13. La guerre civile (1936-1939)
““SonSon caractère total etcaractère total et
dévastateurdévastateur, la, la violence déployéeviolence déployée dede
part et d'autre, lapart et d'autre, la rupture durablerupture durable
qu'elle installa dans la sociétéqu'elle installa dans la société
espagnole, saespagnole, sa dimensiondimension
internationaleinternationale et par conséquent saet par conséquent sa
perception commeperception comme préfiguration de lapréfiguration de la
conflagration mondialeconflagration mondiale, en ont fait un, en ont fait un
événement presque mythique. (…) Laévénement presque mythique. (…) La
guerre civile fut en effet un conflitguerre civile fut en effet un conflit
politique, conséquence de l'extrêmepolitique, conséquence de l'extrême
polarisation des positions pendant lespolarisation des positions pendant les
derniers temps de la Secondederniers temps de la Seconde
République et du refus d'une partieRépublique et du refus d'une partie
de la droite et de l'armée d'accepter lade la droite et de l'armée d'accepter la
victoire électorale du Front Populaire.victoire électorale du Front Populaire.
MaisMais elle fut aussi une guerreelle fut aussi une guerre
multiple: guerre de cultures, guerremultiple: guerre de cultures, guerre
de classe, guerre identitaire, mêmede classe, guerre identitaire, même
guerre de genreguerre de genre. Et, à l'intérieur de. Et, à l'intérieur de
chaque camp, d'autres conflits ,chaque camp, d'autres conflits ,
d'autres divisions se dessinent.”d'autres divisions se dessinent.”
Politique de non-intervention de laPolitique de non-intervention de la
part des gouvernements européenspart des gouvernements européens
Complexité de la guerre civile:Complexité de la guerre civile:
éléments d'une certaineéléments d'une certaine violenceviolence
ancestraleancestrale (violence anticléricale) et(violence anticléricale) et
de lade la guerre moderneguerre moderne (bombardements(bombardements
des populations civiles, utilisationdes populations civiles, utilisation
massive de la propagande,massive de la propagande,
implication et mobilisation desimplication et mobilisation des
civils lors d'une guerre totale)civils lors d'une guerre totale)
LesLes puissances fascistespuissances fascistes prêtent uneprêtent une
aide considérable au campaide considérable au camp
““national” (envoi de troupes etnational” (envoi de troupes et
matériel de guerre)matériel de guerre)
La République était uniquementLa République était uniquement
aidée par l'aidée par l'Union soviétiqueUnion soviétique
et leset les Brigades internationalesBrigades internationales
(organisées par(organisées par
l'internationale communiste)l'internationale communiste)
LeLes deux camps étaient porteurss deux camps étaient porteurs
de deux conceptions de l'État et dede deux conceptions de l'État et de
la société radicalementla société radicalement
contradictoirescontradictoires, qui s'excluaient, qui s'excluaient
mutuellementmutuellement
Le radicalisme du conflit n'étaitLe radicalisme du conflit n'était
pas forcément préfiguré dès lepas forcément préfiguré dès le
18 juillet 1936, sauf dans la volonté18 juillet 1936, sauf dans la volonté
des putchistes de s'imposer pardes putchistes de s'imposer par
la violence et quen qu'en fût le prixla violence et quen qu'en fût le prix
Le coup d'État et la réaction populaire (1)
Derrière le coup d'État du 18 juilletDerrière le coup d'État du 18 juillet
1936 se trouvaient une poignée de1936 se trouvaient une poignée de
généraux et des officiers de l'arméegénéraux et des officiers de l'armée
Les militaires putchistes avaientLes militaires putchistes avaient
prévu de mettre à la tête duprévu de mettre à la tête du
soulèvement lesoulèvement le général Sanjurjo.général Sanjurjo.
Mais le véritable organisateur duMais le véritable organisateur du
coup d'État était lecoup d'État était le généralgénéral
Mola, “le Directeur”Mola, “le Directeur”
Les militaires putchistes, regroupésLes militaires putchistes, regroupés
dans l'Union militaire espagnoledans l'Union militaire espagnole
((UMEUME), conspiraient dès la), conspiraient dès la
proclamation du Front populaire avecproclamation du Front populaire avec
des représentants de certains partisdes représentants de certains partis
de droite et d'extrême droitede droite et d'extrême droite
Le soulèvement allait très vite jouirLe soulèvement allait très vite jouir
de l'de l'appui explicite de l'Égliseappui explicite de l'Église
catholiquecatholique. Les autorités religieuses. Les autorités religieuses
sanctionnent le soulèvement en luisanctionnent le soulèvement en lui
donnant le statut dedonnant le statut de Croisade contreCroisade contre
le marxismele marxisme
FrancoFranco gagna le nord de l'Afriquegagna le nord de l'Afrique
à bord de l'avion “Dragon Rapide”à bord de l'avion “Dragon Rapide”
et prit la tête des troupes africaines,et prit la tête des troupes africaines,
lele Tercio de RegularesTercio de Regulares et la Légionet la Légion
Le prétexte pour justifier le coupLe prétexte pour justifier le coup
d'État du 18 juillet étaitd'État du 18 juillet était
l'imminence d'une révolutionl'imminence d'une révolution
communiste. Le but des insurgéscommuniste. Le but des insurgés
n'était pas déclencher une guerren'était pas déclencher une guerre
civile, mais écraser le mouvementcivile, mais écraser le mouvement
ouvrier et l'eventuelle réponseouvrier et l'eventuelle réponse
populaire. Ce qui déclencha unepopulaire. Ce qui déclencha une
guerre civile fut la résistanceguerre civile fut la résistance
trouvée par les insurgéstrouvée par les insurgés
Le coup d'État et la réaction populaire (2)
Les organisations du mouvementLes organisations du mouvement
ouvrier, PSOE, UGT et CNT, mirentouvrier, PSOE, UGT et CNT, mirent
en place la formation deen place la formation de milicesmilices
populairespopulaires et réclamèrent des armeset réclamèrent des armes
aux autorités républicainesaux autorités républicaines
Les institutions républicainesLes institutions républicaines
collapsèrent et le coup créa uncollapsèrent et le coup créa un
vide de pouvoir suite àvide de pouvoir suite à
l'effondrement du gouvernementl'effondrement du gouvernement
Le coup d'État échoua dans plusieursLe coup d'État échoua dans plusieurs
provinces, notamment dans tout l'estprovinces, notamment dans tout l'est
péninsulaire, ainsi que dans lepéninsulaire, ainsi que dans le
Pays Basque et dans les Asturies.Pays Basque et dans les Asturies.
À grandes lignes, la RépubliqueÀ grandes lignes, la République
gardait les deux tiers du territoiregardait les deux tiers du territoire
qui comprenait les grands centresqui comprenait les grands centres
urbains ouvriers et les régionsurbains ouvriers et les régions
fortement industrialisées, alorsfortement industrialisées, alors
que le camp des insurgés gardaitque le camp des insurgés gardait
l'Espagne agricole et céréalièrel'Espagne agricole et céréalière
La véritable guerre eut lieu à l'intérieurLa véritable guerre eut lieu à l'intérieur
de chaque zone, de chaque ville etde chaque zone, de chaque ville et
de chaque communede chaque commune
Azaña désigna son collaborateurAzaña désigna son collaborateur
GiralGiral comme nouveau chef ducomme nouveau chef du
cabinet, après la démission decabinet, après la démission de
Casares QuirogaCasares Quiroga
Les réseaux démantelésLes réseaux démantelés dede
l'autorité politique furent remplacésl'autorité politique furent remplacés
par des Comités mis en place par lespar des Comités mis en place par les
organisations ouvrières. Ces Comitésorganisations ouvrières. Ces Comités
profitèrent du vide de pouvoir et duprofitèrent du vide de pouvoir et du
fait d'avoir le contrôle des armesfait d'avoir le contrôle des armes
pour renverser l'ordre politique etpour renverser l'ordre politique et
social. Ainsi,social. Ainsi, une révolution seune révolution se
déchaîna en zone républicainedéchaîna en zone républicaine::
collectivisation des industries etcollectivisation des industries et
des terres,...des terres,... une révolution deune révolution de
caractère localcaractère local
RÉBELLION ET BRISURE DE L'ORDRE
Général Fanjul
Général Sanjurjo,
décédé à son
retour en Espagne,
du Portugal,
le 20 juillet 1936
Général Mola, le
“Directeur”
Général Goded
Général
Cabanellas,
président de la
Junte de Défense
Nationale le 21
juillet 1936
Général Queipo
de Llano
Général Franco
Démission de Casares
Quiroga et nomination
de José Giral comme
Président du gouvernement
républicain (19 juillet)
http://pares.mcu.es/cartelesGC/
DÉFENSE
ET RÉVOLUTION
CHEZ LES
RÉPUBLICAINS
“Là où le coup d'État triompha, la République fut immédiatement abolie. Le 23
juillet Mola annonçait la constitution d'une Junte de défense nationaleJunte de défense nationale, présidée par
le général Cabanellas, qui déclara l'état de guerredéclara l'état de guerre dans toute la zone contrôlée par
les rebelles, abrogea la Constitution de 1931 et les lois républicaines et mit hors laabrogea la Constitution de 1931 et les lois républicaines et mit hors la
loi les partis, syndicats et associations républicainesloi les partis, syndicats et associations républicaines. (…) Franco n'hésitait pas à
déclarer à la presse étrangère qu'il fusillerait la moitié de l'Espagne si cela s'avérait
nécessaire pour arriver à ses objectifs.
Aux alentours des cimetières et dans les cunetas commencèrent ainsi à
apparaître les cadavres d'hommes et de femmes qui étaient accusés ou soupçonnés
de s'opposer au “Glorieux mouvement national”“Glorieux mouvement national”, expression désormais employée
par les insurgés pour qualifier leur rébellion. (…) Aussi bien dans la zone franquiste
que dans la républicaine d'ailleurs, la répression prit la forme expéditive de paseopaseo, la
“promenade” au cours de laquelle la victime disparaissait pour toujours. En zone
“nationale”, des groupes paramilitaires de phalangistes étaient très souvent derrière
ces paseos...
Les historiens qui ont étudié de façon plus détaillée ces phénomènes répressifs
établissent une différence fondamentale entre, d'une part, la violence spontanée,violence spontanée,
“chaude”, incontrôlée qui se déchaîna dans la zone républicaine“chaude”, incontrôlée qui se déchaîna dans la zone républicaine et qui avait pour
objet les représentants de l'ordre établi: écclesiastiques, “bourgeois”, patrons,
propriétaires terriens. Et d'autre part, la violence planifiée, contrôlée, faisant partieviolence planifiée, contrôlée, faisant partie
d'une strátegie qui visait à paralyser toute éventuelle résistanced'une strátegie qui visait à paralyser toute éventuelle résistance et à gommer toute
trace de la République, menée par les soulevés.”
Source: Jordi Canal (dir.): Histoire de l'Espagne contemporaine.
Le camp franquiste
Le camp franquiste
“En fait, les militaires putschistesles militaires putschistes étaient tellement persuadés de la faiblesse de
l'État républicain et du fait qu'ils n'allaient pas trouver de véritable résistance qu'ils
n'avaient pas trop réfléchi à la forme de l'État au-delà de la nécessaire destruction den'avaient pas trop réfléchi à la forme de l'État au-delà de la nécessaire destruction de
l'ordre républicainl'ordre républicain. Mola avait en tête une sorte de République autoritaire. (…) Mais la
réalité d'une guerre civile qui risquait de se prolonger obligea les militaires à prendre des
dispositions urgentes et à réorganiser le pouvoir dans la zone restée sous leur contrôle.”
Source: Jordi Canal (dir.): Histoire de l'Espagne contemporaine.
Le camp franquiste
Le camp républicain
Le camp républicain
Le camp républicain
Source: histoiredespagne.wordpress.com
Source: histoiredespagne.wordpress.com
Source: histoiredespagne.wordpress.com
Source: histoiredespagne.wordpress.com
La guerre civile

La guerre civile

  • 1.
    13. La guerrecivile (1936-1939) ““SonSon caractère total etcaractère total et dévastateurdévastateur, la, la violence déployéeviolence déployée dede part et d'autre, lapart et d'autre, la rupture durablerupture durable qu'elle installa dans la sociétéqu'elle installa dans la société espagnole, saespagnole, sa dimensiondimension internationaleinternationale et par conséquent saet par conséquent sa perception commeperception comme préfiguration de lapréfiguration de la conflagration mondialeconflagration mondiale, en ont fait un, en ont fait un événement presque mythique. (…) Laévénement presque mythique. (…) La guerre civile fut en effet un conflitguerre civile fut en effet un conflit politique, conséquence de l'extrêmepolitique, conséquence de l'extrême polarisation des positions pendant lespolarisation des positions pendant les derniers temps de la Secondederniers temps de la Seconde République et du refus d'une partieRépublique et du refus d'une partie de la droite et de l'armée d'accepter lade la droite et de l'armée d'accepter la victoire électorale du Front Populaire.victoire électorale du Front Populaire. MaisMais elle fut aussi une guerreelle fut aussi une guerre multiple: guerre de cultures, guerremultiple: guerre de cultures, guerre de classe, guerre identitaire, mêmede classe, guerre identitaire, même guerre de genreguerre de genre. Et, à l'intérieur de. Et, à l'intérieur de chaque camp, d'autres conflits ,chaque camp, d'autres conflits , d'autres divisions se dessinent.”d'autres divisions se dessinent.”
  • 2.
    Politique de non-interventionde laPolitique de non-intervention de la part des gouvernements européenspart des gouvernements européens Complexité de la guerre civile:Complexité de la guerre civile: éléments d'une certaineéléments d'une certaine violenceviolence ancestraleancestrale (violence anticléricale) et(violence anticléricale) et de lade la guerre moderneguerre moderne (bombardements(bombardements des populations civiles, utilisationdes populations civiles, utilisation massive de la propagande,massive de la propagande, implication et mobilisation desimplication et mobilisation des civils lors d'une guerre totale)civils lors d'une guerre totale) LesLes puissances fascistespuissances fascistes prêtent uneprêtent une aide considérable au campaide considérable au camp ““national” (envoi de troupes etnational” (envoi de troupes et matériel de guerre)matériel de guerre) La République était uniquementLa République était uniquement aidée par l'aidée par l'Union soviétiqueUnion soviétique et leset les Brigades internationalesBrigades internationales (organisées par(organisées par l'internationale communiste)l'internationale communiste) LeLes deux camps étaient porteurss deux camps étaient porteurs de deux conceptions de l'État et dede deux conceptions de l'État et de la société radicalementla société radicalement contradictoirescontradictoires, qui s'excluaient, qui s'excluaient mutuellementmutuellement Le radicalisme du conflit n'étaitLe radicalisme du conflit n'était pas forcément préfiguré dès lepas forcément préfiguré dès le 18 juillet 1936, sauf dans la volonté18 juillet 1936, sauf dans la volonté des putchistes de s'imposer pardes putchistes de s'imposer par la violence et quen qu'en fût le prixla violence et quen qu'en fût le prix
  • 3.
    Le coup d'Étatet la réaction populaire (1) Derrière le coup d'État du 18 juilletDerrière le coup d'État du 18 juillet 1936 se trouvaient une poignée de1936 se trouvaient une poignée de généraux et des officiers de l'arméegénéraux et des officiers de l'armée Les militaires putchistes avaientLes militaires putchistes avaient prévu de mettre à la tête duprévu de mettre à la tête du soulèvement lesoulèvement le général Sanjurjo.général Sanjurjo. Mais le véritable organisateur duMais le véritable organisateur du coup d'État était lecoup d'État était le généralgénéral Mola, “le Directeur”Mola, “le Directeur” Les militaires putchistes, regroupésLes militaires putchistes, regroupés dans l'Union militaire espagnoledans l'Union militaire espagnole ((UMEUME), conspiraient dès la), conspiraient dès la proclamation du Front populaire avecproclamation du Front populaire avec des représentants de certains partisdes représentants de certains partis de droite et d'extrême droitede droite et d'extrême droite Le soulèvement allait très vite jouirLe soulèvement allait très vite jouir de l'de l'appui explicite de l'Égliseappui explicite de l'Église catholiquecatholique. Les autorités religieuses. Les autorités religieuses sanctionnent le soulèvement en luisanctionnent le soulèvement en lui donnant le statut dedonnant le statut de Croisade contreCroisade contre le marxismele marxisme FrancoFranco gagna le nord de l'Afriquegagna le nord de l'Afrique à bord de l'avion “Dragon Rapide”à bord de l'avion “Dragon Rapide” et prit la tête des troupes africaines,et prit la tête des troupes africaines, lele Tercio de RegularesTercio de Regulares et la Légionet la Légion Le prétexte pour justifier le coupLe prétexte pour justifier le coup d'État du 18 juillet étaitd'État du 18 juillet était l'imminence d'une révolutionl'imminence d'une révolution communiste. Le but des insurgéscommuniste. Le but des insurgés n'était pas déclencher une guerren'était pas déclencher une guerre civile, mais écraser le mouvementcivile, mais écraser le mouvement ouvrier et l'eventuelle réponseouvrier et l'eventuelle réponse populaire. Ce qui déclencha unepopulaire. Ce qui déclencha une guerre civile fut la résistanceguerre civile fut la résistance trouvée par les insurgéstrouvée par les insurgés
  • 4.
    Le coup d'Étatet la réaction populaire (2) Les organisations du mouvementLes organisations du mouvement ouvrier, PSOE, UGT et CNT, mirentouvrier, PSOE, UGT et CNT, mirent en place la formation deen place la formation de milicesmilices populairespopulaires et réclamèrent des armeset réclamèrent des armes aux autorités républicainesaux autorités républicaines Les institutions républicainesLes institutions républicaines collapsèrent et le coup créa uncollapsèrent et le coup créa un vide de pouvoir suite àvide de pouvoir suite à l'effondrement du gouvernementl'effondrement du gouvernement Le coup d'État échoua dans plusieursLe coup d'État échoua dans plusieurs provinces, notamment dans tout l'estprovinces, notamment dans tout l'est péninsulaire, ainsi que dans lepéninsulaire, ainsi que dans le Pays Basque et dans les Asturies.Pays Basque et dans les Asturies. À grandes lignes, la RépubliqueÀ grandes lignes, la République gardait les deux tiers du territoiregardait les deux tiers du territoire qui comprenait les grands centresqui comprenait les grands centres urbains ouvriers et les régionsurbains ouvriers et les régions fortement industrialisées, alorsfortement industrialisées, alors que le camp des insurgés gardaitque le camp des insurgés gardait l'Espagne agricole et céréalièrel'Espagne agricole et céréalière La véritable guerre eut lieu à l'intérieurLa véritable guerre eut lieu à l'intérieur de chaque zone, de chaque ville etde chaque zone, de chaque ville et de chaque communede chaque commune Azaña désigna son collaborateurAzaña désigna son collaborateur GiralGiral comme nouveau chef ducomme nouveau chef du cabinet, après la démission decabinet, après la démission de Casares QuirogaCasares Quiroga Les réseaux démantelésLes réseaux démantelés dede l'autorité politique furent remplacésl'autorité politique furent remplacés par des Comités mis en place par lespar des Comités mis en place par les organisations ouvrières. Ces Comitésorganisations ouvrières. Ces Comités profitèrent du vide de pouvoir et duprofitèrent du vide de pouvoir et du fait d'avoir le contrôle des armesfait d'avoir le contrôle des armes pour renverser l'ordre politique etpour renverser l'ordre politique et social. Ainsi,social. Ainsi, une révolution seune révolution se déchaîna en zone républicainedéchaîna en zone républicaine:: collectivisation des industries etcollectivisation des industries et des terres,...des terres,... une révolution deune révolution de caractère localcaractère local
  • 5.
    RÉBELLION ET BRISUREDE L'ORDRE Général Fanjul Général Sanjurjo, décédé à son retour en Espagne, du Portugal, le 20 juillet 1936 Général Mola, le “Directeur” Général Goded Général Cabanellas, président de la Junte de Défense Nationale le 21 juillet 1936 Général Queipo de Llano Général Franco Démission de Casares Quiroga et nomination de José Giral comme Président du gouvernement républicain (19 juillet)
  • 6.
  • 14.
    “Là où lecoup d'État triompha, la République fut immédiatement abolie. Le 23 juillet Mola annonçait la constitution d'une Junte de défense nationaleJunte de défense nationale, présidée par le général Cabanellas, qui déclara l'état de guerredéclara l'état de guerre dans toute la zone contrôlée par les rebelles, abrogea la Constitution de 1931 et les lois républicaines et mit hors laabrogea la Constitution de 1931 et les lois républicaines et mit hors la loi les partis, syndicats et associations républicainesloi les partis, syndicats et associations républicaines. (…) Franco n'hésitait pas à déclarer à la presse étrangère qu'il fusillerait la moitié de l'Espagne si cela s'avérait nécessaire pour arriver à ses objectifs. Aux alentours des cimetières et dans les cunetas commencèrent ainsi à apparaître les cadavres d'hommes et de femmes qui étaient accusés ou soupçonnés de s'opposer au “Glorieux mouvement national”“Glorieux mouvement national”, expression désormais employée par les insurgés pour qualifier leur rébellion. (…) Aussi bien dans la zone franquiste que dans la républicaine d'ailleurs, la répression prit la forme expéditive de paseopaseo, la “promenade” au cours de laquelle la victime disparaissait pour toujours. En zone “nationale”, des groupes paramilitaires de phalangistes étaient très souvent derrière ces paseos... Les historiens qui ont étudié de façon plus détaillée ces phénomènes répressifs établissent une différence fondamentale entre, d'une part, la violence spontanée,violence spontanée, “chaude”, incontrôlée qui se déchaîna dans la zone républicaine“chaude”, incontrôlée qui se déchaîna dans la zone républicaine et qui avait pour objet les représentants de l'ordre établi: écclesiastiques, “bourgeois”, patrons, propriétaires terriens. Et d'autre part, la violence planifiée, contrôlée, faisant partieviolence planifiée, contrôlée, faisant partie d'une strátegie qui visait à paralyser toute éventuelle résistanced'une strátegie qui visait à paralyser toute éventuelle résistance et à gommer toute trace de la République, menée par les soulevés.” Source: Jordi Canal (dir.): Histoire de l'Espagne contemporaine. Le camp franquiste
  • 15.
  • 16.
    “En fait, lesmilitaires putschistesles militaires putschistes étaient tellement persuadés de la faiblesse de l'État républicain et du fait qu'ils n'allaient pas trouver de véritable résistance qu'ils n'avaient pas trop réfléchi à la forme de l'État au-delà de la nécessaire destruction den'avaient pas trop réfléchi à la forme de l'État au-delà de la nécessaire destruction de l'ordre républicainl'ordre républicain. Mola avait en tête une sorte de République autoritaire. (…) Mais la réalité d'une guerre civile qui risquait de se prolonger obligea les militaires à prendre des dispositions urgentes et à réorganiser le pouvoir dans la zone restée sous leur contrôle.” Source: Jordi Canal (dir.): Histoire de l'Espagne contemporaine. Le camp franquiste
  • 17.
  • 18.
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