Géographie, chapitre 06
Habiter des espaces à fortes
contraintes
Vue aérienne prise en Lybie
Qu’est-ce qui rend l’habitation humaine difficile dans chacun de
ces trois espaces ?
…
Contrainte : Elément naturel qui va
rendre l’installation de l’homme difficile.
Comment les hommes aménagent-ils les
espaces à fortes contraintes pour les
habiter ?
I. Habiter une île : L’exemple
de l’Ile d’Yeu
Où est située l’Île d’Yeu ?
Que voit-on sur cette image satellite ?
Quels aménagements humains sont visibles ?
…
La répartition de la population
…
C'est hors saison, alors que les résidents secondaires se font encore rares, que l'île d'Yeu révèle le mieux son caractère. Les
visiteurs profiteront, bien plus qu'en été, de ce frisson que procure l'insularité en fin de journée, à l'heure où le dernier
bateau regagne le continent.
Plutôt que d'emporter son véhicule à un tarif prohibitif, on le laissera dans un parking à Fromentine, l'embarcadère situé à
la base de l'île de Noirmoutier. C'est de là que partent chaque jour, à des horaires variables, car dépendant des marées,
deux navires à grande vitesse pour Port-Joinville, la "capitale" de l'île d'Yeu.
Assez petite, à peine 9 kilomètres sur 4, et quasiment plate, l'île se prête aux promenades à vélo, même si, certains jours, la
force du vent oblige à utiliser toute la gamme du pédalier. Plusieurs loueurs, situés à proximité de l'embarcadère d'arrivée,
proposent des vélos tout-terrain qui permettent de découvrir les trois itinéraires balisés conçus par l'office de tourisme.
Les journées d'hiver débutent dans les bistrots de Port-Joinville, où l'on peut discuter, pour peu qu'ils soient d'humeur, avec
les pêcheurs de retour du travail. La matinée se poursuit par une balade à travers les ruelles du bourg et ses rares boutiques
ouvertes toute l'année.
L'architecture islaise, presque uniforme, rappelle les îles méditerranéennes : de petites maisons blanchies à la chaux, hautes
d'un unique étage et garnies de volets peints en bleu, violet ou jaune.
Sur la côte orientale, face au continent, le promeneur arpente les longues plages de sable fin bordées de conifères. "Il s'agit
de cyprès aux branches étendues plantés voici un siècle par les habitants en manque de bois de chauffage. Ils assombrissent
les paysages et acidifient les sols, mais sont appréciés des touristes", raconte Gérard Sage, agriculteur bio et observateur de
la nature.
La côte sauvage, face à l'océan, dépayse davantage. Empruntant des routes que la municipalité tient à ne pas goudronner,
les cyclistes découvrent de petites criques entourées de roches ocre. On visite ensuite le port de la Meule, un havre naturel
qui protège quelques barques de pêcheurs allongées sur le sable à marée basse.
C'est à la pointe des Corbeaux ou à celle du But, les deux extrémités de l'île, que les amateurs de tempêtes apprécieront le
plus le spectacle des rouleaux qui se jettent avec fracas sur les rochers.
L'hiver, plus doux qu'ailleurs, ne prive pas Yeu de toute végétation. Jusqu'à la mi-février, on admire les mimosas en fleur que
les Islais vivant sur le continent rapportent à pleines brassées dans le bateau du dimanche soir.
En mars, la lande se parsème d'ajoncs et d'armerias, "ces petites touffes roses lumineuses qui se mêlent aux affleurements
rocheux sur les pelouses rases de bord de mer", décrit M. Sage.
Les touristes qui espèrent déguster les produits de la mer devront en revanche déchanter. La quasi-totalité du poisson et
des fruits de mer est expédiée sur le continent, et les prix pratiqués par l'unique poissonnerie n'ont rien à envier à ceux de
la ville.
Le monde, 9 février 2008
…
Capture d’écran du site de l’office du tourisme de l’Île d’Yeu
…
http://www.ina.fr/video/CAB99050478/carte-petrolier-bretagne-video.html
…
Capture d’écran du site de l’office du tourisme de l’Île d’Yeu
Se déplacer
Combattre l’isolement
par l’aménagement
d’infrastructures de
transports avec le
continent (aérien,
maritime, routiers…)
Demeurer
Développer les ressources
et la culture locales (pêche,
matières premières,
tourisme, traditions…) pour
réduire la dépendance.
Aménager
Aménager pour
répondre aux besoins
(transports, habitats,
Préserver
-Préserver
l’environnement, les
cultures
-Préserver les relations
habiter une île,
espace à fortes contraintes
II. Habiter un désert chaud :
l’exemple du Sahara
Le Sahara est le plus grand désert du
monde (il fait 15 fois la taille de la France
!). Les températures y sont très élevés et
il n’y pleut quasiment pas. C’est un climat
aride.
La vallée du Rhéris, au Maroc
Désert
Parcelles cultivées,
champs
Palmeraie
Village
Rivière
La vallée du Rhéris, au Maroc
La présence d’une rivière (d’eau !) a
permis l’installation à quelques hommes.
Ils vivent de l’agriculture dans ce qu’on
appelle des oasis.
Oasis : espace de végétation et de
culture lié à la présence d'eau dans le
désert.
Quels aménagements humains sont visibles ici ?
Qu’est-ce qui explique l’implantation de l’homme dans cette partie
du désert ?
Dans certains cas, la présence de
ressources rares a conduit l’homme à
s’installer dans le désert, loin de toute
eau. C’est le cas des puits de pétrole en le
désert algérien, par exemple.
Habiter des espaces à fortes contraintes

Habiter des espaces à fortes contraintes

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    Géographie, chapitre 06 Habiterdes espaces à fortes contraintes Vue aérienne prise en Lybie
  • 2.
    Qu’est-ce qui rendl’habitation humaine difficile dans chacun de ces trois espaces ?
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    … Contrainte : Elémentnaturel qui va rendre l’installation de l’homme difficile. Comment les hommes aménagent-ils les espaces à fortes contraintes pour les habiter ?
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    I. Habiter uneîle : L’exemple de l’Ile d’Yeu
  • 5.
    Où est situéel’Île d’Yeu ?
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    Que voit-on surcette image satellite ?
  • 7.
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    La répartition dela population
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  • 12.
    C'est hors saison,alors que les résidents secondaires se font encore rares, que l'île d'Yeu révèle le mieux son caractère. Les visiteurs profiteront, bien plus qu'en été, de ce frisson que procure l'insularité en fin de journée, à l'heure où le dernier bateau regagne le continent. Plutôt que d'emporter son véhicule à un tarif prohibitif, on le laissera dans un parking à Fromentine, l'embarcadère situé à la base de l'île de Noirmoutier. C'est de là que partent chaque jour, à des horaires variables, car dépendant des marées, deux navires à grande vitesse pour Port-Joinville, la "capitale" de l'île d'Yeu. Assez petite, à peine 9 kilomètres sur 4, et quasiment plate, l'île se prête aux promenades à vélo, même si, certains jours, la force du vent oblige à utiliser toute la gamme du pédalier. Plusieurs loueurs, situés à proximité de l'embarcadère d'arrivée, proposent des vélos tout-terrain qui permettent de découvrir les trois itinéraires balisés conçus par l'office de tourisme. Les journées d'hiver débutent dans les bistrots de Port-Joinville, où l'on peut discuter, pour peu qu'ils soient d'humeur, avec les pêcheurs de retour du travail. La matinée se poursuit par une balade à travers les ruelles du bourg et ses rares boutiques ouvertes toute l'année. L'architecture islaise, presque uniforme, rappelle les îles méditerranéennes : de petites maisons blanchies à la chaux, hautes d'un unique étage et garnies de volets peints en bleu, violet ou jaune. Sur la côte orientale, face au continent, le promeneur arpente les longues plages de sable fin bordées de conifères. "Il s'agit de cyprès aux branches étendues plantés voici un siècle par les habitants en manque de bois de chauffage. Ils assombrissent les paysages et acidifient les sols, mais sont appréciés des touristes", raconte Gérard Sage, agriculteur bio et observateur de la nature. La côte sauvage, face à l'océan, dépayse davantage. Empruntant des routes que la municipalité tient à ne pas goudronner, les cyclistes découvrent de petites criques entourées de roches ocre. On visite ensuite le port de la Meule, un havre naturel qui protège quelques barques de pêcheurs allongées sur le sable à marée basse. C'est à la pointe des Corbeaux ou à celle du But, les deux extrémités de l'île, que les amateurs de tempêtes apprécieront le plus le spectacle des rouleaux qui se jettent avec fracas sur les rochers. L'hiver, plus doux qu'ailleurs, ne prive pas Yeu de toute végétation. Jusqu'à la mi-février, on admire les mimosas en fleur que les Islais vivant sur le continent rapportent à pleines brassées dans le bateau du dimanche soir. En mars, la lande se parsème d'ajoncs et d'armerias, "ces petites touffes roses lumineuses qui se mêlent aux affleurements rocheux sur les pelouses rases de bord de mer", décrit M. Sage. Les touristes qui espèrent déguster les produits de la mer devront en revanche déchanter. La quasi-totalité du poisson et des fruits de mer est expédiée sur le continent, et les prix pratiqués par l'unique poissonnerie n'ont rien à envier à ceux de la ville. Le monde, 9 février 2008
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    Capture d’écran dusite de l’office du tourisme de l’Île d’Yeu
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    Capture d’écran dusite de l’office du tourisme de l’Île d’Yeu
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    Se déplacer Combattre l’isolement parl’aménagement d’infrastructures de transports avec le continent (aérien, maritime, routiers…) Demeurer Développer les ressources et la culture locales (pêche, matières premières, tourisme, traditions…) pour réduire la dépendance. Aménager Aménager pour répondre aux besoins (transports, habitats, Préserver -Préserver l’environnement, les cultures -Préserver les relations habiter une île, espace à fortes contraintes
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    II. Habiter undésert chaud : l’exemple du Sahara
  • 23.
    Le Sahara estle plus grand désert du monde (il fait 15 fois la taille de la France !). Les températures y sont très élevés et il n’y pleut quasiment pas. C’est un climat aride.
  • 24.
    La vallée duRhéris, au Maroc
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  • 26.
    La présence d’unerivière (d’eau !) a permis l’installation à quelques hommes. Ils vivent de l’agriculture dans ce qu’on appelle des oasis. Oasis : espace de végétation et de culture lié à la présence d'eau dans le désert.
  • 28.
    Quels aménagements humainssont visibles ici ?
  • 29.
    Qu’est-ce qui expliquel’implantation de l’homme dans cette partie du désert ?
  • 30.
    Dans certains cas,la présence de ressources rares a conduit l’homme à s’installer dans le désert, loin de toute eau. C’est le cas des puits de pétrole en le désert algérien, par exemple.