Schéma de cohérence territoriale du Trégor


                                           Diagnostic




            Contribution de Côtes d’Armor Développement
                                                                                                  PME-
     Structure globale du tissu économique et de l’emploi, sphères d’activités, tissu industriel, PME-PMI,
                                                              d’accueil
                         activités maritimes, infrastructures d’accueil d’entreprises




                                               Agence Côtes d’Armor Développement
                                                          1 rue Pierre et Marie Curie
                                                          Centre d’Affaires Eleusis 3
                                                                           BP 10017
                                                               22196 PLERIN cedex
                                                                    02.96.58.06.58

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                           Page 1
SOMMAIRE



                                                                                                        Pages


         1 - Etat des lieux                                                                                 3

              1.1 - Entreprises et établissements                                                           3

              1.2 Démographie
              1.2 - Démographie des établissements et entreprises                                           3

              1.3
              1.3 - Structure des établissements et de l’emploi salarié par grand secteur d’activités       5

              1.4 - Répartition des établissements par taille et secteur d’activité principal
              1.4                                                                                           9

              1.5
              1.5 - Géographie des établissements et des emplois
                                                  et                                                       11

              1.6
              1.6 - Répartition et évolution de l’emploi salarié du secteur privé de 1993 à 2006           12

                        sphères
              1.7 – Les sphères d’activité                                                                 15

              1.8
              1.8 – Pêche et aquaculture                                                                   22

              1.9 – Plaisance et nautisme                                                                  24

              1.10
              1.10 - La fonction technopolitaine du Trégor                                                 25

              1.11 - Les infrastructures d’accueil d’entreprises                                           28



         2 – Orientations, préconisations (introductives des débats relatifs au PADD et DOG) 36




SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                            Page 2
1 - Etat des lieux
1.1 - Entreprises et établissements (précisions sur les sources et données statistiques utilisées)
Les différentes sources d’informations disponibles relatives au dénombrement et à l’évaluation du nombre
d’établissements ou d’entreprises1 et de leur effectif salarié recouvrent rarement les mêmes champs et ne
sont que très rarement exhaustives. Il est, par conséquent, difficile d’établir une photographie complète de la
structure du tissu économique et de l’emploi d’un territoire sinon par croisement de plusieurs fichiers
statistiques.
CLAP (Connaissance Locale de l'Appareil Productif) est un système d’information de l’INSEE qui présente
l’avantage d’être alimenté par différentes sources. Son objectif est de fournir des statistiques localisées au
lieu de travail jusqu’au niveau communal, notamment sur l’emploi salarié pour les différentes activités des
secteurs marchand mais également non marchand. La présente étude est essentiellement fondée sur les
données issues de cette base d’information.
Le référentiel d’entreprises et d’établissements est constitué à partir du Répertoire national des entreprises
et des établissements (SIRENE) également utilisé comme base de référence dans cette étude. Les données
sur l’emploi salarié résultent d’une mise en cohérence des informations issues de l’exploitation des DADS
(Déclarations annuelles de données sociales), des bordereaux récapitulatifs de cotisations de l’Urssaf (Union
pour le recouvrement des cotisations de sécurité sociale et des allocations familiales) et des fichiers de paye
de la fonction publique d’État. Seuls quelques secteurs sont exclus du champ d’analyse de CLAP pour des
questions de fiabilité et de pertinence des informations statistiques2.
Enfin, l’ASSEDIC produit également des données qui concernent l’emploi salarié du secteur privé3
exploitables sur une période longue.

1.2 - Démographie des établissements et entreprises
Les statistiques relatives à la création d'entreprises sont issues des informations contenues dans le
répertoire SIRENE4. Les créations d'entreprises sont classées en trois catégories : les créations pures, les
créations par reprises d’entreprises, et les réactivations d’entreprises.
Concernant les créations d'établissements, elles sont prises dans un sens non restrictif d'établissement
nouvellement actif. Elle intègre tous les mouvements économiques qui permettent d'accroître les moyens de
production en les créant, les réactivant ou les activant économiquement, mais aussi en les maintenant en
exploitation grâce à un changement d'exploitant.
On distingue les créations d’établissements pures ou ex-nihilo (création d'un établissement économiquement
actif jusqu'alors inexistant ayant pour conséquence l'exploitation de nouveaux moyens de production), les
créations par reprise d'un établissement (reprise totale ou partielle par une entreprises de l'activité d'un
établissement économique d'une autre entreprise), la réactivation (lorsqu’un établissement d'une personne
physique qui avait cessé son activité redevient économiquement actif) et, enfin, l'activation économique
(quant un établissement qui n'exploitait pas les moyens de production et se met à les exploiter).


1   Le recensement et l’interprétation des informations relatives au tissu économique distinguent les notions «d’établissement» et
    «d’entreprises».
    Entreprise : l'entreprise est une unité économique, juridiquement autonome, organisée pour produire des biens ou des services
    pour le marché. On distingue l’entreprise individuelle (personne physique) qui ne possède pas de personnalité juridique distincte
    de celle de la personne physique de son exploitant et l'entreprise sociétaire, par exemple Société Anonyme (SA), Société à
    Responsabilité Limitée (SARL). L’entreprise est localisée à l’adresse de son établissement siège.
    Établissement : l'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de
    l'entreprise. L'établissement, unité de production, constitue le niveau le mieux adapté à une approche géographique de
    l'économie. Remarque : la population des établissements est relativement stable dans le temps et est moins affectée par les
    mouvements de restructuration juridique et financière que celle des entreprises
2 Secteurs exclus : agriculture (NES16 = EA), défense (APET = 752C), intérim (APET = 745B)
3 ASSEDIC : emplois salariés du secteur privé (Y compris intérim et hors agriculture et secteur coopératif)
4   SIRENE : créé par le décret 73-314 du 14 mars 1973, SIRENE est un système informatique d'identification inter-administrative
    des entreprises et des établissements dont la gestion a été confiée à l'INSEE. L'objectif principal du système est d'attribuer à
    chaque entreprise et établissement un numéro d'immatriculation et une activité principale exercée (code APE). Il est mis à jour en
    continu à partir des informations déclarées par les entreprises ou leurs établissements aux Centres de Formalités des Entreprises
    (chambres des métiers, chambres de commerce et d'industrie, greffes des tribunaux de commerce, URSSAF ou centres des
    impôts). L'INSEE met à jour annuellement les effectifs salariés du secteur privé à partir de sources multiples et améliore
    régulièrement le répertoire à l'aide de plusieurs enquêtes.

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                Page 3
Le nombre d’établissements et d’entreprises sur le territoire du SCOT du Trégor a fortement progressé au
cours des dernières années (cf. graphique ci-dessus). Si l’on considère les établissements (champ ICS5), qui
recouvrent un champ plus large que celui des entreprises, leur nombre est passé de 2.831 en 2001 à 3.510
en 2006 soit une progression de 23,98% nettement supérieure à celle observée à l’échelle des Côtes
d’Armor (+16,58%). Chaque année se sont en moyenne 136 nouveaux établissements qui ont été répertoriés.
              SCOT Trégo r : évo lutio n du no mbre d'établissements et          SCOT Trégor : évolution du nombre de créations d'établissements
                         d'entreprises entre 2001et 2006                                               entre 2001 et 2006
                     (So urce : INSEE, SIRENE, Champ ICS)                                      (Source : INSEE, SIRENE, Champ ICS)
     3 700                                                                500


     3 500                                                                450

     3 300                                                                400


      3100                                                                350


     2 900                                                                300


     2 700                                                                250


     2 500                                                                200
             2001      2002       2003       2004       2005      2006            2001       2002        2003       2004        2005        2006
                No mbre d'établissements      No mbre d'entreprises             Créations d'établissements   Créations pures d'établissements


Durant cette même période, 416 créations d’établissements ont en moyenne été recensées chaque année.
Elles ont progressé jusqu’en 2004 (année au cours de laquelle 475 nouveaux établissements ont été
répertoriés dont 330 créations pures) pour ensuite fléchir en 2005 puis à nouveau en 2006 traduisant un
certain essoufflement du rythme de création d’entreprises qui, pour élevé qu’il soit, est inférieur à la moyenne
bretonne alors, qu’en revanche, le taux de défaillance dépasse la moyenne régionale. Le rythme de
disparition d’établissements, qui reste inférieur à celui des créations, a fortement progressé en 2003 et est
ensuite resté relativement stable au cours des 3 années suivantes.
Au cours de l’année 2006, 429 créations d’établissements ont été répertoriées sur le territoire d’étude (dont
296 créations «pures»). Leur ventilation entre les 4 grands secteurs d’activités est, en tous points, équivalente
à celle constatée en Côtes d’Armor.
                                                                      Ainsi, pratiquement la moitié de ces nouveaux
                                                                      établissements (200 soit 47% des créations)
                SCOT Trégor : structure de l'évolution du nombre      concerne le secteur des services (notamment les
                     d'établissemnets entre 2002 et 2006
                     (Source : INSEE, SIRENE, Champ ICS)
                                                                      activités de «conseil et d’assistance » et de «services
    500                                                               aux entreprises») qui est désormais celui qui «tire»
    400                                                               l’économie     et     compense      les     disparitions
    300                                                               d’entreprises et d’emplois constatés dans d’autres
    200
                                                                      secteurs comme l’agro-alimentaire (cessation
    100
                                                                      d'activités artisanales et commerciales dans le
      0
                                                                      secteur        alimentaire :       charcuterie-traiteur,
   -100
                                                                      boulangerie-pâtisserie…).
   -200
   -300                                                               Les deux autres principaux secteurs d’activités
   -400                                                               «créateurs d’entreprises» sont le commerce (28% des
            2002         2003          2004           2005       2006 créations) et la construction (17%), loin devant
      Créations d'établissements                                      l’industrie (8%). La structure des créations «pures»
      Evolution du nombre d'établissements                            d’établissements est très semblable à celle de
      Disparitions d'établissements                                   l’ensemble     des     établissements.     Elles    sont
                                                                      simplement un peu plus nombreuses dans le secteur
                                                                      de la construction.



5
    L'appellation champ ICS désigne l'ensemble des secteurs marchands de l'industrie, de la construction, du commerce et des
    services. Ce champ, utilisé par exemple dans les études sur la démographie des entreprises et des établissements, ne prend pas
    en compte notamment l'agriculture, les services financiers, l'administration, les activités associatives et la location de biens
    immobiliers.


SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                    Page 4
Le taux de création d’entreprises dans le champ de l'économie productive (9,8% par an) place la zone
d’emploi de Lannion (dont le périmètre est relativement proche de celui du territoire d’étude) au 2nd rang
régional après celle de Rennes (10,6%). (Bretagne : +9,4% par an). Naturellement, l’essentiel des créations
d’établissements est concentré sur le territoire de la Communauté d’agglomération de Lannion (73,8%).
Les secteurs du commerce et des services représentent 68,1% des créations d’établissements de la
communauté, l’industrie seulement 8,3% (cf. carte ci-dessous). Cette proportion est encore plus importante
sur la commune de Perros-Guirec (89,5%).
Les transferts géographiques d’établissements constituent l’une des composantes qui font varier le rythme
de création nette d’établissements. Leur examen conduit à constater qu’ils sont généralement favorables au
territoire. Ainsi, au cours des dernières années (2002-2006), une centaine d'établissements a quitté le Trégor
pour s’implanter et se développer, pour la plupart, dans d’autres régions bretonnes.




                                               Communes et groupements de communes
                                                       du SCOT du TREGOR


                                           Nombre de créations d'établissements
                                              par secteur d'activité en 2006

                                                Création d'établissements                                                                                            Communes du SCOT du TREGOR
                                                                                     320

                                                                                                                                                            Nombre total de créations d'établissements
                                                                                     160                                                                            sur la période 2001 - 2006

                                                                                                                                                                                2 à 10
                                                                                                                                                                               10 à 25
                                                                                       32
                                                                                                                                                                               25 à 50
                                                                                                                                                                               50 à 100
                                                                                                                                                                              100 et plus
                                                   Industrie
                                                   Construction
                                                   Commerce
                                                   Services
                                                                                                                                                                            Source : Insee - CLAP
                                                             Source : Insee - CLAP au 31/12/2005                                                                            Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008
                                                             Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008




Dans le même temps de l’ordre de 250 établissements ont fait le choix du Trégor pour accroître leur activité,
la moitié étant issue d’autres territoires bretons. Les principaux secteurs d’activité sont ceux de la
construction, du commerce, de l'éducation, de la santé et de l'action sociale puis des services aux
entreprises. Il s’agit en général de petits établissements qui emploient moins de 5 salariés.
       SCOT Trégor : création d'établissements par grand secteur                                                       Créations d'établissements en 2006 par type de création et par activité
              d'activité en 2006 (Source : CLAP - INSEE)                                                                              principale exercée (Source : CLAP - INSEE)
                                                                                                                 200
                                      36
                                      8%                                                                         160

                                               74
                                                                                                                 120
                                              17%
             200                                                                                                 80
             47%
                                                                                                                 40

                                                                                                                  0
                                                                                                                          Industrie          Construction      Commerce &                Autres services
                                           119
                                                                                                                                                                réparation
                                           28%
          Industrie    Construction   Commerce           Services                                                          Créations pures     Créations reprises     Créations réactivations




1.3-Structure des établissements et de l’emploi salarié par grand secteur d’activités 6
Il est commun de considérer que la structure économique du Trégor est atypique par rapport au reste des
Côtes d’Armor :
  • l’agriculture y est davantage tournée vers les productions végétales (notamment légumières)
     qu’animales,

6   Un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de
    la nomenclature d'activité économique considérée). L'activité d'un secteur n'est donc pas tout à fait homogène et comprend des
    productions ou services secondaires qui relèveraient d'autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré. Au
    contraire, une branche regroupe des unités de production homogènes.

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                                                                                 Page 5
•   la densité d’établissements industriels y est moindre (7,5% de l’ensemble des établissements contre
        9,0% dans les autres communes du département),
    •   l’agro-alimentaire est peu développé (1,9% seulement des emplois salariés du secteur privé) dans ce
        territoire en position de «cul de sac» que ne l’avantage pas d’un point de vue logistique,
    la spécialisation industrielle dans les domaines de l’électronique et des télécoms7, secteurs extrêmement
    •
    concurrentiels et techniquement très évolutifs, y est poussée à l’extrême (15% de l’emploi salarié contre
    3,8% en Bretagne) : le Trégor est le territoire le plus spécialisé en Bretagne dans les industries des
    équipements électriques et électroniques et la fabrication de composants,
 • la prédominance des secteurs du commerce et des services y est encore plus flagrante que dans le reste
    du département.
Cet ensemble de caractéristiques fait du Trégor l’un des bassins d’emploi bretons les moins diversifiés
économiquement et des plus dépendants des décisions économiques stratégiques et financières extérieures
au territoire régional voire national.

         Nombre d'établissements actifs au 31/12/2005 par activité en NES5
         Source : Connaissance Locale de l'Appareil Productif (CLAP)
                                                                                                                   Part EPCI,
         EPCI - Communes                   Industrie     Construction       Commerce    Services      Total
                                                                                                                   commune
         Beg Ar C'hra                             28                   59         55         180          322           7.55%

         Centre Trégor                            25                   45         25         111          206           4.83%

         Lannion Trégor Agglomération            211               356           651       1 754        2 972         69.72%

         Pays Rochois                             14                   25         25          87          151           3.54%

         Mantallot                                  4                   2          2           2              10        0.23%

         Perros-Guirec                            39                   51        123         389          602         14.12%

         Total SCOT TREGOR                       321               538           881       2 523        4 263        100.00%

         Total Côtes d'Armor                   2 541             4 009          6 445     17 228       30 223

         Part SCOT TREGOR                    12.63%             13.42%         13.67%    14.64%        14.11%

L’une des conséquences de cette construction particulière de l’appareil productif est, sur le plan social, la
juxtaposition, d’une part, d’une proportion très importante d’emplois de cadres aux salaires élevés (le plus
élevé en moyenne de Bretagne !) et de techniciens et, d’autre part, d’un taux de chômage de longue durée
qui touche surtout les personnes peu ou non qualifiés ainsi que les femmes avec, de surcroît, une
inadéquation entre la population à la recherche d’un emploi et l’évolution des emplois proposés par exemple
dans les domaines de l’électronique et des télécommunications.
Pour autant, cet état de quasi «mono-activité» constitue dans le même temps un avantage en dotant le
territoire de capacités de formation, de recherche et de développement, d’emplois hautement qualifiés8, de
salaires élevés…
Le présent volet du diagnostic s’appuie sur les données NES 5, 16 et 36 au 31/12/2005. L’activité
économique est déclinée selon la Nomenclature Economique de Synthèse (NES) depuis le niveau de détail le
plus fin (114 postes) jusqu'au niveau le plus agrégé (5 postes)9.


7 En 2000, les entreprises France Télécom et Alcatel employaient chacune dans leurs différents établissements 2000 personnes.
  Cependant, depuis 2001, Lannion est frappée directement par la récession dans les télécommunications. A l’image de l’entreprise
  Highwave dont les effectifs ont très fortement chuté entre 1998et août 2002, près de 2000 emplois liés aux télécommunications
  ont déjà disparu ou sont menacés dans la technopôle lannionaise.
8 La part des cadres (en progression de 30% depuis 1990) et professions intellectuelles supérieures dans la population active ayant
  un emploi du territoire d’étude s’élève à 16% contre 10% en moyenne pour la Région. Les ouvriers (+8% depuis 1990)
  représentent 22% des actifs contre 28% en Bretagne.
9 La nomenclature économique de synthèse (NES), adoptée par l'Insee en 1994, est une double nomenclature nationale - d'activités
  économiques et de produits - agrégée, pertinente pour l'analyse économique. Les regroupements constitués sont un
  dénominateur commun pour la présentation des statistiques économiques agrégées, valable pour tous les domaines : ils visent à
  refléter, autant que possible, le comportement d'agents confrontés à leur marché, alors que la structuration de la NACE
  (nomenclature des activités dans la Communauté européenne) et de la NAF (nomenclature d'activités française) font intervenir
  d'autres critères comme les spécificités techniques du processus de production ou l'organisation en filières de production. La NES

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                               Page 6
Globalisés, les secteurs du commerce et des services, forts
                                                                                    SCOT Trégor : répartition des établissements actifs par grand secteur
 d’un effectif de 3.404 établissements fin 2005, représentent                               d'activité au 31/12/2005 (Source : CLAP - INSEE)
 pratiquement 8 établissements sur 10, proportion quasi                                                                       321
 équivalente à celle constatée en Côtes d’Armor. Les                                                                          8%
                                                                                                                                     538
 tendances observées quant aux créations d’établissements,
                                                                                                                                     13%
 décrites précédemment, contribueront certainement à
 renforcer dans l’avenir cette réalité qui vaut également au
 niveau départemental et régional.
                                                                                                  2 523
 Une analyse plus fine des données relatives aux                                                   58%
                                                                                                                                       881
                                                                                                                                       21%
 établissements met en évidence le fait que la structure
 globale de leur répartition entre les différents secteurs
 (NES16) et sous-secteurs (NES36) d’activité est quasiment
                                                                                            Industrie     Construction    Commerce     Services
 identique en Côtes d’Armor et sur le territoire du Trégor.

Les quelques différences qui existent, très minimes (< à 2 points), concernent par exemple une proportion
plus importante sur le Trégor d’établissements dans le secteur des «services aux particuliers», principalement
dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration. Par contre, cette relative homogénéité dans la structure
des établissements ne se retrouve dans la ventilation des effectifs salariés. Les écarts sont là beaucoup plus
fréquents. Les plus importants sont détaillés ci-après.

        Effectifs salariés des établissements actifs au 31/12/2005 par activité en NES5
        Source : Connaissance Locale de l'Appareil Productif (CLAP)
                                                                                                                                Part EPCI
        EPCI - Communes                     Industrie     Construction     Commerce         Services            Total
                                                                                                                                commune
        Beg Ar C'hra                              151               106            111              611             979               4.78%

        Centre Trégor                             149                86             50              296             581               2.83%

        Lannion Trégor Agglomération            2 705             1 043          2 632         10 455          16 835                82.13%

        Pays Rochois                                61               48             36              373             518               2.53%

        Mantallot                                   21                0               8                 1                30           0.15%

        Perros-Guirec                             168               121            157           1 108           1 554                7.58%

        Total SCOT TREGOR                       3 255            1 404           2 994         12 844          20 497               100.00%

        Total Côtes d'Armor                    29 703           13 195          25 037         93 435 161 370

        Part SCOT TREGOR                      10.96%            10.64%         11.96%          13.75%          12.70%


Secteur des industries et de l’énergie10 : Les établissements relevant des industries «agro-alimentaires»
représentent environ 3%11 de l’ensemble des établissements et un tiers des unités industrielles en Côtes
d’Armor comme sur le territoire du SCOT.



   comprend trois niveaux comportant respectivement 16, 36 et 114 positions. Il est également possible de regrouper les activités
   en 5 postes.
10 Le secteur de l’industrie inclut les industries «agro-alimentaires» (industrie des viandes, du lait, des boissons, du tabac ; le travail
   du grain ; la fabrication d'aliments pour animaux ; industries alimentaires diverses), les industries «de biens de consommation»
   dont le débouché "naturel" est la consommation finale des ménages (habillement et cuir ; édition, imprimerie, reproduction ;
   pharmacie, parfumerie ; entretien, équipements du foyer), l'industrie «automobile» (construction et équipementiers spécialisés de
   voitures particulières, véhicules de loisir, de véhicules utilitaires ; carrossiers), les industries «de biens d'équipement» autrement
   dit la production de biens durables servant principalement à produire d'autres biens (construction navale, aéronautique et
   ferroviaire ; équipements mécaniques ; équipements électriques et électroniques), les industries «des biens intermédiaires» qui
   produisent des biens le plus souvent destinés à être réincorporés dans d'autres biens ou qui sont détruits par leur utilisation pour
   produire d'autres biens (produits minéraux ; textiles ; bois et papier ; chimie, caoutchouc et plastiques ; métallurgie et
   transformation des métaux ; composants électriques et électroniques) et, enfin, le secteur «de l’énergie» (production de
   combustibles et de carburants ; production et distribution d'électricité, de gaz et de chaleur, captage, traitement et distribution
   d'eau).
11 Scot Trégor : 2,30%, Côtes d’Armor : 3,03%

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                   Page 7
Toutefois, dans ce dernier, elles n’emploient que 1,46% des
                                                                                   SCOT Trégor : répartition des effectifs salariés par grand secteur d'activité au
effectifs salariés (8,82% en Côtes d’Armor) et moins de                                               31/12/2005 (Source : CLAP - INSEE)
10% des salariés du secteur industriel contre pratiquement                                                                         3 255
50% en Côtes d’Armor.                                                                                                               16%

Une autre différence majeure est le poids relatif très
                                                                                                                                           1 404
important des emplois salariés dans le secteur des                                                                                          7%
industries «des biens d’équipements» : 8,53% contre
seulement 2,88% en Côtes d’Armor. Ils représentent par
53,7% des emplois industriels (15,6% en Côtes d’Armor).                                             12 844
                                                                                                                                           2 994
                                                                                                                                            15%
Cette différence tient à la place très importante prise au                                           62%
cours des dernières décennies dans l’activité économique
du Trégor par les industries «des équipements électriques                                        Industrie    Construction     Commerce       Services
et électroniques».

                                                                                             Répartition (NES16) des salariés des établissements
   Répartition (NES16) des établissements                                                        industriels actifs par activité au 31/12/2005
         industriels actifs par activité                                                                   (Source : données CLAP)
   au 31/12/2005 (Source : données CLAP)                                                       100%
 100%
                                                                                                 90%
     90%
                                                                                                 80%
                                            Energie
     80%
                                                                                                 70%
     70%
                                            Industries des biens intermédiaires                  60%
     60%
                                                                                                 50%
     50%                                    Industries des biens d'équipement
                                                                                                 40%
     40%
                                            Industrie automobile                                 30%
     30%
                                                                                                 20%
     20%                                    Industrie des biens de consommation                  10%
     10%
                                                                                                  0%
     0%                                     Industries agricoles et alimentaires
                                                                                                         SCOT Trégor       Côtes d'Armor
           SCOT Trégor Côtes d'Armor


Secteur des services12 :
Dans le secteur des «services», marchands et non-marchants, la structure globale de la répartition des
établissements entre les différents sous-secteurs d’activités est également quasiment identique. Les
différences entre le Trégor et les Côtes d’Armor apparaissent également au niveau de la répartition des
emplois.
Ainsi, comparativement au département, la proportion dans le Trégor d’emplois salariés dans les secteurs
des «services aux particuliers» (7,7%) mais surtout des «services aux entreprises» (18,5%) est plus forte. Dans
ce dernier cas, l’explication réside essentiellement dans un développement de la part des emplois dans le
secteur des «postes et télécommunications» beaucoup plus important qu’en Côtes d’Armor (11,31% contre
3,21%), le Trégor concentrant 44,75% des effectifs salariés costarmoricains de ce secteur d’activité.
Ainsi, si la part des effectifs salariés dans les secteurs des «activités financières», de «l’éducation, de la santé,
de l’action sociale» et des «administrations» est, comparativement aux Côtes d’Armor, inférieure, celle des
autres activités de services est, au contraire, plus importante. Cela concerne en particulier les établissements
ayant une activité immobilière très présents et très dynamiques dans cette portion littorale des Côtes
d’Armor.




12   Une activité de service se caractérise essentiellement par la mise à disposition d'une capacité technique ou intellectuelle. A la
     différence d'une activité industrielle, elle ne peut pas être décrite par les seules caractéristiques d'un bien tangible acquis par le
     client. Compris dans leur sens le plus large, les services recouvrent un vaste champ d'activités qui va du commerce à
     l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et aux
     particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale. Ce vaste ensemble est dénommé «activités tertiaires». On y distingue le
     tertiaire marchand (transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières)
     du tertiaire non-marchand (éducation, santé, action sociale, administration,...).

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                          Page 8
Répartition (NES16) des établissements                                                           Répartition (NES16) des salariés des établissements de
          de service actifs par activité                                                                     service actifs par activité au 31/12/2005
    au 31/12/2005 (Source : données CLAP)                                                                           (Source : données CLAP)
 100%                                                                                                  100%

  90%                                                                                                   90%
                                                            Administration
  80%                                                                                                   80%

  70%                                                       Éducation, santé, action sociale            70%

  60%                                                                                                   60%
                                                            Services aux particuliers
  50%                                                                                                   50%

  40%                                                                                                   40%
                                                            Services aux entreprises
  30%                                                                                                   30%

  20%                                                       Activités immobilières                      20%

  10%                                                                                                   10%
                                                            Activités financières
   0%                                                                                                    0%
             SCOT Trégor                Côtes d'Armor                                                            SCOT Trégor      Côtes d'Armor

Enfin, si le poids des emplois dans le secteur de l’éducation est identique sur le Trégor et en Côtes d’Armor
(respectivement 8,75 et 8,90%), il est inférieur aux moyennes départementales dans les domaines de la
«santé et de l’action sociale» (13,5 contre 16,07%) ainsi que de «l’administration» (7,9 contre 10,37%).

             Indice de spécialisation économique du territoire du SCOT
                         du Trégor par rapport à la Bretagne                               L’indice de spécialisation économique du Trégor
     Industries agricoles et alimentaires                                                  La comparaison de la structure des emplois du Trégor
  Industries des biens de consommation                                                     avec celle observée en Bretagne conduit globalement
                    Activités financières                                                  aux mêmes conclusions (cf. graphique ci-contre).
                        Administrations
                                                                                           Lecture du graphique :
                  Activités immobilières
                                                                                           L’indice de spécificité ou de spécialisation situe les
                             Transports

     Industries des biens intermédiaires
                                                                                           secteurs d’activités économiques du territoire par
                             Commerce
                                                                                           rapport à ceux de la Bretagne. Cet indicateur est le
                            Construction
                                                                                           rapport entre la part des effectifs du secteur dans
                                 Energie
                                                                                           l’emploi total du territoire et cette même part dans la
                                                                                           région.
        Education, santé, action sociale

         Agriculture, sylviculture, pêche                                                  •   Un indice > à 1 signifie que, par rapport à la
               Services aux particuliers                                                       Bretagne, l’activité est «sur-représentée» dans le
               Services aux entreprises                                                        territoire.
    Biens d'équipements et automobiles
                                                                                           •   Un indice < à 1 traduit une «sous-représentation» de
                                            0    0.5    1      1.5       2          2.5        l’activité.


1.4 - Répartition des établissements par taille et secteur d’activité principal
Une très grande proportion des 4.263 établissements référencés par l’INSEE sur le territoire du SCOT du
Trégor, dans le cadre du système d’information CLAP, sont des «très petites» ou «micros» entreprises.
En effet, la moitié d’entre elles déclarent déjà ne pas employer de salariés. Par ailleurs, les entreprises
employant moins de 10 personnes représentent 40,79% de l’ensemble des établissements mais seulement
26,11% des salariés. Les «petits» établissements (de 10 et 50 salariés) représentent quant à eux 7,04% des
établissements et 29,92% des salariés.
Au final, les «moyennes» (50 à 250 salariés) et «grandes» entreprises (> à 249 salariés) ne représentent que
1,43% des établissements mais 45,98% des effectifs salariés. Les 10 plus grands établissements du
territoire (> à 100 salariés) emploient à eux seuls 25,13% des salariés du secteur privé !
La concentration des emplois est donc extrêmement forte et la dépendance par rapport aux grands groupes
et aux donneurs d’ordres extérieurs au territoire très grande. Ceci complique forcément les actions de
reconversions lorsqu’interviennent des difficultés dans une filière ou une entreprise. Le Trégor a dû, dans le
passé, faire face à des crises successives de l'industrie électronique qui se sont traduites à chaque fois par
une progression sensible du chômage et des départs d'actifs.
Par ailleurs, beaucoup d’autres petites et moyennes entreprises et industries, fournisseurs ou prestataires de
services des grands établissements, qui sont fortement dépendances des deux locomotives (France Télécom

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                           Page 9
R&D et Alcatel CIT) sont très directement touchées par ces accidents économiques et sociaux. Cette réalité
   est renforcée par le fait que certaines de ces PME et PMI ont été créées par des cadres et chercheurs issus
   des grands groupes lannionais. Dotés de très grandes compétences techniques, particulièrement innovants,
   ils n’ont, par contre, pas toujours suffisamment consolider leur démarche commerciale.

              SCOT Trégor : répartition des établissements actifs (en VA) par                        SCOT Trégor : répartition des effectifs salariés (en VA) par tranche
                       tranche d'effectif salarié au 31/12/2005                                                      d'effectif salarié au 31/12/2005
                                 (Source : CLAP - INSEE)                                                                   (Source : CLAP - INSEE)
      2 500                                                                              4 000

                                                                                         3 500
      2 000
                                                                                         3 000

      1 500                                                                              2 500

                                                                                         2 000
      1 000
                                                                                         1 500

                                                                                         1 000
       500
                                                                                          500
         0                                                                                   0
              0      1-4      5-9   10-19 20-49 50-99         100-    200-      > 500                1-4     5-9      10-19   20-49     50-99     100-     200-     > 500
                                                              199     499                                                                         199      499
              Appareil productif    Economie résidentielle    Fonction publique                  Appareil productif     Economie résidentielle     Fonction publique


                            SCOT Trégor : les 46 entreprises de plus de 50 salariés (au 31/12/2006)
                                                                           salariés
Raison sociale                                               Commune                    Effectif            NAF 4                                  NAF 16
                                                                                        (31/12/06)
FRANCE TELECOM SERVICES DIVERS                               LANNION                        1301      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
ALCATEL LUCENT FRANCE                                        LANNION                        1096      INDUSTRIE               INDUSTRIE DES BIENS D'EQUIPEMENTS
STE PERLANDIS CENTRE LECLERC                                 LANNION                         208      TERTIAIRE               COMMERCE
CREYF S INTERIM                                              LANNION                         175      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
DISTRIBUTION CASINO FRANCE DCF GEANT LANNION                 LANNION                         169      TERTIAIRE               COMMERCE
HARMER SIMMONS (FRANCE) S.A.S.                               LANNION                         154      INDUSTRIE               INDUSTRIE DES BIENS D'EQUIPEMENTS
CTE CANTONAL LANNION                                         LANNION                         129      TERTIAIRE               EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE
CRIT INTERIM                                                 LANNION                         123      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
CRIT                                                         LANNION                         123      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
CEGELEC OUEST                                                LANNION                         121      CONSTRUCTION            CONSTRUCTION
SOCIETE DE TRANSPORT AFFRETEMENT DU TREGOR                   PLOUNEVEZ MOEDEC                120      TERTIAIRE               TRANSPORTS
EMERAUDE I D                                                 LANNION                         114      TERTIAIRE               EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE
ADECCO TRAVAIL TEMPORAIRE ADECCO                             LANNION                         114      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
SA TEAMLOG                                                   LANNION                         112      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
POLYCLINIQUE DU TREGOR                                       LANNION                         108      TERTIAIRE               EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE
DEVOTEAM SRIT                                                LANNION                         105      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
SAFRAN                                                       LANNION                          96      INDUSTRIE               INDUSTRIE DES BIENS D'EQUIPEMENTS
NOVATECH INDUSTRIES SLPE                                     PLOUMILLIAU                      95      INDUSTRIE               INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES
L AGAPA                                                      PERROS GUIREC                    92      TERTIAIRE               SERVICES AUX PARTICULIERS
ADM ETS LA POSTE DORH                                        LANNION                          83      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
PLESDIS SUPER U                                              PLESTIN LES GREVES               80      TERTIAIRE               COMMERCE
RADIO FREQUENCY SYSTEMS FRANCE CGTI CELWAVE                  LANNION                          80      INDUSTRIE               INDUSTRIE DES BIENS D'EQUIPEMENTS
SAS SOLUTIONS PLASTIQUES INDUSTRIE                           LANNION                          78      INDUSTRIE               INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES
STE VAFILUC INTERMARCHE                                      LANNION                          75      TERTIAIRE               COMMERCE
ANRH                                                         LANNION                          73      TERTIAIRE               EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE
NOVATECH INDUSTRIES SLPE                                     LANNION                          72      INDUSTRIE               INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES
TREGARMOR SUPER U                                            TREGASTEL                        71      TERTIAIRE               COMMERCE
SA LE GRAND MATECO                                           LANNION                          70      TERTIAIRE               COMMERCE
COLANDIS CENTRE LECLERC                                      LANNION                          65      TERTIAIRE               COMMERCE
STE KOS INTERMARCHE                                          ST QUAY PERROS                   65      TERTIAIRE               COMMERCE
ADREXO SDP                                                   LANNION                          65      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
TREHOREL                                                     LANNION                          64      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
ADAPEI 22                                                    LANNION                          59      TERTIAIRE               EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE
EURO PROCESS                                                 LANNION                          58      INDUSTRIE               INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES
FRANCE TELECOM SERVICES DIVERS                               LANNION                          58      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
VEDIORBIS                                                    LANNION                          58      TERTIAIRE               SERVICES AUX ENTREPRISES
EIFFAGE CONSTRUCTION BRETAGNE ECB                            LANNION                          57      CONSTRUCTION            CONSTRUCTION
BAIR INTERMARCHE                                             PLOULEC'H                        56      TERTIAIRE               COMMERCE
AEP LANNION                                                  LANNION                          56      TERTIAIRE               EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE
CASINO DE PERROS ET COTE GRANIT ROSE                         PERROS GUIREC                    56      TERTIAIRE               SERVICES AUX PARTICULIERS
KERGUS                                                       PLESTIN LES GREVES               54      TERTIAIRE               EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE
STE GARAGE DES COTES D'ARMOR                                 LANNION                          53      TERTIAIRE               COMMERCE
SOC INTERNAT DE METALLURGIE DE L INOX SIMETI                 LANNION                          52      INDUSTRIE               INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES
KERLUDE BTA (Liquidation en cours Juin 2008)                 LOGUIVY PLOUGRAS                 51      INDUSTRIE               INDUSTRIE DES BIENS DE CONSOMMATION
COUVOIR PERROT                                               POMMERIT JAUDY                   50      AGRICULTURE             AGRICULTURE, SYLVICULTURE & PECHE
S.N. P.E.C.I.                                                PERROS GUIREC                    50      INDUSTRIE               INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES

   SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                                   Page 10
En termes d’attractivité la zone d’emploi de Lannion, dont les limites géographiques sont relativement
     termes d’attractivité,
proches de celles du périmètre d’étude, se situe au 132ème rang parmi les 348 ZE françaises. Autrement dit,
l’attrait économique exercé par le Trégor est supérieur à la moyenne nationale. Il en est de même au niveau
régional : 8ème rang sur 18.
Ce bon classement ne doit rien au hasard et résulte de nombreux facteurs : la qualité des infrastructures, une
densité économique relativement élevée (cf. définition ci-dessous), la qualité des services aux entreprises,
une proportion d’emplois de haut niveau bien plus importante que celle observée dans des agglomérations
de même dimension et équivalente à celle de ville comme Montpellier ou Toulouse, la présence de nombreux
centres de formation supérieure (1.500 étudiants soit environ 2% des étudiants en Bretagne) ou de
recherches et les nombreux partenariats établis avec de très nombreuses entreprises locales, la dynamique
de création d’entreprises plutôt bonne notamment dans la sphère productive ainsi que dans le secteur des
services aux entreprises, une capacité à intéresser des entreprises d’Ile-de-France mais aussi à fidéliser les
établissements existants, un bilan migratoire d’entreprises positif (Entre 1998 et 2004, la ZE de Lannion a
accueilli 60 établissements du secteur de l'économie productive et enregistré «seulement» 35 départs).
Ce classement national de la ZE de Lannion serait sans doute bien meilleur si elle n’était pas pénalisée par
les baisses répétées d’emplois dans certains secteurs ainsi que par une relative faiblesse voire l’absence de
certains équipements (aéroports, gare TGV, région en situation «d’impasse» et absence de carrefour routier
majeur…)
Densité économique : nombre d’emplois salariés des services marchands (hors emplois agricoles rapporté à la surface du territoire
(ZE de Lannion : 17 emplois / km², médiane France : 13,3)




1.5 - Géographie des établissements et des emplois
Sans surprise, on observe que près de 70% des établissements et 82% des salariés recensés dans le cadre
de CLAP sont concentrés sur le territoire de Lannion Trégor Agglomération. Le Trégor compte un seul pôle
urbain, celui de Lannion, qui concentre l’essentiel des entreprises, des emplois et qui exerce son influence
sur les communes périphériques.




                                          Communes du SCOT du TREGOR                                       Communes du SCOT du TREGOR

                              Nombre total détablissements actifs au 31/12/2005                      Nombre total de salariés au 31/12/2005


                                                           1 500                                                            13 000




                                                             750                                                              6 500


                                                             150                                                              1 300


                                                 Source : Insee - CLAP au 31/12/2005                             Source : Insee - CLAP au 31/12/2005
                                                 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008               Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008




Tous les grands établissements (+ de 100 salariés), à l’exception d’un seul (La STAT à Plounévez-Moëdec),
sont implantés sur la seule commune de Lannion ainsi que 34 des 46 entreprises de plus de 50
salariés (source : Fichier entreprises CAD22, cf. tableau précédent). Au total, elle concentre
34,6% des établissements et 61.95% des personnes employées. Si l’on y rajoute les données de Perros-
Guirec, seconde agglomération du territoire, ces deux communes réunissent au total 48,72% des
établissements et 69,53% des travailleurs. Le solde des entreprises et employés est réparti de manière
relativement homogène sur le reste du territoire avec un avantage toutefois pour les communes sièges de
zones et d’espaces d’activités qui concentrent une bonne part des établissements et entreprises.


SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                        Page 11
Trégastel
                                                            Perros-Guirec




                                                         St-Quay-Perros


                                                       Lannion



                                                                                                     Pommerit-
                                             Ploulec'h                                                Jaudy



                                         Ploumilliau
                           Plestin-
                         Les-Grèves

                                                                                                                     Communes du SCOT du TREGOR


                                                                                                      Les 46 entreprises de 50 salariés et plus
                                                                                                                      en 2006


                                               Plounevez-Moëdec

                                                                                         Agriculture, sylviculture                   Commerce
                                                                                         Industries des biens de consommation        Transports
                                                                                         Industrie des biens d'équipements           Services aux entreprises
                                      Loguivy-Plougras                                   Industrie des biens intermédiaires          Services aux particuliers
                                                                                         Construction                                Education, santé, action sociale


                                                                 Source : Fichier entreprises de CAD - données au 31/12
                                                                 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - mai 2008




1.6-Répartition et évolution par grand secteur d’activité de l’emploi salarié du secteur
privé de 1993 à 2006
Au 31/12/2006, le Trégor comptait 14.317 emplois salariés dans le secteur privé13 soit 3.721 de plus qu’en
1993 (+35,12%). La répartition de ces emplois entre les 4 grands secteurs d’activités est sensiblement
différente de celle des emplois salariés issues des données CLAP (cf. point 3).
 La forte progression de l’emploi salarié du secteur privé est comparable à celle observée à l’échelle
 départementale (+34,07%). Toutefois, la comparaison des indices d’évolution des effectifs salariés (base 100
 en 1993) conduit à constater que, si les évolutions en Côtes d’Armor et en Bretagne ont été relativement
 régulières, continues et sont restées parallèles tout au long de la période, elle a été plus perturbée sur le
 territoire du SCOT. Ainsi, l’évolution de l’emploi salarié du secteur privé sur le Trégor depuis 1993 comprend
 plusieurs périodes distinctes :
• de 1993 à 2001 : au cours de cette période, 3.804 nouveaux emplois privés sont apparus dans le Trégor. Le
  rythme de création de postes salariés (+35,9%) a été supérieur à celui observé en Côtes d’Armor (+27,06%)
  et en Bretagne (+27,86%) et il s’est accéléré à plusieurs reprises (en 1994 puis entre 1998 et 2001) ;
• de 2002 à 2004 : durant ces 3 années, 1.625 emplois ont été perdus par rapport à l’effectif de 2001 (-
  11,28%). Dan le même temps, l’effectif salarié départemental dans le secteur privé est resté relativement
  stable (+1,07%) alors qu’il a continué de croître au niveau régional (+3,43%).
• de 2005 à 2006 : cette dernière et courte période a été marquée par une relance assez nette de la création
  d’emplois dans le Trégor. Elle se termine par un solde positif d’emplois (+1.542) correspondant à une
  hausse relative de 12,07% bien supérieure à celle observée en Côtes d’Armor (+4,39%) ou en Bretagne
  (+3,57%).
Contrairement à la plupart des territoires costarmoricains, l’évolution de l’emploi dans le Trégor est erratique.
Elle varie en effet au rythme des succès mais aussi des difficultés rencontrés par les filières économiques
dominantes (électronique, télécommunications…).


13 Source : ASSEDIC de Bretagne (y compris intérim, hors agriculture et secteur coopératif).

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                                     Page 12
Ainsi, le retournement d’activité en 2001 dans les
secteurs de l’électronique et de la téléphonie a stoppé
                                                                                                                      SCOT Trégor : répartition des emplois salariés du secteur privé
la croissance ininterrompue depuis 1993 de l’emploi                                                                     (y compris intérim, hors agriculture et secteur coopératif)
salarié du secteur privé. Cette situation a duré deux                                                                             au 31/12/2006 (Source : ASSEDIC)
                                                                                                                                                                2981
années avant qu’un nouveau rebond n’intervienne en                                                                                                              21%
2005 confirmé en 2006.
A noter que la dynamique de création d’emplois au
cours des années 1990 et au début des années 2000                                                                             6726
a favorisé l’arrivée sur le territoire de très nombreux                                                                       47%                                                              1472
                                                                                                                                                                                               10%
actifs, et notamment de jeunes actifs, désireux de
continuer à résider et à travailler dans le Trégor. Or,
depuis quelques années, cette croissance de la
                                                                                                                                                                                 3130
population active suit un rythme supérieur à celle des                                                                                                                           22%
créations d’emplois d’où l’apparition d’un déséquilibre                                                                        Industrie           Construction           Commerce             Services
entre le nombre d’emplois proposés et la population
active résidante.


             SCOT Trégor : évolution des emplois salariés du secteur privé                                              SCOT Trégor : évolution des emplois salariés du secteur
                (y.c. intérim) de 1993 à 2006 (Source : ASSEDIC de                                                   privé (y.c. intérim) par grand secteur d'activité de 1993 à 2006
                                      Bretagne)                                                                                      (Source : ASSEDIC de Bretagne)
 16000
                                                                                                              7000
 14000
                                                                                                              6000
 12000
                                                                                                              5000
 10000
                                                                                                              4000
     8000
                                                                                                              3000
     6000

     4000                                                                                                     2000

     2000                                                                                                     1000

       0                                                                                                        0
            1993

                   1994

                          1995

                                 1996

                                        1997

                                               1998

                                                      1999

                                                             2000

                                                                    2001

                                                                           2002

                                                                                  2003

                                                                                         2004

                                                                                                2005

                                                                                                       2006




                                                                                                                      1993

                                                                                                                              1994

                                                                                                                                     1995

                                                                                                                                            1996

                                                                                                                                                     1997

                                                                                                                                                            1998

                                                                                                                                                                   1999

                                                                                                                                                                          2000

                                                                                                                                                                                 2001

                                                                                                                                                                                        2002

                                                                                                                                                                                                2003

                                                                                                                                                                                                       2004

                                                                                                                                                                                                              2005

                                                                                                                                                                                                                     2006
                                                                                                                             Industrie                Construction                  Commerce                     Service



Les difficultés plus grandes que dans le passé rencontrées de certaines catégories de demandeurs d’emplois
à trouver un contrat de travail illustre cette nouvelle donne14. Si ce déséquilibre naissant devait s’accentuer,
il pourrait obliger des actifs a quitter le territoire avec les conséquences économiques et démographiques
liées.
Selon les 4 grands secteurs d’activités, l’évolution de l’emploi salarié privé sur la période 1993-2006 a été
très différente. Les gains d’emplois concernent les secteurs des services (+3.066, +83,77%), du commerce
(+960, +44,24%) et de la construction (+272, +22,66%).
Seule la branche industrie termine la période par un solde négatif (-582, -16,33%). Cette dernière a pourtant
connu une évolution comparable à celle des trois autres secteurs d’activités jusqu’en 2001, année à partir de
laquelle, les effectifs ont commencé à se réduire. 1.986 emplois ont ainsi été perdus entre 2000 et 2006 (-
39,98%) notamment dans le secteur de la fabrication d’équipements et de composants électriques et
électroniques.




14
     La relance de l'emploi en 2004, confirmée en 2005 puis, à un degré moindre en 2006, a réduit partiellement le nombre de
     demandeurs d'emploi du Trégor. La zone d'emploi de Lannion comptait au 30 juin 2007 près de 2 200 demandeurs d'emploi de
     catégorie 1, soit 400 de moins qu'un an auparavant et presque 1 000 de moins qu'en juin 2003. Le chômage avait fortement
     augmenté pendant les difficultés de la filière électronique en 2002 et 2003. Il revient à un niveau plus proche de la moyenne
     régionale en 2007. La part des femmes parmi ces demandeurs est en revanche en augmentation sur cette période, ce qui révèle
     sans doute des difficultés de réinsertion en entreprises plus fortes pour les femmes. Sur l'ensemble de la Bretagne, la part des
     femmes parmi les demandeurs d'emploi est toutefois plus élevée. Les proportions de 50 ans et plus et de chômeurs de longue
     durée sont supérieures aux moyennes départementale et régionale. Lorsque les difficultés économiques augmentent les
     demandeurs de ces 2 catégories éprouvent davantage de difficultés à sortir du chômage.


SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                                                                                  Page 13
Evolution comparée en indice (base 100 en 1993) de l'emploi                                                     SCOT Trégor : évolution annuelle (en %) de l'emploi salarié
                salarié (y.c. intérim) du secteur privé de 1993 à 2006                                                           du secteur privé (y.c. intérim) de 1993 à 2006
                           (Source : ASSEDIC de Bretagne)                                                                             (Source : ASSEDIC de Bretagne)
   140                                                                                                             12%

   135                                                                                                             10%
                                                                                                                       8%
   130
                                                                                                                       6%
   125
                                                                                                                       4%
   120                                                                                                                 2%
   115                                                                                                                 0%
                                                                                                                   -2%
   110
                                                                                                                   -4%
   105
                                                                                                                   -6%
   100                                                                                                             -8%
         1993

                 1994

                          1995

                                  1996

                                         1997

                                                1998

                                                       1999

                                                               2000

                                                                      2001

                                                                             2002

                                                                                    2003

                                                                                           2004

                                                                                                  2005

                                                                                                         2006




                                                                                                                             1993

                                                                                                                                     1994

                                                                                                                                            1995

                                                                                                                                                   1996

                                                                                                                                                          1997

                                                                                                                                                                      1998

                                                                                                                                                                                  1999

                                                                                                                                                                                          2000

                                                                                                                                                                                                 2001

                                                                                                                                                                                                        2002

                                                                                                                                                                                                                 2003

                                                                                                                                                                                                                        2004

                                                                                                                                                                                                                               2005
                          SCOT Trégor                    Côtes d'Armor                     Bretagne



Certains établissements ou entreprises ont pris la décision de réduire leur effectif salarié (Alcatel CIT, SAGEM,
Lucent Technologies, Solutions Plastiques…), d’autres, jusque là généralement très performants, ont
disparus (Alcatel Optronics, Corvis Algety, Higwave, Optical Technologies, AITAP…). Parallèlement, et au cours
de la même période, les emplois dans les autres secteurs ont continué de progresser notamment dans le
secteur des services qui a littéralement «explosé» à partir de 2004.
                                                Evolution des emplois salariés privés du secteur de l'industrie (y.c. intérim) entre 1993 et 2006
                                                                              (Source : ASSEDIC de Bretagne)

                Biens d'équipements électriques et électroniques                                  -815
                                                               Produits minéraux                                                                          -28
                                                              Eau, gaz, électricité                                                                        -13
                                                                       Bois, papier                                                                              -1
                                         Pharmacie, parfumerie, entretien                                                                                                 0
                                 Composants électriques, électroniques                                                                                                    1
                        Construction navale, aéronautique, ferroviaire                                                                                                    2
                                                                 Habillement, cuir                                                                                        2
                                         Eédition, imprimerie, reproduction                                                                                               3
                                         Biens d'équipements mécaniques                                                                                                      6
                                                        Equipements du foyer                                                                                                 7
                                                                               Textile                                                                                       11
                                                                         Automobile                                                                                          12
                                                                                    IAA                                                                                      15
                                           Chimie, caoutchouc, plastiques                                                                                                                101
                                 Métallurgie, transformation des métaux                                                                                                                  115

                                                                                       -1000             -800   -600          -400             -200                   0                    200                 400




Secteur de l’industrie : les pertes d’emplois les plus conséquentes entre 1993 et 2006 concernent la
branches des «biens d'équipements électriques et électroniques» (-815 postes), pertes qui sont loin d’être
compensées par les gains d’emplois obtenus, notamment, dans les secteurs la «métallurgie et la
transformation des métaux» (+115) ainsi que de la «chimie, caoutchouc et plastiques» (+101).
Secteur du commerce : Les emplois salariés ont progressé dans les trois branches d’activités commerciales.
Cette augmentation a toutefois été plus importante dans le secteur du «commerce de détail et de la
réparation» (+792) que dans celle du «commerce et la réparation automobile» (+118) ou du «commerce de
gros» (+50).
Secteur des services : Seules les branches d’activités de «l’éducation» et des «activités associatives et extra-
territoriales» ont vu leur effectif d’emplois salariés baisser entre 1993 et 2006 et, cela, dans des proportions
faibles (respectivement -67 et 33 salariés). Toutes les autres branches du secteur des services ont progressé
notamment les branches des «postes et télécommunication» (+1.075 emplois salariés), des «services
opérationnels» (+658), de «conseil et assistance» (+564) ainsi que, dans une moindre mesure, de «l’hôtellerie
et de la restauration» (+295) ou de la «santé et action sociale».


SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                                                                                            Page 14
Evolution des emplois salariés privés du secteur des services (y.c. intérim) entre 1993 et 2006
                                                                   (Source : ASSEDIC de Bretagne)

                                                    Education       -67
                    Activités associatives, extra-territoriales      -33
                            Recherche et le développement                         9
                                     Administration publique                      22
                                                   Transports                     22
                    Services de personnels et domestiques                             34
                                         Activités financières                        51
                                         Activités récréatives                             113
                                       Activités immobilières                              124
                                        Santé, action sociale                                    209
                                          Hôtels, restaurants                                          295
                                         Conseil, assistance                                                       564
                                      Services opérationnels                                                             648
                                 Poste, télécommunications                                                                                  1075

                                                             -200             0             200          400       600         800   1000     1200


     Evolution de l’emploi salarié du secteur privé de 1993 à 2006
          (y compris intérim, hors agriculture et coopératives)
                            Source : ASSEDIC                                                                       1.7 – Les sphères d’activités
                                                                                                                   Une autre façon d’appréhender
                                                                                                                   l’activité économique du Trégor est
                                                                                                                   d’analyser sa structure sur la base d’un
                                                                                                                   découpage en trois sphères qui
                                                                                                                   renvoient à des logiques différentes de
                                                                                                                   localisation de l’activité :
                                                                                                                   •     la sphère «productive» englobe les
                                                                                                                         secteurs orientés vers les marchés
                                                                                                                         extérieurs au territoire considéré.
                                                                                                                         C'est la partie de l'économie la plus
                                                                                                                         exposée aux contraintes et aux
                                                                     +2.600                                              chocs de l'économie mondialisée
                                                                                                                         auxquels est davantage confronté
                                                                                                                         le Trégor que d’autres territoires
                                                                                                                         costarmoricains ou bretons : l’em-
                                                                                                                         ploi suit les entreprises. On y
                                                                                                                         retrouve essentiellement l’industrie
                                                                                                             0           ainsi que les secteurs de l’énergie,
                                                                          0                                              des services aux entreprises, du
                                                                                                             -61         transport de marchandises, du
                                                                                                                         commerce de gros et une partie des
                                                                                                                         activités immobilières ;
    Evolution de l’emploi salarié par secteur d’activités : cf. cartes ci-après
                                              d’activités


•     la sphère «résidentielle» contient les services marchands aux personnes, qui se développent près des
      lieux où les populations résident ou simplement séjournent comme les touristes : l'emploi suit la
      population. Sont compris principalement dans cette sphère les services aux particuliers, la construction,
      l’éducation (hors fonction publique), la santé, l’action sociale, le commerce de détail, les activités
      financières ainsi que le transport de voyageurs ;
•     enfin, la sphère «publique», dont la localisation est d'abord commandée par l'organisation administrative
      du territoire. On y trouve les emplois relevant des trois fonctions publiques : Services de l’Etat, fonctions
      publiques territoriale et hospitalière.




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d’activités
            Evolution de l’emploi salarié du secteur privé de 1993 à 2006 par secteur d’activités
                    (y compris intérim, hors agriculture et coopératives) Source : ASSEDIC
                               Rouge : évolution positive - Bleu : évolution négative

   Secteur Industries            Secteur Construction                Secteur Services                 Secteur Commerces




Ce découpage sectoriel reste schématique puisque, bien entendu, tous les secteurs sont productifs et donc
créateurs de valeur ajoutée. Par ailleurs mêmes les services aux personnes, comme le tourisme par exemple,
ne sont pas à l'abri de la conjoncture internationale. Les activités de la fonction publique sont, elles même,
très diverses et la localisation des emplois publics peut obéir à des logiques variables selon que prévalent les
impératifs de proximité ou de centralité (définition INSEE).
Au 31 décembre 2005, 4.263 établissements actifs étaient recensés par l’INSEE dans les 44 communes
incluses dans le champ d’études (14,14% de l’ensemble des établissements répertoriés en Côtes d’Armor).

       Nombre d'établissements actifs au 31/12/2005 par sphère d'activité
       Source : CLAP - INSEE
                                        Appareil          Economie           Fonction         Total       Part EPCI
       EPCI - Communes
                                        productif        résidentielle       publique         SCOT        commune
       Beg Ar C'hra                                 63             229                   30      322           7.55%
       Centre Trégor                                57             129                   20      206           4.83%
       Lannion Trégor Agglomération            645               2 136                  191    2 972          69.72%
       Pays Rochois                                 36               99                  16      151           3.54%
       Mantallot                                     5                   4                1       10           0.23%
       Perros-Guirec                           105                 482                   15      602          14.12%
                                                                                                              14.12%
       Total SCOT TREGOR                       911               3 079                  273    4 263        100.00%
       Total Côtes d'Armor                   7 304              20 901             1 943      30 148
       Part SCOT TREGOR                    12.47%              14.73%            14.05%       14.14%


La répartition des établissements et des emplois salariés du Trégor et des Côtes d’Armor divergent peu.
Autrement-dit, le territoire d’étude ne se distingue pas réellement du reste du département si ce n’est par une
légère surreprésentation des établissements de la sphère résidentielle au détriment de l’économie
productive.
Une proportion très importante des établissements (entre 62 et 77% selon les tranches d’effectifs) qui
n’emploient pas ou peu de salariés (moins de 10), relève de la sphère économique résidentielle.
En effet, la plupart entreprises qui sont rattachées à cette sphère d’activité concernent les établissements de
services aux particuliers, de construction, de commerce de détail et d’activités financières qui ne sont pas, en
règle générale, de «gros» employeurs.
Au fur et à mesure que l’on progresse vers les tranches d’effectifs les plus importantes, un rééquilibrage
s’opère. En effet, la part de la sphère résidentielle, à la fois au niveau du nombre d’établissement et des
effectifs salariés, diminue progressivement au profit de la sphère productive mais surtout de la fonction
publique dans lesquels l’on retrouve les établissements les plus importants.



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La sphère résidentielle soutenue par le haut niveau de
            résidentielle,                                                         SCOT Trégor : répartition des établissements actifs
revenus d’une partie de la population (active et                                         par sphère d'activité au 31/12/2005
retraitée) et par l’activité touristique, est en effet, et de                                   (Source : CLAP - INSEE)
                                                                                                           273
très loin, la plus importante : 72,23% des                                                                  6%               911
établissements contre 21,37% pour l’appareil productif                                                                       21%
et seulement 6,4% pour la fonction publique.
Toutefois, la même comparaison appliquée aux
effectifs salariés conclut, à l’inverse, à un relatif
équilibre dans la répartition des 20.500 emplois
recensés entre les sphères résidentielle (39,03%),
productive (34,53%) et publique (26,44%).
Le développement de l’économie résidentielle est lié à
la fois à l’augmentation de la population, à la                                                      3 079
                                                                                                      73%
progression des salaires et revenus des habitants ainsi
                                                                               Appareil productif    Economie résidentielle    Fonction publique
qu’au dynamisme de l'activité touristique.

         Effectifs salariés des établissements actifs au 31/12/2005 par sphère d'activité
         Source : CLAP - INSEE
                                              Appareil          Economie               Fonction                                 Part EPCI
         EPCI - Communes                                                                                      Total
                                              productif        résidentielle           publique                                 commune
                                                                                                                                commune
         Beg Ar C'hra                                 317                448                        214             979                   4.78%
         Centre Trégor                                248                173                        160             581                   2.83%
         Lannion Trégor Agglomération               6 213              6 092                  4 530             16 835                   82.13%
         Pays Rochois                                     91             322                        105             518                   2.53%
         Mantallot                                        21                   8                      1               30                  0.15%
         Perros-Guirec                                187                958                        409           1 554                   7.58%
                    TREGOR
         Total SCOT TREGOR                          7 077              8 001                  5 419             20 497              100.00%
         Total Côtes d'Armor                       51 909             65 810                43 651            161 370
         Part SCOT TREGOR                         13.63%             12.16%                 12.41%             12.70%


Or, l'économie résidentielle du Trégor est confortée par                              SCOT Trégor : répartition des effectifs salariés
                                                                                         par sphère d'activité au 31/12/2005
l'attrait durable qu’il exerce, notamment, sur les
                                                                                                (Source : CLAP - INSEE)
ménages retraités, souvent aisés, mais également sur
les actifs. Ainsi, les personnes en activité qui résident                                 5 419
sur le territoire, et qui occupent un emploi à l’extérieur                                26%
                                                                                                                                7 077
de la zone d’étude, sont 2 fois plus nombreuses que                                                                             35%
celles qui viennent y travailler.
En général, ils effectuent des navettes quotidiennes
avec les zones d’emplois limitrophes15. Beaucoup
exercent une profession intermédiaire et sont aussi
bien des cadres que des ouvriers ou des techniciens.
Après avoir perdu, pour certains, leur emploi dans
l'industrie ou la filière télécom, ils ont trouvé un poste                         8 001
                                                                                    39%
géographiquement plus éloigné de leur lieu de
résidence misant sur une relance de l’emploi pour se
                                                                Appareil productif Economie résidentielle Fonction publique
rapprocher à nouveau de leur domicile.
Par ailleurs, une part non négligeable des actifs résidents, généralement des cadres des grandes entreprises
trégoroises, en mission plus ou moins longue ou détachés dans des entreprises de la région parisienne, ont
fait le choix d’effectuer des déplacements hebdomadaires plutôt que de se rapprocher de leur lieu de travail
effectif.
Quant aux effets positifs de l’économie touristique sur le développement de la sphère résidentielle, ils sont,
en réalité, moindres que ceux produits par la population résidente. En effet, une étude réalisée en 2003
estimait que l’ensemble des activités touristiques représentait environ 900 emplois salariés en moyenne sur

15 Le solde des déplacements domicile-travail est toujours favorable à la zone de Lannion (Solde des sorties-entrées : environ + 900
   avec la ZE de Saint-Brieuc, +580 avec Morlaix et +400 avec Guingamp et Rennes).

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                 Page 17
l'année dans la zone d’emploi de Lannion (environ 700 emplois l'hiver et 1.100 emplois pendant la saison
estivale). Ces emplois ne représentent en fait qu’un peu plus de 3% de l'emploi salarié total, proportion
identique à celle observée en Côtes-d'Armor et inférieure à la moyenne régionale (3,7%).
Retenir, par ailleurs, que s’ils sont les plus nombreux, les établissements relevant de l’économie résidentielle
sont aussi ceux qui, en règle générale, distribuent les salaires les moins importants. En effet, ils regroupent
près des 3/4 des établissements et 40% des salariés et ne distribuent qu’un 1/3 des rémunérations.

                                   Nombre de retraités au km² par EPCI en 1999                                        Les retraites et pensions dans les EPCI des Côtes d'Armor pour l'année 2005

                                                                                                                                                                                              Montant annuel moyen de la retraite
                                                                                     < à 10                                                                                                et de la pension d'un foyer fiscal en 2006
                                                                                     10 à 20                                                                                                           Moins de 13 500 €
                                                                                     20 à 30                                                                                                           13 500 à 15 000 €
                                                                                     30 et plus                                                                                                        15 000 à 16 500 €
                                                                                                                                                                                                       16 500 € et plus




                                                                                                                                                                                                              Moyenne = 15 003 €
                                                                                                                                                                                                              Médiane = 14 311 €
                                                                                                  Moyenne = 20,5   Source : Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie - IRCOM 2005
                                                                                                  Médiane = 14,1   Cartographie : Côtes d'Armor Développement - Octobre 2007

     Source : Insee - recensement de population 1999 - exploitation complémentaire
     Cartographie : Côtes d'Armor Développement - Octobre 2007




A noter également que le développement d’une économie résidentielle suppose de nombreux emplois offrant
un large éventail de métiers et de niveaux de qualification. Les territoires doivent toutefois être attentifs au
fait que ce développement ne soit pas fondé sur une logique unique au service, par exemple, des seules
populations âgées (L’illusion de «l’or gris») et qu’il ne se fasse pas au détriment de l’économie productive
également source de richesses.
D’autre part, si les dynamiques résidentielles peuvent générer activités et emplois, elles doivent être
maitrisées car elles s’appuient sur des équilibres parfois fragiles : une bonne gestion du cadre de vie, une
mixité sociale… Ainsi, une attractivité trop forte de certains territoires peut générer certaines tensions telles
qu’une trop forte pression foncière (demande supérieure à l’offre qui participe à l’augmentation des prix du
foncier et donc à la création d’inégalités sociales) ou une altération des atouts locaux : l’attractivité d’un
territoire est due pour partie à ses atouts naturels et environnementaux, la concentration excessive de
population pouvant, dans certains cas, entraîner un risque de désaffection de ce territoire. Autant de
risques que le Schéma de cohérence territoriale du Trégor peut et doit limiter.
Sphère publique : Le Trégor compte de nombreux établissements importants, notamment dans les secteurs
de la santé (hôpitaux, centre héliomarin…), de l’enseignement supérieur ou de la recherche, qui participent à
la consolidation de la sphère publique16. Celle-ci occupe une place importante, équivalente, voire supérieure,
à celle constatée dans des agglomérations plus importantes alors même que Lannion n’est pas ville siège
d’administrations importantes : 6% seulement des établissements mais 26,44% des effectifs salariés,
proportion égale à celle observée en Bretagne et légèrement inférieure à celle des Côtes d’Armor (27,05%).
La sphère publique distribue 30% des rémunérations dont les ¾ aux salariés des secteurs de l’éducation, de
la santé et de l'action sociale.
La sphère productive (21% des établissements et 35% des effectifs salariés) regroupe les activités orientées
vers les marchés extérieurs, l'industrie, les services aux entreprises, le transport de marchandises et le
commerce de gros et l'énergie. Dans le Trégor, elle s'appuie en réalité principalement sur les activités des
filières des télécoms et des technologies de l’information, cette hyperspécialisation constituant un facteur de
fragilisation de l’économique locale, ainsi que le montrent les fréquentes fluctuations d'emplois.



16      La sphère publique regroupe les établissements relevant de l'une des trois fonctions publiques, État, santé et territoriale et les
        établissements employant des salariés de la fonction publique (établissements d'enseignement privés, syndicats
        intercommunaux...).

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                                                                                                 Page 18
Les salaires et traitements dans les EPCI des Côtes d'Armor pour l'année 2005                                                                            Evolution du taux de mobilité* en nombre de points entre 1990 et 1999

                                                                              Montant annuel moyen du salaire
                                                                          et du traitement d'un foyer fiscal en 2006                                                                                                                                        < à 10 points
                                                                                                                                                                                                                                                            10 à 12 points
                                                                                        Moins de 18 300 €                                                                                                                                                   13 à 15 points
                                                                                        18 300 à 19 300 €                                                                                                                                                   > à 15 points
                                                                                        19 300 à 20 300 €
                                                                                        20 300 € et plus




                                                                                                                                                      * non compris les navettes internes

                                                                                               Moyenne = 19 354 €
                                                                                               Médiane = 19 158 €                                                                                                                                           Moyenne = 12,3 %
                                                                                                                                                           Source : Insee - recensement de population 1999                                                  Médiane = 13,0 %
 Source : Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie - IRCOM 2005
 Cartographie : Côtes d'Armor Développement - Octobre 2007                                                                                                 Cartographie : Côtes d'Armor Développement - Décembre 2007




Ces activités génèrent à la fois de la valeur ajoutée et de bons salaires. Elle distribue la part la plus
importante des revenus salariaux du territoire (40%) et contribue ainsi fortement à la formation du revenu des
ménages trégorois. Comme en Bretagne, la sphère productive génère davantage de revenus que la sphère
résidentielle. Toutefois, les écarts sont amplifiés par l'importance des emplois qualifiés de la sphère
productive de Lannion.
Sphères d’activités, analyse spatiale :
Majoritaires dans 19 des 45 communes du Trégor, les établissements relevant de la sphère résidentielle sont
largement prépondérants en nombre dans les 6 composantes territoriales qui forment le périmètre d’étude (4
communautés et 2 communes).
                                                                                                                                                                                         Répartition (en %) des effectifs salariés par sphère d'activité
                                                                                                                                                                                                   au 31/12/2005 (Source : INSEE - CLAP)
                                                                                                                                                       100%
                                                                                                                                                         90%            22%                                                     20%
                                                                                                                                                                                             28%                27%                                          26%                  26%          27%
                                                                                                                                                                                                                                                27%
                                                                                                                                                         80%
                                                                                                                                                         70%
                                                                                    Communes et groupements de communes
                                                                                            du SCOT du TREGOR                                            60%                                 30%
                                                                                                                                                                        46%                                     36%                                                               39%
                                                                                                                                                         50%                                                                                                                                   41%
                                                                                 Répartition des établissements actifs                                                                                                          62%
                                                                                  par sphère d'activité au 31/12/2005                                                                                                                                        62%
                                                                                                                                                         40%
                                                                                                                                                                                                                                                70%
                                                                                     Etablissements                                                      30%
                                                                                                                          3 000

                                                                                                                                                         20%                                 43%
                                                                                                                                                                        32%                                     37%                                                               35%          32%
                                                                                                                          1 500
                                                                                                                                                         10%                                                                    18%
                                                                                                                                                                                                                                                             12%
                                                                                                                            300
                                                                                                                                                           0%
                                                                                                                                                                                               Centre Trégor


                                                                                                                                                                                                               Lannion Trégor
                                                                                                                                                                          Beg Ar C'hra




                                                                                                                                                                                                                                                              Perros-Guirec


                                                                                                                                                                                                                                                                                 Total SCOT
                                                                                                                                                                                                                                 Pays Rochois




                                                                                                                                                                                                                                                                                              Total Côtes
                                                                                                                                                                                                                                                Mantallot
                                                                                                                                                                                                               Agglomération




                                                                                                                                                                                                                                                                                  TREGOR


                                                                                                                                                                                                                                                                                                d'Armor
                                                                                        Sphère productive
                                                                                        Sphère résidentielle
                                                                                        Sphère publique

                                                                                                  Source : Insee - CLAP au 31/12/2005
                                                                                                  Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008



                                                                                                                                                                            Appareil productif                              Economie résidentielle                            Fonction publique



Toutefois, selon les territoires, leur poids relatif par rapport à l’ensemble des établissements varie de 62%
(Centre Trégor) à 80% (Perros-Guirec) si l’on fait abstraction de la commune de Mantallot (40%) qui ne peut
être considérée comme représentative compte-tenu de sa taille et du nombre d’établissements concernés. Au
niveau communal, l’intervalle entre les extrêmes est de 54 points (33 à 87% des établissements).
Ces écarts sont encore plus importants en termes d’emplois y compris entre des territoires pourtant a priori
très similaires. Ainsi, le poids des effectifs salariés relevant de l’économie résidentielle varie, dans les
communes, de 0 à 80% et, au niveau intercommunal, de 30% (Centre Trégor) à 62% (Pays Rochois), ces deux
communautés ayant pourtant des caractéristiques à prime abord très semblables.
La présence sur le territoire du Centre Trégor d’un espace d’activités relativement important et d’un certain
nombre de PME et PMI suffit à modifier très sensiblement la structure de son tissu économique. Ceci lui
confère les proportions d’établissements (28%) et d’emplois (43%) dans la sphère productive les plus
importantes du territoire, assez nettement supérieures aux valeurs moyennes du Trégor (respectivement 21


SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                                                                                                                                                            Page 19
et 35%) et des Côtes d’Armor (24% et 32%) ou aux proportions observées sur les territoires des
Communautés de Lannion Trégor Agglomération (22 et 37%) ou encore de Beg-Ar-C’hra (20 et 32%).

La sphère publique est celle pour laquelle les écarts
entre le poids relatif des emplois salariés dans les six
composantes territoriales du Trégor sont les moins
importants (7 points). Ceci peut apparaître paradoxal si
l’on se rappelle que cette sphère, dont «la localisation
est     d'abord     commandée       par    l'organisation
administrative du territoire…», recouvre principalement
les emplois relevant des trois fonctions publiques (Etat,
territoriale, hospitalière) que l’on s’attend a priori a                                                         Communes du SCOT du T REGOR

trouver concentrés dans l’agglomération lannionaise.                                                 Poids des salariés de la sphère résidentielle
                                                                                                    dans le total des effectifs salariés au 31/12/2005
Ce     rééquilibrage     résulte,   pour     partie,   du
                                                                                                                              0%
développement important, dans les secteurs                                                                                   10 à 25 %
                                                                                                                             25 à 39 %

périurbains et ruraux, de différentes administrations                                                                        39 à 60 %
                                                                                                                             60 à 80 %


locales (dans les EPPCI notamment) et services                                                                         Moyenne SCOT : 39,03 %
                                                                                                                       Moyenne 22  : 40,78 %


publiques à la population notamment en direction de                                                                   Source : Insee - CLAP au 31/12/2005
                                                                                                                      Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008


certains publics (personnes âgées, demandeurs
d’emplois, enfants et adolescents…).




                                        Communes du SCOT du TREGOR                                              Communes du SCOT du TREGOR


                               Poids des salariés de la sphère publique                               Poids des salariés de la sphère productive
                            dans le total des effectifs salariés au 31/12/2005                      dans le total des effectifs salariés au 31/12/2005

                                                   < à 10 %                                                                0   %
                                                   10 à 26 %                                                               0   à 10   %
                                                   26 à 50 %                                                              10   à 24   %
                                                   50 à 70 %                                                              36   à 50   %
                                                   80 à 100 %                                                             50   à 70   %
                                              Moyenne SCOT : 26,44 %                                                  Moyenne SCOT : 34,53 %
                                              Moyenne 22  : 27,05 %                                                   Moyenne 22  : 32,17 %

                                                Source : Insee - CLAP au 31/12/2005                                        Source : Insee - CLAP au 31/12/2005
                                                Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008                          Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008




 L’économie résidentielle, levier de développement des territoires costarmoricains ?
 Une analyse cartographique des Communautés d’agglomération et de communes des Côtes d’Armor, à partir d’un
 certain nombre d’indicateurs, permet de mieux appréhender et de comparer le niveau d’attractivité résidentielle des
 territoires infra-départementaux. Pour ce faire, 7 indicateurs ont été retenus qui :
 1) d’une part, mesurent l’attractivité résidentielle des EPCI : part des migrants résidentiels entrant dans la population
    totale de la communauté de communes ou d’agglomération : quantifie la proportion de nouveaux habitants sur un
    territoire ; part des migrants alternants sortant dans le total des actifs occupés de la communauté de communes
    ou d’agglomération : évalue la proportion de personnes résidant sur un territoire mais travaillant à l’extérieur ;
    nombre de logements touristiques par km² : identifie les espaces les plus touristiques ; part des retraités dans la
    population totale ;
 2) d’autre part, évaluent la situation financière de leur population : montant annuel moyen des salaires et traitements
    d’un foyer fiscal ; montant annuel moyen des pensions et retraites d’un foyer fiscal ;
 3) et, enfin, estiment l’importance des activités économiques résidentielles : part des emplois salariés de la sphère
    résidentielle dans le total des emplois salariés (mesure le poids des emplois liés au commerce et aux services à la
    population).
 L’analyse croisée des dynamiques résidentielles
 L’objectif de l’analyse croisée est de différencier les territoires des Côtes d’Armor en fonction du caractère plus ou
 moins résidentiel de leur population et de leur économie. En effet, lorsque l’on superpose l’ensemble des 7 critères qui
 viennent d’être commentés, différents territoires apparaissent. La méthode consiste à attribuer à chaque territoire un

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                                       Page 20
score allant de 1 à 4, en référence aux quatre classes de valeurs utilisées dans chacune des cartes relatives aux 7
 critères étudiés. La somme de ces scores permet alors de regrouper les Communautés en fonction d’un fait résidentiel
 plus ou moins marqué : plus le territoire obtient un score élevé et plus il peut être considéré comme résidentiel.
 On peut ainsi établir 5 groupes de communautés, celles qui bénéficient d’une particularité résidentielle «très forte»,
 «forte», «marquée», « modérée » ou enfin « faible ».
 Les territoires des Côtes d’Armor dont le caractère résidentiel de la population et de l’économie est «très fort» ou «fort »
 sont quasiment tous localisés à proximité du littoral et incluent les principales agglomérations du département, de
 DINAN, SAINT-BRIEUC et LANNION. Dans ces communautés, le fait résidentiel «fort» tient essentiellement au niveau
 moyen élevé des revenus, salaires et pensions, des foyers fiscaux ainsi que, pour LANNION TREGOR Agglomération, à
 une très forte attractivité touristique. Leur fonction résidentielle est par contre amoindrie par une faible proportion
 d’actifs sortant de leur territoire communautaire pour aller travailler et une part des retraités assez nettement en deçà
 de la moyenne départementale.
 Dans les autres communautés de ces groupes, la fonction «habitat» s’est en général amplifiée au cours des dernières
 années. Cela concerne, notamment, les capacités d’accueil touristique ainsi que les résidences secondaires dont la
 progression dans les communes les plus proches du littoral est significative. Dans ces territoires littoraux, le montant
 moyen des salaires ou plus fréquemment des retraites, est supérieur au niveau moyen départemental. Ils se
 distinguent des espaces urbains par un poids plus important des emplois de la sphère résidentielle (à l’exception de
 RANCE FREMUR). Certains d’entre eux bénéficient en outre soit d’une part importante de retraités (PAYS DE
 MATIGNON, COTE DE PENTHIEVRE) ou de proportions d’actifs « migrants » ou de migrants résidentiels supérieures à la
 moyenne départementale (SUD GOELO, RANCE FREMUR).
 Ces mêmes caractéristiques s’appliquent à quelques territoires ruraux ou situés en « arrière du littoral », leur fonction
 étant amplifiée par une capacité plus grande à attirer de nouveaux habitants, un taux de mobilité des actifs occupés
 pour aller travailler ainsi qu’un poids des effectifs salariés liés à la sphère résidentielle conséquent.
 Le fait résidentiel est « marqué » dans des groupements intercommunaux costarmoricains, limitrophes des précédents.
 Un ensemble homogène apparaît en périphérie de l’agglomération de DINAN et en limite du département d’Ille-et-
 Vilaine avec lequel les échanges (migrations alternantes) sont de plus en plus nombreux. Les autres territoires
 apparaissent plus isolés. Ils se différencient des précédents essentiellement par leur moindre capacité à attirer de
 nouvelles populations, une attractivité touristique peu marquée ainsi que, sauf pour GUINGAMP, des niveaux de
 revenus, pensions et de salaires, plus faibles que la moyenne départementale. La part des effectifs de la sphère
 résidentielle est elle aussi en général plus faible (CDC du TRIEUX et de GUINGAMP surtout), le PAYS DE MONCONTOUR
 faisant exception avec le plus fort taux d’emplois du département.
                                 Une mesure du fait résidentiel
              dans les communautés d'agglomération et de communes des Côtes d'Armor                   Dans le reste du département, le fait
                                                    Carte de synthèse des 7 indicateurs
                                                                                                      résidentiel apparaît «modéré voire
                                                                                                                              modéré»,
                                                                                                                              modéré
                                                                                          Faible      «faible Il s’agit de territoires dans
                                                                                                       faible».
                                                                                                       faible
                                                                                          Modéré
                                                                                          Marqué
                                                                                                      lesquels la part des salariés de la
                                                                                          Fort        sphère résidentielle ainsi que le
                                                                                          Très fort
                                                                                                      montant des salaires et retraites
                                                                                                      sont souvent inférieurs à la moyenne
                                                                                                      départementale. Par ailleurs, sauf
                                                                                                      pour PLANCOET VAL D’ARGUENON,
                                                                                                      leur attrait touristique est moindre et
                                                                                                      la proportion d’habitants âgés est
                                                                                                      souvent importante.
                                                                                                      Les      territoires qualifiés  de
                                                                                                      « faiblement » résidentiel sont de
                                                                                                      plus pénalisés par une plus grande
                                                                                                      difficulté à attirer de nouvelles
                                                                                                      populations résidantes et par une
            Cartographie : Côtes d'Armor Développement - Janvier 2007
                                                                                                      part de leur population active
                                                                                                      migrante moindre.

 Le développement de la fonction résidentielle des territoires est généralement considéré comme un levier au
 développement de l’économie locale.
 Certains territoires costarmoricains ont une forte capacité à attirer de nouvelles populations. Toutefois, cette réalité ne
 se traduit pas nécessairement dans le champ économique. En effet, pour que présence de population soit synonyme
 de dynamisme économique, il est nécessaire que les biens et les services soient consommés localement, avec une
 condition, celle d’une offre disponible satisfaisante. Pour certains territoires, dont la fonction industrielle est faible,
 l’accueil de populations nouvelles peut être un moyen déterminant de développer une activité économique sur leur
 territoire, d’autant que les besoins des populations ne cessent de croître et de se diversifier.



SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                       Page 21
« La nature de la relation entre la progression des emplois et l’évolution de la population (notamment à travers l’apport
migratoire) sur un territoire témoigne de son modèle de développement. En effet, les emplois supplémentaires sont
pourvus soit par des inactifs ou actifs en recherche d’emplois, des nouveaux actifs entrés sur le marché du travail ou
bien encore par des nouveaux actifs venus d’autres territoires. En simplifiant, la relation migration-emploi permet
d’expliquer l’origine de la croissance démographique d’un territoire : résidentielle, économique ou équilibrée. A noter
que pour un emploi créé, l’apport migratoire est généralement supérieur à 1 personne car il intègre souvent une
famille.
Ainsi que l’indique le tableau ci-dessous, le modèle de développement du Pays du Trégor-Goëlo (NDR : dont le
périmètre est plus vaste que celui du SCOT) se distingue très nettement de celui d’autres pays costarmoricains
comparables. Le rapport entre les emplois supplémentaires et l’apport migratoire entre 1999 et 2005 y est
pratiquement de 7 alors qu’il n’est au niveau départemental en moyenne que de 1,5. Autrement dit, le développement
du Pays du Trégor Goëlo s’appuie sur un modèle qui a recours à un apport migratoire exogène extrêmement important,
bien supérieur aux créations d’emplois ce qui ne fait que renforcer le caractère résidentiel de sa population et de son
économie »


                                                                                          Evolution 99/05
                                                Emplois         Apport                       des DEFM
              Territoires                                                    Rapport
                                            supplémentaires    migratoire                  de catégorie 1
                                                                                               (en %)
              Côtes d’Armor                          88 764      134 000           1,5               -22,3
              Pays Centre Bretagne                    1 610        1 130           0,7               -24,3
              Pays de Guingamp                        1 997        3 025           1,5               -21,9
              Pays de Dinan                           2 092        5 441           2,6               -26,8
              Pays de Saint-Brieuc                    5 671        5 651           1,0               -29,3
                   Trégor-
              Pays Trégor-Goëlo                       1 018        7 004           6,9               -24,1
              Pays Centre Ouest Bretagne                226        2 990          13,2               -16,0


Source : INSEE



1.8 – Pêche et aquaculture (synthèse des données 2007)
La flottille de pêche costarmoricaine reste stable grâce, notamment, à l’essor constant des navires de plus de
18 mètres qui favorise les créations d’emplois (8 à 10 marins par unité). Ces unités hauturières, récentes et
performantes, consacrent l’essentiel de leur activité à la pêche de poissons et de céphalopodes (seiches,
encornets…). Ces unités hauturières, gérées au sein de 3 armements, ont pour ports d’attache Saint-Quay-
Portrieux et Erquy, en dehors du périmètre du Schéma de cohérence territoriale.
Sur la zone littorale concernée par le SCOT, la flottille de pêche, de type côtier, comprend 31 unités réparties
dans plusieurs ports : Locquémeau, Locquirec, Trébeurden, Perros-Guirec, Ploumanac’h, Trégastel, L’Ile
grande et Landrellec. Leur activité principale est l’exploitation saisonnière de la Coquille Saint-Jacques sur les
gisements de Perros-Guirec, traditionnellement ouvert au mois d’Octobre (60 tonnes en 2000, 220 en 2007),
et de la Baie de Saint-Brieuc, ouvert de Novembre à Avril (4.000 tonnes en 2000, 8.500 en 2007).
En période estivale, cette flottille côtière pratique plusieurs méthodes de pêche (chaluts, casiers, filets, lignes,
dragues) et consacre une partie de ses moyens à la récolte de coquillages (bulots, amandes…) destinés à la
transformation.
Les productions
En 2007, les produits enregistrés en criées à Locquémeau et Perros-Guirec se répartissaient en 3 groupes
d’espèces pour un tonnage global de 327 tonnes et une valeur de 0.86 millions d’€ :
•   les poissons et les céphalopodes (encornets et seiches) capturés au chalut : 67 tonnes,
•   les coquillages péchés à la drague : 260 tonnes. Les Coquilles Saint-Jacques issues des 2 gisements
    classés représentent 77% des débarquements.
Bien que ces débarquements soient en hausse depuis 2000, ils ne représentent que 1,5% du volume et de la
valeur totale débarquée en Côtes d’Armor. Cependant, plusieurs unités migrent dans les ports de la Baie de


SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                     Page 22
Saint-Brieuc pendant l’ouverture de la campagne du gisement principal et les données des produits
débarqués sont alors enregistrées sous les criées de Saint-Quay-Portrieux et de Loguivy.

Pêche et aquaculture (données Côtes d’Armor et SCOT Trégor) :

                                                  CÔTES D’ARMOR                                                 SCOT TREGOR
         ACTIVITES
                                           2000                           2007                      2000                          2007


 PECHE :
                                                                                            34                       31
 Navires                      308                              309
                                                                                            0                        0
 dont hauturiers (> à 18 m)   19                               29
                                                                                            54                       57
 Marins pêcheurs              705                              832
 embarqués
 Volume débarqué                                                                            Autour de 400            Autour de 500 tonnes
                              18.500 tonnes                    27.000 tonnes
                                                                                            tonnes                   Autour de 1.25 millions d’€
 Chiffre d’affaires           39 millions d’€                  67 millions d’€
                                                                                            Autour d’1 million d’€
 CRIEES :
 Points de vente              3                                3                            0                        0
 Salariés                     68                               77                           0                        0
 Mises en marché              17.000 tonnes                    24.400 tonnes                97 tonnes                327 tonnes
 Chiffre d’affaires           34 millions d’€                  60.9 millions d’€            0.35 millions d’€        0,86 millions d’€
 MAREYAGE :                                                    Données 2006                                          DONNEES 2006
 Entreprises                  21                               22                           2                        2
 Salariés                     235                              263                          7                        5
 Volume                       20.700 tonnes                    22.000 tonnes                230 tonnes               260 tonnes
 Chiffre d’affaires           49,8 millions d’€                71,6 millions d’€            1,4 millions d’€         1.5 millions d’€
                              64 ateliers expéditeurs de coquillages                        1 atelier expéditeur de coquillages
 AQUACULTURE
                              Huitres : 2.600 tonnes, 45 ateliers, 115 emplois, 7 M d’€
 18.000 tonnes
                              Moules : 7.600 tonnes, 38 ateliers, 130 emplois, 12 M d’€
 38 millions d’€ de CA
                              Truites et turbots : 200 tonnes, 25 emplois, 2 M d’€
                              Truites (eau douce), 1.500 tonnes, 45 emplois, 3 M d’€


                                   EVOLUTION DES VOLUMES EN CRIEES DE LOCQUEMEAU
                                                  ET PERROS GUIREC
                                                      (en tonnes)

                   300

                   200

                   100

                      0
                              POISSONS ET CEPHALOPODES                                       COQUILLAGES

                                                                1991     2000        2007

A ces chiffres, il convient de rajouter une activité de pêche à pied professionnelle (palourdes et coques)
enregistrée à la criée de Locquémeau. La production annuelle est comprise entre 25 et 70 tonnes pour un
chiffre d’affaires évalué à 0.3 millions d’€.
Mareyage
Les 2 entreprises de mareyage basées sur ce secteur géographique représentent 2% du chiffre d’affaires du
mareyage en Côtes d’Armor. Ce sont des petites entreprises (5 salariés au total), spécialisées dans le
l‘expédition de poissons et de coquillages (une seule entreprise en 2007).


SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                             Page 23
Cultures marines et environnement
                    environnement
Une seule entreprise de conchyliculture est installée sur la Zone d’activités de Landrellec en Pleumeur-
Bodou. Une expérimentation d’élevage de moules en longues lignes a été autorisée et devrait voir le jour en
2009.


1.9 – Plaisance et nautisme (synthèse des données 2007)
Le secteur économique de la plaisance est caractérisé par son dynamisme et par l'extrême diversité des
produits proposés : voiliers et navires à moteur de tailles et de caractéristiques très différentes, voile légère
ou sportive... Les projets des entreprises sont nombreux : développement ou renforcement de nouvelles
activités, élaboration de nouveaux produits…


La flottille en chiffres au niveau départemental et sur le quartier maritime de Paimpol (qui inclut le périmètre
SCOT) :

•   30.889 unités immatriculées au 31/12/07, une flottille active estimée à 16.680 unités (10.040 sur le
    quartier de Paimpol, soit 60% du total) :
          o une progression moyenne de la flottille active de 450 unités par an,
          o 74% d’unités de moins de 6 m (73% sur le quartier de Paimpol),
          o 68% de navires à moteurs (65% sur le quartier de Paimpol).
•   Un marché du neuf en augmentation :
           o    697 unités, +28% par rapport à 2000 (369 sur le quartier de Paimpol, +19% par
                rapport à 2000),
           o    plus significative sur les plus grandes tailles (+72% sur les 6-8m, +155% sur les plus de 8
                m).
•   Un marché de l’occasion également à la hausse :
           o    2.207 unités, +32% par rapport à 2000 (1.172 sur le quartier de Paimpol, +13% par
                rapport à 2000),
           o    tendance moins marquées sur les plus grandes tailles (+27% sur les 6-8m, +23% sur les
                plus de 8 m).
Comme sur l’ensemble du littoral français, les ports des Côtes d’Armor sont saturés. Les places nécessaires
sont estimées à 54.000 à l’échelon national (étude 2003), saturation qui constitue un obstacle au
développement des entreprises et du tourisme nautiques.
La zone littorale incluse dans le SCOT Trégor se caractérise par une capacité de 3.300 places, soit environ
23% de la capacité théorique du département des Côtes d’Armor. Beaucoup de mouillages sont constituées
de places d’échouage ou des corps morts. Seuls les Ports de Perros-Guirec (800 places à flot) et de
Trébeurden (700 places à flot) font exception.


                          ACTIVITE                 CÔTES D’ARMOR                      SCOT TREGOR

                                                                           3.300 places
                                           14.000 places                   (de Plestin-les-Grèves à Trélévern)
               Ports et mouillages
                                           - 9.700 places dans 38 ports    - dont 1.300 places à Perros-Guirec
               (Données Conseil Général)
                                           - 4.300 places dans les sites     (Le Linkin et Ploumanac’h)
                                             de mouillages.                - dont 940 places à Trébeurden
                                                                             (Port à flot et Trozoul)

               Filière plaisance
               Entreprises                 126                             31 (cf. détails ci-dessous)
               Salariés                    430                             86
               Chiffre d’affaires          56 millions d’€                 11 millions d’€




SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                     Page 24
Aucun projet de port à sec susceptible d’augmenter les capacités d’accueil n’est identifié pour l’instant sur
cette zone.
Il existe une seule aire de carénage agréée dans un chantier naval de ce secteur. Cet unique dispositif est
insuffisant pour répondre aux obligations réglementaires.
Les entreprises du nautisme sur le secteur :
La filière plaisance nautisme sur la zone considérée regroupe une trentaine d’entreprises (hors associations,
coopératives et écoles de voile), soit environ 25% de l’activité départementale pour un chiffres d’affaires de
11 millions d’€.
Plusieurs chantiers de construction se développent régulièrement depuis plusieurs années autour de la
construction aluminium (Bord à Bord à Plestin-les-Grèves) et composites (Trégor Composites à Lannion). La
caractéristique de la construction navale réside dans la conception et à la commercialisation de petites séries
de bateaux, voire de constructions à « la carte ».

               Activité principale                                                        Côtes d’Armor          SCOT
               Réparation, maintenance, manutention, hivernage, agencement                      59                13
               Constructions navales                                                            19                 6
               Vente de bateaux neufs ou occasion                                               11                 4
               Sellerie, voilerie, gréements                                                    15                 2
               Expertise                                                                         8                 3
               Electronique, électricité                                                         5                 0
               Production d’équipements nautiques (accessoires)                                  3                 2
               Formation, permis                                                                 2                 0
               Ports à sec                                                                       1                 0
               Production de logiciel (gestion portuaire…)                                       1                 1
               Architecture                                                                      1                 0
               Confection vêtements marins                                                       1                 0
                                                                                Totaux          126               31



1.10 - La fonction technopolitaine du Trégor
Une vocation ancienne
La décentralisation du CNET (Centre national d'études des télécommunications) d'Issy-les-Moulineaux à
Lannion en 1960, décidée dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire volontariste, marque le
début du développement de la recherche et de l’industrie des télécommunications17 dans l'Ouest. La
première réception TV intercontinentale (Etats-Unis/Europe) par satellite, réalisée par le CNET à Pleumeur-
Bodou en 1962, sera l’une des premières grandes et symboliques réussites de ce programme.
Dans les années qui suivront, une véritable dynamique va se développer autour de l'électronique, de la
téléphonie et de l’informatique en Bretagne ainsi qu’en Côtes d’Armor, principalement dans le Trégor.
D’autres établissements publics et privés de la région parisienne, font le choix de s’implanter en Bretagne
jusqu'au milieu des années 70 et donnent ainsi naissance à un pôle de renommée internationale18.
Au fil des décennies, cette région a largement participé, par ses recherches, ses productions et sa capacité à
anticiper et à s’adapter, au développement de très nombreuses technologies comme, par exemple,
l’électronique appliquée aux communications (composants, techniques de codage, traitement du signal et de


17   Le secteur des télécommunications rassemble aujourd’hui les activités de transmission de la voix, de données, de textes, de sons
     et d'images. Ces activités ont pour caractéristique commune l'assurer le transfert d'informations, sans les produire ou les modifier.
     Il peut s'agir de communications vocales (téléphone avec ou sans fil), d'émissions hertziennes (pour la radio et télévision) ou,
     encore, de transfert de données. Ce secteur comprend à la fois une technique, un contenu et un service. Devenues
     incontournables dans le développement des entreprises, les télécommunications s'inscrivent désormais dans le contexte d'une
     mondialisation accrue qui se traduit par des innovations permanentes et des regroupements d'opérateurs.
18   Centre d'études de météorologie spatiale (Pleumeur-Bodou), Centre électronique de l'armement (Bruz), Centre commun d'études
     de télédiffusion et télécommunication (Cesson- Sévigné), Thomson, Alcatel, Sagem…Les centres de recherche publics et les
     grands groupes industriels constituent alors le moteur du développement des télécommunications. 50% des effectifs de la
     recherche française dans le domaine des télécommunications sont concentrés sur les pôles bretons (Lannion, Brest, Rennes).

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                    Page 25
l’information…), à la mesure, au médical, au sport, à la domotique, aux transports, à l’automobile, au
machinisme agricole…
A partir des années 60-70, sous l’impulsion principalement du CNET, les activités informatiques se sont
également développées au profit notamment des techniques de communication (commande des
commutateurs…). Les recherches qui ont suivi ont conduit à appliquer l’informatique à d’autres domaines :
conception assistée par ordinateur, documentation automatique, traitement de la parole, interfaces hommes-
machines, bases de données (annuaire électronique…), génie logiciel, services d’informations, administration
des réseaux, intelligence artificielle…
De nombreuses révolutions technologiques ont été préparées dans le Trégor : le 1er commutateur temporel, le
minitel, RNIS, fibres optiques, ATM (technologie de réseau permettant de transférer simultanément sur une
même ligne des données de la voix et des images), l’écran plat à cristaux liquides, le 1er simulateur de
conduite automobile, de nombreuses plate-forme de recherche (PERFOS : fibres optiques spéciales,
PERSYST : évaluation et recherche sur les systèmes de télécommunications, DORIS : interaction homme-
machine)…
Classée actuellement second pôle national dans le domaine des télécommunications après l'Ile-de-France, la
Bretagne bénéficie du dynamisme mondial de ce secteur, et ce malgré plusieurs restructurations.
                                     restructurations
Une croissance marquée par des restructurations

                                                                      La période 1975-2000 a été marquée à
                                                                      la fois par des restructurations au niveau
                                                                      des grands groupes, par l'implantation
                                                                      d'entreprises étrangères et par la
                                                                      création et le développement de
                                                                      PME/PMI qui ont revitalisé l'activité des
                                                                      télécommunications.
                                                                      Pour renforcer la compétitivité du
                                                                      secteur, des restructurations ont été
                                                                      engagées à la fin des années 70
                                                                      (notamment au CNET et dans les
                                                                      groupes Thomson et CIT-Alcatel) qui se
                                                                      sont traduites, dans un premier temps,
                                                                      par le non remplacement des départs
                                                                      puis par des licenciements.

Une première crise, en 1985, conduira à la disparition de plus de 1.000 postes dans le Trégor. Une seconde
crise suivra en 1996, avec la suppression notamment de 400 emplois par Alcatel.
Pourtant, grâce au développement d'activités de production axées sur les nouvelles technologies liées à
l'informatique et l'optronique, à l'engagement de diverses structures, aux aides à l'innovation et à une
politique d'essaimage à partir d'équipes de recherche, le secteur costarmoricain des télécommunications
continue de se renforcer.
On assiste à un essor spectaculaire de start-up et PMI dont l'activité est essentiellement concentrée sur le
marché des télécommunications. C'est l'époque de la création de Kéopsys, Mob'Activ, Highwave, Algety
Novatech, Elios…. Pendant cette période, marquée par des restructurations et concentrations d'activités,
l'emploi continue de progresser. Le Trégor comptera plus d'une centaine d'entreprises en 2000 contre 40 dix
ans plus tôt.
Un secteur en mutation
Le secteur des télécommunications connait depuis le début des années 2000 une embellie mondiale due en
grande partie à l'explosion du marché de l'internet et de la téléphonie mobile (à noter qu'entre 2000 et 2005,
le taux d'équipement de la population française en téléphones mobiles est passé de 10% à 80%). Elle
masque cependant des inégalités selon les pays et les secteurs, les opérateurs de services de
télécommunications se développant au détriment des fournisseurs d'équipements. Les équipementiers
doivent désormais faire face à une importante pression de la part des opérateurs qui sont eux-mêmes soumis
à une forte concurrence et doivent compter, d'autre part, avec l'arrivée sur le marché des équipementiers
chinois.



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Dans cet environnement économique, et pour satisfaire leurs clients, les équipementiers évoluent en
proposant des services nouveaux notamment à base de logiciels à forte valeur ajoutée. Dans ce contexte, la
région de Lannion, spécialisée dans le secteur des télécoms, a dû faire face à une période de récession entre
2002 et 2003. Les entreprises, qui avaient profité de la période de croissance exceptionnelle des années
précédentes, ont été particulièrement touchées et nombre d'entre elles ont cessé leur activité (Highwave,
Corvis, Photonetics, SR Télécom…). Les plans sociaux mis en place par les deux plus grosses entreprises
implantées sur Lannion, Alcatel et France Télécom Recherche et Développement (ex CNET), ont conduit à la
suppression de 800 emplois. Néanmoins, le Trégor bénéficie d'importants atouts grâce aux compétences et
savoir-faire accumulés au fil des décennies. A la recherche de nouveau débouchés, de nombreuses
entreprises ont vu le jour ou se sont diversifiées vers d'autres secteurs en lien avec les technologies
développées dans le secteur des télécoms comme la santé, la défense, les services. Le transport intelligent et
les sciences au service du handicap constituent deux axes de développement prometteur. Parmi les
entreprises créées depuis 2000, on peut citer Capey optronique, Erdry, Laser Conseil, Tietronix, Oxxius,
Ekinops,…). L'effectif global de ces PME s'élève actuellement à plus de 1.000 salariés.
La Technopôle Anticipa
La reconnaissance officielle de la Technopôle Anticipa en                                    seul
                                                                  Le Trégor représente à lui seul près de 15% des
1989, dont la fonction principale est de fédérer entreprises,     emplois relevant en Bretagne du secteur des
laboratoires et centres de recherches publics ou privés, est      TIC (Techniques de l’information et de la
venu confirmer la position de pointe du Trégor dans les           communication).
domaines notamment des télécommunications, de                     Les 5.200 emplois concernés sont partagées
l’électronique, de l’informatique, de l’optronique, des           pour l’essentiel, et à parts quasi égales, entre
hyperfréquences, de la reconnaissance et systèmes de la           les activités de fabrication et de services
parole.                                                           immatériels. Les variations à la hausse ou à la
                                                                             baisse de l’activité économique et des effectifs
La Technopole Anticipa rayonne à l’international. Elle              salariés dans ce secteur impactent fortement
regroupe plus de 180 sociétés (5.000 salariés) dont de              l’ensemble le la conjoncture économique du
grands groupes internationaux spécialisés dans les télécoms         Trégor.
mais également de très nombreuses PME-PMI qui œuvrent               Ainsi, les difficultés industrielles intervenues en
dans des activités extrêmement diversifiées (télécoms,              2001 se sont traduites au cours des deux
optique, informatique, plasturgie, mécaniques, sociétés de          années suivantes par la perte de plus de 1.500
services…).                                                         emplois (surtout dans la branche fabrication,
Espace de coopération entre des ressources humaines                 les entreprises œuvrant dans le secteur des
                                                                    services immatériels ayant été moins touchées)
hautement qualifiées, elle fédère également une dizaine de
                                                                    avant que la tendance ne s’inverse à nouveau
laboratoires de recherche (France Télécom R&D, Centre de            en 2004 du fait principalement de la très
météorologie spatiale, plateformes de recherche sur                 bonne santé de la branche des services
l'optique et l'optronique PERFOS et PERSYST, GISO2, Groupe          immatériels.
d'Intérêt scientifique en optique et optronique…), des UMR
(Unités mixtes de recherche) du CNRS et plusieurs établissements d’enseignement supérieur19. Cette
synergie de compétences permet aux entreprises implantées dans le Trégor d’être toujours à la pointe de
l’innovation.
Le Pôle Images et Réseaux
Dans le cadre de la nouvelle politique industrielle lancée par le Gouvernement en 2004, qui vise à susciter et
soutenir les initiatives émanant des acteurs économiques et académiques présents sur un territoire, le Pôle
de compétitivité à vocation mondiale »Images et Réseaux», a été lancé officiellement en octobre 2005 à
Lannion. Il fait partie des 4 Pôles de compétitivité situés en Bretagne. La présence à Lannion du siège du Pôle
de compétitivité à vocation mondiale «Images et réseaux» atteste de la place de leader qu’occupe la
Technopole dans le domaine des télécommunications.
A la convergence de l'audiovisuel, des télécommunications et des technologies de l'information, le Pôle
«Images et Réseaux» a vocation à aider ses membres à créer et développer les technologies et les services
innovants de demain (notamment les nouveaux réseaux fixes et mobiles de distribution des contenus


19 L’Ecole nationale supérieure de sciences appliquées et de technologies créée en 1986 (300 étudiants) qui délivre 3 diplômes
   d'ingénieurs (optronique, informatique et électronique) et a une double mission d'enseignement et de recherche (Laboratoire
   lannionais de l'IRISA, Laboratoire Foton, Equipe TS2M et plateforme Doris), le Lycée Félix Le Dantec qui propose depuis 1989 un
   BTS Génie optique option photonique et réalise des prototypes pour les entreprises locales (35 étudiants ont obtenu leur diplôme
   en 2007) et, enfin, l'IUT de Lannion qui prépare près de 200 étudiants au DUT Réseaux et Télécommunications pour répondre aux
   besoins des entreprises en personnel technique qualifié et qui propose, depuis 2004, une Licence Gestion des Systèmes et
   Réseaux.

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numériques, et les nouvelles technologies numériques de l'image, comme: la télévision numérique terrestre
(TNT), la télévision haute définition (TVHD), la vidéo à la demande, la télévision sur les réseaux haut-débit…).
Il regroupe, à ce jour, plus de 150 adhérents dont une centaine de PMEPMI et 20 établissements
d'enseignement supérieur et de recherche. Situé à Lannion, il englobe les zones de Brest, Rennes, Lorient,
Vannes, Nantes et Laval et concerne environ un millier d'ingénieurs. Doté d'un programme de 300 millions
d'euros d'investissements sur 3 ans, le pôle compte aujourd'hui 104 projets labellisés dont 65 sont d'ores et
déjà financés.
1.11 – Les infrastructures d’accueil d’entreprises (espaces d’activités et immobilier)
L’état actuel du réseau d’infrastructures d’accueil d’entreprises sur le territoire du Trégor peut être qualifié de
«satisfaisant». 43 espaces d’activités (EA) sont recensés pour une superficie globale de 385 hectares, soit
10% des surfaces costarmoricaines référencées dans l’Observatoire départemental des espaces d’activités20.
La superficie totale actuellement occupée est de 345 ha. Le taux moyen d’occupation (87%) est élevé et bien
supérieur au taux moyen départemental (77%).
Sur la période 1993-2007, chaque année, se sont en moyenne 21,5 hectares qui ont été aménagés et 18,8
hectares commercialisés. Autrement dit, le rythme de développement des espaces d’activités par les maîtres
d’ouvrages publics est conforme à la demande des entreprises et ne génère pas de réserve foncière
importante.
Une cinquantaine d’hectares est actuellement disponible pour les développements et implantations
d’entreprises (800 ha sur le département), Une partie de cette surface est toutefois «non utile» ou, du moins,
difficilement exploitable (petits lots, «dents creuses», terrains mal situés ou mal desservis…). Au total, les
capacités d’accueil immédiates ou à court terme sont relativement limitées notamment pour des projets
nécessitant une surface relativement importante (plus de 3 ou 5 ha). Plusieurs projets d’extension ou de
création d’espaces d’activités en cours ou prévus dans les 2 ou 3 prochaines années permettront de sortir de
cette situation de relative «pénurie foncière».

              majoritairement
Des espaces majoritairement de petite taille
Les espaces d’activités du Trégor sont majoritairement de petite taille. Les ¾ d’entres eux (32 sites) ont une
superficie inférieure à 10 ha. Ils ne représentent qu’un quart de l’offre disponible soit une dizaine d’ha.
Toutefois, les collectivités territoriales ou les établissements publics maîtres d’ouvrages et gestionnaires de
ces infrastructures, dans le Trégor comme en Côtes d’Armor, ayant désormais tendance à privilégier les
extensions aux créations ex nihilo de sites, la taille moyenne des espaces d’activités devrait croître de
manière significative dans les années à venir.
                                                                          Actuellement, la surface moyenne des
                                                                          EA du Trégor n’est que de 9 ha contre
                                                                          12 ha au niveau départemental. 2
                                                                          espaces d’activités seulement ont une
                                                                          superficie supérieure à 50 ha : le Parc
                                                                          d’activités de Pégase à Lannion, l’un
                                                                          des plus vastes du département (120
                                                                          ha) et la Zone d’activités horticole de
                                                                          Pluzunet (76 ha) qui inclut à la fois
                                                                          l’unité d’incinération du SMITRED
                                                                          (traitement des déchets ménagers
                                                                          d’un grand ¼ Nord-Ouest du
                                                                          département) et des serres de
                                                                          production essentiellement de fleurs
                                                                          qui utilisent comme source de
                                                                          chauffage la chaleur produite par les
                                                                          fours des incinérateurs. Ces deux sites
                                                                          majeurs représentent 45 % de la
                                                                          surface totale mais n’offrent dans
                                                                          l’immédiat que 4 ha de disponibles
                                                                          (hors projets d’extensions respectifs
                                                                          de 40 et 10 ha).


20 Observatoire départemental géré par CAD22 : 330 EA recensés en Côtes d’Armor pour 3 900 ha

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Une localisation à proximité des axes de communication et des pôles urbains
L’essentiel des espaces d’activités est localisé sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération (32 EA, 235
ha), principal pôle urbain du territoire d’étude, et plus précisément le long ou à proximité immédiate de la 2X2
voies Guingamp- Lannion (RD767).
Cette localisation privilégiée des sites d’activités, associée au caractère particulièrement touristique du
territoire et aux expériences passées, impose donc de porter une attention extrême à la bonne intégration de
ces infrastructures dans leur environnement afin de préserver la qualité paysagère des lieux.
                  d’activités
145 ha d’espaces d’activités en projet
Les terrains disponibles à la vente sont pratiquement tous situés sur des sites gérés par les Communautés
d’agglomération ou de communes qui, désormais, assument l’intégralité ou l’essentiel du développement
économique de leur territoire respectif.
Lannion-Trégor Agglomération concentre plus de la moitié de cette offre (cf. tableau ci-dessous). Les surfaces
restantes sont localisées principalement sur les Communautés de communes de Beg-Ar-C’hra et du Pays
Rochois (respectivement 25 et de 18% de la superficie disponible). A noter, qu’à ce jour, 1 seul hectare est
disponible sur la Communauté de communes du Centre Trégor (ZA de Kerbiquet à Cavan). Les surfaces
disponibles varient de 2 à 11 ha selon les espaces d’activités.
De l’ordre de 145 ha supplémentaires devraient être aménagés au cours des prochaines années. L’essentiel
(121 ha) est localisé sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération. Cette proportion intègre l’extension du
Parc d’activités de Bel Air (22 ha), actuellement en cours d’aménagement, ainsi que les projets
d’agrandissement des Parcs d’activités de Pégase (40 ha) et de Buhulien (20 ha) à Lannion et de la Croix-
Rouge (18 ha) Ploumilliau, tous trois aujourd’hui en phase étude.
Les Communautés de communes du Centre Trégor et du Pays Rochois envisagent également l’extension de
plusieurs de leurs sites : la Zone d’activités de Kerbiquet à Cavan (10 ha), la Zone horticole de Pluzunet (10
ha) et l’Espace d’activités de Kerverzot à la Roche Derrien (5 ha). La Communauté de communes de Beg-Ar-
C’hra, de son côté, envisage de renforcer ses disponibilités foncières, qui s’élèvent actuellement à 12 ha, en
développant le site d’activités de Beg-Ar-C’hra, seul site notable du territoire d’étude situé en bordure de la
RN12 (axe Rennes-Brest).


       Communautés                            Lannion-
                                              Lannion-Trégor                    Pays
                                                               Centre Trégor             Beg-Ar-
                                                                                         Beg-Ar-C'hra   TOTAL
       (données 2008)                         Agglomération                    Rochois

       Nombre de ZA                                32               4            4            3          43
       Superficie totale (ha)                      234              97           26          29         386
       Superficie disponible (ha)                  27               1            9           12          49
       Extension en cours ou en projet (ha)        121              20           5            0         146
       Nombre de ZA de + de 20 ha                   5               2            0            1          8
       Part surface gérée par CDC                 81%              95%          85%         86%         87%


85% des surfaces à vocation économique gérées par les EPCI
La maîtrise d’ouvrage intercommunale tend à se généraliser sur l’ensemble du territoire : 50% des sites et
85% des superficies totales sont déjà gérés par les Communautés de communes ou d’agglomération.
Ces proportions vont croître encore au cours des prochaines années, l’intégralité des projets d’extension ou
de création d’espaces d’activités étant portée par les groupements intercommunaux.
La superficie moyenne des espaces d’activités communaux est de 3 ha contre 15 ha pour les zones
intercommunales. A noter toutefois que cette moyenne tombe à 8 ha si l’on exclue de l’analyse le site de
Pégase à Lannion et la Zone horticole de Pluzunet.
Comme l’immense majorité des espaces d’activités costarmoricains, les sites du Trégor ont, pour la plupart,
vocation à accueillir tous les types d’entreprises quelque soit leur taille, leur activité… Certains sont toutefois
plus ou moins dédiés à des activités spécifiques. On retiendra, notamment, l’Espace horticole de Pluzunet,
déjà mentionné, mais également la Zone maricole de Pleumeur-Bodou, les sites commerciaux de Bel Air et du
Rusquet Sud à Lannion, l’Espace industriel et de recherche de Pégase à Lannion, les sites logistiques de
Kerauzern à Ploubezre et de Beg-Ar-C’hra à Plounévez-Moëdec, l’Espace agro-alimentaire de Pommerit-Jaudy
et, enfin, l’espace dédié aux activités de domotique (CTS) à Pleumeur-Bodou.


SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                    Page 29
Les espaces d’activités Bretagne
                                                                                       Qualiparc
                                                                                       Neuf espaces d’activités (2 créations
                                                                                       et 7 extensions/requalifications) sont
                                                                                       concernés, à des stades différents,
                                                                                       dans       le   programme     Bretagne
                                                                                       Qualiparc dont 7 sont localisés sur le
                                                                                       territoire       de     Lannion-Trégor
                                                                                       Agglomération :
                                                                                       •    5 en phase diagnostic : La Croix
                                                                                            Rouge à Ploumilliau, le Châtel à
                                                                                            Plestin-les-Grèves, Buhulien à
                                                                                            Lannion, reconversion du CTS à
                                                                                            Pleumeur-Bodou et Kerbiquet à
                                                                                            Cavan,
                                                                                       •   1 en phase études pré-
                                                                                           opérationnelles : Pont Losquet à
                                                                                           Langoat,
                                                                                       •   et 3 en phase travaux : Pégase V,
                                                                                           Rusquet et Bel Air.

La quasi-intégralité des projets récents ont spontanément intégré le dispositif Bretagne Qualiparc. Les
quelques exceptions concernent des sites de petite surface (< 5 ha) dédiés en général à l’accueil
d’entreprises artisanales.
Le Parc d’activités de Pégase a été retenu comme site d’intérêt départemental. A ce titre, il est destiné à
recevoir en priorité des activités de type industriel ou logistique ainsi que des PME et PMI relativement
importantes.
                                                                                    d’entreprises
                                                                       Immobilier d’entreprises :
                                                                       11.
                                                                       11.000 m² de surfaces disponibles
                                                                       Selon les informations collectées par
                                                                       Côtes d'Armor Développement auprès
                                                                       des maîtres d’ouvrages publics et
                                                                       privés21,     17    bâtiments     d'une
                                                                       superficie globale de 11.300 m² sont
                                                                       actuellement disponibles sur le
                                                                       territoire du SCOT du Trégor, soit 10%
                                                                       de l'offre costarmoricaine.
                                                                       Les espaces locatifs représentent
                                                                       63% du marché. Avec une surface
                                                                       cumulée de 9.400 m², les ateliers et
                                                                       entrepôts représentent 83% des
                                                                       disponibilités. Cette proportion est
                                                                       identique à celle constatée au niveau
                                                                       départemental.
                                                                                       A      elle     seule,   Lannion-Trégor
                                                                                       Agglomération concentre 60% de
                                                                                       l’offre totale (6.790 m²).
Cependant, rapportées à l'échelle du département, les surfaces disponibles sur ce territoire restent
relativement faibles puisqu’elles ne représentent que 4% des disponibilités costarmoricaine (contre 30% par
exemple pour la CABRI). L’offre est constituée à 83% de surfaces privées (9.420 m²). Pratiquement les 2/3
sont répartis sur 3 bâtiments à vocation artisanale ou industrielle : Alcatel à Lannion (4 080 m²) et 2 garages
automobiles à Pommerit-Jaudy (1.500 m²) et à la Roche-Derrien (800 m²). Les bureaux (1.300 m²)

21 Si les informations relatives aux ensembles immobiliers publics sont très proches de la réalité, en revanche, celles concernant les
   ensembles immobiliers privés sont partielles.

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                Page 30
représentent 14% de la superficie proposée à la vente ou à la location par le secteur privé et sont localisés
exclusivement sur la commune de Lannion.
Cette proportion est équivalente à celle constatée en 2007 au niveau départemental22. Les locaux de
seconde main constituent l’essentiel de l’offre privée. Un seul ensemble immobilier neuf a été recensé sur le
territoire. Il s’agit de l’ensemble immobilier porté par Atlantique Expansion et localisé sur l’Espace d’activités
de Bel Air à Lannion. A ce jour, aucun projet initié par des professionnels du secteur n’a été porté à la
connaissance de Côtes d’Armor Développement.
                                                                                           On notera, en particulier, la
                                                                                           présence sur le territoire de 3
                                                                                           agences/promoteurs spécialisés en
                                                                                           immobilier     d’entreprises : Blot
                                                                                           Immobilier, Marchadour Immobilier
                                                                                           et Atlantique Expansion.
                                                                                           Toutefois, les données relatives à
                                                                                           l’immobilier privé ne sont pas aussi
                                                                                           fiables     que   les   informations
                                                                                           obtenues auprès des collectivités
                                                                                           territoriales.
                                                                                           Les chiffres fournis ne constituent
                                                                                           donc qu’une estimation minimale de
                                                                                           la réalité. Par ailleurs, la taille de
                                                                                           l’échantillon (12 biens) ne permet
                                                                                           pas de réaliser une analyse détaillée
                                                                                           de l’offre privée. En conséquence,
                                                                                           l’analyse qui suit va se concentrer
                                                                                           sur l’immobilier public.



L’immobilier d’entreprises public sur le SCOT du Trégor : un parc de 47 000 m²

                                                                                           Progression du nombre de bâtiments
                                                                                           publics
                                                                                           Le parc immobilier public s’est accru
                                                                                           au cours des dernières années sur le
                                                                                           territoire du SCOT du Trégor. A ce jour,
                                                                                           2423 biens sont recensés. Cette
                                                                                           tendance va se renforcer dans les
                                                                                           mois à venir dans la mesure où quatre
                                                                                           projets       d’aménagements         de
                                                                                           bâtiments devraient arriver à terme
                                                                                           d’ici à la fin du premier semestre
                                                                                           2009.
                                                                                           La surface mise à disposition des
                                                                                           entreprises devrait donc passer de
                                                                                           47.000 à près de 59.000 m² (+ 26%).
                                                                                           Plus de la moitié de ces surfaces est
                                                                                           actuellement dédiée à l’accueil
                                                                                           d’entreprises      artisanales    ou
                                                                                           industrielles.



22   Suivant une étude réalisée par CAD en novembre 2007 : « L’immobilier d’entreprises en Côtes d’Armor »
23   Les bâtiments individuels locatifs situés sur le territoire de Lannion Agglomération, dont la superficie cumulée s’élève au totale à
     9 627 m², ont été comptabilisés comme un bâtiment unique. Il en est de même pour les bâtiments localisés sur l’espace
     d’activités de la Croix-Rouge à Ploumilliau (1390 m²).

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                                   Page 31
Une forte concentration sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération
                                             Lannion-
Les immeubles d’accueil d’entreprises se développent à proximité des grands axes de communication (RN12,
RD767) et des principaux pôles urbains du territoire. Ainsi Lannion-Trégor Agglomération concentre, à elle
seule, plus de 90% de la surface totale des immeubles locatifs publics recensés dans le Trégor (42.700 m²),
soit environ 50 % du parc public costarmoricain !
Ce positionnement unique sur le département s’explique par l’acquisition récente par la Communauté
d’Agglomération de vastes ensembles immobiliers laissés vacants par de grandes entreprises nationales,
voire internationales (France Telecom, Sagem, Alcatel…). Il s’agit de grands bâtiments, pour la plupart
modulables à la demande, qui permettent à la collectivité de répondre au mieux aux demandes des porteurs
de projets, à la fois dans les domaines des services, de la recherche ou encore de l’industrie et de l’artisanat.
Le Parc d’activités de Pégase regroupe 92% des surfaces immobilières publiques de l’agglomération
lannionaise (39.000 m²).
Avec 12.000 m² de surfaces supplémentaires (soit l’intégralité des projets programmés sur le territoire du
SCOT), le poids prépondérant de Lannion-Trégor Agglomération en matière d’immobilier d’entreprises va
continuer à s’accroître au cours des années à venir.
Les Communautés du Centre Trégor et de Beg-Ar-C’hra, quant à elles, ne concentrent respectivement que 6
et 2% des surfaces immobilières publiques recensées sur le territoire du SCOT, la Communauté de
communes du Pays Rochois étant la seule à ne pas disposer, à ce jour, de bâtiment destiné à l’accueil
d’entreprises.




SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                            Page 32
Des bâtiments de types différents
Les infrastructures d’accueil d’entreprises peuvent revêtir plusieurs formes, en fonction des objectifs visés :
•   Les pépinières d’entreprises sont des structures d’accueil destinées à faciliter la création d’entreprises. Elles offrent
    des services à des coûts partagés à des créateurs au démarrage de leur entreprise : un hébergement temporaire
    (bureaux, ateliers, laboratoires…) à loyer modéré, des services mutualisés (accueil, salles de réunions, formations...)
    et des services d'accompagnement en partenariat avec des organismes extérieurs (domaines comptable, juridique,
    commercial…). Les contrats locatifs utilisés sont des baux précaires (23 mois).
•   Les ateliers relais offrent un accueil temporaire à des entreprises industrielles ou artisanales, désireuses de
    l’installer dans des locaux de dimension modeste à des tarifs avantageux. Sur ce type de bien, aucun service n’est
    mis à la disposition des locataires. Régit par une convention d’occupation précaire, l’atelier relais n’a pas vocation à
    pérenniser l’installation de ses occupants. Toutefois, dans la pratique, les collectivités utilisent à terme ce type
    d’outil pour maintenir les entreprises hébergées sur leur territoire. Elles basculent donc parfois dans un système de
    baux commerciaux.
•   Les hôtels d’entreprises sont des ensembles immobiliers locatifs, généralement destinés aux entreprises de
    services, et proposant des prestations bureautiques à la carte. Toutefois, dans certains cas, les hôtels regroupent
    des entreprises de services ou de production pouvant bénéficier de services communs. Régit par un bail
    d’occupation précaire pour les entreprises en création ou en développement, l’occupant peut toutefois bénéficier de
    la propriété commerciale. Dans la réalité, bon nombre de collectivités ont développées des infrastructures d’accueil
    d’entreprises assimilables aux hôtels d’entreprises mais ne mettant pas à disposition des entreprises des services
    partagés.
•   Les bâtiments locatifs sont des ensembles immobiliers mis à disposition des entreprises par les collectivités locales.
    Il peut s’agir de locaux à vocation tertiaire ou industrielle. Aucun service n’est proposé aux locataires. Ces biens
    immobiliers peuvent être loué d’un seul tenant à une entreprise ou être subdivisés en plusieurs locaux. On
    distinguera les bâtiments individuels (local hébergeant une entreprise unique soumise à un bail commercial) des
    grands projets (locaux de grande envergure, soumis à des baux commerciaux et/ou précaires).


La prépondérance des bâtiments locatifs
A l’échelle départementale, le bâtiment individuel est l’option immobilière la plus utilisée par les collectivités
pour l’accueil d’entreprises. Elle contribue, pour partie, à maintenir des entreprises sur le territoire, en
particulier celles qui sont en capacité de faire jouer la concurrence territoriale. Elle représente 1/3 des
surfaces à vocation économique.
Cette proportion est moindre sur le territoire du SCOT du Trégor : ¼ seulement des surfaces immobilières
publiques sont dédiées à l’accueil d’une entreprise unique (13.000 m²). Ce différentiel, par rapport à la
moyenne costarmoricaine, s’explique par la prépondérance sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération
de grands ensembles immobiliers, issus du rachat des bâtiments laissés vacants par France Telecom, la
Sagem, Lucent Technologie... Leur superficie moyenne est de l’ordre de 3.400 m² (hors CTS). Ils représentent
plus de 60% des surfaces publiques totales (37.000 m²).
Une offre de services restreinte
L’offre de services aux entreprises est relativement limitée au sein des bâtiments locatifs (3.500 m² soit 6%
des surfaces immobilières dédiées à l’accueil d’entreprises). Elle se concentre essentiellement sur le
territoire de Lannion-Trégor Agglomération, à proximité des pôles de services et des grands axes de desserte.
On notera toutefois la présence d’un hôtel d’entreprises à Cavan sur l’Espace d’activités de Kerbiquet. Cet
ensemble n’offre toutefois pas de services particuliers aux entreprises qui y sont hébergées. Aucune
pépinière n’est recensée sur le territoire, à contrario des principaux pôles urbains du département (CABRI,
CIDERAL, prochainement la CODI).
Une étude départementale avait confirmé que les ateliers relais constituent un outil principalement
développé par les Communautés rurales ou littorales. Ils permettent de suppléer partiellement l’insuffisance
des locaux vacants et des initiatives privées. La présence de ce type de locaux sur la Communauté de Beg-Ar-
C’hra ainsi que sur les communes de Plestin-les-Grèves et sur Lannion illustre cette analyse.
Un taux d’occupation élevé
Le taux d’occupation des bâtiments publics est élevé : 96% en moyenne sur le territoire du SCOT. Cette
situation confirme l’opportunité des investissements publics et justifie la politique des collectivités en matière
de développement de l’offre immobilière. On constate ainsi aujourd’hui que les surfaces locatives sont
restreintes : 5 bâtiments publics seulement offrent des disponibilités. Ils sont exclusivement localisés sur les

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                                       Page 33
communes de Lannion et de Cavan. Leur surface cumulée est d’environ 1.900 m². Ils sont dédiés à des
activités artisanales, industrielles ou tertiaires. L’Espace Ampère à Lannion à, lui, vocation à accueillir des
entreprises leader dans le domaine de l’image et des réseaux. En dédiant en grande majorité ses surfaces
vacantes à des entreprises de taille ou de nature d’activités diverses, Lannion-Trégor Agglomération a mis en
place une stratégie différente de celle constatée sur d’autres territoires, tels que la CABRI, qui réservent la
quasi-intégralité de leurs projets publics à l’accueil d’activités spécifiques.
7.000 m² de surfaces en projet exclusivement localisés sur LTA
D’ici à la fin du 1ier semestre 2009, plus de 7.000 m² de nouvelles surfaces dédiées à l’accueil d’entreprises
devraient voir le jour sur le SCOT du Trégor. Il s’agit exclusivement de surfaces publiques localisées sur le
territoire de Lannion-Trégor Agglomération.
•    A Plestin-les-Grèves, sur l’Espace d’activités du Châtel, Lannion-Trégor Agglomération prévoit l’extension
     sur 274 m² de l’atelier relais, soit une surface totale à terme du bâtiment de 1 474 m². Ce programme,
     dédié à l’accueil dune entreprise artisanale de production, devrait sortir de terre dans le courant du 1er
     semestre 2009.
•    A Lannion, sur le Parc d’acticités de Pégase, l’agglomération a entamé des travaux de requalification de
     l’Espace Volta (Ex. Lucent Technologie). 2 000 m², dores et déjà aménagés, vont accueillir prochainement
     des entreprises œuvrant dans les domaines de l’informatique et du laser. Les mètres carrés restant
     seront loués en bureaux individuels. L’étage du bâtiment, soit 1.000 m² supplémentaires, sera livré en fin
     d’année 2008 et sera dédié à des activités tertiaires.
•   L’Espace de Broglie, également localisé sur l’Espace d’activités de Pégase, est en cours de réhabilitation.
    830 m² répartis sur 2 bâtiments pourront accueillir des entreprises artisanales ou industrielles à compter
    du 4ème trimestre 2008.
•   A Pleumeur-Bodou, sur le site du CTS, Lannion-Trégor Agglomération a lancé des travaux de
    requalification du bâtiment principal (5.000 m²) afin de créer une plateforme de formation et de
    démonstration sur le thème de la domotique. Les travaux devraient arriver à terme en fin d’année 2008.
    5.000 m² supplémentaires devraient également être aménagés par la suite.
Les prix de l’immobilier sur le SCOT du Trégor
L’analyse a été réalisée à partir des informations fournies par les partenaires de Côtes d’Armor
Développement. Les tarifs indiqués correspondent aux prix de négociation proposés par les loueurs ou les
vendeurs. Les prix sont indiqués en € hors taxes par m² et par an (hors charges) en ce qui concerne la
location et en € hors taxes par m² pour les biens proposés à la vente.
Afin de se faire une meilleure idée des tarifs de négociation pratiqués, une répartition des prix a été faite par
quartile, ce qui a permis de déterminer une fourchette «minimum/maximum» qui reflète l’état du marché des
prix de l’immobilier sur le territoire du SCOT du Trégor.
L’immobilier public
L’échantillon est composé de 21 biens publics disponibles ou non sur le territoire du Trégor, à raison de 9
locaux à vocation tertiaire et 12 à vocation industrielle ou artisanale.
Les loyers dans le public, entre 57 et 67 € HT/m²/an (hors charges) pour les bureaux et entre 39 et 42 €
HT/m²/an (hors charges) pour les biens industriels, sont supérieurs aux prix pratiqués sur le département.
Toutefois, on notera que le nombre de biens recensés sur les territoires du Centre Trégor, de Beg-Ar-C’hra et
du Pays Rochois est restreint. Les valeurs indiquées ci-dessus sont, en conséquence, le reflet des prix
pratiqués sur Lannion-Trégor Agglomération. Ceci explique, en partie, la supériorité des loyers par rapport à la
moyenne départementale.
Les charges, quant à elles, sont de l’ordre de 30 € HT/m²/ an pour les 2 types de biens. Elles varient
toutefois en fonction de la qualité des prestations rendues aux entreprises hébergées et de l’ancienneté des
locaux.

            Types de bâtiments                        SCOT du Trégor             Département 22
            Bâtiments Tertiaires
            Prix par tranche (€ HT / m² / an)            57 - 67                     45 - 65
            Prix moyen (€ HT / m² / an)                   61,5                         58
            Bâtiments industriels
            Prix par tranche (€ HT / m² / an)            39 - 42                     30 - 40
            Prix moyen (€ HT / m² / an)                   41,5                         36

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                            Page 34
L’immobilier privé
La taille de l’échantillon et la qualité des informations renseignées par le secteur privé ne permettent pas de
procéder à une analyse des prix de l’immobilier à vocation tertiaire et industrielle sur le territoire concerné.
A titre informatif, vous trouverez, ci-dessous, un tableau présentant les prix pratiqués par le privé à l’échelle
du département relatifs aux locaux récent (moins de 10 ans) ou anciens en bon état.

                                                         Vente                      Location
            Bâtiments Tertiaires
            Prix par tranche (€ HT / m² / an)           650 - 850                    80 - 90
            Prix moyen (€ HT / m² / an)                   780                          82
            Bâtiments industriels
            Prix par tranche (€ HT / m² / an)           180 - 380                    25 - 50
            Prix moyen (€ HT / m² / an)                   295                          34




SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                            Page 35
2 – Orientations, préconisations

                          lieux
Au terme de cet état des lieux partiel du territoire du SCOT Trégor, il est possible d’identifier un certains
nombres d’objectifs et de priorités qui pourront servir de support aux débats au sein des différentes
Commissions qui, à la fin de l’année 2008 et au cours de l’année 2009, vont travailler à l’élaboration du
PADD et du DOG.


2.1 - Objectifs « Développement économique et industriel »
•  Conforter les filières traditionnelles (télécommunications, électroniques…) tout en favorisant le
   développement de technologies nouvelles.
•  Valoriser la Technopôle Anticipa ainsi que le Pôle de compétitivité «Images et réseaux»
•  Conforter les relations et synergies entre enseignement, recherche et entreprises.
•  Accompagner les PME et PMI issues des grands groupes sur le plan commercial (études de marché,
   commercialisation des produits…).
•  Acquérir une connaissance fine à la fois des compétences disponibles et des besoins des entreprises
   (meilleure réactivité par une action conjuguée de l’ensemble des acteurs en faveur de l’emploi).
•  Impliquer plus les entreprises « dans » le territoire (elles ont parfois une vision « mondiale » de l’économie
   mais pas assez locale !).
•  Identifier des « chevilles ouvrières » pour favoriser l’émergence de réseaux et lutter ainsi contre
   l’isolement (tendance à un fonctionnement autarcique d’une partie du tissu économique) et
   l’éparpillement de beaucoup d’entreprises et des énergies.
•  Impliquer les grands groupes dans des actions de promotion et de prospection coordonnées de
   l’ensemble des acteurs publics et privés.
•  Enrichir l’image du territoire qui fait encore trop référence, soit aux seuls grands groupes ou aux activités
   économiques historiques, soit au tropisme local, au tourisme familial…
•   Redécouvrir certains fondamentaux économiques (« sortir » intellectuellement de la période de prospérité
    économique passée fondée sur l’électronique et des télécoms) : prendre maintenant le « virage
    économique ».
•   Diversifier le tissu économique afin de le rendre moins dépendant de quelques secteurs d’activités ou de
    quelques établissements seulement (IAA…).
•   Limiter les risques d’émigrations résidentielles liés aux crises industrielles récurrentes et au déséquilibre
    entre la population active et les emplois offerts.
•   Conforter l’agglomération et affirmer son rôle de pôle complémentaire aux métropoles régionales
    (Rennes, Brest…).


2.2 - Objectifs « Infrastructures économiques et immobiliers »
•   Améliorer encore la qualité des infrastructures et des moyens de transport (fer, air, route) afin de
    compenser l’éloignement géographiques relatifs du Trégor.
•   Eviter l’éparpillement des activités économiques et le mitage du territoire en confortant les sites existants
    et en développant ainsi de véritables pôles économiques, symboles d’une économie dynamique et
    structurée.
•   Inscrire les projets dans une stratégie territoriale en mettant en place un schéma de développement des
    espaces d’activités et des produits immobiliers afin de définir et hiérarchiser les projets et mettre en
    place une stratégie foncière.
•   Procéder au transfert de l’ensemble des parcs d’activités du territoire sous maîtrise d’ouvrage
    intercommunale.
•   Conforter les capacités d’accueil d’entreprises de l’agglomération lannionaise et mener une réflexion sur
    une répartition spatiale équilibrée des espaces d’activités et des projets immobiliers en renforçant, en
    particulier, les sites situés au nord, nord-ouest de ce territoire. Envisager une spécialisation des parcs sur
    Lannion-Trégor Agglomération.

SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                             Page 36
•   Renforcer l’offre immobilière et foncière au sud du territoire du SCOT.
•   Préserver les abords des grands axes routiers (RN12, RD 767) et améliorer l’insertion paysagère des
    espaces d’activités afin de préserver sur le long terme l’image du territoire, valoriser les entreprises
    implantées et améliorer le cadre de travail des salariés.
•   Mettre en place des outils et des moyens pour renforcer le travail d’animation économique (accueil
    d’entreprises, animation de zones…), en particulier sur les territoires ruraux.
•   Renforcer l’offre privée, notamment sur l’agglomération de Lannion, en travaillant en synergie avec des
    professionnels de l’immobilier d’entreprises, afin d’éviter un déséquilibre sur le marché. Un surplus
    d’offre publique risque, en effet, à terme, d’entraîner une baisse des prix sur le marché et in fine des
    difficultés pour les opérateurs privés à intervenir sur ce territoire.
•   Développer des structures d’accueil d’entreprises publiques, notamment à vocation industrielle ou
    artisanale, sur le sud du territoire du SCOT afin de compenser une offre privée relativement faible.


2.3 - Objectifs « Nautisme et plaisance »
Etant donnés le contexte difficile de la pêche et la faible activité du secteur en matière halieutique (environ
3,5 M€ contre 11 M€ pour les entreprises du nautisme), les orientations à prendre sur le périmètre du SCOT
doivent être tournées essentiellement vers les secteurs porteurs que sont la plaisance et le nautisme.
Plusieurs axes méritent d’être approfondis dans cette voie :
•   Renforcer les capacités de mouillage particulièrement autour du Port de Perros-Guirec, seul port
    disposant d’une possibilité d’extension.
•   Aménager des ports à sec qui libéreront des places à flot actuellement occupées par des
    bateaux « ventouses » (La Zone de Toëno en Trébeurden pourrait, par exemple, convenir à ce
    type d’investissement).
•   Favoriser le carénage « écologique » des bateaux de plaisance : actuellement, il n’existe pas de
    zones de carénage spécifiquement adaptées aux nouvelles contraintes environnementales, des
    zones de nettoyage (à terre ou à flot) doivent être réalisées pour répondre à ce besoin.
•   Sur le plan développement des entreprises de la filière nautique, il paraitrait intéressant de
    renforcer les sites existants afin de constituer des « pôles » : la zone de Châtel en Plestin-les-
    Grèves, ou la zone de Lannion Pégase sud pourraient se prêter à ces initiatives.
•   Etude du développement de la pêche loisir sur la bande côtière (possibilité de construction de
    bateaux aluminium adaptés à ce type de pêche, mise en place de récifs artificiels spécifiques à
    certains types de poissons, guides de pêche issus de la filière pêche…).




SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008                           Page 37

Contribution de cotes_d_armor_developpement

  • 1.
    Schéma de cohérenceterritoriale du Trégor Diagnostic Contribution de Côtes d’Armor Développement PME- Structure globale du tissu économique et de l’emploi, sphères d’activités, tissu industriel, PME-PMI, d’accueil activités maritimes, infrastructures d’accueil d’entreprises Agence Côtes d’Armor Développement 1 rue Pierre et Marie Curie Centre d’Affaires Eleusis 3 BP 10017 22196 PLERIN cedex 02.96.58.06.58 SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 1
  • 2.
    SOMMAIRE Pages 1 - Etat des lieux 3 1.1 - Entreprises et établissements 3 1.2 Démographie 1.2 - Démographie des établissements et entreprises 3 1.3 1.3 - Structure des établissements et de l’emploi salarié par grand secteur d’activités 5 1.4 - Répartition des établissements par taille et secteur d’activité principal 1.4 9 1.5 1.5 - Géographie des établissements et des emplois et 11 1.6 1.6 - Répartition et évolution de l’emploi salarié du secteur privé de 1993 à 2006 12 sphères 1.7 – Les sphères d’activité 15 1.8 1.8 – Pêche et aquaculture 22 1.9 – Plaisance et nautisme 24 1.10 1.10 - La fonction technopolitaine du Trégor 25 1.11 - Les infrastructures d’accueil d’entreprises 28 2 – Orientations, préconisations (introductives des débats relatifs au PADD et DOG) 36 SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 2
  • 3.
    1 - Etatdes lieux 1.1 - Entreprises et établissements (précisions sur les sources et données statistiques utilisées) Les différentes sources d’informations disponibles relatives au dénombrement et à l’évaluation du nombre d’établissements ou d’entreprises1 et de leur effectif salarié recouvrent rarement les mêmes champs et ne sont que très rarement exhaustives. Il est, par conséquent, difficile d’établir une photographie complète de la structure du tissu économique et de l’emploi d’un territoire sinon par croisement de plusieurs fichiers statistiques. CLAP (Connaissance Locale de l'Appareil Productif) est un système d’information de l’INSEE qui présente l’avantage d’être alimenté par différentes sources. Son objectif est de fournir des statistiques localisées au lieu de travail jusqu’au niveau communal, notamment sur l’emploi salarié pour les différentes activités des secteurs marchand mais également non marchand. La présente étude est essentiellement fondée sur les données issues de cette base d’information. Le référentiel d’entreprises et d’établissements est constitué à partir du Répertoire national des entreprises et des établissements (SIRENE) également utilisé comme base de référence dans cette étude. Les données sur l’emploi salarié résultent d’une mise en cohérence des informations issues de l’exploitation des DADS (Déclarations annuelles de données sociales), des bordereaux récapitulatifs de cotisations de l’Urssaf (Union pour le recouvrement des cotisations de sécurité sociale et des allocations familiales) et des fichiers de paye de la fonction publique d’État. Seuls quelques secteurs sont exclus du champ d’analyse de CLAP pour des questions de fiabilité et de pertinence des informations statistiques2. Enfin, l’ASSEDIC produit également des données qui concernent l’emploi salarié du secteur privé3 exploitables sur une période longue. 1.2 - Démographie des établissements et entreprises Les statistiques relatives à la création d'entreprises sont issues des informations contenues dans le répertoire SIRENE4. Les créations d'entreprises sont classées en trois catégories : les créations pures, les créations par reprises d’entreprises, et les réactivations d’entreprises. Concernant les créations d'établissements, elles sont prises dans un sens non restrictif d'établissement nouvellement actif. Elle intègre tous les mouvements économiques qui permettent d'accroître les moyens de production en les créant, les réactivant ou les activant économiquement, mais aussi en les maintenant en exploitation grâce à un changement d'exploitant. On distingue les créations d’établissements pures ou ex-nihilo (création d'un établissement économiquement actif jusqu'alors inexistant ayant pour conséquence l'exploitation de nouveaux moyens de production), les créations par reprise d'un établissement (reprise totale ou partielle par une entreprises de l'activité d'un établissement économique d'une autre entreprise), la réactivation (lorsqu’un établissement d'une personne physique qui avait cessé son activité redevient économiquement actif) et, enfin, l'activation économique (quant un établissement qui n'exploitait pas les moyens de production et se met à les exploiter). 1 Le recensement et l’interprétation des informations relatives au tissu économique distinguent les notions «d’établissement» et «d’entreprises». Entreprise : l'entreprise est une unité économique, juridiquement autonome, organisée pour produire des biens ou des services pour le marché. On distingue l’entreprise individuelle (personne physique) qui ne possède pas de personnalité juridique distincte de celle de la personne physique de son exploitant et l'entreprise sociétaire, par exemple Société Anonyme (SA), Société à Responsabilité Limitée (SARL). L’entreprise est localisée à l’adresse de son établissement siège. Établissement : l'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'entreprise. L'établissement, unité de production, constitue le niveau le mieux adapté à une approche géographique de l'économie. Remarque : la population des établissements est relativement stable dans le temps et est moins affectée par les mouvements de restructuration juridique et financière que celle des entreprises 2 Secteurs exclus : agriculture (NES16 = EA), défense (APET = 752C), intérim (APET = 745B) 3 ASSEDIC : emplois salariés du secteur privé (Y compris intérim et hors agriculture et secteur coopératif) 4 SIRENE : créé par le décret 73-314 du 14 mars 1973, SIRENE est un système informatique d'identification inter-administrative des entreprises et des établissements dont la gestion a été confiée à l'INSEE. L'objectif principal du système est d'attribuer à chaque entreprise et établissement un numéro d'immatriculation et une activité principale exercée (code APE). Il est mis à jour en continu à partir des informations déclarées par les entreprises ou leurs établissements aux Centres de Formalités des Entreprises (chambres des métiers, chambres de commerce et d'industrie, greffes des tribunaux de commerce, URSSAF ou centres des impôts). L'INSEE met à jour annuellement les effectifs salariés du secteur privé à partir de sources multiples et améliore régulièrement le répertoire à l'aide de plusieurs enquêtes. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 3
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    Le nombre d’établissementset d’entreprises sur le territoire du SCOT du Trégor a fortement progressé au cours des dernières années (cf. graphique ci-dessus). Si l’on considère les établissements (champ ICS5), qui recouvrent un champ plus large que celui des entreprises, leur nombre est passé de 2.831 en 2001 à 3.510 en 2006 soit une progression de 23,98% nettement supérieure à celle observée à l’échelle des Côtes d’Armor (+16,58%). Chaque année se sont en moyenne 136 nouveaux établissements qui ont été répertoriés. SCOT Trégo r : évo lutio n du no mbre d'établissements et SCOT Trégor : évolution du nombre de créations d'établissements d'entreprises entre 2001et 2006 entre 2001 et 2006 (So urce : INSEE, SIRENE, Champ ICS) (Source : INSEE, SIRENE, Champ ICS) 3 700 500 3 500 450 3 300 400 3100 350 2 900 300 2 700 250 2 500 200 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2001 2002 2003 2004 2005 2006 No mbre d'établissements No mbre d'entreprises Créations d'établissements Créations pures d'établissements Durant cette même période, 416 créations d’établissements ont en moyenne été recensées chaque année. Elles ont progressé jusqu’en 2004 (année au cours de laquelle 475 nouveaux établissements ont été répertoriés dont 330 créations pures) pour ensuite fléchir en 2005 puis à nouveau en 2006 traduisant un certain essoufflement du rythme de création d’entreprises qui, pour élevé qu’il soit, est inférieur à la moyenne bretonne alors, qu’en revanche, le taux de défaillance dépasse la moyenne régionale. Le rythme de disparition d’établissements, qui reste inférieur à celui des créations, a fortement progressé en 2003 et est ensuite resté relativement stable au cours des 3 années suivantes. Au cours de l’année 2006, 429 créations d’établissements ont été répertoriées sur le territoire d’étude (dont 296 créations «pures»). Leur ventilation entre les 4 grands secteurs d’activités est, en tous points, équivalente à celle constatée en Côtes d’Armor. Ainsi, pratiquement la moitié de ces nouveaux établissements (200 soit 47% des créations) SCOT Trégor : structure de l'évolution du nombre concerne le secteur des services (notamment les d'établissemnets entre 2002 et 2006 (Source : INSEE, SIRENE, Champ ICS) activités de «conseil et d’assistance » et de «services 500 aux entreprises») qui est désormais celui qui «tire» 400 l’économie et compense les disparitions 300 d’entreprises et d’emplois constatés dans d’autres 200 secteurs comme l’agro-alimentaire (cessation 100 d'activités artisanales et commerciales dans le 0 secteur alimentaire : charcuterie-traiteur, -100 boulangerie-pâtisserie…). -200 -300 Les deux autres principaux secteurs d’activités -400 «créateurs d’entreprises» sont le commerce (28% des 2002 2003 2004 2005 2006 créations) et la construction (17%), loin devant Créations d'établissements l’industrie (8%). La structure des créations «pures» Evolution du nombre d'établissements d’établissements est très semblable à celle de Disparitions d'établissements l’ensemble des établissements. Elles sont simplement un peu plus nombreuses dans le secteur de la construction. 5 L'appellation champ ICS désigne l'ensemble des secteurs marchands de l'industrie, de la construction, du commerce et des services. Ce champ, utilisé par exemple dans les études sur la démographie des entreprises et des établissements, ne prend pas en compte notamment l'agriculture, les services financiers, l'administration, les activités associatives et la location de biens immobiliers. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 4
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    Le taux decréation d’entreprises dans le champ de l'économie productive (9,8% par an) place la zone d’emploi de Lannion (dont le périmètre est relativement proche de celui du territoire d’étude) au 2nd rang régional après celle de Rennes (10,6%). (Bretagne : +9,4% par an). Naturellement, l’essentiel des créations d’établissements est concentré sur le territoire de la Communauté d’agglomération de Lannion (73,8%). Les secteurs du commerce et des services représentent 68,1% des créations d’établissements de la communauté, l’industrie seulement 8,3% (cf. carte ci-dessous). Cette proportion est encore plus importante sur la commune de Perros-Guirec (89,5%). Les transferts géographiques d’établissements constituent l’une des composantes qui font varier le rythme de création nette d’établissements. Leur examen conduit à constater qu’ils sont généralement favorables au territoire. Ainsi, au cours des dernières années (2002-2006), une centaine d'établissements a quitté le Trégor pour s’implanter et se développer, pour la plupart, dans d’autres régions bretonnes. Communes et groupements de communes du SCOT du TREGOR Nombre de créations d'établissements par secteur d'activité en 2006 Création d'établissements Communes du SCOT du TREGOR 320 Nombre total de créations d'établissements 160 sur la période 2001 - 2006 2 à 10 10 à 25 32 25 à 50 50 à 100 100 et plus Industrie Construction Commerce Services Source : Insee - CLAP Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 Dans le même temps de l’ordre de 250 établissements ont fait le choix du Trégor pour accroître leur activité, la moitié étant issue d’autres territoires bretons. Les principaux secteurs d’activité sont ceux de la construction, du commerce, de l'éducation, de la santé et de l'action sociale puis des services aux entreprises. Il s’agit en général de petits établissements qui emploient moins de 5 salariés. SCOT Trégor : création d'établissements par grand secteur Créations d'établissements en 2006 par type de création et par activité d'activité en 2006 (Source : CLAP - INSEE) principale exercée (Source : CLAP - INSEE) 200 36 8% 160 74 120 17% 200 80 47% 40 0 Industrie Construction Commerce & Autres services 119 réparation 28% Industrie Construction Commerce Services Créations pures Créations reprises Créations réactivations 1.3-Structure des établissements et de l’emploi salarié par grand secteur d’activités 6 Il est commun de considérer que la structure économique du Trégor est atypique par rapport au reste des Côtes d’Armor : • l’agriculture y est davantage tournée vers les productions végétales (notamment légumières) qu’animales, 6 Un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d'activité économique considérée). L'activité d'un secteur n'est donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient d'autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré. Au contraire, une branche regroupe des unités de production homogènes. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 5
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    la densité d’établissements industriels y est moindre (7,5% de l’ensemble des établissements contre 9,0% dans les autres communes du département), • l’agro-alimentaire est peu développé (1,9% seulement des emplois salariés du secteur privé) dans ce territoire en position de «cul de sac» que ne l’avantage pas d’un point de vue logistique, la spécialisation industrielle dans les domaines de l’électronique et des télécoms7, secteurs extrêmement • concurrentiels et techniquement très évolutifs, y est poussée à l’extrême (15% de l’emploi salarié contre 3,8% en Bretagne) : le Trégor est le territoire le plus spécialisé en Bretagne dans les industries des équipements électriques et électroniques et la fabrication de composants, • la prédominance des secteurs du commerce et des services y est encore plus flagrante que dans le reste du département. Cet ensemble de caractéristiques fait du Trégor l’un des bassins d’emploi bretons les moins diversifiés économiquement et des plus dépendants des décisions économiques stratégiques et financières extérieures au territoire régional voire national. Nombre d'établissements actifs au 31/12/2005 par activité en NES5 Source : Connaissance Locale de l'Appareil Productif (CLAP) Part EPCI, EPCI - Communes Industrie Construction Commerce Services Total commune Beg Ar C'hra 28 59 55 180 322 7.55% Centre Trégor 25 45 25 111 206 4.83% Lannion Trégor Agglomération 211 356 651 1 754 2 972 69.72% Pays Rochois 14 25 25 87 151 3.54% Mantallot 4 2 2 2 10 0.23% Perros-Guirec 39 51 123 389 602 14.12% Total SCOT TREGOR 321 538 881 2 523 4 263 100.00% Total Côtes d'Armor 2 541 4 009 6 445 17 228 30 223 Part SCOT TREGOR 12.63% 13.42% 13.67% 14.64% 14.11% L’une des conséquences de cette construction particulière de l’appareil productif est, sur le plan social, la juxtaposition, d’une part, d’une proportion très importante d’emplois de cadres aux salaires élevés (le plus élevé en moyenne de Bretagne !) et de techniciens et, d’autre part, d’un taux de chômage de longue durée qui touche surtout les personnes peu ou non qualifiés ainsi que les femmes avec, de surcroît, une inadéquation entre la population à la recherche d’un emploi et l’évolution des emplois proposés par exemple dans les domaines de l’électronique et des télécommunications. Pour autant, cet état de quasi «mono-activité» constitue dans le même temps un avantage en dotant le territoire de capacités de formation, de recherche et de développement, d’emplois hautement qualifiés8, de salaires élevés… Le présent volet du diagnostic s’appuie sur les données NES 5, 16 et 36 au 31/12/2005. L’activité économique est déclinée selon la Nomenclature Economique de Synthèse (NES) depuis le niveau de détail le plus fin (114 postes) jusqu'au niveau le plus agrégé (5 postes)9. 7 En 2000, les entreprises France Télécom et Alcatel employaient chacune dans leurs différents établissements 2000 personnes. Cependant, depuis 2001, Lannion est frappée directement par la récession dans les télécommunications. A l’image de l’entreprise Highwave dont les effectifs ont très fortement chuté entre 1998et août 2002, près de 2000 emplois liés aux télécommunications ont déjà disparu ou sont menacés dans la technopôle lannionaise. 8 La part des cadres (en progression de 30% depuis 1990) et professions intellectuelles supérieures dans la population active ayant un emploi du territoire d’étude s’élève à 16% contre 10% en moyenne pour la Région. Les ouvriers (+8% depuis 1990) représentent 22% des actifs contre 28% en Bretagne. 9 La nomenclature économique de synthèse (NES), adoptée par l'Insee en 1994, est une double nomenclature nationale - d'activités économiques et de produits - agrégée, pertinente pour l'analyse économique. Les regroupements constitués sont un dénominateur commun pour la présentation des statistiques économiques agrégées, valable pour tous les domaines : ils visent à refléter, autant que possible, le comportement d'agents confrontés à leur marché, alors que la structuration de la NACE (nomenclature des activités dans la Communauté européenne) et de la NAF (nomenclature d'activités française) font intervenir d'autres critères comme les spécificités techniques du processus de production ou l'organisation en filières de production. La NES SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 6
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    Globalisés, les secteursdu commerce et des services, forts SCOT Trégor : répartition des établissements actifs par grand secteur d’un effectif de 3.404 établissements fin 2005, représentent d'activité au 31/12/2005 (Source : CLAP - INSEE) pratiquement 8 établissements sur 10, proportion quasi 321 équivalente à celle constatée en Côtes d’Armor. Les 8% 538 tendances observées quant aux créations d’établissements, 13% décrites précédemment, contribueront certainement à renforcer dans l’avenir cette réalité qui vaut également au niveau départemental et régional. 2 523 Une analyse plus fine des données relatives aux 58% 881 21% établissements met en évidence le fait que la structure globale de leur répartition entre les différents secteurs (NES16) et sous-secteurs (NES36) d’activité est quasiment Industrie Construction Commerce Services identique en Côtes d’Armor et sur le territoire du Trégor. Les quelques différences qui existent, très minimes (< à 2 points), concernent par exemple une proportion plus importante sur le Trégor d’établissements dans le secteur des «services aux particuliers», principalement dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration. Par contre, cette relative homogénéité dans la structure des établissements ne se retrouve dans la ventilation des effectifs salariés. Les écarts sont là beaucoup plus fréquents. Les plus importants sont détaillés ci-après. Effectifs salariés des établissements actifs au 31/12/2005 par activité en NES5 Source : Connaissance Locale de l'Appareil Productif (CLAP) Part EPCI EPCI - Communes Industrie Construction Commerce Services Total commune Beg Ar C'hra 151 106 111 611 979 4.78% Centre Trégor 149 86 50 296 581 2.83% Lannion Trégor Agglomération 2 705 1 043 2 632 10 455 16 835 82.13% Pays Rochois 61 48 36 373 518 2.53% Mantallot 21 0 8 1 30 0.15% Perros-Guirec 168 121 157 1 108 1 554 7.58% Total SCOT TREGOR 3 255 1 404 2 994 12 844 20 497 100.00% Total Côtes d'Armor 29 703 13 195 25 037 93 435 161 370 Part SCOT TREGOR 10.96% 10.64% 11.96% 13.75% 12.70% Secteur des industries et de l’énergie10 : Les établissements relevant des industries «agro-alimentaires» représentent environ 3%11 de l’ensemble des établissements et un tiers des unités industrielles en Côtes d’Armor comme sur le territoire du SCOT. comprend trois niveaux comportant respectivement 16, 36 et 114 positions. Il est également possible de regrouper les activités en 5 postes. 10 Le secteur de l’industrie inclut les industries «agro-alimentaires» (industrie des viandes, du lait, des boissons, du tabac ; le travail du grain ; la fabrication d'aliments pour animaux ; industries alimentaires diverses), les industries «de biens de consommation» dont le débouché "naturel" est la consommation finale des ménages (habillement et cuir ; édition, imprimerie, reproduction ; pharmacie, parfumerie ; entretien, équipements du foyer), l'industrie «automobile» (construction et équipementiers spécialisés de voitures particulières, véhicules de loisir, de véhicules utilitaires ; carrossiers), les industries «de biens d'équipement» autrement dit la production de biens durables servant principalement à produire d'autres biens (construction navale, aéronautique et ferroviaire ; équipements mécaniques ; équipements électriques et électroniques), les industries «des biens intermédiaires» qui produisent des biens le plus souvent destinés à être réincorporés dans d'autres biens ou qui sont détruits par leur utilisation pour produire d'autres biens (produits minéraux ; textiles ; bois et papier ; chimie, caoutchouc et plastiques ; métallurgie et transformation des métaux ; composants électriques et électroniques) et, enfin, le secteur «de l’énergie» (production de combustibles et de carburants ; production et distribution d'électricité, de gaz et de chaleur, captage, traitement et distribution d'eau). 11 Scot Trégor : 2,30%, Côtes d’Armor : 3,03% SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 7
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    Toutefois, dans cedernier, elles n’emploient que 1,46% des SCOT Trégor : répartition des effectifs salariés par grand secteur d'activité au effectifs salariés (8,82% en Côtes d’Armor) et moins de 31/12/2005 (Source : CLAP - INSEE) 10% des salariés du secteur industriel contre pratiquement 3 255 50% en Côtes d’Armor. 16% Une autre différence majeure est le poids relatif très 1 404 important des emplois salariés dans le secteur des 7% industries «des biens d’équipements» : 8,53% contre seulement 2,88% en Côtes d’Armor. Ils représentent par 53,7% des emplois industriels (15,6% en Côtes d’Armor). 12 844 2 994 15% Cette différence tient à la place très importante prise au 62% cours des dernières décennies dans l’activité économique du Trégor par les industries «des équipements électriques Industrie Construction Commerce Services et électroniques». Répartition (NES16) des salariés des établissements Répartition (NES16) des établissements industriels actifs par activité au 31/12/2005 industriels actifs par activité (Source : données CLAP) au 31/12/2005 (Source : données CLAP) 100% 100% 90% 90% 80% Energie 80% 70% 70% Industries des biens intermédiaires 60% 60% 50% 50% Industries des biens d'équipement 40% 40% Industrie automobile 30% 30% 20% 20% Industrie des biens de consommation 10% 10% 0% 0% Industries agricoles et alimentaires SCOT Trégor Côtes d'Armor SCOT Trégor Côtes d'Armor Secteur des services12 : Dans le secteur des «services», marchands et non-marchants, la structure globale de la répartition des établissements entre les différents sous-secteurs d’activités est également quasiment identique. Les différences entre le Trégor et les Côtes d’Armor apparaissent également au niveau de la répartition des emplois. Ainsi, comparativement au département, la proportion dans le Trégor d’emplois salariés dans les secteurs des «services aux particuliers» (7,7%) mais surtout des «services aux entreprises» (18,5%) est plus forte. Dans ce dernier cas, l’explication réside essentiellement dans un développement de la part des emplois dans le secteur des «postes et télécommunications» beaucoup plus important qu’en Côtes d’Armor (11,31% contre 3,21%), le Trégor concentrant 44,75% des effectifs salariés costarmoricains de ce secteur d’activité. Ainsi, si la part des effectifs salariés dans les secteurs des «activités financières», de «l’éducation, de la santé, de l’action sociale» et des «administrations» est, comparativement aux Côtes d’Armor, inférieure, celle des autres activités de services est, au contraire, plus importante. Cela concerne en particulier les établissements ayant une activité immobilière très présents et très dynamiques dans cette portion littorale des Côtes d’Armor. 12 Une activité de service se caractérise essentiellement par la mise à disposition d'une capacité technique ou intellectuelle. A la différence d'une activité industrielle, elle ne peut pas être décrite par les seules caractéristiques d'un bien tangible acquis par le client. Compris dans leur sens le plus large, les services recouvrent un vaste champ d'activités qui va du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale. Ce vaste ensemble est dénommé «activités tertiaires». On y distingue le tertiaire marchand (transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières) du tertiaire non-marchand (éducation, santé, action sociale, administration,...). SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 8
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    Répartition (NES16) desétablissements Répartition (NES16) des salariés des établissements de de service actifs par activité service actifs par activité au 31/12/2005 au 31/12/2005 (Source : données CLAP) (Source : données CLAP) 100% 100% 90% 90% Administration 80% 80% 70% Éducation, santé, action sociale 70% 60% 60% Services aux particuliers 50% 50% 40% 40% Services aux entreprises 30% 30% 20% Activités immobilières 20% 10% 10% Activités financières 0% 0% SCOT Trégor Côtes d'Armor SCOT Trégor Côtes d'Armor Enfin, si le poids des emplois dans le secteur de l’éducation est identique sur le Trégor et en Côtes d’Armor (respectivement 8,75 et 8,90%), il est inférieur aux moyennes départementales dans les domaines de la «santé et de l’action sociale» (13,5 contre 16,07%) ainsi que de «l’administration» (7,9 contre 10,37%). Indice de spécialisation économique du territoire du SCOT du Trégor par rapport à la Bretagne L’indice de spécialisation économique du Trégor Industries agricoles et alimentaires La comparaison de la structure des emplois du Trégor Industries des biens de consommation avec celle observée en Bretagne conduit globalement Activités financières aux mêmes conclusions (cf. graphique ci-contre). Administrations Lecture du graphique : Activités immobilières L’indice de spécificité ou de spécialisation situe les Transports Industries des biens intermédiaires secteurs d’activités économiques du territoire par Commerce rapport à ceux de la Bretagne. Cet indicateur est le Construction rapport entre la part des effectifs du secteur dans Energie l’emploi total du territoire et cette même part dans la région. Education, santé, action sociale Agriculture, sylviculture, pêche • Un indice > à 1 signifie que, par rapport à la Services aux particuliers Bretagne, l’activité est «sur-représentée» dans le Services aux entreprises territoire. Biens d'équipements et automobiles • Un indice < à 1 traduit une «sous-représentation» de 0 0.5 1 1.5 2 2.5 l’activité. 1.4 - Répartition des établissements par taille et secteur d’activité principal Une très grande proportion des 4.263 établissements référencés par l’INSEE sur le territoire du SCOT du Trégor, dans le cadre du système d’information CLAP, sont des «très petites» ou «micros» entreprises. En effet, la moitié d’entre elles déclarent déjà ne pas employer de salariés. Par ailleurs, les entreprises employant moins de 10 personnes représentent 40,79% de l’ensemble des établissements mais seulement 26,11% des salariés. Les «petits» établissements (de 10 et 50 salariés) représentent quant à eux 7,04% des établissements et 29,92% des salariés. Au final, les «moyennes» (50 à 250 salariés) et «grandes» entreprises (> à 249 salariés) ne représentent que 1,43% des établissements mais 45,98% des effectifs salariés. Les 10 plus grands établissements du territoire (> à 100 salariés) emploient à eux seuls 25,13% des salariés du secteur privé ! La concentration des emplois est donc extrêmement forte et la dépendance par rapport aux grands groupes et aux donneurs d’ordres extérieurs au territoire très grande. Ceci complique forcément les actions de reconversions lorsqu’interviennent des difficultés dans une filière ou une entreprise. Le Trégor a dû, dans le passé, faire face à des crises successives de l'industrie électronique qui se sont traduites à chaque fois par une progression sensible du chômage et des départs d'actifs. Par ailleurs, beaucoup d’autres petites et moyennes entreprises et industries, fournisseurs ou prestataires de services des grands établissements, qui sont fortement dépendances des deux locomotives (France Télécom SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 9
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    R&D et AlcatelCIT) sont très directement touchées par ces accidents économiques et sociaux. Cette réalité est renforcée par le fait que certaines de ces PME et PMI ont été créées par des cadres et chercheurs issus des grands groupes lannionais. Dotés de très grandes compétences techniques, particulièrement innovants, ils n’ont, par contre, pas toujours suffisamment consolider leur démarche commerciale. SCOT Trégor : répartition des établissements actifs (en VA) par SCOT Trégor : répartition des effectifs salariés (en VA) par tranche tranche d'effectif salarié au 31/12/2005 d'effectif salarié au 31/12/2005 (Source : CLAP - INSEE) (Source : CLAP - INSEE) 2 500 4 000 3 500 2 000 3 000 1 500 2 500 2 000 1 000 1 500 1 000 500 500 0 0 0 1-4 5-9 10-19 20-49 50-99 100- 200- > 500 1-4 5-9 10-19 20-49 50-99 100- 200- > 500 199 499 199 499 Appareil productif Economie résidentielle Fonction publique Appareil productif Economie résidentielle Fonction publique SCOT Trégor : les 46 entreprises de plus de 50 salariés (au 31/12/2006) salariés Raison sociale Commune Effectif NAF 4 NAF 16 (31/12/06) FRANCE TELECOM SERVICES DIVERS LANNION 1301 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES ALCATEL LUCENT FRANCE LANNION 1096 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS D'EQUIPEMENTS STE PERLANDIS CENTRE LECLERC LANNION 208 TERTIAIRE COMMERCE CREYF S INTERIM LANNION 175 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES DISTRIBUTION CASINO FRANCE DCF GEANT LANNION LANNION 169 TERTIAIRE COMMERCE HARMER SIMMONS (FRANCE) S.A.S. LANNION 154 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS D'EQUIPEMENTS CTE CANTONAL LANNION LANNION 129 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE CRIT INTERIM LANNION 123 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES CRIT LANNION 123 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES CEGELEC OUEST LANNION 121 CONSTRUCTION CONSTRUCTION SOCIETE DE TRANSPORT AFFRETEMENT DU TREGOR PLOUNEVEZ MOEDEC 120 TERTIAIRE TRANSPORTS EMERAUDE I D LANNION 114 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE ADECCO TRAVAIL TEMPORAIRE ADECCO LANNION 114 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES SA TEAMLOG LANNION 112 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES POLYCLINIQUE DU TREGOR LANNION 108 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE DEVOTEAM SRIT LANNION 105 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES SAFRAN LANNION 96 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS D'EQUIPEMENTS NOVATECH INDUSTRIES SLPE PLOUMILLIAU 95 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES L AGAPA PERROS GUIREC 92 TERTIAIRE SERVICES AUX PARTICULIERS ADM ETS LA POSTE DORH LANNION 83 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES PLESDIS SUPER U PLESTIN LES GREVES 80 TERTIAIRE COMMERCE RADIO FREQUENCY SYSTEMS FRANCE CGTI CELWAVE LANNION 80 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS D'EQUIPEMENTS SAS SOLUTIONS PLASTIQUES INDUSTRIE LANNION 78 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES STE VAFILUC INTERMARCHE LANNION 75 TERTIAIRE COMMERCE ANRH LANNION 73 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE NOVATECH INDUSTRIES SLPE LANNION 72 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES TREGARMOR SUPER U TREGASTEL 71 TERTIAIRE COMMERCE SA LE GRAND MATECO LANNION 70 TERTIAIRE COMMERCE COLANDIS CENTRE LECLERC LANNION 65 TERTIAIRE COMMERCE STE KOS INTERMARCHE ST QUAY PERROS 65 TERTIAIRE COMMERCE ADREXO SDP LANNION 65 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES TREHOREL LANNION 64 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES ADAPEI 22 LANNION 59 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE EURO PROCESS LANNION 58 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES FRANCE TELECOM SERVICES DIVERS LANNION 58 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES VEDIORBIS LANNION 58 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISES EIFFAGE CONSTRUCTION BRETAGNE ECB LANNION 57 CONSTRUCTION CONSTRUCTION BAIR INTERMARCHE PLOULEC'H 56 TERTIAIRE COMMERCE AEP LANNION LANNION 56 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE CASINO DE PERROS ET COTE GRANIT ROSE PERROS GUIREC 56 TERTIAIRE SERVICES AUX PARTICULIERS KERGUS PLESTIN LES GREVES 54 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALE STE GARAGE DES COTES D'ARMOR LANNION 53 TERTIAIRE COMMERCE SOC INTERNAT DE METALLURGIE DE L INOX SIMETI LANNION 52 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES KERLUDE BTA (Liquidation en cours Juin 2008) LOGUIVY PLOUGRAS 51 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS DE CONSOMMATION COUVOIR PERROT POMMERIT JAUDY 50 AGRICULTURE AGRICULTURE, SYLVICULTURE & PECHE S.N. P.E.C.I. PERROS GUIREC 50 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 10
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    En termes d’attractivitéla zone d’emploi de Lannion, dont les limites géographiques sont relativement termes d’attractivité, proches de celles du périmètre d’étude, se situe au 132ème rang parmi les 348 ZE françaises. Autrement dit, l’attrait économique exercé par le Trégor est supérieur à la moyenne nationale. Il en est de même au niveau régional : 8ème rang sur 18. Ce bon classement ne doit rien au hasard et résulte de nombreux facteurs : la qualité des infrastructures, une densité économique relativement élevée (cf. définition ci-dessous), la qualité des services aux entreprises, une proportion d’emplois de haut niveau bien plus importante que celle observée dans des agglomérations de même dimension et équivalente à celle de ville comme Montpellier ou Toulouse, la présence de nombreux centres de formation supérieure (1.500 étudiants soit environ 2% des étudiants en Bretagne) ou de recherches et les nombreux partenariats établis avec de très nombreuses entreprises locales, la dynamique de création d’entreprises plutôt bonne notamment dans la sphère productive ainsi que dans le secteur des services aux entreprises, une capacité à intéresser des entreprises d’Ile-de-France mais aussi à fidéliser les établissements existants, un bilan migratoire d’entreprises positif (Entre 1998 et 2004, la ZE de Lannion a accueilli 60 établissements du secteur de l'économie productive et enregistré «seulement» 35 départs). Ce classement national de la ZE de Lannion serait sans doute bien meilleur si elle n’était pas pénalisée par les baisses répétées d’emplois dans certains secteurs ainsi que par une relative faiblesse voire l’absence de certains équipements (aéroports, gare TGV, région en situation «d’impasse» et absence de carrefour routier majeur…) Densité économique : nombre d’emplois salariés des services marchands (hors emplois agricoles rapporté à la surface du territoire (ZE de Lannion : 17 emplois / km², médiane France : 13,3) 1.5 - Géographie des établissements et des emplois Sans surprise, on observe que près de 70% des établissements et 82% des salariés recensés dans le cadre de CLAP sont concentrés sur le territoire de Lannion Trégor Agglomération. Le Trégor compte un seul pôle urbain, celui de Lannion, qui concentre l’essentiel des entreprises, des emplois et qui exerce son influence sur les communes périphériques. Communes du SCOT du TREGOR Communes du SCOT du TREGOR Nombre total détablissements actifs au 31/12/2005 Nombre total de salariés au 31/12/2005 1 500 13 000 750 6 500 150 1 300 Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 Tous les grands établissements (+ de 100 salariés), à l’exception d’un seul (La STAT à Plounévez-Moëdec), sont implantés sur la seule commune de Lannion ainsi que 34 des 46 entreprises de plus de 50 salariés (source : Fichier entreprises CAD22, cf. tableau précédent). Au total, elle concentre 34,6% des établissements et 61.95% des personnes employées. Si l’on y rajoute les données de Perros- Guirec, seconde agglomération du territoire, ces deux communes réunissent au total 48,72% des établissements et 69,53% des travailleurs. Le solde des entreprises et employés est réparti de manière relativement homogène sur le reste du territoire avec un avantage toutefois pour les communes sièges de zones et d’espaces d’activités qui concentrent une bonne part des établissements et entreprises. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 11
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    Trégastel Perros-Guirec St-Quay-Perros Lannion Pommerit- Ploulec'h Jaudy Ploumilliau Plestin- Les-Grèves Communes du SCOT du TREGOR Les 46 entreprises de 50 salariés et plus en 2006 Plounevez-Moëdec Agriculture, sylviculture Commerce Industries des biens de consommation Transports Industrie des biens d'équipements Services aux entreprises Loguivy-Plougras Industrie des biens intermédiaires Services aux particuliers Construction Education, santé, action sociale Source : Fichier entreprises de CAD - données au 31/12 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - mai 2008 1.6-Répartition et évolution par grand secteur d’activité de l’emploi salarié du secteur privé de 1993 à 2006 Au 31/12/2006, le Trégor comptait 14.317 emplois salariés dans le secteur privé13 soit 3.721 de plus qu’en 1993 (+35,12%). La répartition de ces emplois entre les 4 grands secteurs d’activités est sensiblement différente de celle des emplois salariés issues des données CLAP (cf. point 3). La forte progression de l’emploi salarié du secteur privé est comparable à celle observée à l’échelle départementale (+34,07%). Toutefois, la comparaison des indices d’évolution des effectifs salariés (base 100 en 1993) conduit à constater que, si les évolutions en Côtes d’Armor et en Bretagne ont été relativement régulières, continues et sont restées parallèles tout au long de la période, elle a été plus perturbée sur le territoire du SCOT. Ainsi, l’évolution de l’emploi salarié du secteur privé sur le Trégor depuis 1993 comprend plusieurs périodes distinctes : • de 1993 à 2001 : au cours de cette période, 3.804 nouveaux emplois privés sont apparus dans le Trégor. Le rythme de création de postes salariés (+35,9%) a été supérieur à celui observé en Côtes d’Armor (+27,06%) et en Bretagne (+27,86%) et il s’est accéléré à plusieurs reprises (en 1994 puis entre 1998 et 2001) ; • de 2002 à 2004 : durant ces 3 années, 1.625 emplois ont été perdus par rapport à l’effectif de 2001 (- 11,28%). Dan le même temps, l’effectif salarié départemental dans le secteur privé est resté relativement stable (+1,07%) alors qu’il a continué de croître au niveau régional (+3,43%). • de 2005 à 2006 : cette dernière et courte période a été marquée par une relance assez nette de la création d’emplois dans le Trégor. Elle se termine par un solde positif d’emplois (+1.542) correspondant à une hausse relative de 12,07% bien supérieure à celle observée en Côtes d’Armor (+4,39%) ou en Bretagne (+3,57%). Contrairement à la plupart des territoires costarmoricains, l’évolution de l’emploi dans le Trégor est erratique. Elle varie en effet au rythme des succès mais aussi des difficultés rencontrés par les filières économiques dominantes (électronique, télécommunications…). 13 Source : ASSEDIC de Bretagne (y compris intérim, hors agriculture et secteur coopératif). SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 12
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    Ainsi, le retournementd’activité en 2001 dans les secteurs de l’électronique et de la téléphonie a stoppé SCOT Trégor : répartition des emplois salariés du secteur privé la croissance ininterrompue depuis 1993 de l’emploi (y compris intérim, hors agriculture et secteur coopératif) salarié du secteur privé. Cette situation a duré deux au 31/12/2006 (Source : ASSEDIC) 2981 années avant qu’un nouveau rebond n’intervienne en 21% 2005 confirmé en 2006. A noter que la dynamique de création d’emplois au cours des années 1990 et au début des années 2000 6726 a favorisé l’arrivée sur le territoire de très nombreux 47% 1472 10% actifs, et notamment de jeunes actifs, désireux de continuer à résider et à travailler dans le Trégor. Or, depuis quelques années, cette croissance de la 3130 population active suit un rythme supérieur à celle des 22% créations d’emplois d’où l’apparition d’un déséquilibre Industrie Construction Commerce Services entre le nombre d’emplois proposés et la population active résidante. SCOT Trégor : évolution des emplois salariés du secteur privé SCOT Trégor : évolution des emplois salariés du secteur (y.c. intérim) de 1993 à 2006 (Source : ASSEDIC de privé (y.c. intérim) par grand secteur d'activité de 1993 à 2006 Bretagne) (Source : ASSEDIC de Bretagne) 16000 7000 14000 6000 12000 5000 10000 4000 8000 3000 6000 4000 2000 2000 1000 0 0 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Industrie Construction Commerce Service Les difficultés plus grandes que dans le passé rencontrées de certaines catégories de demandeurs d’emplois à trouver un contrat de travail illustre cette nouvelle donne14. Si ce déséquilibre naissant devait s’accentuer, il pourrait obliger des actifs a quitter le territoire avec les conséquences économiques et démographiques liées. Selon les 4 grands secteurs d’activités, l’évolution de l’emploi salarié privé sur la période 1993-2006 a été très différente. Les gains d’emplois concernent les secteurs des services (+3.066, +83,77%), du commerce (+960, +44,24%) et de la construction (+272, +22,66%). Seule la branche industrie termine la période par un solde négatif (-582, -16,33%). Cette dernière a pourtant connu une évolution comparable à celle des trois autres secteurs d’activités jusqu’en 2001, année à partir de laquelle, les effectifs ont commencé à se réduire. 1.986 emplois ont ainsi été perdus entre 2000 et 2006 (- 39,98%) notamment dans le secteur de la fabrication d’équipements et de composants électriques et électroniques. 14 La relance de l'emploi en 2004, confirmée en 2005 puis, à un degré moindre en 2006, a réduit partiellement le nombre de demandeurs d'emploi du Trégor. La zone d'emploi de Lannion comptait au 30 juin 2007 près de 2 200 demandeurs d'emploi de catégorie 1, soit 400 de moins qu'un an auparavant et presque 1 000 de moins qu'en juin 2003. Le chômage avait fortement augmenté pendant les difficultés de la filière électronique en 2002 et 2003. Il revient à un niveau plus proche de la moyenne régionale en 2007. La part des femmes parmi ces demandeurs est en revanche en augmentation sur cette période, ce qui révèle sans doute des difficultés de réinsertion en entreprises plus fortes pour les femmes. Sur l'ensemble de la Bretagne, la part des femmes parmi les demandeurs d'emploi est toutefois plus élevée. Les proportions de 50 ans et plus et de chômeurs de longue durée sont supérieures aux moyennes départementale et régionale. Lorsque les difficultés économiques augmentent les demandeurs de ces 2 catégories éprouvent davantage de difficultés à sortir du chômage. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 13
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    Evolution comparée enindice (base 100 en 1993) de l'emploi SCOT Trégor : évolution annuelle (en %) de l'emploi salarié salarié (y.c. intérim) du secteur privé de 1993 à 2006 du secteur privé (y.c. intérim) de 1993 à 2006 (Source : ASSEDIC de Bretagne) (Source : ASSEDIC de Bretagne) 140 12% 135 10% 8% 130 6% 125 4% 120 2% 115 0% -2% 110 -4% 105 -6% 100 -8% 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 SCOT Trégor Côtes d'Armor Bretagne Certains établissements ou entreprises ont pris la décision de réduire leur effectif salarié (Alcatel CIT, SAGEM, Lucent Technologies, Solutions Plastiques…), d’autres, jusque là généralement très performants, ont disparus (Alcatel Optronics, Corvis Algety, Higwave, Optical Technologies, AITAP…). Parallèlement, et au cours de la même période, les emplois dans les autres secteurs ont continué de progresser notamment dans le secteur des services qui a littéralement «explosé» à partir de 2004. Evolution des emplois salariés privés du secteur de l'industrie (y.c. intérim) entre 1993 et 2006 (Source : ASSEDIC de Bretagne) Biens d'équipements électriques et électroniques -815 Produits minéraux -28 Eau, gaz, électricité -13 Bois, papier -1 Pharmacie, parfumerie, entretien 0 Composants électriques, électroniques 1 Construction navale, aéronautique, ferroviaire 2 Habillement, cuir 2 Eédition, imprimerie, reproduction 3 Biens d'équipements mécaniques 6 Equipements du foyer 7 Textile 11 Automobile 12 IAA 15 Chimie, caoutchouc, plastiques 101 Métallurgie, transformation des métaux 115 -1000 -800 -600 -400 -200 0 200 400 Secteur de l’industrie : les pertes d’emplois les plus conséquentes entre 1993 et 2006 concernent la branches des «biens d'équipements électriques et électroniques» (-815 postes), pertes qui sont loin d’être compensées par les gains d’emplois obtenus, notamment, dans les secteurs la «métallurgie et la transformation des métaux» (+115) ainsi que de la «chimie, caoutchouc et plastiques» (+101). Secteur du commerce : Les emplois salariés ont progressé dans les trois branches d’activités commerciales. Cette augmentation a toutefois été plus importante dans le secteur du «commerce de détail et de la réparation» (+792) que dans celle du «commerce et la réparation automobile» (+118) ou du «commerce de gros» (+50). Secteur des services : Seules les branches d’activités de «l’éducation» et des «activités associatives et extra- territoriales» ont vu leur effectif d’emplois salariés baisser entre 1993 et 2006 et, cela, dans des proportions faibles (respectivement -67 et 33 salariés). Toutes les autres branches du secteur des services ont progressé notamment les branches des «postes et télécommunication» (+1.075 emplois salariés), des «services opérationnels» (+658), de «conseil et assistance» (+564) ainsi que, dans une moindre mesure, de «l’hôtellerie et de la restauration» (+295) ou de la «santé et action sociale». SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 14
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    Evolution des emploissalariés privés du secteur des services (y.c. intérim) entre 1993 et 2006 (Source : ASSEDIC de Bretagne) Education -67 Activités associatives, extra-territoriales -33 Recherche et le développement 9 Administration publique 22 Transports 22 Services de personnels et domestiques 34 Activités financières 51 Activités récréatives 113 Activités immobilières 124 Santé, action sociale 209 Hôtels, restaurants 295 Conseil, assistance 564 Services opérationnels 648 Poste, télécommunications 1075 -200 0 200 400 600 800 1000 1200 Evolution de l’emploi salarié du secteur privé de 1993 à 2006 (y compris intérim, hors agriculture et coopératives) Source : ASSEDIC 1.7 – Les sphères d’activités Une autre façon d’appréhender l’activité économique du Trégor est d’analyser sa structure sur la base d’un découpage en trois sphères qui renvoient à des logiques différentes de localisation de l’activité : • la sphère «productive» englobe les secteurs orientés vers les marchés extérieurs au territoire considéré. C'est la partie de l'économie la plus exposée aux contraintes et aux +2.600 chocs de l'économie mondialisée auxquels est davantage confronté le Trégor que d’autres territoires costarmoricains ou bretons : l’em- ploi suit les entreprises. On y retrouve essentiellement l’industrie 0 ainsi que les secteurs de l’énergie, 0 des services aux entreprises, du -61 transport de marchandises, du commerce de gros et une partie des activités immobilières ; Evolution de l’emploi salarié par secteur d’activités : cf. cartes ci-après d’activités • la sphère «résidentielle» contient les services marchands aux personnes, qui se développent près des lieux où les populations résident ou simplement séjournent comme les touristes : l'emploi suit la population. Sont compris principalement dans cette sphère les services aux particuliers, la construction, l’éducation (hors fonction publique), la santé, l’action sociale, le commerce de détail, les activités financières ainsi que le transport de voyageurs ; • enfin, la sphère «publique», dont la localisation est d'abord commandée par l'organisation administrative du territoire. On y trouve les emplois relevant des trois fonctions publiques : Services de l’Etat, fonctions publiques territoriale et hospitalière. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 15
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    d’activités Evolution de l’emploi salarié du secteur privé de 1993 à 2006 par secteur d’activités (y compris intérim, hors agriculture et coopératives) Source : ASSEDIC Rouge : évolution positive - Bleu : évolution négative Secteur Industries Secteur Construction Secteur Services Secteur Commerces Ce découpage sectoriel reste schématique puisque, bien entendu, tous les secteurs sont productifs et donc créateurs de valeur ajoutée. Par ailleurs mêmes les services aux personnes, comme le tourisme par exemple, ne sont pas à l'abri de la conjoncture internationale. Les activités de la fonction publique sont, elles même, très diverses et la localisation des emplois publics peut obéir à des logiques variables selon que prévalent les impératifs de proximité ou de centralité (définition INSEE). Au 31 décembre 2005, 4.263 établissements actifs étaient recensés par l’INSEE dans les 44 communes incluses dans le champ d’études (14,14% de l’ensemble des établissements répertoriés en Côtes d’Armor). Nombre d'établissements actifs au 31/12/2005 par sphère d'activité Source : CLAP - INSEE Appareil Economie Fonction Total Part EPCI EPCI - Communes productif résidentielle publique SCOT commune Beg Ar C'hra 63 229 30 322 7.55% Centre Trégor 57 129 20 206 4.83% Lannion Trégor Agglomération 645 2 136 191 2 972 69.72% Pays Rochois 36 99 16 151 3.54% Mantallot 5 4 1 10 0.23% Perros-Guirec 105 482 15 602 14.12% 14.12% Total SCOT TREGOR 911 3 079 273 4 263 100.00% Total Côtes d'Armor 7 304 20 901 1 943 30 148 Part SCOT TREGOR 12.47% 14.73% 14.05% 14.14% La répartition des établissements et des emplois salariés du Trégor et des Côtes d’Armor divergent peu. Autrement-dit, le territoire d’étude ne se distingue pas réellement du reste du département si ce n’est par une légère surreprésentation des établissements de la sphère résidentielle au détriment de l’économie productive. Une proportion très importante des établissements (entre 62 et 77% selon les tranches d’effectifs) qui n’emploient pas ou peu de salariés (moins de 10), relève de la sphère économique résidentielle. En effet, la plupart entreprises qui sont rattachées à cette sphère d’activité concernent les établissements de services aux particuliers, de construction, de commerce de détail et d’activités financières qui ne sont pas, en règle générale, de «gros» employeurs. Au fur et à mesure que l’on progresse vers les tranches d’effectifs les plus importantes, un rééquilibrage s’opère. En effet, la part de la sphère résidentielle, à la fois au niveau du nombre d’établissement et des effectifs salariés, diminue progressivement au profit de la sphère productive mais surtout de la fonction publique dans lesquels l’on retrouve les établissements les plus importants. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 16
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    La sphère résidentiellesoutenue par le haut niveau de résidentielle, SCOT Trégor : répartition des établissements actifs revenus d’une partie de la population (active et par sphère d'activité au 31/12/2005 retraitée) et par l’activité touristique, est en effet, et de (Source : CLAP - INSEE) 273 très loin, la plus importante : 72,23% des 6% 911 établissements contre 21,37% pour l’appareil productif 21% et seulement 6,4% pour la fonction publique. Toutefois, la même comparaison appliquée aux effectifs salariés conclut, à l’inverse, à un relatif équilibre dans la répartition des 20.500 emplois recensés entre les sphères résidentielle (39,03%), productive (34,53%) et publique (26,44%). Le développement de l’économie résidentielle est lié à la fois à l’augmentation de la population, à la 3 079 73% progression des salaires et revenus des habitants ainsi Appareil productif Economie résidentielle Fonction publique qu’au dynamisme de l'activité touristique. Effectifs salariés des établissements actifs au 31/12/2005 par sphère d'activité Source : CLAP - INSEE Appareil Economie Fonction Part EPCI EPCI - Communes Total productif résidentielle publique commune commune Beg Ar C'hra 317 448 214 979 4.78% Centre Trégor 248 173 160 581 2.83% Lannion Trégor Agglomération 6 213 6 092 4 530 16 835 82.13% Pays Rochois 91 322 105 518 2.53% Mantallot 21 8 1 30 0.15% Perros-Guirec 187 958 409 1 554 7.58% TREGOR Total SCOT TREGOR 7 077 8 001 5 419 20 497 100.00% Total Côtes d'Armor 51 909 65 810 43 651 161 370 Part SCOT TREGOR 13.63% 12.16% 12.41% 12.70% Or, l'économie résidentielle du Trégor est confortée par SCOT Trégor : répartition des effectifs salariés par sphère d'activité au 31/12/2005 l'attrait durable qu’il exerce, notamment, sur les (Source : CLAP - INSEE) ménages retraités, souvent aisés, mais également sur les actifs. Ainsi, les personnes en activité qui résident 5 419 sur le territoire, et qui occupent un emploi à l’extérieur 26% 7 077 de la zone d’étude, sont 2 fois plus nombreuses que 35% celles qui viennent y travailler. En général, ils effectuent des navettes quotidiennes avec les zones d’emplois limitrophes15. Beaucoup exercent une profession intermédiaire et sont aussi bien des cadres que des ouvriers ou des techniciens. Après avoir perdu, pour certains, leur emploi dans l'industrie ou la filière télécom, ils ont trouvé un poste 8 001 39% géographiquement plus éloigné de leur lieu de résidence misant sur une relance de l’emploi pour se Appareil productif Economie résidentielle Fonction publique rapprocher à nouveau de leur domicile. Par ailleurs, une part non négligeable des actifs résidents, généralement des cadres des grandes entreprises trégoroises, en mission plus ou moins longue ou détachés dans des entreprises de la région parisienne, ont fait le choix d’effectuer des déplacements hebdomadaires plutôt que de se rapprocher de leur lieu de travail effectif. Quant aux effets positifs de l’économie touristique sur le développement de la sphère résidentielle, ils sont, en réalité, moindres que ceux produits par la population résidente. En effet, une étude réalisée en 2003 estimait que l’ensemble des activités touristiques représentait environ 900 emplois salariés en moyenne sur 15 Le solde des déplacements domicile-travail est toujours favorable à la zone de Lannion (Solde des sorties-entrées : environ + 900 avec la ZE de Saint-Brieuc, +580 avec Morlaix et +400 avec Guingamp et Rennes). SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 17
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    l'année dans lazone d’emploi de Lannion (environ 700 emplois l'hiver et 1.100 emplois pendant la saison estivale). Ces emplois ne représentent en fait qu’un peu plus de 3% de l'emploi salarié total, proportion identique à celle observée en Côtes-d'Armor et inférieure à la moyenne régionale (3,7%). Retenir, par ailleurs, que s’ils sont les plus nombreux, les établissements relevant de l’économie résidentielle sont aussi ceux qui, en règle générale, distribuent les salaires les moins importants. En effet, ils regroupent près des 3/4 des établissements et 40% des salariés et ne distribuent qu’un 1/3 des rémunérations. Nombre de retraités au km² par EPCI en 1999 Les retraites et pensions dans les EPCI des Côtes d'Armor pour l'année 2005 Montant annuel moyen de la retraite < à 10 et de la pension d'un foyer fiscal en 2006 10 à 20 Moins de 13 500 € 20 à 30 13 500 à 15 000 € 30 et plus 15 000 à 16 500 € 16 500 € et plus Moyenne = 15 003 € Médiane = 14 311 € Moyenne = 20,5 Source : Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie - IRCOM 2005 Médiane = 14,1 Cartographie : Côtes d'Armor Développement - Octobre 2007 Source : Insee - recensement de population 1999 - exploitation complémentaire Cartographie : Côtes d'Armor Développement - Octobre 2007 A noter également que le développement d’une économie résidentielle suppose de nombreux emplois offrant un large éventail de métiers et de niveaux de qualification. Les territoires doivent toutefois être attentifs au fait que ce développement ne soit pas fondé sur une logique unique au service, par exemple, des seules populations âgées (L’illusion de «l’or gris») et qu’il ne se fasse pas au détriment de l’économie productive également source de richesses. D’autre part, si les dynamiques résidentielles peuvent générer activités et emplois, elles doivent être maitrisées car elles s’appuient sur des équilibres parfois fragiles : une bonne gestion du cadre de vie, une mixité sociale… Ainsi, une attractivité trop forte de certains territoires peut générer certaines tensions telles qu’une trop forte pression foncière (demande supérieure à l’offre qui participe à l’augmentation des prix du foncier et donc à la création d’inégalités sociales) ou une altération des atouts locaux : l’attractivité d’un territoire est due pour partie à ses atouts naturels et environnementaux, la concentration excessive de population pouvant, dans certains cas, entraîner un risque de désaffection de ce territoire. Autant de risques que le Schéma de cohérence territoriale du Trégor peut et doit limiter. Sphère publique : Le Trégor compte de nombreux établissements importants, notamment dans les secteurs de la santé (hôpitaux, centre héliomarin…), de l’enseignement supérieur ou de la recherche, qui participent à la consolidation de la sphère publique16. Celle-ci occupe une place importante, équivalente, voire supérieure, à celle constatée dans des agglomérations plus importantes alors même que Lannion n’est pas ville siège d’administrations importantes : 6% seulement des établissements mais 26,44% des effectifs salariés, proportion égale à celle observée en Bretagne et légèrement inférieure à celle des Côtes d’Armor (27,05%). La sphère publique distribue 30% des rémunérations dont les ¾ aux salariés des secteurs de l’éducation, de la santé et de l'action sociale. La sphère productive (21% des établissements et 35% des effectifs salariés) regroupe les activités orientées vers les marchés extérieurs, l'industrie, les services aux entreprises, le transport de marchandises et le commerce de gros et l'énergie. Dans le Trégor, elle s'appuie en réalité principalement sur les activités des filières des télécoms et des technologies de l’information, cette hyperspécialisation constituant un facteur de fragilisation de l’économique locale, ainsi que le montrent les fréquentes fluctuations d'emplois. 16 La sphère publique regroupe les établissements relevant de l'une des trois fonctions publiques, État, santé et territoriale et les établissements employant des salariés de la fonction publique (établissements d'enseignement privés, syndicats intercommunaux...). SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 18
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    Les salaires ettraitements dans les EPCI des Côtes d'Armor pour l'année 2005 Evolution du taux de mobilité* en nombre de points entre 1990 et 1999 Montant annuel moyen du salaire et du traitement d'un foyer fiscal en 2006 < à 10 points 10 à 12 points Moins de 18 300 € 13 à 15 points 18 300 à 19 300 € > à 15 points 19 300 à 20 300 € 20 300 € et plus * non compris les navettes internes Moyenne = 19 354 € Médiane = 19 158 € Moyenne = 12,3 % Source : Insee - recensement de population 1999 Médiane = 13,0 % Source : Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie - IRCOM 2005 Cartographie : Côtes d'Armor Développement - Octobre 2007 Cartographie : Côtes d'Armor Développement - Décembre 2007 Ces activités génèrent à la fois de la valeur ajoutée et de bons salaires. Elle distribue la part la plus importante des revenus salariaux du territoire (40%) et contribue ainsi fortement à la formation du revenu des ménages trégorois. Comme en Bretagne, la sphère productive génère davantage de revenus que la sphère résidentielle. Toutefois, les écarts sont amplifiés par l'importance des emplois qualifiés de la sphère productive de Lannion. Sphères d’activités, analyse spatiale : Majoritaires dans 19 des 45 communes du Trégor, les établissements relevant de la sphère résidentielle sont largement prépondérants en nombre dans les 6 composantes territoriales qui forment le périmètre d’étude (4 communautés et 2 communes). Répartition (en %) des effectifs salariés par sphère d'activité au 31/12/2005 (Source : INSEE - CLAP) 100% 90% 22% 20% 28% 27% 26% 26% 27% 27% 80% 70% Communes et groupements de communes du SCOT du TREGOR 60% 30% 46% 36% 39% 50% 41% Répartition des établissements actifs 62% par sphère d'activité au 31/12/2005 62% 40% 70% Etablissements 30% 3 000 20% 43% 32% 37% 35% 32% 1 500 10% 18% 12% 300 0% Centre Trégor Lannion Trégor Beg Ar C'hra Perros-Guirec Total SCOT Pays Rochois Total Côtes Mantallot Agglomération TREGOR d'Armor Sphère productive Sphère résidentielle Sphère publique Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 Appareil productif Economie résidentielle Fonction publique Toutefois, selon les territoires, leur poids relatif par rapport à l’ensemble des établissements varie de 62% (Centre Trégor) à 80% (Perros-Guirec) si l’on fait abstraction de la commune de Mantallot (40%) qui ne peut être considérée comme représentative compte-tenu de sa taille et du nombre d’établissements concernés. Au niveau communal, l’intervalle entre les extrêmes est de 54 points (33 à 87% des établissements). Ces écarts sont encore plus importants en termes d’emplois y compris entre des territoires pourtant a priori très similaires. Ainsi, le poids des effectifs salariés relevant de l’économie résidentielle varie, dans les communes, de 0 à 80% et, au niveau intercommunal, de 30% (Centre Trégor) à 62% (Pays Rochois), ces deux communautés ayant pourtant des caractéristiques à prime abord très semblables. La présence sur le territoire du Centre Trégor d’un espace d’activités relativement important et d’un certain nombre de PME et PMI suffit à modifier très sensiblement la structure de son tissu économique. Ceci lui confère les proportions d’établissements (28%) et d’emplois (43%) dans la sphère productive les plus importantes du territoire, assez nettement supérieures aux valeurs moyennes du Trégor (respectivement 21 SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 19
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    et 35%) etdes Côtes d’Armor (24% et 32%) ou aux proportions observées sur les territoires des Communautés de Lannion Trégor Agglomération (22 et 37%) ou encore de Beg-Ar-C’hra (20 et 32%). La sphère publique est celle pour laquelle les écarts entre le poids relatif des emplois salariés dans les six composantes territoriales du Trégor sont les moins importants (7 points). Ceci peut apparaître paradoxal si l’on se rappelle que cette sphère, dont «la localisation est d'abord commandée par l'organisation administrative du territoire…», recouvre principalement les emplois relevant des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) que l’on s’attend a priori a Communes du SCOT du T REGOR trouver concentrés dans l’agglomération lannionaise. Poids des salariés de la sphère résidentielle dans le total des effectifs salariés au 31/12/2005 Ce rééquilibrage résulte, pour partie, du 0% développement important, dans les secteurs 10 à 25 % 25 à 39 % périurbains et ruraux, de différentes administrations 39 à 60 % 60 à 80 % locales (dans les EPPCI notamment) et services Moyenne SCOT : 39,03 % Moyenne 22 : 40,78 % publiques à la population notamment en direction de Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 certains publics (personnes âgées, demandeurs d’emplois, enfants et adolescents…). Communes du SCOT du TREGOR Communes du SCOT du TREGOR Poids des salariés de la sphère publique Poids des salariés de la sphère productive dans le total des effectifs salariés au 31/12/2005 dans le total des effectifs salariés au 31/12/2005 < à 10 % 0 % 10 à 26 % 0 à 10 % 26 à 50 % 10 à 24 % 50 à 70 % 36 à 50 % 80 à 100 % 50 à 70 % Moyenne SCOT : 26,44 % Moyenne SCOT : 34,53 % Moyenne 22 : 27,05 % Moyenne 22 : 32,17 % Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 L’économie résidentielle, levier de développement des territoires costarmoricains ? Une analyse cartographique des Communautés d’agglomération et de communes des Côtes d’Armor, à partir d’un certain nombre d’indicateurs, permet de mieux appréhender et de comparer le niveau d’attractivité résidentielle des territoires infra-départementaux. Pour ce faire, 7 indicateurs ont été retenus qui : 1) d’une part, mesurent l’attractivité résidentielle des EPCI : part des migrants résidentiels entrant dans la population totale de la communauté de communes ou d’agglomération : quantifie la proportion de nouveaux habitants sur un territoire ; part des migrants alternants sortant dans le total des actifs occupés de la communauté de communes ou d’agglomération : évalue la proportion de personnes résidant sur un territoire mais travaillant à l’extérieur ; nombre de logements touristiques par km² : identifie les espaces les plus touristiques ; part des retraités dans la population totale ; 2) d’autre part, évaluent la situation financière de leur population : montant annuel moyen des salaires et traitements d’un foyer fiscal ; montant annuel moyen des pensions et retraites d’un foyer fiscal ; 3) et, enfin, estiment l’importance des activités économiques résidentielles : part des emplois salariés de la sphère résidentielle dans le total des emplois salariés (mesure le poids des emplois liés au commerce et aux services à la population). L’analyse croisée des dynamiques résidentielles L’objectif de l’analyse croisée est de différencier les territoires des Côtes d’Armor en fonction du caractère plus ou moins résidentiel de leur population et de leur économie. En effet, lorsque l’on superpose l’ensemble des 7 critères qui viennent d’être commentés, différents territoires apparaissent. La méthode consiste à attribuer à chaque territoire un SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 20
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    score allant de1 à 4, en référence aux quatre classes de valeurs utilisées dans chacune des cartes relatives aux 7 critères étudiés. La somme de ces scores permet alors de regrouper les Communautés en fonction d’un fait résidentiel plus ou moins marqué : plus le territoire obtient un score élevé et plus il peut être considéré comme résidentiel. On peut ainsi établir 5 groupes de communautés, celles qui bénéficient d’une particularité résidentielle «très forte», «forte», «marquée», « modérée » ou enfin « faible ». Les territoires des Côtes d’Armor dont le caractère résidentiel de la population et de l’économie est «très fort» ou «fort » sont quasiment tous localisés à proximité du littoral et incluent les principales agglomérations du département, de DINAN, SAINT-BRIEUC et LANNION. Dans ces communautés, le fait résidentiel «fort» tient essentiellement au niveau moyen élevé des revenus, salaires et pensions, des foyers fiscaux ainsi que, pour LANNION TREGOR Agglomération, à une très forte attractivité touristique. Leur fonction résidentielle est par contre amoindrie par une faible proportion d’actifs sortant de leur territoire communautaire pour aller travailler et une part des retraités assez nettement en deçà de la moyenne départementale. Dans les autres communautés de ces groupes, la fonction «habitat» s’est en général amplifiée au cours des dernières années. Cela concerne, notamment, les capacités d’accueil touristique ainsi que les résidences secondaires dont la progression dans les communes les plus proches du littoral est significative. Dans ces territoires littoraux, le montant moyen des salaires ou plus fréquemment des retraites, est supérieur au niveau moyen départemental. Ils se distinguent des espaces urbains par un poids plus important des emplois de la sphère résidentielle (à l’exception de RANCE FREMUR). Certains d’entre eux bénéficient en outre soit d’une part importante de retraités (PAYS DE MATIGNON, COTE DE PENTHIEVRE) ou de proportions d’actifs « migrants » ou de migrants résidentiels supérieures à la moyenne départementale (SUD GOELO, RANCE FREMUR). Ces mêmes caractéristiques s’appliquent à quelques territoires ruraux ou situés en « arrière du littoral », leur fonction étant amplifiée par une capacité plus grande à attirer de nouveaux habitants, un taux de mobilité des actifs occupés pour aller travailler ainsi qu’un poids des effectifs salariés liés à la sphère résidentielle conséquent. Le fait résidentiel est « marqué » dans des groupements intercommunaux costarmoricains, limitrophes des précédents. Un ensemble homogène apparaît en périphérie de l’agglomération de DINAN et en limite du département d’Ille-et- Vilaine avec lequel les échanges (migrations alternantes) sont de plus en plus nombreux. Les autres territoires apparaissent plus isolés. Ils se différencient des précédents essentiellement par leur moindre capacité à attirer de nouvelles populations, une attractivité touristique peu marquée ainsi que, sauf pour GUINGAMP, des niveaux de revenus, pensions et de salaires, plus faibles que la moyenne départementale. La part des effectifs de la sphère résidentielle est elle aussi en général plus faible (CDC du TRIEUX et de GUINGAMP surtout), le PAYS DE MONCONTOUR faisant exception avec le plus fort taux d’emplois du département. Une mesure du fait résidentiel dans les communautés d'agglomération et de communes des Côtes d'Armor Dans le reste du département, le fait Carte de synthèse des 7 indicateurs résidentiel apparaît «modéré voire modéré», modéré Faible «faible Il s’agit de territoires dans faible». faible Modéré Marqué lesquels la part des salariés de la Fort sphère résidentielle ainsi que le Très fort montant des salaires et retraites sont souvent inférieurs à la moyenne départementale. Par ailleurs, sauf pour PLANCOET VAL D’ARGUENON, leur attrait touristique est moindre et la proportion d’habitants âgés est souvent importante. Les territoires qualifiés de « faiblement » résidentiel sont de plus pénalisés par une plus grande difficulté à attirer de nouvelles populations résidantes et par une Cartographie : Côtes d'Armor Développement - Janvier 2007 part de leur population active migrante moindre. Le développement de la fonction résidentielle des territoires est généralement considéré comme un levier au développement de l’économie locale. Certains territoires costarmoricains ont une forte capacité à attirer de nouvelles populations. Toutefois, cette réalité ne se traduit pas nécessairement dans le champ économique. En effet, pour que présence de population soit synonyme de dynamisme économique, il est nécessaire que les biens et les services soient consommés localement, avec une condition, celle d’une offre disponible satisfaisante. Pour certains territoires, dont la fonction industrielle est faible, l’accueil de populations nouvelles peut être un moyen déterminant de développer une activité économique sur leur territoire, d’autant que les besoins des populations ne cessent de croître et de se diversifier. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 21
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    « La naturede la relation entre la progression des emplois et l’évolution de la population (notamment à travers l’apport migratoire) sur un territoire témoigne de son modèle de développement. En effet, les emplois supplémentaires sont pourvus soit par des inactifs ou actifs en recherche d’emplois, des nouveaux actifs entrés sur le marché du travail ou bien encore par des nouveaux actifs venus d’autres territoires. En simplifiant, la relation migration-emploi permet d’expliquer l’origine de la croissance démographique d’un territoire : résidentielle, économique ou équilibrée. A noter que pour un emploi créé, l’apport migratoire est généralement supérieur à 1 personne car il intègre souvent une famille. Ainsi que l’indique le tableau ci-dessous, le modèle de développement du Pays du Trégor-Goëlo (NDR : dont le périmètre est plus vaste que celui du SCOT) se distingue très nettement de celui d’autres pays costarmoricains comparables. Le rapport entre les emplois supplémentaires et l’apport migratoire entre 1999 et 2005 y est pratiquement de 7 alors qu’il n’est au niveau départemental en moyenne que de 1,5. Autrement dit, le développement du Pays du Trégor Goëlo s’appuie sur un modèle qui a recours à un apport migratoire exogène extrêmement important, bien supérieur aux créations d’emplois ce qui ne fait que renforcer le caractère résidentiel de sa population et de son économie » Evolution 99/05 Emplois Apport des DEFM Territoires Rapport supplémentaires migratoire de catégorie 1 (en %) Côtes d’Armor 88 764 134 000 1,5 -22,3 Pays Centre Bretagne 1 610 1 130 0,7 -24,3 Pays de Guingamp 1 997 3 025 1,5 -21,9 Pays de Dinan 2 092 5 441 2,6 -26,8 Pays de Saint-Brieuc 5 671 5 651 1,0 -29,3 Trégor- Pays Trégor-Goëlo 1 018 7 004 6,9 -24,1 Pays Centre Ouest Bretagne 226 2 990 13,2 -16,0 Source : INSEE 1.8 – Pêche et aquaculture (synthèse des données 2007) La flottille de pêche costarmoricaine reste stable grâce, notamment, à l’essor constant des navires de plus de 18 mètres qui favorise les créations d’emplois (8 à 10 marins par unité). Ces unités hauturières, récentes et performantes, consacrent l’essentiel de leur activité à la pêche de poissons et de céphalopodes (seiches, encornets…). Ces unités hauturières, gérées au sein de 3 armements, ont pour ports d’attache Saint-Quay- Portrieux et Erquy, en dehors du périmètre du Schéma de cohérence territoriale. Sur la zone littorale concernée par le SCOT, la flottille de pêche, de type côtier, comprend 31 unités réparties dans plusieurs ports : Locquémeau, Locquirec, Trébeurden, Perros-Guirec, Ploumanac’h, Trégastel, L’Ile grande et Landrellec. Leur activité principale est l’exploitation saisonnière de la Coquille Saint-Jacques sur les gisements de Perros-Guirec, traditionnellement ouvert au mois d’Octobre (60 tonnes en 2000, 220 en 2007), et de la Baie de Saint-Brieuc, ouvert de Novembre à Avril (4.000 tonnes en 2000, 8.500 en 2007). En période estivale, cette flottille côtière pratique plusieurs méthodes de pêche (chaluts, casiers, filets, lignes, dragues) et consacre une partie de ses moyens à la récolte de coquillages (bulots, amandes…) destinés à la transformation. Les productions En 2007, les produits enregistrés en criées à Locquémeau et Perros-Guirec se répartissaient en 3 groupes d’espèces pour un tonnage global de 327 tonnes et une valeur de 0.86 millions d’€ : • les poissons et les céphalopodes (encornets et seiches) capturés au chalut : 67 tonnes, • les coquillages péchés à la drague : 260 tonnes. Les Coquilles Saint-Jacques issues des 2 gisements classés représentent 77% des débarquements. Bien que ces débarquements soient en hausse depuis 2000, ils ne représentent que 1,5% du volume et de la valeur totale débarquée en Côtes d’Armor. Cependant, plusieurs unités migrent dans les ports de la Baie de SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 22
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    Saint-Brieuc pendant l’ouverturede la campagne du gisement principal et les données des produits débarqués sont alors enregistrées sous les criées de Saint-Quay-Portrieux et de Loguivy. Pêche et aquaculture (données Côtes d’Armor et SCOT Trégor) : CÔTES D’ARMOR SCOT TREGOR ACTIVITES 2000 2007 2000 2007 PECHE : 34 31 Navires 308 309 0 0 dont hauturiers (> à 18 m) 19 29 54 57 Marins pêcheurs 705 832 embarqués Volume débarqué Autour de 400 Autour de 500 tonnes 18.500 tonnes 27.000 tonnes tonnes Autour de 1.25 millions d’€ Chiffre d’affaires 39 millions d’€ 67 millions d’€ Autour d’1 million d’€ CRIEES : Points de vente 3 3 0 0 Salariés 68 77 0 0 Mises en marché 17.000 tonnes 24.400 tonnes 97 tonnes 327 tonnes Chiffre d’affaires 34 millions d’€ 60.9 millions d’€ 0.35 millions d’€ 0,86 millions d’€ MAREYAGE : Données 2006 DONNEES 2006 Entreprises 21 22 2 2 Salariés 235 263 7 5 Volume 20.700 tonnes 22.000 tonnes 230 tonnes 260 tonnes Chiffre d’affaires 49,8 millions d’€ 71,6 millions d’€ 1,4 millions d’€ 1.5 millions d’€ 64 ateliers expéditeurs de coquillages 1 atelier expéditeur de coquillages AQUACULTURE Huitres : 2.600 tonnes, 45 ateliers, 115 emplois, 7 M d’€ 18.000 tonnes Moules : 7.600 tonnes, 38 ateliers, 130 emplois, 12 M d’€ 38 millions d’€ de CA Truites et turbots : 200 tonnes, 25 emplois, 2 M d’€ Truites (eau douce), 1.500 tonnes, 45 emplois, 3 M d’€ EVOLUTION DES VOLUMES EN CRIEES DE LOCQUEMEAU ET PERROS GUIREC (en tonnes) 300 200 100 0 POISSONS ET CEPHALOPODES COQUILLAGES 1991 2000 2007 A ces chiffres, il convient de rajouter une activité de pêche à pied professionnelle (palourdes et coques) enregistrée à la criée de Locquémeau. La production annuelle est comprise entre 25 et 70 tonnes pour un chiffre d’affaires évalué à 0.3 millions d’€. Mareyage Les 2 entreprises de mareyage basées sur ce secteur géographique représentent 2% du chiffre d’affaires du mareyage en Côtes d’Armor. Ce sont des petites entreprises (5 salariés au total), spécialisées dans le l‘expédition de poissons et de coquillages (une seule entreprise en 2007). SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 23
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    Cultures marines etenvironnement environnement Une seule entreprise de conchyliculture est installée sur la Zone d’activités de Landrellec en Pleumeur- Bodou. Une expérimentation d’élevage de moules en longues lignes a été autorisée et devrait voir le jour en 2009. 1.9 – Plaisance et nautisme (synthèse des données 2007) Le secteur économique de la plaisance est caractérisé par son dynamisme et par l'extrême diversité des produits proposés : voiliers et navires à moteur de tailles et de caractéristiques très différentes, voile légère ou sportive... Les projets des entreprises sont nombreux : développement ou renforcement de nouvelles activités, élaboration de nouveaux produits… La flottille en chiffres au niveau départemental et sur le quartier maritime de Paimpol (qui inclut le périmètre SCOT) : • 30.889 unités immatriculées au 31/12/07, une flottille active estimée à 16.680 unités (10.040 sur le quartier de Paimpol, soit 60% du total) : o une progression moyenne de la flottille active de 450 unités par an, o 74% d’unités de moins de 6 m (73% sur le quartier de Paimpol), o 68% de navires à moteurs (65% sur le quartier de Paimpol). • Un marché du neuf en augmentation : o 697 unités, +28% par rapport à 2000 (369 sur le quartier de Paimpol, +19% par rapport à 2000), o plus significative sur les plus grandes tailles (+72% sur les 6-8m, +155% sur les plus de 8 m). • Un marché de l’occasion également à la hausse : o 2.207 unités, +32% par rapport à 2000 (1.172 sur le quartier de Paimpol, +13% par rapport à 2000), o tendance moins marquées sur les plus grandes tailles (+27% sur les 6-8m, +23% sur les plus de 8 m). Comme sur l’ensemble du littoral français, les ports des Côtes d’Armor sont saturés. Les places nécessaires sont estimées à 54.000 à l’échelon national (étude 2003), saturation qui constitue un obstacle au développement des entreprises et du tourisme nautiques. La zone littorale incluse dans le SCOT Trégor se caractérise par une capacité de 3.300 places, soit environ 23% de la capacité théorique du département des Côtes d’Armor. Beaucoup de mouillages sont constituées de places d’échouage ou des corps morts. Seuls les Ports de Perros-Guirec (800 places à flot) et de Trébeurden (700 places à flot) font exception. ACTIVITE CÔTES D’ARMOR SCOT TREGOR 3.300 places 14.000 places (de Plestin-les-Grèves à Trélévern) Ports et mouillages - 9.700 places dans 38 ports - dont 1.300 places à Perros-Guirec (Données Conseil Général) - 4.300 places dans les sites (Le Linkin et Ploumanac’h) de mouillages. - dont 940 places à Trébeurden (Port à flot et Trozoul) Filière plaisance Entreprises 126 31 (cf. détails ci-dessous) Salariés 430 86 Chiffre d’affaires 56 millions d’€ 11 millions d’€ SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 24
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    Aucun projet deport à sec susceptible d’augmenter les capacités d’accueil n’est identifié pour l’instant sur cette zone. Il existe une seule aire de carénage agréée dans un chantier naval de ce secteur. Cet unique dispositif est insuffisant pour répondre aux obligations réglementaires. Les entreprises du nautisme sur le secteur : La filière plaisance nautisme sur la zone considérée regroupe une trentaine d’entreprises (hors associations, coopératives et écoles de voile), soit environ 25% de l’activité départementale pour un chiffres d’affaires de 11 millions d’€. Plusieurs chantiers de construction se développent régulièrement depuis plusieurs années autour de la construction aluminium (Bord à Bord à Plestin-les-Grèves) et composites (Trégor Composites à Lannion). La caractéristique de la construction navale réside dans la conception et à la commercialisation de petites séries de bateaux, voire de constructions à « la carte ». Activité principale Côtes d’Armor SCOT Réparation, maintenance, manutention, hivernage, agencement 59 13 Constructions navales 19 6 Vente de bateaux neufs ou occasion 11 4 Sellerie, voilerie, gréements 15 2 Expertise 8 3 Electronique, électricité 5 0 Production d’équipements nautiques (accessoires) 3 2 Formation, permis 2 0 Ports à sec 1 0 Production de logiciel (gestion portuaire…) 1 1 Architecture 1 0 Confection vêtements marins 1 0 Totaux 126 31 1.10 - La fonction technopolitaine du Trégor Une vocation ancienne La décentralisation du CNET (Centre national d'études des télécommunications) d'Issy-les-Moulineaux à Lannion en 1960, décidée dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire volontariste, marque le début du développement de la recherche et de l’industrie des télécommunications17 dans l'Ouest. La première réception TV intercontinentale (Etats-Unis/Europe) par satellite, réalisée par le CNET à Pleumeur- Bodou en 1962, sera l’une des premières grandes et symboliques réussites de ce programme. Dans les années qui suivront, une véritable dynamique va se développer autour de l'électronique, de la téléphonie et de l’informatique en Bretagne ainsi qu’en Côtes d’Armor, principalement dans le Trégor. D’autres établissements publics et privés de la région parisienne, font le choix de s’implanter en Bretagne jusqu'au milieu des années 70 et donnent ainsi naissance à un pôle de renommée internationale18. Au fil des décennies, cette région a largement participé, par ses recherches, ses productions et sa capacité à anticiper et à s’adapter, au développement de très nombreuses technologies comme, par exemple, l’électronique appliquée aux communications (composants, techniques de codage, traitement du signal et de 17 Le secteur des télécommunications rassemble aujourd’hui les activités de transmission de la voix, de données, de textes, de sons et d'images. Ces activités ont pour caractéristique commune l'assurer le transfert d'informations, sans les produire ou les modifier. Il peut s'agir de communications vocales (téléphone avec ou sans fil), d'émissions hertziennes (pour la radio et télévision) ou, encore, de transfert de données. Ce secteur comprend à la fois une technique, un contenu et un service. Devenues incontournables dans le développement des entreprises, les télécommunications s'inscrivent désormais dans le contexte d'une mondialisation accrue qui se traduit par des innovations permanentes et des regroupements d'opérateurs. 18 Centre d'études de météorologie spatiale (Pleumeur-Bodou), Centre électronique de l'armement (Bruz), Centre commun d'études de télédiffusion et télécommunication (Cesson- Sévigné), Thomson, Alcatel, Sagem…Les centres de recherche publics et les grands groupes industriels constituent alors le moteur du développement des télécommunications. 50% des effectifs de la recherche française dans le domaine des télécommunications sont concentrés sur les pôles bretons (Lannion, Brest, Rennes). SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 25
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    l’information…), à lamesure, au médical, au sport, à la domotique, aux transports, à l’automobile, au machinisme agricole… A partir des années 60-70, sous l’impulsion principalement du CNET, les activités informatiques se sont également développées au profit notamment des techniques de communication (commande des commutateurs…). Les recherches qui ont suivi ont conduit à appliquer l’informatique à d’autres domaines : conception assistée par ordinateur, documentation automatique, traitement de la parole, interfaces hommes- machines, bases de données (annuaire électronique…), génie logiciel, services d’informations, administration des réseaux, intelligence artificielle… De nombreuses révolutions technologiques ont été préparées dans le Trégor : le 1er commutateur temporel, le minitel, RNIS, fibres optiques, ATM (technologie de réseau permettant de transférer simultanément sur une même ligne des données de la voix et des images), l’écran plat à cristaux liquides, le 1er simulateur de conduite automobile, de nombreuses plate-forme de recherche (PERFOS : fibres optiques spéciales, PERSYST : évaluation et recherche sur les systèmes de télécommunications, DORIS : interaction homme- machine)… Classée actuellement second pôle national dans le domaine des télécommunications après l'Ile-de-France, la Bretagne bénéficie du dynamisme mondial de ce secteur, et ce malgré plusieurs restructurations. restructurations Une croissance marquée par des restructurations La période 1975-2000 a été marquée à la fois par des restructurations au niveau des grands groupes, par l'implantation d'entreprises étrangères et par la création et le développement de PME/PMI qui ont revitalisé l'activité des télécommunications. Pour renforcer la compétitivité du secteur, des restructurations ont été engagées à la fin des années 70 (notamment au CNET et dans les groupes Thomson et CIT-Alcatel) qui se sont traduites, dans un premier temps, par le non remplacement des départs puis par des licenciements. Une première crise, en 1985, conduira à la disparition de plus de 1.000 postes dans le Trégor. Une seconde crise suivra en 1996, avec la suppression notamment de 400 emplois par Alcatel. Pourtant, grâce au développement d'activités de production axées sur les nouvelles technologies liées à l'informatique et l'optronique, à l'engagement de diverses structures, aux aides à l'innovation et à une politique d'essaimage à partir d'équipes de recherche, le secteur costarmoricain des télécommunications continue de se renforcer. On assiste à un essor spectaculaire de start-up et PMI dont l'activité est essentiellement concentrée sur le marché des télécommunications. C'est l'époque de la création de Kéopsys, Mob'Activ, Highwave, Algety Novatech, Elios…. Pendant cette période, marquée par des restructurations et concentrations d'activités, l'emploi continue de progresser. Le Trégor comptera plus d'une centaine d'entreprises en 2000 contre 40 dix ans plus tôt. Un secteur en mutation Le secteur des télécommunications connait depuis le début des années 2000 une embellie mondiale due en grande partie à l'explosion du marché de l'internet et de la téléphonie mobile (à noter qu'entre 2000 et 2005, le taux d'équipement de la population française en téléphones mobiles est passé de 10% à 80%). Elle masque cependant des inégalités selon les pays et les secteurs, les opérateurs de services de télécommunications se développant au détriment des fournisseurs d'équipements. Les équipementiers doivent désormais faire face à une importante pression de la part des opérateurs qui sont eux-mêmes soumis à une forte concurrence et doivent compter, d'autre part, avec l'arrivée sur le marché des équipementiers chinois. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 26
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    Dans cet environnementéconomique, et pour satisfaire leurs clients, les équipementiers évoluent en proposant des services nouveaux notamment à base de logiciels à forte valeur ajoutée. Dans ce contexte, la région de Lannion, spécialisée dans le secteur des télécoms, a dû faire face à une période de récession entre 2002 et 2003. Les entreprises, qui avaient profité de la période de croissance exceptionnelle des années précédentes, ont été particulièrement touchées et nombre d'entre elles ont cessé leur activité (Highwave, Corvis, Photonetics, SR Télécom…). Les plans sociaux mis en place par les deux plus grosses entreprises implantées sur Lannion, Alcatel et France Télécom Recherche et Développement (ex CNET), ont conduit à la suppression de 800 emplois. Néanmoins, le Trégor bénéficie d'importants atouts grâce aux compétences et savoir-faire accumulés au fil des décennies. A la recherche de nouveau débouchés, de nombreuses entreprises ont vu le jour ou se sont diversifiées vers d'autres secteurs en lien avec les technologies développées dans le secteur des télécoms comme la santé, la défense, les services. Le transport intelligent et les sciences au service du handicap constituent deux axes de développement prometteur. Parmi les entreprises créées depuis 2000, on peut citer Capey optronique, Erdry, Laser Conseil, Tietronix, Oxxius, Ekinops,…). L'effectif global de ces PME s'élève actuellement à plus de 1.000 salariés. La Technopôle Anticipa La reconnaissance officielle de la Technopôle Anticipa en seul Le Trégor représente à lui seul près de 15% des 1989, dont la fonction principale est de fédérer entreprises, emplois relevant en Bretagne du secteur des laboratoires et centres de recherches publics ou privés, est TIC (Techniques de l’information et de la venu confirmer la position de pointe du Trégor dans les communication). domaines notamment des télécommunications, de Les 5.200 emplois concernés sont partagées l’électronique, de l’informatique, de l’optronique, des pour l’essentiel, et à parts quasi égales, entre hyperfréquences, de la reconnaissance et systèmes de la les activités de fabrication et de services parole. immatériels. Les variations à la hausse ou à la baisse de l’activité économique et des effectifs La Technopole Anticipa rayonne à l’international. Elle salariés dans ce secteur impactent fortement regroupe plus de 180 sociétés (5.000 salariés) dont de l’ensemble le la conjoncture économique du grands groupes internationaux spécialisés dans les télécoms Trégor. mais également de très nombreuses PME-PMI qui œuvrent Ainsi, les difficultés industrielles intervenues en dans des activités extrêmement diversifiées (télécoms, 2001 se sont traduites au cours des deux optique, informatique, plasturgie, mécaniques, sociétés de années suivantes par la perte de plus de 1.500 services…). emplois (surtout dans la branche fabrication, Espace de coopération entre des ressources humaines les entreprises œuvrant dans le secteur des services immatériels ayant été moins touchées) hautement qualifiées, elle fédère également une dizaine de avant que la tendance ne s’inverse à nouveau laboratoires de recherche (France Télécom R&D, Centre de en 2004 du fait principalement de la très météorologie spatiale, plateformes de recherche sur bonne santé de la branche des services l'optique et l'optronique PERFOS et PERSYST, GISO2, Groupe immatériels. d'Intérêt scientifique en optique et optronique…), des UMR (Unités mixtes de recherche) du CNRS et plusieurs établissements d’enseignement supérieur19. Cette synergie de compétences permet aux entreprises implantées dans le Trégor d’être toujours à la pointe de l’innovation. Le Pôle Images et Réseaux Dans le cadre de la nouvelle politique industrielle lancée par le Gouvernement en 2004, qui vise à susciter et soutenir les initiatives émanant des acteurs économiques et académiques présents sur un territoire, le Pôle de compétitivité à vocation mondiale »Images et Réseaux», a été lancé officiellement en octobre 2005 à Lannion. Il fait partie des 4 Pôles de compétitivité situés en Bretagne. La présence à Lannion du siège du Pôle de compétitivité à vocation mondiale «Images et réseaux» atteste de la place de leader qu’occupe la Technopole dans le domaine des télécommunications. A la convergence de l'audiovisuel, des télécommunications et des technologies de l'information, le Pôle «Images et Réseaux» a vocation à aider ses membres à créer et développer les technologies et les services innovants de demain (notamment les nouveaux réseaux fixes et mobiles de distribution des contenus 19 L’Ecole nationale supérieure de sciences appliquées et de technologies créée en 1986 (300 étudiants) qui délivre 3 diplômes d'ingénieurs (optronique, informatique et électronique) et a une double mission d'enseignement et de recherche (Laboratoire lannionais de l'IRISA, Laboratoire Foton, Equipe TS2M et plateforme Doris), le Lycée Félix Le Dantec qui propose depuis 1989 un BTS Génie optique option photonique et réalise des prototypes pour les entreprises locales (35 étudiants ont obtenu leur diplôme en 2007) et, enfin, l'IUT de Lannion qui prépare près de 200 étudiants au DUT Réseaux et Télécommunications pour répondre aux besoins des entreprises en personnel technique qualifié et qui propose, depuis 2004, une Licence Gestion des Systèmes et Réseaux. 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    numériques, et lesnouvelles technologies numériques de l'image, comme: la télévision numérique terrestre (TNT), la télévision haute définition (TVHD), la vidéo à la demande, la télévision sur les réseaux haut-débit…). Il regroupe, à ce jour, plus de 150 adhérents dont une centaine de PMEPMI et 20 établissements d'enseignement supérieur et de recherche. Situé à Lannion, il englobe les zones de Brest, Rennes, Lorient, Vannes, Nantes et Laval et concerne environ un millier d'ingénieurs. Doté d'un programme de 300 millions d'euros d'investissements sur 3 ans, le pôle compte aujourd'hui 104 projets labellisés dont 65 sont d'ores et déjà financés. 1.11 – Les infrastructures d’accueil d’entreprises (espaces d’activités et immobilier) L’état actuel du réseau d’infrastructures d’accueil d’entreprises sur le territoire du Trégor peut être qualifié de «satisfaisant». 43 espaces d’activités (EA) sont recensés pour une superficie globale de 385 hectares, soit 10% des surfaces costarmoricaines référencées dans l’Observatoire départemental des espaces d’activités20. La superficie totale actuellement occupée est de 345 ha. Le taux moyen d’occupation (87%) est élevé et bien supérieur au taux moyen départemental (77%). Sur la période 1993-2007, chaque année, se sont en moyenne 21,5 hectares qui ont été aménagés et 18,8 hectares commercialisés. Autrement dit, le rythme de développement des espaces d’activités par les maîtres d’ouvrages publics est conforme à la demande des entreprises et ne génère pas de réserve foncière importante. Une cinquantaine d’hectares est actuellement disponible pour les développements et implantations d’entreprises (800 ha sur le département), Une partie de cette surface est toutefois «non utile» ou, du moins, difficilement exploitable (petits lots, «dents creuses», terrains mal situés ou mal desservis…). Au total, les capacités d’accueil immédiates ou à court terme sont relativement limitées notamment pour des projets nécessitant une surface relativement importante (plus de 3 ou 5 ha). Plusieurs projets d’extension ou de création d’espaces d’activités en cours ou prévus dans les 2 ou 3 prochaines années permettront de sortir de cette situation de relative «pénurie foncière». majoritairement Des espaces majoritairement de petite taille Les espaces d’activités du Trégor sont majoritairement de petite taille. Les ¾ d’entres eux (32 sites) ont une superficie inférieure à 10 ha. Ils ne représentent qu’un quart de l’offre disponible soit une dizaine d’ha. Toutefois, les collectivités territoriales ou les établissements publics maîtres d’ouvrages et gestionnaires de ces infrastructures, dans le Trégor comme en Côtes d’Armor, ayant désormais tendance à privilégier les extensions aux créations ex nihilo de sites, la taille moyenne des espaces d’activités devrait croître de manière significative dans les années à venir. Actuellement, la surface moyenne des EA du Trégor n’est que de 9 ha contre 12 ha au niveau départemental. 2 espaces d’activités seulement ont une superficie supérieure à 50 ha : le Parc d’activités de Pégase à Lannion, l’un des plus vastes du département (120 ha) et la Zone d’activités horticole de Pluzunet (76 ha) qui inclut à la fois l’unité d’incinération du SMITRED (traitement des déchets ménagers d’un grand ¼ Nord-Ouest du département) et des serres de production essentiellement de fleurs qui utilisent comme source de chauffage la chaleur produite par les fours des incinérateurs. Ces deux sites majeurs représentent 45 % de la surface totale mais n’offrent dans l’immédiat que 4 ha de disponibles (hors projets d’extensions respectifs de 40 et 10 ha). 20 Observatoire départemental géré par CAD22 : 330 EA recensés en Côtes d’Armor pour 3 900 ha SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 28
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    Une localisation àproximité des axes de communication et des pôles urbains L’essentiel des espaces d’activités est localisé sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération (32 EA, 235 ha), principal pôle urbain du territoire d’étude, et plus précisément le long ou à proximité immédiate de la 2X2 voies Guingamp- Lannion (RD767). Cette localisation privilégiée des sites d’activités, associée au caractère particulièrement touristique du territoire et aux expériences passées, impose donc de porter une attention extrême à la bonne intégration de ces infrastructures dans leur environnement afin de préserver la qualité paysagère des lieux. d’activités 145 ha d’espaces d’activités en projet Les terrains disponibles à la vente sont pratiquement tous situés sur des sites gérés par les Communautés d’agglomération ou de communes qui, désormais, assument l’intégralité ou l’essentiel du développement économique de leur territoire respectif. Lannion-Trégor Agglomération concentre plus de la moitié de cette offre (cf. tableau ci-dessous). Les surfaces restantes sont localisées principalement sur les Communautés de communes de Beg-Ar-C’hra et du Pays Rochois (respectivement 25 et de 18% de la superficie disponible). A noter, qu’à ce jour, 1 seul hectare est disponible sur la Communauté de communes du Centre Trégor (ZA de Kerbiquet à Cavan). Les surfaces disponibles varient de 2 à 11 ha selon les espaces d’activités. De l’ordre de 145 ha supplémentaires devraient être aménagés au cours des prochaines années. L’essentiel (121 ha) est localisé sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération. Cette proportion intègre l’extension du Parc d’activités de Bel Air (22 ha), actuellement en cours d’aménagement, ainsi que les projets d’agrandissement des Parcs d’activités de Pégase (40 ha) et de Buhulien (20 ha) à Lannion et de la Croix- Rouge (18 ha) Ploumilliau, tous trois aujourd’hui en phase étude. Les Communautés de communes du Centre Trégor et du Pays Rochois envisagent également l’extension de plusieurs de leurs sites : la Zone d’activités de Kerbiquet à Cavan (10 ha), la Zone horticole de Pluzunet (10 ha) et l’Espace d’activités de Kerverzot à la Roche Derrien (5 ha). La Communauté de communes de Beg-Ar- C’hra, de son côté, envisage de renforcer ses disponibilités foncières, qui s’élèvent actuellement à 12 ha, en développant le site d’activités de Beg-Ar-C’hra, seul site notable du territoire d’étude situé en bordure de la RN12 (axe Rennes-Brest). Communautés Lannion- Lannion-Trégor Pays Centre Trégor Beg-Ar- Beg-Ar-C'hra TOTAL (données 2008) Agglomération Rochois Nombre de ZA 32 4 4 3 43 Superficie totale (ha) 234 97 26 29 386 Superficie disponible (ha) 27 1 9 12 49 Extension en cours ou en projet (ha) 121 20 5 0 146 Nombre de ZA de + de 20 ha 5 2 0 1 8 Part surface gérée par CDC 81% 95% 85% 86% 87% 85% des surfaces à vocation économique gérées par les EPCI La maîtrise d’ouvrage intercommunale tend à se généraliser sur l’ensemble du territoire : 50% des sites et 85% des superficies totales sont déjà gérés par les Communautés de communes ou d’agglomération. Ces proportions vont croître encore au cours des prochaines années, l’intégralité des projets d’extension ou de création d’espaces d’activités étant portée par les groupements intercommunaux. La superficie moyenne des espaces d’activités communaux est de 3 ha contre 15 ha pour les zones intercommunales. A noter toutefois que cette moyenne tombe à 8 ha si l’on exclue de l’analyse le site de Pégase à Lannion et la Zone horticole de Pluzunet. Comme l’immense majorité des espaces d’activités costarmoricains, les sites du Trégor ont, pour la plupart, vocation à accueillir tous les types d’entreprises quelque soit leur taille, leur activité… Certains sont toutefois plus ou moins dédiés à des activités spécifiques. On retiendra, notamment, l’Espace horticole de Pluzunet, déjà mentionné, mais également la Zone maricole de Pleumeur-Bodou, les sites commerciaux de Bel Air et du Rusquet Sud à Lannion, l’Espace industriel et de recherche de Pégase à Lannion, les sites logistiques de Kerauzern à Ploubezre et de Beg-Ar-C’hra à Plounévez-Moëdec, l’Espace agro-alimentaire de Pommerit-Jaudy et, enfin, l’espace dédié aux activités de domotique (CTS) à Pleumeur-Bodou. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 29
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    Les espaces d’activitésBretagne Qualiparc Neuf espaces d’activités (2 créations et 7 extensions/requalifications) sont concernés, à des stades différents, dans le programme Bretagne Qualiparc dont 7 sont localisés sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération : • 5 en phase diagnostic : La Croix Rouge à Ploumilliau, le Châtel à Plestin-les-Grèves, Buhulien à Lannion, reconversion du CTS à Pleumeur-Bodou et Kerbiquet à Cavan, • 1 en phase études pré- opérationnelles : Pont Losquet à Langoat, • et 3 en phase travaux : Pégase V, Rusquet et Bel Air. La quasi-intégralité des projets récents ont spontanément intégré le dispositif Bretagne Qualiparc. Les quelques exceptions concernent des sites de petite surface (< 5 ha) dédiés en général à l’accueil d’entreprises artisanales. Le Parc d’activités de Pégase a été retenu comme site d’intérêt départemental. A ce titre, il est destiné à recevoir en priorité des activités de type industriel ou logistique ainsi que des PME et PMI relativement importantes. d’entreprises Immobilier d’entreprises : 11. 11.000 m² de surfaces disponibles Selon les informations collectées par Côtes d'Armor Développement auprès des maîtres d’ouvrages publics et privés21, 17 bâtiments d'une superficie globale de 11.300 m² sont actuellement disponibles sur le territoire du SCOT du Trégor, soit 10% de l'offre costarmoricaine. Les espaces locatifs représentent 63% du marché. Avec une surface cumulée de 9.400 m², les ateliers et entrepôts représentent 83% des disponibilités. Cette proportion est identique à celle constatée au niveau départemental. A elle seule, Lannion-Trégor Agglomération concentre 60% de l’offre totale (6.790 m²). Cependant, rapportées à l'échelle du département, les surfaces disponibles sur ce territoire restent relativement faibles puisqu’elles ne représentent que 4% des disponibilités costarmoricaine (contre 30% par exemple pour la CABRI). L’offre est constituée à 83% de surfaces privées (9.420 m²). Pratiquement les 2/3 sont répartis sur 3 bâtiments à vocation artisanale ou industrielle : Alcatel à Lannion (4 080 m²) et 2 garages automobiles à Pommerit-Jaudy (1.500 m²) et à la Roche-Derrien (800 m²). Les bureaux (1.300 m²) 21 Si les informations relatives aux ensembles immobiliers publics sont très proches de la réalité, en revanche, celles concernant les ensembles immobiliers privés sont partielles. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 30
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    représentent 14% dela superficie proposée à la vente ou à la location par le secteur privé et sont localisés exclusivement sur la commune de Lannion. Cette proportion est équivalente à celle constatée en 2007 au niveau départemental22. Les locaux de seconde main constituent l’essentiel de l’offre privée. Un seul ensemble immobilier neuf a été recensé sur le territoire. Il s’agit de l’ensemble immobilier porté par Atlantique Expansion et localisé sur l’Espace d’activités de Bel Air à Lannion. A ce jour, aucun projet initié par des professionnels du secteur n’a été porté à la connaissance de Côtes d’Armor Développement. On notera, en particulier, la présence sur le territoire de 3 agences/promoteurs spécialisés en immobilier d’entreprises : Blot Immobilier, Marchadour Immobilier et Atlantique Expansion. Toutefois, les données relatives à l’immobilier privé ne sont pas aussi fiables que les informations obtenues auprès des collectivités territoriales. Les chiffres fournis ne constituent donc qu’une estimation minimale de la réalité. Par ailleurs, la taille de l’échantillon (12 biens) ne permet pas de réaliser une analyse détaillée de l’offre privée. En conséquence, l’analyse qui suit va se concentrer sur l’immobilier public. L’immobilier d’entreprises public sur le SCOT du Trégor : un parc de 47 000 m² Progression du nombre de bâtiments publics Le parc immobilier public s’est accru au cours des dernières années sur le territoire du SCOT du Trégor. A ce jour, 2423 biens sont recensés. Cette tendance va se renforcer dans les mois à venir dans la mesure où quatre projets d’aménagements de bâtiments devraient arriver à terme d’ici à la fin du premier semestre 2009. La surface mise à disposition des entreprises devrait donc passer de 47.000 à près de 59.000 m² (+ 26%). Plus de la moitié de ces surfaces est actuellement dédiée à l’accueil d’entreprises artisanales ou industrielles. 22 Suivant une étude réalisée par CAD en novembre 2007 : « L’immobilier d’entreprises en Côtes d’Armor » 23 Les bâtiments individuels locatifs situés sur le territoire de Lannion Agglomération, dont la superficie cumulée s’élève au totale à 9 627 m², ont été comptabilisés comme un bâtiment unique. Il en est de même pour les bâtiments localisés sur l’espace d’activités de la Croix-Rouge à Ploumilliau (1390 m²). SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 31
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    Une forte concentrationsur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération Lannion- Les immeubles d’accueil d’entreprises se développent à proximité des grands axes de communication (RN12, RD767) et des principaux pôles urbains du territoire. Ainsi Lannion-Trégor Agglomération concentre, à elle seule, plus de 90% de la surface totale des immeubles locatifs publics recensés dans le Trégor (42.700 m²), soit environ 50 % du parc public costarmoricain ! Ce positionnement unique sur le département s’explique par l’acquisition récente par la Communauté d’Agglomération de vastes ensembles immobiliers laissés vacants par de grandes entreprises nationales, voire internationales (France Telecom, Sagem, Alcatel…). Il s’agit de grands bâtiments, pour la plupart modulables à la demande, qui permettent à la collectivité de répondre au mieux aux demandes des porteurs de projets, à la fois dans les domaines des services, de la recherche ou encore de l’industrie et de l’artisanat. Le Parc d’activités de Pégase regroupe 92% des surfaces immobilières publiques de l’agglomération lannionaise (39.000 m²). Avec 12.000 m² de surfaces supplémentaires (soit l’intégralité des projets programmés sur le territoire du SCOT), le poids prépondérant de Lannion-Trégor Agglomération en matière d’immobilier d’entreprises va continuer à s’accroître au cours des années à venir. Les Communautés du Centre Trégor et de Beg-Ar-C’hra, quant à elles, ne concentrent respectivement que 6 et 2% des surfaces immobilières publiques recensées sur le territoire du SCOT, la Communauté de communes du Pays Rochois étant la seule à ne pas disposer, à ce jour, de bâtiment destiné à l’accueil d’entreprises. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 32
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    Des bâtiments detypes différents Les infrastructures d’accueil d’entreprises peuvent revêtir plusieurs formes, en fonction des objectifs visés : • Les pépinières d’entreprises sont des structures d’accueil destinées à faciliter la création d’entreprises. Elles offrent des services à des coûts partagés à des créateurs au démarrage de leur entreprise : un hébergement temporaire (bureaux, ateliers, laboratoires…) à loyer modéré, des services mutualisés (accueil, salles de réunions, formations...) et des services d'accompagnement en partenariat avec des organismes extérieurs (domaines comptable, juridique, commercial…). Les contrats locatifs utilisés sont des baux précaires (23 mois). • Les ateliers relais offrent un accueil temporaire à des entreprises industrielles ou artisanales, désireuses de l’installer dans des locaux de dimension modeste à des tarifs avantageux. Sur ce type de bien, aucun service n’est mis à la disposition des locataires. Régit par une convention d’occupation précaire, l’atelier relais n’a pas vocation à pérenniser l’installation de ses occupants. Toutefois, dans la pratique, les collectivités utilisent à terme ce type d’outil pour maintenir les entreprises hébergées sur leur territoire. Elles basculent donc parfois dans un système de baux commerciaux. • Les hôtels d’entreprises sont des ensembles immobiliers locatifs, généralement destinés aux entreprises de services, et proposant des prestations bureautiques à la carte. Toutefois, dans certains cas, les hôtels regroupent des entreprises de services ou de production pouvant bénéficier de services communs. Régit par un bail d’occupation précaire pour les entreprises en création ou en développement, l’occupant peut toutefois bénéficier de la propriété commerciale. Dans la réalité, bon nombre de collectivités ont développées des infrastructures d’accueil d’entreprises assimilables aux hôtels d’entreprises mais ne mettant pas à disposition des entreprises des services partagés. • Les bâtiments locatifs sont des ensembles immobiliers mis à disposition des entreprises par les collectivités locales. Il peut s’agir de locaux à vocation tertiaire ou industrielle. Aucun service n’est proposé aux locataires. Ces biens immobiliers peuvent être loué d’un seul tenant à une entreprise ou être subdivisés en plusieurs locaux. On distinguera les bâtiments individuels (local hébergeant une entreprise unique soumise à un bail commercial) des grands projets (locaux de grande envergure, soumis à des baux commerciaux et/ou précaires). La prépondérance des bâtiments locatifs A l’échelle départementale, le bâtiment individuel est l’option immobilière la plus utilisée par les collectivités pour l’accueil d’entreprises. Elle contribue, pour partie, à maintenir des entreprises sur le territoire, en particulier celles qui sont en capacité de faire jouer la concurrence territoriale. Elle représente 1/3 des surfaces à vocation économique. Cette proportion est moindre sur le territoire du SCOT du Trégor : ¼ seulement des surfaces immobilières publiques sont dédiées à l’accueil d’une entreprise unique (13.000 m²). Ce différentiel, par rapport à la moyenne costarmoricaine, s’explique par la prépondérance sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération de grands ensembles immobiliers, issus du rachat des bâtiments laissés vacants par France Telecom, la Sagem, Lucent Technologie... Leur superficie moyenne est de l’ordre de 3.400 m² (hors CTS). Ils représentent plus de 60% des surfaces publiques totales (37.000 m²). Une offre de services restreinte L’offre de services aux entreprises est relativement limitée au sein des bâtiments locatifs (3.500 m² soit 6% des surfaces immobilières dédiées à l’accueil d’entreprises). Elle se concentre essentiellement sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération, à proximité des pôles de services et des grands axes de desserte. On notera toutefois la présence d’un hôtel d’entreprises à Cavan sur l’Espace d’activités de Kerbiquet. Cet ensemble n’offre toutefois pas de services particuliers aux entreprises qui y sont hébergées. Aucune pépinière n’est recensée sur le territoire, à contrario des principaux pôles urbains du département (CABRI, CIDERAL, prochainement la CODI). Une étude départementale avait confirmé que les ateliers relais constituent un outil principalement développé par les Communautés rurales ou littorales. Ils permettent de suppléer partiellement l’insuffisance des locaux vacants et des initiatives privées. La présence de ce type de locaux sur la Communauté de Beg-Ar- C’hra ainsi que sur les communes de Plestin-les-Grèves et sur Lannion illustre cette analyse. Un taux d’occupation élevé Le taux d’occupation des bâtiments publics est élevé : 96% en moyenne sur le territoire du SCOT. Cette situation confirme l’opportunité des investissements publics et justifie la politique des collectivités en matière de développement de l’offre immobilière. On constate ainsi aujourd’hui que les surfaces locatives sont restreintes : 5 bâtiments publics seulement offrent des disponibilités. Ils sont exclusivement localisés sur les SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 33
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    communes de Lannionet de Cavan. Leur surface cumulée est d’environ 1.900 m². Ils sont dédiés à des activités artisanales, industrielles ou tertiaires. L’Espace Ampère à Lannion à, lui, vocation à accueillir des entreprises leader dans le domaine de l’image et des réseaux. En dédiant en grande majorité ses surfaces vacantes à des entreprises de taille ou de nature d’activités diverses, Lannion-Trégor Agglomération a mis en place une stratégie différente de celle constatée sur d’autres territoires, tels que la CABRI, qui réservent la quasi-intégralité de leurs projets publics à l’accueil d’activités spécifiques. 7.000 m² de surfaces en projet exclusivement localisés sur LTA D’ici à la fin du 1ier semestre 2009, plus de 7.000 m² de nouvelles surfaces dédiées à l’accueil d’entreprises devraient voir le jour sur le SCOT du Trégor. Il s’agit exclusivement de surfaces publiques localisées sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération. • A Plestin-les-Grèves, sur l’Espace d’activités du Châtel, Lannion-Trégor Agglomération prévoit l’extension sur 274 m² de l’atelier relais, soit une surface totale à terme du bâtiment de 1 474 m². Ce programme, dédié à l’accueil dune entreprise artisanale de production, devrait sortir de terre dans le courant du 1er semestre 2009. • A Lannion, sur le Parc d’acticités de Pégase, l’agglomération a entamé des travaux de requalification de l’Espace Volta (Ex. Lucent Technologie). 2 000 m², dores et déjà aménagés, vont accueillir prochainement des entreprises œuvrant dans les domaines de l’informatique et du laser. Les mètres carrés restant seront loués en bureaux individuels. L’étage du bâtiment, soit 1.000 m² supplémentaires, sera livré en fin d’année 2008 et sera dédié à des activités tertiaires. • L’Espace de Broglie, également localisé sur l’Espace d’activités de Pégase, est en cours de réhabilitation. 830 m² répartis sur 2 bâtiments pourront accueillir des entreprises artisanales ou industrielles à compter du 4ème trimestre 2008. • A Pleumeur-Bodou, sur le site du CTS, Lannion-Trégor Agglomération a lancé des travaux de requalification du bâtiment principal (5.000 m²) afin de créer une plateforme de formation et de démonstration sur le thème de la domotique. Les travaux devraient arriver à terme en fin d’année 2008. 5.000 m² supplémentaires devraient également être aménagés par la suite. Les prix de l’immobilier sur le SCOT du Trégor L’analyse a été réalisée à partir des informations fournies par les partenaires de Côtes d’Armor Développement. Les tarifs indiqués correspondent aux prix de négociation proposés par les loueurs ou les vendeurs. Les prix sont indiqués en € hors taxes par m² et par an (hors charges) en ce qui concerne la location et en € hors taxes par m² pour les biens proposés à la vente. Afin de se faire une meilleure idée des tarifs de négociation pratiqués, une répartition des prix a été faite par quartile, ce qui a permis de déterminer une fourchette «minimum/maximum» qui reflète l’état du marché des prix de l’immobilier sur le territoire du SCOT du Trégor. L’immobilier public L’échantillon est composé de 21 biens publics disponibles ou non sur le territoire du Trégor, à raison de 9 locaux à vocation tertiaire et 12 à vocation industrielle ou artisanale. Les loyers dans le public, entre 57 et 67 € HT/m²/an (hors charges) pour les bureaux et entre 39 et 42 € HT/m²/an (hors charges) pour les biens industriels, sont supérieurs aux prix pratiqués sur le département. Toutefois, on notera que le nombre de biens recensés sur les territoires du Centre Trégor, de Beg-Ar-C’hra et du Pays Rochois est restreint. Les valeurs indiquées ci-dessus sont, en conséquence, le reflet des prix pratiqués sur Lannion-Trégor Agglomération. Ceci explique, en partie, la supériorité des loyers par rapport à la moyenne départementale. Les charges, quant à elles, sont de l’ordre de 30 € HT/m²/ an pour les 2 types de biens. Elles varient toutefois en fonction de la qualité des prestations rendues aux entreprises hébergées et de l’ancienneté des locaux. Types de bâtiments SCOT du Trégor Département 22 Bâtiments Tertiaires Prix par tranche (€ HT / m² / an) 57 - 67 45 - 65 Prix moyen (€ HT / m² / an) 61,5 58 Bâtiments industriels Prix par tranche (€ HT / m² / an) 39 - 42 30 - 40 Prix moyen (€ HT / m² / an) 41,5 36 SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 34
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    L’immobilier privé La taillede l’échantillon et la qualité des informations renseignées par le secteur privé ne permettent pas de procéder à une analyse des prix de l’immobilier à vocation tertiaire et industrielle sur le territoire concerné. A titre informatif, vous trouverez, ci-dessous, un tableau présentant les prix pratiqués par le privé à l’échelle du département relatifs aux locaux récent (moins de 10 ans) ou anciens en bon état. Vente Location Bâtiments Tertiaires Prix par tranche (€ HT / m² / an) 650 - 850 80 - 90 Prix moyen (€ HT / m² / an) 780 82 Bâtiments industriels Prix par tranche (€ HT / m² / an) 180 - 380 25 - 50 Prix moyen (€ HT / m² / an) 295 34 SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 35
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    2 – Orientations,préconisations lieux Au terme de cet état des lieux partiel du territoire du SCOT Trégor, il est possible d’identifier un certains nombres d’objectifs et de priorités qui pourront servir de support aux débats au sein des différentes Commissions qui, à la fin de l’année 2008 et au cours de l’année 2009, vont travailler à l’élaboration du PADD et du DOG. 2.1 - Objectifs « Développement économique et industriel » • Conforter les filières traditionnelles (télécommunications, électroniques…) tout en favorisant le développement de technologies nouvelles. • Valoriser la Technopôle Anticipa ainsi que le Pôle de compétitivité «Images et réseaux» • Conforter les relations et synergies entre enseignement, recherche et entreprises. • Accompagner les PME et PMI issues des grands groupes sur le plan commercial (études de marché, commercialisation des produits…). • Acquérir une connaissance fine à la fois des compétences disponibles et des besoins des entreprises (meilleure réactivité par une action conjuguée de l’ensemble des acteurs en faveur de l’emploi). • Impliquer plus les entreprises « dans » le territoire (elles ont parfois une vision « mondiale » de l’économie mais pas assez locale !). • Identifier des « chevilles ouvrières » pour favoriser l’émergence de réseaux et lutter ainsi contre l’isolement (tendance à un fonctionnement autarcique d’une partie du tissu économique) et l’éparpillement de beaucoup d’entreprises et des énergies. • Impliquer les grands groupes dans des actions de promotion et de prospection coordonnées de l’ensemble des acteurs publics et privés. • Enrichir l’image du territoire qui fait encore trop référence, soit aux seuls grands groupes ou aux activités économiques historiques, soit au tropisme local, au tourisme familial… • Redécouvrir certains fondamentaux économiques (« sortir » intellectuellement de la période de prospérité économique passée fondée sur l’électronique et des télécoms) : prendre maintenant le « virage économique ». • Diversifier le tissu économique afin de le rendre moins dépendant de quelques secteurs d’activités ou de quelques établissements seulement (IAA…). • Limiter les risques d’émigrations résidentielles liés aux crises industrielles récurrentes et au déséquilibre entre la population active et les emplois offerts. • Conforter l’agglomération et affirmer son rôle de pôle complémentaire aux métropoles régionales (Rennes, Brest…). 2.2 - Objectifs « Infrastructures économiques et immobiliers » • Améliorer encore la qualité des infrastructures et des moyens de transport (fer, air, route) afin de compenser l’éloignement géographiques relatifs du Trégor. • Eviter l’éparpillement des activités économiques et le mitage du territoire en confortant les sites existants et en développant ainsi de véritables pôles économiques, symboles d’une économie dynamique et structurée. • Inscrire les projets dans une stratégie territoriale en mettant en place un schéma de développement des espaces d’activités et des produits immobiliers afin de définir et hiérarchiser les projets et mettre en place une stratégie foncière. • Procéder au transfert de l’ensemble des parcs d’activités du territoire sous maîtrise d’ouvrage intercommunale. • Conforter les capacités d’accueil d’entreprises de l’agglomération lannionaise et mener une réflexion sur une répartition spatiale équilibrée des espaces d’activités et des projets immobiliers en renforçant, en particulier, les sites situés au nord, nord-ouest de ce territoire. Envisager une spécialisation des parcs sur Lannion-Trégor Agglomération. SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 36
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    Renforcer l’offre immobilière et foncière au sud du territoire du SCOT. • Préserver les abords des grands axes routiers (RN12, RD 767) et améliorer l’insertion paysagère des espaces d’activités afin de préserver sur le long terme l’image du territoire, valoriser les entreprises implantées et améliorer le cadre de travail des salariés. • Mettre en place des outils et des moyens pour renforcer le travail d’animation économique (accueil d’entreprises, animation de zones…), en particulier sur les territoires ruraux. • Renforcer l’offre privée, notamment sur l’agglomération de Lannion, en travaillant en synergie avec des professionnels de l’immobilier d’entreprises, afin d’éviter un déséquilibre sur le marché. Un surplus d’offre publique risque, en effet, à terme, d’entraîner une baisse des prix sur le marché et in fine des difficultés pour les opérateurs privés à intervenir sur ce territoire. • Développer des structures d’accueil d’entreprises publiques, notamment à vocation industrielle ou artisanale, sur le sud du territoire du SCOT afin de compenser une offre privée relativement faible. 2.3 - Objectifs « Nautisme et plaisance » Etant donnés le contexte difficile de la pêche et la faible activité du secteur en matière halieutique (environ 3,5 M€ contre 11 M€ pour les entreprises du nautisme), les orientations à prendre sur le périmètre du SCOT doivent être tournées essentiellement vers les secteurs porteurs que sont la plaisance et le nautisme. Plusieurs axes méritent d’être approfondis dans cette voie : • Renforcer les capacités de mouillage particulièrement autour du Port de Perros-Guirec, seul port disposant d’une possibilité d’extension. • Aménager des ports à sec qui libéreront des places à flot actuellement occupées par des bateaux « ventouses » (La Zone de Toëno en Trébeurden pourrait, par exemple, convenir à ce type d’investissement). • Favoriser le carénage « écologique » des bateaux de plaisance : actuellement, il n’existe pas de zones de carénage spécifiquement adaptées aux nouvelles contraintes environnementales, des zones de nettoyage (à terre ou à flot) doivent être réalisées pour répondre à ce besoin. • Sur le plan développement des entreprises de la filière nautique, il paraitrait intéressant de renforcer les sites existants afin de constituer des « pôles » : la zone de Châtel en Plestin-les- Grèves, ou la zone de Lannion Pégase sud pourraient se prêter à ces initiatives. • Etude du développement de la pêche loisir sur la bande côtière (possibilité de construction de bateaux aluminium adaptés à ce type de pêche, mise en place de récifs artificiels spécifiques à certains types de poissons, guides de pêche issus de la filière pêche…). SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 37