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  1. 1. DOSSIERSMARKETINGUn marketing frugal pour unconsommateur frugalPAGE 5STRATEGIES DETERRITOIRESToulouse fait du tourismed’affaires son fer de lance danssa politique de développementéconomiquePAGE 15N°15Mars-Avril 2013CHERIE J’AI RETRECILES PRODUITS !LE MARKETING FRUGALLe magazine des stratégies et des tendances marketingPERSPECTIVESTENDANCESToutes les dernières innovationsporteuses et les conceptsmarketing de demainPAGE 11
  2. 2. EDITOEDITOMarketing frugal pourun consommateurfrugal !“Les temps changent”... nul doute... Si nousabordions dans notre dernier numéro l’influencedu temps (weather) sur le comportement duconsommateur et les outils marketing qui endécoulent, nous avons décidé dans ce dossierd’aborder l’impact du temps (time) d’uneconjoncture difficile et d’une crise qui dure.Mais attention : point de morosité enmarketing ! Au contraire, notre métier estd’être au plus proche des tendances, desbesoins, des envies de nos clients pour adapterdes réponses pertinentes et séduisantes. Alors,en ces temps difficiles, quelles sont lesdernières tendances marketing ? Le motd’ordre semble être la “frugalité”... De leurcôté, les entreprise (TPE / PME pour l’essentiel)voient leurs budgets fondre comme neige ausoleil... Les marketeurs doivent alors performeravec moins de budget. Le marketing frugal,c’est d’abord innover pour trouver les solutionsles moins onéreuses mais avec de forts taux deretours sur investissement. C’est l’ère del’ingéniosité et de la créativité. Il faut rendreabordable les produits et services dont nosclients ont toujours rêvés !Et ça tombe bien, car de son côté, marqué parla crise, le consommateur est sensible àl’humour, au sentimental, à l’originalité... et auprix ! Il faut en être conscient : "la pauvretérevient en Europe !" déclarait il y a quelquesmois Jan Zijderveld, patron Europe dUnilever.Pour s’adapter, les stratégies déclinées dans lespays en voie de développement vont s’appliquerchez nous… ça laisse songeur... marketingfrugal pour un consommateur frugal.Mais comme je vous le disais, point depessimisme ! il y a toujours des solutions. Et leschangements que nous connaissons sontlargement source d’espoir.Car le marketing frugal, c’est aussil’innovation par le produit, la technologie laplus pointue, le retour à l’essentiel, aufondamental... de belles perspectives sontdevant nous.Alors, bonne lecture et... gardez toujours unelongueur d’avance !PAGE 1 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013
  3. 3. LSA le 28/03/2013La crise de la viande de cheval n’est pas encore terminéeSelon Nielsen, un mois après la révélation du scandale de la viande decheval, les ventes des plats surgelés à base de viande enregistrent encoredes baisses de 43%.En savoir plusLes EchosLe « made in France » fait son chemin dans lalimentaireLe commerce organisé développe le 100 % français pourrépondre aux nouvelles préoccupations des consommateurs.Certaines enseignes de restauration ou de distributionmettent aussi en place des filières courtes. En savoir plusChallenges le 28/03/2013Les marques de bière françaises n’auraient-elles plus la cote?Alors que les ventes de bière déclinent en France, les groupes Heineken etCarlsberg lancent de nouvelles marques qui évoquent tout sauf le houblondAlsace ou lorge des Flandres. En savoir plusle 26/03/2013DEMAIN A LA UNEDEMAINA LA UNEEMarketing Magazine le 26/03/2013Les cinq innovations qui vont révolutionner le commerce de demainAlors que les consommateurs ne jurent que par les nouvelles technologies,les enseignes doivent sadapter à ces nouveaux comportements pouraméliorer leur relation client. Zoom sur les innovations présentées lors duCegid Retail Connections à Venise.En savoir plusLa TribuneLa Free school de Xavier Niel formera «1.000 génies »par an gratuitementLe fondateur de Free va financer sur ses deniers personnelsune école qui formera au développement informatiquegratuitement pendant 3 ans des jeunes sans qualification..En savoir plusLe Monde le 27/03/2013Réseaux sociaux : forte réputation et faible pratiqueLes réseaux sociaux professionnels ont fort bonne presse auprès desdécideurs dentreprise, mais leur utilisation nest pas encore massive, selonune étude publiée le 14 mars par Idaos, agence conseil spécialisée dans lesstratégies digitales et linfluence numérique En savoir plusle 18/01/2013PAGE 2 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013
  4. 4. EMarketing Magazine le 28/03/2013Tout sur les usages des tablettes par les FrançaisLa tablette séduit plus les hommes que les femmes, davantage les 16-34ans et sutilise plusieurs fois par jour. Prixtel et IPSOS révèlent les usagesdes tablettes numériques par les Français. En savoir plusCapital le 25/03/2013Bienvenue dans la "war room" de NestléLe géant suisse a installé l’an dernier à son siège de Vevey un centre decontrôle pour surveiller sa réputation en ligne dans le monde, en temps réel.Coulisses. En savoir plusL’Entreprise le 27/03/2013La vente à domicile se porte bienDepuis 20 ans, la vente à domicile affiche sa bonne santé. Recettes etrecrutements sont à la hausse malgré le fort turn-over et le caractèreintermittent de ces emplois. En savoir plusStratégies le 28/03/2013Les Français apprécient les marchésLes marchés de rue sont de plus en plus appréciés des Français. Selon uneétude Promise Consulting-Huffington Post, ils se classent troisièmeenseigne préférée derrière E.Leclerc et Carrefour, mais devant Auchan etIntermarché. En savoir plusLes EchosUne start-up française veut démocratiser le partage debureaux pour les entreprisesLéconomie du partage se développe dans tous les secteurs.Facilitée par Internet, cette tendance a permis à des Airbnb(sur la location dappartements) ou Blablacar (sur lecovoiturage) démerger. Le B2B nest pas en reste et unestart-up française, souhaite démocratiser la pratique pour lalocation de bureaux. En savoir plusle 28/03/2013DEMAIN A LA UNELSA le 26/03/2013Le moral des ménages à nouveau plombé en mars selon l’InseeLe moral des ménages français, déjà en berne, a accentué son repli enmars, plombé par leur pessimisme sur le niveau de vie futur en France quiatteint un niveau historique, a annoncé ce matin l’Insee. En savoir plusle 16/01/2013La Tribune368 start-up prêtes à embarquer sur une Silicon Valleyflottante au large de la CalifornieDeux entrepreneurs de la Silicon Valley chercheraientactuellement à lever 27 millions de dollars pour mettre à flotsBlueseed, leur projet de paquebot qui reproduirait unécosystème favorable aux jeunes pousses. Avec en prime,un cadre législatif et réglementaire des plus souples..En savoir plusPAGE 3 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013
  5. 5. EVENEMENTSEVENEMENTSNOUS Y ETIONSET ON REPARLE DE METEORetour sur la conférence organisée par Objectif News(groupe La Tribune), premier magazine économiquede la région Midi-Pyrénées. L’invité de cette dernièreétait François Jacq, PDG de Météo France. L’occasionidéale de venir compléter le dossier du précédentnuméro de notre magazine Perspectives sur lamétéo-sensibilité.François Jacq a rappelé les missions de Météo-France.Outre les prévisions météorologiques que nousconsultons au quotidien, Météo France s’affirmecomme le bras droit des secteurs stratégiqueset de la puissance publique : aéronautique,défense, industrie… Il s’agit alors de contribuerà une meilleure gestion des risques. Nous voilàdonc au cœur du sujet de la météo-sensibilité.François Jacq n’a pas manqué de souligner l’intérêtmajeur d’autres secteurs comme l’agro-alimentaire, l’agriculture et la grandedistribution pour ces nouveaux outils dans lebut d’optimiser leur process et rentabiliser leursactivités. Désormais les activités commerciales deMétéo France en BtoB ou BtoC représentent de 15 à20% des activités globales du groupe. Malgré uneconcurrence croissante et bien souvent gratuite,Météo France garde une part de marché de 60% surle segment des activités commerciales. Qui dit météo,dit aussi audimat. Le lien, plutôt incongru à primeabord est somme toute assez logique. Parce que lamétéo est lue et regardée, les média constituentun solide cœur de clientèle pour le groupe.PAGE 4 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013François Jacq a mis l’accent sur les progrèsconstants en matière de prévision. On gagne unejournée de prévision tous les 10 ans quant à lafiabilité des prévisions.Et aujourd’hui le maillage des modèlesprévisionnistes de Météo-France est de 2kms. Sur leton de la semi-plaisanterie, François Jacq supposequ’il sera possible de déterminer la météo de sapropre rue. Et c’est bien là que se situent lesenjeux pour Météo-France : suivre lesévolutions technologiques pour répondre auxexigences croissantes du consommateur.Pour réaliser tout cela, il faut du matérielperformant. François Jacq a conclu avec une bonnenouvelle pour Toulouse, berceau de Météo-France.Le groupe va se doter d’un nouveau super-calculateur parmi les plus puissants du monde.Et il sera logé dans la ville Rose.Quoi de plus logique pour une ville dont lesentreprises lui fournissent l’ensemble de sa flotte desatellites.49%des français ne fontpas confiance à lamétéo.EnquêteFévrier 2013
  6. 6. LA METEO : REINE DE L’AUDIENCEDOSSIERREFLEXIONS MARKETIN GDOSSIER MARKETING PAGE 5 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013FRUGALCONSUMERFRUGAL MARKETING :RETOUR AUXFONDAMENTAUX
  7. 7. DOSSIER MARKETING1Marketing frugaln’est pas low cost !PAGE 6 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013"Je voudrais consommer moins mais mieux".Cest laffirmation dans laquelle se reconnaissent plusde 30% des Français, selon létude 2012 delObservatoire des consommations émergentes(ObSoCo). Bien sûr, les contraintes budgétaires et lafameuse « baisse du pouvoir d’achat » imposent sesrègles, mais même ceux qui sont aucunementtouchés par la crise modifient leur comportementd’achat. Ce qui était une adaptationconjoncturelle en 2009 se transforme en unetendance structurelle. Les besoins et attentes desconsommateurs ont radicalement changé en 4 ans.La situation économique nous a rendu consom-acteuret plus seulement consommateur. Je veux choisirma marque, mon produit. Je veux qu’il soit dequalité, qu’il dure plus longtemps, qu’il soit bonpour la santé et profitable à l’économie locale.La crise m’a rendu sensible à l’humour et aux belleshistoires (a sentimental and funny consummer…). Jesuis engagé dans mes achats et connecté pourcomparer et obtenir le meilleur prix. Je veux duservice, de la personnalisation et surtout… je veuxvivre une expérience exceptionnelle ! Sinon, je restechez moi…Le marketer construit des histoires (story telling,voire story branding !) autour de la marque. Ilvéhicule des valeurs fortes basées sur despersonnalités, des missions ou des événements. Il vafavoriser la communication et l’échange pour créer unvrai lien avec les clients. Par exemple, la Boîte à Pizzademande à ses clients d’imaginer leur prochaine pizzaqu’ils mettront plus tard à la carte ! Des techniquesqui renforcent l’attachement, la fidélité tout en étantmoins coûteuse que les 4 millions de dollars pour 30sde publicité pendant la finale du Superbowl en 2013…Car si le client veut tirer plus de satisfaction de sonproduit pour être convaincu et l’acheter, il le veut,bien sûr, au meilleur prix… Ses contraintesbudgétaires lui imposent un contrôle quotidien ducordon de la bourse. Ainsi est né le MarketingFrugal… pour apporter plus de satisfaction auclient à chaque euro dépensé. Il s’agit deprendre en compte les nouveauxcomportements et d’augmenter la valeurperçue, pour moins cher.On peut distinguer deux stratégies « frugales »pour deux types produits différents : les« nécessaires contraints » et les « plaisirs désirés ».Concernant les produits de première nécessité, JanZijderveld, patron Europe dUnilever avait faitsensation il y a quelques mois, en déclarant : "Lapauvreté revient en Europe" ! Il annonçait qu’ilallait appliquer en Europe les mêmes techniquesque dans les pays en voie de développement.Unilever va réduire les contenants pour sesproduits, voire proposer des paquetsindividuels qui permettront auxconsommateurs « pauvres » de continuer àacheter. "Si un consommateur en Espagne nedépense que 17 euros pour faire ses courses, je neme vois pas lui en demander la moitié pour acheterde la poudre à laver...". Il faut savoir qu’enIndonésie, le shampoing est vendu en dosesunitaires à quelques centimes la dose… Les clientsne constituent plus de stocks car ils n’ont plusconfiance en l’avenir, et ils ne sont pas prêts àsacrifier leur maigre budget à acheter en gros pourfaire quelques économies… ils préfèrent achetermoins et mieux maîtriser leur consommation.
  8. 8. Le marketing frugal, c’est donc adapter lepackaging et les quantités pour conserver sesmarges et jouer sur les volumes en attirant lesnouveaux segments « pauvres » qui ne peuventplus acheter vos produits !Concernant les produits « plaisirs désirés », le besoinlà encore va être disséqué par le client. « Qu’est cequi est vraiment utile dans ce produit que je désireacheter ? » L’ère de la différentiation du produit parle haut avec ses versions « premium price » a duplomb dans l’aile avec la crise. La marque doit nonplus proposer des services additionnels obligatoires etsans intérêt, mais plutôt se recentrer sur l’essentiel !Le marketing frugal, c’est le marketing de ladifférentiation par le bas, mais sans perdre ungramme de qualité.Attention : le marketing frugal n’est pas lowcost ! le low cost propose un produit de moindrequalité car il rogne sur les marges, les matièrespremières, le service... Le marketing frugal balaiel’inutile pour garder l’essentiel, le fondamental.Une excellente qualité mais au meilleur prix carépurée des suppléments couteux ! Si l’on parledes compagnies aériennes, elles vous proposeront dela sécurité, de la ponctualité et du transport.L’essentiel. Pas de superflu pour un prix assurémentattractif. Si l’on parle des voitures, Mercedes vousdemandera si vous recherchez le confort, lapuissance, la technologie… et ne vous proposera plusforcément son haut de gamme. On ne parlera pas deperformance avec la classe B, mais d’un produitMercedes qui véhicule l’image de la marque tout enétant un choix « raisonné ». Ainsi, la Logan deRenault n’était pas destinée à l’origine au marchéfrançais mais aux pays en voie de développement.Pourtant, le succès rencontré impose au constructeurde poursuivre ce type de produits aussi en Europe.C’est la fin des stylos 4 couleurs quand leconsommateur n’a besoin que d’un crayon à papier !Le marketing frugal… c’est le retour àl’essentiel sans sacrifier la qualité pour unmaximum de satisfaction !PAGE 7 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013La SNCF lance Ouigo, son service de grande vitessedit low-cost. Loin d’être un mode de déplacementdiscount, Ouigo propose l’essentiel : relier un pointA à un point B à grande vitesse sans serviceadditionnelLa Nano du constructeur indien Tata s’inscritégalement dans le mouvement du marketingfrugal : une voiture réduite au strict essentiel, àsavoir rouler. Pas d’air conditionné, pas de vitresélectriques et vitesse réduite.DOSSIER MARKETINGQuant au John’s phone, il symbolise à sa manièrele retour aux sources. A l’ère des smartphonesplus sophistiqués les uns que les autres, cetéléphone fait figure d’OVNI. Pas d’écrans tactiles,pas d’applications, pas de GPS. Ce téléphone sertuniquement à téléphoner. C’est bien là la fonctionoriginelle de ce type de produits. Il intègre mêmeun répertoire papier et un stylo et autorise 3semaines de batteries.
  9. 9. DOSSIER MARKETINGUN marketing de lacréativité, del’ingéniosité et del’innovation2Il faut reconnaître une vertu à la crise : elle forcel’entreprise et le marketer à innover ! Comment nepas altérer la qualité tout en incitant le client àacheter ?La première solution est de travailler autour depromotions qui pousseront le client à l’acted’achat. Le même produit, mais moins cher… Cen’est pas la plus grande innovation, mais elle a lemérite de fonctionner. On a jamais vu autant decoupons de réduction, offres exceptionnelles,soldes flottantes, achats groupés…qu’aujourd’hui. L’exemple de la marque Ralph LaurenFemme est criant. Ils ont un budget de 37 Milliardsde dollars en bons d’achats et rabais, ce qui montrel’importance attachée à ce genre de pratique par ladirection marketing. De la même façon, il estintéressant d’observer les modèles économiques enpleine croissance depuis quelques années commeGroupon ou Lafourchette.com. Le concept estsimple : une réduction de 50% minimum si vouspassez par ces sites auprès de partenairesréférencés. L’offre est efficace car elle suit latendance d’un client qui cherche à « consommermalin ». Et le concept convainc aussi le professionnelqui bénéficie d’une communication gratuite. En effet,il calcule les réductions proposées pour qu’auminimum, elles ne lui coûtent rien, et au mieux, ilgagne un peu de marge. Attention toutefois à ne pascroire que ce genre d’actions rapporte facilement del’argent… Il s’agit avant tout d’une action decommunication au même titre qu’un encartpublicitaire.Il convient donc de la mener comme telle, enproposant une offre cohérente par rapport à votrecible. Et cette action publicitaire a la particularité defaire tester, en condition réelle, votre produit. Quellemeilleure preuve pour convaincre ?La seconde solution « frugale » serait peut-être unmot d’ordre : CRÉ-A-TI-VITÉ ! En période dedisette, le marketer doit être rusé et chercher partous les moyens à créer le buzz en minimisant lesinvestissements. Les principaux outils sont viraux…mais il faut que l’événement ou l’annonce puissentintriguer, inquiéter, amuser ou surprendre. Vousdevez trouver le moyen de susciter l’intérêt devotre communauté.Je me souviens d’une « opération »particulièrement bien sentie à la sortie du film descience fiction Chronicle. Par un jour ensoleilléen plein hiver, les New Yorkais ont cruapercevoir des hommes voler au dessusd’eux ?!? Des oiseaux mutants ? des superhéros ? non, plutôt des avions télécommandésguidés par l’agence de communication de laTwentieth Century Fox. Le buzz énorme a été unvrai succès, vu 4 Millions de fois sur youtube en 3jours !http://www.youtube.com/watch?v=dcDN409ZBv4PAGE 8 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013
  10. 10. DOSSIER MARKETING PAGE 9 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013Enfin, et c’est peut-être le plus important, lemarketing frugal est avant tout un marketingd’innovation produit.En effet, comme nous l’avons vu dans l’articleprécédent, frugal n’est pas low cost. Au contraire, ils’agit d’augmenter la valeur perçue par le client enminimisant le coût, et cela grâce à un recentrage duproduit/service sur l’essentiel. Je pense à l’interviewdu Directeur France d’Illiad, maison mère de Free,interrogé sur BFM Business il y a quelques semaines,et qui présentait la Freebox Révolution comme un purproduit de marketing frugal. Même si Free a « cassé »les prix du marché, il ne l’a pas fait en sacrifiantquelque qualité que ce soit. il a recentré son offre surles fondamentaux : la voix et le réseau.Tout simplement. Et les clients ne se trompent pas.Ils ne sont plus obligés de s’engager sur 12, 24 ou 36mois et de cumuler sans cesse des points inutiles. Parcontre, ceux qui le choisissent peuvent s’engager,avec une offre complémentaire, pour acquérir lesterminaux les plus récents et les plus performants.Cette stratégie que l’on peut qualifier defrugale, contrairement au low cost, conserve lesmarges et permet d’investir dans la R&D. C’estcette grande différence fondamentale quipermet de « sortir de véritables pépites detechnologie, comme la Freebox Révolution… »De son côté, dans son best seller « JugaadInnovation », son auteur Navi Radjou assure que l’onpeut générer de la croissance, mais pour cela :« soyez flexible et pensez frugal ! ». Il remarqueque les stratégies produits des pays en voie dedéveloppement commencent à gagner les paysoccidentaux. Il prend l’exemple d’un petit fabricantlocal indien qui a lancé un nouveau téléphone « NoName », qui servait simplement à téléphoner etéchanger des sms. Sobre mais efficace. Fin 2011 lesfabricants "No Name" de téléphones vendaient plusde téléphones que Samsung, Apple, LG et Nokiaréunis !Le fabricant connaissait certainement l’adage duMahatma Gandhi, père spirituel de son pays : « DoingMore with Less for More » (Faire plus avec moinspour le plus grand nombre). On a parlé de Gandhianengineering.Aujourd’hui, c’est Carlos Ghosn lui même, patronde Renault-Nissan, qui a défini le « frugalengineering » comme un art. L’art de faire plusavec moins de ressources…Et si le marketing frugal s’imposait comme un levierde compétitivité. Quelle ironie après des années dedémesure !
  11. 11. DOSSIER MARKETING3LA REPONSE DESENTREPRISESPAGE 10 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013Comme nous l’avons vu précédemment, le succès dumarketing frugal n’est pas seulement uneconséquence du contexte économique délicat quenous endurons. C’est aussi un retour aux sources.Un retour vers une meilleure manière deconsommer. Comme un refus de la société deconsommation et de ses dérives. Lors de laconférence « SAVE FOOD » qui s’est tenue àDüsseldorf en mai 2011 la FAO a publié un certainnombre de chiffres qui ont été relayés dans la presse: chaque année, les consommateurs des pays richesgaspillent presque autant de nourriture (222 millionsde tonnes) que l’entière production alimentaire nettede l’Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes).En Europe et en Amérique du Nord, chaqueconsommateur gaspille entre 95 et 115kgs denourriture par an.Face à ses nouveaux modes de consommation, lesentreprises ont du s’adapter pour apporter unemeilleure réponse aux consommateurs. Une réponsebasée sur un plaisir plus juste et plus simple.Tout d’abord le refus du gaspillage. Chupa Chups adéfrayé la chronique en réduisant le format deses fameuses sucettes. Les enfants entre 3 à 6ans ne finissaient pas la Chupa Chups classique.Les Cadbury Fingers ont vu aussi leur taillerétrécir alors que la décennie qui vient de s’écoulermilitait pour agrandir leur taille. Ainsi Small est-ildevenu Beautiful. Ce refus du gaspillage peut aussise traduire de manière encore plus surprenante. Onpense alors à la stratégie de ce restaurant deSapporo au Japon qui fait payer une amende auxclients qui ne finiraient pas leur assiette.Autre axe stratégique adopté par les entreprisespour apporter une réponse plus frugale : lejuste besoin. Les marques de cosmétiquesproposent désormais des mini flacons de vernistandis que les anciens formats, beaucoup plus grospartaient à la poubelle à moitié-pleins. Yves Rochera lancé des berlingots de masque capillaire à 1euro. Il s’agit d’un soin raffiné qui ne correspondpas à une pratique quotidienne. Pourquoi alors leproposer sous un volume important ?Finies les offres pléthoriques inutiles etpleines de confusion pour le consommateur.Retour à des produits plus simples. L’universalitédes produits évite la multiplication de ces derniers.Séphora propose « La crème hydratante qui faittout » (visage, corps, mains, cheveux), Melvitadéveloppe la « Crème universelle pour toute lafamille » et Mercurochrome va vendre la « Crèmeuniverselle apaisante » (rougeurs, piqûresd’insectes, après soleil).Même les stratégies de communication desentreprises se plient à cette frugalité. Les buzzcréés de toute pièce sur internet sont à leurmanière des exemples flagrants de marketingfrugal. Je dépense moins mais je gagne autant.Finis les effets spéciaux, les grands filmspublicitaires à plusieurs millions d’euros, les grandsacteurs d’Hollywood… Place à la petite vidéoamateur postée sur Youtube ou bien au canularcomme ce fut le cas récemment avec Carambar.Dés lors, on se rend bien compte que cemarketing frugal va bien au delà desconsidérations de contexte économique. C’estune réponse aux revendications à la foismilitantes et hédonistes du consommateur.Mais aussi un nouveau levier de fidélisation etde rentabilité de la part des entreprises. Alorsdés aujourd’hui, adoptons la « FrugalAttitude » !
  12. 12. TENDANCESTENDANCESDE DEMAINPAGE 11 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013TENDANCES OBJETS :VOTRE PRODUIT EST UNIQUE800 millions de canettes et de bouteilles en plastique porteront des prénomsfrançais. Après le succès de lopération "Share a coke with..." en Australie, laFrance est le deuxième pays à égrainer la nouvelle stratégie de personnalisationde la marque américaine.Coca-Cola va donc imprimer sur les étiquettes de ses produits les prénomsfrançais les plus usuels. Prévue pour cet été, lopération "Partagez un Coca-Cola"se situe dans la droite lignée de celle initiée en Australie. Le but premier de Cocaest de rappeler au consommateur que la notion de partage est un principefondateur de la marque. La personnalisation est un gage dengagement. Cocareconnait lunicité de ses fans en créant des produits à son effigie. Une véritablemarque de reconnaissance de la fidélité accordée ainsi que de lunicité de chacunde ses consommateurs.Pour célébrer la transformation de Schweppes Lighten Schweppes Zéro, une série limitée de canettesSchweppes va être mise en place. Deux égériesdéjantées vont accompagner ce lancement:Gunther Love, le chanteur du groupe Airnadette etDaphné Burki, la co-présentatrice du Grand Journal.Un choix judicieux. Le couple formé pour lacampagne lest aussi dans la vie. Ils symbolisentparfaitement un esprit rock iconoclaste teinté deculture bobo. Ce sont donc deux de leurs nombreuxtatouages respectifs qui vont servir de support audesign des canettes: un coeur et un arc-en-ciel girlypour elle et une moustache et gentille tête de mortpour lui. Cette édition limitée sera en vente enexclusivité chez Colette et sur villaschweppes.comau prix de 19 euros, à partir du 1er avril 2013.Opel a fait de la personnalisation son nouveau ferde lance. Pour sa nouvelle Corsa, Opel a ouvert unsite internet qui, en plus de choisir les combinaisonsde couleurs, permet de baptiser sa voiture avec sonpropre prénom. Finis les doux noms comme Corsa,Tigra, Clio, Mégane ou bien les codes alambiquéscomme C5, DS4, 207, X3... Place désormais àMartin, Nathalie, Stéphane ou encore Christelle.Vous pourrez alors afficher à larrière du véhicule,en lettres argentées, votre prénom comme silsagissait du nom dune série limitée. Opel sétaitdéjà illustré avec son modèle Adam qui annonceplus de 60 000 combinaisons de couleursextérieures et 80 000 intérieures.
  13. 13. TENDANCESTENDANCES CONCEPTSTENDANCES HIGH TECHPAGE 12 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013Coffee Who est une plateforme destinée àreplacer les échanges et les conversations aucoeur du quotidien des salariés. Lintérêt RH estréel puisque cela permettrait de renforcer lacohésion des équipes ainsi que le sentimentdappartenance à lentreprise.Le fonctionnement est exactement le même quepour un site de rencontre. Chaque salarié créeson profil en remplissant les différents champs,notamment ses compétences et ses intérêts.Dés lors, l’algorithme du système va proposerdes rencontres autour dun café par affinités.Pour guider le premier contact, des thèmes dediscussion seront suggérés.L’Iwatch, nouvelle révolution d’Apple. Daprèsles informations de Bloomberg, Apple aurait misune centaine dingénieurs sur le projet quireprendrait plusieurs des fonctionnalités de sesiPhone et iPad. Quasiment une centaine debrevets auraient été déposés. Apple joue gros etdevra impressionner tant au niveau du designque des fonctionnalités (vision de lidentité desappelants, prise d’appels, interaction avec lesréseaux sociaux, plans de villes, podomètre ouencore mesure des battements du coeur...)Samsung vient de présenter son nouvelopus, le tant attendu Galaxy S4. Malgrédes performances indéniables, c’est unelégère déception tant il apparaît commeune évolution du S3 et non une révolution.Samsung semble caler sa stratégie surcelle d’Apple quitte à ralentir la croissancetechnologique du marché.Le café de la mort, installé dans la crypte d’une églisede Londres, a proposé à une soixantaine de convivesdurant deux nuits des plats potentiellement mortelsdans le but de promouvoir les dons destinés auxassociations de bienfaisance dans les testaments.Au menu: du fugu (un poisson dont la tétrodotoxinepeut tuer sans quil existe le moindre remède), du bhutjolokia (un des piments les plus puissants du monde),deux plats à base de cyanure dhydrogène et descocktails de toxines (aflatoxine, théobromine etmyristicine).
  14. 14. TENDANCES CONNECTETENDANCESSTRATEGIES DE VENTESTENDANCES PAGE 13 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013Selon lInsee, 30 % des dépenses des ménagessont aujourdhui préengagées.Des secteurs et des produits étonnants s’intéressentde plus en plus aux stratégies d’abonnement. Parmiceux-ci, nous retiendrons particulièrement lamarque de café Illy.A travers sa formule d’abonnement en ligne illyExpress, la marque propose de recevoir son caféautomatiquement que ce soit en capsules, dosettes,café moulu ou en grain. Les frais de port sontofferts et la résiliation possible. Labonnement peutmême se coupler à lachat dune machine Illy à untarif préférentiel. Une excellente manière de ne plusse trouver en rupture de stock.Un restaurant de Sapporo a mis en place unestratégie commerciale hors du commun dans le butde responsabiliser et sensibiliser le consommateur.Son menu Isthme comporte un bol de riz que leclient peut agrémenter à volonté d’œufs desaumon. Mais gare à celui qui aura les yeux plusgros que le ventre. S’il ne termine pas son assiette,le client s’expose à une amende.Neurowear présente ses écouteurs de musique dotés dela technologie EEG, c’est à dire des capteursélectroencéphalographiques qui mesurent directementles réponses du cerveau aux stimuli. Le capteur à posersur le front peut détecter 3 humeurs différentes:concentration, somnolence et stress. En fonction de ces 3humeurs, le lecteur audio proposera des musiquesadaptées en toute autonomie.Lopération de Kiabi propose un espace danslequel sont exposés les produits les pluspopulaires de lenseigne. Sur chacun de cesderniers, un mini écran indique en temps réelle nombre de «likes» préalablement attribuésau produit par les fans Facebook de lamarque. Et comme si cela ne suffisait pas,lespace comporte des tablettes tactiles surlesquels les clients peuvent se connecter à leurcompte Facebook.
  15. 15. TENDANCES PAGE 14 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013ON BUZZEPetit rappel des faits : la semaine dernière uneannonce a fait leffet dune bombe. Un clichéInstagram affichait alors un communiqué de lamarque qui fixait au 15 avril 2013 la fin descélèbres blagues Carambar. Le supposécommuniqué précisait que les blagues Carambarseraient remplacées par des exercices ludo-éducatifs. Un peu à la manière des Apéricubes:"Retrouvez la bonne orthographe : échalote,échallote, échalotte". Une responsable de lamarque précise en substance que les blaguesétaient un peu vieillottes et que la marque achoisi dévoluer. Dès lors, cest un véritableouragan qui déferle sur les réseaux sociaux. Lehashtag Carambar devient rapidement un desplus cités en France et des groupes de "révolte"Un vrai coup de maître qui a réussi à berner toute lapresse et qui utilisé pleinement les ressorts viraux duweb en naissant à partir dun simple cliché surInstagram. Les concepteurs du piège pensaient garder lesecret jusquau 1er Avril mais face au déferlementmédiatique, ils ont estimé que les plaisanteries les pluscourtes étaient les meilleures.Tout a été minutieusement imaginé pour un effet finaloptimal. Au départ, un kit spécial comprenant uncartable, des crayons de couleur et des Carambarsnew-look, a été envoyé à une centaine dinfluenceurs,blogueurs, ou émissions de télé branchées (comme LePetit Journal, sur Canal+).Avec le kit, était joint le fameux communiqué de pressedont le cliché est apparu sur Instagram. Lesconcepteurs avaient même joint des études marketinggrossières stipulant quon apprend mieux en mangeant.Comme le présente Farid de lagence Farid&Fred, pluscest gros, plus ça passe.La forte viralité des réseaux sociaux sest contentée defaire le reste. Résultat, on a jamais autant parlé desblagues Carambar. Pour les responsables de la marque,il sagit dun vrai coup de fouet pour le produit qui areçu en quelques jours des milliers de preuvesdamour. Une polémique a même enflé sur le rôle dujournaliste. Personne na en effet vérifié lesinformations ni demandé à la marque les études surlassimilation facilitée de connaissances lorsque lonmange.se créent sur Facebook. Tous les média ont relayécette information. Depuis les blogs les plus futilesjusquaux très sérieux journaux Le Monde,Libération ou lExpress..Même le maire de Marcq-en-Baroeul sest ému decette triste nouvelle invitant les salariés à signerune pétition pour le retour des blagues. Seulsquelques média comme le Nouvel Observateur ontémis quelques réserves sur la véracité delinformation, notant une certaine proximité avecle 1er Avril. Pourtant Carambar a multiplié lesfausses pistes. Tout dabord, la page daccueil dusite de la marque qui intègre un compte àrebours: "le changement cest dans...". Ensuite,ce nest un secret pour personne que la marque ainitié une vaste réorientation marketing avec unecampagne sur le thème: "Carambar, cest dusérieux". Alors que croire?La réponse est venue aujourdhui. Il ne sagissaiten fait que dun canular orchestré par la marqueet la célèbre agence Farid&Fred.
  16. 16. TERRITOIRESTERRITOIRESDEVELOPPEMENT LOCALPAGE 15 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013TOULOUSE : LE TOURISMECOMME FER DE LANCE DUDEVELOPPEMENT ECONOMIQUECette semaine sest déroulée à Toulouse uneconférence ayant pour thème "Toulouse, future capitaledu tourisme d’affaires ?". Une simple phrase quirésume tout. Le tourisme daffaires est devenu unoutil indispensable pour le développementéconomique dun territoire. Cet axe faitlunanimité au sein des collectivités locales etnotamment pour les grandes métropolesrégionales. Ces dernières sadonnent dailleurs à uneconcurrence terrible à grands coups dactions demarketing territorial.Toulouse néchappe pas à cette règle et témoigne decertaines ambitions en la matière.La conférence organisée en présence de Pierre Cohen,maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole,a révélé lintérêt majeur manifesté par Toulouse pour letourisme daffaires. Le bilan du tourisme daffaires àToulouse est satisfaisant: 27 000 emplois, 150 millionsd’euros de chiffre d’affaires et 5,6 millions de touristesd’affaires et d’agrément par an. Mais cela resteinsuffisant. Toulouse est actuellement classée au51ème rang des destinations européennes en termesde congrès scientifiques. Une véritable ombre noire autableau quand on connait les compétences et le savoir-faire historique toulousains en matière de recherchescientifique et dinnovations technologiques.Juste une question dego? Pas seulement. Uncongressiste représente environ 150 € deretombées économiques par jour pour une ville. Ily a donc aussi un enjeu clairement économique.La chasse au congressiste, voilà le nouveau fer delance des stratégies de développementéconomique. Comme une marque tenterait deséduire un consommateur exigeant, les villesdoivent se doter doutils performants etdévelopper une communication adaptée etefficace.Toulouse a bien saisi cette dimension nécessaire.UN PARC DES EXPOS DEDIMENSION INTERNATIONALEEn premier lieu, la 4ème métropole de France varenouveler son parc des expositions. Toulouse vaainsi se doter dun outil de dimensioneuropéenne. 600 m de long, 320 m de large, 21m de haut, le futur Parc des Expos comporteraune grande halle couverte et modulaire pouvantaccueillir 15 000 personnes dans 40 000 m²répartis sur plusieurs halls. Livraison prévue en2016 moyennant un budget global de 300M€.UNE MARQUE TERRITORIALEDeuxième axe, la création dune marqueterritoriale, So Toulouse. Mais à la différencedautres territoires, il ne sagit pas dune marqueglobale qui ferait la promotion de tout ce quereprésente Toulouse. Par exemple, la marqueBordeaux sert tout dabord à fédérer les bordelaisautour dun projet commun afin quils deviennentdes ambassadeurs de la ville. So Toulouse, cenest pas ça. Cest un outil marketing destinéà développer le tourisme daffaires,notamment à linternational.
  17. 17. TERRITOIRES PAGE 16 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013L’EXEMPLE LYONNAISComme Toulouse, Lyon a misé sa stratégie de développement économique sur le tourismed’affaires, le rayonnement international et la séduction d’investisseurs étrangers. Bien plusrémunérateurs que le tissu français pour l’instant saturé et moribond. La dimension internationale d’OnlyLyon ne cesse de croître. Les objectifs de la marque pour 2013 concernent le développement del’attractivité auprès des personnes qui voyagent «plus de quatre fois par an pour affaires ouagrément» et sur les grandes villes dEurope (Londres, Amsterdam, Paris, Francfort, Milan, Bruxelles) maisaussi Dubai (capitale avec laquelle Lyon a ouvert une ligne directe via Emirates), New York, San Francisco,Shanghai, Séoul, Tokyo, São Paulo… On ne peut être plus clair.Les résultats sont pour l’instant très probants.Depuis 2010, Lyon est considérée comme la 2e ville la plus attractive en France et la 19e en Europe pour lesinvestisseurs (Cushman & Wakefield), la 1re ville pour les jeunes cadres et diplômés (APEC) et la 8e villeinnovante au monde (2thinknow Innovation Cities Global 256).La stratégie devient encore plus limpide: attirer dansses filets des touristes daffaires mais aussi desévènements denvergure.UN CLUSTER DEDIE AU TOURISMEd’AFFAIRESTroisième étape et non des moindres: Toulouse militepour la création dun cluster dédié au tourismedaffaires. Lunion fait la force. Au même titre des pôlesde compétitivité, un tel cluster pourrait regrouper tousles prestataires du tourisme d’affaires mais aussi lesstructures de formation, les laboratoires de rechercheet les créateurs d’événements. Le but étant deconcentrer sur un même territoire toutlécosystème du tourisme daffaires pourrenforcer son efficacité.Derrière cette stratégie ambitieuse, les objectifs ont étéfixés: passer dans les 40 premières destinationseuropéennes en matière de congrès scientifiques etorganiser un évènement denvergure internationalepour célébrer louverture du nouveau Parc des Expos.Mais pour réussir, Toulouse sait quelle devra encoreune fois se libérer du joug de laéronautique. Elle adores et déjà acquis une certaine notoriété sur cedomaine. Il lui faut absolument se diversifier pourdiffuser une image globale dexcellence scientifique.LE SPORT COMMEAMBASSADEURSo Toulouse sera sponsor maillots duStade Toulousain Rugby lors des matchesde Coupe dEurope (H-Cup). La compétitioneuropéenne devrait mener les joueurs enItalie, en Écosse, en Angleterre, au pays deGalles et en Irlande. Sans parler desretransmissions télévisées sur toute lEurope.
  18. 18. CONTACTPerspectives est un magazineconçu et édité par AthénéaConseils. Le magazine est distribuéà 2000 lecteurs.ATHENEA CONSEILS15 chemin de la crabe31300 ToulousePour nous contacter :Ligne directe : 06 72 89 76 06Mail : direction@athenea.frwww.athenea.frVous souhaitez communiquer,être interviewé ou bien mettreen avant votre entreprise ausein de notre magazine :contactez-nous.CREER DULIENFACEBOOKVIADEOTWITTERYOUTUBELINKEDINNOTRE ACTURejoigneznos2000 lecteursNOTRE ACTUVIE DU CABINETPROFITEZ DE LA CRISE,FORMEZ VOUS !EVOLUTION DES COMPETENCES ET MOBILITEPROFESSIONNELLEAgefos PME, gestionnaire des fonds de la formationprofessionnelle en France, publie son 21e BaromètrePerspectives sur l’emploi et la formation dans les TPE -PME.Le gestionnaire des fonds de la formation professionnelle AgefosPME publie son 21e Baromètre Perspectives sur l’emploi et laformation dans les TPE - PME, réalisé avec Ipsos du 25 octobre au9 novembre.Selon le Baromètre, le bilan de l’activité 2012 est en régression.Si 23 % des entreprises déclarent une hausse de leur activité, soit3 points de moins par rapport à 2011, 42 % (contre 23 % l’annéedernière) des répondants indiquent une activité en régression parrapport à l’exercice précédent. Pour la première fois, la courbe deprévision de réduction d’effectifs est supérieure à celle desintentions d’embauches.La formation demeure un levier d’action sur laperformance de l’entreprise pour plus de lamoitié des répondants (53 %). C’est encoreplus le cas pour les PME (64 %).PAGE 17 – PERSPECTIVES, LE MAGAZINE D’ATHENEA CONSEILS – N°15 MARS-AVR 2013Athénéa dispose d’un numéro d’organisme de formationprofessionnelle et propose un catalogue étoffé deformations dans les domaines du marketing, de lacommunication, du développement commercial, de lagestion économique et financière mais aussi dans lacréation d’entreprise.Salariés,demandeursd’emplois,décideurs oubien écoles etuniversités,contactez-nous.

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