Relations publiques
& Relations presse
Parcours des mondes 2013
du 10 au 15 septembre
Revue de presse
SUPPORTS DATES DIFFUSION
LES ARTICLES DE FOND ET LES BRÈVES
AGENCES
Agence France Presse Mondiales 13 septembre 2013 NC
MENSUELS
Beaux-Arts Magazine Septembre 2013 63 491
Arts Magazine Septembre 2013 28 213
AD Septembre 2013 95549
L’Œil Septembre 2013 NC
Connaissance des Arts Septembre 2013 45 907
Connaissance des Arts Septembre 2013 45 907
Aladin Septembre 2013 NC
L’Estampille - l’Objet d’Art Septembre 2013 NC
HEBDOMADAIRES
Le Figaro Magazine 30/ 31 Août 2013 449 914
Pariscope 4 / 10 septembre 2013 55 890
La Gazette Drouot (couverture) 6 septembre 2013 34 145
La Gazette Drouot 6 septembre 2013 34 145
Valeurs Actuelles 5 / 11 septembre 2013 90 434
Challenges 5 / 11 septembre 2013 229211
Figaroscope 11 septembre 2013 NC
Point de vue 11 / 17 septembre 2013 182587
QUOTIDIENS
Le Quotidien de l’Art 30 Août 2013 NC
Les Petites Affiches – La Loi 2 septembre 2013 NC
Le Quotidien de l’Art 10 septembre 2013 NC
Le Quotidien de l’Art 10 septembre 2013 NC
Le Quotidien de l’Art 11 septembre 2013 NC
Les Echos 11 septembre 2013 122744
Le Quotidien de l’Art 16 septembre 2013 NC
Le Monde 13 septembre 2013 288113
Le Figaro 12 septembre 2013 321101
TRIMESTRIELS
Art Absolument Septembre 2013 NC
BIMENSUELS
Le Journal des Arts 6 / 9 septembre 2013 NC
INTERNET
Artabsolument.com 24 juin 2013
Enviedailleursmagazine.com Juin 2013
Artmediaagency.com 1 juillet 2013
Artmediaagency.com 2 août 2013
Artmediaagency.com 4 juillet 2013
Artistikrezo.com 26 juillet 2013
Lessourcesdelinfo.info 5 septembre 2013
Aboveluxe.com 1 septembre 2013
Connaissancedesarts.com 9 septembre 2013
Robin des Arts 10 septembre 2013
Worldguide.com 10 septembre 2013
Challenges.fr 9 septembre2013
PRESSE ÉTRANGÈRE
MENSUELS
Il Giornale dell’arte (Italie) Mai 2013 15 000
Collect Arts Antiques Auctions (Belgique) Septembre 2013 NC
Collect Arts Antiques Auctions Septembre 2013 NC
(version française)
Arts Passions (Suisse) Septembre 2013 NC
Apollo (UK) Septembre 2013 35 000
Where Local Guides, Worldwide (UK) Septembre 2013 NC
Tendencias del Mercado (Espagne) Septembre 2013 40 000
Die Zeit (Allemagne) Août 2013 NC
Art + Auction (US) Septembre 2013 NC
Antiquariato (Italie) Septembre2013 40 000
L’Éventail (Belgique) Septembre 2013 NC
Kunst und Auktionen - Couverture (All) Août 2013 NC
Kunst und Auktionen (All) Août 2013 NC
The Art Newspaper (US) Septembre 2013 NC
TRIMESTRIELS
Origine (Pays-Bas) Juillet / août / septembre 2013 NC
BIMENSUELS
Gazette Drouot International (Chine) juillet - août 2013 NC
Gazette Drouot International (UK) juillet - août 2013 NC
HEBDOMADAIRES
Antiques Trade Gazette (UK) 2 septembre 2013 18 000
QUOTIDIENS
Mad (Belgique) 28 août 2013 NC
Mad (Belgique) 4 septembre 2013 NC
The Times (UK) 7 septembre 2013 398 000
NRC Handelsblatt 6 septembre 2013 NC
LES AGENDAS
QUOTIDIENS
20 Minutes (Paris) 10 septembre 2013 486296
Direct Matin 10 septembre 2013 534380
AGENCE FRANCE PRESSE MONDIALES
11/15 PLACE DE LA BOURSE
75061 PARIS CEDEX 02 - 01 40 41 46 46
13 SEPT 13
Quotidien Paris
Surface approx. (cm²) : 260
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TRIBALART
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
13/09/2013 18:21:00
Parcours des mondes à Saint-Germain-des-Prés:
l'Océanie à l'honneur
PARIS, 13 sept 2013 (AFP) - La 12e édition de "Parcours des Mondes", salon
international des arts premiers réunissant jusqu'à dimanche soixante galeries françaises et
étrangères à Paris, fait la part belle à l'Océanie, de plus en plus prisée par les
collectionneurs.
Venus d'Australie, des Etats-Unis, des Pays-Bas, d'Italie, de Belgique ou
d'Espagne, les galeristes étrangers présenteront également leurs plus belles oeuvres des arts
premiers d'Afrique, d'Asie et des Amériques, rejoignant leurs confrères parisiens installés à
demeure dans le quartier des Beaux-arts de Saint-Germain-des-Prés, transformé le temps
d'un week-end.
Ce salon en libre accès est devenu d'année en année un rendez-vous
incontournable pour les amateurs et les collectionneurs d'arts premiers qui, selon les
organisateurs, connaissent un engouement croissant.
Cinquante pour cent des participants sont étrangers.
"Dans un monde trop souvent déconnecté de ses racines, le regain d'intérêt pour
des objets qui racontent l'origine de notre civilisation, se fait de plus en plus intense. Cet
attrait pour l'étrange et le mystérieux ne se dément pas", dit dans le dossier de presse
Pierre Noos, directeur de Parcours du Monde, dont la présidente d'honneur est la galeriste
Hélène Leloup, spécialiste de l'art dogon.
"Depuis quèlques temps, on note un déplacement de l'intérêt des collectionneurs
vers l'art océanien, même si l'art africain intéresse encore 60% des acheteurs", selon M.
Noos. "L'art océanien qui, il y a encore quèlques années, n'intéressait qu'un petit 10% de
collectionneurs, passe maintenant à 30%. Le goût change et il est certain que la rareté est
plus présente en art océanien qu'en art africain", affirme Pierre Noos.
(www.parcours-des-mondes.com)
jfg/pcm/fa/DS
SEPTEMBRE 13
Mensuel
OJD : 58081
Surface approx. (cm²) : 540
N° de page : 134
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
MARCHÉ Foires & salons PAR LLTIE DELI BAC
•PARCOURS DES MONDES1
Du 10 au 15 septembre
Unebrillante12e
édition
Parcouis des mondes le rendez vous international
des amateurs d art tribal revient pour une 12e
edition
Au fil des quelque 60 galènes installées dans les rues
de Saint Germain des Pres de nombreuses expositions
annoncent une programmation alléchante Place
aux objets de coiffure et parures bijoux et ornements
d Afrique à Asie et d Oceanie dans le Salon de beaute»
de la galerie Ma ne Durieu ou s illustre un prestigieux
pendentif Baoule en or representant un poisson chat [ill
e contre] Spécialisée en art ocean en la galerie Voyageurs
et Curieux presente un important crochet porte crane
de Papouasie Nouvelle Gu nee qui n est pas sans rappeler
I art brut de Chaissac Pour un choix de cranes d ancêtres
surmodeles du Sepik voir avec Renaud Vanuxem Direction
les archipels phil ppm et indonésien chez Alain Bovis
qui a reuni des objets Ifugao et Kankanai de lile de Luçon
de I art des Batak de Sumatra et des Dayak de Borneo
et de la statuaire des les de Nias Sumba etSulawesi
Lin beau bulul (statue d ancêtre protecteur du nz Ifugao)
est aussi a decouvrir a la galerie Schoffel Valluet Pour
Afr que Alain Lecomte fait partager sa passion pour I art
des Bakongo land s qu Olivier Larroque s est interesse
a ix Pende Notons encore la toute premiere participation
du New Yorkais Donald Dlis eminemspecialiste de I art
de la Colombie Britannique
wwwparcoursdesmondescom
Pendentif Baoule
XIXe
siecle Cote d Ivoire or fondu a la cire perdue 5 x 7 cm
Cjale ie Ma r e Durieu Pa s Prix autour oe lj 00( (
PARCOURS PARIS DESIGN WEEK
Les Puces fêtent le design
A Saint Ouen 22 galères des marches Paul Bert & Serpette participent
au Parcours Paris Design Week Gui hem Faget presente la salle
a manger de Rene Jean Caillette éditée par Charron en 1961 Des
meubles danois en palissandre de Rio des annees 1960 aux lignes
sobres sont a saisir chez Gammes & Fortune Special se dans le des gn
belge Olivier Hutzemakers propose des créations d Emile Veranneman
Depos to A est ancre sur le design italien des annees 1950 a 1980
de Cio Ponti leo Pansi Paolo Buffa ou encore Fornasetti Le stand
d Alexandre Court est ded e aux luminaires des annees 1950 a 1980
signes Gino Sarfati Pierre Guanche Robert Math eu et Boris Lacroix
www paulbert serpette com
SALON REVELATIONS
Floraison de talents
Du ll au 15 septembre
JEAN SERNESI Sculpture murale 1972 acier brosse et inox
100 x 200 cm ï! e r n B de o pt p
ort or o ria che Serpe^e Pr x 8 500C
En alternance avec la B enna e des antqua res un nouveau salon dedie aux metiers d art
et de la creation prend p ace sous la coupole du Grand Pala s Lance parAteliers d Art
de France ce rendez vous baptise
Révélât ens promet de belles
decouvertes et peut etre
des vocations ll réunit pres
de IOU créateurs et artisans d art
détenteurs d un savoir faire unique
a 70 % français (nous sommes
plutôt tres bons dans ce domaine)
dont des lissiers lumigraphes
(créateurs de sculptures
lumineuses) maroquiniers
tapissers brodeuis créateurs de
textiles ou de pap ers peints
ou encore des artistes fibre
telle Miki Nakamura Japonaise
installée en France, trava liant
I ecorce de muner blanch e qu elle
étire et transforme en véritables
dentelles aerennes prenant la forme de vegetaux ou de MIKINAKAMURA
Anémone de mer
papillons Pour cette premiere edit on la Norvege mv tee dans sa boite
d honneur a ete conviée, avec une douza ne de céramistes
orfèvres verriers et designers confirmes ou prometteurs de ™
wwwrévélations grandpalais com is x 15 x 15 cm
sept 13
Mensuel
OJD : 23500
Surface approx. (cm²) : 516
N° de page : 29
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
UNPARCOURS
À LA POINTE
DES ARTS PREMIERS
Dominique Zinkpe,
Silhouettes 2013, bois
et pigments 158 x 40 x
22 cm galerie Valois
Le XXIe
siècle sera «tribal" ou ne sera pas. Fort de cette
intuition, « Le Parcours dcs mondes » fête, cette année, sa dou-
zième edition dans la capitale, en accueillant 60 exposants d'Arts
premiers dont la moitié viennent de Belgique et des États-Unis
Au cœur du quartier historique de Saint-Germain-des-Prés, le
Salon s'articule autour de plusieurs expositions thématiques.
Amateurs de bijoux? La galerie Maine Durieu propose un
veritable « Salon dc beaute » constitue de parures d'Afrique,
d'Asie et d'Oceame Pour les collectionneurs de photographies,
rendez-vous che^ Michael Evans Tribal Art pour admirer les
portraits du XIXe
siècle d'aborigènes d'Australie et de Maori
de Nouvelle-Zélande Et pour la premiere fois, dans ce
« Parcours des mondes », deux exposants d'art contemporain,
Fine Art Studio (Belgique) et la galerie Vallon (Paris) ont
été sélectionnés. Une decision strategique car « aujourd'hui,
de nombreux collectionneurs d'art tribal sont aussi collectionneurs
d'art contemporain, révèle Pierre Moos, le directeur du Salon.
Ce pont entre ces deux univers peut nous amener de nouveaux
collectionneurs » Le signe que l'engouement pour les Arts
premiers n'est pas pret de s'éteindre. ^^^H^^^^M A. R.
Parcours des mondes 2013. Du 10 au 15 septembre 11h-19h les mer,
ven et sam 15h21hmar 11 h 21 h jeu 11h-17hdim Quartier des Beaux-
Arts a Saint-Germam-des-Pres, Paris 6 www parcours-des-mondes com
56 A RUE DU FAUBOURG SAINT HONORE
75008 PARIS - 01 53 43 60 68
SEPT/OCT 13
Mensuel
OJD : 95549
Surface approx. (cm²) : 2034
N° de page : 106
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
LE MARCHE DE L'ART AD
A ne w f«ft
pAR
LAURENCE MoUIlLEf»"
QUELQUESCHEFS-D'ŒUVRE...
I Figure d'ancêtre dite byeri,
Gabon/Cameroun, XIXe
siecle
Galerie Bernard Dulon
2 Grand u'u ou massue de
cérémonie, Polynesie, XVIIIe
ou
XIXe
siecle Galerie Meyer.
3 Statuette Teke, Congo, début
du XXe
siecle. Lucas Ratton.
4. Corne a medecines, Balak,
Sumatra Galerie Alain Bovis
5. Statue Bulul, gardien de riz,
Philippines, XVIIe
ou xvine
siecle
Galerie Schoffel-Valluet
6 Jaguar, pierre basaltique
culture Diquis, Costa Rica,
vers 8OO-12OO, Galerie 1492
L'ÉVÉNEMENT
Le Parcours des artspremiers
Comment explorerl'Afrique, l'Amérique, IAsie, I Oceanie en quèlques enjambées '
t,n visitant le Parcours des mondes qui s'organise a Saint Germam-des Pres Pour
la 12e
fois, les épeciahsles des arts premiers accueillent leurs confrères étrangers
dans les galeries du quartier Soixante participants, dont les plus grands marchands
internationaux On annonce même cette annee le fameux Donald Ellis, expert ame
ncain de la Colombie britannique Partout se montent des expositions thema
tiques, et cette grand messe de l'art tribal attire collectionneurs et conservateurs
de musees du monde entier En 2012, on a croise deux Australiennes qui avaient
entrepris l'aller retour Paris Svdne)' en trois jours, pour cette seule occasion L.M.
PARCOURS DES MONDES, du TO au 1§ septembre www parcours des mondes com
LA PERSONNALITE
Hélène Greiner,
le goût défricheur
Bienvenue dans le Carre Rive
Gauche Helene Greiner
y ouvre sa deuxieme galerie
parisienne, tout en conservant
celle du boulevard Raspail
Si elle défend sculpteurs,
designers, créateurs de bijoux
contemporains ou de la fin
du xxc
siecle, la belle Helene
a un faible pour les œuvres
exubérantes Témoins, ce
lustre en resine de Roselme
Granet ou cette table
a pietement de bronze dore
de Fred Brouard L M
GALERIE MARTEL-GREINER,
6 ruecle Beaune 75007Paris,
tel OI 42 6O 24 6l
SEPT 13
Mensuel
Surface approx. (cm²) : 689
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
MARCHANDS
D'ART TRIBAL
UN MÉLANGE DE CŒUR
ET D'ÉRUDITION
Au moment où le Quai Branly rend hommage à Charles
Ratton, Parcours des mondes transforme Saint-Germain-
des-Prés en un immense Salon mettant à l'honneur une
profession en mutation. Béréntce Geoffroy-Schneiter
C
ombien de néophytes n'osent
pas pénétrer dans ces lieux par-
fois intimidants que sont les
galeries d'art tribal ' II estvrai qu'il y a
encore peu, certains marchands affi-
chaient une réelle suffisance, mépri-
sant ouvertement « l'apprenti collec-
tionneur » qui hasardait une question
sur la datation d un ob]et ou les condi-
tions de son utilisation
Les temps ont heureusement
change ' Cars'ilexistetoujours « l'aris-
tocratie » de la profession qui ne vend
qu'a un tout petit nombre et dédaigne
communiquer sur ses pieces d'excep-
tion, une nouvelle generation de mar-
chands se fait plus volontiers péda-
gogue, soucieuse de transmettre
passion et érudition II suffit ainsi de
pousserlaportedelagaleriedeRenaud
Vanuxem au 52, rue Mazanne, pour
partager la passion commumcative de
ce quadragénaire pour les objets qu'il
sélectionne pour leur rareté et leur
beaute intrinsèque Point de hasard si
sa clientele éclectique va du collection-
neur d'art contemporain pointu au
jeune medecintombeen extasedevant
l'une de ses installations au pouvoir
« hypnotique » '
Pour cette prochaine edition du Par-
cours, le jeune marchand a encore
choisi l'audace en confrontant des
crânesreliquaires provenant d'Oceame
a un ensemble de fétiches du Congo, du
CamerounetduNigeria soitunefaçon
de bousculer le regard, d explorer
d'autres pistes L'on songe immanqua-
blement aYves Le Furprésentantpour
lapremierefois, côteacôte, reliquaires
du monde tribal et du monde occiden-
tal dans sa mémorable exposition « La
mort n'en saura rien » (1999)
Une soif de savoir
Maîs lom de se contenter d'epmgler
quèlques pieces remarquables comme
autantde«trophees»offertsaladélec-
tation les marchands d'arts primitifs
fontparfoismontred'unevertigineuse
érudition et d'une passion sans egale
Installesau 14, rueGuenegaud,Judith
Schoffel et son epoux, Christophe de
Fabry, n'hésitent pas a se lancer dans
des expositions et des publications
extrêmement sophistiquées Pour
preuve, le remarquable ouvrage qu ils
ont consacre en 2012 a la statuaire de
la Côte d'Ivoire (Côte d'Ivoire Premiers
regards sur la sculpture 1850-1935) a ete
sélectionne pour la derniere edition du
Filaf (le Festival international du livre
d'art et du film) S'il n'a pas obtenu de
prix, le jeune couple était cependant
tres fier de concourir a cette presti-
gieuse manifestation, aux côtes des
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
plus grands éditeurs... La prochaine
édition du Parcoursleuroffriral'occa-
sion de présenter une sculpture
asexuée de Bornéo dépassant les deux
mètres, dont la typologie et la qualité
sonttoutàfaitextraordinaires.
Toujours fidèles à leur esprit d'exi-
gence, lesdeuxjeunesmarchandsn'ont
pashésitéà poussertrèslom lesanalyses
scientifiques pourdémontrerl'extrême
anciennetédelapièce(entreleXV1
etle
XVIIe
siècle)etsaprovenanceexacte(le
centredel'île).«Àl'heureoùlesœuvres
exceptionnelles se font de plus en plus
raresetoùlesprixpeuventatteindredes
sommets, il est normal que les collec-
tionneurs aient cette soif de savoir »,
résume pertinemment Christophe de
Fabry.Judith Schoffel, de son côté, est
allée à bonne école, elle dont les deux
parents sont des marchands réputés
pour leur « oeil » (Christine Valluet et
Alain Schoffel) qui lui ont inoculé ce
« virus » incurable : l'amour des arts
premiers...
Nombreux sont d'ailleurs les gale-
ristes à marcher dans les pas de leurs
illustresaïeuls!AlbertLoebn'estautre
que le fils de Pierre Loeb, l'ami et pro-
tecteur dantonin Artaud, dont la
célèbre galerie « Pierre » exposait la
fine fleurdesartistesd'avant-gardeaux
côtésdepiècesd'Afrique ou d'Océanie.
Philippe Ratton eut pour oncle Charles
Ratton, marchand de rentre-deux-
guerresauquelleMusée du quaiBranly
rend hommage à travers une exposi-
tion aux allures d'hagiographie...
Coups de foudre
Mais bien souvent, la rencontre avecles
arts premiers a pris des allures de coup
defoudre, commepourEdithetRoland
Flak, deux pharmaciens initiés parla
lecture d'André Breton aux arts « sau-
vages».DepuisledécèsdeRoland,c'est
Julien qui reprend le flambeau aux
côtés de sa mère : si prisées des surréa-
listes, les poupées kachina des Indiens
Hopi font toujours partie des objets de
prédilection de leur galerie et séduisent
une large clientèle, touchée par leur
grâce enfantine et leur poésie...
Chez Stéphane Jacob, c'est un
voyage initiatique en Australie en 1991
qui allait décider de sa passion pour la
peinture aborigène. Un art dont il est
devenu un expert incontournable et
un passeur infatigable à travers des
expositions et des publications d'une
grande pédagogie. L'un des moments
les plus magiques du Parcours fut
incontestablement la rencontre qu'il
organisa, en 2010, avec deux peintres
aborigènes dont il suit toujours le tra-
vail : {Cathleen Petyarre et Abie Loy
Kemarre. On ne pouvait rêver plus
belle empathie entre des artistes, leur
marchand et un public manifestement
sous le charme. Une émotion palpable,
bien au-delà de l'érudition... •
->Parcoursdesmondes,LeSalon
international des arts premiers, se
tient du 10 au 15 septembre 2013,
dansLequartierdeSaint-Germam-
des-Prés, à Paris Y seront présentes
60 gaLenes, dont 29 sont françaises,
12 belges et 8 américaines. Une
vingtaine d'expositions thématiques
seront proposées au visiteur.
www.parcours-paris.eu
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MARCHE DE L'ART
Parcours des mondes
SERGE SCHOFFEL DU CONGO AUX PHILIPPINES De son pere
collectionneur et marchand Serge Schoffel a hérite la passion de
I art tribal Maîs «ie me suis fait tout seul» insiste t-il en se souvenant
de son voyage aux Philippines «Je suis parti il y a vingt cinq ans
sac au dos ae village en village et i ai rapporte des objets de qualite »
Pour lui le Parcours est devenu le principal evenement de I art tribal
« I y expose aussi bien un fétiche du Congo de la collection Arman
qu une piece rare des Philippines qui était au musee du Quai Branly
a / exposition Philippines archipel des échanges au printemps »
MAINE DURIEUX.
LE GOÛT DE LA PARURE
Après avoir vécu
longtemps en Afrique
Mame Durieux a ouvert
sa premiere galerie quai
des Grands Augustins
a Paris ou elle a
presente la sculpture
Lobi Désormais
elle a choisi de sortir
des grandes oeuvres
classiques «Je voyage
de plus en plus en
Afrique en Indonesie
en Chine dou/e
rapporte cles objets
pour creer des
ensembles » Pour
le Parcours cette
découvreuse organise
une exposition sur les
parures en coquillages
metal textiles bois
Par exemple un pectoral
en ivoire et coquillages
de Nouvelle Guinée
de grandes boucles
d oreilles Peuhl en or
ou un collier des Fidji
en dents de cachalot
JOHN WATERS STUDIO
GUERRIER FIDIIEN
vers 1890 Republique
des Fidji Polynesie
tirage original sur
papier albumine
19 7 x 13 Sem Michael
Evans Tribal Art Dijon
Lorsque dans les annees
1880 Evans ouvre
son studio photo a Suva
la capitale des iles Fidji
e climat guerrier
qui a règne tout au
long du xixc
siecle s est
stabilise Jusqu alors
les guerriers se livraient
a dincessantes et
violentes luttes pour le
pouvoir Evans peut alors
prendre en photo un de
ces combattants habille
en costume traditionnel
vêtu d une ceinture
et d une jupe en ecorce
et tenant son arme
a deux mains
ASIE Lur rvtnnKKt, BIO/I LEAF-OOPTIC 2013 acrylique sur toile
122 x 122 cm Arts d'Austrolie-Stephane Jacob Paris =HOTDCLAVTON
GLEN) Sur les conseils de sa grand mere la célèbre Kathleen Petyarre
Abie Loy Kemarre a commence a peindre en 1994 Dans cette oeuvre
elle évoque une plante qui pousse dans les regions marécageuses et
dont les feuilles ont des vertus curatives Elle peint minutieusement
chaque feuille provoquant un mouvement fluide captivant Des effets
d optique des spirales troublent le spectateur tout comme les produits
pharmacologiques issus des plantes peuvent provoquer des hallucinations
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Surface approx. (cm²) : 961
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DOMINIQUE ZINKÈ, SILHOUETTES,
bois et pigments, 158 x 40 x 22 cm,
galerie Vallois Sculptures, Paris.
Dominique Zinkè, artiste contemporain
béninois suivi depuis trois ans par
la galerie de Bob Vallois, travaille
quasi exclusivement le bois.
I sculpte une par une des statuettes
minuscules, fendues ensuite en deux
pour symboliser « les jumeaux »,
puisassembléesencolonne
Cet artiste positif souhaite transmettre
un message heureux, comme ici,
car les jumeaux ont toujours été
une source de bonheur en Afrique
PATRICKMESTDAGH, LAPOLYNESIEAPARIS Lemarchandbruxellois
déguste le plaisir d'être installe dons sa nouvelle et grande galerie,
« ce qui permet d avoir un recul sur des objets forts qui cohabitent
parfois difficilement » (lire « Connaissance des Arts » n° 703, p ll 4)
Après une exposition sur les boucliers en 2012, il se régale de
présenterau Parcours une sélection de rares objets de
Polynésie .^Mj^^ K
^ sera un
^ ensemble d'œuvres venant
de Hawai ^B^^^l, ae
Polynésie française et anglaise, de
Nouvelle- ^^Bfcjgfcte. k Zelande de nie tie Pâques » Et déjà il
annonce ^B^T**™™"* * pour novembre une exposition sur les
sphères BHV - J et les boules en général, parce que
«quoi ^E& "Jjiijf qu on dise, la terre tourne bien rond I ».
EFFIGIE DE CHAMAN,
ESKIMO, Alaska, début
de la culture Thule,
I DOO à 1400, défense
de morse fossilisé,
9,2 x 3 cm, galerie Meyer,
Oceanic& Eskimo Art.
Dans cette effigie de chaman
representant un être
humain a la morphologie
imposante on peut voir
la représentation d'un
« Strongman » (homme
fort) ou dune femme
plantureuse D ailleurs souvent
baptisée « homme fort » ce
genre de sculpture suggère
plus concrètement la femme
génitrice Elle tient son ventre
à deux mains, comme pour
protéger la matrice féconde et
attirer les regards sur cette partie
du corps dont nous sommes issus.
YANNICK uunH,-u L.I •.•.Di-jiiHmt r-htLunJhditn « 2Q}Z-ZQ]3, une
année folle », s'amuse Yannick Durand, spécialiste en art précolombien
Apres la Biennale des antiquaires à Paris en septembre, ii a enchaîné lu Brafa
à Bruxelles la Foire de Maastricht au printemps sans oublier l'ouverture
de son nouvel espace la Galerie 1492. Le voilà maintenant au Parcours,
« un evénement parisien incontournable et international dans le domaine
de l'art tribal » Et pour cette manifestation, il a sélectionné une quarantaine
de pièces, « un panorama de l'art animalier précolombien » L'année se
poursuivra en novembre par The Salon à New York Une année folle '
SEPTEMBRE 13
Mensuel
OJD : 40055
Surface approx. (cm²) : 469
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
RECIPIENT
POUR
GRAISSE
Hiada Gwan
vers 1820
Colombie
Britannique bois
0165 cm Donald
Elhs Gallery New York
(PHCTO OHNTAYLOR)
MONOLITHE EKOI (OU EJAGHAM)
Nigeria xe
-xie
siecle pierre H 160cm
détail Didier Cines Gallery Bruxelles
EFFIGIE COMMEMORATIVE
D UN Fût Bamileke
region de Bangwa Batoufam
Cameroun bois erode
H 100cm galerie Bernard
Dulon Paris (PHOTO HUGHES DUBUS)
Avec sa soixantaine de galeries parti
cipantes et ses dix mille visiteurs esti
mes, le Parcours des mondes na plus
rien a prouver Au point que quèlques
grands marchands comme Bernard
Dulon prêtèrent ce « salon » des arts
primitifs organise a Paris dans les ga
lencs de Saint Germain des Pres a
son modele bruxellois, auquel ils ne
participent plus Que peut desirer
de plus Pierre Moos le directeur
du Parcours ?
« Améliorer encore
le niveau des galeries et la qualite
des objets », repond il Comment?
En
faisant < la chasse aux parasites », c'est
a dire aux marchands qui s intallent dans
le quartier aux dates du Parcours, sans co
tiser ni prendre le risque que les experts
du vetting enlèvent leurs objets moyens
ou douteux Les organisateurs ont egale
ment refuse plus de vingt candidatures
AU PARCOURS,
LA QUALITÉ S'IMPOSE
Pour sa douzième edition, le Parcours des mondes mise
sur la qualite des objets et s'ouvre a l'art contemporain
non occidental
pour garantir un bon niveau
de galeries Maîs ils ont ac
cueilli avec joie I un des
plus grands marchands au
monde specialiste dart de
la Colombie Britannique
I Americain Donald Elhs
Autre priorité de I annee
le renforcement de ce fa
meux vetting, constitue de
cinq spécialistes de haut
vol Selon les organisa
teurs, les marchands qui
 remettront en galerie les
objets écartes par les ex
perts seront exclus du Par
cours Qu on se le dise
Encore plus de rigueur
donc, maîs quoi de neuf
pour ledition 2013, dont
la présidence d honneur est
confiée a Helene Leloup, grande prêtresse
de lart Dogon?
Louverture de la manifes
tation a Fart contemporain non occidental,
défendu par quatre galeries dont Vallois
Sculptures (Pans) Et a ete annoncee la nais
sance des I an prochain, d un Parcours de
printemps Maîs le projet semble faire debat
chez les marchands eux mêmes Certains
venus de lom, se demandent s'ils pour
ront faire le deplacement Notamment les
Belges qui constatent que la version hiver
nale de Bruneaf na pas véritablement pris
et doutent qu il soit pertinent de doubler la
manifestation parisienne Maîs « tant que
Ion nessaiera pas, on ne saura pas si cest
une bonne idée >, conclut Pierre Moos
CELINE LEFRANC ET FRANÇOISE CHAUVIN
PARCOURSDESMONDES quartierdesBeaux-
Arts et de Samt-Germain-des-Pres 75006
Paris 32 67 877 277, du 10 au 15 septembre
+ d infos http//bit ly/7181 parcours
SEPT 13
Mensuel
Surface approx. (cm²) : 530
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
LESRENDEZ-VOUSF O I R E S , S A L O N S E T M A R C H E S
MANIFESTATIONS SPÉCIALISÉES
Paris 6e
Le Parcours des mondes
Cette rencontre de prestige réunit les plus
grands spécialistes mondiaux des arts
i tribaux. Attirant 60 participants des
Vlj^ cinq continents, en majorité des
étrangers, le Parcours des mondes est
la plus importante manifestation
mondiale de ce type, loin devant Tribal
Arts de Londres. On y trouve des pièces
d'Afrique noire, de Papouasie-Nouvelle-
Guinée, des Iles du Pacifique, des
"*"!?"à> Indiens d'Amazonie... L'événement
Jp se présente sous la forme d'un
, • parcours entre des galeries
' '* rn Pan
's
'ennes
accueillant pour la
' -i; m circonstance des Belges, des
Américaines, des Italiennes, des
j Anglaises... En 2012, plus de
' IO 000 visiteurs s'étaient déplacés.
' un chiffre remarquable pour un
thème pointu, mais un marché
<ç prospère.
Du 10 ou 15 septembre, rues de Seine,
Jacques Colhot, Mazan'ne, Visconti,
"> Bonaparte... Des brochures avec l'itinéraire
se trouvent auprès des antiquaires.
www.parcoun-dei-mondei.com
Questions à Pierre Moos,
directeur du Parcours des mondes
Avez-vous trouvé votre place
parmi les salons du marché de
l'art ?
Oui, indéniablement. On ne
compte qu'une soixantaine de
véritables galeries sérieuses
spécialiséesdans notredomaine
et 95 % d'entre elles participent
à Parcoursdes mondes.
La crise économique a-t-elle
un impact survotre domaine ?
Dire que l'art tribal a été épargne
serait faire preuve d'un grand
optimisme. Cependant, nos
clients sont de véritables
collectionneurs, pas des
investisseurs L'arttribal estun
marché de niche et c'est bien ce
quifaitsaforce.Lessallesde .PierreWoos/àdroite.
ventes prennent leur part de ce
marché, mais rien ne remplace le lien collectionneur-marchand vécu
par les acheteurs comme une garantie d'authenticité.
Cetteannée,vous ouvrezParcours des mondesàquèlques
exposants d'art contemporain. Pourquoi ?
Le lien est simple. L'art tribal ne produit plus de pièces, et d'une
certaine façon, c'est l'art contemporain qui prend le relais de
l'expression de cet art universel. Selon moi, de nombreux artistes
contemporains puisent leur inspiration dans cet art des origines.
25 RUE BERBISEY
21000 DIJON - 03 80 40 41 06
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Mensuel
Surface approx. (cm²) : 1031
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
SALONS ET GALERIES
Ci dessus Bulul statue d ancêtre protecteur
du riz Philippines Bois incrustations dans
les yeux et pour les dents H 45 cm Paris
galerie Schoffe ftValluet Photo service de
presse O Photo Jean François Chavanne
O Galerie Schoffel Valluet
A droite Effigie commemorative d un fon
Bamileke region de Bangwa Batoufam
Cameroun Bois erode a patine de terre
rouge H 100 cm Paris galerie Bernard
Dulon Photo service de presse Q Photo
Hughes Dubois © Galerie Bernard Dulon
LE PARCOURS DES MONDES :
UN CABINET DE CURIOSITÉS
À CIEL OUVERT
Du 10 au 15 septembre prochain, les petites rues de Samt-Germain-des-Prés
accueillent la fine fleur des marchands d'arts primitifs Devenu le rendez-vous
incontournable des collectionneurs, le Parcours des mondes qui réunit cette
annee soixante galeries [dont vingt-neuf françaises, douze belges et huit
américaines] est aussi une fête de l'oeil et de l'esprit
Des le premier jour la fièvre est palpable On devine les gale
nstes s affairer derrière les vitrines occultées de noir Les col
lectionneurs arrivent de toutes parts la prunelle brillant d exel
tation Le néophyte comprend bien vite les codes repere déjà
les expositions alléchantes Point de doute ' En ce début sep
tembre ou les esprits pe nent parfois a rentrer de vacances le
Parcours des mondes prolonge les souvenirs de voyages lom
tains donne a Paris un air de capitale exotique Maîs derrière
cette fete joliment orchestrée par Pierre Noos et son equipe et
placée sous la présidence d honneur de la célèbre marchande
Helene Leloup commissaire de I exposition Dogon au musee
du quai Branly en 2011 (voir EOA n° 468 p 60) se cache une
selection drastique seules les galeries les plus pointues ont
gagne leurs galons pour participer a ce qui est devenu au fil
des annees le plus mportant salon dart tribal de la planete
Avec une soixantaine d exposants (dont la moitié dorigine
étrangère), le Parcours des mondes offre ainsi une formidable
occasion de rencontrer des marchands de tous horizons (de la
Belgique a I Espagne en passant par le Canada et les Etats
Unis) tout en reflétant letat du marche dans un secteur qui
semble encore relativement epargne par la crise
Nos clients sont de véritables collectionneurs pas des mves
tisseurs Ils sont guides par leur passion , se réjouit Pierre
Moos, visiblement satisfait de la frequentation en hausse de
son salon dont il tient a conserver le haut degré dexigence
C est donc apres avoir ete examinées par un college d experts
que les pieces ont le droit de faire partie de la selection effi
cielle, soit un gage indispensable d authenticité qui rassure le
collectionneur aguerri comme le néophyte Car en ces temps
de frilosité economique tout achat se doit d etre un tant soit
peu raisonnable
Maîs lom detre seulement une foire a vocation commerciale
(même si certains galenstes avouent faire I essentiel de leur
chiffre annuel durant ces quèlques jours ') le Parcours prend
des allures de cabinet des merveilles aussi somptueux
qu éphémère ll n est d ailleurs pas rare d y croiser des conser
valeurs de musee a I affût de quelque oiseau rare pour leurs
propres collections '
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21000 DIJON - 03 80 40 41 06
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
Cl dessus Pendentif Baoule Cote d Ivoire XIXe
s ecie Or fondu a la cire perdue 5 x ? cm
Paris galer e Ma ne Durieu Photo service de presse O Photo Frank Verdier
@GalerieMameDurieu
Adroite Effigie de shaman Eskimo Alaska, début de la culture Thule,
1000 a 1400 apres J C Ivoire de morse fossilise 9 2x3 cm Paris galerie Meyer
Photo service de presse (cl Photo M Gurfinkel 0 Galerie Meyer OceanicArt
Ledition 2013 devrait, la encore, reserver des surprises
visuelles et des chocs esthétiques de tout premier ordre Dans
la lignée de la somptueuse exposition du musee du quai Branly
consacrée a l'art des Philippines (voir £0/4 n° 489, p 12), la
galerie Schoffel Valluet presente ainsi une statue d ancêtre
protecteur des rizières (Bulul] dune intensité spirituelle tout a
fait exceptionnelle ll y a en effet chez les sculpteurs ifugao du
Nord de I ile de Luçon une economie de moyens au service du
sacre qui est la marque des plus grands artistes Precieux et
effrayant tout a la fois I art des Batak de Sumatra et des Dayak
de Borneo a aussi les honneurs de ces autres amoureux des
Philippines et de I Indonesie que sont Alain Bovis et Veronique
du Lac On retrouvera dans leur galerie le gout des grands
explorateurs du XIXe
siecle pour ces objets encore imprègnes
de charges magiques comme cette corne a medecine grouil
lant de personnages mythologiques aux vertus protectrices
Décidément tres en vogue' la statuaire de Borneo fera ega
lement lobjet d'une exposition tres pointue chez Pascassio
Manfredi aux cotes de pieces du sacre ou du quotidien sa
sissantes Citons ainsi ce gardien de tombeau a I epiderme
ronge conserve plus de quarante ans dans une collection
française ou bien encore ce versoir 'cha ma nique associant
crane de singe et serpent dont le caractère onirique et maca
bre devrait séduire les amateurs de beaute convulsive'
N oublions pas que les Dayak passaient pour de redoutables
chasseurs de têtes
Cest une ambiance forte et chargée que distillera aussi
lexposition conçue par Renaud Vanuxem, qui a choisi de pre
senter cote a cote un ensemble de cranes reliquaires d Oceanie
et des'fétiches du Congo, du Cameroun et du Nigeria Lin face
a face qui n aurait point déplu a Andre Breton
Maîs que I amateur d epure d élégance et de dépouillement
se rassure ' D autres propositions esthétiques s offriront a
lui, tel ce magnifique masque Dan de Cote d Ivoire propose
par Yann Ferrandm (un jeune marchand élisant toujours des
pieces d excellence) ou bien encore cette statue Baoule
exposée chez Olivier Castellane, petit miracle de grace et de
féminité Et que dire de ces bijoux rassembles pour I harmo
nie de leurs formes et la finesse de leur decor, par la galerie
Mame Durieu le temps d'un "Salon de Beaute aussi sophisti-
que que precieux ? Une célébration de la parure que l'on
retrouvera dans cette exposition de coiffes du bassin du
Congo dont certains exemplaires semblent échappes de
quelque défile de mode
Autre belle surprise de ledition 2013 si le continent africain
semble toujours se tailler la part du lion, d autres parties du
monde seront représentées avec faste Ainsi, la galerie Flak
continue de révéler au public la grace mystérieuse et fausse
ment enfantine des poupées katsmam des Indiens Hopi et Zuni
de l'Anzona La Bruce Frank Primitive Art Gallery de NewYorkjet
tera quant a elle son dévolu sur les amulettes de la region du
fleuve Sepik, en Papouasie Nouvelle Guinée au delà de leur
petite taille, ces objets fascinent par la force plas
tique et la sacralite qui s'en dégagent
Enfin grand specialiste de l'Oceame,
le galenste Anthony Meyer na pas
moins ete séduit par I extraordi
naire simplicité formelle d'effigies
eskimos dont la perfection stylis
tique est digne d un Brancusi
Derniere innovation d un parcours
décidément riche en révélations,
I art contemporain continue de
creuser discrètement son
sillon Certes, Stephane
Jacob invite depuis des
annees les visiteurs a
s immerger dans les reves
labyrmthiques et stellaires
des peintures aborigènes -
on retrouvera ainsi
quèlques uns de ses plus
grands artistes, comme
Kathleen Petyarre, la doyenne
et Abie Loy Kemarre, qui
marche avec talent sur les pas
de son illustre grand mere -,
maîs a quèlques encablures,
ce sont les sculpteurs béni
nois qui seront célèbres a la
galerie Vallois En retissant le fil
avec lart sacre de leurs ance
tres, leurs oeuvres devraient
réconcilier, voire séduire anna
teurs d'art tribal et collectionneurs
d art contemporain B G S
Parcours des Mondes , du 10 au
15 septembre 2013 dans le quartier de
Samt-Germain-des-Pres, 75006 Paris
Toutes les informations sur
www parcours-paris eu
30/08/2013
Hebdomadaire
OJD : 431865
Surface approx. (cm²) : 1375
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
Pour tout
GRAND-ANGLE Du W au 15 septembre, Paris accueille la IT édi-
tion du Salon international des arts premiers, « Parcours
des mondes ». doccasion d'admirer - et d'acheter - des
piècesexceptionnellesenprovenancedetous lescontinents.
Bulul, statue en bois patine datant
au moins du XVIII8
siècle
(Philippines, Galerie Schoffel- Valluet)
Page de droite : statue du Pende oriental
(R D Congo, bois et pigments), qui inspira
en 1936 une peinture sur toile au Flamand
Armand Vanderhck (Galerie OlivierLarroque).
E
PAR LAURENCE MOUILLEFARINE
n matière d'arttribal, nous
sommes les meilleurs », s'en-
thousiasme Pierre Moos,
directeur du « Parcours
des mondes ». Certes, ce
Saloninternationaldes
arts premiers, qui se dé-
ploie depuis douze ans
dans le q u a r t i e r des
Beaux-Arts à Paris, a pris
une belle ampleur. Parmi
les 6O spécialistes d'Afri-
que, d'Amérique, d'Asie,
d'Océanie, à s'installer dans des gale-
ries germanopratines durant six jours,
la moitié vient de l'étranger. Osons le
dire, dans ce domaine, Paris est le cen-
tre du monde ! L'ouverture du musée
du Quai Branly et l'effervescence des
ventes aux enchères y ont magnifique-
mentcontribué.Silesorganisateursdu
« Parcours des mondes » se vantaient
d'attirer les dix plus grands marchands
delaplanète, cette année ils disentvrai.
Donald Ellis, défenseur de l'art des In-
diens d'Amérique de Nord, rejoint, en-
fin, la manifestation. Jusque-là, ce
New-Yorkais se contentait d'y faire ses
emplettes (n'a-t-il pas déniché, dans
l'arrière-boutique d'un confrère pari-
sien, le plus splendide masque yup'ik
de sa carrière ?), mais il n'exposait pas,
participant plus volontiers aux gran-
des foires d'arts plastiques. Son revire-
ment est un signe. « J'ai toujours été im-
pressionnépar le public du Parcours, tant
pour la quantité que la qualité, explique-
t-il. Bien que tous les visiteurs ne soientpas
des acheteurs potentiels, loin s'enfaut, ils
sont cultivés, posent des questions intelli-
gentes et, croyez-moi, ce n'estpas toujoursle
cas ! »
Aujourd'hui, on y croise des têtes
qu'on ne voyait pas auparavant : des
clientsfortunes,quiassocientàleursta-
bleaux modernes et contemporains re-
liquaires du Gabon oustatuettes de l'île
dePâques. Un mélangeesthétiquecher
aux Occidentaux dans les années 1930.
On y revient. Pour faire la conquête de
ces nouveaux amateurs, en septembre,
c'est à Paris qu'il faut être. L'an dernier,
on a même remarqué deux Chinois à
l'affût... Huit rues de Saint-Germain
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toutes citations
-dès-Prés verront donc affluer quel-
que 2O DOO ou 30 OOO curieux. Ba-
dauds et initiés. Collectionneurs débu-
tants ou chevronnés qui trouvent là
d'innombrables fétiches, armes, mas-
ques, bijoux, objets rituels, objets
usuels à tous les prix (de I 000 euros
à... l'infini). De toutes les tailles.
Le plus minuscule ? Cette figurine es-
kimod'Alaska,enivoiredemorsefossi-
lisé, haute de 9,2 centimètres : l'effigie
d'un chaman sur laquelle veille amou-
reusement Anthony J.-P. Meyer, anti-
quaire corpulent à la moustache d'Her-
cule Poirot. Le plus monumental ? Un
monolithe ekoi du Nigeria, qu'apporté
le Belge Didier Claes, mystérieux bloc
de pierre dl,60 mètre dans lequel un
sculpteur a modelé, au Xe
-XP siècle, un
visage... et un nombril. Les marchands
réservant volontiers les meilleures
trouvailles pour cette grand-messe
automnale, des chefs- d'œuvre sont an-
nonces.
Dc l'art contemporain
an pays ile l'tir! tribal
Ainsi, un bouclier mengen de Nouvel-
le-Bretagne (Océanie), en bois, rotin,
pigments naturels et plumes, d'autant
plus émouvant qu'il est accompagné
du récit pittoresque de l'explorateur,
membre d'une expédition allemande
vers le cap Bechey en 1909, qui le col-
lecta. On s'arrêtera, également, à la ga-
lerie Schoffel-Valluet pour découvrir
une statue Bulul des Philippines, gar-
dien du riz que la patine sacrificielle
permet de situer vers le XVIIP siècle ;
les yeux et les dents, formes de co-
quillages ou bouts d'os, en disent long
sur sa valeur à l'époque. D'autres pro-
fessionnels mettent sur pied des expo-
sitions thématiques. Lesquelles exi-
gent l'effort de conserver un certain
temps les pièces qui puissent illustrer
leur sujet. Ainsi, dans son « Salon de
beauté », Maine Durieu célèbre les bi-
joux et autres ornements du corps à
travers divers continents. L'ensemble
d'appuie-têtedeNouvelle-Guinéequ'a
glané l'Espagnol Antonio Casanovas,
Crochet porte-crâne
agiba, Papouasie
Nouvelle-Guinée
(chez Voyageurs et
Curieux)
Effigie de chaman
en ivoire, Eskimo, Alaska,
1000 a 1400 ap J-C,
Gaiane Meyer
(en hautadroite)
Bouclier mengen,
Nouvelle-Bretagne, fm
XVIII'-debut XIXe
(presente par Michel
Thieme Tribal Art)
l'une des figures de proue du marché,
ne passe pas inaperçu. Quant à la gale-
rie Vallois, elle réunit cinq sculpteurs
béninois actuels. De l'art contempo-
rain au pays de l'art tribal, voilà qui est
inattendu ! « Cependant, ily a une filia-
tion,sedéfendPierreMoos-.jeressensla
même âme, la même sensibilité entre l'ar-
tiste africain d'aujourd'hui et ses ancê-
tres. » Autre evolution, la présence
croissante des arts océaniens. Les piè-
ces d'Afrique exceptionnelles deve-
nues inaccessibles, l'intérêt des collec-
tionneurssedéplace.«Laproductionde
Mélanésie ou de Polynésie, souligne en-
core Pierre Moos, estséduisanteparsa
diversité, par sa polychromie. Comme les
marchands qui explorent ces terrains sont
peu nombreux, les objets s'avèrent rares. »
Et qui dit rare, dit désirable...
• LAURENCE MOUILLEFARINE
Du10auISseptembre,wwwparcours-des-mondescom
Deschefs-d'œuvresontannonces
04/10 SEPT 13
Hebdomadaire
OJD : 49282
Surface approx. (cm²) : 261
N° de page : 10
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
itParce qu'il fascine autant qu'il
raconte notre civilisation, l'art
premier parle à tous, amateurs
d'art et néophytes. Ses plus gros
marchands au monde sont réunis
à Saint-Germain-des-Prés du 10
au 15 septembre dans différentes
galeries. Animée par diverses
expos, la manifestation présentera
notamment une thématique « Salon
de beauté », avec des objets
de coiffure, bijoux et ornements
d'Afrique, d'Asie et d'Océanie.
Un « parcours du monde » pour
découvrir d'autres cultures. . . moins
éloignées qu'on ne le croyait! •
04/10 SEPT 13
Hebdomadaire
OJD : 49282
Surface approx. (cm²) : 261
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Paysages de banlieue
Cette exposition permet de decouvrir les pay
sages de banlieue du XVM" siecle a nos jours a
travers gravures dessins peintures photos et
cartes Jusqu au 15 decembre Fresnes (94)
Ecomusee du Val-de-Bievre
Penone versailles
Pour son rendez vous annuel avec la creation
contemporaine le chateau de Versailles
accueille Giuseppe Penone Lartiste chef de
Ille de I arte povera rythme les jardins de Le
Notre avec ses sculptures d arbres dans les
quelles vegetal et mineral se mêlent pour devoi
ler leur essence Jusqu au 31 octobre
Versailles (78) Musee national du château
de Versailles Jardins
Pierre Henry, autoportrait
en 53 tableaux
Inventeur avec Pierre fachaetter de la musique
concrète au début des annees 1950 le compo
siteur français Pierre Henry (ne en 1927 a Pans)
a développe une œuvre plastique parallèlement
a son travail sonore Jusqu au 1e
decembre
Musee d art moderne de la Ville de Paris
Piacid & MUZO:
encore un peu de sexe!
Dessins Jusquau 10 octobre Musee de
I Erotisme
Planete Grenouille -
Photographies de
Cyril Ruoso
Lexposition montre cette Planete Grenouille
dans tous ses etats naturels comme culturels
scientifiques et societaux spectaculaires et poe
tiques Jusqu au 1e
decembre Muséum natio
nal d histoire naturelle Jardin des Plantes
Portrait(s) de cellule
Le jardin du Musee Curie lieu hautement lus
torique représente un lien de transition entre le
musee et I Institut Curie entre son histoire et
son actualite Jusqu au 31 octobre Musee Cuno
Pots a pharmacie
Une selection de cinq cents pots a pharmacie
des collections de la Cite Jusqu au 7 octobre
Sevres (92) Sevres - Cite de la céramique
Le Principe Galapagos
Avec entre autres Atlantic Alain Bedos et
Christian Moncel Maxime Bondu Simon
Boudvm Rene Daumal Arnaud des Pallieras
Simon Faithfull Joseph Grigely Gael Gnvet
Jusqu au 9 septembre Palais de Tokyo
Pub mania -
Ils collectionnent la publicitè
Cette exposition réalisée a partir du tonds
Publicite des Arts Decoratifs explore le pheno
mené de la collection d objets publicitaires et la
psychologie des collectionneurs dont les profils
ne sont finalement pas si différents de ceux des
collectionneurs d art Jusqu au 6 octobre Les
Arts decoratifs
Redécouvrir Jean Moulin
(1899-1943) -
Collections inédites
Le 70e
anniversaire de la disparition de Jean
Moulin unificateur de la Resistance gloire du
corps préfectoral Compagnon de la Liberation
est I occasion de valoriser les collections du
musee Jean Moulin qui s enrichit du legs de
I une de ses petites cousines Jusqu au 29
decembre Musee du General Leclerc-de-
Hauteclocque et musee Jean-Moulin
Regards persans
Le musee offre ses salles au jeune artiste ira
men Morteza Ahmadvand qui ponctue le par
cours de visite de trois de ses videos tour a
tour raffinées menaçantes et poétiques
Jusqu au 29 septembre Musee de la Chasse
et de la Nature
Regards sur l'abstraction -
Montparnasse-
Samt-Germain-des-Prés
195O-199O
Cette exposition un ensemble de trente six
oeuvres de grand format {peintures et dessins)
produites par Olivier Debre Jean Le Moal Alfred
Manessier Andre Marfamg Gerard Schneider
Geer van Velde entre tes annees 1950 et la fm
des annees 1980 Jusquau 29 septembre
Rambouillet (78) Palais du roi de Rome
La Regle et le compas -
Ou de quèlques sources
operatives dè la tradition
maçonnique
Le musee de la Franc Maçonnerie invite a
decouvrir les liens et I histoire qui unissent la
franc maçonnerie moderne dite spéculative
a la maçonnerie de metier celle qui se consacre
a la taille de pierre et a I art de bâtir que I on
qualifie doperative Jusqu au 12 octobre
Musee de la Franc-Maçonnerie
Rêhabilitation des grands
magasins de la Samaritaine
Installée au coeur de I exposition permanente
du Pavillon de (Arsenal cette presentation mise
en scene par I agence SANAA permet de
decouvrir I ensemble de ce projet et ses enjeux
de maquettes plans et coupes et détails
Jusquau 9 septembre Pavillon de I Arsenal
Ricciotti arcnitecte
Cette rétrospective presente pour la premiere
fois le travail de Rudy Ricciotti acteur majeur
de la nouvelle vague architecturale française
Grand Prix dArchitecture en 2006 Jusqu au 8
septembre Cite de I architecture et du patri-
moine Palais de Chariot
Ron MuecK
La Fondation Cartier pour I art contemporain
organise une nouvelle exposition personnelle
de I artiste Ron Mueck apres le grand succes de
2005 SptiL dieu fc puui fcxpubit on Ron
Mueck réalise trois nouvelles sculptures
Jusqu au 27 octobre Fondation Cartier pour
I art contemporain
Roy Lichtenstem
A travers une selection exceptionnelle de cent
trente tableaux eî sculptures de Roy Lchtenstem
I exposition proposée au Centre Pompidou retra
ce tout I œuvre de cette figure emblématique du
mouvement pop americain et de I art de la
seconde moitié du XXe
siecle Jusquau 4
novembre Centre Pompidou
Rubens-Van Dyck, gravures
La visite de I exposition Jordaens 159J Ib78
la gloire dAnvers est prolongee au rez de
chaussee par un accrochage dans les collée
lions permanentes d une selection d estampes
de Rubens et de Van Dyck provenant du fond
Dutuit lègue au Petit Palais en 1902 Jusquau 26
janvier 2014 Petit Palais
Rue des Rosiers -
Le Marais juif, 1974-1975 -
Photographies d'Alécio
dè Andrade
Le photographe Aiecio oe Andrade nê en
1938 au Bresil est arrive a Paris en 1964 ou
il vécut jusqu a sa disparition en 2003
Jusqu au 6 octobre Musee d Art et d Histoire
du judaisme
Ruptures, les materiaux
roulent des mécaniques
Le parcours en visite libre repose sur une cm
quantaine de manipulations reparties en seize
thématiques Jusquau 10 novembre Palais dè
la decouverte
Salon international des arts
premiers
Une soixantaine de galeries spécialisées dans
es arts dAfnque dAsie dOceanie et des
Amériques se reunissent lors de ce salon qui
est le plus mportant consacre aux arts premiers
Du 10 au 15 septembre Quartier de Saint-
Germain des Pres
Sensualité et spiritualité -
A la recherche de l'absolu
Composee de 114 œuvres peintures et dessins
cette exposition renouvelle le regard porte sur
la peinture religieuse de Jean Jacques Henner
(1829 1905) Jusquau 16 septembre 2013
Musee Jean-Jacques-Henner
Sous les meules, le grain -
Nourrir la ville de l'Antiquité
a nos jours
A travers la géographie et i economie i exposi
lion renseigne sur la vocation agricole du terri-
toire qui s affirme a I epoque gallo romaine Sont
évoques les différentes céréales les outils agri
coles ainsi que les voies commerciales
romaines Jusqu au 19 janvier 2014 Louvres
(95) Arches - archeologie en Pays de France
La Spoliation des Juifs : une
politique d'Etat (194O-1944)
La spoliation systématique des entreprises et
des biens appartenant aux Juifs est engagée
des 1941 sur lensemble du territoire français
Jusqu au 29 septembre Mémorial de la Shoah
Studio Beineix
Le cinéaste français Jean Jacques Beineix est
mis a I honneur dans une exposition conçue
comme un voyage a travers un film Jusqu au
29 septembre Boulogne-Billancourt (92)
Musee des Annees 30 Espace Landowski
Tableaux d'Hubert Robert
du musée dè Valence
bn avant premiere de la reouverture en
decembre prochain du musee de Valence
(Drome) quatre des plus beaux tableaux
d Hubert Robert (1733 1808) sont présentes au
Petit Palais aux cotes des dix tableaux de I ar
liste present dans les collections permanentes
du musee Jusquau 1e
octobre Petit Palais
Ta-Da! - Une proposition
interactive de Navid Nuur
Pour comprendre ce qui inspire les artistes et
les conduit de I idée a la réalisation I artiste
Navid Nuur conçoit une serie de dispositifs mge
nieux et poétiques qui invitent petits et grands a
se laisser embarquer sur les chemins de la crea
lion Jusqu au 23 septembre Centre Pompidou
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OJD : 29335
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
LAGAZETTE
PROUOTL'HEB110
DESVLNito
AUX ENCHÈRES
N°29 DU VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2013
1BHHHHMH
M 01676 1329 F. 3,50 €
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
MR MARIE C. AUBERT AUBERT@GAZETTE DROUOTCOM
EVENEMENTParcours des mondes. Le Salon international des arts premiers à «ciel ouvert»
se tient à Paris du 10 au 15 septembre, dans le quartier historique
de Samt-Germain-des-Prés.
Euloge Gide Zemidjan 2013
38 x 29 x 13 cm galerie Vallo s
CS PHOTO CHARLES P AC OE fâ GALER VALLOIS
n juin dernier La Gazette est allee a la
rencontre des professionnels repre
sentant l'élite dans le domaine des
arts premiers afin de les interroger sur
I evenement de la rentree qu est le Parcours des
mondes et sur les pieces phares qu ils presente
raient En avant premiere, ils nous ont pour la
plupart - dévoile quelques-uns de leurs tresors
que vous pourrez decouvrir a votre tour lors du
vernissage germanopratin du 10 septembre
Que ces marchands soient remercies pour leur
disponibilité et leur gentillesse même si nous
ne disposons pas d une place extensible pour
parler de tous i
Pendant une petite semaine, Paris, capitale mcon
testée de la spécialité concentre entre les rues
Bonaparte des Beaux Arts de I Echaude Guene
gaud Jacques Callot, Mazarme de Seine Saint
Benoit et Visconti les meilleurs professionnels et
les plus grands collectionneurs Cette annee, la
galerie américaine Donald Elhs vient grossir les
rangs du Parcours une premiere participation a
une foire d art tribal pour cette specialiste
mondiale de la Colombie Britannique (voir inter
view page 143) Nul autre salon, de Bruxelles a
New York ne peut s enorgueillir d une telle repu
tation Les raisons7
Elles sont multiples maîs tien
nent surtout a I excellence des objets a la diver
site des aires géographiques proposées - on note
d ailleurs cette annee une forte ouverture aux
artsocéaniens Onajouteraaussi Iexperience car
cela fait maintenant douze ans que le salon s est
impose dans le paysage des arts premiers
La soixantaine de participants qui se soumettent
a un veetmg rigoureux travaillent parfois
plusieurs annees pour préparer une edition
Chaque nouveau Parcours est ainsi I occasion de
présenter le fruit de longues recherches dans le
cadre d expositions thématiques
UNE GALERIE, UN THÈME
Apres les calebasses de medecine proposées en
2012 Alain Lecomte installe rue Guenegaud
chez lequel nous aurions pu rester des heures
tant sa passion est contagieuse s attache aux
sifflets sculptes des Bakongo auxquels il a
consacre un ouvrage - tire a cinq cents exem
plaires - avec I historien Raoul Lehuard publie a
I occasion du Parcours Objets associes au culte
du <nkisi ) les sifflets bakongo sont utilises dans
certaines cérémonies et uniquement par des
hommes inities - homme-médecine grand chas-
seur et chef de village - pour les rites de fertilite
ou la chasse Ces sculptures sont généralement
accompagnées de petites cornes d antilope qui
font office de sifflet N étant pas portes par le
peuple ils sont naturellement peu nombreux, y
compris dans les musees Fidèle a cette ethnie et
lui vouant un veritable culte le galenste a égale-
ment déniche un fétiche a clous epoustouflant,
ayant I aspect d un chien impressionnant par sa
taille et sa qualite ainsi qu un masque poly
chrome provenant de I ancienne collection
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
République démocratique du Congo,
XIX siecle bois pigments h 31,5cm
fr arrière plan une huile sur toile
d Arrrand VdriJerlick bignte et datée 1936,
galerie Olivier Larrcque Nimes
©PHOTO SYLVIA BATAILLE
© GALERIE OLIVILR LARhIOQUL NIMES
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
Sifflet nsiba, de I ethnie bayombe du Bas Congo
rm XIXe
siecle, h 27 cm Ancienne collection
mard et Bertrand Botte! Sa particularité1
assez rare est que le sifflet qui pst habituellement
une corne d antilope naine, est ici Lne tres fine
pointp d ivoire Galerie Mam Lecomte
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
Bottet, collecte dans les annees 1930 pres de
Lambarene, au Gabon Autre exposition thema
tique, celle dédiée a la beaute chez Mame Durieu,
ou I on découvrira rue Visconti l'art de la parure
chez les Baoule, les Samoas, les Gueres De
cette ethnie de Côte d'Ivoire, qui excella dans le
travail de la fonte, la galenste propose un collier
entierement en bronze orne de dents de
panthère, insigne de puissance et de dignite ou
des boucles d'oreilles en feuilles d'or caractens
tiques de I orfèvrerie peule de la region de Mopti
etde Djenneau Mali Ces paruressont réalisées a
partir d un seul lingot d or, martelé avec virtuosité
pour obtenir cette forme extraordinaire sans
soudure Les femmes peules sont réputées pour
leur beaute et leur majesté Ces grandes boucles
d oreilles quadrilobees, ornées de motifs geome
triques simples évoquent les cornes des vaches
et rappellent I activite pastorale des Peuls
La préciosité de la matiere et la majesté de la
forme font de ces bijoux des signes de prestige
reserves aux femmes les plus riches Autre objet
remarquable lie au pouvoir d un chef baoule, un
pendentif en forme de silure illustre, par sa
finesse et son raffinement, la qualite du travail de
I orfèvrerie chez les peuples akans L or occupe
ainsi une place symbolique prépondérante pour
cette ethnie emblème par excellence de la puis
sance politique ce metal constitue aussi un heri
tage sacre empreint de la force spirituelle des
ancêtres Quanta lafinessedutravaild'orfèvrerie,
elle atteste de son ancienneté
Le jeune galenste Lucas Ration, ayant fait sensa
lion lors de la derniere Tefaf a Maastricht, dans la
section Show Case, a quant a lui mit I accent sur le
Congo Deux statuettes, I une iwena, liee a des
rites de fertilite ou de divination et qui se
distingue par sa grande taille et la qualite d'execu
lion de ses détails, et I autre teke a double charge
et provenant d une ancienne collection française,
liee au monde medical magique et religieux que
personnifieledevinguérisseur«nganga»,seront
montrées Presque toujours masculines, ces
sculptures représententselon les cas des ance
tres, des esprits protecteurs ou des médiateurs
On retrouve dans la seconde les attributs caracte
ristiques des Teke scarifications rituelles appo
sees symétriquement sur le visage, barbe trape
zoidale Ses jambes fléchies montrent que I indi
vidu évoque exécute la danse sacrée appelée
« nkibi » ou « nikibi», exclusivement réservée aux
hommes La statuette masculine estdeconsacree
sonabdomen conservantdestracesde la charge
magique dentelle a ete rituellement dépossédée
Ce fétiche a d ailleurs la particularité d avoir une
double charge ventrale, phénomène particulière
ment rare pour ce type d objet ll est également
inhabituel de trouver des statuettes teke tenant a
la main une canne dont le pommeau a ete fine
ment sculpte d un visage, ce qui marque I impor
tance rituelle de cette statuette Didier Claes
dedie sa presentation a Ngwadi, le dieu du
tonnerre, comme il I explique dans la preface de
son catalogue «Rêve de collectionneur, de
musee, d antiquaire, le fétiche a clous suscite
toutes les convoitises » Celui qu il propose fut
collecte en 1950 et a intègre la collection du
docteur Thion Haute de 88 cm, cette statuette
est bien entendu une piece médite, que le
marchand est fier de faire decouvrir En outre, un
incroyable monolithe ekoi (ou ejagham) en
pierre, provenant du Nigeria, date probablement
du X Xl" siecle - maîs que nous n avons pu encore
voir pour des raisons évidentes de transport -, est
l'une des curiosités a signaler Cette piece particu
lierement imposante provient d une collection
privee d Europe Les monolithes du nord est du
Nigeria étaient dresses isoles ou par groupe
- souvent en cercle - en des lieux reserves aux
abords des villages et ou se tenaient les activites
Abie Loy Kemarre Bush Leaf - Optic
Utopia 2013 acrylique sur toile
122 x 122 cm galerie Arts d Australie
Stephane Jacob
© PHOTO CLAYTON GLEN
© ARTS D AUSTRALIE STÊPHANE JACOB
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
Pendentif baoule Cote d Ivoire
XIXe
siecle or fondu a la cire perdue
h 5 I 7 cm galerie Mame Durieu
O PHOTP FRANK VFRD FR ffl CAI ER F MAINE DUR FH
communautaires appelant la protection des
ancêtres notamment les cérémonies d initiation
des jeunes gens En effet tout individu attei
gnant 10a 15 ansfaisait partied uneassociation
de classe d age dont il pouvait attendre de
I aide dans ses activites economiques ou lors
des moments difficiles de sa vie Les jeunes gens
de ces associations faisaient la démonstration
de leur force en hissant les rochers hors de I eau
- les sources d approvisionnement en pierres
étaient IPS affluents de la Cross River et en les
transportant au village ou ils recevaient de la
mam du sculpteur des traits humains Enterrée
jusque sous le nombril, chaque pierre sculptée
est supposée représenter un ancêtre une fiqure
légendaire historique ou I emblème d une
societe secrete On peut observer une piece
similaireau museedu Louvre
La galerie Frederic Moisan rue Mazanne associée
pour le Parcours a Herve Perdriolle présentera
Peintures sur bouse de vache de la tribu warli
Jivya Soma Mashe et autres peintres de la tribu
warin On vous le concède le titre n est pas
tres glamour Sachez cependant que cette tribu
dans leThane District situe a approximativement
150 km au nord de Mumbai compte encore
aujourd hui plus de 300 000 membres Les Warli
n ont rien a voir avec I hindouisme Ils ont leur
propre mode de croyance de vie et de coutume
Les corps des êtres humains comme ceux de
nombreux animaux sont représentes a I aide de
deux triangles inverses qui se rejoignent en leurs
pointes respectives I e tr angle superieurfigure le
torse le triangle inférieur évoque le bassin I equi
libre precaire de ces triangles symbolise I equi
libre de I univers du couple Jusqu a la fin des
annees 1960 I art pictural de cette tribu était le
fait exclusifdesfemmes Cette expression rituelle
ancestrale allait au cours des annees 1970 subir
un changement radical Un homme livya Soma
Mashe se mit a peindre non pas a la seule occa
sion des rituels maîs quotidiennement On a
notamment pu voir ses peintures lors de I exposi
lion Autres maîtres de I Inde au musee du quai
Branlyen 2010 et a la fondation Cartier en 201 ?
explique Herve Pednolle auteur de I Art rontem
pardin indien ouvrage publieen 701 ? par 5 Conti
nentsEditions
Alain Bovis héberge pour I occasion che? Helene
Bailly rue de Seine propose une exposition
thématique consacrée aux Archipels Philip
pines et Indonesie > Seront présentes des objets
ifugao et kankanaide de I ile de I uçon (Philip
pines) la ou s enracinent les cultures les plus
anciennes et ou s expriment pleinement puis
sance du style et traitement en volumes I art des
Batak (Sumatra) et des Dayak (Borneo Kalimatan)
sera également a I honneur avec des objets
emblématiques ou du quotidien provenant pour
certains d entre eux de collectes réalisées au
XIXe
siecle par des voyageurs tel Flic Modigliani
(1860 193?) Une escale est prévue dans les iles
Nias et Sumba pour évoquer le travail sculptural
de la pierre et che? les Toradjades des iles Sula
wesi pour leurs grandes statues d ancêtres Une
exposit on dans laquelle au delà de la qualite des
objets s exprimera la variete des styles de I ice
nographie avec ces représentations de person
nages ou d animaux mythologiques des mate
riaux ou se mêlent bois cornes dents d animaux
coquillages metal fibres
A I occasion du Parcours la galerie Vallois rue de
Seine (41) proposera lexposition intitulée
Le choix de Valentino Plismer I r primitisme
dans la photographie mettant ainsi pn lumiere
a travers jne trentaine de tirages originaux
réalises entre 1930 et nos jours I importance
historique des arts extra européens dans la
photoqraphie maîs auss leur presence toujours
preqnante dans I imaginaire des artistes Paralle
lement elle présentera au 35 de la même rue
Sculpteurs béninois contemporains de la tradi
tion a la modernite sous I eqide d Andre lolly
commissaire general ancien directeur du centre
culturel français de Cotonou I e travail de six
jeunes artistes béninois EulogeGlele Remy
Samu? Cerard Ouenum Niko Marius Dansou et
Dominique Zinkpe sera ainsi mis a I honneur
I a galerie Flak rue des Beaux Arts présentera
une selection d œuvres d art ancien d Afrique
d Oceanie et d Amerique du Nord ainsi que sa
nouvelleexposition <Katsmam Poupées kachina
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
Masqje bekom en bois recouvert de plaqu
de cuivre cheveux cauns pigments
Cameroun h 48 cm galerie Bernard Dulon
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Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
des Indiens hopi et zuni d'Amérique du Nord »
Pour cette edition 2013 du Parcours, la galerie
Meyer n'a pas souhaite d'exposition thématique
Les œuvres présentées mêleront acquisitions
récentes et pieces choisies dans le stock de la
galerie, qui retrouveront ainsi la lumière
On citera un bouclier d'archer d'une grande
rareté, du XIX' XXe
siecle, orne d'une représenta-
tion stylisée d'une figure humaine arborant un
ornement de poitrine en coquillage kina, ainsi
qu'une peinture corporelle ou un « tatouage»
keloide Lobjet a ete collecte lors d'une expédi-
tion dans les annees 1950-1960 et avait intègre la
collection de Belfond, a Limoges Autre « petite»
- par la taille - piece, une figure chamanique
representant un ancêtre dans une pose hiéra-
tique L'objet provient de l'île Saint Laurence,
dans le détroit de Bering, en Alaska Autre effigie
de chamane, une statuette representant un être
humain a la puissante morphologie Celle-là date
de 1000 a 1400 de notre ere, du début de la
culture thule en Alaska Gageons que d'autres
trésors sauront vous surprendre. On s'attardera
également chez Voyageurs et Curieux, rue
Visconti, pour admirer un crochet porte-crâne
agiba de Papouasie Nouvelle-Guinéeainsi qu'a la
galerie Bernard Dulon, rue Jacquot-Callot, pour
ses chefs d'oeuvre du Cameroun, parmi une selec-
tion en images et en avant premiere Quèlques
exemples choisis deux effigies commemoratives
- d'un fon et d une makouo kam - provenant
toutes deux des Bamileke, peuple de la region de
Bangwa-Batoufam, au Cameroun, en bois erode
a patine de terre rouge et dont la provenance
collections Arman et Jacques Kerchache - ne
laisse aucun doute sur leur valeur Un masque de
danse du peuple batcham (Cameroun) du
XVIIIe
siècle (carbone 14), collecte par E Mesle en
avril 1949, et un masque en bois recouvert de
plaques de cuivre, de cheveux, de cauns et
pigments, également du Cameroun, compléte-
ront la selection Sans etre exhaustif, signalons
également cet étonnant fragment de pilier qui,
plus que certainement, appartiendrait au palais
de Bali Nyonga, au royaume de Bali Sachez d'ail-
leurs que les deux autres fragments qui compo-
saient ce pilier ont ete collectes par le docteur
Pierre Marier avant d'être offerts au musee du
quai Branly A bon entendeur
La galerie Schoffel Valluet, rue Guénegaud,
presente une œuvre d'art de Borneo avec l'aide
de la science L'investigation scientifique poussée
est encore peu voire jamais utilisée pour les
objets d'arts premiers La galerie a choisi cette
voie pour explorer et dévoiler la face cachée de
cette grande et unique sculpture de Borneo,
datée du XVe
XVII0
siecle Une selection d'autres
objetsseraproposée
ll n'est pas question de vous donner ici les cles
des portes a pousser lors de votre deambulation
A chacun de questionner les professionnels qui
ont a cœur de transmettre leur savoir, d'éprouver
un coup de coeur (voire plusieurs, ce n'est pas
reprehensible), de nouer des liens, de se faire
plaisir pour constituer ou enrichir une collection
digne de ce nom •
Parcours des mondes 2013
Saint-Germain des Pres
www parcours des mondes com
Du 10 au 15 septembre, vernissage
le 10 septembre a partir de 17 h
TROIS QUESTIONS À DONALD ELUS
Vous êtes l'un des invités vedettes de la prochaine édition du Parcours
des mondes. Pourquoi avoir choisi l'événement parisien plutôt que la
Bruneaf ou d'autres grandes foires dédiées à Tait tribal ?
C'est la premiere fois que la galerie participe a unefoire d'arts premiers Nous ne
le souhaitions pas dans le passe, préférant exposer dans un cadre plus contem-
porain J'ai visite presquechaqueannee le Parcours des mondesdepuissa crea-
tion, etj'ai etefrappe par le nombre devisiteurs etlesconnaissancesdes spécia-
listesfrançaisconcernant les oeuvres d'art que nous proposons
En tant que spécialiste de la Colombie-Britannique, que pouvez-vous nous
dire sur les objets que vous allez présenter et leur fourchette de prix ?
Nous allons exposer un ensemble d'oeuvres provenant aussi bien du Sud-
ouest americain que de la côte du Nord Ouest et de I Alaska Par exemple,
nous avons inclus des poupées kachmas, un panorama de l'art de la côte du
Nord-Ouest, avec en particulier un superbe hochet rond de chamane, ainsi
que des objets d'art yupik dont un masque provenant de la collection Robert
Lebel Les estimations s'échelonnent entre 3 500 et 400 DOO €
Vous êtes considéré comme l'un des plus grands marchands sur la scène
internationale. Que représente la scène parisienne à vos yeux ?
Paris est devenu la place incontournable du marche de l'art tribal A mon avis,
le niveau de sophistication des Français au regard des arts premiers ne se
retrouve nulle part ailleurs
Quel est le plus bel objet - ou la plus belle collection - dans votre spécia-
lité qui ait fait les beauxjours des ventes aux enchères ?
Le haut de gamme du marche nord-américain est encore tres majoritaire-
ment assure par les marchands Notre galerie détient presque tous les
records de prix en termes d'achats aux encheres ou obtenus dans des
ventes privées L'événement marquant a ete la collection Dundas, vendue
a New York en 2007 Le produit a totalise environ 7 millions de dollars un
record non egale a ce jour dans ce domaine Notre galerie d'art a acquis un
peu plus de 6 millions de ce total pour des musees canadiens et des collec-
tionneurs prives
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Hebdomadaire
OJD : 84864
Surface approx. (cm²) : 56
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
Parcoursdesmondes
***
Puissant. Également connu
souslenomdeSaloninternatio-
naldes artspremiers, cepar-
cours rassemble les meilleurs
marchandsmondiaux, lesétran-
gers "squattant" les galeries d'art
moderne. Desobjetsdeparure
d'Afrique,d'Asieetd'Océanie
(ici,pendentifbaoulé,galerie
MaineDurieu) auxportraits pho-
tographiques du XIXe
siècle
(MichaelEvansTribalArt)ouà
l'art contemporain béninois
(chezBobVallois), cesaccro-
chages sont hauts en couleur.
Ànoter, laparticipation, cette
année,del'AméricainDonald
Ellis,grandspécialistedela
Colombie-Britannique. V.Ct
Quartier desBeaux-Arts
à Saint-Germain-des-Prés,
Paris VF, du10auISseptembre,
www.parcours-des-mondes.com
05/11 SEPT 13
Hebdomadaire
OJD : 229211
Surface approx. (cm²) : 968
N° de page : 72-74
Page 1/3
H_CHAL_20130905_0355_N_001
TRIBALART
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
Affaires privées pour le plaisir
Expositions d'arts primitifs
Paris tombe
le masque
Parcours des mondes, le plus coté des salons de l'art tribal,
se tient dans la capitale du 10 au 15 septembre.
D'où vient, à quoi tient cette suprématie parisienne.
A
la nuit tombante, ha-
billés de branchages et
armés de machettes, ils
surgissaient dans les vil-
lages en poussant des
cris. On les reconnais-
sait à leurs masques
blancs, couleur de mort
Dans l'ouest de l'Afrique, chez les
Fang, les membres de la société se-
crète Ngil étaient appelés pour ef-
frayer, faire avouer - et exécuter
parfois - les sorciers et les voleurs
PAS
BERTRAND
FRAYSSE
Interdits vers 1910, les masques ngil
authentiques sont d'une insigne ra-
reté Avecleurfrontbombé,leurnez
allongé, leure traits stylisés, ils sont
aussi d'une grande beauté. Ils ont
d'ailleurs inspire Les Demoiselles
d'Avignon de Picasso (1907) et
contribué à la révolution du
cubisme Le plus exceptionnel de
ces masques se trouve che^ Fian-
çois-ManeBanier,romancieretpho-
tographe.Inutiledesedemanderqui
le lui a offert Acquis par Liliane
Daniel Hourde, artiste et
marchand, dans son atelier,
à Paris. « Dans l'art tribal, il est
bien plus facile dc trouver un
client que de trouver un objet. »
Bettencourt à Drouot enjuin 2006
pour 5,9 millions d'euros, pièce
phare delacollection dumarchand
PierreVenté,cemasqueestl'objetle
plus cher de toute l'histoire des arts
primitifs.
Ayanttotalisé44millions d'euros,la
vente Venté demeure inégalée. Dé-
trôné par New Yorkpour l'art mo-
derne et contemporain, Paris est
resté la capitale mondiale dc l'art
tribal (et non « des arts premiers »,
expressionquepersonnedanslemi-
lieun'utilise). Pourdénicherdessta-
tuettes baoulé ou des crochets
sculptesdufleuveSepik,mutiled'al-
ler à Abidjan ou à Port Moiesby.
C'estàParisqu'ontlieulesplusgran-
desventespubliques,quel'ontrouve
leplusgrandnombre demarchands
spécialisés etque setientchaque an-
née,depuis2002 leplusgrandsalon,
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
Parcours desmondes. « Tous les col-
lectionneurs et les responsables de
musée y sont présents, explique
Pierre Moos, son directeur. Les
marchands réservent souvent leurs
plus bettes pièces pour les montrer
à ce moment-là. » Du 10 au 15 sep-
Vlaminck, forgeant sa
légende, s'estposé en
«père de Vart nègre».
tembre, du côté de Saint-Germain-
des-Prés, des galeristes du monde
entier - parmi lesquels une quin-
zaine de marchands parisiens - ac-
cueilleront près de 20000 visiteurs
venus admirer des chefs-d'œuvre
des arts traditionnels d'Afrique,
d'Asie, d'Océanie et desAmériques.
L
a suprématie de laplace pari-
sienne ne date pas d'hier
comme le montre l'exposi-
tion Charles Ration, l'inven-
tion des arts « primitifs »,
qui se tient au musée du quai Branly
jusqu'au 22 septembre. Sans doute le
plus grand marchand de sa spéciali-
té au xxe
siècle, Ratton fut dès les
années 1930 le promoteur infati-
gable de ce qu'on appelait encore
« l'art nègre ». L'exposition retrace
l'histoire des manifestations qui fi-
rent connaître au grand public sa
valeur universelle, African Negro
Art au MoMA de New York en 1935,
ou ^Exposition surréaliste d'objets
dans la galerie parisienne de Ratton
en 1936. Onpeutyadmirerquèlques
pièces légendaires, comme l'ef-
frayante statue en métal de guerrier
rapportée suite aupillage de lacapi-
tale du royaume du Dahomey (ac-
tuel Bénin) : pour ne pas choquer le
bourgeois, lors de sapremière expo-
sition à la Galerie Pigalle, en 1930,
Ratton avait fait rabattre son sexe,
initialement en érection !
C'est à ses artistes que Paris doit sa
position dominante. Proche des sur-
réalistes - Breton et Eluard étaient
de grands collectionneurs -, Charles
Ratton n'a fait que populariser un art
découvert un quart de siècle plus tôt.
Selon la légende qu'il a lui-même for-
gée,Vlaminckseraitle«pèredel'art
nègre ». En 1905, dans un café d'Ar-
genteuil, le peintre aurait aperçu,
entre deux bouteilles de Pernod,
troisstatuettesafricainesqu'ilaurait
extorquées au cafetier pour le prix
de quèlques absinthes. Un peu plus
tard, il f era l'acquisition d'un « grand
masque » blanc - un masque fang -
que lui achètera Derain. Picasso
s'extasiera en l'apercevant dans
l'atelier du peintre. Matisse à son
tour découvrira
fébrilement les
« statuettes
nègres » de Pi-
casso dans son
atelier de la rue
Schœlcher, provoquant l'ébahisse-
ment de sa bonne : « Venez vite, ve-
nez vite, Hy a là un vieux mon-
sieur qui embrasse les seins de vos
négresses » ! Dès lors, la « chasse à
l'artnègre » étaitlancée. Ellenes'ar-
rêtera plus et transformera en pro-
fondeur l'art occidental, de Modi-
gliani àHenryMoore enpassantpar
Brancusi, Giacometti, Dubuffet et
tant d'autres.
« L'art primitifajoué un rôle déter-
minant dans l'histoire de l'art mo-
derne, observe Daniel Hourdé,
peintre, sculpteuretmarchand.Par-
fois, il a influence directement les
artistes. Le plus souvent, ils y ont
retrouvél'écho de leursproprespré-
occupations, Picasso dans la sculp-
ture de la Côte d'Ivoire, les surréa-
listes dans les arts "sauvages" de
l'Océanie ou de l'Amérique du
Nord. » Dans son atelier, sous une
verrière, au fond d'une cour du
Vieux Paris, un reliquaire korwar à
tête de mort de Nouvelle-Guinée ou
un fétiche à clous africain voisinent
MERVEILLES
DUMODE
Cinq pièces
présentées au
salonParcours
des mondes,
Paris, du 10 au
15 septembre.
Statuette téké.
Congo, début du
xxe
siècle. (Galerie
Lucas Ration.)
Masque dè danse
batcham. Cameroun,
xvm8
siècle (Galerie
BernardDulon.)
Crochet porte-crâne
kerewa.
Papouasie-Nouvelle-
Gumée. (Voyageurs
et curieux.)
Come à médecine
toba-batak.
Sumatra,
première moitié du
xixe
siècle. (Galerie
Alain Bovis.)
La Keiiie Baiigna, photographiée
par Man Ray. Exposée quai
Branlyjusqu'au 22 septembre.
Statue d'ancêtre
protecteur(buu).
Philippines.(Galerie
Schoffel Valluet.)
avecunChristmédiéval, unemomie
inca ou ses propres sculptures, des
corps en bronze torturés pareils à
des écorchés sortis d'un musée
d'anatomie. Longtemps associé à
Philippe Ration, neveu de Charles,
Daniel Hourdé se consacre désor-
mais surtout à son art, se contentant
d'être marchand en chambre pour
« trois ou quatre collectionneurs »
lorsque l'occasion s'en présente :
« Dans les arts primitifs, il est
beaucoup plusfacile de trouver un
client que dè trouver un objet. »
"^•"^k epuis des décennies, le
^1 A stock ne se renouvelle
^1 ^1 plus. « Les objets au-
H H thentiques - faits par
H H les autochtones pour les
H H autochtones et qui ont
H V servi - ont cessé d'être
_^L^^ produits dès la fin du
premier tiers du XXe
siècle », estime
Bernard Dulon, marchand réputé.
« Dans les régions les plus reculées
- au fin fond du Nigeria ou du
Zaïre -, la production de qualité
s'arrête au plus tard au début des
années 1960 », précise Alain de
Monbrison, fameux galeriste de la
rue des Beaux-Arts. Les dernières
belles pièces ont été rapportées par
des coloniaux lors de la décolonisa-
tion. Depuis, plusrien: onnetrouve
plus qu'un vulgaire « art d'aéro-
port ». Et seule une petite minorité
des objets authentiques provoque
l'enthousiasme des experts. « Au
moins 90% de l'art africain a dis-
paru et, sur les 10% qui restent,
80% des objets sont sans intérêt,
résume Alain de Monbrison. Selon
sa plus ou moins grandeperfection,
une antilope bambara peut valoir
de 2000 à 100000 euros. Mais,
pourfaire la différence, il faut en
avoir vu un certain nombre, et pas
simplement dans des livres. »
L'art tribal est une affaire d'initiés.
Les spéculateurs ne misent guère
sur des œuvres non signées et non
datées, à moins qu'elles n'aient un
« pedigree » (un historique des pro-
venances) exceptionnel. Peu de
noms connus figurent parmi les
grands collectionneurs actuels : le
cheikh qatarien Saoud al-Thani, « un
passionné au goût extraordi-
naire », selon Pierre Moos ; le Suisse
Jean Paul Barbier-Mueller d ' '
collection, réunie dans le mu
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L'ART v
TRIBALA
L'HONNEUR
A oir
Parcours
des mondes,
12- édition
du Salon
international des
arts premiers
(60 exposants).
Pans, quartier
des Beaux-Arts
àSaint-Germam-
des-Prés (W),
du 10 au
15 septembre.
Vernissage
le mardi 10 de
15 à 21 heures.
Du mercredi
au samedi, de
11 à 19 heures.
Le dimanche
jusqu'à
17 heures
Nocturne le jeudi
12 septembre
jusqu'à
21 heures.
Exposition
Charles Ratton,
l'Inventiondes
arts«primitifs»
Plus de
200 œuvres
et documents
retraçant le
parcours du plus
célèbre marchand
et collectionneur
du xxe
siècle
(1895-1986),
proche des
surréalistes.
Musée du quai
Branly.
37, quai Branly,
Paris VIIe
,
jusqu'au
22 septembre.
Informations •
www.quaibranly.fr.
Catalogue de
l'exposition,
coédition musée
du quai Branly/
Skira Flammarion,
184 pages,
150 illustrations,
35 euros.
séc du même nom de Genève,
est considérée comme la plus belle
du monde; plus modestement, le
Français Bruno Roger, associé de la
banqueLazardetprésidentdelafon-
dation créée en hommage à son
épouse disparue, Martine Aublet,
naguère responsable du départe-
ment mécénat du musée du quai
Branly. Même Jacques Chirac,
connu pour son amour sincère des
arts premiers, ne possède pas grand-
chose. Quant à Dominique de Ville-
pin, son nom n'évoque chez les
connaisseurs qu'un sourire dédai-
gneux. Sa collection de masques
africains? « Rien n'est authen-
tique », tranche unmarchand, cruel.
O
n trouve sur le marché beau-
coup de mauvaises copies et
quèlques excellents faux.
« Tous les collectionneurs s'y
sont unjour laissés prendre,
reconnaît Daniel Hourdé. Mais il y
a un test qui ne trompe pas, c'est
lorsquel'oninstallelemasqueouln
statuette dans sa collection. On
s'aperçoit vite qu'il y a quelque
chose qui ne va pas. » Ce que
confirmeAlaindeMonbrison:«Les
objets authentiques ont une âme,
lesfaux n'en ontpas. Et les collec-
tionneurs le sentent. Ils s'aperçoi-
vent que l'objet est vide, qu'il est
impossiblededialogueraveclui. »
Sans forcément l'avouer, la plupart
des amateurs d'art tribal sont un peu
animistes. Les pièces gardent une
part de leur force magique initiale.
Commentnepasêtreintimidéparce
masque ekoi (Nigeria) de la collec-
tion de Hubert Goldet au musée du
quai Branly, un crâne humain tendu
de peau d'antilope et recouvert de
vrais cheveux, avec la bouche
grande ouverte qui semble pousser
un cri? Et comment ne pas sentir la
bonté protectrice de cette statuette
bembé (Congo), en vente à la Gale-
rieLucasRatton, auvisageanguleux
etauxyeuxsertis d'éclats defaïence,
fétiche médical supposé protéger
des accidents et des maladies ? Les
puissances celées dans ces objets
inanimés semblent prêtes à se ré-
veiller. Face au masque offert par
Liliane Bettencourt, François-Marie
Baniera-t-ilressenti son impitoyable
pouvoirjudiciaire et entendu les vo-
ciférations crépusculaires des in-
quiétants inquisiteurs? •
14 BOULEVARD HAUSSMANN
75438 PARIS CEDEX 09 - 01 57 08 50 00
11 SEPT 13
Hebdomadaire
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ADJUGÉVENDU
PARBEATRICEDE
ROCHEBOUET
BDEROCHEBOUETi3>LEF/GAROFR
LeBénin
à portée
de main
A
Saint-Germain, le « Parcours
des mondes» est devenu un
evenement incontournable pour
les arts premiers. Veritable contrepoint
aux enchères, cette 12e
édition réunit 60
des meilleurs marchands internationaux
dont 50 % sont étrangers. Pour la pre-
miere fois, il s'ouvre a l'art contemporain
d'Afrique. La galerie Vallois est la pre-
miere a se lancer dans l'exploration des
nouveaux talents de ces contrées loin-
taines en ouvrant son petit ecrin de la
rue de Seine aux sculpteurs béninois.
Ancien directeur du Centre culturel
français de Cotonou, Andre Jolly a repe-
re six jeunes artistes prometteurs. Ils
sont encore inconnus mais peu importe.
Tous sont autodidactes car il n'y a pas
d'école des Beaux-Arts la-bas. Pour-
tant, les traditions sont toujours aussi
vives sur ces terres de feu. Elles sont
l'expression de la spiritualité tres riche
qui caractérise les cultes et rythme la
vie quotidienne, Le visiteur sera surpris
de trouver des pieces chargées d'émo-
tions et souvent pleines d'humour L'en-
semble est frais, plein d'esprit. On aime
les personnages en fil de fer de Remy
Samuz, les anges gardiens hiératiques
de Nike, les coiffures extravagantes de
« Attin », de Marius
Dansou, 2012.
Marius Dansu, les
totems de Domini-
que Zinkpe. Les prix
vont de 2 000 a
8 000 euros Lin pari
encore accessi-
ble. •
DELATRADITION
ALAMODERNITÉ
Jusqu'au 28 sep-
tembre, Galène
Vallois sculptures
35, rue de Seine (Vie),
www vallois.com
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Sommaire"I 3399 du 11 au 17 SEPTEMBRE 2013
EN COUVERTURE
Gotha : la rentrée sous le signe
du bonheur ie
3 L'édito
6 Quelle semaine!
15 Adélaïde's
l'actu
28 Philippe etMathilde à Louvain . joyeuse entrée
le mag
32 Cinéma Forest Whitaker) « Nous sommes passés
des champs de coton au président des États-Unis
36 Exposition Sous la verrière du Grand Palais à Paris
Defi artisans venus du froid
40 SaonArts Premiers Ethnique chic
44 Exposition Elizabeth Eure de Lanux
L'attrapeuse d'âme
48 Univers À Paris, chez Thierry Lemaire
« Glamour seventies»
QUELLE CULTURE I
54 Les états d'art de Pierre Yovanovitch
SG Le guide
58 Quelles plumes ! Spécial «Le livre
SUT la place» Nancy (13-15 septembre 2013)
60 Quelles enchères!
QUELLE HISTOIRE!
62 Mahendraparvata La cité perdue
del'empirekhmer
QUELLE BEAUTÉ I
66 CafeBlanehett«Ouiàlavie»
68 À l'hôtel Berkeley de Londres
Lezen sur le toit
69 Plaisirs & tentations
QUELLE SOIRÉE !
70 Douceurs chez Ralph Lauren
72 Zoute Approaeh trophy
74 Courrier Votre Point de Vue
76 Horoscope
78 Jeux Anagrammes, sudoku,
bridge et mots croisés
82 L'élu Vincent Barre
Les bons d abonnement se trouvent p 73 et p 77
Ce numero comporte un encart Pierre Ricaud
sur une diffusion partielle abonnes
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salon
À PARIS, LE SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS
EthniquecMeParcours des mondes, qui fête cette année sa 12e
édition, demeure en matière d'art
tribal I un des rendez-vous les plus prises Du 10 au 15 septembre, 60 marchands
français et internationaux exposent leurs plus belles pièces Parmi eux, notre sélection
de galenstes parmi les plus réputes de la place de Pans. ParAnne Regler Photos Marie ciénn
F
isages grimaçants, fesses lebondies, raffinement
ou brutalité des lignes, douceur rugosité les
œuvresd art primitifnecessentdenousséduire,
apres avoir ete redécouverts par les artistes,
Andre Breton, Man Rav, Miro, Antonio Segui,
jusqu'à Miquel Barcelo. puis par les décorateurs «Maîs des
le début du XVII1
siecle, les arts premiers ont fait une entree
discrète dans les cabinets de curiosités», raconte Anthony
Meyer, l'un dcs grands marchands et expert parisien Aujour-
d'hui, la beaute, l'élégance, l'exotisme, l'expression artistique
de l'art tribal, qu il soit africain, océanien, americain ou asia-
tique, lui ont ouvert grand les portes de la haute decoration,
comme celles de notre quotidien esthetique •
VOIR Parcours des mandes, Quartier des Beaux Arts
a Saint Germain dès-Près 75006 Paris Jusqu au 15 septembre
De 11 h a 19 h Nocturne le 12|usqua21h
Alain de Monbrison
«LESMASQUES MEPARLENT»
Cet illustre marchand est spécialise depuis 1971 dans les arts primitifs d Afrique
et d Oceanie Dans son appartement parisien, les oeuvres cohabitent dans une
harmonie feutrée, bercée par la lumiere tamisée des hautes baies vitrées.
Autour de ce collectionneur passionne qui nous reçoit dans sa salle a manger,
une sculpture de Madagascar de la fin du XVIIe
une statue d'ancêtre karovari de
Nouvelle-Guinée, un plat des iles Fidji en forme de feuille et une impressionnante
cuillère ceremomelle dan de Côte d Ivoire. « Representant l'image de la femme,
e est I une des plus belles pieces de ce type que je connaisse » Pour le Parcours
des mondes, Alain de Monbrison montrera une selection remarquable de masques
rituels, utilises lors de cérémonies funéraires, agricoles ou d'initiation Lin ensemble
de pieces du XIX° siecle, collectées ces dernieres annees, et dont le célèbre
marchand assure qu'elles ne sont plus aujourd hui fabriquées
( 2, SUE DES BEA UX-ARTS,
75006PARIA. TÉL.: 0146340520. WWW.MONBRJSON.COM
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Anton» J.-P. Meyer SECRETS D'OCEANIE
Élevé dans le sérail auprès d'un père et d'une mère antiquaires à Paris et à Los Angeles, spécialisés dans les très beaux objets d'art,
Anthony est devenu à son tour l'une des plus éminentes figures de la profession. «À mon heure, précise cet homme brillant.
Pendant des années, je me suis contraint à fuir cette hérédité, allant même jusqu'à m'engager dans l'armée à 17 ans !» Un jour,
alors qu'il « fouille » dans les collections maternelles, il découvre trois massues de Nouvelle-Calédonie. Lin coup de foudre pour
un nouveau départ. De rencontres en coups de cœur, de voyages en découvertes, Anthony trouve sa voie. Marchand il sera, avec
sa propre démarche esthétique dénuée de toute obligation commerciale. Et de façon très instinctive, il se tourne vers l'art océanien.
« ll était encore méconnu dans les années 1970. La liberté, l'émotion, la force très corporelle, qui s'en dégageait m'ont happé
et ouvert l'appétit.» Dans son antre, où il n'invite personne, des masques en fibre des îles Tami, une herminette de sculpteur
a lame en serpentine de Nouvelle-Calédonie, tomrçasqjes de la Nouvelle-Irlande, un de yanualu. et des dizaines d'autres trésors.
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CAP SUR L'AFRIQUE DE LOUEST
Ce jeune galeriste de 26 ans ira loin. Après son grand-oncle
Charles Ratton, considéré comme « l'inventeur » des arts primitifs,
après son pere Philippe, Lucas, representant la troisieme
generation de cette célèbre dynastie, entre à son tour dans la cour
des grands. Désormais installe rue de Seine, après un premier
stop aux Puces, le voici à la tête d'une sélection très pointue d'art
africain, surtout des oeuvres originaires de la Côte divoire,
du Congo, du Nigeria et du Mali. « J'ai commencé ma collection très
jeune et ces trois pays sont un vivier d'objets rituels de grande
qualité. Ainsi cette statuette hemba de la fin du XIXe
ou ce fétiche
téke représentant un chef arborant sa canne royale. « Sur son
ventre subsiste l'empreinte de l'emplacement destine à recueillir
la charge magique reçue soit d'un sorcier soit d'un devin. »
29, RUE DE SEINE, 75006 PARIS.
TÉL., 0146330624/0616801311. WWW.LUCASRATTON.COM
. USI*
GNIAL PLE-MLE
Sur la table basse contemporaine, au milieu d'une collection de casse-tête des îles Fidji, de Vanuatu
ou d'Angola, elle trône. Elle, c'est une grande statue bulul des Philippines, la représentation d'un
ancêtre, gardien des greniers à riz. « Rare, tres rare, cette piece date de la fin du XVIP», précise
Judith Schoffel de Fabry. C'est l'une des pièces magistrales que cette galeriste, en digne héritière
elle aussi de ses parents, présentera au Parcours des mondes. Dans son appartement perche au
sommet d'un immeuble XVIIe
, Judith et son mari Christophe vivent entourés de leurs collections.
Un bric-à-brac génial et hautement esthétique, où se côtoie pêle-mêle le meilleur de l'art primitif,
des reliquaires du Gabon, une harpe du Congo, des statuettes baoule de Côte d'Ivoire, des masques
de Bornéo, auxquels se marient un bouclier moi du Viêtnam, une céramique de Michel Gouéry,
une gouache de Leroy Maddox, une autre de Doucet, des encres japonaises, une console coloniale...
Une multitude de chefs-d'œuvre à contempler au quotidien. Talentueuse Judith !
14, RUE GUÊNÉGAUD, 75006 PARIS.
TÉL.: 0143268338. WWW.SCHOFFLELVALLUET.COM
LE QUOTIDIEN DE L'ART
61, rue du Faubourg Saint-Denis
75010 PARIS - 01 42 46 69 41
30 AOUT 13
Quotidien
Surface approx. (cm²) : 44
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Un dîner au Quai Branly
lors du Parcours des Mondes
Le 9 septembre, veille de l'ouverture du Parcours des Mondes,
la société des Amis du musée du quai Branly, présidée par Louis
Schweitzer, organisera son premier dîner de gala au profit
des collections du musée. L'événement devrait accueillir les
ministres de tutelle de l'établissement public, Aurélie Filippetti,
ministre de la Culture et de la Communication, et Geneviève
Fioraso, ministre de la Recherche et de l'Enseignement
supérieur, ainsi que de nombreux collectionneurs.
RENSEIGNEMENTS celme.cassoudesalle@orange fr
2 RUE MONTESQUIEU
75041 PARIS CEDEX 01 - 01 42 61 56 14
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Tri-hebdomadaire
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L'information du jour
UN PARCOURS DES ARTS PREMIERS
Parcours des mondes, (e salon international d arts premiers se déroulera du 10 au 15 sep-
tembre prochains (1] Depuis 2002, cette manifestation rassemble chaque année à Paris
une soixantaine de galenstes spécialisés dans les arts d Afrique, d Océanie et des Améri-
ques La moitié des participants seront, cette année, étrangers des galeries belges, amé-
ricaines, anglaises, australiennes, canadiennes, espagnoles, italiennes, néerlandaises, suis-
ses ou de province rejoignent leurs consœurs françaises
Cette 12e
édition est installée à demeure dans le quartier des Beaux-arts de Saint-Germain
dès-Prés Ce salon est ouvert en accès libre et les visiteurs pourront parcourir les rues
de ce quartier historique, devenu l'écrm des arts premiers Chaque galerie offrira des
chefs d œuvre inconnus d Afrique ou d Océanie, des pièces ethnographiques plus aborda
bles et des œuvres recherchées par les collectionneurs Cette année, Hélène Leloup,
collectionneuse et commissaire de I exposition Dogon au musée du quai Branly présidera
le « Parcours des mondes »
LE QUOTIDIEN DE L'ART
61, rue du Faubourg Saint-Denis
75010 PARIS - 01 42 46 69 41
10 SEPT 13
Quotidien
Surface approx. (cm²) : 560
N° de page : 8
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FOIRE PARCOURS DES MONDES QLOTIDIEN DE L MiT / NUMERO 435 MARDI 10 SEPTEMBRE 2013
PARCOURS DES MONDES ,
PAS A PAS
ALEXANDRE CROCHET
Masque elephant style du Royaume de Babanki Cameroun bois a patine
noire pigment rouge H HO cm Galerie Bernard Dulon Paris
© Galerie Bernard Dulon
Une paire de chevillera Igbo laiton grave Nigeria D 35 cm
Galerie Jean Baptiste Bacquart Pans © Galerie Jean Baptiste Bacquart
Masque Heiltsuk Region Hella Sella North West Coast H 33 cm
Ex collection A Smitherrnan Canada Galerie Alain de Monbnson Paris
© Galerie Alain de Monbnson
Masque armer Nigeria region du Sud Est Ibibio Ogoni XXe
siecle bois
fibres, ancienne matiere crouteuse H 62cm Galerie Jacques Germain
Montreal © Galerie Jacques Germain
Masque de maladie abstracte des Igbo, Nigeria début XXe
siecle
Galerie Jo De Buck, Bruxelles © Galerie Jo De Buck
Remy Samui La Conference 2012 (3 pieces vendues séparément) meta)
180 a 190 x 50 x 30 cm Galerie Vallois Paris © Galerie Vallon
LE QUOTIDIEN DE L'ART
61, rue du Faubourg Saint-Denis
75010 PARIS - 01 42 46 69 41
10 SEPT 13
Quotidien
Surface approx. (cm²) : 609
N° de page : 6-7
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
L'AFRIQUE, C'ETAIT L'AVENTURE
- HELENE LELOUP, PRESIDENTE D'HONNEUR DU PARCOURS DES MONDES
Ancienne marchande
à Paris et à New York,
collectionneuse, éminente
spécialiste des Dogons,
Hélène Leloup succède
à Lionel Zinsou comme
présidente d'honneur du
Parcours des Mondes,
dont le vernissage a lieu
aujourd'hui mardi. Membre
du comité d'acquisition
du musée du quai Branly,
mais aussi conseillère d'un
grand financier français, elle
revient ici sur son parcours et
sur le marché.
A. G. Qu'est ce qui vous a motivée
quand vous avez commencé dans le
domaine de l'art africain ? Le goût
de l'aventure ?
H. L. C'est exactement pour cela que nous nous sommes
mariés, Henri Kamer et moi. J'étais jeune journaliste,
dans une agence de presse. Et puis, dans un cocktail de
mariage, j'ai fait sa connaissance. « II fait chaud », m'a-
Helene Leloup Photo Tanguy de Montesson.
t-il dit. « Moins qu'en Afrique », ai-
je répliqué. Nous y avions chacun
été une fois, moi lors d'un voyage
d'étudiants dont faisait partie un
futur médecin qui allait devenir
un grand spécialiste de l'art du
Cameroun : Pierre Harter. Si le
musée du quai Branly a quelque
chose de bien sur ce pays, c'est sans
doute grâce au legs de sa collection.
A. G. Comment est née votre
attirance pour les Dogons,
passion qui a abouti entre autres
à l'exposition phare du musée du
quai Branly en 2011 ?
H. L. Avec mon premier mari, nous
sommes partis à l'aventure vers le
Mali. L'Afrique, alors, représentait
un voyage long et compliqué sur des
pistes parfois sans cartes... Arrivés
à Bamako, nous avons poursuivi en pays dogon que j'ai
trouvé fabuleux, avec des gens gentils, pas voleurs, et
des objets formidables à cette époque. Nous avons vu les
principaux responsables des villages,
LE QUOTIDIEN DE L'ART
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ENTRETIEN AVEC
HÉLÈNE LELOUP
SUITE DE LA PAGE 6 qui ont envoyé des gamins ramasser
des objets. Nous habitions alors la baraque construite pour
l'ethnologue Marcel Gnaule, éclairée a la lampe a huile
Hormis le livre sur les masques de ce dernier, et ceux de
Genevieve Calame Gnaule [sa fille, directrice de recherches
au CNRS, decedee le 23 août dernier, ndlr], il existait tres
peu d'ouvrages, nous avions peu de connaissances sur le
sujet II fallait apprendre par soi-même, et avoir du goût
Quand j'ai découvert les pieces dogons, tres nettes, tres
tranchées, j'y ai retrouve un peu de ma propre personnalité
je suis une personne franche qui n'aime pas les froufrous,
ni au dedans, ni a l'extérieur Plus tard j ai descendu a la
suite de Paul Morand la fameuse falaise de Bandiagara
A. C. Comme vous le racontez dans le hors-série
« Collectionner » de la Revue des Deux Mondes en 2011,
c'est un peu grâce au réalisateur John Huston que vous
êtes partie aux États-Unis ?
H L_ Un jour, au Burkina Paso, nous cassons notre Jeep
américaine elle était irréparable Alors, nous nous sommes
dit « pourquoi pas l'Amérique ? » Nous ne connaissions
pas, maîs deux clients s'y trouvaient les grands marchands
John J Klejman et Julius Carlebach, a New York John
Huston nous avait propose de venir pour Noel, alors nous
sommes partis pour Manhattan, puis pour la Californie
A. C. Les musées américains vous doiventbeaucoup...
H. L. À Pans, un jour entre un homme dans ma premiere
petite galerie du boulevard Raspail II s'intéressait a un beau
masque Kifwebe (Congo) II me l'achète, et m'annonce
qu'il va m'envoyer son directeur C'était Nelson Rockefeller
[gouverneur de l'État de New York, ndlr] II me conseille
de venir aux Etats-Unis, où l'on s'intéressait beaucoup,
avec une certaine avance, aux arts primitifs II avait crée
le MoMA et le Muséum of Primitive Art [sa collection,
transférée ensuite au Metropolitan Muséum of Art (Met)]
Le directeur de ce dernier musee, Robert Goldwater, est
venu et c'est comme cela que j'ai vite sympathise avec
lui et avec son épouse, Louise Bourgeois Parmi d'autres
exemples, j'ai sorti toutes les belles figures Bamana du
Mali pour le Met, qui n'en avait jamais vues - j'en ai aussi
gardées pour moi
A. C En juin dernier, chez Chnsbe's à Paris, vous avez
tenté de racheter deux chefs-d'œuvre passés entre vos
mains..
H L Pour un grand collectionneur, j'ai essaye d'acheter
le célèbre serpent Saga (Guinée), peut être le plus beau
du genre, et dote d'un tres bon pedigree Maîs il n'a pas
voulu dépasser 1,5 million d'euros, et la piece a atteint
2 millions d'euros au marteau L'autre œuvre que j'avais
également vendue aux Bartos - l'architecte de ma galerie de
Madison Avenue à New York - est un petit Dogon accroupi,
mal estime Les prix ont monte, monte Quand j'ai vu qui
j'affrontais, cheikh Saud Bin Mohammed Bin Ali Al Tham,
un prince du Qatar, j'ai laisse tomber. Comme je ne veux
pas vendre mes plus belles pieces, je n'ai pas d'énormes
moyens pour collectionner Heureusement, très peu
d'objets me font envie, il passe en ventes assez peu de pieces
exceptionnelles
A. C. Quelles différences voyez-vous entre les marchés
français et americain '
H L C'est une question d'argent En France, il n'existe
aujourd'hui qu'a peine une poignee de tres gros
collectionneurs François Pinault s'est arrête a cause des
prétentions exagérées de Jacques Kerchache pour céder
sa collection Bernard Arnault, a ma connaissance, ne
s'intéresse pas a l'art tribal Parmi les gens qui ont bon goût,
on trouveJean-Claude Weill, des vêtements eponymes Faute
de temps pour s'y consacrer, les grosses fortunes ne sont
qu'exceptionnellement des collectionneurs passionnes
A. C Que pensez-vous de l'idée de Pierre Moos, president
du Parcours des Mondes, de lancer un second Parcours au
printemps ?
H. L. Deux fois par an, je ne sais pas C'est une grosse depense
pour tous ceux qui viennent de l'étranger, en particulier des
Etats-Unis, et doivent transporter des objets, a l'instar du
Canadien Jacques Germain, qui fait un travail de qualite
Y aura-t-il assez d'amateurs pour deux manifestations ?
Attendons de voir comment marche cette edition I
PROPOS RECUEILLI'; P4fi ALEXANDRE CROCHEÏ
PARCOURS DES MONDES, du ll au 15 septembre,
quartier de Saint Germain dès-Près, 75006 Paris tel +32 67 877 277,
www parcours dès-mondes com
foire parcours des mondes le quotidien de l’art / numéro 440 / mercredi 11 septembre 2013
page
09
Une partie des exposants du Parcours
des Mondes, dont le vernissage a eu lieu
hier à Paris, avait choisi de surprendre
par des pièces étonnantes, insolites ou par
un angle original. L’une des œuvres qui
intriguait le plus les visiteurs, et suscitait
un vif intérêt muséal notamment, occupe
une salle exclusive en sous-sol à la galerie
Schoffel Valluet. Sorti d’un cours d’eau,
conservé dans une collection française
depuis les années 2000, jamais montré,
selon la galerie, ce poteau de rivière sculpté
de Bornéo était destiné à éloigner démons
et maladies. Pour la galeriste Judith
Schoffel, il s’agit d’un chef-d’œuvre du
genre, daté au carbone 14 du XVe
 siècle.
Cette longue figure torturée, l’une des
trois connues de ce type - d’où son prix,
entre 1 et 1,5 million d’euros - a fait l’objet
d’une longue analyse scientifique. Alors
que le débat sur les faux agite fréquemment
le marché, les responsables de la galerie
veulent montrer que la jeune génération de
marchands, dont ils font partie, prend très
au sérieux l’authentification des œuvres.
Cette pièce est l’une des plus
importantes en valeur de cette édition du
Parcours des Mondes. Parmi les autres,
figurent une partie d’un pilier du palais
de Bali Nyonga dont les deux autres se
trouvent au musée du quai Branly (au prix
de plusieurs centaines de milliers d’euros),
et un surprenant masque Batcham (plus
de 1 million d’euros) à la galerie Bernard
Dulon qui se focalise ici sur le Cameroun.
Riche en expositions thématiques - une
trentaine -, le Parcours oscille cette année
entre séduction devant des coiffes (galerie
S.L.) et des parures (galerie Maine Durieu), et effroi - les
visages de guingois chargés de faire guérir chez Jo De Buck,
ou les crânes sur-modelés à valeur magique d’Océanie
confrontés aux objets rituels de fécondité et de pouvoir
africains (galerie Vanuxem). La fascination reste leur
dénominateur commun.
Plus que l’art contemporain tribal ou africain - très
inégal - mis en exergue par quatre galeries, Fine Art
Studio (Bruxelles), Frédéric Moisan & Hervé Perdriolle
(Paris), Vallois Sculpture moderne et contemporaine,
c’est l’Océanie qui a la part belle cette
année, avec un nombre croissant de
galeries d’art africain se consacrant
aussi à cette région du globe. Les affaires
ont bien démarré pour bon nombre de
participants. Le belge Didier Claes a cédé
une importante sculpture Suku du Gabon
de grande taille, complète (autour de
100 000 euros), et cinq autres pièces.
Nouveau venu au Parcours, l’Américain
Donald Ellis, qui propose un très bel
ensemble de poupées Kachinas, mais
aussi entre autres une superbe figurine
en ivoire Okvik d’Alaska restée dans la
même collection depuis les années 1970
(dont il demande environ 200 000 euros),
a cédé au moins « 7 ou 8 pièces ». « C’est
la première fois que je participe à une foire
d’art tribal, confie le galeriste qui expose
aussi à Frieze Masters. Le Parcours s’est
imposé tout de suite, c’est le meilleur salon
dans sa catégorie ». Son compatriote Bruce
Frank a fait mouche avec son exposition
de sculptures miniatures de la région du
fleuve Sepik (Papouasie-Nouvelle Guinée)
proposées entre 6 000 et 50 000 euros
environ. Une bonne dizaine de points
rouges étaient affichés hier après-midi.
Pour découvrir l’une des petites pépites
de cette foire, une statue Baoulé de Côte
d’ivoire (180 000 euros), qui a tapé dans
l’œil de la collectionneuse et conseillère
Hélène Leloup, il faut aller tout au fond
de la galerie Jean-Baptiste Bacquart. Cette
dernière a par ailleurs cédé une dizaine
de pièces, dont deux importantes à des
Européens. Le dîner de gala organisé au
bénéfice des Amis du Quai Branly lundi
soir - 300 personnes, 1 000 euros le couvert - a-t-il apporté
une moisson de nouveaux clients au Parcours des Mondes ?
« J’ai pu y rencontrer un collectionneur français que je voulais
voir depuis longtemps, témoigne le marchand Didier Claes.
Ce dîner est une très bonne idée, mais il faudrait sans doute
inviter aussi des personnalités politiques africaines : ce serait
plus équilibré ». ❚
Parcours des Mondes, du 11 au 15 septembre,
quartier de Saint-Germain-des-Prés, 75006 Paris, tél. +32 67 877 277,
www.parcours-des-mondes.com
Le Parcours des Mondes
démarre en beauté
P a r A l e x a n d r e C r o c h e t
Statue attribué au peuple Dayak sur le
Haut-Mahakam, XVe
siècle,
h. 205 cm. Galerie Schoffel Valluet.
Photo : JF Chavanne.
16 RUE DU QUATRE SEPTEMBRE
75112 PARIS CEDEX 02 - 01 49 53 65 65
11 SEPT 13
Quotidien Paris
OJD : 122744
Surface approx. (cm²) : 177
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Les artisans d'art ont leur Salon
au Grand Palais
ART
A l'occasion de la Paris
Design Week, Révéla-
tions se veut une
vitrine internationale
du secteur.
Quelque 35.000 visi-
teurs sont attendus.
Martine Robert
mrobert@lesechos.fr
SergeNicole,présidentdesAteliers
d'artdefrance,enrêvait...Cestfait!
Lesartisansd'artontleurSalon,qui
plusestdanslecadreprestigieuxdu
GrandPalais.Révélations,quis'ins-
crit dans le parcours de la Paris
Design Week, réunit à partir de
d'aujourd'hui, etjusqu'au 15 sep-
tembre, 300 artisans, manufactu-
resd'excellence etgaleries spéciali-
sées. La manifestation seveut à la
fois un Salon grand public et une
expositiondes plus belles créations
issues de savoir-faire ancestraux
ayant su profondément évoluer.
Complémentaire de Maison &
Objet, axé sur l'art de vivre, et du
Salon du patrimoine -deux événe-
ments dont les Ateliers d'art de
France sont partie prenante -,
Révélations met en effet l'accent sur
l'innovation artistique. « C'est un
acte fondateur : les métiers d'an sont
unprojetpour la France. Ils font par-
tie de notre identitéetde notre image
internationale», noteSergeNicole.
« Nous savions qu'ily avait différents
Salons de ce type en gestation en
Europe, mais Paris était légitime
pour l'organiser », ajoute-t-il. Révé-
lations accueille aussi des galeries
étrangères, avecun «focus » surla
Norvège.
Un rythme de biennale
L'objectif est d'attirer environ
35.000 visiteurs. La scénographie
originale, en forme de banquet
géant,aétéréaliséeparAdrienCar-
rière (muséographe et designer du
Louvre-Lens) pour mettre en
valeurdespiècesdequalité,dontles
prix s'étalent de moins de
1.000 euros jusqu'à 100.000 euros.
ReedExpositions,leaderdesSalons
en France, assure les prestations
Parcours des mondes, le plus
important Salon des arts premiers
Paris reste une place forte pour le marché de l'art, sur le
segment des arts premiers, et la manifestationParcours
des mondes, qui s'est ouverte hierdans le quartier de
Saint-Germain-des-Prés, représente le plus important Sa-
lon international dans ce domaine. Sa forme est particu-
lière puisqu'il s'agit, comme son nom l'indique, d'un par-
cours itinérant àtravers une soixantaine de galeries, dont
la moitié sont étrangères etoccupent pourl'occasion l'es-
pace chez des confrères français. Les dix plus grands mar-
chandsde laplanète onttousrépondu àl'appel. Le nom-
bre de collectionneurs d'art tribal (entre 8.000 et 10.000)
tend à croître alors que les chefs-d'œuvre se raréfient,
ce qui dynamise ce marché de niche. Si 60 % de ces collec-
tionneurs privilégient encore l'art africain, l'intérêt
semble se déplacer de plus en plus vers l'art océanien.
logistiques ettechniques pour Ate-
liersd'artdeFrance.L'organisation
professionnelle, qui fédère
6.000 artisans, artistes etmanufac-
tures, s'est finalementlancée seule
pour cet événement. L'enjeu n'est
pas mince : selon le ministère de
l'Artisanat, du Commerce et du
Tourisme, les métiers d'art, un sec-
teur à haute valeur ajoutée, repré-
sentent un chiffre d'affaires de
8 milliards d'euros, voire même
22 milliards si l'on y ajoute les
métiers connexes du luxe.
Alors que Maison & Objet va
s'exporter en 2014 à Singapour et
que le Salon du patrimoine est en
développement,SergeNicoletable
pour Révélations sur un rythme de
biennale. •
LE QUOTIDIEN DE L'ART
61, rue du Faubourg Saint-Denis
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16 SEPT 13
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LE PARCOURS DES MONDES
AGRANDIT SON CERCLE
PAR ALEXANDRE CROCHET
__ Malgré un temps souvent
maussade, les affaires se sont
montrées soutenues dans l'ensemble
au Parcours des Mondes, qui a
fermé ses portes hier soir dans le
quartier de Saint-Germain-des-Prés,
à Paris. « Après cinq ans de calme dû
à la récession, ça repart », glisse un
marchand. Ce dernier n'a pas hésité à
baisser un peu ses prix pour les pièces
inférieures à 20 000 euros, afin de
profiterdeladynamique.«L'ambiance
était plus agréable qu'il y a un an, j'ai
senti plus d'envie », confie Julien Flak,
qui escomptait vite vendre à un grand
musée ses exceptionnelles lunettes
chamaniques eskimos en dent de
morse (proposées à 260 DOO euros),
excavées du permafrost d'Alaska et
dont il existe, selon lui, seulement
« deux ou trois comparables exemplaires
au monde ».
Du Cheikh Saud Al-Thani passé vendredi visiter
quèlques galeries présélectionnées par ses émissaires, au
représentant du Cleveland Muséum of Art, en passant par
Alisa LaGamma, la conservatrice du département des arts
d'Afrique, d'Océanie et des Amériques au Metropolitan
Muséum of Art (New York), les plus grands noms ont
répondu présents. Certains marchands ont toutefois jugé
qu'il y avait moins d'Américains que de coutume, mais plus
d'Européens parmi les visiteurs. Quelques-uns ont fait de
nouvelles rencontres. Parmi eux, Bernard Dulon a vu arriver
« des gens nouveaux prêts à beaucoup débourser, tandis que la
crise se ressent plus sur les pièces moins importantes, plus lentes à
se vendre ». Dopé par l'exposition sur son grand-oncle Charles
Ratton au musée du quai Branly (lire Le Quotidien de l'Art du
4 juillet 2013) qui lui a apporté « un respect et une confiance
d'office de la part des visiteurs », Lucas Ratton se réjouit d'avoir
cédé une dizaine de pièces dont une statue Lwena d'Angola
(en-dessous de 50DOOeuros). Lejeunemarchandrelève« la
venue de personnes motivées, en demande de conseils ».
Toutefois, cette année, même si un collectionneur
jugeait le salon « plus qualitatif que l'an dernier », les
chefs-d'œuvre classiques n'étaient pas légion, pour une
manifestation considérée comme la meilleure dans sa
catégorie. « Jl est devenu plus difficile de trouver un objet qu'un
client », confie Jacques Germain (Montréal), qui montrait
entre autres un beau reliquaire Kota (« à un prix à six
Masque Batcham, Ouest Cameroun, H. 88 cm.
Vendu par la galerie Bernard Dulon, Paris. © D. R.
chiffres ») et a vendu une importante
œuvre du Gabon et une autre de Côte
d'Ivoire, ainsi qu'« un grand nombre
de pièces à tous niveaux de prix ».
« Depuis îa vente historique Hubert
Goldet, les prix des grandes oeuvres
ont quintuplé. Cela a certes ennobli
ladiscipline, maisaussiverrouilléles
pièces,poursuit-il.Lesgenssontmoins
vendeurs ». Cette raréfaction profite
au backdoor business : les grandes
galeries n'exposent pas certaines
pièces maîtresses, et les réservent
aux happy few, pour éviter de les
« griller ». Au risque d'appauvrir leur
accrochage...
Les arts premiers restent un
marché relativement étroit. Pour
l'ouvrir, une partie des galeries
tente d'attirer l'amateur d'art
contemporain. Une des tendances de
cette édition, les sculptures en bois
ayant subi l'action des intempéries ou un séjour sous l'eau
pouvaient séduire le collectionneur pur et dur comme le
féru d'art actuel par leur aspect esthétique puissant. Telles
les Hampatong, ces figures de Bornéo destinées à effrayer
les démons, parfois antérieures au XIe
siècle. On en voyait
par exemple chez l'Américain Thomas Murray, à la galerie
Schoffel-Valluet (avec un impressionnant modèle qui a retenu
l'attention du musée du Quai Branly, lire Le Quotidien de l'Art
du ll septembre), ou à la galerie Alain Bovis. Celle-ci proposait
pour la première fois une exposition sur les Philippines et
l'Indonésie, dont un superbe ensemble de sculptures Dayak
à visage humain ou félin, qui a remporté un franc succès
commercial, selon la directrice des lieux, Véronique du Lac.
Autre tendance à un niveau de prix nettement inférieur
(une dizaine de milliers d'euros) : les crânes sur-modelés
de Papouasie-Nouvelle-Guinée (entre autres chez Renaud
Vanuxem ou Flak, reflets de la mode des mémento mon').
Après un démarrage un peu lent d'après plusieurs
marchands, tel le Bruxellois Bernard de Grunne, le sourire est
revenu chez nombre d'entreeux, avec l'espoir devoir de grosses
transactions se conclure. Ainsi d'un très beau bouchon Sepik
peint de Papouasie-Nouvelle-Guinée chez Bernard de Grunne.
Bernard Dulon avait la joie d'avoir cédé un masque Batcham
du Cameroun du XVIIIe
siècle, disputé à plus de I million
d'euros par un Américain et un Européen. Face à la vague d'art
océanien, l'Afrique noire maintient son rang. I
80 BOULEVARD AUGUSTE-BLANQUI
75707 PARIS CEDEX 13 - 01 57 28 20 00
13 SEPT 13
Quotidien Paris
OJD : 288113
Surface approx. (cm²) : 298
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Crochet porte-crâne « agiba » (bois, fibres et pigments). VOYAGEURS &CURIEUX
Masques,statues
etamulettesàvoir
etàvendreàParis
Lesmarchands dumondeentierseretrouvent
cinqjourspourle12e
Parcoursdesmondes
80 BOULEVARD AUGUSTE-BLANQUI
75707 PARIS CEDEX 13 - 01 57 28 20 00
13 SEPT 13
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Arts
S
il est un domaine dans
lequel Paris est le premier
marche mondial, c'est celui
des arts jadis dits «primitifs»
ceux d'Afrique, d'Oceame, d'Aus-
tralie,despeuplesindiens etesqui-
maux Christie'setSotheby'syrea-
lisent leurs ventes les plus brillan-
tes les galeries y sont nombreu-
ses, et e est a Samt-Germam-des-
Pres (6e
arrondissement de Paris)
que se tient la foire Parcours des
mondes Pourladouzièmefois,les
marchands du monde entier s'y
retrouventcinq]ours Ils occupent
des espacesqui,lerestedel'année,
sont dévolus a I art contemporain
et se trouvent ainsi a proximite de
leurs confrères parisiens, dont
c'est icile quartier
Celui ci tient en quèlques rues
Mazarme Guenegaud,Jacques-Cal-
lot,deSeine,ViscontietdesBeaux-
Arts Danscepérimètresontreunis
plus de soixante marchands Ils
viennentdeNewYork, deLosAnge-
les, de Paies Verdes de Bruxelles,
de Londres, de Sydneyou de Mon-
treal Les collectionneurs viennent
aussi souventde lom,carils savent
que les galenstes reservent leurs
meilleurespiecespourl'occasion
II en est donc de Parcours des
mondescommedelaFoiredeBâle
les acquéreurs aux moyens finan-
ciers importants s'y rendent des
que possible, pourne pas manquer
lararetéoulechef-d œuvre Lejour
du vernissage, on y croise les
conservateurs et le directeur du
Musee du quai Branly, de même
que leurs collègues des musees
européens Les visiteurs plus
modestes profitent du plaisir d'al-
ler et venir, en passant d une gale-
rie a une autre, d'un continent a un
autre, d'une culture a une autre
Deuxgenres se côtoient l'expo-
sition thématique facon musee et
I accumulation d objets divers
facon brocante - brocante de
grand luxe
La premiere de ces conceptions
est celle de Bernard Dulon, qui se
consacre aux chefferies du Came-
rounavec quèlques statues et mas-
ques remarquables, de Renaud
Vanuxem, qui rassemble une suite
de reliquaires dont deux ou trois
hallucinants, du New-Yorkais Bru-
ce Franket de ses amulettes minia-
turesduSepik(Nouvelle-Guinée),
ou de Donald Ellis, specialiste des
arts indiensd'Amérique duNord
Plus présents que dans les edi-
tions précédentes, les arts esqui-
maux se trouvent chez Michael
Evans, Moreau SkMontagut et
AnthonyMeyer Laseconde concep-
tionexigepatience,resistance,vigi-
lance et, parfois, méfiance II faut
fureter,regarderdepres,lirelescar-
telsquandilyenaetquandilspréci-
sent sérieusement la provenance
de la piece - ce n'est pas la regle -,
s interroger sur I étonnante frai-
cheur de quèlques pieces - peu
nombreuses heureusement - et
n'oublier aucun recoin
C'est tout au fond de la galerie
Voyageurs &Curieux que Jean-
EdouardCarlierexposeuncrochet
porte-crâne du golfe de Papouasie
d'une decoupe et d'une couleur
admirables Plus immédiatement
visibles sont un masque gourounsi
(Burkina Paso) digne de Paul Klee,
chez Dandneu-Giovagnoni, ou un
masquebambara(Mali)d'unegéo-
métrieparfaite,chezDavidSerra
II faut a chaque edition une
œuvre qui attire curiosités et
rumeurs Elle se trouve, cette
annee, dans la cave de la galerie
Schoffel-ValluetIIs'agitd'unetres
haute sculpture-plus de 2metres-
venuedeBorneo,ouellefutdecou-
verte a l'occasion d'une crue
Lesgaleristes
réservent leurs
meilleures pièces
pourl'occasion
L'eaua erode etrenduplus impres
sionnante encore cette effigie pro-
tectrice Les membres semblent
des os, la tête moins humaine que
démoniaque L apparition d une
telle rareté ne pouvant qu'mtn-
guer, elle a ete soumise a des exa-
mens scientifiques dans plusieurs
laboratoires datation au carbo-
ne14,etudexylologique
II en ressort que la sculpture a
ete taillée dans la cime d'un arbre
nomme Shorea Lebois daterait du
XVsiecle,cequine signifiepasque
la sculpture aurait ete créée alors
-de quoi faire parler marchands et
amateurs Combien coûte-t-elle'
600DOOeuros,dit-onQuil'achète-
ra?
Le Musee du quai Branly, com-
meonl'aentendu? Ilsemble que ce
soit aller un peu vite que de I affir-
mer Quoi qu'il en soit il faut aller
voircedieuterriblesurgidelaforét
etdulimon*
PHILIPPE DAGIN
Parcours des mondes, Paris 6 Entree
libre Jusqu au 15 septembre de ll heu
rasa19heures le12septembrejusqua
21 heures Parcours-des-mondes com
14 BOULEVARD HAUSSMANN
75438 PARIS CEDEX 09 - 01 57 08 50 00
12 SEPT 13
Quotidien Paris
OJD : 323303
Surface approx. (cm²) : 600
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
L'art primitifn'est plus un monde à part
SALONLe12e
ParcoursdesmondesfaitdeParislacapitaleinternationaledesartspremiers.
VALÉRIE SASPORTAS
vsasportas@ilefigaro.fr
harles Ratton (1895-
1986) n'est jamais loin. Son souvenir
hante la mémoire des collectionneurs et
marchands qui arpentent, l'enthousias-
me triomphant au fil des découvertes, le
12e
Parcours des mondes. Ce salon in-
ternational des arts premiers est une
foire à ciel ouvert, dans neuf rues pitto-
resques du quartier des Beaux-Arts, à
Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Les
amateurs d'aujourd'hui ont fait leur la
conviction de Ratton : les arts d'Afri-
que, d'Amérique et d'Océanie se ran-
gent « parmi les grandes traditions ar-
tistiques mondiales ». Évidemment, il
est bienplus facile de le dire aujourd'hui
qu'en 1937, quand Charles Ratton l'af-
firma à une époque où l'on qualifiait en-
core de « sauvage » les peuples indigè-
nes de ces contrées lointaines.
Hasard du calendrier - ou pas -, cette
édition du Parcours se déroule au mo-
ment même où le Musée du quai Branly
consacre une exposition inédite à
Charles Ratton, pionnier formé à
l'École duLouvre, amides surréalis-
tes Breton et Éluard, artisan infati-
gable de la reconnaissance de ce qu'il
appelait les « arts primitifs ».
D'ailleurs, que doit-on dire : art pri-
mitif, premier, nègre, tribal ?
« Aucun ne convient vraiment,
affirme le galeriste et expert
parisien Anthony Meyer. Les
Américains parlent d'art
d'Afrique, d'Océanie, d'Amé-
rique latine et d'Asie. Mais
pour être juste, il faudrait
encore faire des subdivi-
sions. Aufinal, tout le monde
se contente d'un étiquetage.
L'artprimitif n'a plus besoin de
missionnaires. »
L'édition 2013 consacre Paris
comme capitale mondiale des arts
premiers, devant la Bruneaf de
Bruxelles. Soixante galeries, dont la
moitié étrangères, ont été triées sur le
volet. « Pour éviter les galeries pirates,
qui,chaqueannée,s'installentpendantle
salon pour vendre des copies, nous avons
instauré cette année le système du "vet-
ting", avec un comité d'experts non
marchands qui a inspecté les 50 000piè-
ces présentées », souligne Pierre Moos,
directeur de l'événement parisien. Sept
galeries ont échoué à l'examen. Les or-
ganisateurs misent en outre sur les visi-
tes inopinées d'huissiers pour rassurer
les collectionneurs.
Cinquante chefs-d'œuvre
Les amateurs non éclairés sont des
proies faciles, comme le rappelle la ga-
leriste Hélène Leloup, quarante ans de
passion, spécialiste de l'art Dogon, pré-
sidente d'honneur du Parcours des
mondes. Hélène Leloup prône les vertus
du carbone 14 pour dater l'âge du bois
dont on fait les statues. Elle aussi milite
pour sortir l'art premier de sa « niche ».
L'ex-antiquaire rappelle que Charles
Ratton vouait aussi une passion à l'art
du Moyen Âge et à celui d'Egypte. Elle-
même s'est tournée vers l'art pré-
colombien, avant que le zèle
politique des États actuels
(Colombie, Mexique) ne la
dissuade.
Pierre Moos, lui, a choisi
une autre voie de décloison-
nement : inviter des artistes
contemporains africains. Àlagale-
rie Vallois, de jeunes Béninois ex-
posent ainsi leurs sculptures,
dont certaines seront pré-
sentes à la Fiac, en octobre.
Les dix plus grandes galeries
du monde sont là dont, pour
la première fois, la star new-
yorkaise Donald Ellis, spécia-
liste de la Colombie-Britanni-
Akouété lll (2012), une scupture
du Béninois de Marius Dansou,
à la galerie Vallois. Estimation :
de 3 DOO à 3 500 €.
14 BOULEVARD HAUSSMANN
75438 PARIS CEDEX 09 - 01 57 08 50 00
12 SEPT 13
Quotidien Paris
OJD : 323303
Surface approx. (cm²) : 600
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Masque de danse du XIXe
, chez Donald Ellis, expose a la galerie Marcel Strouk.
Estimation : de 175 DOO a 230 000 €.
que « Quand j'étais petit, ma vision des
Indiens était celle de John Wayne, les nie-
chants indiens contre les bons cov-
boys», raconte ce Canadien, yeux re-
volvers sous sa casquette A la galerie
Marcel Strouk ou il est héberge, ce col-
lectionneur expose cinquante pieces,
soit 90 % de sa collection « Ce sont cin-
quante chefs-d'œuvre Je ne sais pas si on
reverra de tels objets ailleurs que dans un
musee », affirme Pierre Moos Masques
d'Alaska de la fin XIXe
aux plumes et
pigments remarquablement conserves
magnétisent le regard (estime chacun
entre 175 000 et 230 000 euros) « Ces
masques semblent plus réalistes que
nous-mêmes, n'est-ce pas ? » interroge
Donald Ellis L'Alaska, l'Oceanie avec
les Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Gui-
nee, Hawai Une quête inavouée de
paradis perdu emplit l'air germanopra-
tin De quoi pousser les amateurs au
voyage 7
Pas sûr Charles Ratton, crai-
gnant les faux, n'a jamais mis les pieds
en Afrique Et puis, arguent certains, il
n'y aurait plus rien « la-bas », ni d'art
ancien, ni de societes qui l'ont vu naître
Aux voyages exotiques beaucoup préfè-
rent désormais l'aventure esthetique •
Quartier des beaux-arts, Saint Germain-
dés-Pres, Paris VIe
. Jusqu'au 15 septembre,
www.parcours-paris.eu
Unmarché
en pleine ascension
Le marche de l'art premier stimule
les encheres. En juin, Christie's a
realise sa meilleure vente d'art africain
et océanien a Paris, totalisant
7,89 millions d'euros. « Ce marche
permet d'acheter des pieces de qualite
musealeavecunedisponibilitéd'objets
qui n'existe pas dans d'autres
domaines. Wyo une acceptation
de ces arts qui sont a la source de l'art
moderne », analyse Charles Hourde,
specialiste chez Christie's. A l'occasion
du Parcours des mondes, la maison
de François Pinault expose les pieces
phares de sa vente du 10 decembre.
Est notamment montre le buste
d'une statue des Fidji ayant appartenu
au révérend Thomas Baker, dernier
homme dévore par des cannibales
dans l'archipel océanien au XIXe
siecle
(estime 200 000 a 250 DOO euros).
« Je suis fascinée par le retour
des grandes collections de la fin XIXe
-
debut XXe
», affirme Marguerite de
Sabran, chez Sotheby's. Elle observe
aussi l'arrivée sur le marche d'artistes
contemporains africains, dont les
frémissements se font sentir a Paris
et a Londres. Actuellement, la galerie
Charpentier expose les lots phares de
la collection Allan Stone, proposée a
New York le 15 novembre. Prochaine
vacation a Paris le 11 decembre. v. s.
-H SUR LE WEB
» 13 septembre Hotel des ventes
de Monte Carlo Monaco
Art de vivre la mer
» 14 septembre Encheres Maisons-
Laffitte tableaux mobilier
objets d art
» 15 septembre Eric Pillon
EncheresVersailles
300 tableaux XIXe
et modernes
encheres.lefigaro.fr
ART ABSOLUMENT SEPT 13
Trimestriel
Surface approx. (cm²) : 369
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BREVES •SALONS CTUALITES
Art Élysées
Avenue des Champs-Elysées, Paris
Du24au28octobie2013
A la croisee de diverses figures de la scene artistique actuelle - collée
tumeurs artistes amateurs, etc -.Art Elysees rassemble une selection
d exposants spécialises en art moderne etcontemporain Yserontaccrochées
des œuvres représentatives des grands mouvements de I histoire de I art du
XX' siecle, a I instar de I abstraction géométrique de I art cinétique et de
I op art, ainsi que de I Ecole de Paris Des pieces signees Victor Vasarely
Eduardo Arroyo et Julio Le Parc figurent parmi les créations présentées lors
de cette foire visant, en outre, a mettre en perspective nombre de productinns
d artistes européens et non européens
Salond'automne
Avenue des Champs-Elysées, Paris
Du 31 octobre au 4 novergie 2013
Le Salon d automne célèbre son 11 D'anniversaire et se distingue cette annee
encore par sa pluridisciplinante Des peintures, sculptures, livres maîs aussi
de la danse et de la musique offrent un riche panel de la creation contem
poraine mettant en avant de nouveaux talents En sus des hommages aux
peintres Emile Sabouraud, Abdelkader Guermaz et Henry de Groux, on peut
y trouver des nouveautes, comme les chapitres Convergences ou Happy Art.
mettant en scene des univers imaginaires Alors que les sections Picasso et
cinema introduisent le septième art le manga fait son apparition pour la toute
premiere fois, côtoyant le Printemps da
s poètes
Salon Réalités Nouvelles
Parc Floral, Paris
Du 22 au 29 septembre 2013
Manifestation historique dont I abstraction est au cœur du projet, quelque
soit le médium - peinture, dessin sculpture dessin photographie instal
lations, etc - le salon Réalités Nouvelles est organise par des artistes afin
d operer des interactions entre les créateurs, leurs œuvres, le public et les
collectionneurs Pres de 400 artistes francais maîs également chinois serbes
ou encore américains exposent I une de leurs œuvres Les visiteurs pourront
ainsi decouvrir les tableaux de Hanne Sie, Ralph Cutillo ou encore Genevieve
Pedeau Said maîs aussi les installations de Mira Brtka et Remi Favier
Parcours des mondes 2QÎ3
Salon international des arts premiers
Divers lieux dans le quartier de Saint-Germain-des-Pres, Paris
Du 10 au I b septembre 2013
AI occasion de sa 12' edition ce parcours rassemble une soixantaine dè
galeries françaises et international ayant pour ambition d offrir au public
parisien de nombreuses expositions thématiques d arts premiers de tous les
continents, notamment océanien et africain La manifestation presente egale
ment des travaux gui fontdialoguer art contemporain et heritage culturel Ce
faisant I œuvre intitulée Virgin portrait réalise par Ingrid Baars visible chez
Fine Art Studio constitue un exemple idoine de la maniere dont les artistes
actuels s emparent de ces traditions
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VENTES PUBLIQUES
En France et dans le
monde, les maisons de
ventes affichent un bon
premier semestre 2013
ê
SALON
Le nouveau salon
Révélations veut ancrer
les métiers d'art dans
le contemporain
ARTADVISORS
La distinction entre courtier
et conseiller en art
de collections est encore
bien floue
Arts premiers La qualité au prix de la rigueur
Le Parcours des mondes multiplie ses exigences pour devenir un rendez-vous incontournable
PARIS • Depuis sa creation
en 2002, puis surtout avec sa re
prise en main en 2008 par Pierre
Moos, le Parcours des mondes
a pris de l'am
pleur, prenant
même le pas sur
Bruneaf, moins
international
et hétéroclite
confortant Paris
en tant que ca
pitale des arts
premiers Maîs
ce succes impli
que une rigueur,
danslaselection
tant des partiel
pants que des
œuvres presen
tees Alors cette
annee, les orga
msateurs serrent
les boulons
Cette rigueur
suppose d'abord
que la qualite
des objets présentes soit ga
rantie « Un effort a ete fait sur
le vetting avec la mise en place
d'un vrai comite, compose de six
Statue Baoule,
Côte d'Ivoire,
fin XIXe
- début
XXe
siecle,
bois, « cm,
galerie Olivier
Castellane), Paris
© Photo Olivier
Castellono
specialiste*; independants», ex
plique Pierre Moos Ils étaient
trois seulement les annees prece
dentés et n'étaient pas vraiment
pris au sérieux Désormais, les
marchands mettront en jeu leur
participation de l'année suivante
si les decisions du comite ne sont
pas respectées « Le vetting doit
multiplier ses passages pour ef
fectuer des vérification', C'est le
problème des foires ouvertes il
est tresfacile pour un marchand
peu scrupuleux de remplacer un
objet écarte, pur un autre Le plus
gros challenge de ces foires est
d'être intraitable sur les faux »,
commente le galenste Olivier
Castellane Les organisateurs
ont bien pense retirer les objets
litigieux, maîs la logistique serait
trop complexe « Les galeries qui
n'étaient pas au niveau ont ete
refusées, tout comme les galeries
piratesseront traquées », affirme
Pierre Moos Toujours soucieux
d'animer ce marche, il a an
nonce la creation en 2014 d'un
Parcours en mai « les galeries
souffrent du mangue de passage
hors evenement » Ce a quoi re
pondent les marchands, comme
Alain Lecomte, « deux evene
ments paran, c'est trop Comment
trouver de la marchandise en si
peu de temps ?
La qualite risque
ile baisser », s'insurge t il
Honneur aux
spécialisations
La rigueur requiert aussi la qua
hte des expositions thématiques
proposées par une vingtaine de
participants (60 en tout), une
façon de dépasser la sphère com
merciale pour donner plus de
contenu La galerie parisienne
Pascassio Manfredi, spécialisée en
art indonésien, presente une se
laction d'objets de l'île dc Borneo,
dont un Tucan cérémonie! ke
nyalang, du XIX' siecle Olivier
Castellane réunit d'importants
objets de Cote d'Ivoire parmi
lesquels une rare et élégante
statue Baoule Alain Lecomte se
concentre sur des objets Bakongo
(Congo), tel un fétiche a clous,
chien Bavih (aux alentours de
45 DOO euros) Jean Edouard
Carlier montre une quinzaine
d'objets du Golf de Papouasie
dont un beau crochetporte crane
agiba MameDurieuxs'intéresse
a la parure et propose « Salon de
beaute », ou l'onpeut admirer un
pendentif en orbaoule represen
tant un poisson silure (8 DOO a
10 DOO euros).
Si les organisateurs se font plus
sévères, c'est aussi pour coller a
la situation actuelle du marche
« //esttres sélectifLes marchands
doivent etre plus pointus car dans
cespériodesdecrise, lesclientsne
s'autorisent que des achats tmpe
ratifi ll n'y a pas de place pour
le superflu », souligne Renaud
Vanuxem
Marie Potard
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VENTES PUBLIQUES
FrancePremier bilan de la loi de juillet 2011
ll faut encore attendre un peu pour mesurer tous les effets de la loi de libéralisation
PARIS • Deux ans apres l'entrée
en vigueur dc la loi de juillet 2011
qui a introduit plusieurs mno
valions dani la pratique dcs
Operateursdeventesvolontaires
(OW, les maisons de ventes), le
rapport annuel du Conseil des
ventes volontaires (CW) permet
de dresser un premier bilan por
tant sur l'année iO2
Au plan commercial, qu'en est il
des deux dispositions qui agacent
tant les antiquaires et galeries
la suppression de l'agrément
préalable et la possibilité de rea
User des ventes de gré en gré ?
S'il y a bien eu 29 nouveaux in
tervenants contre une dizaine
en moyenne les annees prête
dentés, ce n'est pas l'explosion
attendue et redoutée Certes
quèlques commissaires poseurs
frappes d'interdiction tempo
raire (Claude Aguttcs, Georges
Delettrez) ont voulu profiter de
la souplesse introduite par Ic
systeme déclaratif de creation
d'une OVV pour transférer en
hâte les ventes interdites a leurs
fils, maîs le Conseil s'est montre
vigilant et a pu le plus souvent
interdire ces vacations L'impact
de la liberalisation des ventes de
gré a gré est en revanche plus
difficile d mesurer Le CVV qui
dispose maintenant de ces chif
fres ne communique que le nom
bre d'operateurs ayant profite de
cette liberalisation, en l'occur
rence une quarantaine (sur 412)
pour un chiffre d'affaires repre
sentant 14 % du chiffre d'affaires
total de ces maisons 14 % c'est
déjà beaucoup, sachantque 16 %
Catherine Chadelat © Photo cw
des ventes de Sotheby's interna
tional sont des ventes privées et
que ce canal progresse tres vite
Pour I instant peu d'operateurs
a l'instar de l'étude Kohn ont
véritablement mis en place une
activite de ventes privées avec
catalogues et expositions, maîs le
sillon est trace et rien n'empêche
les OW de le creuser davantage
Ventes aux enchères contre
courtage electronique
Sur le plan juridique, la loi
de 2011 n'a pas regle le pro
blême de la distinction entre les
ventes aux encheres qui relèvent
du secteur régule et le courtage
electronique qui entre dans Ic
droit commun. Pour Catherine
Chdileldt, la présidente du CW,
cet imbroglio vient de ce que Tex
pression « ventes aux encheres »
n'est pas protégée et que tout un
chacun peut l'utiliser II revient
donc au CW, dont l'autorité a ete
renforcée par la lm, de s'assurer
que les operateurs non régules
(eBay, Artprice) ne laissent pas
croire aux consommateurs dans
leur communication que ces
derniers bénéficient des mêmes
protections que les clients des
ventes régulées Le problème
prend tout son sens quand on
saitque lesadjudications enligne
ont augmente de 86 % en 2012
« C'est une bonne loi », affirme
Catherine Chadelat, maîsellene
cessite un petit toilettage Maîs
comme on ne peut pas dire que la
ministre de tutelle et son cabinet
se passionnent pour le marche de
l'art, le CW organise une journee
d'étude parlementaire surle sujet
le 16 octobre prochain
Jean-Christophe Castelain
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EN BREF
En France il y aurait
2 200 galeries
Une nouvelle étude
réalisée par le ministère
de la Culture permet
de confirmer ce que
l'on supposait du profil
moyen des galeries, sans
pour autant apporter de
chiffres précis ou données
évolutives. Si un croisement
plus large des fichiers que
les enquêtes précédentes
permet de repérer près
de 2 200 galeries, soit un
peu plus que ce que l'on
pensait, la méthodologie
par échantillonnage
(300 répondants)
entraîne une large marge
d'appréciation sur le chiffre
d'affaires global en 2011 qui
se situerait entre i milliard
et i,4 milliard d'euros.
Sans surprise, l'essentiel
du chiffre d'affaires
(86 %) est réalisé par les
quelque i ooo galeries
parisiennes. Sans surprise
également, 12 % des
galeries concentrent 72 % de
l'activité, ce qui veut dire
que 60 % des galeries ont
un chiffre d'affaires inférieur
à 300 ooo euros qui permet
tout juste (compte tenu
d'une commission de
50 %) de payer un bail, un
salaire et des stagiaires.
François Rouet, l'auteur
de l'enquête, estime ainsi
que le nombre de contrats
de travail ne dépasse pas
1 800, ce qui est très faible
en regard des enjeux
économiques du secteur.
L'enquête, au demeurant
passionnante, confirme
l'étroitesse du marché :
pour itd % des galeries
interrogées, leurs cinq plus
grands collectionneurs
pèsent plus de 50 % de
leurs ventes.
i*6
édition
de Docks Art Pair
Adosséeauxjournées
d'ouverture de la Biennale
de Lyon, l'édition 2013
de Docks Art Pair (12 au
15septembre)quittesa
grande tente pour s'installer
dans les nouveaux locaux
de GL Events, à proximité de
la Sucrière. Tournée vers la
création des vingt dernières
années, dans un format
Solo Show la foire accueille
31 galeries internationales
dont les galeries Bernard
Ceysson (Pierre Buraglio),
UPS N Vallois (Adam Janes)
et Laurent Godin (Vincent
Olinet).
www.aboveluxe.fr
Évaluation du site
Ce site diffuse des articles concernant l'actualité des produits de luxe.
Cible
Spécialisée
Dynamisme* : 1
* pages nouvelles en moyenne sur une semaine
TRIBALART / 12260726 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés
Date : 01/09/13
L’art premier est-il le premier des arts ?
Bien d’autres « arts » sont passés… ils furent même à un moment autre chose qu’un « art » au
sens actuel et occidental; peut-être même n’étaient ils pas différenciés de la vie, des hommes,
du temps et de la nature.
Rendez-vous du 10 au 15 septembre 2013 pour la 12e édition du Parcours des
mondes , le salon international des arts premiers.
www.artmediaagency.com
Évaluation du site
Art Media Agency est une agence de presse spécialisée dans la production de contenus sur le
marché de l'art. Son site internet présente les services de l'entreprise ainsi qu'une sélection
d'articles.
Cible
Professionnelle
Dynamisme* : 24
* pages nouvelles en moyenne sur une semaine
TRIBALART / 12145747 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés
Date : 02/08/13
La photographie et le primitivisme : « Le choix de Valentine
Plisnier »
Art Media Agency (AMA).
Du 10 au 30 septembre 2013, la galerie Vallois propose une exposition intitulée « Le choix de
Valentine Plisnier ». La manifestation est également visible du 10 au 15 septembre 2013, à
l’occasion du Parcours des Mondes .
Cette exposition a pour but de mettre en avant l’apport des arts extra-européens dans la
photographie. En effet, s’il est admis que les arts dits « primitifs » ont exercé une influence sur
la peinture et la sculpture, cette question n’a pas été soulevée pour la photographie. Aussi, pour
apporter des éléments de réponse à cette interrogation, près de trente photographies réalisées
depuis 1930 jusqu’à nos jours sont proposées aux visiteurs.
L’exposition est organisée suite à la parution du livre de Valentine Plisnier, Le primitivisme dans
la photographie – L’impact des arts extra-européens sur la modernité photographique de 1918 à
nos jours (Éditions Trocadéro, 2012). Ce dernier démontre l’impact de ces arts, dans le domaine
de la photographie.
De plus, le 14 septembre 2013, Valentine Plisnier et Christophe Flubacher donnent une
conférence au Salon VIP de l’Alcazar, situé au 62 rue Mazarine, dans le sixième arrondissement
de Paris.
www.artistikrezo.com
Évaluation du site
Ce webzine diffuse une actualité culturelle large (cinéma, musique, théâtre...). Le site diffuse en
outre des chroniques et des annonces des événements à venir.
Cible
Grand Public
Dynamisme* : 17
* pages nouvelles en moyenne sur une semaine
TRIBALART / 12105460 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés
Date : 26/07/13
Parcours des mondes 2013 - salon international des arts premiers
Du 10 au 15 septembre 2013
Fesses rebondies, visage grimaçant ou stoïque, rigueur dans la posture ou silhouettes déliées,
les oeuvres d’art primitif impressionnent, séduisent ou effraient parfois mais elles ne laissent pas
indifférents.
Dans un monde trop souvent déconnecté de ses racines, le regain d’intérêt pour des objets
qui racontent l’origine de notre civilisation se fait de plus en plus intense. Un attrait pour le
complexe, l’étrange, le mystérieux qui ne se dément pas.
Véritable point fort de l’événement 2013, les exposants de Parcours des mondes mettent,
cette année encore, un point d’honneur à présenter des expositions thématiques qui sont bien
souvent l’occasion d’approfondir les connaissances des collectionneurs.
Pour n’en citer que quelques-unes, notons l’exposition Salon de beauté de la Galerie Maine
Durieu consacrée aux objets de coiffure et parure, bijoux et ornements d’Afrique, d’Asie et
d’Océanie qui illustre cette volonté ancestrale de sublimer les corps. L’exposition Portraits
d’Océanie par Michael Evans Tribal Art propose un bel ensemble de photographies du XIXe
siècle sur la vie quotidienne et les traditions des aborigènes d’Australie et des Maori de
Nouvelle-Zélande. Ou encore l’exposition de la galerie Laurent Dodier qui, après avoir remporté
un grand succès en 2011 avec ses cuillères provenant de Colombie Britannique, boucle
aujourd’hui sa trilogie avec une exposition de 40 objets de Mélanésie et de Polynésie qui
s’annonce prometteuse.
TRIBALART / 12105460 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés
Au-delà des expositions, plusieurs pièces d’exception sont annoncées comme un fétiche Nkisi,
Congo, XIXe siècle à la Galerie Serge Schoffel, une effigie commémorative d’un fon (ou roi),
peuple Bamiléké provenant de la collection Arman et présentée par la galerie Bernard Dulon
ou encore un bouclier Mengen, Nouvelle-Bretagne, fin XVIIIe-début XIXe chez Michel Thieme
Tribal Art, célébrant ainsi l’incroyable histoire de la collecte.
Enfin, Parcours des mondes comptait parmi ses exposants neuf des dix plus grands
marchands au monde. Le dixième vient de le rejoindre cette année : la galerie Donald Ellis
(USA), spécialiste mondiale de la Colombie britannique.
Exposants
60 galeries d’arts premiers : France (29) // Belgique (12) // USA (8) // Espagne(3) // Italie
(2) // UK (2) // Canada (1) // Australie (1) // Pays-Bas (1) et Suisse (1)
+ 3 galeries d’art contemporain
+ 2 libraires
Parcours des mondes 2013
Du mardi 10 au dimanche 15 septembre 2013
Le mardi 10, vernissage à partir de 15h jusqu’à 21h
Du mercredi au samedi, de 11h à 19h, le dimanche jusqu’à 17h
Nocturne le jeudi 12 septembre jusqu’à 21h
Quartier des Beaux-Arts à Saint -Germain-des-Prés
Le long des rues des Beaux-Arts, Bonaparte, de Seine, Jacques Callot, Mazarine, Guénégaud,
Visconti, Jacob, de l’Echaudé et St-Benoît.
75006 Paris
AMA NEWSLETTER
267 RUE LECOURBE
75015 PARIS - 06 76 28 82 46
04 JUIL 13
Hebdomadaire Paris
Surface approx. (cm²) : 90
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
U
12e
édition du Salon international des arts premiers à Paris
Du 10 au 15 septembre 2013, le quartier de Saint-Germam-des-Prés à Paris
accueille Parcours des mondes, le Salon international des arts premiers La
12e
édition, tournée vers l'international, mettra en avant les arts d'Afrique,
d'Océanie et des Amériques soixante galeries d'arts premiers, originaires de
France (29), Belgique (12), États-Unis (8), Espagne (3), Italie (2), Grande-Bretagne (2), et
également une galerie canadienne, australienne, hollandaise et suisse présenteront leurs
oeuvres Parmi les grands marchands internationaux rejoignant la manifestation cette an-
née, la galerie Donald Elhs (USA), spécialiste mondiale de la Colombie britannique Parmi
les expositions proposées, le « Salon de beauté » de la Galerie Maine Duneu sera dédié
aux objets de coiffure et parure, bijoux et ornements d'Afrique, d'Asie et d'Océanie qui
illustrent cette volonté ancestrale de sublimer les corps « Portraits d'Océanie » par Mi-
chael Evans Tribal Art propose un ensemble de photographies du XIXe
siècle sur la vie
quotidienne et les traditions des aborigènes d'Australie et des Maori de Nouvelle-Zé-
lande Lexposition de la galerie Laurent Dodier presente quant à elle quarante objets
de Mélanésie et de Polynésie Cette manifestation sera l'occasion de découvrir plusieurs
pièces d'exception, dont un fétiche Nkisi, Congo, XIXe
siecle a la Galerie Serge Schoffel,
une effigie commemorative d'un fon (ou roi), peuple Bamiléké provenant de la collec-
tion Arman et présentée par la galerie Bernard Dulon, ou encore un boucher Mengen,
Nouvelle-Bretagne, fin XVIIIe
-début XIXe
chez Michel Thieme Tribal Art, célébrant ainsi
l'incroyable histoire de la collecte L'édition 2012 avait accueilli 10 DOO visiteurs, et avait
permis à 87 % des galeries de rencontrer et de vendre à de nouveaux clients
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Date : 01/07/13
12e édition du Salon international des arts premiers à Paris «
AMA
Paris, le 1er juillet 2013, Art Media Agency (AMA).
Du 10 au 15 septembre 2013, le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris accueille Parcours
des mondes, le Salon international des arts premiers.
La 12e édition, tournée vers l’international, mettra en avant les arts d’Afrique, d’Océanie et
des Amériques. 60 galeries d’arts premiers, originaires de France (29), Belgique (12), États-
Unis (8), Espagne (3), Italie (2), Grande-Bretagne (2), et également une galerie canadienne,
australienne, hollandaise et suisse présenteront leurs œuvres. Parmi les grands marchands
internationaux rejoignant la manifestation cette année, la galerie Donald Ellis (USA), spécialiste
mondiale de la Colombie britannique.
Parmi les expositions proposées, le « Salon de beauté » de la Galerie Maine Durieu sera dédié
aux objets de coiffure et parure, bijoux et ornements d’Afrique, d’Asie et d’Océanie qui illustrent
cette volonté ancestrale de sublimer les corps. « Portraits d’Océanie » par Michael Evans Tribal
Art propose un ensemble de photographies du XIXe siècle sur la vie quotidienne et les traditions
des aborigènes d’Australie et des Maori de Nouvelle-Zélande. L’exposition de la galerie Laurent
Dodier présente quant à elle 40 objets de Mélanésie et de Polynésie.
Cette manifestation sera l’occasion de découvrir plusieurs pièces d’exception, dont un fétiche
Nkisi, Congo, XIXe siècle à la Galerie Serge Schoffel, une effigie commémorative d’un fon (ou
roi), peuple Bamiléké provenant de la collection Arman et présentée par la galerie Bernard
Dulon, ou encore un bouclier Mengen, Nouvelle-Bretagne, fin XVIIIe-début XIXe chez Michel
Thieme Tribal Art, célébrant ainsi l’incroyable histoire de la collecte.
L’édition 2012 avait accueilli 10.000 visiteurs, et avait permis à 87 % des galeries de rencontrer
et de vendre à de nouveaux clients.
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Date : 05/09/13
Parcours des mondes, le plus important salon international d'arts
premiers
Du mardi 10 au dimanche 15 septembre 2013 à Paris
À ce jour Parcours des mondes est le plus important salon international d’ arts premiers
par le nombre, la qualité et la diversité de ses participants. Depuis 2002, il rassemble chaque
année à Paris une soixantaine de galeristes spécialisés dans les arts d’ Afrique , d’Océanie
et des Amériques. Signe du succès de l’évènement 50% des participants seront étrangers cette
année. Parcours des mondes comptait parmi ses exposants neuf des dix plus grands
marchands au monde. Le dixième vient de le rejoindre cette année : la galerie Donald Ellis
(USA), spécialiste mondiale de la Colombie britannique
LE LIEU
Quartier des Beaux-Arts à Saint -Germain-des-Prés, Paris, VIe.
Occupation des galeries situées le long des rues des Beaux- Arts, Bonaparte, de Seine,
Jacques Callot, Mazarine, Guénégaud, Visconti, Jacob, de l’Echaudé et St-Benoît.
LES HORAIRES
Du mardi 10 au dimanche 15 septembre 2013 - Le mardi 10, vernissage à partir de 15h jusqu’à
21h - Du mercredi au samedi, de 11h à 19h, le dimanche jusqu’à 17h - Nocturne le jeudi 12
septembre jusqu’à 21h
-> Parcours des mondes
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Date : 01/09/13
L’art premier est-il le premier des arts ?
Bien d’autres « arts » sont passés… ils furent même à un moment autre chose qu’un « art » au
sens actuel et occidental; peut-être même n’étaient ils pas différenciés de la vie, des hommes,
du temps et de la nature.
Rendez-vous du 10 au 15 septembre 2013 pour la 12e édition du Parcours des
mondes , le salon international des arts premiers.
www.connaissancedesarts.com
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Le site de la revue Connaissance des Arts diffuse l'actualité artistique en général (musées, artistes,
expositions, musique, etc.)
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Date : 09/09/13
Au Parcours, la qualité s’impose
Signature : Céline Lefranc et Françoise Chauvin - 9 septembre 2013
Hiada Gwaii, vers 1820, Colombie- Britannique, bois, Ø16,5 cm, Donald Ellis Gallery, New
York (PHOTO JOHN TAYLOR).
Pour sa douzième é dition , le Parcours des mondes mise sur la qualité des objets et
s’ouvre à l’art contemporain non-occidental.
Avec sa soixantaine de galeries participantes et ses dix mille visiteurs estimés, le Parcours
des mondes n'a plus rien à prouver. Au point que quelques grands marchands, comme
Bernard Dulon, préfèrent ce « salon » des arts primitifs organisé à Paris dans les galeries de
Saint -Germain-des-Prés à son modèle bruxellois, auquel ils ne participent plus. Que peut
désirer de plus Pierre Moos , le directeur du Parcours ? « Améliorer encore le niveau des
galeries et la qualité des objets », répond-il. Comment ? En faisant « la chasse aux parasites
», c'est à- dire aux marchands qui s'intallent dans le quartier aux dates du Parcours, sans
cotiser ni prendre le risque que les experts du vetting enlèvent leurs objets moyens ou douteux.
Les organisateurs ont également refusé plus de vingt candidatures, pour garantir un bon
niveau de galeries. Mais ils ont accueilli avec joie l'un des plus grands marchands au monde,
spécialiste d'art de la Colombie-Britannique, l'Américain Donald Ellis. Autre priorité de l'année :
le renforcement de ce fameux vetting, constitué de cinq spécialistes de haut vol. Selon les
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organisateurs, les marchands qui remettront en galerie les objets écartés par les experts seront
exclus du Parcours. Qu'on se le dise...
Encore plus de rigueur, donc, mais quoi de neuf pour l'édition 2013, dont la présidence
d'honneur est confiée à Hélène Leloup, grande prêtresse de l'art Dogon? L'ouverture de la
manifestation à l'art contemporain non-occidental, défendu par quatre galeries dont Vallois
Sculptures (Paris). Et a été annoncée la naissance, dès l'an prochain, d'un Parcours de
printemps. Mais le projet semble faire débat chez les marchands eux-mêmes. Certains, venus
de loin, se demandent s'ils pourront faire le déplacement. Notamment les Belges, qui constatent
que la version hivernale de Bruneaf n'a pas véritablement pris et doutent qu'il soit pertinent de
doubler la manifestation parisienne. Mais « tant que l'on n'essaiera pas, on ne saura pas si c'est
une bonne idée », conclut Pierre Moos.
Infos pratiques
Parcours des mondes 2013
Du 10 septembre 2013 au 15 septembre 2013
lieu : Paris - Galerie Kamel Mennour (Mazarine)
Pour cette édition 2013, les exposants de Parcours des mondes (salon d’arts premier
international) présentent une vingtaine d’expositions thématiques, du 10 au 15 septembre, au
cœur du quartier de Saint-Germain-des Prés à Paris.
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concernant l'actualité économique principalement. Le site aborde également la plupart des autres
thèmes de l'actualité générale.
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Date : 09/09/13
Paris tombe le masque
Par Bertrand Fraysse
Parcours des mondes , le plus coté des salons de l'art tribal, se tient dans la capitale du 10
au 15 septembre . D'où vient, à quoi tient cette suprématie parisienne.
A la nuit tombante, habillés de branchages et armés de machettes, ils surgissaient dans les
villages en poussant des cris. On les reconnaissait à leurs masques blancs, couleur de mort.
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Dans l'ouest de l'Afrique, chez les Fang, les membres de la société secrète Ngil étaient appelés
pour effrayer, faire avouer – et exécuter parfois – les sorciers et les voleurs. Interdits vers
1910, les masques ngil authentiques sont d'une insigne rareté. Avec leur front bombé, leur
nez allongé, leurs traits stylisés, ils sont aussi d'une grande beauté. Ils ont d'ailleurs inspiré
Les Demoiselles d'Avignon de Picasso (1907) et contribué à la révolution du cubisme. Le plus
exceptionnel de ces masques se trouve chez François-Marie Banier, romancier et photographe.
Inutile de se demander qui le lui a offert. Acquis par Liliane Bettencourt à Drouot en juin 2006
pour 5,9 millions d'euros, pièce phare de la collection du marchand Pierre Vérité, ce masque est
l'objet le plus cher de toute l'histoire des arts primitifs.
Ayant totalisé 44 millions d'euros, la vente Vérité demeure inégalée. Détrôné par New York
pour l'art moderne et contemporain, Paris est resté la capitale mondiale de l'art tribal (et non
"des arts premiers", expression que personne dans le milieu n'utilise). Pour dénicher des
statuettes baoulé ou des crochets sculptés du fleuve Sepik, inutile d'aller à Abidjan ou à Port
Moresby. C'est à Paris qu'ont lieu les plus grandes ventes publiques, que l'on trouve le plus
grand nombre de marchands spécialisés et que se tient chaque année, depuis 2002, le plus
grand salon, Parcours des mondes . "Tous les collectionneurs et les responsables de musée
y sont présents, explique Pierre Moos , son directeur. Les marchands réservent souvent leurs
plus belles pièces pour les montrer à ce moment-là." Du 10 au 15 septembre , du côté de
Saint -Germain-des-Prés, des galeristes du monde entier – parmi lesquels une quinzaine de
marchands parisiens – accueilleront près de 20.000 visiteurs venus admirer des chefs-d'œuvre
des arts traditionnels d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques.
La suprématie de la place parisienne ne date pas d'hier comme le montre l'exposition Charles
Ratton, l'invention des arts "primitifs", qui se tient au musée du quai Branly jusqu'au 22
septembre. Sans doute le plus grand marchand de sa spécialité au xxe siècle, Ratton fut dès
les années 1930 le promoteur infatigable de ce qu'on appelait encore "l'art nègre". L'exposition
retrace l'histoire des manifestations qui firent connaître au grand public sa valeur universelle,
African Negro Art au MoMA de New York en 1935, ou l'Exposition surréaliste d'objets dans la
galerie parisienne de Ratton en 1936. On peut y admirer quelques pièces légendaires, comme
l'effrayante statue en métal de guerrier rapportée suite au pillage de la capitale du royaume du
Dahomey (actuel Bénin) : pour ne pas choquer le bourgeois, lors de sa première exposition à la
Galerie Pigalle, en 1930, Ratton avait fait rabattre son sexe, initialement en érection !
C'est à ses artistes que Paris doit sa position dominante. Proche des surréalistes – Breton
et Eluard étaient de grands collectionneurs –, Charles Ratton n'a fait que populariser un art
découvert un quart de siècle plus tôt. Selon la légende qu'il a lui-même forgée, Vlaminck serait
le "père de l'art nègre". En 1905, dans un café d'Argenteuil, le peintre aurait aperçu, entre deux
bouteilles de Pernod, trois statuettes africaines qu'il aurait extorquées au cafetier pour le prix
de quelques absinthes. Un peu plus tard, il fera l'acquisition d'un "grand masque" blanc – un
masque fang – que lui achètera Derain. Picasso s'extasiera en l'apercevant dans l'atelier du
peintre. Matisse à son tour découvrira fébrilement les "statuettes nègres" de Picasso dans son
atelier de la rue Schœlcher, provoquant l'ébahissement de sa bonne : "Venez vite, venez vite,
il y a là un vieux monsieur qui embrasse les seins de vos négresses" ! Dès lors, la "chasse à
l'art nègre" était lancée. Elle ne s'arrêtera plus et transformera en profondeur l'art occidental, de
Modigliani à Henry Moore en passant par Brancusi, Giacometti, Dubuffet et tant d'autres.
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"L'art primitif a joué un rôle déterminant dans l'histoire de l'art moderne, observe Daniel Hourdé,
peintre, sculpteur et marchand. Parfois, il a influencé directement les artistes. Le plus souvent,
ils y ont retrouvé l'écho de leurs propres préoccupations, Picasso dans la sculpture de la Côte
d'Ivoire, les surréalistes dans les arts "sauvages" de l'Océanie ou de l'Amérique du Nord." Dans
son atelier, sous une verrière, au fond d'une cour du Vieux Paris, un reliquaire korwar à tête de
mort de Nouvelle-Guinée ou un fétiche à clous africain voisinent avec un Christ médiéval, une
momie inca ou ses propres sculptures, des corps en bronze torturés pareils à des écorchés
sortis d'un musée d'anatomie. Longtemps associé à Philippe Ratton, neveu de Charles, Daniel
Hourdé se consacre désormais surtout à son art, se contentant d'être marchand en chambre
pour "trois ou quatre collectionneurs" lorsque l'occasion s'en présente : "Dans les arts primitifs, il
est beaucoup plus facile de trouver un client que de trouver un objet."
Depuis des décennies, le stock ne se renouvelle plus. "Les objets authentiques – faits par
les autochtones pour les autochtones et qui ont servi – ont cessé d'être produits dès la fin
du premier tiers du XXe siècle", estime Bernard Dulon, marchand réputé. "Dans les régions
les plus reculées – au fin fond du Nigeria ou du Zaïre –, la production de qualité s'arrête au
plus tard au début des années 1960", précise Alain de Monbrison, fameux galeriste de la rue
des Beaux-Arts. Les dernières belles pièces ont été rapportées par des coloniaux lors de la
décolonisation. Depuis, plus rien : on ne trouve plus qu'un vulgaire "art d'aéroport". Et seule une
petite minorité des objets authentiques provoque l'enthousiasme des experts. "Au moins 90%
de l'art africain a disparu et, sur les 10% qui restent, 80% des objets sont sans intérêt, résume
Alain de Monbrison. Selon sa plus ou moins grande perfection, une antilope bambara peut valoir
de 2.000 à 100.000 euros. Mais, pour faire la différence, il faut en avoir vu un certain nombre, et
pas simplement dans des livres."
L'art tribal est une affaire d'initiés. Les spéculateurs ne misent guère sur des œuvres non
signées et non datées, à moins qu'elles n'aient un "pedigree" (un historique des provenances)
exceptionnel. Peu de noms connus figurent parmi les grands collectionneurs actuels : le cheikh
qatarien Saoud al-Thani, "un passionné au goût extraordinaire", selon Pierre Moos ; le Suisse
Jean Paul Barbier-Mueller dont la collection, réunie dans le musée du même nom de Genève,
est considérée comme la plus belle du monde ; plus modestement, le Français Bruno Roger,
associé de la banque Lazard et président de la fondation créée en hommage à son épouse
disparue, Martine Aublet, naguère responsable du département mécénat du musée du quai
Branly. Même Jacques Chirac, connu pour son amour sincère des arts premiers, ne possède
pas grand-chose. Quant à Dominique de Villepin, son nom n'évoque chez les connaisseurs
qu'un sourire dédaigneux. Sa collection de masques africains ? "Rien n'est authentique",
tranche un marchand, cruel.
On trouve sur le marché beaucoup de mauvaises copies et quelques excellents faux. "Tous
les collectionneurs s'y sont un jour laissés prendre, reconnaît Daniel Hourdé. Mais il y a un test
qui ne trompe pas, c'est lorsque l'on installe le masque ou la statuette dans sa collection. On
s'aperçoit vite qu'il y a quelque chose qui ne va pas." Ce que confirme Alain de Monbrison : "Les
objets authentiques ont une âme, les faux n'en ont pas. Et les collectionneurs le sentent. Ils
s'aperçoivent que l'objet est vide, qu'il est impossible de dialoguer avec lui."
TRIBALART / 12305526 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés
Sans forcément l'avouer, la plupart des amateurs d'art tribal sont un peu animistes. Les pièces
gardent une part de leur force magique initiale. Comment ne pas être intimidé par ce masque
ekoi (Nigeria) de la collection de Hubert Goldet au musée du quai Branly, un crâne humain
tendu de peau d'antilope et recouvert de vrais cheveux, avec la bouche grande ouverte qui
semble pousser un cri? Et comment ne pas sentir la bonté protectrice de cette statuette bembé
(Congo), en vente à la Galerie Lucas Ratton, au visage anguleux et aux yeux sertis d'éclats
de faïence, fétiche médical supposé protéger des accidents et des maladies? Les puissances
celées dans ces objets inanimés semblent prêtes à se réveiller. Face au masque offert par
Liliane Bettencourt, François-Marie Banier a-t-il ressenti son impitoyable pouvoir judiciaire et
entendu les vociférations crépusculaires des inquiétants inquisiteurs?
56 il giornale dell’arte Numero 331, maggio 2013
Antiquari
Londra
Tu presta un padiglione a me,
io presto una sezione a te
Masterpiece ospita Fine Art Asia e la fiera di Hong Kong a ottobre ricambia
Londra. La fiera Masterpiece, che ter-
rà la sua quarta edizione quest’estate
(26 giugno-3 luglio), creerà un colle-
gamento con la fiera Fine Art Asia di
Hong Kong (4-7 ottobre). L’edizione di
quest’anno dell’evento londinese inclu-
derà un padiglione di Hong Kong, con
pezzi rilevanti forniti dalle gallerie del-
la fiera asiatica e la fiera di Hong Kong
presenterà a sua volta opere europee dal
circuito di Masterpiece.
La partnership è l’ultima di una serie
di importanti nuove iniziative in Asia,
un continente la cui crescita economica
Il Royal Hospital Chelsea, sede di
Masterpiece
©ChrisAllerton
(sebbene in fase di raffreddamento) si
sta dimostrando trainante per il merca-
to dell’arte. Nazy Vassegh, incaricata
direttore generale di Masterpiece Londra
agli inizi di quest’anno, dice che «emerge
sempre nuova ricchezza; è importante seguire
la propria base di collezionisti». Calvin Hui,
direttore della fiera di Hong Kong, dice
che il suo Padiglione Europeo aiuterà a
sua volta «a far evolvere il collezionismo in
Asia a un livello superiore».
A fine marzo, Tefaf a Maastricht ha an-
nunciato il progetto di estendersi a Pe-
chino, nell’ambito di una collaborazione
con la casa d’aste Sotheby’s. All’inizio di
aprile invece Christie’s ha mosso i suoi
primi passi importanti in Asia assicuran-
dosi l’ambita licenza di gestire una «socie-
tà a totale capitale straniero» a Shanghai,
il che significa che non sarà obbligata ad
avvalersi di un partner cinese. La rivale
Sotheby’s aveva in precedenza annun-
ciato una collaborazione con la società
statale di Pechino GeHua Cultural De-
velopment Group. Entrambe le compa-
gnie si sono impegnate a tenere le loro
prime aste in Cina continentale nella se-
conda metà dell’anno. Intanto, Art Basel
inaugura la sua prima fiera a Hong Kong
il mese prossimo (23-26 maggio).
Masterpiece Londra spera di avvan-
taggiarsi dall’apporto di visitatori in-
ternazionali nella capitale in occasione
del torneo tennistico di Wimbledon,
oltre a collezionisti provenienti dalla
stagione di antichi maestri all’inizio di
luglio. La curatissima fiera multidisci-
plinare è divenuta nota per l’inclusione
di beni di lusso oltre all’arte (i marchi di
quest’anno comprendono Maserati, Riva
e Montblanc), sebbene questi rappresen-
tino solo una piccola porzione del suo
elenco completo di espositori. Fine Art
Asia è un evento rispettato, ma più
eterogeneo, con un’ampia gamma di
settori tra i quali arti asiatiche, antichi
maestri, gioielleria, orologi, argenti e li-
bri rari. n Melanie Gerlis
Parigi
I musei sono degli accaparratori
Al Salon du Dessin (sempre più Otto e Novecento) Metropolitan e Getty
comprano Cassas e Friedrich
Parigi. La tendenza che da qualche anno
si nota sul mercato dei disegni sembra
trovare conferma all’ultima edizione, la
numero 22, del Salon du Dessin (10-15
aprile): le opere antiche, e soprattutto
quelle dei grandi maestri del Cinque-
cento e del Seicento, si fanno rare; e
anche l’offerta relativa al Settecento è
meno ampia. Non c’è da stupirsi quindi
se pezzi eccezionali di questi periodi
ancora in circolazione trovino subito
un acquirente. È stato così per il dise-
gno del porto di Messina realizzato da
Louis-François Cassas nel 1783, l’anno
del terremoto che devastò la città. La
galleria de Bayser l’ha venduto il gior-
no dell’inaugurazione al Metropolitan
Museum di New York. Da segnalare an-
che uno studio di falchi a sanguigna del
Parmigianino (1503-40) e un raro dise-
gno allegorico di Francesco del Cairo
(1607-65) alla galleria Pandora Old Ma- ster. Né c’è da meravigliarsi allora per
la fortuna di alcune aste, che come ogni
anno si tengono durante la Settimana del
disegno: Christie’s ha venduto a un col-
lezionista europeo due vedute ad acque-
rello della piazza parigina della Concor-
de, firmate Jean-Thomas Thibault, per
187.500 euro, quasi dieci volte le stime
iniziali. L’offerta della fiera, tradizional-
mente dominata dal segmento classico,
si apre dunque sempre di più agli artisti
del XIX e XX secolo. La galleria Bellin-
ger-Colnaghi ha venduto uno studio di
alberi di Caspar David Friedrich del
1812, che volerà al Getty di Los Angeles,
e uno schizzo di Cézanne. Una gouache
del 1940 di Yves Tanguy presentata dal-
la Galerie Zlotowski è stata acquistata
da un privato per una somma vicina ai
350mila euro. I collezionisti si sono
fatti tentare da «Abstraction» di Paul
Rebeyrolle (da Éric Coatalem, 75mila
euro) e da una delle rare gouache di Jean
Dubuffet della serie L’Hourloupe, «Per-
sonnage XXX, 13 décembre 1964» (David
Lévy, 68mila euro). Anche quest’anno la
rassegna ha accolto 39 gallerie, 20 fran-
cesi e 19 internazionali. Due gli italiani,
Il disegno raffigurante il porto di Messina di Louis-François Cassas acquistato
dal Metropolitan Museum
l’antiquario di Firenze Damiano Lapic-
cirella, in collaborazione con Francesca
Antonacci di Roma e, per la prima volta,
la Galleria Continua di San Gimignano.
Tra i fastosi stucchi stile Impero del Pa-
lais Brongniart è stata esposta anche una
selezione di disegni del museo Bon-
nat-Helleu di Bayonne. Un’occasione
più unica che rara (il museo è chiuso fino
al 2018) di scoprire alcune opere, in parte
inedite, del Fondo Helleu: una collezione
di circa 300 pezzi donata al museo dai di-
scendenti del pittore bretone Paul César
Helleu, che fu tra i più popolari nell’alta
società parigina di fine Ottocento.
n Luana De Micco
Parcours più selettivo
e una settimana
asiatica nel 2014
Parigi. Il XII salone della arti «altre»
Parcours des mondes si terrà
quest’anno nel Quartier des Beaux-
Arts a Saint-Germain-des-Près dal
10 al 15 settembre. Quest’edizione
del Parcours si annuncia più selettiva
con 58 partecipanti contro i 62 del
2012, metà dei quali non francesi.
Verrà anche istituito un comitato per il
vetting. Il direttore del Parcours, Pierre
Moos, è intenzionato a dare la caccia
ad alcune gallerie «parassite» che ogni
anno si insinuano nella manifestazione
con opere a volte di dubbia origine o
attribuzione. Moos progetta inoltre di
istituire nella primavera del 2014, con
il medesimo concept che ha ispirato
il Parcours, una settimana delle arti
asiatiche.
n Ken Yeh, già presidente di Christie’s
Asia, sarà direttore delle Acquavella
Galleries di New York. François Curiel
è rimasto così l’unico presidente di
Christie’s Asia. Nel frattempo, Elaine
Holt, già in forze alla casa d’aste
Ravenel, è entrata da Christie’s a Hong
Kong come direttore di impressionisti e
moderni per l’Asia.
©Riproduzioneriservata
©Riproduzioneriservata
Giuseppe Eskenazi,
connoisseur
da 40 anni
Ha sempre
scovato gli
studiosi e i
curatori migliori
e questi, a
loro volta, si
rivolgono a lui
per scambiare
esperienze.
La biblioteca
con 10mila
volumi nel
suo quartier
generale di Clifford Street nel centro
di Londra ha potuto contare su un
bibliotecario cinese, Wang Yuansheng,
dal 1995 e Laura Eskenazi ha imparato
il cinese per poter leggere i periodici di
archeologia provenienti dalla Cina. Dal
1987 i suoi cataloghi hanno didascalie
in cinese, e dal 1996 testi completi
in quella lingua. Dove la scienza può
essere di aiuto agli intenditori, Eskenazi
la impiega. È stato uno dei primi ad
avvalersi del test di termoluminescenza
messo a punto a Oxford dallo scienziato
e collezionista di ceramiche cinesi
«Teddy» Hall per stabilire quali sculture
della dinastia Tang fossero originali e
quali copie assai verosimili, realizzate
da stampi antichi. Quando Eskenazi
aprì la sua prima importante sede
a Piccadilly nel 1973, quasi tutte
le sculture del periodo Tang erano
state autenticate con questo metodo,
ora talmente dato per acquisito che
praticamente non esiste mercato per
una figura di quel periodo che non sia
stata sottoposta al test. Lo stesso
metodo può essere anche applicato ai
bronzi per accertarne la data.
Quell’inaugurazione del 1973 fu un
evento tale nel mondo dei collezionisti
d’arte cinese che un diligente mercante
giapponese attese giorni fuori dalla
galleria per essere sicuro di essere il
primo a entrarvi; perché il periodo che
va dagli anni Sessanta alla fine degli
Ottanta fu dominato dai compratori
giapponesi che desideravano acquistare
quell’arte che aveva giocato un ruolo
così determinante nella formazione
della loro arte, dei loro costumi e della
loro religione.
n Anna Somers Cocks
A Dealer’s Hand: The Chinese Art World
Through the Eyes of Giuseppe Eskenazi,
di Hajni Elias e Giuseppe Eskenazi, 352
pp., ill. col. b/n, Scala Publishers, Londra,
2012, £ 60,00 / $ 100
88 l collect collect l 89
beurzenbeurzen
Glasliefhebbers hebben al lang
de volgende afspraak op de
Glaskunstbeurs te Leerdam in
hun agenda staan. Of zij nu
houden van klassiek of modern,
gebruiksobjecten of louter
decoratieve stukken, kleine
fragiele tot grote robuuste
voorwerpen, Frans, Tsjechisch,
Engels, Hongaars of Neder-
lands glas, alle vinden zij hun
gading bij de meer dan 100
exposanten. Extra in het oog te
houden, is het beursobject van
2013. Elk jaar wordt een bekend
glaskunstenaar opgedragen
een speciaal object te creëren.
In gelimiteerde versie wordt dit
te koop aangeboden voor een
aantrekkelijk bedrag. Het object
dit jaar is van de hand van Mieke
Pontier. Zij is dit jaar precies vijf-
entwintig jaar glaskunstenares,
wat exact overeenkomt met het
aantal jaar dat de glasbeurs zelf
gehouden wordt!
Internationale Glaskunstbeurs
Leerdam
Cultureel Centrum Het Dak
Tiendweg 9
Leerdam
www.glaskunstbeurs.nl
13-09 t/m 15-09
Glaskunstbeurs Leerdam
Mieke Pontier, ‘Stromend water’. Tijdens de Glaskunstbeurs van Leerdam is in een aparte
expositieruimte een selectie uit het werk van Mieke Pontier te zien.
Mede dankzij de expositie over Boudewijn Büch, ontving de Oude
Kunst- en Antiekbeurs Delft vorig jaar een recordaantal bezoekers.
De tentoonstelling die dit jaar op de beurs centraal staat, ‘Een Keizer
gaat, een Koning komt’, staat in het teken van de viering 200 jaar
Koninkrijk der Nederlanden. De expositie brengt de laatste jaren van
Nederland onder Frans bewind (1810-1813) in beeld en zoomt in op
Napoleon Bonaparte. Zeldzame objecten, waaronder een reliekenkis-
tje met overblijfselen van en rond het graf van Napoleon en een haar-
lokje van hem uit 1819 zijn hierbij regelrechte blikvangers. Van 18 tot
en met 22 september zijn zowel de tentoonstelling als de antiekbeurs
in Museum Het Prinsenhof te bezoeken. Maar ook daarna kan men
terecht op de gloednieuwe online Antiekbeurs Delft, te bezoeken
via onderstaande site. Hierop presenteren deelnemers 365 dagen
per jaar hun objecten, welke geregeld aangevuld zullen worden met
nieuwe.
Oude Kunst- en Antiekbeurs Delft
Museum Het Prinsenhof
Delft
www.antiekbeursdelft.nl
18-09 t/m 22-09
Oude Kunst- en Antiekbeurs
Vier Amsterdamse zilveren gegraveerde kandelaars met bobèches en mahoniehouten
klossen, meesterteken Wed. Stellingwerf & van Grastek, 1854, hoogte 28 cm. Te zien bij
De Gouden Eeuw.
“In de hele wereld zijn er slechts een zestigtal
galeries werkelijk gespecialiseerd in de tribale
kunsten, en 95% daarvan neemt deel aan
Parcours des Mondes”. Met deze woorden
illustreert directeur Pierre Moos het belang
van zijn evenement, dat ondertussen aan diens
12e jaargang toe is. Ongeveer de helft van de
exposanten komt uit Frankrijk, met een tweede
en derde plaats voor België (Mestdagh, Didier
Claes, Dartevelle, Jo De Buck, Bernard de Grun-
ne, Indigènes, Philippe Laeremans en Joaquin
Pecci) en de VS. Velen tonen hun stukken in een
thematische tentoonstelling, waarbij de grote
aanwezigheid van Oceanische kunst opvalt.
“Hoewel nog steeds 60% van de verzamelaars
naar de Afrikaanse kunst neigt, is er inderdaad
een verschuiving merkbaar van de interesse
voor Oceanië”, verklaart Pierre Moos het feno-
meen. “Niet alleen verandert de smaak, maar
ook zijn er bij Oceanische kunst meer zeldzame
stukken te vinden dan bij de Afrikaanse.”
Parcours des Mondes
Saint-Germain-des-Prés
Parijs
www.parcours-des-mondes.com
10-09 t/m 15-09
Parcours des Mondes
Voor de editie van 2013 vroeg
artistiek directeur Thierre
Raspail de IJslandse Gunnar
B. Kvaran (directeur van het
Astrup Fearnleymuseum,
Oslo) als commissaris voor de
12e Biënnale van Lyon. Deze
gaf hij de titel ‘Entre-temps…
Brusquement, Et ensuite’ mee,
waarbij de gedachte aan een
spannend verhaal meteen
opduikt. Want Kvaran ziet in
de kunstenaar iemand die
verhalen vertelt en experimen-
teert met de mechanismen
en de modaliteiten van de
vertelkunst. Om dit te staven,
brengt hij Erró, Yoko Ono,
Alain Robbe-Grillet, Robert
Gober, Jeff Koons, Matthew
Barney, Fabrice Hyber, Tom
Sachs, Paul Chan, Zhang Ding,
Roe Ethridge en vele anderen
naar Lyon. Verspreid over vijf
verschillende sites in de stad,
zullen zij nieuw en speciaal
voor de biënnale ontworpen
werk tonen. Uiteraard strekt
de biënnale zich met diverse
andere evenementen verder
uit over de stad.
Biennale de Lyon
Lyon
www.labiennaledelyon.com
12-09 t/m 05-01
Biennale de Lyon
Tom Sachs, Bronze Collection, Trocadero Install, 2008. © Charles Duprat. Te zien op de
Biennale de Lyon.
Mengen schild. Kaap
Beechey, Nieuw Brit-
tannië, eind 18e-begin
19e eeuw. Hout, rotan,
natuurlijke pigmenten,
veren. 130 x 26 cm.
© Foto: Jan van Esch. Te
zien bij Michel Thieme
Tribal Art tijdens Par-
cours des Mondes.
Mieke Pontier, ‘Royal, twenty-five’. 11 x 19 cm. Oplage 250 stuks. Dit is het beursobject van
2013, dat te koop aangeboden wordt op de Glaskunstbeurs Leerdam. Prijs € 195.
Karl Haendel, ‘Cowgirl Dildo Perhaps’, 2012.
Potlood op papier. 133 cm x 51 cm. © de kun-
stenaar. Te zien op de Biennale de Lyon.
OPLEIDING ANTIEKHANDELAAR
Start: 16 september 2013 - campus Tongeren
SURF NAAR
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foiresfoires
Les amateurs de verrerie ont,
depuis longtemps déjà, noté
le rendez-vous au salon de
l’art verrier de Leerdam. Qu’ils
soient friands de classique ou de
moderne, d’objets de tous les jours
ou de pièces purement décora-
tives, de petites pièces fragiles ou
d’imposantes pièces robustes, de
verre français, tchèque, anglais,
hongrois ou néerlandais, ils y
trouvent tous leur compte auprès
d’une centaine d’exposants. De
plus, à ne pas perdre de vue,
l’objet du salon de 2013. Chaque
année, un artiste-verrier connu est
invité à créer un objet spécial pour
l’occasion. Il est alors proposé à la
vente en édition limitée pour un
montant des plus attractifs. Cette
année, l’objet en question est une
création de Mieke Pontier. Celle-ci
fête en effet ses vingt-cinq ans de
pratique de l’art de la verrerie, ce
qui correspond exactement au
nombre d’années que fête le salon
de l’art verrier !
Salon international de l’art
verrier
Cultureel Centrum Het Dak
Leerdam
www.glaskunstbeurs.nl
du 13 au 15-09
Salon de l’art verrier de Leerdam
Mieke Pontier, Stromend water. Lors du salon de l’art verrier de Leerdam, une sélection
d’œuvres de Mieke Pontier est à découvrir dans un hall d’exposition séparé.
Grâce à l’exposition sur Boudewijn Büch, Patrick M.A. Buch, président
du salon des arts anciens et des antiquités de Delft, enregistrait l’an
dernier un nombre record de visiteurs. L’exposition qui, cette année,
complète le salon est placée sous le signe des 200 ans du Royaume
des Pays-Bas. Elle illustre les dernières années d’occupation du pays
par les Français (1810-1813) et se concentre sur Napoléon Bonaparte.
De rares objets, dont une châsse contenant des vestiges de la tombe
de Napoléon et une mèche de ses cheveux, datant de 1819, valent
particulièrement le détour. Au terme de cinq jours, l’exposition et les
exposants du salon déserteront le musée Het Prinsenhof. Mais l’on
pourra encore parcourir en ligne les allées du salon des antiquités de
Delft, flambant neuf, en surfant sur le site ci-dessous. Les participants
y présentent leurs pièces 365 jours par an et complètent régulière-
ment leurs propositions.
Salon des arts anciens et des antiquités
Musée Het Prinsenhof
Delft
www.antiekbeursdelft.nl
du 18 au 22-09
Salon des arts anciens et des
antiquités
Quatre chandeliers gravés avec bobèches et bobines en acajou, Amsterdam, ateliers
de Wed. Stellingwerf & van Grastek, 1854, H. 28 cm. A voir chez De Gouden Eeuw.
« Dans le monde entier, on ne compte qu’une
soixantsaine de véritables galeries sérieuses,
spécialisées en arts premiers et 95 % d’entre elles
participent au Parcours des Mondes ». Par ces
mots, le directeur Pierre Moos illustre l’impor-
tance de son événement qui en est déjà à sa
12e édition. Près de la moitié des exposants
viennent de France. Les deuxième et troisième
places sont respectivement occupées par les
Belges (Mestdagh, Didier Claes, Dartevelle,
Jo De Buck, Bernard de Grunne, Indigènes,
Philippe Laeremans et Joaquin Pecci) et les
Américains. Beaucoup présentent leurs pièces
en une exposition thématique dont se dégage
une forte présence de l’art océanien. « On note
un déplacement de l’intérêt des collectionneurs
vers l’art océanien, même si l’art africain intéresse
encore 60 % des collectionneurs », commente
Pierre Moos, expliquant le phénomène. « Le
goût change et il est certain que la rareté est plus
présente en art océanien qu’en art africain. »
Parcours des Mondes
Saint-Germain-des-Prés
Paris
www.parcours-des-mondes.com
du 10 au 15-09
Parcours des Mondes
Pour cette édition 2013, le
directeur artistique Thierre
Raspail a demandé à l’Islandais
Gunnar B. Kvaran (directeur
de l’Astrup Fearnleymuseum
d’Oslo) de coiffer la casquette
le commissaire de la 12e
Biennale de Lyon. Il l’a baptisée
Entre-temps… Brusquement,
Et ensuite, ce qui évoque
instantanément une histoire
passionnante. En effet, Kvaran
considère l’artiste comme
quelqu’un qui raconte des
histoires et expérimente les
mécanismes et les moda-
lités de l’art de la narration.
Et pour étayer son point de
vue, il invite Erró, Yoko Ono,
Alain Robbe-Grillet, Robert
Gober, Jeff Koons, Matthew
Barney, Fabrice Hyber, Tom
Sachs, Paul Chan, Zhang Ding,
Roe Ethridge et bien d’autres
artistes à Lyon. Répartis sur
cinq sites différents à travers la
ville, ils exposeront des œuvres
récentes et spécialement
conçues pour la biennale. Bien
entendu, celle-ci s’étend dans
toute la ville par le biais d’un
important programme off.
Biennale de Lyon
www.labiennaledelyon.com
du 12-09 au 05-01
Biennale de Lyon
Bouclier Mengen, Cap
Beechey, Nouvelle-
Bretagne, fin XVIIIe-
début XIXe siècle, bois,
rotin, pigments naturels,
plumes, 130 x 26 cm.
© photo : Jan van Eyck.
Courtesy Michel Thieme
Tribal Art / Parcours des
Mondes.
Karl Haendel, Cowgirl Dildo Perhaps, 2012, crayon
sur papier, 133 x 51 cm. © l’artiste. Courtesy
Biennale de Lyon.
Mieke Pontier, Royal, twenty-five, 11 x 19 cm. Tirage à 250 exemplaires. Il s’agit de l’objet du
salon de 2013 proposé à la vente au salon de l’art verrier de Leerdam. Prix : 195 €.
Tom Sachs, Bronze Collection, Trocadero Install, 2008. © Charles Duprat / Biennale de Lyon.
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ARTPASSIONS 34/1382
STÉPHANE JACOB, UN PASSEUR DE «RÊVES»
Rien ne prédisposait le jeune étudiant de l’École du Louvre spécialisé en architecture et décor des grandes
demeures à devenir l’un des plus ardents défenseurs de la peinture aborigène. Et pourtant, depuis son
premier voyage «initiatique» en Australie en 1991 et la découverte de communautés d’artistes viscéra-
lement attachés à la terre de leurs ancêtres et à leur cosmogonie, Stéphane Jacob n’a eu de cesse de faire
découvrir à un public de plus en plus large leur poésie onirique. Il propose ces toiles zébrées d’éclairs et
ponctuées de trous d’eau, véritables cartographies mystiques des Temps primordiaux qui virent naître les
premiers êtres surnaturels, mais aussi se former les premiers paysages tels qu’ils existent encore. Célébrés,
pour certains d’entre eux, dans les plus grandes biennales d’art contemporain, les peintres aborigènes
n’en continuent pas moins à perpétuer leur corpus d’images et à réactiver ce «Temps du Rêve» à tra-
vers leurs œuvres. Une façon magique et spirituelle de le rendre éternellement vivant. Démonstration
éblouissante au Parcours des Mondes avec ces deux artistes inspirées présentées par Stéphane Jacob:
l’illustre doyenne Kathleen Petyarre (née en 1930) et Abie Loy Kemarre, sa petite fille, qui reprend avec
maestria la tradition picturale du Désert central australien.
AU PARCOURS
DES MONDES
LE FRISSON DES
ARTS LOINTAINS
C’est devenu le rendez-vous incontournable des amateurs d’arts premiers. Lors de la
prochaine édition du Parcours des Mondes du 10 au 15 septembre prochain, amateurs,
collectionneurs et même conservateurs de musée se presseront dans les galeries du mythique
quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris, pour dénicher l’oiseau rare qui manque encore
à leur collection: masques Dan de Côte d’Ivoire, fétiche nkisi du Congo dardé de clous,
poupée kachina des Indiens Hopi ou Zuni, bouclier d’Afrique ou d’Océanie… En ces temps
de morosité ambiante, les marchands constatent d’ailleurs un engouement croissant pour les
arts venus d’ailleurs imprégnés de spiritualité. Mais des peintures aborigènes d’Australie aux
ivoires eskimos en passant par les sculptures des Philippines ou de l’Indonésie, de nouveaux
«territoires» restent encore à conquérir, promesses de chocs intellectuels et esthétiques.
Bérénice Geoffroy-Schneiter
ARTPASSIONS 34/13 83
Kathleen Petyarre (c. 1930-), Mountain Devil
Lizard Dreaming, 2010, Utopia, Désert cen-
tral, Territoire du Nord, acrylique sur toile,
122 x 122 cm.
Télescopant passé et présent, souvenirs mythiques
et claniques, lignée masculine et féminine, cette
magnifique toile est représentative du style pictu-
ral de Kathleen Petyarre. On y décèle en effet la
maîtrise exceptionnelle du dot painting ou «poin-
tillisme», technique expérimentée dès les années
soixante-dix par les premières communautés de
peintres aborigènes pour retranscrire leurs terri-
toires mystiques. Vivant désormais à Adélaïde,
l’artiste n’en demeure pas moins la gardienne
d’un motif hérité du «Temps du Rêve»: celui de
la Femme-Lézard Arnkerrth dont les lézards du
désert (baptisés «Moutain Devils» à cause de leurs
piquants semblables à des cornes) sont considérés
comme les incarnations actuelles. Mais au-delà du
décryptage «ésotérique», s’impose la force plas-
tique de cette toile, d’un chromatisme et d’un
dépouillement «métaphysiques».
Abie Loy Kemarre (1972-), Bush Leaf – Optic,
2013, Utopia, Désert central, Territoire du Nord,
acrylique sur toile, 122 x 122 cm.
C’est sur les conseils de sa grand-mère, la grande
Kathleen Petyarre, qu’Abie Loy Kemarre a pris le
pinceau à son tour et est devenue l’une des artistes
les mieux représentées dans les collections privées
et publiques australiennes. Sur cette immense
toile, hypnotique à souhait, vibrent les feuilles
d’une plante bien connue des Aborigènes pour ses
vertus thérapeutiques et hallucinogènes: l’ipomoea
muelleri, bénéfique et maléfique tout à la fois. Mais
– ne l’oublions pas – ce que notre œil occidental
perçoit comme une œuvre d’art d’un modernisme
abouti revêt une importance considérable pour les
membres de la communauté d’Abie Loy Kemarre.
Aussi séduisante soit-elle, cette peinture est un
rappel des origines en même temps qu’un acte de
foi.
Au Parcours des Mondes, le frisson des arts lointains
D.R.D.R.
ARTPASSIONS 34/1384
ANTONY JP MEYER, ARPENTEUR
DE TERRITOIRES NOUVEAUX
«Le propre du marchand est d’être toujours en
avance sur sa clientèle», affirme d’emblée Antony
Meyer qui s’est spécialisé dans l’art océanien depuis
33 ans. Œil qui frise, moustache triomphante, le
galeriste avoue être mû par le désir de résister aux
effets de mode et de montrer avant tout des objets
d’exception. Acquisitions récentes ou «vieilles
amies qui ont l’honneur d’être à nouveau sous les
spots», les pièces exposées au Parcours ont donc
été choisies pour des raisons totalement subjec-
tives. En témoignent ces ivoires eskimos dont la
dimension magico-religieuse n’exclut pas l’inten-
tion esthétique de haute volée.
Petite figure chamanique représentant un an-
cêtre, culture Okvik, Île Saint Laurence, détroit
de Béring, Alaska, 250 av. J.-C., 100 apr. J.-C.,
défense de morse fossilisée, 5,2 cm.
«Devant ces objets, on est à l’époque de la plus
haute antiquité de l’homme», s’émeut le mar-
chand en contemplant cette figurine excédant à
peine cinq centimètres. Le visage et le corps ornés
de tatouages, ce personnage représente-t-il un
ancêtre de la communauté, ou bien un chaman ?
On ne saurait trancher. Il se dégage cependant de
cette statuette hiératique aux accents «brancu-
siens» une «absolue vérité», une esthétique rude
et austère comme le mode de vie de ces hommes,
aux confins de terres sublimes et désolées.
Effigie de chaman, début de la Culture de Thulé,
Alaska, 1 000 à 1 400 apr. J.-C., défense de morse
fossilisée, 9,2 x 3 cm.
D’une sensualité extrême – que renforce cette
chaude patine – cette statuette représenterait, se-
lon les uns, un «strong man» (homme fort), selon
d’autres une femme aux formes plantureuses ! Au-
delà de toute interprétation, c’est une preuve indé-
niable du degré de perfection atteint par les sculp-
teurs eskimos. Il est en outre très rare de trouver ce
type d’effigies aussi bien conservées. D’usage cha-
manique, la plupart de ces ivoires étaient en effet
brisés rituellement lors de cérémonies religieuses.
Au Parcours des Mondes, le frisson des arts lointains
D.R.
D.R.
ARTPASSIONS 34/13 85
ALAIN BOVIS ET VÉRONIQUE DU LAC, L’APPEL DE L’ASIE
Connue pour ses remarquables expositions d’art africain, la galerie Alain Bovis affirme
cependant de plus en plus son inclination pour l’Asie tribale. Outre les masques hima-
layens et leur beauté «convulsive», son dévolu se porte désormais sur les archipels de
l’Indonésie et des Philippines, ces entre-deux fascinants à mi-chemin de l’Asie et de
l’Océanie. Un seul mot d’ordre guide cependant leur sélection pour cette nouvelle édi-
tion du Parcours: le «supplément d’âme» distillé par chacun de leurs objets.
Corne à médecine, Toba-Batak, naga morsarang, Sumatra, première moitié du XIXe
siècle, corne de buffle, bois, crin, longueur 47 cm.
Quoi de plus élégant que cette corne à médecine chevauchée par cette multitude de
petits personnages venus apporter leurs offrandes et cette représentation onirique et
fabuleuse du Singa, sorte de «Gorgone» apotropaïque des Bataks de Sumatra ? Comme
échappée d’un cabinet de curiosités, cette pièce datée du début du XIXe
siècle est sans
doute l’un des plus anciens exemplaires connus sur le marché.
Boîte rituelle ifugao, Ile de Luçon, Philippines, fin du XIXe
- début du XXe
siècle, bois
à patine croûteuse, hauteur 35,5 cm, longueur 67 cm.
Dans le sillage de la grande exposition du musée du quai Branly consacrée à l’art des
Philippines – une vraie révélation pour le public ! – la galerie Alain Bovis a sélectionné
cette très belle boîte rituelle dans laquelle s’exprime avec force la pureté des lignes de la
statuaire ifugao. On retrouve l’anatomie robuste propre à ces habitants des rizières du
Nord de Luçon (si bien magnifiée dans leurs effigies baptisées «bulul») et ce sens d’une
stylisation aux accents quasi cubistes. Du grand art !
INFORMATIONS PRATIQUES
Parcours des Mondes, le Salon
international des Arts Premiers
dirigé par Pierre Moos, du 10 au 15
septembre 2013, quartier de Saint-
Germain-des-Prés, Paris. Y seront
présentes 60 galeries d’arts premiers,
dont 29 françaises, 12 belges
et 8 américaines. Une vingtaine
d’expositions thématiques sera
proposée au visiteur. La Présidente
d’honneur du Parcours 2013 est la
célèbre Hélène Leloup, qui a été
commissaire de l’exposition Dogon
au musée du quai Branly en 2011.
©PHOTOS:MATHIEUFERRIER
86 apollo september 2013
art market art market
september 2013 apollo 87
the art market
Australian art comes to the block in London this month, and Parcours des Mondes
opens for business in Paris. In June, London’s Impressionist and modern sales saw
records fall, but the combined total was down on past seasons.Susan Moore
MARKET PREVIEW
A
t first glance, John Glover’s view of Ben
Lomond might seem a typical idealised
Claudian landscape (Fig. 1). A second
look will reveal that the immense trees
framing the elegant, gently winding river are in fact
eucalyptus, and that climbing one of them is one of
four Aboriginal Australians engaged in an opossum
hunt. The distant mountains are not the Scottish
Highlands. What we see unfolding before us is the
majestic virgin landscape of colonial Tasmania.
John Glover (1767–1849) was considered by
many of his contemporaries as Turner’s chief rival
(a claim that not unreasonably irritated Constable).
In 1829, at the ripe old age of 62, Glover and his
wife and sons emigrated to Australia, settling in
Tasmania in a farm named after his home in the
Lake District, Patterdale, in 1832. Within days of
arriving in Van Diemen’s Land he had begun to
explore, sketch and paint this ‘new Beautiful
World’, his sketches accurately observing the
native vegetation and people. Here he records
the Aborigine practice of climbing trees by cutting
progressively higher hand- and footholds in the
tree trunk. A landscape sketch for this painting,
one of his earliest, inscribed ‘Ben Lomond from
the Barracks near Mr Talbot’s’ is in a sketchbook
dated 1832.
Glover now abandoned his favourite medium
of watercolour in favour of a hybrid technique using
thinned oil (the oil mixed with copal varnish or
megilp to enhance its translucence) painted on to
a bright double-primed white lead ground. This
allowed him to convey the clear, strong light and
strangely clear hues of the near and distant land-
scape. By 1865 he had completed the 63 paintings
shipped back for exhibition in Bond Street that year,
works that represent the first accurate observations
of the Antipodean landscape.
It seems likely that it was here that his ‘neigh-
bour’ the Hon. William Talbot, returning home
briefly, purchased the canvas and took it back to the
family home of Malahide Castle in Co. Dublin, rather
than commissioning the view directly from Glover.
Ben Lomond from Mr Talbot’s property – four Men
catching Opossums is now being offered from the
estate of the 7th Baron Talbot de Malahide at
York dealer Bruce Frank presents Sepik amulets,
exceptionally sculpted miniature figures from Papua
New Guinea. The oldest exhibit will almost certainly
prove to be a fossilised walrus ivory effigy of a
shaman, dating some time between 1000–1400
and from the Eskimo Early Thule Culture (Galerie
Meyer). For the first time, related contemporary art
will be offered, too. Stéphane Jacob, for instance,
offers Aboriginal painting while Galerie Valois is
showing sculpture by six artists from Benin.
New York, meanwhile, plays host to Fall Asia
Week (9–21 September). This year’s event seems
strong on archaic Chinese ritual bronzes, with
Christie’s presenting works from a ‘distinguished’
private collection on 19 September, and Sotheby’s
Property from the Collection of Julius Eberhardt on
17 September. Many of this latter $5m group of 10
bronzes were acquired through the Shanghai dealer
T.Y. King, and came from the collection of the Greek
Ambassador to China after the Second World War.
In pride of place is the Zuo Bao Yi Gui (Fig. 3), a
striking food vessel from the Early Western Zhou
dynasty, dated 11th–10th century BC. Each side of
this finely cast conical vessel is decorated with a
large taotie mask in high relief (estimate $2m–$3m).
Galerie Fischer in Lucerne, meanwhile, offers a
strong sale of antique arms and armour on 12 and
13 September. Highlights here include an imperial
Austrian wheel-lock rifle of around 1650, the mag-
nificent stock carved by the Master of the Animal-
Head Scrolls (CHF 80,000–CHF 90,000). A set of
German joust armour (c. 1490) is also offered, part
of the collection of Lord Waldorf Astor at Hever
Castle until 1983 (CHF 400,000–CHF 600,000).
July saw strong prices and several records for
the likes of Barbara Hepworth, Elisabeth Frink and
Gwen John. This month, the growing number of
buyers of modern, post-war and contemporary
British painting, sculpture and works on paper are
ably served by the 20/21 British Art Fair (Royal
College of Art; 11–15 September). The 57 exhibitors
promise everything from bronzes by Epstein, Moore
and Chadwick to Banksy prints and a Grayson Perry
tapestry embroidery of 2011. Keith Chapman is
offering a 31cm-high bronze crab by Bernard
Meadows, probably a maquette for the piece in Tate
of 1951–52. Meadows, a former studio assistant to
Henry Moore, derived this motif while serving in the
RAF on the Cocos Islands off Costa Rica. o
Beechey, New Britain. This impressive late 18th- or
early 19th-century piece, confected of painted wood,
rattan and feathers, was collected by Dr Wilhelm
Müller during the 1908–10 Hamburg South Seas
Expedition (Michel Thieme Tribal Art). Another is a
commemorative wooden effigy of a fon or chief from
the Bamileke people of Cameroon, hailing from the
collection amassed over 40 years by the French
painter and sculptor Arman (1928–2005), courtesy
of Bernard Dulon.
This year’s curated shows range from Maine
Durieu’s ‘Salon de Beauté’, which illustrates the
passion for enhancing the body with hair access-
ories, jewellery and other ornaments, to Michael
Evans’ presentation of a fine collection of 19th-
century photographs of the daily life and traditions
of the Aboriginal and Maori people (Fig. 2). Alain
Lecomte focuses on the Bakongo, his show including
an impressive ‘nail fetish’ in the form of a dog. New
Christie’s London’s Australian Art sale on 26
September, timed to coincide with the Royal
Academy’s autumn ‘Australia’ show (21 September–
8 December).
Glover’s sketches and paintings bear witness
to an ethnographic interest in the appearance and
customs of indigenous peoples. How ethnography
turned into ‘art’ is the subject of ‘Charles Ratton:
The Invention of the “Primitive” Arts’ at the Musée
du quai Branly in Paris (until 22 September). The
exhibition coincides with Parcours des Mondes
(10–15 September), one of the participants in
which, incidentally, is Ratton’s nephew Philippe.
Now in its 12th edition, this vetted ‘open house’
of local and visiting dealers exhibiting in galleries
around Saint-Germain-des-Prés in Paris has become
in effect the greatest tribal art fair in the world,
drawing around 10,000 visitors. Some 60 serious
specialist tribal art galleries exist, and the lion’s
share of them are here. With the inclusion of the
Donald Ellis Gallery from New York this year, the
participants now include the 10 leading lights. It
would appear to be a growing sector in the market:
last year, 87 per cent of exhibitors said they had met
and sold to new clients.
The best of the exhibitors tend to show either a
single masterpiece or a thematic offering. Among
the tours de force is a Mengen shield from Cape
1
2
3
1	 Ben Lomond from Mr Talbot’s property
– four Men catching Opossums
c. 1832–34
John Glover (1767–1849)
Oil on canvas, 76.8114.9cm
Christie’s London, Australian Art
(26 September)
Estimate: £1.8m–£2.5m
Enquiries: +44 (0)20 7839 9060
2	Fijian warrior, Republic of Fiji,
Polynesia, c. 1890
John Waters Studio, Suva, Fiji
Original albumen print, 19.713.5cm
Michael Evans Tribal Art at Parcours
des Mondes, Paris
3	Zuo Bao Yi Gui, 11th–10th century BC
Early Western Zhou dynasty
Bronze, ht 25cm
Sotheby’s New York, Magnificent Ritual
Bronzes – Property from the Collection
of Julius Eberhardt (17 September)
Estimate: $2m–$3m
Enquiries: +1 212 606 7000
88 apollo september 2013
art market
MARKET REVIEW
I
t was Sotheby’s that claimed the cream of the
estate sales in London this month although,
ironically, the two best performing lots at
Christie’s and Sotheby’s were consigned from
the Nahmad family. Dealers and collectors with
galleries in London and New York, the Nahmads are
renowned for their huge wealth, vast holdings of
Impressionist and modern art, and their penchant
for buying low, sitting tight and waiting until the
market rises.
At Sotheby’s London’s Impressionist and
Modern Art evening sale, five bidders fought for
Monet’s Le Palais Contarini (1908), one of the
artist’s sublime studies of palaces observed from the
balcony of Palazzo Barberini whose real subject is
the luminous Venetian haze (Fig. 1). Here Monet’s
motif is rendered in a palette of purply blues. The
family paid just $4m for the canvas in 1996, and the
work was displayed recently in both the Monet show
at the Helly Nahmad Gallery in London, and in an
exhibition of highlights from the Nahmad collection
at the Kunsthaus, Zurich. On 19 June, the price for
this sublime painting soared to £19.7m. Among the
five bidders, one had placed an ‘irrevocable bid’ to
buy it if there were no takers. Two of the bidders,
I am told, are relatively new to the market.
There were fewer but more committed, and
informed, contenders for Mondrian’s Composition
with Red, Yellow and Blue (1927; Fig. 2). While the
Monet sold on target, this market rarity doubled
expectations to change hands for £9.3m. Strong
prices were achieved for works on paper too, with
records found for Kandinsky’s Ineinander (£1.65m)
and for a rare edition of Picasso’s Suite Vollard
which was secured for £2.66m – a new record for
this set of etchings. The great success of the sale,
however, was the sculpture.
1	Le Palais Contarini, 1908
Claude Monet (1840–1926)
Oil on canvas, 7392cm
Sotheby’s London, Impressionist and
Modern Art Evening Sale (19 June)
£19.7m
2	Composition with Red, Yellow and
Blue, 1927
Piet Mondrian (1872–1944)
Oil on canvas in the artist’s original
frame, 39.737cm
Sotheby’s London, Impressionist and
Modern Art Evening Sale (19 June)
£9.3m
1
2
90 apollo september 2013
art market
The first lot of the evening, Barbara Hepworth’s
Serene Head (Thea) of 1959, for instance, soared five
times over estimate to sell for £386,500, the least
expensive of the three Hepworths sold. The big
ticket, however, was the only cast of the first version
of Camille Claudel’s La Valse (1892–93; Fig. 5),
depicting two figures enveloped in a delicate and
passionate dance. Claudel, once an art historical
footnote as the pupil and lover of Rodin, is now
acclaimed by critics and, it seems, by collectors.
The 1905 bronze of the second version of La Valse
fetched $1.86m in New York this May; now the
unique cast of the first version sold to a private Asian
collector for £5.1m. Bidders from 30 countries
participated in this sale.
Overall, Sotheby’s London’s slim £106m
evening sale was a sound 90 per cent sold by value
and 81 per cent by lot. Christie’s London’s top lot,
meanwhile, was another guaranteed Nahmad
consignment: Kandinsky’s expressionist Studie zu
Improvisation 3 of 1909. Consigned on the back of
a record price found last November for a work in
the same series ($23m), this oil on card, which cost
$16.9m in 2008, now went to a private European
collector for £13.5m ($21.1m). Revealingly, the
combined total of both evening sales was just £179m,
meagre in terms of past seasons and half the current
contemporary art totals.
The month had begun with Russian sales in
London. On 5 June Bonhams presented a long-lost
masterpiece by Nikolai Roerich discovered in an
American private collection. Madonna Laboris
(1931) depicts an apocryphal gospel story that
captured the imagination of an artist who sought to
represent a universal spiritual Mother of the World,
a synthesis of female divine images from both East
and West (Fig. 3). This tale – as he wrote in an essay
in 1931 – has the Apostle Peter saying to the Lord
God: ‘“All day long I watch the gates of Paradise; I
do not let anyone in, yet in the morning there are
newcomers in Paradise.” And the Lord said: “Let us
make the rounds at night, Peter.” So they went in the
night and they saw the Holy Virgin lowering along
the wall Her snow-white scarf, up which souls were
climbing…’ Large in scale and executed in rich and
saturated tones of turquoise, cerulean blues and
sea-foam greens with fiery red accents, this remark-
able work was expected to fetch around £1m.
Unsurprisingly, perhaps, it fetched £7.9m, a record
for the artist and for any Russian picture sold
at auction.
In New York on the same day, historic carpets
from the William A. Clark collection, controversially
deaccessioned by the Corcoran Gallery of Art in
Washington, also soared. The 17th-century Clark
Sickle-Leaf Carpet, illustrated in these pages in the
June issue, shot way past its estimate of $5m–$7m
to change hands for a mighty $33.76m – more than
three times the previous auction record for any
carpet, and a new auction high for an Islamic work
of art. Strikingly, most of the other 24 carpets also
sold four or five times over estimate.
Perhaps the greatest surprise came with the
sale in the Loire Valley of a black and gold lacquer
commode, offered by Rouillac at the Château de
Cheverny on 9 June. This was one of the great
17th-century Japanese chests acquired in Amsterdam
by Cardinal Mazarin in 1658, and ‘lost’ after its sale
in London in 1941 (Fig. 4). This long clothes chest
(nagabitsu) of around 1640 combines all the main
techniques of lacquer and depicts, among other
things, scenes from the Japanese literary classic, The
Tale of Genji. Its illustrious provenance continued
through the likes of William Beckford at Fonthill and
the 10th Duke of Hamilton at Hamilton Palace. Now
it belongs to the Rijksmuseum, which fought off
severe competition to buy it for €7.3m. o
3	Madonna Laboris, 1931
Nikolai Roerich (1874–1947)
Tempera on canvas, 84124cm
Bonhams, The Russian Sale
(5 June), £7.9m
4	Long clothes trunk, c. 1640
Japanese, early Edo period
Lacquer work attributed to the
workshop of Kôami Nagashige
(1599–1651), Kyoto
63.5144.573cm
Rouillac, 25ème Ventre aux Enchères
à Cheverny (9 June), €7.3m
5	 La Valse (first version), 1892–93
Camille Claudel (1864–1943)
Bronze, ht 96cm
Sotheby’s London, Impressionist
and Modern Art Evening Sale
(19 June), £5.1m
3
4 5
35 RUE DES MATHURINS
75008 PARIS - 01 43 12 56 56
SEPTEMBRE 13
Mensuel
OJD : 53674
Surface approx. (cm²) : 143
N° de page : 19
Page 1/1
TRIBALART
5199827300501/GMA/MSK/2
Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
i I I LU
TRIBAL
Objects that heal, masterpieces fram the
Cameroon magical reliquanes and extravagant
headdresses fram the Congo Basm are among
the outstanding art works converging on the Left
Bank for the Parcours des Mondes the world's
leadmg tribal art fair Highlights include daily
objects of the Dayak people of the island of
Borneo linked to cérémonies, fertihty nghts and
the right agamst evil forces, presented by the
Pascassio Manfredi gallery The Galerie Patrick and
Ondme Mestdagh offers a journey into Polynesie
through 20 rare pieces fram Oceania, while an
exhibition entitled Beauty Salon by the Galerie
Maine Duneu is devoted to exquisite ornaments
and jewels fram Africa used to adorn the body
and hair This journey into the diversity of the
tribal arts of Africa, the Amencas, Asia and Oceania
showcases exceptional pieces from some 60
carefully selected galeries from around the world
and are hosted in art galeries throughout the
Beaux Arts quarter ofthe Saint Germain des Pres
neighbourhood from September 10 through to
September 15
Visit www parcours-des-mondes.com for a map
and a list of participatmg galeries
28
U
sted empezó coleccionando arte
moderno, especialmente dibujos
cubistas y surrealistas, ¿cree
que fueron el cubismo y el su-
rrealismo lo que le llevaron al arte afri-
cano?
Sí, así, es. Empecé a coleccionar muy
pronto, en 1962. Al principio compraba
pequeñas figuras de barro porque no te-
nía dinero para hacerme con piezas im-
portantes [dice sonriendo]. De hecho, he
seguido el camino inverso al de los artis-
tas: he partido de la pintura moderna para
llegar al arte africano y oceánico mientras
que los artistas partieron del arte africano
para llegar al cubismo. En mis primeros
viajes a África me regalaron algunos obje-
tos, que todavía conservo; en realidad son
“souvenirs” pero me impulsaron a visitar
museos y a comprar libros para ampliar
mis conocimientos sobre las artes prime-
ras. Me he pasado la vida yendo a museos
y galerías, mirando imágenes y coleccio-
nando. Soy coleccionista también de arte
moderno, de objetos de bakelita y de mu-
chas otras cosas. ¡Éste es mi universo!.
Y he transmitido esta afición a mis hijos
y mis nietos. Mi hija es una reconocida
marchante de arte moderno, y mi nieto,
que tiene ahora 18 años, empezó a colec-
cionar a los 11, y ya ha reunido una bonita
colección de pequeñas máscaras africa-
nas… [dice divertido].
¿Sigue usted coleccionando?
Sí, ¡demasiado! [sonríe con aire satisfecho]
ayer mismo adquirí un cuadro. Me inte-
resa mucho la Escuela de París, especial-
mente los años de La Ruche, la residencia
en la que se instalaban los artistas que
llegaban a París con escasos recursos eco-
nómicos, como en aquel momento Modi-
gliani, Chagall, Soutine, Archipenko…
Tengo muchas piezas, y sigo comprando
arte tribal oceánico, particularmente de
Nueva Irlanda. Hará unos diez años que
mi curiosidad por Oceanía empezó a cre-
cer, porque había llegado un momento en
El embajador
del arte tribalLas pintorescas calles del ba-
rrio parisino de Saint-Germain-
des-Prés,cuyo espíritu bohemio
sedujo a filósofos, artistas, políti-
cos y escritores que se citaban
en los afamados cafés Les
Deux Magots y Flore, acogen
cada año la gran fiesta del arte
tribal. Cerca de 60 prestigiosos
comerciantes especializados en las artes de África,
Asia, Oceanía y las Américas muestran sus propues-
tas más exquisitas durante la feria Parcours des Mon-
des. Detrás de esta gran cita con las artes primeras
está el savoir faire de Pierre Moos, un apasionado
coleccionista que hace cinco años tuvo la visión de
tomar las riendas de este certamen para convertir
París en la capital mundial del arte tribal. Entusias-
mado con el proyecto, Moos –dueño también de la
influyente Tribal Art Magazine- asegura que, aunque
cada vez hay menos piezas en el mercado, quedan
todavía muchas por descubrir, y afortunadamente
existen grandes marchantes. Tres galerías españo-
las (Arte y Ritual, Galería Guilhem Montagut y David
Serra-Art Tribal) participan en este esperado evento
que congrega a más de 10.000 visitantes.
entrevista
29
que tenía la impresión, equivocada, por
cierto, de que lo sabía todo sobre el arte
africano, y me centré en Oceanía, que es
la colección que hago ahora. Mi colec-
ción, sin embargo, tiene un espectro muy
abierto, porque incluye también piezas de
la cultura nazca y precolombina en gene-
ral.
¿Qué visión tuvo de Parcours des Mondes
cuando decidió comprarlo?
Ya era un apasionado de la revista Tribal
Art Magazine y, como ésta tenía dificul-
tades, la compré. Ahora es la más pres-
tigiosa del mundo en su especialidad. Y
luego adquirí Parcours des Mondes para
dinamizarlo. No puede compararse con
las ferias de arte contemporáneo más in-
fluyentes, como la de Basilea, pero en arte
tribal es la más importante del mundo.
¡Es apasionante!. Participan las galerías
más afamadas y los mejores marchantes
del mundo, que son los españoles Antonio
y Ana Casanovas, con galería en Madrid
[Arte y Ritual]. Reflexioné mucho antes
de comprar esta feria, pero tras la aper-
tura en París de un museo de arte tribal,
el Musée du Quai Branly, el mejor del
mundo, pensé que Parcours des Mondes
representaría a los mejores marchantes,
convirtiendo a París en la capital interna-
cional del arte tribal. De esto hace cinco
años y vistos los resultados podemos afir-
mar que hemos superado el reto. No hay
ninguna feria comparable a ésta. Nuestro
certamen es como una gran fiesta porque
todos los coleccionistas vienen a París,
los más reputados y los que no lo son
tanto, los que tienen muy buen gusto y
no demasiado dinero, y también los que
tienen mucho dinero y encuentran piezas
excepcionales. Los marchantes reservan
sus mejores piezas para esta cita. Hay 60
galerías de arte tribal en el mundo, y tres
de ellas en España. No son muchas si lo
comparamos con las de arte contemporá-
neo que pueden existir en un solo edificio
de Chelsea, o en Nueva York.
¿Cómo ha evolucionado el interés de los co-
leccionistas?
De forma espectacular. Pienso que gra-
cias a nuestros esfuerzos hemos estimula-
do la aparición de nuevos coleccionistas
de arte tribal. Son compradores de cua-
dros de arte moderno y contemporáneo
que acaban vinculándose al arte africano.
Estos coleccionistas que no tienen pro-
blemas económicos han contribuido a
la subida de los precios del arte tribal, a
pesar de la crisis económica generalizada.
En mi opinión, esta tendencia continuará,
ya que la demanda de piezas tribales es
Un paseo por el
mundo
Uno de los atractivos de Parcours des
Mondes son sus cuidadas exposiciones
temáticas. La oferta este año es
muy sugerente e incluye Salón de
belleza, una muestra organizada por
la Galería Maine Durieu, sobre
adornos para el cabello, joyas y
ornamentos de África, Asia y Oceanía,
que ilustran la pasión ancestral por
embellecer el cuerpo a través de
formas armoniosas, virtuosismo
técnico y materiales preciosos.
Retratos de Oceanía es la propuesta
de Michael Evans Tribal Art:
una colección de fotografías del
siglo XIX que retratan la vida diaria
y las tradiciones de los aborígenes
australianos y los maoríes de Nueva
Zelanda. La galería de Laurent
Dodier reúne, por su lado, un
excitante conjunto de 40 objetos de
Melanesia y Polinesia. La Galería
Pascassio Manfredi, ha recopilado
objetos de diferentes regiones de la
lejana isla de Borneo. Estas obras del
pueblo Dayak hablan del mito de la
creación, la fertilidad o la lucha contra
las fuerzas enemigas. La Galería
SL da a conocer los extravagantes
tocados del Congo. Destaca un tocado
Pende llamado Mukotte, hecho de fibra
vegetal y decorado con arcilla y clavos
de cobre. Durante el periodo colonial
lucirlo era considerado un acto de
resistencia contra el ocupante belga.
En las profundidades de la antigua
tierra de Papúa Nueva Guinea las
tribus que habitaban la ribera del río
Sepik crearon unos singulares amuletos
que pese a su pequeño tamaño
desprenden el poderío de las figuras
de tamaño natural y expresan el alma
genuina de sus escultores anónimos.
Podrán descubrirse en la galería
Bruce Frank Primitive Art..
“Hay
sesenta
galerías
de arte
tribal en
el mundo”
Indigènes, Apoyo-flecha de
un jefe Luba, Congo, S.XIX-
XX. Foto : F. Dehaen - Studio
R. Asselberghs © Indigènes
30
superior a la oferta y el diferencial conti-
nuará acrecentándose, porque ya no hay
producción de arte tribal, y actualmente
es muy difícil encontrar obras. Como co-
leccionista, pienso que algunas de las pie-
zas realizadas hasta los años 50 pueden
considerarse arte tribal, pero a partir de
ese momento ya no hablamos de arte tri-
bal, sino de decoración.
¿Con qué criterio elige una pieza?, ¿ha
comprado alguna por un enamoramiento,
o es algo más racional?
Lo primero es el enamoramiento, que
siempre es una cuestión estética, después
se atiende a los detalles, como la técnica,
la pátina, la fabricación, si ha sido con-
feccionado y utilizado realmente por
las tribus… Para esto hace falta mucha
experiencia por eso hay que comprar a
los marchantes. Pero a veces, el precio
¡puede hacer que el enamoramiento se
desvanezca!. Hay que estudiar también
la procedencia, de quién es, quién lo ha
coleccionado, dónde… Una vez supera-
da la fase de enamoramiento, se pasa a
analizar la técnica, incluso, si son piezas
relevantes, con análisis científicos, como
el Carbono 14 y la termoluminiscencia,
que pueden determinar un período, y
aunque no pueden dar una fecha, ofre-
cen una escala posible, nunca cierta,
Los refinados Kulango
La galería David Serra- Art
Tribal presenta dos exposiciones.
La primera, Kulango, agrupa obras
realizadas mayoritariamente en aleación
de cobre por los artistas-fundidores
del grupo étnico Kulango-Loron.
Establecidos a finales del siglo XVII
y principios del XVIII entre los ríos
Comoe y Volta Negro, en las regiones
del norte de Costa de Marfil y del
sudoeste de Burkina Faso, dominaban
la técnica de la cera perdida, y crearon
unas obras refinadas de estilo peculiar
que solían emplearse como amuletos
protectores y como medida para
pesar el oro. Algunas de estas joyas
se venderán desde 1.000 a 5.000
euros [en imagen]. La otra propuesta,
Formes Rituelles se argumenta con
obras que evocan diversos estilos
del arte primitivo africano, entre ellas
una figura de ancestro Tellem con los
brazos levantados expuesta en Africa,
colecciones privadas de Barcelona de
La Fundación Godia, dos máscaras
Bambara de Mali –una máscara sogo
expuesta en el Museo Rietberg y una
máscara koré ex colección P. Morigi-,
y un taburete Lobi, de sorprendente
finura.
Los refinados Kulango
La galería David Serra- Art
Tribal presenta dos exposiciones.
La primera, Kulango, agrupa obras
realizadas mayoritariamente en aleación
de cobre por los artistas-fundidores
del grupo étnico Kulango-Loron.
Establecidos a finales del siglo XVII
y principios del XVIII entre los ríos
Comoe y Volta Negro, en las regiones
del norte de Costa de Marfil y del
sudoeste de Burkina Faso, dominaban
la técnica de la cera perdida, y crearon
unas obras refinadas de estilo peculiar
que solían emplearse como amuletos
protectores y como medida para
pesar el oro. Algunas de estas joyas
se venderán desde 1.000 a 5.000
euros [en imagen]. La otra propuesta,
Formes Rituelles se argumenta con
obras que evocan diversos estilos
del arte primitivo africano, entre ellas
una figura de ancestro Tellem con los
brazos levantados expuesta en Africa,
colecciones privadas de Barcelona de
La Fundación Godia, dos máscaras
Bambara de Mali –una máscara sogo
expuesta en el Museo Rietberg y una
máscara koré ex colección P. Morigi-,
y un taburete Lobi, de sorprendente
finura.
David Serra-
Tribal Art,
Estatuilla Kulango.
Foto: Guillem F-H
© David Serra -
Art Tribal
Galerie Alain Bovis, Cuerno medicinal,
Toba-Batak, Sumatra, S. XIX. Foto: Mathieu
Ferrier © Alain Bovis
31
pero es preciso hacerlo. En un buen
enamoramiento está todo: la forma, la
pátina, el color… es lo mismo que ocu-
rre con un cuadro, de entrada, gusta o
no gusta… y también sucede cuando un
hombre mira a una mujer, o una mujer
a un hombre: al principio se trata de en-
contrarse atractivos, después es el mo-
mento de fijarse en los detalles [sonríe].
Existen también los flechazos, pero son
más raros.
Algunos coleccionistas “hablan” con sus
piezas y establecen un diálogo…
Es cierto… para dialogar con las piezas
es más fácil el arte tribal porque es figura-
tivo. Con una máscara siempre se puede
empezar un diálogo; con un Rothko, por
mucho que te gustara, no sé si se podría…
pero eso es la continuación del flechazo:
se acaricia la pieza, se le habla… es como
una locura.
¿Ha hecho algún “descubrimiento”?
Todos los días… pero llegó un momento
en que ya no hacía descubrimientos en
arte africano, y ésta es la razón por la que
empecé a coleccionar arte oceánico.
¿Qué piensa del arte aborigen australia-
no?
Creo que es decorativo, pero no es tri-
bal porque se conoce desde los años 60,
y el arte tribal oceánico es más antiguo.
El arte aborigen australiano es contem-
poráneo, está muy mediatizado y se en-
cuentran cuadros porque todavía hay
producción, puede coleccionarse pero no
es arte tribal, y aunque sea muy bonito y
pueda darse una explicación de su sim-
bolismo, no es tribal. Por otra parte, yo
estoy habituado al volumen y los cuadros
son planos… el arte tribal tiene tres di-
mensiones.
Usted vendió su colección de vanguardia
rusa para empezar a coleccionar arte de
Oceanía. ¿Recuerda cuál fue la primera
pieza que compró de arte oceánico?
La primera… [dice pensativo]… ¡sí, sí!
fue un “crochet”, una figura-gancho; ge-
neralmente son piezas ceremoniales con
uno o dos ganchos de suspensión. Estos
ganchos tenían dos funciones diferentes.
Una de ellas era la de colgar los alimentos
para protegerlos de los roedores, como
los ganchos de los carniceros. Otra era
la de colgar los cráneos de los enemigos
ya que ellos creían que conservando el
cráneo también conservaban el vigor del
contrincante.
¿Cómo han evolucionado el valor y el pre-
cio de las artes primeras en los últimos
años?
Están en constante evolución. Los pre-
cios siguen aumentando porque cada vez
hay menos piezas en el mercado.
“Vendí mi
colección de
vanguardia
rusa para
adquirir arte
de Oceanía”
Galerie Jacques Germain,
Máscara zoomorfa, Bamana, Mali,
S.XX. Foto: Hugues Dubois ©
Galerie Jacques Germain
32
¿Cree que las subastas han contribuido al
aumento de precios?
Sí y eso es bueno porque da credibilidad.
Afortunadamente existen grandes mar-
chantes que ofrecen piezas de excelente
calidad a muy buenos precios… y expo-
nen en Parcours des Mondes.
En los últimos años, el interés por el arte
oceánico ha crecido entre los coleccionistas
de artes primeras…
En los últimos quince años había pocas
galerías especializadas en arte oceánico.
En cuanto al arte africano, había muchas
piezas importantes pero también muchos
marchantes; entonces, la gente, por gus-
to y por necesidad, empezó a fijarse en
el arte oceánico, era distinto, colorista, y
ahora suscita gran interés. Existen islas
habitadas que producían objetos para sus
habitantes y hay piezas de cuando llega-
ron los primeros exploradores en el siglo
XIX, pero son rarezas. En los catálogos
de subastas, así como en Parcours des Mon-
des, el 10% de las piezas de artes primeras
son de Oceanía, y el resto de África. Hay
regiones tribales poco conocidas por los
coleccionistas, como el Sudeste asiático
(Tíbet y Nepal) y Filipinas en donde hay
piezas extraordinarias, como por ejemplo
las que exhiben la Galerie Bovis y la Gale-
ria Manfredi. Actualmente hay una bella
exposición en el Museo del Quai Branly
sobre arte filipino, que aconsejo visitar.
Afortunadamente aún quedan objetos por
descubrir [dice con entusiasmo].
¿A qué precio puede encontrarse una pieza
interesante de Filipinas?, ¿de qué tierras o
culturas son las piezas más asequibles?¿A
partir de qué precios se pueden encontrar
piezas en Parcours des Mondes?
Aparte de Alain Schoffel y Alex Arthur,
quienes en los años 1970 y 1980 coleccio-
naron este tipo de piezas, no existen otros
coleccionistas de arte tribal filipino. Apenas
haypiezasdisponiblesenelmercadoactual.
Solo hay dos o tres marchantes que ofrecen
esporádicamente algunos objetos. Por eso
es prácticamente imposible determinar los
precios. Pero a priori las obras presentadas
son accesibles. Lo que es bello y antiguo es
siempre accesible. En Parcours des Mondes se
pueden encontrar piezas a partir de dos mil
euros y con la garantía de recibir un conse-
jo profesional acertado.
¿Ha llegado a los coleccionistas chinos el
interés por el arte tribal?
Existen coleccionistas chinos atraídos por
el arte tribal, pero en general se interesan
por su propia civilización y su propio arte.
M. Perera
Del 10 al 15 de septiembre
Varias sedes. Saint-Germain-des-Prés. París
www.parcours-des-mondes.com
Joyas tribales
El joven anticuario Guilhem Montagut, con galerías en Barcelona y Nueva York,
ofrece una de las obras más valiosas: una mascara zoomorfa del pueblo Mama (sur de
Nigeria) de mediados del siglo XIX [en imagen]. Esta pieza de madera con una bella
pátina perteneció al guionista y director de cine estadounidense Robert Douglas Benton,
autor de éxitos como Kramer contra Kramer. Su precio: 100.000 euros. Otras ‘perlas’ son
un fetiche Nkisi, del siglo XIX, que ofrece Serge Schoffel; una efigie conmemorativa
de un fon (rey) del pueblo de Bamileke de la colección Arman que presentará la galería
de Bernard Dulon, o un escudo de Mengen originario de Nueva Bretaña (XVIII-XIX)
presentado por Michel Thieme Tribal Art.
Galeria Guilhem
Montagut, Máscara
zoomorfa Mama, Nigeria,
S. XIX.
“La
demanda de
arte tribal
crece pero
la oferta
escasea”
22. August 2013 DIE ZEIT No
3546 Kunstmarkt
S
eit dem Frühjahr regt sich der Protest.
Als im April in Paris siebzig Masken der
Hopi-Indianer versteigert werden soll-
ten, versuchte der Stamm aus Arizona
die Auktion zu verhindern. Unterstützt
wurden die Indianer auch vom amerikanischen
Botschafter und Prominenten wie Robert Red-
ford, ein international agierender Verein zur Un-
terstützung indigener Völker rief sogar das zu-
ständige Gericht an – die Masken wurden trotz-
dem versteigert. Einen Monat zuvor hatten bereits
die Regierungen von Peru, Mexiko und Venezuela
versucht, eine Auktion mit präkolumbianischer
Kunst aus der berühmten Sammlung Barbier-
Mueller zu verhindern – auch diese Stücke wurden
schließlich in der Pariser Filiale von Sotheby’s ver-
steigert. Allerdings gab es herbe Verluste, für gut
die Hälfte der Objekte fanden sich keine Käufer.
Angeblich war den US-Museen das Mitbieten in
Paris untersagt worden, weswegen dann auch die
privaten Sammler aus den USA zögerlich geblie-
ben sein sollen. Neuerdings verlangen einige Ur-
sprungsländer oder Stämme ihre im Handel auf-
tauchenden Ritual- oder Kultobjekte systematisch
zurück. Diese seien gestohlene Heiligtümer, lautet
das Argument der Kulturgut-Verteidiger. Die Ob-
jekte seien in den meisten Fällen einst von den
Stämmen selbst verkauft worden, entgegnen die
Befürworter, die sich sowohl unter den Museums-
Kuratoren wie unter den Händlern finden.
Die heutige Marktsituation entstand
aus der kolonialen Sammelkultur
Obwohl sich in Paris auf dem Feld der soge-
nannten Tribal Art also gerade eine Restitutions-
debatte entspinnt, die Sammler und Museen noch
fundamental beschäftigen könnte, zeigen sich die
Händler der Stadt davon recht unbeeindruckt.
Dass Paris die Welthauptstadt für Stammeskunst
ist, will man auch vom 10. bis 15. September
wieder unter Beweis stellen, wenn in den Geschäf-
ten des Viertels Saint-Germain-des-Près zum
zwölften Mal der Parcours des mondes stattfindet.
Der »Weltenspaziergang« ist eine Art Messe, bei
der nicht nur die hier ansässigen Tribal-Art-Gale-
rien ihre Kostbarkeiten präsentieren, sondern sich
temporär auch Händler aus dem Ausland in den
Gemäldegalerien des Viertels einmieten. Organi-
siert wird die Veranstaltung von einer der wich-
tigsten Figuren dieses Nischenmarkts, dem Händ-
ler Pierre Moos, der auch das internationale Tribal
Art Magazine leitet. Laut Pierre Moos zählt der
Markt für Tribal Art weltweit nur 8 000 bis
10 000 Sammler und nur »rund sechzig seriöse«
Händler. Von diesen »seriösen« Galeristen neh-
men aber, so Moos, 95 Prozent am kommenden
Parcours des mondes teil.
Der preisliche Rahmen der Stammeskunst-
Objekte, die diese Händler in Paris zeigen werden,
ist dabei sehr weit gesteckt: man findet kleine Ge-
brauchsgegenstände, Waffen, Schmuck oder Feti-
sche aus Afrika, Ozeanien, dem präkolumbischen
Zentralamerika oder Alaska für vierstellige Beträ-
ge, und Masken im fünf- bis sechsstelligen Eur-
obereich, wobei die Spitzenstücke leicht die Mil-
lionengrenze überschreiten.
Paris gehört neben Brüssel traditionell zu den
führenden Städten für Stammeskunst, die heutige
Marktsituation entstand aus der Sammelkultur in
den ehemaligen Kolonialländern Frankreich und
Belgien. Auch in Deutschland hatte es wichtige
Händler für die Stammeskunst gegeben, doch die
besten von ihnen flüchteten vor den Nazis nach
New York – wo sich seither das dritte große Tri-
bal-Art-Zentrum befindet. Auf dem Auktions-
markt hält Paris jedoch eindeutig die Spitzenposi-
tion. Hier wurde im Jahr 2006 im Hôtel Drouot
vom Auktionshaus Enchères Rive Gauche der
Weltrekordpreis von 5,9 Millionen Euro für eine
afrikanische Ngil-Fang Maske erzielt – das Ge-
samtergebnis für die Auktion der Händlersamm-
lung Pierre und Claude Vérité, aus der diese Mas-
ke stammte, betrug 44,1 Millionen Euro.
Die höchsten New Yorker Einzelergebnisse für
Tribal Art liegen unter drei Millionen Dollar, eines
der höchsten Gesamtergebnisse der letzten Jahre
fuhr die Sammlung Robert Rubin bei Sotheby’s
mit 11,7 Millionen Dollar im Mai 2011 ein. Sot-
heby’s Paris wartet dagegen zwei Mal pro Jahr mit
Ergebnissen von 12 bis 16 Millionen Euro auf.
Christie’s gab sich bis vor zwei Jahren mit geringe-
ren Umsätzen zufrieden, holt aber inzwischen
grössere Marktanteile in die Pariser Filiale. Einen
Rekordpreis von 2,3 Millionen Euro verbuchte
Christie’s diesen Juni für eine knapp zwei Meter
hohe afrikanische Schlangen-Skulptur des Stam-
mes Baga aus der Republik Guinea. Die französi-
sche Händlerin Hélène Leloup hatte dieses impo-
sante Objekt 1957 nach Paris transportiert.
Heute ist Hélène Leloup die Ehrenpräsidentin
des Parcours des mondes. Sie erzählt, dass es Mitte
der fünfziger Jahre, als sie mit ihrem ersten Mann
Henri Kamer in Paris eine Galerie öffnete, noch
»wenige Leute gab, die sich um die ›Negerkunst‹
kümmerten«. Die Situation änderte sich mit dem
Biafra-Krieg (1967 bis 1970) so Leloup: »Plötz-
lich kamen ganze Lieferwagen voll mit für uns
seltenen Stücken: die Vertreter der Stämme Igbo,
Mumuye usw. verkauften sie, weil sie Geld zum
Ankauf von Waffen brauchten«.
Besonders begehrt sind Objekte aus
der Sammlung von André Breton
Hélène Leloup war 2011 Kuratorin der Aus-
stellung mit Exponaten des Stammes Dogon aus
Mali im Pariser Stammeskunstmuseum Musée du
Quai Branly (MQB), ein Museum, das auf Drän-
gen des Pariser Tribal Art Händlers Jacques Kercha-
che gegründet wurde und am Aufschwung des
Marktes in den vergangenen Jahren durchaus betei-
ligt ist. Die Verbindung des MQB zum Handel
durchzieht das Ausstellungsprogramm wie ein ro-
ter Faden: derzeit zeigt der auf die Philippinen
spezialisierte Händler Pariser Alain Schoffel dort
Teile seiner Privatsammlung. Zusätzlich beauftrag-
te das MQB den Kunstgeschichtsprofessor und »Le
Monde«-Kritiker Philippe Dagen mit der Ausrich-
tung einer didaktischen Ausstellung über den Tri-
bal-Art-Händler Charles Ratton (1895 bis 1986).
Das absolute Auge von Charles Ratton gilt auch
heute noch als Authentizität-Garantie für die Tri-
bal-Art-Stücke, die durch seine Hände gingen.
Ähnlich begehrt wie die Provenienz Charles Ratton
sind die Objekte des Surrealisten André Breton.
Breton und sein Dichterfreund Paul Eluard, die
beide an chronischer Geldnot litten, stöberten
überall Stammeskunst-Objekte auf und belieferten
damit 1931 eine Auktion im Hôtel Drouot, deren
Experten Charles Ratton und der Galerist Louis
Carré waren. Die zweiwöchige Nachlass-Auktion
von André Breton im Jahr 2003 im Hôtel Drouot
endete mit seinen Stammeskunst-Objekten und
gilt als ein Meilenstein der Auktionsgeschichte.
Während des Parcours des mondes wird man
jetzt in Paris auch eine Auswahl von Objekten aus
jener Auktion begutachten können, die Sotheby’s
als kommenden Meilenstein dieses Marktsektors
feiern will. Am 15. November wird das Auktions-
haus rund 300 Tribal-Art-Objekte aus der Samm-
lung des Juristen und Galeristen Allan Stone
(1932 bis 2006) versteigern – allerdings in New
York, der Heimatstadt von Stone. Ob die Auktion
der Sammlung zur Legende wird, bleibt abzuwar-
ten. Stones Geschmack galt kraftvollen rituellen
afrikanischen und ozeanischen Skulpturen, deren
Ästhetik selten konform geht mit der im Westen
so begehrten minimalistischen oder kubistischen
Anmutung von Stammeskunst-Objekten.
Da sind etwa die magischen Nagel-Fetische
aus dem Kongo, gespickt mit Metallsplittern. Je-
der Metallteil steht für einen Wunsch, oder hat
die Aufgabe, zur Heilung von physischen und
psychischen Krankheiten beizutragen. Einer die-
ser furchterregenden Nagel-Fetische (Schätzpreis:
400 000 bis 600 000 Dollar) stammt vom
Schweizer Supersammler Josef Mueller, Stone er-
warb ihn vermutlich 1978. Ein anderer Schwer-
punkt der Stone-Sammlung gilt den Songye-
Menschenfiguren aus dem Kongo: Eine Songye-
Gestalt mit Halsringen und einem fast quadrati-
schen Torso befand sich zeitweilig in den Bestän-
den des Pariser Händlers Charles Ratton und
wurde 1953 vom deutschen Kunsthistoriker Wer-
ner Schmalenbach in sein Werk »Die Kunst Afri-
kas« aufgenommen. Ihre Taxe beträgt 600 000 bis
800 000 Dollar. Besonders dekorativ ist der stili-
sierte Ejagham Kopfschmuck aus Nigeria mit
eingerollten Zöpfen aus Tierhaut, den hochge-
stellte Mitglieder der Ejagham-Gesellschaft an-
lässlich grosser Feierlichkeiten wie Beerdigungen
oder Initiationsriten trugen. Seine relativ beschei-
dene Schätzung von 100 000 bis 150 000 Dollar
könnte rasch überboten werden.
Diesen Spätherbst wird in New York allerdings
nur der erste Teil der Allan-Stone-Sammlung mit
afrikanischer, ozeanischer und indonesischer Kunst
versteigert werden. Die Fortsetzung mit präkolum-
bischer und der sogenannten amerikanischen Ein-
geborenen-Kunst ist erst für November 2014 vor-
gesehen. Womöglich hat diese Verzögerung mit
den Protesten und dem Misserfolg der Versteige-
rung der präkolumbischen Sammlung Barbier-
Mueller in Paris zu tun. Man hofft wohl, dass im
kommenden Jahr der Widerstand erlahmt.
Hauptstadt der Stammeskunst
In Paris finden nicht nur die weltweit wichtigsten Auktionen für Tribal Art statt, hier trifft sich auch alljährlich die Elite der Händler zum
Parcours des mondes. Werden Restitutionsdebatten nun für einen Abschwung des Geschäfts sorgen?  Von Olga Grimm-Weissert
Feuilleton
36 429... Dollar erzielten Baupläne von Oskar
Schindler auf einer Online-Versteige-
rung von RR Auction in New Hamp-
shire. Die Lichtpausen aus dem Jahr
1943 dokumentieren, wie der deutsche
Unternehmer seine Krakauer Fabrik er-
weiterte und eigene Arbeiterquartiere
baute. Damit rettete er das Leben von
rund 1200 Juden im besetzten Polen.
Zahl der Woche
Drei Stücke aus
der Sammlung
Allan Stone, die
Sotheby’s im
Herbst verstei-
gern wird: Ein
Nagel-Fetisch der
Kongo-Yombe,
eine Songye-Figur
und eine Skulptur
der Dayak aus
Borneo (von
links). Der
Schätzpreis des
Nagel-Fetisch:
400 000 Dollar
Eine Frau, die Rätsel aufgibt. Sie stützt die
Hände in die Seiten, sie sieht leicht ungehal-
ten aus, vielleicht auch nur sehr konzentriert
oder ein bisschen abwesend. Wen oder was
sie anblickt, bleibt offen. Im Hintergrund
ein Küchenregal, Gläser und Gewürzdosen,
vielleicht ein Salzstreuer-Figürchen.
Und dann dieses e: knallorange. Es hat
einen gewissen Retro-Swing, wie es da auf
dem Kopf der Frau hängt. Die Farbe passt so
gut in die Siebziger-Jahre-Szene, dass man
sich für den Raum, in dem die Frau steht,
sofort eine Tapete im selben Farbton vorstel-
len muss. Vowel E ist ein Werk von Ed Ru-
scha, es stammt aus einer Serie aus dem Jahr
1996, die Ruscha für eine Benefizausstellung
in der New Yorker Gagosian Gallery anfer-
tigte. Gemalte Vokale auf Büchern, auf allen
möglichen Büchern. Notizheften, Auktions-
katalogen. Für Vowel E verwendete Ruscha
eines seiner eigenen Künstlerbücher, Hard
Light aus dem Jahr 1978.
Selbstverständlich hat Ruscha das e auch
nicht einfach irgendwie auf das Buchcover
gemalt. Der Buchstabe spielt mit den Linien
des Frauenprofils, ist so präzise auf den Kopf
montiert wie ein avantgardistischer Hut. Sei-
ne gebogene Linie zeichnet das Halbrund des
Hinterkopfes nach, zwei Kanten laufen paral-
lel zum Kragen der Bluse. Das e ist bedeu-
tungslos, es steht für nichts. Was zählt, ist al-
lein seine typografische Gestalt. Das hat etwas
Pop-Art-Ironisches, erlaubt sich aber auch
eine ganz verwegene Eleganz. Vowel E wird
am 13. Oktober bei Los Angeles Modern
Auctions versteigert (Schätzpreis: 15 000 bis
20 000 Dollar).
Gemalter Vokal
Ed Ruschas Gespür für typografi-
sche Eleganz  von Eva Mackensen
Retro-Swing: Das e als avant-
gardistischer Hut (1996)
TRaumstück
Foto:
Foto:
50
ART+AUCTION SEPTEMBER 2013 | BLOUINARTINFO.COM
DATEBOOK
Berlin Art Week is gathering steam
for its sophomore outing, pulling
together exhibitions at 10 of the city’s
top institutions, two fairs, and
a bevy of collateral programming
September 17 through 22.
For the sixth edition of the dealer-
run Art Berlin Contemporary (ABC),
Maike Cruse, as the fair’s first-ever
artistic director, is unveiling a
biennial-like format that takes its cue
from Art Basel’s Unlimited sector,
with 130 single-artist propositions
installed at Station Berlin. “Many of
the works also have a performance or
sound component, so there will almost
be a festival feeling,” says Cruse.
The party atmosphere will spill
over to the galleries in openings from
Mitte to Charlottenburg: John
Baldessari at Sprüth Magers,
Francesco Clemente at
Blain|Southern, and Jo Baer at
Barbara Thumm. Eerie new
paintings by Marianna Gartner,
like White Noise, 2013, shown at right,
will debut at Galerie Michael Haas.
—ALEXANDER FORBES
BERLIN
CriticalMass
At a time when convention-center mega-fairs have
become the dominant point of sale for art, the
Parcours des Mondes in Paris—the preeminent
showcase for African, Oceanic, and pre-Columbian
artifacts—is keeping the focus on galleries.
This year, 60 international dealers are setting
up in their colleagues’ shops in Saint Germain
September 10 through 15. Longtime participant
Serge Schoffel, of Brussels, is bringing a Congolese
Nkisi fetish of a Bamileke king, with provenance
from the Arman Collection. Newcomer Donald
Ellis, of New York, arrives with rarities from British
Columbia, including a Haida Gwaii grease bowl.
In a contemporary twist, Galerie Vallois will stage
a show of six emerging sculptors from Benin, among
them Dominique Zinkpé and Marius Dansou.
Michel Thieme has one of the event’s most sizably
impressive pieces, a 50-inch carved Mengen shield
from late 18th- or early 19th-century New Britain.
That piece is rivaled at Voyageurs  Curieux by
the 40-inch Kerewa skull rack from Papua New
Guinea, left, designed to hold the cranial remains—
and the spirit—of the deceased. —NICOLAI HARTVIG
Worlds Within Worlds
PARIS
CLOCKWISEFROMTOP:JENSKUNATH;MARTINOMASCHERPA;VOYAGEURSCURIEUX,PARIS
Fausto
Melotti’s
glazed
ceramic,
nylon, and
brass Circles
(Cerchi),
1950–60.
DALL AS
Well Clayed
I
n the ashes to ashes, dust to
dust aftermath of World War
II, is it any wonder artists
turned to a medium they could
physically plunge their hands
into? “Return to Earth,” a
new exhibition at the Nasher
Sculpture Center, examines the
lesser-known ceramic contribu-
tions of five midcentury masters:
Lucio Fontana, Fausto Melotti,
Joan Miró, Isamu Noguchi,
and Pablo Picasso. On view
September 21 through
January 19, 2014, the 70-some
ceramic pieces dating from
1943 to 1963 demonstrate how
each artist used clay sculpture
to push his practice forward.
For instance, explains
curator Jed Morse, after the
war, Fontana “reengaged with
clay but in a very different way,”
attacking 30-inch balls of the
stuff with sticks the same way
he’d later attack his “Concetto
spaziale” canvases; whereas the
more mystically inclined Miró
saw clay as a way to join “the
earth beneath our feet with the
sun and the stars.”
And while these pieces were
overshadowed by their creators’
works in paint or metal, “a
number of artists—Peter
Voulkos, Ken Price—who came
immediately after them point
to the ceramics as influential,”
Morse notes. The market is
finally taking notice, too. Last
year, a Picasso vase hit pay dirt
at Christie’s London, cracking
$1 million. —SPH
Antiquariato ● 15
sopra: testa di giovane Bacco in marmo, probabilmente
Firenze, prima metà del XVI secolo (Galerie Sismann).
RInascimento
e arte primitiva
Scultura italiana del XV e XVI secolo
da Sismann. E importanti gallerie
internazionali alla XII edizione
di Parcours des Mondes. Di Vilma Sarchi
La tradizione rinasci-
mentale italiana eser-
cita un grande fascino, cui
la Galerie Sismann, sulla
Rive Gauche, non è riuscita
a sottrarsi. Specializzata in
scultura europea dal Medio
Evo al XVIII secolo, la gal-
leria rende infatti omaggio
all’Italia con una rassegna
dedicata alla scultura del
Rinascimento, in corso dal
24 settembre fino all’8 ot-
tobre. Nell’impostazione
della mostra, che include
una quarantina di pezzi, la
galleria ha seguito un ordi-
ne cronologico per un per-
corso espositivo articolato
in tre grandi periodi, tre te-
mi chiave per mettere in
evidenza la forza motrice
della scultura italiana. La
prima parte è dedicata al
Quattrocento e in questa
sezione spicca un busto di
L’operadelveroneseGiu-
seppedeLevissiinserisce
stilisticamentenelconte-
stovenetopadovanodel-
lasecondametàdel’500.
Le sue opere sono con-
servate in diversi musei
italianiestranieri.
santa in terracotta dipinta
dell’Italia del Nord, esegui-
to attorno alla fine del XV
secolo. La seconda sezione,
riservata al Cinquecento, è
centrata sul periodo in cui
gli artisti italiani mirano in
particolare a trovare uno
stile personale ispirandosi
alle opere classiche dell’an-
tichità, ma anche a due im-
portanti punti di riferimen-
to come Michelangelo e
Raffaello. Ecco allora una
testa di giovane Bacco, in
marmo bianco,
Attrazione esotica. Fra i
tanti appuntamenti della
rentrée autunnale, merita
una segnalazione particolare
la XII edizione di Parcours
des Mondes, evento che nel
corso degli anni è arrivato a
occupare un posto di rilievo
sulla scacchiera internazio-
nale del mercato dell’arte
primaria. Snodandosi tra
una sessantina di gallerie
specializzate di tutto il mon-
do, con sedi nel quartiere di
Saint-Germain-des-Prés
(rue des Beaux Arts, Bona-
parte, de Seine, Jacques Cal-
lot, Mazarine, Guénégaud,
Visconti, Jacob, de l’Echau-
dé e St-Benoit), Parcours des
Mondes si tiene dal 10 al 15
settembre. In questa incre-
dibile ricchezza di pezzi eso-
tici e rari, tutti rigorosamen-
te controllati da un severo
vetting, ci si perde tra ma-
schere policrome dalle
espressioni terrificanti, tra
sculture rigide o disarticola-
te nella postura, con fianchi
probabilmente eseguita a
Firenze nella prima metà del
XVI secolo, di autore anoni-
mo. Bacco è rappresentato
come un giovane imberbe,
dai tratti disegnati e succes-
sivamente scolpiti con pre-
cisione e delicatezza (in
vendita a 18.000 euro).
La terza sezione riguar-
da invece il Manieri-
smo, e qui si segnala
una scultura in bronzo
raffigurante un drago
eseguita nella bottega di
Giuseppe de Levis (1552-
1611-14) a Verona (in ven-
dita a 20.000 euro).
(7 rue de Beaune; www.
galerie-sismann.com).
Drago di bronzo della
bottega di Giuseppe de
Levis (Galerie Sismann).
Da Parigi
16 ● Antiquariato
sopra, da sinistra: scultura zoomorfa, Bamana, Mali, primo ’900 (da Galerie Jacques Germain); poggia-cranio
agiba, popolazione Kerewa, Papua Nuova Guinea (da Galerie Voyageurs et Curieux). Al Parcours des Mondes.
ceramiche sulle due
rive della senna
Dal 24 al 28 settembre, in occasione della sesta
edizione del Parcours de la Céramique
(per informazioni: www.franceantiq.fr/siccaf),
convergono a Parigi alcuni tra i maggiori
specialisti europei di ceramica, ospiti delle gallerie
partecipanti all’evento e dislocate in parte
nel Carré Rive Gauche, in parte al Louvre des
Antiquaires (2, place du Palais Royale).
I partecipanti propongono le più pregiate nuove
acquisizioni: archeologia, maioliche, porcellane
di Meissen, di Sèvres e di Vincennes, ceramiche
del XVII e del XVIII secolo, ma anche vetri
smaltati. Tra gli highlights da non perdere la Coupe
trompeuse, una coppa in maiolica policroma
su piedistallo realizzata a Urbino verso il 1570-80.
In vendita da Pierre-Richard Royer a 45.000 euro.
esuberanti. Le opere di arte
primaria impressionano,
seducono o addirittura cre-
ano disagio, ma mai lascia-
no indifferenti. È il caso
della maschera zoomorfa
del primo ’900, etnia Ba-
mana, nel Mali, che veniva
indossata dagli iniziati, con-
siderati detentori di saggez-
za (dalla galleria canadese
Jacques Germain che espo-
ne presso la Galerie Aittou-
arès al 2 di rue des Beaux-
Arts ). Quest’anno gli espo-
sitori si sono ancora più
impegnati in mostre tema-
tiche per offrire ai collezio-
nisti maggiori approfondi-
menti: la Galerie Maine
Durieu (7, rue Visconti),
per esempio, ha allestito
Salon de Beauté, un’espo-
sizione dedicata agli oggetti
destinati all’ornamento del-
la persona, per mettere in
luce la volontà ancestrale di
sublimare il corpo nelle cul-
ture d’Africa, Asia e Ocea-
nia. Altra mostra da non
perdere è Ritratti d’Ocea-
nia, presentata da Michael
EvansTribal Art di Digione
(ospite della Galerie Coute-
ron, 16, rue Guénégaud): è
proposto un nucleo di foto-
grafie del XIX secolo sulla
vita quotidiana e le tradi-
zioni degli aborigeni d’Au-
stralia e dei Maori della
Nuova Zelanda. Da segna-
lare anche la galleria Lau-
rent Dodier, che ha orga-
nizzato una mostra con una
quarantina di pezzi rari pro-
venienti da Melanesia e Po-
linesia. Al di là delle rasse-
gne, sono molti i pezzi d’ec-
cezione che vale la pena
andare a scoprire.Tra questi
un crochet-crâne (letteral-
mente un reggi-cranio) agi-
ba della popolazione Kere-
wa (Golfo di Papua, Nuova
Guinea), presentato dalla
galleria Voyageurs et Cu-
rieux (al numero 2 di rue
Visconti).
(www.parcours-des-mondes.
com).
“Coupe trompeuse” in maiolica di Urbino,
realizzata nel 1570-80 (da Pierre-Richard Royer).
Da Parigi
THE ART NEWSPAPER SECTION 2 Number 249, September 201330
ART MARKET
Fairs  Auctions
International fairs
Brazil
ArtRio
5-8 SEPTEMBER
Avenida Rodrigues Alves,
10 Praça Mauá, Rio de Janeiro
www.artrio.art.br
Founded: 2011
Genre: Modern and contemporary
Who’s coming? Around 100 exhibitors from
14 countries
Chile
Chaco 13
26-30 SEPTEMBER
Centro Cultural Estación
Mapocho, Santiago
www.feriachaco.cl
Founded: 2009
Genre: Contemporary
Who’s coming? Around 31 galleries from
Latin America, the US and Europe
France
Parcours des Mondes
10-15 SEPTEMBER
Beaux-Arts district, Saint-Germain-
des-Prés, Paris
www.parcours-des-mondes.com
Founded: 2002
Genre: Tribal art
Who’s coming? Around 60 galleries
including Entwistle and Jo De Buck
What’s new? Three contemporary art
galleries will exhibit this year, including Fine
Art Studio, Brussels, and Galerie Vallois, Paris
Germany
Art Berlin Contemporary
19-22 SEPTEMBER
Station Berlin, Luckenwalder Strasse
4-6, Berlin
www.artberlincontemporary.com/en
Founded: 2008
Genre: Contemporary
Who’s coming? Around 130 galleries, such as
Sprüth Magers, London and Berlin, and Rio
de Janeiro’s A Gentil Carioca
Japan
Geisai 19
22 SEPTEMBER
Tokyo Metropolitan Industrial Trade
Center, fifth floor, Tokyo
www.geisai.net
Founded: 2002
Genre: Contemporary
Who’s coming? Young artists sell directly to
the public at this fair, which was founded by
the Japanese artist Takashi Murakami
Turkey
ArtInternational Istanbul
16-18 SEPTEMBER
Haliç Congress Center, Karaağaç
Caddesi, Beyoğlu, İstanbul
www.istanbulartinternational.com
Founded: 2013
Genre: Contemporary
Who’s coming? Around 62 galleries from
Europe, the US and South America are due to
take part in the inaugural edition (see left)
United Kingdom
20/21 British Art Fair
11-15 SEPTEMBER
Royal College of Art, Kensington
Gore, London
www.britishartfair.co.uk
Founded: 1988
Genre: Modern and contemporary British art
Who’s coming? Around 56 galleries.
Newcomers include London’s Court Gallery
and Charles Beetle Fine Photographs
LAPADA Art and Antiques
25-29 SEPTEMBER
Berkeley Square, Mayfair, London
www.lapadalondon.com
Founded: 1974
Genre: Art and antiques
Who’s coming? Around 100 dealers,
including Clerkenwell Fine Art, London, and
H.C. Baxter  Sons, Eastbourne
What’s new? The British interior designer
Guy Goodfellow has designed the entrance
United States
EXPO Chicago
19-22 SEPTEMBER
Navy Pier’s Festival Hall at 600 E.
Grand Avenue, Chicago
www.expochicago.com
Founded: 2012
Genre: Modern and contemporary
Who’s coming? Around 120 galleries,
including Matthew Marks of NY and LA
What’s new? Participating restaurants will
reserve seating and offer special menus to
fair attendees
Fountain Chicago
20-22 SEPTEMBER
Mana Contemporary at 2233 South
Throop Street, Chicago
www.fountainartfair.com
Founded: 2006
Genre: Contemporary
Who’s coming? Approximately 25 exhibitors
What’s new? The fair returns after a
five-year break
Houston Fine Art Fair
19-22 SEPTEMBER
George R. Brown Convention Centre,
1001 Avenida de Las Americas, Houston
www.houstonfineartfair.com
Founded: 2011
Genre: Postwar and contemporary
Who’s coming? Around 86 galleries, 75% of
which are from outside Texas
What’s new? Houston native Robert Pruitt
will be honoured as the artist of the year
Gateway to the Middle East
Istanbul’s new fair organisers are undeterred by recent protests
NEW FAIR
Istanbul. The galleries taking part in
the inaugural edition of ArtInternational
Istanbul, a contemporary and Modern
art fair based at the heart of the Turkish
art hub, are bullish about the event’s
prospects. “It offers the perfect oppor-
tunity to serve our loyal Turkish col-
lectors while at the same time, [helping
us to] bridge the gap between Europe,
Russia and the Middle East. In this re-
spect, it stands out on the international
circuit,” claims Mollie Dent-Brockle-
hurst, the president of Pace London.
The gallery will show works by 19
artists, such as George Condo, Zhang
Xiaogang and Yto Barrada. 
Sixty-two dealers are testing the
waters in Turkey: ten local galleries,
including Rampa, four dealers from
the US and a mixture of mid-market,
emerging and established European
dealers, from Yvon Lambert in Paris to
Rome’s Galleria Sales. “It’s a complete
mix of galleries, from younger dealers
to mid-range galleries with friendly
price points. Pace Gallery and Lisson
Gallery [of London] are also showing
in Istanbul for the first time,” says
Dyala Nusseibeh, the fair’s director.
The event should provide an op-
portunity to meet new collectors, par-
ticularly from the Middle East, which
is especially useful for the participating
Turkish galleries, Nusseibeh says. She
adds: “It also helps that there are
various bilateral trade agreements be-
tween Turkey and the countries in the
Gulf.” A selection of dealers view Is-
tanbul as a key location for capitalising
on lucrative emerging markets.
“The Middle East and Asia are
the fastest growing markets for
contemporary art right now,” says
Dianne Dec, a partner at San Francisco’s
Hosfelt Gallery, which will show works
by Shahzia Sikander, Rina Banerjee,
Jim Campbell and Driss Ouadahi; prices
range from $7,000 to $40,000.
Recent anti-government protests
across the country have not deterred
dealers—but whether collectors will
be put off remains to be seen. “One can
take the view that the recently
expressed will for change is a
creative one,” says Darragh Hogan, the
director of Dublin’s Kerlin Gallery.
He will present works by five artists,
including paintings by Sean Scully (Cut
Ground Green Magenta, 2011, $300,000)
and Callum Innes (Untitled No.6,
2013, £45,000).
“The political tension has heightened
the interest in engaged, politically ex-
pressive art in the Turkish art scene,”
says Pierre d’Alancaisez, the director of
London’s Waterside Contemporary
gallery, which will show George Barber’s
video installation The Freestone Drone,
2013 (the piece, and associated works,
are priced between £5,000 and £15,000).
The fair’s organisers also hope that
visitors to the 13th Istanbul Biennial
will overcome their art fatigue and
head to the fair as well. “A precedent
for us is the combination of Art Dubai
with the Sharjah Biennial,” Nusseibeh
says. Like most other fairs today, Art-
International Istanbul is a hybrid of
cultural and commercial concerns; its
non-profit artistic projects programme,
for instance, includes specially com-
missioned works by David Claerbout,
Camila Rocha and Ahmet Ogut. 
A talks forum, now obligatory at
fairs, features speakers such as Vasif
Kortun, the director of research and
programmes at the non-profit Salt
space in Istanbul, and Aaron Cezar of
London’s Delfina Foundation. A VIP
programme is also a staple of the 21st-
century fair. VIP guests will visit col-
lectors’ residences, attend breakfasts
hosted by Sotheby’s Turkey and the
privately run Elgiz Museum. Studio vis-
its are also in the programme, including
a stop at the workspace of Kezban Arca
Batibeki, who makes short films and
installations. She is represented by the
New York-based Leila Heller Gallery.
Heller is on the gallery selection com-
mittee along with Ursula Krinzinger
of the eponymous Austrian gallery.
The co-founder of ArtInternational
Istanbul is the fair veteran Sandy Angus
of the company Angus Montgomery
Ltd. Angus co-founded Art HK, the
Hong Kong International Art Fair, along
with Tim Etchells in 2008. Here, he
teamed up with the Turkish and Italian
firm Fiera Milano Interteks to launch
the new event.
The fair’s board of patrons reflects
Angus’s influence; high-profile mem-
bers include Roxane Zand, the deputy
chairman of Sotheby’s Middle East,
and Hanan Sayed Worrell, the senior
representative and adviser for the
Solomon R. Guggenheim Foundation
in Abu Dhabi.
Gareth Harris
• ArtInternational Istanbul, Haliç Congress
Centre, Istanbul, 16-18 September
• For more on the 13th Istanbul Biennial, see
main paper p27
“The political tension
has heightened interest
in engaged, politically
expressive art ”
Mark Francis’s
Pyxis, 2013, is
being shown at
the booth of
Kerlin Gallery,
Dublin; Pace
Gallery is
showing Yto
Barrada’s
Restaurant-Villa
Harris, Fig. 3,
2010
FRANCIS:COURTESYOFTHEARTISTANDKERLINGALLERY,DUBLIN.PHOTOGRAPH:FXPLONDON2013.BARRADA:©YTOBARRADA,COURTESYPACEGALLERY
lhL E S L I E H I N D M A N A U C T I O N E E R S
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T | SEPTEMBER 25
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INQUIRIES 312.280
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29Origine 2013 nummer 3
EvenementParcours des Mondes
Reis om
de wereld
langs zestig
handelaren
In Parijs wordt van 10 tot 15
september voor de twaalfde keer het
Parcours des Mondes georganiseerd.
In het zesde arrondissement op de
linkeroever komen jaarlijks uit de
gehele wereld de beste handelaren
op het gebied van Tribale kunst
bijeen. Niet in een speciaal daarvoor
ingerichte ruimte, maar in zestig
winkels verdeeld over tien straten
zoals die op de hierbij geplaatste
plattegrond staan aangegeven.
W
at de antiquairs en kunst- en designhandelaren betreft valt, enigszins
generaliserend, dit gedeelte van de Rive Gauche in twee parten uiteen.
Links van de Rue des Saints Pères richting Musée d’Orsay is het ge-
deelte waar met name de antiquairs zich bevinden, maar ook enige handelaren in
oude kunst. In het rechter gedeelte, Saint-Germain-des-Prés waar ook de kunst-
academie is, liggen de winkels van de handelaren in moderne en hedendaagse
kunst en design en in tribale kunst. Wat de tribale kunst betreft werken in dit
gebied zo’n twintig handelaren, maar tijdens het Parcours des Mondes komen er
zo’n veertig bij, die gedurende de desbetreffende week – overigens tegen een be-
hoorlijke vergoeding – in de winkels trekken van de kunst- en designhandelaren.
Oceanië
Deze circa zestig handelaren afkomstig uit Frankrijk,
België, de Verenigde Staten, Groot-Brittannië, Australië,
Canada, Spanje, Italië, Zwitserland – en een uit
Nederland – tonen hun collecties tribale kunst, kunst
die oorspronkelijk afkomstig is van volkeren uit Afrika,
Oceanië en Amerika. Oceanië, met name Nieuw-
Guinea, komt steeds meer in de belangstelling te staan.
Volgens de organisator van de beurs, Pierre Moos, zijn
er wereldwijd zo’n acht- tot tienduizend verzamelaars
van tribale kunst. De groep die Afrikaanse tribale kunst
verzamelt is het grootst met ongeveer zo’n vijftig tot
zestig procent van het totaal. Circa dertig procent van
de verzamelaars verzamelt kunst uit Oceanië. Amerika
en in het bijzonder de Inuït-kunst moet het met nog
geen tien procent doen. Er zijn weinig verzamelgebieden
die wereldwijd zoveel belangstelling genieten als de
tribale kunst, er bestaat zelfs belangstelling voor vanuit
China. Verleden jaar zijn er door Chinese kopers enige
belangrijke stukken aangeschaft.
Kaf van het koren
Wat ook voor het merendeel van de andere
verzamelgebieden geldt: er komt ook op het gebied
van de tribale kunst niets meer bij. Kennis om het kaf
van het koren te scheiden is dan ook juist binnen deze
sector van groot belang, te meer omdat wij verzamelaars
te maken hebben met niet-Westerse culturen die we
slechts met moeite kunnen interpreteren vanuit onze
Westerse manier van kijken. Om de verzamelaar of
incidentele koper zo veel mogelijk te behoeden voor
miskopen zijn de deelnemers aan het Parcours allemaal
duidelijk herkenbaar, door middel van hun bijdrage
aan de catalogus en de vlaggen met het logo van het
Parcours die buiten aan de winkels hangen. Helaas zijn
er altijd weer handelaren (zogenaamde ‘pirate galleries’),
die zich buiten de officiële deelnemers aan het Parcours
om manifesteren. Verder zorgt de organisatie voor
een keuring van de tentoongestelde objecten. Pierre
Moos stelt dat alle objecten die in de catalogus
staan afgebeeld iedere toets der kritiek kunnen
doorstaan. Op de maandag voor de opening worden
bovendien alle winkels door de keuringscommissie
bezocht om alle te koop aangeboden objecten ter
plaatse te beoordelen. Bij gerede twijfel worden de
desbetreffende objecten verwijderd.
Tentoonstellingen
Het Parcours wordt zeker voor ons westerlingen niet
alleen gekenmerkt door de grote verscheidenheid
aan bijzondere objecten, maar ook door de vele
tentoonstellingen die door de deelnemers in hun al
of niet tijdelijk verblijf worden georganiseerd. Het
zijn er circa twintig, waaronder een tentoonstelling
over sieraden en ornamenten die op of aan het
hoofd geplaatst worden; een tentoonstelling
met negentiende-eeuwse foto’s gewijd aan het
dagelijks leven en tradities van de Australische
Aboriginals en de Maori’s van Nieuw Zeeland; een
tentoonstelling met veertig objecten geheel en al
afkomstig uit Melanesië; een tentoonstelling met
als onderwerp de Pende – een volk uit Congo – en
een tentoonstelling met schitterende gesneden
fluiten van de Bakongo, eveneens afkomstig uit
Congo. Nieuw is de deelname aan het Parcours
van een tweetal galeriehouders met hedendaagse
tribale kunst, waaronder sculpturen van zes
hedendaagse kunstenaars uit het Afrikaanse Benin.
Voor de liefhebber van tribale kunst is Parijs
onontkoombaar.
Voor alle aanvullende informatie:
www.parcours-des-mondes.com.
De tien straten in Saint-Germain-
des-Prés, Parijs
Monoliet, Ekoi, Nigeria, 10e/11e eeuw,
steen, h. 160 cm.
(coll.: Didier Claes Gallery)
Masker, Dan Diomande, Ivoorkust,
laat 19e eeuw, h. 22 cm.
(coll.: Yann Ferrandin)
Afsluiter/stop, Biwat, Yuat River,
Nieuw Guinea, h. 42,5 cm.
(coll.: Michael Hamson Oceanic Art)
Masker, Koreduga, Bamana,
Mali, h. 37 cm.
(coll.: Galerie Jacques Germain)
Schild, Mengen, Kaap Beechey, Nieuw Brittannië, h. 130 cm., br. 26 cm.
(coll.: Michel Thieme Tribal Art)
EvenementParcours des Mondes
28 Origine 2013 nummer 3
新一届世界艺术之旅
推荐大洋洲部族艺术品。此外,凭借十二年的成功
办展经验,该会展已经在各类原始部族艺术展中占
据主导地位。六十多家参展者有时要花数年时筹备
参展。每届展会的主题展也是他们介绍各自长期工
作成果的机会。阿兰·拉孔特(Alain Lecomte)画廊位
于盖内戈(Guénégaud)街,2012年他在艺术展上推出
了古代部落行医用的葫芦,今年他将介绍非洲巴刚
果(Bakongo)部落的木雕口哨,为此他还与历史学家
劳尔·勒华尔(Raoul Lehuard)合作撰写专著,并借艺
术展之机出版面世。阿兰·勒孔特对这个非洲部落情
有独钟,他收藏的一个布满钉子的犬状部落偶像
令人惊叹不已,还有一个博代(Bottet)旧藏的彩绘面
具,后者于1930年从加蓬的朗巴赫内觅到此物。在
位于维斯孔蒂(Visconti)街的曼·杜里约(Maine Durieu)
画廊举办的另一个主题展上,我们可以看到 巴乌雷
(Baoulé)、萨莫阿斯(Samoas)、盖黑(Guérés)等部落
的首饰艺术。这个科特迪瓦部族擅长于铸造工艺,
画廊主人将展示出自该部族的一款纯青铜项链,上
面还妆点着象征威力的豹齿。年轻的画廊主人鲁卡
·哈东(Lucas Ratton)曾在上届荷兰马斯特里赫特欧洲
古董艺术品展(TEFAF)上一鸣惊人,这次在巴黎原始
部族艺术展中他将借助两尊人像特别展示刚果的艺
术,一尊是卢维纳(Lwena)部族,另一尊是特戈
(téké)部族,两件艺术品均源自法国私人旧藏。随
后可以参观维斯孔蒂(Visconti)街另一家画廊Voya-
geurs et Curieux,观赏他们的巴布亚新几内亚原始
部族用来悬挂猎获人头的木雕像架;然后再去雅克
·卡卢(Jacquot Callot)街的贝尔纳·杜隆(Bernard Dulon)
画廊参观来自喀麦隆的原始部族艺术品。以上就是
我们为在艺术展举办之前您精心挑选介绍的部分艺
术品…… StéphaniePerrisDelmas
I 2013年世界艺术之旅展,9月10日-15日,Saint-
Germain-des-près。www.parcours-des-mondes.com
原
始部族艺术品的爱好者们都知道,在国际
大型艺术会展中,每年九月举办的世界艺
术之旅(Parcours des mondes)展览是不容错
过的重要活动。巴黎是原始部族艺术品收藏与展览
的核心都市,整整一个星期内,著名的历史街区
Saint-Germain-des-Près(位于Beaux-Arts街,Mazarine
街和塞纳河之间)将汇集最优秀的专家和最知名的收
藏家。今年将有美国唐纳德·艾利斯(DonaldEllis)画廊
加盟参展,作为加拿大卑诗省原始部族艺术的专家
(参见95页采访),这是他们首次参加此次原始部族
艺术展。从布鲁塞尔到纽约的任何其他艺术展都无
法享有如此的声誉。原因何在呢?原因有很
多,最主要的是展览上展品艺术档次上乘,有着丰
富多样的地域和时代特征,今年的艺术展还将特别
W
耳环,泼勒(Peul)部族,马里,金质,15厘米宽。曼·杜
里约(MaineDurieu)画廊。
照片: Frank Verdier @Galerie Main Durieu
THE MAGAZINE ART FAIR
90 GAZETTE DROUOT INTERNATIONAL I 2013年07/08月
HD
兽纹面具korèdougaso,巴马那(Bamana),马里
二十世纪初。硬质木料,表面为老包浆。
长37厘米。
雅克·热尔曼(JacquesGermain)画廊。
照片 : Hugues Dubois © Galerie Jacques Germain, 蒙特利尔
ART FAIR THE MAGAZINE
912013年07/08月 I GAZETTE DROUOT INTERNATIONAL
猛根(Mengen)部族的盾牌, capBeechey,加
拿大新不列颠,十八世纪末-十九世纪
初。木质,藤条,自然色泽,羽毛。
130x26厘米。1909年3月9日维莱姆·穆勒
博士(WilhelmMüller)随 HamburgerSüdsee探险队
时收集。米歇尔·迪耶姆(MichelThieme)部
族艺术画廊
照片: Jan van Esch © Michel Thieme Tribal Art
面具,当迪奥芒戴(Dan
Diomandé)部族,科特迪瓦,
十九世纪末。木质,深褐
色自然包浆。高22厘米。
亚安·费朗丁(YannFerrandin)画
廊
照片: Hughes Dubois © Yann Ferrandin
舞蹈面具,巴查姆(Batcham)部族,
喀麦隆,十八世纪(碳14法测定)
木质,高78厘米。1949年4月由
E.Mesle收藏。贝尔纳·杜隆(Bernard
Dullon)画廊。
照片: Hugues Dubois @ Galerie Bernard Dulon
THE MAGAZINE ART FAIR
用于悬挂展示猎获人头的木雕
像架,盖黑瓦(Kerewa)部族,巴布
亚湾,巴布亚新几内亚,源于
1910年之前的得海(Derai)村庄。木
质,纤维和彩绘。高103,5厘米。
VoyageursetCurieux画廊。
照片 © Voyageurs et Curieux画廊
ART FAIR THE MAGAZINE
盛放油脂的容器,海达·戈
瓦伊(HaidaGwaii)部族,加拿
大卑诗省
约1820年。木质。直径16,5
厘米。唐纳德·艾利斯画廊
(DonaldEllisGallery)
照片: John Taylor © Donald Ellis Gallery
托巴-巴塔克(Toba-batak)部族行医用的兽角,nagamorsarang,
印度尼西亚苏门答腊,水牛角,木头,鬃毛。
高33厘米,宽47厘米,十九世纪上半叶。 阿兰·波维斯
(AlainBovis)画廊。
照片:Mathieu Ferrier
THE MAGAZINE ART FAIR
爱科瓦(Ekoi)(或 Ejagham)部
族石雕,尼日利亚,石
质,高160厘米。推定为
10世纪-11世纪。迪迪·克
拉艾茨(DidierClaez)画廊。
@ 迪迪·克拉艾茨(Didier Claez)画廊
采访唐纳德·艾利斯
(DonaldEllis)的四个问题
您是这次新一届“世界艺术之旅”展览的特邀嘉
宾,为什么您选择参展这次盛会,而不是布鲁塞
尔非欧洲艺术展览会(Bruneaf)或其他原始部族
艺术专业展会?
这是我们画廊首次参加部落艺术展览会。我们以
前曾确定不参加展会,而倾向于在更现代的场合
展示这些艺术品。自“世界之旅”展会首次举办以
来,我几乎每年都来参观,参观者人数之众和
法国人对我们这些艺术品的了解给我留下了深
刻印象。
作为加拿大卑诗省部落艺术的专家,您能告诉我
们在这届展会上你们将展示什么艺术品?您能告
诉我们展出的艺术品大致的价位吗?
我们将展示众多来自西南、西北海岸和阿拉斯加
的艺术品。其中包括一组霍皮人的卡其那娃娃,
以及从西北海岸部落艺术品中挑选出来的大量精
品,其中有一个精美的萨满教巫师的球形摇铃、
一组来自阿拉斯加的尤皮克面具,其中有一个来
自罗伯特·勒拜尔(Robert Lebel)的收藏。这些艺术品
的价格在3500欧元到400000欧元之间。
您是公认的原始部族艺术品领域最重要的国际艺
术商之一,巴黎对您意味着什么?
巴黎已经成为原始部落艺术品市场的首都。在我
看来,法国人对部落艺术品方面的了解可以说无
人能及。
在这一领域中,拍卖会上拍得的最漂亮的艺术品
或藏品是什么?
北美高端市场主要有由艺术商控制。我们画廊保
持着几乎所有在拍卖会上最高拍价或私人销售上
实现的最高价记录。最独一无二的拍卖会是2007
年纽约的一次Dundas藏品拍卖会,那次拍卖成交总
额约7百万美元,是该领域内的最高纪录。我们
画廊代表多家加拿大博物馆和私人收藏家,共拍
得其中价值6百多万的艺术品……
ART FAIR THE MAGAZINE
雕像,雷嘎(Lega)部族,刚果
民主共和国,象牙材质,高
11,8厘米。贝尔纳·德·格鲁内
(BernarddeGrunne)画廊
照片:F. Dehaen - Studio R. Asselberghs
© Galerie Bernard de Grunne
THE MAGAZINE ART FAIR
NeweditionofParcours des Mondes
has been firmly established in the primitive art landscape
fortwelveyears.Thesixty-oddparticipants(subjectedtoa
rigorous weeding process) sometimes take several years
toprepareforafair.EachnewParcoursisthusanopportu-
nity to present the results of lengthy research through
thematic exhibitions. This year, after the medicine cala-
bashes exhibited in 2012, Alain Lecomte, with a gallery in
Rue Guénégaud, is focusing on the carved whistles of the
Bakongo,towhichhehasdedicatedabookwithhistorian
RaoulLehuard(beingpublishedfortheParcours).Loyalto
this ethnic group, the gallery owner has also gathered
togetheranastonishingdog-shapednailfetishandapoly-
chrome mask from the former Bottet collection, found
near Lambaréné, Gabon, during the Thirties. Another
thematic exhibition is the one dedicated to beauty at
Maine Durieu in Rue Visconti, where you will discover the
art of jewellery sets with tribes like the Baoulé, Samoa and
Guéré.AlsobythisIvoryCoastethnicgroup,whoexcelled
incasting,thegalleryownerisexhibitinganecklacemade
entirelyofbronzeornamentedwithleopardteeth:signsof
power. Meanwhile the young gallery owner Lucas Ratton,
who caused a sensation at the last TEFAF in Maastricht in
theShowcasesection,isputtingtheaccentontheCongo
with two statuettes, one Lwena, the other Teke with a
doublefunction,fromaformerFrenchcollection.Youmay
alsobetemptedtostopoffatVoyageursetCurieux,inRue
Visconti, to admire an agiba skull hook from Papua New
Guinea, and at the Bernard Dulon gallery in Rue Jacquot
Callot with its masterpieces from the Cameroon of which
we present a preview selection… StéphaniePerrisDelmas
T
ribal art fans will tell you that if there is one
dateyoureallyshouldnotmissinthecalendar
of major international fairs, it's the Parcours
des Mondes – which, we remind you, is held
every year in September. In just under a week,
Paris, the uncontested capital of the speciality, packs all
the top professionals and collectors into the historic Saint-
Germain-des-Près district (between the Rue des Beaux-
Arts,RueMazarineandRuedeSeine).Thisyear,theDonald
Ellis gallery from America will be swelling the ranks of the
Parcoursteam:thefirsttimethisworldspecialistonBritish
Colombia is taking part in a tribal art fair (see interview,
page 139). From Brussels to New York, no other fair can
boast a reputation of this kind. And though there are
many reasons for it, its chief asset is the excellence of the
objects exhibited, and their wide variety of periods and
regions - this year, there is a distinct spotlight on the
Oceanicarts.Wecanalsoaddexperience,becausethefair
I Parcours des Mondes 2013, 10 to 15 September, Saint-
Germain-des-Près. www.parcours-des-mondes.com
W
Earrings,Fulapeople,Mali,gold,15cmwide.MaineDurieuGallery.
Frank Verdier © Main Durieu Gallery
134 GAZETTE DROUOT INTERNATIONAL I N° 27
ART FAIR THE MAGAZINE
135N° 27 I GAZETTE DROUOT INTERNATIONAL
HD
Zoomorphickoredugasomask,Bamana,Mali
Early20thcentury.Semi-heavywood,ancientpatina
fromuse.L.37cm. JacquesGermainGallery.
Hugues Dubois © Jacques Germain Gallery, Montréal
THE MAGAZINE ART FAIR
136
Mengenshield,CapBeechey,NewBritain,late
18th/early19thcentury.Wood,rattan,natural
pigments,feathers.130x26cm.Collectedby
DrWilhelmMüller,memberoftheHamburger
Südseeexpedition,mostprobablyon9March
1909.MichelThiemeTribalArtGallery.
Jan van Esch © Michel Thieme Tribal Art
Mask,DanDiomandé,Ivory
Coast,late19thcentury.
Wood,darkbrownage
patinawithdifferent
shades.H.22cm.Yann
FerrandinGallery.
Hughes Dubois
© Yann Ferrandin
Dancemask,Batchampeople,Cameroon,
18thcentury(TestC14)
Wood,H.78cm.CollectedbyE.Meslein
April1949.BernardDullonGallery.
Hugues Dubois © Galerie Bernard Dulon
ART FAIR THE MAGAZINE
Agibaskullhook,Kerewapeople,Gulf
ofPapua,PapuaNewGuinea,collected
before1910inthevillageofDerai.
Wood,fibresandpigments.H.103.5
cm.VoyageursetCurieuxGallery.
© Voyageurs et Curieux
Vesselforfat,HaidaGwaii,British
Colombia,c.1820.Wood.
D.16.5cm.DonaldEllisGallery.
John Taylor © Donald Ellis Gallery
Toba-batakmedicinehorn(nagamorsarang)
Sumatra,Indonesia,Buffalohorn,wood,horsehair.
H.33,l.47cm,firsthalfof19thcentury.lainBovisGallery.
Mathieu Ferrier
THE MAGAZINE ART FAIR
ART FAIR THE MAGAZINE
Ekoi(orEjagham)
monolith.Nigeria,
stone,H.160cm.
presumedtodatefrom
the10th/11thcentury.
DidierClaezGallery.
© Galerie Didier Claez
Statuette,Lega,R.D.Congo,ivory,
H.11.8cm.BernarddeGrunne
Gallery.
Photo: F. Dehaen - Studio R. Asselberghs
© Bernard de Grunne Gallery
4questionsforDonaldEllis
You are one of the star guests of this next
Parcours des mondes. Why have you chosen this
show rather than BRUNEAF or the other big fairs
dedicatedtotribalart?
Thisisthefirsttimethegalleryhaseverparticipatedina
tribalartfair.Wehavemadeapointofnotdoingsointhe
past,preferringtoexhibitworksinamorecontemporary
setting. I have visited the Parcours des Mondes almost
every year from the beginning, and I've been impressed
by the number of visitors and how informed the French
areingeneralabouttheworksofartwehandle.
As a British Colombia specialist, can you tell us
what there will be at the fair this year? Can you
indicate a price range for the objects you will be
showing?
We will be exhibiting a large group of objects from the
South-west, the North-west Coast and Alaska. This will
include a group of kachina dolls, a large selection of
worksfromtheNorth-westCoast-forexample,asuperb
globularshaman'srattle-andaveryimportantgroupof
Yup'ik pieces from Alaska, including a mask from the
Robert Lebel Collection. Prices will range from €3,500 to
€400,000.
You are considered one of the most important
international dealers. What does the Paris scene
representforyou?
Parishasbecomethecapitalofthetribalartmarket.The
French have a level of sophistication as regards tribal art
thatisunmatchedanywhereelsethatIamawareof.
What is the most beautiful object or collection in
yourspecialitytohavebeensuccessfulatauction?
The high end of the North American market is still
predominately handled by dealers. Our gallery holds
almosteverypricerecordintermsofbuyingatauctionor
prices realised in private sales. One really outstanding
event at auction was the landmark Dundas collection
soldinNewYorkin2007.Thesalerealisedapproximately
$7 million, which is still a record in this field. Our gallery
acquired a little over $6 million of this total, on behalf of
agroupofCanadianmuseumsandprivatecollectors…
interviewbyS.P.-D
international events
Use
anti
42 7th September 2013
User: IVAN Issue No: 2106 Issue Date: 07/09/13 File Name: IE01-03 PROOFED:
antiques trade gazette
EVERY other year when
Paris holds its Biennale des
Antiquaires at the Grand
Palais, the French capital
makes an early start on the
autumn season and the art
and collecting world make a
detour to attend.
But even in Biennale years the fair
doesn’t hog all the limelight. Numerous
satellite events, from dealers’ shows
to alternative fairs, are also staged to
capitalise on the international influx of
visitors and some of these are annual
events.
So while non-Biennale years are less
frenetic, September still makes a bit of a
splash on the international scene. Every
year during the first half of the month
Paris stages its annual tribal trail in the
specialist Left Bank galleries around the
Saint-Germain-des-Prés area. There is
also a smaller ceramics trail and various
dealers’ exhibitions to see. Here is a small
taste of what next month has to offer.
Tribal Trail: Parcours des mondes
Always a harbinger of the new autumn
season, Parcours des mondes, Paris’
annual tribal trail, runs from September
10-15 in the network of specialist shops
and galleries sited in the Saint-Germain-
des-Prés neighbourhood.
The event is a mix of resident Parisian
dealers plus invited guest dealers from
other countries who set up in the local
galleries for the duration of the show.
This year there are 60 participants,
half drawn from France, a dozen from
Belgium, eight from the US, three from
Spain, plus one or two representatives
from Italy, the UK, Canada, Australia, the
Netherlands and Switzerland. Together
this selection offers a rich tapestry of
African, Oceanic and American artefacts
spanning several centuries.
Many dealers will present specialist
themed shows, like Alain Lecomte’s
selection of works from Bakongo
including various carved whistles or
Michael Evans’ – a new exhibitor –
display of 19th century photographic
portraits from Oceania, which will
Time to beat a path across P
■ Tribal art, ceramics and
design rub shoulders in an
autumnal feast of art
Anne Crane
r e p o r t s
include images featuring life among
the Australian Aborigines, Maoris, the
Solomon Islands and other native peoples
of the South Seas.
A new addition this year to Parcours
is the inclusion of galleries showing
Contemporary art: Galerie Vallois
from Paris showing the work of six
Benin sculptors and Fine Art Studio
from Brussels, while Stephane Jacob
will show contemporary paintings by
Aboriginal Australians. Parcours director
Pierre Moos feels there is a synergy
given that much western art was inspired
by primitive art and many contemporary
artists derive their inspiration from it.
Further information
www.parcours-des-mondes.com
The Stone Collection
Sotheby’s are capitalising on the numbers
of people in town for the Parcours du
Monde as an opportunity to promote
their November sale in New York of the
first part of the Allan Stone collection.
They are bringing a selection of the
best works from the Stone sale to Paris
for a six-day view during the run of
Parcours from September 10-15. One
piece they will be showing is this Songye
community power figure, right, part of a
group of Songye Power and Kongo Nail
figures from the Democratic Republic
of the Congo which are among the
highlights of the collection.
Stone, a New York art dealer, amassed
his wide-ranging collection over 40 years,
buying pieces at auction and from several
of the foremost dealers in the field such
as Alain de Montbrison and Merton
Simpson, and acquiring works from
highly regarded collections like that of
Helena Rubenstein.
One of the key attractions of Stone’s
collection is that he left the works
untouched and unrestored so that many
retain their now much-revered original
patina and incrustations.
Running to over 300 works, the
collection is expected to realise over
$20m. The first instalment features
African, Oceanic and Indonesian art with
more African plus Native American and
Pre-Columbian work to follow next year.
www.sothebys.com
Right
7in (7
Songy
figure
at $60
900,0
the Al
collect
sold b
on No
in New
on vie
Septem
Left: among the works that Patrick Mesdagh
is taking to Parcours des Mondes from Brussels
to show at the Pascal Landsberg Gallery in the
rue de Seine is this early 19th century necklace
from the Hawaiian islands of Lei Niho Palaoa.
It is made from human hair, coconut fibre and
sperm whale ivory and is priced in the region of
€40,000.
Left: this 5ft 2in (1.6m) high stone monolith from
Ekoi in Nigeria dates from the 10th-11th century
and will be shown by Didier Claes from
Brussels, who is exhibiting his selection of black
African art at Pascal Lansberg Gallery on the rue
de Seine. It is priced at €150,000.
Right: Anthony Meyer, whose gallery
of Oceanic and Eskimo art is in the rue des
Beaux Arts, is a longstanding exhibitor at
Parcours. One of his prize exhibits is this little
3½in (9cm) high carved fossilised walrus ivory
shaman figure from Alaska from the early
Thule culture 1000-1400 AD. It has a mid five-
figure price tag in euros.
Ceramic
TOWAR
Gauche
Parcour
Ther
of stree
antique
There will
on sale on
highlights
edge of th
style, who
antique v
Left: the
Apulian v
one of the
Beaune.T
House, En
Right: th
birds pain
his gallery
Below: the eight exhibitors from the United States
at Parcours include Donald Ellis from New York,
specialising in Native American art showing at Rive
Gauche Marcel Strouk on the rue de Seine. He will
be taking this carved Haida grease bowl of c.1820
from British Columbia for which he is asking
around €100,000.
2106IE01-03finp42-44.indd 22106IE01-03finp42-44.indd 2 9/2/2013 10:31:28 AM9/2/2013 10:31:28 AM
Antiques Trade Gazette 43
User: IVAN Issue No: 2106 Issue Date: 07/09/13 File Name: IE01-03 PROOFED:
antiques trade gazette
ss Paris
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Right: a 2ft
7in (79cm) high
Songye Power
figure estimated
at $600,000-
900,000 from
the Allan Stone
collection to be
sold by Sotheby’s
on November 15
in New York and
on view in Paris in
September.
Ceramics: Parcours de la Céramique
TOWARDS the end of the month a second trail opens up around the Carré Rive
Gauche, this time devoted to a broad range of ceramics and glass as the 6th
Parcours de la Céramique is staged over four days from September 24-28.
There are 23 participants this year spread over two sites: the network
of streets round the Carré Rive Gauche and in the Louvre des Antiquaires
antiques centre opposite the eponymous museum. Visitors can expect to see a
wide range of European pottery and porcelain as well as near and far eastern
ceramics and glassware in these specialist shops.
The majority of the exhibitors are Parisian but foreign dealers come from
Italy, the UK and Belgium to show as guests in Paris galleries. As with previous
parcours, each day will feature guided tours conducted by museum curators
and specialists. For more detailed information including a map showing the
gallery locations there is a detailed website www.franceantiq.fr/siccaf
There will be a wealth of different styles of Oriental and Occidental pottery and porcelain
on sale on the Paris ceramics trail, but it is easy to understand why it might feature plenty of
highlights from Sèvres, France’s premier porcelain factory, that has always been based on the
edge of the city. Pictured here are two examples of the late 18th/early 19th century Etruscan
style, whose form and decoration was inspired by the recently discovered excavations of
antique vases.
Left: the 10in (25.5cm) high, green-ground gilt ewer of 1816, whose shape is based on a
Apulian vase form known as oinochoe, is being brought to the Parcours by Errol Manners,
one of the two English guest exhibitors, who is showing at Galerie Artesepia on the rue de
Beaune.The ewer has a provenance to the The Earls of Mount Edgcumbe, Mount Edgcumbe
House, England and will be priced in the region of £9500.
Right: this cup and saucer of c.1793-95 comes from a yellow ground service decorated with
birds painted by Georges Buffon. It is one of the pieces that Christian Béalu is showing at
his gallery on the rue du Bac during Parcours de la Céramique, where it is priced at €7500.
Eyre de Lanux exhibition
Tribal art and ceramics are not
the only disciples on show in the
antique shops and art galleries
packed in to the Carré Rive Gauche/
Saint-Germain-des-Prés area – 20th
century design has its place in the
spotlight as well.
American-born, Paris-based
designer Elizabeth Eyre de Lanux
(1894-1996) was a contemporary
of Eileen Gray, producing similar
avant garde Art Deco furnishings
using a wealth of unusual materials.
She is less well known than Gray,
however, and her small body of
work doesn’t come to market that
often.
All this could be about to change
courtesy of a major retrospective
at Willy Huybrechts’ Left Bank
gallery on the rue Bonaparte which
opens on September 19 and runs to
October 19. The show is the result
of over four years of research that
has also resulted in a new book
on the designer, who was a friend
of Picasso, Man Ray, Brancusi and
other major names in the Paris art
world. Using documents from the
artist’s family and the Smithsonian
institute, Willy Huybrechts and
Louis Géraud Castor have
collected together some 30 pieces
of furniture and drawings from
various private collections. Together
they demonstrate the breadth of de
Lanux’s talent: her use of materials
like lacquer, parchment, cork, and
lino, and the varied sources that
inspired her designs such as Cubism
and tribal art.
Prices range from a lamp at
€15,000 up to €200,000 for the
most important pieces.
See www.willy-huybrechts.com
Above: this pair of
2ft 9in (85cm) high
walnut drum seats are
among 30 pieces on
show at the Eyre de
Lanux retrospective
at Galerie Willy
Huybrechts.
Left: Elizabeth Eyre de
Lanux photographed
by Man Ray.
Drouot
During renovation work at the Hôtel Drouot auction centre in Paris,
sales in September are being held in two alternative locations:
Drouot-Montmartre, 64, rue Doudeauville and 12, rue Drouot.
For more detailed information see the Drouot website at
www.drouot.com
©manyraytrustadagp
2106IE01-03finp42-44.indd 32106IE01-03finp42-44.indd 3 9/2/2013 10:31:38 AM9/2/2013 10:31:38 AM
international events
44 7th September 2013
User: IVAN Issue No: 2106 Issue Date: 07/09/13 File Name: IE01-03 PROOFED:
antiques trade gazette
Above: this hitherto unpublished painting, The Loves of the Gods by the Antwerp-born artist Pauwels
Franck, better known as Paolo Fiammingo (1540-96), will feature in Koller’s auction series later this
month as part of their September 20 sale of Old Master paintings.
The 3ft 11in x 5ft 5in (1.2 x 1.67m) oil on canvas, which was discovered in 2001 in a Swiss private
collection and is dated to c.1585, is stylistically similar to a series of paintings representing the five
senses commissioned from the artist by the Augsburg Imperial banker Hans Fugger.
Koller’s painting depicts a gathering of the gods, showing Jupiter, Neptune,Vulcan, Cupid and Venus
in a riverscape setting. Restoration work has also revealed another figure group in the background.The
work is estimated to fetch SFr200,000-300,000.
www.kollerauktionen.ch
Above: antiques and personal memorabilia from the estate of entertainer Bob Hope and his wife
Dolores are to be offered by Julien’s of Beverly Hills in a two-day auction on September 20-21.The
material on offer comes from the couple’s homes in Toluca Lake and Palm Springs.
Bob Hope was also a celebrated golfer and there are many golfing souvenirs in the auction,
including his personal golf cart, while personal memorabilia includes signed presidential books and
photographs, award plaques and trophies, plus gifts from celebrities and politicians.
The furnishings include antique and modern pieces, among them 18th and 19th century Chinese
export porcelain as well as this 7ft 6in (2.3m) high, George I green parcel-gilt chinoiserie-decorated
bureau cabinet, with a provenance to Mallett, London, which is billed as one of the highlights with an
estimate of $75,000-85,000. www.juliensauctions.com
Koller to offer Old Master discoveryHigh Hopes in Beverly Hills
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O
rganisé par Tribal Art Ma-
nagement avec à sa direc-
tion Pierre Moos, ce Par-
cours 2013 offre une présidence
d’honneur à la spécialiste de l’art
Dogonet commissairede l’exposi-
tion « Dogon » au musée du quai
Branly en 2011, Hélène Leloup.
L’un des premiers marchands
français à se préoccuper, début
des années cin-
quante, de
l’art nègre
et à ou-
vrir sa
galerie
à Pa-
ris…
For-
te de
sonsuc-
cès en
2012 –
unnom-
bredevi-
siteurs
estimé à 10.000 et, côté mar-
chands, le chiffre d’affaires le
plus intéressant depuis 2008 –,
cette nouvelle édition regroupe
pas moins de soixante exposants
en arts premiers dont la moitié
vient de l’étranger (Espagne, Ita-
lie, Grande-Bretagne et même
Australie et Canada) sans oublier
dix de nos compatriotes et une
forte participation américaine.
Maisen quoi 2013 se distingue-
t-il de 2012 ?
Pierre Moss fait d’abord remar-
quer que « l’art tribal passionne
non les investisseurs mais les vé-
ritables collectionneurs et que ces
arts premiers suscitent un intérêt
croissant. Toutefois, si l’art afri-
cain intéresse encore la majorité
descollectionneurs, on note un dé-
placement vers l’art océanien. Le
goût change et il est certain que la
rareté est plus présente en art
océanien qu’en art africain. Et la
rareté, l’exceptionnel, c’est la rai-
son de vivre de tout
collectionneur ! »
De souligner en-
suite le soin appor-
té à la sélection des
objets présentée.
Pas moins de deux
expertises pour ga-
rantir leur authenti-
cité.
Dernières caracté-
ristiques enfin, l’ou-
verture à quelques
exposants d’art con-
temporain non occi-
dental car « si l’art
tribal ne produit
plus de pièces,
d’une certaine fa-
çon, l’art contempo-
rain prend le relais
de l’expression de
cet art universel ».
Et l’organisation
d’expositions thé-
matiques par une
vingtaine de galeries.
L’occasion de plonger
dans les bijoux et orne-
ments d’Afrique,
d’Océanie, d’Asie, de
découvrir les amulettes
Sepik recueillies dans la
profondeur de la terre
ancienne de Papouasie-
Nouvelle-Guinée,lessif-
flets sculptés des Bakon-
go ou les signes de la
féconditéauNord-Came-
roun.
Le parcours sera magi-
que.
CLAIRE COLJON
arts
arts
A
la fin du mois de juin der-
nier, la maison de ventes
aux enchères parisienne
Pierre Bergé  Associés a réalisé
une excellente opération en pro-
posant un portrait dit « du
Fayoum » d’une qualité excep-
tionnelle. Surnommé « la dame
en bleu », d’après la couleur du
manteau recouvrant les épaules
de la jeune femme représentée,
ce petit panneau de bois peint à
l’encaustique, mesurant 38 sur
22,3 centimètres, s’est en effet
vendu bienau-delà de son estima-
tion provisoire. Alors que l’on en
attendait aux alentours de
800.000 euros, les enchères se
sont littéralement envolées, jus-
qu’à atteindre la somme record
pour une œuvre de ce type de
1.467.324 euros (frais inclus) !
À côté de cela, les 688.068 eu-
ros dépensés en juin 2007 chez
Sotheby’s à New York pour un
portraitd’homme un peuplus tar-
dif sembleraient presque dérisoi-
res…
En effet, aux yeux des spécialis-
tes des portraits gréco-romains
d’Egypte, comme l’éminent ar-
chéologueallemand Klaus Parlas-
ca, la « dame en bleu » méritait
bel et bien un tel investissement.
Les portraits du Fayoum sont ef-
fectivement des témoignages
inestimables de l’histoire de l’art
puisqu’ils sont considérés com-
me les plus anciens portraits
peints parvenus jusqu’à nous.
Tombés dans l’oubli jusqu’à la fin
du XIXe siècle, leur redécouverte
par le grand public fut l’œuvre
d’un antiquaire viennois, Theo-
dor Ritter von Graf, qui organisa
de grandes expositions interna-
tionales pour faire connaître ses
récentes acquisitions.
En 1887, celui-ci en avait en ef-
fet acheté plusieurs exemplaires
à des agriculteurs qui venaient
de les découvrir, un peu par ha-
sard, à er-Rubayat, dans la ré-
gion de l’oasis du Fayoum. L’an-
née suivante, le grand égyptolo-
gue anglais Flinders Petrie mit à
son tour la main sur 146 nou-
veaux portraits, lors de fouilles
menées sur le site d’Hawara, con-
firmant au passage l’authenticité
de ceux acquis par Theodor Rit-
ter von Graf. La légende des por-
traits du Fayoum (presque un
millier au total) était née !
AU CROISEMENT
DE L’EGYPTE, DE LA GRÈCE
ET DE LA ROME ANTIQUE
Pour trouver l’origine de ces
portraits peints sur chevalet, il
fautremonter 2.000 ans enarriè-
re. En 31 av. J.-C, soit au lende-
main de la fameuse bataille d’Ac-
tium, marquée par la victoire
d’Octave sur les forces de Marc
Antoine et de Cléopâtre, l’Egypte
passesous contrôle romain. Rapi-
dement, de nombreux Romains
traversent la Méditerranée pour
s’y installer et adoptent un nou-
veau mode de vie, fortement in-
fluencé par les coutumes locales.
Cela fut particulièrement fla-
grant dans le domaine funérai-
re : ceux-ci prirent en effet l’habi-
tude égyptienne de se faire em-
baumer, tout en introduisant au
rite un élément gréco-romain, à
savoir la pratique du portrait. De
leur vivant, un artiste itinérant
venait à leur domicile pour pein-
dre les traits de leur visage, soit à
la cire ou à la détrempe sur pan-
neaux de bois (du tilleul générale-
ment) ou bien sur des suaires de
toile. Accrochés aux murs de
leurs demeures, ces portraits
étaient ensuite disposés sur les vi-
sages momifiés de leurs proprié-
taires décédés pour garantir le
bon déroulement de leur long
voyage vers le monde des Morts
et la survie de leur apparence
dans l’au-delà.
Dans le cas de notre « dame en
bleu », le portrait dévoile une jeu-
ne femme issue de la haute socié-
té romaine locale, représentée de
face, légèrement tournée vers la
droite. Outre les traits assez durs
de son visage et les brillants bi-
joux en or qui pendent à son cou
et à ses oreilles, c’est surtout sa
coiffure qui intrigue le specta-
teurdu XXIe siècle.Constitué no-
tamment de petites bouclettes fi-
nement disposées en rangs serrés
et de deux longues tresses, cet ar-
rangement capillaire est en réali-
té copié des coiffures officielles
d’Agrippine la Jeune, la mère de
Néron, et de Claudia Octavia, sa
première épouse. Des détails qui
ont leur importance puisqu’ils
permettent de dater avec préci-
sion la création de ce portrait du
règne de Néron, c’est-à-dire vers
54-68 ap. J.-C.
Portrait auréolé par certains
du titre de «Joconde du Fa-
youm», il semble en effet évident
qu’il doive trouver sa place parmi
les plus beaux exemples d’une
production qui s’est tout de mê-
me étalée sur plus de quatre siè-
cles ! Outre l’extrême rareté de la
couleur bleu clair de son vête-
ment, c’est surtout la précision
dans le rendu des traits du modè-
le qui étonne. Loin du portrait
standardisé, tel qu’on peut le voir
dans la plupart des exemples par-
venus jusqu’à nous, la « dame en
bleu » appartient bel et bien aux
rares chefs-d’œuvre du genre. De
quoi justifier la somme de pres-
que 1,5 million d’euros qui a été
dépensée par son nouveau pro-
priétaire pour l’acquérir !
JEAN VOUET
Des Maoris de Nouvelle-Zélande au peuple bamiléké du Cameroun, des Dayaks de l’île de
Bornéo aux Eskimos d’Alaska, c’est à la découverte de tous ces arts qu’invite la douzième
édition du « Parcours des mondes ».
Etrange et magnifique,
ce crochet porte-crâne
« agiba » de la popula-
tion kerewa (golfe de
Papouasie, Papouasie-
Nouvelle-Guinée). Col-
lecté avant 1910 dans le
village de Derai, il est
en bois, fibres et pig-
ments et exposé par
Voyageurs et Curieux.
© VOYAGEURS ET CURIEUX.
Dans la galerie Olivier Castella-
no, cette statue Baoulé de Côte
d’Ivoire. En bois, haute de 43 cm,
elle est datée fin XIXe - début
XXe siècle. © OLIVIER CASTELLANO.
Pour ce portrait auréolé par certains du ti-
tre de « Joconde du Fayoum », il semble en
effet évident qu’il doive trouver sa place
parmi les plus beaux exemples.
La dame en bleu Quand Paris parcourt le monde
MARCHÉDEL’ART
De la première moitié
du XIXe siècle, en corne
de buffle, bois et crin,
cette corne à médecine
du peuple Toba-Batak
(« naga morsarang »,
Sumatra) est présentée
dans la Galerie Alain
Bovis. © ALAIN BOVIS.
MARCHÉDEL’ART
Créées en 2013, ces
« Silhouettes » en bois
et pigments de l’artiste
béninois Dominique
Zinkpè, sont à voir dans
la Galerie Vallois.
© CHARLES PLACIDE.
La vente d’un portrait du Fayoum de cette qualité est en soi un événe-
ment exceptionnel. © D.R.
Page 52 Mercredi 28 août 2013 Mad Mad Mercredi 28 août 2013 Page 53
C14 Cultuur
THEATER
Stipendium voor toneelschrijvers
Het Prins Bernhard Cultuurfonds gaat jaarlijks een stipendium
uitreiken aan toneelschrijvers voor het schrijven van een nieuw
stuk. Dat maakte juryvoorzitter Arthur Japin gisteren bekend bij
de opening van het Nederlands Theaterfestival. Het Theater-
TekstTalent-stipendium bestaat uit een bedrag van 12.500 euro,
plus een bijdrage van 22.500 euro om het nieuwe stuk te realise-
ren. Een jury met onder meer Maria Goos zal kandidaten selec-
teren op basis van synopsis, één scène en een eerdere tekst.
THEATER
Bussemaker richt denktank op
Minister van Cultuur Jet Bussemaker zal met de Koninklijke Aka-
demie van Wetenschap een denktank oprichten van kunste-
naars en wetenschappers, om het contact tussen kunst en sa-
menleving te versterken. Dat zei Bussemaker in ‘De Staat van het
Theater’, de jaarlijkse State of the Union van de theatersector, bij
de opening van het Theaterfestival. De politiek moet luisteren
naar kunstenaars, zei Bussemaker, maar die moeten ook beter
hun eigen waarde bepleiten, in de vorm van ‘ambassadeurs’.
‘Ik ben een visuele activist’
Interview Zanele Muholi De Zuid-Afrikaanse fotografe registreert het leven van lesbische vrouwen.
Vrouwenportretten, vaak in zwart-wit, van Zanele Muholi, te zien in Prins Claus Fonds Galerie in Amsterdam.
Delpeut wordt nieuwe artistiek leider DUS
Door onze redacteur
Herien Wensink
AMSTERDAM. Regisseur Thibaud Del-
peut wordt de nieuwe artistiek leider
van De Utrechtse Spelen (DUS). Jac-
ques van Veen (voorheen Ro Theater,
Holland Festival) treedt aan als alge-
meen directeur. Dat heeft de organisa-
tie gisteren bekendgemaakt. DUS is
een van de acht rijksgesubsidieerde
gezelschappen met 1,5 miljoen euro
subsidie per jaar. Vorig jaar ging het
gezelschap bijna failliet nadat het te
grootschalige producties had ge-
maakt. Gemeente en provincie
Utrecht moesten financieel bijsprin-
gen. Artistiek leider Jos Thie, zakelijk
leider Jelle Snijder en de raad van toe-
zicht stapten op. Sindsdien is een reor-
ganisatie afgerond, waarbij het gezel-
schap is teruggebracht tot een romp-
organisatie. Met de ervaren bestuur-
der Van Veen en de jonge, maar veel-
geprezen Delpeut kan begonnen wor-
den aan de ontwikkeling van een
nieuw, financieel solide en artistiek in-
teressant profiel. Delpeuts eerste gro-
te zaalregie wordt in seizoen ’14-’15
verwacht. In seizoen ’13-’14 maakt hij
nog Caligula (Toneelschuur Produc-
ties) en Ajax bij Schauspiel Frankfurt.
Delpeut (1978) rondde in 2006 de
regieopleiding in Amsterdam af. Daar-
na kon hij direct aan de slag bij het Na-
tionale Toneel en Toneelgroep Am-
sterdam. Daar ontwikkelde Delpeut
een herkenbare, consequente stijl met
strak gecomponeerde voorstellingen
en een frisse kijk op toneelklassiekers.
In zijn regies laveert hij tussen experi-
menteel en conventioneel.
Binnen opleidingstraject TA-2
maakte Delpeut de voorstellingen Bri-
tannicus (2007), Antigone-Kreon-Oidi-
pous (2009) en Al mijn Zonen (2010).
Met het bejubelde Al mijn Zonen
plaatste Delpeut zich in de traditie-
Van Hove: een kaal, esthetisch toneel-
beeld, een indrukwekkende sound-
track, heldere tekstbehandeling en
stemmig spel. Die stijlkenmerken lij-
ken ook geschikt voor de grote zaal
van de Utrechtse stadsschouwburg.
Delpeuts eerste grotezaalvoorstel-
ling bij TA (Ibsens Nora) werd afgelo-
pen seizoen wisselend ontvangen.
Maar hoofdrolspeelster Halina Reijn
werd voor haar prestatie wel genomi-
neerd voor toneelprijs de Theo d’Or.
LUDION
Het nieuwe cultuur-
seizoen is begonnen.
Lees nu
Rudi
Fuchs
Kijken 2
Een leesboek
over kunst
Advertentie
Door onze cultuurredactie
AMSTERDAM. De 84-jarige Egyptische
volksdichter Ahmed Fouad Negm
heeft de Grote Prins Claus Prijs gewon-
nen voor zijn in Egyptische spreektaal
geschreven poëzie. De prijs bestaat uit
100.000 euro. 11 december van dit
jaar zal prins Constantijn de prijs uit-
reiken in het Koninklijk Paleis in Am-
sterdam.
Het fonds dat met de prijs vrijheid
van culturele expressie wil stimule-
ren, roemt Negms „uitgesproken, kri-
tische en originele poëzie” die volgens
het fonds „een weerslag is van zijn on-
afhankelijkheid, integriteit, moed en
voortdurende inzet in de strijd voor
vrijheid en sociale rechtvaardigheid”.
Daarbij komt dat zijn gedichten dage-
lijks in de straten en op tv en radio in
Egypte ten gehore worden gebracht.
„Vele jonge Egyptenaren kennen zijn
gedichten uit hun hoofd, declameren
ze op straat, citeren ze in graffiti en ge-
ven er in moderne muziek een nieuwe
interpretatie aan.”
Als jonge man ontmoette hij de
zanger en componist Sheikh Imam in
de arme Kosh Adam buurt. Ze vorm-
den een zangduo en hun muziek ver-
gaarde grote nationale roem. Negm
belandde in zijn leven verscheidene
keren in de gevangenis, vanwege zijn
kritiek op de elkaar opvolgende auto-
ritaire regimes van Nasser, Sadat en
Mubarak. Zes jaar geleden werd
Negm door de Verenigde Naties uitge-
roepen tot een ‘ambassadeur van de
armen’.
Het zeventien jaar oude Prins Claus
Fonds heeft tot doel de uitwisseling
tussen cultuur en ontwikkeling te be-
vorderen. De elf jaarlijkse prijswin-
naars worden geëerd omdat ze „door
hun culturele en artistieke uitingen
een positieve impact hebben op de
ontwikkeling van hun land”. Sinds de
dood van prins Friso is zijn broer Con-
stantijn erevoorzitter.
Grote Prins
Claus Prijs:
Egyptische
dichter
Door onze redacteur
Wim Brummelman
AMSTERDAM. Er is niets vrijblijvends
aan het werk van de Zuid-Afrikaanse
fotografe Zanele Muholi. Prachtige
portretten maakt ze, meestal van
vrouwen, meestal van lesbische vrou-
wen. Ze is zelf lesbisch. Indringende
kunstwerken zijn het, maar Muholi
maakt geen foto’s om de mooiigheid.
‘Een visuele activist’, zo betitelt ze
zichzelf.
Muholi, 41 jaar geleden geboren in
de township Umlazi bij Durban,
werkte na haar schooltijd een jaar in
een textielfabriek. Rond haar negen-
tiende ging ze op zoek naar een beter
bestaan, ze vertrok naar Johannes-
burg. Tien jaar lang werkte ze als
kapster, daarna werd fotograferen en
documentaires maken haar leven. En
ze helpt vrouwen zich te organise-
ren.
In zeker opzicht is Zuid-Afrika het
ideale land voor homo’s en lesbien-
nes. In geen enkel ander land ter we-
reld zijn hun rechten grondwettelijk
vastgelegd én bestaat er aparte wetge-
ving voor gelijke behandeling. Maar
met wetten alleen verander je de hou-
ding van mensen niet, weet Muholi.
Daarvoor is educatie nodig, de men-
sen laten zien, laten begrijpen.
Daarom maakt ze haar portretten.
En maakt ze gefilmde documentaires
over vrouwen die het slachtoffer zijn
geworden van ‘correctieve’ verkrach-
ting en over begrafenissen van vrou-
wen die het slachtoffer zijn geworden
van dodelijk geweld.
Koel registreert ze de feiten: ‘April:
Patricia ‘Pat’ Mashigo (36), murdered
in Daveyton Ekurhuleni, her naked
body found near a local primary
school’. Maar ze blijft altijd genuan-
ceerd. Het beeld van de zwarte Zuid-
Afrikaanse man als machogewelde-
naar wil ze niet bevestigen. „Dan zou
ik alle zwarte broeders die mij steu-
nen tekortdoen. Ik moet bedacht-
zaam zijn, niet generaliseren. Ik kijk
alleen naar de feiten.”
Veel vrouwenportretten zijn in
zwart-wit. „Het hangt af van mijn
stemming”, zegt ze. Het is ook een be-
wuste keuze. Zwart-witfoto’s roepen
de herinnering op van vroeger. „Ik
creëer de sfeer van: wij zijn hier eer-
der geweest. Misschien hadden we
toen nog geen naam, maar we zijn
hier altijd geweest.”
Op haar schouder draagt ze een tat-
too. Van een baarmoeder. De moeder-
schoot. Een eerbewijs aan de vrouw
die het leven ter wereld brengt, een
herinnering aan het feit dat we alle-
maal als mensen zijn geboren.
Expositie foto’s Muholi t/m 22 nov in de
Prins Claus Fonds Galerie, Herengracht
603, Amsterdam.
PRINS CLAUS PRIJS 2013
De tien winnaars
Deze kunstenaars krijgen de Prins
Claus Prijs, groot 25.000 euro:
1. Zanele Muholi, fotografe,
Zuid-Afrika (1972).
(Zie ook interview hieronder.)
2. Naiza Khan, beeldend
kunstenares, Pakistan (1968).
3. Carla Fernández, mode-
ontwerpster en cultureel erfgoed
(weefsels), Mexico (1973).
4. Alejandro Zambra, schrijver,
dichter, criticus, Chili (1975).
5. Lu Guang, fotojournalist, China
(1961).
6. Oscar Muñoz, beeldend
kunstenaar, Colombia (1951).
7. Christopher Cozier, beeldend
kunst, Trinidad  Tobago (1959).
8. Idrissou Mora-Kpaï, filmer,
Benin (1967).
9. Theatre Garasi/Garasi
Performance Institute, perfor-
mance kunst/ theaterlab in
Yogjakarta (1993), Indonesië.
10. Orquesta de Instrumentos
Reciclados Cateura, jeugdorkest
van dorp op vuilnisbelt Cateur, met
muziekinstrumenten gemaakt van
afval, opgericht 2006, Paraguay.
VRIJDAG 6 SEPTEMBER 2013 C15NRCHANDELSBLAD CULTUUR
Een krijgsschild als een tijdmachine
Interview
Michel Thieme
Kunsthandelaar Michel
Thieme is de enige
Nederlandse deelnemer aan
Parcours des Mondes in
Parijs, de grootste
etnograficabeurs ter wereld.
Door onze redacteur
Arjen Ribbens
AMSTERDAM. Van opwinding kon Mi-
chel Thieme niet slapen. De hande-
laar in etnografica kwam onlangs de
fascinerende herkomstgeschiedenis
op het spoor van een houten krijgs-
schild uit Nieuw-Brittannië, een ei-
land in de Stille Zuidzee nabij Nieuw-
Guinea. Na detectiveachtig speur-
werk kon hij aantonen dat het schild,
afkomstig uit de collectie van schrij-
ver en kunstenaar Jan Wolkers, in
1909 is verzameld door de Duitse et-
nograaf en antropoloog Dr. Wilhelm
Müller. In een reisverslag staat be-
schreven hoe Müller het ruilde met
schichtige inboorlingen die nog nooit
een blanke hadden gezien.
Dat is waar serieuze verzamelaars
van dansmaskers, voorouderbeelden
en andere tribale kunst van dromen:
aantoonbaar oude voorwerpen, die
binnen een stam voor eigen cultureel
gebruik zijn vervaardigd op een mo-
ment dat een cultuur nog viriel was,
dat wil zeggen, nog niet ‘bedorven’
door contact met het Westen. Thie-
me: „Het voelt alsof ik plotseling kan
aantonen in welke kist Hugo de Groot
uit slot Loevestein is ontsnapt.”
Volgende week staat hij met onder
meer het schild op Parcours des Mon-
des in Parijs, de belangrijkste beurs
voor etnografica ter wereld. Dankzij
de kleurrijke herkomstgeschiedenis is
het schild daar een van de topstukken.
Toen Thieme het schild overnam
van Karina Wolkers, de weduwe van
de schrijver, wist hij alleen dat Jan
Wolkers het in 1967 had gekocht bij
Louis Lemaire, een gerenommeerd
handelaar uit Amsterdam. Het schild
stamde vermoedelijk uit een museale
collectie, want naast het handvat
stond een met rode verf geschilderd
inventarisnummer. Van antiquair Le-
maire is bekend dat hij vaak voorwer-
pen ruilde met Duitse musea. Maar
met welk museum ruilde hij het
schild? Het archief van Lemaire, dat
een paar jaar geleden aangekocht is
door het Metropolitan Museum of Art
in New York, geeft daarover geen uit-
sluitsel.
In de catalogus van een Zweeds vei-
linghuis vond Thieme een speer met
een inventarisnummer in hetzelfde
handschrift als dat op zijn schild. „Ik
heb een goed geheugen voor dat soort
dingen”, zegt hij. Die speer stamde uit
een bekende Duitse koloniale verza-
meling, waarvan de eigenaar banden
had met verschillende Duitse musea.
Al deducerend kwam Thieme uit bij
het Museum für Völkerkunde in Ham-
burg. Een mailtje aan dat museum
werd na een week beantwoord door
een conservator: „Uw schild is onder-
deel van de collectie van de Hambur-
ger Südsee-Expedition van Dr. Wil-
helm Müller.” Het bericht ging verge-
zeld met opmerkelijk pünktliche infor-
matie: verzameld op 9 maart 1909,
ten westen van Kaap Beechey.
In de bibliotheek van het Instituut
voor Taal-, Land- en Volkenkunde in
Leiden vond Thieme een kopie van
het originele reisverslag van de expe-
ditie naar Nieuw-Brittannië. Een deel-
nemer aan de onderzoekingstocht be-
schrijft daarin de ruilhandel met de
inheemse bevolking. Het expeditie-
schip was geland bij een riviermon-
ding. Ongewapende matrozen brach-
ten al wadend door het ondiepe water
ruilgiften naar de inboorlingen aan de
overkant van de rivier, die op hun
beurt voorouderschedels, dansmas-
kers, speren, schilden en knotsen
voor de matrozen op de grond neer-
legden. Het wantrouwen aan beide
kanten was groot: op de ene oever
stonden de expeditieleden met gela-
den geweren in de aanslag en op de
andere oever hielden mannen met
speren en knotsen het handelsver-
keer in de gaten. Thieme: „Dat ver-
haal is nu onlosmakelijk aan het schild
verbonden. Als ik ernaar kijk, is het
alsof ik in een tijdmachine stap.”
Thieme (42) handelt in tribale
kunst sinds 2000. Zijn passie voor et-
nografica ontstond toen hij zich in
dienst van de bekende Amsterdamse
tatoeëerder Henk Schiffmacher speci-
aliseerde in tribale tattoos. Hij reisde
naar Samoa, Borneo en andere exoti-
sche oorden om ter plekke onderzoek
te doen naar de originele tatoeages
van inheemse culturen. Toen bleek
dat hij de etnografische voorwerpen
die hij op Borneo kocht in Amsterdam
met aantrekkelijke winst kon verko-
pen, opende hij een galerie op de
Spiegelgracht. Thieme: „Voor mijn ge-
voel ben ik via de keuken de etnografi-
cawereld binnengekomen. Mijn eigen
tattoos hebben daar zeker bij gehol-
pen. Daardoor ontmoette ik mensen
die de geheimen van hun cultuur met
me wilden delen.”
In tien jaar tijd heeft Thieme een
naam opgebouwd als antiquair met
een bijzondere interesse in histori-
sche etnografica. Hij stond al eens op
Tefaf in Maastricht en als enige hande-
laar uit Nederland is hij volgende
week uitgenodigd voor Parcours des
Mondes in Parijs. Zestig van de beste
etnograficahandelaren uit de wereld
staan dan zes dagen in galeries in en
rond de Rue de Seine.
Er zijn meer goede handelaren in
Nederland, zegt Thieme bescheiden.
„Wat heeft geholpen is dat ik me heb
gespecialiseerd in Oceanië en Indone-
sië en daar is behoefte aan in Parijs.”
Een uitgebreid artikel over de ontdek-
king van de herkomst van het schild van
Wolkers staat in kunst- en antiekmaga-
zine Vind nr. 11. Parcours des Mondes,
10 t/m 15 sept. in Parijs.
Inl: www.parcours-des-mondes.com
Antiquair Michel Thieme met een krijgsschild uit Nieuw-Brittannië, dat stamt uit de collectie van schrijver Jan Wolkers.
Kunst
markt
Winterlandschap van
Fredrik Marinus Kruseman
olieverfschilderij uit 1846 met een
formaat van 25,3×30,5 cm. Op 12
september te koop op een veiling
van negentiende-eeuwse
schilderkunst bij Christie’s in
Londen. Richtprijs 8.000-12.000
pond (9.400-14.000 euro).
Bijzonderheid Fredrik Marinus
Kruseman komt uit een kunste-
naarsgeslacht. Hij is vooral
bekend van zijn romantische
landschappen: ijstaferelen,
molens, veel struweel. Zijn oeuvre
is naar schatting 300 tot 350
schilderijen groot. Een groter
formaat wintertafereel bracht vier
geleden bij Sotheby’s in Amster-
dam 516.000 euro op.
Goedekoop?FrankBuunk,eige-
naarvanSimonisBuunkKunst-
handelinEde:„Ikgaerzelfop
bieden.Dus:ja,goedekoop.Het
iseenvroegeKruseman,diezijn
mindergeliefd.Maarikbengeen
fanvanzijnlaterebonbondoos-
achtigelandschappen. Mijtezoet.
Watikmooivindaan ditdoek?
Kijknaardiemolen.Nogeenpaar
nachtjesvorstenhijvaltom.”
Door mijn tattoos ontmoette ik mensen die de geheimen
van hun cultuur met me wilden delen
Uitnodiging voor taxatiedagen voor onze herfstveilingen
oude meesters en meesters van de 19e eeuw, sierkunsten, zilver,
moderne kunst, hedendaagse kunst, fotografie, Aziatische kunst
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Brussel tel. +32-2-514 05 86 www.lempertz.com
Advertentie
FOTOMERLIJNDOOMERNIK
10 SEPT 13
Quotidien
OJD : 486296
Surface approx. (cm²) : 225
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
L'AGENDA
Par Fabien Randanne
IQ n La halte parisienne
dè France Lymphome Espoir
Le lymphome est le premier cancer
chez les adolescents et les jeunes
adultes Chaque annee,
14000 nouveaux patients
sont diagnostiqués Parce que le
dépistage de cette maladie n'est pas
possible, il est nécessaire de repérer
des symptômes qui doivent inciter
à consulter un spécialiste C'est donc
pour informer et sensibiliser le
public que le bus de I association
France Lymphome Espoir fait halte
aujourd'hui à Paris
Entrée libre. Le bus est installe
de 10 h à 18 h, sur la place de l'Hôtel-
de-ville, esplanade de la Libération,
Parisx. M°Hôtel-de-Ville.
15 M Un salon dédié
aux arts premiers
Une soixantaine de galenstes,
venus du monde entier et spécialisés
dans les arts d'Afrique, d Asie,
des Amériques et d'Océanie
sont réunis à partir d aujourd nui, et
jusqu'à dimanche au salon Parcours
des mondes Une occasion rêvée
pour les amateurs d arts premiers
de profiter de cette concentration
d œuvres et de spécialistes dans
le quartier des Beaux-arts de Saint-
Germain-des-Prés
Accès libre. De 15 h à 21 h (de ll h
à 19 h de mercredi à samedi et de 11 h
à 17 h dimanche), dans le quartier de
Samt-Germam-des-Prés, Paris b.
M° Odéon, www.parcours-paris.eu.
18 h Un cours de tricot
géant et gratuit
Une maille a I endroit, une maille a
I envers. Le site Internet Knit Spirit
anime ce mardi soir durant
deux heures, un cours de tricot géant
gratuit (il faut cependant payer une
conso). Il vous suffit d amener vos
aiguilles, crochets et pelotes de
laine Les tricoteurs et tricoteuses
débutants sont les bienvenus
Entree libre. De 18 h à 20 h, à La
Penderie Restaurant, 17, rue Etienne-
Marcel, Paris 1. M° Etienne-Marcel.
18 M La jeunesse d'Egypte
au-delà des clichés
Comment la révolution a-t-elle
changé lavie des jeunes Egyptiens9
C'est I une des questions abordées
par le travail de la photojournaliste
belge Pauline Beugnies, dont une
partie est exposée à I Institut de
recherches et d'études Méditerranée
Moyen-Orient, jusqu au 23 novembre
Les cliches ont été pris entre
novembre 2010 et février 2012,
e est-à-dire avant, pendant et après
le soulèvement du peuple égyptien
Accès libre, vernissage à 18 h,
à l'iReMMO 7, rue Basse-des-Carmes,
Paris 5*. M° Maubert-Mutualité.
19 h 3O Le FestivBal Folk
rythme lesquais de Seine
Entrez dans la danse! Lassociation
Quais de Seine vous invite
a rejoindre son bal au bord
de l'eau et à esquisser quèlques pas
de danses traditionnelles
de diverses époques
Un rendez-vous qui rassemble
toutes les générations
Entrée libre. De 19h30 a 23h30,
quai Saint-Bernard, Paris 5°.
M°Jussieu ou Gare-d'Austerlitz
2O H 3O Kaspar Hauser
sur une plage électro
A I issue de la projection en avant-
première de La Legende de Kaspar
Hauser, variation (très] libre autour
de l'histoire de celui qui fut
surnommé « I orphelin de I Europe »
au XIXe
siècle, le public pourra poser
ses questions au réalisateur Davide
Manuli, a I actrice Silva Calderoni
et à I artiste électro Vitalic,
qui signe la bande originale
Tarif : 10,70€ (hors réduction
ou carte d'abonnement].
A 20 h 30, au MK2 Bibliothèque,
129-162 avenue de France, Paris 13e
.
M° Bibliothèque-François-Mitterrand.
DIRECT MATIN 10 SEPT 13
Quotidien
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Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème,
toutes citations
LESARTSPREMIERS
S'AFFICHENTÀSAINT-
GERMAIN-DES-PRÉS
Pendant six jours, le Salon
international des arts premiers va
s'emparer du quartier des Beaux-
Arts de Saint-Germain-des-Prés.
Parcours des Mondes présente
différents espaces dédiés aux
cultures tribales avec le concours
d'une soixantaine de galeries d'arts
premiers. Au menu : expositions
photographiques et présentations
de statues, parures et de bijoux.

Parcours des mondes 2013 - Articles

  • 1.
    Relations publiques & Relationspresse Parcours des mondes 2013 du 10 au 15 septembre Revue de presse SUPPORTS DATES DIFFUSION LES ARTICLES DE FOND ET LES BRÈVES AGENCES Agence France Presse Mondiales 13 septembre 2013 NC MENSUELS Beaux-Arts Magazine Septembre 2013 63 491 Arts Magazine Septembre 2013 28 213 AD Septembre 2013 95549 L’Œil Septembre 2013 NC Connaissance des Arts Septembre 2013 45 907 Connaissance des Arts Septembre 2013 45 907 Aladin Septembre 2013 NC L’Estampille - l’Objet d’Art Septembre 2013 NC HEBDOMADAIRES Le Figaro Magazine 30/ 31 Août 2013 449 914 Pariscope 4 / 10 septembre 2013 55 890 La Gazette Drouot (couverture) 6 septembre 2013 34 145 La Gazette Drouot 6 septembre 2013 34 145 Valeurs Actuelles 5 / 11 septembre 2013 90 434 Challenges 5 / 11 septembre 2013 229211 Figaroscope 11 septembre 2013 NC Point de vue 11 / 17 septembre 2013 182587 QUOTIDIENS Le Quotidien de l’Art 30 Août 2013 NC Les Petites Affiches – La Loi 2 septembre 2013 NC Le Quotidien de l’Art 10 septembre 2013 NC Le Quotidien de l’Art 10 septembre 2013 NC Le Quotidien de l’Art 11 septembre 2013 NC Les Echos 11 septembre 2013 122744
  • 2.
    Le Quotidien del’Art 16 septembre 2013 NC Le Monde 13 septembre 2013 288113 Le Figaro 12 septembre 2013 321101 TRIMESTRIELS Art Absolument Septembre 2013 NC BIMENSUELS Le Journal des Arts 6 / 9 septembre 2013 NC INTERNET Artabsolument.com 24 juin 2013 Enviedailleursmagazine.com Juin 2013 Artmediaagency.com 1 juillet 2013 Artmediaagency.com 2 août 2013 Artmediaagency.com 4 juillet 2013 Artistikrezo.com 26 juillet 2013 Lessourcesdelinfo.info 5 septembre 2013 Aboveluxe.com 1 septembre 2013 Connaissancedesarts.com 9 septembre 2013 Robin des Arts 10 septembre 2013 Worldguide.com 10 septembre 2013 Challenges.fr 9 septembre2013 PRESSE ÉTRANGÈRE MENSUELS Il Giornale dell’arte (Italie) Mai 2013 15 000 Collect Arts Antiques Auctions (Belgique) Septembre 2013 NC Collect Arts Antiques Auctions Septembre 2013 NC (version française) Arts Passions (Suisse) Septembre 2013 NC Apollo (UK) Septembre 2013 35 000 Where Local Guides, Worldwide (UK) Septembre 2013 NC Tendencias del Mercado (Espagne) Septembre 2013 40 000 Die Zeit (Allemagne) Août 2013 NC Art + Auction (US) Septembre 2013 NC Antiquariato (Italie) Septembre2013 40 000 L’Éventail (Belgique) Septembre 2013 NC Kunst und Auktionen - Couverture (All) Août 2013 NC Kunst und Auktionen (All) Août 2013 NC The Art Newspaper (US) Septembre 2013 NC TRIMESTRIELS Origine (Pays-Bas) Juillet / août / septembre 2013 NC BIMENSUELS Gazette Drouot International (Chine) juillet - août 2013 NC Gazette Drouot International (UK) juillet - août 2013 NC HEBDOMADAIRES Antiques Trade Gazette (UK) 2 septembre 2013 18 000
  • 3.
    QUOTIDIENS Mad (Belgique) 28août 2013 NC Mad (Belgique) 4 septembre 2013 NC The Times (UK) 7 septembre 2013 398 000 NRC Handelsblatt 6 septembre 2013 NC LES AGENDAS QUOTIDIENS 20 Minutes (Paris) 10 septembre 2013 486296 Direct Matin 10 septembre 2013 534380
  • 4.
    AGENCE FRANCE PRESSEMONDIALES 11/15 PLACE DE LA BOURSE 75061 PARIS CEDEX 02 - 01 40 41 46 46 13 SEPT 13 Quotidien Paris Surface approx. (cm²) : 260 Page 1/1 TRIBALART 6900747300507/GNK/AMR/4 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations 13/09/2013 18:21:00 Parcours des mondes à Saint-Germain-des-Prés: l'Océanie à l'honneur PARIS, 13 sept 2013 (AFP) - La 12e édition de "Parcours des Mondes", salon international des arts premiers réunissant jusqu'à dimanche soixante galeries françaises et étrangères à Paris, fait la part belle à l'Océanie, de plus en plus prisée par les collectionneurs. Venus d'Australie, des Etats-Unis, des Pays-Bas, d'Italie, de Belgique ou d'Espagne, les galeristes étrangers présenteront également leurs plus belles oeuvres des arts premiers d'Afrique, d'Asie et des Amériques, rejoignant leurs confrères parisiens installés à demeure dans le quartier des Beaux-arts de Saint-Germain-des-Prés, transformé le temps d'un week-end. Ce salon en libre accès est devenu d'année en année un rendez-vous incontournable pour les amateurs et les collectionneurs d'arts premiers qui, selon les organisateurs, connaissent un engouement croissant. Cinquante pour cent des participants sont étrangers. "Dans un monde trop souvent déconnecté de ses racines, le regain d'intérêt pour des objets qui racontent l'origine de notre civilisation, se fait de plus en plus intense. Cet attrait pour l'étrange et le mystérieux ne se dément pas", dit dans le dossier de presse Pierre Noos, directeur de Parcours du Monde, dont la présidente d'honneur est la galeriste Hélène Leloup, spécialiste de l'art dogon. "Depuis quèlques temps, on note un déplacement de l'intérêt des collectionneurs vers l'art océanien, même si l'art africain intéresse encore 60% des acheteurs", selon M. Noos. "L'art océanien qui, il y a encore quèlques années, n'intéressait qu'un petit 10% de collectionneurs, passe maintenant à 30%. Le goût change et il est certain que la rareté est plus présente en art océanien qu'en art africain", affirme Pierre Noos. (www.parcours-des-mondes.com) jfg/pcm/fa/DS
  • 5.
    SEPTEMBRE 13 Mensuel OJD :58081 Surface approx. (cm²) : 540 N° de page : 134 Page 1/1 TRIBALART 1966527300506/GVB/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations MARCHÉ Foires & salons PAR LLTIE DELI BAC •PARCOURS DES MONDES1 Du 10 au 15 septembre Unebrillante12e édition Parcouis des mondes le rendez vous international des amateurs d art tribal revient pour une 12e edition Au fil des quelque 60 galènes installées dans les rues de Saint Germain des Pres de nombreuses expositions annoncent une programmation alléchante Place aux objets de coiffure et parures bijoux et ornements d Afrique à Asie et d Oceanie dans le Salon de beaute» de la galerie Ma ne Durieu ou s illustre un prestigieux pendentif Baoule en or representant un poisson chat [ill e contre] Spécialisée en art ocean en la galerie Voyageurs et Curieux presente un important crochet porte crane de Papouasie Nouvelle Gu nee qui n est pas sans rappeler I art brut de Chaissac Pour un choix de cranes d ancêtres surmodeles du Sepik voir avec Renaud Vanuxem Direction les archipels phil ppm et indonésien chez Alain Bovis qui a reuni des objets Ifugao et Kankanai de lile de Luçon de I art des Batak de Sumatra et des Dayak de Borneo et de la statuaire des les de Nias Sumba etSulawesi Lin beau bulul (statue d ancêtre protecteur du nz Ifugao) est aussi a decouvrir a la galerie Schoffel Valluet Pour Afr que Alain Lecomte fait partager sa passion pour I art des Bakongo land s qu Olivier Larroque s est interesse a ix Pende Notons encore la toute premiere participation du New Yorkais Donald Dlis eminemspecialiste de I art de la Colombie Britannique wwwparcoursdesmondescom Pendentif Baoule XIXe siecle Cote d Ivoire or fondu a la cire perdue 5 x 7 cm Cjale ie Ma r e Durieu Pa s Prix autour oe lj 00( ( PARCOURS PARIS DESIGN WEEK Les Puces fêtent le design A Saint Ouen 22 galères des marches Paul Bert & Serpette participent au Parcours Paris Design Week Gui hem Faget presente la salle a manger de Rene Jean Caillette éditée par Charron en 1961 Des meubles danois en palissandre de Rio des annees 1960 aux lignes sobres sont a saisir chez Gammes & Fortune Special se dans le des gn belge Olivier Hutzemakers propose des créations d Emile Veranneman Depos to A est ancre sur le design italien des annees 1950 a 1980 de Cio Ponti leo Pansi Paolo Buffa ou encore Fornasetti Le stand d Alexandre Court est ded e aux luminaires des annees 1950 a 1980 signes Gino Sarfati Pierre Guanche Robert Math eu et Boris Lacroix www paulbert serpette com SALON REVELATIONS Floraison de talents Du ll au 15 septembre JEAN SERNESI Sculpture murale 1972 acier brosse et inox 100 x 200 cm ï! e r n B de o pt p ort or o ria che Serpe^e Pr x 8 500C En alternance avec la B enna e des antqua res un nouveau salon dedie aux metiers d art et de la creation prend p ace sous la coupole du Grand Pala s Lance parAteliers d Art de France ce rendez vous baptise Révélât ens promet de belles decouvertes et peut etre des vocations ll réunit pres de IOU créateurs et artisans d art détenteurs d un savoir faire unique a 70 % français (nous sommes plutôt tres bons dans ce domaine) dont des lissiers lumigraphes (créateurs de sculptures lumineuses) maroquiniers tapissers brodeuis créateurs de textiles ou de pap ers peints ou encore des artistes fibre telle Miki Nakamura Japonaise installée en France, trava liant I ecorce de muner blanch e qu elle étire et transforme en véritables dentelles aerennes prenant la forme de vegetaux ou de MIKINAKAMURA Anémone de mer papillons Pour cette premiere edit on la Norvege mv tee dans sa boite d honneur a ete conviée, avec une douza ne de céramistes orfèvres verriers et designers confirmes ou prometteurs de ™ wwwrévélations grandpalais com is x 15 x 15 cm
  • 6.
    sept 13 Mensuel OJD :23500 Surface approx. (cm²) : 516 N° de page : 29 Page 1/1 TRIBALART 3107137300502/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations UNPARCOURS À LA POINTE DES ARTS PREMIERS Dominique Zinkpe, Silhouettes 2013, bois et pigments 158 x 40 x 22 cm galerie Valois Le XXIe siècle sera «tribal" ou ne sera pas. Fort de cette intuition, « Le Parcours dcs mondes » fête, cette année, sa dou- zième edition dans la capitale, en accueillant 60 exposants d'Arts premiers dont la moitié viennent de Belgique et des États-Unis Au cœur du quartier historique de Saint-Germain-des-Prés, le Salon s'articule autour de plusieurs expositions thématiques. Amateurs de bijoux? La galerie Maine Durieu propose un veritable « Salon dc beaute » constitue de parures d'Afrique, d'Asie et d'Oceame Pour les collectionneurs de photographies, rendez-vous che^ Michael Evans Tribal Art pour admirer les portraits du XIXe siècle d'aborigènes d'Australie et de Maori de Nouvelle-Zélande Et pour la premiere fois, dans ce « Parcours des mondes », deux exposants d'art contemporain, Fine Art Studio (Belgique) et la galerie Vallon (Paris) ont été sélectionnés. Une decision strategique car « aujourd'hui, de nombreux collectionneurs d'art tribal sont aussi collectionneurs d'art contemporain, révèle Pierre Moos, le directeur du Salon. Ce pont entre ces deux univers peut nous amener de nouveaux collectionneurs » Le signe que l'engouement pour les Arts premiers n'est pas pret de s'éteindre. ^^^H^^^^M A. R. Parcours des mondes 2013. Du 10 au 15 septembre 11h-19h les mer, ven et sam 15h21hmar 11 h 21 h jeu 11h-17hdim Quartier des Beaux- Arts a Saint-Germam-des-Pres, Paris 6 www parcours-des-mondes com
  • 7.
    56 A RUEDU FAUBOURG SAINT HONORE 75008 PARIS - 01 53 43 60 68 SEPT/OCT 13 Mensuel OJD : 95549 Surface approx. (cm²) : 2034 N° de page : 106 Page 1/4 TRIBALART 8966037300501/GJD/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations LE MARCHE DE L'ART AD A ne w f«ft pAR LAURENCE MoUIlLEf»" QUELQUESCHEFS-D'ŒUVRE... I Figure d'ancêtre dite byeri, Gabon/Cameroun, XIXe siecle Galerie Bernard Dulon 2 Grand u'u ou massue de cérémonie, Polynesie, XVIIIe ou XIXe siecle Galerie Meyer. 3 Statuette Teke, Congo, début du XXe siecle. Lucas Ratton. 4. Corne a medecines, Balak, Sumatra Galerie Alain Bovis 5. Statue Bulul, gardien de riz, Philippines, XVIIe ou xvine siecle Galerie Schoffel-Valluet 6 Jaguar, pierre basaltique culture Diquis, Costa Rica, vers 8OO-12OO, Galerie 1492 L'ÉVÉNEMENT Le Parcours des artspremiers Comment explorerl'Afrique, l'Amérique, IAsie, I Oceanie en quèlques enjambées ' t,n visitant le Parcours des mondes qui s'organise a Saint Germam-des Pres Pour la 12e fois, les épeciahsles des arts premiers accueillent leurs confrères étrangers dans les galeries du quartier Soixante participants, dont les plus grands marchands internationaux On annonce même cette annee le fameux Donald Ellis, expert ame ncain de la Colombie britannique Partout se montent des expositions thema tiques, et cette grand messe de l'art tribal attire collectionneurs et conservateurs de musees du monde entier En 2012, on a croise deux Australiennes qui avaient entrepris l'aller retour Paris Svdne)' en trois jours, pour cette seule occasion L.M. PARCOURS DES MONDES, du TO au 1§ septembre www parcours des mondes com LA PERSONNALITE Hélène Greiner, le goût défricheur Bienvenue dans le Carre Rive Gauche Helene Greiner y ouvre sa deuxieme galerie parisienne, tout en conservant celle du boulevard Raspail Si elle défend sculpteurs, designers, créateurs de bijoux contemporains ou de la fin du xxc siecle, la belle Helene a un faible pour les œuvres exubérantes Témoins, ce lustre en resine de Roselme Granet ou cette table a pietement de bronze dore de Fred Brouard L M GALERIE MARTEL-GREINER, 6 ruecle Beaune 75007Paris, tel OI 42 6O 24 6l
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    SEPT 13 Mensuel Surface approx.(cm²) : 689 Page 1/2 TRIBALART 3283727300524/GPP/ALZ/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations MARCHANDS D'ART TRIBAL UN MÉLANGE DE CŒUR ET D'ÉRUDITION Au moment où le Quai Branly rend hommage à Charles Ratton, Parcours des mondes transforme Saint-Germain- des-Prés en un immense Salon mettant à l'honneur une profession en mutation. Béréntce Geoffroy-Schneiter C ombien de néophytes n'osent pas pénétrer dans ces lieux par- fois intimidants que sont les galeries d'art tribal ' II estvrai qu'il y a encore peu, certains marchands affi- chaient une réelle suffisance, mépri- sant ouvertement « l'apprenti collec- tionneur » qui hasardait une question sur la datation d un ob]et ou les condi- tions de son utilisation Les temps ont heureusement change ' Cars'ilexistetoujours « l'aris- tocratie » de la profession qui ne vend qu'a un tout petit nombre et dédaigne communiquer sur ses pieces d'excep- tion, une nouvelle generation de mar- chands se fait plus volontiers péda- gogue, soucieuse de transmettre passion et érudition II suffit ainsi de pousserlaportedelagaleriedeRenaud Vanuxem au 52, rue Mazanne, pour partager la passion commumcative de ce quadragénaire pour les objets qu'il sélectionne pour leur rareté et leur beaute intrinsèque Point de hasard si sa clientele éclectique va du collection- neur d'art contemporain pointu au jeune medecintombeen extasedevant l'une de ses installations au pouvoir « hypnotique » ' Pour cette prochaine edition du Par- cours, le jeune marchand a encore choisi l'audace en confrontant des crânesreliquaires provenant d'Oceame a un ensemble de fétiches du Congo, du CamerounetduNigeria soitunefaçon de bousculer le regard, d explorer d'autres pistes L'on songe immanqua- blement aYves Le Furprésentantpour lapremierefois, côteacôte, reliquaires du monde tribal et du monde occiden- tal dans sa mémorable exposition « La mort n'en saura rien » (1999) Une soif de savoir Maîs lom de se contenter d'epmgler quèlques pieces remarquables comme autantde«trophees»offertsaladélec- tation les marchands d'arts primitifs fontparfoismontred'unevertigineuse érudition et d'une passion sans egale Installesau 14, rueGuenegaud,Judith Schoffel et son epoux, Christophe de Fabry, n'hésitent pas a se lancer dans des expositions et des publications extrêmement sophistiquées Pour preuve, le remarquable ouvrage qu ils ont consacre en 2012 a la statuaire de la Côte d'Ivoire (Côte d'Ivoire Premiers regards sur la sculpture 1850-1935) a ete sélectionne pour la derniere edition du Filaf (le Festival international du livre d'art et du film) S'il n'a pas obtenu de prix, le jeune couple était cependant tres fier de concourir a cette presti- gieuse manifestation, aux côtes des
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    SEPT 13 Mensuel Surface approx.(cm²) : 689 Page 2/2 TRIBALART 3283727300524/GPP/ALZ/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations plus grands éditeurs... La prochaine édition du Parcoursleuroffriral'occa- sion de présenter une sculpture asexuée de Bornéo dépassant les deux mètres, dont la typologie et la qualité sonttoutàfaitextraordinaires. Toujours fidèles à leur esprit d'exi- gence, lesdeuxjeunesmarchandsn'ont pashésitéà poussertrèslom lesanalyses scientifiques pourdémontrerl'extrême anciennetédelapièce(entreleXV1 etle XVIIe siècle)etsaprovenanceexacte(le centredel'île).«Àl'heureoùlesœuvres exceptionnelles se font de plus en plus raresetoùlesprixpeuventatteindredes sommets, il est normal que les collec- tionneurs aient cette soif de savoir », résume pertinemment Christophe de Fabry.Judith Schoffel, de son côté, est allée à bonne école, elle dont les deux parents sont des marchands réputés pour leur « oeil » (Christine Valluet et Alain Schoffel) qui lui ont inoculé ce « virus » incurable : l'amour des arts premiers... Nombreux sont d'ailleurs les gale- ristes à marcher dans les pas de leurs illustresaïeuls!AlbertLoebn'estautre que le fils de Pierre Loeb, l'ami et pro- tecteur dantonin Artaud, dont la célèbre galerie « Pierre » exposait la fine fleurdesartistesd'avant-gardeaux côtésdepiècesd'Afrique ou d'Océanie. Philippe Ratton eut pour oncle Charles Ratton, marchand de rentre-deux- guerresauquelleMusée du quaiBranly rend hommage à travers une exposi- tion aux allures d'hagiographie... Coups de foudre Mais bien souvent, la rencontre avecles arts premiers a pris des allures de coup defoudre, commepourEdithetRoland Flak, deux pharmaciens initiés parla lecture d'André Breton aux arts « sau- vages».DepuisledécèsdeRoland,c'est Julien qui reprend le flambeau aux côtés de sa mère : si prisées des surréa- listes, les poupées kachina des Indiens Hopi font toujours partie des objets de prédilection de leur galerie et séduisent une large clientèle, touchée par leur grâce enfantine et leur poésie... Chez Stéphane Jacob, c'est un voyage initiatique en Australie en 1991 qui allait décider de sa passion pour la peinture aborigène. Un art dont il est devenu un expert incontournable et un passeur infatigable à travers des expositions et des publications d'une grande pédagogie. L'un des moments les plus magiques du Parcours fut incontestablement la rencontre qu'il organisa, en 2010, avec deux peintres aborigènes dont il suit toujours le tra- vail : {Cathleen Petyarre et Abie Loy Kemarre. On ne pouvait rêver plus belle empathie entre des artistes, leur marchand et un public manifestement sous le charme. Une émotion palpable, bien au-delà de l'érudition... • ->Parcoursdesmondes,LeSalon international des arts premiers, se tient du 10 au 15 septembre 2013, dansLequartierdeSaint-Germam- des-Prés, à Paris Y seront présentes 60 gaLenes, dont 29 sont françaises, 12 belges et 8 américaines. Une vingtaine d'expositions thématiques seront proposées au visiteur. www.parcours-paris.eu
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    SEPTEMBRE 13 Mensuel OJD :40055 Surface approx. (cm²) : 961 N° de page : 108 Page 1/2 TRIBALART 8194527300506/GPP/MFG/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations MARCHE DE L'ART Parcours des mondes SERGE SCHOFFEL DU CONGO AUX PHILIPPINES De son pere collectionneur et marchand Serge Schoffel a hérite la passion de I art tribal Maîs «ie me suis fait tout seul» insiste t-il en se souvenant de son voyage aux Philippines «Je suis parti il y a vingt cinq ans sac au dos ae village en village et i ai rapporte des objets de qualite » Pour lui le Parcours est devenu le principal evenement de I art tribal « I y expose aussi bien un fétiche du Congo de la collection Arman qu une piece rare des Philippines qui était au musee du Quai Branly a / exposition Philippines archipel des échanges au printemps » MAINE DURIEUX. LE GOÛT DE LA PARURE Après avoir vécu longtemps en Afrique Mame Durieux a ouvert sa premiere galerie quai des Grands Augustins a Paris ou elle a presente la sculpture Lobi Désormais elle a choisi de sortir des grandes oeuvres classiques «Je voyage de plus en plus en Afrique en Indonesie en Chine dou/e rapporte cles objets pour creer des ensembles » Pour le Parcours cette découvreuse organise une exposition sur les parures en coquillages metal textiles bois Par exemple un pectoral en ivoire et coquillages de Nouvelle Guinée de grandes boucles d oreilles Peuhl en or ou un collier des Fidji en dents de cachalot JOHN WATERS STUDIO GUERRIER FIDIIEN vers 1890 Republique des Fidji Polynesie tirage original sur papier albumine 19 7 x 13 Sem Michael Evans Tribal Art Dijon Lorsque dans les annees 1880 Evans ouvre son studio photo a Suva la capitale des iles Fidji e climat guerrier qui a règne tout au long du xixc siecle s est stabilise Jusqu alors les guerriers se livraient a dincessantes et violentes luttes pour le pouvoir Evans peut alors prendre en photo un de ces combattants habille en costume traditionnel vêtu d une ceinture et d une jupe en ecorce et tenant son arme a deux mains ASIE Lur rvtnnKKt, BIO/I LEAF-OOPTIC 2013 acrylique sur toile 122 x 122 cm Arts d'Austrolie-Stephane Jacob Paris =HOTDCLAVTON GLEN) Sur les conseils de sa grand mere la célèbre Kathleen Petyarre Abie Loy Kemarre a commence a peindre en 1994 Dans cette oeuvre elle évoque une plante qui pousse dans les regions marécageuses et dont les feuilles ont des vertus curatives Elle peint minutieusement chaque feuille provoquant un mouvement fluide captivant Des effets d optique des spirales troublent le spectateur tout comme les produits pharmacologiques issus des plantes peuvent provoquer des hallucinations
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    SEPTEMBRE 13 Mensuel OJD :40055 Surface approx. (cm²) : 961 N° de page : 108 Page 2/2 TRIBALART 8194527300506/GPP/MFG/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations DOMINIQUE ZINKÈ, SILHOUETTES, bois et pigments, 158 x 40 x 22 cm, galerie Vallois Sculptures, Paris. Dominique Zinkè, artiste contemporain béninois suivi depuis trois ans par la galerie de Bob Vallois, travaille quasi exclusivement le bois. I sculpte une par une des statuettes minuscules, fendues ensuite en deux pour symboliser « les jumeaux », puisassembléesencolonne Cet artiste positif souhaite transmettre un message heureux, comme ici, car les jumeaux ont toujours été une source de bonheur en Afrique PATRICKMESTDAGH, LAPOLYNESIEAPARIS Lemarchandbruxellois déguste le plaisir d'être installe dons sa nouvelle et grande galerie, « ce qui permet d avoir un recul sur des objets forts qui cohabitent parfois difficilement » (lire « Connaissance des Arts » n° 703, p ll 4) Après une exposition sur les boucliers en 2012, il se régale de présenterau Parcours une sélection de rares objets de Polynésie .^Mj^^ K ^ sera un ^ ensemble d'œuvres venant de Hawai ^B^^^l, ae Polynésie française et anglaise, de Nouvelle- ^^Bfcjgfcte. k Zelande de nie tie Pâques » Et déjà il annonce ^B^T**™™"* * pour novembre une exposition sur les sphères BHV - J et les boules en général, parce que «quoi ^E& "Jjiijf qu on dise, la terre tourne bien rond I ». EFFIGIE DE CHAMAN, ESKIMO, Alaska, début de la culture Thule, I DOO à 1400, défense de morse fossilisé, 9,2 x 3 cm, galerie Meyer, Oceanic& Eskimo Art. Dans cette effigie de chaman representant un être humain a la morphologie imposante on peut voir la représentation d'un « Strongman » (homme fort) ou dune femme plantureuse D ailleurs souvent baptisée « homme fort » ce genre de sculpture suggère plus concrètement la femme génitrice Elle tient son ventre à deux mains, comme pour protéger la matrice féconde et attirer les regards sur cette partie du corps dont nous sommes issus. YANNICK uunH,-u L.I •.•.Di-jiiHmt r-htLunJhditn « 2Q}Z-ZQ]3, une année folle », s'amuse Yannick Durand, spécialiste en art précolombien Apres la Biennale des antiquaires à Paris en septembre, ii a enchaîné lu Brafa à Bruxelles la Foire de Maastricht au printemps sans oublier l'ouverture de son nouvel espace la Galerie 1492. Le voilà maintenant au Parcours, « un evénement parisien incontournable et international dans le domaine de l'art tribal » Et pour cette manifestation, il a sélectionné une quarantaine de pièces, « un panorama de l'art animalier précolombien » L'année se poursuivra en novembre par The Salon à New York Une année folle '
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    SEPTEMBRE 13 Mensuel OJD :40055 Surface approx. (cm²) : 469 N° de page : 106 Page 1/1 TRIBALART 6194527300508/GPP/MFG/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations RECIPIENT POUR GRAISSE Hiada Gwan vers 1820 Colombie Britannique bois 0165 cm Donald Elhs Gallery New York (PHCTO OHNTAYLOR) MONOLITHE EKOI (OU EJAGHAM) Nigeria xe -xie siecle pierre H 160cm détail Didier Cines Gallery Bruxelles EFFIGIE COMMEMORATIVE D UN Fût Bamileke region de Bangwa Batoufam Cameroun bois erode H 100cm galerie Bernard Dulon Paris (PHOTO HUGHES DUBUS) Avec sa soixantaine de galeries parti cipantes et ses dix mille visiteurs esti mes, le Parcours des mondes na plus rien a prouver Au point que quèlques grands marchands comme Bernard Dulon prêtèrent ce « salon » des arts primitifs organise a Paris dans les ga lencs de Saint Germain des Pres a son modele bruxellois, auquel ils ne participent plus Que peut desirer de plus Pierre Moos le directeur du Parcours ? « Améliorer encore le niveau des galeries et la qualite des objets », repond il Comment? En faisant < la chasse aux parasites », c'est a dire aux marchands qui s intallent dans le quartier aux dates du Parcours, sans co tiser ni prendre le risque que les experts du vetting enlèvent leurs objets moyens ou douteux Les organisateurs ont egale ment refuse plus de vingt candidatures AU PARCOURS, LA QUALITÉ S'IMPOSE Pour sa douzième edition, le Parcours des mondes mise sur la qualite des objets et s'ouvre a l'art contemporain non occidental pour garantir un bon niveau de galeries Maîs ils ont ac cueilli avec joie I un des plus grands marchands au monde specialiste dart de la Colombie Britannique I Americain Donald Elhs Autre priorité de I annee le renforcement de ce fa meux vetting, constitue de cinq spécialistes de haut vol Selon les organisa teurs, les marchands qui remettront en galerie les objets écartes par les ex perts seront exclus du Par cours Qu on se le dise Encore plus de rigueur donc, maîs quoi de neuf pour ledition 2013, dont la présidence d honneur est confiée a Helene Leloup, grande prêtresse de lart Dogon? Louverture de la manifes tation a Fart contemporain non occidental, défendu par quatre galeries dont Vallois Sculptures (Pans) Et a ete annoncee la nais sance des I an prochain, d un Parcours de printemps Maîs le projet semble faire debat chez les marchands eux mêmes Certains venus de lom, se demandent s'ils pour ront faire le deplacement Notamment les Belges qui constatent que la version hiver nale de Bruneaf na pas véritablement pris et doutent qu il soit pertinent de doubler la manifestation parisienne Maîs « tant que Ion nessaiera pas, on ne saura pas si cest une bonne idée >, conclut Pierre Moos CELINE LEFRANC ET FRANÇOISE CHAUVIN PARCOURSDESMONDES quartierdesBeaux- Arts et de Samt-Germain-des-Pres 75006 Paris 32 67 877 277, du 10 au 15 septembre + d infos http//bit ly/7181 parcours
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    SEPT 13 Mensuel Surface approx.(cm²) : 530 Page 1/1 TRIBALART 4044137300509/CLA/MAG/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations LESRENDEZ-VOUSF O I R E S , S A L O N S E T M A R C H E S MANIFESTATIONS SPÉCIALISÉES Paris 6e Le Parcours des mondes Cette rencontre de prestige réunit les plus grands spécialistes mondiaux des arts i tribaux. Attirant 60 participants des Vlj^ cinq continents, en majorité des étrangers, le Parcours des mondes est la plus importante manifestation mondiale de ce type, loin devant Tribal Arts de Londres. On y trouve des pièces d'Afrique noire, de Papouasie-Nouvelle- Guinée, des Iles du Pacifique, des "*"!?"à> Indiens d'Amazonie... L'événement Jp se présente sous la forme d'un , • parcours entre des galeries ' '* rn Pan 's 'ennes accueillant pour la ' -i; m circonstance des Belges, des Américaines, des Italiennes, des j Anglaises... En 2012, plus de ' IO 000 visiteurs s'étaient déplacés. ' un chiffre remarquable pour un thème pointu, mais un marché <ç prospère. Du 10 ou 15 septembre, rues de Seine, Jacques Colhot, Mazan'ne, Visconti, "> Bonaparte... Des brochures avec l'itinéraire se trouvent auprès des antiquaires. www.parcoun-dei-mondei.com Questions à Pierre Moos, directeur du Parcours des mondes Avez-vous trouvé votre place parmi les salons du marché de l'art ? Oui, indéniablement. On ne compte qu'une soixantaine de véritables galeries sérieuses spécialiséesdans notredomaine et 95 % d'entre elles participent à Parcoursdes mondes. La crise économique a-t-elle un impact survotre domaine ? Dire que l'art tribal a été épargne serait faire preuve d'un grand optimisme. Cependant, nos clients sont de véritables collectionneurs, pas des investisseurs L'arttribal estun marché de niche et c'est bien ce quifaitsaforce.Lessallesde .PierreWoos/àdroite. ventes prennent leur part de ce marché, mais rien ne remplace le lien collectionneur-marchand vécu par les acheteurs comme une garantie d'authenticité. Cetteannée,vous ouvrezParcours des mondesàquèlques exposants d'art contemporain. Pourquoi ? Le lien est simple. L'art tribal ne produit plus de pièces, et d'une certaine façon, c'est l'art contemporain qui prend le relais de l'expression de cet art universel. Selon moi, de nombreux artistes contemporains puisent leur inspiration dans cet art des origines.
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    25 RUE BERBISEY 21000DIJON - 03 80 40 41 06 SEPT 13 Mensuel Surface approx. (cm²) : 1031 N° de page : 72-73 Page 1/2 TRIBALART 1428337300508/CLA/MAG/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations SALONS ET GALERIES Ci dessus Bulul statue d ancêtre protecteur du riz Philippines Bois incrustations dans les yeux et pour les dents H 45 cm Paris galerie Schoffe ftValluet Photo service de presse O Photo Jean François Chavanne O Galerie Schoffel Valluet A droite Effigie commemorative d un fon Bamileke region de Bangwa Batoufam Cameroun Bois erode a patine de terre rouge H 100 cm Paris galerie Bernard Dulon Photo service de presse Q Photo Hughes Dubois © Galerie Bernard Dulon LE PARCOURS DES MONDES : UN CABINET DE CURIOSITÉS À CIEL OUVERT Du 10 au 15 septembre prochain, les petites rues de Samt-Germain-des-Prés accueillent la fine fleur des marchands d'arts primitifs Devenu le rendez-vous incontournable des collectionneurs, le Parcours des mondes qui réunit cette annee soixante galeries [dont vingt-neuf françaises, douze belges et huit américaines] est aussi une fête de l'oeil et de l'esprit Des le premier jour la fièvre est palpable On devine les gale nstes s affairer derrière les vitrines occultées de noir Les col lectionneurs arrivent de toutes parts la prunelle brillant d exel tation Le néophyte comprend bien vite les codes repere déjà les expositions alléchantes Point de doute ' En ce début sep tembre ou les esprits pe nent parfois a rentrer de vacances le Parcours des mondes prolonge les souvenirs de voyages lom tains donne a Paris un air de capitale exotique Maîs derrière cette fete joliment orchestrée par Pierre Noos et son equipe et placée sous la présidence d honneur de la célèbre marchande Helene Leloup commissaire de I exposition Dogon au musee du quai Branly en 2011 (voir EOA n° 468 p 60) se cache une selection drastique seules les galeries les plus pointues ont gagne leurs galons pour participer a ce qui est devenu au fil des annees le plus mportant salon dart tribal de la planete Avec une soixantaine d exposants (dont la moitié dorigine étrangère), le Parcours des mondes offre ainsi une formidable occasion de rencontrer des marchands de tous horizons (de la Belgique a I Espagne en passant par le Canada et les Etats Unis) tout en reflétant letat du marche dans un secteur qui semble encore relativement epargne par la crise Nos clients sont de véritables collectionneurs pas des mves tisseurs Ils sont guides par leur passion , se réjouit Pierre Moos, visiblement satisfait de la frequentation en hausse de son salon dont il tient a conserver le haut degré dexigence C est donc apres avoir ete examinées par un college d experts que les pieces ont le droit de faire partie de la selection effi cielle, soit un gage indispensable d authenticité qui rassure le collectionneur aguerri comme le néophyte Car en ces temps de frilosité economique tout achat se doit d etre un tant soit peu raisonnable Maîs lom detre seulement une foire a vocation commerciale (même si certains galenstes avouent faire I essentiel de leur chiffre annuel durant ces quèlques jours ') le Parcours prend des allures de cabinet des merveilles aussi somptueux qu éphémère ll n est d ailleurs pas rare d y croiser des conser valeurs de musee a I affût de quelque oiseau rare pour leurs propres collections '
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    25 RUE BERBISEY 21000DIJON - 03 80 40 41 06 SEPT 13 Mensuel Surface approx. (cm²) : 1031 N° de page : 72-73 Page 2/2 TRIBALART 1428337300508/CLA/MAG/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations Cl dessus Pendentif Baoule Cote d Ivoire XIXe s ecie Or fondu a la cire perdue 5 x ? cm Paris galer e Ma ne Durieu Photo service de presse O Photo Frank Verdier @GalerieMameDurieu Adroite Effigie de shaman Eskimo Alaska, début de la culture Thule, 1000 a 1400 apres J C Ivoire de morse fossilise 9 2x3 cm Paris galerie Meyer Photo service de presse (cl Photo M Gurfinkel 0 Galerie Meyer OceanicArt Ledition 2013 devrait, la encore, reserver des surprises visuelles et des chocs esthétiques de tout premier ordre Dans la lignée de la somptueuse exposition du musee du quai Branly consacrée a l'art des Philippines (voir £0/4 n° 489, p 12), la galerie Schoffel Valluet presente ainsi une statue d ancêtre protecteur des rizières (Bulul] dune intensité spirituelle tout a fait exceptionnelle ll y a en effet chez les sculpteurs ifugao du Nord de I ile de Luçon une economie de moyens au service du sacre qui est la marque des plus grands artistes Precieux et effrayant tout a la fois I art des Batak de Sumatra et des Dayak de Borneo a aussi les honneurs de ces autres amoureux des Philippines et de I Indonesie que sont Alain Bovis et Veronique du Lac On retrouvera dans leur galerie le gout des grands explorateurs du XIXe siecle pour ces objets encore imprègnes de charges magiques comme cette corne a medecine grouil lant de personnages mythologiques aux vertus protectrices Décidément tres en vogue' la statuaire de Borneo fera ega lement lobjet d'une exposition tres pointue chez Pascassio Manfredi aux cotes de pieces du sacre ou du quotidien sa sissantes Citons ainsi ce gardien de tombeau a I epiderme ronge conserve plus de quarante ans dans une collection française ou bien encore ce versoir 'cha ma nique associant crane de singe et serpent dont le caractère onirique et maca bre devrait séduire les amateurs de beaute convulsive' N oublions pas que les Dayak passaient pour de redoutables chasseurs de têtes Cest une ambiance forte et chargée que distillera aussi lexposition conçue par Renaud Vanuxem, qui a choisi de pre senter cote a cote un ensemble de cranes reliquaires d Oceanie et des'fétiches du Congo, du Cameroun et du Nigeria Lin face a face qui n aurait point déplu a Andre Breton Maîs que I amateur d epure d élégance et de dépouillement se rassure ' D autres propositions esthétiques s offriront a lui, tel ce magnifique masque Dan de Cote d Ivoire propose par Yann Ferrandm (un jeune marchand élisant toujours des pieces d excellence) ou bien encore cette statue Baoule exposée chez Olivier Castellane, petit miracle de grace et de féminité Et que dire de ces bijoux rassembles pour I harmo nie de leurs formes et la finesse de leur decor, par la galerie Mame Durieu le temps d'un "Salon de Beaute aussi sophisti- que que precieux ? Une célébration de la parure que l'on retrouvera dans cette exposition de coiffes du bassin du Congo dont certains exemplaires semblent échappes de quelque défile de mode Autre belle surprise de ledition 2013 si le continent africain semble toujours se tailler la part du lion, d autres parties du monde seront représentées avec faste Ainsi, la galerie Flak continue de révéler au public la grace mystérieuse et fausse ment enfantine des poupées katsmam des Indiens Hopi et Zuni de l'Anzona La Bruce Frank Primitive Art Gallery de NewYorkjet tera quant a elle son dévolu sur les amulettes de la region du fleuve Sepik, en Papouasie Nouvelle Guinée au delà de leur petite taille, ces objets fascinent par la force plas tique et la sacralite qui s'en dégagent Enfin grand specialiste de l'Oceame, le galenste Anthony Meyer na pas moins ete séduit par I extraordi naire simplicité formelle d'effigies eskimos dont la perfection stylis tique est digne d un Brancusi Derniere innovation d un parcours décidément riche en révélations, I art contemporain continue de creuser discrètement son sillon Certes, Stephane Jacob invite depuis des annees les visiteurs a s immerger dans les reves labyrmthiques et stellaires des peintures aborigènes - on retrouvera ainsi quèlques uns de ses plus grands artistes, comme Kathleen Petyarre, la doyenne et Abie Loy Kemarre, qui marche avec talent sur les pas de son illustre grand mere -, maîs a quèlques encablures, ce sont les sculpteurs béni nois qui seront célèbres a la galerie Vallois En retissant le fil avec lart sacre de leurs ance tres, leurs oeuvres devraient réconcilier, voire séduire anna teurs d'art tribal et collectionneurs d art contemporain B G S Parcours des Mondes , du 10 au 15 septembre 2013 dans le quartier de Samt-Germain-des-Pres, 75006 Paris Toutes les informations sur www parcours-paris eu
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    30/08/2013 Hebdomadaire OJD : 431865 Surfaceapprox. (cm²) : 1375 N° de page : 76-78 Page 1/3 TRIBALART 9849137300505/XCB/MMS/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Pour tout GRAND-ANGLE Du W au 15 septembre, Paris accueille la IT édi- tion du Salon international des arts premiers, « Parcours des mondes ». doccasion d'admirer - et d'acheter - des piècesexceptionnellesenprovenancedetous lescontinents. Bulul, statue en bois patine datant au moins du XVIII8 siècle (Philippines, Galerie Schoffel- Valluet) Page de droite : statue du Pende oriental (R D Congo, bois et pigments), qui inspira en 1936 une peinture sur toile au Flamand Armand Vanderhck (Galerie OlivierLarroque). E PAR LAURENCE MOUILLEFARINE n matière d'arttribal, nous sommes les meilleurs », s'en- thousiasme Pierre Moos, directeur du « Parcours des mondes ». Certes, ce Saloninternationaldes arts premiers, qui se dé- ploie depuis douze ans dans le q u a r t i e r des Beaux-Arts à Paris, a pris une belle ampleur. Parmi les 6O spécialistes d'Afri- que, d'Amérique, d'Asie, d'Océanie, à s'installer dans des gale- ries germanopratines durant six jours, la moitié vient de l'étranger. Osons le dire, dans ce domaine, Paris est le cen- tre du monde ! L'ouverture du musée du Quai Branly et l'effervescence des ventes aux enchères y ont magnifique- mentcontribué.Silesorganisateursdu « Parcours des mondes » se vantaient d'attirer les dix plus grands marchands delaplanète, cette année ils disentvrai. Donald Ellis, défenseur de l'art des In- diens d'Amérique de Nord, rejoint, en- fin, la manifestation. Jusque-là, ce New-Yorkais se contentait d'y faire ses emplettes (n'a-t-il pas déniché, dans l'arrière-boutique d'un confrère pari- sien, le plus splendide masque yup'ik de sa carrière ?), mais il n'exposait pas, participant plus volontiers aux gran- des foires d'arts plastiques. Son revire- ment est un signe. « J'ai toujours été im- pressionnépar le public du Parcours, tant pour la quantité que la qualité, explique- t-il. Bien que tous les visiteurs ne soientpas des acheteurs potentiels, loin s'enfaut, ils sont cultivés, posent des questions intelli- gentes et, croyez-moi, ce n'estpas toujoursle cas ! » Aujourd'hui, on y croise des têtes qu'on ne voyait pas auparavant : des clientsfortunes,quiassocientàleursta- bleaux modernes et contemporains re- liquaires du Gabon oustatuettes de l'île dePâques. Un mélangeesthétiquecher aux Occidentaux dans les années 1930. On y revient. Pour faire la conquête de ces nouveaux amateurs, en septembre, c'est à Paris qu'il faut être. L'an dernier, on a même remarqué deux Chinois à l'affût... Huit rues de Saint-Germain
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    30/08/2013 Hebdomadaire OJD : 431865 Surfaceapprox. (cm²) : 1375 N° de page : 76-78 Page 2/3 TRIBALART 9849137300505/XCB/MMS/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations
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    30/08/2013 Hebdomadaire OJD : 431865 Surfaceapprox. (cm²) : 1375 N° de page : 76-78 Page 3/3 TRIBALART 9849137300505/XCB/MMS/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations -dès-Prés verront donc affluer quel- que 2O DOO ou 30 OOO curieux. Ba- dauds et initiés. Collectionneurs débu- tants ou chevronnés qui trouvent là d'innombrables fétiches, armes, mas- ques, bijoux, objets rituels, objets usuels à tous les prix (de I 000 euros à... l'infini). De toutes les tailles. Le plus minuscule ? Cette figurine es- kimod'Alaska,enivoiredemorsefossi- lisé, haute de 9,2 centimètres : l'effigie d'un chaman sur laquelle veille amou- reusement Anthony J.-P. Meyer, anti- quaire corpulent à la moustache d'Her- cule Poirot. Le plus monumental ? Un monolithe ekoi du Nigeria, qu'apporté le Belge Didier Claes, mystérieux bloc de pierre dl,60 mètre dans lequel un sculpteur a modelé, au Xe -XP siècle, un visage... et un nombril. Les marchands réservant volontiers les meilleures trouvailles pour cette grand-messe automnale, des chefs- d'œuvre sont an- nonces. Dc l'art contemporain an pays ile l'tir! tribal Ainsi, un bouclier mengen de Nouvel- le-Bretagne (Océanie), en bois, rotin, pigments naturels et plumes, d'autant plus émouvant qu'il est accompagné du récit pittoresque de l'explorateur, membre d'une expédition allemande vers le cap Bechey en 1909, qui le col- lecta. On s'arrêtera, également, à la ga- lerie Schoffel-Valluet pour découvrir une statue Bulul des Philippines, gar- dien du riz que la patine sacrificielle permet de situer vers le XVIIP siècle ; les yeux et les dents, formes de co- quillages ou bouts d'os, en disent long sur sa valeur à l'époque. D'autres pro- fessionnels mettent sur pied des expo- sitions thématiques. Lesquelles exi- gent l'effort de conserver un certain temps les pièces qui puissent illustrer leur sujet. Ainsi, dans son « Salon de beauté », Maine Durieu célèbre les bi- joux et autres ornements du corps à travers divers continents. L'ensemble d'appuie-têtedeNouvelle-Guinéequ'a glané l'Espagnol Antonio Casanovas, Crochet porte-crâne agiba, Papouasie Nouvelle-Guinée (chez Voyageurs et Curieux) Effigie de chaman en ivoire, Eskimo, Alaska, 1000 a 1400 ap J-C, Gaiane Meyer (en hautadroite) Bouclier mengen, Nouvelle-Bretagne, fm XVIII'-debut XIXe (presente par Michel Thieme Tribal Art) l'une des figures de proue du marché, ne passe pas inaperçu. Quant à la gale- rie Vallois, elle réunit cinq sculpteurs béninois actuels. De l'art contempo- rain au pays de l'art tribal, voilà qui est inattendu ! « Cependant, ily a une filia- tion,sedéfendPierreMoos-.jeressensla même âme, la même sensibilité entre l'ar- tiste africain d'aujourd'hui et ses ancê- tres. » Autre evolution, la présence croissante des arts océaniens. Les piè- ces d'Afrique exceptionnelles deve- nues inaccessibles, l'intérêt des collec- tionneurssedéplace.«Laproductionde Mélanésie ou de Polynésie, souligne en- core Pierre Moos, estséduisanteparsa diversité, par sa polychromie. Comme les marchands qui explorent ces terrains sont peu nombreux, les objets s'avèrent rares. » Et qui dit rare, dit désirable... • LAURENCE MOUILLEFARINE Du10auISseptembre,wwwparcours-des-mondescom Deschefs-d'œuvresontannonces
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    04/10 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 49282 Surface approx. (cm²) : 261 N° de page : 10 Page 1/2 TRIBALART 2808537300505/GLB/MCF/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations itParce qu'il fascine autant qu'il raconte notre civilisation, l'art premier parle à tous, amateurs d'art et néophytes. Ses plus gros marchands au monde sont réunis à Saint-Germain-des-Prés du 10 au 15 septembre dans différentes galeries. Animée par diverses expos, la manifestation présentera notamment une thématique « Salon de beauté », avec des objets de coiffure, bijoux et ornements d'Afrique, d'Asie et d'Océanie. Un « parcours du monde » pour découvrir d'autres cultures. . . moins éloignées qu'on ne le croyait! •
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    04/10 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 49282 Surface approx. (cm²) : 261 N° de page : 10 Page 2/2 TRIBALART 2808537300505/GLB/MCF/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Paysages de banlieue Cette exposition permet de decouvrir les pay sages de banlieue du XVM" siecle a nos jours a travers gravures dessins peintures photos et cartes Jusqu au 15 decembre Fresnes (94) Ecomusee du Val-de-Bievre Penone versailles Pour son rendez vous annuel avec la creation contemporaine le chateau de Versailles accueille Giuseppe Penone Lartiste chef de Ille de I arte povera rythme les jardins de Le Notre avec ses sculptures d arbres dans les quelles vegetal et mineral se mêlent pour devoi ler leur essence Jusqu au 31 octobre Versailles (78) Musee national du château de Versailles Jardins Pierre Henry, autoportrait en 53 tableaux Inventeur avec Pierre fachaetter de la musique concrète au début des annees 1950 le compo siteur français Pierre Henry (ne en 1927 a Pans) a développe une œuvre plastique parallèlement a son travail sonore Jusqu au 1e decembre Musee d art moderne de la Ville de Paris Piacid & MUZO: encore un peu de sexe! Dessins Jusquau 10 octobre Musee de I Erotisme Planete Grenouille - Photographies de Cyril Ruoso Lexposition montre cette Planete Grenouille dans tous ses etats naturels comme culturels scientifiques et societaux spectaculaires et poe tiques Jusqu au 1e decembre Muséum natio nal d histoire naturelle Jardin des Plantes Portrait(s) de cellule Le jardin du Musee Curie lieu hautement lus torique représente un lien de transition entre le musee et I Institut Curie entre son histoire et son actualite Jusqu au 31 octobre Musee Cuno Pots a pharmacie Une selection de cinq cents pots a pharmacie des collections de la Cite Jusqu au 7 octobre Sevres (92) Sevres - Cite de la céramique Le Principe Galapagos Avec entre autres Atlantic Alain Bedos et Christian Moncel Maxime Bondu Simon Boudvm Rene Daumal Arnaud des Pallieras Simon Faithfull Joseph Grigely Gael Gnvet Jusqu au 9 septembre Palais de Tokyo Pub mania - Ils collectionnent la publicitè Cette exposition réalisée a partir du tonds Publicite des Arts Decoratifs explore le pheno mené de la collection d objets publicitaires et la psychologie des collectionneurs dont les profils ne sont finalement pas si différents de ceux des collectionneurs d art Jusqu au 6 octobre Les Arts decoratifs Redécouvrir Jean Moulin (1899-1943) - Collections inédites Le 70e anniversaire de la disparition de Jean Moulin unificateur de la Resistance gloire du corps préfectoral Compagnon de la Liberation est I occasion de valoriser les collections du musee Jean Moulin qui s enrichit du legs de I une de ses petites cousines Jusqu au 29 decembre Musee du General Leclerc-de- Hauteclocque et musee Jean-Moulin Regards persans Le musee offre ses salles au jeune artiste ira men Morteza Ahmadvand qui ponctue le par cours de visite de trois de ses videos tour a tour raffinées menaçantes et poétiques Jusqu au 29 septembre Musee de la Chasse et de la Nature Regards sur l'abstraction - Montparnasse- Samt-Germain-des-Prés 195O-199O Cette exposition un ensemble de trente six oeuvres de grand format {peintures et dessins) produites par Olivier Debre Jean Le Moal Alfred Manessier Andre Marfamg Gerard Schneider Geer van Velde entre tes annees 1950 et la fm des annees 1980 Jusquau 29 septembre Rambouillet (78) Palais du roi de Rome La Regle et le compas - Ou de quèlques sources operatives dè la tradition maçonnique Le musee de la Franc Maçonnerie invite a decouvrir les liens et I histoire qui unissent la franc maçonnerie moderne dite spéculative a la maçonnerie de metier celle qui se consacre a la taille de pierre et a I art de bâtir que I on qualifie doperative Jusqu au 12 octobre Musee de la Franc-Maçonnerie Rêhabilitation des grands magasins de la Samaritaine Installée au coeur de I exposition permanente du Pavillon de (Arsenal cette presentation mise en scene par I agence SANAA permet de decouvrir I ensemble de ce projet et ses enjeux de maquettes plans et coupes et détails Jusquau 9 septembre Pavillon de I Arsenal Ricciotti arcnitecte Cette rétrospective presente pour la premiere fois le travail de Rudy Ricciotti acteur majeur de la nouvelle vague architecturale française Grand Prix dArchitecture en 2006 Jusqu au 8 septembre Cite de I architecture et du patri- moine Palais de Chariot Ron MuecK La Fondation Cartier pour I art contemporain organise une nouvelle exposition personnelle de I artiste Ron Mueck apres le grand succes de 2005 SptiL dieu fc puui fcxpubit on Ron Mueck réalise trois nouvelles sculptures Jusqu au 27 octobre Fondation Cartier pour I art contemporain Roy Lichtenstem A travers une selection exceptionnelle de cent trente tableaux eî sculptures de Roy Lchtenstem I exposition proposée au Centre Pompidou retra ce tout I œuvre de cette figure emblématique du mouvement pop americain et de I art de la seconde moitié du XXe siecle Jusquau 4 novembre Centre Pompidou Rubens-Van Dyck, gravures La visite de I exposition Jordaens 159J Ib78 la gloire dAnvers est prolongee au rez de chaussee par un accrochage dans les collée lions permanentes d une selection d estampes de Rubens et de Van Dyck provenant du fond Dutuit lègue au Petit Palais en 1902 Jusquau 26 janvier 2014 Petit Palais Rue des Rosiers - Le Marais juif, 1974-1975 - Photographies d'Alécio dè Andrade Le photographe Aiecio oe Andrade nê en 1938 au Bresil est arrive a Paris en 1964 ou il vécut jusqu a sa disparition en 2003 Jusqu au 6 octobre Musee d Art et d Histoire du judaisme Ruptures, les materiaux roulent des mécaniques Le parcours en visite libre repose sur une cm quantaine de manipulations reparties en seize thématiques Jusquau 10 novembre Palais dè la decouverte Salon international des arts premiers Une soixantaine de galeries spécialisées dans es arts dAfnque dAsie dOceanie et des Amériques se reunissent lors de ce salon qui est le plus mportant consacre aux arts premiers Du 10 au 15 septembre Quartier de Saint- Germain des Pres Sensualité et spiritualité - A la recherche de l'absolu Composee de 114 œuvres peintures et dessins cette exposition renouvelle le regard porte sur la peinture religieuse de Jean Jacques Henner (1829 1905) Jusquau 16 septembre 2013 Musee Jean-Jacques-Henner Sous les meules, le grain - Nourrir la ville de l'Antiquité a nos jours A travers la géographie et i economie i exposi lion renseigne sur la vocation agricole du terri- toire qui s affirme a I epoque gallo romaine Sont évoques les différentes céréales les outils agri coles ainsi que les voies commerciales romaines Jusqu au 19 janvier 2014 Louvres (95) Arches - archeologie en Pays de France La Spoliation des Juifs : une politique d'Etat (194O-1944) La spoliation systématique des entreprises et des biens appartenant aux Juifs est engagée des 1941 sur lensemble du territoire français Jusqu au 29 septembre Mémorial de la Shoah Studio Beineix Le cinéaste français Jean Jacques Beineix est mis a I honneur dans une exposition conçue comme un voyage a travers un film Jusqu au 29 septembre Boulogne-Billancourt (92) Musee des Annees 30 Espace Landowski Tableaux d'Hubert Robert du musée dè Valence bn avant premiere de la reouverture en decembre prochain du musee de Valence (Drome) quatre des plus beaux tableaux d Hubert Robert (1733 1808) sont présentes au Petit Palais aux cotes des dix tableaux de I ar liste present dans les collections permanentes du musee Jusquau 1e octobre Petit Palais Ta-Da! - Une proposition interactive de Navid Nuur Pour comprendre ce qui inspire les artistes et les conduit de I idée a la réalisation I artiste Navid Nuur conçoit une serie de dispositifs mge nieux et poétiques qui invitent petits et grands a se laisser embarquer sur les chemins de la crea lion Jusqu au 23 septembre Centre Pompidou
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    06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 29335 Surface approx. (cm²) : 667 N° de page : 1 Page 1/1 TRIBALART 1598937300502/CLA/ARN/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations LAGAZETTE PROUOTL'HEB110 DESVLNito AUX ENCHÈRES N°29 DU VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2013 1BHHHHMH M 01676 1329 F. 3,50 €
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    06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 1/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations MR MARIE C. AUBERT AUBERT@GAZETTE DROUOTCOM EVENEMENTParcours des mondes. Le Salon international des arts premiers à «ciel ouvert» se tient à Paris du 10 au 15 septembre, dans le quartier historique de Samt-Germain-des-Prés. Euloge Gide Zemidjan 2013 38 x 29 x 13 cm galerie Vallo s CS PHOTO CHARLES P AC OE fâ GALER VALLOIS n juin dernier La Gazette est allee a la rencontre des professionnels repre sentant l'élite dans le domaine des arts premiers afin de les interroger sur I evenement de la rentree qu est le Parcours des mondes et sur les pieces phares qu ils presente raient En avant premiere, ils nous ont pour la plupart - dévoile quelques-uns de leurs tresors que vous pourrez decouvrir a votre tour lors du vernissage germanopratin du 10 septembre Que ces marchands soient remercies pour leur disponibilité et leur gentillesse même si nous ne disposons pas d une place extensible pour parler de tous i Pendant une petite semaine, Paris, capitale mcon testée de la spécialité concentre entre les rues Bonaparte des Beaux Arts de I Echaude Guene gaud Jacques Callot, Mazarme de Seine Saint Benoit et Visconti les meilleurs professionnels et les plus grands collectionneurs Cette annee, la galerie américaine Donald Elhs vient grossir les rangs du Parcours une premiere participation a une foire d art tribal pour cette specialiste mondiale de la Colombie Britannique (voir inter view page 143) Nul autre salon, de Bruxelles a New York ne peut s enorgueillir d une telle repu tation Les raisons7 Elles sont multiples maîs tien nent surtout a I excellence des objets a la diver site des aires géographiques proposées - on note d ailleurs cette annee une forte ouverture aux artsocéaniens Onajouteraaussi Iexperience car cela fait maintenant douze ans que le salon s est impose dans le paysage des arts premiers La soixantaine de participants qui se soumettent a un veetmg rigoureux travaillent parfois plusieurs annees pour préparer une edition Chaque nouveau Parcours est ainsi I occasion de présenter le fruit de longues recherches dans le cadre d expositions thématiques UNE GALERIE, UN THÈME Apres les calebasses de medecine proposées en 2012 Alain Lecomte installe rue Guenegaud chez lequel nous aurions pu rester des heures tant sa passion est contagieuse s attache aux sifflets sculptes des Bakongo auxquels il a consacre un ouvrage - tire a cinq cents exem plaires - avec I historien Raoul Lehuard publie a I occasion du Parcours Objets associes au culte du <nkisi ) les sifflets bakongo sont utilises dans certaines cérémonies et uniquement par des hommes inities - homme-médecine grand chas- seur et chef de village - pour les rites de fertilite ou la chasse Ces sculptures sont généralement accompagnées de petites cornes d antilope qui font office de sifflet N étant pas portes par le peuple ils sont naturellement peu nombreux, y compris dans les musees Fidèle a cette ethnie et lui vouant un veritable culte le galenste a égale- ment déniche un fétiche a clous epoustouflant, ayant I aspect d un chien impressionnant par sa taille et sa qualite ainsi qu un masque poly chrome provenant de I ancienne collection
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    06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 2/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations République démocratique du Congo, XIX siecle bois pigments h 31,5cm fr arrière plan une huile sur toile d Arrrand VdriJerlick bignte et datée 1936, galerie Olivier Larrcque Nimes ©PHOTO SYLVIA BATAILLE © GALERIE OLIVILR LARhIOQUL NIMES
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    06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 3/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations Sifflet nsiba, de I ethnie bayombe du Bas Congo rm XIXe siecle, h 27 cm Ancienne collection mard et Bertrand Botte! Sa particularité1 assez rare est que le sifflet qui pst habituellement une corne d antilope naine, est ici Lne tres fine pointp d ivoire Galerie Mam Lecomte
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    06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 4/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations Bottet, collecte dans les annees 1930 pres de Lambarene, au Gabon Autre exposition thema tique, celle dédiée a la beaute chez Mame Durieu, ou I on découvrira rue Visconti l'art de la parure chez les Baoule, les Samoas, les Gueres De cette ethnie de Côte d'Ivoire, qui excella dans le travail de la fonte, la galenste propose un collier entierement en bronze orne de dents de panthère, insigne de puissance et de dignite ou des boucles d'oreilles en feuilles d'or caractens tiques de I orfèvrerie peule de la region de Mopti etde Djenneau Mali Ces paruressont réalisées a partir d un seul lingot d or, martelé avec virtuosité pour obtenir cette forme extraordinaire sans soudure Les femmes peules sont réputées pour leur beaute et leur majesté Ces grandes boucles d oreilles quadrilobees, ornées de motifs geome triques simples évoquent les cornes des vaches et rappellent I activite pastorale des Peuls La préciosité de la matiere et la majesté de la forme font de ces bijoux des signes de prestige reserves aux femmes les plus riches Autre objet remarquable lie au pouvoir d un chef baoule, un pendentif en forme de silure illustre, par sa finesse et son raffinement, la qualite du travail de I orfèvrerie chez les peuples akans L or occupe ainsi une place symbolique prépondérante pour cette ethnie emblème par excellence de la puis sance politique ce metal constitue aussi un heri tage sacre empreint de la force spirituelle des ancêtres Quanta lafinessedutravaild'orfèvrerie, elle atteste de son ancienneté Le jeune galenste Lucas Ration, ayant fait sensa lion lors de la derniere Tefaf a Maastricht, dans la section Show Case, a quant a lui mit I accent sur le Congo Deux statuettes, I une iwena, liee a des rites de fertilite ou de divination et qui se distingue par sa grande taille et la qualite d'execu lion de ses détails, et I autre teke a double charge et provenant d une ancienne collection française, liee au monde medical magique et religieux que personnifieledevinguérisseur«nganga»,seront montrées Presque toujours masculines, ces sculptures représententselon les cas des ance tres, des esprits protecteurs ou des médiateurs On retrouve dans la seconde les attributs caracte ristiques des Teke scarifications rituelles appo sees symétriquement sur le visage, barbe trape zoidale Ses jambes fléchies montrent que I indi vidu évoque exécute la danse sacrée appelée « nkibi » ou « nikibi», exclusivement réservée aux hommes La statuette masculine estdeconsacree sonabdomen conservantdestracesde la charge magique dentelle a ete rituellement dépossédée Ce fétiche a d ailleurs la particularité d avoir une double charge ventrale, phénomène particulière ment rare pour ce type d objet ll est également inhabituel de trouver des statuettes teke tenant a la main une canne dont le pommeau a ete fine ment sculpte d un visage, ce qui marque I impor tance rituelle de cette statuette Didier Claes dedie sa presentation a Ngwadi, le dieu du tonnerre, comme il I explique dans la preface de son catalogue «Rêve de collectionneur, de musee, d antiquaire, le fétiche a clous suscite toutes les convoitises » Celui qu il propose fut collecte en 1950 et a intègre la collection du docteur Thion Haute de 88 cm, cette statuette est bien entendu une piece médite, que le marchand est fier de faire decouvrir En outre, un incroyable monolithe ekoi (ou ejagham) en pierre, provenant du Nigeria, date probablement du X Xl" siecle - maîs que nous n avons pu encore voir pour des raisons évidentes de transport -, est l'une des curiosités a signaler Cette piece particu lierement imposante provient d une collection privee d Europe Les monolithes du nord est du Nigeria étaient dresses isoles ou par groupe - souvent en cercle - en des lieux reserves aux abords des villages et ou se tenaient les activites Abie Loy Kemarre Bush Leaf - Optic Utopia 2013 acrylique sur toile 122 x 122 cm galerie Arts d Australie Stephane Jacob © PHOTO CLAYTON GLEN © ARTS D AUSTRALIE STÊPHANE JACOB
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    06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 5/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations Pendentif baoule Cote d Ivoire XIXe siecle or fondu a la cire perdue h 5 I 7 cm galerie Mame Durieu O PHOTP FRANK VFRD FR ffl CAI ER F MAINE DUR FH communautaires appelant la protection des ancêtres notamment les cérémonies d initiation des jeunes gens En effet tout individu attei gnant 10a 15 ansfaisait partied uneassociation de classe d age dont il pouvait attendre de I aide dans ses activites economiques ou lors des moments difficiles de sa vie Les jeunes gens de ces associations faisaient la démonstration de leur force en hissant les rochers hors de I eau - les sources d approvisionnement en pierres étaient IPS affluents de la Cross River et en les transportant au village ou ils recevaient de la mam du sculpteur des traits humains Enterrée jusque sous le nombril, chaque pierre sculptée est supposée représenter un ancêtre une fiqure légendaire historique ou I emblème d une societe secrete On peut observer une piece similaireau museedu Louvre La galerie Frederic Moisan rue Mazanne associée pour le Parcours a Herve Perdriolle présentera Peintures sur bouse de vache de la tribu warli Jivya Soma Mashe et autres peintres de la tribu warin On vous le concède le titre n est pas tres glamour Sachez cependant que cette tribu dans leThane District situe a approximativement 150 km au nord de Mumbai compte encore aujourd hui plus de 300 000 membres Les Warli n ont rien a voir avec I hindouisme Ils ont leur propre mode de croyance de vie et de coutume Les corps des êtres humains comme ceux de nombreux animaux sont représentes a I aide de deux triangles inverses qui se rejoignent en leurs pointes respectives I e tr angle superieurfigure le torse le triangle inférieur évoque le bassin I equi libre precaire de ces triangles symbolise I equi libre de I univers du couple Jusqu a la fin des annees 1960 I art pictural de cette tribu était le fait exclusifdesfemmes Cette expression rituelle ancestrale allait au cours des annees 1970 subir un changement radical Un homme livya Soma Mashe se mit a peindre non pas a la seule occa sion des rituels maîs quotidiennement On a notamment pu voir ses peintures lors de I exposi lion Autres maîtres de I Inde au musee du quai Branlyen 2010 et a la fondation Cartier en 201 ? explique Herve Pednolle auteur de I Art rontem pardin indien ouvrage publieen 701 ? par 5 Conti nentsEditions Alain Bovis héberge pour I occasion che? Helene Bailly rue de Seine propose une exposition thématique consacrée aux Archipels Philip pines et Indonesie > Seront présentes des objets ifugao et kankanaide de I ile de I uçon (Philip pines) la ou s enracinent les cultures les plus anciennes et ou s expriment pleinement puis sance du style et traitement en volumes I art des Batak (Sumatra) et des Dayak (Borneo Kalimatan) sera également a I honneur avec des objets emblématiques ou du quotidien provenant pour certains d entre eux de collectes réalisées au XIXe siecle par des voyageurs tel Flic Modigliani (1860 193?) Une escale est prévue dans les iles Nias et Sumba pour évoquer le travail sculptural de la pierre et che? les Toradjades des iles Sula wesi pour leurs grandes statues d ancêtres Une exposit on dans laquelle au delà de la qualite des objets s exprimera la variete des styles de I ice nographie avec ces représentations de person nages ou d animaux mythologiques des mate riaux ou se mêlent bois cornes dents d animaux coquillages metal fibres A I occasion du Parcours la galerie Vallois rue de Seine (41) proposera lexposition intitulée Le choix de Valentino Plismer I r primitisme dans la photographie mettant ainsi pn lumiere a travers jne trentaine de tirages originaux réalises entre 1930 et nos jours I importance historique des arts extra européens dans la photoqraphie maîs auss leur presence toujours preqnante dans I imaginaire des artistes Paralle lement elle présentera au 35 de la même rue Sculpteurs béninois contemporains de la tradi tion a la modernite sous I eqide d Andre lolly commissaire general ancien directeur du centre culturel français de Cotonou I e travail de six jeunes artistes béninois EulogeGlele Remy Samu? Cerard Ouenum Niko Marius Dansou et Dominique Zinkpe sera ainsi mis a I honneur I a galerie Flak rue des Beaux Arts présentera une selection d œuvres d art ancien d Afrique d Oceanie et d Amerique du Nord ainsi que sa nouvelleexposition <Katsmam Poupées kachina
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    06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 6/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
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    06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 7/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations Masqje bekom en bois recouvert de plaqu de cuivre cheveux cauns pigments Cameroun h 48 cm galerie Bernard Dulon
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    06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 8/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations des Indiens hopi et zuni d'Amérique du Nord » Pour cette edition 2013 du Parcours, la galerie Meyer n'a pas souhaite d'exposition thématique Les œuvres présentées mêleront acquisitions récentes et pieces choisies dans le stock de la galerie, qui retrouveront ainsi la lumière On citera un bouclier d'archer d'une grande rareté, du XIX' XXe siecle, orne d'une représenta- tion stylisée d'une figure humaine arborant un ornement de poitrine en coquillage kina, ainsi qu'une peinture corporelle ou un « tatouage» keloide Lobjet a ete collecte lors d'une expédi- tion dans les annees 1950-1960 et avait intègre la collection de Belfond, a Limoges Autre « petite» - par la taille - piece, une figure chamanique representant un ancêtre dans une pose hiéra- tique L'objet provient de l'île Saint Laurence, dans le détroit de Bering, en Alaska Autre effigie de chamane, une statuette representant un être humain a la puissante morphologie Celle-là date de 1000 a 1400 de notre ere, du début de la culture thule en Alaska Gageons que d'autres trésors sauront vous surprendre. On s'attardera également chez Voyageurs et Curieux, rue Visconti, pour admirer un crochet porte-crâne agiba de Papouasie Nouvelle-Guinéeainsi qu'a la galerie Bernard Dulon, rue Jacquot-Callot, pour ses chefs d'oeuvre du Cameroun, parmi une selec- tion en images et en avant premiere Quèlques exemples choisis deux effigies commemoratives - d'un fon et d une makouo kam - provenant toutes deux des Bamileke, peuple de la region de Bangwa-Batoufam, au Cameroun, en bois erode a patine de terre rouge et dont la provenance collections Arman et Jacques Kerchache - ne laisse aucun doute sur leur valeur Un masque de danse du peuple batcham (Cameroun) du XVIIIe siècle (carbone 14), collecte par E Mesle en avril 1949, et un masque en bois recouvert de plaques de cuivre, de cheveux, de cauns et pigments, également du Cameroun, compléte- ront la selection Sans etre exhaustif, signalons également cet étonnant fragment de pilier qui, plus que certainement, appartiendrait au palais de Bali Nyonga, au royaume de Bali Sachez d'ail- leurs que les deux autres fragments qui compo- saient ce pilier ont ete collectes par le docteur Pierre Marier avant d'être offerts au musee du quai Branly A bon entendeur La galerie Schoffel Valluet, rue Guénegaud, presente une œuvre d'art de Borneo avec l'aide de la science L'investigation scientifique poussée est encore peu voire jamais utilisée pour les objets d'arts premiers La galerie a choisi cette voie pour explorer et dévoiler la face cachée de cette grande et unique sculpture de Borneo, datée du XVe XVII0 siecle Une selection d'autres objetsseraproposée ll n'est pas question de vous donner ici les cles des portes a pousser lors de votre deambulation A chacun de questionner les professionnels qui ont a cœur de transmettre leur savoir, d'éprouver un coup de coeur (voire plusieurs, ce n'est pas reprehensible), de nouer des liens, de se faire plaisir pour constituer ou enrichir une collection digne de ce nom • Parcours des mondes 2013 Saint-Germain des Pres www parcours des mondes com Du 10 au 15 septembre, vernissage le 10 septembre a partir de 17 h TROIS QUESTIONS À DONALD ELUS Vous êtes l'un des invités vedettes de la prochaine édition du Parcours des mondes. Pourquoi avoir choisi l'événement parisien plutôt que la Bruneaf ou d'autres grandes foires dédiées à Tait tribal ? C'est la premiere fois que la galerie participe a unefoire d'arts premiers Nous ne le souhaitions pas dans le passe, préférant exposer dans un cadre plus contem- porain J'ai visite presquechaqueannee le Parcours des mondesdepuissa crea- tion, etj'ai etefrappe par le nombre devisiteurs etlesconnaissancesdes spécia- listesfrançaisconcernant les oeuvres d'art que nous proposons En tant que spécialiste de la Colombie-Britannique, que pouvez-vous nous dire sur les objets que vous allez présenter et leur fourchette de prix ? Nous allons exposer un ensemble d'oeuvres provenant aussi bien du Sud- ouest americain que de la côte du Nord Ouest et de I Alaska Par exemple, nous avons inclus des poupées kachmas, un panorama de l'art de la côte du Nord-Ouest, avec en particulier un superbe hochet rond de chamane, ainsi que des objets d'art yupik dont un masque provenant de la collection Robert Lebel Les estimations s'échelonnent entre 3 500 et 400 DOO € Vous êtes considéré comme l'un des plus grands marchands sur la scène internationale. Que représente la scène parisienne à vos yeux ? Paris est devenu la place incontournable du marche de l'art tribal A mon avis, le niveau de sophistication des Français au regard des arts premiers ne se retrouve nulle part ailleurs Quel est le plus bel objet - ou la plus belle collection - dans votre spécia- lité qui ait fait les beauxjours des ventes aux enchères ? Le haut de gamme du marche nord-américain est encore tres majoritaire- ment assure par les marchands Notre galerie détient presque tous les records de prix en termes d'achats aux encheres ou obtenus dans des ventes privées L'événement marquant a ete la collection Dundas, vendue a New York en 2007 Le produit a totalise environ 7 millions de dollars un record non egale a ce jour dans ce domaine Notre galerie d'art a acquis un peu plus de 6 millions de ce total pour des musees canadiens et des collec- tionneurs prives
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    05/11 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 84864 Surface approx. (cm²) : 56 N° de page : 66 Page 1/1 TRIBALART 6388637300507/GTG/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Parcoursdesmondes *** Puissant. Également connu souslenomdeSaloninternatio- naldes artspremiers, cepar- cours rassemble les meilleurs marchandsmondiaux, lesétran- gers "squattant" les galeries d'art moderne. Desobjetsdeparure d'Afrique,d'Asieetd'Océanie (ici,pendentifbaoulé,galerie MaineDurieu) auxportraits pho- tographiques du XIXe siècle (MichaelEvansTribalArt)ouà l'art contemporain béninois (chezBobVallois), cesaccro- chages sont hauts en couleur. Ànoter, laparticipation, cette année,del'AméricainDonald Ellis,grandspécialistedela Colombie-Britannique. V.Ct Quartier desBeaux-Arts à Saint-Germain-des-Prés, Paris VF, du10auISseptembre, www.parcours-des-mondes.com
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    05/11 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 229211 Surface approx. (cm²) : 968 N° de page : 72-74 Page 1/3 H_CHAL_20130905_0355_N_001 TRIBALART 4010737300508/XCB/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Affaires privées pour le plaisir Expositions d'arts primitifs Paris tombe le masque Parcours des mondes, le plus coté des salons de l'art tribal, se tient dans la capitale du 10 au 15 septembre. D'où vient, à quoi tient cette suprématie parisienne. A la nuit tombante, ha- billés de branchages et armés de machettes, ils surgissaient dans les vil- lages en poussant des cris. On les reconnais- sait à leurs masques blancs, couleur de mort Dans l'ouest de l'Afrique, chez les Fang, les membres de la société se- crète Ngil étaient appelés pour ef- frayer, faire avouer - et exécuter parfois - les sorciers et les voleurs PAS BERTRAND FRAYSSE Interdits vers 1910, les masques ngil authentiques sont d'une insigne ra- reté Avecleurfrontbombé,leurnez allongé, leure traits stylisés, ils sont aussi d'une grande beauté. Ils ont d'ailleurs inspire Les Demoiselles d'Avignon de Picasso (1907) et contribué à la révolution du cubisme Le plus exceptionnel de ces masques se trouve che^ Fian- çois-ManeBanier,romancieretpho- tographe.Inutiledesedemanderqui le lui a offert Acquis par Liliane Daniel Hourde, artiste et marchand, dans son atelier, à Paris. « Dans l'art tribal, il est bien plus facile dc trouver un client que de trouver un objet. » Bettencourt à Drouot enjuin 2006 pour 5,9 millions d'euros, pièce phare delacollection dumarchand PierreVenté,cemasqueestl'objetle plus cher de toute l'histoire des arts primitifs. Ayanttotalisé44millions d'euros,la vente Venté demeure inégalée. Dé- trôné par New Yorkpour l'art mo- derne et contemporain, Paris est resté la capitale mondiale dc l'art tribal (et non « des arts premiers », expressionquepersonnedanslemi- lieun'utilise). Pourdénicherdessta- tuettes baoulé ou des crochets sculptesdufleuveSepik,mutiled'al- ler à Abidjan ou à Port Moiesby. C'estàParisqu'ontlieulesplusgran- desventespubliques,quel'ontrouve leplusgrandnombre demarchands spécialisés etque setientchaque an- née,depuis2002 leplusgrandsalon,
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    05/11 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 229211 Surface approx. (cm²) : 968 N° de page : 72-74 Page 2/3 H_CHAL_20130905_0355_N_001 TRIBALART 4010737300508/XCB/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Parcours desmondes. « Tous les col- lectionneurs et les responsables de musée y sont présents, explique Pierre Moos, son directeur. Les marchands réservent souvent leurs plus bettes pièces pour les montrer à ce moment-là. » Du 10 au 15 sep- Vlaminck, forgeant sa légende, s'estposé en «père de Vart nègre». tembre, du côté de Saint-Germain- des-Prés, des galeristes du monde entier - parmi lesquels une quin- zaine de marchands parisiens - ac- cueilleront près de 20000 visiteurs venus admirer des chefs-d'œuvre des arts traditionnels d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et desAmériques. L a suprématie de laplace pari- sienne ne date pas d'hier comme le montre l'exposi- tion Charles Ration, l'inven- tion des arts « primitifs », qui se tient au musée du quai Branly jusqu'au 22 septembre. Sans doute le plus grand marchand de sa spéciali- té au xxe siècle, Ratton fut dès les années 1930 le promoteur infati- gable de ce qu'on appelait encore « l'art nègre ». L'exposition retrace l'histoire des manifestations qui fi- rent connaître au grand public sa valeur universelle, African Negro Art au MoMA de New York en 1935, ou ^Exposition surréaliste d'objets dans la galerie parisienne de Ratton en 1936. Onpeutyadmirerquèlques pièces légendaires, comme l'ef- frayante statue en métal de guerrier rapportée suite aupillage de lacapi- tale du royaume du Dahomey (ac- tuel Bénin) : pour ne pas choquer le bourgeois, lors de sapremière expo- sition à la Galerie Pigalle, en 1930, Ratton avait fait rabattre son sexe, initialement en érection ! C'est à ses artistes que Paris doit sa position dominante. Proche des sur- réalistes - Breton et Eluard étaient de grands collectionneurs -, Charles Ratton n'a fait que populariser un art découvert un quart de siècle plus tôt. Selon la légende qu'il a lui-même for- gée,Vlaminckseraitle«pèredel'art nègre ». En 1905, dans un café d'Ar- genteuil, le peintre aurait aperçu, entre deux bouteilles de Pernod, troisstatuettesafricainesqu'ilaurait extorquées au cafetier pour le prix de quèlques absinthes. Un peu plus tard, il f era l'acquisition d'un « grand masque » blanc - un masque fang - que lui achètera Derain. Picasso s'extasiera en l'apercevant dans l'atelier du peintre. Matisse à son tour découvrira fébrilement les « statuettes nègres » de Pi- casso dans son atelier de la rue Schœlcher, provoquant l'ébahisse- ment de sa bonne : « Venez vite, ve- nez vite, Hy a là un vieux mon- sieur qui embrasse les seins de vos négresses » ! Dès lors, la « chasse à l'artnègre » étaitlancée. Ellenes'ar- rêtera plus et transformera en pro- fondeur l'art occidental, de Modi- gliani àHenryMoore enpassantpar Brancusi, Giacometti, Dubuffet et tant d'autres. « L'art primitifajoué un rôle déter- minant dans l'histoire de l'art mo- derne, observe Daniel Hourdé, peintre, sculpteuretmarchand.Par- fois, il a influence directement les artistes. Le plus souvent, ils y ont retrouvél'écho de leursproprespré- occupations, Picasso dans la sculp- ture de la Côte d'Ivoire, les surréa- listes dans les arts "sauvages" de l'Océanie ou de l'Amérique du Nord. » Dans son atelier, sous une verrière, au fond d'une cour du Vieux Paris, un reliquaire korwar à tête de mort de Nouvelle-Guinée ou un fétiche à clous africain voisinent MERVEILLES DUMODE Cinq pièces présentées au salonParcours des mondes, Paris, du 10 au 15 septembre. Statuette téké. Congo, début du xxe siècle. (Galerie Lucas Ration.) Masque dè danse batcham. Cameroun, xvm8 siècle (Galerie BernardDulon.) Crochet porte-crâne kerewa. Papouasie-Nouvelle- Gumée. (Voyageurs et curieux.) Come à médecine toba-batak. Sumatra, première moitié du xixe siècle. (Galerie Alain Bovis.) La Keiiie Baiigna, photographiée par Man Ray. Exposée quai Branlyjusqu'au 22 septembre. Statue d'ancêtre protecteur(buu). Philippines.(Galerie Schoffel Valluet.) avecunChristmédiéval, unemomie inca ou ses propres sculptures, des corps en bronze torturés pareils à des écorchés sortis d'un musée d'anatomie. Longtemps associé à Philippe Ration, neveu de Charles, Daniel Hourdé se consacre désor- mais surtout à son art, se contentant d'être marchand en chambre pour « trois ou quatre collectionneurs » lorsque l'occasion s'en présente : « Dans les arts primitifs, il est beaucoup plusfacile de trouver un client que dè trouver un objet. » "^•"^k epuis des décennies, le ^1 A stock ne se renouvelle ^1 ^1 plus. « Les objets au- H H thentiques - faits par H H les autochtones pour les H H autochtones et qui ont H V servi - ont cessé d'être _^L^^ produits dès la fin du premier tiers du XXe siècle », estime Bernard Dulon, marchand réputé. « Dans les régions les plus reculées - au fin fond du Nigeria ou du Zaïre -, la production de qualité s'arrête au plus tard au début des années 1960 », précise Alain de Monbrison, fameux galeriste de la rue des Beaux-Arts. Les dernières belles pièces ont été rapportées par des coloniaux lors de la décolonisa- tion. Depuis, plusrien: onnetrouve plus qu'un vulgaire « art d'aéro- port ». Et seule une petite minorité des objets authentiques provoque l'enthousiasme des experts. « Au moins 90% de l'art africain a dis- paru et, sur les 10% qui restent, 80% des objets sont sans intérêt, résume Alain de Monbrison. Selon sa plus ou moins grandeperfection, une antilope bambara peut valoir de 2000 à 100000 euros. Mais, pourfaire la différence, il faut en avoir vu un certain nombre, et pas simplement dans des livres. » L'art tribal est une affaire d'initiés. Les spéculateurs ne misent guère sur des œuvres non signées et non datées, à moins qu'elles n'aient un « pedigree » (un historique des pro- venances) exceptionnel. Peu de noms connus figurent parmi les grands collectionneurs actuels : le cheikh qatarien Saoud al-Thani, « un passionné au goût extraordi- naire », selon Pierre Moos ; le Suisse Jean Paul Barbier-Mueller d ' ' collection, réunie dans le mu
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    05/11 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 229211 Surface approx. (cm²) : 968 N° de page : 72-74 Page 3/3 H_CHAL_20130905_0355_N_001 TRIBALART 4010737300508/XCB/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations L'ART v TRIBALA L'HONNEUR A oir Parcours des mondes, 12- édition du Salon international des arts premiers (60 exposants). Pans, quartier des Beaux-Arts àSaint-Germam- des-Prés (W), du 10 au 15 septembre. Vernissage le mardi 10 de 15 à 21 heures. Du mercredi au samedi, de 11 à 19 heures. Le dimanche jusqu'à 17 heures Nocturne le jeudi 12 septembre jusqu'à 21 heures. Exposition Charles Ratton, l'Inventiondes arts«primitifs» Plus de 200 œuvres et documents retraçant le parcours du plus célèbre marchand et collectionneur du xxe siècle (1895-1986), proche des surréalistes. Musée du quai Branly. 37, quai Branly, Paris VIIe , jusqu'au 22 septembre. Informations • www.quaibranly.fr. Catalogue de l'exposition, coédition musée du quai Branly/ Skira Flammarion, 184 pages, 150 illustrations, 35 euros. séc du même nom de Genève, est considérée comme la plus belle du monde; plus modestement, le Français Bruno Roger, associé de la banqueLazardetprésidentdelafon- dation créée en hommage à son épouse disparue, Martine Aublet, naguère responsable du départe- ment mécénat du musée du quai Branly. Même Jacques Chirac, connu pour son amour sincère des arts premiers, ne possède pas grand- chose. Quant à Dominique de Ville- pin, son nom n'évoque chez les connaisseurs qu'un sourire dédai- gneux. Sa collection de masques africains? « Rien n'est authen- tique », tranche unmarchand, cruel. O n trouve sur le marché beau- coup de mauvaises copies et quèlques excellents faux. « Tous les collectionneurs s'y sont unjour laissés prendre, reconnaît Daniel Hourdé. Mais il y a un test qui ne trompe pas, c'est lorsquel'oninstallelemasqueouln statuette dans sa collection. On s'aperçoit vite qu'il y a quelque chose qui ne va pas. » Ce que confirmeAlaindeMonbrison:«Les objets authentiques ont une âme, lesfaux n'en ontpas. Et les collec- tionneurs le sentent. Ils s'aperçoi- vent que l'objet est vide, qu'il est impossiblededialogueraveclui. » Sans forcément l'avouer, la plupart des amateurs d'art tribal sont un peu animistes. Les pièces gardent une part de leur force magique initiale. Commentnepasêtreintimidéparce masque ekoi (Nigeria) de la collec- tion de Hubert Goldet au musée du quai Branly, un crâne humain tendu de peau d'antilope et recouvert de vrais cheveux, avec la bouche grande ouverte qui semble pousser un cri? Et comment ne pas sentir la bonté protectrice de cette statuette bembé (Congo), en vente à la Gale- rieLucasRatton, auvisageanguleux etauxyeuxsertis d'éclats defaïence, fétiche médical supposé protéger des accidents et des maladies ? Les puissances celées dans ces objets inanimés semblent prêtes à se ré- veiller. Face au masque offert par Liliane Bettencourt, François-Marie Baniera-t-ilressenti son impitoyable pouvoirjudiciaire et entendu les vo- ciférations crépusculaires des in- quiétants inquisiteurs? •
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    14 BOULEVARD HAUSSMANN 75438PARIS CEDEX 09 - 01 57 08 50 00 11 SEPT 13 Hebdomadaire Surface approx. (cm²) : 121 N° de page : 21 Page 1/1 TRIBALART 5310347300509/GCP/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations ADJUGÉVENDU PARBEATRICEDE ROCHEBOUET BDEROCHEBOUETi3>LEF/GAROFR LeBénin à portée de main A Saint-Germain, le « Parcours des mondes» est devenu un evenement incontournable pour les arts premiers. Veritable contrepoint aux enchères, cette 12e édition réunit 60 des meilleurs marchands internationaux dont 50 % sont étrangers. Pour la pre- miere fois, il s'ouvre a l'art contemporain d'Afrique. La galerie Vallois est la pre- miere a se lancer dans l'exploration des nouveaux talents de ces contrées loin- taines en ouvrant son petit ecrin de la rue de Seine aux sculpteurs béninois. Ancien directeur du Centre culturel français de Cotonou, Andre Jolly a repe- re six jeunes artistes prometteurs. Ils sont encore inconnus mais peu importe. Tous sont autodidactes car il n'y a pas d'école des Beaux-Arts la-bas. Pour- tant, les traditions sont toujours aussi vives sur ces terres de feu. Elles sont l'expression de la spiritualité tres riche qui caractérise les cultes et rythme la vie quotidienne, Le visiteur sera surpris de trouver des pieces chargées d'émo- tions et souvent pleines d'humour L'en- semble est frais, plein d'esprit. On aime les personnages en fil de fer de Remy Samuz, les anges gardiens hiératiques de Nike, les coiffures extravagantes de « Attin », de Marius Dansou, 2012. Marius Dansu, les totems de Domini- que Zinkpe. Les prix vont de 2 000 a 8 000 euros Lin pari encore accessi- ble. • DELATRADITION ALAMODERNITÉ Jusqu'au 28 sep- tembre, Galène Vallois sculptures 35, rue de Seine (Vie), www vallois.com
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    11/17 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 182587 Surface approx. (cm²) : 2296 N° de page : 5 Page 1/4 TRIBALART 0230347300505/XME/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Sommaire"I 3399 du 11 au 17 SEPTEMBRE 2013 EN COUVERTURE Gotha : la rentrée sous le signe du bonheur ie 3 L'édito 6 Quelle semaine! 15 Adélaïde's l'actu 28 Philippe etMathilde à Louvain . joyeuse entrée le mag 32 Cinéma Forest Whitaker) « Nous sommes passés des champs de coton au président des États-Unis 36 Exposition Sous la verrière du Grand Palais à Paris Defi artisans venus du froid 40 SaonArts Premiers Ethnique chic 44 Exposition Elizabeth Eure de Lanux L'attrapeuse d'âme 48 Univers À Paris, chez Thierry Lemaire « Glamour seventies» QUELLE CULTURE I 54 Les états d'art de Pierre Yovanovitch SG Le guide 58 Quelles plumes ! Spécial «Le livre SUT la place» Nancy (13-15 septembre 2013) 60 Quelles enchères! QUELLE HISTOIRE! 62 Mahendraparvata La cité perdue del'empirekhmer QUELLE BEAUTÉ I 66 CafeBlanehett«Ouiàlavie» 68 À l'hôtel Berkeley de Londres Lezen sur le toit 69 Plaisirs & tentations QUELLE SOIRÉE ! 70 Douceurs chez Ralph Lauren 72 Zoute Approaeh trophy 74 Courrier Votre Point de Vue 76 Horoscope 78 Jeux Anagrammes, sudoku, bridge et mots croisés 82 L'élu Vincent Barre Les bons d abonnement se trouvent p 73 et p 77 Ce numero comporte un encart Pierre Ricaud sur une diffusion partielle abonnes
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    11/17 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 182587 Surface approx. (cm²) : 2296 N° de page : 5 Page 2/4 TRIBALART 0230347300505/XME/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations salon À PARIS, LE SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS EthniquecMeParcours des mondes, qui fête cette année sa 12e édition, demeure en matière d'art tribal I un des rendez-vous les plus prises Du 10 au 15 septembre, 60 marchands français et internationaux exposent leurs plus belles pièces Parmi eux, notre sélection de galenstes parmi les plus réputes de la place de Pans. ParAnne Regler Photos Marie ciénn F isages grimaçants, fesses lebondies, raffinement ou brutalité des lignes, douceur rugosité les œuvresd art primitifnecessentdenousséduire, apres avoir ete redécouverts par les artistes, Andre Breton, Man Rav, Miro, Antonio Segui, jusqu'à Miquel Barcelo. puis par les décorateurs «Maîs des le début du XVII1 siecle, les arts premiers ont fait une entree discrète dans les cabinets de curiosités», raconte Anthony Meyer, l'un dcs grands marchands et expert parisien Aujour- d'hui, la beaute, l'élégance, l'exotisme, l'expression artistique de l'art tribal, qu il soit africain, océanien, americain ou asia- tique, lui ont ouvert grand les portes de la haute decoration, comme celles de notre quotidien esthetique • VOIR Parcours des mandes, Quartier des Beaux Arts a Saint Germain dès-Près 75006 Paris Jusqu au 15 septembre De 11 h a 19 h Nocturne le 12|usqua21h Alain de Monbrison «LESMASQUES MEPARLENT» Cet illustre marchand est spécialise depuis 1971 dans les arts primitifs d Afrique et d Oceanie Dans son appartement parisien, les oeuvres cohabitent dans une harmonie feutrée, bercée par la lumiere tamisée des hautes baies vitrées. Autour de ce collectionneur passionne qui nous reçoit dans sa salle a manger, une sculpture de Madagascar de la fin du XVIIe une statue d'ancêtre karovari de Nouvelle-Guinée, un plat des iles Fidji en forme de feuille et une impressionnante cuillère ceremomelle dan de Côte d Ivoire. « Representant l'image de la femme, e est I une des plus belles pieces de ce type que je connaisse » Pour le Parcours des mondes, Alain de Monbrison montrera une selection remarquable de masques rituels, utilises lors de cérémonies funéraires, agricoles ou d'initiation Lin ensemble de pieces du XIX° siecle, collectées ces dernieres annees, et dont le célèbre marchand assure qu'elles ne sont plus aujourd hui fabriquées ( 2, SUE DES BEA UX-ARTS, 75006PARIA. TÉL.: 0146340520. WWW.MONBRJSON.COM
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    11/17 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 182587 Surface approx. (cm²) : 2296 N° de page : 5 Page 3/4 TRIBALART 0230347300505/XME/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Anton» J.-P. Meyer SECRETS D'OCEANIE Élevé dans le sérail auprès d'un père et d'une mère antiquaires à Paris et à Los Angeles, spécialisés dans les très beaux objets d'art, Anthony est devenu à son tour l'une des plus éminentes figures de la profession. «À mon heure, précise cet homme brillant. Pendant des années, je me suis contraint à fuir cette hérédité, allant même jusqu'à m'engager dans l'armée à 17 ans !» Un jour, alors qu'il « fouille » dans les collections maternelles, il découvre trois massues de Nouvelle-Calédonie. Lin coup de foudre pour un nouveau départ. De rencontres en coups de cœur, de voyages en découvertes, Anthony trouve sa voie. Marchand il sera, avec sa propre démarche esthétique dénuée de toute obligation commerciale. Et de façon très instinctive, il se tourne vers l'art océanien. « ll était encore méconnu dans les années 1970. La liberté, l'émotion, la force très corporelle, qui s'en dégageait m'ont happé et ouvert l'appétit.» Dans son antre, où il n'invite personne, des masques en fibre des îles Tami, une herminette de sculpteur a lame en serpentine de Nouvelle-Calédonie, tomrçasqjes de la Nouvelle-Irlande, un de yanualu. et des dizaines d'autres trésors.
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    11/17 SEPT 13 Hebdomadaire OJD: 182587 Surface approx. (cm²) : 2296 N° de page : 5 Page 4/4 TRIBALART 0230347300505/XME/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations CAP SUR L'AFRIQUE DE LOUEST Ce jeune galeriste de 26 ans ira loin. Après son grand-oncle Charles Ratton, considéré comme « l'inventeur » des arts primitifs, après son pere Philippe, Lucas, representant la troisieme generation de cette célèbre dynastie, entre à son tour dans la cour des grands. Désormais installe rue de Seine, après un premier stop aux Puces, le voici à la tête d'une sélection très pointue d'art africain, surtout des oeuvres originaires de la Côte divoire, du Congo, du Nigeria et du Mali. « J'ai commencé ma collection très jeune et ces trois pays sont un vivier d'objets rituels de grande qualité. Ainsi cette statuette hemba de la fin du XIXe ou ce fétiche téke représentant un chef arborant sa canne royale. « Sur son ventre subsiste l'empreinte de l'emplacement destine à recueillir la charge magique reçue soit d'un sorcier soit d'un devin. » 29, RUE DE SEINE, 75006 PARIS. TÉL., 0146330624/0616801311. WWW.LUCASRATTON.COM . USI* GNIAL PLE-MLE Sur la table basse contemporaine, au milieu d'une collection de casse-tête des îles Fidji, de Vanuatu ou d'Angola, elle trône. Elle, c'est une grande statue bulul des Philippines, la représentation d'un ancêtre, gardien des greniers à riz. « Rare, tres rare, cette piece date de la fin du XVIP», précise Judith Schoffel de Fabry. C'est l'une des pièces magistrales que cette galeriste, en digne héritière elle aussi de ses parents, présentera au Parcours des mondes. Dans son appartement perche au sommet d'un immeuble XVIIe , Judith et son mari Christophe vivent entourés de leurs collections. Un bric-à-brac génial et hautement esthétique, où se côtoie pêle-mêle le meilleur de l'art primitif, des reliquaires du Gabon, une harpe du Congo, des statuettes baoule de Côte d'Ivoire, des masques de Bornéo, auxquels se marient un bouclier moi du Viêtnam, une céramique de Michel Gouéry, une gouache de Leroy Maddox, une autre de Doucet, des encres japonaises, une console coloniale... Une multitude de chefs-d'œuvre à contempler au quotidien. Talentueuse Judith ! 14, RUE GUÊNÉGAUD, 75006 PARIS. TÉL.: 0143268338. WWW.SCHOFFLELVALLUET.COM
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    LE QUOTIDIEN DEL'ART 61, rue du Faubourg Saint-Denis 75010 PARIS - 01 42 46 69 41 30 AOUT 13 Quotidien Surface approx. (cm²) : 44 N° de page : 3 Page 1/1 TRIBALART 1437237300501/GTA/MAG/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Un dîner au Quai Branly lors du Parcours des Mondes Le 9 septembre, veille de l'ouverture du Parcours des Mondes, la société des Amis du musée du quai Branly, présidée par Louis Schweitzer, organisera son premier dîner de gala au profit des collections du musée. L'événement devrait accueillir les ministres de tutelle de l'établissement public, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, et Geneviève Fioraso, ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, ainsi que de nombreux collectionneurs. RENSEIGNEMENTS celme.cassoudesalle@orange fr
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    2 RUE MONTESQUIEU 75041PARIS CEDEX 01 - 01 42 61 56 14 02 SEPT 13 Tri-hebdomadaire Surface approx. (cm²) : 60 N° de page : 23 Page 1/1 TRIBALART 6914537300509/GTA/ATF/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations L'information du jour UN PARCOURS DES ARTS PREMIERS Parcours des mondes, (e salon international d arts premiers se déroulera du 10 au 15 sep- tembre prochains (1] Depuis 2002, cette manifestation rassemble chaque année à Paris une soixantaine de galenstes spécialisés dans les arts d Afrique, d Océanie et des Améri- ques La moitié des participants seront, cette année, étrangers des galeries belges, amé- ricaines, anglaises, australiennes, canadiennes, espagnoles, italiennes, néerlandaises, suis- ses ou de province rejoignent leurs consœurs françaises Cette 12e édition est installée à demeure dans le quartier des Beaux-arts de Saint-Germain dès-Prés Ce salon est ouvert en accès libre et les visiteurs pourront parcourir les rues de ce quartier historique, devenu l'écrm des arts premiers Chaque galerie offrira des chefs d œuvre inconnus d Afrique ou d Océanie, des pièces ethnographiques plus aborda bles et des œuvres recherchées par les collectionneurs Cette année, Hélène Leloup, collectionneuse et commissaire de I exposition Dogon au musée du quai Branly présidera le « Parcours des mondes »
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    LE QUOTIDIEN DEL'ART 61, rue du Faubourg Saint-Denis 75010 PARIS - 01 42 46 69 41 10 SEPT 13 Quotidien Surface approx. (cm²) : 560 N° de page : 8 Page 1/1 TRIBALART 6985247300509/CLA/MDP/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations FOIRE PARCOURS DES MONDES QLOTIDIEN DE L MiT / NUMERO 435 MARDI 10 SEPTEMBRE 2013 PARCOURS DES MONDES , PAS A PAS ALEXANDRE CROCHET Masque elephant style du Royaume de Babanki Cameroun bois a patine noire pigment rouge H HO cm Galerie Bernard Dulon Paris © Galerie Bernard Dulon Une paire de chevillera Igbo laiton grave Nigeria D 35 cm Galerie Jean Baptiste Bacquart Pans © Galerie Jean Baptiste Bacquart Masque Heiltsuk Region Hella Sella North West Coast H 33 cm Ex collection A Smitherrnan Canada Galerie Alain de Monbnson Paris © Galerie Alain de Monbnson Masque armer Nigeria region du Sud Est Ibibio Ogoni XXe siecle bois fibres, ancienne matiere crouteuse H 62cm Galerie Jacques Germain Montreal © Galerie Jacques Germain Masque de maladie abstracte des Igbo, Nigeria début XXe siecle Galerie Jo De Buck, Bruxelles © Galerie Jo De Buck Remy Samui La Conference 2012 (3 pieces vendues séparément) meta) 180 a 190 x 50 x 30 cm Galerie Vallois Paris © Galerie Vallon
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    LE QUOTIDIEN DEL'ART 61, rue du Faubourg Saint-Denis 75010 PARIS - 01 42 46 69 41 10 SEPT 13 Quotidien Surface approx. (cm²) : 609 N° de page : 6-7 Page 1/2 TRIBALART 4985247300501/CLA/OTO/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations L'AFRIQUE, C'ETAIT L'AVENTURE - HELENE LELOUP, PRESIDENTE D'HONNEUR DU PARCOURS DES MONDES Ancienne marchande à Paris et à New York, collectionneuse, éminente spécialiste des Dogons, Hélène Leloup succède à Lionel Zinsou comme présidente d'honneur du Parcours des Mondes, dont le vernissage a lieu aujourd'hui mardi. Membre du comité d'acquisition du musée du quai Branly, mais aussi conseillère d'un grand financier français, elle revient ici sur son parcours et sur le marché. A. G. Qu'est ce qui vous a motivée quand vous avez commencé dans le domaine de l'art africain ? Le goût de l'aventure ? H. L. C'est exactement pour cela que nous nous sommes mariés, Henri Kamer et moi. J'étais jeune journaliste, dans une agence de presse. Et puis, dans un cocktail de mariage, j'ai fait sa connaissance. « II fait chaud », m'a- Helene Leloup Photo Tanguy de Montesson. t-il dit. « Moins qu'en Afrique », ai- je répliqué. Nous y avions chacun été une fois, moi lors d'un voyage d'étudiants dont faisait partie un futur médecin qui allait devenir un grand spécialiste de l'art du Cameroun : Pierre Harter. Si le musée du quai Branly a quelque chose de bien sur ce pays, c'est sans doute grâce au legs de sa collection. A. G. Comment est née votre attirance pour les Dogons, passion qui a abouti entre autres à l'exposition phare du musée du quai Branly en 2011 ? H. L. Avec mon premier mari, nous sommes partis à l'aventure vers le Mali. L'Afrique, alors, représentait un voyage long et compliqué sur des pistes parfois sans cartes... Arrivés à Bamako, nous avons poursuivi en pays dogon que j'ai trouvé fabuleux, avec des gens gentils, pas voleurs, et des objets formidables à cette époque. Nous avons vu les principaux responsables des villages,
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    LE QUOTIDIEN DEL'ART 61, rue du Faubourg Saint-Denis 75010 PARIS - 01 42 46 69 41 10 SEPT 13 Quotidien Surface approx. (cm²) : 609 N° de page : 6-7 Page 2/2 TRIBALART 4985247300501/CLA/OTO/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations ENTRETIEN AVEC HÉLÈNE LELOUP SUITE DE LA PAGE 6 qui ont envoyé des gamins ramasser des objets. Nous habitions alors la baraque construite pour l'ethnologue Marcel Gnaule, éclairée a la lampe a huile Hormis le livre sur les masques de ce dernier, et ceux de Genevieve Calame Gnaule [sa fille, directrice de recherches au CNRS, decedee le 23 août dernier, ndlr], il existait tres peu d'ouvrages, nous avions peu de connaissances sur le sujet II fallait apprendre par soi-même, et avoir du goût Quand j'ai découvert les pieces dogons, tres nettes, tres tranchées, j'y ai retrouve un peu de ma propre personnalité je suis une personne franche qui n'aime pas les froufrous, ni au dedans, ni a l'extérieur Plus tard j ai descendu a la suite de Paul Morand la fameuse falaise de Bandiagara A. C. Comme vous le racontez dans le hors-série « Collectionner » de la Revue des Deux Mondes en 2011, c'est un peu grâce au réalisateur John Huston que vous êtes partie aux États-Unis ? H L_ Un jour, au Burkina Paso, nous cassons notre Jeep américaine elle était irréparable Alors, nous nous sommes dit « pourquoi pas l'Amérique ? » Nous ne connaissions pas, maîs deux clients s'y trouvaient les grands marchands John J Klejman et Julius Carlebach, a New York John Huston nous avait propose de venir pour Noel, alors nous sommes partis pour Manhattan, puis pour la Californie A. C. Les musées américains vous doiventbeaucoup... H. L. À Pans, un jour entre un homme dans ma premiere petite galerie du boulevard Raspail II s'intéressait a un beau masque Kifwebe (Congo) II me l'achète, et m'annonce qu'il va m'envoyer son directeur C'était Nelson Rockefeller [gouverneur de l'État de New York, ndlr] II me conseille de venir aux Etats-Unis, où l'on s'intéressait beaucoup, avec une certaine avance, aux arts primitifs II avait crée le MoMA et le Muséum of Primitive Art [sa collection, transférée ensuite au Metropolitan Muséum of Art (Met)] Le directeur de ce dernier musee, Robert Goldwater, est venu et c'est comme cela que j'ai vite sympathise avec lui et avec son épouse, Louise Bourgeois Parmi d'autres exemples, j'ai sorti toutes les belles figures Bamana du Mali pour le Met, qui n'en avait jamais vues - j'en ai aussi gardées pour moi A. C En juin dernier, chez Chnsbe's à Paris, vous avez tenté de racheter deux chefs-d'œuvre passés entre vos mains.. H L Pour un grand collectionneur, j'ai essaye d'acheter le célèbre serpent Saga (Guinée), peut être le plus beau du genre, et dote d'un tres bon pedigree Maîs il n'a pas voulu dépasser 1,5 million d'euros, et la piece a atteint 2 millions d'euros au marteau L'autre œuvre que j'avais également vendue aux Bartos - l'architecte de ma galerie de Madison Avenue à New York - est un petit Dogon accroupi, mal estime Les prix ont monte, monte Quand j'ai vu qui j'affrontais, cheikh Saud Bin Mohammed Bin Ali Al Tham, un prince du Qatar, j'ai laisse tomber. Comme je ne veux pas vendre mes plus belles pieces, je n'ai pas d'énormes moyens pour collectionner Heureusement, très peu d'objets me font envie, il passe en ventes assez peu de pieces exceptionnelles A. C. Quelles différences voyez-vous entre les marchés français et americain ' H L C'est une question d'argent En France, il n'existe aujourd'hui qu'a peine une poignee de tres gros collectionneurs François Pinault s'est arrête a cause des prétentions exagérées de Jacques Kerchache pour céder sa collection Bernard Arnault, a ma connaissance, ne s'intéresse pas a l'art tribal Parmi les gens qui ont bon goût, on trouveJean-Claude Weill, des vêtements eponymes Faute de temps pour s'y consacrer, les grosses fortunes ne sont qu'exceptionnellement des collectionneurs passionnes A. C Que pensez-vous de l'idée de Pierre Moos, president du Parcours des Mondes, de lancer un second Parcours au printemps ? H. L. Deux fois par an, je ne sais pas C'est une grosse depense pour tous ceux qui viennent de l'étranger, en particulier des Etats-Unis, et doivent transporter des objets, a l'instar du Canadien Jacques Germain, qui fait un travail de qualite Y aura-t-il assez d'amateurs pour deux manifestations ? Attendons de voir comment marche cette edition I PROPOS RECUEILLI'; P4fi ALEXANDRE CROCHEÏ PARCOURS DES MONDES, du ll au 15 septembre, quartier de Saint Germain dès-Près, 75006 Paris tel +32 67 877 277, www parcours dès-mondes com
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    foire parcours desmondes le quotidien de l’art / numéro 440 / mercredi 11 septembre 2013 page 09 Une partie des exposants du Parcours des Mondes, dont le vernissage a eu lieu hier à Paris, avait choisi de surprendre par des pièces étonnantes, insolites ou par un angle original. L’une des œuvres qui intriguait le plus les visiteurs, et suscitait un vif intérêt muséal notamment, occupe une salle exclusive en sous-sol à la galerie Schoffel Valluet. Sorti d’un cours d’eau, conservé dans une collection française depuis les années 2000, jamais montré, selon la galerie, ce poteau de rivière sculpté de Bornéo était destiné à éloigner démons et maladies. Pour la galeriste Judith Schoffel, il s’agit d’un chef-d’œuvre du genre, daté au carbone 14 du XVe  siècle. Cette longue figure torturée, l’une des trois connues de ce type - d’où son prix, entre 1 et 1,5 million d’euros - a fait l’objet d’une longue analyse scientifique. Alors que le débat sur les faux agite fréquemment le marché, les responsables de la galerie veulent montrer que la jeune génération de marchands, dont ils font partie, prend très au sérieux l’authentification des œuvres. Cette pièce est l’une des plus importantes en valeur de cette édition du Parcours des Mondes. Parmi les autres, figurent une partie d’un pilier du palais de Bali Nyonga dont les deux autres se trouvent au musée du quai Branly (au prix de plusieurs centaines de milliers d’euros), et un surprenant masque Batcham (plus de 1 million d’euros) à la galerie Bernard Dulon qui se focalise ici sur le Cameroun. Riche en expositions thématiques - une trentaine -, le Parcours oscille cette année entre séduction devant des coiffes (galerie S.L.) et des parures (galerie Maine Durieu), et effroi - les visages de guingois chargés de faire guérir chez Jo De Buck, ou les crânes sur-modelés à valeur magique d’Océanie confrontés aux objets rituels de fécondité et de pouvoir africains (galerie Vanuxem). La fascination reste leur dénominateur commun. Plus que l’art contemporain tribal ou africain - très inégal - mis en exergue par quatre galeries, Fine Art Studio (Bruxelles), Frédéric Moisan & Hervé Perdriolle (Paris), Vallois Sculpture moderne et contemporaine, c’est l’Océanie qui a la part belle cette année, avec un nombre croissant de galeries d’art africain se consacrant aussi à cette région du globe. Les affaires ont bien démarré pour bon nombre de participants. Le belge Didier Claes a cédé une importante sculpture Suku du Gabon de grande taille, complète (autour de 100 000 euros), et cinq autres pièces. Nouveau venu au Parcours, l’Américain Donald Ellis, qui propose un très bel ensemble de poupées Kachinas, mais aussi entre autres une superbe figurine en ivoire Okvik d’Alaska restée dans la même collection depuis les années 1970 (dont il demande environ 200 000 euros), a cédé au moins « 7 ou 8 pièces ». « C’est la première fois que je participe à une foire d’art tribal, confie le galeriste qui expose aussi à Frieze Masters. Le Parcours s’est imposé tout de suite, c’est le meilleur salon dans sa catégorie ». Son compatriote Bruce Frank a fait mouche avec son exposition de sculptures miniatures de la région du fleuve Sepik (Papouasie-Nouvelle Guinée) proposées entre 6 000 et 50 000 euros environ. Une bonne dizaine de points rouges étaient affichés hier après-midi. Pour découvrir l’une des petites pépites de cette foire, une statue Baoulé de Côte d’ivoire (180 000 euros), qui a tapé dans l’œil de la collectionneuse et conseillère Hélène Leloup, il faut aller tout au fond de la galerie Jean-Baptiste Bacquart. Cette dernière a par ailleurs cédé une dizaine de pièces, dont deux importantes à des Européens. Le dîner de gala organisé au bénéfice des Amis du Quai Branly lundi soir - 300 personnes, 1 000 euros le couvert - a-t-il apporté une moisson de nouveaux clients au Parcours des Mondes ? « J’ai pu y rencontrer un collectionneur français que je voulais voir depuis longtemps, témoigne le marchand Didier Claes. Ce dîner est une très bonne idée, mais il faudrait sans doute inviter aussi des personnalités politiques africaines : ce serait plus équilibré ». ❚ Parcours des Mondes, du 11 au 15 septembre, quartier de Saint-Germain-des-Prés, 75006 Paris, tél. +32 67 877 277, www.parcours-des-mondes.com Le Parcours des Mondes démarre en beauté P a r A l e x a n d r e C r o c h e t Statue attribué au peuple Dayak sur le Haut-Mahakam, XVe siècle, h. 205 cm. Galerie Schoffel Valluet. Photo : JF Chavanne.
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    16 RUE DUQUATRE SEPTEMBRE 75112 PARIS CEDEX 02 - 01 49 53 65 65 11 SEPT 13 Quotidien Paris OJD : 122744 Surface approx. (cm²) : 177 N° de page : 18 Page 1/1 TRIBALART 6869247300502/XMB/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Les artisans d'art ont leur Salon au Grand Palais ART A l'occasion de la Paris Design Week, Révéla- tions se veut une vitrine internationale du secteur. Quelque 35.000 visi- teurs sont attendus. Martine Robert mrobert@lesechos.fr SergeNicole,présidentdesAteliers d'artdefrance,enrêvait...Cestfait! Lesartisansd'artontleurSalon,qui plusestdanslecadreprestigieuxdu GrandPalais.Révélations,quis'ins- crit dans le parcours de la Paris Design Week, réunit à partir de d'aujourd'hui, etjusqu'au 15 sep- tembre, 300 artisans, manufactu- resd'excellence etgaleries spéciali- sées. La manifestation seveut à la fois un Salon grand public et une expositiondes plus belles créations issues de savoir-faire ancestraux ayant su profondément évoluer. Complémentaire de Maison & Objet, axé sur l'art de vivre, et du Salon du patrimoine -deux événe- ments dont les Ateliers d'art de France sont partie prenante -, Révélations met en effet l'accent sur l'innovation artistique. « C'est un acte fondateur : les métiers d'an sont unprojetpour la France. Ils font par- tie de notre identitéetde notre image internationale», noteSergeNicole. « Nous savions qu'ily avait différents Salons de ce type en gestation en Europe, mais Paris était légitime pour l'organiser », ajoute-t-il. Révé- lations accueille aussi des galeries étrangères, avecun «focus » surla Norvège. Un rythme de biennale L'objectif est d'attirer environ 35.000 visiteurs. La scénographie originale, en forme de banquet géant,aétéréaliséeparAdrienCar- rière (muséographe et designer du Louvre-Lens) pour mettre en valeurdespiècesdequalité,dontles prix s'étalent de moins de 1.000 euros jusqu'à 100.000 euros. ReedExpositions,leaderdesSalons en France, assure les prestations Parcours des mondes, le plus important Salon des arts premiers Paris reste une place forte pour le marché de l'art, sur le segment des arts premiers, et la manifestationParcours des mondes, qui s'est ouverte hierdans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, représente le plus important Sa- lon international dans ce domaine. Sa forme est particu- lière puisqu'il s'agit, comme son nom l'indique, d'un par- cours itinérant àtravers une soixantaine de galeries, dont la moitié sont étrangères etoccupent pourl'occasion l'es- pace chez des confrères français. Les dix plus grands mar- chandsde laplanète onttousrépondu àl'appel. Le nom- bre de collectionneurs d'art tribal (entre 8.000 et 10.000) tend à croître alors que les chefs-d'œuvre se raréfient, ce qui dynamise ce marché de niche. Si 60 % de ces collec- tionneurs privilégient encore l'art africain, l'intérêt semble se déplacer de plus en plus vers l'art océanien. logistiques ettechniques pour Ate- liersd'artdeFrance.L'organisation professionnelle, qui fédère 6.000 artisans, artistes etmanufac- tures, s'est finalementlancée seule pour cet événement. L'enjeu n'est pas mince : selon le ministère de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme, les métiers d'art, un sec- teur à haute valeur ajoutée, repré- sentent un chiffre d'affaires de 8 milliards d'euros, voire même 22 milliards si l'on y ajoute les métiers connexes du luxe. Alors que Maison & Objet va s'exporter en 2014 à Singapour et que le Salon du patrimoine est en développement,SergeNicoletable pour Révélations sur un rythme de biennale. •
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    LE QUOTIDIEN DEL'ART 61, rue du Faubourg Saint-Denis 75010 PARIS - 01 42 46 69 41 16 SEPT 13 Quotidien Surface approx. (cm²) : 407 N° de page : 9 Page 1/1 TRIBALART 6222847300509/CLA/MSK/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations LE PARCOURS DES MONDES AGRANDIT SON CERCLE PAR ALEXANDRE CROCHET __ Malgré un temps souvent maussade, les affaires se sont montrées soutenues dans l'ensemble au Parcours des Mondes, qui a fermé ses portes hier soir dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris. « Après cinq ans de calme dû à la récession, ça repart », glisse un marchand. Ce dernier n'a pas hésité à baisser un peu ses prix pour les pièces inférieures à 20 000 euros, afin de profiterdeladynamique.«L'ambiance était plus agréable qu'il y a un an, j'ai senti plus d'envie », confie Julien Flak, qui escomptait vite vendre à un grand musée ses exceptionnelles lunettes chamaniques eskimos en dent de morse (proposées à 260 DOO euros), excavées du permafrost d'Alaska et dont il existe, selon lui, seulement « deux ou trois comparables exemplaires au monde ». Du Cheikh Saud Al-Thani passé vendredi visiter quèlques galeries présélectionnées par ses émissaires, au représentant du Cleveland Muséum of Art, en passant par Alisa LaGamma, la conservatrice du département des arts d'Afrique, d'Océanie et des Amériques au Metropolitan Muséum of Art (New York), les plus grands noms ont répondu présents. Certains marchands ont toutefois jugé qu'il y avait moins d'Américains que de coutume, mais plus d'Européens parmi les visiteurs. Quelques-uns ont fait de nouvelles rencontres. Parmi eux, Bernard Dulon a vu arriver « des gens nouveaux prêts à beaucoup débourser, tandis que la crise se ressent plus sur les pièces moins importantes, plus lentes à se vendre ». Dopé par l'exposition sur son grand-oncle Charles Ratton au musée du quai Branly (lire Le Quotidien de l'Art du 4 juillet 2013) qui lui a apporté « un respect et une confiance d'office de la part des visiteurs », Lucas Ratton se réjouit d'avoir cédé une dizaine de pièces dont une statue Lwena d'Angola (en-dessous de 50DOOeuros). Lejeunemarchandrelève« la venue de personnes motivées, en demande de conseils ». Toutefois, cette année, même si un collectionneur jugeait le salon « plus qualitatif que l'an dernier », les chefs-d'œuvre classiques n'étaient pas légion, pour une manifestation considérée comme la meilleure dans sa catégorie. « Jl est devenu plus difficile de trouver un objet qu'un client », confie Jacques Germain (Montréal), qui montrait entre autres un beau reliquaire Kota (« à un prix à six Masque Batcham, Ouest Cameroun, H. 88 cm. Vendu par la galerie Bernard Dulon, Paris. © D. R. chiffres ») et a vendu une importante œuvre du Gabon et une autre de Côte d'Ivoire, ainsi qu'« un grand nombre de pièces à tous niveaux de prix ». « Depuis îa vente historique Hubert Goldet, les prix des grandes oeuvres ont quintuplé. Cela a certes ennobli ladiscipline, maisaussiverrouilléles pièces,poursuit-il.Lesgenssontmoins vendeurs ». Cette raréfaction profite au backdoor business : les grandes galeries n'exposent pas certaines pièces maîtresses, et les réservent aux happy few, pour éviter de les « griller ». Au risque d'appauvrir leur accrochage... Les arts premiers restent un marché relativement étroit. Pour l'ouvrir, une partie des galeries tente d'attirer l'amateur d'art contemporain. Une des tendances de cette édition, les sculptures en bois ayant subi l'action des intempéries ou un séjour sous l'eau pouvaient séduire le collectionneur pur et dur comme le féru d'art actuel par leur aspect esthétique puissant. Telles les Hampatong, ces figures de Bornéo destinées à effrayer les démons, parfois antérieures au XIe siècle. On en voyait par exemple chez l'Américain Thomas Murray, à la galerie Schoffel-Valluet (avec un impressionnant modèle qui a retenu l'attention du musée du Quai Branly, lire Le Quotidien de l'Art du ll septembre), ou à la galerie Alain Bovis. Celle-ci proposait pour la première fois une exposition sur les Philippines et l'Indonésie, dont un superbe ensemble de sculptures Dayak à visage humain ou félin, qui a remporté un franc succès commercial, selon la directrice des lieux, Véronique du Lac. Autre tendance à un niveau de prix nettement inférieur (une dizaine de milliers d'euros) : les crânes sur-modelés de Papouasie-Nouvelle-Guinée (entre autres chez Renaud Vanuxem ou Flak, reflets de la mode des mémento mon'). Après un démarrage un peu lent d'après plusieurs marchands, tel le Bruxellois Bernard de Grunne, le sourire est revenu chez nombre d'entreeux, avec l'espoir devoir de grosses transactions se conclure. Ainsi d'un très beau bouchon Sepik peint de Papouasie-Nouvelle-Guinée chez Bernard de Grunne. Bernard Dulon avait la joie d'avoir cédé un masque Batcham du Cameroun du XVIIIe siècle, disputé à plus de I million d'euros par un Américain et un Européen. Face à la vague d'art océanien, l'Afrique noire maintient son rang. 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    80 BOULEVARD AUGUSTE-BLANQUI 75707PARIS CEDEX 13 - 01 57 28 20 00 13 SEPT 13 Quotidien Paris OJD : 288113 Surface approx. (cm²) : 298 N° de page : 13 Page 1/2 TRIBALART 1973547300508/GCD/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Crochet porte-crâne « agiba » (bois, fibres et pigments). VOYAGEURS &CURIEUX Masques,statues etamulettesàvoir etàvendreàParis Lesmarchands dumondeentierseretrouvent cinqjourspourle12e Parcoursdesmondes
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    80 BOULEVARD AUGUSTE-BLANQUI 75707PARIS CEDEX 13 - 01 57 28 20 00 13 SEPT 13 Quotidien Paris OJD : 288113 Surface approx. (cm²) : 298 N° de page : 13 Page 2/2 TRIBALART 1973547300508/GCD/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Arts S il est un domaine dans lequel Paris est le premier marche mondial, c'est celui des arts jadis dits «primitifs» ceux d'Afrique, d'Oceame, d'Aus- tralie,despeuplesindiens etesqui- maux Christie'setSotheby'syrea- lisent leurs ventes les plus brillan- tes les galeries y sont nombreu- ses, et e est a Samt-Germam-des- Pres (6e arrondissement de Paris) que se tient la foire Parcours des mondes Pourladouzièmefois,les marchands du monde entier s'y retrouventcinq]ours Ils occupent des espacesqui,lerestedel'année, sont dévolus a I art contemporain et se trouvent ainsi a proximite de leurs confrères parisiens, dont c'est icile quartier Celui ci tient en quèlques rues Mazarme Guenegaud,Jacques-Cal- lot,deSeine,ViscontietdesBeaux- Arts Danscepérimètresontreunis plus de soixante marchands Ils viennentdeNewYork, deLosAnge- les, de Paies Verdes de Bruxelles, de Londres, de Sydneyou de Mon- treal Les collectionneurs viennent aussi souventde lom,carils savent que les galenstes reservent leurs meilleurespiecespourl'occasion II en est donc de Parcours des mondescommedelaFoiredeBâle les acquéreurs aux moyens finan- ciers importants s'y rendent des que possible, pourne pas manquer lararetéoulechef-d œuvre Lejour du vernissage, on y croise les conservateurs et le directeur du Musee du quai Branly, de même que leurs collègues des musees européens Les visiteurs plus modestes profitent du plaisir d'al- ler et venir, en passant d une gale- rie a une autre, d'un continent a un autre, d'une culture a une autre Deuxgenres se côtoient l'expo- sition thématique facon musee et I accumulation d objets divers facon brocante - brocante de grand luxe La premiere de ces conceptions est celle de Bernard Dulon, qui se consacre aux chefferies du Came- rounavec quèlques statues et mas- ques remarquables, de Renaud Vanuxem, qui rassemble une suite de reliquaires dont deux ou trois hallucinants, du New-Yorkais Bru- ce Franket de ses amulettes minia- turesduSepik(Nouvelle-Guinée), ou de Donald Ellis, specialiste des arts indiensd'Amérique duNord Plus présents que dans les edi- tions précédentes, les arts esqui- maux se trouvent chez Michael Evans, Moreau SkMontagut et AnthonyMeyer Laseconde concep- tionexigepatience,resistance,vigi- lance et, parfois, méfiance II faut fureter,regarderdepres,lirelescar- telsquandilyenaetquandilspréci- sent sérieusement la provenance de la piece - ce n'est pas la regle -, s interroger sur I étonnante frai- cheur de quèlques pieces - peu nombreuses heureusement - et n'oublier aucun recoin C'est tout au fond de la galerie Voyageurs &Curieux que Jean- EdouardCarlierexposeuncrochet porte-crâne du golfe de Papouasie d'une decoupe et d'une couleur admirables Plus immédiatement visibles sont un masque gourounsi (Burkina Paso) digne de Paul Klee, chez Dandneu-Giovagnoni, ou un masquebambara(Mali)d'unegéo- métrieparfaite,chezDavidSerra II faut a chaque edition une œuvre qui attire curiosités et rumeurs Elle se trouve, cette annee, dans la cave de la galerie Schoffel-ValluetIIs'agitd'unetres haute sculpture-plus de 2metres- venuedeBorneo,ouellefutdecou- verte a l'occasion d'une crue Lesgaleristes réservent leurs meilleures pièces pourl'occasion L'eaua erode etrenduplus impres sionnante encore cette effigie pro- tectrice Les membres semblent des os, la tête moins humaine que démoniaque L apparition d une telle rareté ne pouvant qu'mtn- guer, elle a ete soumise a des exa- mens scientifiques dans plusieurs laboratoires datation au carbo- ne14,etudexylologique II en ressort que la sculpture a ete taillée dans la cime d'un arbre nomme Shorea Lebois daterait du XVsiecle,cequine signifiepasque la sculpture aurait ete créée alors -de quoi faire parler marchands et amateurs Combien coûte-t-elle' 600DOOeuros,dit-onQuil'achète- ra? Le Musee du quai Branly, com- meonl'aentendu? Ilsemble que ce soit aller un peu vite que de I affir- mer Quoi qu'il en soit il faut aller voircedieuterriblesurgidelaforét etdulimon* PHILIPPE DAGIN Parcours des mondes, Paris 6 Entree libre Jusqu au 15 septembre de ll heu rasa19heures le12septembrejusqua 21 heures Parcours-des-mondes com
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    14 BOULEVARD HAUSSMANN 75438PARIS CEDEX 09 - 01 57 08 50 00 12 SEPT 13 Quotidien Paris OJD : 323303 Surface approx. (cm²) : 600 N° de page : 33 Page 1/2 TRIBALART 9203447300509/XVR/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations L'art primitifn'est plus un monde à part SALONLe12e ParcoursdesmondesfaitdeParislacapitaleinternationaledesartspremiers. VALÉRIE SASPORTAS vsasportas@ilefigaro.fr harles Ratton (1895- 1986) n'est jamais loin. Son souvenir hante la mémoire des collectionneurs et marchands qui arpentent, l'enthousias- me triomphant au fil des découvertes, le 12e Parcours des mondes. Ce salon in- ternational des arts premiers est une foire à ciel ouvert, dans neuf rues pitto- resques du quartier des Beaux-Arts, à Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Les amateurs d'aujourd'hui ont fait leur la conviction de Ratton : les arts d'Afri- que, d'Amérique et d'Océanie se ran- gent « parmi les grandes traditions ar- tistiques mondiales ». Évidemment, il est bienplus facile de le dire aujourd'hui qu'en 1937, quand Charles Ratton l'af- firma à une époque où l'on qualifiait en- core de « sauvage » les peuples indigè- nes de ces contrées lointaines. Hasard du calendrier - ou pas -, cette édition du Parcours se déroule au mo- ment même où le Musée du quai Branly consacre une exposition inédite à Charles Ratton, pionnier formé à l'École duLouvre, amides surréalis- tes Breton et Éluard, artisan infati- gable de la reconnaissance de ce qu'il appelait les « arts primitifs ». D'ailleurs, que doit-on dire : art pri- mitif, premier, nègre, tribal ? « Aucun ne convient vraiment, affirme le galeriste et expert parisien Anthony Meyer. Les Américains parlent d'art d'Afrique, d'Océanie, d'Amé- rique latine et d'Asie. Mais pour être juste, il faudrait encore faire des subdivi- sions. Aufinal, tout le monde se contente d'un étiquetage. L'artprimitif n'a plus besoin de missionnaires. » L'édition 2013 consacre Paris comme capitale mondiale des arts premiers, devant la Bruneaf de Bruxelles. Soixante galeries, dont la moitié étrangères, ont été triées sur le volet. « Pour éviter les galeries pirates, qui,chaqueannée,s'installentpendantle salon pour vendre des copies, nous avons instauré cette année le système du "vet- ting", avec un comité d'experts non marchands qui a inspecté les 50 000piè- ces présentées », souligne Pierre Moos, directeur de l'événement parisien. Sept galeries ont échoué à l'examen. Les or- ganisateurs misent en outre sur les visi- tes inopinées d'huissiers pour rassurer les collectionneurs. Cinquante chefs-d'œuvre Les amateurs non éclairés sont des proies faciles, comme le rappelle la ga- leriste Hélène Leloup, quarante ans de passion, spécialiste de l'art Dogon, pré- sidente d'honneur du Parcours des mondes. Hélène Leloup prône les vertus du carbone 14 pour dater l'âge du bois dont on fait les statues. Elle aussi milite pour sortir l'art premier de sa « niche ». L'ex-antiquaire rappelle que Charles Ratton vouait aussi une passion à l'art du Moyen Âge et à celui d'Egypte. Elle- même s'est tournée vers l'art pré- colombien, avant que le zèle politique des États actuels (Colombie, Mexique) ne la dissuade. Pierre Moos, lui, a choisi une autre voie de décloison- nement : inviter des artistes contemporains africains. Àlagale- rie Vallois, de jeunes Béninois ex- posent ainsi leurs sculptures, dont certaines seront pré- sentes à la Fiac, en octobre. Les dix plus grandes galeries du monde sont là dont, pour la première fois, la star new- yorkaise Donald Ellis, spécia- liste de la Colombie-Britanni- Akouété lll (2012), une scupture du Béninois de Marius Dansou, à la galerie Vallois. Estimation : de 3 DOO à 3 500 €.
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    14 BOULEVARD HAUSSMANN 75438PARIS CEDEX 09 - 01 57 08 50 00 12 SEPT 13 Quotidien Paris OJD : 323303 Surface approx. (cm²) : 600 N° de page : 33 Page 2/2 TRIBALART 9203447300509/XVR/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Masque de danse du XIXe , chez Donald Ellis, expose a la galerie Marcel Strouk. Estimation : de 175 DOO a 230 000 €. que « Quand j'étais petit, ma vision des Indiens était celle de John Wayne, les nie- chants indiens contre les bons cov- boys», raconte ce Canadien, yeux re- volvers sous sa casquette A la galerie Marcel Strouk ou il est héberge, ce col- lectionneur expose cinquante pieces, soit 90 % de sa collection « Ce sont cin- quante chefs-d'œuvre Je ne sais pas si on reverra de tels objets ailleurs que dans un musee », affirme Pierre Moos Masques d'Alaska de la fin XIXe aux plumes et pigments remarquablement conserves magnétisent le regard (estime chacun entre 175 000 et 230 000 euros) « Ces masques semblent plus réalistes que nous-mêmes, n'est-ce pas ? » interroge Donald Ellis L'Alaska, l'Oceanie avec les Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Gui- nee, Hawai Une quête inavouée de paradis perdu emplit l'air germanopra- tin De quoi pousser les amateurs au voyage 7 Pas sûr Charles Ratton, crai- gnant les faux, n'a jamais mis les pieds en Afrique Et puis, arguent certains, il n'y aurait plus rien « la-bas », ni d'art ancien, ni de societes qui l'ont vu naître Aux voyages exotiques beaucoup préfè- rent désormais l'aventure esthetique • Quartier des beaux-arts, Saint Germain- dés-Pres, Paris VIe . Jusqu'au 15 septembre, www.parcours-paris.eu Unmarché en pleine ascension Le marche de l'art premier stimule les encheres. En juin, Christie's a realise sa meilleure vente d'art africain et océanien a Paris, totalisant 7,89 millions d'euros. « Ce marche permet d'acheter des pieces de qualite musealeavecunedisponibilitéd'objets qui n'existe pas dans d'autres domaines. Wyo une acceptation de ces arts qui sont a la source de l'art moderne », analyse Charles Hourde, specialiste chez Christie's. A l'occasion du Parcours des mondes, la maison de François Pinault expose les pieces phares de sa vente du 10 decembre. Est notamment montre le buste d'une statue des Fidji ayant appartenu au révérend Thomas Baker, dernier homme dévore par des cannibales dans l'archipel océanien au XIXe siecle (estime 200 000 a 250 DOO euros). « Je suis fascinée par le retour des grandes collections de la fin XIXe - debut XXe », affirme Marguerite de Sabran, chez Sotheby's. Elle observe aussi l'arrivée sur le marche d'artistes contemporains africains, dont les frémissements se font sentir a Paris et a Londres. Actuellement, la galerie Charpentier expose les lots phares de la collection Allan Stone, proposée a New York le 15 novembre. Prochaine vacation a Paris le 11 decembre. v. s. -H SUR LE WEB » 13 septembre Hotel des ventes de Monte Carlo Monaco Art de vivre la mer » 14 septembre Encheres Maisons- Laffitte tableaux mobilier objets d art » 15 septembre Eric Pillon EncheresVersailles 300 tableaux XIXe et modernes encheres.lefigaro.fr
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    ART ABSOLUMENT SEPT13 Trimestriel Surface approx. (cm²) : 369 Page 1/1 TRIBALART 9629937300505/CLA/ALA/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations BREVES •SALONS CTUALITES Art Élysées Avenue des Champs-Elysées, Paris Du24au28octobie2013 A la croisee de diverses figures de la scene artistique actuelle - collée tumeurs artistes amateurs, etc -.Art Elysees rassemble une selection d exposants spécialises en art moderne etcontemporain Yserontaccrochées des œuvres représentatives des grands mouvements de I histoire de I art du XX' siecle, a I instar de I abstraction géométrique de I art cinétique et de I op art, ainsi que de I Ecole de Paris Des pieces signees Victor Vasarely Eduardo Arroyo et Julio Le Parc figurent parmi les créations présentées lors de cette foire visant, en outre, a mettre en perspective nombre de productinns d artistes européens et non européens Salond'automne Avenue des Champs-Elysées, Paris Du 31 octobre au 4 novergie 2013 Le Salon d automne célèbre son 11 D'anniversaire et se distingue cette annee encore par sa pluridisciplinante Des peintures, sculptures, livres maîs aussi de la danse et de la musique offrent un riche panel de la creation contem poraine mettant en avant de nouveaux talents En sus des hommages aux peintres Emile Sabouraud, Abdelkader Guermaz et Henry de Groux, on peut y trouver des nouveautes, comme les chapitres Convergences ou Happy Art. mettant en scene des univers imaginaires Alors que les sections Picasso et cinema introduisent le septième art le manga fait son apparition pour la toute premiere fois, côtoyant le Printemps da s poètes Salon Réalités Nouvelles Parc Floral, Paris Du 22 au 29 septembre 2013 Manifestation historique dont I abstraction est au cœur du projet, quelque soit le médium - peinture, dessin sculpture dessin photographie instal lations, etc - le salon Réalités Nouvelles est organise par des artistes afin d operer des interactions entre les créateurs, leurs œuvres, le public et les collectionneurs Pres de 400 artistes francais maîs également chinois serbes ou encore américains exposent I une de leurs œuvres Les visiteurs pourront ainsi decouvrir les tableaux de Hanne Sie, Ralph Cutillo ou encore Genevieve Pedeau Said maîs aussi les installations de Mira Brtka et Remi Favier Parcours des mondes 2QÎ3 Salon international des arts premiers Divers lieux dans le quartier de Saint-Germain-des-Pres, Paris Du 10 au I b septembre 2013 AI occasion de sa 12' edition ce parcours rassemble une soixantaine dè galeries françaises et international ayant pour ambition d offrir au public parisien de nombreuses expositions thématiques d arts premiers de tous les continents, notamment océanien et africain La manifestation presente egale ment des travaux gui fontdialoguer art contemporain et heritage culturel Ce faisant I œuvre intitulée Virgin portrait réalise par Ingrid Baars visible chez Fine Art Studio constitue un exemple idoine de la maniere dont les artistes actuels s emparent de ces traditions
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    06/19 SEPT 13 Bimensuel Surfaceapprox. (cm²) : 603 N° de page : 29 Page 1/3 TRIBALART 2529837300506/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations VENTES PUBLIQUES En France et dans le monde, les maisons de ventes affichent un bon premier semestre 2013 ê SALON Le nouveau salon Révélations veut ancrer les métiers d'art dans le contemporain ARTADVISORS La distinction entre courtier et conseiller en art de collections est encore bien floue Arts premiers La qualité au prix de la rigueur Le Parcours des mondes multiplie ses exigences pour devenir un rendez-vous incontournable PARIS • Depuis sa creation en 2002, puis surtout avec sa re prise en main en 2008 par Pierre Moos, le Parcours des mondes a pris de l'am pleur, prenant même le pas sur Bruneaf, moins international et hétéroclite confortant Paris en tant que ca pitale des arts premiers Maîs ce succes impli que une rigueur, danslaselection tant des partiel pants que des œuvres presen tees Alors cette annee, les orga msateurs serrent les boulons Cette rigueur suppose d'abord que la qualite des objets présentes soit ga rantie « Un effort a ete fait sur le vetting avec la mise en place d'un vrai comite, compose de six Statue Baoule, Côte d'Ivoire, fin XIXe - début XXe siecle, bois, « cm, galerie Olivier Castellane), Paris © Photo Olivier Castellono specialiste*; independants», ex plique Pierre Moos Ils étaient trois seulement les annees prece dentés et n'étaient pas vraiment pris au sérieux Désormais, les marchands mettront en jeu leur participation de l'année suivante si les decisions du comite ne sont pas respectées « Le vetting doit multiplier ses passages pour ef fectuer des vérification', C'est le problème des foires ouvertes il est tresfacile pour un marchand peu scrupuleux de remplacer un objet écarte, pur un autre Le plus gros challenge de ces foires est d'être intraitable sur les faux », commente le galenste Olivier Castellane Les organisateurs ont bien pense retirer les objets litigieux, maîs la logistique serait trop complexe « Les galeries qui n'étaient pas au niveau ont ete refusées, tout comme les galeries piratesseront traquées », affirme Pierre Moos Toujours soucieux d'animer ce marche, il a an nonce la creation en 2014 d'un Parcours en mai « les galeries souffrent du mangue de passage hors evenement » Ce a quoi re pondent les marchands, comme Alain Lecomte, « deux evene ments paran, c'est trop Comment trouver de la marchandise en si peu de temps ? La qualite risque ile baisser », s'insurge t il Honneur aux spécialisations La rigueur requiert aussi la qua hte des expositions thématiques proposées par une vingtaine de participants (60 en tout), une façon de dépasser la sphère com merciale pour donner plus de contenu La galerie parisienne Pascassio Manfredi, spécialisée en art indonésien, presente une se laction d'objets de l'île dc Borneo, dont un Tucan cérémonie! ke nyalang, du XIX' siecle Olivier Castellane réunit d'importants objets de Cote d'Ivoire parmi lesquels une rare et élégante statue Baoule Alain Lecomte se concentre sur des objets Bakongo (Congo), tel un fétiche a clous, chien Bavih (aux alentours de 45 DOO euros) Jean Edouard Carlier montre une quinzaine d'objets du Golf de Papouasie dont un beau crochetporte crane agiba MameDurieuxs'intéresse a la parure et propose « Salon de beaute », ou l'onpeut admirer un pendentif en orbaoule represen tant un poisson silure (8 DOO a 10 DOO euros). Si les organisateurs se font plus sévères, c'est aussi pour coller a la situation actuelle du marche « //esttres sélectifLes marchands doivent etre plus pointus car dans cespériodesdecrise, lesclientsne s'autorisent que des achats tmpe ratifi ll n'y a pas de place pour le superflu », souligne Renaud Vanuxem Marie Potard
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    06/19 SEPT 13 Bimensuel Surfaceapprox. (cm²) : 603 N° de page : 29 Page 2/3 TRIBALART 2529837300506/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations VENTES PUBLIQUES FrancePremier bilan de la loi de juillet 2011 ll faut encore attendre un peu pour mesurer tous les effets de la loi de libéralisation PARIS • Deux ans apres l'entrée en vigueur dc la loi de juillet 2011 qui a introduit plusieurs mno valions dani la pratique dcs Operateursdeventesvolontaires (OW, les maisons de ventes), le rapport annuel du Conseil des ventes volontaires (CW) permet de dresser un premier bilan por tant sur l'année iO2 Au plan commercial, qu'en est il des deux dispositions qui agacent tant les antiquaires et galeries la suppression de l'agrément préalable et la possibilité de rea User des ventes de gré en gré ? S'il y a bien eu 29 nouveaux in tervenants contre une dizaine en moyenne les annees prête dentés, ce n'est pas l'explosion attendue et redoutée Certes quèlques commissaires poseurs frappes d'interdiction tempo raire (Claude Aguttcs, Georges Delettrez) ont voulu profiter de la souplesse introduite par Ic systeme déclaratif de creation d'une OVV pour transférer en hâte les ventes interdites a leurs fils, maîs le Conseil s'est montre vigilant et a pu le plus souvent interdire ces vacations L'impact de la liberalisation des ventes de gré a gré est en revanche plus difficile d mesurer Le CVV qui dispose maintenant de ces chif fres ne communique que le nom bre d'operateurs ayant profite de cette liberalisation, en l'occur rence une quarantaine (sur 412) pour un chiffre d'affaires repre sentant 14 % du chiffre d'affaires total de ces maisons 14 % c'est déjà beaucoup, sachantque 16 % Catherine Chadelat © Photo cw des ventes de Sotheby's interna tional sont des ventes privées et que ce canal progresse tres vite Pour I instant peu d'operateurs a l'instar de l'étude Kohn ont véritablement mis en place une activite de ventes privées avec catalogues et expositions, maîs le sillon est trace et rien n'empêche les OW de le creuser davantage Ventes aux enchères contre courtage electronique Sur le plan juridique, la loi de 2011 n'a pas regle le pro blême de la distinction entre les ventes aux encheres qui relèvent du secteur régule et le courtage electronique qui entre dans Ic droit commun. Pour Catherine Chdileldt, la présidente du CW, cet imbroglio vient de ce que Tex pression « ventes aux encheres » n'est pas protégée et que tout un chacun peut l'utiliser II revient donc au CW, dont l'autorité a ete renforcée par la lm, de s'assurer que les operateurs non régules (eBay, Artprice) ne laissent pas croire aux consommateurs dans leur communication que ces derniers bénéficient des mêmes protections que les clients des ventes régulées Le problème prend tout son sens quand on saitque lesadjudications enligne ont augmente de 86 % en 2012 « C'est une bonne loi », affirme Catherine Chadelat, maîsellene cessite un petit toilettage Maîs comme on ne peut pas dire que la ministre de tutelle et son cabinet se passionnent pour le marche de l'art, le CW organise une journee d'étude parlementaire surle sujet le 16 octobre prochain Jean-Christophe Castelain
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    06/19 SEPT 13 Bimensuel Surfaceapprox. (cm²) : 603 N° de page : 29 Page 3/3 TRIBALART 2529837300506/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations EN BREF En France il y aurait 2 200 galeries Une nouvelle étude réalisée par le ministère de la Culture permet de confirmer ce que l'on supposait du profil moyen des galeries, sans pour autant apporter de chiffres précis ou données évolutives. Si un croisement plus large des fichiers que les enquêtes précédentes permet de repérer près de 2 200 galeries, soit un peu plus que ce que l'on pensait, la méthodologie par échantillonnage (300 répondants) entraîne une large marge d'appréciation sur le chiffre d'affaires global en 2011 qui se situerait entre i milliard et i,4 milliard d'euros. Sans surprise, l'essentiel du chiffre d'affaires (86 %) est réalisé par les quelque i ooo galeries parisiennes. Sans surprise également, 12 % des galeries concentrent 72 % de l'activité, ce qui veut dire que 60 % des galeries ont un chiffre d'affaires inférieur à 300 ooo euros qui permet tout juste (compte tenu d'une commission de 50 %) de payer un bail, un salaire et des stagiaires. François Rouet, l'auteur de l'enquête, estime ainsi que le nombre de contrats de travail ne dépasse pas 1 800, ce qui est très faible en regard des enjeux économiques du secteur. L'enquête, au demeurant passionnante, confirme l'étroitesse du marché : pour itd % des galeries interrogées, leurs cinq plus grands collectionneurs pèsent plus de 50 % de leurs ventes. i*6 édition de Docks Art Pair Adosséeauxjournées d'ouverture de la Biennale de Lyon, l'édition 2013 de Docks Art Pair (12 au 15septembre)quittesa grande tente pour s'installer dans les nouveaux locaux de GL Events, à proximité de la Sucrière. Tournée vers la création des vingt dernières années, dans un format Solo Show la foire accueille 31 galeries internationales dont les galeries Bernard Ceysson (Pierre Buraglio), UPS N Vallois (Adam Janes) et Laurent Godin (Vincent Olinet).
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    www.aboveluxe.fr Évaluation du site Cesite diffuse des articles concernant l'actualité des produits de luxe. Cible Spécialisée Dynamisme* : 1 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12260726 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 01/09/13 L’art premier est-il le premier des arts ? Bien d’autres « arts » sont passés… ils furent même à un moment autre chose qu’un « art » au sens actuel et occidental; peut-être même n’étaient ils pas différenciés de la vie, des hommes, du temps et de la nature. Rendez-vous du 10 au 15 septembre 2013 pour la 12e édition du Parcours des mondes , le salon international des arts premiers.
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    www.artmediaagency.com Évaluation du site ArtMedia Agency est une agence de presse spécialisée dans la production de contenus sur le marché de l'art. Son site internet présente les services de l'entreprise ainsi qu'une sélection d'articles. Cible Professionnelle Dynamisme* : 24 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12145747 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 02/08/13 La photographie et le primitivisme : « Le choix de Valentine Plisnier » Art Media Agency (AMA). Du 10 au 30 septembre 2013, la galerie Vallois propose une exposition intitulée « Le choix de Valentine Plisnier ». La manifestation est également visible du 10 au 15 septembre 2013, à l’occasion du Parcours des Mondes . Cette exposition a pour but de mettre en avant l’apport des arts extra-européens dans la photographie. En effet, s’il est admis que les arts dits « primitifs » ont exercé une influence sur la peinture et la sculpture, cette question n’a pas été soulevée pour la photographie. Aussi, pour apporter des éléments de réponse à cette interrogation, près de trente photographies réalisées depuis 1930 jusqu’à nos jours sont proposées aux visiteurs. L’exposition est organisée suite à la parution du livre de Valentine Plisnier, Le primitivisme dans la photographie – L’impact des arts extra-européens sur la modernité photographique de 1918 à nos jours (Éditions Trocadéro, 2012). Ce dernier démontre l’impact de ces arts, dans le domaine de la photographie. De plus, le 14 septembre 2013, Valentine Plisnier et Christophe Flubacher donnent une conférence au Salon VIP de l’Alcazar, situé au 62 rue Mazarine, dans le sixième arrondissement de Paris.
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    www.artistikrezo.com Évaluation du site Cewebzine diffuse une actualité culturelle large (cinéma, musique, théâtre...). Le site diffuse en outre des chroniques et des annonces des événements à venir. Cible Grand Public Dynamisme* : 17 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12105460 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 26/07/13 Parcours des mondes 2013 - salon international des arts premiers Du 10 au 15 septembre 2013 Fesses rebondies, visage grimaçant ou stoïque, rigueur dans la posture ou silhouettes déliées, les oeuvres d’art primitif impressionnent, séduisent ou effraient parfois mais elles ne laissent pas indifférents. Dans un monde trop souvent déconnecté de ses racines, le regain d’intérêt pour des objets qui racontent l’origine de notre civilisation se fait de plus en plus intense. Un attrait pour le complexe, l’étrange, le mystérieux qui ne se dément pas. Véritable point fort de l’événement 2013, les exposants de Parcours des mondes mettent, cette année encore, un point d’honneur à présenter des expositions thématiques qui sont bien souvent l’occasion d’approfondir les connaissances des collectionneurs. Pour n’en citer que quelques-unes, notons l’exposition Salon de beauté de la Galerie Maine Durieu consacrée aux objets de coiffure et parure, bijoux et ornements d’Afrique, d’Asie et d’Océanie qui illustre cette volonté ancestrale de sublimer les corps. L’exposition Portraits d’Océanie par Michael Evans Tribal Art propose un bel ensemble de photographies du XIXe siècle sur la vie quotidienne et les traditions des aborigènes d’Australie et des Maori de Nouvelle-Zélande. Ou encore l’exposition de la galerie Laurent Dodier qui, après avoir remporté un grand succès en 2011 avec ses cuillères provenant de Colombie Britannique, boucle aujourd’hui sa trilogie avec une exposition de 40 objets de Mélanésie et de Polynésie qui s’annonce prometteuse.
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    TRIBALART / 12105460copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Au-delà des expositions, plusieurs pièces d’exception sont annoncées comme un fétiche Nkisi, Congo, XIXe siècle à la Galerie Serge Schoffel, une effigie commémorative d’un fon (ou roi), peuple Bamiléké provenant de la collection Arman et présentée par la galerie Bernard Dulon ou encore un bouclier Mengen, Nouvelle-Bretagne, fin XVIIIe-début XIXe chez Michel Thieme Tribal Art, célébrant ainsi l’incroyable histoire de la collecte. Enfin, Parcours des mondes comptait parmi ses exposants neuf des dix plus grands marchands au monde. Le dixième vient de le rejoindre cette année : la galerie Donald Ellis (USA), spécialiste mondiale de la Colombie britannique. Exposants 60 galeries d’arts premiers : France (29) // Belgique (12) // USA (8) // Espagne(3) // Italie (2) // UK (2) // Canada (1) // Australie (1) // Pays-Bas (1) et Suisse (1) + 3 galeries d’art contemporain + 2 libraires Parcours des mondes 2013 Du mardi 10 au dimanche 15 septembre 2013 Le mardi 10, vernissage à partir de 15h jusqu’à 21h Du mercredi au samedi, de 11h à 19h, le dimanche jusqu’à 17h Nocturne le jeudi 12 septembre jusqu’à 21h Quartier des Beaux-Arts à Saint -Germain-des-Prés Le long des rues des Beaux-Arts, Bonaparte, de Seine, Jacques Callot, Mazarine, Guénégaud, Visconti, Jacob, de l’Echaudé et St-Benoît. 75006 Paris
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    AMA NEWSLETTER 267 RUELECOURBE 75015 PARIS - 06 76 28 82 46 04 JUIL 13 Hebdomadaire Paris Surface approx. (cm²) : 90 Page 1/1 TRIBALART 1364296300503/FCC/ALR/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations U 12e édition du Salon international des arts premiers à Paris Du 10 au 15 septembre 2013, le quartier de Saint-Germam-des-Prés à Paris accueille Parcours des mondes, le Salon international des arts premiers La 12e édition, tournée vers l'international, mettra en avant les arts d'Afrique, d'Océanie et des Amériques soixante galeries d'arts premiers, originaires de France (29), Belgique (12), États-Unis (8), Espagne (3), Italie (2), Grande-Bretagne (2), et également une galerie canadienne, australienne, hollandaise et suisse présenteront leurs oeuvres Parmi les grands marchands internationaux rejoignant la manifestation cette an- née, la galerie Donald Elhs (USA), spécialiste mondiale de la Colombie britannique Parmi les expositions proposées, le « Salon de beauté » de la Galerie Maine Duneu sera dédié aux objets de coiffure et parure, bijoux et ornements d'Afrique, d'Asie et d'Océanie qui illustrent cette volonté ancestrale de sublimer les corps « Portraits d'Océanie » par Mi- chael Evans Tribal Art propose un ensemble de photographies du XIXe siècle sur la vie quotidienne et les traditions des aborigènes d'Australie et des Maori de Nouvelle-Zé- lande Lexposition de la galerie Laurent Dodier presente quant à elle quarante objets de Mélanésie et de Polynésie Cette manifestation sera l'occasion de découvrir plusieurs pièces d'exception, dont un fétiche Nkisi, Congo, XIXe siecle a la Galerie Serge Schoffel, une effigie commemorative d'un fon (ou roi), peuple Bamiléké provenant de la collec- tion Arman et présentée par la galerie Bernard Dulon, ou encore un boucher Mengen, Nouvelle-Bretagne, fin XVIIIe -début XIXe chez Michel Thieme Tribal Art, célébrant ainsi l'incroyable histoire de la collecte L'édition 2012 avait accueilli 10 DOO visiteurs, et avait permis à 87 % des galeries de rencontrer et de vendre à de nouveaux clients
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    www.artmediaagency.com Évaluation du site ArtMedia Agency est une agence de presse spécialisée dans la production de contenus sur le marché de l'art. Son site internet présente les services de l'entreprise ainsi qu'une sélection d'articles. Cible Professionnelle Dynamisme* : 23 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 11957414 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 01/07/13 12e édition du Salon international des arts premiers à Paris « AMA Paris, le 1er juillet 2013, Art Media Agency (AMA). Du 10 au 15 septembre 2013, le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris accueille Parcours des mondes, le Salon international des arts premiers. La 12e édition, tournée vers l’international, mettra en avant les arts d’Afrique, d’Océanie et des Amériques. 60 galeries d’arts premiers, originaires de France (29), Belgique (12), États- Unis (8), Espagne (3), Italie (2), Grande-Bretagne (2), et également une galerie canadienne, australienne, hollandaise et suisse présenteront leurs œuvres. Parmi les grands marchands internationaux rejoignant la manifestation cette année, la galerie Donald Ellis (USA), spécialiste mondiale de la Colombie britannique. Parmi les expositions proposées, le « Salon de beauté » de la Galerie Maine Durieu sera dédié aux objets de coiffure et parure, bijoux et ornements d’Afrique, d’Asie et d’Océanie qui illustrent cette volonté ancestrale de sublimer les corps. « Portraits d’Océanie » par Michael Evans Tribal Art propose un ensemble de photographies du XIXe siècle sur la vie quotidienne et les traditions des aborigènes d’Australie et des Maori de Nouvelle-Zélande. L’exposition de la galerie Laurent Dodier présente quant à elle 40 objets de Mélanésie et de Polynésie. Cette manifestation sera l’occasion de découvrir plusieurs pièces d’exception, dont un fétiche Nkisi, Congo, XIXe siècle à la Galerie Serge Schoffel, une effigie commémorative d’un fon (ou roi), peuple Bamiléké provenant de la collection Arman et présentée par la galerie Bernard Dulon, ou encore un bouclier Mengen, Nouvelle-Bretagne, fin XVIIIe-début XIXe chez Michel Thieme Tribal Art, célébrant ainsi l’incroyable histoire de la collecte. L’édition 2012 avait accueilli 10.000 visiteurs, et avait permis à 87 % des galeries de rencontrer et de vendre à de nouveaux clients.
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    www.lessourcesdelinfo.info Évaluation du site Cesite est un agrégateur de contenu diffusant des articles concernant l'actualité de l'environnement, de l'humanitaire et des associations. Cible Grand Public Dynamisme* : 1 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12283028 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 05/09/13 Parcours des mondes, le plus important salon international d'arts premiers Du mardi 10 au dimanche 15 septembre 2013 à Paris À ce jour Parcours des mondes est le plus important salon international d’ arts premiers par le nombre, la qualité et la diversité de ses participants. Depuis 2002, il rassemble chaque année à Paris une soixantaine de galeristes spécialisés dans les arts d’ Afrique , d’Océanie et des Amériques. Signe du succès de l’évènement 50% des participants seront étrangers cette année. Parcours des mondes comptait parmi ses exposants neuf des dix plus grands marchands au monde. Le dixième vient de le rejoindre cette année : la galerie Donald Ellis (USA), spécialiste mondiale de la Colombie britannique LE LIEU Quartier des Beaux-Arts à Saint -Germain-des-Prés, Paris, VIe. Occupation des galeries situées le long des rues des Beaux- Arts, Bonaparte, de Seine, Jacques Callot, Mazarine, Guénégaud, Visconti, Jacob, de l’Echaudé et St-Benoît. LES HORAIRES Du mardi 10 au dimanche 15 septembre 2013 - Le mardi 10, vernissage à partir de 15h jusqu’à 21h - Du mercredi au samedi, de 11h à 19h, le dimanche jusqu’à 17h - Nocturne le jeudi 12 septembre jusqu’à 21h -> Parcours des mondes
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    www.aboveluxe.fr Évaluation du site Cesite diffuse des articles concernant l'actualité des produits de luxe. Cible Spécialisée Dynamisme* : 1 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12260726 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 01/09/13 L’art premier est-il le premier des arts ? Bien d’autres « arts » sont passés… ils furent même à un moment autre chose qu’un « art » au sens actuel et occidental; peut-être même n’étaient ils pas différenciés de la vie, des hommes, du temps et de la nature. Rendez-vous du 10 au 15 septembre 2013 pour la 12e édition du Parcours des mondes , le salon international des arts premiers.
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    www.connaissancedesarts.com Évaluation du site Lesite de la revue Connaissance des Arts diffuse l'actualité artistique en général (musées, artistes, expositions, musique, etc.) Cible Spécialisée Dynamisme* : 23 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12306587 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 09/09/13 Au Parcours, la qualité s’impose Signature : Céline Lefranc et Françoise Chauvin - 9 septembre 2013 Hiada Gwaii, vers 1820, Colombie- Britannique, bois, Ø16,5 cm, Donald Ellis Gallery, New York (PHOTO JOHN TAYLOR). Pour sa douzième é dition , le Parcours des mondes mise sur la qualité des objets et s’ouvre à l’art contemporain non-occidental. Avec sa soixantaine de galeries participantes et ses dix mille visiteurs estimés, le Parcours des mondes n'a plus rien à prouver. Au point que quelques grands marchands, comme Bernard Dulon, préfèrent ce « salon » des arts primitifs organisé à Paris dans les galeries de Saint -Germain-des-Prés à son modèle bruxellois, auquel ils ne participent plus. Que peut désirer de plus Pierre Moos , le directeur du Parcours ? « Améliorer encore le niveau des galeries et la qualité des objets », répond-il. Comment ? En faisant « la chasse aux parasites », c'est à- dire aux marchands qui s'intallent dans le quartier aux dates du Parcours, sans cotiser ni prendre le risque que les experts du vetting enlèvent leurs objets moyens ou douteux. Les organisateurs ont également refusé plus de vingt candidatures, pour garantir un bon niveau de galeries. Mais ils ont accueilli avec joie l'un des plus grands marchands au monde, spécialiste d'art de la Colombie-Britannique, l'Américain Donald Ellis. Autre priorité de l'année : le renforcement de ce fameux vetting, constitué de cinq spécialistes de haut vol. Selon les
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    TRIBALART / 12306587copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés organisateurs, les marchands qui remettront en galerie les objets écartés par les experts seront exclus du Parcours. Qu'on se le dise... Encore plus de rigueur, donc, mais quoi de neuf pour l'édition 2013, dont la présidence d'honneur est confiée à Hélène Leloup, grande prêtresse de l'art Dogon? L'ouverture de la manifestation à l'art contemporain non-occidental, défendu par quatre galeries dont Vallois Sculptures (Paris). Et a été annoncée la naissance, dès l'an prochain, d'un Parcours de printemps. Mais le projet semble faire débat chez les marchands eux-mêmes. Certains, venus de loin, se demandent s'ils pourront faire le déplacement. Notamment les Belges, qui constatent que la version hivernale de Bruneaf n'a pas véritablement pris et doutent qu'il soit pertinent de doubler la manifestation parisienne. Mais « tant que l'on n'essaiera pas, on ne saura pas si c'est une bonne idée », conclut Pierre Moos. Infos pratiques Parcours des mondes 2013 Du 10 septembre 2013 au 15 septembre 2013 lieu : Paris - Galerie Kamel Mennour (Mazarine) Pour cette édition 2013, les exposants de Parcours des mondes (salon d’arts premier international) présentent une vingtaine d’expositions thématiques, du 10 au 15 septembre, au cœur du quartier de Saint-Germain-des Prés à Paris.
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    www.challenges.fr Évaluation du site Lesite du magazine économique Challenges diffuse quelques articles, brèves et dossiers, concernant l'actualité économique principalement. Le site aborde également la plupart des autres thèmes de l'actualité générale. Cible Grand Public Dynamisme* : 130 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12305526 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 09/09/13 Paris tombe le masque Par Bertrand Fraysse Parcours des mondes , le plus coté des salons de l'art tribal, se tient dans la capitale du 10 au 15 septembre . D'où vient, à quoi tient cette suprématie parisienne. A la nuit tombante, habillés de branchages et armés de machettes, ils surgissaient dans les villages en poussant des cris. On les reconnaissait à leurs masques blancs, couleur de mort.
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    TRIBALART / 12305526copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Dans l'ouest de l'Afrique, chez les Fang, les membres de la société secrète Ngil étaient appelés pour effrayer, faire avouer – et exécuter parfois – les sorciers et les voleurs. Interdits vers 1910, les masques ngil authentiques sont d'une insigne rareté. Avec leur front bombé, leur nez allongé, leurs traits stylisés, ils sont aussi d'une grande beauté. Ils ont d'ailleurs inspiré Les Demoiselles d'Avignon de Picasso (1907) et contribué à la révolution du cubisme. Le plus exceptionnel de ces masques se trouve chez François-Marie Banier, romancier et photographe. Inutile de se demander qui le lui a offert. Acquis par Liliane Bettencourt à Drouot en juin 2006 pour 5,9 millions d'euros, pièce phare de la collection du marchand Pierre Vérité, ce masque est l'objet le plus cher de toute l'histoire des arts primitifs. Ayant totalisé 44 millions d'euros, la vente Vérité demeure inégalée. Détrôné par New York pour l'art moderne et contemporain, Paris est resté la capitale mondiale de l'art tribal (et non "des arts premiers", expression que personne dans le milieu n'utilise). Pour dénicher des statuettes baoulé ou des crochets sculptés du fleuve Sepik, inutile d'aller à Abidjan ou à Port Moresby. C'est à Paris qu'ont lieu les plus grandes ventes publiques, que l'on trouve le plus grand nombre de marchands spécialisés et que se tient chaque année, depuis 2002, le plus grand salon, Parcours des mondes . "Tous les collectionneurs et les responsables de musée y sont présents, explique Pierre Moos , son directeur. Les marchands réservent souvent leurs plus belles pièces pour les montrer à ce moment-là." Du 10 au 15 septembre , du côté de Saint -Germain-des-Prés, des galeristes du monde entier – parmi lesquels une quinzaine de marchands parisiens – accueilleront près de 20.000 visiteurs venus admirer des chefs-d'œuvre des arts traditionnels d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. La suprématie de la place parisienne ne date pas d'hier comme le montre l'exposition Charles Ratton, l'invention des arts "primitifs", qui se tient au musée du quai Branly jusqu'au 22 septembre. Sans doute le plus grand marchand de sa spécialité au xxe siècle, Ratton fut dès les années 1930 le promoteur infatigable de ce qu'on appelait encore "l'art nègre". L'exposition retrace l'histoire des manifestations qui firent connaître au grand public sa valeur universelle, African Negro Art au MoMA de New York en 1935, ou l'Exposition surréaliste d'objets dans la galerie parisienne de Ratton en 1936. On peut y admirer quelques pièces légendaires, comme l'effrayante statue en métal de guerrier rapportée suite au pillage de la capitale du royaume du Dahomey (actuel Bénin) : pour ne pas choquer le bourgeois, lors de sa première exposition à la Galerie Pigalle, en 1930, Ratton avait fait rabattre son sexe, initialement en érection ! C'est à ses artistes que Paris doit sa position dominante. Proche des surréalistes – Breton et Eluard étaient de grands collectionneurs –, Charles Ratton n'a fait que populariser un art découvert un quart de siècle plus tôt. Selon la légende qu'il a lui-même forgée, Vlaminck serait le "père de l'art nègre". En 1905, dans un café d'Argenteuil, le peintre aurait aperçu, entre deux bouteilles de Pernod, trois statuettes africaines qu'il aurait extorquées au cafetier pour le prix de quelques absinthes. Un peu plus tard, il fera l'acquisition d'un "grand masque" blanc – un masque fang – que lui achètera Derain. Picasso s'extasiera en l'apercevant dans l'atelier du peintre. Matisse à son tour découvrira fébrilement les "statuettes nègres" de Picasso dans son atelier de la rue Schœlcher, provoquant l'ébahissement de sa bonne : "Venez vite, venez vite, il y a là un vieux monsieur qui embrasse les seins de vos négresses" ! Dès lors, la "chasse à l'art nègre" était lancée. Elle ne s'arrêtera plus et transformera en profondeur l'art occidental, de Modigliani à Henry Moore en passant par Brancusi, Giacometti, Dubuffet et tant d'autres.
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    TRIBALART / 12305526copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés "L'art primitif a joué un rôle déterminant dans l'histoire de l'art moderne, observe Daniel Hourdé, peintre, sculpteur et marchand. Parfois, il a influencé directement les artistes. Le plus souvent, ils y ont retrouvé l'écho de leurs propres préoccupations, Picasso dans la sculpture de la Côte d'Ivoire, les surréalistes dans les arts "sauvages" de l'Océanie ou de l'Amérique du Nord." Dans son atelier, sous une verrière, au fond d'une cour du Vieux Paris, un reliquaire korwar à tête de mort de Nouvelle-Guinée ou un fétiche à clous africain voisinent avec un Christ médiéval, une momie inca ou ses propres sculptures, des corps en bronze torturés pareils à des écorchés sortis d'un musée d'anatomie. Longtemps associé à Philippe Ratton, neveu de Charles, Daniel Hourdé se consacre désormais surtout à son art, se contentant d'être marchand en chambre pour "trois ou quatre collectionneurs" lorsque l'occasion s'en présente : "Dans les arts primitifs, il est beaucoup plus facile de trouver un client que de trouver un objet." Depuis des décennies, le stock ne se renouvelle plus. "Les objets authentiques – faits par les autochtones pour les autochtones et qui ont servi – ont cessé d'être produits dès la fin du premier tiers du XXe siècle", estime Bernard Dulon, marchand réputé. "Dans les régions les plus reculées – au fin fond du Nigeria ou du Zaïre –, la production de qualité s'arrête au plus tard au début des années 1960", précise Alain de Monbrison, fameux galeriste de la rue des Beaux-Arts. Les dernières belles pièces ont été rapportées par des coloniaux lors de la décolonisation. Depuis, plus rien : on ne trouve plus qu'un vulgaire "art d'aéroport". Et seule une petite minorité des objets authentiques provoque l'enthousiasme des experts. "Au moins 90% de l'art africain a disparu et, sur les 10% qui restent, 80% des objets sont sans intérêt, résume Alain de Monbrison. Selon sa plus ou moins grande perfection, une antilope bambara peut valoir de 2.000 à 100.000 euros. Mais, pour faire la différence, il faut en avoir vu un certain nombre, et pas simplement dans des livres." L'art tribal est une affaire d'initiés. Les spéculateurs ne misent guère sur des œuvres non signées et non datées, à moins qu'elles n'aient un "pedigree" (un historique des provenances) exceptionnel. Peu de noms connus figurent parmi les grands collectionneurs actuels : le cheikh qatarien Saoud al-Thani, "un passionné au goût extraordinaire", selon Pierre Moos ; le Suisse Jean Paul Barbier-Mueller dont la collection, réunie dans le musée du même nom de Genève, est considérée comme la plus belle du monde ; plus modestement, le Français Bruno Roger, associé de la banque Lazard et président de la fondation créée en hommage à son épouse disparue, Martine Aublet, naguère responsable du département mécénat du musée du quai Branly. Même Jacques Chirac, connu pour son amour sincère des arts premiers, ne possède pas grand-chose. Quant à Dominique de Villepin, son nom n'évoque chez les connaisseurs qu'un sourire dédaigneux. Sa collection de masques africains ? "Rien n'est authentique", tranche un marchand, cruel. On trouve sur le marché beaucoup de mauvaises copies et quelques excellents faux. "Tous les collectionneurs s'y sont un jour laissés prendre, reconnaît Daniel Hourdé. Mais il y a un test qui ne trompe pas, c'est lorsque l'on installe le masque ou la statuette dans sa collection. On s'aperçoit vite qu'il y a quelque chose qui ne va pas." Ce que confirme Alain de Monbrison : "Les objets authentiques ont une âme, les faux n'en ont pas. Et les collectionneurs le sentent. Ils s'aperçoivent que l'objet est vide, qu'il est impossible de dialoguer avec lui."
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    TRIBALART / 12305526copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Sans forcément l'avouer, la plupart des amateurs d'art tribal sont un peu animistes. Les pièces gardent une part de leur force magique initiale. Comment ne pas être intimidé par ce masque ekoi (Nigeria) de la collection de Hubert Goldet au musée du quai Branly, un crâne humain tendu de peau d'antilope et recouvert de vrais cheveux, avec la bouche grande ouverte qui semble pousser un cri? Et comment ne pas sentir la bonté protectrice de cette statuette bembé (Congo), en vente à la Galerie Lucas Ratton, au visage anguleux et aux yeux sertis d'éclats de faïence, fétiche médical supposé protéger des accidents et des maladies? Les puissances celées dans ces objets inanimés semblent prêtes à se réveiller. Face au masque offert par Liliane Bettencourt, François-Marie Banier a-t-il ressenti son impitoyable pouvoir judiciaire et entendu les vociférations crépusculaires des inquiétants inquisiteurs?
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    56 il giornaledell’arte Numero 331, maggio 2013 Antiquari Londra Tu presta un padiglione a me, io presto una sezione a te Masterpiece ospita Fine Art Asia e la fiera di Hong Kong a ottobre ricambia Londra. La fiera Masterpiece, che ter- rà la sua quarta edizione quest’estate (26 giugno-3 luglio), creerà un colle- gamento con la fiera Fine Art Asia di Hong Kong (4-7 ottobre). L’edizione di quest’anno dell’evento londinese inclu- derà un padiglione di Hong Kong, con pezzi rilevanti forniti dalle gallerie del- la fiera asiatica e la fiera di Hong Kong presenterà a sua volta opere europee dal circuito di Masterpiece. La partnership è l’ultima di una serie di importanti nuove iniziative in Asia, un continente la cui crescita economica Il Royal Hospital Chelsea, sede di Masterpiece ©ChrisAllerton (sebbene in fase di raffreddamento) si sta dimostrando trainante per il merca- to dell’arte. Nazy Vassegh, incaricata direttore generale di Masterpiece Londra agli inizi di quest’anno, dice che «emerge sempre nuova ricchezza; è importante seguire la propria base di collezionisti». Calvin Hui, direttore della fiera di Hong Kong, dice che il suo Padiglione Europeo aiuterà a sua volta «a far evolvere il collezionismo in Asia a un livello superiore». A fine marzo, Tefaf a Maastricht ha an- nunciato il progetto di estendersi a Pe- chino, nell’ambito di una collaborazione con la casa d’aste Sotheby’s. All’inizio di aprile invece Christie’s ha mosso i suoi primi passi importanti in Asia assicuran- dosi l’ambita licenza di gestire una «socie- tà a totale capitale straniero» a Shanghai, il che significa che non sarà obbligata ad avvalersi di un partner cinese. La rivale Sotheby’s aveva in precedenza annun- ciato una collaborazione con la società statale di Pechino GeHua Cultural De- velopment Group. Entrambe le compa- gnie si sono impegnate a tenere le loro prime aste in Cina continentale nella se- conda metà dell’anno. Intanto, Art Basel inaugura la sua prima fiera a Hong Kong il mese prossimo (23-26 maggio). Masterpiece Londra spera di avvan- taggiarsi dall’apporto di visitatori in- ternazionali nella capitale in occasione del torneo tennistico di Wimbledon, oltre a collezionisti provenienti dalla stagione di antichi maestri all’inizio di luglio. La curatissima fiera multidisci- plinare è divenuta nota per l’inclusione di beni di lusso oltre all’arte (i marchi di quest’anno comprendono Maserati, Riva e Montblanc), sebbene questi rappresen- tino solo una piccola porzione del suo elenco completo di espositori. Fine Art Asia è un evento rispettato, ma più eterogeneo, con un’ampia gamma di settori tra i quali arti asiatiche, antichi maestri, gioielleria, orologi, argenti e li- bri rari. n Melanie Gerlis Parigi I musei sono degli accaparratori Al Salon du Dessin (sempre più Otto e Novecento) Metropolitan e Getty comprano Cassas e Friedrich Parigi. La tendenza che da qualche anno si nota sul mercato dei disegni sembra trovare conferma all’ultima edizione, la numero 22, del Salon du Dessin (10-15 aprile): le opere antiche, e soprattutto quelle dei grandi maestri del Cinque- cento e del Seicento, si fanno rare; e anche l’offerta relativa al Settecento è meno ampia. Non c’è da stupirsi quindi se pezzi eccezionali di questi periodi ancora in circolazione trovino subito un acquirente. È stato così per il dise- gno del porto di Messina realizzato da Louis-François Cassas nel 1783, l’anno del terremoto che devastò la città. La galleria de Bayser l’ha venduto il gior- no dell’inaugurazione al Metropolitan Museum di New York. Da segnalare an- che uno studio di falchi a sanguigna del Parmigianino (1503-40) e un raro dise- gno allegorico di Francesco del Cairo (1607-65) alla galleria Pandora Old Ma- ster. Né c’è da meravigliarsi allora per la fortuna di alcune aste, che come ogni anno si tengono durante la Settimana del disegno: Christie’s ha venduto a un col- lezionista europeo due vedute ad acque- rello della piazza parigina della Concor- de, firmate Jean-Thomas Thibault, per 187.500 euro, quasi dieci volte le stime iniziali. L’offerta della fiera, tradizional- mente dominata dal segmento classico, si apre dunque sempre di più agli artisti del XIX e XX secolo. La galleria Bellin- ger-Colnaghi ha venduto uno studio di alberi di Caspar David Friedrich del 1812, che volerà al Getty di Los Angeles, e uno schizzo di Cézanne. Una gouache del 1940 di Yves Tanguy presentata dal- la Galerie Zlotowski è stata acquistata da un privato per una somma vicina ai 350mila euro. I collezionisti si sono fatti tentare da «Abstraction» di Paul Rebeyrolle (da Éric Coatalem, 75mila euro) e da una delle rare gouache di Jean Dubuffet della serie L’Hourloupe, «Per- sonnage XXX, 13 décembre 1964» (David Lévy, 68mila euro). Anche quest’anno la rassegna ha accolto 39 gallerie, 20 fran- cesi e 19 internazionali. Due gli italiani, Il disegno raffigurante il porto di Messina di Louis-François Cassas acquistato dal Metropolitan Museum l’antiquario di Firenze Damiano Lapic- cirella, in collaborazione con Francesca Antonacci di Roma e, per la prima volta, la Galleria Continua di San Gimignano. Tra i fastosi stucchi stile Impero del Pa- lais Brongniart è stata esposta anche una selezione di disegni del museo Bon- nat-Helleu di Bayonne. Un’occasione più unica che rara (il museo è chiuso fino al 2018) di scoprire alcune opere, in parte inedite, del Fondo Helleu: una collezione di circa 300 pezzi donata al museo dai di- scendenti del pittore bretone Paul César Helleu, che fu tra i più popolari nell’alta società parigina di fine Ottocento. n Luana De Micco Parcours più selettivo e una settimana asiatica nel 2014 Parigi. Il XII salone della arti «altre» Parcours des mondes si terrà quest’anno nel Quartier des Beaux- Arts a Saint-Germain-des-Près dal 10 al 15 settembre. Quest’edizione del Parcours si annuncia più selettiva con 58 partecipanti contro i 62 del 2012, metà dei quali non francesi. Verrà anche istituito un comitato per il vetting. Il direttore del Parcours, Pierre Moos, è intenzionato a dare la caccia ad alcune gallerie «parassite» che ogni anno si insinuano nella manifestazione con opere a volte di dubbia origine o attribuzione. Moos progetta inoltre di istituire nella primavera del 2014, con il medesimo concept che ha ispirato il Parcours, una settimana delle arti asiatiche. n Ken Yeh, già presidente di Christie’s Asia, sarà direttore delle Acquavella Galleries di New York. François Curiel è rimasto così l’unico presidente di Christie’s Asia. Nel frattempo, Elaine Holt, già in forze alla casa d’aste Ravenel, è entrata da Christie’s a Hong Kong come direttore di impressionisti e moderni per l’Asia. ©Riproduzioneriservata ©Riproduzioneriservata Giuseppe Eskenazi, connoisseur da 40 anni Ha sempre scovato gli studiosi e i curatori migliori e questi, a loro volta, si rivolgono a lui per scambiare esperienze. La biblioteca con 10mila volumi nel suo quartier generale di Clifford Street nel centro di Londra ha potuto contare su un bibliotecario cinese, Wang Yuansheng, dal 1995 e Laura Eskenazi ha imparato il cinese per poter leggere i periodici di archeologia provenienti dalla Cina. Dal 1987 i suoi cataloghi hanno didascalie in cinese, e dal 1996 testi completi in quella lingua. Dove la scienza può essere di aiuto agli intenditori, Eskenazi la impiega. È stato uno dei primi ad avvalersi del test di termoluminescenza messo a punto a Oxford dallo scienziato e collezionista di ceramiche cinesi «Teddy» Hall per stabilire quali sculture della dinastia Tang fossero originali e quali copie assai verosimili, realizzate da stampi antichi. Quando Eskenazi aprì la sua prima importante sede a Piccadilly nel 1973, quasi tutte le sculture del periodo Tang erano state autenticate con questo metodo, ora talmente dato per acquisito che praticamente non esiste mercato per una figura di quel periodo che non sia stata sottoposta al test. Lo stesso metodo può essere anche applicato ai bronzi per accertarne la data. Quell’inaugurazione del 1973 fu un evento tale nel mondo dei collezionisti d’arte cinese che un diligente mercante giapponese attese giorni fuori dalla galleria per essere sicuro di essere il primo a entrarvi; perché il periodo che va dagli anni Sessanta alla fine degli Ottanta fu dominato dai compratori giapponesi che desideravano acquistare quell’arte che aveva giocato un ruolo così determinante nella formazione della loro arte, dei loro costumi e della loro religione. n Anna Somers Cocks A Dealer’s Hand: The Chinese Art World Through the Eyes of Giuseppe Eskenazi, di Hajni Elias e Giuseppe Eskenazi, 352 pp., ill. col. b/n, Scala Publishers, Londra, 2012, £ 60,00 / $ 100
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    88 l collectcollect l 89 beurzenbeurzen Glasliefhebbers hebben al lang de volgende afspraak op de Glaskunstbeurs te Leerdam in hun agenda staan. Of zij nu houden van klassiek of modern, gebruiksobjecten of louter decoratieve stukken, kleine fragiele tot grote robuuste voorwerpen, Frans, Tsjechisch, Engels, Hongaars of Neder- lands glas, alle vinden zij hun gading bij de meer dan 100 exposanten. Extra in het oog te houden, is het beursobject van 2013. Elk jaar wordt een bekend glaskunstenaar opgedragen een speciaal object te creëren. In gelimiteerde versie wordt dit te koop aangeboden voor een aantrekkelijk bedrag. Het object dit jaar is van de hand van Mieke Pontier. Zij is dit jaar precies vijf- entwintig jaar glaskunstenares, wat exact overeenkomt met het aantal jaar dat de glasbeurs zelf gehouden wordt! Internationale Glaskunstbeurs Leerdam Cultureel Centrum Het Dak Tiendweg 9 Leerdam www.glaskunstbeurs.nl 13-09 t/m 15-09 Glaskunstbeurs Leerdam Mieke Pontier, ‘Stromend water’. Tijdens de Glaskunstbeurs van Leerdam is in een aparte expositieruimte een selectie uit het werk van Mieke Pontier te zien. Mede dankzij de expositie over Boudewijn Büch, ontving de Oude Kunst- en Antiekbeurs Delft vorig jaar een recordaantal bezoekers. De tentoonstelling die dit jaar op de beurs centraal staat, ‘Een Keizer gaat, een Koning komt’, staat in het teken van de viering 200 jaar Koninkrijk der Nederlanden. De expositie brengt de laatste jaren van Nederland onder Frans bewind (1810-1813) in beeld en zoomt in op Napoleon Bonaparte. Zeldzame objecten, waaronder een reliekenkis- tje met overblijfselen van en rond het graf van Napoleon en een haar- lokje van hem uit 1819 zijn hierbij regelrechte blikvangers. Van 18 tot en met 22 september zijn zowel de tentoonstelling als de antiekbeurs in Museum Het Prinsenhof te bezoeken. Maar ook daarna kan men terecht op de gloednieuwe online Antiekbeurs Delft, te bezoeken via onderstaande site. Hierop presenteren deelnemers 365 dagen per jaar hun objecten, welke geregeld aangevuld zullen worden met nieuwe. Oude Kunst- en Antiekbeurs Delft Museum Het Prinsenhof Delft www.antiekbeursdelft.nl 18-09 t/m 22-09 Oude Kunst- en Antiekbeurs Vier Amsterdamse zilveren gegraveerde kandelaars met bobèches en mahoniehouten klossen, meesterteken Wed. Stellingwerf & van Grastek, 1854, hoogte 28 cm. Te zien bij De Gouden Eeuw. “In de hele wereld zijn er slechts een zestigtal galeries werkelijk gespecialiseerd in de tribale kunsten, en 95% daarvan neemt deel aan Parcours des Mondes”. Met deze woorden illustreert directeur Pierre Moos het belang van zijn evenement, dat ondertussen aan diens 12e jaargang toe is. Ongeveer de helft van de exposanten komt uit Frankrijk, met een tweede en derde plaats voor België (Mestdagh, Didier Claes, Dartevelle, Jo De Buck, Bernard de Grun- ne, Indigènes, Philippe Laeremans en Joaquin Pecci) en de VS. Velen tonen hun stukken in een thematische tentoonstelling, waarbij de grote aanwezigheid van Oceanische kunst opvalt. “Hoewel nog steeds 60% van de verzamelaars naar de Afrikaanse kunst neigt, is er inderdaad een verschuiving merkbaar van de interesse voor Oceanië”, verklaart Pierre Moos het feno- meen. “Niet alleen verandert de smaak, maar ook zijn er bij Oceanische kunst meer zeldzame stukken te vinden dan bij de Afrikaanse.” Parcours des Mondes Saint-Germain-des-Prés Parijs www.parcours-des-mondes.com 10-09 t/m 15-09 Parcours des Mondes Voor de editie van 2013 vroeg artistiek directeur Thierre Raspail de IJslandse Gunnar B. Kvaran (directeur van het Astrup Fearnleymuseum, Oslo) als commissaris voor de 12e Biënnale van Lyon. Deze gaf hij de titel ‘Entre-temps… Brusquement, Et ensuite’ mee, waarbij de gedachte aan een spannend verhaal meteen opduikt. Want Kvaran ziet in de kunstenaar iemand die verhalen vertelt en experimen- teert met de mechanismen en de modaliteiten van de vertelkunst. Om dit te staven, brengt hij Erró, Yoko Ono, Alain Robbe-Grillet, Robert Gober, Jeff Koons, Matthew Barney, Fabrice Hyber, Tom Sachs, Paul Chan, Zhang Ding, Roe Ethridge en vele anderen naar Lyon. Verspreid over vijf verschillende sites in de stad, zullen zij nieuw en speciaal voor de biënnale ontworpen werk tonen. Uiteraard strekt de biënnale zich met diverse andere evenementen verder uit over de stad. Biennale de Lyon Lyon www.labiennaledelyon.com 12-09 t/m 05-01 Biennale de Lyon Tom Sachs, Bronze Collection, Trocadero Install, 2008. © Charles Duprat. Te zien op de Biennale de Lyon. Mengen schild. Kaap Beechey, Nieuw Brit- tannië, eind 18e-begin 19e eeuw. Hout, rotan, natuurlijke pigmenten, veren. 130 x 26 cm. © Foto: Jan van Esch. Te zien bij Michel Thieme Tribal Art tijdens Par- cours des Mondes. Mieke Pontier, ‘Royal, twenty-five’. 11 x 19 cm. Oplage 250 stuks. Dit is het beursobject van 2013, dat te koop aangeboden wordt op de Glaskunstbeurs Leerdam. Prijs € 195. Karl Haendel, ‘Cowgirl Dildo Perhaps’, 2012. Potlood op papier. 133 cm x 51 cm. © de kun- stenaar. Te zien op de Biennale de Lyon. OPLEIDING ANTIEKHANDELAAR Start: 16 september 2013 - campus Tongeren SURF NAAR WWW.SYNTRA-LIMBURG.BE EN ONTDEK AL ONZE OPLEIDINGEN
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    88 l collectcollect l 89 foiresfoires Les amateurs de verrerie ont, depuis longtemps déjà, noté le rendez-vous au salon de l’art verrier de Leerdam. Qu’ils soient friands de classique ou de moderne, d’objets de tous les jours ou de pièces purement décora- tives, de petites pièces fragiles ou d’imposantes pièces robustes, de verre français, tchèque, anglais, hongrois ou néerlandais, ils y trouvent tous leur compte auprès d’une centaine d’exposants. De plus, à ne pas perdre de vue, l’objet du salon de 2013. Chaque année, un artiste-verrier connu est invité à créer un objet spécial pour l’occasion. Il est alors proposé à la vente en édition limitée pour un montant des plus attractifs. Cette année, l’objet en question est une création de Mieke Pontier. Celle-ci fête en effet ses vingt-cinq ans de pratique de l’art de la verrerie, ce qui correspond exactement au nombre d’années que fête le salon de l’art verrier ! Salon international de l’art verrier Cultureel Centrum Het Dak Leerdam www.glaskunstbeurs.nl du 13 au 15-09 Salon de l’art verrier de Leerdam Mieke Pontier, Stromend water. Lors du salon de l’art verrier de Leerdam, une sélection d’œuvres de Mieke Pontier est à découvrir dans un hall d’exposition séparé. Grâce à l’exposition sur Boudewijn Büch, Patrick M.A. Buch, président du salon des arts anciens et des antiquités de Delft, enregistrait l’an dernier un nombre record de visiteurs. L’exposition qui, cette année, complète le salon est placée sous le signe des 200 ans du Royaume des Pays-Bas. Elle illustre les dernières années d’occupation du pays par les Français (1810-1813) et se concentre sur Napoléon Bonaparte. De rares objets, dont une châsse contenant des vestiges de la tombe de Napoléon et une mèche de ses cheveux, datant de 1819, valent particulièrement le détour. Au terme de cinq jours, l’exposition et les exposants du salon déserteront le musée Het Prinsenhof. Mais l’on pourra encore parcourir en ligne les allées du salon des antiquités de Delft, flambant neuf, en surfant sur le site ci-dessous. Les participants y présentent leurs pièces 365 jours par an et complètent régulière- ment leurs propositions. Salon des arts anciens et des antiquités Musée Het Prinsenhof Delft www.antiekbeursdelft.nl du 18 au 22-09 Salon des arts anciens et des antiquités Quatre chandeliers gravés avec bobèches et bobines en acajou, Amsterdam, ateliers de Wed. Stellingwerf & van Grastek, 1854, H. 28 cm. A voir chez De Gouden Eeuw. « Dans le monde entier, on ne compte qu’une soixantsaine de véritables galeries sérieuses, spécialisées en arts premiers et 95 % d’entre elles participent au Parcours des Mondes ». Par ces mots, le directeur Pierre Moos illustre l’impor- tance de son événement qui en est déjà à sa 12e édition. Près de la moitié des exposants viennent de France. Les deuxième et troisième places sont respectivement occupées par les Belges (Mestdagh, Didier Claes, Dartevelle, Jo De Buck, Bernard de Grunne, Indigènes, Philippe Laeremans et Joaquin Pecci) et les Américains. Beaucoup présentent leurs pièces en une exposition thématique dont se dégage une forte présence de l’art océanien. « On note un déplacement de l’intérêt des collectionneurs vers l’art océanien, même si l’art africain intéresse encore 60 % des collectionneurs », commente Pierre Moos, expliquant le phénomène. « Le goût change et il est certain que la rareté est plus présente en art océanien qu’en art africain. » Parcours des Mondes Saint-Germain-des-Prés Paris www.parcours-des-mondes.com du 10 au 15-09 Parcours des Mondes Pour cette édition 2013, le directeur artistique Thierre Raspail a demandé à l’Islandais Gunnar B. Kvaran (directeur de l’Astrup Fearnleymuseum d’Oslo) de coiffer la casquette le commissaire de la 12e Biennale de Lyon. Il l’a baptisée Entre-temps… Brusquement, Et ensuite, ce qui évoque instantanément une histoire passionnante. En effet, Kvaran considère l’artiste comme quelqu’un qui raconte des histoires et expérimente les mécanismes et les moda- lités de l’art de la narration. Et pour étayer son point de vue, il invite Erró, Yoko Ono, Alain Robbe-Grillet, Robert Gober, Jeff Koons, Matthew Barney, Fabrice Hyber, Tom Sachs, Paul Chan, Zhang Ding, Roe Ethridge et bien d’autres artistes à Lyon. Répartis sur cinq sites différents à travers la ville, ils exposeront des œuvres récentes et spécialement conçues pour la biennale. Bien entendu, celle-ci s’étend dans toute la ville par le biais d’un important programme off. Biennale de Lyon www.labiennaledelyon.com du 12-09 au 05-01 Biennale de Lyon Bouclier Mengen, Cap Beechey, Nouvelle- Bretagne, fin XVIIIe- début XIXe siècle, bois, rotin, pigments naturels, plumes, 130 x 26 cm. © photo : Jan van Eyck. Courtesy Michel Thieme Tribal Art / Parcours des Mondes. Karl Haendel, Cowgirl Dildo Perhaps, 2012, crayon sur papier, 133 x 51 cm. © l’artiste. Courtesy Biennale de Lyon. Mieke Pontier, Royal, twenty-five, 11 x 19 cm. Tirage à 250 exemplaires. Il s’agit de l’objet du salon de 2013 proposé à la vente au salon de l’art verrier de Leerdam. Prix : 195 €. Tom Sachs, Bronze Collection, Trocadero Install, 2008. © Charles Duprat / Biennale de Lyon. OPLEIDING ANTIEKHANDELAAR Start: 16 september 2013 - campus Tongeren SURF NAAR WWW.SYNTRA-LIMBURG.BE EN ONTDEK AL ONZE OPLEIDINGEN
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    ARTPASSIONS 34/1382 STÉPHANE JACOB,UN PASSEUR DE «RÊVES» Rien ne prédisposait le jeune étudiant de l’École du Louvre spécialisé en architecture et décor des grandes demeures à devenir l’un des plus ardents défenseurs de la peinture aborigène. Et pourtant, depuis son premier voyage «initiatique» en Australie en 1991 et la découverte de communautés d’artistes viscéra- lement attachés à la terre de leurs ancêtres et à leur cosmogonie, Stéphane Jacob n’a eu de cesse de faire découvrir à un public de plus en plus large leur poésie onirique. Il propose ces toiles zébrées d’éclairs et ponctuées de trous d’eau, véritables cartographies mystiques des Temps primordiaux qui virent naître les premiers êtres surnaturels, mais aussi se former les premiers paysages tels qu’ils existent encore. Célébrés, pour certains d’entre eux, dans les plus grandes biennales d’art contemporain, les peintres aborigènes n’en continuent pas moins à perpétuer leur corpus d’images et à réactiver ce «Temps du Rêve» à tra- vers leurs œuvres. Une façon magique et spirituelle de le rendre éternellement vivant. Démonstration éblouissante au Parcours des Mondes avec ces deux artistes inspirées présentées par Stéphane Jacob: l’illustre doyenne Kathleen Petyarre (née en 1930) et Abie Loy Kemarre, sa petite fille, qui reprend avec maestria la tradition picturale du Désert central australien. AU PARCOURS DES MONDES LE FRISSON DES ARTS LOINTAINS C’est devenu le rendez-vous incontournable des amateurs d’arts premiers. Lors de la prochaine édition du Parcours des Mondes du 10 au 15 septembre prochain, amateurs, collectionneurs et même conservateurs de musée se presseront dans les galeries du mythique quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris, pour dénicher l’oiseau rare qui manque encore à leur collection: masques Dan de Côte d’Ivoire, fétiche nkisi du Congo dardé de clous, poupée kachina des Indiens Hopi ou Zuni, bouclier d’Afrique ou d’Océanie… En ces temps de morosité ambiante, les marchands constatent d’ailleurs un engouement croissant pour les arts venus d’ailleurs imprégnés de spiritualité. Mais des peintures aborigènes d’Australie aux ivoires eskimos en passant par les sculptures des Philippines ou de l’Indonésie, de nouveaux «territoires» restent encore à conquérir, promesses de chocs intellectuels et esthétiques. Bérénice Geoffroy-Schneiter
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    ARTPASSIONS 34/13 83 KathleenPetyarre (c. 1930-), Mountain Devil Lizard Dreaming, 2010, Utopia, Désert cen- tral, Territoire du Nord, acrylique sur toile, 122 x 122 cm. Télescopant passé et présent, souvenirs mythiques et claniques, lignée masculine et féminine, cette magnifique toile est représentative du style pictu- ral de Kathleen Petyarre. On y décèle en effet la maîtrise exceptionnelle du dot painting ou «poin- tillisme», technique expérimentée dès les années soixante-dix par les premières communautés de peintres aborigènes pour retranscrire leurs terri- toires mystiques. Vivant désormais à Adélaïde, l’artiste n’en demeure pas moins la gardienne d’un motif hérité du «Temps du Rêve»: celui de la Femme-Lézard Arnkerrth dont les lézards du désert (baptisés «Moutain Devils» à cause de leurs piquants semblables à des cornes) sont considérés comme les incarnations actuelles. Mais au-delà du décryptage «ésotérique», s’impose la force plas- tique de cette toile, d’un chromatisme et d’un dépouillement «métaphysiques». Abie Loy Kemarre (1972-), Bush Leaf – Optic, 2013, Utopia, Désert central, Territoire du Nord, acrylique sur toile, 122 x 122 cm. C’est sur les conseils de sa grand-mère, la grande Kathleen Petyarre, qu’Abie Loy Kemarre a pris le pinceau à son tour et est devenue l’une des artistes les mieux représentées dans les collections privées et publiques australiennes. Sur cette immense toile, hypnotique à souhait, vibrent les feuilles d’une plante bien connue des Aborigènes pour ses vertus thérapeutiques et hallucinogènes: l’ipomoea muelleri, bénéfique et maléfique tout à la fois. Mais – ne l’oublions pas – ce que notre œil occidental perçoit comme une œuvre d’art d’un modernisme abouti revêt une importance considérable pour les membres de la communauté d’Abie Loy Kemarre. Aussi séduisante soit-elle, cette peinture est un rappel des origines en même temps qu’un acte de foi. Au Parcours des Mondes, le frisson des arts lointains D.R.D.R.
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    ARTPASSIONS 34/1384 ANTONY JPMEYER, ARPENTEUR DE TERRITOIRES NOUVEAUX «Le propre du marchand est d’être toujours en avance sur sa clientèle», affirme d’emblée Antony Meyer qui s’est spécialisé dans l’art océanien depuis 33 ans. Œil qui frise, moustache triomphante, le galeriste avoue être mû par le désir de résister aux effets de mode et de montrer avant tout des objets d’exception. Acquisitions récentes ou «vieilles amies qui ont l’honneur d’être à nouveau sous les spots», les pièces exposées au Parcours ont donc été choisies pour des raisons totalement subjec- tives. En témoignent ces ivoires eskimos dont la dimension magico-religieuse n’exclut pas l’inten- tion esthétique de haute volée. Petite figure chamanique représentant un an- cêtre, culture Okvik, Île Saint Laurence, détroit de Béring, Alaska, 250 av. J.-C., 100 apr. J.-C., défense de morse fossilisée, 5,2 cm. «Devant ces objets, on est à l’époque de la plus haute antiquité de l’homme», s’émeut le mar- chand en contemplant cette figurine excédant à peine cinq centimètres. Le visage et le corps ornés de tatouages, ce personnage représente-t-il un ancêtre de la communauté, ou bien un chaman ? On ne saurait trancher. Il se dégage cependant de cette statuette hiératique aux accents «brancu- siens» une «absolue vérité», une esthétique rude et austère comme le mode de vie de ces hommes, aux confins de terres sublimes et désolées. Effigie de chaman, début de la Culture de Thulé, Alaska, 1 000 à 1 400 apr. J.-C., défense de morse fossilisée, 9,2 x 3 cm. D’une sensualité extrême – que renforce cette chaude patine – cette statuette représenterait, se- lon les uns, un «strong man» (homme fort), selon d’autres une femme aux formes plantureuses ! Au- delà de toute interprétation, c’est une preuve indé- niable du degré de perfection atteint par les sculp- teurs eskimos. Il est en outre très rare de trouver ce type d’effigies aussi bien conservées. D’usage cha- manique, la plupart de ces ivoires étaient en effet brisés rituellement lors de cérémonies religieuses. Au Parcours des Mondes, le frisson des arts lointains D.R. D.R.
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    ARTPASSIONS 34/13 85 ALAINBOVIS ET VÉRONIQUE DU LAC, L’APPEL DE L’ASIE Connue pour ses remarquables expositions d’art africain, la galerie Alain Bovis affirme cependant de plus en plus son inclination pour l’Asie tribale. Outre les masques hima- layens et leur beauté «convulsive», son dévolu se porte désormais sur les archipels de l’Indonésie et des Philippines, ces entre-deux fascinants à mi-chemin de l’Asie et de l’Océanie. Un seul mot d’ordre guide cependant leur sélection pour cette nouvelle édi- tion du Parcours: le «supplément d’âme» distillé par chacun de leurs objets. Corne à médecine, Toba-Batak, naga morsarang, Sumatra, première moitié du XIXe siècle, corne de buffle, bois, crin, longueur 47 cm. Quoi de plus élégant que cette corne à médecine chevauchée par cette multitude de petits personnages venus apporter leurs offrandes et cette représentation onirique et fabuleuse du Singa, sorte de «Gorgone» apotropaïque des Bataks de Sumatra ? Comme échappée d’un cabinet de curiosités, cette pièce datée du début du XIXe siècle est sans doute l’un des plus anciens exemplaires connus sur le marché. Boîte rituelle ifugao, Ile de Luçon, Philippines, fin du XIXe - début du XXe siècle, bois à patine croûteuse, hauteur 35,5 cm, longueur 67 cm. Dans le sillage de la grande exposition du musée du quai Branly consacrée à l’art des Philippines – une vraie révélation pour le public ! – la galerie Alain Bovis a sélectionné cette très belle boîte rituelle dans laquelle s’exprime avec force la pureté des lignes de la statuaire ifugao. On retrouve l’anatomie robuste propre à ces habitants des rizières du Nord de Luçon (si bien magnifiée dans leurs effigies baptisées «bulul») et ce sens d’une stylisation aux accents quasi cubistes. Du grand art ! INFORMATIONS PRATIQUES Parcours des Mondes, le Salon international des Arts Premiers dirigé par Pierre Moos, du 10 au 15 septembre 2013, quartier de Saint- Germain-des-Prés, Paris. Y seront présentes 60 galeries d’arts premiers, dont 29 françaises, 12 belges et 8 américaines. Une vingtaine d’expositions thématiques sera proposée au visiteur. La Présidente d’honneur du Parcours 2013 est la célèbre Hélène Leloup, qui a été commissaire de l’exposition Dogon au musée du quai Branly en 2011. ©PHOTOS:MATHIEUFERRIER
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    86 apollo september2013 art market art market september 2013 apollo 87 the art market Australian art comes to the block in London this month, and Parcours des Mondes opens for business in Paris. In June, London’s Impressionist and modern sales saw records fall, but the combined total was down on past seasons.Susan Moore MARKET PREVIEW A t first glance, John Glover’s view of Ben Lomond might seem a typical idealised Claudian landscape (Fig. 1). A second look will reveal that the immense trees framing the elegant, gently winding river are in fact eucalyptus, and that climbing one of them is one of four Aboriginal Australians engaged in an opossum hunt. The distant mountains are not the Scottish Highlands. What we see unfolding before us is the majestic virgin landscape of colonial Tasmania. John Glover (1767–1849) was considered by many of his contemporaries as Turner’s chief rival (a claim that not unreasonably irritated Constable). In 1829, at the ripe old age of 62, Glover and his wife and sons emigrated to Australia, settling in Tasmania in a farm named after his home in the Lake District, Patterdale, in 1832. Within days of arriving in Van Diemen’s Land he had begun to explore, sketch and paint this ‘new Beautiful World’, his sketches accurately observing the native vegetation and people. Here he records the Aborigine practice of climbing trees by cutting progressively higher hand- and footholds in the tree trunk. A landscape sketch for this painting, one of his earliest, inscribed ‘Ben Lomond from the Barracks near Mr Talbot’s’ is in a sketchbook dated 1832. Glover now abandoned his favourite medium of watercolour in favour of a hybrid technique using thinned oil (the oil mixed with copal varnish or megilp to enhance its translucence) painted on to a bright double-primed white lead ground. This allowed him to convey the clear, strong light and strangely clear hues of the near and distant land- scape. By 1865 he had completed the 63 paintings shipped back for exhibition in Bond Street that year, works that represent the first accurate observations of the Antipodean landscape. It seems likely that it was here that his ‘neigh- bour’ the Hon. William Talbot, returning home briefly, purchased the canvas and took it back to the family home of Malahide Castle in Co. Dublin, rather than commissioning the view directly from Glover. Ben Lomond from Mr Talbot’s property – four Men catching Opossums is now being offered from the estate of the 7th Baron Talbot de Malahide at York dealer Bruce Frank presents Sepik amulets, exceptionally sculpted miniature figures from Papua New Guinea. The oldest exhibit will almost certainly prove to be a fossilised walrus ivory effigy of a shaman, dating some time between 1000–1400 and from the Eskimo Early Thule Culture (Galerie Meyer). For the first time, related contemporary art will be offered, too. Stéphane Jacob, for instance, offers Aboriginal painting while Galerie Valois is showing sculpture by six artists from Benin. New York, meanwhile, plays host to Fall Asia Week (9–21 September). This year’s event seems strong on archaic Chinese ritual bronzes, with Christie’s presenting works from a ‘distinguished’ private collection on 19 September, and Sotheby’s Property from the Collection of Julius Eberhardt on 17 September. Many of this latter $5m group of 10 bronzes were acquired through the Shanghai dealer T.Y. King, and came from the collection of the Greek Ambassador to China after the Second World War. In pride of place is the Zuo Bao Yi Gui (Fig. 3), a striking food vessel from the Early Western Zhou dynasty, dated 11th–10th century BC. Each side of this finely cast conical vessel is decorated with a large taotie mask in high relief (estimate $2m–$3m). Galerie Fischer in Lucerne, meanwhile, offers a strong sale of antique arms and armour on 12 and 13 September. Highlights here include an imperial Austrian wheel-lock rifle of around 1650, the mag- nificent stock carved by the Master of the Animal- Head Scrolls (CHF 80,000–CHF 90,000). A set of German joust armour (c. 1490) is also offered, part of the collection of Lord Waldorf Astor at Hever Castle until 1983 (CHF 400,000–CHF 600,000). July saw strong prices and several records for the likes of Barbara Hepworth, Elisabeth Frink and Gwen John. This month, the growing number of buyers of modern, post-war and contemporary British painting, sculpture and works on paper are ably served by the 20/21 British Art Fair (Royal College of Art; 11–15 September). The 57 exhibitors promise everything from bronzes by Epstein, Moore and Chadwick to Banksy prints and a Grayson Perry tapestry embroidery of 2011. Keith Chapman is offering a 31cm-high bronze crab by Bernard Meadows, probably a maquette for the piece in Tate of 1951–52. Meadows, a former studio assistant to Henry Moore, derived this motif while serving in the RAF on the Cocos Islands off Costa Rica. o Beechey, New Britain. This impressive late 18th- or early 19th-century piece, confected of painted wood, rattan and feathers, was collected by Dr Wilhelm Müller during the 1908–10 Hamburg South Seas Expedition (Michel Thieme Tribal Art). Another is a commemorative wooden effigy of a fon or chief from the Bamileke people of Cameroon, hailing from the collection amassed over 40 years by the French painter and sculptor Arman (1928–2005), courtesy of Bernard Dulon. This year’s curated shows range from Maine Durieu’s ‘Salon de Beauté’, which illustrates the passion for enhancing the body with hair access- ories, jewellery and other ornaments, to Michael Evans’ presentation of a fine collection of 19th- century photographs of the daily life and traditions of the Aboriginal and Maori people (Fig. 2). Alain Lecomte focuses on the Bakongo, his show including an impressive ‘nail fetish’ in the form of a dog. New Christie’s London’s Australian Art sale on 26 September, timed to coincide with the Royal Academy’s autumn ‘Australia’ show (21 September– 8 December). Glover’s sketches and paintings bear witness to an ethnographic interest in the appearance and customs of indigenous peoples. How ethnography turned into ‘art’ is the subject of ‘Charles Ratton: The Invention of the “Primitive” Arts’ at the Musée du quai Branly in Paris (until 22 September). The exhibition coincides with Parcours des Mondes (10–15 September), one of the participants in which, incidentally, is Ratton’s nephew Philippe. Now in its 12th edition, this vetted ‘open house’ of local and visiting dealers exhibiting in galleries around Saint-Germain-des-Prés in Paris has become in effect the greatest tribal art fair in the world, drawing around 10,000 visitors. Some 60 serious specialist tribal art galleries exist, and the lion’s share of them are here. With the inclusion of the Donald Ellis Gallery from New York this year, the participants now include the 10 leading lights. It would appear to be a growing sector in the market: last year, 87 per cent of exhibitors said they had met and sold to new clients. The best of the exhibitors tend to show either a single masterpiece or a thematic offering. Among the tours de force is a Mengen shield from Cape 1 2 3 1 Ben Lomond from Mr Talbot’s property – four Men catching Opossums c. 1832–34 John Glover (1767–1849) Oil on canvas, 76.8114.9cm Christie’s London, Australian Art (26 September) Estimate: £1.8m–£2.5m Enquiries: +44 (0)20 7839 9060 2 Fijian warrior, Republic of Fiji, Polynesia, c. 1890 John Waters Studio, Suva, Fiji Original albumen print, 19.713.5cm Michael Evans Tribal Art at Parcours des Mondes, Paris 3 Zuo Bao Yi Gui, 11th–10th century BC Early Western Zhou dynasty Bronze, ht 25cm Sotheby’s New York, Magnificent Ritual Bronzes – Property from the Collection of Julius Eberhardt (17 September) Estimate: $2m–$3m Enquiries: +1 212 606 7000
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    88 apollo september2013 art market MARKET REVIEW I t was Sotheby’s that claimed the cream of the estate sales in London this month although, ironically, the two best performing lots at Christie’s and Sotheby’s were consigned from the Nahmad family. Dealers and collectors with galleries in London and New York, the Nahmads are renowned for their huge wealth, vast holdings of Impressionist and modern art, and their penchant for buying low, sitting tight and waiting until the market rises. At Sotheby’s London’s Impressionist and Modern Art evening sale, five bidders fought for Monet’s Le Palais Contarini (1908), one of the artist’s sublime studies of palaces observed from the balcony of Palazzo Barberini whose real subject is the luminous Venetian haze (Fig. 1). Here Monet’s motif is rendered in a palette of purply blues. The family paid just $4m for the canvas in 1996, and the work was displayed recently in both the Monet show at the Helly Nahmad Gallery in London, and in an exhibition of highlights from the Nahmad collection at the Kunsthaus, Zurich. On 19 June, the price for this sublime painting soared to £19.7m. Among the five bidders, one had placed an ‘irrevocable bid’ to buy it if there were no takers. Two of the bidders, I am told, are relatively new to the market. There were fewer but more committed, and informed, contenders for Mondrian’s Composition with Red, Yellow and Blue (1927; Fig. 2). While the Monet sold on target, this market rarity doubled expectations to change hands for £9.3m. Strong prices were achieved for works on paper too, with records found for Kandinsky’s Ineinander (£1.65m) and for a rare edition of Picasso’s Suite Vollard which was secured for £2.66m – a new record for this set of etchings. The great success of the sale, however, was the sculpture. 1 Le Palais Contarini, 1908 Claude Monet (1840–1926) Oil on canvas, 7392cm Sotheby’s London, Impressionist and Modern Art Evening Sale (19 June) £19.7m 2 Composition with Red, Yellow and Blue, 1927 Piet Mondrian (1872–1944) Oil on canvas in the artist’s original frame, 39.737cm Sotheby’s London, Impressionist and Modern Art Evening Sale (19 June) £9.3m 1 2
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    90 apollo september2013 art market The first lot of the evening, Barbara Hepworth’s Serene Head (Thea) of 1959, for instance, soared five times over estimate to sell for £386,500, the least expensive of the three Hepworths sold. The big ticket, however, was the only cast of the first version of Camille Claudel’s La Valse (1892–93; Fig. 5), depicting two figures enveloped in a delicate and passionate dance. Claudel, once an art historical footnote as the pupil and lover of Rodin, is now acclaimed by critics and, it seems, by collectors. The 1905 bronze of the second version of La Valse fetched $1.86m in New York this May; now the unique cast of the first version sold to a private Asian collector for £5.1m. Bidders from 30 countries participated in this sale. Overall, Sotheby’s London’s slim £106m evening sale was a sound 90 per cent sold by value and 81 per cent by lot. Christie’s London’s top lot, meanwhile, was another guaranteed Nahmad consignment: Kandinsky’s expressionist Studie zu Improvisation 3 of 1909. Consigned on the back of a record price found last November for a work in the same series ($23m), this oil on card, which cost $16.9m in 2008, now went to a private European collector for £13.5m ($21.1m). Revealingly, the combined total of both evening sales was just £179m, meagre in terms of past seasons and half the current contemporary art totals. The month had begun with Russian sales in London. On 5 June Bonhams presented a long-lost masterpiece by Nikolai Roerich discovered in an American private collection. Madonna Laboris (1931) depicts an apocryphal gospel story that captured the imagination of an artist who sought to represent a universal spiritual Mother of the World, a synthesis of female divine images from both East and West (Fig. 3). This tale – as he wrote in an essay in 1931 – has the Apostle Peter saying to the Lord God: ‘“All day long I watch the gates of Paradise; I do not let anyone in, yet in the morning there are newcomers in Paradise.” And the Lord said: “Let us make the rounds at night, Peter.” So they went in the night and they saw the Holy Virgin lowering along the wall Her snow-white scarf, up which souls were climbing…’ Large in scale and executed in rich and saturated tones of turquoise, cerulean blues and sea-foam greens with fiery red accents, this remark- able work was expected to fetch around £1m. Unsurprisingly, perhaps, it fetched £7.9m, a record for the artist and for any Russian picture sold at auction. In New York on the same day, historic carpets from the William A. Clark collection, controversially deaccessioned by the Corcoran Gallery of Art in Washington, also soared. The 17th-century Clark Sickle-Leaf Carpet, illustrated in these pages in the June issue, shot way past its estimate of $5m–$7m to change hands for a mighty $33.76m – more than three times the previous auction record for any carpet, and a new auction high for an Islamic work of art. Strikingly, most of the other 24 carpets also sold four or five times over estimate. Perhaps the greatest surprise came with the sale in the Loire Valley of a black and gold lacquer commode, offered by Rouillac at the Château de Cheverny on 9 June. This was one of the great 17th-century Japanese chests acquired in Amsterdam by Cardinal Mazarin in 1658, and ‘lost’ after its sale in London in 1941 (Fig. 4). This long clothes chest (nagabitsu) of around 1640 combines all the main techniques of lacquer and depicts, among other things, scenes from the Japanese literary classic, The Tale of Genji. Its illustrious provenance continued through the likes of William Beckford at Fonthill and the 10th Duke of Hamilton at Hamilton Palace. Now it belongs to the Rijksmuseum, which fought off severe competition to buy it for €7.3m. o 3 Madonna Laboris, 1931 Nikolai Roerich (1874–1947) Tempera on canvas, 84124cm Bonhams, The Russian Sale (5 June), £7.9m 4 Long clothes trunk, c. 1640 Japanese, early Edo period Lacquer work attributed to the workshop of Kôami Nagashige (1599–1651), Kyoto 63.5144.573cm Rouillac, 25ème Ventre aux Enchères à Cheverny (9 June), €7.3m 5 La Valse (first version), 1892–93 Camille Claudel (1864–1943) Bronze, ht 96cm Sotheby’s London, Impressionist and Modern Art Evening Sale (19 June), £5.1m 3 4 5
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    35 RUE DESMATHURINS 75008 PARIS - 01 43 12 56 56 SEPTEMBRE 13 Mensuel OJD : 53674 Surface approx. (cm²) : 143 N° de page : 19 Page 1/1 TRIBALART 5199827300501/GMA/MSK/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations i I I LU TRIBAL Objects that heal, masterpieces fram the Cameroon magical reliquanes and extravagant headdresses fram the Congo Basm are among the outstanding art works converging on the Left Bank for the Parcours des Mondes the world's leadmg tribal art fair Highlights include daily objects of the Dayak people of the island of Borneo linked to cérémonies, fertihty nghts and the right agamst evil forces, presented by the Pascassio Manfredi gallery The Galerie Patrick and Ondme Mestdagh offers a journey into Polynesie through 20 rare pieces fram Oceania, while an exhibition entitled Beauty Salon by the Galerie Maine Duneu is devoted to exquisite ornaments and jewels fram Africa used to adorn the body and hair This journey into the diversity of the tribal arts of Africa, the Amencas, Asia and Oceania showcases exceptional pieces from some 60 carefully selected galeries from around the world and are hosted in art galeries throughout the Beaux Arts quarter ofthe Saint Germain des Pres neighbourhood from September 10 through to September 15 Visit www parcours-des-mondes.com for a map and a list of participatmg galeries
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    28 U sted empezó coleccionandoarte moderno, especialmente dibujos cubistas y surrealistas, ¿cree que fueron el cubismo y el su- rrealismo lo que le llevaron al arte afri- cano? Sí, así, es. Empecé a coleccionar muy pronto, en 1962. Al principio compraba pequeñas figuras de barro porque no te- nía dinero para hacerme con piezas im- portantes [dice sonriendo]. De hecho, he seguido el camino inverso al de los artis- tas: he partido de la pintura moderna para llegar al arte africano y oceánico mientras que los artistas partieron del arte africano para llegar al cubismo. En mis primeros viajes a África me regalaron algunos obje- tos, que todavía conservo; en realidad son “souvenirs” pero me impulsaron a visitar museos y a comprar libros para ampliar mis conocimientos sobre las artes prime- ras. Me he pasado la vida yendo a museos y galerías, mirando imágenes y coleccio- nando. Soy coleccionista también de arte moderno, de objetos de bakelita y de mu- chas otras cosas. ¡Éste es mi universo!. Y he transmitido esta afición a mis hijos y mis nietos. Mi hija es una reconocida marchante de arte moderno, y mi nieto, que tiene ahora 18 años, empezó a colec- cionar a los 11, y ya ha reunido una bonita colección de pequeñas máscaras africa- nas… [dice divertido]. ¿Sigue usted coleccionando? Sí, ¡demasiado! [sonríe con aire satisfecho] ayer mismo adquirí un cuadro. Me inte- resa mucho la Escuela de París, especial- mente los años de La Ruche, la residencia en la que se instalaban los artistas que llegaban a París con escasos recursos eco- nómicos, como en aquel momento Modi- gliani, Chagall, Soutine, Archipenko… Tengo muchas piezas, y sigo comprando arte tribal oceánico, particularmente de Nueva Irlanda. Hará unos diez años que mi curiosidad por Oceanía empezó a cre- cer, porque había llegado un momento en El embajador del arte tribalLas pintorescas calles del ba- rrio parisino de Saint-Germain- des-Prés,cuyo espíritu bohemio sedujo a filósofos, artistas, políti- cos y escritores que se citaban en los afamados cafés Les Deux Magots y Flore, acogen cada año la gran fiesta del arte tribal. Cerca de 60 prestigiosos comerciantes especializados en las artes de África, Asia, Oceanía y las Américas muestran sus propues- tas más exquisitas durante la feria Parcours des Mon- des. Detrás de esta gran cita con las artes primeras está el savoir faire de Pierre Moos, un apasionado coleccionista que hace cinco años tuvo la visión de tomar las riendas de este certamen para convertir París en la capital mundial del arte tribal. Entusias- mado con el proyecto, Moos –dueño también de la influyente Tribal Art Magazine- asegura que, aunque cada vez hay menos piezas en el mercado, quedan todavía muchas por descubrir, y afortunadamente existen grandes marchantes. Tres galerías españo- las (Arte y Ritual, Galería Guilhem Montagut y David Serra-Art Tribal) participan en este esperado evento que congrega a más de 10.000 visitantes. entrevista
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    29 que tenía laimpresión, equivocada, por cierto, de que lo sabía todo sobre el arte africano, y me centré en Oceanía, que es la colección que hago ahora. Mi colec- ción, sin embargo, tiene un espectro muy abierto, porque incluye también piezas de la cultura nazca y precolombina en gene- ral. ¿Qué visión tuvo de Parcours des Mondes cuando decidió comprarlo? Ya era un apasionado de la revista Tribal Art Magazine y, como ésta tenía dificul- tades, la compré. Ahora es la más pres- tigiosa del mundo en su especialidad. Y luego adquirí Parcours des Mondes para dinamizarlo. No puede compararse con las ferias de arte contemporáneo más in- fluyentes, como la de Basilea, pero en arte tribal es la más importante del mundo. ¡Es apasionante!. Participan las galerías más afamadas y los mejores marchantes del mundo, que son los españoles Antonio y Ana Casanovas, con galería en Madrid [Arte y Ritual]. Reflexioné mucho antes de comprar esta feria, pero tras la aper- tura en París de un museo de arte tribal, el Musée du Quai Branly, el mejor del mundo, pensé que Parcours des Mondes representaría a los mejores marchantes, convirtiendo a París en la capital interna- cional del arte tribal. De esto hace cinco años y vistos los resultados podemos afir- mar que hemos superado el reto. No hay ninguna feria comparable a ésta. Nuestro certamen es como una gran fiesta porque todos los coleccionistas vienen a París, los más reputados y los que no lo son tanto, los que tienen muy buen gusto y no demasiado dinero, y también los que tienen mucho dinero y encuentran piezas excepcionales. Los marchantes reservan sus mejores piezas para esta cita. Hay 60 galerías de arte tribal en el mundo, y tres de ellas en España. No son muchas si lo comparamos con las de arte contemporá- neo que pueden existir en un solo edificio de Chelsea, o en Nueva York. ¿Cómo ha evolucionado el interés de los co- leccionistas? De forma espectacular. Pienso que gra- cias a nuestros esfuerzos hemos estimula- do la aparición de nuevos coleccionistas de arte tribal. Son compradores de cua- dros de arte moderno y contemporáneo que acaban vinculándose al arte africano. Estos coleccionistas que no tienen pro- blemas económicos han contribuido a la subida de los precios del arte tribal, a pesar de la crisis económica generalizada. En mi opinión, esta tendencia continuará, ya que la demanda de piezas tribales es Un paseo por el mundo Uno de los atractivos de Parcours des Mondes son sus cuidadas exposiciones temáticas. La oferta este año es muy sugerente e incluye Salón de belleza, una muestra organizada por la Galería Maine Durieu, sobre adornos para el cabello, joyas y ornamentos de África, Asia y Oceanía, que ilustran la pasión ancestral por embellecer el cuerpo a través de formas armoniosas, virtuosismo técnico y materiales preciosos. Retratos de Oceanía es la propuesta de Michael Evans Tribal Art: una colección de fotografías del siglo XIX que retratan la vida diaria y las tradiciones de los aborígenes australianos y los maoríes de Nueva Zelanda. La galería de Laurent Dodier reúne, por su lado, un excitante conjunto de 40 objetos de Melanesia y Polinesia. La Galería Pascassio Manfredi, ha recopilado objetos de diferentes regiones de la lejana isla de Borneo. Estas obras del pueblo Dayak hablan del mito de la creación, la fertilidad o la lucha contra las fuerzas enemigas. La Galería SL da a conocer los extravagantes tocados del Congo. Destaca un tocado Pende llamado Mukotte, hecho de fibra vegetal y decorado con arcilla y clavos de cobre. Durante el periodo colonial lucirlo era considerado un acto de resistencia contra el ocupante belga. En las profundidades de la antigua tierra de Papúa Nueva Guinea las tribus que habitaban la ribera del río Sepik crearon unos singulares amuletos que pese a su pequeño tamaño desprenden el poderío de las figuras de tamaño natural y expresan el alma genuina de sus escultores anónimos. Podrán descubrirse en la galería Bruce Frank Primitive Art.. “Hay sesenta galerías de arte tribal en el mundo” Indigènes, Apoyo-flecha de un jefe Luba, Congo, S.XIX- XX. Foto : F. Dehaen - Studio R. Asselberghs © Indigènes
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    30 superior a laoferta y el diferencial conti- nuará acrecentándose, porque ya no hay producción de arte tribal, y actualmente es muy difícil encontrar obras. Como co- leccionista, pienso que algunas de las pie- zas realizadas hasta los años 50 pueden considerarse arte tribal, pero a partir de ese momento ya no hablamos de arte tri- bal, sino de decoración. ¿Con qué criterio elige una pieza?, ¿ha comprado alguna por un enamoramiento, o es algo más racional? Lo primero es el enamoramiento, que siempre es una cuestión estética, después se atiende a los detalles, como la técnica, la pátina, la fabricación, si ha sido con- feccionado y utilizado realmente por las tribus… Para esto hace falta mucha experiencia por eso hay que comprar a los marchantes. Pero a veces, el precio ¡puede hacer que el enamoramiento se desvanezca!. Hay que estudiar también la procedencia, de quién es, quién lo ha coleccionado, dónde… Una vez supera- da la fase de enamoramiento, se pasa a analizar la técnica, incluso, si son piezas relevantes, con análisis científicos, como el Carbono 14 y la termoluminiscencia, que pueden determinar un período, y aunque no pueden dar una fecha, ofre- cen una escala posible, nunca cierta, Los refinados Kulango La galería David Serra- Art Tribal presenta dos exposiciones. La primera, Kulango, agrupa obras realizadas mayoritariamente en aleación de cobre por los artistas-fundidores del grupo étnico Kulango-Loron. Establecidos a finales del siglo XVII y principios del XVIII entre los ríos Comoe y Volta Negro, en las regiones del norte de Costa de Marfil y del sudoeste de Burkina Faso, dominaban la técnica de la cera perdida, y crearon unas obras refinadas de estilo peculiar que solían emplearse como amuletos protectores y como medida para pesar el oro. Algunas de estas joyas se venderán desde 1.000 a 5.000 euros [en imagen]. La otra propuesta, Formes Rituelles se argumenta con obras que evocan diversos estilos del arte primitivo africano, entre ellas una figura de ancestro Tellem con los brazos levantados expuesta en Africa, colecciones privadas de Barcelona de La Fundación Godia, dos máscaras Bambara de Mali –una máscara sogo expuesta en el Museo Rietberg y una máscara koré ex colección P. Morigi-, y un taburete Lobi, de sorprendente finura. Los refinados Kulango La galería David Serra- Art Tribal presenta dos exposiciones. La primera, Kulango, agrupa obras realizadas mayoritariamente en aleación de cobre por los artistas-fundidores del grupo étnico Kulango-Loron. Establecidos a finales del siglo XVII y principios del XVIII entre los ríos Comoe y Volta Negro, en las regiones del norte de Costa de Marfil y del sudoeste de Burkina Faso, dominaban la técnica de la cera perdida, y crearon unas obras refinadas de estilo peculiar que solían emplearse como amuletos protectores y como medida para pesar el oro. Algunas de estas joyas se venderán desde 1.000 a 5.000 euros [en imagen]. La otra propuesta, Formes Rituelles se argumenta con obras que evocan diversos estilos del arte primitivo africano, entre ellas una figura de ancestro Tellem con los brazos levantados expuesta en Africa, colecciones privadas de Barcelona de La Fundación Godia, dos máscaras Bambara de Mali –una máscara sogo expuesta en el Museo Rietberg y una máscara koré ex colección P. Morigi-, y un taburete Lobi, de sorprendente finura. David Serra- Tribal Art, Estatuilla Kulango. Foto: Guillem F-H © David Serra - Art Tribal Galerie Alain Bovis, Cuerno medicinal, Toba-Batak, Sumatra, S. XIX. Foto: Mathieu Ferrier © Alain Bovis
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    31 pero es precisohacerlo. En un buen enamoramiento está todo: la forma, la pátina, el color… es lo mismo que ocu- rre con un cuadro, de entrada, gusta o no gusta… y también sucede cuando un hombre mira a una mujer, o una mujer a un hombre: al principio se trata de en- contrarse atractivos, después es el mo- mento de fijarse en los detalles [sonríe]. Existen también los flechazos, pero son más raros. Algunos coleccionistas “hablan” con sus piezas y establecen un diálogo… Es cierto… para dialogar con las piezas es más fácil el arte tribal porque es figura- tivo. Con una máscara siempre se puede empezar un diálogo; con un Rothko, por mucho que te gustara, no sé si se podría… pero eso es la continuación del flechazo: se acaricia la pieza, se le habla… es como una locura. ¿Ha hecho algún “descubrimiento”? Todos los días… pero llegó un momento en que ya no hacía descubrimientos en arte africano, y ésta es la razón por la que empecé a coleccionar arte oceánico. ¿Qué piensa del arte aborigen australia- no? Creo que es decorativo, pero no es tri- bal porque se conoce desde los años 60, y el arte tribal oceánico es más antiguo. El arte aborigen australiano es contem- poráneo, está muy mediatizado y se en- cuentran cuadros porque todavía hay producción, puede coleccionarse pero no es arte tribal, y aunque sea muy bonito y pueda darse una explicación de su sim- bolismo, no es tribal. Por otra parte, yo estoy habituado al volumen y los cuadros son planos… el arte tribal tiene tres di- mensiones. Usted vendió su colección de vanguardia rusa para empezar a coleccionar arte de Oceanía. ¿Recuerda cuál fue la primera pieza que compró de arte oceánico? La primera… [dice pensativo]… ¡sí, sí! fue un “crochet”, una figura-gancho; ge- neralmente son piezas ceremoniales con uno o dos ganchos de suspensión. Estos ganchos tenían dos funciones diferentes. Una de ellas era la de colgar los alimentos para protegerlos de los roedores, como los ganchos de los carniceros. Otra era la de colgar los cráneos de los enemigos ya que ellos creían que conservando el cráneo también conservaban el vigor del contrincante. ¿Cómo han evolucionado el valor y el pre- cio de las artes primeras en los últimos años? Están en constante evolución. Los pre- cios siguen aumentando porque cada vez hay menos piezas en el mercado. “Vendí mi colección de vanguardia rusa para adquirir arte de Oceanía” Galerie Jacques Germain, Máscara zoomorfa, Bamana, Mali, S.XX. Foto: Hugues Dubois © Galerie Jacques Germain
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    32 ¿Cree que lassubastas han contribuido al aumento de precios? Sí y eso es bueno porque da credibilidad. Afortunadamente existen grandes mar- chantes que ofrecen piezas de excelente calidad a muy buenos precios… y expo- nen en Parcours des Mondes. En los últimos años, el interés por el arte oceánico ha crecido entre los coleccionistas de artes primeras… En los últimos quince años había pocas galerías especializadas en arte oceánico. En cuanto al arte africano, había muchas piezas importantes pero también muchos marchantes; entonces, la gente, por gus- to y por necesidad, empezó a fijarse en el arte oceánico, era distinto, colorista, y ahora suscita gran interés. Existen islas habitadas que producían objetos para sus habitantes y hay piezas de cuando llega- ron los primeros exploradores en el siglo XIX, pero son rarezas. En los catálogos de subastas, así como en Parcours des Mon- des, el 10% de las piezas de artes primeras son de Oceanía, y el resto de África. Hay regiones tribales poco conocidas por los coleccionistas, como el Sudeste asiático (Tíbet y Nepal) y Filipinas en donde hay piezas extraordinarias, como por ejemplo las que exhiben la Galerie Bovis y la Gale- ria Manfredi. Actualmente hay una bella exposición en el Museo del Quai Branly sobre arte filipino, que aconsejo visitar. Afortunadamente aún quedan objetos por descubrir [dice con entusiasmo]. ¿A qué precio puede encontrarse una pieza interesante de Filipinas?, ¿de qué tierras o culturas son las piezas más asequibles?¿A partir de qué precios se pueden encontrar piezas en Parcours des Mondes? Aparte de Alain Schoffel y Alex Arthur, quienes en los años 1970 y 1980 coleccio- naron este tipo de piezas, no existen otros coleccionistas de arte tribal filipino. Apenas haypiezasdisponiblesenelmercadoactual. Solo hay dos o tres marchantes que ofrecen esporádicamente algunos objetos. Por eso es prácticamente imposible determinar los precios. Pero a priori las obras presentadas son accesibles. Lo que es bello y antiguo es siempre accesible. En Parcours des Mondes se pueden encontrar piezas a partir de dos mil euros y con la garantía de recibir un conse- jo profesional acertado. ¿Ha llegado a los coleccionistas chinos el interés por el arte tribal? Existen coleccionistas chinos atraídos por el arte tribal, pero en general se interesan por su propia civilización y su propio arte. M. Perera Del 10 al 15 de septiembre Varias sedes. Saint-Germain-des-Prés. París www.parcours-des-mondes.com Joyas tribales El joven anticuario Guilhem Montagut, con galerías en Barcelona y Nueva York, ofrece una de las obras más valiosas: una mascara zoomorfa del pueblo Mama (sur de Nigeria) de mediados del siglo XIX [en imagen]. Esta pieza de madera con una bella pátina perteneció al guionista y director de cine estadounidense Robert Douglas Benton, autor de éxitos como Kramer contra Kramer. Su precio: 100.000 euros. Otras ‘perlas’ son un fetiche Nkisi, del siglo XIX, que ofrece Serge Schoffel; una efigie conmemorativa de un fon (rey) del pueblo de Bamileke de la colección Arman que presentará la galería de Bernard Dulon, o un escudo de Mengen originario de Nueva Bretaña (XVIII-XIX) presentado por Michel Thieme Tribal Art. Galeria Guilhem Montagut, Máscara zoomorfa Mama, Nigeria, S. XIX. “La demanda de arte tribal crece pero la oferta escasea”
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    22. August 2013DIE ZEIT No 3546 Kunstmarkt S eit dem Frühjahr regt sich der Protest. Als im April in Paris siebzig Masken der Hopi-Indianer versteigert werden soll- ten, versuchte der Stamm aus Arizona die Auktion zu verhindern. Unterstützt wurden die Indianer auch vom amerikanischen Botschafter und Prominenten wie Robert Red- ford, ein international agierender Verein zur Un- terstützung indigener Völker rief sogar das zu- ständige Gericht an – die Masken wurden trotz- dem versteigert. Einen Monat zuvor hatten bereits die Regierungen von Peru, Mexiko und Venezuela versucht, eine Auktion mit präkolumbianischer Kunst aus der berühmten Sammlung Barbier- Mueller zu verhindern – auch diese Stücke wurden schließlich in der Pariser Filiale von Sotheby’s ver- steigert. Allerdings gab es herbe Verluste, für gut die Hälfte der Objekte fanden sich keine Käufer. Angeblich war den US-Museen das Mitbieten in Paris untersagt worden, weswegen dann auch die privaten Sammler aus den USA zögerlich geblie- ben sein sollen. Neuerdings verlangen einige Ur- sprungsländer oder Stämme ihre im Handel auf- tauchenden Ritual- oder Kultobjekte systematisch zurück. Diese seien gestohlene Heiligtümer, lautet das Argument der Kulturgut-Verteidiger. Die Ob- jekte seien in den meisten Fällen einst von den Stämmen selbst verkauft worden, entgegnen die Befürworter, die sich sowohl unter den Museums- Kuratoren wie unter den Händlern finden. Die heutige Marktsituation entstand aus der kolonialen Sammelkultur Obwohl sich in Paris auf dem Feld der soge- nannten Tribal Art also gerade eine Restitutions- debatte entspinnt, die Sammler und Museen noch fundamental beschäftigen könnte, zeigen sich die Händler der Stadt davon recht unbeeindruckt. Dass Paris die Welthauptstadt für Stammeskunst ist, will man auch vom 10. bis 15. September wieder unter Beweis stellen, wenn in den Geschäf- ten des Viertels Saint-Germain-des-Près zum zwölften Mal der Parcours des mondes stattfindet. Der »Weltenspaziergang« ist eine Art Messe, bei der nicht nur die hier ansässigen Tribal-Art-Gale- rien ihre Kostbarkeiten präsentieren, sondern sich temporär auch Händler aus dem Ausland in den Gemäldegalerien des Viertels einmieten. Organi- siert wird die Veranstaltung von einer der wich- tigsten Figuren dieses Nischenmarkts, dem Händ- ler Pierre Moos, der auch das internationale Tribal Art Magazine leitet. Laut Pierre Moos zählt der Markt für Tribal Art weltweit nur 8 000 bis 10 000 Sammler und nur »rund sechzig seriöse« Händler. Von diesen »seriösen« Galeristen neh- men aber, so Moos, 95 Prozent am kommenden Parcours des mondes teil. Der preisliche Rahmen der Stammeskunst- Objekte, die diese Händler in Paris zeigen werden, ist dabei sehr weit gesteckt: man findet kleine Ge- brauchsgegenstände, Waffen, Schmuck oder Feti- sche aus Afrika, Ozeanien, dem präkolumbischen Zentralamerika oder Alaska für vierstellige Beträ- ge, und Masken im fünf- bis sechsstelligen Eur- obereich, wobei die Spitzenstücke leicht die Mil- lionengrenze überschreiten. Paris gehört neben Brüssel traditionell zu den führenden Städten für Stammeskunst, die heutige Marktsituation entstand aus der Sammelkultur in den ehemaligen Kolonialländern Frankreich und Belgien. Auch in Deutschland hatte es wichtige Händler für die Stammeskunst gegeben, doch die besten von ihnen flüchteten vor den Nazis nach New York – wo sich seither das dritte große Tri- bal-Art-Zentrum befindet. Auf dem Auktions- markt hält Paris jedoch eindeutig die Spitzenposi- tion. Hier wurde im Jahr 2006 im Hôtel Drouot vom Auktionshaus Enchères Rive Gauche der Weltrekordpreis von 5,9 Millionen Euro für eine afrikanische Ngil-Fang Maske erzielt – das Ge- samtergebnis für die Auktion der Händlersamm- lung Pierre und Claude Vérité, aus der diese Mas- ke stammte, betrug 44,1 Millionen Euro. Die höchsten New Yorker Einzelergebnisse für Tribal Art liegen unter drei Millionen Dollar, eines der höchsten Gesamtergebnisse der letzten Jahre fuhr die Sammlung Robert Rubin bei Sotheby’s mit 11,7 Millionen Dollar im Mai 2011 ein. Sot- heby’s Paris wartet dagegen zwei Mal pro Jahr mit Ergebnissen von 12 bis 16 Millionen Euro auf. Christie’s gab sich bis vor zwei Jahren mit geringe- ren Umsätzen zufrieden, holt aber inzwischen grössere Marktanteile in die Pariser Filiale. Einen Rekordpreis von 2,3 Millionen Euro verbuchte Christie’s diesen Juni für eine knapp zwei Meter hohe afrikanische Schlangen-Skulptur des Stam- mes Baga aus der Republik Guinea. Die französi- sche Händlerin Hélène Leloup hatte dieses impo- sante Objekt 1957 nach Paris transportiert. Heute ist Hélène Leloup die Ehrenpräsidentin des Parcours des mondes. Sie erzählt, dass es Mitte der fünfziger Jahre, als sie mit ihrem ersten Mann Henri Kamer in Paris eine Galerie öffnete, noch »wenige Leute gab, die sich um die ›Negerkunst‹ kümmerten«. Die Situation änderte sich mit dem Biafra-Krieg (1967 bis 1970) so Leloup: »Plötz- lich kamen ganze Lieferwagen voll mit für uns seltenen Stücken: die Vertreter der Stämme Igbo, Mumuye usw. verkauften sie, weil sie Geld zum Ankauf von Waffen brauchten«. Besonders begehrt sind Objekte aus der Sammlung von André Breton Hélène Leloup war 2011 Kuratorin der Aus- stellung mit Exponaten des Stammes Dogon aus Mali im Pariser Stammeskunstmuseum Musée du Quai Branly (MQB), ein Museum, das auf Drän- gen des Pariser Tribal Art Händlers Jacques Kercha- che gegründet wurde und am Aufschwung des Marktes in den vergangenen Jahren durchaus betei- ligt ist. Die Verbindung des MQB zum Handel durchzieht das Ausstellungsprogramm wie ein ro- ter Faden: derzeit zeigt der auf die Philippinen spezialisierte Händler Pariser Alain Schoffel dort Teile seiner Privatsammlung. Zusätzlich beauftrag- te das MQB den Kunstgeschichtsprofessor und »Le Monde«-Kritiker Philippe Dagen mit der Ausrich- tung einer didaktischen Ausstellung über den Tri- bal-Art-Händler Charles Ratton (1895 bis 1986). Das absolute Auge von Charles Ratton gilt auch heute noch als Authentizität-Garantie für die Tri- bal-Art-Stücke, die durch seine Hände gingen. Ähnlich begehrt wie die Provenienz Charles Ratton sind die Objekte des Surrealisten André Breton. Breton und sein Dichterfreund Paul Eluard, die beide an chronischer Geldnot litten, stöberten überall Stammeskunst-Objekte auf und belieferten damit 1931 eine Auktion im Hôtel Drouot, deren Experten Charles Ratton und der Galerist Louis Carré waren. Die zweiwöchige Nachlass-Auktion von André Breton im Jahr 2003 im Hôtel Drouot endete mit seinen Stammeskunst-Objekten und gilt als ein Meilenstein der Auktionsgeschichte. Während des Parcours des mondes wird man jetzt in Paris auch eine Auswahl von Objekten aus jener Auktion begutachten können, die Sotheby’s als kommenden Meilenstein dieses Marktsektors feiern will. Am 15. November wird das Auktions- haus rund 300 Tribal-Art-Objekte aus der Samm- lung des Juristen und Galeristen Allan Stone (1932 bis 2006) versteigern – allerdings in New York, der Heimatstadt von Stone. Ob die Auktion der Sammlung zur Legende wird, bleibt abzuwar- ten. Stones Geschmack galt kraftvollen rituellen afrikanischen und ozeanischen Skulpturen, deren Ästhetik selten konform geht mit der im Westen so begehrten minimalistischen oder kubistischen Anmutung von Stammeskunst-Objekten. Da sind etwa die magischen Nagel-Fetische aus dem Kongo, gespickt mit Metallsplittern. Je- der Metallteil steht für einen Wunsch, oder hat die Aufgabe, zur Heilung von physischen und psychischen Krankheiten beizutragen. Einer die- ser furchterregenden Nagel-Fetische (Schätzpreis: 400 000 bis 600 000 Dollar) stammt vom Schweizer Supersammler Josef Mueller, Stone er- warb ihn vermutlich 1978. Ein anderer Schwer- punkt der Stone-Sammlung gilt den Songye- Menschenfiguren aus dem Kongo: Eine Songye- Gestalt mit Halsringen und einem fast quadrati- schen Torso befand sich zeitweilig in den Bestän- den des Pariser Händlers Charles Ratton und wurde 1953 vom deutschen Kunsthistoriker Wer- ner Schmalenbach in sein Werk »Die Kunst Afri- kas« aufgenommen. Ihre Taxe beträgt 600 000 bis 800 000 Dollar. Besonders dekorativ ist der stili- sierte Ejagham Kopfschmuck aus Nigeria mit eingerollten Zöpfen aus Tierhaut, den hochge- stellte Mitglieder der Ejagham-Gesellschaft an- lässlich grosser Feierlichkeiten wie Beerdigungen oder Initiationsriten trugen. Seine relativ beschei- dene Schätzung von 100 000 bis 150 000 Dollar könnte rasch überboten werden. Diesen Spätherbst wird in New York allerdings nur der erste Teil der Allan-Stone-Sammlung mit afrikanischer, ozeanischer und indonesischer Kunst versteigert werden. Die Fortsetzung mit präkolum- bischer und der sogenannten amerikanischen Ein- geborenen-Kunst ist erst für November 2014 vor- gesehen. Womöglich hat diese Verzögerung mit den Protesten und dem Misserfolg der Versteige- rung der präkolumbischen Sammlung Barbier- Mueller in Paris zu tun. Man hofft wohl, dass im kommenden Jahr der Widerstand erlahmt. Hauptstadt der Stammeskunst In Paris finden nicht nur die weltweit wichtigsten Auktionen für Tribal Art statt, hier trifft sich auch alljährlich die Elite der Händler zum Parcours des mondes. Werden Restitutionsdebatten nun für einen Abschwung des Geschäfts sorgen?  Von Olga Grimm-Weissert Feuilleton 36 429... Dollar erzielten Baupläne von Oskar Schindler auf einer Online-Versteige- rung von RR Auction in New Hamp- shire. Die Lichtpausen aus dem Jahr 1943 dokumentieren, wie der deutsche Unternehmer seine Krakauer Fabrik er- weiterte und eigene Arbeiterquartiere baute. Damit rettete er das Leben von rund 1200 Juden im besetzten Polen. Zahl der Woche Drei Stücke aus der Sammlung Allan Stone, die Sotheby’s im Herbst verstei- gern wird: Ein Nagel-Fetisch der Kongo-Yombe, eine Songye-Figur und eine Skulptur der Dayak aus Borneo (von links). Der Schätzpreis des Nagel-Fetisch: 400 000 Dollar Eine Frau, die Rätsel aufgibt. Sie stützt die Hände in die Seiten, sie sieht leicht ungehal- ten aus, vielleicht auch nur sehr konzentriert oder ein bisschen abwesend. Wen oder was sie anblickt, bleibt offen. Im Hintergrund ein Küchenregal, Gläser und Gewürzdosen, vielleicht ein Salzstreuer-Figürchen. Und dann dieses e: knallorange. Es hat einen gewissen Retro-Swing, wie es da auf dem Kopf der Frau hängt. Die Farbe passt so gut in die Siebziger-Jahre-Szene, dass man sich für den Raum, in dem die Frau steht, sofort eine Tapete im selben Farbton vorstel- len muss. Vowel E ist ein Werk von Ed Ru- scha, es stammt aus einer Serie aus dem Jahr 1996, die Ruscha für eine Benefizausstellung in der New Yorker Gagosian Gallery anfer- tigte. Gemalte Vokale auf Büchern, auf allen möglichen Büchern. Notizheften, Auktions- katalogen. Für Vowel E verwendete Ruscha eines seiner eigenen Künstlerbücher, Hard Light aus dem Jahr 1978. Selbstverständlich hat Ruscha das e auch nicht einfach irgendwie auf das Buchcover gemalt. Der Buchstabe spielt mit den Linien des Frauenprofils, ist so präzise auf den Kopf montiert wie ein avantgardistischer Hut. Sei- ne gebogene Linie zeichnet das Halbrund des Hinterkopfes nach, zwei Kanten laufen paral- lel zum Kragen der Bluse. Das e ist bedeu- tungslos, es steht für nichts. Was zählt, ist al- lein seine typografische Gestalt. Das hat etwas Pop-Art-Ironisches, erlaubt sich aber auch eine ganz verwegene Eleganz. Vowel E wird am 13. Oktober bei Los Angeles Modern Auctions versteigert (Schätzpreis: 15 000 bis 20 000 Dollar). Gemalter Vokal Ed Ruschas Gespür für typografi- sche Eleganz  von Eva Mackensen Retro-Swing: Das e als avant- gardistischer Hut (1996) TRaumstück Foto: Foto:
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    50 ART+AUCTION SEPTEMBER 2013| BLOUINARTINFO.COM DATEBOOK Berlin Art Week is gathering steam for its sophomore outing, pulling together exhibitions at 10 of the city’s top institutions, two fairs, and a bevy of collateral programming September 17 through 22. For the sixth edition of the dealer- run Art Berlin Contemporary (ABC), Maike Cruse, as the fair’s first-ever artistic director, is unveiling a biennial-like format that takes its cue from Art Basel’s Unlimited sector, with 130 single-artist propositions installed at Station Berlin. “Many of the works also have a performance or sound component, so there will almost be a festival feeling,” says Cruse. The party atmosphere will spill over to the galleries in openings from Mitte to Charlottenburg: John Baldessari at Sprüth Magers, Francesco Clemente at Blain|Southern, and Jo Baer at Barbara Thumm. Eerie new paintings by Marianna Gartner, like White Noise, 2013, shown at right, will debut at Galerie Michael Haas. —ALEXANDER FORBES BERLIN CriticalMass At a time when convention-center mega-fairs have become the dominant point of sale for art, the Parcours des Mondes in Paris—the preeminent showcase for African, Oceanic, and pre-Columbian artifacts—is keeping the focus on galleries. This year, 60 international dealers are setting up in their colleagues’ shops in Saint Germain September 10 through 15. Longtime participant Serge Schoffel, of Brussels, is bringing a Congolese Nkisi fetish of a Bamileke king, with provenance from the Arman Collection. Newcomer Donald Ellis, of New York, arrives with rarities from British Columbia, including a Haida Gwaii grease bowl. In a contemporary twist, Galerie Vallois will stage a show of six emerging sculptors from Benin, among them Dominique Zinkpé and Marius Dansou. Michel Thieme has one of the event’s most sizably impressive pieces, a 50-inch carved Mengen shield from late 18th- or early 19th-century New Britain. That piece is rivaled at Voyageurs Curieux by the 40-inch Kerewa skull rack from Papua New Guinea, left, designed to hold the cranial remains— and the spirit—of the deceased. —NICOLAI HARTVIG Worlds Within Worlds PARIS CLOCKWISEFROMTOP:JENSKUNATH;MARTINOMASCHERPA;VOYAGEURSCURIEUX,PARIS Fausto Melotti’s glazed ceramic, nylon, and brass Circles (Cerchi), 1950–60. DALL AS Well Clayed I n the ashes to ashes, dust to dust aftermath of World War II, is it any wonder artists turned to a medium they could physically plunge their hands into? “Return to Earth,” a new exhibition at the Nasher Sculpture Center, examines the lesser-known ceramic contribu- tions of five midcentury masters: Lucio Fontana, Fausto Melotti, Joan Miró, Isamu Noguchi, and Pablo Picasso. On view September 21 through January 19, 2014, the 70-some ceramic pieces dating from 1943 to 1963 demonstrate how each artist used clay sculpture to push his practice forward. For instance, explains curator Jed Morse, after the war, Fontana “reengaged with clay but in a very different way,” attacking 30-inch balls of the stuff with sticks the same way he’d later attack his “Concetto spaziale” canvases; whereas the more mystically inclined Miró saw clay as a way to join “the earth beneath our feet with the sun and the stars.” And while these pieces were overshadowed by their creators’ works in paint or metal, “a number of artists—Peter Voulkos, Ken Price—who came immediately after them point to the ceramics as influential,” Morse notes. The market is finally taking notice, too. Last year, a Picasso vase hit pay dirt at Christie’s London, cracking $1 million. —SPH
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    Antiquariato ● 15 sopra:testa di giovane Bacco in marmo, probabilmente Firenze, prima metà del XVI secolo (Galerie Sismann). RInascimento e arte primitiva Scultura italiana del XV e XVI secolo da Sismann. E importanti gallerie internazionali alla XII edizione di Parcours des Mondes. Di Vilma Sarchi La tradizione rinasci- mentale italiana eser- cita un grande fascino, cui la Galerie Sismann, sulla Rive Gauche, non è riuscita a sottrarsi. Specializzata in scultura europea dal Medio Evo al XVIII secolo, la gal- leria rende infatti omaggio all’Italia con una rassegna dedicata alla scultura del Rinascimento, in corso dal 24 settembre fino all’8 ot- tobre. Nell’impostazione della mostra, che include una quarantina di pezzi, la galleria ha seguito un ordi- ne cronologico per un per- corso espositivo articolato in tre grandi periodi, tre te- mi chiave per mettere in evidenza la forza motrice della scultura italiana. La prima parte è dedicata al Quattrocento e in questa sezione spicca un busto di L’operadelveroneseGiu- seppedeLevissiinserisce stilisticamentenelconte- stovenetopadovanodel- lasecondametàdel’500. Le sue opere sono con- servate in diversi musei italianiestranieri. santa in terracotta dipinta dell’Italia del Nord, esegui- to attorno alla fine del XV secolo. La seconda sezione, riservata al Cinquecento, è centrata sul periodo in cui gli artisti italiani mirano in particolare a trovare uno stile personale ispirandosi alle opere classiche dell’an- tichità, ma anche a due im- portanti punti di riferimen- to come Michelangelo e Raffaello. Ecco allora una testa di giovane Bacco, in marmo bianco, Attrazione esotica. Fra i tanti appuntamenti della rentrée autunnale, merita una segnalazione particolare la XII edizione di Parcours des Mondes, evento che nel corso degli anni è arrivato a occupare un posto di rilievo sulla scacchiera internazio- nale del mercato dell’arte primaria. Snodandosi tra una sessantina di gallerie specializzate di tutto il mon- do, con sedi nel quartiere di Saint-Germain-des-Prés (rue des Beaux Arts, Bona- parte, de Seine, Jacques Cal- lot, Mazarine, Guénégaud, Visconti, Jacob, de l’Echau- dé e St-Benoit), Parcours des Mondes si tiene dal 10 al 15 settembre. In questa incre- dibile ricchezza di pezzi eso- tici e rari, tutti rigorosamen- te controllati da un severo vetting, ci si perde tra ma- schere policrome dalle espressioni terrificanti, tra sculture rigide o disarticola- te nella postura, con fianchi probabilmente eseguita a Firenze nella prima metà del XVI secolo, di autore anoni- mo. Bacco è rappresentato come un giovane imberbe, dai tratti disegnati e succes- sivamente scolpiti con pre- cisione e delicatezza (in vendita a 18.000 euro). La terza sezione riguar- da invece il Manieri- smo, e qui si segnala una scultura in bronzo raffigurante un drago eseguita nella bottega di Giuseppe de Levis (1552- 1611-14) a Verona (in ven- dita a 20.000 euro). (7 rue de Beaune; www. galerie-sismann.com). Drago di bronzo della bottega di Giuseppe de Levis (Galerie Sismann). Da Parigi
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    16 ● Antiquariato sopra,da sinistra: scultura zoomorfa, Bamana, Mali, primo ’900 (da Galerie Jacques Germain); poggia-cranio agiba, popolazione Kerewa, Papua Nuova Guinea (da Galerie Voyageurs et Curieux). Al Parcours des Mondes. ceramiche sulle due rive della senna Dal 24 al 28 settembre, in occasione della sesta edizione del Parcours de la Céramique (per informazioni: www.franceantiq.fr/siccaf), convergono a Parigi alcuni tra i maggiori specialisti europei di ceramica, ospiti delle gallerie partecipanti all’evento e dislocate in parte nel Carré Rive Gauche, in parte al Louvre des Antiquaires (2, place du Palais Royale). I partecipanti propongono le più pregiate nuove acquisizioni: archeologia, maioliche, porcellane di Meissen, di Sèvres e di Vincennes, ceramiche del XVII e del XVIII secolo, ma anche vetri smaltati. Tra gli highlights da non perdere la Coupe trompeuse, una coppa in maiolica policroma su piedistallo realizzata a Urbino verso il 1570-80. In vendita da Pierre-Richard Royer a 45.000 euro. esuberanti. Le opere di arte primaria impressionano, seducono o addirittura cre- ano disagio, ma mai lascia- no indifferenti. È il caso della maschera zoomorfa del primo ’900, etnia Ba- mana, nel Mali, che veniva indossata dagli iniziati, con- siderati detentori di saggez- za (dalla galleria canadese Jacques Germain che espo- ne presso la Galerie Aittou- arès al 2 di rue des Beaux- Arts ). Quest’anno gli espo- sitori si sono ancora più impegnati in mostre tema- tiche per offrire ai collezio- nisti maggiori approfondi- menti: la Galerie Maine Durieu (7, rue Visconti), per esempio, ha allestito Salon de Beauté, un’espo- sizione dedicata agli oggetti destinati all’ornamento del- la persona, per mettere in luce la volontà ancestrale di sublimare il corpo nelle cul- ture d’Africa, Asia e Ocea- nia. Altra mostra da non perdere è Ritratti d’Ocea- nia, presentata da Michael EvansTribal Art di Digione (ospite della Galerie Coute- ron, 16, rue Guénégaud): è proposto un nucleo di foto- grafie del XIX secolo sulla vita quotidiana e le tradi- zioni degli aborigeni d’Au- stralia e dei Maori della Nuova Zelanda. Da segna- lare anche la galleria Lau- rent Dodier, che ha orga- nizzato una mostra con una quarantina di pezzi rari pro- venienti da Melanesia e Po- linesia. Al di là delle rasse- gne, sono molti i pezzi d’ec- cezione che vale la pena andare a scoprire.Tra questi un crochet-crâne (letteral- mente un reggi-cranio) agi- ba della popolazione Kere- wa (Golfo di Papua, Nuova Guinea), presentato dalla galleria Voyageurs et Cu- rieux (al numero 2 di rue Visconti). (www.parcours-des-mondes. com). “Coupe trompeuse” in maiolica di Urbino, realizzata nel 1570-80 (da Pierre-Richard Royer). Da Parigi
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    THE ART NEWSPAPERSECTION 2 Number 249, September 201330 ART MARKET Fairs Auctions International fairs Brazil ArtRio 5-8 SEPTEMBER Avenida Rodrigues Alves, 10 Praça Mauá, Rio de Janeiro www.artrio.art.br Founded: 2011 Genre: Modern and contemporary Who’s coming? Around 100 exhibitors from 14 countries Chile Chaco 13 26-30 SEPTEMBER Centro Cultural Estación Mapocho, Santiago www.feriachaco.cl Founded: 2009 Genre: Contemporary Who’s coming? Around 31 galleries from Latin America, the US and Europe France Parcours des Mondes 10-15 SEPTEMBER Beaux-Arts district, Saint-Germain- des-Prés, Paris www.parcours-des-mondes.com Founded: 2002 Genre: Tribal art Who’s coming? Around 60 galleries including Entwistle and Jo De Buck What’s new? Three contemporary art galleries will exhibit this year, including Fine Art Studio, Brussels, and Galerie Vallois, Paris Germany Art Berlin Contemporary 19-22 SEPTEMBER Station Berlin, Luckenwalder Strasse 4-6, Berlin www.artberlincontemporary.com/en Founded: 2008 Genre: Contemporary Who’s coming? Around 130 galleries, such as Sprüth Magers, London and Berlin, and Rio de Janeiro’s A Gentil Carioca Japan Geisai 19 22 SEPTEMBER Tokyo Metropolitan Industrial Trade Center, fifth floor, Tokyo www.geisai.net Founded: 2002 Genre: Contemporary Who’s coming? Young artists sell directly to the public at this fair, which was founded by the Japanese artist Takashi Murakami Turkey ArtInternational Istanbul 16-18 SEPTEMBER Haliç Congress Center, Karaağaç Caddesi, Beyoğlu, İstanbul www.istanbulartinternational.com Founded: 2013 Genre: Contemporary Who’s coming? Around 62 galleries from Europe, the US and South America are due to take part in the inaugural edition (see left) United Kingdom 20/21 British Art Fair 11-15 SEPTEMBER Royal College of Art, Kensington Gore, London www.britishartfair.co.uk Founded: 1988 Genre: Modern and contemporary British art Who’s coming? Around 56 galleries. Newcomers include London’s Court Gallery and Charles Beetle Fine Photographs LAPADA Art and Antiques 25-29 SEPTEMBER Berkeley Square, Mayfair, London www.lapadalondon.com Founded: 1974 Genre: Art and antiques Who’s coming? Around 100 dealers, including Clerkenwell Fine Art, London, and H.C. Baxter Sons, Eastbourne What’s new? The British interior designer Guy Goodfellow has designed the entrance United States EXPO Chicago 19-22 SEPTEMBER Navy Pier’s Festival Hall at 600 E. Grand Avenue, Chicago www.expochicago.com Founded: 2012 Genre: Modern and contemporary Who’s coming? Around 120 galleries, including Matthew Marks of NY and LA What’s new? Participating restaurants will reserve seating and offer special menus to fair attendees Fountain Chicago 20-22 SEPTEMBER Mana Contemporary at 2233 South Throop Street, Chicago www.fountainartfair.com Founded: 2006 Genre: Contemporary Who’s coming? Approximately 25 exhibitors What’s new? The fair returns after a five-year break Houston Fine Art Fair 19-22 SEPTEMBER George R. Brown Convention Centre, 1001 Avenida de Las Americas, Houston www.houstonfineartfair.com Founded: 2011 Genre: Postwar and contemporary Who’s coming? Around 86 galleries, 75% of which are from outside Texas What’s new? Houston native Robert Pruitt will be honoured as the artist of the year Gateway to the Middle East Istanbul’s new fair organisers are undeterred by recent protests NEW FAIR Istanbul. The galleries taking part in the inaugural edition of ArtInternational Istanbul, a contemporary and Modern art fair based at the heart of the Turkish art hub, are bullish about the event’s prospects. “It offers the perfect oppor- tunity to serve our loyal Turkish col- lectors while at the same time, [helping us to] bridge the gap between Europe, Russia and the Middle East. In this re- spect, it stands out on the international circuit,” claims Mollie Dent-Brockle- hurst, the president of Pace London. The gallery will show works by 19 artists, such as George Condo, Zhang Xiaogang and Yto Barrada.  Sixty-two dealers are testing the waters in Turkey: ten local galleries, including Rampa, four dealers from the US and a mixture of mid-market, emerging and established European dealers, from Yvon Lambert in Paris to Rome’s Galleria Sales. “It’s a complete mix of galleries, from younger dealers to mid-range galleries with friendly price points. Pace Gallery and Lisson Gallery [of London] are also showing in Istanbul for the first time,” says Dyala Nusseibeh, the fair’s director. The event should provide an op- portunity to meet new collectors, par- ticularly from the Middle East, which is especially useful for the participating Turkish galleries, Nusseibeh says. She adds: “It also helps that there are various bilateral trade agreements be- tween Turkey and the countries in the Gulf.” A selection of dealers view Is- tanbul as a key location for capitalising on lucrative emerging markets. “The Middle East and Asia are the fastest growing markets for contemporary art right now,” says Dianne Dec, a partner at San Francisco’s Hosfelt Gallery, which will show works by Shahzia Sikander, Rina Banerjee, Jim Campbell and Driss Ouadahi; prices range from $7,000 to $40,000. Recent anti-government protests across the country have not deterred dealers—but whether collectors will be put off remains to be seen. “One can take the view that the recently expressed will for change is a creative one,” says Darragh Hogan, the director of Dublin’s Kerlin Gallery. He will present works by five artists, including paintings by Sean Scully (Cut Ground Green Magenta, 2011, $300,000) and Callum Innes (Untitled No.6, 2013, £45,000). “The political tension has heightened the interest in engaged, politically ex- pressive art in the Turkish art scene,” says Pierre d’Alancaisez, the director of London’s Waterside Contemporary gallery, which will show George Barber’s video installation The Freestone Drone, 2013 (the piece, and associated works, are priced between £5,000 and £15,000). The fair’s organisers also hope that visitors to the 13th Istanbul Biennial will overcome their art fatigue and head to the fair as well. “A precedent for us is the combination of Art Dubai with the Sharjah Biennial,” Nusseibeh says. Like most other fairs today, Art- International Istanbul is a hybrid of cultural and commercial concerns; its non-profit artistic projects programme, for instance, includes specially com- missioned works by David Claerbout, Camila Rocha and Ahmet Ogut.  A talks forum, now obligatory at fairs, features speakers such as Vasif Kortun, the director of research and programmes at the non-profit Salt space in Istanbul, and Aaron Cezar of London’s Delfina Foundation. A VIP programme is also a staple of the 21st- century fair. VIP guests will visit col- lectors’ residences, attend breakfasts hosted by Sotheby’s Turkey and the privately run Elgiz Museum. Studio vis- its are also in the programme, including a stop at the workspace of Kezban Arca Batibeki, who makes short films and installations. She is represented by the New York-based Leila Heller Gallery. Heller is on the gallery selection com- mittee along with Ursula Krinzinger of the eponymous Austrian gallery. The co-founder of ArtInternational Istanbul is the fair veteran Sandy Angus of the company Angus Montgomery Ltd. Angus co-founded Art HK, the Hong Kong International Art Fair, along with Tim Etchells in 2008. Here, he teamed up with the Turkish and Italian firm Fiera Milano Interteks to launch the new event. The fair’s board of patrons reflects Angus’s influence; high-profile mem- bers include Roxane Zand, the deputy chairman of Sotheby’s Middle East, and Hanan Sayed Worrell, the senior representative and adviser for the Solomon R. Guggenheim Foundation in Abu Dhabi. Gareth Harris • ArtInternational Istanbul, Haliç Congress Centre, Istanbul, 16-18 September • For more on the 13th Istanbul Biennial, see main paper p27 “The political tension has heightened interest in engaged, politically expressive art ” Mark Francis’s Pyxis, 2013, is being shown at the booth of Kerlin Gallery, Dublin; Pace Gallery is showing Yto Barrada’s Restaurant-Villa Harris, Fig. 3, 2010 FRANCIS:COURTESYOFTHEARTISTANDKERLINGALLERY,DUBLIN.PHOTOGRAPH:FXPLONDON2013.BARRADA:©YTOBARRADA,COURTESYPACEGALLERY lhL E S L I E H I N D M A N A U C T I O N E E R S AMERICAN AND EUROPEAN AR MODERN AND C lhL E AMERICAN AND EUROPEAN AR ONTEMPORARMODERN AND C hGO | DENVECHICAGO | DENVECHICA D M A N T | SEPTEMBER 2AMERICAN AND EUROPEAN AR T | SEPTEMBER 25Y ARONTEMPORAR UKEE | NAPLEER | DETROIT | MILWAUKEE | NAPLEAWER | DETROIT | MIL U C T I O N E E R SAL E S L I E H I N D M A N 4T | SEPTEMBER 2 T | SEPTEMBER 25 CHES | PALM BEACHALM BEAES | P U C T I O N E E R S INQUIRIES 312.280 vid HockneDa tlerhisMcNeill W obert Henri, ErnesR ed) Earl Hansen, Sonia DelaunaAlfrAl ( orks bIncluding w TER NO1212 | REGIS.INQUIRIES 312.280 , Wsoablo Picas, Alphonse Mucha, Pyy,vid Hockne ador Dali, Maralvein, Stensty Licho, Rtler t, Fed Bufft Martin Hennings, Bernarobert Henri, Ernes sen, Harry Berterteoland P, Ryed) Earl Hansen, Sonia Delauna , Amedeo Modigliani, Falderander Cxy Aleorks b S | SEPTEMBER 26FINE PRINT T LESLIEHINDMAN.W ATER NO arhol and otherooning, Andy Willem de K, W an Rijn, Henri Maandt vembrc Chagall, Rador Dali, Mar signeul, James Abbotase C, Jean-Pierrwhaulorits Tt, F ardw, Eooia, Joan Mirsen, Harry Bert oleman, E, Joe Canz Kliner, Amedeo Modigliani, F S | SEPTEMBER 26 OMCT LESLIEHINDMAN. s.arhol and other ,setisan Rijn, Henri Ma tsigneul, James Abbot ,ertynod John P ,easchkd Poleman, E 030-031 TAN2 FA 21/08/2013 16:48 Page 2
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    29Origine 2013 nummer3 EvenementParcours des Mondes Reis om de wereld langs zestig handelaren In Parijs wordt van 10 tot 15 september voor de twaalfde keer het Parcours des Mondes georganiseerd. In het zesde arrondissement op de linkeroever komen jaarlijks uit de gehele wereld de beste handelaren op het gebied van Tribale kunst bijeen. Niet in een speciaal daarvoor ingerichte ruimte, maar in zestig winkels verdeeld over tien straten zoals die op de hierbij geplaatste plattegrond staan aangegeven. W at de antiquairs en kunst- en designhandelaren betreft valt, enigszins generaliserend, dit gedeelte van de Rive Gauche in twee parten uiteen. Links van de Rue des Saints Pères richting Musée d’Orsay is het ge- deelte waar met name de antiquairs zich bevinden, maar ook enige handelaren in oude kunst. In het rechter gedeelte, Saint-Germain-des-Prés waar ook de kunst- academie is, liggen de winkels van de handelaren in moderne en hedendaagse kunst en design en in tribale kunst. Wat de tribale kunst betreft werken in dit gebied zo’n twintig handelaren, maar tijdens het Parcours des Mondes komen er zo’n veertig bij, die gedurende de desbetreffende week – overigens tegen een be- hoorlijke vergoeding – in de winkels trekken van de kunst- en designhandelaren. Oceanië Deze circa zestig handelaren afkomstig uit Frankrijk, België, de Verenigde Staten, Groot-Brittannië, Australië, Canada, Spanje, Italië, Zwitserland – en een uit Nederland – tonen hun collecties tribale kunst, kunst die oorspronkelijk afkomstig is van volkeren uit Afrika, Oceanië en Amerika. Oceanië, met name Nieuw- Guinea, komt steeds meer in de belangstelling te staan. Volgens de organisator van de beurs, Pierre Moos, zijn er wereldwijd zo’n acht- tot tienduizend verzamelaars van tribale kunst. De groep die Afrikaanse tribale kunst verzamelt is het grootst met ongeveer zo’n vijftig tot zestig procent van het totaal. Circa dertig procent van de verzamelaars verzamelt kunst uit Oceanië. Amerika en in het bijzonder de Inuït-kunst moet het met nog geen tien procent doen. Er zijn weinig verzamelgebieden die wereldwijd zoveel belangstelling genieten als de tribale kunst, er bestaat zelfs belangstelling voor vanuit China. Verleden jaar zijn er door Chinese kopers enige belangrijke stukken aangeschaft. Kaf van het koren Wat ook voor het merendeel van de andere verzamelgebieden geldt: er komt ook op het gebied van de tribale kunst niets meer bij. Kennis om het kaf van het koren te scheiden is dan ook juist binnen deze sector van groot belang, te meer omdat wij verzamelaars te maken hebben met niet-Westerse culturen die we slechts met moeite kunnen interpreteren vanuit onze Westerse manier van kijken. Om de verzamelaar of incidentele koper zo veel mogelijk te behoeden voor miskopen zijn de deelnemers aan het Parcours allemaal duidelijk herkenbaar, door middel van hun bijdrage aan de catalogus en de vlaggen met het logo van het Parcours die buiten aan de winkels hangen. Helaas zijn er altijd weer handelaren (zogenaamde ‘pirate galleries’), die zich buiten de officiële deelnemers aan het Parcours om manifesteren. Verder zorgt de organisatie voor een keuring van de tentoongestelde objecten. Pierre Moos stelt dat alle objecten die in de catalogus staan afgebeeld iedere toets der kritiek kunnen doorstaan. Op de maandag voor de opening worden bovendien alle winkels door de keuringscommissie bezocht om alle te koop aangeboden objecten ter plaatse te beoordelen. Bij gerede twijfel worden de desbetreffende objecten verwijderd. Tentoonstellingen Het Parcours wordt zeker voor ons westerlingen niet alleen gekenmerkt door de grote verscheidenheid aan bijzondere objecten, maar ook door de vele tentoonstellingen die door de deelnemers in hun al of niet tijdelijk verblijf worden georganiseerd. Het zijn er circa twintig, waaronder een tentoonstelling over sieraden en ornamenten die op of aan het hoofd geplaatst worden; een tentoonstelling met negentiende-eeuwse foto’s gewijd aan het dagelijks leven en tradities van de Australische Aboriginals en de Maori’s van Nieuw Zeeland; een tentoonstelling met veertig objecten geheel en al afkomstig uit Melanesië; een tentoonstelling met als onderwerp de Pende – een volk uit Congo – en een tentoonstelling met schitterende gesneden fluiten van de Bakongo, eveneens afkomstig uit Congo. Nieuw is de deelname aan het Parcours van een tweetal galeriehouders met hedendaagse tribale kunst, waaronder sculpturen van zes hedendaagse kunstenaars uit het Afrikaanse Benin. Voor de liefhebber van tribale kunst is Parijs onontkoombaar. Voor alle aanvullende informatie: www.parcours-des-mondes.com. De tien straten in Saint-Germain- des-Prés, Parijs Monoliet, Ekoi, Nigeria, 10e/11e eeuw, steen, h. 160 cm. (coll.: Didier Claes Gallery) Masker, Dan Diomande, Ivoorkust, laat 19e eeuw, h. 22 cm. (coll.: Yann Ferrandin) Afsluiter/stop, Biwat, Yuat River, Nieuw Guinea, h. 42,5 cm. (coll.: Michael Hamson Oceanic Art) Masker, Koreduga, Bamana, Mali, h. 37 cm. (coll.: Galerie Jacques Germain) Schild, Mengen, Kaap Beechey, Nieuw Brittannië, h. 130 cm., br. 26 cm. (coll.: Michel Thieme Tribal Art) EvenementParcours des Mondes 28 Origine 2013 nummer 3
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    新一届世界艺术之旅 推荐大洋洲部族艺术品。此外,凭借十二年的成功 办展经验,该会展已经在各类原始部族艺术展中占 据主导地位。六十多家参展者有时要花数年时筹备 参展。每届展会的主题展也是他们介绍各自长期工 作成果的机会。阿兰·拉孔特(Alain Lecomte)画廊位 于盖内戈(Guénégaud)街,2012年他在艺术展上推出 了古代部落行医用的葫芦,今年他将介绍非洲巴刚 果(Bakongo)部落的木雕口哨,为此他还与历史学家 劳尔·勒华尔(Raoul Lehuard)合作撰写专著,并借艺 术展之机出版面世。阿兰·勒孔特对这个非洲部落情 有独钟,他收藏的一个布满钉子的犬状部落偶像 令人惊叹不已,还有一个博代(Bottet)旧藏的彩绘面 具,后者于1930年从加蓬的朗巴赫内觅到此物。在 位于维斯孔蒂(Visconti)街的曼·杜里约(MaineDurieu) 画廊举办的另一个主题展上,我们可以看到 巴乌雷 (Baoulé)、萨莫阿斯(Samoas)、盖黑(Guérés)等部落 的首饰艺术。这个科特迪瓦部族擅长于铸造工艺, 画廊主人将展示出自该部族的一款纯青铜项链,上 面还妆点着象征威力的豹齿。年轻的画廊主人鲁卡 ·哈东(Lucas Ratton)曾在上届荷兰马斯特里赫特欧洲 古董艺术品展(TEFAF)上一鸣惊人,这次在巴黎原始 部族艺术展中他将借助两尊人像特别展示刚果的艺 术,一尊是卢维纳(Lwena)部族,另一尊是特戈 (téké)部族,两件艺术品均源自法国私人旧藏。随 后可以参观维斯孔蒂(Visconti)街另一家画廊Voya- geurs et Curieux,观赏他们的巴布亚新几内亚原始 部族用来悬挂猎获人头的木雕像架;然后再去雅克 ·卡卢(Jacquot Callot)街的贝尔纳·杜隆(Bernard Dulon) 画廊参观来自喀麦隆的原始部族艺术品。以上就是 我们为在艺术展举办之前您精心挑选介绍的部分艺 术品…… StéphaniePerrisDelmas I 2013年世界艺术之旅展,9月10日-15日,Saint- Germain-des-près。www.parcours-des-mondes.com 原 始部族艺术品的爱好者们都知道,在国际 大型艺术会展中,每年九月举办的世界艺 术之旅(Parcours des mondes)展览是不容错 过的重要活动。巴黎是原始部族艺术品收藏与展览 的核心都市,整整一个星期内,著名的历史街区 Saint-Germain-des-Près(位于Beaux-Arts街,Mazarine 街和塞纳河之间)将汇集最优秀的专家和最知名的收 藏家。今年将有美国唐纳德·艾利斯(DonaldEllis)画廊 加盟参展,作为加拿大卑诗省原始部族艺术的专家 (参见95页采访),这是他们首次参加此次原始部族 艺术展。从布鲁塞尔到纽约的任何其他艺术展都无 法享有如此的声誉。原因何在呢?原因有很 多,最主要的是展览上展品艺术档次上乘,有着丰 富多样的地域和时代特征,今年的艺术展还将特别 W 耳环,泼勒(Peul)部族,马里,金质,15厘米宽。曼·杜 里约(MaineDurieu)画廊。 照片: Frank Verdier @Galerie Main Durieu THE MAGAZINE ART FAIR 90 GAZETTE DROUOT INTERNATIONAL I 2013年07/08月
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    猛根(Mengen)部族的盾牌, capBeechey,加 拿大新不列颠,十八世纪末-十九世纪 初。木质,藤条,自然色泽,羽毛。 130x26厘米。1909年3月9日维莱姆·穆勒 博士(WilhelmMüller)随 HamburgerSüdsee探险队 时收集。米歇尔·迪耶姆(MichelThieme)部 族艺术画廊 照片:Jan van Esch © Michel Thieme Tribal Art 面具,当迪奥芒戴(Dan Diomandé)部族,科特迪瓦, 十九世纪末。木质,深褐 色自然包浆。高22厘米。 亚安·费朗丁(YannFerrandin)画 廊 照片: Hughes Dubois © Yann Ferrandin 舞蹈面具,巴查姆(Batcham)部族, 喀麦隆,十八世纪(碳14法测定) 木质,高78厘米。1949年4月由 E.Mesle收藏。贝尔纳·杜隆(Bernard Dullon)画廊。 照片: Hugues Dubois @ Galerie Bernard Dulon THE MAGAZINE ART FAIR
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    盛放油脂的容器,海达·戈 瓦伊(HaidaGwaii)部族,加拿 大卑诗省 约1820年。木质。直径16,5 厘米。唐纳德·艾利斯画廊 (DonaldEllisGallery) 照片: John Taylor© Donald Ellis Gallery 托巴-巴塔克(Toba-batak)部族行医用的兽角,nagamorsarang, 印度尼西亚苏门答腊,水牛角,木头,鬃毛。 高33厘米,宽47厘米,十九世纪上半叶。 阿兰·波维斯 (AlainBovis)画廊。 照片:Mathieu Ferrier THE MAGAZINE ART FAIR
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    爱科瓦(Ekoi)(或 Ejagham)部 族石雕,尼日利亚,石 质,高160厘米。推定为 10世纪-11世纪。迪迪·克 拉艾茨(DidierClaez)画廊。 @ 迪迪·克拉艾茨(DidierClaez)画廊 采访唐纳德·艾利斯 (DonaldEllis)的四个问题 您是这次新一届“世界艺术之旅”展览的特邀嘉 宾,为什么您选择参展这次盛会,而不是布鲁塞 尔非欧洲艺术展览会(Bruneaf)或其他原始部族 艺术专业展会? 这是我们画廊首次参加部落艺术展览会。我们以 前曾确定不参加展会,而倾向于在更现代的场合 展示这些艺术品。自“世界之旅”展会首次举办以 来,我几乎每年都来参观,参观者人数之众和 法国人对我们这些艺术品的了解给我留下了深 刻印象。 作为加拿大卑诗省部落艺术的专家,您能告诉我 们在这届展会上你们将展示什么艺术品?您能告 诉我们展出的艺术品大致的价位吗? 我们将展示众多来自西南、西北海岸和阿拉斯加 的艺术品。其中包括一组霍皮人的卡其那娃娃, 以及从西北海岸部落艺术品中挑选出来的大量精 品,其中有一个精美的萨满教巫师的球形摇铃、 一组来自阿拉斯加的尤皮克面具,其中有一个来 自罗伯特·勒拜尔(Robert Lebel)的收藏。这些艺术品 的价格在3500欧元到400000欧元之间。 您是公认的原始部族艺术品领域最重要的国际艺 术商之一,巴黎对您意味着什么? 巴黎已经成为原始部落艺术品市场的首都。在我 看来,法国人对部落艺术品方面的了解可以说无 人能及。 在这一领域中,拍卖会上拍得的最漂亮的艺术品 或藏品是什么? 北美高端市场主要有由艺术商控制。我们画廊保 持着几乎所有在拍卖会上最高拍价或私人销售上 实现的最高价记录。最独一无二的拍卖会是2007 年纽约的一次Dundas藏品拍卖会,那次拍卖成交总 额约7百万美元,是该领域内的最高纪录。我们 画廊代表多家加拿大博物馆和私人收藏家,共拍 得其中价值6百多万的艺术品…… ART FAIR THE MAGAZINE 雕像,雷嘎(Lega)部族,刚果 民主共和国,象牙材质,高 11,8厘米。贝尔纳·德·格鲁内 (BernarddeGrunne)画廊 照片:F. Dehaen - Studio R. Asselberghs © Galerie Bernard de Grunne
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    THE MAGAZINE ARTFAIR NeweditionofParcours des Mondes has been firmly established in the primitive art landscape fortwelveyears.Thesixty-oddparticipants(subjectedtoa rigorous weeding process) sometimes take several years toprepareforafair.EachnewParcoursisthusanopportu- nity to present the results of lengthy research through thematic exhibitions. This year, after the medicine cala- bashes exhibited in 2012, Alain Lecomte, with a gallery in Rue Guénégaud, is focusing on the carved whistles of the Bakongo,towhichhehasdedicatedabookwithhistorian RaoulLehuard(beingpublishedfortheParcours).Loyalto this ethnic group, the gallery owner has also gathered togetheranastonishingdog-shapednailfetishandapoly- chrome mask from the former Bottet collection, found near Lambaréné, Gabon, during the Thirties. Another thematic exhibition is the one dedicated to beauty at Maine Durieu in Rue Visconti, where you will discover the art of jewellery sets with tribes like the Baoulé, Samoa and Guéré.AlsobythisIvoryCoastethnicgroup,whoexcelled incasting,thegalleryownerisexhibitinganecklacemade entirelyofbronzeornamentedwithleopardteeth:signsof power. Meanwhile the young gallery owner Lucas Ratton, who caused a sensation at the last TEFAF in Maastricht in theShowcasesection,isputtingtheaccentontheCongo with two statuettes, one Lwena, the other Teke with a doublefunction,fromaformerFrenchcollection.Youmay alsobetemptedtostopoffatVoyageursetCurieux,inRue Visconti, to admire an agiba skull hook from Papua New Guinea, and at the Bernard Dulon gallery in Rue Jacquot Callot with its masterpieces from the Cameroon of which we present a preview selection… StéphaniePerrisDelmas T ribal art fans will tell you that if there is one dateyoureallyshouldnotmissinthecalendar of major international fairs, it's the Parcours des Mondes – which, we remind you, is held every year in September. In just under a week, Paris, the uncontested capital of the speciality, packs all the top professionals and collectors into the historic Saint- Germain-des-Près district (between the Rue des Beaux- Arts,RueMazarineandRuedeSeine).Thisyear,theDonald Ellis gallery from America will be swelling the ranks of the Parcoursteam:thefirsttimethisworldspecialistonBritish Colombia is taking part in a tribal art fair (see interview, page 139). From Brussels to New York, no other fair can boast a reputation of this kind. And though there are many reasons for it, its chief asset is the excellence of the objects exhibited, and their wide variety of periods and regions - this year, there is a distinct spotlight on the Oceanicarts.Wecanalsoaddexperience,becausethefair I Parcours des Mondes 2013, 10 to 15 September, Saint- Germain-des-Près. www.parcours-des-mondes.com W Earrings,Fulapeople,Mali,gold,15cmwide.MaineDurieuGallery. Frank Verdier © Main Durieu Gallery 134 GAZETTE DROUOT INTERNATIONAL I N° 27
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    ART FAIR THEMAGAZINE 135N° 27 I GAZETTE DROUOT INTERNATIONAL HD Zoomorphickoredugasomask,Bamana,Mali Early20thcentury.Semi-heavywood,ancientpatina fromuse.L.37cm. JacquesGermainGallery. Hugues Dubois © Jacques Germain Gallery, Montréal
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    THE MAGAZINE ARTFAIR 136 Mengenshield,CapBeechey,NewBritain,late 18th/early19thcentury.Wood,rattan,natural pigments,feathers.130x26cm.Collectedby DrWilhelmMüller,memberoftheHamburger Südseeexpedition,mostprobablyon9March 1909.MichelThiemeTribalArtGallery. Jan van Esch © Michel Thieme Tribal Art Mask,DanDiomandé,Ivory Coast,late19thcentury. Wood,darkbrownage patinawithdifferent shades.H.22cm.Yann FerrandinGallery. Hughes Dubois © Yann Ferrandin Dancemask,Batchampeople,Cameroon, 18thcentury(TestC14) Wood,H.78cm.CollectedbyE.Meslein April1949.BernardDullonGallery. Hugues Dubois © Galerie Bernard Dulon
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    ART FAIR THEMAGAZINE Agibaskullhook,Kerewapeople,Gulf ofPapua,PapuaNewGuinea,collected before1910inthevillageofDerai. Wood,fibresandpigments.H.103.5 cm.VoyageursetCurieuxGallery. © Voyageurs et Curieux
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    Vesselforfat,HaidaGwaii,British Colombia,c.1820.Wood. D.16.5cm.DonaldEllisGallery. John Taylor ©Donald Ellis Gallery Toba-batakmedicinehorn(nagamorsarang) Sumatra,Indonesia,Buffalohorn,wood,horsehair. H.33,l.47cm,firsthalfof19thcentury.lainBovisGallery. Mathieu Ferrier THE MAGAZINE ART FAIR
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    ART FAIR THEMAGAZINE Ekoi(orEjagham) monolith.Nigeria, stone,H.160cm. presumedtodatefrom the10th/11thcentury. DidierClaezGallery. © Galerie Didier Claez Statuette,Lega,R.D.Congo,ivory, H.11.8cm.BernarddeGrunne Gallery. Photo: F. Dehaen - Studio R. Asselberghs © Bernard de Grunne Gallery 4questionsforDonaldEllis You are one of the star guests of this next Parcours des mondes. Why have you chosen this show rather than BRUNEAF or the other big fairs dedicatedtotribalart? Thisisthefirsttimethegalleryhaseverparticipatedina tribalartfair.Wehavemadeapointofnotdoingsointhe past,preferringtoexhibitworksinamorecontemporary setting. I have visited the Parcours des Mondes almost every year from the beginning, and I've been impressed by the number of visitors and how informed the French areingeneralabouttheworksofartwehandle. As a British Colombia specialist, can you tell us what there will be at the fair this year? Can you indicate a price range for the objects you will be showing? We will be exhibiting a large group of objects from the South-west, the North-west Coast and Alaska. This will include a group of kachina dolls, a large selection of worksfromtheNorth-westCoast-forexample,asuperb globularshaman'srattle-andaveryimportantgroupof Yup'ik pieces from Alaska, including a mask from the Robert Lebel Collection. Prices will range from €3,500 to €400,000. You are considered one of the most important international dealers. What does the Paris scene representforyou? Parishasbecomethecapitalofthetribalartmarket.The French have a level of sophistication as regards tribal art thatisunmatchedanywhereelsethatIamawareof. What is the most beautiful object or collection in yourspecialitytohavebeensuccessfulatauction? The high end of the North American market is still predominately handled by dealers. Our gallery holds almosteverypricerecordintermsofbuyingatauctionor prices realised in private sales. One really outstanding event at auction was the landmark Dundas collection soldinNewYorkin2007.Thesalerealisedapproximately $7 million, which is still a record in this field. Our gallery acquired a little over $6 million of this total, on behalf of agroupofCanadianmuseumsandprivatecollectors… interviewbyS.P.-D
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    international events Use anti 42 7thSeptember 2013 User: IVAN Issue No: 2106 Issue Date: 07/09/13 File Name: IE01-03 PROOFED: antiques trade gazette EVERY other year when Paris holds its Biennale des Antiquaires at the Grand Palais, the French capital makes an early start on the autumn season and the art and collecting world make a detour to attend. But even in Biennale years the fair doesn’t hog all the limelight. Numerous satellite events, from dealers’ shows to alternative fairs, are also staged to capitalise on the international influx of visitors and some of these are annual events. So while non-Biennale years are less frenetic, September still makes a bit of a splash on the international scene. Every year during the first half of the month Paris stages its annual tribal trail in the specialist Left Bank galleries around the Saint-Germain-des-Prés area. There is also a smaller ceramics trail and various dealers’ exhibitions to see. Here is a small taste of what next month has to offer. Tribal Trail: Parcours des mondes Always a harbinger of the new autumn season, Parcours des mondes, Paris’ annual tribal trail, runs from September 10-15 in the network of specialist shops and galleries sited in the Saint-Germain- des-Prés neighbourhood. The event is a mix of resident Parisian dealers plus invited guest dealers from other countries who set up in the local galleries for the duration of the show. This year there are 60 participants, half drawn from France, a dozen from Belgium, eight from the US, three from Spain, plus one or two representatives from Italy, the UK, Canada, Australia, the Netherlands and Switzerland. Together this selection offers a rich tapestry of African, Oceanic and American artefacts spanning several centuries. Many dealers will present specialist themed shows, like Alain Lecomte’s selection of works from Bakongo including various carved whistles or Michael Evans’ – a new exhibitor – display of 19th century photographic portraits from Oceania, which will Time to beat a path across P ■ Tribal art, ceramics and design rub shoulders in an autumnal feast of art Anne Crane r e p o r t s include images featuring life among the Australian Aborigines, Maoris, the Solomon Islands and other native peoples of the South Seas. A new addition this year to Parcours is the inclusion of galleries showing Contemporary art: Galerie Vallois from Paris showing the work of six Benin sculptors and Fine Art Studio from Brussels, while Stephane Jacob will show contemporary paintings by Aboriginal Australians. Parcours director Pierre Moos feels there is a synergy given that much western art was inspired by primitive art and many contemporary artists derive their inspiration from it. Further information www.parcours-des-mondes.com The Stone Collection Sotheby’s are capitalising on the numbers of people in town for the Parcours du Monde as an opportunity to promote their November sale in New York of the first part of the Allan Stone collection. They are bringing a selection of the best works from the Stone sale to Paris for a six-day view during the run of Parcours from September 10-15. One piece they will be showing is this Songye community power figure, right, part of a group of Songye Power and Kongo Nail figures from the Democratic Republic of the Congo which are among the highlights of the collection. Stone, a New York art dealer, amassed his wide-ranging collection over 40 years, buying pieces at auction and from several of the foremost dealers in the field such as Alain de Montbrison and Merton Simpson, and acquiring works from highly regarded collections like that of Helena Rubenstein. One of the key attractions of Stone’s collection is that he left the works untouched and unrestored so that many retain their now much-revered original patina and incrustations. Running to over 300 works, the collection is expected to realise over $20m. The first instalment features African, Oceanic and Indonesian art with more African plus Native American and Pre-Columbian work to follow next year. www.sothebys.com Right 7in (7 Songy figure at $60 900,0 the Al collect sold b on No in New on vie Septem Left: among the works that Patrick Mesdagh is taking to Parcours des Mondes from Brussels to show at the Pascal Landsberg Gallery in the rue de Seine is this early 19th century necklace from the Hawaiian islands of Lei Niho Palaoa. It is made from human hair, coconut fibre and sperm whale ivory and is priced in the region of €40,000. Left: this 5ft 2in (1.6m) high stone monolith from Ekoi in Nigeria dates from the 10th-11th century and will be shown by Didier Claes from Brussels, who is exhibiting his selection of black African art at Pascal Lansberg Gallery on the rue de Seine. It is priced at €150,000. Right: Anthony Meyer, whose gallery of Oceanic and Eskimo art is in the rue des Beaux Arts, is a longstanding exhibitor at Parcours. One of his prize exhibits is this little 3½in (9cm) high carved fossilised walrus ivory shaman figure from Alaska from the early Thule culture 1000-1400 AD. It has a mid five- figure price tag in euros. Ceramic TOWAR Gauche Parcour Ther of stree antique There will on sale on highlights edge of th style, who antique v Left: the Apulian v one of the Beaune.T House, En Right: th birds pain his gallery Below: the eight exhibitors from the United States at Parcours include Donald Ellis from New York, specialising in Native American art showing at Rive Gauche Marcel Strouk on the rue de Seine. He will be taking this carved Haida grease bowl of c.1820 from British Columbia for which he is asking around €100,000. 2106IE01-03finp42-44.indd 22106IE01-03finp42-44.indd 2 9/2/2013 10:31:28 AM9/2/2013 10:31:28 AM
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    Antiques Trade Gazette43 User: IVAN Issue No: 2106 Issue Date: 07/09/13 File Name: IE01-03 PROOFED: antiques trade gazette ss Paris mbers u e he n. e ris e gye of a Nail c ssed ears, veral uch of e’s any al with nd ear. Right: a 2ft 7in (79cm) high Songye Power figure estimated at $600,000- 900,000 from the Allan Stone collection to be sold by Sotheby’s on November 15 in New York and on view in Paris in September. Ceramics: Parcours de la Céramique TOWARDS the end of the month a second trail opens up around the Carré Rive Gauche, this time devoted to a broad range of ceramics and glass as the 6th Parcours de la Céramique is staged over four days from September 24-28. There are 23 participants this year spread over two sites: the network of streets round the Carré Rive Gauche and in the Louvre des Antiquaires antiques centre opposite the eponymous museum. Visitors can expect to see a wide range of European pottery and porcelain as well as near and far eastern ceramics and glassware in these specialist shops. The majority of the exhibitors are Parisian but foreign dealers come from Italy, the UK and Belgium to show as guests in Paris galleries. As with previous parcours, each day will feature guided tours conducted by museum curators and specialists. For more detailed information including a map showing the gallery locations there is a detailed website www.franceantiq.fr/siccaf There will be a wealth of different styles of Oriental and Occidental pottery and porcelain on sale on the Paris ceramics trail, but it is easy to understand why it might feature plenty of highlights from Sèvres, France’s premier porcelain factory, that has always been based on the edge of the city. Pictured here are two examples of the late 18th/early 19th century Etruscan style, whose form and decoration was inspired by the recently discovered excavations of antique vases. Left: the 10in (25.5cm) high, green-ground gilt ewer of 1816, whose shape is based on a Apulian vase form known as oinochoe, is being brought to the Parcours by Errol Manners, one of the two English guest exhibitors, who is showing at Galerie Artesepia on the rue de Beaune.The ewer has a provenance to the The Earls of Mount Edgcumbe, Mount Edgcumbe House, England and will be priced in the region of £9500. Right: this cup and saucer of c.1793-95 comes from a yellow ground service decorated with birds painted by Georges Buffon. It is one of the pieces that Christian Béalu is showing at his gallery on the rue du Bac during Parcours de la Céramique, where it is priced at €7500. Eyre de Lanux exhibition Tribal art and ceramics are not the only disciples on show in the antique shops and art galleries packed in to the Carré Rive Gauche/ Saint-Germain-des-Prés area – 20th century design has its place in the spotlight as well. American-born, Paris-based designer Elizabeth Eyre de Lanux (1894-1996) was a contemporary of Eileen Gray, producing similar avant garde Art Deco furnishings using a wealth of unusual materials. She is less well known than Gray, however, and her small body of work doesn’t come to market that often. All this could be about to change courtesy of a major retrospective at Willy Huybrechts’ Left Bank gallery on the rue Bonaparte which opens on September 19 and runs to October 19. The show is the result of over four years of research that has also resulted in a new book on the designer, who was a friend of Picasso, Man Ray, Brancusi and other major names in the Paris art world. Using documents from the artist’s family and the Smithsonian institute, Willy Huybrechts and Louis Géraud Castor have collected together some 30 pieces of furniture and drawings from various private collections. Together they demonstrate the breadth of de Lanux’s talent: her use of materials like lacquer, parchment, cork, and lino, and the varied sources that inspired her designs such as Cubism and tribal art. Prices range from a lamp at €15,000 up to €200,000 for the most important pieces. See www.willy-huybrechts.com Above: this pair of 2ft 9in (85cm) high walnut drum seats are among 30 pieces on show at the Eyre de Lanux retrospective at Galerie Willy Huybrechts. Left: Elizabeth Eyre de Lanux photographed by Man Ray. Drouot During renovation work at the Hôtel Drouot auction centre in Paris, sales in September are being held in two alternative locations: Drouot-Montmartre, 64, rue Doudeauville and 12, rue Drouot. For more detailed information see the Drouot website at www.drouot.com ©manyraytrustadagp 2106IE01-03finp42-44.indd 32106IE01-03finp42-44.indd 3 9/2/2013 10:31:38 AM9/2/2013 10:31:38 AM
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    international events 44 7thSeptember 2013 User: IVAN Issue No: 2106 Issue Date: 07/09/13 File Name: IE01-03 PROOFED: antiques trade gazette Above: this hitherto unpublished painting, The Loves of the Gods by the Antwerp-born artist Pauwels Franck, better known as Paolo Fiammingo (1540-96), will feature in Koller’s auction series later this month as part of their September 20 sale of Old Master paintings. The 3ft 11in x 5ft 5in (1.2 x 1.67m) oil on canvas, which was discovered in 2001 in a Swiss private collection and is dated to c.1585, is stylistically similar to a series of paintings representing the five senses commissioned from the artist by the Augsburg Imperial banker Hans Fugger. Koller’s painting depicts a gathering of the gods, showing Jupiter, Neptune,Vulcan, Cupid and Venus in a riverscape setting. Restoration work has also revealed another figure group in the background.The work is estimated to fetch SFr200,000-300,000. www.kollerauktionen.ch Above: antiques and personal memorabilia from the estate of entertainer Bob Hope and his wife Dolores are to be offered by Julien’s of Beverly Hills in a two-day auction on September 20-21.The material on offer comes from the couple’s homes in Toluca Lake and Palm Springs. Bob Hope was also a celebrated golfer and there are many golfing souvenirs in the auction, including his personal golf cart, while personal memorabilia includes signed presidential books and photographs, award plaques and trophies, plus gifts from celebrities and politicians. The furnishings include antique and modern pieces, among them 18th and 19th century Chinese export porcelain as well as this 7ft 6in (2.3m) high, George I green parcel-gilt chinoiserie-decorated bureau cabinet, with a provenance to Mallett, London, which is billed as one of the highlights with an estimate of $75,000-85,000. www.juliensauctions.com Koller to offer Old Master discoveryHigh Hopes in Beverly Hills 2106IE01-03finp42-44.indd 42106IE01-03finp42-44.indd 4 9/2/2013 10:31:40 AM9/2/2013 10:31:40 AM
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    O rganisé par TribalArt Ma- nagement avec à sa direc- tion Pierre Moos, ce Par- cours 2013 offre une présidence d’honneur à la spécialiste de l’art Dogonet commissairede l’exposi- tion « Dogon » au musée du quai Branly en 2011, Hélène Leloup. L’un des premiers marchands français à se préoccuper, début des années cin- quante, de l’art nègre et à ou- vrir sa galerie à Pa- ris… For- te de sonsuc- cès en 2012 – unnom- bredevi- siteurs estimé à 10.000 et, côté mar- chands, le chiffre d’affaires le plus intéressant depuis 2008 –, cette nouvelle édition regroupe pas moins de soixante exposants en arts premiers dont la moitié vient de l’étranger (Espagne, Ita- lie, Grande-Bretagne et même Australie et Canada) sans oublier dix de nos compatriotes et une forte participation américaine. Maisen quoi 2013 se distingue- t-il de 2012 ? Pierre Moss fait d’abord remar- quer que « l’art tribal passionne non les investisseurs mais les vé- ritables collectionneurs et que ces arts premiers suscitent un intérêt croissant. Toutefois, si l’art afri- cain intéresse encore la majorité descollectionneurs, on note un dé- placement vers l’art océanien. Le goût change et il est certain que la rareté est plus présente en art océanien qu’en art africain. Et la rareté, l’exceptionnel, c’est la rai- son de vivre de tout collectionneur ! » De souligner en- suite le soin appor- té à la sélection des objets présentée. Pas moins de deux expertises pour ga- rantir leur authenti- cité. Dernières caracté- ristiques enfin, l’ou- verture à quelques exposants d’art con- temporain non occi- dental car « si l’art tribal ne produit plus de pièces, d’une certaine fa- çon, l’art contempo- rain prend le relais de l’expression de cet art universel ». Et l’organisation d’expositions thé- matiques par une vingtaine de galeries. L’occasion de plonger dans les bijoux et orne- ments d’Afrique, d’Océanie, d’Asie, de découvrir les amulettes Sepik recueillies dans la profondeur de la terre ancienne de Papouasie- Nouvelle-Guinée,lessif- flets sculptés des Bakon- go ou les signes de la féconditéauNord-Came- roun. Le parcours sera magi- que. CLAIRE COLJON arts arts A la fin du mois de juin der- nier, la maison de ventes aux enchères parisienne Pierre Bergé Associés a réalisé une excellente opération en pro- posant un portrait dit « du Fayoum » d’une qualité excep- tionnelle. Surnommé « la dame en bleu », d’après la couleur du manteau recouvrant les épaules de la jeune femme représentée, ce petit panneau de bois peint à l’encaustique, mesurant 38 sur 22,3 centimètres, s’est en effet vendu bienau-delà de son estima- tion provisoire. Alors que l’on en attendait aux alentours de 800.000 euros, les enchères se sont littéralement envolées, jus- qu’à atteindre la somme record pour une œuvre de ce type de 1.467.324 euros (frais inclus) ! À côté de cela, les 688.068 eu- ros dépensés en juin 2007 chez Sotheby’s à New York pour un portraitd’homme un peuplus tar- dif sembleraient presque dérisoi- res… En effet, aux yeux des spécialis- tes des portraits gréco-romains d’Egypte, comme l’éminent ar- chéologueallemand Klaus Parlas- ca, la « dame en bleu » méritait bel et bien un tel investissement. Les portraits du Fayoum sont ef- fectivement des témoignages inestimables de l’histoire de l’art puisqu’ils sont considérés com- me les plus anciens portraits peints parvenus jusqu’à nous. Tombés dans l’oubli jusqu’à la fin du XIXe siècle, leur redécouverte par le grand public fut l’œuvre d’un antiquaire viennois, Theo- dor Ritter von Graf, qui organisa de grandes expositions interna- tionales pour faire connaître ses récentes acquisitions. En 1887, celui-ci en avait en ef- fet acheté plusieurs exemplaires à des agriculteurs qui venaient de les découvrir, un peu par ha- sard, à er-Rubayat, dans la ré- gion de l’oasis du Fayoum. L’an- née suivante, le grand égyptolo- gue anglais Flinders Petrie mit à son tour la main sur 146 nou- veaux portraits, lors de fouilles menées sur le site d’Hawara, con- firmant au passage l’authenticité de ceux acquis par Theodor Rit- ter von Graf. La légende des por- traits du Fayoum (presque un millier au total) était née ! AU CROISEMENT DE L’EGYPTE, DE LA GRÈCE ET DE LA ROME ANTIQUE Pour trouver l’origine de ces portraits peints sur chevalet, il fautremonter 2.000 ans enarriè- re. En 31 av. J.-C, soit au lende- main de la fameuse bataille d’Ac- tium, marquée par la victoire d’Octave sur les forces de Marc Antoine et de Cléopâtre, l’Egypte passesous contrôle romain. Rapi- dement, de nombreux Romains traversent la Méditerranée pour s’y installer et adoptent un nou- veau mode de vie, fortement in- fluencé par les coutumes locales. Cela fut particulièrement fla- grant dans le domaine funérai- re : ceux-ci prirent en effet l’habi- tude égyptienne de se faire em- baumer, tout en introduisant au rite un élément gréco-romain, à savoir la pratique du portrait. De leur vivant, un artiste itinérant venait à leur domicile pour pein- dre les traits de leur visage, soit à la cire ou à la détrempe sur pan- neaux de bois (du tilleul générale- ment) ou bien sur des suaires de toile. Accrochés aux murs de leurs demeures, ces portraits étaient ensuite disposés sur les vi- sages momifiés de leurs proprié- taires décédés pour garantir le bon déroulement de leur long voyage vers le monde des Morts et la survie de leur apparence dans l’au-delà. Dans le cas de notre « dame en bleu », le portrait dévoile une jeu- ne femme issue de la haute socié- té romaine locale, représentée de face, légèrement tournée vers la droite. Outre les traits assez durs de son visage et les brillants bi- joux en or qui pendent à son cou et à ses oreilles, c’est surtout sa coiffure qui intrigue le specta- teurdu XXIe siècle.Constitué no- tamment de petites bouclettes fi- nement disposées en rangs serrés et de deux longues tresses, cet ar- rangement capillaire est en réali- té copié des coiffures officielles d’Agrippine la Jeune, la mère de Néron, et de Claudia Octavia, sa première épouse. Des détails qui ont leur importance puisqu’ils permettent de dater avec préci- sion la création de ce portrait du règne de Néron, c’est-à-dire vers 54-68 ap. J.-C. Portrait auréolé par certains du titre de «Joconde du Fa- youm», il semble en effet évident qu’il doive trouver sa place parmi les plus beaux exemples d’une production qui s’est tout de mê- me étalée sur plus de quatre siè- cles ! Outre l’extrême rareté de la couleur bleu clair de son vête- ment, c’est surtout la précision dans le rendu des traits du modè- le qui étonne. Loin du portrait standardisé, tel qu’on peut le voir dans la plupart des exemples par- venus jusqu’à nous, la « dame en bleu » appartient bel et bien aux rares chefs-d’œuvre du genre. De quoi justifier la somme de pres- que 1,5 million d’euros qui a été dépensée par son nouveau pro- priétaire pour l’acquérir ! JEAN VOUET Des Maoris de Nouvelle-Zélande au peuple bamiléké du Cameroun, des Dayaks de l’île de Bornéo aux Eskimos d’Alaska, c’est à la découverte de tous ces arts qu’invite la douzième édition du « Parcours des mondes ». Etrange et magnifique, ce crochet porte-crâne « agiba » de la popula- tion kerewa (golfe de Papouasie, Papouasie- Nouvelle-Guinée). Col- lecté avant 1910 dans le village de Derai, il est en bois, fibres et pig- ments et exposé par Voyageurs et Curieux. © VOYAGEURS ET CURIEUX. Dans la galerie Olivier Castella- no, cette statue Baoulé de Côte d’Ivoire. En bois, haute de 43 cm, elle est datée fin XIXe - début XXe siècle. © OLIVIER CASTELLANO. Pour ce portrait auréolé par certains du ti- tre de « Joconde du Fayoum », il semble en effet évident qu’il doive trouver sa place parmi les plus beaux exemples. La dame en bleu Quand Paris parcourt le monde MARCHÉDEL’ART De la première moitié du XIXe siècle, en corne de buffle, bois et crin, cette corne à médecine du peuple Toba-Batak (« naga morsarang », Sumatra) est présentée dans la Galerie Alain Bovis. © ALAIN BOVIS. MARCHÉDEL’ART Créées en 2013, ces « Silhouettes » en bois et pigments de l’artiste béninois Dominique Zinkpè, sont à voir dans la Galerie Vallois. © CHARLES PLACIDE. La vente d’un portrait du Fayoum de cette qualité est en soi un événe- ment exceptionnel. © D.R. Page 52 Mercredi 28 août 2013 Mad Mad Mercredi 28 août 2013 Page 53
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    C14 Cultuur THEATER Stipendium voortoneelschrijvers Het Prins Bernhard Cultuurfonds gaat jaarlijks een stipendium uitreiken aan toneelschrijvers voor het schrijven van een nieuw stuk. Dat maakte juryvoorzitter Arthur Japin gisteren bekend bij de opening van het Nederlands Theaterfestival. Het Theater- TekstTalent-stipendium bestaat uit een bedrag van 12.500 euro, plus een bijdrage van 22.500 euro om het nieuwe stuk te realise- ren. Een jury met onder meer Maria Goos zal kandidaten selec- teren op basis van synopsis, één scène en een eerdere tekst. THEATER Bussemaker richt denktank op Minister van Cultuur Jet Bussemaker zal met de Koninklijke Aka- demie van Wetenschap een denktank oprichten van kunste- naars en wetenschappers, om het contact tussen kunst en sa- menleving te versterken. Dat zei Bussemaker in ‘De Staat van het Theater’, de jaarlijkse State of the Union van de theatersector, bij de opening van het Theaterfestival. De politiek moet luisteren naar kunstenaars, zei Bussemaker, maar die moeten ook beter hun eigen waarde bepleiten, in de vorm van ‘ambassadeurs’. ‘Ik ben een visuele activist’ Interview Zanele Muholi De Zuid-Afrikaanse fotografe registreert het leven van lesbische vrouwen. Vrouwenportretten, vaak in zwart-wit, van Zanele Muholi, te zien in Prins Claus Fonds Galerie in Amsterdam. Delpeut wordt nieuwe artistiek leider DUS Door onze redacteur Herien Wensink AMSTERDAM. Regisseur Thibaud Del- peut wordt de nieuwe artistiek leider van De Utrechtse Spelen (DUS). Jac- ques van Veen (voorheen Ro Theater, Holland Festival) treedt aan als alge- meen directeur. Dat heeft de organisa- tie gisteren bekendgemaakt. DUS is een van de acht rijksgesubsidieerde gezelschappen met 1,5 miljoen euro subsidie per jaar. Vorig jaar ging het gezelschap bijna failliet nadat het te grootschalige producties had ge- maakt. Gemeente en provincie Utrecht moesten financieel bijsprin- gen. Artistiek leider Jos Thie, zakelijk leider Jelle Snijder en de raad van toe- zicht stapten op. Sindsdien is een reor- ganisatie afgerond, waarbij het gezel- schap is teruggebracht tot een romp- organisatie. Met de ervaren bestuur- der Van Veen en de jonge, maar veel- geprezen Delpeut kan begonnen wor- den aan de ontwikkeling van een nieuw, financieel solide en artistiek in- teressant profiel. Delpeuts eerste gro- te zaalregie wordt in seizoen ’14-’15 verwacht. In seizoen ’13-’14 maakt hij nog Caligula (Toneelschuur Produc- ties) en Ajax bij Schauspiel Frankfurt. Delpeut (1978) rondde in 2006 de regieopleiding in Amsterdam af. Daar- na kon hij direct aan de slag bij het Na- tionale Toneel en Toneelgroep Am- sterdam. Daar ontwikkelde Delpeut een herkenbare, consequente stijl met strak gecomponeerde voorstellingen en een frisse kijk op toneelklassiekers. In zijn regies laveert hij tussen experi- menteel en conventioneel. Binnen opleidingstraject TA-2 maakte Delpeut de voorstellingen Bri- tannicus (2007), Antigone-Kreon-Oidi- pous (2009) en Al mijn Zonen (2010). Met het bejubelde Al mijn Zonen plaatste Delpeut zich in de traditie- Van Hove: een kaal, esthetisch toneel- beeld, een indrukwekkende sound- track, heldere tekstbehandeling en stemmig spel. Die stijlkenmerken lij- ken ook geschikt voor de grote zaal van de Utrechtse stadsschouwburg. Delpeuts eerste grotezaalvoorstel- ling bij TA (Ibsens Nora) werd afgelo- pen seizoen wisselend ontvangen. Maar hoofdrolspeelster Halina Reijn werd voor haar prestatie wel genomi- neerd voor toneelprijs de Theo d’Or. LUDION Het nieuwe cultuur- seizoen is begonnen. Lees nu Rudi Fuchs Kijken 2 Een leesboek over kunst Advertentie Door onze cultuurredactie AMSTERDAM. De 84-jarige Egyptische volksdichter Ahmed Fouad Negm heeft de Grote Prins Claus Prijs gewon- nen voor zijn in Egyptische spreektaal geschreven poëzie. De prijs bestaat uit 100.000 euro. 11 december van dit jaar zal prins Constantijn de prijs uit- reiken in het Koninklijk Paleis in Am- sterdam. Het fonds dat met de prijs vrijheid van culturele expressie wil stimule- ren, roemt Negms „uitgesproken, kri- tische en originele poëzie” die volgens het fonds „een weerslag is van zijn on- afhankelijkheid, integriteit, moed en voortdurende inzet in de strijd voor vrijheid en sociale rechtvaardigheid”. Daarbij komt dat zijn gedichten dage- lijks in de straten en op tv en radio in Egypte ten gehore worden gebracht. „Vele jonge Egyptenaren kennen zijn gedichten uit hun hoofd, declameren ze op straat, citeren ze in graffiti en ge- ven er in moderne muziek een nieuwe interpretatie aan.” Als jonge man ontmoette hij de zanger en componist Sheikh Imam in de arme Kosh Adam buurt. Ze vorm- den een zangduo en hun muziek ver- gaarde grote nationale roem. Negm belandde in zijn leven verscheidene keren in de gevangenis, vanwege zijn kritiek op de elkaar opvolgende auto- ritaire regimes van Nasser, Sadat en Mubarak. Zes jaar geleden werd Negm door de Verenigde Naties uitge- roepen tot een ‘ambassadeur van de armen’. Het zeventien jaar oude Prins Claus Fonds heeft tot doel de uitwisseling tussen cultuur en ontwikkeling te be- vorderen. De elf jaarlijkse prijswin- naars worden geëerd omdat ze „door hun culturele en artistieke uitingen een positieve impact hebben op de ontwikkeling van hun land”. Sinds de dood van prins Friso is zijn broer Con- stantijn erevoorzitter. Grote Prins Claus Prijs: Egyptische dichter Door onze redacteur Wim Brummelman AMSTERDAM. Er is niets vrijblijvends aan het werk van de Zuid-Afrikaanse fotografe Zanele Muholi. Prachtige portretten maakt ze, meestal van vrouwen, meestal van lesbische vrou- wen. Ze is zelf lesbisch. Indringende kunstwerken zijn het, maar Muholi maakt geen foto’s om de mooiigheid. ‘Een visuele activist’, zo betitelt ze zichzelf. Muholi, 41 jaar geleden geboren in de township Umlazi bij Durban, werkte na haar schooltijd een jaar in een textielfabriek. Rond haar negen- tiende ging ze op zoek naar een beter bestaan, ze vertrok naar Johannes- burg. Tien jaar lang werkte ze als kapster, daarna werd fotograferen en documentaires maken haar leven. En ze helpt vrouwen zich te organise- ren. In zeker opzicht is Zuid-Afrika het ideale land voor homo’s en lesbien- nes. In geen enkel ander land ter we- reld zijn hun rechten grondwettelijk vastgelegd én bestaat er aparte wetge- ving voor gelijke behandeling. Maar met wetten alleen verander je de hou- ding van mensen niet, weet Muholi. Daarvoor is educatie nodig, de men- sen laten zien, laten begrijpen. Daarom maakt ze haar portretten. En maakt ze gefilmde documentaires over vrouwen die het slachtoffer zijn geworden van ‘correctieve’ verkrach- ting en over begrafenissen van vrou- wen die het slachtoffer zijn geworden van dodelijk geweld. Koel registreert ze de feiten: ‘April: Patricia ‘Pat’ Mashigo (36), murdered in Daveyton Ekurhuleni, her naked body found near a local primary school’. Maar ze blijft altijd genuan- ceerd. Het beeld van de zwarte Zuid- Afrikaanse man als machogewelde- naar wil ze niet bevestigen. „Dan zou ik alle zwarte broeders die mij steu- nen tekortdoen. Ik moet bedacht- zaam zijn, niet generaliseren. Ik kijk alleen naar de feiten.” Veel vrouwenportretten zijn in zwart-wit. „Het hangt af van mijn stemming”, zegt ze. Het is ook een be- wuste keuze. Zwart-witfoto’s roepen de herinnering op van vroeger. „Ik creëer de sfeer van: wij zijn hier eer- der geweest. Misschien hadden we toen nog geen naam, maar we zijn hier altijd geweest.” Op haar schouder draagt ze een tat- too. Van een baarmoeder. De moeder- schoot. Een eerbewijs aan de vrouw die het leven ter wereld brengt, een herinnering aan het feit dat we alle- maal als mensen zijn geboren. Expositie foto’s Muholi t/m 22 nov in de Prins Claus Fonds Galerie, Herengracht 603, Amsterdam. PRINS CLAUS PRIJS 2013 De tien winnaars Deze kunstenaars krijgen de Prins Claus Prijs, groot 25.000 euro: 1. Zanele Muholi, fotografe, Zuid-Afrika (1972). (Zie ook interview hieronder.) 2. Naiza Khan, beeldend kunstenares, Pakistan (1968). 3. Carla Fernández, mode- ontwerpster en cultureel erfgoed (weefsels), Mexico (1973). 4. Alejandro Zambra, schrijver, dichter, criticus, Chili (1975). 5. Lu Guang, fotojournalist, China (1961). 6. Oscar Muñoz, beeldend kunstenaar, Colombia (1951). 7. Christopher Cozier, beeldend kunst, Trinidad Tobago (1959). 8. Idrissou Mora-Kpaï, filmer, Benin (1967). 9. Theatre Garasi/Garasi Performance Institute, perfor- mance kunst/ theaterlab in Yogjakarta (1993), Indonesië. 10. Orquesta de Instrumentos Reciclados Cateura, jeugdorkest van dorp op vuilnisbelt Cateur, met muziekinstrumenten gemaakt van afval, opgericht 2006, Paraguay. VRIJDAG 6 SEPTEMBER 2013 C15NRCHANDELSBLAD CULTUUR Een krijgsschild als een tijdmachine Interview Michel Thieme Kunsthandelaar Michel Thieme is de enige Nederlandse deelnemer aan Parcours des Mondes in Parijs, de grootste etnograficabeurs ter wereld. Door onze redacteur Arjen Ribbens AMSTERDAM. Van opwinding kon Mi- chel Thieme niet slapen. De hande- laar in etnografica kwam onlangs de fascinerende herkomstgeschiedenis op het spoor van een houten krijgs- schild uit Nieuw-Brittannië, een ei- land in de Stille Zuidzee nabij Nieuw- Guinea. Na detectiveachtig speur- werk kon hij aantonen dat het schild, afkomstig uit de collectie van schrij- ver en kunstenaar Jan Wolkers, in 1909 is verzameld door de Duitse et- nograaf en antropoloog Dr. Wilhelm Müller. In een reisverslag staat be- schreven hoe Müller het ruilde met schichtige inboorlingen die nog nooit een blanke hadden gezien. Dat is waar serieuze verzamelaars van dansmaskers, voorouderbeelden en andere tribale kunst van dromen: aantoonbaar oude voorwerpen, die binnen een stam voor eigen cultureel gebruik zijn vervaardigd op een mo- ment dat een cultuur nog viriel was, dat wil zeggen, nog niet ‘bedorven’ door contact met het Westen. Thie- me: „Het voelt alsof ik plotseling kan aantonen in welke kist Hugo de Groot uit slot Loevestein is ontsnapt.” Volgende week staat hij met onder meer het schild op Parcours des Mon- des in Parijs, de belangrijkste beurs voor etnografica ter wereld. Dankzij de kleurrijke herkomstgeschiedenis is het schild daar een van de topstukken. Toen Thieme het schild overnam van Karina Wolkers, de weduwe van de schrijver, wist hij alleen dat Jan Wolkers het in 1967 had gekocht bij Louis Lemaire, een gerenommeerd handelaar uit Amsterdam. Het schild stamde vermoedelijk uit een museale collectie, want naast het handvat stond een met rode verf geschilderd inventarisnummer. Van antiquair Le- maire is bekend dat hij vaak voorwer- pen ruilde met Duitse musea. Maar met welk museum ruilde hij het schild? Het archief van Lemaire, dat een paar jaar geleden aangekocht is door het Metropolitan Museum of Art in New York, geeft daarover geen uit- sluitsel. In de catalogus van een Zweeds vei- linghuis vond Thieme een speer met een inventarisnummer in hetzelfde handschrift als dat op zijn schild. „Ik heb een goed geheugen voor dat soort dingen”, zegt hij. Die speer stamde uit een bekende Duitse koloniale verza- meling, waarvan de eigenaar banden had met verschillende Duitse musea. Al deducerend kwam Thieme uit bij het Museum für Völkerkunde in Ham- burg. Een mailtje aan dat museum werd na een week beantwoord door een conservator: „Uw schild is onder- deel van de collectie van de Hambur- ger Südsee-Expedition van Dr. Wil- helm Müller.” Het bericht ging verge- zeld met opmerkelijk pünktliche infor- matie: verzameld op 9 maart 1909, ten westen van Kaap Beechey. In de bibliotheek van het Instituut voor Taal-, Land- en Volkenkunde in Leiden vond Thieme een kopie van het originele reisverslag van de expe- ditie naar Nieuw-Brittannië. Een deel- nemer aan de onderzoekingstocht be- schrijft daarin de ruilhandel met de inheemse bevolking. Het expeditie- schip was geland bij een riviermon- ding. Ongewapende matrozen brach- ten al wadend door het ondiepe water ruilgiften naar de inboorlingen aan de overkant van de rivier, die op hun beurt voorouderschedels, dansmas- kers, speren, schilden en knotsen voor de matrozen op de grond neer- legden. Het wantrouwen aan beide kanten was groot: op de ene oever stonden de expeditieleden met gela- den geweren in de aanslag en op de andere oever hielden mannen met speren en knotsen het handelsver- keer in de gaten. Thieme: „Dat ver- haal is nu onlosmakelijk aan het schild verbonden. Als ik ernaar kijk, is het alsof ik in een tijdmachine stap.” Thieme (42) handelt in tribale kunst sinds 2000. Zijn passie voor et- nografica ontstond toen hij zich in dienst van de bekende Amsterdamse tatoeëerder Henk Schiffmacher speci- aliseerde in tribale tattoos. Hij reisde naar Samoa, Borneo en andere exoti- sche oorden om ter plekke onderzoek te doen naar de originele tatoeages van inheemse culturen. Toen bleek dat hij de etnografische voorwerpen die hij op Borneo kocht in Amsterdam met aantrekkelijke winst kon verko- pen, opende hij een galerie op de Spiegelgracht. Thieme: „Voor mijn ge- voel ben ik via de keuken de etnografi- cawereld binnengekomen. Mijn eigen tattoos hebben daar zeker bij gehol- pen. Daardoor ontmoette ik mensen die de geheimen van hun cultuur met me wilden delen.” In tien jaar tijd heeft Thieme een naam opgebouwd als antiquair met een bijzondere interesse in histori- sche etnografica. Hij stond al eens op Tefaf in Maastricht en als enige hande- laar uit Nederland is hij volgende week uitgenodigd voor Parcours des Mondes in Parijs. Zestig van de beste etnograficahandelaren uit de wereld staan dan zes dagen in galeries in en rond de Rue de Seine. Er zijn meer goede handelaren in Nederland, zegt Thieme bescheiden. „Wat heeft geholpen is dat ik me heb gespecialiseerd in Oceanië en Indone- sië en daar is behoefte aan in Parijs.” Een uitgebreid artikel over de ontdek- king van de herkomst van het schild van Wolkers staat in kunst- en antiekmaga- zine Vind nr. 11. Parcours des Mondes, 10 t/m 15 sept. in Parijs. Inl: www.parcours-des-mondes.com Antiquair Michel Thieme met een krijgsschild uit Nieuw-Brittannië, dat stamt uit de collectie van schrijver Jan Wolkers. Kunst markt Winterlandschap van Fredrik Marinus Kruseman olieverfschilderij uit 1846 met een formaat van 25,3×30,5 cm. Op 12 september te koop op een veiling van negentiende-eeuwse schilderkunst bij Christie’s in Londen. Richtprijs 8.000-12.000 pond (9.400-14.000 euro). Bijzonderheid Fredrik Marinus Kruseman komt uit een kunste- naarsgeslacht. Hij is vooral bekend van zijn romantische landschappen: ijstaferelen, molens, veel struweel. Zijn oeuvre is naar schatting 300 tot 350 schilderijen groot. Een groter formaat wintertafereel bracht vier geleden bij Sotheby’s in Amster- dam 516.000 euro op. Goedekoop?FrankBuunk,eige- naarvanSimonisBuunkKunst- handelinEde:„Ikgaerzelfop bieden.Dus:ja,goedekoop.Het iseenvroegeKruseman,diezijn mindergeliefd.Maarikbengeen fanvanzijnlaterebonbondoos- achtigelandschappen. Mijtezoet. Watikmooivindaan ditdoek? Kijknaardiemolen.Nogeenpaar nachtjesvorstenhijvaltom.” Door mijn tattoos ontmoette ik mensen die de geheimen van hun cultuur met me wilden delen Uitnodiging voor taxatiedagen voor onze herfstveilingen oude meesters en meesters van de 19e eeuw, sierkunsten, zilver, moderne kunst, hedendaagse kunst, fotografie, Aziatische kunst Contact: +31-(0)649 318 660 of vanpruissen@lempertz.com Brussel tel. +32-2-514 05 86 www.lempertz.com Advertentie FOTOMERLIJNDOOMERNIK
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    10 SEPT 13 Quotidien OJD: 486296 Surface approx. (cm²) : 225 Page 1/1 0b78b5425500d903e2684014350135d12a957b39514b3f5 TRIBALART 0566147300507/GLB/AJR/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations L'AGENDA Par Fabien Randanne IQ n La halte parisienne dè France Lymphome Espoir Le lymphome est le premier cancer chez les adolescents et les jeunes adultes Chaque annee, 14000 nouveaux patients sont diagnostiqués Parce que le dépistage de cette maladie n'est pas possible, il est nécessaire de repérer des symptômes qui doivent inciter à consulter un spécialiste C'est donc pour informer et sensibiliser le public que le bus de I association France Lymphome Espoir fait halte aujourd'hui à Paris Entrée libre. Le bus est installe de 10 h à 18 h, sur la place de l'Hôtel- de-ville, esplanade de la Libération, Parisx. M°Hôtel-de-Ville. 15 M Un salon dédié aux arts premiers Une soixantaine de galenstes, venus du monde entier et spécialisés dans les arts d'Afrique, d Asie, des Amériques et d'Océanie sont réunis à partir d aujourd nui, et jusqu'à dimanche au salon Parcours des mondes Une occasion rêvée pour les amateurs d arts premiers de profiter de cette concentration d œuvres et de spécialistes dans le quartier des Beaux-arts de Saint- Germain-des-Prés Accès libre. De 15 h à 21 h (de ll h à 19 h de mercredi à samedi et de 11 h à 17 h dimanche), dans le quartier de Samt-Germam-des-Prés, Paris b. M° Odéon, www.parcours-paris.eu. 18 h Un cours de tricot géant et gratuit Une maille a I endroit, une maille a I envers. Le site Internet Knit Spirit anime ce mardi soir durant deux heures, un cours de tricot géant gratuit (il faut cependant payer une conso). Il vous suffit d amener vos aiguilles, crochets et pelotes de laine Les tricoteurs et tricoteuses débutants sont les bienvenus Entree libre. De 18 h à 20 h, à La Penderie Restaurant, 17, rue Etienne- Marcel, Paris 1. M° Etienne-Marcel. 18 M La jeunesse d'Egypte au-delà des clichés Comment la révolution a-t-elle changé lavie des jeunes Egyptiens9 C'est I une des questions abordées par le travail de la photojournaliste belge Pauline Beugnies, dont une partie est exposée à I Institut de recherches et d'études Méditerranée Moyen-Orient, jusqu au 23 novembre Les cliches ont été pris entre novembre 2010 et février 2012, e est-à-dire avant, pendant et après le soulèvement du peuple égyptien Accès libre, vernissage à 18 h, à l'iReMMO 7, rue Basse-des-Carmes, Paris 5*. M° Maubert-Mutualité. 19 h 3O Le FestivBal Folk rythme lesquais de Seine Entrez dans la danse! Lassociation Quais de Seine vous invite a rejoindre son bal au bord de l'eau et à esquisser quèlques pas de danses traditionnelles de diverses époques Un rendez-vous qui rassemble toutes les générations Entrée libre. De 19h30 a 23h30, quai Saint-Bernard, Paris 5°. M°Jussieu ou Gare-d'Austerlitz 2O H 3O Kaspar Hauser sur une plage électro A I issue de la projection en avant- première de La Legende de Kaspar Hauser, variation (très] libre autour de l'histoire de celui qui fut surnommé « I orphelin de I Europe » au XIXe siècle, le public pourra poser ses questions au réalisateur Davide Manuli, a I actrice Silva Calderoni et à I artiste électro Vitalic, qui signe la bande originale Tarif : 10,70€ (hors réduction ou carte d'abonnement]. A 20 h 30, au MK2 Bibliothèque, 129-162 avenue de France, Paris 13e . M° Bibliothèque-François-Mitterrand.
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    DIRECT MATIN 10SEPT 13 Quotidien OJD : 534380 Surface approx. (cm²) : 12 N° de page : 16 Page 1/1 997765465530c709d2d14be4130ee5852da5953581eb303 TRIBALART 5336147300501/XTT/MAG/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations LESARTSPREMIERS S'AFFICHENTÀSAINT- GERMAIN-DES-PRÉS Pendant six jours, le Salon international des arts premiers va s'emparer du quartier des Beaux- Arts de Saint-Germain-des-Prés. Parcours des Mondes présente différents espaces dédiés aux cultures tribales avec le concours d'une soixantaine de galeries d'arts premiers. Au menu : expositions photographiques et présentations de statues, parures et de bijoux.