Table Ronde du 12 Juin
  Société Française de
      l’Evaluation


L’évaluation au service de la
gouvernance démocratique


           PO/Avril 2009        1
La question N°1

 Qu’a-t-on fait
 dans votre pays
 en faveur de la gouvernance démocratique
 depuis la Déclaration de Paris ?





                       PO/Avril 2009         2
A la question N°1: quatre éléments de
réponse
 1. En France: la réforme constitutionnelle
 2. Efficacité de l’aide: évaluations lancées par
  AFD
 3. Euro Med : »»un combat »
 4. La German Marshall Fund of the USA
1. La réforme en France de la
                  Constitution Juillet 2008
 Dans la Constitution le Parlement a pour nouvelles attributions :
    De voter la loi désormais accompagnée d’une étude d’impacts
    et d’évaluer les politiques publiques


 Le Gouvernement doit soumettre chaque projet de loi avec l’étude
   d’impacts correspondante
       Le projet de loi devra être apprécié au regard de la législation (européenne;
        communautaire; outre-mer)
       Les objectifs poursuivis par le projet de loi devront être précisés
       L’ensemble des options possibles devront être exposées
       L’estimation des impacts sera réalisée selon les angles suivants :
            Financier (distinction bénéfices & coûts)
            Social
            Environnemental
            Egalité Homme / Femme
            Emploi Public (distinction entre Grandes Entreprises; PME, TPE)


                                         PO/Mai 2009                             4
1. Conséquences directes des dernières évolutions
   sur le processus d’adoption d’un projet de loi

  L’étude d’impact devient un élément de
     constitutionnalité du projet de loi
    L’étude d’impact accompagnant le projet de loi est un
     « accessoire » du projet et à ce titre suit le même
     parcours que le projet
    Tout amendement « majeur » doit être accompagné
     de son étude d’impact
    Le projet peut être retiré pour « insuffisance » de
     l’étude
    La rédaction des nouveaux projets de loi va intégrer
     les études d’impact avec les objectifs, et donc
     aborder le volet mise en œuvre. Le délai de sortie
     des décrets d’application devrait être réduit d’autant.
                             PO/Mai 2009                       5
1. Les évaluations des politiques
                   publiques
 Une semaine par mois parlementaire est allouée à
  l’examen des évaluations des politiques publiques
 Au sein de l’Assemblée Nationale, un Comité de
  Contrôle et d‘évaluation est créé pour « procéder » à
  des évaluations transverses
    La MEC, mission d’évaluation et de contrôle de la
     Commission des Finances est conservée
 Le Sénat travaille de son côté à ses propres structures
  d’évaluation
      Quelle coordination entre les évaluations faites par le
       Sénat et celles faites par l’Assemblée Nationale?

                               PO/Mai 2009                       6
1. Synthèse des Recommandations :
Une Réforme constitutionnelle très attendue par les Parlementaires qui doit se donner les
                                 moyens de sa réussite


       Créer un Comité de Contrôle et d’évaluation unique dépositaire
        opérationnel de la réforme qui regrouperait toutes les compétences
        en matière d’évaluation de l’Assemblée Nationale et du Sénat
           Lui allouer les ressources voulues pour la formation à
            l’évaluation et la passation d’études

       Exploiter de suite la semaine consacrée à l’évaluation pour étudier
        des rapports spéciaux de la Cour des Comptes aux enjeux les
        plus importants

       Auditionner au sein du Comité les responsables de programmes
        correspondants plutôt que leurs ministres et organiser ensuite les
        auditions publiques ministérielles avec minutie et sur la base de
        rapports

       Pour valoriser les initiatives parlementaires étendre aux
        propositions de lois les dispositions prises pour les projets
1. Impact sur la SFE
 Ouverture de chantiers nouveaux au
  Parlement
2. Paris et efficacité de l’aide
 Multiplicité des acteurs, rôle majeur de l’AFD
     Différentes évaluations lancées ur l’efficacité
3. l’Union pour la Méditerranée: un combat pour des
                      projets


    Dépollution de la Méditerranée
    Création d’autoroutes maritimes
    Plan solaire méditerranéen
    Réseau de protection civile contre les risques naturels
    Agence de développement PME PMI
    Création d’une université Euro-Méditerranée




                           PO/Avril 2009                   10
3. L’Union Pour la Méditérannée
 Besoin d’études ex-ante
    Pertinence, réponse aux attentes, à une finalité:
       Implication des acteurs, des parties prenantes

       Transparence

            Les Pays et Institutions donateurs
            Les pays récipiendaires
                Les populations et institutions locales


      Cohérence des projets entre eux
      Clarification des besoins de financement
      Etudes d’alternatives
3. Euromed
 Proposer un organisme de coordination des
  évaluations
4. GMF
 Le développement ne se limite pas à l’aide directe, il
  comprend tout l’environnement
 La transparence est indispensable
      au niveau local
      Elle est indispensable au niveau international
 L’aide doit se focaliser sur les résultats
    Elle doit développer la responsabilité
    Elle doir être basée sur la coopération mais
     promouvoir le leadership local
    Elle doit encourager le seceur privé
    Elle doit inciter la diaspora à aider son pays d’origine
4. Les Questions de la German
Marshall Fund of the Unites States
 Quelle relation entre la démocratie, le développement
    et la sécurité?
   Peut-on y apporter une contribution réelle en
    absence de démocratie et/ou de sécurité?
   Est-il possible de trouver une solution universelle au
    problème du changement climatique?
   Quel est l’impact de nos politiques agricoles et du
    commerce international sur le développement
    durable?
   Et enfin comment en peine crise mondiale peut-on
    mettre en œuvre une aide plus efficace?
4. Recommandation de la GMF
 Il est indispensable d’établir une plus grande
  coopération entre les pays donateurs et les
  pays récipendaires
4. GMF sur la Démocratie
 La Démocratie ne devrait pas être l’ultime pré
    condition pour donner toutes les formes d’aide
   Les peuples ont besoin de mécanismes pour
    soulever et résoudre leurs doléances d’une manière
    pacifique et équitable
   Quand une aide directe est apportée à la démocratie,
    elle devrait avoir pour objectif le long terme et être
    stratégique
   Une approche multinationale et si possible régionale
    devrait être déployée pour soutenir les démocraties
    fragiles
   Les donateurs occidentaux devraient rechercher un
    partenariat plus grand avec le secteur public officiel
    chinois
4.GMF sur l’efficacité de l’aide au
développement
 Tout démarre au niveau des pays développés
     Prolifération des canaux d’assistance
     Ecart entre les déclarations (Paris, Accra,
      Monterrey) et les faits
     Exemple: Le niveau d’engagement annoncé et
      respecté par chaque donneur
 Au niveau local
     Besoin de transparence
Question N°2


D’après votre expérience, à quelles conditions une
    évaluation peut-elle être bénéfique pour la
                     démocratie ?
  Faut-il pour cela privilégier ou non telle ou telle forme
                     d’évaluation ?


                         PO/Avril 2009                        18
Plus de démocratie comme résultat d’un
   certain type d’évaluation, lequel?
    Comment passe-t-on d’une évaluation techniquement bien
     pilotée à une évaluation porteuse de plus de démocratie ?
         (en associant plus d’acteurs,
         en simplifiant les procédures
         en faisant de l’expérimentation contrôlée,
         en mettant en œuvre des processus participatifs, etc. … ?).
    à l’inverse
       comment une conduite plus démocratique de l’évaluation peut-
        elle de son côté améliorer la conduite des programmes ?
        (meilleure prise en compte des diverses parties prenantes,
        apprentissage collectif, conduite du changement avec les
        acteurs, aide à la décision locale, etc… ? ).
   en conclusion :
       à quelles conditions une évaluation peut-elle être bénéfique
        pour la démocratie ?
       Et aussi l’aide directe à la démocratie est-il évaluable?
Les acteurs

  Les gouvernements
  Les organismes internationaux
  Les ONG
  Les Pays récipiendaires
  Les acteurs sur le terrain
  Les consultants
    « mercenaires de l’évaluation? »
    Ou « militants »

                      PO/Avril 2009     20
Aide et Démocratie: exemples
 République Démocratique du Congo
    PNUD: gouvernance administrative/ Mars 2009
    Banque Mondiale: gouvernance Avril 2008
    DFID (department for international development) et FCI
     (France Coopération Internationale): médias pour la
     démocratie et une bonne gouvernance Mai 2008
 Maroc
 Burundi
 Bolivie Argentine
 Togo PNUD
Quel type d’évaluation?

 Des évaluations « utiles » à toutes les parties prenantes:
      Apportent de la valeur ajoutée à chacune des parties
       prenantes ou acteurs

 Pour les évaluateurs
      Besoin d’améliorer l’ »outillage » des évaluations
         Les centres d’intérêt des ateliers de ce Congrès:

         plus de 10 ateliers consacrés à la qualité de

          l’évaluation et à son utilisation démocratique

 Besoin d’aborder de nouveaux sujets: des enjeux à
  l’échelle de la planète, en phase d’appropriation croissante
  et non encore complètement partagés:
     Risque de l’effet Pygmalion
     Evaluateur Militant


                             PO/Avril 2009                     22
Quel type d’évaluation?
   Besoin de concilier les concepts d’ utilité et fiabilité
   Intérêt et danger de l’évaluation comme une fin en soi
   (ex AFD ,..)
   Les difficultés de l’évaluation seulement « participative »


 Pour les donneurs d’ordre
       Résoudre le débat sur l’évaluation et les domaines voisins
        (audit ex UNESCO et formation)

         Pour les vrais bénéficiaires, les récipiendaires:
                         Plus de transparence
                           Plus d’efficacité
                          Plus de démocratie
En Conclusion




  Devant le poids incontournable des donneurs d’ordre

Notre responsabilité est de trouver des solutions adaptées




                          PO/Avril 2009                      24
Merci de votre attention

     Paul Ohana
         11.06.09




          PO/Avril 2009    25
La coopération décentralisée
   La coopération décentralisée est née après la guerre 1939-1945, d’abord par les jumelages entre les villes
    françaises et allemandes, puis prolongée à l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie...Diplomatie de proximité
    entre élus locaux, la coopération décentralisée porte sur l’ensemble des secteurs de coopération :
    échanges culturels, scientifiques, sociaux, économiques, environnementaux... Action de coopération mais
    aussi action du cœur, la coopération décentralisée porte d’abord une action de solidarité : construction de
    dispensaires, d’écoles (...) et pourtant de nombreuses initiatives concourent au développement
    économique endogène en renforçant la légitimité des autorités locales, leur capacité à mobiliser les
    ressources et à construire une vision stratégique de leur territoire, en organisant et en soutenant les
    initiatives privées. En effet, située à la « croisée des chemins », la coopération décentralisée relève d’une
    conjugaison entre l’international et un mode d’organisation territorial, la décentralisation. La coopération
    décentralisée offre l’opportunité de « penser global et d’agir local » sur l’ensemble des thématiques qui
    préoccupent les territoires.

   Ainsi les collectivités territoriales se doivent de ne pas se limiter aux relations institutionnelles mais doivent
    organiser les acteurs engagés dans ce secteur pour qu’ils revoient en profondeur leurs pratiques et
    permettre aux autres de se mobiliser pour l’avènement d’une mondialisation mettant l’humain au centre
    des préoccupations.

   A l’ère du développement durable, la protection de l’environnement, les mobilités, l’urbanisme, les
    transports mais aussi le développement économique et la gouvernance sont parmi les préoccupations
    prioritaires. L’action des gouvernements se trouve ainsi complétée par une coopération de proximité,
    décentralisée, innovante et singulière.

    Le département de l’Essonne, riche de ses diversités humaines et culturelles et de son potentiel socio-
    économique, est aujourd’hui l’hôte de ce forum consacré à la coopération décentralisée et au
    développement de l’autre. S’y retrouverons dans la journée et sur trois sessions, des experts et des
    citoyens représentant les milieux politique, économique, universitaire, associatif et les ONG. Les actes de
    cette journée de réflexion, d’évaluation et de propositions seront publiés dans la revue Passages.

Atelier 2 Presentation Po

  • 1.
    Table Ronde du12 Juin Société Française de l’Evaluation L’évaluation au service de la gouvernance démocratique PO/Avril 2009 1
  • 2.
    La question N°1 Qu’a-t-on fait  dans votre pays  en faveur de la gouvernance démocratique  depuis la Déclaration de Paris ?  PO/Avril 2009 2
  • 3.
    A la questionN°1: quatre éléments de réponse  1. En France: la réforme constitutionnelle  2. Efficacité de l’aide: évaluations lancées par AFD  3. Euro Med : »»un combat »  4. La German Marshall Fund of the USA
  • 4.
    1. La réformeen France de la Constitution Juillet 2008  Dans la Constitution le Parlement a pour nouvelles attributions :  De voter la loi désormais accompagnée d’une étude d’impacts  et d’évaluer les politiques publiques  Le Gouvernement doit soumettre chaque projet de loi avec l’étude d’impacts correspondante  Le projet de loi devra être apprécié au regard de la législation (européenne; communautaire; outre-mer)  Les objectifs poursuivis par le projet de loi devront être précisés  L’ensemble des options possibles devront être exposées  L’estimation des impacts sera réalisée selon les angles suivants :  Financier (distinction bénéfices & coûts)  Social  Environnemental  Egalité Homme / Femme  Emploi Public (distinction entre Grandes Entreprises; PME, TPE) PO/Mai 2009 4
  • 5.
    1. Conséquences directesdes dernières évolutions sur le processus d’adoption d’un projet de loi  L’étude d’impact devient un élément de constitutionnalité du projet de loi  L’étude d’impact accompagnant le projet de loi est un « accessoire » du projet et à ce titre suit le même parcours que le projet  Tout amendement « majeur » doit être accompagné de son étude d’impact  Le projet peut être retiré pour « insuffisance » de l’étude  La rédaction des nouveaux projets de loi va intégrer les études d’impact avec les objectifs, et donc aborder le volet mise en œuvre. Le délai de sortie des décrets d’application devrait être réduit d’autant. PO/Mai 2009 5
  • 6.
    1. Les évaluationsdes politiques publiques  Une semaine par mois parlementaire est allouée à l’examen des évaluations des politiques publiques  Au sein de l’Assemblée Nationale, un Comité de Contrôle et d‘évaluation est créé pour « procéder » à des évaluations transverses  La MEC, mission d’évaluation et de contrôle de la Commission des Finances est conservée  Le Sénat travaille de son côté à ses propres structures d’évaluation  Quelle coordination entre les évaluations faites par le Sénat et celles faites par l’Assemblée Nationale? PO/Mai 2009 6
  • 7.
    1. Synthèse desRecommandations : Une Réforme constitutionnelle très attendue par les Parlementaires qui doit se donner les moyens de sa réussite  Créer un Comité de Contrôle et d’évaluation unique dépositaire opérationnel de la réforme qui regrouperait toutes les compétences en matière d’évaluation de l’Assemblée Nationale et du Sénat  Lui allouer les ressources voulues pour la formation à l’évaluation et la passation d’études  Exploiter de suite la semaine consacrée à l’évaluation pour étudier des rapports spéciaux de la Cour des Comptes aux enjeux les plus importants  Auditionner au sein du Comité les responsables de programmes correspondants plutôt que leurs ministres et organiser ensuite les auditions publiques ministérielles avec minutie et sur la base de rapports  Pour valoriser les initiatives parlementaires étendre aux propositions de lois les dispositions prises pour les projets
  • 8.
    1. Impact surla SFE  Ouverture de chantiers nouveaux au Parlement
  • 9.
    2. Paris etefficacité de l’aide  Multiplicité des acteurs, rôle majeur de l’AFD  Différentes évaluations lancées ur l’efficacité
  • 10.
    3. l’Union pourla Méditerranée: un combat pour des projets  Dépollution de la Méditerranée  Création d’autoroutes maritimes  Plan solaire méditerranéen  Réseau de protection civile contre les risques naturels  Agence de développement PME PMI  Création d’une université Euro-Méditerranée PO/Avril 2009 10
  • 11.
    3. L’Union Pourla Méditérannée  Besoin d’études ex-ante  Pertinence, réponse aux attentes, à une finalité:  Implication des acteurs, des parties prenantes  Transparence  Les Pays et Institutions donateurs  Les pays récipiendaires  Les populations et institutions locales  Cohérence des projets entre eux  Clarification des besoins de financement  Etudes d’alternatives
  • 12.
    3. Euromed  Proposerun organisme de coordination des évaluations
  • 13.
    4. GMF  Ledéveloppement ne se limite pas à l’aide directe, il comprend tout l’environnement  La transparence est indispensable  au niveau local  Elle est indispensable au niveau international  L’aide doit se focaliser sur les résultats  Elle doit développer la responsabilité  Elle doir être basée sur la coopération mais promouvoir le leadership local  Elle doit encourager le seceur privé  Elle doit inciter la diaspora à aider son pays d’origine
  • 14.
    4. Les Questionsde la German Marshall Fund of the Unites States  Quelle relation entre la démocratie, le développement et la sécurité?  Peut-on y apporter une contribution réelle en absence de démocratie et/ou de sécurité?  Est-il possible de trouver une solution universelle au problème du changement climatique?  Quel est l’impact de nos politiques agricoles et du commerce international sur le développement durable?  Et enfin comment en peine crise mondiale peut-on mettre en œuvre une aide plus efficace?
  • 15.
    4. Recommandation dela GMF  Il est indispensable d’établir une plus grande coopération entre les pays donateurs et les pays récipendaires
  • 16.
    4. GMF surla Démocratie  La Démocratie ne devrait pas être l’ultime pré condition pour donner toutes les formes d’aide  Les peuples ont besoin de mécanismes pour soulever et résoudre leurs doléances d’une manière pacifique et équitable  Quand une aide directe est apportée à la démocratie, elle devrait avoir pour objectif le long terme et être stratégique  Une approche multinationale et si possible régionale devrait être déployée pour soutenir les démocraties fragiles  Les donateurs occidentaux devraient rechercher un partenariat plus grand avec le secteur public officiel chinois
  • 17.
    4.GMF sur l’efficacitéde l’aide au développement  Tout démarre au niveau des pays développés  Prolifération des canaux d’assistance  Ecart entre les déclarations (Paris, Accra, Monterrey) et les faits  Exemple: Le niveau d’engagement annoncé et respecté par chaque donneur  Au niveau local  Besoin de transparence
  • 18.
    Question N°2 D’après votreexpérience, à quelles conditions une évaluation peut-elle être bénéfique pour la démocratie ? Faut-il pour cela privilégier ou non telle ou telle forme d’évaluation ? PO/Avril 2009 18
  • 19.
    Plus de démocratiecomme résultat d’un certain type d’évaluation, lequel?  Comment passe-t-on d’une évaluation techniquement bien pilotée à une évaluation porteuse de plus de démocratie ?  (en associant plus d’acteurs,  en simplifiant les procédures  en faisant de l’expérimentation contrôlée,  en mettant en œuvre des processus participatifs, etc. … ?).  à l’inverse  comment une conduite plus démocratique de l’évaluation peut- elle de son côté améliorer la conduite des programmes ? (meilleure prise en compte des diverses parties prenantes, apprentissage collectif, conduite du changement avec les acteurs, aide à la décision locale, etc… ? ).  en conclusion :  à quelles conditions une évaluation peut-elle être bénéfique pour la démocratie ?  Et aussi l’aide directe à la démocratie est-il évaluable?
  • 20.
    Les acteurs Les gouvernements  Les organismes internationaux  Les ONG  Les Pays récipiendaires  Les acteurs sur le terrain  Les consultants  « mercenaires de l’évaluation? »  Ou « militants » PO/Avril 2009 20
  • 21.
    Aide et Démocratie:exemples  République Démocratique du Congo  PNUD: gouvernance administrative/ Mars 2009  Banque Mondiale: gouvernance Avril 2008  DFID (department for international development) et FCI (France Coopération Internationale): médias pour la démocratie et une bonne gouvernance Mai 2008  Maroc  Burundi  Bolivie Argentine  Togo PNUD
  • 22.
    Quel type d’évaluation? Des évaluations « utiles » à toutes les parties prenantes:  Apportent de la valeur ajoutée à chacune des parties prenantes ou acteurs  Pour les évaluateurs  Besoin d’améliorer l’ »outillage » des évaluations  Les centres d’intérêt des ateliers de ce Congrès:  plus de 10 ateliers consacrés à la qualité de l’évaluation et à son utilisation démocratique  Besoin d’aborder de nouveaux sujets: des enjeux à l’échelle de la planète, en phase d’appropriation croissante et non encore complètement partagés:  Risque de l’effet Pygmalion  Evaluateur Militant PO/Avril 2009 22
  • 23.
    Quel type d’évaluation?  Besoin de concilier les concepts d’ utilité et fiabilité  Intérêt et danger de l’évaluation comme une fin en soi  (ex AFD ,..)  Les difficultés de l’évaluation seulement « participative »  Pour les donneurs d’ordre  Résoudre le débat sur l’évaluation et les domaines voisins (audit ex UNESCO et formation)  Pour les vrais bénéficiaires, les récipiendaires:  Plus de transparence  Plus d’efficacité  Plus de démocratie
  • 24.
    En Conclusion Devant le poids incontournable des donneurs d’ordre Notre responsabilité est de trouver des solutions adaptées PO/Avril 2009 24
  • 25.
    Merci de votreattention Paul Ohana 11.06.09 PO/Avril 2009 25
  • 26.
    La coopération décentralisée  La coopération décentralisée est née après la guerre 1939-1945, d’abord par les jumelages entre les villes françaises et allemandes, puis prolongée à l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie...Diplomatie de proximité entre élus locaux, la coopération décentralisée porte sur l’ensemble des secteurs de coopération : échanges culturels, scientifiques, sociaux, économiques, environnementaux... Action de coopération mais aussi action du cœur, la coopération décentralisée porte d’abord une action de solidarité : construction de dispensaires, d’écoles (...) et pourtant de nombreuses initiatives concourent au développement économique endogène en renforçant la légitimité des autorités locales, leur capacité à mobiliser les ressources et à construire une vision stratégique de leur territoire, en organisant et en soutenant les initiatives privées. En effet, située à la « croisée des chemins », la coopération décentralisée relève d’une conjugaison entre l’international et un mode d’organisation territorial, la décentralisation. La coopération décentralisée offre l’opportunité de « penser global et d’agir local » sur l’ensemble des thématiques qui préoccupent les territoires.   Ainsi les collectivités territoriales se doivent de ne pas se limiter aux relations institutionnelles mais doivent organiser les acteurs engagés dans ce secteur pour qu’ils revoient en profondeur leurs pratiques et permettre aux autres de se mobiliser pour l’avènement d’une mondialisation mettant l’humain au centre des préoccupations.   A l’ère du développement durable, la protection de l’environnement, les mobilités, l’urbanisme, les transports mais aussi le développement économique et la gouvernance sont parmi les préoccupations prioritaires. L’action des gouvernements se trouve ainsi complétée par une coopération de proximité, décentralisée, innovante et singulière.   Le département de l’Essonne, riche de ses diversités humaines et culturelles et de son potentiel socio- économique, est aujourd’hui l’hôte de ce forum consacré à la coopération décentralisée et au développement de l’autre. S’y retrouverons dans la journée et sur trois sessions, des experts et des citoyens représentant les milieux politique, économique, universitaire, associatif et les ONG. Les actes de cette journée de réflexion, d’évaluation et de propositions seront publiés dans la revue Passages.