En 1675, Colbert charge l'Académie royale
des sciences d’établir une description
précise de tous les arts et métiers, afin de
mieux les connaître et de les perfectionner.
Entre 1761 à 1788 paraissent 73 volumes intitulés

Descriptions des arts et métiers
faites ou approuvées par messieurs de
l'Académie royale des sciences...
L'Encyclopédie

de

Diderot

et

d'Alembert

s’inspira si largement de ces études et de leurs
planches
que l’Académie royale des sciences lui intenta un
procès pour plagiat..
L’article sur le papier rédigé par
Jérôme

Le

Français

de

La

Lande est publié en 1761.
Les illustrations d’une extrême
précision

sont

irremplaçable

une

source

d’informations

sur la fabrication du papier.
Le lieu de fabrication :
un moulin à papier, à la Grand’rive en Auvergne.
Le lieu de fabrication :
un moulin à papier, à la Grand’rive en Auvergne.

L’eau est décantée dans différents
bassins pour être purifiée avant son
utilisation dans la fabrication du papier.
Le lieu de fabrication :
un moulin à papier, à la Grand’rive en Auvergne.

La rivière fournit également l’énergie hydraulique
qui entraîne la roue reliée aux maillets.
Etape 1
Le choix ou délissage des différentes qualités de chiffons.
Etape 1
Le choix ou délissage des différentes qualités de chiffons.

Des tissus usagés, appelés « chiffes »
ou chiffons, servent de matière première
dans la fabrication du papier.
Etape 1
Le choix ou délissage des différentes qualités de chiffons.

Le « delissage » consiste à trier les chiffons selon leur qualité : ils sont
répartis dans différentes caisses selon leur finesse et leur blancheur.
Etape 1
Le choix ou délissage des différentes qualités de chiffons.

Les chiffons disparaissent par
trappe vers le « pourrissoir »…

une
Etape 2
Le dérompoir et le pourrissoir.
Etape 2
Le dérompoir et le pourrissoir.

Les chiffons tombent de la chambre des délisseuses dans une cuve
remplie d’eau.
Etape 2
Le dérompoir et le pourrissoir.

Les chiffons sont finement coupés à l’aide d’une
lame tranchante appelée « dérompoir ».
Etape 2
Le dérompoir et le pourrissoir.

Les chiffons fermentent dans le pourrissoir
durant 2 à 6 semaines. Une cuve appelée
« gerlon » permet de les transporter dans la salle
suivante.
Etape 3
La transformation du textile en pâte à papier.
L’eau parvient par un canal
à l’intérieur des « piles »
qui contiennent les chiffes.
Etape 3
La transformation du textile en pâte à papier.
La roue du moulin
fait tourner un arbre à cames
qui soulève des maillets tranchants.
tranchants
Etape 3
La transformation du textile en pâte à papier.

Durant 6 à 12 heures, le mouvement des maillets déchiquette les chiffes dans les piles et
les transforme en pâte à papier. Ce moulin est composé de six piles de trois maillets.
Etape 3
La transformation du textile en pâte à papier.

La pâte est transportée dans le
gerlon vers l’étape suivante…
Etape 4
La formation des feuilles de papier.

Cette phase de fabrication est exécutée par les deux ouvriers les
plus habiles du moulin : l’ouvreur et le coucheur.
Etape 4
La formation des feuilles de papier.

La pâte est raffinée dans la « cuve à ouvrer » où elle
est maintenue 12 à 24 heures à une température de
30° au moyen d’un foyer placé sous la cuve.
Etape 4
La formation des feuilles de papier.

L’ouvreur recueille la pâte contenue
dans la cuve à l’aide d’une « forme ».
Etape 4
La formation des feuilles de papier.

La « forme » est un tamis composé de minces fils de cuivre ou de laiton : les
vergeures et les chaînettes. Des réglettes de bois (les pontuseaux) disposées sous
les chaînettes empêchent le tamis de s'affaisser sous le poids de la pâte.
Etape 4
La formation des feuilles de papier.

Le coucheur intercale délicatement une feuille de papier entre deux
feutres. La pile obtenue, appelée « porse », est glissée sous une
presse en bois pour extraire l'eau.
Etape 4
La formation des feuilles de papier.

Les leveurs de feutres séparent les
feuilles des feutres.
Etape 4
La formation des feuilles de papier.

La nouvelle pile de feuilles passe
sous une seconde presse.
Etape 5
Le collage du papier.

Pour réduire la rugosité et la porosité des feuilles, elles sont
« encollées » à la colle de peau ou animale.
Etape 5
Le collage du papier.

La colle est cuite dans une cuve. A l’aide d’une
poulie, un ouvrier retire le panier, appelé
« tripier », contenant les déchets de colle.
Etape 5
Le collage du papier.

La colle est filtrée à travers
un châssis, appelé « arquet »,
recouvert d’un drap.
Etape 5
Le collage du papier.

Le « saleran » trempe les
feuilles dans le « mouilloir »
qui contient la colle .
Etape 5
Le collage du papier.

Les feuilles sont placées sous une
presse pour extraire l’excédent de
colle qui s’écoule dans un « gerlon ».
Etape 6
L’étendoir à papier.

Les feuilles humides sont suspendues à l'air libre. Suivant la saison, le
temps de séchage varie de 2 à 7 jours. La toiture est composée de volets
pour orienter le courant d'air.
Etape 6
L’étendoir à papier.

Le papier humide est étendu sur
un fil à l’aide d’un outil en bois
en forme de T appelé « ferlet »
Etape 6
L’étendoir à papier.

Une ouvrière, montée sur un
banc, retire le papier sec.
Etape 6
L’étendoir à papier.

Le papier est mis en pile avant
d’être porté au « lissoir ».
Etape 7
Les lisseuses, les trieuses et les compteuses.

Le polissage fait disparaître les dernières rugosités et égalise le grain
du papier .
Etape 7
Les lisseuses, les trieuses et les compteuses.

Les lisseuses frottent le papier avec une pierre appelée « lissoir » .
Etape 7
Les lisseuses, les trieuses et les compteuses.

Une lisseuse nettoie le papier avec un couteau.
Etape 7
Les lisseuses, les trieuses et les compteuses.

Les trieuses examinent le papier par transparence pour repérer les défauts.
Etape 7
Les lisseuses, les trieuses et les compteuses.

Les compteuses.
La fabrication du papier

La fabrication du papier

  • 1.
    En 1675, Colbertcharge l'Académie royale des sciences d’établir une description précise de tous les arts et métiers, afin de mieux les connaître et de les perfectionner.
  • 2.
    Entre 1761 à1788 paraissent 73 volumes intitulés Descriptions des arts et métiers faites ou approuvées par messieurs de l'Académie royale des sciences...
  • 3.
    L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert s’inspira si largementde ces études et de leurs planches que l’Académie royale des sciences lui intenta un procès pour plagiat..
  • 4.
    L’article sur lepapier rédigé par Jérôme Le Français de La Lande est publié en 1761. Les illustrations d’une extrême précision sont irremplaçable une source d’informations sur la fabrication du papier.
  • 5.
    Le lieu defabrication : un moulin à papier, à la Grand’rive en Auvergne.
  • 6.
    Le lieu defabrication : un moulin à papier, à la Grand’rive en Auvergne. L’eau est décantée dans différents bassins pour être purifiée avant son utilisation dans la fabrication du papier.
  • 7.
    Le lieu defabrication : un moulin à papier, à la Grand’rive en Auvergne. La rivière fournit également l’énergie hydraulique qui entraîne la roue reliée aux maillets.
  • 8.
    Etape 1 Le choixou délissage des différentes qualités de chiffons.
  • 9.
    Etape 1 Le choixou délissage des différentes qualités de chiffons. Des tissus usagés, appelés « chiffes » ou chiffons, servent de matière première dans la fabrication du papier.
  • 10.
    Etape 1 Le choixou délissage des différentes qualités de chiffons. Le « delissage » consiste à trier les chiffons selon leur qualité : ils sont répartis dans différentes caisses selon leur finesse et leur blancheur.
  • 11.
    Etape 1 Le choixou délissage des différentes qualités de chiffons. Les chiffons disparaissent par trappe vers le « pourrissoir »… une
  • 12.
    Etape 2 Le dérompoiret le pourrissoir.
  • 13.
    Etape 2 Le dérompoiret le pourrissoir. Les chiffons tombent de la chambre des délisseuses dans une cuve remplie d’eau.
  • 14.
    Etape 2 Le dérompoiret le pourrissoir. Les chiffons sont finement coupés à l’aide d’une lame tranchante appelée « dérompoir ».
  • 15.
    Etape 2 Le dérompoiret le pourrissoir. Les chiffons fermentent dans le pourrissoir durant 2 à 6 semaines. Une cuve appelée « gerlon » permet de les transporter dans la salle suivante.
  • 16.
    Etape 3 La transformationdu textile en pâte à papier. L’eau parvient par un canal à l’intérieur des « piles » qui contiennent les chiffes.
  • 17.
    Etape 3 La transformationdu textile en pâte à papier. La roue du moulin fait tourner un arbre à cames qui soulève des maillets tranchants. tranchants
  • 18.
    Etape 3 La transformationdu textile en pâte à papier. Durant 6 à 12 heures, le mouvement des maillets déchiquette les chiffes dans les piles et les transforme en pâte à papier. Ce moulin est composé de six piles de trois maillets.
  • 19.
    Etape 3 La transformationdu textile en pâte à papier. La pâte est transportée dans le gerlon vers l’étape suivante…
  • 20.
    Etape 4 La formationdes feuilles de papier. Cette phase de fabrication est exécutée par les deux ouvriers les plus habiles du moulin : l’ouvreur et le coucheur.
  • 21.
    Etape 4 La formationdes feuilles de papier. La pâte est raffinée dans la « cuve à ouvrer » où elle est maintenue 12 à 24 heures à une température de 30° au moyen d’un foyer placé sous la cuve.
  • 22.
    Etape 4 La formationdes feuilles de papier. L’ouvreur recueille la pâte contenue dans la cuve à l’aide d’une « forme ».
  • 23.
    Etape 4 La formationdes feuilles de papier. La « forme » est un tamis composé de minces fils de cuivre ou de laiton : les vergeures et les chaînettes. Des réglettes de bois (les pontuseaux) disposées sous les chaînettes empêchent le tamis de s'affaisser sous le poids de la pâte.
  • 24.
    Etape 4 La formationdes feuilles de papier. Le coucheur intercale délicatement une feuille de papier entre deux feutres. La pile obtenue, appelée « porse », est glissée sous une presse en bois pour extraire l'eau.
  • 25.
    Etape 4 La formationdes feuilles de papier. Les leveurs de feutres séparent les feuilles des feutres.
  • 26.
    Etape 4 La formationdes feuilles de papier. La nouvelle pile de feuilles passe sous une seconde presse.
  • 27.
    Etape 5 Le collagedu papier. Pour réduire la rugosité et la porosité des feuilles, elles sont « encollées » à la colle de peau ou animale.
  • 28.
    Etape 5 Le collagedu papier. La colle est cuite dans une cuve. A l’aide d’une poulie, un ouvrier retire le panier, appelé « tripier », contenant les déchets de colle.
  • 29.
    Etape 5 Le collagedu papier. La colle est filtrée à travers un châssis, appelé « arquet », recouvert d’un drap.
  • 30.
    Etape 5 Le collagedu papier. Le « saleran » trempe les feuilles dans le « mouilloir » qui contient la colle .
  • 31.
    Etape 5 Le collagedu papier. Les feuilles sont placées sous une presse pour extraire l’excédent de colle qui s’écoule dans un « gerlon ».
  • 32.
    Etape 6 L’étendoir àpapier. Les feuilles humides sont suspendues à l'air libre. Suivant la saison, le temps de séchage varie de 2 à 7 jours. La toiture est composée de volets pour orienter le courant d'air.
  • 33.
    Etape 6 L’étendoir àpapier. Le papier humide est étendu sur un fil à l’aide d’un outil en bois en forme de T appelé « ferlet »
  • 34.
    Etape 6 L’étendoir àpapier. Une ouvrière, montée sur un banc, retire le papier sec.
  • 35.
    Etape 6 L’étendoir àpapier. Le papier est mis en pile avant d’être porté au « lissoir ».
  • 36.
    Etape 7 Les lisseuses,les trieuses et les compteuses. Le polissage fait disparaître les dernières rugosités et égalise le grain du papier .
  • 37.
    Etape 7 Les lisseuses,les trieuses et les compteuses. Les lisseuses frottent le papier avec une pierre appelée « lissoir » .
  • 38.
    Etape 7 Les lisseuses,les trieuses et les compteuses. Une lisseuse nettoie le papier avec un couteau.
  • 39.
    Etape 7 Les lisseuses,les trieuses et les compteuses. Les trieuses examinent le papier par transparence pour repérer les défauts.
  • 40.
    Etape 7 Les lisseuses,les trieuses et les compteuses. Les compteuses.