FORMATION SUR LA PRATIQUE DE L’AUDIT
INTERNE
Objectifs de la formation
 Comprendre la définition et les objectifs de
l’audit;
 Comprendre la démarche de l’auditeur chargé
d’émettre une opinion motivée sur la qualité de
l’information, l’efficacité des systèmes
d’organisation et de contrôle;
 Acquérir une méthodologie d’audit opérationnel
et en maîtriser les techniques spécifiques;
 Maîtriser les principes fondamentaux de l’audit
interne et réfléchir sur l’évolution de la fonction
d’audit interne;
 Analyser les problèmes de fonds et de forme
posés par l’élaboration de la démarche d’audit
comptable et financier.
CONTENU DE LA FORMATION
Chap.1. Le concept d’audit
Chap.2. L’audit et le concept de contrôle
Chap.3. Les développements actuels des concepts
d’audit et de contrôle interne
Chap.4. Le déroulement de la mission d’audit
Chap.5. La réalisation d’une mission de l’audit
interne opérationnel
Chap.6. La pratique de l’ audit financier par
l’auditeur interne
Chap. 7. La démarche de l’ audit financier
CHAPITRE 1. CONCEPT D’AUDIT
 Le verbe «TO AUDIT» désigne l’action d’auditer,
 Les noms « AUDIT » et « AUDITING » désignent
l’activité d’audit et,
 Le qualificatif « AUDITOR » désigne la personne qui
entreprend cette action ou qui en fait son activité.
 Ces expressions sont bien des expressions
anglaises qui possèdent des origines
sémantiques en latin. Auditeur, audition,
auditionner, auditorat et auditorium sont par
contre des mots français.
 Le mot audit vient du verbe audire qui, en
latin classique, avait pour sens : entendre,
entendre par oui-dire, écouter, être élève,
être disciple, suivre les vues de quelqu’un.
 Ainsi, le mot auditeur désignait à l’origine
la personne à qui les comptes d’une
entreprise étaient lus.
 Le verbe classique auscultare, devenu en
bas-latin ‘’ascolter’’, écouter et ausculter,
est venu nourrir le sens d’auditer, d’une
part par le sème écouter, d’autre part par
le sème ausculter.
 Actuellement, le mot audit est introduit
dans le vocabulaire français.
 L’histoire nous enseigne :
 que toute cité organisée a certainement connu des
systèmes d’information et de contrôle, et des
pratiques de contrôle exercées par des
professionnels.
 l’existence en Europe depuis le 12ème
siècle,
notamment en Angleterre, en France et en Italie, de
professionnels indépendants appelés auditeurs.
 L’audit a été historiquement utilisé pour
désigner l’écoute, l’auscultation, le rapport,
la référence à une règle et le contrôle par
un professionnel indépendant.
 De là nous déduisons différents éléments qui
fondent l’audit, à savoir :
o le contrôle en tant que mode opératoire
consistant à rapprocher deux situations,
o la pratique du contrôle par référence à une
norme,
o l’indépendance professionnelle de l’auditeur.
 Les « auditeurs » du 12ème
siècle réunissaient
bien ces trois éléments mais ils ne pourraient
prétendre au qualificatif d’auditeurs dans le sens
actuel du terme.
 C’est le 19ème
siècle qui donnera naissance à
l’audit actuel en donnant naissance à un
nouveau métier «l’évaluation des systèmes de
gestion des entreprises par des
professionnels indépendants».
 Au sens actuel du terme,l’Audit est une
activité indépendante et objective qui
donne à une organisation une assurance
sur le degré de maîtrise de ses opérations,
lui apporte ses conseils pour les améliorer,
et contribue à créer de la valeur ajoutée.
 Il aide cette organisation à atteindre ses
objectifs en évaluant, par une approche
systématique et méthodique, ses
processus de management des risques,
de contrôle, et de gouvernement
d’entreprise, et en faisant des propositions
pour renforcer leur efficacité.
Types d’audit
Nous distinguons trois types d’audit :
1. L’audit statutaire :c’est celui qui est prévu par les statuts.
2. L’audit externe : c’est celui qui est mené par une personne
indépendante à la société parce que les propriétaires
le veulent ainsi et pas parce que la loi le leur impose.
3. L’audit interne : - c’est celui qui est mené à l’intérieur d’une firme
(ou d’un organisme) par un agent ou service de
- l’organisation auditée.
- Il s’agit d’une activité indépendante d’appréciation
du contrôle des opérations.
- C’est dans ce domaine, un contrôle qui a pour
fonction d’estimer et d’évaluer l’efficacité des
autres
contrôles.
CLASSIFICATION DE L’AUDIT ET DES FONCTIONS ET METIERS
DE CONTROLE ASSIMILABLES A L’AUDIT
 Au delà des audits spécialisés qui correspondent à des
applications de l’audit à des domaines déterminés (audit
des achats, audit du marketing, audit des ressources
humaines, audit de la production, audit informatique, audit
fiscal, audit des assurances, audit juridique,etc.),
La littérature sur l’audit nous fait part de plus d’une
vingtaine de qualificatifs :
•Audit interne
•Audit externe
•Audit comptable
•Audit financier
•Audit comptable et financier
• Audit opérationnel
• Audit organisationnel
• Audit administratif
• Audit de régularité
•Audit de sécurité
• Audit de conformité
• Audit d’efficacité
• Audit de management
• Audit diagnostic
• Audit de direction
• Audit de gestion
• Audit de stratégie
•Audit de performance
• Audit social
• Audit intégré
• Audit général
• Audit global
• Audit qualité
• Audit total.
QUALITES REQUISES POUR UN AUDITEUR
•L’indépendance vis-à-vis des autres intervenants.
Ceci va jouer sur la qualité de son opinion. Si l’auditeur reçoit les honoraires de son
client, dans ce cas l’indépendance totale est quasiment impossible .
•La compétence que doit prouver un auditeur avant de signer le rapport d’audit
est capitale. C’est le principe de qualification.
•L’objectivité. L’auditeur doit avoir une attitude impartiale et dépourvue de
préjugés, et éviter les conflits d’intérêts.
•L’intégrité l’auditeur permet aux autres intervenants d’avoir confiance en lui, de
croire en son opinion.
• L’honnêteté et la discrétion restent également les qualités
qui animent l’auditeur. En effet, l’auditeur consulte divers
documents et d’une grande importance, ce qui explique une
discrétion de l’auditeur et l’objectivité dans sa prise de
décision.
Les objectifs principaux de l’auditeur sont:
L’assistance aux membres de l’entreprise dans
l’exercice efficace de leurs responsabilités.
Dans ce but, l’audit leur fournit :
•Des analyses,
•Des appréciations,
•Des recommandations,
•Des avis et des informations
concernant les activités examinés.
L’examen et l’évaluation de la suffisance et de la
réalité du système de contrôle interne de l’entreprise,
ainsi que la qualité de l’action dans la mise en exécution
des responsabilités assignées.
CONCLUSIONS
A travers les fondements, l’évolution, la définition et les objectifs de l’audit, nous
retenons que :
 l’audit se fonde sur différents éléments entre autres :
 l’objet (le système interne d’information et de contrôle),
 le mode opératoire (la vérification et l’évaluation),
 l’audit interne se positionne comme une activité intérieure à l’entreprise,
 l’indépendance de l’audit (son autonomie) par rapport aux autres unités
opérationnelle est capitale,
 le rôle positif de l’auditeur reste la recherche des solutions (le contrôle
interne) plutôt que l’identification des problèmes (le risque potentiel ou
manifesté),
 la finalité de l’audit est d’aider et d’assister à l’ensemble des membres de
l’entreprise.
 De distinguer entre les donneurs d’ordre (les mandants) qui sont la direction
générale et le conseil d’administration et les clients (ou bénéficiaires) de l’audit
qui sont l’ensemble des services de l’entreprise.
CHAPITRE 2
L’AUDIT ET LE CONCEPT DE CONTROLE
La littérature de contrôle tente d’éclaircir les ambiguïtés et
confusions qui entourent les notions de contrôle, de contrôle interne
et de contrôle de gestion.
Toutefois, les concepts d’audit et de contrôle interne sont intimement
liés. En effet, on ne peut pas approcher l’audit sans appréhender le
contrôle interne.
Si le contrôle interne constitue l’objet de l’audit, l’audit interne
est effectivement une composante de contrôle interne.
Le contrôle interne (plus exactement son contenu) évolue en
fonction des progrès des techniques, des fraudeurs et des auditeurs.
Exemple :
En matière de stocks, une bonne maîtrise était toutefois la
connaissance des quantités et la protection des objets contre
les vols et détériorations, puis est venue la préservation de
leur valeur avec les différentes techniques de valorisation,
la prise en compte de la dégradation due à la durée
de stockage (apparition de la notion de taux de rotation).
Le qualificatif interne s’entend par rapport à l’entreprise.
L’audit interne fait ainsi partie intégrante du système
et processus de contrôle interne. Ce qui n’est pas le cas pour
l’audit externe.
Deux auteurs (Bécour et Bouquin, 1994) l’expliquent en ces
mots :
« l’audit interne apparaît comme une composante du contrôle
interne, puisqu’il concourt à l’objectif du contrôle interne, la
maîtrise de l’entreprise. »
Par là, on entend que l’audit interne est un élément du dispositif
de contrôle interne, dont la mission est de vérifier
ponctuellement le niveau de conformité des contrôles
permanents mis en œuvre par les équipes opérationnelles.
Pour notre part, nous ajoutons que l’auditeur externe concourt
aussi à l’objectif de contrôle interne bien qu’il n’y fait pas partie.
Comment l’auditeur interne peut-il être objet et auteur de contrôle ?
Trois éléments de réponse sont avancés :
• Au sein de toute entreprise, il existe des niveaux et des chaînes
de responsabilités (superposées). A chaque niveau, toute activité
assure et subit un contrôle.
• Chaque fonction de l’entreprise développe les moyens de
maîtrise qui deviendraient objet de vérification.
• L’audit interne, bien qu’il soit une fonction de l’entreprise
au même titre que les autres fonctions, bénéficie d’une mission
de regard, c’est-à-dire de vérification et d’évaluation à l’égard
des autres fonctions.
Nous pouvons présenter la typologie de l’audit au travers quatre critères :
 Le positionnement de l’intervenant par rapport à l’entreprise en
distinguant l’Audit interne de l’Audit externe :
 l’audit interne est exercé par une équipe dépendante de la Direction de
l’entreprise et indépendante des autres organes.
 lorsque l’audit est confié contractuellement à un consultant extérieur à
l’entreprise, on parle d’audit externe.
 La finalité de la mission en distinguant l’Auditeur des autres
intervenants ;
• l’audit interne et l’audit externe s’exercent sur ordre et pour le compte des
dirigeants de l’entreprise auditée. Le premier poursuivant la mission permanente
et l’autre poursuivant la mission contractuelle.
• Les objectifs fondamentaux poursuivis par l’auditeur diffèrent de ceux des
intervenants publics qui tiennent leurs pouvoirs de la loi.
 Le domaine d’intervention de l’Auditeur en distinguant l’Audit
comptable, l’Audit opérationnel de l’Audit de direction ;
Audit comptable ou financier  révision des comptes
Audit opérationnel  contrôle des opérations, systèmes et fonctions
Audit de direction  contrôles complets sur tous les aspects de la
gestion d’une entreprise.
 L’apport de l’Auditeur en distinguant l’Audit de régularité,
l’Audit d’efficacité de l’Audit diagnostic.
Audit de régularité
 vérifier la mise en vigueur des règlements et des
instructions de la direction
 vérifier la régularité des opérations
 vérifier la sincérité des informations
 vérifier la protection des actifs
Audit d’efficacité
 examiner l’adéquation des moyens mis en œuvre par
rapport aux objectifs fixés
 examiner la pertinence des organisations et méthodes
 examiner la rigueur de la gestion et la qualité des
performances
Audit diagnostic
 tester l’adéquation des objectifs aux politiques
 tester l’adéquation des structures aux fins et objectifs
fixés
 tester la qualité des communications et des rapports
sociaux
Auditeur interne Auditeur externe
Statut de
l’intervenant
Dépendant de la Direction
Générale
indépendant
Finalités Sécurité de la Direction
Générale
Sécurité des
actionnaires
Objectifs Régularité et rigueur de
l’information interne
sécurité des personnes et
des biens
Efficacité de la gestion
Régularité et
sincérité de
l’information oubliée
COMPARAISON DES ROLES RESPECTIFS DES AUDITEURS INTERNE ET
EXTERNE
Auditeur
interne
Auditeur externe
Moyens
Négocie son
programme de
travail
 Passe le contrôle
interne en revue
pour provoquer
des améliorations
 Travailler sur
ordres de missions
 Fixe lui-même son programme de
travail
 Passe le CI en revue pour déterminer
le niveau de ses contrôles
 Négocie le nombre de ses vacations
Auditeur interne Auditeur externe
Axe de recherche
Non respect du cadre
juridique, réglementaire
Non actualisation des
comptes
Erreurs ou omissions
Fraudes
Gaspillages / pertes
Délais /Coûts excessifs
Inadéquation des
méthodes
Insuffisance des
performances
Non respect du cadre
juridique, réglementaire
ou comptable
Non sincérité des comptes
Erreurs ou omissions
Fraudes (accessoirement)
Auditeur interne Auditeur externe
Domaines
d’intervention
- Comptes
- Opérations
- Éléments du patrimoine
- Organisation et système
- Structures et fonctions
- Budgets
- Politiques et objectifs
- Gestion en général
- Comptes
- États financiers
Incompatibilités Audit de la Direction
Générale
Immixtion dans la
gestion
Résultat Recommandations + suivi
 Outil de direction et de
gestion
•Certification sans ou avec
réserves ou refus de
certifications ou révélation
de faits délictueux
• Outil d’information
Conclusion
Audit de régularité
Audit d’efficacité
Audit diagnostic
Audit de régularité
uniquement
Auditeur interne Auditeur externe
C
Tronc commun aux missions d’audit interne et
d’audit externe
Domaine : audit de régularité de l’information comptable
 Moyens :
 S’assurer de la séparation des fonctions,
 Vérifier l’existence des justificatifs probants,
 Pointer les écritures avec les documents,
 Contrôler la rigueur des enregistrements,
 Vérifier la fiabilité des traitements,
 Vérifier les additions ou calculs,
 S’assurer de la permanence des méthodes
de comptabilisation.
COMPARAISON DES INTERVENTIONS DE L’AUDITEUR
INTERNE ET DE L’AUDITEUR EXTERNE
Aspects particuliers de l’auditeur
interne
- Vérifier les opérations à la fois
sous leur aspect économique,
financier, comptable et
réglementaire,
- Faire des recommandations
en vue d’améliorer,
- Faire des recommandations
en vue d’améliorer,
- Etc…
Aspects particuliers des
auditeurs externes
•Vérifier le respect de
l’égalité entre les
actionnaires,
• Vérifier la sincérité de
informations dans le
rapport du C.A. et la
documentation pour
les actionnaires,
• Alerter les actionnaires
sur les faits de nature à
compromettre la continuité
Le système de contrôle interne (SCI) ou encore le système de
contrôle organisationnel a pour mission de contribuer à la
maîtrise de l’entreprise et qui comprend deux grandes
composantes :
• Une composante comptable : s’intéresse à la qualité de
l’image qu’offre les états financiers. C’est le contrôle interne
comptable.
• Une composante « non comptable » : traduit le contrôle
(maîtrise) dit administratif ou opérationnel (élargi). C’est le
contrôle interne opérationnel ou administratif.
COMPTABLE
AUDIT COMPTABLE
(interne et externe)
OPERATIONNEL
OU
ADMINISTRATIF
AUDIT OPERATIONNEL
(interne et externe)
Contrôle interne
CONTROLE INTERNE AUDIT
La terminologie, de plus en plus courante chez les groupements
professionnels de l’audit, retient ce qu’on a convenu d’appeler
les trois E :
• L’Economie de gestion consiste à se procurer les ressources
au moindre coût ;
• L’Efficience de gestion vise à optimiser la quantité obtenue
(produits, services) d’une quantité de ressources (notion de
productivité) ;
• L’Efficacité de gestion est réalisée dès lors que les décisions de
gestion vont bien dans le sens voulu par la direction (conformité
aux objectifs et aux politiques).
RELATION ENTRE LES TROIS « E »
Résultats
Résultats
Ressources
Objectifs
Ressources
Coût
EFFICIENCE :
ECONOMIE :
ATTEINDRE LES OBJECTIFS AU
MEILLEUR COUT
selon
avec
minimum de
au
meilleur
EFFICACITE :
L’auditeur a pour rôle de vérifier si les 3 « E » sont respectés :
• Par économie, on attend les conditions dans lesquelles l’entreprise
acquiert des ressources humaines et matérielles.
Une opération est économique si ces ressources ont été acquises
en quantité appropriée, en qualité acceptable et au coût le plus
bas possible.
• Par efficience, on entend le rapport entre les biens ou les services
produits, d’une part, et les ressources utilisées pour les produire ,
d’autres part.
Une opération est efficiente si pour l’ensemble des ressources
utilisées, le produit obtenu est maximum ou encore les moyens
utilisés sont minimaux pour toute qualité et quantité données
de services.
• Par l’efficacité, on entend la mesure dans laquelle un programme
atteint les buts visés ou les autres effets recherchés.
Objectif et champ d’action
 L’audit interne est à l’intérieur d’une entreprise ou un
organisme, une fonction indépendante d’appréciation au
service de celle-ci Il est responsable de l’examen et de
l’évaluation de ses activités.
 Son objectif est d’assister les dirigeants de l’entreprise
afin de leur permettre d’exercer efficacement leurs
responsabilités en leur apportant des analyses, des
appréciations, des recommandations, des avis et des
informations sur les activités qu’il examine.
 Parmi les bénéficiaires de l’assistance de l’audit interne
figurent notamment la direction générale et le conseil
d’administration.
 L’auditeur interne doit :
 Examiner la fiabilité et la rectitude des
informations financières et opérationnelles, et le
moyens et méthodes utilisés pour identifier,
mesurer, classer et diffuser ces informations,
 Examiner les systèmes mis en place pour
garantir la conformité avec les politiques, plans,
procédures, lois et règlements pouvant avoir un
impact significatif sur les opérations et les
comptes-rendus.
• Examiner les moyens de sauvegarde des actifs et si
nécessaire, vérifier l’existence de ceux-ci,
• Apprécier si toutes les ressources de toutes sortes sont
bien utilisées, avec économie et efficacité,
• Examiner les opérations et les programmes pour s’assurer
que les résultats en sont cohérents avec les objectifs et les
buts poursuivis et que ces opérations et programmes ont
été menés à bien comme prévu.
Responsabilité et autorité
Comme nous l’avons évoqué plus haut, le département
d’audit interne fait partie intégrante de l’entreprise. Par
conséquent, son action s’ exerce dans le cadre des
politiques établies par la direction générale et le conseil
d’administration.
Son objet, son autorité et sa responsabilité doivent être
établis par un document écrit (charte de l’audit), dont le
responsable de la fonction doit rechercher l’approbation par
la direction générale et l’acceptation du conseil
d’administration.
 La charte doit indiquer clairement les buts de l’audit
interne, préciser que le travail ne connaît pas de limite et
mentionner que l’auditeur n’a ni autorité ni responsabilité
à l’égard des activités qu’il audite.
 A travers le monde, l’audit interne s’exerce dans des
environnements différents et au sein d’entreprises dont
l’objet, la taille et la structure sont variables, de plus, les
lois et usages différent d’un pays à l’autre.
 Par conséquent la mise en œuvre des normes pour
la pratique professionnelle de l’audit interne doit
tenir compte du contexte dans lequel l’audit exerce
sa responsabilité.
Indépendance
 L’auditeur interne doit être indépendant des activités qu’il
audite. Il l’est lorsqu’il peut accomplir son travail avec
objectivité.
 L’indépendance permet à l’auditeur interne de porter un
jugement libre et sans idée préconçue, ce qui est
indispensable pour conduire convenablement ses audits.
 Elle s’obtient par sa place dans l’organigramme et par
son objectivité.
 Le responsable de la fonction doit être
rattaché à quelqu’un disposant d’une
autorité suffisante pour promouvoir son
indépendance, lui garantir un champ
d’investigation suffisamment large et une
mise en œuvre appropriée de ses
recommandations.
 L’auditeur interne ne doit pas, en matière
d’audit, subordonner son jugement à celui
des autres.
Remarques
 La définition, la mise en place et l’exercice de
la responsabilité de fonctionnement des
systèmes ne sont pas des activités d’audit.
 Il en est de même pour la rédaction des
procédures s’intégrant dans ces systèmes.
L’impliquer l’auditeur dans de telles activités
est de nature à compromettre son objectivité.
CHAPITRE 3. LES DEVELOPPEMENTS ACTUELS DES
CONCEPTS D’AUDIT ET DE CONTROLE INTERNE
En reprenant les formulations de Larry Sawyer (que l’on présente
comme le père de « l’audit participatif »), nous dressons quatre
étapes de ce développement : l’inspection, l’évaluation, le conseil
et la motivation.
• « être les yeux et les oreilles de la direction générale » : c’est la
fonction d’inspection ;
• « faire ce que ferait un directeur général pour évaluer le
fonctionnement de son unité s’il en avait le temps et s’il savait
comment s’y prendre » : c’est la fonction d’évaluation, requérant
des professionnels ;
•«constituer une association manager-auditeur, où l’auditeur est
celui qui détecte et identifie les problèmes et l’audité celui qui leur
apporte une solution» : c’est la fonction de conseil ;
• « faire que les responsables et la direction soient légitimement
fiers » (« to make management look good » : c’est la fonction de
motivation.
3.1. LE PROCESSUS DE REMISE EN CAUSE
L’audit met en présence deux parties, d’un côté l’entreprise en
tant que système de contrôle interne (objet d’audit) et d’un autre
côté l’auditeur (agent d’audit) chargé d’apprécier ce système.
L’évolution a concerné les deux parties de la relation d’audit : le
système de contrôle interne et l’audit (à la fois leurs pratiques et
les concepts sous-jacents).
• La remise en cause de l’audit externe a abouti à la mise en place
de l’audit interne ;
• La remise en cause de l’audit financier a abouti au
développement de l’audit opérationnel (restreint) et de l’audit de
management (audit opérationnel élargi) ;
•La remise en cause de l’auditeur-policier a abouti à l’émergence
de l’auditeur-conseiller et de l’auditeur-consultant ;
•La remise en cause de l’audit détectif a abouti au développement
de l’audit préventif et directif ;
• La remise en cause de l’indépendance de l’auditeur a donné
naissance aux comités d’audit.
3.2. L’AUDIT ET LA FRAUDE
L’auditeur (interne) n’est pas un auditeur de fraudes mais
il doit être capable de détecter les fraudes lesquels sont :
- apparentes dans les documents comptables ou
- difficilement détectables (fraudes microscopiques)
* L’auditeur (interne) doit connaître :
- Les différents types de fraudes,
- Les différents indicateurs de fraude
- Les différentes techniques de lutte contre les fraudes
*Techniques de lutter contre la fraude :
- Débuter par l’identification des signaux,
- Appliquer les méthodes spécifiques,
- Identifier les responsabilités
* Les trois ‘’I’’ pour l’audit des fraudes :
• Investigations
• Interview
• Interrogatoire
*Situation du risque :
LA FRAUDE EST ELEVEE LORSQUE L’AUDIT INTERNE
EST FAIBLE.
Particulièrement pendant les périodes de :
• Expansion
• Crises
• Transformation, etc…
Les risques d’audit
Audit risk AR = ?
• Inherent risk (risque inhérent) : IR
• Control risk (risque du système de contrôle) : CR
• Detection risk (risque de détection) : DR
3.3. LES COMITES D’AUDIT
Exemple de la France :
3.3.1. Composition :
Le groupe de travail envisage une composition évolutive en trois
temps :
Dans un premier temps, le comité d’audit comportera :
 Le président ou le directeur général de la société ;
 Le directeur financier ou le directeur comptable
 Le directeur de l’audit interne
 Les commissaires aux comptes
 Le cas échéant, les auditeurs externes contractuels,
les experts-comptables.
Dans un second temps, un administrateur, n’ayant pas de
responsabilités opérationnelles au sein de l’entreprise et dûment
choisi par le président du CA, y participera.
A terme, cet administrateur pourra être choisi par le conseil
d’administration lui même.
3.3.2. Les compétences :
Le comité d’audit se chargera de :
•L’examen des projets de comptes avant leur présentation au
conseil d’administration ;
•La prise de connaissance, chaque année, du programme de
travail proposé par le commissaire aux comptes et, le cas
échéant, ceux proposés, après coordination avec celui des
commissaires aux comptes, par les auditeurs internes et les
auditeurs externes contractuels ;
• L’examen des projets de comptes intérimaires, des projets de
rapports semestriels et du tableau d’activité et de résultat avant
leur publication.
3.3.3 Les modalités de fonctionnement :
Le comité d’audit doit se réunir deux à quatre fois par an pour
assumer ces attributions.
Il peut toutefois, se réunir à tout moment, à l’initiative de deux de
ses membres, pour examiner toute question ayant trait à
l’établissement, au contrôle ou à la publication des comptes
individuels ou consolidés, annuels ou intermédiaires de la
société.
Question: Qu’en est-il des comités d’audit au Rwanda?
CONCLUSIONS
L’évolution de l’audit est étroitement liée à l’évolution de
l’entreprise et de son environnement d’une part et de l’évolution
de l’auditeur d’autre part.
Bécour et Bouquin précisent que : « le développement de
l’audit est inséparable de la propagation des modes de
direction et de coordination ».
En ce qui concernent l’entreprise et son environnement, nous
relevons l’évolution des systèmes de gestion (organisation,
animation et information), des modes de gouvernement, des
méthodes, des outils, des technologies, des procédures de
travail, des risques, etc.
Quant à l’auditeur, nous identifions l’évolution des techniques,
du champ d’action, des finalités, des partenaires (clients), des
normes, des comportements, des compétences, etc.
La tendance qui s’affirme de plus en plus en matière de typologie
est la double distinction d’une part entre l’audit interne et l’audit
externe et d’autre part entre l’audit financier et l’audit
opérationnel.
L’audit opérationnel est exercé à la fois par les auditeurs internes
et externes alors que l’audit financier aux fins de certification
demeure exclusivement un audit externe.
CHAPITRE 4.
LE DEROULEMENT DE LA MISSION D’AUDIT
La mission d’audit (interne ou externe) s’ouvre par « un ordre ou
une lettre de mission » et se déroule en trois grandes phases
selon une progression logique :
1. Phase de lancement (d’étude, de conception, introductive,
etc.)
2. Phase d’exécution (de vérification, de réalisation,
opérationnelle, etc.)
3. Phase d’achèvement (de conclusion, de synthèse, de
communication, etc.)
La mission d’audit met en œuvre à chacune de ses phases :
• Des concepts,
• Des outils et des produits,
• Des techniques et
• Des niveaux de responsabilité au sein de l’équipe d’audit.
NB : Bien que ces trois phases soient communes à toutes les
missions d’audit, il existe des particularités dans leur mise en
application selon qu’il s’agit d’un audit opérationnel ou un audit
financier.
En ce qui concerne la conduite de la mission, la méthodologie
comporte les éléments suivants :
Le découpage de la mission en étapes puis en phases et
tâches et définition des points de contrôle de l’avancement et de
la qualité des travaux,
La définition des rôles et attributions des différentes entités
composant la structure de projet,
 La notion et le contenu du programme qualité,
 Le guide d’estimation du calendrier et de la charge de
travail.
Quant à la réalisation du travail d’audit, la méthodologie s’attache
à décrire concrètement les travaux à réaliser, tels que :
• Recensement des informations à obtenir et méthodes de
recueil;
• Méthodes d’analyse et de synthèse;
• Exemples types de documents de travail intermédiaires;
•Description des résultats attendus (modèles de formalisation et
utilisation des produits finis).
CHAPITRE 5.
LA REALISATION D’UNE MISSION DE L’AUDIT
INTERNE OPERATIONNEL
Rappelons que l’audit opérationnel est l’examen par un
professionnel de la gestion de chaque fonction d’une organisation
quelconque (entreprise, administration,.....) en vue d’exprimer une
opinion responsable et indépendante, par référence aux critères de
régularité, d’économie et d’efficience.
Cette opinion doit accroître la maîtrise de la gestion de la dite
organisation.
5.1.L’APPROCHE PROPOSE PAR L’IFACI
(Institut Français des auditeurs et Contrôleurs Internes)
5.1.1 LES ETAPES DE PRODUCTION ET
D’UTILISATION DES OUTILS
Nous savons que la mission d’audit opérationnel
comporte trois phases :
 la phase de lancement (ou d’étude)
 la phase d’exécution ( ou de vérification)
 la phase d’achèvement ( ou de conclusion)
Chacune de ces trois phases comprend une série d’étapes (sous
phases) se matérialisant par des documents qui serviront comme
outils d’organisation de la mission d’audit (outils de logistique et
outils e méthodologie)
ou qui constitueront les produits devant répondre à la finalité de
la mission d’audit (études, vérifications et conclusions devant
satisfaire les clients de l’audit : le donneur d’ordre et les
opérationnels).
a. La phase d’études
Cette phase comporte cinq étapes essentielles :
1. L’étape de reconnaissance
2. L’étape d’analyse des risques
3. L’étape de choix des objectifs d’audit
4. L’étape de détermination des tâches d’audit
5. L’étape de planification du déroulement de la
mission d’audit
Chacune de ces étapes donne lieu à un document :
1. Le plan d’approche
2. Le tableau des forces et faiblesse apparentes
3. Le rapport d’orientation
4. Le programme de vérifications
5. Le budget, allocation, planning, suivi
b. La phase de Vérification
Cette phase de travail sur terrain comporte une série de travaux
(entretiens, vérifications, calculs, analyses de problèmes,....) qui
aboutissent à trois documents :
 la feuille de couverture qui précise chaque tâche du programme
de vérification et sur laquelle sont aussi reportés les résultats et les
conclusions du travail effectué par l’auditeur (dysfonctionnement
et points forts)
 les papiers de travail qui comportent le détail des travaux
effectués sur la feuille de couverture
 la feuille de révélation et d’analyse des problèmes qui
comporte uniquement les dysfonctionnement relevés.
L’équipe de projet met en œuvre des techniques de
recueil (entretiens, questionnaires, analyses de
procédures, réunions,…) et dispose d’outils d’aide au
diagnostic (check-lists par fonction et systèmes, analyse
transversale de procédure, recherche de classement des
causes,…).
Les produits de cette phase consistent en :
 Une documentation de travail détaillée, comprenant la
documentation recueillie dans les services, la synthèse
de chaque entretien, les comptes rendus de réunion.
 Des analyses spécifiques portant sur une procédure, la
productivité d’un bureau, l’adéquation du plan de
formation, l’impact économique d’un problème de
qualité.
c. La phase de conclusion
Cette phase comporte quatre étapes :
1. L’étape Synthèse
2. L’étape Restitution
3. L’étape Rédaction et Validation
4. L’étape Suivi de recommandations.
Chacune de ses étapes donne lieu à un document :
 l’ossature du rapport
 le compte rendu final au site
 le rapport d’audit (projet, validation, définitif)
 l’état des actions de progrès
Il y a bien correspondance entre les étapes de la mission
d’audit et les outils de l’auditeur :
Les étapes de la mission
d’audit
Les outils de l’auditeur
A. La phase d’étude
1. L’étape de reconnaissance
2. l’étape d’analyse des
risques
3. l’étape de choix des
objectifs d’audit
4. l’étape de détermination
des tâches d’audit
5. L’étape de planification du
déroulement
1.Le plan d’approche
2.Le tableau des forces et
faiblesses apparentes
3. le rapport d’orientation
4.Le programme de vérifications
5.Budget, allocation, planning et
suivi de la mission d’audit
B. La phase de vérification
6.Les taches de vérifications
et entretiens
7. Le détail des travaux
effectués
8. L’identification des
problèmes
6. La feuille de couverture et
conclusions
7. les papiers de travail
8. la feuille de révélations et
d’analyse des problèmes
(FRAP)
c. La phase de conclusion
9. L’étape de synthèse
10. L’étape de restitution
11. L’étape de rédaction et
validation
12. L’étape de suivi des
recommandations
9. l’ossature du rapport
10. le compte rendu final au
site
11. Rapport d’audit (projet,
validation,définitif...)
12. L’état des actions de
progrès
LE DEROULEMENT D’UNE MISSION D’AUDIT
Demandes
des responsables
ORDRE DE MISSION
PROGRAMME ANNUEL
Analyse des Procédures
et de l’organisation
Rapport d’orientation
Tableau de forces et
faiblesses apparentes
Contrat de prestations de
services fixe les grandes
lignes avec les audités
Liste des taches et
fil conducteur du
questionnement ?
Charges, moyens, planning
Mandate AI et
lance la mission
Propositions Demandes
de l’audit de la DG
Programme de travail
TRAVAIL de recherches
et d’analyse sur terrain
Les points (FRAP) sont
validés au fur et à
mesure avec les
opérationnels
SYNTHESE
PRESENTATION DES CONCLUSIONS
au responsable du site/fonction
PROJET DE RAPPORT
REUNION DE VALIDATION
RAPPORT DEFINITIF
y compris recommandations
Regroupe et mise en ordre
des problèmes
Première vue complète, explications
Aux seuls audités, puis aux
autres destinataires et
recommandations
Vaut O.K. sur faits et déductions
L’auditeur interne modifie/incorpore
divergences en annexe
Directions, Hiérarchiques,
Fonctionnaires, Générale
ACCEPTATION
DES REPONSES
SUIVI JUSQU’À LA
MISE EN PLACE
Répondre à l’Auditeur interne :
programme d’actions
Compte rendu aux Directions
(au comité d’audit s’il y en a)
D. La recherche d’améliorations
Cette étape prolonge l’étape du diagnostic. A partir des
causes de dysfonctionnement recensées, il s’agit d’identifier
les améliorations spécifiques à apporter puis de sélectionner
les plus pertinentes.
Plus le diagnostic aura été précis dans l’analyse des causes
de dysfonctionnement, plus la recherche d’amélioration sera
aisée.
Le résultat de cette étape comprend :
 La documentation de travail (en particulier, les
comptes rendus des réunions de créativité),
 un catalogue ordonné des recommandations
identifiées et sélectionnées, comportant pour chacune
d’entre elles le (les) point (s) de diagnostic au (x)
quel(s) elles se rapportent ainsi que les avantages
attendus et, si nécessaire, la preuve de la faisabilité,
 un rapport de synthèse portant les recommandations.
E. L’élaboration du plan d’action
Cette étape a pour objet :
 La définition des travaux à réaliser (les actions) pour la
mise en œuvre des recommandations,
 L’élaboration d’un bilan économique détaillé comparant
pour chaque recommandation les avantages attendus
(tangibles et intangibles) aux coûts (d’investissement et de
fonctionnement) ainsi qu’aux risques associés et remettant
éventuellement en cause telle ou telle recommandation dont
le coût de mise en place serait disproportionné,
 La consolidation du bilan pour l’ensemble des
recommandations sélectionnées,
 La planification des actions, compte tenu des contraintes de
séquence, de ressources, du rythme de changement acceptable
par l’organisation, etc.
Les produits de cette étape sont :
Le plan d’action (liste description des actions, calendrier,
bilan économique, affectation des responsabilités concernant
la mise en œuvre…)
Une note d’organisation de la mise en œuvre du plan
d’action, indiquant notamment les structures de projet et de
coordination à mettre en oeuvre, les principaux risques et
facteurs clés et succès, les modalités de communication
propres à assurer la mobilisation des personnels, les modalités
d’actualisation du plan d’action, etc.
f. La mise en œuvre du plan d’action
Chaque responsable est maître d’œuvre des actions qui lui sont
confiées. L’équipe initiale de projet devrait :
• Assister la Direction générale dans le pilotage de la mise en
œuvre (tableaux de bord d’avancement, vérification de
l’impact des actions, conseils auprès des responsables…),
• Actualiser périodiquement le plan d’action.
Ce travail d’actualisation périodique place alors l’entreprise dans
une démarche permanente de progrès.
CONCLUSION
La pratique de l’audit opérationnel est en définitive une
articulation de douze éléments que nous proposons de désigner
par « l’univers de la mission d’audit opérationnel ».(cfr
schéma)
1. Les composantes de l’activité organisée (organisation,
fonctionnement et pilotage),
2. Les risques et les événements associés à l’activité organisée
(manifestation, impact et cause),
3. Les éléments de contrôle interne liés à l’activité organisée
(prévention, détection et protection),
4. La finalité du contrôle interne (relatives aux actifs,
information, ressource, loi et objectifs),
5. Les préoccupations de l’audit (régularité, efficacité et
direction),
6. Le sens de la démarche (par le fonctionnement constaté ou
par la conception de l’organisation),
7. Le découpage de l’activité organisée (comptable, fonctionnel,
transversal et systématique),
8.Les grandes phases de déroulement de la mission d’audit
(lancement, exécution et achèvement),
9. Les étapes propres à chacune des grandes phases de la mission
d’audit (sous-phases),
10. Les documents produit à chacune des phases et étapes,
11. Les techniques utilisées à chacune de ces phases et étapes,
12. Les niveaux de responsabilités des auditeurs (directeur, chef
de mission, auditeurs).
La maîtrise de la complexité de la pratique de l’audit réside
dans la maîtrise de l’ensemble des composantes de cet univers
et de leur articulation.
CHAPITRE 6.
LA PRATIQUE DE L’ AUDIT FINANCIER PAR
L’AUDITEUR INTERNE
L’auditeur interne est fondamentalement un auditeur opérationnel.
Il rapproche l’ensemble de fonctions, opérations, circuits,
documents, informations, ressources, comportements, actifs,… de
l’entreprise.
L’évaluation de la fonction comptable et la vérification des
opérations comptables s’inscrivent obligatoirement dans un audit
opérationnel.
Quand l’auditeur interne réduit ses vérifications aux seules
opérations et documents comptables, il assure un audit financier
à l’instar du commissaire aux comptes et de l’expert comptable
avec, une différence de taille.
L’auditeur interne n’est pas habilité à certifier les comptes de
l’entreprise que ce soit à titre contractuel ou légal.
C’est pour écarter cette confusion, que les auditeurs internes
préfèrent parler, plutôt d’un audit de régularité comptable.
7.1.La définition et la logique de l’audit financier
L’audit financier appelé aussi révision est une démarche
entreprise par un professionnel indépendant dans le but
d’émettre une opinion motivée sur la qualité de l’information
financière publiée.
Nous retenons quatre éléments fondamentaux :
 Une démarche (particulière)
Effectuée par un professionnel indépendant(auditeur)
• Devant aboutir à une opinion (avis) motivée (justifiée)
• Sur les états (financières) communiqués par l’entreprise
7. 2. La logique générale de l’audit financier
Trois notions sont à la base de l’audit financier :
a. L’information financière est issue des états financiers de
synthèse communiqués par l’entreprise.
Ces états de synthèse sont l’aboutissement d’enregistrement et
d’écritures, dans des comptes appropriés respectant une
présentation donnée et affichant des soldes à la date
d’arrêté(intérim ou final).
Il s’agit de mettre en exergue la relation fondamentale entre
l’information financière (objet de l’audit financier) et l’appareil
de production de l’information financière autrement dit
l’organisation administrative et comptable de l’entreprise.
b. L’information financière devrait traduire le plus fidèlement
possible la vie de l’entreprise :
 son activité ( ses achats, vents, recrutements, financements,
ses équipements..), son organisation et sa structure (sa
répartition des autorités et des responsabilités, son
organigramme, son actionnariat familial ou diversifié, son
affiliation ou non à un groupe, sa localisation unique ou
multiple,….),
 Sa politique générale et la culture de ses dirigeants (sa
politique de recrutement, sa gestion des carrières, sa politique
sociale, son mode de gouvernement participatif ou autoritaire,
…),
 Ses perspectives de développement (sa gestion
prévisionnelle, sa planification, ses budgets, son contrôle
budgétaire et de gestion,…),
Son organisation comptable et administrative (mode manuel
ou informatisé de traitement, mode intégré ou sous-traité, état
des procédures internes, qualité de la gestion comptable).
c. La vie de l’entreprise (son activité, sa structure, sa politique
générale, la culture de ses dirigeants, ses perspectives de
développement et son organisation administrative et comptable)
est exposée en permanence à une série de risques (de défaillance
commerciale sur un marché ou sur un produit, de défaillance
stratégique sur des choix politiques, de défaillance
organisationnelle sur des structures, de défaillance administrative
et comptable sur des systèmes de gestion,…) qui peuvent
entraîner le risque ultime d’arrêt d’exploitation.
On met en évidence ici le danger que peut courir une entreprise
qui ne fait pas l’objet d’évaluation permanent de la qualité de
l’information financière qu’elle croit maîtriser.
7.3.Les questions clés de l’audit financier
L’auditeur financier cherche à se prononcer sur la qualité de
l’information financière. Cette information étant issue des états
financiers de synthèse.
Ces états sont l’aboutissement d’enregistrement dans des comptes
affichant des soldes à la date d’arrêt.
L’auditeur se pose des questions correspondant à sept
propositions qui permettent, si elles sont vérifiées, de penser que
les comptes sont réguliers et sincères.
Ces questions concernent les trois grandes étapes du processus
de production de l’information financière :
• Les enregistrements
• Les soldes
• Les documents financiers.
A. Les questions afférentes aux enregistrements
1. Toutes les opérations de l’entreprise devant être
comptabilisées ont-elles fait l’objet d’un
enregistrement dans les comptes ?
2. Tous les enregistrements portés dans les
comptes sont-ils la traduction correcte d’une
opération réelle ? L’auditeur vérifie le respect de
principe de réalité des enregistrements.
Exemple : pour un compte d’immobilisation
corporelle, la réalité des enregistrements signifie
que toute écriture au débit corresponde à une
entrée physique(facture exacte, bien immobilisé, à
la propriété de l’entreprise, TVA déductible non
immobilisée) et que toute écriture au crédit se
justifie par une sortie dans une sortie
physique(cession, destruction, perte….)
3. Toutes les opérations enregistrées durant
l’exercice concernent-elles la période écoulée et
elle seule ? Inversement des opérations
concernent cette période ne sont-elles pas
enregistrées dans un autre exercice.
 Exemple : la vente réalisé pendant l’exercice
2001 est comptabilisée dans le résultat de
l’exercice 2002. Pour 2001, le principe
d’exhaustivité n’est pas respectée alors que
pour 2002, c’est le principe de réalité qui n’est
pas observé.
B. Les questions afférentes aux soldes
1.Tous les soldes apparaissant au bilan représentent-ils des
éléments d’actif et de passif existant réellement ?
 Exemple
Exemple
le stock à la date de l’arrêté du bilan existe physiquement,
la créance client dont le solde est affiché au bilan existe
réellement, le coffre fort du financier contient les valeurs
réelles ?
2.Les éléments d’actif et de passif sont-ils évalués à leur
valeur juste ?
 L’auditeur vérifie le respect des principes d’évaluation
correcte des soldes et de permanence d’application des
méthodes.
 Exemple : l’évaluation des provisions, la traduction des
dettes et des créances en devises au cours du jour de
réalisation de l’opération ou à la date de clôture
C.Les questions afférentes aux documents financiers
1. les documents financiers sont-ils correctement classés et
présentés ?
L’auditeur vérifie le respect de la présentation comptable
conformément au plan comptable en vigueur. Le risque ici
étant une mauvaise classification ou un regroupement
abusif de postes.
Exemples :
 faire apparaître en valeurs mobilières de placement des
éléments ayant une nature d’immobilisation financière
faussant ainsi la structure de l’actif et le calcul du besoin en
fonds de roulement,
 pratiquer la compensation des soldes bancaires créditeurs et
débiteurs.
2. Les documents financiers font-ils l’objet des informations
complémentaires qui sont éventuellement nécessaires ?
L’auditeur vérifie que l’information chiffrée est
accompagnée en annexe des informations extra-
comptables nécessaires à leur compréhension.
D.Les questions afférentes à la trésorerie
1.- Le trésorier a-t-il connaissance de l’intégralité des comptes
bancaires au nom de l’entreprise ?
-les dates et surtout, les conditions d’ouverture de chaque
compte sont-elles connues ?
-existent-ils des comptes qui ne fonctionnent pas ou peu ?
-le trésorier reçoit les banques qui sollicitent un entretien ?
2.Le trésorier est destinataire pour chacun des comptes
bancaires d’un arrêté périodique ?
Les assiettes et les montants suivants sont-ils
systématiquement vérifiés sur chaque extrait ?
- intérêts débiteurs
- commissions de découvert
- commission de mouvements
- frais divers
3.-Le trésorier dispose-t-il d’un encours quotidien en date de
valeur des crédits à court terme ?
-cet encours tient-il compte des spécificités de l’escompte
quant à la durée réelle de mise à disposition de fonds ?
4.Est-il procédé à la détermination de l’encaisse réelle (toutes
banques confondues) sur chaque jour ?
5.Est-il procédé chaque trimestre à une évaluation de
l’économie réalisable sur la gestion des soldes en banques
(économie théorique et réelle)
6. L’examen périodique des échelles en date de valeur permet-il
de fixer un objectif de découvert limité ?
7. Est-il dressé pour chaque compte bancaire et pour l’encaisse
(toutes banques confondues) une représentation graphique :
-de l’échelle en date valeur ?
-de l’encours quotidien de crédit en date valeur ?
CHAPITRE 7. LA DEMARCHE DE L’ AUDIT FINANCIER
8.1.Le risque de l’entreprise et le risque d’audit
Le risque est la probabilité de manifestation d’un évènement
indésirable. En ce qui concerne l’entreprise, on relève :
a) les risques d ‘entreprise (liés à la situation économique et
financière de l’entreprise) :
 situation économique du secteur d’activité (marchés en
déclin, secteur très concurrentiel…)
 nature des produits vendus (produits à obsolescence
rapide, existence nouveaux produits concurrentiels,…)
 modifications de structure (acquisition ou cessions,
restructuration,…)
 situation financière (dégradation des résultats, du fonds
de roulement, augmentation importante des besoins en
fonds de roulement,…)
 existence d’éléments susceptibles de remettre en cause
la continuité de l’exploitation.
b) les risques de gestion (liés à l’organisation générale de
l’entreprise, au comportement organisationnel de la Direction
générale et à la qualité professionnelle du personnel) :
 absence de procédures comptables et administratives,
d’organigramme et de définitions de fonctions régulièrement
mis à jour,
 pouvoirs de direction très centralisés ou trop décentralisés,
 contrôle insuffisant sur des activités ou des succursales
décentralisées,
 absence de contrôle budgétaire et de contrôle de gestion,
 absence d’audit interne,
 degré d’implication de la Direction générale dans le système
de contrôle interne,
 intérêt porté par la Direction à l’information financière,
analytique, budgétaire, au contrôle de gestion, au tableau de
bord, aux comptes annuels, aux rapports d’activité, aux
statistiques externes,
 rotation importante du personnel
 personnel incompétent
 climat social tendu
c) les risques comptables (liés à l’organisation et la gestion
comptable, à la complexité des opérations et de leurs
traitements comptables et à l’efficacité du personnel
comptable) :
 système de contrôle interne comptable défaillant dans sa
conception ou dans son fonctionnement (ne permet pas
d’éviter ou de détecter des erreurs ou inexactitudes,
contrôles prévus inefficaces),
 complexité des opérations ou de leur traitement comptable ;
 difficulté de transcription en termes comptables des
opérations réalisées compte tenu par exemple des
particularités juridiques,
 problèmes d’évaluations dans lesquels interviennent pour
une grande part des éléments subjectifs ou des estimations
de la Direction Générale (prix de revient et prix de vente par
exemple),
 montants concernés
L’audit est bien une approche des risques et des éléments
permettant leur maîtrise (dispositif de contrôle interne) qui se
conclut par un avis sur la probabilité de défaillance d’une
organisation et de son fonctionnement. Les travaux d’audit
doivent obligatoirement se focaliser sur les aspects les plus
sensibles de l’entreprise : les zones de risque.
 Il ne s’agit pas ici uniquement d’un souci d’efficacité mais
plutôt d’une condition d’applicabilité de l’acte d’audit.
 Il existe une relation inéluctable entre les risques de
l’entreprise, les travaux d’audit et le risque d’audit : le risque
de non détection des défaillances par l’auditeur. Cependant
s’il est demandé à l’auditeur de bien définir la nature et
l’étendue des travaux qui lui permettrent de détecter les
défaillances de l’entreprise, on reconnaît que le risque
d’audit ne peut être définitivement écarté et qu’on ne peut au
mieux que détecter les défaillances et exiger de l’auditeur
d’avoir une assurance raisonnable qu’il n’existe pas
d’anomalies significatives . Tout acte d’audit comporte par
définition un niveau de risque d’erreur que l’auditeur
reconnaît et que l’audité accepte.
8.2.Le seul de signification
 Le seuil de signification (ou de matérialité ou encore
l’importance relative) est la mesure que fait l’auditeur
financier du montant au delà duquel une ou plusieurs
erreurs ou inexactitudes cumulées affectent les états
financiers de telle manière qu’ils ne sont plus réguliers et
sincères ou qu’ils ne donnent plus un image fidèle du
patrimoine ou du résultat des opérations de l’entité
concernée.
La détermination d’un seuil de signification est indispensable
à l’auditeur financier principalement lors de la phase de
planification de sa mission et lors de l’émission de son
opinion. Lors de la planification, la définition des seuils de
signification conjuguée à l’analyse des risques permettent à
l’auditeur de concentrer ses travaux sur les aspects les plus
importants.
Lors de l’émission de l’opinion, le seuil de signification
permet à l’auditeur d’apprécier si les erreurs et inexactitudes
détectées sont de nature à remettre en cause sa certification
(audit externe) et si il convient de demander à la société de
corriger ses états financiers.
On retient deux éléments de mesure :
 un élément quantitatif : la littérature professionnelle retient
souvent ( à titre indicatif et non absolu) une fourchette se
situant entre 5 à 10% des éléments de référence (capitaux
propres, résultat net, résultat courant, chiffre d’affaires,…).
Une ou plusieurs erreurs ou inexactitudes cumulées seront
en général jugées non significatives si elles représentent
moins de 5% des montants de référence et jugées
significatives au delà de 10%, l’intérieur de la fourchette
constituant une zone d’incertitude.
 un élément qualitatif : lorsqu’il s’agit d’opérations illégales
ou douteuses ou d’événements pouvant avoir des
conséquences indirectes telles qu’une remise en cause de
contrats importants, de distribution de dividendes fictifs.
L’importance relative est déterminée par l’auditeur en
fonction des états financiers dans leur ensemble.
8.3. La nature de la démarche
Pour couvrir les risques (de l’entreprise) et vérifier les
propositions (posées), l’auditeur financier va dérouler une
démarche à trois temps qui lui permettra de :
a) Comprendre l’entreprise auditée : c’est la démarche
d’acquisition d’une connaissance générale de l’entreprise. On ne
peut émettre une opinion sur les états financiers de l’entreprise en
ignorant ses réalités juridiques, commerciales, techniques,
sociales,…dont les éléments comptables sont la traduction.
L’auditeur financier s’informe (collecte des indices) sur :
 l’activité et le secteur dans lequel opère l’entreprise ;
 son organisation et sa structure ;
 sa politique générale ;
 ses perspectives de développement ;
 son organisation administrative et comptable.
Pour pouvoir constituer une idée (un premier jugement) sur
l’organisation de l’entreprise, son plan d’organisation
(organigramme), son système de pouvoir et d’autorisations des
transactions et son système d’information.
b)Comprendre son système d’organisation
administrative et comptable et les sécurités
qui y sont rattachées : c’est la démarche
d’évaluation du contrôle interne (appelée parfois
phase intérimaire).
Un bon contrôle interne se caractérise
particulièrement par :
- une définition claire des fonctions et des
responsabilités correspondantes et une
séparation nette des taches incompatibles, écrites
si possible et connues de tous,
- un système d’autorisation et de vérification de
toutes les transactions assis sur des procédures;
- un personnel qualifié, compétent et intègre;
- L’Ordre des experts comptables et comptables
agrées définit huit principes de contrôle interne :
 Organisation
 Intégration
 Permanence
 Universalité
 Indépendance
 Information
 Harmonie
 Qualité du personnel
c)-Comprendre, valider et vérifier l’application des
options et le respect des règles relatives à
l’établissement des comptes : c’est l’examen des
comptes e des états financiers proprement dits.
Bréf, Audit Financier
= Prise de connaissance de l’entreprise
+Evaluation du contrôle interne
+Examen des comptes
8.4. Le déroulement de la démarche
La mission d’audit financier se décline en un
nombre d’étapes comportant chacune une
série d’actions. Si les ouvrages d’audit
financier divergent quant au nombre
d’étapes, ils se rejoignent en ce qui concerne
la liste des actions à entreprendre.
a) Phase de préparation
 La prise de connaissance générale
L’auditeur acquiert cette connaissance au travers
l’étude de la documentation externe (données et
règlements générales et spécifiques :
environnement international, national, sectoriel) et
internes à l’entreprise ( procédures , organigramme,
plan stratégique, entretiens avec les dirigeants et
les responsables des différents services)
 Le découpage de l’activité à auditer
Le découpage se fera par module des états
financiers :
• les ventes et les créances
• les achats et les dettes fournisseurs
• les valeurs d’exploitation
• les charges du personnel
• les investissements d’exploitation
• le portefeuille des titres
• la trésorerie
• les opérations de financement
• les capitaux propres et résultat
 Le plan général d’audit
Le plan général d’audit (plan de mission) est un document
qui résume les différentes informations obtenues par
l’auditeur et précise les conclusions et décisions qu’il en
tire pour la réalisation de sa mission. On retrouve en
général dans un plan d’audit
 une présentation de l’entreprise, les principales
évolutions de la période et leurs explications
obtenues ou à confirmer,
 la nature de la mission, ses particularités
éventuelles, les rapports à émettre ainsi que les
délais de dépôt, les autres intervenants éventuels
(auditeurs des filiales, auditeurs internes,
organisation…)
 identification des risques généraux et des risques
spécifiques à la mission
 la détermination des seuils de signification
 la stratégie d’audit : préciser les principales
procédures d’audit à mettre pour chacun des
domaines importants
 les éléments d’organisation interne relatifs à
l’équipe, au planning et au budget.
 Le programme de travail détaillé
 Le programme de travail détaillé décrit avec précision
les travaux à effectuer. Il reprend les éléments du plan
général d’audit et détaillé par sous-ensemble
d’opérations ou de comptes
 La nature des travaux
 L’étendue des travaux
 Le calendrier des travaux
b)-Phase d’exécution
 La description du système de contrôle interne
A partir de l’examen du manuel des procédures ou
d’entretien avec les acteurs, l’auditeur formalise
pour chaque section de travail, toutes les
procédures qui caractérisant le déroulement des
opérations depuis l’opération elle-même jusqu’à la
comptabilisation.
 Les tests de conformité
Les tests de conformité ont pour objectifs de
s’assurer de la bonne compréhension de la
procédure par l’auditeur et que la procédure décrite
est conforme à la réalité. Exemple rapprocher les
clients aux banques
 La première évaluation du contrôle interne
A partit des étapes précédentes et à l’aide du
questionnaire de contrôle interne, l’auditeur est à
mesure d’identifier les faiblesses et forces liées à la
conception de chacune des procédures
examinées( exemple défaut ou défaillance de la
procédure d’inventaire physique).
 Les test de permanence
Les tests de permanence ont pour objectif de vérifier
que les contrôles internes , mis en place par
l’entreprise pour assurer la fiabilité des informations
financières sont effectivement appliquées.
 L’évaluation définitive du contrôle interne
L’auditeur récapitule dans un document de synthèse les
faiblesses de conception relevées à partir des tests de conformité
et les faiblesses d’application. Ce document joint à la lettre de
recommandation dans laquelle l’auditeur signale à l’entreprise les
faiblesses méritant d’être corrigées constituent le rapport de
contrôle interne qui représente un intérêt capital pour l’entreprise.
 L’adaptation du programme de contrôle
En fonction des conclusions tirées sur les forces théoriques et les
sécurités qui y sont liées, les faiblesses de conception et
d’application des systèmes comptables et de contrôle interne et
les risques qui s’y attachent, l’auditeur allège ou renforce les
programmes standards de vérification directe des comptes.
 Les tests de cohérence
Le contrôle des comptes constitue une étape obligatoire de
l’audit, même si le contrôle interne semble irréprochable. Les
tests de cohérence et de validation (des enregistrements et
soldes) permettent à l’auditeur de vérifier l’homogénéité des
informations comptables et opérationnelles et de vérifier la
validité des données de la comptabilité.
 L’évaluation des résultats des tests
Après avoir entrepris les différents tests, l’auditeur effectue
une première synthèse au niveau du sous-ensemble
d’opérations audité ou de l’objectif visé. Une synthèse plus
large sera effectuée à la fin des travaux. Au niveau de
chaque test réalisé, l’auditeur doit être à mesure de décider
si l’objectif visé est atteint. Pour cela, il doit analyser les
erreurs ou inexactitudes constatées. Lors de cette analyse, il
tiendra compte des éléments suivants :
 l’erreur est-il délibérée ou involontaire ?
 l’erreur est-elle explicative ?
 l’erreur est-elle aléatoire ou systématique ?
 s’agit-il d’une erreur de principes ou d’application ?
 quel est l’impact de l’erreur sur les comptes ?
 L’examen d’ensemble des comptes annuels
L’examen d’ensemble des comptes a pour objet de vérifier
que les états financiers :
 Sont cohérents
 concordent avec les données de la comptabilité
 sont présentés selon les principes comptables et la réglementation en
vigueur,
 tiennent compte des événements postérieurs à la date de la clôture
 que l’annexe respecte les dispositions légales et réglementaires et qu’elle
comporte toutes les informations d’importance significative sur la situation
patrimoniale, financière et sur le résultat de l’entreprise.
c) Phase cde conclusion
 La synthèse des travaux d’audit
Cette synthèse porte sur l’étendue des travaux et sur les
erreurs et inexactitudes identifiées qui n’auraient pas déjà
été prises en compte par l’entreprise.
 l’auditeur doit décider si tous les travaux nécessaires
ont été effectués c’est à dire qu’il a pu mettre en
œuvre tous les travaux qu’il a jugé utiles,
 l’auditeur récapitule les erreurs et les inexactitudes
relevées et examine leurs ajustements. Il compare le
total des montants des ajustements au seuil de
signification tel qu’il l’a défini au début de sa mission
(et éventuellement modifié pour tenir compte des
éléments nouveaux).
 Le rapport d’audit et d’opinion de l’audit
A la différence de l’auditeur financier interne,
l’auditeur financier externe( expert comptable) est
tenu par la loi à l’établissement d’un rapport général
(avec des informations nécessaires) e à l’émission
de son opinion sur les états financiers :
Le rapport général d’audit devrait inclure les
informations suivantes :
 le titre (rapport d’audit)
 les destinataires du rapport (les actionnaires et le
conseil d’administration)
 l’identification des comptes annuels (nom de
l’entreprise, date de clôture des comptes annuels,
la période qu’ils couvrent)
 le fait que les états financiers sont établis sous la
responsabilité de la Direction de l’entreprise et que
le rôle de l’auditeur est d’exprimer une opinion sur
ces états,
Des précisions sur l’étendue des travaux d’audit :
 la référence aux normes d’audit ou aux pratiques admises,
 la mention que l’audit a pour objet d’obtenir une assurance
raisonnable,
 rappel que l’audit inclut un examen par sondage des
informations, une appréciation des principes comptables,
des évaluations faites par la Direction et des états financiers
dans leur ensemble,
 l’opinion sur les comptes annuels qui doit être exprimée
clairement et mentionner les référentiels des principes et
méthodes comptables utilisés pour l’établissement des états
financiers,
 la signature d e l’auditeur, son adresse et la date du rapport.
L’auditeur financier peut exprimer quatre types
d’opinion :
 la certification sans réserve que les états financiers
sont réguliers et sincères et donnent une image
fidèle de l’activité de l’entreprise et de sa situation
patrimoniale.
 La certification avec réserve lorsqu’une irrégularité
est significative mais son importance n’est pas
suffisante pour considérer que les comptes ne sont
pas sincères et réguliers et ne donnent pas une
image fidèle, à l’exception de la réserve formulée.
 L’impossibilité de certifier résulte d’une limitation
dans l’étendue des travaux telle que l’auditeur ne
peut pas exprimer une opinion ou de l’insuffisance
d’éléments probants.
 Le refus de certifier est exprimé lorsque l’effet d’un
désaccord sur les états financiers est tel que
l’auditeur considère qu’une réserve est insuffisante
pour révéler le caractère trompeur ou incomplet de
l’information financière.

Formation-pratique_Sur-lAudit-Interne-1.ppt

  • 1.
    FORMATION SUR LAPRATIQUE DE L’AUDIT INTERNE
  • 2.
    Objectifs de laformation  Comprendre la définition et les objectifs de l’audit;  Comprendre la démarche de l’auditeur chargé d’émettre une opinion motivée sur la qualité de l’information, l’efficacité des systèmes d’organisation et de contrôle;  Acquérir une méthodologie d’audit opérationnel et en maîtriser les techniques spécifiques;  Maîtriser les principes fondamentaux de l’audit interne et réfléchir sur l’évolution de la fonction d’audit interne;  Analyser les problèmes de fonds et de forme posés par l’élaboration de la démarche d’audit comptable et financier.
  • 3.
    CONTENU DE LAFORMATION Chap.1. Le concept d’audit Chap.2. L’audit et le concept de contrôle Chap.3. Les développements actuels des concepts d’audit et de contrôle interne Chap.4. Le déroulement de la mission d’audit Chap.5. La réalisation d’une mission de l’audit interne opérationnel Chap.6. La pratique de l’ audit financier par l’auditeur interne Chap. 7. La démarche de l’ audit financier
  • 4.
    CHAPITRE 1. CONCEPTD’AUDIT  Le verbe «TO AUDIT» désigne l’action d’auditer,  Les noms « AUDIT » et « AUDITING » désignent l’activité d’audit et,  Le qualificatif « AUDITOR » désigne la personne qui entreprend cette action ou qui en fait son activité.
  • 5.
     Ces expressionssont bien des expressions anglaises qui possèdent des origines sémantiques en latin. Auditeur, audition, auditionner, auditorat et auditorium sont par contre des mots français.  Le mot audit vient du verbe audire qui, en latin classique, avait pour sens : entendre, entendre par oui-dire, écouter, être élève, être disciple, suivre les vues de quelqu’un.
  • 6.
     Ainsi, lemot auditeur désignait à l’origine la personne à qui les comptes d’une entreprise étaient lus.  Le verbe classique auscultare, devenu en bas-latin ‘’ascolter’’, écouter et ausculter, est venu nourrir le sens d’auditer, d’une part par le sème écouter, d’autre part par le sème ausculter.  Actuellement, le mot audit est introduit dans le vocabulaire français.
  • 7.
     L’histoire nousenseigne :  que toute cité organisée a certainement connu des systèmes d’information et de contrôle, et des pratiques de contrôle exercées par des professionnels.  l’existence en Europe depuis le 12ème siècle, notamment en Angleterre, en France et en Italie, de professionnels indépendants appelés auditeurs.
  • 8.
     L’audit aété historiquement utilisé pour désigner l’écoute, l’auscultation, le rapport, la référence à une règle et le contrôle par un professionnel indépendant.
  • 9.
     De lànous déduisons différents éléments qui fondent l’audit, à savoir : o le contrôle en tant que mode opératoire consistant à rapprocher deux situations, o la pratique du contrôle par référence à une norme, o l’indépendance professionnelle de l’auditeur.
  • 10.
     Les «auditeurs » du 12ème siècle réunissaient bien ces trois éléments mais ils ne pourraient prétendre au qualificatif d’auditeurs dans le sens actuel du terme.  C’est le 19ème siècle qui donnera naissance à l’audit actuel en donnant naissance à un nouveau métier «l’évaluation des systèmes de gestion des entreprises par des professionnels indépendants».
  • 11.
     Au sensactuel du terme,l’Audit est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée.
  • 12.
     Il aidecette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique et méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle, et de gouvernement d’entreprise, et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité.
  • 13.
    Types d’audit Nous distinguonstrois types d’audit : 1. L’audit statutaire :c’est celui qui est prévu par les statuts. 2. L’audit externe : c’est celui qui est mené par une personne indépendante à la société parce que les propriétaires le veulent ainsi et pas parce que la loi le leur impose. 3. L’audit interne : - c’est celui qui est mené à l’intérieur d’une firme (ou d’un organisme) par un agent ou service de - l’organisation auditée. - Il s’agit d’une activité indépendante d’appréciation du contrôle des opérations. - C’est dans ce domaine, un contrôle qui a pour fonction d’estimer et d’évaluer l’efficacité des autres contrôles.
  • 14.
    CLASSIFICATION DE L’AUDITET DES FONCTIONS ET METIERS DE CONTROLE ASSIMILABLES A L’AUDIT  Au delà des audits spécialisés qui correspondent à des applications de l’audit à des domaines déterminés (audit des achats, audit du marketing, audit des ressources humaines, audit de la production, audit informatique, audit fiscal, audit des assurances, audit juridique,etc.),
  • 15.
    La littérature surl’audit nous fait part de plus d’une vingtaine de qualificatifs : •Audit interne •Audit externe •Audit comptable •Audit financier •Audit comptable et financier • Audit opérationnel • Audit organisationnel • Audit administratif • Audit de régularité
  • 16.
    •Audit de sécurité •Audit de conformité • Audit d’efficacité • Audit de management • Audit diagnostic • Audit de direction • Audit de gestion • Audit de stratégie
  • 17.
    •Audit de performance •Audit social • Audit intégré • Audit général • Audit global • Audit qualité • Audit total.
  • 18.
    QUALITES REQUISES POURUN AUDITEUR •L’indépendance vis-à-vis des autres intervenants. Ceci va jouer sur la qualité de son opinion. Si l’auditeur reçoit les honoraires de son client, dans ce cas l’indépendance totale est quasiment impossible . •La compétence que doit prouver un auditeur avant de signer le rapport d’audit est capitale. C’est le principe de qualification. •L’objectivité. L’auditeur doit avoir une attitude impartiale et dépourvue de préjugés, et éviter les conflits d’intérêts. •L’intégrité l’auditeur permet aux autres intervenants d’avoir confiance en lui, de croire en son opinion.
  • 19.
    • L’honnêteté etla discrétion restent également les qualités qui animent l’auditeur. En effet, l’auditeur consulte divers documents et d’une grande importance, ce qui explique une discrétion de l’auditeur et l’objectivité dans sa prise de décision.
  • 20.
    Les objectifs principauxde l’auditeur sont: L’assistance aux membres de l’entreprise dans l’exercice efficace de leurs responsabilités. Dans ce but, l’audit leur fournit : •Des analyses, •Des appréciations, •Des recommandations, •Des avis et des informations concernant les activités examinés. L’examen et l’évaluation de la suffisance et de la réalité du système de contrôle interne de l’entreprise, ainsi que la qualité de l’action dans la mise en exécution des responsabilités assignées.
  • 21.
    CONCLUSIONS A travers lesfondements, l’évolution, la définition et les objectifs de l’audit, nous retenons que :  l’audit se fonde sur différents éléments entre autres :  l’objet (le système interne d’information et de contrôle),  le mode opératoire (la vérification et l’évaluation),  l’audit interne se positionne comme une activité intérieure à l’entreprise,  l’indépendance de l’audit (son autonomie) par rapport aux autres unités opérationnelle est capitale,  le rôle positif de l’auditeur reste la recherche des solutions (le contrôle interne) plutôt que l’identification des problèmes (le risque potentiel ou manifesté),
  • 22.
     la finalitéde l’audit est d’aider et d’assister à l’ensemble des membres de l’entreprise.  De distinguer entre les donneurs d’ordre (les mandants) qui sont la direction générale et le conseil d’administration et les clients (ou bénéficiaires) de l’audit qui sont l’ensemble des services de l’entreprise.
  • 23.
    CHAPITRE 2 L’AUDIT ETLE CONCEPT DE CONTROLE La littérature de contrôle tente d’éclaircir les ambiguïtés et confusions qui entourent les notions de contrôle, de contrôle interne et de contrôle de gestion. Toutefois, les concepts d’audit et de contrôle interne sont intimement liés. En effet, on ne peut pas approcher l’audit sans appréhender le contrôle interne. Si le contrôle interne constitue l’objet de l’audit, l’audit interne est effectivement une composante de contrôle interne. Le contrôle interne (plus exactement son contenu) évolue en fonction des progrès des techniques, des fraudeurs et des auditeurs.
  • 24.
    Exemple : En matièrede stocks, une bonne maîtrise était toutefois la connaissance des quantités et la protection des objets contre les vols et détériorations, puis est venue la préservation de leur valeur avec les différentes techniques de valorisation, la prise en compte de la dégradation due à la durée de stockage (apparition de la notion de taux de rotation). Le qualificatif interne s’entend par rapport à l’entreprise. L’audit interne fait ainsi partie intégrante du système et processus de contrôle interne. Ce qui n’est pas le cas pour l’audit externe.
  • 25.
    Deux auteurs (Bécouret Bouquin, 1994) l’expliquent en ces mots : « l’audit interne apparaît comme une composante du contrôle interne, puisqu’il concourt à l’objectif du contrôle interne, la maîtrise de l’entreprise. » Par là, on entend que l’audit interne est un élément du dispositif de contrôle interne, dont la mission est de vérifier ponctuellement le niveau de conformité des contrôles permanents mis en œuvre par les équipes opérationnelles. Pour notre part, nous ajoutons que l’auditeur externe concourt aussi à l’objectif de contrôle interne bien qu’il n’y fait pas partie.
  • 26.
    Comment l’auditeur internepeut-il être objet et auteur de contrôle ? Trois éléments de réponse sont avancés : • Au sein de toute entreprise, il existe des niveaux et des chaînes de responsabilités (superposées). A chaque niveau, toute activité assure et subit un contrôle. • Chaque fonction de l’entreprise développe les moyens de maîtrise qui deviendraient objet de vérification. • L’audit interne, bien qu’il soit une fonction de l’entreprise au même titre que les autres fonctions, bénéficie d’une mission de regard, c’est-à-dire de vérification et d’évaluation à l’égard des autres fonctions.
  • 27.
    Nous pouvons présenterla typologie de l’audit au travers quatre critères :  Le positionnement de l’intervenant par rapport à l’entreprise en distinguant l’Audit interne de l’Audit externe :  l’audit interne est exercé par une équipe dépendante de la Direction de l’entreprise et indépendante des autres organes.  lorsque l’audit est confié contractuellement à un consultant extérieur à l’entreprise, on parle d’audit externe.  La finalité de la mission en distinguant l’Auditeur des autres intervenants ; • l’audit interne et l’audit externe s’exercent sur ordre et pour le compte des dirigeants de l’entreprise auditée. Le premier poursuivant la mission permanente et l’autre poursuivant la mission contractuelle.
  • 28.
    • Les objectifsfondamentaux poursuivis par l’auditeur diffèrent de ceux des intervenants publics qui tiennent leurs pouvoirs de la loi.  Le domaine d’intervention de l’Auditeur en distinguant l’Audit comptable, l’Audit opérationnel de l’Audit de direction ; Audit comptable ou financier  révision des comptes Audit opérationnel  contrôle des opérations, systèmes et fonctions Audit de direction  contrôles complets sur tous les aspects de la gestion d’une entreprise.
  • 29.
     L’apport del’Auditeur en distinguant l’Audit de régularité, l’Audit d’efficacité de l’Audit diagnostic. Audit de régularité  vérifier la mise en vigueur des règlements et des instructions de la direction  vérifier la régularité des opérations  vérifier la sincérité des informations  vérifier la protection des actifs Audit d’efficacité  examiner l’adéquation des moyens mis en œuvre par rapport aux objectifs fixés  examiner la pertinence des organisations et méthodes  examiner la rigueur de la gestion et la qualité des performances
  • 30.
    Audit diagnostic  testerl’adéquation des objectifs aux politiques  tester l’adéquation des structures aux fins et objectifs fixés  tester la qualité des communications et des rapports sociaux
  • 31.
    Auditeur interne Auditeurexterne Statut de l’intervenant Dépendant de la Direction Générale indépendant Finalités Sécurité de la Direction Générale Sécurité des actionnaires Objectifs Régularité et rigueur de l’information interne sécurité des personnes et des biens Efficacité de la gestion Régularité et sincérité de l’information oubliée COMPARAISON DES ROLES RESPECTIFS DES AUDITEURS INTERNE ET EXTERNE
  • 32.
    Auditeur interne Auditeur externe Moyens Négocie son programmede travail  Passe le contrôle interne en revue pour provoquer des améliorations  Travailler sur ordres de missions  Fixe lui-même son programme de travail  Passe le CI en revue pour déterminer le niveau de ses contrôles  Négocie le nombre de ses vacations
  • 33.
    Auditeur interne Auditeurexterne Axe de recherche Non respect du cadre juridique, réglementaire Non actualisation des comptes Erreurs ou omissions Fraudes Gaspillages / pertes Délais /Coûts excessifs Inadéquation des méthodes Insuffisance des performances Non respect du cadre juridique, réglementaire ou comptable Non sincérité des comptes Erreurs ou omissions Fraudes (accessoirement)
  • 34.
    Auditeur interne Auditeurexterne Domaines d’intervention - Comptes - Opérations - Éléments du patrimoine - Organisation et système - Structures et fonctions - Budgets - Politiques et objectifs - Gestion en général - Comptes - États financiers
  • 35.
    Incompatibilités Audit dela Direction Générale Immixtion dans la gestion Résultat Recommandations + suivi  Outil de direction et de gestion •Certification sans ou avec réserves ou refus de certifications ou révélation de faits délictueux • Outil d’information Conclusion Audit de régularité Audit d’efficacité Audit diagnostic Audit de régularité uniquement Auditeur interne Auditeur externe
  • 36.
    C Tronc commun auxmissions d’audit interne et d’audit externe Domaine : audit de régularité de l’information comptable  Moyens :  S’assurer de la séparation des fonctions,  Vérifier l’existence des justificatifs probants,  Pointer les écritures avec les documents,  Contrôler la rigueur des enregistrements,  Vérifier la fiabilité des traitements,  Vérifier les additions ou calculs,  S’assurer de la permanence des méthodes de comptabilisation. COMPARAISON DES INTERVENTIONS DE L’AUDITEUR INTERNE ET DE L’AUDITEUR EXTERNE
  • 37.
    Aspects particuliers del’auditeur interne - Vérifier les opérations à la fois sous leur aspect économique, financier, comptable et réglementaire, - Faire des recommandations en vue d’améliorer, - Faire des recommandations en vue d’améliorer, - Etc… Aspects particuliers des auditeurs externes •Vérifier le respect de l’égalité entre les actionnaires, • Vérifier la sincérité de informations dans le rapport du C.A. et la documentation pour les actionnaires, • Alerter les actionnaires sur les faits de nature à compromettre la continuité
  • 38.
    Le système decontrôle interne (SCI) ou encore le système de contrôle organisationnel a pour mission de contribuer à la maîtrise de l’entreprise et qui comprend deux grandes composantes : • Une composante comptable : s’intéresse à la qualité de l’image qu’offre les états financiers. C’est le contrôle interne comptable. • Une composante « non comptable » : traduit le contrôle (maîtrise) dit administratif ou opérationnel (élargi). C’est le contrôle interne opérationnel ou administratif.
  • 39.
    COMPTABLE AUDIT COMPTABLE (interne etexterne) OPERATIONNEL OU ADMINISTRATIF AUDIT OPERATIONNEL (interne et externe) Contrôle interne CONTROLE INTERNE AUDIT
  • 40.
    La terminologie, deplus en plus courante chez les groupements professionnels de l’audit, retient ce qu’on a convenu d’appeler les trois E : • L’Economie de gestion consiste à se procurer les ressources au moindre coût ; • L’Efficience de gestion vise à optimiser la quantité obtenue (produits, services) d’une quantité de ressources (notion de productivité) ; • L’Efficacité de gestion est réalisée dès lors que les décisions de gestion vont bien dans le sens voulu par la direction (conformité aux objectifs et aux politiques).
  • 41.
    RELATION ENTRE LESTROIS « E » Résultats Résultats Ressources Objectifs Ressources Coût EFFICIENCE : ECONOMIE : ATTEINDRE LES OBJECTIFS AU MEILLEUR COUT selon avec minimum de au meilleur EFFICACITE :
  • 42.
    L’auditeur a pourrôle de vérifier si les 3 « E » sont respectés : • Par économie, on attend les conditions dans lesquelles l’entreprise acquiert des ressources humaines et matérielles. Une opération est économique si ces ressources ont été acquises en quantité appropriée, en qualité acceptable et au coût le plus bas possible. • Par efficience, on entend le rapport entre les biens ou les services produits, d’une part, et les ressources utilisées pour les produire , d’autres part. Une opération est efficiente si pour l’ensemble des ressources utilisées, le produit obtenu est maximum ou encore les moyens utilisés sont minimaux pour toute qualité et quantité données de services. • Par l’efficacité, on entend la mesure dans laquelle un programme atteint les buts visés ou les autres effets recherchés.
  • 43.
    Objectif et champd’action  L’audit interne est à l’intérieur d’une entreprise ou un organisme, une fonction indépendante d’appréciation au service de celle-ci Il est responsable de l’examen et de l’évaluation de ses activités.  Son objectif est d’assister les dirigeants de l’entreprise afin de leur permettre d’exercer efficacement leurs responsabilités en leur apportant des analyses, des appréciations, des recommandations, des avis et des informations sur les activités qu’il examine.  Parmi les bénéficiaires de l’assistance de l’audit interne figurent notamment la direction générale et le conseil d’administration.
  • 44.
     L’auditeur internedoit :  Examiner la fiabilité et la rectitude des informations financières et opérationnelles, et le moyens et méthodes utilisés pour identifier, mesurer, classer et diffuser ces informations,  Examiner les systèmes mis en place pour garantir la conformité avec les politiques, plans, procédures, lois et règlements pouvant avoir un impact significatif sur les opérations et les comptes-rendus.
  • 45.
    • Examiner lesmoyens de sauvegarde des actifs et si nécessaire, vérifier l’existence de ceux-ci, • Apprécier si toutes les ressources de toutes sortes sont bien utilisées, avec économie et efficacité, • Examiner les opérations et les programmes pour s’assurer que les résultats en sont cohérents avec les objectifs et les buts poursuivis et que ces opérations et programmes ont été menés à bien comme prévu.
  • 46.
    Responsabilité et autorité Commenous l’avons évoqué plus haut, le département d’audit interne fait partie intégrante de l’entreprise. Par conséquent, son action s’ exerce dans le cadre des politiques établies par la direction générale et le conseil d’administration. Son objet, son autorité et sa responsabilité doivent être établis par un document écrit (charte de l’audit), dont le responsable de la fonction doit rechercher l’approbation par la direction générale et l’acceptation du conseil d’administration.
  • 47.
     La chartedoit indiquer clairement les buts de l’audit interne, préciser que le travail ne connaît pas de limite et mentionner que l’auditeur n’a ni autorité ni responsabilité à l’égard des activités qu’il audite.  A travers le monde, l’audit interne s’exerce dans des environnements différents et au sein d’entreprises dont l’objet, la taille et la structure sont variables, de plus, les lois et usages différent d’un pays à l’autre.  Par conséquent la mise en œuvre des normes pour la pratique professionnelle de l’audit interne doit tenir compte du contexte dans lequel l’audit exerce sa responsabilité.
  • 48.
    Indépendance  L’auditeur internedoit être indépendant des activités qu’il audite. Il l’est lorsqu’il peut accomplir son travail avec objectivité.  L’indépendance permet à l’auditeur interne de porter un jugement libre et sans idée préconçue, ce qui est indispensable pour conduire convenablement ses audits.  Elle s’obtient par sa place dans l’organigramme et par son objectivité.
  • 49.
     Le responsablede la fonction doit être rattaché à quelqu’un disposant d’une autorité suffisante pour promouvoir son indépendance, lui garantir un champ d’investigation suffisamment large et une mise en œuvre appropriée de ses recommandations.  L’auditeur interne ne doit pas, en matière d’audit, subordonner son jugement à celui des autres.
  • 50.
    Remarques  La définition,la mise en place et l’exercice de la responsabilité de fonctionnement des systèmes ne sont pas des activités d’audit.  Il en est de même pour la rédaction des procédures s’intégrant dans ces systèmes. L’impliquer l’auditeur dans de telles activités est de nature à compromettre son objectivité.
  • 51.
    CHAPITRE 3. LESDEVELOPPEMENTS ACTUELS DES CONCEPTS D’AUDIT ET DE CONTROLE INTERNE En reprenant les formulations de Larry Sawyer (que l’on présente comme le père de « l’audit participatif »), nous dressons quatre étapes de ce développement : l’inspection, l’évaluation, le conseil et la motivation. • « être les yeux et les oreilles de la direction générale » : c’est la fonction d’inspection ; • « faire ce que ferait un directeur général pour évaluer le fonctionnement de son unité s’il en avait le temps et s’il savait comment s’y prendre » : c’est la fonction d’évaluation, requérant des professionnels ;
  • 52.
    •«constituer une associationmanager-auditeur, où l’auditeur est celui qui détecte et identifie les problèmes et l’audité celui qui leur apporte une solution» : c’est la fonction de conseil ; • « faire que les responsables et la direction soient légitimement fiers » (« to make management look good » : c’est la fonction de motivation.
  • 53.
    3.1. LE PROCESSUSDE REMISE EN CAUSE L’audit met en présence deux parties, d’un côté l’entreprise en tant que système de contrôle interne (objet d’audit) et d’un autre côté l’auditeur (agent d’audit) chargé d’apprécier ce système. L’évolution a concerné les deux parties de la relation d’audit : le système de contrôle interne et l’audit (à la fois leurs pratiques et les concepts sous-jacents). • La remise en cause de l’audit externe a abouti à la mise en place de l’audit interne ; • La remise en cause de l’audit financier a abouti au développement de l’audit opérationnel (restreint) et de l’audit de management (audit opérationnel élargi) ;
  • 54.
    •La remise encause de l’auditeur-policier a abouti à l’émergence de l’auditeur-conseiller et de l’auditeur-consultant ; •La remise en cause de l’audit détectif a abouti au développement de l’audit préventif et directif ; • La remise en cause de l’indépendance de l’auditeur a donné naissance aux comités d’audit.
  • 55.
    3.2. L’AUDIT ETLA FRAUDE L’auditeur (interne) n’est pas un auditeur de fraudes mais il doit être capable de détecter les fraudes lesquels sont : - apparentes dans les documents comptables ou - difficilement détectables (fraudes microscopiques)
  • 56.
    * L’auditeur (interne)doit connaître : - Les différents types de fraudes, - Les différents indicateurs de fraude - Les différentes techniques de lutte contre les fraudes *Techniques de lutter contre la fraude : - Débuter par l’identification des signaux, - Appliquer les méthodes spécifiques, - Identifier les responsabilités
  • 57.
    * Les trois‘’I’’ pour l’audit des fraudes : • Investigations • Interview • Interrogatoire *Situation du risque : LA FRAUDE EST ELEVEE LORSQUE L’AUDIT INTERNE EST FAIBLE. Particulièrement pendant les périodes de : • Expansion • Crises • Transformation, etc…
  • 58.
    Les risques d’audit Auditrisk AR = ? • Inherent risk (risque inhérent) : IR • Control risk (risque du système de contrôle) : CR • Detection risk (risque de détection) : DR
  • 59.
    3.3. LES COMITESD’AUDIT Exemple de la France : 3.3.1. Composition : Le groupe de travail envisage une composition évolutive en trois temps : Dans un premier temps, le comité d’audit comportera :  Le président ou le directeur général de la société ;  Le directeur financier ou le directeur comptable  Le directeur de l’audit interne  Les commissaires aux comptes  Le cas échéant, les auditeurs externes contractuels, les experts-comptables.
  • 60.
    Dans un secondtemps, un administrateur, n’ayant pas de responsabilités opérationnelles au sein de l’entreprise et dûment choisi par le président du CA, y participera. A terme, cet administrateur pourra être choisi par le conseil d’administration lui même.
  • 61.
    3.3.2. Les compétences: Le comité d’audit se chargera de : •L’examen des projets de comptes avant leur présentation au conseil d’administration ; •La prise de connaissance, chaque année, du programme de travail proposé par le commissaire aux comptes et, le cas échéant, ceux proposés, après coordination avec celui des commissaires aux comptes, par les auditeurs internes et les auditeurs externes contractuels ;
  • 62.
    • L’examen desprojets de comptes intérimaires, des projets de rapports semestriels et du tableau d’activité et de résultat avant leur publication.
  • 63.
    3.3.3 Les modalitésde fonctionnement : Le comité d’audit doit se réunir deux à quatre fois par an pour assumer ces attributions. Il peut toutefois, se réunir à tout moment, à l’initiative de deux de ses membres, pour examiner toute question ayant trait à l’établissement, au contrôle ou à la publication des comptes individuels ou consolidés, annuels ou intermédiaires de la société. Question: Qu’en est-il des comités d’audit au Rwanda?
  • 64.
    CONCLUSIONS L’évolution de l’auditest étroitement liée à l’évolution de l’entreprise et de son environnement d’une part et de l’évolution de l’auditeur d’autre part. Bécour et Bouquin précisent que : « le développement de l’audit est inséparable de la propagation des modes de direction et de coordination ». En ce qui concernent l’entreprise et son environnement, nous relevons l’évolution des systèmes de gestion (organisation, animation et information), des modes de gouvernement, des méthodes, des outils, des technologies, des procédures de travail, des risques, etc.
  • 65.
    Quant à l’auditeur,nous identifions l’évolution des techniques, du champ d’action, des finalités, des partenaires (clients), des normes, des comportements, des compétences, etc. La tendance qui s’affirme de plus en plus en matière de typologie est la double distinction d’une part entre l’audit interne et l’audit externe et d’autre part entre l’audit financier et l’audit opérationnel. L’audit opérationnel est exercé à la fois par les auditeurs internes et externes alors que l’audit financier aux fins de certification demeure exclusivement un audit externe.
  • 66.
    CHAPITRE 4. LE DEROULEMENTDE LA MISSION D’AUDIT La mission d’audit (interne ou externe) s’ouvre par « un ordre ou une lettre de mission » et se déroule en trois grandes phases selon une progression logique : 1. Phase de lancement (d’étude, de conception, introductive, etc.) 2. Phase d’exécution (de vérification, de réalisation, opérationnelle, etc.) 3. Phase d’achèvement (de conclusion, de synthèse, de communication, etc.)
  • 67.
    La mission d’auditmet en œuvre à chacune de ses phases : • Des concepts, • Des outils et des produits, • Des techniques et • Des niveaux de responsabilité au sein de l’équipe d’audit. NB : Bien que ces trois phases soient communes à toutes les missions d’audit, il existe des particularités dans leur mise en application selon qu’il s’agit d’un audit opérationnel ou un audit financier.
  • 68.
    En ce quiconcerne la conduite de la mission, la méthodologie comporte les éléments suivants : Le découpage de la mission en étapes puis en phases et tâches et définition des points de contrôle de l’avancement et de la qualité des travaux, La définition des rôles et attributions des différentes entités composant la structure de projet,  La notion et le contenu du programme qualité,  Le guide d’estimation du calendrier et de la charge de travail.
  • 69.
    Quant à laréalisation du travail d’audit, la méthodologie s’attache à décrire concrètement les travaux à réaliser, tels que : • Recensement des informations à obtenir et méthodes de recueil; • Méthodes d’analyse et de synthèse; • Exemples types de documents de travail intermédiaires; •Description des résultats attendus (modèles de formalisation et utilisation des produits finis).
  • 70.
    CHAPITRE 5. LA REALISATIOND’UNE MISSION DE L’AUDIT INTERNE OPERATIONNEL Rappelons que l’audit opérationnel est l’examen par un professionnel de la gestion de chaque fonction d’une organisation quelconque (entreprise, administration,.....) en vue d’exprimer une opinion responsable et indépendante, par référence aux critères de régularité, d’économie et d’efficience. Cette opinion doit accroître la maîtrise de la gestion de la dite organisation.
  • 71.
    5.1.L’APPROCHE PROPOSE PARL’IFACI (Institut Français des auditeurs et Contrôleurs Internes) 5.1.1 LES ETAPES DE PRODUCTION ET D’UTILISATION DES OUTILS Nous savons que la mission d’audit opérationnel comporte trois phases :  la phase de lancement (ou d’étude)  la phase d’exécution ( ou de vérification)  la phase d’achèvement ( ou de conclusion)
  • 72.
    Chacune de cestrois phases comprend une série d’étapes (sous phases) se matérialisant par des documents qui serviront comme outils d’organisation de la mission d’audit (outils de logistique et outils e méthodologie) ou qui constitueront les produits devant répondre à la finalité de la mission d’audit (études, vérifications et conclusions devant satisfaire les clients de l’audit : le donneur d’ordre et les opérationnels).
  • 73.
    a. La phased’études Cette phase comporte cinq étapes essentielles : 1. L’étape de reconnaissance 2. L’étape d’analyse des risques 3. L’étape de choix des objectifs d’audit 4. L’étape de détermination des tâches d’audit 5. L’étape de planification du déroulement de la mission d’audit
  • 74.
    Chacune de cesétapes donne lieu à un document : 1. Le plan d’approche 2. Le tableau des forces et faiblesse apparentes 3. Le rapport d’orientation 4. Le programme de vérifications 5. Le budget, allocation, planning, suivi
  • 75.
    b. La phasede Vérification Cette phase de travail sur terrain comporte une série de travaux (entretiens, vérifications, calculs, analyses de problèmes,....) qui aboutissent à trois documents :  la feuille de couverture qui précise chaque tâche du programme de vérification et sur laquelle sont aussi reportés les résultats et les conclusions du travail effectué par l’auditeur (dysfonctionnement et points forts)  les papiers de travail qui comportent le détail des travaux effectués sur la feuille de couverture  la feuille de révélation et d’analyse des problèmes qui comporte uniquement les dysfonctionnement relevés.
  • 76.
    L’équipe de projetmet en œuvre des techniques de recueil (entretiens, questionnaires, analyses de procédures, réunions,…) et dispose d’outils d’aide au diagnostic (check-lists par fonction et systèmes, analyse transversale de procédure, recherche de classement des causes,…).
  • 77.
    Les produits decette phase consistent en :  Une documentation de travail détaillée, comprenant la documentation recueillie dans les services, la synthèse de chaque entretien, les comptes rendus de réunion.  Des analyses spécifiques portant sur une procédure, la productivité d’un bureau, l’adéquation du plan de formation, l’impact économique d’un problème de qualité.
  • 78.
    c. La phasede conclusion Cette phase comporte quatre étapes : 1. L’étape Synthèse 2. L’étape Restitution 3. L’étape Rédaction et Validation 4. L’étape Suivi de recommandations. Chacune de ses étapes donne lieu à un document :  l’ossature du rapport  le compte rendu final au site  le rapport d’audit (projet, validation, définitif)  l’état des actions de progrès
  • 79.
    Il y abien correspondance entre les étapes de la mission d’audit et les outils de l’auditeur :
  • 80.
    Les étapes dela mission d’audit Les outils de l’auditeur A. La phase d’étude 1. L’étape de reconnaissance 2. l’étape d’analyse des risques 3. l’étape de choix des objectifs d’audit 4. l’étape de détermination des tâches d’audit 5. L’étape de planification du déroulement 1.Le plan d’approche 2.Le tableau des forces et faiblesses apparentes 3. le rapport d’orientation 4.Le programme de vérifications 5.Budget, allocation, planning et suivi de la mission d’audit
  • 81.
    B. La phasede vérification 6.Les taches de vérifications et entretiens 7. Le détail des travaux effectués 8. L’identification des problèmes 6. La feuille de couverture et conclusions 7. les papiers de travail 8. la feuille de révélations et d’analyse des problèmes (FRAP)
  • 82.
    c. La phasede conclusion 9. L’étape de synthèse 10. L’étape de restitution 11. L’étape de rédaction et validation 12. L’étape de suivi des recommandations 9. l’ossature du rapport 10. le compte rendu final au site 11. Rapport d’audit (projet, validation,définitif...) 12. L’état des actions de progrès
  • 83.
    LE DEROULEMENT D’UNEMISSION D’AUDIT Demandes des responsables ORDRE DE MISSION PROGRAMME ANNUEL Analyse des Procédures et de l’organisation Rapport d’orientation Tableau de forces et faiblesses apparentes Contrat de prestations de services fixe les grandes lignes avec les audités Liste des taches et fil conducteur du questionnement ? Charges, moyens, planning Mandate AI et lance la mission Propositions Demandes de l’audit de la DG Programme de travail
  • 84.
    TRAVAIL de recherches etd’analyse sur terrain Les points (FRAP) sont validés au fur et à mesure avec les opérationnels SYNTHESE PRESENTATION DES CONCLUSIONS au responsable du site/fonction PROJET DE RAPPORT REUNION DE VALIDATION RAPPORT DEFINITIF y compris recommandations Regroupe et mise en ordre des problèmes Première vue complète, explications Aux seuls audités, puis aux autres destinataires et recommandations Vaut O.K. sur faits et déductions L’auditeur interne modifie/incorpore divergences en annexe Directions, Hiérarchiques, Fonctionnaires, Générale
  • 85.
    ACCEPTATION DES REPONSES SUIVI JUSQU’ÀLA MISE EN PLACE Répondre à l’Auditeur interne : programme d’actions Compte rendu aux Directions (au comité d’audit s’il y en a)
  • 86.
    D. La recherched’améliorations Cette étape prolonge l’étape du diagnostic. A partir des causes de dysfonctionnement recensées, il s’agit d’identifier les améliorations spécifiques à apporter puis de sélectionner les plus pertinentes. Plus le diagnostic aura été précis dans l’analyse des causes de dysfonctionnement, plus la recherche d’amélioration sera aisée.
  • 87.
    Le résultat decette étape comprend :  La documentation de travail (en particulier, les comptes rendus des réunions de créativité),  un catalogue ordonné des recommandations identifiées et sélectionnées, comportant pour chacune d’entre elles le (les) point (s) de diagnostic au (x) quel(s) elles se rapportent ainsi que les avantages attendus et, si nécessaire, la preuve de la faisabilité,  un rapport de synthèse portant les recommandations.
  • 88.
    E. L’élaboration duplan d’action Cette étape a pour objet :  La définition des travaux à réaliser (les actions) pour la mise en œuvre des recommandations,  L’élaboration d’un bilan économique détaillé comparant pour chaque recommandation les avantages attendus (tangibles et intangibles) aux coûts (d’investissement et de fonctionnement) ainsi qu’aux risques associés et remettant éventuellement en cause telle ou telle recommandation dont le coût de mise en place serait disproportionné,
  • 89.
     La consolidationdu bilan pour l’ensemble des recommandations sélectionnées,  La planification des actions, compte tenu des contraintes de séquence, de ressources, du rythme de changement acceptable par l’organisation, etc.
  • 90.
    Les produits decette étape sont : Le plan d’action (liste description des actions, calendrier, bilan économique, affectation des responsabilités concernant la mise en œuvre…) Une note d’organisation de la mise en œuvre du plan d’action, indiquant notamment les structures de projet et de coordination à mettre en oeuvre, les principaux risques et facteurs clés et succès, les modalités de communication propres à assurer la mobilisation des personnels, les modalités d’actualisation du plan d’action, etc.
  • 91.
    f. La miseen œuvre du plan d’action Chaque responsable est maître d’œuvre des actions qui lui sont confiées. L’équipe initiale de projet devrait : • Assister la Direction générale dans le pilotage de la mise en œuvre (tableaux de bord d’avancement, vérification de l’impact des actions, conseils auprès des responsables…), • Actualiser périodiquement le plan d’action. Ce travail d’actualisation périodique place alors l’entreprise dans une démarche permanente de progrès.
  • 92.
    CONCLUSION La pratique del’audit opérationnel est en définitive une articulation de douze éléments que nous proposons de désigner par « l’univers de la mission d’audit opérationnel ».(cfr schéma) 1. Les composantes de l’activité organisée (organisation, fonctionnement et pilotage), 2. Les risques et les événements associés à l’activité organisée (manifestation, impact et cause),
  • 93.
    3. Les élémentsde contrôle interne liés à l’activité organisée (prévention, détection et protection), 4. La finalité du contrôle interne (relatives aux actifs, information, ressource, loi et objectifs), 5. Les préoccupations de l’audit (régularité, efficacité et direction), 6. Le sens de la démarche (par le fonctionnement constaté ou par la conception de l’organisation),
  • 94.
    7. Le découpagede l’activité organisée (comptable, fonctionnel, transversal et systématique), 8.Les grandes phases de déroulement de la mission d’audit (lancement, exécution et achèvement), 9. Les étapes propres à chacune des grandes phases de la mission d’audit (sous-phases), 10. Les documents produit à chacune des phases et étapes,
  • 95.
    11. Les techniquesutilisées à chacune de ces phases et étapes, 12. Les niveaux de responsabilités des auditeurs (directeur, chef de mission, auditeurs). La maîtrise de la complexité de la pratique de l’audit réside dans la maîtrise de l’ensemble des composantes de cet univers et de leur articulation.
  • 96.
    CHAPITRE 6. LA PRATIQUEDE L’ AUDIT FINANCIER PAR L’AUDITEUR INTERNE L’auditeur interne est fondamentalement un auditeur opérationnel. Il rapproche l’ensemble de fonctions, opérations, circuits, documents, informations, ressources, comportements, actifs,… de l’entreprise. L’évaluation de la fonction comptable et la vérification des opérations comptables s’inscrivent obligatoirement dans un audit opérationnel.
  • 97.
    Quand l’auditeur interneréduit ses vérifications aux seules opérations et documents comptables, il assure un audit financier à l’instar du commissaire aux comptes et de l’expert comptable avec, une différence de taille. L’auditeur interne n’est pas habilité à certifier les comptes de l’entreprise que ce soit à titre contractuel ou légal. C’est pour écarter cette confusion, que les auditeurs internes préfèrent parler, plutôt d’un audit de régularité comptable.
  • 98.
    7.1.La définition etla logique de l’audit financier L’audit financier appelé aussi révision est une démarche entreprise par un professionnel indépendant dans le but d’émettre une opinion motivée sur la qualité de l’information financière publiée. Nous retenons quatre éléments fondamentaux :  Une démarche (particulière) Effectuée par un professionnel indépendant(auditeur) • Devant aboutir à une opinion (avis) motivée (justifiée) • Sur les états (financières) communiqués par l’entreprise
  • 99.
    7. 2. Lalogique générale de l’audit financier Trois notions sont à la base de l’audit financier : a. L’information financière est issue des états financiers de synthèse communiqués par l’entreprise. Ces états de synthèse sont l’aboutissement d’enregistrement et d’écritures, dans des comptes appropriés respectant une présentation donnée et affichant des soldes à la date d’arrêté(intérim ou final).
  • 100.
    Il s’agit demettre en exergue la relation fondamentale entre l’information financière (objet de l’audit financier) et l’appareil de production de l’information financière autrement dit l’organisation administrative et comptable de l’entreprise.
  • 101.
    b. L’information financièredevrait traduire le plus fidèlement possible la vie de l’entreprise :  son activité ( ses achats, vents, recrutements, financements, ses équipements..), son organisation et sa structure (sa répartition des autorités et des responsabilités, son organigramme, son actionnariat familial ou diversifié, son affiliation ou non à un groupe, sa localisation unique ou multiple,….),
  • 102.
     Sa politiquegénérale et la culture de ses dirigeants (sa politique de recrutement, sa gestion des carrières, sa politique sociale, son mode de gouvernement participatif ou autoritaire, …),  Ses perspectives de développement (sa gestion prévisionnelle, sa planification, ses budgets, son contrôle budgétaire et de gestion,…), Son organisation comptable et administrative (mode manuel ou informatisé de traitement, mode intégré ou sous-traité, état des procédures internes, qualité de la gestion comptable).
  • 103.
    c. La viede l’entreprise (son activité, sa structure, sa politique générale, la culture de ses dirigeants, ses perspectives de développement et son organisation administrative et comptable) est exposée en permanence à une série de risques (de défaillance commerciale sur un marché ou sur un produit, de défaillance stratégique sur des choix politiques, de défaillance organisationnelle sur des structures, de défaillance administrative et comptable sur des systèmes de gestion,…) qui peuvent entraîner le risque ultime d’arrêt d’exploitation.
  • 104.
    On met enévidence ici le danger que peut courir une entreprise qui ne fait pas l’objet d’évaluation permanent de la qualité de l’information financière qu’elle croit maîtriser.
  • 105.
    7.3.Les questions clésde l’audit financier L’auditeur financier cherche à se prononcer sur la qualité de l’information financière. Cette information étant issue des états financiers de synthèse. Ces états sont l’aboutissement d’enregistrement dans des comptes affichant des soldes à la date d’arrêt.
  • 106.
    L’auditeur se posedes questions correspondant à sept propositions qui permettent, si elles sont vérifiées, de penser que les comptes sont réguliers et sincères. Ces questions concernent les trois grandes étapes du processus de production de l’information financière : • Les enregistrements • Les soldes • Les documents financiers.
  • 107.
    A. Les questionsafférentes aux enregistrements 1. Toutes les opérations de l’entreprise devant être comptabilisées ont-elles fait l’objet d’un enregistrement dans les comptes ? 2. Tous les enregistrements portés dans les comptes sont-ils la traduction correcte d’une opération réelle ? L’auditeur vérifie le respect de principe de réalité des enregistrements.
  • 108.
    Exemple : pourun compte d’immobilisation corporelle, la réalité des enregistrements signifie que toute écriture au débit corresponde à une entrée physique(facture exacte, bien immobilisé, à la propriété de l’entreprise, TVA déductible non immobilisée) et que toute écriture au crédit se justifie par une sortie dans une sortie physique(cession, destruction, perte….)
  • 109.
    3. Toutes lesopérations enregistrées durant l’exercice concernent-elles la période écoulée et elle seule ? Inversement des opérations concernent cette période ne sont-elles pas enregistrées dans un autre exercice.  Exemple : la vente réalisé pendant l’exercice 2001 est comptabilisée dans le résultat de l’exercice 2002. Pour 2001, le principe d’exhaustivité n’est pas respectée alors que pour 2002, c’est le principe de réalité qui n’est pas observé.
  • 110.
    B. Les questionsafférentes aux soldes 1.Tous les soldes apparaissant au bilan représentent-ils des éléments d’actif et de passif existant réellement ?  Exemple Exemple le stock à la date de l’arrêté du bilan existe physiquement, la créance client dont le solde est affiché au bilan existe réellement, le coffre fort du financier contient les valeurs réelles ?
  • 111.
    2.Les éléments d’actifet de passif sont-ils évalués à leur valeur juste ?  L’auditeur vérifie le respect des principes d’évaluation correcte des soldes et de permanence d’application des méthodes.  Exemple : l’évaluation des provisions, la traduction des dettes et des créances en devises au cours du jour de réalisation de l’opération ou à la date de clôture
  • 112.
    C.Les questions afférentesaux documents financiers 1. les documents financiers sont-ils correctement classés et présentés ? L’auditeur vérifie le respect de la présentation comptable conformément au plan comptable en vigueur. Le risque ici étant une mauvaise classification ou un regroupement abusif de postes.
  • 113.
    Exemples :  faireapparaître en valeurs mobilières de placement des éléments ayant une nature d’immobilisation financière faussant ainsi la structure de l’actif et le calcul du besoin en fonds de roulement,  pratiquer la compensation des soldes bancaires créditeurs et débiteurs.
  • 114.
    2. Les documentsfinanciers font-ils l’objet des informations complémentaires qui sont éventuellement nécessaires ? L’auditeur vérifie que l’information chiffrée est accompagnée en annexe des informations extra- comptables nécessaires à leur compréhension.
  • 115.
    D.Les questions afférentesà la trésorerie 1.- Le trésorier a-t-il connaissance de l’intégralité des comptes bancaires au nom de l’entreprise ? -les dates et surtout, les conditions d’ouverture de chaque compte sont-elles connues ? -existent-ils des comptes qui ne fonctionnent pas ou peu ? -le trésorier reçoit les banques qui sollicitent un entretien ?
  • 116.
    2.Le trésorier estdestinataire pour chacun des comptes bancaires d’un arrêté périodique ? Les assiettes et les montants suivants sont-ils systématiquement vérifiés sur chaque extrait ? - intérêts débiteurs - commissions de découvert - commission de mouvements - frais divers
  • 117.
    3.-Le trésorier dispose-t-ild’un encours quotidien en date de valeur des crédits à court terme ? -cet encours tient-il compte des spécificités de l’escompte quant à la durée réelle de mise à disposition de fonds ? 4.Est-il procédé à la détermination de l’encaisse réelle (toutes banques confondues) sur chaque jour ? 5.Est-il procédé chaque trimestre à une évaluation de l’économie réalisable sur la gestion des soldes en banques (économie théorique et réelle)
  • 118.
    6. L’examen périodiquedes échelles en date de valeur permet-il de fixer un objectif de découvert limité ? 7. Est-il dressé pour chaque compte bancaire et pour l’encaisse (toutes banques confondues) une représentation graphique : -de l’échelle en date valeur ? -de l’encours quotidien de crédit en date valeur ?
  • 119.
    CHAPITRE 7. LADEMARCHE DE L’ AUDIT FINANCIER 8.1.Le risque de l’entreprise et le risque d’audit Le risque est la probabilité de manifestation d’un évènement indésirable. En ce qui concerne l’entreprise, on relève : a) les risques d ‘entreprise (liés à la situation économique et financière de l’entreprise) :
  • 120.
     situation économiquedu secteur d’activité (marchés en déclin, secteur très concurrentiel…)  nature des produits vendus (produits à obsolescence rapide, existence nouveaux produits concurrentiels,…)  modifications de structure (acquisition ou cessions, restructuration,…)
  • 121.
     situation financière(dégradation des résultats, du fonds de roulement, augmentation importante des besoins en fonds de roulement,…)  existence d’éléments susceptibles de remettre en cause la continuité de l’exploitation.
  • 122.
    b) les risquesde gestion (liés à l’organisation générale de l’entreprise, au comportement organisationnel de la Direction générale et à la qualité professionnelle du personnel) :  absence de procédures comptables et administratives, d’organigramme et de définitions de fonctions régulièrement mis à jour,  pouvoirs de direction très centralisés ou trop décentralisés,  contrôle insuffisant sur des activités ou des succursales décentralisées,
  • 123.
     absence decontrôle budgétaire et de contrôle de gestion,  absence d’audit interne,  degré d’implication de la Direction générale dans le système de contrôle interne,  intérêt porté par la Direction à l’information financière, analytique, budgétaire, au contrôle de gestion, au tableau de bord, aux comptes annuels, aux rapports d’activité, aux statistiques externes,  rotation importante du personnel  personnel incompétent  climat social tendu
  • 124.
    c) les risquescomptables (liés à l’organisation et la gestion comptable, à la complexité des opérations et de leurs traitements comptables et à l’efficacité du personnel comptable) :  système de contrôle interne comptable défaillant dans sa conception ou dans son fonctionnement (ne permet pas d’éviter ou de détecter des erreurs ou inexactitudes, contrôles prévus inefficaces),  complexité des opérations ou de leur traitement comptable ;
  • 125.
     difficulté detranscription en termes comptables des opérations réalisées compte tenu par exemple des particularités juridiques,  problèmes d’évaluations dans lesquels interviennent pour une grande part des éléments subjectifs ou des estimations de la Direction Générale (prix de revient et prix de vente par exemple),  montants concernés
  • 126.
    L’audit est bienune approche des risques et des éléments permettant leur maîtrise (dispositif de contrôle interne) qui se conclut par un avis sur la probabilité de défaillance d’une organisation et de son fonctionnement. Les travaux d’audit doivent obligatoirement se focaliser sur les aspects les plus sensibles de l’entreprise : les zones de risque.
  • 127.
     Il nes’agit pas ici uniquement d’un souci d’efficacité mais plutôt d’une condition d’applicabilité de l’acte d’audit.  Il existe une relation inéluctable entre les risques de l’entreprise, les travaux d’audit et le risque d’audit : le risque de non détection des défaillances par l’auditeur. Cependant s’il est demandé à l’auditeur de bien définir la nature et l’étendue des travaux qui lui permettrent de détecter les défaillances de l’entreprise, on reconnaît que le risque d’audit ne peut être définitivement écarté et qu’on ne peut au mieux que détecter les défaillances et exiger de l’auditeur d’avoir une assurance raisonnable qu’il n’existe pas d’anomalies significatives . Tout acte d’audit comporte par définition un niveau de risque d’erreur que l’auditeur reconnaît et que l’audité accepte.
  • 128.
    8.2.Le seul designification  Le seuil de signification (ou de matérialité ou encore l’importance relative) est la mesure que fait l’auditeur financier du montant au delà duquel une ou plusieurs erreurs ou inexactitudes cumulées affectent les états financiers de telle manière qu’ils ne sont plus réguliers et sincères ou qu’ils ne donnent plus un image fidèle du patrimoine ou du résultat des opérations de l’entité concernée.
  • 129.
    La détermination d’unseuil de signification est indispensable à l’auditeur financier principalement lors de la phase de planification de sa mission et lors de l’émission de son opinion. Lors de la planification, la définition des seuils de signification conjuguée à l’analyse des risques permettent à l’auditeur de concentrer ses travaux sur les aspects les plus importants.
  • 130.
    Lors de l’émissionde l’opinion, le seuil de signification permet à l’auditeur d’apprécier si les erreurs et inexactitudes détectées sont de nature à remettre en cause sa certification (audit externe) et si il convient de demander à la société de corriger ses états financiers.
  • 131.
    On retient deuxéléments de mesure :  un élément quantitatif : la littérature professionnelle retient souvent ( à titre indicatif et non absolu) une fourchette se situant entre 5 à 10% des éléments de référence (capitaux propres, résultat net, résultat courant, chiffre d’affaires,…). Une ou plusieurs erreurs ou inexactitudes cumulées seront en général jugées non significatives si elles représentent moins de 5% des montants de référence et jugées significatives au delà de 10%, l’intérieur de la fourchette constituant une zone d’incertitude.
  • 132.
     un élémentqualitatif : lorsqu’il s’agit d’opérations illégales ou douteuses ou d’événements pouvant avoir des conséquences indirectes telles qu’une remise en cause de contrats importants, de distribution de dividendes fictifs. L’importance relative est déterminée par l’auditeur en fonction des états financiers dans leur ensemble.
  • 133.
    8.3. La naturede la démarche Pour couvrir les risques (de l’entreprise) et vérifier les propositions (posées), l’auditeur financier va dérouler une démarche à trois temps qui lui permettra de : a) Comprendre l’entreprise auditée : c’est la démarche d’acquisition d’une connaissance générale de l’entreprise. On ne peut émettre une opinion sur les états financiers de l’entreprise en ignorant ses réalités juridiques, commerciales, techniques, sociales,…dont les éléments comptables sont la traduction.
  • 134.
    L’auditeur financier s’informe(collecte des indices) sur :  l’activité et le secteur dans lequel opère l’entreprise ;  son organisation et sa structure ;  sa politique générale ;  ses perspectives de développement ;  son organisation administrative et comptable. Pour pouvoir constituer une idée (un premier jugement) sur l’organisation de l’entreprise, son plan d’organisation (organigramme), son système de pouvoir et d’autorisations des transactions et son système d’information.
  • 135.
    b)Comprendre son systèmed’organisation administrative et comptable et les sécurités qui y sont rattachées : c’est la démarche d’évaluation du contrôle interne (appelée parfois phase intérimaire). Un bon contrôle interne se caractérise particulièrement par : - une définition claire des fonctions et des responsabilités correspondantes et une séparation nette des taches incompatibles, écrites si possible et connues de tous,
  • 136.
    - un systèmed’autorisation et de vérification de toutes les transactions assis sur des procédures; - un personnel qualifié, compétent et intègre; - L’Ordre des experts comptables et comptables agrées définit huit principes de contrôle interne :  Organisation  Intégration  Permanence  Universalité  Indépendance  Information  Harmonie  Qualité du personnel
  • 137.
    c)-Comprendre, valider etvérifier l’application des options et le respect des règles relatives à l’établissement des comptes : c’est l’examen des comptes e des états financiers proprement dits. Bréf, Audit Financier = Prise de connaissance de l’entreprise +Evaluation du contrôle interne +Examen des comptes
  • 138.
    8.4. Le déroulementde la démarche La mission d’audit financier se décline en un nombre d’étapes comportant chacune une série d’actions. Si les ouvrages d’audit financier divergent quant au nombre d’étapes, ils se rejoignent en ce qui concerne la liste des actions à entreprendre.
  • 139.
    a) Phase depréparation  La prise de connaissance générale L’auditeur acquiert cette connaissance au travers l’étude de la documentation externe (données et règlements générales et spécifiques : environnement international, national, sectoriel) et internes à l’entreprise ( procédures , organigramme, plan stratégique, entretiens avec les dirigeants et les responsables des différents services)
  • 140.
     Le découpagede l’activité à auditer Le découpage se fera par module des états financiers : • les ventes et les créances • les achats et les dettes fournisseurs • les valeurs d’exploitation • les charges du personnel • les investissements d’exploitation • le portefeuille des titres • la trésorerie • les opérations de financement • les capitaux propres et résultat
  • 141.
     Le plangénéral d’audit Le plan général d’audit (plan de mission) est un document qui résume les différentes informations obtenues par l’auditeur et précise les conclusions et décisions qu’il en tire pour la réalisation de sa mission. On retrouve en général dans un plan d’audit  une présentation de l’entreprise, les principales évolutions de la période et leurs explications obtenues ou à confirmer,
  • 142.
     la naturede la mission, ses particularités éventuelles, les rapports à émettre ainsi que les délais de dépôt, les autres intervenants éventuels (auditeurs des filiales, auditeurs internes, organisation…)  identification des risques généraux et des risques spécifiques à la mission  la détermination des seuils de signification  la stratégie d’audit : préciser les principales procédures d’audit à mettre pour chacun des domaines importants  les éléments d’organisation interne relatifs à l’équipe, au planning et au budget.
  • 143.
     Le programmede travail détaillé  Le programme de travail détaillé décrit avec précision les travaux à effectuer. Il reprend les éléments du plan général d’audit et détaillé par sous-ensemble d’opérations ou de comptes  La nature des travaux  L’étendue des travaux  Le calendrier des travaux
  • 144.
    b)-Phase d’exécution  Ladescription du système de contrôle interne A partir de l’examen du manuel des procédures ou d’entretien avec les acteurs, l’auditeur formalise pour chaque section de travail, toutes les procédures qui caractérisant le déroulement des opérations depuis l’opération elle-même jusqu’à la comptabilisation.  Les tests de conformité Les tests de conformité ont pour objectifs de s’assurer de la bonne compréhension de la procédure par l’auditeur et que la procédure décrite est conforme à la réalité. Exemple rapprocher les clients aux banques
  • 145.
     La premièreévaluation du contrôle interne A partit des étapes précédentes et à l’aide du questionnaire de contrôle interne, l’auditeur est à mesure d’identifier les faiblesses et forces liées à la conception de chacune des procédures examinées( exemple défaut ou défaillance de la procédure d’inventaire physique).  Les test de permanence Les tests de permanence ont pour objectif de vérifier que les contrôles internes , mis en place par l’entreprise pour assurer la fiabilité des informations financières sont effectivement appliquées.
  • 146.
     L’évaluation définitivedu contrôle interne L’auditeur récapitule dans un document de synthèse les faiblesses de conception relevées à partir des tests de conformité et les faiblesses d’application. Ce document joint à la lettre de recommandation dans laquelle l’auditeur signale à l’entreprise les faiblesses méritant d’être corrigées constituent le rapport de contrôle interne qui représente un intérêt capital pour l’entreprise.  L’adaptation du programme de contrôle En fonction des conclusions tirées sur les forces théoriques et les sécurités qui y sont liées, les faiblesses de conception et d’application des systèmes comptables et de contrôle interne et les risques qui s’y attachent, l’auditeur allège ou renforce les programmes standards de vérification directe des comptes.
  • 147.
     Les testsde cohérence Le contrôle des comptes constitue une étape obligatoire de l’audit, même si le contrôle interne semble irréprochable. Les tests de cohérence et de validation (des enregistrements et soldes) permettent à l’auditeur de vérifier l’homogénéité des informations comptables et opérationnelles et de vérifier la validité des données de la comptabilité.  L’évaluation des résultats des tests Après avoir entrepris les différents tests, l’auditeur effectue une première synthèse au niveau du sous-ensemble d’opérations audité ou de l’objectif visé. Une synthèse plus large sera effectuée à la fin des travaux. Au niveau de chaque test réalisé, l’auditeur doit être à mesure de décider si l’objectif visé est atteint. Pour cela, il doit analyser les erreurs ou inexactitudes constatées. Lors de cette analyse, il tiendra compte des éléments suivants :
  • 148.
     l’erreur est-ildélibérée ou involontaire ?  l’erreur est-elle explicative ?  l’erreur est-elle aléatoire ou systématique ?  s’agit-il d’une erreur de principes ou d’application ?  quel est l’impact de l’erreur sur les comptes ?  L’examen d’ensemble des comptes annuels L’examen d’ensemble des comptes a pour objet de vérifier que les états financiers :  Sont cohérents  concordent avec les données de la comptabilité  sont présentés selon les principes comptables et la réglementation en vigueur,  tiennent compte des événements postérieurs à la date de la clôture  que l’annexe respecte les dispositions légales et réglementaires et qu’elle comporte toutes les informations d’importance significative sur la situation patrimoniale, financière et sur le résultat de l’entreprise.
  • 149.
    c) Phase cdeconclusion  La synthèse des travaux d’audit Cette synthèse porte sur l’étendue des travaux et sur les erreurs et inexactitudes identifiées qui n’auraient pas déjà été prises en compte par l’entreprise.  l’auditeur doit décider si tous les travaux nécessaires ont été effectués c’est à dire qu’il a pu mettre en œuvre tous les travaux qu’il a jugé utiles,  l’auditeur récapitule les erreurs et les inexactitudes relevées et examine leurs ajustements. Il compare le total des montants des ajustements au seuil de signification tel qu’il l’a défini au début de sa mission (et éventuellement modifié pour tenir compte des éléments nouveaux).
  • 150.
     Le rapportd’audit et d’opinion de l’audit A la différence de l’auditeur financier interne, l’auditeur financier externe( expert comptable) est tenu par la loi à l’établissement d’un rapport général (avec des informations nécessaires) e à l’émission de son opinion sur les états financiers :
  • 151.
    Le rapport générald’audit devrait inclure les informations suivantes :  le titre (rapport d’audit)  les destinataires du rapport (les actionnaires et le conseil d’administration)  l’identification des comptes annuels (nom de l’entreprise, date de clôture des comptes annuels, la période qu’ils couvrent)  le fait que les états financiers sont établis sous la responsabilité de la Direction de l’entreprise et que le rôle de l’auditeur est d’exprimer une opinion sur ces états,
  • 152.
    Des précisions surl’étendue des travaux d’audit :  la référence aux normes d’audit ou aux pratiques admises,  la mention que l’audit a pour objet d’obtenir une assurance raisonnable,  rappel que l’audit inclut un examen par sondage des informations, une appréciation des principes comptables, des évaluations faites par la Direction et des états financiers dans leur ensemble,  l’opinion sur les comptes annuels qui doit être exprimée clairement et mentionner les référentiels des principes et méthodes comptables utilisés pour l’établissement des états financiers,  la signature d e l’auditeur, son adresse et la date du rapport.
  • 153.
    L’auditeur financier peutexprimer quatre types d’opinion :  la certification sans réserve que les états financiers sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle de l’activité de l’entreprise et de sa situation patrimoniale.  La certification avec réserve lorsqu’une irrégularité est significative mais son importance n’est pas suffisante pour considérer que les comptes ne sont pas sincères et réguliers et ne donnent pas une image fidèle, à l’exception de la réserve formulée.
  • 154.
     L’impossibilité decertifier résulte d’une limitation dans l’étendue des travaux telle que l’auditeur ne peut pas exprimer une opinion ou de l’insuffisance d’éléments probants.  Le refus de certifier est exprimé lorsque l’effet d’un désaccord sur les états financiers est tel que l’auditeur considère qu’une réserve est insuffisante pour révéler le caractère trompeur ou incomplet de l’information financière.