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  1. 1. #28 TEST : Quel estivant es-tu ? KOI KI’S PASSE : Lesfestivalsse font la malle ZIK : Le «Grâle» de Java
  2. 2. Karte 3 KREDO ça vaut le coup de trinquer ! 4 KOI DE NEUF Késaco? 6 K PRATIK Quel estivant es-tu ? 8 ZIK Le Grâle de Java Kroniks d’ici et d’ailleurs 10 KOI KI’S PASSE Rock’n’roll 12 KRAYONNAGE Un prothésiste dentaire, dessinateur ! 14 KURSUS Une Nan-a en or ! Nils, la musique cordes et âmes
  3. 3. Ç a étonnera : “Va pour un magazine gratuit, mais quand même un CD…”. Ça énervera : “Merde, c’est Télérama à Angers”. Ou ça plaira : “Waouh ! Tous mes zicos préférés réunis sur une compil’”. Toujours est- il que ça ne passera pas inaperçu… À l’occasion de ses quatre ans d’existence, K.libres se paie le luxe de vous offrir une compilation de cinq titres signés d’artistes particulièrement actifs à Angers (Misty Socks, Hip Hop Kanou, Mashiro, Djak et Arno Gonzalez). En ces temps de crise, nous nous sommes dit qu’il valait mieux que vous gardiez un peu de sous pour partir en vacances. Entre la mobilisation contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs et les partiels, vous les avez bien méritées. Et rien de tel que mettre les voiles en compagnie de ce Angers Kalling vol. 1 que vous pourrez écouter à satiété chez mamie, sur la plage ou entre deux rangées de maïs. Souriez, vous êtes gâtés ! Un grand merci à tous ceux qui l’ont rendue possible. Ils se reconnaîtront (et se liront d’ailleurs sur le livret du CD). Sachez tout de même que ce disque a été édité en partenariat avec l’association Angers Calling qui risque fort d’enflammer rapidement la scène angevine. Merci, aussi, aux artistes présents sur cette compil’, et à ceux qui auraient dû l’être (Diving with Andy et Kwal), d’avoir joué le jeu, poussés par cette irrépréssible envie de partager leur passion pour la musique. Allez donc jeter un œil aux pages 19 à 24, histoire de faire plus ample connaissance avec eux. En attendant de vous retrouver au retour des vacances, bon courage pour les exams. Et bonne écoute. Souriez, vous êtes gâtés ! Dimitri Perraudeau, Directeur de la rédaktion Kredo 3 Ça vaut le coup de trinquer ! Klibre Le mag gratuit des étudiants angevins Bimestriel - année 5 - numéro 28 avril mai 2009 Contacts : redaction@klibre.fr
  4. 4. Congés-spectacles Allez, on se remet une petite couche de culture avant de partir en vacances. Jetons donc un œil à la fin de saison de l’Espace culturel (4 allée François-Mitterrand), en commençant par les Zygomatiks (théâtre d’impro), le 20 mai à 19 heures. On enchaîne avec un Jazz club mené tambour battant par David Doruzka trio, le 27 mai à 21 heures. Tiens, les Zygos sont de retour le 16 juin à 19 heures ! Le lendemain à 20h30, c’est au tour de Cinémas d’Afrique d’investir la place. Et avant de prendre quelques congés bien mérités, la fine équipe vous propose un dernier Jazz club, le 19 juin à 21 heures, avec Yves Robert, tromboniste de renom. Infos : 02 41 96 22 96. L’Europe de demain c’est avant le 31 mai À l’occasion des élections européennes du 7 juin, un concours ouvert à tous les étudiants français est organisé en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il s’agit de fournir une analyse écrite répondant à la question : “Quelle Europe souhaites-tu pour 2030 ?”. Inscrivez-vous et envoyez vos copies avant le 31 mai sur le www.excellence- universitaire.fr. À gagner : un voyage linguistique de deux semaines à Londres et deux week-ends à Amsterdam. Infos : www.solucrisis.fr. Baip, Baip, hourra ! Souvent critiquée pour être trop éloignée du monde de l’entreprise, l’Université s’adapte. La loi relative aux Libertés et responsabilités des universités leur a défini une nouvelle mission en la matière. Elles sont désormais tenues d’installer des Bureaux d’aide à l’insertion professionnelle. L’université d’Angers n’est bien évidemment pas exemptée et lancera dès la rentrée prochaine son propre Baip. Il aura notamment vocation à mettre en œuvre de nouvelles actions portant sur la transition formation-emploi des étudiants. Infos : www.univ-angers.fr. Koi de neuf Késaco ?
  5. 5. 5 555Annonce publicitaire
  6. 6. Kpratik 1/ Dring ! La cloche a sonné. Mais oui, mais oui, l’école est finie… Que t’inspirent ces quelques mois que tu vas devoir passer loin de la fac ? ♠ Chouette, bientôt les rattrapages. ♣ Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés… ♥ Super, je rentre à la maison ! Là-bas, dans le Nord, à Saint-Bernardin-des- Mines : 10°C à l’ombre et une densité de population frisant les 7,5 vaches par habitant. ♦ Mais, mais… ça veut dire pas de numéro-supplément-additionnel spécial “Soleil et régime” de K.libres ? 2/ Ah, la plage, lieu rêvé où tout (ou presque) est permis… Quelle tenue légère a tes faveurs ? ♥ Un short hawaïen, très tendance cet été… comme depuis dix ans. ♦ Une combinaison intégrale, imprimée façon patchwork de K.libres. ♣ Un bikini sans bretelles… pour le bronzage, c’est mieux ! ♠ Un slip de bain, car tu n’as pas oublié qu’il est obligatoire à la piscine. 3/ Assis à la terrasse de “La Casita del señor Zorro”, tu te rafraîchis avec délectation… Que prends-tu ? ♣ Ton pied (hi hi hi !). ♦ Un Cuba libre (un dérivé de K.libres, cela va sans dire). ♠ Un lait de chèvre (comme chez Mamy). ♥ Un verre de glaçons (en même temps, t’es pas riche comme Crésus). 4/ Cette année, c’est “Concours de sculpture de sable”. Une sensibilité artistique à fleur de peau te somme de créer. Oui, mais quoi ? ♣ Ton âme sœur qui ressemble à cette fille rencontrée hier en boîte. Heureusement que tu te souviens à peu près de son visage, parce que son prénom, lui, t’a échappé. ♥ Un château fort : classique mais efficace. ♠ Ta grand-mère en bikini. ♦ Une statue à l’effigie de ton idole : le rédac’ chef de K.libres. Quel estivan 5/ Côté protection solaire, quelle est ta ligne de conduite ? ♠ Habillé de la tête aux pieds (comme ça, pas de risque). ♥ Crème indice 60 (mieux vaut prévenir…). ♦ Biafine (… que guérir !), car trois heures en plein soleil, plongé dans K.libres, on n’en sort pas indemne. ♣ Naturiste au hâle chocolat : “J’y peux rien, j’ai une peau qui prend naturellement le soleil !”. 6/ Tu as cassé ta tirelire pour acheter LA compil’ des tubes de l’été. Quel titre passes- tu en boucle ? ♠ Ça m’énerve d’Helmut Fritz. Parce que l’été, ça t’énerve, d’ailleurs la musique aussi, ça t’énerve, et même cette chanson, elle t’énerve ! ♦ The Revenge of Mr Skan de Djak ou Demons de Misty Socks, voire toute la compil’ de K.libres. ♥ L’Aventurier d’Indochine. Parce que Bob Morane, c’est toi. ♣ C’est beau la bourgeoisie de Discobitch. Parce que tu ne te lasseras jamais de ce titre qui a enflammé le dancefloor de “La Casita del señor Zorro”. 7/ Quand vient la fin de l’été, tu t’arraches de ton paradis surchauffé pour retrouver la douceur angevine. Quel geste enterrera définitivement cette saison bénie des cieux ensoleillés ? ♣ Les tongs au placard, c’est frustré que tu ressors tes vieilles baskets grisâtres. ♦ Tu ranges le K.libres de mai sur la pile 2008/2009 et débarrasses ta table de chevet pour accueillir les prochains numéros. ♠ De retour dans tes 9 m², tu te jettes à terre, embrassant le sol avec amour : fin de la torture ! ♥ Rentrée ? Automne ? Cours ? Ce n’est qu’un défi de plus que tu vas t’empresser de relever. Angers, gare à toi, te revoilà ! Puisque les vacances approchent, ton magazine étudiant préféré (en même temps, c’est le seul) t’a concocté un petit test de derrière les fagots. Que tu te traînes langoureusement sur les plages de sable fin, amèrement dans un bureau beaucoup trop climatisé, ou douloureusement dans un champ de myrtilles livré au soleil, il est l’heure de découvrir quel type de vacancier tu incarnes… Test réalisé par Anne-Pauline Bruneau et Juliette Boissinot, avec la participation de Camille Charrier Test
  7. 7. nt es-tu ? Tu as accumulé une majorité de… ♥ Tu es l’aventurier ! Des randonnées en pleine jungle amazonienne aux vacances chez Mamy, tu ne crains pas le danger. Partir loin sans se ruiner ou enle- ver tous les petits grains de sable entre tes doigts de pied, ça te connaît. ♠ Tu es l’anti-estival ! Que ce soit à la plage ou dans les champs où tu te gaves des cerises que tu t’es engagé à cueillir en juin (et peut-être même en juillet si tu as de la chance), tu n’as qu’une obsession : à quand la rentrée ? ♣ Tu es le décadent ! 1er juillet, et déjà tu ne tiens plus. Oubliés les partiels et autres dossiers de réinscrip- tion, tu ne penses qu’à te laisser porter par le remous des vagues et vivre de soi- rées et d’eau (salée) fraîche. ♦ Tu es le K.libres addict ! Il s’agit d’une carence k.libristique caractéri- sée. Et l’action du soleil n’y peut rien. Heureusement, la ré- dac’ a pensé à toi avec cette compil’ qui devrait te faire tenir jusqu’en octobre. Du moins, on l’es- père… 7
  8. 8. ziK Annonce publicitaire Quelques heures avant un concert mémorable au Chabada (faire danser le public angevin en couple sur de la musette relève de la performance), R.wan, le chanteur de Java, revient sur le come-back tant attendu du groupe parisien qui, depuis 1998, s’évertue à marier musette, hip-hop et chanson. Après quelques années d’absence, ils viennent de sortir un album (Maudits Français) et de mettre au point un set explosif qu’ils exportent désormais dans tout l’Hexagone. K.libres : Pourquoi une si longue absence ? Qu’avez-vous fait pendant tout ce temps ? R.wan : « En 2005, après avoir beaucoup tourné, nous n’arrivions pas à rassembler la matière nécessaire à un troisième album. Du coup, chacun est parti sur des projets différents. Fixi (accordéon/clavier) a travaillé sur le Paris Rockin’ de Winston McAnuff, alors que Bistrol (le batteur) et moi avons bossé sur Radio Cortex. Et comme tout ça composait le Paris Rockin’ Tour, nous ne nous sommes jamais perdus de vue. » K.libres : Java a une place particulière dans le paysage musical français. Comment l’expliquez-vous ? R.wan : « Nous avons la même formule depuis le début : un phrasé hip-hop, des samples de musette et de l’accordéon. C’est forcément original. D’autant que nous utilisons les circuits traditionnels du rock. On cherche à produire une musique qui groove, mais en français, une langue plus cérébrale que dansante. C’est d’ailleurs pour ça que nous appelons notre quête le “Grâle”, contraction de groove et de râle. Au final, notre objectif est de créer un folklore, un lien social absent en France. Notre pays est de plus en plus cosmopolite, on aimerait lui trouver une culture commune, une musique métissée et dans l’air du temps qui fasse danser les gens. » K.libres : En quoi Maudits Français se distingue du reste de votre discographie ? R.wan : « Il s’agit plus d’un album de groupe que les précédents. Pourtant, la recette n’est pas évidente, nous venons d’univers musicaux différents, voire contradictoires. Trouver la bonne alchimie réclame davantage d’efforts. Avec ce disque, les arrangements ont évolué, les textes également. Mais le plus important est d’avoir un propos intéressant et cohérent. Là, c’est le cas. » Interview B-bô Le Grâle de Java
  9. 9. Daria, Open Fire Avec ce dernier album, le quatuor d’énervés écrit une nouvelle page de l’histoire d’amour entre Angers et le rock. Une musique furieuse, efficace à souhait, comme savent le faire les quatre comparses de Daria. Si l’aspect mélodique – leur marque de fabrique – est toujours présent, c’est ici la puissance du son qui surprend. Aux manettes, Iain Burgess (studio Black Box) a su donner le relief essentiel à ces ingénieuses compositions. Chant rugi, guitares brutes et batterie martelée, Daria fait du Daria pour le plus grand bonheur des amateurs de rock nerveux, rageur et hargneux. Kroniks d’ici et d’ailleurs Bulitt, Full Moon Bullitt, Full Moon À sa formation en 2005, c’est avec un son dub-rock que le combo angevin s’est fait connaître de la scène locale. Quatre ans plus tard, le propos a évolué. Bullitt se situe désormais du côté de l’électro-rock. Une mue plutôt réussie à l’écoute de ce réjouissant maxi. Si l’utilisation parcimonieuse des effets et la place accordée au sax’ n’est pas sans rappeler les expérimentations menées en leurs temps par d’illustres aînés (Zenzile), la guitare, aérienne, confère au groupe une couleur résolument rock, tandis que la batterie prend parfois de faux airs de jungle. Avec leurs architectures musicales élaborées, les morceaux sont tout bonnement envoûtants. Leduovedettedubreak-beatlivesembleprendreplaisiràdécontenancer son auditoire. Après quatre ans d’interruption, la série Chip Jockey livre enfin son neuvième opus, fruit de trois années d’expérimentations et couronnement d’une carrière longue d’une décennie déjà. Interlope a perçu dès ses débuts l’infinité de possibilités qu’offrent les machines en matière d’évolution des morceaux et de spontanéité. Et même si cette qualité d’adaptation trouve plus particulièrement son sens sur scène, le volume qui intègre des morceaux jungle et drum & bass ne peut que faire l’unanimité auprès des amateurs du genre. D’aucuns auraient pensé que le départ de l’historique et charismatique chanteur Sir Jean provoquerait un vide insurmontable pour la formation lyonnaise. Take a Ride, son nouvel opus, prouve le contraire. Meï Teï Shô a mis ce départ à profit pour se renouveler. Bien sûr, la rythmique groovy est toujours assurée par les deux piliers du groupe, Boris Kulenovic (basse) et Germain Samba (batterie). Mais, avec la venue de machines, d’un piano Fender Rhodes et d’une pléiade de chanteurs, l’horizon musical du groupe s’élargit, tandis que les morceaux gagnent en concision et en efficacité. 9 Interlope, Chip Jockey Take a Ride
  10. 10. Koi ki s’passe Comme tout bon étudiant qui se respecte, les infos te rentrent par une oreille et ressortent par l’autre… Petite piqûre de rappel, dans cette rubrique “Koi ki s’passe”, de ce qui justement ne se passera plus ! R iche d’une étonnante offre en matière de festivals, Angers a décidé de se serrer la ceinture et de réduire son budget alloué à la culture. C’est ce qu’a annoncé en janvier le maire, Jean Claude Antonini. Pour être précis, cette coupe représente 200 000 euros sur les 7,4 millions concernés. Après onze années de bons et loyaux services, Tour de scènes, l’excellent festival gratuit du mois de mai, tire ainsi sa révérence, la mairie ayant décidé d’allouer la manne financière correspondante au soutien, à l’année, des groupes angevins de musique actuelle. Angers l’été subit d’ailleurs le même sort, remplacé par le festival Tempo’Rives qui proposera, en juillet et en août dans La Doutre, pas moins de dix concerts hebdomadaires et gratuits aux influences éclectiques. Partenaires privés Coup dur également pour le festival du Scoop et du journalisme, dont la subvention municipale est supprimée. Cependant, grâce à une réserve de 90 000 euros, l’édition 2009 aura bien lieu en novembre. La survie de l’événement dépendra ensuite d’éventuels apports de partenaires privés. Quant aux Accroche-Cœurs, s’il a un temps été question d’un festival s’étalant sur une dizaine de jours, il devrait finalement se dérouler sur une journée et une soirée, au lieu de trois précédemment. Certains s’en vont, d’autres arrivent ; à Angers, comme ailleurs, une crise a fait le printemps. Claire Cesbron Lavau Les festivals qui se font la malle
  11. 11. Rock’n’roll Après avoir écouté en boucle ta compil’ Angers Kalling vol. 1, tu te poses peut-être tout un tas de questions sur Djak, Mashiro, Hip Hop Kanou, Arno Gonzalez ou Misty Socks. Qui sont-ils, que font-ils et pourquoi le font-ils ? Pas de panique ! Tourne donc cette page et découvre ce que nous t’avons mijoté : cinq interviews et portraits avec de belles photos en prime… Amour de la musique et rock’n’roll attitude : voilà ce qui unit depuis longtemps Arash Saeidi, Georges-Henri Saulou, Stéphane Martin et Kalcha. Il ne leur en fallait pas plus pour décider de se mobiliser au profit de la scène musicale angevine. Ils ont du coup créé l’association Angers Calling, dont l’objectif est de promouvoir les groupes locaux en devenir et de les inscrire dans une tradition musicale riche de deux décennies d’expérience, en favorisant notamment les échanges avec les formations plus chevronnées. Djak, Misty Socks ou Sarah Connor’s Child : ces jeunes pousses sont porteuses d’une musique déjà très travaillée qui mérite d’être diffusée. Les quatre compères entendent bien y pourvoir… Bruits de couloirs La sortie de la compil’ Angers Kalling vol. 1, en coopération avec le magazine K.libres (c’est nous !), est la première pierre de cet édifice. L’asso prévoit la parution de deux disques par an, faisant aussi la part belle aux pistes “historiques” de groupes qui ont fait la gloire d’Angers, puis aux pistes “jumelées” de formations originaires de villes étrangères partenaires de notre belle cité. Angers Calling envisage également une série de concerts, en présence des “compilés”, dans les bars du centre- ville (avant l’été), ainsi que la création d’un site internet (dès octobre). La plateforme proposera deux faces : la première, encyclopédique, avec tout un tas d’infos sur les groupes ; et une deuxième, plus évolutive, avec des coups de cœurs, des vidéos et autres bruits de couloirs… Dimitri Perraudeau Infos : angerscalling@yahoo.fr. 11
  12. 12. Krayonnage Il y a quelques années encore, Laurent Seigneuret était prothésiste dentaire. Aujourd’hui, il signe, en compagnie du scénariste Pierre Makyo, Le Trésor du temple1 , un thriller messianique, adaptation palpitante et habile du roman d’Éliette Abécassis. Rencontre avec un dessinateur au parcours atypique… K.libres : Comment passe-t-on de prothésiste dentaire à dessinateur de BD ? Laurent Seigneuret : « La BD, c’est une passion qui remonte à l’enfance. C’est pourquoi j’ai longtemps dessiné de petites histoires dans mon coin. Une activité que j’enrichissais des conseils d’auteurs confirmés, récoltés notamment à l’occasion de festivals. Puis, ce fut par un heureux concours de circonstances que j’ai eu l’occasion de rencontrer le dessinateur Bruno Rocco (Le Jeu de Pourpre, ADN, Le Décalogue). Peu à peu, une grande amitié est née. Bruno m’a confié un premier travail de crayonnés de décors sur l’une de ses BD, et un jour, il m’a convaincu qu’il était temps de me lancer professionnellement. J’ai, sans hésitation, lâché mes outils de prothésiste pour le crayon à papier, la gomme et l’encre de Chine… » K.libres : En quoi consiste votre “formation” d’autodidacte ? Laurent Seigneuret : « Je suis un grand lecteur de BD, passionné par des auteurs comme Giraud, Gillon, Boucq, Rossi, Julliard, Tardi, Servais, Maëster, Jodorowsky, Van Hamme… J’ai tout simplement essayé de comprendre leur manière de travailler la composition, la technique, le dessin ou l’encrage. J’ai pris un crayon, une feuille, et j’ai bossé. Toutefois, je sais qu’il me reste encore beaucoup à apprendre pour espérer devenir un bon auteur. » K.libres : Vous avez signé votre première BD avec Pierre Makyo, un scénariste de renom… Laurent Seigneuret : « Je l’ai rencontré chez Bruno Rocco, un jour où nous étions en train d’analyser une de mes réalisations. On a discuté tous les trois une bonne partie de la soirée, et une nouvelle amitié s’est nouée. C’est un peu plus tard que Pierre m’a proposé le scénario du Trésor du Temple. » K.libres : Connaissiez-vous le travail d’Éliette Abécassis ? Laurent Seigneuret : « Non, et je ne l’ai malheureusement jamais rencontrée. Nous avons seulement échangé quelques mails. En tant que créatrice de l’œuvre, elle a naturellement un droit de regard sur notre travail, mais au final elle nous laisse entièrement maîtres de l’adaptation, que ce soit pour le scénario ou le dessin. Ceci dit, je m’efforce de rester fidèle à son travail. » K.libres : Entre le premier tome et le deuxième, on sent votre style graphique évoluer… Laurent Seigneuret : « D’un album à l’autre, c’est une tendance naturelle. Mais, je dois bien l’avouer, la réalisation d’une première BD s’accompagne d’une angoisse de mal faire qui nuit un peu à la qualité du boulot. Puis, de fil en aiguille, la pression se dissipe,on finit par ne plus penser qu’au plaisir de dessiner. Je ne regrette qu’une chose : le dessinateur est un être désespérément solitaire. Il passe des heures seul devant son bureau, et il serait positif qu’il rencontre parfois ses confrères, histoire de partager les expériences. » K.libres : Le marché de la BD n’est pas des plus florissants. Ne serait-il pas finalement préférable d’être prothésiste dentaire ? Laurent Seigneuret : « La conjoncture économique n’est en effet pas très favorable au marché de la BD. Pas mal d’auteurs galèrent en ce moment, et c’est mon cas. D’ailleurs, beaucoup d’entre nous exercent en parallèle une autre activité salariale. Clairement, d’un point de vue financier, mieux vaut être prothésiste dentaire ! Cependant, je réalise mon rêve, j’exerce un métier qui me passionne. » K.libres : Quels sont vos projets ?  Laurent Seigneuret : « Dans l’immédiat, je termine avec Pierre Makyo le cycle du Trésor du temple, dont le tome 3 sort en septembre. Pour le reste, je ne m’étendrai pas, car beaucoup trop de projets restent malheureusement à l’état de projets. » Interview Julien Derouet « Le dessinateur est un être désespérément solitaire » Un prothésiste dentaire, dessinateur !
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  14. 14. Kursus D ’origines hollandaises par sa mère, Nils voyage aux quatre coins de l’Europe avec ses parents, dès son plus jeune âge. Pays-Bas, Danemark, Autriche, Portugal, ces nombreux périples en camping-car lui procure le goût des autres et de la découverte. Si la langue n’est pas un frein aux rencontres, il décide néanmoins, après son bac, d’effectuer une licence en Anglais à l’Université du Maine, au Mans, et d’en parfaire sa maîtrise. Le Royaume de la pop Alors qu’il se ballade en centre ville, Nils tombe nez à nez avec… une guitare électrique exposée dans la vitrine d’un magasin de musique. Un coup de foudre qui exacerbe d’un coup son goût pour la musique, bien que déjà ancré en lui grâce à des parents mélomanes qui lui font découvrir les grands standards rock des années 70- 80. Des Rolling Stones à Simon and Garfunkel, en passant par Crosby, Stills, Nash and Young. À partir de ce moment, sa passion pour la musique grandit de jour en jour. Il commence par jouer quelques classiques des Beattles, et s’essaie à des groupes plus contemporains (Cocoon, The Kooks) Très vite, il compose ses premiers morceaux et écrit ses premiers textes en 2008, lorsqu’il part en Erasmus à Leicester. Sans doute le royaume de la Pop l’inspire-t- il. Reste qu’à son retour en France, tout a changé. De plus en plus pris par la musique et la nécessité d’écrire, il se détache de ses études pour se consacrer cordes et âme à sa guitare. Obtenant sans trop de difficulté son Master, il échoue tout de même à l’examen du CAPES et décide de mettre ses études entre parenthèses. Son premier vrai contact avec le public Après quelques recherches actives d’emploi, Nils est embauché à France Bleu Maine en tant que chargé d’accueil. Un travail « alimentaire », pas trop prenant, qui lui laisse le temps pour s’investir à fond dans sa passion. Sa musique se peaufine. Son style se teinte de folk, de rock et de pop. Il démarche alors les salles de concerts et autres diffuseurs afin de jouer sur scène. Son premier « vrai » contact avec le public, il l’a alors qu’il joue dans un parc à Amsterdam au gré des envies des passants. Rapidement les premières dates s’enchaînent. Le Mans, Leicester et Nantes, Nils vit ses premiers concerts au rythme du public français et anglais. Il accède même à la finale d’un tremplin musical régional. Désormais, Nils est un artiste. Il prépare même l’enregistrement en studio d’un six titres pour ce mois-ci. De là à dire qu’il veut faire de la musique, sa vie… Julie Chopin Nils : La musique cordes et âmes Nils est un passionné. De ceux qui vont au bout des choses. Tout a commencé avec le sport. Le basket, plus précisément. Plus jeune, il le pratique à haut niveau: deux à trois entraînements par semaine, des week-ends organisés autour des matchs. Une vie au rythme des quarts temps ! Autant de sacrifices et d’efforts qui porteront leurs fruits : il tutoie la Nationale lors de quelques matchs. Pourtant, plus que le basket et le haut niveau, c’est la musique qui l’emporte petit à petit.
  15. 15. 15 Nan se met à nue E lle baille, Nan. Elle est fatiguée, dit-elle. «J’ai eu une dure journée.» On aperçoit de petits cernes sous ses beaux yeux bridés. Le visage de cette jeune femme de 27 ans, reste lisse, frais, un brin malicieux. Installée à une table de l’Université Catholique de l’Ouest, là où elle étudie, Nan se tient droite et souriante. Elle a quitté le Nord Est de la Chine pour venir en France, en septembre 2010. « J’ai travaillé dans un restaurant et j’ai pris des cours de français, avant de m’inscrire à l’Université ». Cette année, elle prépare un master en Information Communication dans l’espace local et territorial, à Angers. Une matière qu’elle a déjà étudiée, durant quatre années, dans son pays. Passionnée par la France, elle est venue ici pour apprendre la langue et pour rejoindre son petit ami. Ce qu’elle aime ici, c’est lire la presse, « les journaux français portent sur la vie des gens, alors qu’en Chine, ils parlent beaucoup plus de politique. Moi je trouve que c’est important de parler de la vie, de la société ». Une Nan-née difficile ! Pendantl’entretien,ellesedévoileetretournecertaines questions, témoignant sa volonté d’échanger. Les sourcils froncés, elle laisse apparaître la peur de ne pas réussir son master. Comment appréhende-t-elle ses études ? « J’ai beaucoup de mal à comprendre le cours. En Chine, on doit lire le sujet d’étude avant qu’il ne soit détaillé par le professeur. En France, on a pas les outils pour travailler en amont ». Assise sur le bout de sa chaise, la chinoise Nan, se crispe dans son manteau à carreaux. Elle s’exprime avec les mains et cherche de l’aide pour trouver ses mots. « En revanche, ici les professeurs français sont très … très… ». Elle sort son petit ordinateur de poche pour traduire le mot : « Ah oui ! Très accessibles ! Ils sont près des étudiants, et n’hésitent pas, par exemple, à se déplacer si l’on ne comprend pas. C’est plus facile pour échanger. En Chine mes professeurs restent souvent derrière leurs bureaux ». Une Nan-amorphose professionnelle Par hasard, on la découvre chanteuse. « Dans mon pays, j’ai chanté dans une grande surface pour faire la promotion d’un produit. » Pratique peu courante en France. « On a aussi demandé à mon groupe de venir faire de la musique pour un mariage ». Lorsqu’on lui demande ses séries et films français préférés, elle répond sans hésitation : «Plus belle la vie et Le petit Nicolas.». Symbole pour elle de la culture française. « J’aime beaucoup l’art de vivre à la française ». Quand elle a le temps, Nan part à la découverte de la France «J’ai visité le château et le Musée des Beaux Arts d’Angers, Saumur, la Tour Eiffel à Paris, … ». Et ce qu’elle aimerait visiter par-dessus tout, c’est « Bordeaux et Nice ! J’ai vu des photos et je trouve que c’est très joli ! Je voudrais voir l’océan Atlantique et la mer Méditerranée ! ». Alors que fera-t-elle après son master ? « J’aimerais étudier la cuisine et apprendre notamment à faire des pâtisseries françaises ». Nan veut dévorer la vie à pleine dents. Sa cerise sur le gâteau : un retour en Chine avec ses diplômes français en poche ! Camille Angoujard Une Nan-a en or ! Nan a quitté la Chine en 2010, pour venir étudier à Angers. Elle s’est inscrite cette année en master Information Communication à l’Université Catholique de l’Ouest (UCO). Derrière son apparente timidité, ce petit bout de femme sait ce qu’elle veut ! Elle nous dévoile ses impressions sur la culture française.

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