraîtredérisoire. 28
  29. 29. La prison. Lors de sa pause au supermarché, Samir regarde attentivement la nature par la fenêtre,il est fermé par des barreaux comme dans une prison. Il doit retrouver la liberté.Le dealer qui manie sa chaise roulante comme un cheval Abdel est un personnage impressionnant, handicapé, il se déplace en chaise roulante. Ilsemble assez bien gagner sa vie en dealant. Sa chaise roulante sert « dattraction » aux enfants,il emmène tout le monde sur son siège comme si il les prenait en croupe sur son cheval.Le mystérieux cow-boy : le sauveur Dans la nuit, sous la pluie, un mystérieux cavalier arrive sur le dos dun cheval tel uncow-boy. Nous avons Gary Cooper devant nous, on ne voit pas son visage, mais lon devineque cest Francis déguisé qui vient dire à José que son père ne reviendra jamais, et ainsi lelibérer de son attente. Gary repart comme il est venu, seul dans la nuit. Sa mission accomplit,il a libéré José.La fumée noire et le sifflet Francis finit avec laide de son fils par réparer la machine. Au moment de la remise enmarche, une épaisse fumée noire séchappe de celle-ci. Cest la locomotive à vapeur quiredémarre avec son panache noire et son sifflet, elle annonce le départ vers une autreaventure. On a limpression que lensemble des habitants va se remettre à vivre. On peutpenser que cest tout le temps passé depuis la fermeture de lusine qui sen va. La fermeture de cette usine a laissé abandonner tous ces travailleurs qui nedemandaient quun travail, comme la conquête de louest a pu oublier sur sonchemin des immigrants à la recherche de la fortune, à la recherche d’un travailleur donnant le droit de vivre. 29
  30. 30. 18- Leslie Gréau 1ES2 TAYOU L’art et le spectateur Photographie d’une des différentes roues dans le Monoprix Depuis le 24 février le MAC (Musé dart Contemporain) de Lyon expose lesinstallations de deux artistes que sont : Pascales Marthine Tayou et Indian Highway IV. PMTayou exprime sa vie nomade en abordant des sujets propres à plusieurs pays. Quant à IndianHighway IV, elle présente le 4eme épisode de l’art contemporain en Inde.Le temps Le temps tient une place importante car l’œuvre doit tout d’abord perdurer dans letemps, c’est ce que le visiteur va retenir de l’œuvre. On joue sur la mémoire du visiteur et sacapacité à se souvenir d’un élément marquant. Pascale Marthine Tayou joue sur l’évolution des hommes, avec la forêt puis lesparasols qui peuvent symboliser le progrès technique. Le sas d’entrée peut faire penser audébut de l’histoire, que lon passe de la nature à l’urbanisation. Le temps est donc un supportpour l’artiste afin de faire passer un message et des émotions aux visiteurs. De plus, on ne voit pas l’œuvre de la même façon en fonction du moment. En effet, lemédiateur a précisé que depuis le début de l’exposition il voyait de nouvelles choses dans lesœuvres, preuve que le temps joue sur la perception du visiteur sur l’œuvre.Les effets sur le public L’interprétation de l’œuvre dépend de la sensibilité du visiteur. En effet chaqueindividu réagit différemment. Certains penseront qu’il n’y a aucun but alors que d’autrestrouveront énormément de choses à dire sur la même œuvre. On peut donc dire quel’interprétation de l’œuvre est différente selon la socialisation de l’individu. L’art doit déranger. Avec ses différentes installations dans Lyon, Pascale MarthineTayou cherche à mettre des objets dans des situations inhabituelles par exemple la roued’insultes dans le monoprix au milieu du rayon enfant ou encore, avec les casseroles dansl’église. Il veut également confronter les clients du monoprix avec les visiteurs de l’exposition 30
  31. 31. pour observer toutes les réactions. L’art est donc un moyen de faire réagir des individus entreeux. Dans chaque œuvre il a un message crypté. Pour le voir et le comprendre le visiteurdoit chercher à comprendre en adaptant son œil à la situation. Il faut chercher au delà de lapremière apparence et réfléchir en fonction de son ressenti. Il nous demande de changer depoint de vue. Accepter de voir et ressentir autrement.L’œuvre.La roue dans le monoprixA travers cette œuvre, l’artiste a cherché à montrer que la plupart des personnes ne verraientmême pas l’œuvre. Ce qui nous interroge sur ce quest une œuvre. Il veut également que l’onsorte de nos habitudes en positionnant des objets dans des lieux étonnant afin de montrerqu’on n’est pas des robots… Il nous demande dêtre ouverts d’esprit et dobserver ce qui nousentour afin de pouvoir faire des choix et se faire une opinion à partir de notre proprejugement, ne pas être des moutons, prendre notre vie en main..Le vieux tableauCe tableau fait penser aux écoles des pays pauvres. On a une impression de pauvreté et deprécarité, peut être pour nous faire prendre conscience des inégalités économiques. Mais cestnotre interprétation. Il fait émerger des sentiments..Les néonsL’œuvre est composée de plusieurs néons tous écris dans des langues différentes, accrochéssur un mur. Le médiateur a expliqué que tous ces néons n’avaient pas le mêmefonctionnement au niveau des prises, ce fût donc compliqué de tous les relier. On peut penserque l’artiste a voulu montrer qu’il était difficile de relier tous les pays qui ne parlent pas lamême langue. De plus, le mur peut encore penser aux barrières du langage..Un parcoursTout au long de l’exposition on peut voir qu’il existe un parcours avec ce sas d’entrée puis unchemin à suivre. C’est le début dune histoire. Il nous entraine dans son monde, tout au longde l’exposition dans le MAC mais également dans Lyon..Tous les sens sont sollicitésLe touché (la laine, les pics de porc-épic) ainsi que l’ouïe. En effet dans les installations il y ades sons, de la musique d’ambiance. Mais très peu d’entre nous les ont perçu car notre ouïe ounotre attention ne sont pas éduquées. Cest un peu comme l’enfant sauvage qui n’entend pas lebruit de la porte qui claque. A travers cela on peut se dire qu’il a trop de bruits donc que l’onn’entend plus rien. Que n’entendons nous pas ? Sommes-nous assez vigilants ? 31
  32. 32. L’artiste jouePascale Marthine Tayou joue avec ses œuvres, son nom, ses origines…. il joue avecl’apparence homme, femme en s’habillant avec les vêtements de sa mère. De plus, on atoujours deux choses opposées dans les œuvres par exemple : laine et pic de porc-épic. On adonc une réelle recherche, il aime opposer, comme si la différence nous permettait depercevoir.Un but précis à travers l’artEn plaçant des œuvres dans certains quartiers et en expliquant aux habitants l’intérêt del’exposition, la ville de Lyon favorise une certaine reconquête des quartiers populairesisolés… Nous pouvons donc dire que Tayou nous a proposé un voyage pour nous fairetravailler, réactiver tous nos sens. Il pousse le visiteur à se questionner sur des chosesimportantes et surtout ici à travers les installations dans la ville il permet la réintégration desquartiers populaires isolés et donc une réunification de la ville de Lyon.Donc l’art ne peut exister sans les visiteurs et l’esprit critique desvisiteurs ne peut que se développer avec l’art… 32
  33. 33. 19-Gaillard Annaelle 1ère ES 2 Tayou S’évader de nos habitudes I- Renfermement sur soi-même. Un tas de fils d’écouteurs tous emmêlés. Ceci dénonce un peu notre enfermement sur nous même, notre solitude, car dès que les écouteurs sont mis, le monde autour disparaît et nous ne prêtons pas attention à ce qui nous entoure. Juste au dessus, un tableau où des personnes jouent à un jeu de société toutes ensemble, c’est la différence entre autrefois et aujourd’hui. Autrefois, les personnes s’amusaient ensemble mais aujourd’hui on s’enferme dans notre la solitude. II- Notre sensibilité. A travers ses œuvres, Pascale Marthine Tayou a voulu développer notre sensibilité, nous faire ressentir le plus de chose possible, nous faire réagir. Mais ce n’est pas ce que lui a voulu dire qui est le plus important, car il brouille les pistes sans arrêt, mais ce que cela provoque en nous. III- Réceptivité des choses Chacun est différent et nous ne ressentons pas les mêmes émotions, nous n’avons pas les mêmes interprétations. Avoir plusieurs avis devient une richesse, nous avons besoin des autres. IV- Changer de point de vue. Dans les foulards, nous avions un point de vue en hauteur par exemple et lorsque que nous sommes montés sur l’échafaudage pour regarder une œuvre nous avions un point de vue sur le bas. Il nous fait nous déplacer pour que l’on voit différemment. 33
  34. 34. V- Exercer nos sens.Retrouver nos sens, l’ouïe, la vue et l’odorat. Par exemple, il y a souvent beaucoup debruits et l’on entend plus rien. Apprendre à écouter et ressentir tout ce que nous nepercevons pas à chaque instant.VI- Les différents lieux d’exposition des œuvres. La Roue des insultes, se trouve dans un monoprix de Lyon, dans un rayon d’enfant. Cen’est pas un endroit commun pour exposer une œuvre, c’est un endroit où l’on achète eton ne regarde pas d’œuvres.La Colonne Pascale est une série de casseroles, toutes empilées l’une au dessus de l’autredans une église. Cette œuvre peut déranger ou provoquer un certain effet de surprise pourles croyants surtout dans un lieu de culte.VII- Différentes cultures.Pascale Marthine Tayou veut nous faire évader de nos habitudes pour que l’on prenneconscience de notre entourage. Les néons « open » en différentes langues ont nécessité destrésors d’ingéniosité pour faire fonctionner des prises de courant toutes différentes, lesnormes techniques ne sont pas les mêmes.Conclusion :Tayou veut nous faire réagir, réveiller nos sens, aller à la rencontre desautres, ne pas passer à coté de l’essentiel.Se déplacer vers d’autres points de vue permet de voir les chosesdifféremment. 34
  35. 35. 20-PERRIN Marion 1 ES° 2 Tayou Un artiste entre deux mondes 35
  36. 36. Pour notre deuxième visite au Musée d’art contemporain situé à Lyon, nous avons pudécouvrir les œuvres de Pascale Marthine Tayou, artiste camerounais et Belge. En entrant dans ce musée, la première œuvre est à la sortie de l’ascenseur, laDamoclès. Cette dernière nous oblige à passer au milieu dune forêt de pieux qui tombe duciel. Cette œuvre se poursuit dans une grande salle. C’est comme si l’on passait de la natureà la ville, de la forêt sauvage à la pollution. Cette installation est constituée de milliersd’objets qui viennent de différents pays. L’artiste a voulu mélanger les différentes cultures : lamondialisation. Sur plusieurs murs, des tableaux de fusains sont accrochés, cela donnel’impression du tiers monde. Au milieu de linstallation, on peut découvrir, une immense œuvre, nous pouvons lavoir du sol ou monter au dessus. Elle est faite de plein de sacs en plastique accrochés sur unecorde. Cela peut nous faire penser au vide. Pour moi cette œuvre représente le trou dans lacouche d’ozone que la pollution pourrait créer. L’installation de ces œuvres, toutes côte à côte, serrées, donnent une impressiond’œuvre dans l’œuvre. L’œil doit chercher, il ne sait pas où regarder tellement qu’il y ad’œuvres. Chacun avance à son rythme, au fur et à mesure, nous pouvons ressentir demultiples impressions, loppression, euphorie… Cela dépend de notre état d’esprit, de noshabitudes, de ce que lon sautorise.... Parterre, sont installés des jouets d’enfants, des casseroles, au mur des dizaines delumières sont accrochées. Cela montre le gaspillage de la société de consommation, acheter,gaspiller, jeter… c’est pour nous ouvrir les yeux, nous montrer la réalité, que lon se pose desquestions, ne participons nous pas à tout cela ? De plus, on peut voir sur un côté des jouets d’enfants sur le sol et au dessus un villageavec des enfants qui n’ont pas tout cela. Cela montre les inégalités entre les pays, mais aussiles différentes cultures. Les enfants qui ont les jouets auront plus tendance à jouer seul, à nepas parler. Alors que sur les tableaux, on peut voir que les enfants qui n’ont pas ces objetsauront plus tendance à s’amuser avec les autres, à être plus sociables. Tayou est un artiste qui essaye de nous interroger. C’est à chacundinterpréter ce quil voit. En acceptant de nous déplacer un peu, on peutpercevoir les choses dune autre façon. Tayou est un artiste camerounais et belge,qui est entre deux cultures, deux mondes. 36
  37. 37. 21-TRANCHAND Maxime 1ES2 Tayou, un artiste moderne, engagé dans son époque L’auteur de l’œuvre Marthine Tayou est un artiste d’origine camerounaise qui vit enBelgique. Il se veut cosmopolite, il veut être libre. Malgré tout, on peut deviner la doubleculture de cet artiste : la culture Camerounaise et la culture européenne. Cette recherche seretrouve aussi lorsque Tayou porte les vêtements de sa mère et joue sur le masculin et leféminin. Tayou est un artiste qui se laisse une grande liberté et il ne se laisse pas arrêter parles règles de notre société. Au dernier étage, dès notre arrivée, nous avons été mis au milieu de l’œuvre. Pour serendre dans la pièce suivante nous avons du nous créer un chemin à travers ces morceaux de 37
  38. 38. bois. Chacun s’approprie l’œuvre à sa façon et en a une perception différente. On peuts’imaginer que Tayou a voulu nous faire passer une épreuve. Il veut tester nos réactions.Certains peuvent être oppressés et d’autres au contraire vont se sentir à l’aise. On peut sedemander s’il n’est pas en train de nous tester. Ne se sert-il pas de nous comme étant uncobaye, des rats de laboratoire. On réalise alors une expérience lorsque nous rentrons dansl’œuvre. Dans la salle à coté, de nombreux tableaux demandent une réelle attention.Effectivement, l’on peut voir des superpositions sur ces tableaux, des échelles complètementsdifférentes. Si l’on ne regarde pas précisément, les spectateurs peuvent confondent lespersonnages avec des graines. Il faut du temps pour comprendre la totalité de l’œuvre. Onpeut deviner derrière cela une critique de nos comportements. La musique est présente de partout. Seulement, peu de personnes l’entendent. Nous nefaisons pas attention. De plus, on n’entend pas les bruits que nous n’avons pas l’habituded’entendre, comme dans le film « l’enfant sauvage ». Tayou nous interpelle : Sommes-nousassez vigilants sur ce qui se passe autour de nous ? A l’étage du dessous, dans l’exposition Indian High Way, nous avons vu une piècepleine de bâtonnets d’encens pendus avec des couleurs différentes selon la position del’encens. Notre guide ne sentait plus l’odeur de l’encens alors que cette odeur paraissait assezforte. Là aussi nos habitudes n’émoussent elles pas nos réactions face aux problèmes de notresociété ? Tayou a recouvert un mur entier d’enseignes lumineuses « open » comme dans lesbars, les néons caractérisent la ville de nuit. Le « open » incite la personne à entrer. Noussommes donc face à un choix, entrer ? Sortir ? Cela peut être une entrée dans laconsommation. L’homme serait-t-il qu’un robot ? De plus, Tayou a osé mettre dans un « monoprix » une roue que le client peut fairetourner. Sur cette roue figure des insultes telles que « pov’con ». Cela peut paraître dérangeantcar le client ne s’attend pas à voir cela dans un supermarché. Tayou veut remettre en causenos habitudes. Il veut nous faire voir ce qu’il y a autour de nous, pour nous faire sortir denotre bulle. L’artiste nous remet donc en cause. 38
  39. 39. Tayou est un artiste engagé qui veut nous faire réfléchir sur nos habitudes. Cesœuvres entreposées dans des lieux parfois insolites comme dans un supermarché ou bienencore une église, il cherche à nous interpeller, il ose donc « casser » les habitudes et nosreprésentations.22-Fernandez Michaël 1ES1 TAYOU Réveiller nos sens, pour se réapproprier le monde Pascale Marthine Tayou nous a fait utiliser nos sens dans son exposition. Il a mis enplace une installation qui a pour but de nous faire ressentir chacun des sensations différenteset ce, avec : 39
  40. 40. Une pièce « introductive », où il force le visiteur à entrer au contact de lœuvre. Eneffet, cette réalisation appelée La Forêt est formée de nombreux piques de bois pendus auplafond. Ils forcent la personne à se déplacer en se baissant, et en gardant sa concentrationafin déviter de se cogner. Cela peut être une provocation, un défi que nous lance lartiste poursavoir si nous sommes capables daller plus loin. Ils peuvent être interprétés différemment.En effet, certains voient en ces piquets des crayons géants. Et ainsi on peut penser que sonobjectif sera de nous délivrer un message qui serait « écrit » dans nos mémoires. Louïe est également un sens qui est la plupart du temps mal utilisé par les hommes.En effet, des données auditives étaient perceptibles mais il fallait y prêter attention. Onpouvait entendre des ruissellements deau, des piaillements doiseaux et des extraits demusique classique. Pour saisir ces sons, il fallait exercer notreoreille. De plus, le fait de distinguer ces sons dépend de noshabitudes des personnes. Si on vit à la campagne on nesattardera pas sur les oiseaux mais pour un citadin, cela peutêtre pour lui un moyen de sévader, de faire un « retour auxsources ». Lartiste nous fait également utiliser notre odorat. Eneffet, il a mis en place un stand dépices provenant dedifférents pays tels que le piment, le curry etc. Ce systèmepeut permettre de voyager à travers les odeurs, de découvrirde nouvelles cultures et donc, de souvrir aux autres, à leursmœurs. Cette volonté dacceptation voir dacculturation qu’ildésire partager avec les visiteurs est un de ses principauxmessages. Stand dépices Bahadourian Enfin, il a diversifié au maximum les couleurs et les nuances afin que chacun ait uneimpression doriginalité et dinédit. Pascale Marthine Tayou a tenté de nous faire passer un message à caractèreéconomique. En effet, il a crée une œuvre qui est un billet de banque nommé Afro. Sinspirantde leuro pour titrer cette monnaie, il a également mis son nom comme signature. Il prendexemple sur le dollar américain, où le premier président des États-Unis a son portrait dinscrit.Cette création est une proposition que fait lartiste : celle de créer une monnaie unique pourlensemble des états africains. Et ces pays étant face au reste du monde relativement pauvres,leur association pourrait être bénéfique. La protection de lenvironnement est également une idée remarquable de lartiste. Eneffet, il met en valeur les idées de recyclage à travers de nombreuses œuvres. Pour lui, on doit toujours pouvoir associer le neuf et lancien. On peut retrouver cette volonté dans les « totems » quil a disséminés dans le supermarché Bahadourian où il associe des objets divers comme des cravates à des statuettes de cristal. De plus, dans son exposition, on peut observer de larges plaques qui ont deux faces totalement opposées. 40
  41. 41. En pleine Place du pont, un célèbre lieu de rencontre du quartier métissé de laGuillotière à Lyon, lartiste a installé « une tour de table ». On peutpenser que son but est dimmortaliser le dialogue entre lesindividus ou au contraire, de le suggérer, de linciter. Car que fait-on autour dune table ? On discute. Et les lieux sont multiples :discothèques, bars, salons de thé. Cette œuvre insiste sur le fait quele dialogue a sa place partout, dans nimporte quels endroits.Mais de part le manque dorganisation de cette pile de table,lartiste ne voudrait-il pas montrer également le manque dordredans un dialogue ou un texte, comme par exemple dans un discourspolitique ? Ce que lon peut donc surtout retenir de cette création,cest bien son originalité, et son incitation au dialogue entre les hommes. Pascale Tayou a comme volonté dexposer au monde les sujets tabous et qui ne sontque très rarement au programme des discussions : Dans son exposition, il a mis en place des statuettes représentant des personnages ayant des rapports sexuels. Il a également placé des sexes dans un coin de linstallation. On peut remarquer une sorte dordre de lecture à travers ces objets insolites. En effet, les statues montrent des situations de plus en plus « épicées ». On passe dune simple relation amoureuse à des couples échangistes. Ainsi, on peut penser que le désir de lartiste est de nous rappeler que lacte sexuel est naturel et la honte ne doit pas être ressentie lorsque ce sujet est abordé. Il a également regroupé une centaine (voireplus) de robes noires pour femme. La façon de lesdisposer peut nous rappeler un groupe ou uneminorité de personnes. Ici, Tayou veut représenter lesfemmes qui portent la burqa, le fait que leur beautéest dissimulée sous une toile sombre des intégristes.On peut également penser quil souhaite rappeler quele débat à propos du voile intégral en France nest pasvraiment clos. Une de ces œuvres intitulée « Dont touch my chocolate » renferme égalementplusieurs significations. En effet, on peut penser que lassociation de lames de rasoir et dunetablette brute de chocolat représente lexploitation de personnes qui cultivent le cacao et quine touchent pratiquement aucune rémunération et qui nont jamais vu ni goûté du chocolat.Les européens lachetant au prix fort, favorisent la pauvreté et « lesclavage » des producteursde cet or sucré. Cette exposition mise en place en France, a donc un impact plus importantétant donné que les français sont les plus grands consommateurs au monde de ce produit, aveclequel senrichissent les chaînes de grande distribution sur le dos de pauvres petits exploitants. Au beau milieu de linstallation, Pascale Tayou a placé une cuve de sacs plastiques. Ilssont disposés de sorte à faire une mosaïque de couleurs. Pour mettre en place cette œuvre,lartiste a attaché les sacs à un filet. Cet amas multicolore doit êtreobservé de deux points de vue opposés : Du bas : on pense à un tas, un regroupement de sacs avec descouleurs très vives. Cela peut montrer que la pollution est très forte et 41
  42. 42. que le plastique est le polluant principal de notre société. On est donc devant une dénonciationde la société de consommation qui gaspille, pollue et ne répare pas ses erreurs. Du haut : on observe les sacs mais cette fois, on peut constater quils sont attachés à unfilet. Cela peut signifier plusieurs choses. Tout dabord, la pollution est très difficile àéradiquer, et plus le temps passe, plus les déchets saccumulent, doù cette attirance et cetteimpression de profondeur, qui nous donne envie de plonger dans ce filet tel un jeu, alors quecest un piège mortel pour la planète et lenvironnement. Le filet nous laisse égalementimaginer que la pollution découle dune hiérarchie où se mêlent les sociétés de consommation,l’exploitation, que tout cela est organisé, et quil sera extrêmement difficile de réparer lesdégâts causés après des décennies de négligence sur les normes anti-pollution. Pascale Tayou a donc exposé ce qui rend les hommes si différents desautres êtres vivants : nous avons des sens et la capacité de réfléchir, danticiper.Cet artiste nous donne loccasion de « méditer » sur nos actes dont plusieursdétruisent notre environnement, et remettant en cause le futur de nos prochainesgénérations. De plus, on est face à une véritable mosaïque de coutumes qui faitappel à notre curiosité et à notre affect. Quoi donc de plus impressionnant quecette œuvre qui a su regrouper de nombreuses caractéristiques du genre humain,et qui nous propose également des solutions pour améliorer notre monde en sebasant sur une idée simple : le partage.23-BELMOUSSA Siham 1 ES1 TAYOU Quest ce quune œuvre dart ? Des poupées de cristal dans le magasin Bahadourian , on peut se demander pourquoiles avoir mis à cet endroit. Peut-être un moyen de rendre lart contemporain accessible cardans ce quartier populaire et multiculturel, la plupart des personnes nont pas lhabitude dallerau musée, elles pensent que ce nest pas pour elles. Mais on a observé que les clients présentsne faisaient pas attention à ces poupées car ils étaient plutôt dans ce magasin pour y faire desachats. Alors que, nous, élèves, nous faisions attention, car nous sommes allés pour voir cesœuvres. On a donc un autre regard. 42
  43. 43. Avec les tables rondes, et les épices qui servent à faire des plats, il y a une idée departage, de convivialité, de manger tous ensemble autour dune table. Les troncs darbresallongés dans lexposition, sont là pour que lon puisse sasseoir dessus pour y discuter, doncpartager un moment de convivialité, échanger. On peut penser quil a choisi le quartier de laGuillotière pour exposer ces œuvres car cest un lieu déchange où les personnes se retrouventpour discuter, aller à la rencontre des autres, alors que dautres quartiers à lopposé, sont plutôtdes lieux où chacun est chez soi, il ny a pas déchange. Au MAC, une forêt nous attend dès lentrée de lexposition, ce sont des troncs, despieux suspendus. Cest une installation où nous sommes plongés directement dans loeuvre,nous sommes comme happés dans un autre monde. Tayou veut nous faire réagir et donc,chacun va avoir des sensations différentes pendant cette immersion. Ces troncs peuventressembler à des crayons, comme si lartiste nous donnait le moyen décrire une histoire, nosimpressions. Ce passage sert de sas dintroduction, il cherche à nous mettre en appétit, que lonsoit prêt à découvrir la suite de lexposition. Des plaques de cacao avec des lames de rasoir, le chocolat peut être amer pourcertains. On peut penser quil a voulu représenter lexploitation des personnes qui travaillent lafève de cacao dans les pays africains. Ce sont des enfants et adultes qui travaillent durs pourgagner un salaire. Régulièrement nous assistons à leffondrement des cours de cette matièrepremière. Et ensuite, on retrouve ce cacao, sous forme de chocolat dans les pays occidentaux,cest nous qui en profitons par exemple pour les fêtes de Pâques. 43
  44. 44. Lartiste joue sur nos 5 sens dans lexposition. Lodorat avec les épices de chezBahadourian qui envahissent tout lespace. Louïe avec le bruit de leau et de la voix du pèrede lartiste que nous pouvons percevoir si lon est attentif. Le touché avec les foulards de soie(noir, blanc, rouge) qui sont à porter de nos mains. Le goût avec le thé à la menthe que lonnous sert dans le salon de thé. Et la vue pour toute lexposition à découvrir. Au centre de lespace Plastics Bags Ce sont des sacs plastiques de toutes lescouleurs attachés à un filet. Nous pouvons adopter différents points de vue pour lobserver.Ces sacs plastiques peuvent nous faire penser à la pollution des pays africains où lon trouvedes sacs plastiques partout dans le paysage. Les déchets des pays occidentaux sont rejetés enAfrique, on peut considérer que nous prenons lAfrique pour une décharge. . Pour Tayou, une œuvre dart cest daller chercher des matériaux, desobjets, des photographies...dans tous les coins du monde pour faire partager unehistoire, des interrogations, pour que nous devenions les véritables acteurs denotre société. 44
  45. 45. 45
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  47. 47. 24-Fernandez Michael 1ES1 Voyage à LILLE D e s acquis sociaux e n p éril Familistère de Guise, dans lAisne Notre société na jamais été aussi riche et nous voyons les acquis sociaux sévaporersous nos yeux petit à petit. Ces fameux acquis sociaux, cest-à dire notre protection sociale,nos droits collectifs obtenus de longues luttes pour tous les salariés. Notre retraite diminue,son pouvoir dachat comme sa durée. Jusquà quand les nouvelles générations vont-ellescotiser pour toucher leur dû ? Quel exemple faut-il suivre pour retrouver nos valeurs ? Un autre pays ? Non, il nous asuffit daller faire une petite visite touristique en Picardie dans la commune de Guise, où sesitue le Familistère créé par Jean-Louis André Godin. Derrière ce patronyme se cache unhomme issu dune famille modeste. Né en 1817 fils dartisan serrurier, il débute dans la viecomme fabricant dappareils de chauffage, les fameux «poêles Godin». Novateur dans cedomaine, il met au point des engins en fonte, qui diffusent mieux la chaleur que leursprédécesseurs fabriqués en tôle. Grâce à ce système, Godin fait rapidement fortune. Cet industriel philanthrope découvrit la vie précaire des ouvriers lors de son tour deFrance et à travers les propos de philosophes socialistes tels que Charles Fourier et VictorConsidérant. Il entreprend alors de construire un bâtiment où logeraient ses ouvriers. 47
  48. 48. Statue de Godin devant le familistère Les travaux dureront de 1859 à 1883. Socialiste dans lâme, Godin veut pour tous leshabitants de son « Palais social » un niveau de vie correct. Lhygiène et linstruction sont pour lui primordiales : Pour cela il installe leaucourante, des toilettes dans chaque appartement. Les pièces sont spacieuses, la chambre fait40 m2, et un système daération ventile lensemble de la structure. Il a également fait bâtir unepiscine avec plancher amovible afin que petits et grands puissent se laver et entretenir leursanté physique. Le plus invraisemblable pour lépoque, est quil mit en place des écoles laïques etmixtes. Godin invente un système de protection sociale en créant des caisses de secoursprotégeant contre la maladie, les accidents du travail et assurant une retraite aux plus de 60ans. Ce système profitera à près de 1748 personnes jusquen 1889. Quel meilleur exemple donc que ce palais social, cette œuvre socialiste pour dire quenotre pays est lun des premiers et lun des seuls à posséder un système de retraite quimalheureusement sémousse face à la crise.Ces droits sociaux sont nés en France, ils font partie de notre Histoire, leurconservation nen est donc que plus cruciale ! 48
  49. 49. 25-GAY Noémie - 1ES1 Voyage à Lille L’industrialisation de la mort La Grande Guerre (1914-1918) est la première guerre industrielle de lhistoire :industrialisation des moyens de destruction, course aux progrès techniques dans le butdaméliorer larmement, et au total, mort de masse sur tous les champs de bataille. Les moyenstechnologiques sont en pleine évolution, et ne cessent de s’améliorer durant les quatre annéesde guerre. Le but est de supprimer le plus d’adversaires possibles, dans un temps le plus courtpossible. C’est alors une véritable course pour savoir de qui des Allemands, ou des Françaisauraient la plus grosse avancée technologique et la plus efficace : la guerre devient unvéritable défi technologique. Le Canon 75 est l’un des plus célèbres canons de l’Histoire. Il est construit pour lapremière fois en 1897. Cest le premier canon à tir rapide. Les effets de recul étant suppriméspar un procédé physique, ce canon devient alors la réalisation du rêve des artilleurs : le tirrapide est bel et bien possible. Ce canon est considéré comme léger avec ses 1 tonne 250. Ilpeut tirer jusqu’à 7 km est et alors fortement utilisé pour les tirs à distance : son service dansles tranchées est donc limité. Les obus sont au centre de la guerre. Produits par les femmes restées à l’arrière sademande de fabrication est chaque jour plus importante : on passe de vingt mille à cent milleobus créés par jour pour les 75 mm. C’est une véritable industrie qui se développe à l’arrièresoutenant les soldats se battant au front. Les femmes obtiennent ainsi un rôle majeur dans laguerre. Cependant, cette production étant en masse, les erreurs se trouvent plus fréquentes etla qualité des munitions baisse : d’un éclatement tous les 500 000 tirs en moyenne en 1914, onpasse à un tous les 3 000. Aujourd’hui, sur les lieux de batailles telles qu’à Verdun, sur la Marne ou encore au Chemindes Dames, des obus sont toujours retrouvés. Ainsi, cette année, 2010, encore 62 tonnesd’obus ont été découverts dans l’Aisne. D’après des études historiques et scientifiques, onestime qu’à ce rythme là, il faudrait 700 ans pour se débarrasser définitivement de toutes cesmunitions nocives se trouvant sous terre. 49
  50. 50. De même, les mitrailleuses connaissent une évolution incroyable. En effet, au débutde la guerre, elles pouvaient tirer moins d’une centaine de coups par minute. Durant toute laguerre, leur transformation fut constante, si bien qu’à la fin de la première guerre mondiale,leur cadence de tir était de plus de 600 coups par minute. Dans la caverne du Dragon dansl’Aisne, les allemands et français s’entre tuaient à 15 mètres sous terre à coups demitrailleuses, c’est d’ailleurs cette arme qui donna nom à la caverne : le feu craché par lesarmes rappelaient celles d’un dragon.Dans la caverne du Dragon, l’infirmerie ne portait plus vraiment son nom durant ce conflit :on avait plus accès à un ‘’centre de tri’’ que de soins. Les blessés étaient classés en deuxcatégories, ceux qu’on pensait pouvoir sauver, et ceux qu’on préférait laisser mourir car ilsdemandaient trop de soins. Ce diagnostic ne mettait pas plus de 30 minutes à se faire, et lesort de la personne était celé. Sur le terrain, on pouvait laisser les blessés pendant plusieursheures, et jours : on ne voulait pas risquer une nouvelle perte pour sauver quelqu’un, l’ennemin’était pas loin. Énormément de corps furent alors retrouvés en plein air, les soldats étantmorts lentement sans avoir connu aucun soin. Les amputations étaient fréquentes : il fallaitseulement que le soldat soit valide au combat. Les enterrements se faisaient rapidement : on enterrait les morts par besoind’hygiène, les rats et autres animaux venaient sinon envahir les tranchés et la caverne. Lescorps pouvaient être tous regroupés en ‘’vrac’’ dans une fosse puis ensevelis. Dans la caverne,les morts se trouvaient à moins de 45 centimètres dans le sol. Une partie de la caverne étaitréservée à cet usage, mais il n’empêche que les déplacements des soldats se faisaient sur lescorps de leurs anciens camarades. L’enterrement perd alors toute sa valeur et la mort estcomplètement désacralisée. La première guerre mondiale est caractérisée par l’expression « BoucherieHumaine ». Le bilan humain total de cette guerre s’élève à plus de 10 millions de morts,toutes nations confondues. Dans la région de l’Aisne, qui connu de nombreux combats, oncompte plus de 300 000 morts en seulement 3 ans. Cette guerre connait une fréquence dequatre morts par minute. Aujourd’hui, 96 ans après cet évènement historique, les conséquences sont encorevisibles On estime que seulement un tiers des corps de cette guerre ont été retrouvés. Lesconséquences au niveau du paysage sont également très perceptibles : les paysages de l’Aisneont été secoués par les obus tombés, si bien qu’aujourd’hui, ces paysages autrefois plats nesont plus que creux et bosses. La terre dans cette région est difficilement cultivable etconstructible : trouver un obus encore dangereux est une crainte. 50
  51. 51. 26-Coralie GREGOIRE 1ES1Lille Craonne : un souvenir impérissable ? Craonne était un petit village de 800 habitants en 1914, situé dans le nord de la France, à mi chemin entre Laon et Reims (à environ une trentaine de kilomètres de chacune de ces villes). Son nom viendrait du celtique « Craon » qui signifie« caverne » ou « pierre ». Pendant la première guerre mondiale, première guerretotale de notre histoire, le village se trouve sur la ligne de front, plusparticulièrement sur le Chemin des Dames, théâtre de l’offensive Nivelle duprintemps 1917. L’offensive tourna au désastre : en dix jours, on ne dénombrepas moins de 130 000 morts. Entre le 6 avril et le 16 avril 1917, 5 millionsd’obus sont tombés sur le site. Le village de Craonne est presque entièrementrasé.Un nouveau village a été construit en contrebas et l’emplacement du vieuxvillage a été transformé en lieu du souvenir. Sur le site du vieux Craonne, lanature a repris ses droits et un parcours jalonné de panneaux explicatifs a étémis en place. En arrivant sur le site, le visiteur est surpris par le caractèresauvage du lieu mais petit à petit, il comprend les raisons qui ont amené à ne pasvouloir modifier le paysage. Le sol laissé meurtri, les trous d’obus montrent laviolence des combats et permettent d’imaginer la terreur des habitants qui nepouvaient fuir cette pluie mortelle. Même s’il a beaucoup de mal à se représenterle village tel qu’il fut, lorsqu’il y parvient, le visiteur devient, le temps d’unepromenade un des habitants de Craonne. Il ne peut qu’être ému par les textes écrits par de jeunes enfants et des jeunes soldats morts au combat. Dans l’arboretum, un arbre de la paix a été planté en souvenir des victimes mais peut-on vraimentpenser que le souvenir empêche les erreurs du passé de se 51
  52. 52. reproduire ? Craonne n’a pas suffi. Il a fallu que la France entre à nouveau enguerre et que d’autres villages soient dévastés. Aujourd’hui encore denombreuses guerres se déroulent faisant chaque jour d’innombrables victimesinnocentes. Craonne fut éliminée de la carte par des explosions et des explosionsaujourd’hui dévastent encore de nombreuses villes. La violence, les meurtres ettoutes les atrocités que peut causer l’Homme ont toujours cours. Le souvenir estdonc périssable.Le visiteur du vieux Craonne ressortira t-il dégoûté de la violence de guerre ? Jen’en suis pas certaine….27-GIROUD Anaïs 1ES1 voyage à Lille 52

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