SlideShare une entreprise Scribd logo
Contrôle de gestion
Professeur : M. FIKRI
med.fikri.2020@gmail.com
Filière : Sciences de Gestion
Notes de cours
Semestre 6
Section 1
Cycle : Licence fondamentale
Année universitaire 2023-2024
2
Pr. M. FIKRI
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
Plan du chapitre
I. Variabilité des charges
II. Marge sur coût variable
III. Seuil de rentabilité
IV. Méthode du coût variable
V. Méthode du coût direct
VI. Méthode du coût spécifique
3
Pr. M. FIKRI
I. Variabilité des charges
• La méthode des centres d’analyse permet de déterminer des coûts globaux et unitaires par produit (ou
objet de coût);
→ La méthode du coût complet est jugée peu opérationnel en cas de prévision des résultats futurs
Supposons que l’année prochaine, l’entreprise espère une croissance de son chiffre d’affaires de 10%,
Quel serait son impact sur les coûts et les résultats?
• La réponse nécessite une analyse de la variabilité des charges incorporées aux coûts des produits vendus…
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
4
Pr. M. FIKRI
❖ Application 01
Soit un atelier de perçage de la société SUDER-SETTAT, dans lequel est percée une pièce industrielle métallique qui entre
dans la fabrication d’une installation technique. Les charges supportées par l’atelier se présentent ainsi :
▪ Le coût des matières premières utilisées est de 02 DH par pièce percée. Et le temps de perçage par pièce est de 3 min.
▪ Deux ouvriers travaillent chacun sur un poste de perçage avec un salaire mensuel de 6 000 DH auquel s'ajoutent 50 % de
charges sociales.
▪ Chaque poste de travail peut, compte tenu des temps morts, avoir une production mensuelle maximale de 3 000 pièces.
▪ L'amortissement d'un poste de travail génère une charge mensuelle de 10 000 DH.
▪ Les autres charges de l'atelier correspondent aux montants suivants dans différentes hypothèses de niveaux d'activité :
T.A.F : a. Quelles sont les charges qui ne varient pas quelle que soit la production ?
b. Quelles sont les charges qui varient proportionnellement à la production ?
c. Quelles sont les charges qui varient en fonction de la production sans proportionnalité ?
Production mensuelle 3 000 4 000 5 000 6 000
Autres charges 1 600 2 000 2 400 2 800
I. Variabilité des charges
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
5
Pr. M. FIKRI
Une analyse de la variabilité des charges
en fonction de l'activité.
❑ Des charges qui ne varient pas quel que soit en
effet le niveau de la production. Par exemple :
amortissements, charges de personnel.
→ Charges fixes ou de structure
Charges
Fixes
Variables
Semi-variables
I. Variabilité des charges
Principe : Les charges n’ont pas le même
comportement face au niveau de l’activité
de l’entreprise.
❑ Des charges qui varient proportionnellement à
la production. Par exemple : la consommation
de matières première.
→ Charges variables ou opérationnelles
❑ Des charges qui varient en fonction de la production sans
qu'il y ait une proportionnalité. Exemple : salaire + primes.
→ Charges semi-variables.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
6
Pr. M. FIKRI
❖ Application 02 (suite à l’application 01)
Par rapport aux différents niveaux d'activité envisagés, complétez le tableau ci-après relatif aux charges variables (ou opérationnelles),
c'est-à-dire dans notre exemple les matières premières consommées (2 DH par pièce) et présentez la fonction qui exprime la variabilité des
charges variables en fonction de « x » :
On peut exprimer ces charges en fonction de « x » ; « x » désignant la production mensuelle.
Production mensuelle « x » 3 000 4 000 5 000 6 000
Charges variables « y1 »
Charges variables par unité « y2»
Charges variables totales en fonction de x : y1 = 2 x
Charges variables unitaires en fonction de x : Y2 = 2
1.1. Charges variables
I. Variabilité des charges
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
7
Pr. M. FIKRI
❖ Application 03 (suite à l’application 01)
Complétez le tableau suivant et tracez les graphiques correspondants :
Production mensuelle « x » 3 000 4 000 5 000 6 000
Charges fixes « y1 »
Charges fixes par unités « y2»
1.2. Charges fixes
Charges fixes totales en fonction de « x » : Y1 = 38 000
Charges fixes unitaires « y2 » en fonction de « x » : y2 = 38 000/x
I. Variabilité des charges
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
8
Pr. M. FIKRI
On décompose les charges semi-variables ci-dessous en charges fixes et charges variables. Donc, on doit avoir : y = ax + b.
A ce titre, on tient les deux premières valeurs de x et on écrit :
2 000 = 4 000 a + b et 1 600 = 3000 a + b ; et par soustraction on obtient : 400 = 1000 a, donc : a = 0,4 et b = 400. Ceci est aussi valable pour
les autres données, d’où : y = 0,4 x + 400
Ainsi, les charges semi-variables contiennent :
- 400 DH de charges fixes
- 0,4 DH de charges variables unitaires.
Production mensuelle « x » 3 000 4 000 5 000 6 000
Autres charges « y » 1 600 2 000 2 400 2 800
1.3. Charges semi-variables
I. Variabilité des charges
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
9
Pr. M. FIKRI
Juste après avoir ventilé les charges semi-variables en charges fixes et charges variables, on regroupe la totalité des charges en charges fixes
et charges variables.
.
Production mensuelle x 3 000 4 000 5 000 6 000
Charges fixes
Charges variables
Coût total y1
Coût unitaire y2
Coût total y, en fonction de x : y1= 2,4 x + 38 400
Remarque :
- L’intersection de la droite avec l’axe des ordonnées correspond
à la valeur des charges fixes.
- La pente de la droite correspond au coût variable unitaire
1.4. Charges totales
I. Variabilité des charges
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
10
Pr. M. FIKRI
- Cette fonction est représentée par une hyperbole.
- La baisse du coût unitaire lorsque l'activité augmente apparaît
sur le graphique ci-dessus
Coût unitaire y2 en fonction de x : y2= 2,4 + (38400/x)
1.4. Charges totales
I. Variabilité des charges
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
11
Pr. M. FIKRI
1.5. Changement de la structure de production
I. Variabilité des charges
On suppose que l'on envisage maintenant une production supérieure à 6 000 unités par mois. Il convient alors de modifier
la structure de production en créant un poste de travail supplémentaire. On peut supposer que le coût de ce poste est
équivalent, en salaires et en amortissement, au coût de chacun des deux postes précédents ; la partie fixe des charges
semi-variables ne sera pas modifiée par la création de ce nouveau poste.
o La production peut maintenant varier jusqu’à 9 000 unités.
o Les charges de structure augmentent de 19 000 DH au-delà de 6 000 pièces. Les charges variables restent à 2,4 DH par
unité. On en déduit le tableau suivant :
Production mensuelle x 3 000 4 000 5 000 6 000 7 000 8 000 9 000
Charges fixes 38 400 38 400 38 400 38 400
Charges variables 7200 9600 12000 14 400
Coût total y1 45 600 48 000 50 400 52 800
Coût unitaire y2 15,2 12 10,08 8,8
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
12
Pr. M. FIKRI
I. Variabilité des charges
Variation du coût total y1 en fonction de x Variation du coût unitaire y2 en fonction de x
Remarque : Le passage au seuil de 9 000 unités, qui nécessite un changement de structure,
fait apparaître une discontinuité sur les courbes de coût total et de coût unitaire.
1.5. Changement de la structure de production
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
13
Pr. M. FIKRI
I. Variabilité des charges
- Sont proportionnelles au niveau d’activité.
- Niveau d’activité : Production, Chiffre d’Affaires, nombre des unités d’œuvre…
- Exemple : achats de marchandises, achats de M.P et fournitures, consommations d’énergie et une
partie des charges de personnel…
- Sont des charges qui restent indépendantes du niveau d’activité. Elles sont liées à la structure de
l’entreprise.
- Exemple : dotations aux amortissements, charges locatives, intérêts, une partie des charges de personnel…
- Les charges fixes totales sont constantes (pour une structure de production donnée) et les charges
fixes unitaires sont variables.
Charges fixes
(ou de structure)
Charges
variables
(ou opérationnelles)
- Elles comportent un montant fixe, lié à la structure de l’entreprise, et un montant variable,
proportionnel à l’activité de l’entreprise.
- Exemple: La rémunération des commerciaux contient :
✓ Une partie fixe, qui leur est attribuée quel que soit le montant des ventes réalisées ;
✓ Une partie variable, correspondant à des commissions proportionnelles au CA qu’ils réalisent.
Charges semi-
variables
Equation → y = ax
Equation → y = b
Equation → y = ax + b
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
14
Pr. M. FIKRI
I. Variabilité des charges
❖ Application 04
La société AR-MA a une activité commerciale qui se répartit entre rayons alimentaires et autre rayons. Supposons que
l’analyse de son résultat global sur les trois dernières années nous ait conduit à présenter le tableau suivant :
N-2 N-1 N
CA 3 750 000 3 700 000 3 900 000
Coût d’achat 3 028 846 2 988 462 3 150 000
Marge sur coût d’achat
Charges de personnel 496 150 494 868 500 000
Autres charges 73 000 73 000 73 000
Travail à faire
1- Calculez la marge sur coût d’achat
2- Déterminez les équations des charges variables, des charges fixes et des charges semi-variables
3- Déterminez l’équation des charges totales
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
15
Pr. M. FIKRI
I. Variabilité des charges
1.6. Limites de l’analyse de la variabilité des charges
❑ Charges fixes
▪ L’hypothèse du caractère constant des charges de structure est basée sur une structure de production fixe → Pour cette
raison, certains auteurs les appellent les « coûts de capacité ».
▪ En cas d’une variation importante de l’activité de l’entreprise, on peut être amené à faire évoluer cette capacité
→ l’hypothèse de constance des charges fixes n’est pas alors vérifiée !
▪ Le caractère constant des charges fixes peut être vérifié seulement à court terme. Les charges de personnel fixes par
nature peuvent connaître une modification en fonction de la réglementation ou de la politique RH de l’entreprise…
▪ Charges variables
▪ La proportionnalité des charges variables n’est souvent qu’une approximation : effet du volume sur les prix d’achat,
coût des heures supplémentaires…
▪ Le critère retenu pour la variabilité des charges est unique (CA, quantité produite…), quel taux de marge à retenir en
cas d’activités différentes?
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
16
Pr. M. FIKRI
I. Variabilité des charges
1.7. Intérêts de l’analyse de la variabilité des charges
Même s’il convient d’exercer un regard critique sur certaines hypothèses sous-jacentes, l’analyse de la variabilité des
charges est un outil de gestion important qui permet :
❖ d’éclairer les choix de gestion à court terme ;
❖ d’établir des prévisions de résultat, en envisageant différentes hypothèses de niveau d’activité.
❖ d’évaluer les conditions de rentabilité de l’entreprise et de mesurer le risque lié à son exploitation.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
17
Pr. M. FIKRI
II. Marge sur coût variable
o Définition et expression mathématique
- La marge sur coût variable (MCV) est la différence entre le chiffre d’affaires (CA) et le coût variable (CV) :
- Le taux de marge sur coût variable est donné par la formule suivante :
CV
CA
MCV −
=
- Le taux de marge sur coût variable est un paramètre fondamental pour le management d’une entreprise.
- Il permet de déterminer le résultat de l’entreprise :
TMCV =
𝑀𝐶𝑉
𝐶𝐴
* 100
Résultat =
TMCV ∗ CA
100
- CF
?
Seuil de
rentabilité
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
18
Pr. M. FIKRI
II. Marge sur coût variable
▪ La Société INFO-BERRECHID distribue auprès de revendeurs d’une région du matériel informatique importé.
Le coût d'achat (transport, taxes, etc.) représente 60 % du prix de revente.
▪ Les représentants sont rémunérés en partie par une commission de 5 % sur le chiffre d'affaires. Les autres
charges, d'un montant annuel de 525 000 DH, sont des charges de structure.
▪ Le chiffre d'affaires réalisé l'année N a été de 2 000 000 DH.
TAF : Déterminer le résultat R en fonction du chiffre d’affaires. En déduire le résultat de l’année.
❖ Application 05
❖ Application 05 (correction)
▪ Détermination du résultat R en fonction du chiffre d’affaires :
▪ Calcul du résultat R de l’année N :
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
19
Pr. M. FIKRI
II. Marge sur coût variable
Une entreprise industrielle fabrique et commercialise trois produits : A, B et C.
▪ Au cours de cette année, elle a vendu :
- 700 produits A à un prix unitaire de 340 DH
- 600 produits B à un prix unitaire de 400 DH
- 400 produits C à un prix unitaire de 350 DH
▪ Les coûts variables unitaires respectifs sont de : 160 DH, 340 DH et 230 DH.
▪ Les charges fixes s’élèvent à 119 000 DH.
TAF : Présenter le compte de résultat différentiel. Commentez !
❖ Application 06
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
20
Pr. M. FIKRI
II. Marge sur coût variable
❖ Application 06 (solution)
Produit A Produit B Produit C Total %
CA
(-) Charges variables
Marge sur coût variable
Taux de MCV
(-) Charges fixes
Résultat
Commentaire :
Tableau du résultat différentiel
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
21
Pr. M. FIKRI
III. Seuil de rentabilité
❖Le seuil de rentabilité de l'entreprise correspond au niveau du chiffre d'affaires pour lequel elle couvrirait la totalité de ses
charges sans bénéfice ni perte (résultat = 0).
❖On parle également du chiffre d’affaires critique.
Seuil de
rentabilité
CF
MCV =
SR =
CF
TMCV
* 100
3.1. Définition et formules
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
III. Seuil de rentabilité
❖ Application 07
Les charges de structure d’une entreprise s’élèvent à 450 000 DH, sachant que l’activité de l’entreprise génèrent
un taux de marge sur coût variable de 30%, déterminez le seuil de rentabilité mathématiquement et graphiquement.
❖ Application 07 (correction)
22
Pr. M. FIKRI
………………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………..
3.1. Définition et formules
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
23
Pr. M. FIKRI
III. Seuil de rentabilité
❖ Si on admet que le CA est régulièrement réparti sur l'année, on peut calculer la date à laquelle est atteint le seuil de
rentabilité : point mort ou date critique =
𝟑𝟔𝟎 𝒋 ∗ 𝑺𝑹
𝑪𝑨
❖ Plus la date est située tôt dans l’année, moins le risque est élevé.
❖ Si l’activité de l’entreprise n’est pas régulière, on utilise des coefficients saisonniers pour estimer cette date.
3.2. Seuil de rentabilité et temps
❖ Application 08
I. Déterminez le point mort pour la situation suivante : CA annuel est de 39 000 DH, le seuil de rentabilité est égal à
28 380 DH (CA est régulier sur l’année).
II. Déterminez la date d’obtention du seuil de rentabilité en tenant en compte les coefficients de saisonnalité ci-après.
Mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Total
Coeff. 7% 7% 8% 9% 10% 11% 5% 4% 9% 10% 11% 11% 100%
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
24
Pr. M. FIKRI
III. Seuil de rentabilité
3.2. Seuil de rentabilité et temps
❖ Application 08 (correction)
I. Situation 1 :
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
II. Situation 2 :
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Total
Coeff. 7% 7% 8% 9% 10% 11% 5% 4% 9% 9% 10% 11% 100%
CA 3 9000
CA cumulé -------
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
III. Seuil de rentabilité
3.3. Seuil de rentabilité et modification des conditions d’exploitation : Modification de structure
En se basant sur les données de l’application 07, on suppose que les charges fixes ont connu une augmentation de
100 000 DH, quel serait le seuil de rentabilité?
…………………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………....
………………………………………………………………………………………………………....
………………………………………………………………………………………………………....
………………………………………………………………………………………………………....
❖ Application 09
25
Pr. M. FIKRI
❖ Application 09 (solution)
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
26
Pr. M. FIKRI
III. Seuil de rentabilité
▪ Le seuil de rentabilité représente l’activité minimale que l’entreprise doit réaliser pour ne pas faire de perte.
▪ C’est un indicateur qui lui permet d’appréhender les risques encourus par l’entreprise
▪ En se basant sur le seuil de rentabilité, le gestionnaire peut déterminer la marge de sécurité de son activité
▪ Elle représente le montant du CA qui peut être supprimé par une conjoncture défavorable sans entraîner de pertes pour
l’entreprise.
▪ Plus la valeur de la MS est élevée, plus le risque est faible :
▪ Le risque est étroitement lié à la part des charges de structure dans les charges totales.
▪ Le calcul de la MS est généralement accompagné de celui de l’indice de sécurité :
▪ L’IS exprime la position de l’entreprise par rapport au seuil de rentabilité. Plus cet indice est proche de 100 plus le risque
pour l’entreprise est faible.
3.4. Seuil de rentabilité et risque d’exploitation
MS = CA – Seuil de rentabilité
IS = [(CA − SR) / CA] * 100
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
27
Pr. M. FIKRI
III. Seuil de rentabilité
3.5. Limites du seuil de rentabilité
Hypothèses sous-jacentes :
o Des charges de structure indépendantes du volume d’activité.
o Des charges opérationnelles strictement proportionnelles à ce volume d’activité.
Mais…
→ Modification des charges de structure en cas variations importantes de l’activité
→ Non proportionnalité des charges variables en fonction de la politique commerciale, la concurrence et le progrès technique
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
28
Pr. M. FIKRI
III. Seuil de rentabilité
Application 10
À la fin de l’exercice N, la société MTM a représenté graphiquement son seuil de rentabilité pour l’année, sous la forme
suivante (données en KDH) :
Travail demandé :
1. Calculez le résultat de l’année N
2. Calculez la marge de sécurité et l’indice de sécurité.
3. Sachant que les ventes sont régulièrement réparties dans
l’année, déterminez la date d’obtention du seuil de
rentabilité.
4. Pour l’exercice N+1, on prévoit un accroissement du CA de
10% et une diminution du coût variable par dirham de CA de
5%. Déterminez le résultat prévisionnel de l’année N + 1.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
29
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
4.1. Rappel et principe
❑ Les charges en comptabilité de gestion peuvent être classées en :
→ Charges directes et indirectes
→ Charges fixes et variables
Selon la méthode de calcul des coûts le ou les types de charges prises en compte diffèrent. La non prise en compte de
toutes les charges dans le calcul des coûts fait référence à la notion de coût partiel (Vs Coût complet)
❑ Un coût variable est un coût partiel constitué uniquement des charges directes et indirectes qui varient avec le volume
d’activité.➔ Charges variables ou opérationnelle.
Charges Directes Indirectes
Variables Matières premières, composants, MOD
intérimaire...
Électricité, énergie, lubrifiants, liquides
de refroidissements...
Fixes
Dotation aux amortissements, loyers
d’un équipement dédié exclusivement à
un produit, rémunération du personnel
affecté à un produit...
Dotations aux amortissements, loyers
d’un équipement commun servant à
plusieurs produits, rémunération du
personnel d’encadrement...
Coût variable comprend
les charges variables
directes et indirectes :
les cases coloriées
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
30
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
4.1. Rappel et principe
❑ Les charges fixes ne sont pas réparties par produit, elles sont traitées globalement pour la détermination du résultat.
❑ La méthode du coût variable exclut, au niveau des coûts unitaires, l’incidence des charges fixes lors des variations
d’activité.
❑ Elle est particulièrement appropriée lorsque les coûts fixes sont faibles
❑ La méthode du coût variable fait référence au Direct-Costing qu’il ne faut confondre avec le coût direct.
❑ Cette méthode fournit des coûts unitaires sur lesquels les variations de niveau d'activité n'ont pas d'incidence.
❑ La différence entre les prix de ventes et les coûts variables unitaires correspond à la marge sur coût variable unitaire.
❑ Leur somme constitue la marge sur coûts variables globale de l'entreprise et sa confrontation avec les charges fixes
permet de dégager le résultat.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
31
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
4.1. Rappel et principe
❑ Cette méthode permet deux points d’analyse sur lesquels les dirigeants doivent être vigilants:
o Les MCV dégagées doivent être positives.
o La MCV globale doit couvrir les CF afin de dégager un résultat d’exploitation positif.
MCVi = Ci – CVi
R= Somme MCVi - CFT
Avec :
C : CA
V : CV
M : MCV
F : CF
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
32
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
4.2. Compte de résultat différentiel
❑ Les calculs de coûts variables, de marges sur coût variable et de résultats se présentent dans un
tableau intitulé compte de résultat différentiel.
❑ Dans cette méthode de coût, les stocks sont évalués au coût variable. Si un stock final apparaît, il y aura une
différence entre le résultat obtenu et le résultat comptable obtenu dans la méthode du coût complet. Cette
différence correspond à la part de charges fixes incluses dans les stocks en coût complet.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
33
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
4.2. Compte de résultat différentiel
❑ Chiffre d’affaires : 8 000 DH.
❑ Stock initial (SI) de produits finis : 80 unités − Stock final (SF) : 200 unités.
❑ En N : Coût variable unitaire : 5 DH - Coût fixe unitaire : 3 DH, donc coût complet : 8 DH.
❑ En (N-1) : Coût variable unitaire : 5 DH − Coût fixe unitaire : 2 DH, donc coût complet : 7 DH.
❑ Charges de production (les seules charges de cet exercice) : 7 000 DH, donc charges variables : 4 500 DH et charges fixes : 2 500 DH
Compte de
résultat de la
comptabilité
financière
Compte de
résultat
différentiel
❑ Application 11
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
34
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
4.3. Intérêt de la méthode
❑ Plus pertinente si la part des charges variables est importante dans la structure des coûts.
❑ Facilite les prévisions si les conditions d’exploitation restent les mêmes : établissement du budget prévisionnel.
❑ Aide à la prise de décisions commerciales : accepter ou non une commande.
❑ Apprécier les performances des centres opérationnels : la mesure de performance porte sur l’analyse des CV.
❑ Prendre des choix relatifs aux gammes de produits : maintenir ou non un produit, choisir entre plusieurs produits.
❑ Calculer le risque d’exploitation.
4.4. Limites de la méthode
❑ Sa pertinence est limitée à un horizon à très court terme.
❑ Le coût variable ne peut servir de référence lorsque les décisions à prendre peuvent avoir une incidence sur les
charges de structure. Dans ce cas là, la méthode du coût spécifique est plus pertinente que celle du coût variable.
❑ En cas de l’importance des charges de structures.
❑ Il ne permet pas une évaluation des stocks conforme aux règles comptables.
❑ Les stocks doivent être évalués au coût complet.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
35
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
❑ Application 12
L’entreprise ELWARDI commercialise une gamme de smartphones qui présente les caractéristiques suivantes :
▪ Volume annuel de ventes : 5 000 unités avec un prix moyen de vente HT de 4 000
▪ Le prix d’achat unitaire HT est de 1 500. À ce prix, s’ajoutent les coûts d’approvisionnement représentant 10% du prix
d’achat.
▪ Les commerciaux touchent une commission sur vente de 30%. Des charges s’élevant à 4 000 000 DH comprennent les
loyers du local commercial, les salaires et charges du personnel administratif et de direction et des honoraires divers.
▪ Il n’y a pas de stock.
TAF :
1- Déterminez le montant des charges variables et des charges fixes.
2- Calculez la marge sur coût variable totale, la marge sur coût variable unitaire ainsi que le taux de marge sur coût
variable.
3- Déterminez le résultat d’exploitation et le taux de rentabilité.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
36
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
❑ Application 12 (correction)
1- Détermination du montant des charges variables et des charges fixes.
▪ Charges variables = …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
=…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
▪ Charges fixes = ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
2- Calcul de la marge sur coût variable totale (MCV), de la marge sur coût variable unitaire (MCVU) et du taux de marge
sur coût variable (TMCV).
▪ MCVT= …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
▪ MCVU= ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
▪ TMCV= …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
3- Détermination du résultat d’exploitation et du taux de rentabilité.
▪ Résultat d’exploitation = ………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
▪ Taux de rentabilité = ……………………………………………………………………………………………………….………………………………………………
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
37
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
❑ Application 13
AMBLIMONT est une entreprise industrielle qui produit des jeux de société pour adultes. Ses clients sont principalement
des grandes surfaces. On vous communique les données suivantes:
À partir des chiffres de l’année N-1 et d’autres paramètres, les prévisions pour l’année à venir ont été établies comme suit:
✓ Production annuelle : 30 000 unités;
✓ Prix de vente unitaire TTC: 864 DH;
✓ Charges variables unitaires hors taxes de matières premières et autres approvisionnements: 360 DH;
✓ Charges variables unitaires de main-d’œuvre : 60 DH;
✓ Montant total annuel des charges fixes : 6 750 000 DH;
✓ Le taux de TVA pratiqué est de 20%
TAF : A l’aide du tableau ci-dessous, calculez le résultat d’exploitation de cette entreprise en mettant en évidence la
marge sur coût variable totale, unitaire et le taux de marge.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
38
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
❑ Application 13 (correction).
Eléments Calculs Montants %
CA
CV MP et autres approv.
CV MOD
CV total
MCV
Charges fixes
RT d’exploitation
Taux de rentabilité
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
39
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
❑ Application 14
L’entreprise POURRU commercialise des barres de chocolat vitaminées sur tout le territoire marocain qu’elle achète à des
producteurs spécialisés. Elle souhaite étudier la rentabilité de ses canaux de distribution, à savoir: les GMS (grandes et
moyennes surfaces), les CHR (cafés, hôtels, restaurants) ainsi que les DA (distributeurs automatiques) mis en place dans
des collectivités (écoles, entreprises, lieux publics).
Vous disposez du tableau de données suivant :
GMS CHR DA
Volume de vente 10 000 1 000 5 000
Prix de vente Moyen 20 25 30
CV de production 100 000 10 000 50 000
CV de distribution 15 000 10 000 40 000
Coûts fixes 140 000
TAF :
1. Calculez la MCV totale, unitaire et le taux de marge des différents canaux de distribution.
2. Écrivez l’équation dépendante des volumes de vente qui définit le montant total de la MCV.
3. Si vous pouviez vendre 1000 barres supplémentaires, quel canal de distribution auriez-vous intérêt à utiliser? Précisez l’indicateur
que vous utiliserez pour prendre votre décision; ses avantages et inconvénients.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
40
Pr. M. FIKRI
IV. Méthode du coût variable
❑ Application 14 (correction)
2. Ecriture de l’équation :
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
………………………………………………………………..
3. Détermination du canal à utiliser :
………………………………………………………………..………………………………………………………………….……………………………………………………………….
………………………………………………………………..………………………………………………………………….……………………………………………………………….
………………………………………………………………..………………………………………………………………….……………………………………………………………….
………………………………………………………………..………………………………………………………………….……………………………………………………………….
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
41
Pr. M. FIKRI
V. Méthode du coût direct
❑ Rappel : la distinction charges directes / indirectes repose sur la possibilité ou non d’affecter sans ambiguïté des charges
aux coûts des produits.
Charges Directes Indirectes
Variables
Fixes
Charges éclairées par la méthode
Charges ignorées par la méthode et à
couvrir par la marge dégagée
❑ Principe de la méthode : le contrôleur de gestion sépare les charges de l’entreprise selon qu’elles sont affectables sans
ambiguïté (charges directes) ou non (charges indirectes). Les charges indirectes constituent alors une masse non
exploitée faute de savoir les imputer avec pertinence.
❑ Par la suite, on calcule une marge sur coûts directs :
5.1. Rappel et principe
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
42
Pr. M. FIKRI
V. Méthode du coût direct
❑ Elle est réservée aux entreprises disposant d’une prépondérance des charges directes et, donc, pour lesquelles la masse
de charges non exploitée (indirectes) sera limitée.
❑ Les charges indirectes représentent un poids quasiment négligeable et réclameraient pour leur traitement du temps et
des choix technico-comptables certes réfléchis mais discutables.
❑ Exemple : pour un hypermarché, l’imputation avec pertinence des charges indirectes (loyers, mobilier de présentation,
postes de caisse, masse salariale...) est difficile car celui-ci offre jusqu’à 100 000 références d’article à sa clientèle...
5.2. Utilisation de la méthode
La méthode du coût directe est très simple et rapide.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
43
Pr. M. FIKRI
V. Méthode du coût direct
Un chausseur souhaite analyser rapidement et simplement les gammes de produits proposés à sa clientèle. Sa
marchandise est présentée dans trois espaces distincts de sa boutique correspondant aux trois segments de clientèle
identifiés : homme, femme, enfant. Il vous communique les informations suivantes :
▪ Le CA annuel réalisé par segment s’élève respectivement à 7 000, 7 600 et 4 800 KDH.
▪ Les achats de marchandises à 4 800, 4 750 et 2 600 KDH
▪ Le coût des vendeuses à 300, 320 et 240 KDH
▪ Les dotations aux amortissements des équipements d’exposition sont passées pour un montant de 160, 220 et 100 KDH.
▪ Le coût du caissier à 220 KDH.
▪ Le salaire du directeur à 500 KDH.
▪ Les dotations aux amortissements à 600 KDH.
▪ Les loyers à 160 KDH.
▪ Les autres charges (publicité, transport, entretien, chauffage...) à 1600 KDH.
T.A.F : Calculer les coûts directs et marges sur coûts directs des produits destinés aux 3 segments. Indiquer le segment le
plus contributif à la couverture des charges communes et celui à développer.
Application 15
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
44
Pr. M. FIKRI
V. Méthode du coût direct
Application 15 (correction) Homme Femme Enfant Total
CA
Coût d’achats
Force de vente
DAP équipement
Coûts directs
Marge sur coûts directs
Taux de marge sur coûts directs
Contribution aux charges communes
Caissier
Directeur
DAP
Loyers
Autres charges
Total charges communes
Résultat analytique
❑ Le
❑ :
❑ :
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
45
Pr. M. FIKRI
VI. Méthode du coût spécifique
❑ Le Direct-Costing évolué ou méthode du coût spécifique ou méthode des marges et apports par produit est un
prolongement de la méthode du coût variable ou Direct Costing simple.
❑ La méthode incorpore, outre les charges variables, les charges fixes spécifiques, directes à une activité ou à un
produit.
❑ La méthode du coût spécifique permet de
dégager une marge sur coût spécifique (MCS)
dénommée aussi marge de contribution,
différence entre le chiffre d’affaires (CA) et le
coût spécifique (CS).
❑ Le coût spécifique s’entend du coût variable
auquel sont rajoutées les charges fixes
spécifiques, directes aux produits, aux activités
Charges Directes Indirectes
Variables
Fixes
Charges éclairées par la méthode
Charges ignorées par la méthode et à
couvrir par la marge dégagée
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
46
Pr. M. FIKRI
VI. Méthode du coût spécifique
Des indicateurs d’analyse peuvent être calculés :
→ Le taux de marge sur coût spécifique qui mesure la part de marge dégagée par l’activité pour 1 DH de chiffre d’affaires :
[(MCS)/CA]*100
→ La part contributive de l’activité à la marge sur coût spécifique qui évalue la contribution de l’activité au niveau de la
marge sur coût spécifique globale : [MCS d’une activité /MCS Global ]*100
→La contribution de l’activité à la couverture des charges fixes communes : [ MCS d’une activité / CF communes ]*100
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
47
Pr. M. FIKRI
VI. Méthode du coût spécifique
Intérêts de la méthode
❑ La prise de décision concernant le maintien ou l’abandon d’un produit, d’une activité;
❑ Favoriser le regroupement des charges par centre de responsabilité et d’apprécier les responsabilités dans
le cadre d’une structure décentralisée.
Limites de la méthode
❑ Ne prend pas en compte toutes les charges
❑ Ne permet pas de fixer un prix de vente
❑ Ne permet pas de valoriser les stocks du bilan
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
48
Pr. M. FIKRI
VI. Méthode du coût spécifique
❑ Application 16
❑ Une entreprise vous communique les éléments suivants concernant trois produits fabriqués :
❑ Les charges fixes communes s’élèvent à 65 000 DH
TAF : Présenter le compte d’exploitation analytique en coûts spécifiques. Quelle décision prendre ?
…………………………………………….................
…………………………………………….................
…………………………………………….................
…………………………………………….................
…………………………………………….................
…………………………………………….................
…………………………………………….................
…………………………………………….................
…………………………………………….................
…………………………………………….................
…………………………………………….................
…………………………………………….................
❑ Application 16 (correction)
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
49
Pr. M. FIKRI
VI. Méthode du coût spécifique
❑ Application 17
❑ Une entreprise fabrique et vend des sweats (S) et des Tee-Shirts (T) à El Jadida et Marrakech.
❑ Elle pense vendre 8 000 S et 1 500 T à Marrakech. Les ventes attendues à El Jadida sont de 2 000 S et 1 000 T.
❑ Les coûts sont calculés sur la base de 10 000 S et 2 500 T.
❑ Les charges variables de distribution pour Marrakech et El Jadida sont de 5% du CA. Les charges fixes de distribution de
Marrakech sont de 1 500 000 DH et celles d’El Jadida de 1 200 000 DH. Les charges fixes indirectes sont de 100 000 DH.
❑ Les frais généraux sont de 50 000 DH.
Question : La société doit-elle continuer à commercialiser ces produits dans les deux villes ?
S T Commune
PVU 1 200 800
CVU 800 500
CFT de production 50 000 100 000 200 000
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
50
Pr. M. FIKRI
VI. Méthode du coût spécifique
❑ Application 17 (correction)
Marrakech El Jadida
Chiffres d’affaires
S
T
CV de production
S
T
CV de distribution
S
T
CF indirectes de Di
M/CS
Le point de vente d’El Jadida est gardé
M/Cs globale
CF de production
CF indirectes de distribution
Frais généraux
Résultat
Le point de vente d’El Jadida n’est pas gardé
M/Cs globale
CF de production
CF indirectes de distribution
Frais généraux
Résultat
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
51
Pr. M. FIKRI
✓ En conclusion, il faut étudier la structure des charges de l’entreprise pour choisir quelle méthode adopter
parmi les coûts partiels ainsi précités. Ces méthodes sont intéressantes pour procéder à des simulations et prendre
des décisions. Enfin, comme le résultat n’est pas calculé par produit ou activité, ces méthodes ne permettent pas de
fixer un prix de vente.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
52
Pr. M. FIKRI
Test de connaissance
I. Cochez vrai ou faux
a. Le coût variable unitaire est fixe tandis que le coût fixe unitaire est variable. Vrai ⃝ ; Faux ⃝
b. Le taux de rendement d’un produit est calculé par la formule : (Résultat / CA) * 100. Vrai ⃝ ; Faux ⃝
c. Lorsque l’indice de sécurité est loin de 100%, le risque d’exploitation est important. Vrai ⃝ ; Faux ⃝
d. Les CF = 100 000 DH; les CV = 280 000 DH; CA = 440 000 DH; le SR = 275 027,5 DH. Vrai ⃝ ; Faux ⃝
e. Point mort ou date critique : date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint. Vrai ⃝ ; Faux ⃝
f. Les coûts fixes spécifiques = les coûts fixes directs. Vrai ⃝ ; Faux ⃝
g. Marge sur coûts spécifiques = marge sur coûts variables - coûts fixes directs. Vrai ⃝ ; Faux ⃝
h. Pour la méthode du coût variable, les coûts fixes sont calculés globalement. Vrai ⃝ ; Faux ⃝
i. La méthode du coût spécifique est plus précise que celle du coût variable. Vrai ⃝ ; Faux ⃝
II. Cochez la ou les bonnes réponses
1. Pour une entreprise de commerce de détail, la meilleure méthode de calcul des coûts est :
a. la méthode des coûts directs
b. La méthode des coûts variables
c. La méthode des coûts spécifiques
2. Le coût variable comprend :
a. Les charges variables directes
b. Les charges variables indirectes
c. Les charges fixes directes
d. Les charges fixes indirectes
III. La vente de 10 000 produits génère une MCV de 850 000 DH. Les coûts fixes spécifiques s’élèvent à 1 000 000 DH.
Calculez la marge totale et unitaire sur CS. Discutez la décision à prendre.
II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique

Contenu connexe

Similaire à Cours CDG - Chapitre 02 -.pdfkodkllzlmmk

comptabilité analytique methode du cout complet
comptabilité analytique methode du  cout completcomptabilité analytique methode du  cout complet
comptabilité analytique methode du cout complet
mohcine chekkour
 
Comptabilité analytique
Comptabilité analytiqueComptabilité analytique
Comptabilité analytique
Riadh Aissa Mohamed
 
Le controle budgétaire
Le controle budgétaireLe controle budgétaire
Le controle budgétaire
Jamal Yasser
 
Chapitre 01 analyse des charges
Chapitre 01 analyse des  chargesChapitre 01 analyse des  charges
Chapitre 01 analyse des charges
Koffi KONAN
 
Crentre danalyse application
Crentre danalyse applicationCrentre danalyse application
Crentre danalyse application
Tazi Ghita
 
Analyse financiere
Analyse financiereAnalyse financiere
Analyse financiere
Rachid Rochdi
 
Analyse financiere
Analyse financiereAnalyse financiere
Analyse financiereMéhdi Tàzi
 
Cours comptabilite-gestion ahsan cours et exercices
Cours comptabilite-gestion ahsan cours et exercicesCours comptabilite-gestion ahsan cours et exercices
Cours comptabilite-gestion ahsan cours et exercices
nezha errechydy
 
La gestion budgétaire de la production
La gestion budgétaire de la production La gestion budgétaire de la production
La gestion budgétaire de la production Hajar EL GUERI
 
Les coûts de la comptabilité analytique
Les coûts de la comptabilité analytiqueLes coûts de la comptabilité analytique
Les coûts de la comptabilité analytique
Takfarinas KENOUCHE
 
BerkDeMarzo - chap7.ppt
BerkDeMarzo - chap7.pptBerkDeMarzo - chap7.ppt
BerkDeMarzo - chap7.ppt
Adel BEN KHALIFA
 
cours Compta analytique-dexploitation
cours Compta analytique-dexploitationcours Compta analytique-dexploitation
cours Compta analytique-dexploitation
semmah el
 
Chapitre 1 les coûts complets
Chapitre 1 les coûts completsChapitre 1 les coûts complets
Chapitre 1 les coûts complets
haifouchka
 
Comptabilite analytique d'exploitation tce
Comptabilite analytique d'exploitation tceComptabilite analytique d'exploitation tce
Comptabilite analytique d'exploitation tce
ates22
 
Cg cpc
Cg cpc Cg cpc
Cg cpc
hassan1488
 
Comptabilite-analytique
 Comptabilite-analytique Comptabilite-analytique
Comptabilite-analytiqueMejdoubi Amal
 

Similaire à Cours CDG - Chapitre 02 -.pdfkodkllzlmmk (20)

comptabilité analytique methode du cout complet
comptabilité analytique methode du  cout completcomptabilité analytique methode du  cout complet
comptabilité analytique methode du cout complet
 
Chapitre 3.pdf
Chapitre 3.pdfChapitre 3.pdf
Chapitre 3.pdf
 
ma vie [Autosaved]
ma vie [Autosaved]ma vie [Autosaved]
ma vie [Autosaved]
 
Comptabilité analytique
Comptabilité analytiqueComptabilité analytique
Comptabilité analytique
 
Le controle budgétaire
Le controle budgétaireLe controle budgétaire
Le controle budgétaire
 
Chapitre 01 analyse des charges
Chapitre 01 analyse des  chargesChapitre 01 analyse des  charges
Chapitre 01 analyse des charges
 
Crentre danalyse application
Crentre danalyse applicationCrentre danalyse application
Crentre danalyse application
 
Analyse financiere
Analyse financiereAnalyse financiere
Analyse financiere
 
Analyse financiere
Analyse financiereAnalyse financiere
Analyse financiere
 
Cours comptabilite-gestion ahsan cours et exercices
Cours comptabilite-gestion ahsan cours et exercicesCours comptabilite-gestion ahsan cours et exercices
Cours comptabilite-gestion ahsan cours et exercices
 
La gestion budgétaire de la production
La gestion budgétaire de la production La gestion budgétaire de la production
La gestion budgétaire de la production
 
Les coûts de la comptabilité analytique
Les coûts de la comptabilité analytiqueLes coûts de la comptabilité analytique
Les coûts de la comptabilité analytique
 
BerkDeMarzo - chap7.ppt
BerkDeMarzo - chap7.pptBerkDeMarzo - chap7.ppt
BerkDeMarzo - chap7.ppt
 
cours Compta analytique-dexploitation
cours Compta analytique-dexploitationcours Compta analytique-dexploitation
cours Compta analytique-dexploitation
 
Compt analytique
Compt analytiqueCompt analytique
Compt analytique
 
Chapitre 1 les coûts complets
Chapitre 1 les coûts completsChapitre 1 les coûts complets
Chapitre 1 les coûts complets
 
Comptabilite analytique d'exploitation tce
Comptabilite analytique d'exploitation tceComptabilite analytique d'exploitation tce
Comptabilite analytique d'exploitation tce
 
Analyse financiere
Analyse financiereAnalyse financiere
Analyse financiere
 
Cg cpc
Cg cpc Cg cpc
Cg cpc
 
Comptabilite-analytique
 Comptabilite-analytique Comptabilite-analytique
Comptabilite-analytique
 

Cours CDG - Chapitre 02 -.pdfkodkllzlmmk

  • 1. Contrôle de gestion Professeur : M. FIKRI med.fikri.2020@gmail.com Filière : Sciences de Gestion Notes de cours Semestre 6 Section 1 Cycle : Licence fondamentale Année universitaire 2023-2024
  • 2. 2 Pr. M. FIKRI II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique Plan du chapitre I. Variabilité des charges II. Marge sur coût variable III. Seuil de rentabilité IV. Méthode du coût variable V. Méthode du coût direct VI. Méthode du coût spécifique
  • 3. 3 Pr. M. FIKRI I. Variabilité des charges • La méthode des centres d’analyse permet de déterminer des coûts globaux et unitaires par produit (ou objet de coût); → La méthode du coût complet est jugée peu opérationnel en cas de prévision des résultats futurs Supposons que l’année prochaine, l’entreprise espère une croissance de son chiffre d’affaires de 10%, Quel serait son impact sur les coûts et les résultats? • La réponse nécessite une analyse de la variabilité des charges incorporées aux coûts des produits vendus… II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 4. 4 Pr. M. FIKRI ❖ Application 01 Soit un atelier de perçage de la société SUDER-SETTAT, dans lequel est percée une pièce industrielle métallique qui entre dans la fabrication d’une installation technique. Les charges supportées par l’atelier se présentent ainsi : ▪ Le coût des matières premières utilisées est de 02 DH par pièce percée. Et le temps de perçage par pièce est de 3 min. ▪ Deux ouvriers travaillent chacun sur un poste de perçage avec un salaire mensuel de 6 000 DH auquel s'ajoutent 50 % de charges sociales. ▪ Chaque poste de travail peut, compte tenu des temps morts, avoir une production mensuelle maximale de 3 000 pièces. ▪ L'amortissement d'un poste de travail génère une charge mensuelle de 10 000 DH. ▪ Les autres charges de l'atelier correspondent aux montants suivants dans différentes hypothèses de niveaux d'activité : T.A.F : a. Quelles sont les charges qui ne varient pas quelle que soit la production ? b. Quelles sont les charges qui varient proportionnellement à la production ? c. Quelles sont les charges qui varient en fonction de la production sans proportionnalité ? Production mensuelle 3 000 4 000 5 000 6 000 Autres charges 1 600 2 000 2 400 2 800 I. Variabilité des charges II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 5. 5 Pr. M. FIKRI Une analyse de la variabilité des charges en fonction de l'activité. ❑ Des charges qui ne varient pas quel que soit en effet le niveau de la production. Par exemple : amortissements, charges de personnel. → Charges fixes ou de structure Charges Fixes Variables Semi-variables I. Variabilité des charges Principe : Les charges n’ont pas le même comportement face au niveau de l’activité de l’entreprise. ❑ Des charges qui varient proportionnellement à la production. Par exemple : la consommation de matières première. → Charges variables ou opérationnelles ❑ Des charges qui varient en fonction de la production sans qu'il y ait une proportionnalité. Exemple : salaire + primes. → Charges semi-variables. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 6. 6 Pr. M. FIKRI ❖ Application 02 (suite à l’application 01) Par rapport aux différents niveaux d'activité envisagés, complétez le tableau ci-après relatif aux charges variables (ou opérationnelles), c'est-à-dire dans notre exemple les matières premières consommées (2 DH par pièce) et présentez la fonction qui exprime la variabilité des charges variables en fonction de « x » : On peut exprimer ces charges en fonction de « x » ; « x » désignant la production mensuelle. Production mensuelle « x » 3 000 4 000 5 000 6 000 Charges variables « y1 » Charges variables par unité « y2» Charges variables totales en fonction de x : y1 = 2 x Charges variables unitaires en fonction de x : Y2 = 2 1.1. Charges variables I. Variabilité des charges II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 7. 7 Pr. M. FIKRI ❖ Application 03 (suite à l’application 01) Complétez le tableau suivant et tracez les graphiques correspondants : Production mensuelle « x » 3 000 4 000 5 000 6 000 Charges fixes « y1 » Charges fixes par unités « y2» 1.2. Charges fixes Charges fixes totales en fonction de « x » : Y1 = 38 000 Charges fixes unitaires « y2 » en fonction de « x » : y2 = 38 000/x I. Variabilité des charges II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 8. 8 Pr. M. FIKRI On décompose les charges semi-variables ci-dessous en charges fixes et charges variables. Donc, on doit avoir : y = ax + b. A ce titre, on tient les deux premières valeurs de x et on écrit : 2 000 = 4 000 a + b et 1 600 = 3000 a + b ; et par soustraction on obtient : 400 = 1000 a, donc : a = 0,4 et b = 400. Ceci est aussi valable pour les autres données, d’où : y = 0,4 x + 400 Ainsi, les charges semi-variables contiennent : - 400 DH de charges fixes - 0,4 DH de charges variables unitaires. Production mensuelle « x » 3 000 4 000 5 000 6 000 Autres charges « y » 1 600 2 000 2 400 2 800 1.3. Charges semi-variables I. Variabilité des charges II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 9. 9 Pr. M. FIKRI Juste après avoir ventilé les charges semi-variables en charges fixes et charges variables, on regroupe la totalité des charges en charges fixes et charges variables. . Production mensuelle x 3 000 4 000 5 000 6 000 Charges fixes Charges variables Coût total y1 Coût unitaire y2 Coût total y, en fonction de x : y1= 2,4 x + 38 400 Remarque : - L’intersection de la droite avec l’axe des ordonnées correspond à la valeur des charges fixes. - La pente de la droite correspond au coût variable unitaire 1.4. Charges totales I. Variabilité des charges II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 10. 10 Pr. M. FIKRI - Cette fonction est représentée par une hyperbole. - La baisse du coût unitaire lorsque l'activité augmente apparaît sur le graphique ci-dessus Coût unitaire y2 en fonction de x : y2= 2,4 + (38400/x) 1.4. Charges totales I. Variabilité des charges II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 11. 11 Pr. M. FIKRI 1.5. Changement de la structure de production I. Variabilité des charges On suppose que l'on envisage maintenant une production supérieure à 6 000 unités par mois. Il convient alors de modifier la structure de production en créant un poste de travail supplémentaire. On peut supposer que le coût de ce poste est équivalent, en salaires et en amortissement, au coût de chacun des deux postes précédents ; la partie fixe des charges semi-variables ne sera pas modifiée par la création de ce nouveau poste. o La production peut maintenant varier jusqu’à 9 000 unités. o Les charges de structure augmentent de 19 000 DH au-delà de 6 000 pièces. Les charges variables restent à 2,4 DH par unité. On en déduit le tableau suivant : Production mensuelle x 3 000 4 000 5 000 6 000 7 000 8 000 9 000 Charges fixes 38 400 38 400 38 400 38 400 Charges variables 7200 9600 12000 14 400 Coût total y1 45 600 48 000 50 400 52 800 Coût unitaire y2 15,2 12 10,08 8,8 II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 12. 12 Pr. M. FIKRI I. Variabilité des charges Variation du coût total y1 en fonction de x Variation du coût unitaire y2 en fonction de x Remarque : Le passage au seuil de 9 000 unités, qui nécessite un changement de structure, fait apparaître une discontinuité sur les courbes de coût total et de coût unitaire. 1.5. Changement de la structure de production II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 13. 13 Pr. M. FIKRI I. Variabilité des charges - Sont proportionnelles au niveau d’activité. - Niveau d’activité : Production, Chiffre d’Affaires, nombre des unités d’œuvre… - Exemple : achats de marchandises, achats de M.P et fournitures, consommations d’énergie et une partie des charges de personnel… - Sont des charges qui restent indépendantes du niveau d’activité. Elles sont liées à la structure de l’entreprise. - Exemple : dotations aux amortissements, charges locatives, intérêts, une partie des charges de personnel… - Les charges fixes totales sont constantes (pour une structure de production donnée) et les charges fixes unitaires sont variables. Charges fixes (ou de structure) Charges variables (ou opérationnelles) - Elles comportent un montant fixe, lié à la structure de l’entreprise, et un montant variable, proportionnel à l’activité de l’entreprise. - Exemple: La rémunération des commerciaux contient : ✓ Une partie fixe, qui leur est attribuée quel que soit le montant des ventes réalisées ; ✓ Une partie variable, correspondant à des commissions proportionnelles au CA qu’ils réalisent. Charges semi- variables Equation → y = ax Equation → y = b Equation → y = ax + b II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 14. 14 Pr. M. FIKRI I. Variabilité des charges ❖ Application 04 La société AR-MA a une activité commerciale qui se répartit entre rayons alimentaires et autre rayons. Supposons que l’analyse de son résultat global sur les trois dernières années nous ait conduit à présenter le tableau suivant : N-2 N-1 N CA 3 750 000 3 700 000 3 900 000 Coût d’achat 3 028 846 2 988 462 3 150 000 Marge sur coût d’achat Charges de personnel 496 150 494 868 500 000 Autres charges 73 000 73 000 73 000 Travail à faire 1- Calculez la marge sur coût d’achat 2- Déterminez les équations des charges variables, des charges fixes et des charges semi-variables 3- Déterminez l’équation des charges totales II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 15. 15 Pr. M. FIKRI I. Variabilité des charges 1.6. Limites de l’analyse de la variabilité des charges ❑ Charges fixes ▪ L’hypothèse du caractère constant des charges de structure est basée sur une structure de production fixe → Pour cette raison, certains auteurs les appellent les « coûts de capacité ». ▪ En cas d’une variation importante de l’activité de l’entreprise, on peut être amené à faire évoluer cette capacité → l’hypothèse de constance des charges fixes n’est pas alors vérifiée ! ▪ Le caractère constant des charges fixes peut être vérifié seulement à court terme. Les charges de personnel fixes par nature peuvent connaître une modification en fonction de la réglementation ou de la politique RH de l’entreprise… ▪ Charges variables ▪ La proportionnalité des charges variables n’est souvent qu’une approximation : effet du volume sur les prix d’achat, coût des heures supplémentaires… ▪ Le critère retenu pour la variabilité des charges est unique (CA, quantité produite…), quel taux de marge à retenir en cas d’activités différentes? II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 16. 16 Pr. M. FIKRI I. Variabilité des charges 1.7. Intérêts de l’analyse de la variabilité des charges Même s’il convient d’exercer un regard critique sur certaines hypothèses sous-jacentes, l’analyse de la variabilité des charges est un outil de gestion important qui permet : ❖ d’éclairer les choix de gestion à court terme ; ❖ d’établir des prévisions de résultat, en envisageant différentes hypothèses de niveau d’activité. ❖ d’évaluer les conditions de rentabilité de l’entreprise et de mesurer le risque lié à son exploitation. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 17. 17 Pr. M. FIKRI II. Marge sur coût variable o Définition et expression mathématique - La marge sur coût variable (MCV) est la différence entre le chiffre d’affaires (CA) et le coût variable (CV) : - Le taux de marge sur coût variable est donné par la formule suivante : CV CA MCV − = - Le taux de marge sur coût variable est un paramètre fondamental pour le management d’une entreprise. - Il permet de déterminer le résultat de l’entreprise : TMCV = 𝑀𝐶𝑉 𝐶𝐴 * 100 Résultat = TMCV ∗ CA 100 - CF ? Seuil de rentabilité II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 18. 18 Pr. M. FIKRI II. Marge sur coût variable ▪ La Société INFO-BERRECHID distribue auprès de revendeurs d’une région du matériel informatique importé. Le coût d'achat (transport, taxes, etc.) représente 60 % du prix de revente. ▪ Les représentants sont rémunérés en partie par une commission de 5 % sur le chiffre d'affaires. Les autres charges, d'un montant annuel de 525 000 DH, sont des charges de structure. ▪ Le chiffre d'affaires réalisé l'année N a été de 2 000 000 DH. TAF : Déterminer le résultat R en fonction du chiffre d’affaires. En déduire le résultat de l’année. ❖ Application 05 ❖ Application 05 (correction) ▪ Détermination du résultat R en fonction du chiffre d’affaires : ▪ Calcul du résultat R de l’année N : II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 19. 19 Pr. M. FIKRI II. Marge sur coût variable Une entreprise industrielle fabrique et commercialise trois produits : A, B et C. ▪ Au cours de cette année, elle a vendu : - 700 produits A à un prix unitaire de 340 DH - 600 produits B à un prix unitaire de 400 DH - 400 produits C à un prix unitaire de 350 DH ▪ Les coûts variables unitaires respectifs sont de : 160 DH, 340 DH et 230 DH. ▪ Les charges fixes s’élèvent à 119 000 DH. TAF : Présenter le compte de résultat différentiel. Commentez ! ❖ Application 06 II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 20. 20 Pr. M. FIKRI II. Marge sur coût variable ❖ Application 06 (solution) Produit A Produit B Produit C Total % CA (-) Charges variables Marge sur coût variable Taux de MCV (-) Charges fixes Résultat Commentaire : Tableau du résultat différentiel II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 21. 21 Pr. M. FIKRI III. Seuil de rentabilité ❖Le seuil de rentabilité de l'entreprise correspond au niveau du chiffre d'affaires pour lequel elle couvrirait la totalité de ses charges sans bénéfice ni perte (résultat = 0). ❖On parle également du chiffre d’affaires critique. Seuil de rentabilité CF MCV = SR = CF TMCV * 100 3.1. Définition et formules II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 22. III. Seuil de rentabilité ❖ Application 07 Les charges de structure d’une entreprise s’élèvent à 450 000 DH, sachant que l’activité de l’entreprise génèrent un taux de marge sur coût variable de 30%, déterminez le seuil de rentabilité mathématiquement et graphiquement. ❖ Application 07 (correction) 22 Pr. M. FIKRI ……………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………….. 3.1. Définition et formules II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 23. 23 Pr. M. FIKRI III. Seuil de rentabilité ❖ Si on admet que le CA est régulièrement réparti sur l'année, on peut calculer la date à laquelle est atteint le seuil de rentabilité : point mort ou date critique = 𝟑𝟔𝟎 𝒋 ∗ 𝑺𝑹 𝑪𝑨 ❖ Plus la date est située tôt dans l’année, moins le risque est élevé. ❖ Si l’activité de l’entreprise n’est pas régulière, on utilise des coefficients saisonniers pour estimer cette date. 3.2. Seuil de rentabilité et temps ❖ Application 08 I. Déterminez le point mort pour la situation suivante : CA annuel est de 39 000 DH, le seuil de rentabilité est égal à 28 380 DH (CA est régulier sur l’année). II. Déterminez la date d’obtention du seuil de rentabilité en tenant en compte les coefficients de saisonnalité ci-après. Mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Total Coeff. 7% 7% 8% 9% 10% 11% 5% 4% 9% 10% 11% 11% 100% II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 24. 24 Pr. M. FIKRI III. Seuil de rentabilité 3.2. Seuil de rentabilité et temps ❖ Application 08 (correction) I. Situation 1 : …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… II. Situation 2 : …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… Mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Total Coeff. 7% 7% 8% 9% 10% 11% 5% 4% 9% 9% 10% 11% 100% CA 3 9000 CA cumulé ------- II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 25. III. Seuil de rentabilité 3.3. Seuil de rentabilité et modification des conditions d’exploitation : Modification de structure En se basant sur les données de l’application 07, on suppose que les charges fixes ont connu une augmentation de 100 000 DH, quel serait le seuil de rentabilité? ………………………………………………………………………………………………………….. ………………………………………………………………………………………………………….. ………………………………………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………….... ……………………………………………………………………………………………………….... ……………………………………………………………………………………………………….... ……………………………………………………………………………………………………….... ❖ Application 09 25 Pr. M. FIKRI ❖ Application 09 (solution) II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 26. 26 Pr. M. FIKRI III. Seuil de rentabilité ▪ Le seuil de rentabilité représente l’activité minimale que l’entreprise doit réaliser pour ne pas faire de perte. ▪ C’est un indicateur qui lui permet d’appréhender les risques encourus par l’entreprise ▪ En se basant sur le seuil de rentabilité, le gestionnaire peut déterminer la marge de sécurité de son activité ▪ Elle représente le montant du CA qui peut être supprimé par une conjoncture défavorable sans entraîner de pertes pour l’entreprise. ▪ Plus la valeur de la MS est élevée, plus le risque est faible : ▪ Le risque est étroitement lié à la part des charges de structure dans les charges totales. ▪ Le calcul de la MS est généralement accompagné de celui de l’indice de sécurité : ▪ L’IS exprime la position de l’entreprise par rapport au seuil de rentabilité. Plus cet indice est proche de 100 plus le risque pour l’entreprise est faible. 3.4. Seuil de rentabilité et risque d’exploitation MS = CA – Seuil de rentabilité IS = [(CA − SR) / CA] * 100 II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 27. 27 Pr. M. FIKRI III. Seuil de rentabilité 3.5. Limites du seuil de rentabilité Hypothèses sous-jacentes : o Des charges de structure indépendantes du volume d’activité. o Des charges opérationnelles strictement proportionnelles à ce volume d’activité. Mais… → Modification des charges de structure en cas variations importantes de l’activité → Non proportionnalité des charges variables en fonction de la politique commerciale, la concurrence et le progrès technique II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 28. 28 Pr. M. FIKRI III. Seuil de rentabilité Application 10 À la fin de l’exercice N, la société MTM a représenté graphiquement son seuil de rentabilité pour l’année, sous la forme suivante (données en KDH) : Travail demandé : 1. Calculez le résultat de l’année N 2. Calculez la marge de sécurité et l’indice de sécurité. 3. Sachant que les ventes sont régulièrement réparties dans l’année, déterminez la date d’obtention du seuil de rentabilité. 4. Pour l’exercice N+1, on prévoit un accroissement du CA de 10% et une diminution du coût variable par dirham de CA de 5%. Déterminez le résultat prévisionnel de l’année N + 1. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 29. 29 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable 4.1. Rappel et principe ❑ Les charges en comptabilité de gestion peuvent être classées en : → Charges directes et indirectes → Charges fixes et variables Selon la méthode de calcul des coûts le ou les types de charges prises en compte diffèrent. La non prise en compte de toutes les charges dans le calcul des coûts fait référence à la notion de coût partiel (Vs Coût complet) ❑ Un coût variable est un coût partiel constitué uniquement des charges directes et indirectes qui varient avec le volume d’activité.➔ Charges variables ou opérationnelle. Charges Directes Indirectes Variables Matières premières, composants, MOD intérimaire... Électricité, énergie, lubrifiants, liquides de refroidissements... Fixes Dotation aux amortissements, loyers d’un équipement dédié exclusivement à un produit, rémunération du personnel affecté à un produit... Dotations aux amortissements, loyers d’un équipement commun servant à plusieurs produits, rémunération du personnel d’encadrement... Coût variable comprend les charges variables directes et indirectes : les cases coloriées II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 30. 30 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable 4.1. Rappel et principe ❑ Les charges fixes ne sont pas réparties par produit, elles sont traitées globalement pour la détermination du résultat. ❑ La méthode du coût variable exclut, au niveau des coûts unitaires, l’incidence des charges fixes lors des variations d’activité. ❑ Elle est particulièrement appropriée lorsque les coûts fixes sont faibles ❑ La méthode du coût variable fait référence au Direct-Costing qu’il ne faut confondre avec le coût direct. ❑ Cette méthode fournit des coûts unitaires sur lesquels les variations de niveau d'activité n'ont pas d'incidence. ❑ La différence entre les prix de ventes et les coûts variables unitaires correspond à la marge sur coût variable unitaire. ❑ Leur somme constitue la marge sur coûts variables globale de l'entreprise et sa confrontation avec les charges fixes permet de dégager le résultat. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 31. 31 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable 4.1. Rappel et principe ❑ Cette méthode permet deux points d’analyse sur lesquels les dirigeants doivent être vigilants: o Les MCV dégagées doivent être positives. o La MCV globale doit couvrir les CF afin de dégager un résultat d’exploitation positif. MCVi = Ci – CVi R= Somme MCVi - CFT Avec : C : CA V : CV M : MCV F : CF II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 32. 32 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable 4.2. Compte de résultat différentiel ❑ Les calculs de coûts variables, de marges sur coût variable et de résultats se présentent dans un tableau intitulé compte de résultat différentiel. ❑ Dans cette méthode de coût, les stocks sont évalués au coût variable. Si un stock final apparaît, il y aura une différence entre le résultat obtenu et le résultat comptable obtenu dans la méthode du coût complet. Cette différence correspond à la part de charges fixes incluses dans les stocks en coût complet. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 33. 33 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable 4.2. Compte de résultat différentiel ❑ Chiffre d’affaires : 8 000 DH. ❑ Stock initial (SI) de produits finis : 80 unités − Stock final (SF) : 200 unités. ❑ En N : Coût variable unitaire : 5 DH - Coût fixe unitaire : 3 DH, donc coût complet : 8 DH. ❑ En (N-1) : Coût variable unitaire : 5 DH − Coût fixe unitaire : 2 DH, donc coût complet : 7 DH. ❑ Charges de production (les seules charges de cet exercice) : 7 000 DH, donc charges variables : 4 500 DH et charges fixes : 2 500 DH Compte de résultat de la comptabilité financière Compte de résultat différentiel ❑ Application 11 II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 34. 34 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable 4.3. Intérêt de la méthode ❑ Plus pertinente si la part des charges variables est importante dans la structure des coûts. ❑ Facilite les prévisions si les conditions d’exploitation restent les mêmes : établissement du budget prévisionnel. ❑ Aide à la prise de décisions commerciales : accepter ou non une commande. ❑ Apprécier les performances des centres opérationnels : la mesure de performance porte sur l’analyse des CV. ❑ Prendre des choix relatifs aux gammes de produits : maintenir ou non un produit, choisir entre plusieurs produits. ❑ Calculer le risque d’exploitation. 4.4. Limites de la méthode ❑ Sa pertinence est limitée à un horizon à très court terme. ❑ Le coût variable ne peut servir de référence lorsque les décisions à prendre peuvent avoir une incidence sur les charges de structure. Dans ce cas là, la méthode du coût spécifique est plus pertinente que celle du coût variable. ❑ En cas de l’importance des charges de structures. ❑ Il ne permet pas une évaluation des stocks conforme aux règles comptables. ❑ Les stocks doivent être évalués au coût complet. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 35. 35 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable ❑ Application 12 L’entreprise ELWARDI commercialise une gamme de smartphones qui présente les caractéristiques suivantes : ▪ Volume annuel de ventes : 5 000 unités avec un prix moyen de vente HT de 4 000 ▪ Le prix d’achat unitaire HT est de 1 500. À ce prix, s’ajoutent les coûts d’approvisionnement représentant 10% du prix d’achat. ▪ Les commerciaux touchent une commission sur vente de 30%. Des charges s’élevant à 4 000 000 DH comprennent les loyers du local commercial, les salaires et charges du personnel administratif et de direction et des honoraires divers. ▪ Il n’y a pas de stock. TAF : 1- Déterminez le montant des charges variables et des charges fixes. 2- Calculez la marge sur coût variable totale, la marge sur coût variable unitaire ainsi que le taux de marge sur coût variable. 3- Déterminez le résultat d’exploitation et le taux de rentabilité. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 36. 36 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable ❑ Application 12 (correction) 1- Détermination du montant des charges variables et des charges fixes. ▪ Charges variables = ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… =………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. ▪ Charges fixes = ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. 2- Calcul de la marge sur coût variable totale (MCV), de la marge sur coût variable unitaire (MCVU) et du taux de marge sur coût variable (TMCV). ▪ MCVT= ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………. ▪ MCVU= …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… ▪ TMCV= ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………. 3- Détermination du résultat d’exploitation et du taux de rentabilité. ▪ Résultat d’exploitation = ……………………………………………………………………………………………………………………………………………….. ▪ Taux de rentabilité = ……………………………………………………………………………………………………….……………………………………………… II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 37. 37 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable ❑ Application 13 AMBLIMONT est une entreprise industrielle qui produit des jeux de société pour adultes. Ses clients sont principalement des grandes surfaces. On vous communique les données suivantes: À partir des chiffres de l’année N-1 et d’autres paramètres, les prévisions pour l’année à venir ont été établies comme suit: ✓ Production annuelle : 30 000 unités; ✓ Prix de vente unitaire TTC: 864 DH; ✓ Charges variables unitaires hors taxes de matières premières et autres approvisionnements: 360 DH; ✓ Charges variables unitaires de main-d’œuvre : 60 DH; ✓ Montant total annuel des charges fixes : 6 750 000 DH; ✓ Le taux de TVA pratiqué est de 20% TAF : A l’aide du tableau ci-dessous, calculez le résultat d’exploitation de cette entreprise en mettant en évidence la marge sur coût variable totale, unitaire et le taux de marge. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 38. 38 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable ❑ Application 13 (correction). Eléments Calculs Montants % CA CV MP et autres approv. CV MOD CV total MCV Charges fixes RT d’exploitation Taux de rentabilité II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 39. 39 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable ❑ Application 14 L’entreprise POURRU commercialise des barres de chocolat vitaminées sur tout le territoire marocain qu’elle achète à des producteurs spécialisés. Elle souhaite étudier la rentabilité de ses canaux de distribution, à savoir: les GMS (grandes et moyennes surfaces), les CHR (cafés, hôtels, restaurants) ainsi que les DA (distributeurs automatiques) mis en place dans des collectivités (écoles, entreprises, lieux publics). Vous disposez du tableau de données suivant : GMS CHR DA Volume de vente 10 000 1 000 5 000 Prix de vente Moyen 20 25 30 CV de production 100 000 10 000 50 000 CV de distribution 15 000 10 000 40 000 Coûts fixes 140 000 TAF : 1. Calculez la MCV totale, unitaire et le taux de marge des différents canaux de distribution. 2. Écrivez l’équation dépendante des volumes de vente qui définit le montant total de la MCV. 3. Si vous pouviez vendre 1000 barres supplémentaires, quel canal de distribution auriez-vous intérêt à utiliser? Précisez l’indicateur que vous utiliserez pour prendre votre décision; ses avantages et inconvénients. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 40. 40 Pr. M. FIKRI IV. Méthode du coût variable ❑ Application 14 (correction) 2. Ecriture de l’équation : ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. ……………………………………………………………….. 3. Détermination du canal à utiliser : ………………………………………………………………..………………………………………………………………….………………………………………………………………. ………………………………………………………………..………………………………………………………………….………………………………………………………………. ………………………………………………………………..………………………………………………………………….………………………………………………………………. ………………………………………………………………..………………………………………………………………….………………………………………………………………. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 41. 41 Pr. M. FIKRI V. Méthode du coût direct ❑ Rappel : la distinction charges directes / indirectes repose sur la possibilité ou non d’affecter sans ambiguïté des charges aux coûts des produits. Charges Directes Indirectes Variables Fixes Charges éclairées par la méthode Charges ignorées par la méthode et à couvrir par la marge dégagée ❑ Principe de la méthode : le contrôleur de gestion sépare les charges de l’entreprise selon qu’elles sont affectables sans ambiguïté (charges directes) ou non (charges indirectes). Les charges indirectes constituent alors une masse non exploitée faute de savoir les imputer avec pertinence. ❑ Par la suite, on calcule une marge sur coûts directs : 5.1. Rappel et principe II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 42. 42 Pr. M. FIKRI V. Méthode du coût direct ❑ Elle est réservée aux entreprises disposant d’une prépondérance des charges directes et, donc, pour lesquelles la masse de charges non exploitée (indirectes) sera limitée. ❑ Les charges indirectes représentent un poids quasiment négligeable et réclameraient pour leur traitement du temps et des choix technico-comptables certes réfléchis mais discutables. ❑ Exemple : pour un hypermarché, l’imputation avec pertinence des charges indirectes (loyers, mobilier de présentation, postes de caisse, masse salariale...) est difficile car celui-ci offre jusqu’à 100 000 références d’article à sa clientèle... 5.2. Utilisation de la méthode La méthode du coût directe est très simple et rapide. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 43. 43 Pr. M. FIKRI V. Méthode du coût direct Un chausseur souhaite analyser rapidement et simplement les gammes de produits proposés à sa clientèle. Sa marchandise est présentée dans trois espaces distincts de sa boutique correspondant aux trois segments de clientèle identifiés : homme, femme, enfant. Il vous communique les informations suivantes : ▪ Le CA annuel réalisé par segment s’élève respectivement à 7 000, 7 600 et 4 800 KDH. ▪ Les achats de marchandises à 4 800, 4 750 et 2 600 KDH ▪ Le coût des vendeuses à 300, 320 et 240 KDH ▪ Les dotations aux amortissements des équipements d’exposition sont passées pour un montant de 160, 220 et 100 KDH. ▪ Le coût du caissier à 220 KDH. ▪ Le salaire du directeur à 500 KDH. ▪ Les dotations aux amortissements à 600 KDH. ▪ Les loyers à 160 KDH. ▪ Les autres charges (publicité, transport, entretien, chauffage...) à 1600 KDH. T.A.F : Calculer les coûts directs et marges sur coûts directs des produits destinés aux 3 segments. Indiquer le segment le plus contributif à la couverture des charges communes et celui à développer. Application 15 II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 44. 44 Pr. M. FIKRI V. Méthode du coût direct Application 15 (correction) Homme Femme Enfant Total CA Coût d’achats Force de vente DAP équipement Coûts directs Marge sur coûts directs Taux de marge sur coûts directs Contribution aux charges communes Caissier Directeur DAP Loyers Autres charges Total charges communes Résultat analytique ❑ Le ❑ : ❑ : II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 45. 45 Pr. M. FIKRI VI. Méthode du coût spécifique ❑ Le Direct-Costing évolué ou méthode du coût spécifique ou méthode des marges et apports par produit est un prolongement de la méthode du coût variable ou Direct Costing simple. ❑ La méthode incorpore, outre les charges variables, les charges fixes spécifiques, directes à une activité ou à un produit. ❑ La méthode du coût spécifique permet de dégager une marge sur coût spécifique (MCS) dénommée aussi marge de contribution, différence entre le chiffre d’affaires (CA) et le coût spécifique (CS). ❑ Le coût spécifique s’entend du coût variable auquel sont rajoutées les charges fixes spécifiques, directes aux produits, aux activités Charges Directes Indirectes Variables Fixes Charges éclairées par la méthode Charges ignorées par la méthode et à couvrir par la marge dégagée II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 46. 46 Pr. M. FIKRI VI. Méthode du coût spécifique Des indicateurs d’analyse peuvent être calculés : → Le taux de marge sur coût spécifique qui mesure la part de marge dégagée par l’activité pour 1 DH de chiffre d’affaires : [(MCS)/CA]*100 → La part contributive de l’activité à la marge sur coût spécifique qui évalue la contribution de l’activité au niveau de la marge sur coût spécifique globale : [MCS d’une activité /MCS Global ]*100 →La contribution de l’activité à la couverture des charges fixes communes : [ MCS d’une activité / CF communes ]*100 II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 47. 47 Pr. M. FIKRI VI. Méthode du coût spécifique Intérêts de la méthode ❑ La prise de décision concernant le maintien ou l’abandon d’un produit, d’une activité; ❑ Favoriser le regroupement des charges par centre de responsabilité et d’apprécier les responsabilités dans le cadre d’une structure décentralisée. Limites de la méthode ❑ Ne prend pas en compte toutes les charges ❑ Ne permet pas de fixer un prix de vente ❑ Ne permet pas de valoriser les stocks du bilan II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 48. 48 Pr. M. FIKRI VI. Méthode du coût spécifique ❑ Application 16 ❑ Une entreprise vous communique les éléments suivants concernant trois produits fabriqués : ❑ Les charges fixes communes s’élèvent à 65 000 DH TAF : Présenter le compte d’exploitation analytique en coûts spécifiques. Quelle décision prendre ? ……………………………………………................. ……………………………………………................. ……………………………………………................. ……………………………………………................. ……………………………………………................. ……………………………………………................. ……………………………………………................. ……………………………………………................. ……………………………………………................. ……………………………………………................. ……………………………………………................. ……………………………………………................. ❑ Application 16 (correction) II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 49. 49 Pr. M. FIKRI VI. Méthode du coût spécifique ❑ Application 17 ❑ Une entreprise fabrique et vend des sweats (S) et des Tee-Shirts (T) à El Jadida et Marrakech. ❑ Elle pense vendre 8 000 S et 1 500 T à Marrakech. Les ventes attendues à El Jadida sont de 2 000 S et 1 000 T. ❑ Les coûts sont calculés sur la base de 10 000 S et 2 500 T. ❑ Les charges variables de distribution pour Marrakech et El Jadida sont de 5% du CA. Les charges fixes de distribution de Marrakech sont de 1 500 000 DH et celles d’El Jadida de 1 200 000 DH. Les charges fixes indirectes sont de 100 000 DH. ❑ Les frais généraux sont de 50 000 DH. Question : La société doit-elle continuer à commercialiser ces produits dans les deux villes ? S T Commune PVU 1 200 800 CVU 800 500 CFT de production 50 000 100 000 200 000 II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 50. 50 Pr. M. FIKRI VI. Méthode du coût spécifique ❑ Application 17 (correction) Marrakech El Jadida Chiffres d’affaires S T CV de production S T CV de distribution S T CF indirectes de Di M/CS Le point de vente d’El Jadida est gardé M/Cs globale CF de production CF indirectes de distribution Frais généraux Résultat Le point de vente d’El Jadida n’est pas gardé M/Cs globale CF de production CF indirectes de distribution Frais généraux Résultat ……………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………… II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 51. 51 Pr. M. FIKRI ✓ En conclusion, il faut étudier la structure des charges de l’entreprise pour choisir quelle méthode adopter parmi les coûts partiels ainsi précités. Ces méthodes sont intéressantes pour procéder à des simulations et prendre des décisions. Enfin, comme le résultat n’est pas calculé par produit ou activité, ces méthodes ne permettent pas de fixer un prix de vente. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique
  • 52. 52 Pr. M. FIKRI Test de connaissance I. Cochez vrai ou faux a. Le coût variable unitaire est fixe tandis que le coût fixe unitaire est variable. Vrai ⃝ ; Faux ⃝ b. Le taux de rendement d’un produit est calculé par la formule : (Résultat / CA) * 100. Vrai ⃝ ; Faux ⃝ c. Lorsque l’indice de sécurité est loin de 100%, le risque d’exploitation est important. Vrai ⃝ ; Faux ⃝ d. Les CF = 100 000 DH; les CV = 280 000 DH; CA = 440 000 DH; le SR = 275 027,5 DH. Vrai ⃝ ; Faux ⃝ e. Point mort ou date critique : date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint. Vrai ⃝ ; Faux ⃝ f. Les coûts fixes spécifiques = les coûts fixes directs. Vrai ⃝ ; Faux ⃝ g. Marge sur coûts spécifiques = marge sur coûts variables - coûts fixes directs. Vrai ⃝ ; Faux ⃝ h. Pour la méthode du coût variable, les coûts fixes sont calculés globalement. Vrai ⃝ ; Faux ⃝ i. La méthode du coût spécifique est plus précise que celle du coût variable. Vrai ⃝ ; Faux ⃝ II. Cochez la ou les bonnes réponses 1. Pour une entreprise de commerce de détail, la meilleure méthode de calcul des coûts est : a. la méthode des coûts directs b. La méthode des coûts variables c. La méthode des coûts spécifiques 2. Le coût variable comprend : a. Les charges variables directes b. Les charges variables indirectes c. Les charges fixes directes d. Les charges fixes indirectes III. La vente de 10 000 produits génère une MCV de 850 000 DH. Les coûts fixes spécifiques s’élèvent à 1 000 000 DH. Calculez la marge totale et unitaire sur CS. Discutez la décision à prendre. II. Coûts partiels : coût variable, coût direct et coût spécifique