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Considérez donc que, depuis six ans, je suis dans un état désastreux,empiré par des médecins stupides, dannée en année, tr...
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Ce nest pas facile, et pour un artiste cest plus difficile que pourtout autre. Divinité, du haut tu vois sur mon âme, tu l...
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Mais alors je serai aussi content ; ne me libérera-t-elle pas dunétat de souffrances sans fin ? Viens quand tu voudras, je...
A lire et à exécuter après ma mort - Heiglnstadt, le 10 octobre 1802- Ainsi je prends congé de vous - et avec tristesse en...
Des britanniques renoncent aux plats préparés
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  1. 1. je ne sais où . dans des rêves que je naurais même pas osé rêver .bref . je me garde pudiquement quelques délires ! Je nétais pas aucourant de ce que tu expliques pour les opus, cest un peu troptechnique pour moi, sans doute as-tu une formation de musicienne queje ne possède pas ?En ce robes de mariée dentelle concertos, le n°5me procure presque le même effet que louverture de Léonore III, jecrois pouvoir dire que ce sont mes 2 compositions préférées de Ludwig.
  2. 2. je ne sais où . dans des rêves que je naurais même pas osé rêver .bref . je me garde pudiquement quelques délires ! Je nétais pas aucourant de ce que tu expliques pour les opus, cest un peu troptechnique pour moi, sans doute as-tu une formation de musicienne queje ne possède pas ?En ce qui concerne les concertos, le n°5 meprocure presque le même effet que louverture de Léonore III, jecrois pouvoir dire que ce sont mes 2 compositions préférées de Ludwig.En mai 1802, sur les conseils de Johann Adam Schmidt, Beethoven serend à Heiligenstadt afin de se reposer. Cette commune était alorsdistinct de celle de Vienne : environ une heure était nécessaire poursy rendre en calèche. Déprimé, ne pouvant plus caché son infirmité
  3. 3. grandissante, Beethoven écrit le 6 octobre 1802 un document quilgarda ensuite précieusement, connu sous le nom de "TestamentdHeiligenstadt". Il y dévoile sa surdité et y exprime sa révolte.Une seconde partie du testament a été rédigée quelques jours plustard, le 10 octobre 1802. Il est à noter que par trois fois, lecompositeur nécrit pas le prénom de son deuxième frère, Johann.Beethoven rédigera par la suite deux autres testaments : en 1824,puis peu avant sa mort, en 1827. La Beethovenhaus à Heiligenstadt :un lieu où Beethoven résida probablement, mais en 1817. Texte dutestament dHeiligenstadt A mes frères Carl et . Beethowen Oh ! Vousautres qui me croyez hostile, rébarbatif ou misanthrope, ou medéclarez tel, comme vous me faites tort, car vous ne robe de mariéegrande taille la cause secrète de ce qui vous semble tel. Dèslenfance mon cour et mes sens étaient faits pour les tendressentiments de bienveillance ; jétais même toujours prêt à faire degrandes actions.
  4. 4. Considérez donc que, depuis six ans, je suis dans un état désastreux,empiré par des médecins stupides, dannée en année, trompé parlespoir daller mieux et, finalement, forcé denvisager un malinterminable, dont la guérison durerait des années ou serait mêmeimpossible. Né avec un tempérament fougueux, sensible même auxplaisirs de la société, je dus très vite misoler, passer ma vie dansla solitude. Si, de temps en temps, je voulais échapper à tout cela,
  5. 5. comme jétais durement repoussé par la triste expérience, doublée demon ouïe si mauvaise. Il ne métait cependant pas possible de direaux gens : parlez plus haut, criez, car je suis sourd. Comment meserait-il possible dadmettre la faiblesse dun sens qui chez moidevrait être dun degré plus parfait que chez les autres, un sens queje possédais autrefois à un tel degré de perfection que peu de gensde ma profession lont, ou lont eu. Oh ! Je ne le puis, cestpourquoi vous devrez me pardonner, lorsque vous verrez que je meretire quand jaimerais tant me mêler à vous. Mon malheur me faitdoublement mal, car à cause de lui, je suis méconnu.
  6. 6. Pour moi il ny a ni récréation en société, ni fines conversations,ni épanchements mutuels. Il ne mest permis de me mêler à la sociétéque lorsque la plus haute nécessité lexige. Il me faut vivre commeun proscrit - quand je mapproche dune société, une peur poignantedêtre obligé de laisser voir mon état me saisit. Il en fut ainsipendant les six mois que je passai à la campagne, ayant suivi le
  7. 7. conseil de mon raisonnable médecin, de ménager, autant que possible,mon ouïe, qui déjà correspondait presque à mon actuelle dispositionnaturelle. Quelquefois, poussé par mon besoin de compagnie, je melaissais tout de même tenter ; mais quelle humiliation quandquelquun, à côté de moi, entendait une flûte, et que moi je robes demariée ; ou que quelquun entendait chanter le berger et que jenentendais rien non plus. De tels incidents me portaient presque audésespoir et il sen fallut de peu que je ne misse fin à ma vie, maisseul, lui, lart men retint. Oh ! Il me semblait impossible dequitter ce monde avant davoir accompli ce à quoi je me sentaisdisposé et, ainsi je prolongeai cette vie misérable, vraimentmisérable, cette nature si fragile quun assez rapide changement mefit passer du meilleur état dans le pire. Patience, cest vous quedésormais je dois choisir comme guide, comme on me le dit ; cestfait - jespère que ma décision de persévérer sera durable, jusquàce quil plaise aux inexorables Parques de rompre le fil. Peut-êtreles choses iront-elles mieux, peut-être que non, je suis prêt à subirmon sort, forcé que je fus, dès ma vingt-huitième année, à êtrephilosophe.
  8. 8. Ce nest pas facile, et pour un artiste cest plus difficile que pourtout autre. Divinité, du haut tu vois sur mon âme, tu la connais, tusais que lamour du prochain et le besoin de faire le bien lhabitent.Oh ! Humains, quand vous lirez ceci, pensez que vous mavez fait dutort, que les malheureux se consolent davoir trouvé un de leurssemblables qui, malgré tous les obstacles de la nature, a fait toutce qui était en son pouvoir pour être recueilli dans le rang desartistes et des hommes dignes. Vous, mes frères, Carl et ., dès queje serai mort, si le professeur Schmidt vit encore, priez-le, en monnom, de faire une descrïption de ma maladie et ajoutez cette feuilleà lhistoire de ma maladie, afin quau moins, après ma mort, le mondese réconcilie avec moi autant que possible.
  9. 9. En même temps, je vous déclare ici, tous deux, héritiers de ma petitefortune (si lon peut dire ainsi). Partagez-là honnêtement, entendez-vous, et aidez-vous mutuellement. Ce que vous mavez fait de mal,vous le savez, vous est depuis longtemps pardonné. Toi, cher frèreCarl, je te remercie en particulier de lattachement que tu masprouvé ces derniers temps. Mon voeu est que vous ayez une viemeilleure robe de mariage simple, exempte de soucis. Recommandez la
  10. 10. vertu à vos enfants, elle seule, et non largent, peut les rendreheureux. Jen parle par expérience, cest elle qui ma soutenu, mêmedans le malheur, cest à elle ainsi quà mon art que je dois denavoir pas mis fin à mes jours par un suicide. Adieu, aimez-vous !Je remercie tous mes amis, en particulier le prince Lichnowski et leprofesseur Schmidt. Je désirerais que les instruments du prince L.soient gardés chez lun de vous deux, mais quaucune dispute nesélève entre vous à cause deux. Dès quils pourront vous être dunplus grand profit, vendez-les. Combien je serai heureux, si même sousla tombe, je puis vous être encore utile. Alors, ce serait fini,joyeux, je cours à la rencontre de la mort. Si elle vient avant queje naie eu loccasion de développer toutes mes capacités artistiques,elle viendra trop tôt, malgré mon triste sort et, jaimerais bienquelle vienne plus tard.
  11. 11. Mais alors je serai aussi content ; ne me libérera-t-elle pas dunétat de souffrances sans fin ? Viens quand tu voudras, je vais à tarencontre avec courage. Adieu, ne moubliez pas après ma mort, je nelai pas mérité ayant dans ma vie souvent pensé à vous rendre heureux,soyez-le. Heiglnstadt le 6 octobre 1802 Ludwig van Beethowen Pour mesfrères Carl et .
  12. 12. A lire et à exécuter après ma mort - Heiglnstadt, le 10 octobre 1802- Ainsi je prends congé de vous - et avec tristesse en vérité - cherespoir - espoir que je portais en moi, en venant ici, dobtenir dumoins jusquà un certain point ma guérison - cet espoir doit àprésent mabandonner complètement. Comme tombent les feuillesdautomne qui sont fanées - cet espoir lui aussi pour moi sestatrophié. A peu près tel que je suis venu ici - je men retourne - Legrand courage - qui minspira souvent au cours de ces belles journéesdété - a disparu - Ô Providence -fais apparaître une seule fois àmes yeux un jour de robe mariée rouge - Depuis si longtemps lécho dela vraie joie est absent de mon coeur -Quand donc - ô Dieu -pourrai-je de nouveau le sentir dans le temple de la Nature et dans lecontact avec lhumanité - Jamais plus ? Non ! - Oh ! Ce serait tropdur.

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