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Résumés nantes 2015

  1. 1. LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com 19 w w w . l e c o n g r e s d u s o m m e i l . c o m Pédiatrie - Troubles du sommeil Communications Orales 1 : CO 1-1 à CO 1-7 Parasomnies - Cognitif Communications Orales 2 : CO 2-1 à CO 2-8 SAS : Traitement Communications Orales 3 : CO 3-1 à CO 3-8 Chronobiologie - Hypersomnie Communications Orales 4 : CO 4-1 à CO 4-9 SAS : dépistage, épidémiologie, conséquences Communications Orales 5 : CO 5-1 à CO 5-9 COMMUNICATIONS ORALES page 20 page 23 page 27 page 31 page 36
  2. 2. COMMUNICATIONS ORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com20 CO 1-1 Impact d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil sur le plan cognitivo-comportemental chez l’enfant porteur de Trisomie 21 et évaluation de l’amélioration des performances après traitement AKKARI Mohamed (1) ; WEICK Diane (2) ; SEVIN François (2) ; DE FREMINVILLE Bénédicte (3) ; SANLAVILLE Damien (4) ; FRANCO Patricia (2) (1) Service d’ORL et Chirurgie Cervico Faciale, Hôpital Gui de Chauliac, CHU de Montpellier, Montpellier, France ; (2) Unité de Sommeil Pédiatrique, Hôpi- tal Femme-Mère-Enfant, CHU de Lyon, Lyon, France ; (3) Service de Géné- tique, Centre de Référence Maladies Rares des Anomalies du Développe- ment et des Syndromes Malformatifs de l’Inter région Centre Est, CHU de Saint Etienne, Saint Etienne, France ; (4) Service de Génétique Clinique, CHU de Lyon, Lyon, France ; Objectif : Evaluer l’impact d’un syndrome d’apnées obstruc- tives du sommeil (SAOS) et de son traitement sur les perfor- mances cognitivo-comportementales chez une population d’enfants porteurs de Trisomie 21 (T21). Méthodes : 54 enfants (31 garçons et 23 filles, âge moyen 9±4.2 ans), présentant une T21 ont été inclus. Ils bénéficiaient initialement d’un examen clinique, d’une polysomnographie (PSG), des questionnaires de Bruni, Chervin et Conners, et des tests neuropsychologiques de Raven, Reiss et WISC-IV. Les ré- sultats de ces différents examens ont été comparés entre les groupes « SAOS » (n= 28) et « absence de SAOS » (n=26). Les questionnaires et les tests ont été à nouveau réalisés 19±6.3 mois après l’inclusion chez 14 enfants. Les résultats initiaux et de contrôle ont été comparés dans les groupes «SAOS traités» (n=6) et «SAOS non traités » (n=22). Résultats : Dans le groupe «SAOS » les résultats du test Raven étaient significativement moins bons (p=0.048), et le nombre d’items comportementaux classés comme « problème » sur l’échelle Reiss avait une tendance à être plus élevé (p=0.09). Une corrélation positive était retrouvée entre le nombre d’items classés « problème » à l’échelle Reiss et le pourcen- tage de temps de sommeil total passé avec une saturation en oxygène inférieure à 90% (r=0.33, p=0.058). Une tendance à l’amélioration du score total de Raven était constatée dans le groupe « SAOS traités » (p=0.068). Conclusion : Ce travail montre que le SAOS a un impact sur les performances neurocognitives des enfants T21 et que son traitement améliore leurs résultats. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : AKKARI Mohamed mohamed.akkari.orl@gmail.com CO 1-2 Réveils nocturnes et trouble du comportement chez l’enfant de 2 à 5 ans dans la cohorte EDEN REYNAUD Eve (1) ; BERNARD Jonathan (2) ; FORHAN Anne (1) ; CHARLES Marie-Aline (1) ; HEUDE Barbara (1) ; PLANCOULAINE Sabine (1) (1) Inserm, UMR1153, Paris, France ; (2) Singapore Institute for Clinical Sciences, Singapour, Singapour Objectif : Etudier l’association entre les 2 trajectoires de réveils nocturnes entre 2 et 5 ans (trajectoire de réveils noc- turnes fréquents versus rares)* et le comportement de l’en- fant à 5 ans. Méthodes : Nous disposions pour 1103 enfants de l’évolu- tion de leurs réveils nocturnes entre 2 et 5 ans (modélisée par 2 trajectoires) et des scores de l’échelle neuropsycholo- gique « strengh and difficulty questionnaire » (SDQ) mesurant le comportement à 5 ans. Le SDQ fournit un score global et 5 sous-scores (capacités sociales, relation, émotion, attention et conduite). Les analyses par régression logistique multinomiale ont été ajustées sur le milieu socio-économique des parents, les caractéristiques de la mère (âge, indice de masse corpo- relle, difficultés d’apprentissage, statut dépressif, consomma- tion d’alcool et tabagisme durant la grossesse, terme, parité, durée d’allaitement), les caractéristiques de l’enfant et son environnement postnatal (sexe, mode de garde, temps passé devant les écrans et âge lors du test). Résultats : Les enfants appartenant à la trajectoire de ré- veils nocturnes fréquents (21%) avaient un risque accru de présenter des troubles émotionnels : p global de 0,01 et un risque augmenté d’avoir des troubles émotionnels prononcés OR=1.54 IC95%[1.07-2.22], ces derniers étant définis par un score supérieur à 3 pour l’échelle émotion et représentant ici 21% de l’effectif total. Conclusion : Cette étude prospective suggère un rôle des réveils nocturnes fréquents pendant la petite enfance sur le comportement émotionnel des enfants avant l’entrée à l’école. *Reynaud et al Médecine du sommeil. 2015 :12(1):2. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : REYNAUD Eve eve.reynaud@inserm.fr
  3. 3. COMMUNICATIONS ORALES COMMUNICATIONSORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com 21 CO 1-3 Implication de l’orexine dans la mort subite du nourrisson LANCIEN Marion (1) ; INOCENTE Clara (1) ; DAUVILLIERSYves (2) ; LIN Jian-sheng (1) ; FRANCO Patricia (3) (1) Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, Lyon, France ; (2)Troubles du sommeil et de l’éveil, CHRU de Montpellier, Montpellier, France ; (3) Unité de Sommeil Pédiatrique, Hôpital Femme Mère Enfant & Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, Lyon, France Objectif : La mort subite du nourrisson (MSN), décès inex- pliqué d’un enfant de moins de 1 an durant son sommeil, est la première cause de mortalité entre 1 mois et 1 an. L’étude d’enregistrements polysomnographiques a montré que les victimes de MSN présentent un déficit de l’éveil. Cependant, on ne sait pas quels sont les systèmes d’éveil qui sont défi- cients dans cette pathologie. Nous avons voulu déterminer si l’orexine est impliquée dans la MSN. Méthodes : L’orexine a été dosée dans le liquide céphalo- rachidien (LCR) de nourrissons décédés de Mort Inattendue du Nourrisson (MIN) (n=38) et de nourrissons vivants ayant subi une ponction lombaire (n=43). Parmi les enfants décédés, une cause a été démontrée lors des examens postmortem chez 9 d’entr’eux (ME). Résultats : Le taux d’orexine est augmenté dans le LCR des nourrissons MSN par rapport à celui des témoins. Cette aug- mentation de l’orexine est observée spécifiquement chez les nourrissons de plus de 10 semaines alors qu’il n’y a pas de dif- férence entre les deux groupes chez les nourrissons de moins de 10 semaines. Par ailleurs, le taux d’orexine ne varie pas se- lon les facteurs de risque de MSN connus (couchage ventral, couchage partagé, tabagisme passif, infection, prématurité), ni entre enfants décédés de MSN et de ME. Conclusion : La production d’orexine pourrait être augmen- tée afin de compenser la déficience des systèmes d’éveil ou correspondre à une réponse suite à des épisodes d’asphyxie répétés. Conflits d’intérêts : fondation Bettencourt Schueller Contact auteur : FRANCO Patricia patricia.franco@univ-lyon1.fr CO 1-4 Architecture et maturation du sommeil de l’enfant prématuré GUYON Aurore (1) ; RIPPE G (1) ; FLORI Sophie (2) ; STAGNARA C (2) ; PATURAL Hugues (2) ; FRANCO Patricia (1) (1) Service d’épilepsie, sommeil et explorations fonctionnelles neuropédia- triques, Hôpital Femme, Mère, enfant et Physiologie intégrée des systèmes d’éveil, CRNL, INSERM-U1028, Université Lyon 1, Lyon, France ; (2) Néonata- logie et soins intensifs, pôle couple, mères, enfants; Hôpital Nord et EA SNA- EPIS 4607, Université Jean Monnet, Saint Etienne, France Objectif : Le but de l’étude était d’étudier l’architecture ainsi que la maturation du sommeil chez des enfants prématurés en comparaison d’enfants nés à terme à 0 et 6 mois. Méthodes : 16 enfants nés prématurément (<37 semaines d’aménorrhée) et 33 enfants nés à terme en bonne santé ont bénéficié d’un enregistrement polysomnographique de 24h à l’âge du terme et à 6 mois au CHU de St Etienne (étude cohorte AuBE comprenant le suivi du développement neurologique de 300 bébés). Ils ont par la suite bénéficié de tests neuropsycho- logiques WPPSI III à 3 ans. Résultats : A la naissance, pour la période nocturne, les pré- maturés ont un sommeil moins efficace (55 (49-58) vs 67 (61- 74)% ; p<0.0001), un temps de sommeil total (TST) plus court (6h10 (5h38-7h) vs 8h08 (7h06-9h19) ; p<0.0001), une plus faible proportion de sommeil calme (39 (34-40) vs 44 (36-52) % du TST; p<0.03) ainsi qu’un plus faible index de micro-éveils (6 (4-9) vs 15 (12-17)/h ; p<0.0001) que les enfants nés à terme. A 6 mois, les enfants prématurés présentent toujours une ten- dance pour une moins bonne efficacité du sommeil (84 (73-89) vs 89 (85-91)% ; p=0.11) ainsi qu’un plus faible index de micro- éveils (11 (7-13) vs 14 (12-18)/h ; p<0.009). Conclusion : La prématurité semble avoir un impact majeur sur le développement et la maturation du sommeil de l’enfant. En effet, le sommeil est moins efficace chez le prématuré et le sommeil calme est présent en proportion plus faible, signe d’un retard de maturation du sommeil. Par ailleurs, la diminu- tion du nombre de micro-éveils pourrait constituer un risque supplémentaire de mort subite du nourrisson. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : GUYON Aurore aurore.guyon@chu-lyon.fr
  4. 4. COMMUNICATIONS ORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com22 CO 1-5 Macrostructure du sommeil des enfants à haut potentiel intellectuel (HP) GUIGNARD-PERRET Anne (1) ; MAZZA Stéphanie (2) ; SAUZEAU Jean Baptiste (2) ; REVOL Olivier (3) ; FRANCO Patricia (1) (1) Pediatric Sleep Unit, Hôpital Femme Mère Enfant, & Integrative Physiology of Brain Arousal System, CRNL, INSERM-U1028, CNRS UMR5292, University Lyon1, Lyon, France ; (2) Laboratoire de Sciences Cognitives, Lyon 2, Lyon, France ; (3) Service de psychiatrie infantile, U502, Hôpital Neurologique, Uni- versity Lyon1, Lyon, France Objectif : Etudier les caractéristiques du sommeil des enfants HP et analyser les réponses aux questionnaires en fonction de leur profil cognitif Méthodes : Etude rétrospective multicentrique. Trente enfants HPI; âge 10,7 ± 2,3 ans; 20 garçons; ont été vus en consultation dans le service de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent de l’hôpital neurologique et à l’unité de som- meil pédiatrique de l’hôpital Femme Mère Enfant. Les enfants contrôles; n=28; âge 10,2 ± 2,3 ans; 17 garçons; sont issus d’un travail de collaboration avec le laboratoire de sciences cogni- tives de l’université Lyon 2. Tous les enfants ont bénéficié d’un enregistrement polysomnographique en ambulatoire et ont répondu à des questionnaires standardisés. Résultats : Comparés aux enfants contrôles les enfants HPI ont significativement moins de N1 (10,1% vs 11,9%, p=0,041) et plus de SP (22,6% vs 18,4%, p=0,003). Le pourcentage de SP est corrélé positivement à presque tous les indices du WISC (sauf IVT). L’analyse des questionnaires met en évidence une différence significative entre les enfants HP et les contrôles pour la sévérité de l’insomnie, l’hyperactivité et l’anxiété. Ceux dont le profil cognitif est hétérogène (ICV-IRP≥15) ont des scores plus élevés pour la sévérité de l’insomnie (p=0,016), l’hyperactivité (p=0,037) et les troubles anxieux (p=0,046). Conclusion : Le pourcentage de sommeil paradoxal serait en relation avec l’efficience intellectuelle. Les enfants HP dont le profil est hétérogène se plaignent plus d’insomnie et ont plus de troubles anxieux et dépressifs. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : GUIGNARD-PERRET Anne anne.guignard-perret@chu-lyon.fr CO 1-6 Impact des troubles du sommeil sur le déclin de la fonction rénale chez le sujet âgé : étude en population générale JAUSSENT Isabelle (1) ; CRISTOL Jean-Paul (2) ; STENGEL Bénédicte (3) ; ANCELIN Marie-Laure (1) ; DUPUY Anne-Marie (2) ; BESSET Alain (1) ; HELMER Catherine (4) ; RITCHIE Karen (1) ; BERR Claudine (1) ; DAUVILLIERSYves (5) (1) Inserm, U1061, Montpellier, France ; (2) Laboratoire de Biochimie, CHRU de Montpellier, Montpellier, France ; (3) Inserm, U1018, Villejuif, France ; (4) Inserm, U897, Bordeaux, France ; (5) CHU Montpellier, Service de Neurologie, Unité des Troubles du Sommeil, Hôpital Gui-de-Chauliac, Montpellier, France Objectif : Etudier sur un échantillon de 1105 sujets ≥65 ans, non déments, non institutionnalisés, l’impact des troubles du sommeil sur le déclin de la fonction rénale sur un suivi de 11 ans. Méthodes : Le taux de filtration glomérulaire a été estimé à l’inclusion dans l’étude et à 11 ans de suivi. Un déclin signifi- catif du débit de filtration glomérulaire (DFG) a été défini par une réduction de 22% de l’écart relatif entre les 2 taux de fil- tration glomérulaire, correspondant au dernier tertile de la dis- tribution. Les plaintes d’insomnie (difficultés à initier/maintenir le sommeil, réveil matinal précoce) et la somnolence diurne excessive (SDE) ont été évaluées à l’inclusion par auto-ques- tionnaires. Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) et son âge de début ont été renseignés à 11 ans de suivi. Un enregis- trement polysomnographique à domicile a été réalisé (n=277). L’index d’apnées-hypopnées (IAH), le temps total de sommeil (TTS) et les mouvements périodiques des jambes (MPJ) ont été retenus. Des modèles de régression logistiques ajustés sur des facteurs de confusion potentiels ont été menés. Résultats : Un risque accru du déclin du DFG est associé à la SDE (OR=1,67 p=0,003) et au SJSR (OR=1,98 p=0,009) indé- pendamment des facteurs de risque cardio-vasculaires. Parmi les plaintes d’insomnie, seule une association a été retrouvée avec les réveils précoces (p=0,05). Un IAH sévère et un TTS court sont associés au déclin du DFG mais seule l’association avec IAH persiste après ajustement. Conclusion : La SDE, le SJSR et l’IAH constituent des facteurs de risque indépendant d’un déclin du DFG chez le sujet âgé. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : JAUSSENT Isabelle isabelle.jaussent@inserm.fr
  5. 5. COMMUNICATIONS ORALES COMMUNICATIONSORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com 23 CO 1-7 Troubles du sommeil dans l’alcoolo-dépendance : intérêt de l’auto-évaluation ? LANIEPCE Alice (1) ; SEGOBIN Shailendra (1) ; RITZ Ludivine (1) ; LANNUZEL Coralie (2) ; BOUDEHENT Céline (2) ; VABRET François (2) ; EUSTACHE Francis (1) ; BEAUNIEUX Hélène (1) ; PITEL Anne-lise (1) ; RAUCHS Géraldine (1) (1) Inserm U1077, Caen, France ; (2) Service d’Addictologie, CHU de Caen & Inserm U1077, Caen, France Objectif : Les études de neuropsychologie et de neuroimage- rie ont permis de préciser les atteintes cognitives et cérébrales des patients alcoolo-dépendants (AD). Certains résultats ont également souligné la présence d’altérations du sommeil représentant un facteur de risque de rechute. En pratique cli- nique, l’évaluation du sommeil est principalement réalisée à l’aide de questionnaires. L’objectif de cette étude est d’explo- rer les liens entre la plainte du sommeil évaluée à l’aide d’un auto-questionnaire (PSQI ; Buysse et al., 1989), les troubles cognitifs et les altérations cérébrales structurales des patients AD. Méthodes : Trente-neuf patients AD et 16 sujets sains ont bé- néficié d’une évaluation neuropsychologique et du PSQI. Des données d’imagerie cérébrale structurale ont été recueillies chez 21 patients AD et 9 sujets sains. Résultats : Nos données indiquent que plus de 76% des pa- tients AD abstinents évoquent une plainte de sommeil. Les pa- tients qui ne rapportent pas de plainte de sommeil présentent les troubles exécutifs les plus sévères. Ces patients présente- raient également des altérations cérébrales plus importantes que ceux présentant une plainte de sommeil, notamment au sein de régions impliquées dans les capacités de métacogni- tion. Conclusion : Ces résultats suggèrent qu’une forme infracli- nique d’anosognosie pourrait être présente chez certains pa- tients AD, entrainant une conscience partielle de leurs troubles du sommeil. En pratique clinique, il semble nécessaire de res- ter vigilant vis-à-vis de l’évaluation subjective du sommeil par le biais de questionnaires. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : RAUCHS Géraldine rauchs@cyceron.fr CO 2-1 Apport de la vidéo-polysomnographie pour le diagnostic du somnambulisme chez l’adulte : étude cas-témoins LOPEZ Régis (1) ; SHENYun (2) ; EVANGELISTA Elisa (2) ; JAUSSENT Isabelle (3) ; DAUVILLIERSYves (1) (1) Centre de référence national narcolepsie hypersomnie idiopathique, Unité des troubles du sommeil, CHU Gui de Chauliac Inserm U1061, Montpellier, France ; (2) Unité des troubles du sommeil, CHU Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (3) Inserm U1061, Montpellier, France Objectif : Le diagnostic de somnambulisme (SW) repose uni- quement sur des critères cliniques. Pourtant le SW est associé à des altérations structurales du sommeil lent profond (SLP) appréciées via la vidéo-polysomnographie (vPSG). Nous pro- posons une étude cas-témoins comparant les caractéristiques vPSG de sujets SW et de témoins afin d’établir des critères diagnostiques objectifs. Méthodes : 75 sujets SW (46% hommes, 26 ans [18-59], 46% ESS>10) et 43 témoins appariés en âge et en sexe ont eu une vPSG avec analyse visuelle de l’Index de Fragmentation du SLP (IFSLP), du pattern EEG des 3 premières secondes de chaque interruption du SLP (classée en éveil EEG rapide, intermédiaire, lent) et du comportement moteur associé. Résultats : Au moins un épisode parasomniaque était retrou- vé chez 61,3% des SW sur la vPSG. Les sujets SW présentaient un IFSLP plus élevé (10,2/h vs 4.5/h ;p<0.001), un pourcentage de pattern EEG lent plus élevé (21% vs 7%;p<0.001) et rapide plus faible (32% vs 60%;p<0.001), sans lien avec la somno- lence. Chez les SW, une corrélation positive était observée entre l’âge et les éveils EEG rapides (r=0.53 ;p<0.001) et entre l’âge de début du SW et l’IFSLP (r=-0.31 ;p=0.008). La présence d’un épisode parasomniaque et/ou un IFSLP > 8,5/h classait correctement 90,1% des sujets (Se 88,4%, Sp 93,0%). Conclusion : La fragmentation excessive du SLP et la per- sistance d’une activité EEG lente ou intermédiaire lors de ses interruptions sont associées au SW chez l’adulte. Nous pro- posons un algorithme diagnostique simple et fiable, qui ouvre des perspectives cliniques, physiopathologiques et médico-lé- gales. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : LOPEZ Régis r-lopez@chu-montpellier.fr
  6. 6. COMMUNICATIONS ORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com24 CO 2-2 Sexsomnie : une forme de somnambulisme ? DUBESSY Anne laure (1) ; GROOS Elisabeth (1) ; LEU-SEMENESCU Smaranda (1) ; ARNULF Isabelle (1) (1) Service des pathologies du sommeil, hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, Paris, France Objectif : La sexsomnie est rare, grave et peu étudiée. Nous avons comparé notre cohorte de patients sexsomniaques aux sujets normaux et aux somnambules. Méthodes : Tous les patients référés pour sexsomnie ont été évalués par vidéo-polysomnographie et comparés à 124 patients somnambules et à 14 sujets contrôles appariés en âge et en sexe. Résultats : Parmi 13 patients suspects de sexsomnie, 2 cas de viols sans pathologie du sommeil retrouvée ont été exclus. Les 11 patients restants (âge moyen 35 ans [17-76], 8 hommes) rapportaient des comportements sexuels inconscients durant le sommeil : chez les femmes des épisodes masturbatoires ; chez les hommes des attouchements du partenaire de lit, l’initiation de rapports sexuels normaux ou désinhibés, voire violents. Ces comportements avaient eu des conséquences graves pour 4 patients avec des viols conjugaux (2), intrafa- miliaux (1) et d’une amie (1). La fréquence variait d’un unique épisode à des comportements quotidiens. Les patients avec sexsomnie avaient un âge de début des troubles plus tardif que les somnambules (31 vs 13 ans), mais des caractéristiques similaires en vidéopolysomnographie avec, comparativement aux sujets sains, un plus grand nombre d’éveils moteurs en stade N3 (4.1 vs 1.3) mais aucun comportement sexuel en vi- déo. Une dissociation EEG lors des éveils en N3 (ondes lentes frontales, ondes rapides postérieures) était visible chez 4 pa- tients. Conclusion : il existe de franches caractéristiques de para- somnie de sommeil lent profond chez les patients avec sex- somnie pouvant aider au diagnostic a posteriori ou lors de conséquences médicolégales. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ARNULF Isabelle isabelle.arnulf@aphp.fr CO 2-3 Mouvements en sommeil paradoxal : crise d’épilepsie ou trouble comportemental ? NGUYEN-MICHEL Vi-Huong (1) ; SOLANO Ovidio (2) ; LEU-SEMENESCU Smaranda (3) ; DUPONT Sophie (4) ; NAVARRO Vincent (1) ; ADAM Claude (4) ; PALLANCA Olivier (5) ; ARNULF Isabelle (3) (1) Unité d’EEG, Unité d’Epileptologie, Département de Neurologie et Neuro- physiologie Clinique, Hôpitaux Universitaires Pitié Salpêtrière/ Charles Foix AP-HP, Paris, France ; (2) Unité d’Epileptologie, Département de Neurologie, Hôpitaux Universitaires Pitié Salpêtrière/ Charles Foix AP-HP, Service de Neu- rologie, Institut Salvadorien de la Sécurité Sociale, San Salvador, El Salvador., Paris, France ; (3) Service des pathologies du sommeil, Centre de référence national : narcolepsie, hypersomnie et syndrome de Kleine-Levin, Hôpitaux Universitaires Pitié Salpêtrière/ Charles Foix, AP-HP, Paris, France ; (4) Unité d’Epileptologie, Département de Neurologie, Hôpitaux Universitaires Pitié Salpêtrière/ Charles Foix AP-HP, Paris, France ; (5) Centre D’Investigation et de Traitement de l’Insomnie, Département de Neurophysiologie Clinique, Hôpitaux Universitaires Pitié Salpêtrière/ Charles Foix AP-HP, Paris, France Objectif : Comparer les mouvements et vocalisations lors de crises épileptiques survenues au cours du sommeil paradoxal (CESP) et lors du trouble comportemental en sommeil para- doxal (TCSP). Méthodes : Les données vidéo-EEG ont été analysées lors de 27 CESP de 14 patients épileptiques (âge moyen 30,2 ans, 9 femmes, la plupart avec une épilepsie temporale, unité d’Epi- leptologie) et 120 épisodes de TCSP chez 12 patients (âge moyen 62,7 ans, 11 hommes, service des Pathologie du Som- meil). Résultats : Les épisodes de CESP sont plus longs (53 s) que ceux de TCSP (23 s). Les patients ouvrent plus souvent les yeux (91 contre 10%), manipulent plus les objets à leur portée (54 contre 4,2%), semblent reprendre conscience (87 contre 12,6%) et s’étirent plus souvent (30,7 contre 6,6%). Ils pré- sentent plus des gestes auto-centrés (34,7 contre 12,5%) et moins de gestes dirigés vers l’extérieur (0 contre 19,3%). Les reniflements, gémissements, changements respiratoires et la toux sont presque uniquement observés pendant les CESP et presque jamais lors de TCSP. La posture dystonique carac- térise les CESP mais elle est loin d’être systématique (6/27). Les mouvements de tout le corps ou de la hanche sont plus fréquents dans le groupe avec CESP et inversement pour les diverses secousses non-cloniques. Il n’y pas de différence pour les vocalisations. Conclusion : Certains symptômes (yeux ouverts, gestes au- tocentrés, reniflement, étirement, toux, posture dystonique, longue durée de l’épisode) distinguent bien les CESP du TCSP, ce qui pourrait aider au diagnostic différentiel dès l’étape de l’interrogatoire. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : NGUYEN-MICHEL Vi-Huong vhnguyen.michel@gmail.com
  7. 7. COMMUNICATIONS ORALES COMMUNICATIONSORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com 25 CO 2-4 Hyperdopaminergisme dans le syndrome des jambes sans repos (SJSR) post AVC : une étude en imagerie morphologique et nucléaire RUPPERT Elisabeth (1) ; BATAILLARD Marc (1) ; DUVAL Benjamin (1) ; HUGUENY Laurence (1) ; NAMER Izzie Jacques (2) ; KILIC-HUCK Ulker (1) ; WOLFF Valérie (3) ; BOURGIN Patrice (1) (1) Centre des Troubles du Sommeil – CIRCSom, CNRS UPR 3212, CHRU Strasbourg, Strasbourg, France ; (2) Service de médecine nucléaire, CHRU Strabourg, Strasbourg, France ; (3) Unité neurovasculaire, CHRU Strabourg, Strasbourg, France Objectif : Le rôle de la dopamine dans le SJSR reste peu com- pris. Les agonistes dopaminergiques sont un traitement effi- cace du SJSR, mais ils peuvent également causer un syndrome d’augmentation. Par ailleurs, l’apparition d’un SJSR dans les suites d’un AVC a été décrite en cas d’infarctus des noyaux gris centraux et de la corona radiata, de la partie paramédiane du pont, du thalamus et de la capsule interne. Méthodes : Les patients adressés pour SJSR apparu dans les suites d’un AVC impliquant les noyaux gris centraux ont été inclus sur une période d’un an. L’IRM cérébrale a permis une évaluation structurelle de la lésion et le métabolisme neuronal a été étudié via une TEP au 18F-FDG. Le fonctionnement dopa- minergique a été exploré en utilisant une TEP au 18F-F-DOPA et un DATScan. Résultats : 4 patients ont été inclus. Morphologiquement, le corps du noyau caudé était la seule structure atteinte chez tous les patients. Les données métaboliques mettaient en évidence chez les 4 patients un hypométabolisme dans le territoire de l’infarctus, dans le thalamus homolatéral et dans le cervelet controlatéral. Tous les patients avaient une augmentation de la 18F-FDOPA et une diminution de la fixation du transporteur de la dopamine en regard du putamen homolatéral. Conclusion : Ces données suggèrent qu’un tonus hyperdo- paminergique dans le striatum puisse participer à la physiopa- thologie du SJSR. Par ailleurs, ces observations encouragent à étudier davantage les petites lésions bien définies en cas de SJSR symptomatique afin de mieux appréhender leur physio- pathologie. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : RUPPERT Elisabeth elisabethruppert@chru-strasbourg.fr CO 2-5 Les personnes qui ne rêvent jamais rêvent-elles quand même sans s’en souvenir ? CHAUMEREUIL Charlotte (1) ; HERLIN Bastien (1) ; LEU-SEMENESCU Smaranda (1) ; ARNULF Isabelle (1) (1) APHP Pitié-Salpêtrière, Paris, France Objectif : Pour savoir si les non-rêveurs (0.38% de la popu- lation) ne produisent pas de rêves ou ne s’en souviennent pas, nous avons recherché des non-rêveurs parmi les patients avec trouble comportemental en sommeil paradoxal (TCSP), une maladie caractérisée par des rêves extériorisés en SP. Méthodes : De 2004 à 2014, tous les patients suspects de TCSP (idiopathique ou avec maladie de Parkinson) ont eu une vidéo-polysomnographie, un examen neurologique, cognitif et ont été interrogés sur leurs souvenirs de rêves par ques- tionnaire de rêves. Les patients qui rapportaient une absence complète de rêves depuis au moins 10 ans ont été compa- rés sur le plan clinique, cognitif et du sommeil à 17 patients rêveurs. Résultats : Parmi 289 patients avec TCSP, seuls 8 (2,8%) étaient non-rêveurs [hommes : 75%, forme idiopathique : 75%, âge : 72 ans, MMSE : 28) : 4 n’avaient aucun souvenir de rêve depuis au moins 10 ans et 4 aucun rêve de toute leur vie. Tous ces non-rêveurs avaient des comportements et paroles d’allure oniriques, scéniques, presque quotidiens en sommeil paradoxal, confirmés en vidéopolysomnographie, sans rappel malgré des réveils en SP. Il n’y avait pas de différence cliniques, cognitives (mnésique) et de sommeil entre ces 8 non-rêveurs avec TCSP et 17 rêveurs avec TCSP. Conclusion : Ces rares non-rêveurs atteints de TCSP avec comportements scéniques en SP apportent pour la première fois la preuve qu’ils produisent des rêves (ou au moins des comportements oniriques), mais ne s’en rappellent pas. Le TCSP est un nouveau modèle pour étudier la métacognition du rêve. * Herlin et al, J Sleep Res 2015. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : CHAUMEREUIL Charlotte charlotte.chaumereuil@gmail.com
  8. 8. COMMUNICATIONS ORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com26 CO 2-6 Eveils nocturnes et risque d’apparition de troubles cognitifs chez le sujet âgé SAGASPE Patricia (1) ; TAILLARD Jacques (1) ; AMIEVA Hélène (2) ; DARTIGUES Jean-François (2) ; MICOULAUD Jean-Arthur (1) ; BERTHOMIER Christian (3) ; BRANDEWINDER Marie (4) ; RAINFRAY Muriel (5) ; HARSTON Sandrine (5) ; PHILIP Pierre (1) (1) Université de Bordeaux, USR CNRS 3413 SANPSY (Sommeil, Attention et NeuroPSYchiatrie), CHU Pellegrin, Bordeaux, France ; (2) INSERM U897, ISPED, CMRR CHU Bordeaux, Bordeaux, France ; (3) PHYSIP, Paris, France ; (4) PHYSIP, Bordeaux, France ; (5) CMRR, CHU Bordeaux, Bordeaux, France Objectif : De récentes études suggèrent que des troubles du sommeil précèderaient l’apparition des signes cliniques de la maladie d’Alzheimer (AD). Notre objectif est d’identifier les facteurs de risque précoces neuropsychologiques et polysom- nographiques associés à l’apparition de plaintes isolées de mémoire ou de troubles cognitifs légers liés au vieillissement. Méthodes : Des patients ayant des plaintes isolées de mé- moire ou des troubles cognitifs légers ont été recrutés au sein de la cohorte MEMENTO suivie par le CMRR de Bordeaux. Ces derniers ont été appariés en âge et sexe avec des témoins n’ayant pas de plainte mnésique. Les participants ont effec- tué deux nuits consécutives d’enregistrement polysomnogra- phique (PSG) et une batterie de 11 tests neuropsychologiques évaluant l’attention et les fonctions exécutives. Résultats : 29 patients (21 femmes, âge=71 ans ±7) et 29 témoins appariés ont été évalués. Une analyse de régression logistique montre qu’une altération de la vigilance cognitive (odds ratio OR 1.34, p< .01) et qu’un accroissement de la durée d’éveil après endormissement (WASO) (OR 1.05, p<.05) sont des facteurs prédictifs indépendants d’apparition de plaintes isolées de mémoire ou de troubles cognitifs légers avec le vieillissement. Conclusion : Ni la structure du sommeil, ni les troubles orga- niques du sommeil ne permettent de différencier le groupe de patients avec plaintes cognitives du groupe témoin. En re- vanche, des troubles du maintien du sommeil nocturne contri- bueraient à l’apparition de plaintes isolées de mémoire ou de troubles cognitifs légers avec le vieillissement. Conflits d’intérêts : Cette recherche est financée par ANR SCOAL – AAP MALZ 2001 (Maladie d’Alzheimer et Maladies Apparentées), BRAIN ANR-10-LABX-43 et ANR-10-IDEX-03-02. Contact auteur : SAGASPE Patricia patricia.sagaspe@chu-bordeaux.fr CO 2-7 Étude des liens entre la qualité subjective de sommeil et les biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer BRANGER Pierre (1) ; ANDRE Claire (2) ; MEZENGE Florence (2) ; LANDEAU Brigitte (2) ; DE LA SAYETTE Vincent (3) ; EUSTACHE Francis (2) ; CHETELAT Gaël (2) ; RAUCHS Géraldine (2) (1) Service de Neurologie, CHU de Caen, Caen, France ; (2) Inserm U1077, Caen, France ; (3) Service de Neurologie, CHU de Caen & Inserm U1077, Caen, France Objectif : Des travaux récents suggèrent que les troubles du sommeil et l’accumulation de peptide A␤ sont liés et pour- raient s’exacerber mutuellement. L’objectif de ce travail est d’examiner les liens entre la qualité du sommeil et les biomar- queurs de la maladie d’Alzheimer (MA), à savoir la charge amy- loïde, l’atrophie et l’hypométabolisme de la substance grise. Méthodes : 51 sujets sains (âge moyen : 64.1 ± 10.6 ans) ont répondu à un questionnaire évaluant la qualité subjective de leur sommeil au cours des 5 dernières années, et ont bénéficié d’examens d’imagerie cérébrale afin de mesurer leur charge amyloïde (TEP-AV45), le métabolisme (TEP-FDG) et le volume de substance grise (IRM). Résultats : Nos analyses révèlent une corrélation positive entre la latence d’endormissement et le dépôt de plaques amyloïdes dans les régions frontales (p< 0.001). Par ailleurs, le nombre de réveils nocturnes est négativement corrélé au volume de l’insula (p< 0.001). Ces corrélations restent signifi- catives après ajustement sur l’âge, le statut ApoE4, les scores d’anxiété et de dépression (p<0.001). Il n’existe aucune corré- lation entre les variables de sommeil et le métabolisme céré- bral. Conclusion : Chez des sujets asymptomatiques, un sommeil de mauvaise qualité est associé à une charge amyloïde plus élevée et à une atrophie corticale dans des régions connues pour être sensibles aux effets de l’âge et de la MA. Ces ré- sultats soulignent l’importance de préserver un sommeil de bonne qualité chez le sujet âgé, et suggèrent que le sommeil serait un facteur important à considérer chez les individus à risque de MA. Conflits d’intérêts : Financement : LECMA Contact auteur : RAUCHS Géraldine rauchs@cyceron.fr
  9. 9. COMMUNICATIONS ORALES COMMUNICATIONSORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com 27 CO 2-8 Caractéristiques du sommeil et troubles cognitifs dans la population générale : L’étude HypnoLaus HABA-RUBIO José (1) ; TOBBACK Nadia (1) ; ANDRIES Daniela (1) ; PREISIG Martin (2) ; CASTELAO Enrique (2) ; TAFTI Mehdi (1) ; HEINZER Raphaël (1) ; POPP Julius (1) (1) Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS), Centre Hos- pitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse ; (2) Département de Psychiatrie, Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse Objectif : Explorer l’association entre sommeil et déficits co- gnitifs dans un échantillon de la population générale. Méthodes : Nous avons analysé les données de 580 sujets participant à l’étude HypnoLaus (Lausanne, Suisse) qui ont eu un enregistrement polysomnographique et une évaluation co- gnitive (Clinical Dementia Rating Scale, CDR). Les participants avec un score CDR global >0 ont été considérés comme ayant des troubles cognitifs. Résultats : Nous avons identifié 291 sujets (72.4±4.6 ans, 43.3% femmes) avec des troubles cognitifs. Comparés à 289 contrôles (72.1±4.6 ans, 65.7% femmes), ils présentaient moins de stade 3 (61.0±33.4 vs 67.5±32.5 min, p=0.017), moins de sommeil paradoxal (73.6±31.7 vs 79.9±30.9 min, p=0.016), ainsi que des index d’apnées/hypopnées (IAH: 16.0±17.6 vs. 10.7±12.8/h, p<0.001) et de désaturations (IDO3%, IDO4%, IDO6%, p<0.001 pour tous) plus élevés. Après ajustement pour l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle, la présence d’une hypertension, d’un diabète, d’une dépression, la consomma- tion d’alcool, de tabac, de médicaments et le niveau d’études, l’IAH (OR: 1.013 IC95% [1.0004-1.0277], p=0.043), l’IDO4% (1.0162 [1.0013-1.0313], p=0.033) et le IDO6% (1.0289 [1.0028- 1.0557], p = 0.029) restaient indépendamment associés à la présence de troubles cognitifs. Conclusion : Dans le modèle multivarié, l’IAH, l’IDO4% et l’IDO6% étaient indépendamment associés à la présence de déficits cognitifs. Les troubles respiratoires au cours du som- meil pourraient jouer un rôle dans leur développement. Conflits d’intérêts : Fondation Leenaards, Fond National Suisse de la Recherche Scientifique, GSK, Ligue Pulmonaire Vaudoise et CIRS. Contact auteur : HABA-RUBIO Jose jose.haba-rubio@chuv.ch CO 3-1 La stimulation implantée du nerf hypoglosse : un traitement pour tous ou pour quelques uns ? ATTALI Valérie (1) ; BERTOLUS Chloé (2) ; COLLET Jean-Marc (2) ; MARTIN Francis (3) ; SIMILOWSKI Thomas (4) ; ARNULF Isabelle (5) ; GOUDOT Patrick (2) (1) Pathologies du sommeil Pitié-Salpêtrière département R3S UPMC, IN- SERM, UMRS1158, Paris, France ; (2) Stomatologie et chirurgie maxillofaciale Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; (3) CH Compiègne Noyon et pathologies du sommeil Pitié-Salpêtrière, Compiègne, France ; (4) Pneumologie et Réanima- tion département R3S, UPMC, INSERM, UMRS1158, Paris, France ; (5) Patho- logies du sommeil Pitié-Salpêtrière département R3S CRIM UPMC INSERM UMRS 975, CNRS UMR 7225, Paris, France Objectif : Préciser les indications du traitement du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) par stimulation im- plantée du nerf hypoglosse (XII) Méthodes : Dans le cadre du développement du système Aura 6000 (Imthera), nous avons informé lors d’une consul- tation médicochirurgicale, 35 patients présentant un SAOS, en échec de traitement par pression positive continue (PPC) et souhaitant une stimulation du XII (49Ϯ14 ans, IAH 47Ϯ23/h, IMC 26Ϯ5 kg/m2). Résultats : Les 35 patients ont adhéré à la proposition thé- rapeutique. La stimulation a été proposée à 10 patients (57Ϯ7 ans ; IAH 48Ϯ16/h), dont 8 avaient une contre indication à la chirurgie d’avancée maxillo-mandibulaire (CAMM). Après ré- flexion 5 patients/10 ont décliné en raison des contraintes du traitement. Seize patients (41Ϯ12 ans ; IAH 52Ϯ20/h) souhai- taient un traitement curatif : La CAMM leur a été proposée en première intention. Neuf patients (53Ϯ14 ans ; IAH 33Ϯ13/h) ont été récusés pour trouble cognitif (n=2), un SAOS modéré pouvant être traité médicalement (n=2) ou l’absence d’essai suffisant de PPC ou orthèse (n=7). Conclusion : La réévaluation du SAOS et des traitements conventionnels, l’âge et l’indication éventuelle de CAMM sont des éléments à considérer avant de poser une indication de stimulation du XII. Moins de 15% des patients présentant a priori une indication seraient finalement éligibles. Le caractère non curatif ou les contraintes du traitement par stimulation ont conduit à préférer la CAMM en première intention chez près d’un patient sur deux et ont fait renoncer la moitié des patients à qui la stimulation a été proposée d’emblée. Conflits d’intérêts : THN3 Contact auteur : ATTALI Valérie valerie.attali@aphp.fr
  10. 10. COMMUNICATIONS ORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com28 CO 3-2 Traitement des apnées du sommeil pendant la réadaptation cardiaque. Résultats de l’étude SATELIT-HF CORONE Sonia (1) ; ILIOU Marie-Christine (2) ; GELLEN Barnabas (3) ; DENOLLE Thierry (4) ; ROCHE Frédéric (5) ; BELLEMAIN-APAIX Anne (6) ; BIGOT Muriel (7) ; LOPES M (8) ; DURAND Sophie (9) ; DARNE Christian (1) (1) Centre Hospitalier Bligny, Briis-sous-Forges, France ; (2) APHP Corentin Celton, Issy les Moulineaux, France ; (3) AP HP Alber Chennevier, Creteil, France ; (4) Hôpital Arthur Gardiner, Dinard, France ; (5) Hôpital Nord, CHU St Etienne, St Priest en Jarez, France ; (6) La maison du mineur, Vence, France ; (7) Cardiocéan, Puilboreau, France ; (8) La Mitterie, Lhomme, France ; (9) Hôpital St Julien et Clinique de Chatillon, Chatillon, France Objectif : Les troubles respiratoires du sommeil (TRS) sont fré- quents chez les patients insuffisants cardiaques (IC). L’entraî- nement physique améliore la capacité d’effort et le pronostic de ces patients. Toutefois, l’effet du traitement des TRS pen- dant la réadaptation cardiaque n’est pas connue. Le but de l’étude est d’évaluer l’apport éventuel de la ventilation chez des patients IC apnéique sur les capacités d’effort. Méthodes : Nous avons inclus 118 patients IC avec IAH > 15/h (polygraphie), randomisés en deux groupes : G1 (entraî- nement seul), n=58) et G2 : (combiné entraînement + ventila- tion adaptée au type d’apnée, n=60). Ces patients on bénéficié de 20 séances d’entraînement avec évaluation des capacités d’effort par épreuve cardiopulmonaire avant et en fin de pro- gramme. Les événements indésirables ont été recueillis durant le programme de réadaptation (8 semaines). Résultats : Population : âge : 62± 10 ans, 89 % sexe masculin, FE VG : 30 %; IAH moyen 34±14/h. Tous les patients améliorent significativement leur pic de VO2 (G1: 13.8±4.6 à 16.3±5.7 et G2: 14.0±4.1 à 17.2±5.7 ml/kg/min, sans différence significa- tive entre les deux groupes). En revanche l’amélioration de la pente VE/VCO2 est significative (p=0.02) dans le groupe com- biné. Enfin, le nombre de décompensations cardiaques pen- dant l’étude est significativement moindre dans le G2 (G1= 7.6 % vs G2=3.3 %, p< 0.05) . Conclusion : Chez les IC avec IAH > 15/h, la ventilation n’ap- porte pas d’augmentation supplémentaire sur le pic de VO2, mais permet de réduire la pente VE/VCO2 et semble, à court terme, réduire les décompensations cardiaques. Conflits d’intérêts : ResMed, Adep Contact auteur : ILIOU Marie-Christine marie-christine.iliou@aphp.fr CO 3-3 Effets de l’exercice physique sur les troubles respiratoires du sommeil chez les patients insuffisants cardiaques ILIOU Marie christine (1) ; CORONE Sonia (2) ; GELLEN Barnabas (3) ; DENOLLE Thierry (4) ; ROCHE Frédéric (5) ; BELLEMAIN-APAIX Anne (6) ; BIGOT Muriel (7) ; LOPES Marie Emilie (8) ; DURAND Sophie (9) ; DARNE Christian (10) (1) AP HP Corentin Celton, Issy les moulineaux, France ; (2) Centre hospitalier Bligny, Briis-sous-Forges, France ; (3) AP HP Alber Chennevier, Créteil, France ; (4) Hôpital Arthur Gardiner, Dinard, France ; (5) Hôpital Nord, CHU St Etienne, St Priest en Jarez, France ; (6) La maison du mineur, Vence, France ; (7) Car- diocéan, Puilboreau, France ; (8) La Mitterie, Lhomme, France ; (9) Hôpital St Julien et Clinique de Chatillon, Chatillon, France ; (10) Centre Hospitalier Bligny, Briis s/forges, France Objectif : Les troubles respiratoires du sommeil (TRS) sont fréquents dans l’insuffisance cardiaque. L’entraînement phy- sique (EP) améliore la capacité d’effort et le pronostic chez ces patients. L’EP améliore les TRS chez les patients avec apnées obstructives . Mais le rôle de l’EP sur les apnées centrales et mixtes est mal connu. L’objectif est d’évaluer les effets de l’EP sur l’index d’apnée hypopnée (IAH) chez ses patients insuffi- sants cardiaques adressés en réadaptation cardiaque. Méthodes : 58 patients en insuffisance cardiaque (fraction d’éjection < 40 %) et avec un IAH > 15/h, adressés en réa- daptation ont été inclus dans cette étude prospective, multi- centrique. Avant et après le programme de réadaptation car- diaque les patients ont bénéficié d’une évaluation de la VO2 et d’une polygraphie du sommeil. Résultats : L’âge moyen est de 65±10 ans, 89 % d’hommes, 52 % en classe II de NYHA et 46 % en classe III. Au début du programme 45 % avaient des apnées obstructives, 55 % des apnées centrales ou mixtes. Après 8 semaines d’EP, la FEVG et le pic de VO2 ont augmenté respectivement de 30±7 à 37±10 % et de 13.8±4.6 à 16.3±5.5, p< 0.001. On observe une réduc- tion de l’IAH de 36±15 à 22±16, p= 0.003. Chez les patients avec apnées centrales ou mixtes, la réduction de IAH est signi- ficative : 40±20 à 24±19, p0.03, avec une tendance similaire chez les obstructifs (31± 14 à 20±13, p= 0.06) Conclusion : L’entraînement physique permet une réduction significative des apnées centrales ou mixtes chez les patients en insuffisance cardiaque. La réadaptation doit faire partie de la prise en charge des patients IC avec TRS. Conflits d’intérêts : ResMed, Adep Contact auteur : ILIOU Marie-Christine marie-christine.iliou@aphp.fr
  11. 11. COMMUNICATIONS ORALES COMMUNICATIONSORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com 29 CO 3-4 Morbi-mortalité des patients insuffisants cardiaques chroniques (ICC) traités par ventilation auto-asservie (ASV) : Résultats intermédiaires de FACE TAMISIER Renaud (1) ; DAMY Thibaud (2) ; DAVY Jean-Marc (3) ; LEVY Patrick (1) ; GOUTORBE Frédéric (4) ; MORIN Laurent (5) ; PEPIN Jean-Louis (1) ; D’ORTHO Marie-Pia (6) (1) Laboratoire EFCR, CHU Hôpital Michallon, Grenoble, France ; (2) Départe- ment de Cardiologie, AP-HP, Hôpital Henri Mondor, Créteil, France ; (3) Car- diologie, CHU Hôpital Arnaud de Villeneuve, Montpellier, France ; (4) Pneumo- logie, Centre Hospitalier, Béziers, France ; (5) ResMed Science Center, Saint priest, France ; (6) Physiologie et Explorations Fonctionnelles, AP-HP, DHU FIRE, Hôpital Bichat-Claude Bernard, Paris, France Objectif : Le syndrome d’apnée du sommeil centrale (SASC) est associé à un mauvais pronostic de l’ICC. La cohorte multi- centrique française FACE a pour objectif de recueillir des don- nées cliniques en vie réelle chez des patients ICC éligibles à l’ASV. Les résultats à 3 mois sont présentés ici. Méthodes : La morbi-mortalité, la fonction cardiaque, la qua- lité de vie, l’efficacité et l’observance de l’ASV (PaceWave, Au- toSet) sont évalués sur une durée de 2 ans. Le critère principal de l’étude est le recueil de la morbi-mortalité. Résultats : 301 pts ICC systoliques ou diastoliques ont été in- clus. 87% d’hommes, âge 71,1 ± 10,9 ans, Indice de Masse Cor- porelle 27,9 ± 4,9 kg/m2, étiologie ischémique chez 53% des pts, ICC symptomatique (87% de classe NYHA II/III). La fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) était altérée ou préser- vée chez respectivement 69% et 31% des pts. L’index d’Apnée- Hypopnée (IAH) était 42,7±17,4/h et 69% présentaient un SASC prédominant (31% mixte). Les comorbidités cardiovasculaires étaient fréquentes (diabète, hypertension artérielle, AIT/AVC, fibrillation auriculaire, dyslipidémie). A 3 mois de traitement, la probabilité de décès ou d’hospitalisation toute cause était significativement plus élevée chez les pts ICC avec un SASC prédominant par rapport à ceux ayant un SAS mixte (OR=3.0, p=0.04) indépendamment de l’acceptation ou non du traite- ment ASV. Conclusion : La cohorte FACE s’avère être un outil d’investi- gation clinique très utile dans la compréhension de l’impact du traitement ASV sur le pronostic des patients ICC avec apnées centrales. Conflits d’intérêts : ResMed (Promoteur de l’étude FACE) Contact auteur : TAMISIER Renaud RTamisier@chu-grenoble.fr CO 3-5 Et s’il était possible de prédire le type d’appareil de PPC (constant ou autopiloté) à utiliser dans le traitement du SAHOS ? BIRONNEAU Vanessa (1) ; LOUSTONNEAU Emmanuelle (2) ; PONTIER Sandrine (3) ; GAGNADOUX Frédéric (4) ; IAMANDI Carmen (5) ; PORTEL Laurent (6) ; MARTIN Francis (7) ; MALLART Anne (8) ; LEROUSSEAU Lionel (9) ; ALFANDARY Didier (10) ; LEVRAT Virginie (11) ; PORTIER Florence (12) ; TAMISIER Renaud (13) ; GOUTORBE Frédéric (14) ; RABEC Claudio (15) ; CODRON François (16) ; AUREGAN Guy (17) ; MERCY Magaly (18) ; ATTALI Valérie (19) ; SOYEZ Franck (20) ; LAUNOIS Claire (21) ; RECART Didier (22) ; VECCHIERINI Françoise (23) ; MEURICE Jean-Claude (1) (1) CHU de Poitiers, Poitiers, France ; (2) Faculté de Médecine et de Phar- macie de Poitiers, Poitiers, France ; (3) CHU de Toulouse, Toulouse, France ; (4) CHU d’Angers, Angers, France ; (5) CH de Mulhouse, Mulhouse, France ; (6) CH de Libourne, Libourne, France ; (7) CH de Compiègne, Compiègne, France ; (8) CHU de Lille, Lille, France ; (9) CH d’Antibes, Antibes, France ; (10) Clinique Chantemerle, Corbeil Essonnes, France ; (11) CH La Rochelle, La Rochelle, France ; (12) CHU de Rouen, Rouen, France ; (13) CHU de Grenoble, Grenoble, France ; (14) CH de Béziers, Béziers, France ; (15) CHU de Dijon, Dijon, France ; (16) Clinique de La Louvière, Lille, France ; (17) Polyclinique de Poitiers, Poitiers, France ; (18) CHU de Nancy, Nancy, France ; (19) Hôpital Pitié Salpétrière, Paris, France ; (20) Cabinet Médical, Bagneux, France ; (21) CHU de Reims, Reims, France ; (22) Cabinet Médical Arnasa, Biarritz, France ; (23) Hôpital Hôtel Dieu, Paris, France Objectif : Afin de favoriser le choix entre PPC constante et AutoPPC, nous avons évalué le caractère prédictif de critères cliniques et polygraphiques, ainsi que des données de rap- ports de PPC au cours des premiers jours de traitement Méthodes : Nous avons analysé les résultats à l’inclusion et après 7 jours de traitement par autoPPC de patients SAHOS (IAH > 30/h), dans le cadre d’une étude nationale, prospective, multicentrique, (PREDIVARIUS). Sous AutoPPC, la variabilité de la Pression (varPPC) était évaluée à partir de la différence P95 - P médiane (AutoSet S9 -Resmed) ou P90 - P moyenne (PR1 - Respironics), et la pression efficace (Peff) était estimée à partir de la P95 ou la P90. Résultats : 798 patients d’âge moyen 56.5 ans ± 11.7, obèses (IMC moyen : 33.1kg/m2 ± 6.9) ont été inclus dans 22 centres différents. Il s’agissait de patients sévères (IAH moyen initial : 51.2/h ± 20.9, temps avec SaO2 inférieure à 90% (SaO290): 17.4% ± 19.5). A J7, l’observance était de 5.8h ± 1.9, et la Peff moyenne était de 11.2 cmH2O ± 2.8 avec une variabilité de 2.6 cmH2O ± 1. Nous avons retrouvé une corrélation significa- tive entre Peff et varPPC (rS = 0.59; p < 0.0001). La variabilité ne présentait que de très faibles corrélations avec certaines données cliniques et polygraphiques initiales étudiées. En re- vanche, Peff était corrélée significativement avec l’IAH initial (rS = 0.26 ; p < 0.0001), ainsi qu’avec la SaO290 (rS = 0.28 ; p < 0.0001), et la SaO2 minimale (rS =- 0.30 ; p <0.0001) initiales Conclusion : Il s’agit des premiers résultats permettant d’évoquer les facteurs conditionnant le comportement de la pression au cours du traitement par PPC pouvant orienter le choix thérapeutique dans la prise en charge du SAHOS Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : BIRONNEAU Vanessa vanessa.bironneau@laposte.net
  12. 12. COMMUNICATIONS ORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com30 CO 3-6 Bénéfice cardiométabolique du réentrainement à l’effort chez des patients obèses apnéiques traités par PPC : impact du support ventilatoire à l’effort VIVODTZEV Isabelle (1) ; TAMISIER Renaud (1) ; CROTEAU Marilie (2) ; BOREL Jean-Christian (1) ; BOREL Anne-laure (1) ; LEVY Patrick (1) ; MINVILLE Caroline (2) ; SÉRIÈS Frédéric (2) ; MALTAIS François (2) ; PEPIN Jean-Louis (1) (1) Laboratoire HP2 inserm U1042, Université Grenoble Alpes, CHU de Gre- noble, Grenoble, France ; (2) Institut Universitaire de cardiologie et de pneu- mologie de Québec, Québec, Canada Objectif : L’obésité et le syndrome d’apnée du sommeil (SAS) predisposent à une intolérance à l’effort et à des complica- tions cardiométaboliques. Nous avons testé trois modalités de réentrainement sur la capacité à l’effort et sur les paramètres cardiométaboliques chez ces patients. Méthodes : 53 patients (54 ± 10 ans; IMC = 38 ± 3 kg/m²; PPC > 4h/nuit) ont été aléatoirement inclus dans un entrainement de 3 mois (Ergocycle seul [ERGO] vs. avec support ventilatoire [ERGOVNI] vs. avec entrainement des muscles respiratoires [ERGOSPIRO]) après 6 semaines contrôles. La capacité fonc- tionnelle (TM6 (critère principal) et VO2peak), l’indice de masse maigre (IMM), les paramètres métaboliques (insuline, choles- térol et triglycérides), inflammatoires (CRPus) et cardiovascu- laires (tension artérielle (TA) et vitesse d’onde de pouls (VOP)) ont été mesurés. Résultats : Après réentrainement, les patients des 3 groupes confondus ont amélioré leur capacité à l’effort (TM6 et VO- 2peak) ainsi que la TAS (-3,7 ± 10 mmHg), le rapport LDL/HDL (-0,2 ± 0,6), la CRPus (-0,8 ± 1,7 mg/l) et la VOP (-0,5 ± 1,7 m/s) comparativement à la période contrôle (p ≤ 0.04). ERGOVNI et ERGOSPIRO augmentaient davantage VO2peak que ERGO (+13 ± 2% vs. +11 ± 2% vs. 4 ± 3% prédite, respectivement, p = 0.01). ERGOVNI diminuait la TAS comparativement à ERGOSPIRO et ERGO (-8,6 ± 2,7 vs. -1,3 ± 1,5 -0,7 ± 2,4 mmHg, respective- ment, p = 0.02). ERGOSPIRO augmentait l’IMM comparative- ment à ERGOVNI et ERGO (+0.9 ± 0.4 vs. -0.2 ± 0.2 vs. -0.1± 0.2 kg/m², respectivement, p = 0.02). Conclusion : Nos résultats montrent pour la première fois une amélioration des paramètres cardiométaboliques post- réentrainement chez des patients obèses apnéiques déjà trai- tés par PPC. Le support ventilatoire à l’effort et l’entrainement des muscles respiratoires sont des stratégies à prendre en compte dans l’individualisation de réhabilitation à l’effort de ces patients. Conflits d’intérêts : aucun Financement : Fondation Agir pour les maladies chroniques Contact auteur : VIVODTZEV Isabelle ivivodtzev@chu-grenoble.fr CO 3-7 Traitement à long-terme par orthèse d’avancée mandibulaire : cohorte Quovadis ATTALI Valérie (1) ; CHAUMEREUIL Charlotte (2) ; ARNULF Isabelle (3) ; MORIN Laurent (4) ; GOUDOT Patrick (5) ; COLLET Jean-Marc (5) (1) Pathologies du sommeil Pitié-Salpêtrière département R3S UPMC , IN- SERM, UMRS1158, Paris, France ; (2) Pathologies du sommeil Pitié-Salpê- trière, Paris, France ; (3) Pathologies du sommeil Pitié-Salpêtrière, CRICM UPMC INSERM UMRS 975, Paris, France ; (4) Resmed Science Center, Saint Priest, France ; (5) Stomatologie et chirurgie maxillofaciale Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; Objectif : Evaluer à long-terme le traitement par orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) Méthodes : Contact téléphonique de tous les patients adres- sés au spécialiste dentaire pour une pose d’orthèse avec un recul d’au moins un an au moment de l’enquête, complété d’un recueil rétrospectif sur dossier de l’efficacité initiale Résultats : 458 patients inclus dont 309 (56±12 ans, 71% H, IAH 30±17) ont eu une OAM entre 2009 et 2013 (contre-indi- cation n=83, perdus de vue n=55, retour PPC n=11). 230 pa- tients (66%) avaient été évalués en moyenne à 4.6±3.7 mois : réduction du score d’Epworth de 11,0±5,4 à 8,8±4,8, IAH≤50% (68%), IAH<10/h (55%). 279/309 patients traités ont été joints. Le recul moyen par rapport au début du traitement était de 2.8 ans±1.2 et 176 (63%) le poursuivaient. Le taux d’arrêt était plus important après trois ans (n=72 ; 45%) qu’avant (n=31 ; 26%) (p=0.03). Les causes d’arrêt étaient : inefficacité (n=27), into- lérance (n=26), effet indésirable (n=22), autre (n=28). Les pa- tients encore traités rapportaient une efficacité clinique, une observance de 6,8±1,2h/nuit et 6,1±1,7j/sem et un score de satisfaction de 7,6/10±1,6. 28 patients (16%) avaient au moins un événement indésirable : douleur (n=28), irritation (n=21), mobilité dentaire (n=9), dysfonction articulaire (n=14) Conclusion : A près de 3 ans de recul, 2/3 des patients pour- suivent le traitement avec une efficacité qui se maintient, une bonne tolérance et une observance optimale. Les arrêts de traitement sont plus fréquents après trois ans principalement en raison d’effets indésirables ou intolérance Conflits d’intérêts : Resmed temps ARC pour saisie des données Contact auteur : ATTALI Valérie valerie.attali@aphp.fr
  13. 13. COMMUNICATIONS ORALES COMMUNICATIONSORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com 31 CO 3-8 Bénéfices cliniques d’une orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) CAD/CAM sur mesure sur la pression artérielle dans le syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) D’ORTHO Marie-Pia (1) ; ATTALI Valérie (2) ; GOUTORBE Frédéric (3) ; KHEMLICHE Auria (10) ; LEGER Damien (4) ; LEROUSSEAU Lionel (5) ; MARTIN Francis (6) ; MEURICE Jean-Claude (7) ; MONACA Christelle (8) ; MONTEYROL Pierre-jean (9) ; MORIN Laurent (11) ; PIGEARIAS Bernard (12) ; VECCHIERINI Marie-Françoise (4) (1) Centre du Sommeil, Physiologie Explorations Fonctionnelles, APHP, DHU FIRE, hôpital Bichat-Claude Bernard, Paris, France ; (2) Centre du Sommeil, APHP hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; (3) Pneumologie, centre hospi- talier, Béziers, France ; (4) Centre du Sommeil et de la Vigilance, APHP hôpi- tal Hôtel Dieu, Paris, France ; (5) Pneumologie, centre hospitalier, Antibes, France ; (6) Pathologies du sommeil, centre hospitalier intercommunal, Com- piègne, France ; (7) Pneumologie, Centre Hospitalier Universitaire, Poitiers, France ; (8) Neurophysiologie clinique, C.H.R.U. hôpital Roger Salengro, Lille, France ; (9) Chirurgie O.R.L., Clinique du Tondu, Bordeaux, France (10) Centre du Sommeil, GHP du Sud de l’Oise, Senlis, France ; (11) ResMed Science Cen- ter, Saint Priest, France ; (12) Laboratoire du Sommeil, Nice, France Objectif : L’évolution de la pression artérielle de patients SA- HOS traités par OAM sur mesure, a été évaluée dans l’étude prospective multicentrique ORCADES. Méthodes : 299 pts SAHOS traités avec une OAM sur mesure CAD/CAM (Narval, ResMed) ont bénéficié d’une évaluation de la pression artérielle avant traitement par orthèse puis à 3-6 mois de suivi. Le patient était considéré hypertendu à l’inclu- sion lorsque la pression artérielle systolique (PAS) était ≥ 140 mmHg et/ou la pression artérielle diastolique (PAD) était ≥ 90 mmHg. Résultats : Notre population concernait 77 (26%) patients hy- pertendus (HTN) et 222 (74%) patients non hypertendus (non HTN): 75% d’hommes, âge 53±11 ans, IAH 29±15/h. Dans le groupe HTN, l’IMC était plus élevé et la SpO2 minimale plus basse.A 3-6 mois, l’efficacité du traitement par orthèse (réduc- tion de l’IAH initial ≥50%) était supérieure dans le groupe non HTN vs. HTN (84% vs. 66%, p=0,0012). Dans le groupe HTN, la PAS et la PAD étaient diminuées sous traitement par orthèse de respectivement –7.6±12.7 et –6.8±10.2 mmHg (p<0,0001 vs. groupe non HTN) sans variation de poids; la pression arté- rielle était normalisée chez 59% des patients HTN. La baisse de PAS était corrélée significativement avec l’amélioration de la SpO2 moyenne. 8% des patients ont arrêté prématurément le traitement pour effets indésirables. L’observance moyenne était de 6,7 h/nuit et de 6,7 jours/semaine. Conclusion : Une OAM CAD/CAM sur mesure est efficace dans le traitement du SAHOS léger à sévère avec des béné- fices additionnels sur la pression artérielle. Conflits d’intérêts : ResMed (Promoteur de l’étude OR- CADES) Contact auteur : D’ORTHO Marie-Pia marie-pia.dortho@aphp.fr CO 4-1 Evaluation de la tolérance et de l’efficacité du pitolisant à long terme : résultats de l’étude Harmony III DAUVILLIERSYves (1) ; ARNULF Isabelle (2) ; SZAKACS Zoltan (3) ; LECOMTE Jeanne-Marie (4) ; SCHWARTZ Jean-Charles (4) (1) Hôpital Gui-de-Chauliac, Montpellier, France ; (2) Hôpital La Pitié Salpê- trière, Paris, France ; (3) State Health Center, Budapest, Hongrie ; (4) Bioprojet Pharma, Paris, France Objectif : Préciser la tolérance et l’efficacité à long terme (12 mois) du pitolisant (antagoniste H3) dans la prise en charge de la somnolence diurne excessive et des cataplexies des patients narcoleptiques. Méthodes : Cette étude naturaliste, en ouvert, multicentrique évaluait l’effet du pitolisant à 18 ou 36 mg en une prise par jour chez des patients adultes narcoleptiques avec/sans cata- plexie présentant une somnolence résiduelle (Epworth ≥ 12), déjà traités ou non par pitolisant, psychostimulants et anti-ca- taplectiques. Résultats : Parmi 104 patients inclus, 68 ont été évalués à 12 mois (âge moyen : 38 ± 15 ans, 44% masculins). Le score d’Epworth à l’inclusion était de 16,4 ± 3,4. La présence de cataplexie était retrouvée chez 75% des patients. La durée moyenne d’exposition au pitolisant était respectivement de 248 et 678 jours pour les patients naïfs et déjà exposés. A 12 mois, 84% des patients prenaient 36 mg/j de pitolisant. Les événements indésirables les plus fréquents notifiés chez 56 patients étaient des céphalées, une insomnie, une anxiété, une prise de poids et une dépression. Vingt et un patients ont arrêté prématurément le pitolisant pour manque d’effi- cacité. Chez les 68 patients évaluables, une amélioration du score d’Epworth (-4,3 pts), du nombre d’épisodes de cata- plexie (-64%), d’hallucinations, de paralysies du sommeil et de l’échelle de satisfaction était observée. Conclusion : Cette étude en ouvert confirme la bonne tolé- rance et l’efficacité du pitolisant sur plusieurs symptômes as- sociés à la narcolepsie confirmant les données à court terme déjà publiées. Conflits d’intérêts : Bioprojet Pharma Contact auteur : DEPOORTERE Paul-Henri ph.depoortere@bioprojet.com
  14. 14. COMMUNICATIONS ORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com32 CO 4-2 Bénéfice et risque de l’oxybate de sodium (Xyrem® ) dans l’hypersomnie idiopathique (HI) par rapport à la narcolepsie de type 1 (NT1) LEU-SEMENESCU Smaranda (1) ; LOUIS Pauline (1) ; ARNULF Isabelle (1) (1) Service des pathologies du sommeil, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Centre de référence national : narcolepsie, hypersomnie et syndrome de Kleine-Levin, Paris, France Objectif : Le Xyrem réduit la somnolence et la cataplexie dans la NT1, mais son effet dans l’HI est inconnu. Nous avons propo- sé du Xyrem aux patients avec HI dont la somnolence sévère était réfractaire aux psychostimulants (modafinil, methylpheni- date, mazindol, dextroamphetamine, pitolisant) Méthodes : Nous avons rétrospectivement recherché tous les patients avec HI ayant reçu du Xyrem, et recueilli leur score de somnolence d’Epworth initial et sous traitement, l’effet du traitement sur l’ivresse de sommeil, la durée du sommeil, ainsi que ses effets secondaires, comparés à un nombre similaire de patients avec NT1 sous Xyrem. Résultats : 46 patients avec HI (78 % femmes, âge : 35.7±12.6 ans) et 47 patients avec NT1 (47% femmes, âge: 44.1±18 ans) ont reçu le Xyrem. Les patients avec HI avaient testé plus de stimulants que les patients NT1 (3.2±1.4 vs. 2.2±1) avant d’essayer le Xyrem. Alors qu’ils avaient pris une dose plus petite de Xyrem (4.3±2.2 vs. 6.6±2.8 g/nuit,) que les NT1, ils rapportaient un bénéfice similaire sur la somnolence (Epworth : -3.5±4.5 vs. -3.2±4.2 points). L’ivresse de sommeil sévère était améliorée chez 24/34 (71%) des patients avec HI. Les effets secondaires étaient fréquents dans les deux groupes (67% vs. 52%), mais les nausées (40% vs. 13%) et les vertiges (34.3% vs. 4.3%) étaient plus fréquents chez les patients avec HI. 47% des patients avec HI et 32% des narcoleptiques ont continué le Xyrem. Conclusion : Le rapport bénéfice/risque du Xyrem est simi- laire dans les deux groupes de patients. De plus, le Xyrem à petite dose le soir améliore l’ivresse de sommeil des patients hypersomniaques, un symptôme difficile à traiter. Conflits d’intérêts : Cette étude n’a reçu aucun financement de UCB Pharma. SLS a reçu une aide d’UCB pour participer aux congrès et IA comme oratrice et consultante pour UCB Pharma, sans rapport avec cette étude. Contact auteur : LEU-SEMENESCU Smaranda smaranda.leu@aphp.fr CO 4-3 Dysimmunité et hypersomnies centrales : une étude cas-témoins BARATEAU Lucie (1) ; EVANGELISTA Elisa (1) ; LOPEZ Régis (1) ; LECENDREUX Michel (2) ; FRANCO Patricia (3) ; ARNULF Isabelle (4) ; JAUSSENT Isabelle (5) ; DAUVILLIERSYves (1) (1) Centre de référence national narcolepsie / hypersomnie idiopathique, CHU Gui de Chauliac, Montpellier, France ; (2) CHU Robert Debré, Paris, France ; (3) Unité des Troubles du Sommeil, Hôpital Femme-Mère-Enfant, Lyon, France ; (4) Centre de référence national narcolepsie / hypersomnie idiopathique, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; (5) Inserm, U1061 ; Univer- sité Montpellier 1, Montpellier, France Objectif : L’implication d’un processus auto-immun dans la perte sélective des neurones à orexine est fortement suspec- tée dans la narcolepsie de type 1 (NT1). Notre étude a pour but de rapporter les comorbidités personnelles et les antécédents (ATCD) familiaux de maladies auto-immunes (MAI), inflamma- toires (MI), et allergiques (AL) chez des patients NT1, en com- paraison à des patients avec une narcolepsie de type 2 (NT2), une hypersomnie idiopathique (HI), et des témoins. Méthodes : 488 patients consécutifs (392 adultes - 206 NT1, 106 NT2, 80 HI - et 96 enfants - 82 NT1, 10 NT2, 4HI) de la cohorte Narcobank avec un diagnostic établi selon les critères ICSD-3, ont été comparés à 751 témoins (700 adultes et 51 enfants). Une évaluation structurée recueillait les caractéris- tiques sociodémographiques, cliniques, polysomnographiques (PSG) et les ATCD personnels et familiaux de MAI, MI et AL. Résultats : Dix adultes (4,9%) et 6 enfants NT1 (7,3%) pré- sentaient une MAI (i.e. alopecia aerata, diabète de type 1, lupus, thyroïdite d’Hashimoto, sclérose en plaque), contre 3,4% des adultes et aucun enfant chez les témoins, sans diffé- rence entre les groupes. Les caractéristiques cliniques et PSG n’étaient pas différentes entre les adultes NT1 avec ou sans MAI. Les adultes NT1 présentaient plus d’ATCD familiaux de MAI que les témoins (15,5% vs 9%, p<0,001), sans différence pour les ATCD personnels et familiaux de MI et d’AL chez les adultes ou les enfants. Conclusion : Cette étude objective une faible prévalence de MAI dans une population d’adultes et d’enfants NT1, sans différence avec les autres hypersomnies centrales, ni les té- moins. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : DAUVILLIERS Yves ydauvilliers@yahoo.fr
  15. 15. COMMUNICATIONS ORALES COMMUNICATIONSORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com 33 CO 4-4 Caractéristiques de la narcolepsie selon l’âge du diagnostic INOCENTE Clara Odilia (1) ; LAVAULT Sophie (2) ; LECENDREUX Michel (3) ; DAUVILLIERSYves (4) ; DROUOT Xavier (5) ; REIMAO Rubens (6) ; GUSTIN Marie-Paule (7) ; LIN Jian sheng (8) ; ARNULF Isabelle (2) ; FRANCO Patricia (9) (1) Integrative Physiology of Brain Arousal System, CRNL, INSERM-U1028, CNRS UMR5292, University Lyon 1 & Sleep Medicine Advanced Research Group, Division of Clinical Neurology, Clinical Hospital, University of São Pau- lo, Lyon, France ; (2) AP-HP, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Unité des Pathologies du Sommeil & Université Pierre et Marie Curie, Paris, France ; (3) Centre pédiatrique des pathologies du sommeil, Hôpital Robert Debré, Paris, France ; (4) 5.Inserm U1061, Sleep Disorders Center, Department of Neurology, Gui-de-Chauliac Hospital, CHU Montpellier, France ; (5) Service d’Exploration Fonctionnelle - Hôpital Henri Mondor, Centre de Référence Cré- teil, France ; (6) Sleep Medicine Advanced Research Group, Division of Clinical Neurology, Clinical Hospital, University of São Paulo, Brésil ; (7) Department of Public Health, Institute of Pharmacy, University Lyon 1 & Hospicies Civils de Lyon, Service de Biostatistique, Lyon, France ; (8) Integrative Physiology of Brain Arousal System, CRNL, INSERM-U1028, CNRS UMR5292, University Lyon 1, Lyon, France ; (9) Pediatric Sleep Unit, Hôpital Femme Mère Enfant, University Lyon 1 & Integrative Physiology of Brain Arousal System, CRNL, INSERM-U1028, CNRS UMR5292, University Lyon 1, France Objectif : Analyse descriptive entre les patients narcoleptiques diagnostiqués avant et après 18 ans. Méthodes : Les données ont été extraites du programme na- tional de recherche multicentrique française sur la narcolepsie (PHRC AOM07-138, étude NarcoBANK) et 23 patients pédiatriques du centre de Lyon ont été ajoutés à cette base de données. Les caractéristiques cliniques et électrophysiologiques ont été com- parées entre les novo patients et les patients diagnostiqués avant (n = 59) et après 18 ans (n = 108). Résultats : L’âge au diagnostic étaient de 11.6Ϯ2.9 chez les pa- tients pédiatriques (PP) vs 35.7Ϯ15.6 les patients adultes (AP). La SDE apparu plus tôt chez les PP (10Ϯ2.8 vs 25.6Ϯ11.8 y, p <0,001) avec un retard de diagnostic plus court (1.6Ϯ1.5 vs 8.1Ϯ11.9 y, p = 0,09). Les PP avaient moins de paralysie du sommeil que les AP (22% vs 52,8% (p = 0,003), plus de somniloquies (76% vs 28%, p <0,001), plus l’ivresse du sommeil (66% vs 24,5%, p <0,001)), sans différence statistique des hallucinations hypnagogiques (46% vs 66%). L’HLA DQB1*0602 a été associé chez 98% des PP vs 91% chez les AP (NS). Les PP étaient plus souvent obèses (58% vs 16,9% (p <0,001), des pubertés précoce (13.2Ϯ1.4 vs 12.7Ϯ1.2y (p = 0,005), des comportements alimentaire nocturne (22% vs 5,7%, p = 0,033) et de TST (p = 0,002) avec une tendance à avoir plus de N3% (p = 0,06). Les PP avait AHI inférieur (p = 0,04), dont 4% des patients PP vs 28,3% des patients avaient AP IAH> 5 (p = 0,002). Une corrélation a été trouvée entre l’IMC respectivement z-score et l’âge (r = 0,59, p <0,001) et AHI (r = 0,39, p <0,001), sans différence pour les scores Epworth. Les scores de Conners RS-R TDAH (>75) étaient plus élevés chez les PP que chez les AP en particulier pour l’impulsivité (p <0,001). Les sentiments dépressifs ont été trouvés dans 33,3% des AP vs 24,3% des PP (NS). Les AP avait une qualité de vie inférieure (QL) que les PP (43.5Ϯ6.2 vs 60.9Ϯ14.3, p <0,001) touchés par des sentiments dépressifs (r = -0,57, p <0,001), la fatigue (r = -0,43, p <0,001), l’âge (r = -0,46, p <0,001) et de l’obésité (IMC-z) (r = -0,31, p = 0,001). Conclusion : La présentation clinique à l’obésité et le TDAH a été plus prononcée chez les patients narcoleptiques diagnostiqués au cours âge pédiatrique, ce qui pourrait refléter une forme plus grave de cette maladie. En effet, la prévalence de l’obésité dans le PP est largement plus élevée que dans la population pédiatrique générale en France. Nous recommandons un diagnostic rapide et une évaluation plus approfondie et la gestion de la santé psycho- logique à long terme dans cette population. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : INOCENTE Clara Odilia clarainocente@gmail.com CO 4-5 Symptômes du Trouble de Déficit de l’Attention/ Hyperactivité, Somnolence et Risque Accidentel chez 36140 abonnés d’autoroute PHILIP Pierre (1) ; MICOULAUD-FRANCHI Jean-Arthur (1) ; LAGARDE Emmanuel (2) ; TAILLARD Jacques (1) ; CANEL Annie (3) ; SAGASPE Patricia (1) ; BIOULAC Stéphanie (4) (1) USR CNRS 3413 SANPSY, CHU Pellegrin, Université de Bordeaux, Bordeaux, France ; (2) INSERM U897, ISPED, Equipe PPCT, Université de Bordeaux, Bor- deaux, France ; (3) Association des Sociétés Françaises d’Autoroutes, Paris, France ; (4) USR CNRS 3413 SANPSY, CHU Pellegrin, Université de Bordeaux, Centre Hospitalier Charles Perrens, Bordeaux, France Objectif : Le trouble déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) est un désordre neurodéveloppemental fréquent qui est asso- cié à un risque accidentel. De récentes études montrent que des patients TDAH peuvent également souffrir de somnolence diurne excessive mais aucune étude n’a évalué l’impact de la somnolence sur la sécurité routière chez les patients avec symptômes TDAH. Méthodes : 491186 utilisateurs réguliers d’autoroute ont été invités à participer à une enquête Internet sur les habitudes de conduite. 36140 conducteurs ont répondu à un question- naire explorant le risque accidentel, les plaintes du sommeil, la somnolence au volant, les symptômes TDAH et la distraction au volant. Résultats : 1.7% des conducteurs rapportent des accidents de conduite liés à l’inattention et 0.3% des accidents de conduite liés au sommeil au cours de l’année précédente. 1543 conduc- teurs (4.3%) rapportent des symptômes TDHA et plus d’acci- dents que les conducteurs ne rapportant pas de symptômes TDAH (OR ajusté=1.24, [1.03-1.51], p<.021). 14.2% des conduc- teurs avec symptômes TDAH rapportent une somnolence diurne excessive sévère (Echelle de Somnolence d’Epworth >15) versus 3.2% des conducteurs sans symptômes TDAH et 20.5% rapportent une somnolence sévère au volant versus 7.3%. La part attribuable à la somnolence sévère au volant pour les presque-accidents est de 4.24% pour les conducteurs sans symptômes TDAH versus 10.35% pour les conducteurs présentant des symptômes TDAH. Conclusion : Les conducteurs avec des symptômes TDAH ont plus d’accidents et une somnolence au volant plus sévère que les conducteurs sans symptômes TDAH. Les conducteurs avec symptômes TDAH rapportent plus de presque-accidents liés au sommeil et à l’inattention, ce qui confirme l’importance clinique d’explorer à la fois les déficits attentionnels et la som- nolence dans cette population. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : PHILIP Pierre pr.philip@free.fr
  16. 16. COMMUNICATIONS ORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com34 CO 4-6 Caractérisation de la photoreception non-visuelle chez l’homme PRAYAG Abhishek (1) ; JOST Sophie (2) ; AVOUAC Pascale (2) ; COOPER Howard (1) ; DUMORTIER Dominique (2) ; GRONFIER Claude (1) (1) INSERM U846, Stem & Brain Cell Institute/Université Lyon-1, 18 Avenue Doyen Lépine, 69500 Bron, Bron, France ; (2) ENTPE, Ecole National de Tra- vaux Publics d’Etat, 3 Rue Maurice Audin, 69518 Vaulx-en-Velin,Vaulx-en-Ve- lin, France Objectif : Les cellules ganglionnaires à mélanopsine (ipRGCs), avec les cônes et bâtonnets, forment un réseau rétinien de photoréception sous-tendant l’effet non-visuel (NV) de la lu- mière. L’objectif de notre travail est de déterminer la contribu- tion individuelle de ces substrats neuronaux dans les réponses du cerveau NV. Méthodes : Notre stratégie expérimentale repose sur les pro- priétés spectrales, spatiales différentes des cônes et ipRGCs. 28 sujets (within-subject design) ont été exposés consécuti- vement à 4 stimuli lumineux de 50min chacun, de 19-23h. Le stimulus fut composé d’une lumière blanche centrale (20°, 7000lux, LBC) focalisée sur la fovéa (cônes), et d’une lumière en périphérie (20°-220°, 300lux) enrichie en bleu (BE) afin d’ac- tiver les ipRGCs, ou rouge (RE) afin de limiter cette activation. L’EEG, le reflexe pupillaire (PLR), les performances cognitives et visuelles ont été mesurées pendant l’exposition. Résultats : Nos résultats préliminaires ne montrent pas de différence entre RE vs. BE dans la dynamique de l’activité béta (13.5-32 Hz) et ondes lentes (1-7 Hz). Les performances cogni- tives sont similaires. L’allumage différée de la LBC provoque une constriction supplémentaire de la pupille (+10%, p<0.05) dans les 2 conditions. La vision n’a pas été affectée. Conclusion : Nos résultats suggèrent que la dynamique/sen- sibilité à la lumière varie pour chaque réponse NV. Le PLR re- çoit un message photoreceptif impliquant les ipRGCs et cônes. De manière surprenante, un stimulus lumineux présenté dans le champ visuel périphérique, et de faible intensité (300lux), peut recruter les ipRGCs et activer les fonctions NV. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : PRAYAG Abhishek abhishek.prayag@inserm.fr CO 4-7 Effets de l’âge et du chronotype sur l’accumulation de la pression du sommeil au cours de l’éveil TAILLARD Jacques (1) ; BERTHOMIER Christian (2) ; SAGASPE Patricia (1) ; MATTOUT Jérémie (3) ; BRANDEWINDER Marie (2) ; PHILIP Pierre (1) (1) SANPSY USR 3413 Université de Bordeaux CNRS, Bordeaux, France ; (2) PHYSIP SA, Paris, France ; (3) CRNL, INSERM U1028, Lyon, France Objectif : La dynamique du processus homéostatique du sommeil est modifiée par l’âge et le chronotype. L’évolution de la puissance spectrale dans la bande de fréquence alpha- thêta (BFat) au cours de l’éveil permet de caractériser l’accu- mulation de la pression du sommeil. Cette étude déterminera l’effet de l’âge et du chronotype sur l’accumulation de la pres- sion du sommeil. Méthodes : 21 volontaires (âge : 20-75 ans, 7 sujets du soir, 10 sujets du matin) ont effectué 2 « constant routine » de 40Hr. L’une en condition « forte pression du sommeil ». L’autre en condition « faible pression du sommeil », le volontaire adoptait un rythme veille-sommeil court (150/75 min). La pression du sommeil était évaluée toutes les 3h45 par un Karolinska Drow- siness Test (KDT) qui permet de calculer la puissance spectrale de la bande thêta-alpha (6-9Hz) sur la dérivation Fz. Résultats : L’ANOVA montre un effet age (p<0.01) un effet chronotype (p=0.01), une interaction temps*chronotype (p=0.01), une interaction temps*condition*chronotype (p=0.02) et une interaction temps*condition*chronotype*age (p=0.05). L’évolution de la BFat est plus prononcée chez les sujets âgés du fait d’une amplitude circadienne plus impor- tante. L’amplitude circadienne de l’évolution de la BFat est plus prononcée chez les sujets du soir mais uniquement chez les sujets du soir et de plus de 66 ans. Conclusion : Nos résultats, obtenus à partir de KDT, dé- montrent que l’âge et le chronotype modifient la cinétique de l’accumulation de la pression du sommeil au cours de l’éveil, confirmant ainsi les résultats issus de l’analyse de l’EEG au cours du sommeil. Conflits d’intérêts : Financement ANR Contact auteur : TAILLARD Jacques jacques.taillard@u-bordeaux.fr
  17. 17. COMMUNICATIONS ORALES COMMUNICATIONSORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com 35 CO 4-8 Effet protecteur de l’entrainement physique sur les performances de conduite simulée avant, pendant et après une privation totale de sommeil ARNAL Pierrick j. (1) ; BOUGARD Clément (1) ; GUILLARD Mathias (1) ; RABAT Arnaud (1) ; ERBLANG Mégane (1) ; SAUVET Fabien (1) ; LEGER Damien (2) ; CHENNAOUI Mounir (1) (1) Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA), Université Paris Descartes, Hôtel Dieu, EA7330 VIFASOM (Vigilance Fatigue et Sommeil), Bré- tigny sur orge, France ; (2) Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, APHP, Hôtel Dieu, Centre du Sommeil et de la Vigilance, EA7330 VIFASOM (Vigilance Fatigue et Sommeil), Paris, France Objectif : Le manque de sommeil lié à une privation aiguë ou chronique est considéré comme un facteur accidentogène important. Plusieurs contremesures ont été proposées pour limiter les dégradations des performances de conduite telles que la caféine, les siestes, la lumière bleue. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’effet de huit semaines d’entraînement physique modéré sur les performances de conduite simulée avant, pendant et après une période de privation totale de sommeil. Méthodes : Quinze hommes (âge : 27.3 ± 5.4 ans, IMC : 23.0 ± 2.3 kg.m-2) ont participé à deux conditions (pré et post entraî- nement) en cross-over non randomisé. Dans chaque condi- tion, les sujets ont passé 3 jours en laboratoire : une période de référence (D0), une période d’éveil continu (27 h d’éveil, D1), une période post-récupération (D2). Le test de conduite simulée a été réalisé à 10h00 à D0, D1 et D2. Les critères d’éva- luation étaient le nombre de franchissements de lignes laté- rales et la déviation standard de la position du véhicule. Résultats : Nous avons observé une moindre augmentation à D1 dans la condition post entrainement pour le nombre de franchissement de lignes latérales (pre : 91 ± 71 vs post : 51 ± 63) et la déviation standard de la position (pré : 49 ± 15 cm vs post : 39 ± 16 cm). Ces deux variables retrouvaient des valeurs de base après une nuit de récupération. Conclusion : Huit semaines d’entrainement physique per- mettraient de limiter les effets délétères de la privation de sommeil sur les performances de conduite simulée. Conflits d’intérêts : aucun. Ce projet a bénéficié du soutien financier de la DGA (contrat PDH-1-SMO-2-0508) Contact auteur : ARNAL Pierrick pierrick.arnal@gmail.com CO 4-9 L’encéphalopathie hépatique minime est associée à un trouble du rythme circadien ATTALI Valérie (1) ; WEISS Nicolas (2) ; BOUZBIB Charlotte (3) ; LETONDOR Claire (1) ; THABUT Dominique (3) ; ARNULF Isabelle (1) (1) Pathologies du sommeil Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; (2) Réanimation neurologique Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; (3) Hépatogastroentérologie Pitié-Salpêtrière, Paris, France Objectif : L’encéphalopathie hépatique minime (EHM) est associée à un sur-risque accidentel. Une somnolence diurne excessive étant une cause fréquente de risque accidentel, nous l’avons recherchée chez 23 patients cirrhotiques (56Ϯ12 ans, 7 femmes) suspects d’EHM. Méthodes : Les patients ont bénéficié d’un enregistrement polysomnographique de 48 heures (Nuit 1 suivie de tests itéra- tifs de latence d’endormissement (TILE) puis 24 h de polysom- nographie continue), d’une ammoniémie, d’une actimétrie de 7 jours et de dosage de la sulfatoxymélatonine urinaire (n = 16) sur 48 h. Résultats : L’ammoniémie était de 62Ϯ35 µmol/L et >50 chez 14/23 patients. Le score d’Epworth était de 8Ϯ4. Le temps de sommeil total sur 24 heures était de 473Ϯ137 min, l’efficacité du sommeil de 77Ϯ18%, l’index de microéveils de 16Ϯ11/h, l’index d’apnées hypopnées de 4Ϯ6/h et la latence moyenne aux TILE de 15Ϯ4 min. L’actimétrie montrait une diminution du contraste activité/repos associée à un retard de phase ou un rythme ultradien chez 15 patients. 13 patients/16 présentaient un retard ou une absence de sécrétion de mélatonine. Ces anomalies n’étaient pas corrélées à l’ammoniémie. Conclusion : Il n’y a pas de somnolence diurne excessive objective chez les patients suspects d’EHM. En revanche, la majorité des patients présente un trouble circadien, y com- pris lorsque l’ammoniémie est normale, caractérisé par un retard ou une absence de sécrétion de mélatonine, un retard de phase ou un rythme ultradien. Ce trouble, possiblement un marqueur précoce d’EHM, pourrait induire des fluctuations de la vigilance responsables du risque accidentel majoré. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : ATTALI Valérie valerie.attali@aphp.fr
  18. 18. COMMUNICATIONS ORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com36 CO 5-1 L’analyse des mouvements de la mandibule pendant le sommeil permet de poser le diagnostic de Syndrome des Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS) MARTINOT Jean-Benoît (1) ; BOREL Jean-Christian (2) ; CUTHBERT Valérie (1) ; LE-DONG Nhat-nam (1) ; DENISON Stéphane (1) ; PÉPIN Jean-Louis (3) (1) CHU UCL Namur., Namur, Belgique ; (2) AGIR à dom. Association, La Tronche, France ; (3) Univ. Grenoble Alpes, HP2 INSERM U1042, Grenoble, France Objectif : L’analyse des mouvements de la mandibule pen- dant le sommeil (MM) repère l’effort respiratoire (RE) et les éveils corticaux. L’objectif était de vérifier si l’incidence horaire de ces mouvements (MM-RDI) était prédictive de l’indice des événements (apnées-hypopnées (AH) et micro-éveils liés à RE) retenu dans ICSD-3 pour diagnostiquer le SAOS en PSG (PSG- RDI). Méthodes : 87 sujets avec au moins un symptôme évoca- teur de SAOS énoncés dans ICSD-3 avec ou sans co-morbidité sont étudiés consécutivement. La probabilité pré-test de cette population est de 0.75. MM sont détectés par un magnéto- mètre de haute précision (Brizzy®Nomics) et enregistrés dans le polysomnographe (SomnoscreenPlus®,Somnomedics); un décompte séparé et aveugle de PSG-RDI et MM-RDI a été réa- lisé par deux scoreurs expérimentés selon les règles AASM- 2012 et le profil des MM rapportés par Martinot et al. (J Clin Sleep Med 2015;11:567). Résultats : PSG-RDI et PSG-AHI sont respectivement de 35.5 ± 24.3 et 27.1 ± 27.2. MM-RDI prédit PSG-RDI avec le modèle linéaire: PSG-RDI=1.005*(MM-RDI)+2.743 (R2=0.92;p<0.001). La performance de MM-RDI pour détecter PSG-RDI ≥5 et ≥15 (aire sous la courbe ROC) est respectivement 0.96 et 0.97. Au seuil de 13.5, MM-RDI permet de détecter un SAOS avec une précision de 0,84 à 0,95. L’accord avec la PSG est significatif (k=0,61;p<0.001). Conclusion : Dans une population de probabilité pré-test modérée à élevée pour un SAOS, l’étude des mouvements de la mandibule pendant le sommeil permet de poser le diagnos- tic avec une probabilité post-test variant de 0,87 à 0,99. Cette étude peut être recommandée pour confirmer le diagnostic de SAOS. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : MARTINOT Jean-Benoît martinot.j@respisom.be CO 5-2 Prévalence de l’acromégalie chez les patients consultants pour une suspicion de syndrome d’apnée du sommeil : Etude ACROSAS PEPIN Jean-Louis (1) ; GALERNEAU Louis-Marie (1) ; BOREL Anne-Laure (2) ; CHABRE Olivier (2) ; SAPENE Marc (3) ; STACH Bruno (4) ; GIREY-RANNAUD Janie (5) ; TAMISIER Renaud (1) ; CARON Philippe (6) (1) Clinique de Physiologie, Sommeil et Exercice, CHU de Grenoble, Grenoble, France ; (2) Service d’Endocrinologie-Diabétologie, CHU de Grenoble, Gre- noble, France ; (3) Centre de pneumologie Rivière, Bordeaux, France ; (4) Clinique TESSIER, Valenciennes, France ; (5) Cabinet de pneumologie avenue marcelin berthelot, Grenoble, France ; (6) Service d’Endocrinologie, maladies métaboliques et nutrition, CHU Toulouse, Toulouse, France Objectif : L’acromégalie est une maladie rare (prévalence de 0,008% à 0,013%) due à l’hypersécrétion d’hormone de crois- sance. Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) a une pré- valence de 45 à 80% chez les patients acromégales. Le but de cette étude multicentrique nationale était de déterminer la prévalence de l’acromégalie non diagnostiquée chez les patients consultants pour une suspicion de SAS. Méthodes : Les patients consultants pour une suspicion de SAS, au CHU de Grenoble ou chez l’un des 10 pneumologues libéraux participants, ont été recrutés consécutivement de Novembre 2013 à Octobre 2014. Les données cliniques étaient renseignées sur le CFR électronique de l’OSFP, une polysom- nographie/polygraphie (PSG) était réalisée ainsi qu’un dosage sanguin d’IGF-1. En cas de taux d’IGF-1 élevé, le patient était orienté vers un endocrinologue pour confirmer une éventuelle acromégalie. Résultats : 873 patients ont été inclus. 2 cas ont été diagnos- tiqués, chez des patients ayant un SAS sévère. 817 patients ont réalisé le dosage d’IGF-1, la prévalence de l’acromégalie est de 0,245% pour l’ensemble des patients ayant consultés. 567 patients ont un Index Apnée-Hypopnée>15 parmi les 755 patients ayant des résultats de PSG et un dosage d’IGF-1: la prévalence chez les patients apnéiques est donc de 0,353% (27 fois la population générale). Conclusion : Les patients apnéiques représentent un groupe particulièrement à risque pour le diagnostic d’acromégalie, qui nécessite de valider des stratégies spécifiques de dépistage, afin de prévenir les complications et comorbidités de l’acro- mégalie. Conflits d’intérêts : Etude académique financée par le labo- ratoire IPSEN. Contact auteur : PEPIN Jean-Louis JPepin@chu-grenoble.fr
  19. 19. COMMUNICATIONS ORALES COMMUNICATIONSORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com 37 CO 5-3 Troubles respiratoires au cours du sommeil chez des sujets non somnolents : caractéristiques cliniques et validation du score de dépistage « NoSAS » HABA-RUBIO José (1) ; MARTI-SOLER Helena (2) ; MARQUES-VIDAL Pedro (3) ; VOLLENWEIDER Peter (3) ; WAEBER Gérard (3) ; PREISIG Martin (4) ; TAFTI Mehdi (1) ; HIROTSU Camila (5) ; TUFIK Sergio (5) ; HEINZER Raphaël (1) (1) Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS), Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse ; (2) Institut Uni- versitaire de Médecine Sociale et Préventive (IUMPS) Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse ; (3) Département de Méde- cine, Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse ; (4) Département de Psychiatrie, Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse ; (5) Depatamento de Psicobiologia da Universidade Federal de São Paulo, São paulo, Brésil Objectif : Evaluer les caractéristiques cliniques des sujets non somnolents (Epworth ≤10) avec un trouble respiratoire au cours du sommeil et développer un outil de dépistage. Méthodes : 1688 sujets non somnolents (59±11 ans, 47% hommes) de la population générale participant à l’étude Hyp- noLaus (Lausanne, Suisse) ont eu une évaluation clinique et un enregistrement polysomnographique. Un score clinique (NoSAS) a été élaboré pour identifier les sujets avec un index d’apnées/hypopnées (IAH) significatif (>20/h). Le score a été validé en interne et dans une population indépendante (co- horte EPISONO/Brésil). Résultats : La présence d’un trouble respiratoire au cours du sommeil était indépendamment associée à la présence d’une hypertension (OR=1.17 IC95% [1.7-1.28], p=0.001), d’un diabète (1.16 [1.05-01.28], p=0.004) et d’un syndrome méta- bolique (1.19 [1.09-1.31], p<0.001). Le score NoSAS allouait 4 points si la circonférence du cou >40 cm; 3 si l’indice de masse corporelle (IMC) ≥25 et <30 kg/m2; 5 si l’IMC ≥30 kg/m2; 2 si ronflement; 4 si âge >55 ans et 2 pour les hommes. Un seuil de ≥8 points permettait de mieux discriminer les sujets à risque que le STOP-Bang et le score de Berlin, avec une aire sous la courbe (AUC) de 0.74 (vs. 0.67 et 0.63). NoSAS a été validé dans la cohorte EPISONO (AUC 0.82). Conclusion : La présence d’un trouble respiratoire au cours du sommeil chez les sujets non somnolents est associée à des facteurs de risque cardiovasculaire. Le score NoSAS est un outil de dépistage fiable pour discriminer les sujets avec un IAH >20/h parmi la population générale. Conflits d’intérêts : Fondation Leenaards, Fond National Suisse de la Recherche Scientifique, GSK, Ligue Pulmonaire Vaudoise et CIRS. Contact auteur : HABA-RUBIO Jose jose.haba-rubio@chuv.ch CO 5-4 Redistribution Rostrale de Fluide dans l’hypertension artérielle pulmonaire GüNTHER Sven (1) ; CHEBLY Georges (2) ; HUMBERT Marc (1) ; ARNULF Isabelle (2) ; SIMILOWSKI Thomas (3) ; REDOLFI Stefania (4) (1) Univ. Paris–Sud, Faculté de Médecine, AP-HP, Hôpital de Bicêtre, Centre National de Référence de l’Hypertension Pulmonaire Sévère, Département Hospitalo-Universitaire (DHU) Thorax Innovation, Service de Pneumologie, Paris, France ; (2) AP-HP, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière Charles Foix, Service de Pathologies du Sommeil (Département «R3S»), Paris, France ; (3) Sorbonne Universités, UPMC Univ Paris 06, INSERM, UMRS1158 Neurophy- siologie respiratoire expérimentale et clinique, Paris, France ; (4) Sorbonne Universités, UPMC Univ Paris 06, INSERM, UMRS1158 Neurophysiologie respi- ratoire expérimentale et clinique, AP-HP, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière Charles Foix, Service de Pathologies du Sommeil (Département «R3S»), Paris, France Objectif : Une prévalence élevée des apnées obstructives et centrales du sommeil a été rapportée dans l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). Les apnées centrales et obstruc- tives peuvent être promues par la redistribution nocturne de fluide des jambes vers les poumons et les voies aériennes su- périeures, respectivement. La redistribution nocturne de fluide n’a pas été précédemment évaluée dans l’HTAP. L’objectif de cette étude est de détecter cliniquement le déplacement de fluide dans l’HTAP. Méthodes : Nous avons développé un questionnaire pour tester la fréquence des signes/symptômes causés par l’accu- mulation de liquide dans le bas du corps à la fin de la jour- née et dans la partie supérieure du corps pendant la nuit et le matin. La qualité du sommeil a été évaluée par l’index de Qualité du Sommeil de Pittsburgh (PSQI), la somnolence diurne par l’échelle de somnolence Epworth (ESS) et la fatigue par l’échelle de fatigue de Pichot (PFS). Résultats : 73 patients HTAP stables et 55 sujets témoins, appariés par âge, sexe et indice de masse corporelle ont été inclus dans cette étude. Le score total de déplacement de fluide est plus élevé chez les patients HTAP par rapport aux témoins. En particulier l’orthopneé (p = 0,002), le dormir avec au moins 2 oreillers (p = 0,005) et la sensation de nez obstrué le matin (p <0,001) étaient plus fréquents dans le groupe HTAP par rapport aux témoins. Le PFS était plus élevé dans le groupe d’HTAP par rapport aux témoins (p <0,001). Il n’y avait pas de différence concernant le PSQI et l’ESS entre les deux groupes. Conclusion : Une redistribution nocturne de fluide clinique- ment décelable est mise en évidence pour la première fois par cette étude et elle pourrait en partie expliquer la forte préva- lence d’apnées du sommeil dans l’HTAP. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : REDOLFI Stefania stefania.redolfi@aphp.fr
  20. 20. COMMUNICATIONS ORALES LE CONGRÈS DU SOMMEIL® /// NANTES 2015 /// 19-20-21 NOVEMBRE /// www.lecongresdusommeil.com38 CO 5-5 Obstructive sleep apnea phenotypes: A cluster analysis BAILLLY Sébastien (1) ; DESTORS Marie (2) ; GRILLETYves (3) ; RICHARD Philippe (4) ; STACH Bruno (5) ; VIVODTZEV Isabelle (1) ; TIMSIT Jean-François (6) ; LEVY Patrick (1) ; TAMISIER Renaud (1) ; PEPIN Jean-Louis (1) (1) Université Grenoble Alpes, HP2, Inserm, U1042, Grenoble, France ; (2) CHU de Grenoble, Laboratoire EFCR, Pôle THORAX et VAISSEAUX, Grenoble, France ; (3) Cabinet de Pneumologie, Valence, France ; (4) Cabinet de Pneu- mologie, St Omer, France ; (5) Cabinet de Pneumologie,Valenciennes, France ; (6) IAME UMR 1137 Inserm Université Paris Diderot, Paris, France Objectif : La population de patients atteints d’un syndrome d’apnée obstructif du sommeil (SAOS) est très hétérogène, avec des présentations cliniques relativement différentes. L’évaluation des phénotypes de ces patients permettrait d’améliorer nos pratiques de dépistages et thérapeutiques du SAOS. Méthodes : 18263 patients participants à la cohorte de l’OS- FP (Observatoire Sommeil de la Fédération de Pneumologie) ont été inclus. Une analyse ascendante hiérarchique de cluster a été réalisée avec les données cliniques des patients (âge, IMC), leurs symptômes initiaux, les facteurs de risques et leurs co-morbidités. Résultats : Six clusters ont été identifiés, comprenant 1823 à 4200 patients. Les différences significatives retrouvées entre les clusters concernaient les symptômes (peu symptomatique versus somnolent), le poids (mince versus obèse), et parmi les patients obèses avec un SAOS différentes combinaisons de co-morbidités et de facteurs de risques. Conclusion : Notre analyse de cluster a permis d’identifier 6 phénotypes distincts de SAOS, soulignant le haut degré d’hé- térogénéité des patients SAOS et la nécessité de valider de nouvelles stratégies personnalisées sur le plan du dépistage, du diagnostic et du traitement du SAOS. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : DESTORS Marie mdestors@chu-grenoble.fr CO 5-6 Association entre la sévérité du syndrome d’apnée du sommeil et le contrôle glycémique chez les patients diabétiques traités et non traités PRIOU Pascaline (1) ; LE VAILLANT Marc (2) ; MESLIER Nicole (1) ; CHOLLET Sylvaine (3) ; PIGEANNE Thierry (4) ; MASSON Philippe (5) ; BIZIEUX-THAMINY Acya (6) ; HUMEAU Marie-Pierre (7) ; GOUPIL François (8) ; GAGNADOUX Frédéric (1) (1) CHU, Angers, France ; (2) CNRS,Villejuif, France ; (3) CHU, Nantes, France ; (4) Pole santé des Olonnes, Olonnes sur mer, France ; (5) CH, Cholet, France ; (6) CH, La roche-sur-Yon, France ; (7) Nouvelles cliniques nantaises, Nantes, France ; (8) CH, Le mans, France Objectif : Déterminer si l’association entre la sévérité du syn- drome d’apnée hypopnée obstructif du sommeil (SAHOS) et le contrôle glycémique diffère chez des patients avec un diabète de type 2 (DT2) nouvellement diagnostiqué, non traités et chez des patients DT2 traités. Méthodes : Cohorte prospective multicentrique de l’Institut Régional de Recherche en Santé Respiratoire incluant 762 patients enregistrés pour une suspicion de SAHOS, dont 497 traités pour un DT2, et 265 sans DT2 connu mais avec une gly- cémie à ≥126 mg/dL et/ou une hémoglobine glyquée (HbA1c) ≥6.5% compatible(s) avec un diagnostic de diabète (groupe non traité). Analyse unie puis multivariée sur les facteurs asso- ciés à l’HbA1c dans les deux groupes. Résultats : Dans le groupe non traité, il existait une associa- tion positive indépendante entre l’HbA1c et l’index d’apnée- hypopnée (IAH) (p=0.0007), de même qu’avec l’index de désa- turation à 3% (p=0.0016) après ajustement (âge, genre, indice de masse corporelle, consommation d’alcool, dyslipidémie métabolique (DM), hypertension, statine, centre). L’HbA1c moyenne ajustée augmentait de 6.68% dans le quartile d’IAH le plus bas (<17/h) à 7.20% dans le quartile d’IAH le plus haut (>61/h),avec un effet dose significatif (p=0.033).Dans le groupe traité, l’HbA1c n’était pas associé à la sévérité du SAHOS, mais à l’âge, la DM et le traitement par insuline. Conclusion : Le SAHOS pourrait affecter le contrôle glycé- mique de façon importante chez les patients diabétiques nouvellement diagnostiqués et non traités, mais n’avoir qu’un impact limité chez les patients déjà sous traitements anti-dia- bétiques. Conflits d’intérêts : aucun Contact auteur : PRIOU Pascaline papriou@chu-angers.fr

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