Les cryptes de la basilique funéraire Saint-Paul de Jouarre Une fondation mérovingienne: témoignage de l’art des VIIe et VIIIe siècles.
Introduction En 640, Théodechilde soeur d’Agilbert (évêque de Paris) prend la direction du monastère de Jouarre. Respecte la règle de Saint-Colomban Trois édifices à Jouarre : abbatiale Notre-Dame, église paroissiale Saint-Pierre, et basilique funéraire Saint-Paul. Cryptes de Saint-Paul et Saint-Ebrégisile Les cryptes de Jouarre offrent un premier modèle de crypte. La présence de tombeaux et d’éléments architecturaux montrent l’originalité de l’art mérovingien, ainsi que des influences de la France méridionale et de l’Italie romaine.
I. Contexte b. historique des fouilles archéologiques 1841 à 1844: restaurations de l’architecte Garrez (découverte de trois travées à l’ouest de la crypte Saint-Ebrégisile). 1869-1871: restaurations de l’architecte Mimey, l’abbé Thiercelin en profite pour faire des fouilles subventionnées par la SFA. (mise au jour de la nef qui précédait la crypte Saint-Paul). 1971: à partir des notes de l’abbé Thiercelin, la marquise de Maillé propose une nouvelle interprétation du monument. 1985-1987: fouille par Gilbert-Robert Delahaye dans la crypte Sainte-Ebrégisile Crypte Saint-Ebrégisile Crypte Saint-Paul
C. Historique et évolutions de l’édifice Fin du VIIe siècle: travaux d’Agilbert et d’Ebrégisile. Eglise funéraire à trois nefs. Quelques décennies plus tard, on érige le mur ouest de la crypte Saint-Paul.  XIe siècle : les deux cryptes reçoivent des voûtes d’arêtes.  XIIIe siècle : la crypte de Saint-Ebrégisile est allongée vers l’ouest de trois travées. XVe siècle : destruction des restes de la nef Saint-Paul. XVIIe siècle : destruction des trois travées datant du XIIIe siècle.
Plan de la crypte avec le cimetière Cimetière mérovingien, lié à la pratique de l’inhumation  ad sanctos Travées du XIIIe siècle Crypte d’Ebrégisile Crypte de Saint-Paul
I. Contexte C. Historique des constructions Edifice du XVIIe siècle disposé transversalement aux cryptes du Haut Moyen Age
II. Description  A. Description architecturale Cryptes Saint-Paul : de forme rectangulaire 10x6 m, trois travées divisées par deux files de colonnes Voûtes d’arêtes avec des arcs doubleaux
II. Description  A. Description architecturale Corniche indiquant la présence d’un toit plat en bois reposant sur un entablement
II. Description  A. Description architecturale Arcade permettant le passage d’une crypte à l’autre
II. Description  A. Description architecturale Crypte d’Ebrégisile Plan rectangulaire : 4,40m x 6,10m, Trois travées à voûtes d’arêtes avec arcs doubleaux  XIIIe siècle: création d’une extension pour les chapelains. Tombeau d’Ebrégisile
II. Description  B. Installations liturgiques, décor, mobilier, sépultures Le mur occidental fin VIIe début VIIIe siècle Sarcophage d’Agilbert: évêque en 667 Chapiteaux mérovingiens
II. Description   B. Décor architectural Le mur ouest de la crypte Saint-Paul (fin VIIe début VIIIe siècle) pilastre
II. Description   B. Décor architectural Disposition en opus réticulatum Carreaux de forme octogonale
II. Description   B. Décor architectural Alternance de carreaux octogonaux et carrés
II. Description  B. Les colonnes Les colonnes remployées, provenant probablement de monuments antiques
II. Description   B. Les chapiteaux Chapiteau d’inspiration antique (type corinthien altéré) : larges feuilles d’acanthe. Des volutes ornées de vrilles opposées deux par deux soutiennent l’abaque. vrille Feuilles d’acanthe Volute
II. Description   B. Les chapiteaux cannelures Frise d’oves Frise de perles Feuilles d‘acanthe Fleur à quatre pétales Chapiteau composite de tradition antique à anses Anse
II. Description   B. Les chapiteaux
II. Description   B. La sépulture de Théodechilde Emplacement du tombeau de Théodechilde
II. Description   B. Le sarcophage de Théodechilde Inscription permettant d’attribuer le tombeau à Théoechilde Frise composée de coquilles sculptées
II. Description   B. Sépulture : tombeau d’Agilbert Emplacement actuel du tombeau d’Agilbert Panneau de tête: le Christ entouré du tétramorphe Marc Jean Mathieu Luc
II. Description   B. Sépulture : tombeau d’Agilbert Face longitudinale présentant le Jugement dernier Représentation du Christ trônant et entouré d’orantes
II. Description   B. Sépulture : tombeau d’Agilbert Des différences apparaissent dans le traitement des panneaux : celui de gauche montre un fort relief , celui de droite un bas-relief ou méplat.
II. Description   B. Le sarcophage d’Angilberte
Conclusion On assiste à Jouarre à l’apparition des cryptes : une zone où l’on dispose des tombeaux. La crypte faisait partie du projet initial et ne représente pas un «  augmentum  » ultérieur. Sur une basilique funéraire, sanctuarisation de l’espace par présence de corps d’un évêque (Agilbert) et d’une abbesse (Théodechilde) Montre encore utilisation des techniques gallo-romaine L’art funéraire est la preuve d’innovations sur le plan iconographique, et aussi d’influences méridionales La stylisation reste parfaitement visible sur les éléments architecturaux : les chapiteaux.

La crypte saint paul de jouarre

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    Les cryptes dela basilique funéraire Saint-Paul de Jouarre Une fondation mérovingienne: témoignage de l’art des VIIe et VIIIe siècles.
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    Introduction En 640,Théodechilde soeur d’Agilbert (évêque de Paris) prend la direction du monastère de Jouarre. Respecte la règle de Saint-Colomban Trois édifices à Jouarre : abbatiale Notre-Dame, église paroissiale Saint-Pierre, et basilique funéraire Saint-Paul. Cryptes de Saint-Paul et Saint-Ebrégisile Les cryptes de Jouarre offrent un premier modèle de crypte. La présence de tombeaux et d’éléments architecturaux montrent l’originalité de l’art mérovingien, ainsi que des influences de la France méridionale et de l’Italie romaine.
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    I. Contexte b.historique des fouilles archéologiques 1841 à 1844: restaurations de l’architecte Garrez (découverte de trois travées à l’ouest de la crypte Saint-Ebrégisile). 1869-1871: restaurations de l’architecte Mimey, l’abbé Thiercelin en profite pour faire des fouilles subventionnées par la SFA. (mise au jour de la nef qui précédait la crypte Saint-Paul). 1971: à partir des notes de l’abbé Thiercelin, la marquise de Maillé propose une nouvelle interprétation du monument. 1985-1987: fouille par Gilbert-Robert Delahaye dans la crypte Sainte-Ebrégisile Crypte Saint-Ebrégisile Crypte Saint-Paul
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    C. Historique etévolutions de l’édifice Fin du VIIe siècle: travaux d’Agilbert et d’Ebrégisile. Eglise funéraire à trois nefs. Quelques décennies plus tard, on érige le mur ouest de la crypte Saint-Paul. XIe siècle : les deux cryptes reçoivent des voûtes d’arêtes. XIIIe siècle : la crypte de Saint-Ebrégisile est allongée vers l’ouest de trois travées. XVe siècle : destruction des restes de la nef Saint-Paul. XVIIe siècle : destruction des trois travées datant du XIIIe siècle.
  • 5.
    Plan de lacrypte avec le cimetière Cimetière mérovingien, lié à la pratique de l’inhumation ad sanctos Travées du XIIIe siècle Crypte d’Ebrégisile Crypte de Saint-Paul
  • 6.
    I. Contexte C.Historique des constructions Edifice du XVIIe siècle disposé transversalement aux cryptes du Haut Moyen Age
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    II. Description A. Description architecturale Cryptes Saint-Paul : de forme rectangulaire 10x6 m, trois travées divisées par deux files de colonnes Voûtes d’arêtes avec des arcs doubleaux
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    II. Description A. Description architecturale Corniche indiquant la présence d’un toit plat en bois reposant sur un entablement
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    II. Description A. Description architecturale Arcade permettant le passage d’une crypte à l’autre
  • 10.
    II. Description A. Description architecturale Crypte d’Ebrégisile Plan rectangulaire : 4,40m x 6,10m, Trois travées à voûtes d’arêtes avec arcs doubleaux XIIIe siècle: création d’une extension pour les chapelains. Tombeau d’Ebrégisile
  • 11.
    II. Description B. Installations liturgiques, décor, mobilier, sépultures Le mur occidental fin VIIe début VIIIe siècle Sarcophage d’Agilbert: évêque en 667 Chapiteaux mérovingiens
  • 12.
    II. Description B. Décor architectural Le mur ouest de la crypte Saint-Paul (fin VIIe début VIIIe siècle) pilastre
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    II. Description B. Décor architectural Disposition en opus réticulatum Carreaux de forme octogonale
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    II. Description B. Décor architectural Alternance de carreaux octogonaux et carrés
  • 15.
    II. Description B. Les colonnes Les colonnes remployées, provenant probablement de monuments antiques
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    II. Description B. Les chapiteaux Chapiteau d’inspiration antique (type corinthien altéré) : larges feuilles d’acanthe. Des volutes ornées de vrilles opposées deux par deux soutiennent l’abaque. vrille Feuilles d’acanthe Volute
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    II. Description B. Les chapiteaux cannelures Frise d’oves Frise de perles Feuilles d‘acanthe Fleur à quatre pétales Chapiteau composite de tradition antique à anses Anse
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    II. Description B. Les chapiteaux
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    II. Description B. La sépulture de Théodechilde Emplacement du tombeau de Théodechilde
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    II. Description B. Le sarcophage de Théodechilde Inscription permettant d’attribuer le tombeau à Théoechilde Frise composée de coquilles sculptées
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    II. Description B. Sépulture : tombeau d’Agilbert Emplacement actuel du tombeau d’Agilbert Panneau de tête: le Christ entouré du tétramorphe Marc Jean Mathieu Luc
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    II. Description B. Sépulture : tombeau d’Agilbert Face longitudinale présentant le Jugement dernier Représentation du Christ trônant et entouré d’orantes
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    II. Description B. Sépulture : tombeau d’Agilbert Des différences apparaissent dans le traitement des panneaux : celui de gauche montre un fort relief , celui de droite un bas-relief ou méplat.
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    II. Description B. Le sarcophage d’Angilberte
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    Conclusion On assisteà Jouarre à l’apparition des cryptes : une zone où l’on dispose des tombeaux. La crypte faisait partie du projet initial et ne représente pas un «  augmentum  » ultérieur. Sur une basilique funéraire, sanctuarisation de l’espace par présence de corps d’un évêque (Agilbert) et d’une abbesse (Théodechilde) Montre encore utilisation des techniques gallo-romaine L’art funéraire est la preuve d’innovations sur le plan iconographique, et aussi d’influences méridionales La stylisation reste parfaitement visible sur les éléments architecturaux : les chapiteaux.