DOSSIER : LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES
Table des matières
1. Introduction : pourquoi ce document.........................
1. Introduction : pourquoi ce document
Ce document a pour but d’informer les parents des élèves de maternelle et primaire ...
Il est donc nécessaire d’alléger la journée par une rentrée en classe plus tardive le matin
(avec un temps d’accueil pour ...
L’ajout d’une journée complète de repos le mercredi, reproduit le phénomène décrit
précédemment sur le jeudi, sacrifiant 2...
C. Résultats des classements internationaux
Centrée sur la maîtrise de la lecture, clé de tous les apprentissages, l’étude...
3. La pédagogie du père Faure
"Chaque personne est unique et est actrice de sa propre construction, de sa propre
formation...
« Le travail, comme l’être humain, a son
rythme. Il est un temps de recherche et de
tâtonnement, un temps de découverte,
d...
assurer la bonne organisation des heures
d’éducation physique et sportive, toujours
mieux placées l’après-midi ou tout en ...
5. des activités pédagogiques complémentaires (APC) en groupes restreints viendront
s’ajouter aux 24 heures d’enseignement...
complémentaires, organiser librement des sorties pédagogiques, voyages scolaires, classes
transplantées.
D. Application de...
solution pour faire garder leur enfant. La communauté éducative doit rester vigilante à ce
que ces contingences extérieure...
6. La position de l’équipe enseignante du CSO
L’équipe pédagogique du CSO estime que cette réforme va dans le bon sens, la...
Ce jour d’APC serait différent d’une classe à l’autre, ce qui pour le primaire permettrait aux
élèves n’ayant pas APC le j...
En revanche, la restauration collective le mercredi midi reste une question en suspens.
8. Conclusion
Prenant en compte av...
Les membres de la Commission des rythmes scolaires :
Philippe Jubé (membre du Conseil d’Administration de l’APEL)
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Dossier rythmes scolaires cso

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Dossier de présentation de la réforme des rythmes scolaires pour la communauté éducative du Cours Secondaire d'Orsay.

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  1. 1. DOSSIER : LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES Table des matières 1. Introduction : pourquoi ce document............................................................................................. 2 2. Les études scientifiques à l’origine de la réforme........................................................................... 2 A. Les études des chronobiologistes : rythmes et performances de l’enfant ................................. 2 B. Comparaisons avec les autres pays européens........................................................................... 4 C. Résultats des classements internationaux.................................................................................. 5 3. La pédagogie du père Faure............................................................................................................ 6 4. La réforme des rythmes scolaires entérinée par le gouvernement................................................ 8 A. Les grandes lignes........................................................................................................................ 8 B. Exemples d’emploi du temps préconisés par le gouvernement................................................. 9 C. Obligation et liberté pour les écoles privées sous contrat.......................................................... 9 D. Application de la réforme en France : les difficultés................................................................. 10 5. Position des communes de l’Essonne ........................................................................................... 10 6. La position de l’équipe enseignante du CSO................................................................................. 12 7. Présentation des scénarios............................................................................................................ 12 A. Scénario premier ....................................................................................................................... 12 B. Scénario second......................................................................................................................... 13 8. Conclusion ..................................................................................................................................... 14
  2. 2. 1. Introduction : pourquoi ce document Ce document a pour but d’informer les parents des élèves de maternelle et primaire sur la réforme des rythmes scolaires et sur le point de vue de l’équipe enseignante du CSO. L’APEL a créé une « Commission des rythmes scolaires » composée de 5 parents d’élèves de maternelle et primaire, en charge de faire le lien entre l’équipe enseignante et l’ensemble des autres parents d’élèves. Ce présent document est rédigé par les membres de la Commission. Conformément à l’esprit originel du CSO, l’équipe enseignante estime que la position prise par l’école vis-à-vis de cette réforme doit nécessairement faire consensus avec les parents d’élèves. 2. Les études scientifiques à l’origine de la réforme A. Les études des chronobiologistes : rythmes et performances de l’enfant Depuis le rapport Debré-Douady (1962) qui dénonce la fatigue des écoliers jusqu’à celui de la mission parlementaire d’information sur les rythmes scolaires en décembre 2010, les scientifiques sont unanimes pour dire que les rythmes de l’enfant et ceux de l’école française ne sont pas en harmonie. Des journées trop chargées La journée des écoliers français (de 8h30 à 16h30) est la plus longue d’Europe avec 6 heures de cours dans le primaire. La semaine de 4 jours, instaurée en 2008 doit contenir 24 heures de cours en primaire, auxquelles s’ajoutent 2 heures d’aide personnalisée pour les élèves en difficulté (contre 26 heures pour tous auparavant). De ce fait, les journées sont trop denses en apprentissage et la pause méridienne souvent tronquée. Enfin, l’année scolaire s’avère la plus courte des pays de l’OCDE : elle ne compte que 140 jours. Mais elle concentre l’un des plus grands nombres d’heures de classe : entre 840 et 1033 heures selon l’âge des élèves contre 608 heures en Finlande ou 620 heures en Norvège… Faculté d’apprentissage des enfants aux différentes heures de la journée Les chronobiologistes et les chronopsychologues s’accordent à dire que le début de la matinée et le début de l’après-midi sont des moments difficiles pour l’enfant. Celui-ci arrive fatigué à l’école (8h30) quelle que soit la durée de son sommeil la nuit précédente. Puis ses capacités d’attention et d’apprentissage vont augmenter progressivement dans la matinée, avec un pic vers 10-11 h. Celles-ci vont ensuite diminuer en début d’après-midi et être à nouveau performantes vers 15-16 h.
  3. 3. Il est donc nécessaire d’alléger la journée par une rentrée en classe plus tardive le matin (avec un temps d’accueil pour démarrer en douceur) et moins d’heures d’enseignement journalier. Il faut concentrer les enseignements « académiques » en fin de matinée et en fin de journée scolaire, c’est-à-dire après 14h30. La reprise de l’après-midi ne devrait être occupée que par des activités qui sollicitent peu les enfants, des activités à caractère ludique par exemple. Vigilance des élèves tout au long d’une semaine à 8 demi-journées contre 9 demi-journées En 2010, l’Académie de médecine, la Cour des comptes, l’institut Montaigne et la mission parlementaire d’information sur les rythmes scolaires ont produit des rapports réclamant l’abandon de la semaine de 4 jours. Les coupures d’un jour ou plus cassent le rythme d’apprentissage des enfants, et ces derniers ont souvent besoin d’une journée pour recaler leur horloge biologique voir d’une journée et demi dans le cas d’une rupture de 2 jours. C’est le cas du lundi et du mardi matin, qui servent de resynchronisation aux écoliers, au détriment de leur activité intellectuelle et de leur vigilance.
  4. 4. L’ajout d’une journée complète de repos le mercredi, reproduit le phénomène décrit précédemment sur le jeudi, sacrifiant 2 jours et demi d’apprentissage dans la semaine. Les scientifiques recommandent donc une semaine de 4,5 jours (voire de 5 jours). B. Comparaisons avec les autres pays européens
  5. 5. C. Résultats des classements internationaux Centrée sur la maîtrise de la lecture, clé de tous les apprentissages, l’étude PIRLS (Progress in international reading literacy study) mesure tous les 5 ans les performances des élèves terminant leur quatrième année de scolarité obligatoire. La dernière enquête a été menée en mai 2011 dans 45 pays dont 23 pays européens. En France, 4 438 élèves de CM1 ont été évalués. Ils ont débuté leur scolarité en 2008, au moment de la mise en œuvre de la semaine de 4 jours. Les résultats de cette enquête révèlent la situation dégradée de notre école : avec un score de 520 points, la France n’arrive qu’en 29ème position sur 45 pays, en-deçà de la moyenne européenne, qui est de 534 points. Autre constat particulièrement préoccupant : cette baisse de niveau n’est pas le fait des seuls élèves les plus en difficulté; ce sont l’ensemble des écoles et l’ensemble des élèves qui enregistrent des résultats en recul par rapport à la moyenne européenne. Enfin, les écoliers français sont généralement à l’aise avec les questions à choix multiples de réponses mais s’abstiennent davantage que les autres de répondre lorsque les réponses doivent être rédigées. Ils sont également les plus nombreux à ne pas terminer les épreuves.
  6. 6. 3. La pédagogie du père Faure "Chaque personne est unique et est actrice de sa propre construction, de sa propre formation." (Pierre Faure) L'avantage d'un enseignement personnalisé tel que celui préconisé par le Père Faure est de respecter les rythmes d'apprentissage. La question des rythmes scolaires est en effet inscrite au cœur de la pédagogie de Pierre Faure. Dans un système traditionnel, l'enseignant travaille pour un élève " moyen " qui, en réalité, n'existe pas. En travail personnalisé, chacun peut travailler à son rythme. Il s’agit d’offrir à l’enfant la possibilité d’inscrire ses apprentissages dans la durée, d’équilibrer les activités mentales et physiques, et de porter une attention particulière à l’organisation des horaires et des semaines. Le tableau ci-dessous permet, si ce n’est d’établir un parallèle, du moins de tenter d’entrevoir des points communs entre la pédagogie du Père Faure et les bénéfices pédagogiques de la réforme avancés par le gouvernement. Pédagogie du Père Faure, extraits de « Un enseignement personnalisé et communautaire », Pierre Faure , 1979 Rythmes scolaires, extraits du guide pratique des rythmes scolaires publié sur le site du gouvernement (http://www.education.gouv.fr/pid29074/ rythmes-scolaires.html) « Si l’on veut que les élèves se mettent vraiment au travail, […], si l’on veut que guidés par les indications de travail, ils se documentent et lisent, observent et réfléchissent, s’exercent, soumettent au contrôle ou effectuent des autocorrections, mettent en commun ce qu’ils ont découvert ou cherché à approfondir, il faut leur en laisser le temps. S’il on ajoute qu’ils progressent à leur rythme, il convient de prévoir des horaires qui permettent à la fois continuité et souplesse dans le travail. Il ne peut s’agir de minuter des tranches de travail et moins encore de passer d’une courte activité à une autre à heure fixe, comme le prévoyaient les anciennes instructions de l’enseignement élémentaire.» Avec la mise en place de la semaine de quatre jours en 2008, les écoliers français ont connu des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. […] Or cette extrême concentration du temps d’enseignement s’est avérée inadaptée et préjudiciable aux apprentissages. Elle est source de fatigue et de difficultés scolaires. Ce constat est unanimement partagé, des scientifiques spécialistes des rythmes de l’enfant aux enseignants, en passant par les parents d’élèves.
  7. 7. « Le travail, comme l’être humain, a son rythme. Il est un temps de recherche et de tâtonnement, un temps de découverte, d’étonnement, d’admiration et de contemplation, un temps pour la précision et un temps pour l’exercice et la vérification, un temps pour l’expression et l’échange. En fait, des séquences d’une heure et demie semblent être la norme moyenne. De telles séquences permettent de se plonger dans un travail et laissent souvent sur la faim. Ce qui est préférable à la satiété.» « L’activité normale de l’homme, et plus encore de l’enfant, est activité de tout son être : corps, esprit et âme. Elle se traduit par une activité mentale certes, mais qui va à utiliser le geste et à mettre en mouvement le corps pour passer aux réalisations de ce que conçoit l’esprit. Une activité ou l’esprit et le corps ont leur part est une activité normale, équilibrée et qui équilibre. L’expérience le confirme. Si l’on veut améliorer les conditions de vie de l’écolier, il faut en tenir le plus grand compte dans l’organisation des activités de travail. Avant de remédier à la fatigue, il convient de la prévenir par le rythme même des activités, par l’association étroite entre celles de l’esprit et celles du corps.» Les nouveaux rythmes scolaires ont donc, avant tout, un objectif pédagogique : mettre en place une organisation du temps scolaire plus respectueuse des rythmes naturels d’apprentissage et de repos des enfants afin de favoriser la réussite de tous à l’école primaire. Les nouveaux rythmes scolaires conduiront ainsi à une meilleure répartition des heures de classe sur la semaine, à un allègement de la journée de classe de 45 minutes en moyenne et à la programmation des séquences d’enseignement aux moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande. « L’après-midi, des activités différentes et complémentaires de celles de la matinées sont fort souhaitables et conformes au rythme vital : ateliers de travaux manuels et artistiques, activités musicales et de chants, observation au dehors, éducation physique proprement dite, jeux et sports, sans oublier la sieste pour les plus jeunes. […] Il est bon d’attribuer à ces activités ou le corps a sa plus large place un horaire suffisant pour la mise en train, l’exécution, la remise en ordre. » [Les nouveaux rythmes scolaires] permettent également une meilleure articulation des temps scolaire et périscolaire : les élèves peuvent accéder à des activités culturelles, artistiques ou sportives et demeurent pris en charge au minimum jusqu’à l’heure actuelle de fin de la classe (16h30 dans la plupart des écoles) si leurs parents le souhaitent. Ces activités périscolaires, organisées par les collectivités territoriales, sont pensées en articulation avec le projet d’école et contribuent à l’épanouissement et au développement des enfants. « Une bonne hygiène, et de l’esprit et du corps fait alterner dans la journée et dans la semaine les séquences plus spécifiquement mentales et les activités physiques : ce que devraient
  8. 8. assurer la bonne organisation des heures d’éducation physique et sportive, toujours mieux placées l’après-midi ou tout en fin de matinée. Les bonnes heures du matin doivent être réservées au travail mental, exception faite – et il faut des exceptions – pour les sorties intelligentes, les excursions et découvertes dont on a trop perdu l’habitude. » Le passage à la semaine de quatre jours en 2008 ne s’est pas accompagné d’un allègement des programmes. Dans les écoles « Père Faure » cela a forcément diminué les temps de travail personnalisé avec pour conséquence logique la mise en difficulté des plus fragiles. Même s’il est vrai que le Père Faure ne se positionne pas explicitement pour la semaine de quatre jours et demi, il mentionne néanmoins clairement la nécessité d’aménager le temps de travail en favorisant l’alternance des activités pour prévenir la fatigue globale des élèves et améliorer leur performance. Il est évident que passer à la semaine de quatre jours et demi permettrait d’aller dans ce sens en laissant aux élèves plus de temps pour tâtonner, observer, découvrir. La réforme engagée par le gouvernement peut être pour notre communauté éducative l’occasion de réfléchir à notre rapport au temps : « Le rapport au temps : nous sommes dans une société qui a toutes les informations qu’elle veut dans l’instant, et qui se donne l’illusion de vivre en temps réel – et en même temps, c’est une entreprise en flux tendu. L’école est ce lieu où l’éducation s’inscrit dans la durée […] L’école peut être le lieu suffisamment souple et protégé à la fois où l’élève prend le temps de faire l’expérience de l’erreur, de l’échec, et du choix d’un autre itinéraire pour atteindre l’objectif fixé. » André Blandin, Membre d’honneur de l’AIRAP. 4. La réforme des rythmes scolaires entérinée par le gouvernement A. Les grandes lignes A compter de la rentrée 2013, les principes généraux d’organisation du temps scolaire dans le premier degré seront les suivants (article 3 du décret) : 1. l’enseignement sera dispensé dans le cadre d’une semaine de neuf demi-journées incluant le mercredi matin ; 2. tous les élèves bénéficieront de 24 heures de classe par semaine; à titre d’exemple, l’ajout de 3 heures de classe le mercredi matin permettrait d’alléger les autres journées en moyenne de 45 minutes ; 3. la journée d’enseignement sera, en tout état de cause, de maximum 5 heures 30 et la demi-journée de maximum 3 heures 30 ; 4. la durée de la pause méridienne ne pourra pas être inférieure à 1 heure 30 ;
  9. 9. 5. des activités pédagogiques complémentaires (APC) en groupes restreints viendront s’ajouter aux 24 heures d’enseignement hebdomadaire. Il pourra, par exemple, s’agir d’une aide aux élèves rencontrant des difficultés ou d’un accompagnement du travail personnel des élèves ; 6. des temps d’activités périscolaires (TAP) viendront s’ajouter dans le cadre de projets éducatifs (culture, art, sport, etc.) B. Exemples d’emploi du temps préconisés par le gouvernement C. Obligation et liberté pour les écoles privées sous contrat Selon l’article R442-35 du Code de l’éducation, les établissements privés sous contrat d’association doivent respecter les programmes et respecter les règles appliquées dans l’enseignement public en matière d’horaires (durée annuelle du temps scolaire et répartition horaire par domaine d’apprentissage). Toujours selon ce même article, les établissements privés sous contrat peuvent adopter un calendrier des vacances scolaires différent de celui de l’Éducation nationale, organiser librement la journée et la semaine scolaire, organiser librement les activités pédagogiques
  10. 10. complémentaires, organiser librement des sorties pédagogiques, voyages scolaires, classes transplantées. D. Application de la réforme en France : les difficultés Semaine de 4 jours et demi et évolution sociétale Les fédérations de parents d’élèves et les syndicats d’enseignants se déclarent favorables au changement, dans l’intérêt de l’enfant. Cependant, sur le terrain, la réalité est différente : certaines villes souhaitant opter pour l’école le mercredi matin se heurtent à un refus des parents et enseignants. Ceux-ci estiment parfois que le repos du mercredi matin est profitable aux enfants (ce que démentent les recherches sur le sujet). En fait, la société Française s’achemine vers une semaine à 4 jours avec des parents, notamment des mères, qui demandent des semaines aménagées. La semaine à 4,5 jours entre en contradiction avec cette évolution. Le coût pour les collectivités locales L’Association des maires des grandes villes (AMGVF) se déclare favorable aux 4,5 jours et demi. Mais si on allège les journées scolaires, les collectivités devront prendre en charge le temps libéré. Elles craignent non sans raison un alourdissement de leurs charges. « Pas question que cette nouvelle réforme repose entièrement sur le budget des collectivités locales», a ainsi averti Michel Destot, président de l’AMGVF. Le risque est aussi d’aboutir à un traitement inégalitaire des activités périscolaires, en fonction des ressources des collectivités. Le doute sur la qualité des activités périscolaires. Les parents craignent que ces temps d’activité périscolaire (TAP) se transforment en garderie, encadrés par du personnel peu ou pas qualifié, et que les activités en question ne présentent qu’un faible intérêt pédagogique, ajoutant de la fatigue « pour rien » aux enfants. De plus ces TAP pourraient imposer un coût financier aux familles si les collectivités locales n’étaient pas en mesure de les prendre en charge intégralement. 5. Position des communes de l’Essonne La quasi-totalité des communes aura mis en place la réforme pour la rentrée 2014 (non sans difficulté pour certaines). Quelques-unes sur le territoire métropolitain ont pris des positions radicales d’opposition à cette réforme pour des raisons de coûts, d’organisation voire de désaccord sur son bienfondé dont la commune de Janvry sur l’Essonne. Cette nouvelle organisation scolaire entraine le redéploiement des activités sportives et culturelles vers les TAP et donc un arrêt de ces activités le mercredi matin (plus de centres aérés). Ainsi, indépendamment de la question de la mise en place ou non de la réforme au sein du CSO, il convient d’anticiper dès à présent les conséquences pour les familles de notre école sur la fin des activités du mercredi matin dans leur commune de résidence. La question se pose notamment pour les familles dont les deux parents travaillent et qui n’auraient pas de
  11. 11. solution pour faire garder leur enfant. La communauté éducative doit rester vigilante à ce que ces contingences extérieures n’obligent pas certaines familles à quitter le CSO sans avoir pu envisager avec elles des solutions alternatives. La généralisation de la semaine de 4 jours et demi va donc entrainer une modification rapide de l’organisation sociale autour des activités des enfants ainsi que dans les modalités de choix plus ou moins aisés dans la proposition des activités périscolaires. Sur ce point, les inquiétudes sur la qualité des interventions sont réelles ainsi que les incidences financières pour les familles (beaucoup de communes choisissent de faire participer financièrement les familles). Concernant les établissements catholiques sous contrat d’association sur le département, force est de constater que beaucoup d’entre eux ne se sont pas engagés dans une démarche de réflexion et/ou de mise en place de cette réforme. Ce constat est d’autant plus surprenant que le secrétariat national de l’enseignement catholique ainsi que l’APEL nationale incitent les communautés éducatives à se saisir de cette réforme, non pas pour l’appliquer à la lettre, mais comme opportunité de faire du « sur mesure » sur la base d’un constat partagé par la « communauté scientifique » sur l’inadaptation de l’organisation actuelle. Le secrétariat de l’enseignement catholique met d’ailleurs en exergue ces établissements qui, ayant refusé en 2008 de passer à 4 jours, ont développé des organisations d’enseignement originales sur 4 jours et demi (classes thématiques, activités culturelles et sportives suivies, etc.) Pour certains établissements, il serait urgent de ne rien faire au motif que, d’une part cette réforme pourrait ne pas suivre son cours et que, d’autre part, les familles y seraient majoritairement opposées. Fermer ainsi le sujet est foncièrement en opposition avec la conception chrétienne de l’éducation qui place la concertation dans la communauté éducative au centre des projets pédagogiques (concertation il est vrai très relative dans beaucoup d’établissement ou réduite à sa portion congrue, ce qui pose question). Ne pas engager l’information et l’échange avec les familles pour ces motifs, c’est leur confisquer le débat et agir profondément en contradiction avec le projet pédagogique du Père Faure. De même, laisser passer une éventuelle opportunité de renforcer ce projet par lui-même à travers une nouvelle organisation des jours d’enseignement serait une position absurde attendu que la « méthode du père Faure » contient intrinsèquement la prise en compte et des rythmes d’apprentissage de chaque enfant et de la nécessité d’une réponse adaptée à ses besoins spécifiques. Il nous semble donc que notre communauté éducative ne peut se détourner de cette réflexion et doit faire acte de responsabilité en prenant le temps de s’informer et poser les enjeux pour nos enfants d’abord et pour la préservation du cadre d’enseignement requis par le Père Faure.
  12. 12. 6. La position de l’équipe enseignante du CSO L’équipe pédagogique du CSO estime que cette réforme va dans le bon sens, la prise en compte des rythmes biologiques de l’enfant étant un point essentiel de la pédagogie du père Faure. Aussi, l’équipe enseignante propose de prendre ce qui lui parait bon dans la réforme, en tenant compte des réalités sociales des familles. Garder les mêmes horaires journaliers pour ne pas désorganiser les familles Idéalement la journée devrait commencer plus tard. Néanmoins ce décalage horaire désorganiserait les parents contraints à un horaire professionnel ou qui doivent déposer leurs enfants de primaire/maternelle une demi-heure plus tard que leurs enfants de secondaire. Réorganiser les temps de travail personnalisé et d’enseignement communautaire au sein de la journée Il s’agit de placer les enseignements exigeant le plus de concentration aux heures où la vigilance des enfants est la meilleure. Cette réorganisation est transparente pour les parents. Ne pas (ou presque) recourir aux TAP L’équipe enseignante décide de recourir le moins possible au TAP (1 heure/semaine/enfant) Supprimer la coupure du mercredi L’équipe enseignante, forte de son expérience des 6 dernières années, constate que la semaine des 4 jours est préjudiciable à l’apprentissage des enfants. Les journées de cours sont trop dense et les coupures de milieu et fin de semaine trop longues : les enfants peinent à se remettre au travail les jeudis et lundis (parfois jusqu’au mardi matin). Le rajout d’une demi-journée de classe semble nécessaire. Le mercredi matin est privilégié par rapport au samedi matin afin de ne pas gêner l’organisation des familles en fin de semaine. 7. Présentation des scénarios L’équipe éducative du CSO a étudié différents scénarios d'application de la réforme, avec école le mercredi matin, en reprenant dans les grandes lignes les temps de présence à l’école tout en adaptant le découpage interne de la journée des élèves, dans l’inspiration de la pédagogie du Père Faure. A. Scénario premier Ce premier scénario prévoit comme actuellement 2h de temps personnalisé communautaire (TPC) de 8h30 à 10h30 permettant une entrée progressive dans les activités scolaires. Selon le jour de la semaine, le programme jusqu'à 11h30 peut varier :  soit une heure d’enseignement pour 4 des 5 jours de la semaine,  soit une heure d'activité pédagogique complémentaire (APC) pour certains élèves d’une classe le 5e jour de la semaine.
  13. 13. Ce jour d’APC serait différent d’une classe à l’autre, ce qui pour le primaire permettrait aux élèves n’ayant pas APC le jour J de bénéficier d’une activité tierce. La pause méridienne serait allongée de 15 minutes et atteindrait 2h, les enseignements reprenant à 13h30 jusqu’à 16h30 les lundi, mardi et jeudi. Le vendredi après-midi serait découpé différemment avec une heure de caractère propre (Eveil Religieux ou Moment Philo) suivie d’une heure d’enseignement et se terminerait à 15h30. Le mercredi matin serait organisé comme les autres matinées avec 2h de TPC à partir de 8h30 et enseignement ou APC la 3e heure. Il est envisageable de décaler cette matinée de 30 minutes pour commencer à 9h et finir la classe à 12h. Dans ce scénario, un intervenant unique pourrait venir 3 heures par jour de 10h30 jusqu’à 13h30 pour proposer une activité aux enfants qui ne sont pas en APC (3ème heure de la matinée et pendant la pause méridienne) ; ce serait donc un temps partiel de 15h davantage susceptible d’intéresser un intervenant ayant les compétences requises. Ce scénario pourrait se décliner avec un début décalé chaque jour de 15 minutes (entrée à 8h45, sortie à 16h45) et/ou la sortie anticipée du vendredi décalée au mardi. B. Scénario second Le deuxième scénario est sensiblement équivalent au premier à la différence majeure que les heures d’APC ne seraient plus effectuées en fin de matinée mais elles seraient toutes regroupées le mardi de 15h30 à 16h30. Ceci permettrait aux parents le souhaitant de pouvoir récupérer une heure plus tôt (à 15h30 ou 15h45) les élèves qui ne bénéficient pas de l’APC. Et pour les élèves qui resteraient à l’école, il faudrait trouver des activités supplémentaires (chorale, art plastiques, danse, etc.). Celles-ci seraient encadrées par des bénévoles ou des intervenants rémunérés par l’établissement ce qui entraînerait un coup supplémentaire pour les familles.
  14. 14. En revanche, la restauration collective le mercredi midi reste une question en suspens. 8. Conclusion Prenant en compte avant toute chose l’intérêt des enfants, l’équipe enseignante pense qu’il faut mettre en place la réforme des rythmes scolaires pour parfaire la pédagogie du CSO. Mais elle est bien consciente des inquiétudes légitimes et des contraintes d’organisation des familles. Aussi, les scénarios proposés prennent-ils soin d’évacuer les points d’achoppement de cette réforme :  Les horaires de début et fin d’école demeurent inchangés ;  Les TAP avec leurs risques d’inutilité et de surcoût financier sont (quasiment) abandonnés. Enfin la demi-journée supplémentaire permet principalement de retrouver du temps de travail personnalisé qui est au cœur de la méthode d’enseignement du Père Faure. Le seul véritable impact organisationnel est le mercredi matin. Il faut cependant garder à l’esprit que les centres aérés, les garderies, les activités sportives ou culturelles s’adapteront à cette réforme puisque toutes les écoles publiques de l’Essonne feront cours le mercredi matin. Les collectivités locales risquent donc de ne plus proposer d’offre de garde pour les enfants cette matinée là. Dans un premier temps, il est nécessaire que les parents anticipent les éventuels problèmes d’organisation qui pourraient se poser à eux le mercredi et les remontent à l’APEL. Ce n’est qu’avec ces informations que l’équipe enseignante pourra proposer la solution la meilleure.
  15. 15. Les membres de la Commission des rythmes scolaires : Philippe Jubé (membre du Conseil d’Administration de l’APEL) Emmanuel Artarit Frédérique Artarit Raphaël Flores Philippe Brousse (président de l’APEL)

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