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Fiche de lecture :
« L’ur a is e fa e aux villes a ie es »
Gustavo Giovannoni.
Luc VERQUIN.
Sommaire.
I. Prése tatio de l’auteur.
II. Co texte de l’œuvre.
III. Le o te u et les idées de l’ouvrage.
IV. Conclusion et préconisations.
V. Avis personnel
Passez en mode diaporama (F5) et
naviguez via le menu
I. Présentation de l’auteur.
Gustavo Giovannoni (Rome 1873 – 1947), est l’u des grands instigateurs
de la vision urbanistique moderne. Il a exercé les professions d’a hite te
et ingénieur, se rapprochant des professions contemporaines d’« archi-
tecte urbaniste » et « ingénieur en génie civil ». Il a étudié à l’E ole d’appli atio des
ingénieurs de Rome, obtenant son diplôme en architecture et sciences de la
construction en 1895.
Il a travaillé sur la question de l’h gi e, à la recherche antisismique et à l’h d auli ue
qui sont ses principaux domaines, avec une spécialisation au sein de l’E ole supérieure
d’h gi e publique, puis dans le domaine de l’histoi e de l’a t, voyant de plus en plus la
ville comme un ensemble, surtout d’u point de vue artistique. Dans cette continuité, il
étudie l’histoi e de l’a t médiévale et moderne à la faculté de lettres de Rome, et
diversifie sa compétence linguistique (français et allemand) dans le but de limiter toute
contrainte à sa vision qui s’ te d à l’i te atio al. De 1927 à 1935, Giovannoni dirige
l’E ole d’a hite tu e de Rome et devient de fait l'un des principaux promoteurs de la
première faculté d'architecture italienne. Au sein du cursus d’e seig e e t, les
disciplines d’ tudes diverses sont regroupées, telles que les sciences de l’i g ieu , de
l’u a is e, l’e seig e e t artistique, l’histoi e de l’a t et de l’a hite tu e, la
conservation et restauration patrimoniale, témoignant d’u e approche pluridisciplinaire,
et devient le pionnier d’u e véritable conscience ancrée dans la durabilité et les
perspectives à long terme, encore présente aujou d’hui dans les esprits des urbanistes.
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Giovannoni considère donc que l’a hite tu e et l’histoi e des arts, sont étroitement
liés et indissociables dans l’a al se. Il devient enseignant en architecture en 1905,
par sa volonté de faire partager son point de vue, et rejoint et anime l’asso iatio
d’a ateu s de l’a t et de l’a hite tu e en 1906.
Toujours dans l’opti ue d’i fo e et d’ du ue , Giovannoni est l’i stigateu des
premières revues en matière d’a hite tu e. Il fonde avec Marcello Piacentini
« Architecture et arts décoratifs » (Architettura e Arti decorative) en 1921, et crée la
première revue d’histoi e de l’a hite tu e « Palladio », en 1937. Il est l’u e des
figures emblématique de la première Conférence internationale sur la conservation
et la restauration des monuments historiques d’Ath es de 1931, à tel point u’il
influe sur le système italien (la loi de 1939 sur la défense des beautés naturelles est
inspirée par sa réflexion et est à l’o igi e de la loi italienne sur l’u a is e du 2
juillet 1942.
Il rejoint le conseil supérieur d'antiquité et beaux-arts (Consiglio superiore di
antichità e belle arti) où il joue un rôle de juge-conseiller en mettant ses idées en
pratique pour la direction des beaux-arts, et le Conseil exécutif de la Société
Romaine philologique (Société Romana philologique). Membre de nombreuses
institutions, Giovannoni a fortement marqué son époque sa volonté ferme de servir
ses principes l’a parfois associé aux idéaux fascistes, bien que ’a a t jamais prôné
les intérêts fascistes face à ses principes en période de guerre, ce qui explique la
réédition tardive de ses écrits en 1998, jus u’alo s éclipsés avec la guerre.
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II. Contexte de l’œuvre.
L’urba is e face aux villes anciennes, traduction de « Vecchie città ed edilizia nuova »
est publié en 1931, durant « l’e t e-deux guerres ». Sa réédition en 1998 comporte une
introduction rédigée par François Choay (historienne des théories et des formes
urbaines et architecturales, auteure de « L’u a is e, utopies et réalités »), présentant
le livre comme un véritable tournant à la fois dans la carrière et dans la pensée de
GIovannoni, et omme la synthèse de tous sa travaux antérieurs. Le contexte d’ap s-
guerre dans lequel se trouve l’Eu ope, après un bilan de dégâts matériels importants, à
l’ po ue de la publication de ce livre (1931), interroge sur le développement des notions
d’u a is e : nécessité de reconstruire les villes, de relancer. L’ouv age est donc un
élément de réponse aux problématiques de l’ po ue et aux besoins démographiques.
L’a e de publication de l’ouv age correspond à la tenue de la Conférence d’Ath es de
1931, où sa participation ’a pas permis la prise en compte de ses idéaux urbanistiques.
Jus u’e 1998, ses travaux ’au o t jamais été pris en considération, mais l’ e ge e
de son apport à une époque où les questionnements sur l’a age e t du territoire,
dans un contexte de transition urbaine effectuée, prouve le caractère avant-gardiste de
ses idées. À ses dernières avaient jus u’alo s été préféré le renouvellement urbain que
l’o connaît dans un contexte d’ap s-guerre, où la patrimonialisation est devenu un
processus omniprésent au sein des pays développés. La pluridisciplinarité ’ tait alors
pas de rigueur, et la ville avait tendance à être pensée de manière sectorielle.
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III. Le o te u et les idées de l’ouvrage.
Giovannoni traite dans un premier temps du développement des villes, dénonçant de
mauvaises pratiques dans le renouveau opéré du fait des besoins émergents, par
rapport à la morphologie des villes anciennes. À travers cette critique, menée
notamment auprès des politiques en vigueur, il développe deux visions des rapports
entre villes anciennes et villes modernes : le renouvellement urbain ne doit pas être
opéré de la même manière d’u e ville à l’aut e.
Les structures anciennes rendent difficile la réorganisation urbaine et introduisent une
problématique quant à la conservation de monuments et du patrimoine. Il estime que
la perte d’u e telle richesse ’est pas envisageable, mais aussi u’il est impossible
d’alle à l’e o t e du changement du « progrès ».
La conciliation du renouveau urbain et patrimoine historique est envisageable en
tenant compte des besoins de la ville dans l’espa e sujet à renouvellement, à partir
d’u e réflexion au sein de laquelle seront intégrés les moyens et techniques à employer.
Tout projet urbain doit, selon lui, se concentrer sur une échelle préalablement définie.
La mise en contexte et le diagnostic sont dont très importants.
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Dans le deuxième chapitre, Giovannoni parle des caractéristiques des villes anciennes,
toutes nées d’u noyau : les villes européennes correspondent à un schéma
s’a ti ula t autour d’u centre historique, mais ce dernier a quand-même un
caractère évolutif, du fait de son renouvellement constant et des transformations
uniformes d’u e ville à l’aut e, causées par divers phénomènes comme l’ volutio
démographique et l’ e ge e de nouveaux besoins.
Les monuments, l’o ga isatio des rues, sont à analyser, dans la perspective d’u
diagnostic, comme une dimension temporelle de la ville. L’a h t pe de la ville
européenne née de l’a ti uit , présente un plan en damier plus ou moins régulier et
symétrique selon la topologie, quadrillant ainsi les différents quartiers et définissant
les plus grandes voies de circulation comme les points cardinaux, et possède un centre
administratif. L’o ie tatio des monuments dépend d’ailleu s du contexte religieux.
Les villes du Moyen-Âge sont cependant moins quadrillées, moins organisées. Sa
localisation diffère selon les époques (dans les plaines et près des voies fluviales
durant l’a ti uit , en hauteur durant l’ po ue médiévale). Dans tous les cas, on
assiste à une forme de développement radioconcentrique.
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Par la suite, Giovannoni analyse la « ville moderne » et ses caractéristiques, comme
ayant acquis des spécificités à partir du XIXème siècle, début de transition
démographique dans les grandes villes. Cet accroissement a été à l’o igi e de nombreux
problèmes posés par l’agglo atio et les moyens de communication. L’auteu
dénonce le technicisme et les finances publiques et privées comme moteurs principaux
du développement, urbain, faisant l’i passe sur la vision traditionnelle de l’u a iste et
de l’a hite te, bien que reconnaissant l’esth tis e de certaines réalisations isolées (La
Bavaria de Munich, les travaux d’Hauss a . Les principales caractéristiques
demeurent de grands réseaux de commerce et d’app ovisio e e t (gares ferroviaires,
entrepôts…), développement des infrastructures de transport en fonction des véhicules
et de leur vitesse, forte sectorisation du bâti notamment à travers l’ ta lisse e t de
villes satellites, implantation de réseaux techniques et organisation des services publics,
développement de jardins à l’i t ieu de la ville et parcs en périphérie, ampleur des
espaces et vitesse de déplacement, zonage des activités. Le coût de ces transformations
est élevé, et l’auteu déplore la faible plus-value apportée, profitant moins à la
municipalité u’au acteurs du privé. Au-delà, de fortes nuisances sont pointées du
doigt (congestion urbaine, pollution sonore etc.), et l’utilisatio des transports en
commun est prônée pour désengorger les voies ayant atteint leur « seuil de
saturation ». Concernant la place de l’esth tis e, Giovannoni critique l’ e ge e des
théories matérialistes, dont la construction verticale uniformisée, et appelle à imaginer
l’a t dans l’u a is e et l’a hite tu e comme un schéma permettant d’e visage des
possibilités spatiales à travers symbolisme, couleurs, et formes.
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Ainsi, il souhaite donner une âme, un esprit artistique, dans la bâti émergent.
L’app o he giovannonienne, fondamentalement urbanistique, propose une conception
du patrimoine urbain qui se dissocie du monument historique et du registre de la
conservation. Ceci amène donc à ne pas confondre projet d’u a is e et projet de
conservation. L’e ista t doit être pris en charge dans les opérations d’a age e t
urbain, il s’agit d’u e forme de contextualisation. La ville contemporaine est alors
conceptualisée comme un ensemble marqué par les ruptures et les discontinuités, et
Giovanonni appelle à penser l’a ti ulatio entre le nouveau et l’a ie , donc à prendre
en considération le patrimoine urbain.
Dans l’ouv age, Giovannoni revisite les façons de concevoir le travail sur la ville par un
urbanisme moderne, à travers le patrimoine comme « catalyseur dans la création d’u
nouvel organisme urbain ». L’a al se du potentiel d’u lieu et l’i t g atio de la prise
en charge du patrimoine existant, jouant un rôle fondamental dans les transformations
urbaines qui font face à l’a l atio de la métropolisation, permet de faire face à un
urbanisme faisant table rase sur l’e ista t et privilégiant le fonctionnalisme que connaît
l’u a is e moderne. Cette forme d’i te d pe da e entre projet urbain et bâti
existant apporte une vision plus pragmatique de l’u a is e.
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IV. Conclusion et préconisations.
L’ouv age se conclut sur une liste de préconisations qui fait la synthèse de l’e se le
des points évoqués :
- Abolir la séparation entre plan d’e te sio urbain et plan de renouvellement
interne.
- Donner une autonomie à toutes les municipalités en termes d’a age e t.
- Mettre en place un schéma directeur global pour une meilleure cohérence
territoriale, en faisant la distinction avec un aménagement parcellaire.
- Procéder à un renversement économique pour inciter un retour vers le centre-ville,
et revoir les termes de l’e p op iatio .
- Mettre en place des organismes autonomes et spécialisés, chargés des différents
volets intervenant dans les plans régulateurs.
- Etablir un cadre permanent de normes qui s’appli ue aie t aux règlements
d’u a is e, qui eux seraient différents d’u e ville à l’aut e.
- Etablir un système administratif clair dans la gestion urbaine, y compris en termes de
subventions.
- Simplifier la procédure d’app o atio des plans régulateurs et schémas directeurs.
- Créer un bureau de l’u a is e pour chaque municipalité.
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V. Avis personnel.
Il est tout d’a o d à préciser que cet ouvrage, malgré son caractère technique certain,
s’est avéré très clair et relativement facile à lire. Il s’agit selon moi de l’u des ouvrages
indispensable à la culture générale de tout urbaniste, pour mener une réflexion à la
ville à la fois cohérente et respectueuse de son héritage.
L’ouv age est très pratique, propose de nombreux exemples et différents plans qui,
malgré les grandes similitudes soulignées dans le développement des villes, soulignent
les particularités inhérentes à chacune d’e t e-elles l’ouv age s’atta de notamment sur
les exemples de Rome, Naples, Cagliari et Pise, mais traite aussi d’e e ples à
l’i te atio al, jus u’au schémas de villes aux Etats-Unis).
À la lecture, on se rend compte que Giovannoni était un visionnaire. Dès 1931, sa vision
de la ville sortait de l’opti ue très sectorielle à laquelle elle était soumise à l’ po ue, au
profit d’u e approche pluridisciplinaire telle u’elle est ancrée dans les projets urbains
contemporains.
Au-delà de cela, on se rend également compte que les préconisations données en fin
d’ouv age tendent vers le système décentralisé, basé sur la concession, que l’o connaît
aujou d’hui. En outre, le retour vers le centre-ville a également été anticipé, avec les
phénomènes de gentrification que l’o a connus au cours des années 1980 et 1990.
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En revanche, l’e se le de l’ouv age ainsi que ses préconisations semblent être d’u e
rigidité ne laissant pas place à l’i e titude quant à une charte des bonnes pratiques.
Je suis fondamentalement d’a o d avec le fait d’e visage l’u a is e dans les villes
centres en fonction de leur patrimoine, justifiant d’u e mise en contexte dans le but de
le mettre en valeur. On sort ainsi de la conception de ville musée au sein de laquelle le
processus de patrimonialisation ne concerne pas uniquement un objet individuel
sacralisé, mais bien une manière de penser la ville de façon à lui procurer une identité,
et d’ intégrer à la fois un aspect fonctionnel et le volet social.
En revanche, la réflexion ’i t g e pas assez la notion de durabilité. Nous sommes ici
sur une vision axée sur le beau et le fonctionnel. Seulement, le progrès en ville passera
aussi par la concession, notion à laquelle l’ouv age ne laisse que peu de place. L’auteu
renie la notion de verticalité qui est, selon moi, l’u e des réponses aux nuisances que
connaît et que constitue la ville.
De surcroît, l’a t et l’a hite tu e sont aussi à concevoir avec les mutations sociales.
Comme souligné par l’auteu , la ville, de même que l’a t, évolue et est façonnée en
permanence. L’aspe t fonctionnel ne doit pas, dans une certaine mesure, être éclipsé
par le « beau ». En ce sens et entre autres, la critique adressée à Le Corbusier, lorsque
l’o connaît son œuv e, me semble beaucoup trop aiguisée. L’h itage se met en valeur,
mais pas au détriment du bien-être.
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  • 1. Fiche de lecture : « L’ur a is e fa e aux villes a ie es » Gustavo Giovannoni. Luc VERQUIN.
  • 2. Sommaire. I. Prése tatio de l’auteur. II. Co texte de l’œuvre. III. Le o te u et les idées de l’ouvrage. IV. Conclusion et préconisations. V. Avis personnel Passez en mode diaporama (F5) et naviguez via le menu
  • 3. I. Présentation de l’auteur. Gustavo Giovannoni (Rome 1873 – 1947), est l’u des grands instigateurs de la vision urbanistique moderne. Il a exercé les professions d’a hite te et ingénieur, se rapprochant des professions contemporaines d’« archi- tecte urbaniste » et « ingénieur en génie civil ». Il a étudié à l’E ole d’appli atio des ingénieurs de Rome, obtenant son diplôme en architecture et sciences de la construction en 1895. Il a travaillé sur la question de l’h gi e, à la recherche antisismique et à l’h d auli ue qui sont ses principaux domaines, avec une spécialisation au sein de l’E ole supérieure d’h gi e publique, puis dans le domaine de l’histoi e de l’a t, voyant de plus en plus la ville comme un ensemble, surtout d’u point de vue artistique. Dans cette continuité, il étudie l’histoi e de l’a t médiévale et moderne à la faculté de lettres de Rome, et diversifie sa compétence linguistique (français et allemand) dans le but de limiter toute contrainte à sa vision qui s’ te d à l’i te atio al. De 1927 à 1935, Giovannoni dirige l’E ole d’a hite tu e de Rome et devient de fait l'un des principaux promoteurs de la première faculté d'architecture italienne. Au sein du cursus d’e seig e e t, les disciplines d’ tudes diverses sont regroupées, telles que les sciences de l’i g ieu , de l’u a is e, l’e seig e e t artistique, l’histoi e de l’a t et de l’a hite tu e, la conservation et restauration patrimoniale, témoignant d’u e approche pluridisciplinaire, et devient le pionnier d’u e véritable conscience ancrée dans la durabilité et les perspectives à long terme, encore présente aujou d’hui dans les esprits des urbanistes. Retour au sommaire
  • 4. Giovannoni considère donc que l’a hite tu e et l’histoi e des arts, sont étroitement liés et indissociables dans l’a al se. Il devient enseignant en architecture en 1905, par sa volonté de faire partager son point de vue, et rejoint et anime l’asso iatio d’a ateu s de l’a t et de l’a hite tu e en 1906. Toujours dans l’opti ue d’i fo e et d’ du ue , Giovannoni est l’i stigateu des premières revues en matière d’a hite tu e. Il fonde avec Marcello Piacentini « Architecture et arts décoratifs » (Architettura e Arti decorative) en 1921, et crée la première revue d’histoi e de l’a hite tu e « Palladio », en 1937. Il est l’u e des figures emblématique de la première Conférence internationale sur la conservation et la restauration des monuments historiques d’Ath es de 1931, à tel point u’il influe sur le système italien (la loi de 1939 sur la défense des beautés naturelles est inspirée par sa réflexion et est à l’o igi e de la loi italienne sur l’u a is e du 2 juillet 1942. Il rejoint le conseil supérieur d'antiquité et beaux-arts (Consiglio superiore di antichità e belle arti) où il joue un rôle de juge-conseiller en mettant ses idées en pratique pour la direction des beaux-arts, et le Conseil exécutif de la Société Romaine philologique (Société Romana philologique). Membre de nombreuses institutions, Giovannoni a fortement marqué son époque sa volonté ferme de servir ses principes l’a parfois associé aux idéaux fascistes, bien que ’a a t jamais prôné les intérêts fascistes face à ses principes en période de guerre, ce qui explique la réédition tardive de ses écrits en 1998, jus u’alo s éclipsés avec la guerre. Retour au sommaire
  • 5. II. Contexte de l’œuvre. L’urba is e face aux villes anciennes, traduction de « Vecchie città ed edilizia nuova » est publié en 1931, durant « l’e t e-deux guerres ». Sa réédition en 1998 comporte une introduction rédigée par François Choay (historienne des théories et des formes urbaines et architecturales, auteure de « L’u a is e, utopies et réalités »), présentant le livre comme un véritable tournant à la fois dans la carrière et dans la pensée de GIovannoni, et omme la synthèse de tous sa travaux antérieurs. Le contexte d’ap s- guerre dans lequel se trouve l’Eu ope, après un bilan de dégâts matériels importants, à l’ po ue de la publication de ce livre (1931), interroge sur le développement des notions d’u a is e : nécessité de reconstruire les villes, de relancer. L’ouv age est donc un élément de réponse aux problématiques de l’ po ue et aux besoins démographiques. L’a e de publication de l’ouv age correspond à la tenue de la Conférence d’Ath es de 1931, où sa participation ’a pas permis la prise en compte de ses idéaux urbanistiques. Jus u’e 1998, ses travaux ’au o t jamais été pris en considération, mais l’ e ge e de son apport à une époque où les questionnements sur l’a age e t du territoire, dans un contexte de transition urbaine effectuée, prouve le caractère avant-gardiste de ses idées. À ses dernières avaient jus u’alo s été préféré le renouvellement urbain que l’o connaît dans un contexte d’ap s-guerre, où la patrimonialisation est devenu un processus omniprésent au sein des pays développés. La pluridisciplinarité ’ tait alors pas de rigueur, et la ville avait tendance à être pensée de manière sectorielle. Retour au sommaire
  • 6. III. Le o te u et les idées de l’ouvrage. Giovannoni traite dans un premier temps du développement des villes, dénonçant de mauvaises pratiques dans le renouveau opéré du fait des besoins émergents, par rapport à la morphologie des villes anciennes. À travers cette critique, menée notamment auprès des politiques en vigueur, il développe deux visions des rapports entre villes anciennes et villes modernes : le renouvellement urbain ne doit pas être opéré de la même manière d’u e ville à l’aut e. Les structures anciennes rendent difficile la réorganisation urbaine et introduisent une problématique quant à la conservation de monuments et du patrimoine. Il estime que la perte d’u e telle richesse ’est pas envisageable, mais aussi u’il est impossible d’alle à l’e o t e du changement du « progrès ». La conciliation du renouveau urbain et patrimoine historique est envisageable en tenant compte des besoins de la ville dans l’espa e sujet à renouvellement, à partir d’u e réflexion au sein de laquelle seront intégrés les moyens et techniques à employer. Tout projet urbain doit, selon lui, se concentrer sur une échelle préalablement définie. La mise en contexte et le diagnostic sont dont très importants. Retour au sommaire
  • 7. Dans le deuxième chapitre, Giovannoni parle des caractéristiques des villes anciennes, toutes nées d’u noyau : les villes européennes correspondent à un schéma s’a ti ula t autour d’u centre historique, mais ce dernier a quand-même un caractère évolutif, du fait de son renouvellement constant et des transformations uniformes d’u e ville à l’aut e, causées par divers phénomènes comme l’ volutio démographique et l’ e ge e de nouveaux besoins. Les monuments, l’o ga isatio des rues, sont à analyser, dans la perspective d’u diagnostic, comme une dimension temporelle de la ville. L’a h t pe de la ville européenne née de l’a ti uit , présente un plan en damier plus ou moins régulier et symétrique selon la topologie, quadrillant ainsi les différents quartiers et définissant les plus grandes voies de circulation comme les points cardinaux, et possède un centre administratif. L’o ie tatio des monuments dépend d’ailleu s du contexte religieux. Les villes du Moyen-Âge sont cependant moins quadrillées, moins organisées. Sa localisation diffère selon les époques (dans les plaines et près des voies fluviales durant l’a ti uit , en hauteur durant l’ po ue médiévale). Dans tous les cas, on assiste à une forme de développement radioconcentrique. Retour au sommaire
  • 8. Par la suite, Giovannoni analyse la « ville moderne » et ses caractéristiques, comme ayant acquis des spécificités à partir du XIXème siècle, début de transition démographique dans les grandes villes. Cet accroissement a été à l’o igi e de nombreux problèmes posés par l’agglo atio et les moyens de communication. L’auteu dénonce le technicisme et les finances publiques et privées comme moteurs principaux du développement, urbain, faisant l’i passe sur la vision traditionnelle de l’u a iste et de l’a hite te, bien que reconnaissant l’esth tis e de certaines réalisations isolées (La Bavaria de Munich, les travaux d’Hauss a . Les principales caractéristiques demeurent de grands réseaux de commerce et d’app ovisio e e t (gares ferroviaires, entrepôts…), développement des infrastructures de transport en fonction des véhicules et de leur vitesse, forte sectorisation du bâti notamment à travers l’ ta lisse e t de villes satellites, implantation de réseaux techniques et organisation des services publics, développement de jardins à l’i t ieu de la ville et parcs en périphérie, ampleur des espaces et vitesse de déplacement, zonage des activités. Le coût de ces transformations est élevé, et l’auteu déplore la faible plus-value apportée, profitant moins à la municipalité u’au acteurs du privé. Au-delà, de fortes nuisances sont pointées du doigt (congestion urbaine, pollution sonore etc.), et l’utilisatio des transports en commun est prônée pour désengorger les voies ayant atteint leur « seuil de saturation ». Concernant la place de l’esth tis e, Giovannoni critique l’ e ge e des théories matérialistes, dont la construction verticale uniformisée, et appelle à imaginer l’a t dans l’u a is e et l’a hite tu e comme un schéma permettant d’e visage des possibilités spatiales à travers symbolisme, couleurs, et formes. Retour au sommaire
  • 9. Ainsi, il souhaite donner une âme, un esprit artistique, dans la bâti émergent. L’app o he giovannonienne, fondamentalement urbanistique, propose une conception du patrimoine urbain qui se dissocie du monument historique et du registre de la conservation. Ceci amène donc à ne pas confondre projet d’u a is e et projet de conservation. L’e ista t doit être pris en charge dans les opérations d’a age e t urbain, il s’agit d’u e forme de contextualisation. La ville contemporaine est alors conceptualisée comme un ensemble marqué par les ruptures et les discontinuités, et Giovanonni appelle à penser l’a ti ulatio entre le nouveau et l’a ie , donc à prendre en considération le patrimoine urbain. Dans l’ouv age, Giovannoni revisite les façons de concevoir le travail sur la ville par un urbanisme moderne, à travers le patrimoine comme « catalyseur dans la création d’u nouvel organisme urbain ». L’a al se du potentiel d’u lieu et l’i t g atio de la prise en charge du patrimoine existant, jouant un rôle fondamental dans les transformations urbaines qui font face à l’a l atio de la métropolisation, permet de faire face à un urbanisme faisant table rase sur l’e ista t et privilégiant le fonctionnalisme que connaît l’u a is e moderne. Cette forme d’i te d pe da e entre projet urbain et bâti existant apporte une vision plus pragmatique de l’u a is e. Retour au sommaire
  • 10. IV. Conclusion et préconisations. L’ouv age se conclut sur une liste de préconisations qui fait la synthèse de l’e se le des points évoqués : - Abolir la séparation entre plan d’e te sio urbain et plan de renouvellement interne. - Donner une autonomie à toutes les municipalités en termes d’a age e t. - Mettre en place un schéma directeur global pour une meilleure cohérence territoriale, en faisant la distinction avec un aménagement parcellaire. - Procéder à un renversement économique pour inciter un retour vers le centre-ville, et revoir les termes de l’e p op iatio . - Mettre en place des organismes autonomes et spécialisés, chargés des différents volets intervenant dans les plans régulateurs. - Etablir un cadre permanent de normes qui s’appli ue aie t aux règlements d’u a is e, qui eux seraient différents d’u e ville à l’aut e. - Etablir un système administratif clair dans la gestion urbaine, y compris en termes de subventions. - Simplifier la procédure d’app o atio des plans régulateurs et schémas directeurs. - Créer un bureau de l’u a is e pour chaque municipalité. Retour au sommaire
  • 11. V. Avis personnel. Il est tout d’a o d à préciser que cet ouvrage, malgré son caractère technique certain, s’est avéré très clair et relativement facile à lire. Il s’agit selon moi de l’u des ouvrages indispensable à la culture générale de tout urbaniste, pour mener une réflexion à la ville à la fois cohérente et respectueuse de son héritage. L’ouv age est très pratique, propose de nombreux exemples et différents plans qui, malgré les grandes similitudes soulignées dans le développement des villes, soulignent les particularités inhérentes à chacune d’e t e-elles l’ouv age s’atta de notamment sur les exemples de Rome, Naples, Cagliari et Pise, mais traite aussi d’e e ples à l’i te atio al, jus u’au schémas de villes aux Etats-Unis). À la lecture, on se rend compte que Giovannoni était un visionnaire. Dès 1931, sa vision de la ville sortait de l’opti ue très sectorielle à laquelle elle était soumise à l’ po ue, au profit d’u e approche pluridisciplinaire telle u’elle est ancrée dans les projets urbains contemporains. Au-delà de cela, on se rend également compte que les préconisations données en fin d’ouv age tendent vers le système décentralisé, basé sur la concession, que l’o connaît aujou d’hui. En outre, le retour vers le centre-ville a également été anticipé, avec les phénomènes de gentrification que l’o a connus au cours des années 1980 et 1990. Retour au sommaire
  • 12. En revanche, l’e se le de l’ouv age ainsi que ses préconisations semblent être d’u e rigidité ne laissant pas place à l’i e titude quant à une charte des bonnes pratiques. Je suis fondamentalement d’a o d avec le fait d’e visage l’u a is e dans les villes centres en fonction de leur patrimoine, justifiant d’u e mise en contexte dans le but de le mettre en valeur. On sort ainsi de la conception de ville musée au sein de laquelle le processus de patrimonialisation ne concerne pas uniquement un objet individuel sacralisé, mais bien une manière de penser la ville de façon à lui procurer une identité, et d’ intégrer à la fois un aspect fonctionnel et le volet social. En revanche, la réflexion ’i t g e pas assez la notion de durabilité. Nous sommes ici sur une vision axée sur le beau et le fonctionnel. Seulement, le progrès en ville passera aussi par la concession, notion à laquelle l’ouv age ne laisse que peu de place. L’auteu renie la notion de verticalité qui est, selon moi, l’u e des réponses aux nuisances que connaît et que constitue la ville. De surcroît, l’a t et l’a hite tu e sont aussi à concevoir avec les mutations sociales. Comme souligné par l’auteu , la ville, de même que l’a t, évolue et est façonnée en permanence. L’aspe t fonctionnel ne doit pas, dans une certaine mesure, être éclipsé par le « beau ». En ce sens et entre autres, la critique adressée à Le Corbusier, lorsque l’o connaît son œuv e, me semble beaucoup trop aiguisée. L’h itage se met en valeur, mais pas au détriment du bien-être. Retour au sommaire