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Licence Professionnelle : Ecotourisme
Réalisé par : Meryem chakik
Encadré par : M.R Akdar mbarek
Plan :
INTRODUCTION :
I. LE RÔLE DES ACTEURS DANS LA MISE EN ŒUVRE :
1. LE RÔLE DES EXPERTS :
2. LE RÔLE DES PAYSAGISTES :
II. LE PROJET PAYSAGER, DU CITADIN À L’ESPACE URBAIN :
III. L’ÉMEGENCE DE NOUVEAUX ACTEURS :
IV. IMPLICATIONS SOCIALES :
Conclusion :
INTRODUCTION :
L’objectif de la recherche conduite par les équipes CEPAGE (Centre de recherche sur
L’histoire et la culture du paysage) et PVP (Production de la ville et patrimoine) était
de Contribuer à une histoire et à une sociologie des cultures paysagères
contemporaines, Appréhendées à travers l'évolution des politiques de protection du
paysage. Il s’agissait en Priorité de cerner, dans les logiques institutionnelles,
l'évolution des approches de la notion de Patrimoine paysager et celles des
représentations sociales du paysage sur lesquelles se fondent Les choix patrimoniaux.
Deux types de procédures ont été étudiés à cette fin : la protection Des sites (au titre
des lois de 1906 et de 1930) et la création des ZPPAUP. Le terrain D’enquête choisi a
été les deux régions Aquitaine et Midi-Pyrénées.
Nous avons choisi ici de privilégier la présentation des résultats obtenus dans le
domaine de la Politique des sites et la question, que cette recherche a permis
d’éclaircir, des grands paradigmes culturels autour desquels s'est successivement
ordonnée, au cours du XXème Siècle, cette politique. Nous avons pu individualiser
trois grands modèles de perception et D’action, qui, au cours du XXème siècle, ont
ordonné la patrimonialisation des paysages :
Le paradigme du pittoresque, auquel on peut entièrement rapporter la promulgation et
Les débuts de la mise en œuvre des lois de 1906 et de 1930 sur les sites et les
Monuments naturels, est au fondement historique des politiques du paysage en France.
C'est lui qui ordonne l'assimilation, fondatrice de la forme classique de la protection,
Des «œuvres de la nature» aux œuvres d'art, le paysage s'imposant comme objet
Patrimonial dans la mesure où il se prête à un rapprochement avec une œuvre peinte.
La notion de site, d'origine picturale, renvoie elle-même directement à cette approche
Pittoresque du patrimoine paysager. Cette dernière, qui suppose une approche
Strictement visuelle et esthétique du paysage protégé fonde également une complicité,
Qui traverse l'ensemble du XX° siècle, des pratiques patrimoniales et des pratiques
Touristiques. La majorité des sites classés et inscrits dans le sud-ouest de la France
L’ont été au moment où règne sans partage cette approche de la protection des
Paysages, c'est-à-dire avant la fin de la seconde guerre mondiale.
Au paradigme du pittoresque succède, mais sans le mettre hors-jeu, à partir des années
1950, le paradigme de l'environnement. La loi de 1930 apparaît dès lors comme
L’espace d'une collusion des préoccupations d'ordre esthétique avec celles qui relèvent
D’une volonté de protéger les écosystèmes et la biodiversité, l'assimilation héritée du
Patrimoine paysager à un patrimoine "naturel" autorisant alors ce qui pourra, plus tard,
Apparaître comme une confusion. Dans le même temps, l'exemple du sud-ouest
montre Que l'on utilise avec parcimonie la procédure de classement, jugée
potentiellement Contraire à la libre exploitation des ressources et au développement
économique. L'inscription généralisée, dans les années 1960 et 1970, de grands
paysages naturels (Tels que les vastes zones humides littorales des Landes et de
Gironde), constituant des Entités cohérentes, à la fois d'un point de vue biologique et
visuel, apparaît comme la Préfiguration d'une nouvelle politique, attentive, au-delà de
la protection, à une gestion Des sites que l'on s'efforce de confier à une institution
"chef d'orchestre".
I. LE RÔLE DES ACTEURS DANS LA MISE EN ŒUVRE :
1. LE RÔLE DES EXPERTS :
L’expertise en matière de paysage renvoie à de multiples disciplines apportant chacune
un Angle d’entrée et un éclairage différents pour l’action locale. Esthètes, sociologues,
Géographes, urbanistes, agronomes ont chacun une approche différente du paysage et
Proposent donc des diagnostics mais aussi des priorités et des moyens d’actions en
rapport Avec les ressorts que savent activer chaque discipline. Si toutes ces approches
sont Importantes et nécessaires, leur juxtaposition ne saurait néanmoins satisfaire les
approches D’acteurs qui mobilisent plusieurs niveaux d’explication pour diagnostiquer
et agir sur le Paysage. Les acteurs expliquent leur paysage en mobilisant des variables
de différents Registres : évolution du contexte économique global, réseaux viaires,
relations entre les Acteurs et les institutions locales, contraintes topographiques, etc.
Un diagnostic d’acteur est Certes lié à son point de vue, à ses objectifs et à ses
stratégies mais, en termes de registres Mobilisés, il est très généralement
pluridisciplinaire. S’intéresser aux diagnostics d’acteurs Nous semble donc important à
double titre :
-C’est l’occasion d’avoir une activité réflexive et d’avancer sur nos pratiques et nos
Savoir-faire en matière d’interdisciplinarité.
-Dans un projet de gestion de gestion du paysage, accepter de considérer les savoirs
D’acteurs, de les confronter à ceux des experts a des conséquences non seulement sur
L’acceptation d’un projet par les acteurs mais a également des répercussions sur la
Nature des actions.
L’objectif de cette communication cherchera à montrer comment les lectures croisées
d’expert Et d’acteurs s’enrichissent mutuellement et permettent de renouveler les
actions sur le Paysage. Pour cela, nous analyserons comment les relations sociales
locales, le contexte de Développement propre à chaque territoire le mode d’implication
de l’expertise joue sur L’efficience du paysage à faire prendre corps à des
problématiques de développement local.
2. LE RÔLE DES PAYSAGISTES :
Les paysagistes, appellation non protégée par la loi, sont des professionnels du
paysage parmi D’autres. À ce titre, ils peuvent être considérés comme des experts de la
définition, de la mise En œuvre et de l’évaluation d’actions publiques ayant des
conséquences sur la nature et la Qualité des paysages et des lieux, et plus largement du
cadre de vie.
- Un expert est capable d’évaluer des objets et des situations. Sa capacité d’expertise
doit être Reconnue par autrui (ses pairs ou des institutions). L’expert a en principe les
capacités à porter Un diagnostic fiable et objectif sur un état et un devenir des
situations à évaluer.
Les professionnels du paysage désignent en France deux catégories de métiers. Les uns,
Diplômés de huit écoles publiques et privées au niveau bac + 4 à 5 ans au moins,
disposent D’organisations professionnelles paysagistes spécifiques et reconnues pour
les représenter Aux niveaux national (la FFP, l’UNEP) et international (l’EFLA,
l’IFLA). Ils interviennent à La demande de clients publics et privés, comme maîtres
d’œuvre et conseillers de la maîtrise D’ouvrage. Les autres, qui n’en disposent pas ou
relèvent d’autres métiers organisés, Correspondent à d’anciennes et à de nouvelles
pratiques consacrées à la connaissance des Paysages et à l’action publique sur le cadre
de vie (les chercheurs, les artistes, les architectes, Les géographes, etc.).
- L’expertise des professionnels du paysage, comprise comme un savoir évaluer à la
Demande d’un commanditaire, concerne deux niveaux de compétences :
1. Le savoir attribuer des valeurs à des paysages et à des lieux en tant que médiateurs
de La production de territoires. C’est la compétence, normalisatrice ou créatrice, des
Paysagistes DPLG en France depuis trente ans en tant que concepteurs maîtres
D’œuvre et conseillers des maîtres d’ouvrage. Les commanditaires, surtout publics
font Appel aujourd’hui à des compétences complémentaires de plus en plus
nombreuses : Scientifiques (écologie, économie, géographie, agronomie, sciences
sociales, etc.), Techniques (ingénierie) et artistiques. Les savoirs et savoir-faire
paysagistes sont de Plus en plus diffusés dans des champs professionnels voisins
(architecture, urbanisme, Agronomie, horticulture, géographie notamment).
2. Le savoir évaluer les pratiques des professionnels du paysage et leurs résultats en
tant Qu’actions relevant d’une commande publique (une réalisation de paysagiste, une
Politique publique de paysage, par exemple) au regard de ce qui est attendu.
Il y a donc des praticiens (qui évaluent et agissent) et des experts de l’évaluation des
pratiques Professionnelles, qui peuvent être ou non des praticiens paysagistes.
L’autre de l’organisation matérielle des territoires. Ils sont indissociables,
complémentaires et Non concurrentiels, mais leur mode de combinaison reste flou.
II. LE PROJET PAYSAGER, DU CITADIN À L’ESPACE URBAIN :
Nos travaux sur le paysage urbain réalisés à Paris et confrontant représentations et
pratiques Sociales aux politiques urbaines, et aux composantes biophysiques
(végétation et pollution) De la ville ont permis d’explorer les décalages entre le
paysage ordinaire des habitants et le Paysage technique et politique du paysagiste ou
de l’aménageur. Ces travaux donnent des Pistes de compréhension quant à l’intérêt de
la prise en considération du paysage dans le Cadre de l’aménagement urbain et d’une
nouvelle politique de la ville.
Le « paysage », catégorie de référence dans le domaine de l’aménagement urbain, ne
figure Pas au vocabulaire des citadins, ni des politiques urbaines. Les raisons sont
multiples. Elles Vont de pair avec les discordances ville/nature. Elles s’associent
également aux décalages Entre le mode d’investissement habitant de l’espace urbain et
le mode d’investissement Politique et technique. Cependant, l’enjeu paysager peut
devenir un outil de construction de L’espace urbain – en phase de démocratisation
croissante au travers des différentes procédures De participation – à condition d’une
meilleure prise en considération des pratiques et des Représentations ordinaires de la
ville et du paysage.
L’analyse plus approfondie, dans une visée historique et prospective, de la place du
paysage Dans l’aménagement urbain, montre, en définitive, quel pourrait être son rôle
dans la Perspective d’un renouveau des politiques urbaines et d’une évolution de la
pensée de la ville. Il pourrait contribuer à une nouvelle esthétique urbaine. Cette
esthétique résulte d’un Aménagement paysager (associé à l’intervention des
paysagistes), d’une politique de la ville, Intégrant les questions paysagères. Enfin, il
résulterait, pour nous, d’une prise en Considération de ce que pourrait signifier la
question paysagère ordinaire.
Deuxièmement, nous ne pensons que la prise en considération du paysage dans les
politiques Urbaines peut correspondre à un renouvellement de la pensée urbaine, et des
localités Urbaines comme milieux de vie.
Par exemple, il impliquerait une prise en compte du local, au sens de l’identité
spécifique D’un lieu, renvoyant à des caractéristiques morphologiques, mais aussi
sociales. Cette Valorisation du local est présente dans les textes de loi, mais aussi dans
les projets paysagers. Il signifierait également une prise en considération des liens que
tissent le paysage entre L’urbain et le rural et renverrait au global. Ce lien est concret :
les projets d’aménagement Paysager valorise l’entrée de la nature dans la ville ; il est
aussi symbolique : le paysage Renvoie à une vue d'ensemble, une globalité. Enfin, il
confirmerait l’intérêt d’inscrire le Biophysique – la naturalité de la ville – comme
élément fondamental des politiques urbaines.
III. L’ÉMERGENCE DE NOUVEAUX ACTEURS :
L’intrusion des mesures en faveur du paysage qui s’apparentent parfois à une politique
a Modifié l’organisation des acteurs institutionnels, du milieu associatif et
professionnels. En Introduisant un nouveau segment d’intervention dans une logique
qui était celle de l’économie De la production, comme par exemple dans l’agriculture,
elle perturbe cette logique ou le Confronte à de nouveaux enjeux. Forcément, le jeu
des acteurs s’en trouve modifié et ce Segment de l’intervention paysagère laisse la
porte ouverte pour de nouveaux acteurs.
Il suffit de comprendre que dès que l’on souhaite engager la dimension paysage dans
une Structure sociale qui fonctionne sur un acquis et un partage des compétences dans
un domaine Donné, un acteur nouveau apparaît sur la scène sociale, ne serait-ce que le
premier qui est bien Souvent l’acteur institutionnel qui souhaite cet engagement, aidé
sans doute par le milieu Associatif. Il en entraîne d’autres à sa suite : si l’acteur
institutionnel est envisagé comme Maître d’ouvrage, celui qui commande, le second
sur la liste est le maître d’œuvre, celui qui
Conçoit et qui fait. On pourrait dire qu’historiquement, c’est ce processus qui a
préludé à L’établissement d’un nouveau secteur d’activité. Mais si maîtres d’ouvrage
et maîtres d’œuvre Agissent ensemble sur un champ déterminé et par rapport aux
autres acteurs, peu à peu, le Segment prend une place plus importante, ne serait-ce que
parce qu’il ouvre un champ pour D’autres nouveaux acteurs. Petit à petit se construit
ainsi un domaine d’intervention qui établit
Ses règles et ses propres acteurs. Et dans le contexte actuel de recherche de nouveaux
Créneaux d’activité, le domaine s’instaure peu à peu en marché, avec son propre
Fonctionnement, ses flux de capitaux et d’employés et ses objectifs de rentabilité Dans
le Même temps, le secteur d’activité productif se vide d’une partie de ses tâches que le
nouveau Secteur assume.
C’est ainsi que la politique qui s’est mise en place dans les années 1970 en France
pour tenter De reconstituer le bocage en proie à une disparition intense et drastique a
ouvert un nouveau Domaine d’activité. Les débuts ont été timides, certes, et les
nouveaux acteurs éprouvaient des Difficultés pour se couler dans le vaste domaine de
l’agriculture. L’acteur principal de cette Politique était dans ces débuts un acteur
institutionnel mais situé dans un environnement Social particulier où le débat sur les
questions du paysage constituait une sorte d’armature Conceptuelle permettant
d’avancer des pions sur l’échiquier de l’adversaire, le productiviste Agricole ; à sa
suite immédiate, c’est l’acteur professionnel, maître d’œuvre donc producteur
De nouvelles formes de haies qui s’est engouffré dans la brèche qu’avait ouverte
l’institution. Le milieu associatif a joué un rôle important et s’est également peu à peu
et avec la Bénédiction des acteurs institutionnels engagé dans ce processus
d’élargissement de la Politique. Il occupe une place essentielle dans l’extension du
domaine parce qu’il assure une Fonction de courroie de transmission vers de nouveaux
acteurs. Parmi ceux-ci, les opérateurs Qui ont assuré les tâches de plantation,
entreprises de travaux agricoles souvent, fournisseurs De plants, (pépinières),
fabricants de machines à planter ou à dérouler le film plastique
Protecteur des jeunes plants, élagueurs, etc. Parallèlement à une activité agricole de
plus en Plus tournée vers la production et uniquement vers elle, s’instaure ainsi un
domaine d’activité Qui produit des emplois nouveaux et s’autonomise ; mais en même
temps, ce domaine se Substitue à une agriculture multifonctionnelle qui assurait de
multiples tâches, dont celle de la Production paysagère. Désormais, pour remplir celle-
ci les agriculteurs se tournent vers D’autres opérateurs, qui sont parfois d’anciens
agriculteurs ayant cessé leur activité première.
On peut donc s’interroger sur cette évolution qui pose des questions diverses de
plusieurs Ordres :
1) qu’en est-il ainsi de la multifonctionnalité de l’agriculture prônée par les
institutions et par La Politique Agricole Commune ? N’y a-t-il pas ici une
tendance contraire qui sépare les Activités à objectif paysager de la production
agricole pure ? N’y a-t-il pas en outre une Séparation des cultures, l’une
résolument plus technique, celle de l’agriculteur et l’autre Plus orientée vers le
milieu et la question esthétique ? Peut-on généraliser cet exemple de
L’agriculture à d’autres secteurs de la production ?
2) ce nouveau secteur d’activité paysagiste qui s’instaure est peu connu. Qu’en est-il
des Emplois qu’il crée, comment fonctionne-t-il, quels sont les flux d’idées qui y
circulent, Quelle capacité d’innovation possède-t-il ? Il serait intéressant de se pencher
sur ce Domaine et de l’analyser dans ses dimensions sociales et économiques
3) quelles implications ce domaine a-t-il sur le secteur de la formation et de
l’enseignement : Quelles idéologies véhicule-t-il ? Quelle nouvelle esthétique
s’instaure dans ce milieu où Formateurs et membres du milieu associatif agissent
ensemble et jouent un rôle Démultiplicateur essentiel ?
Il y a donc là matière à débat et on espère que le nouveau programme de recherche
paysage et Développement durable du MEDD permettra d’y voir plus clair.
IV. IMPLICATIONS SOCIALES :
Nous savons que l’action publique paysagère a des incidences sur la société et les
échanges. Toutefois, lorsque nous considérons le marché foncier et immobilier en
Provence, le lien Semble plus ténu. Les politiques publiques existantes spécifiquement
paysagères sont Majoritairement orientées vers des paysages remarquables,
symboliques ou patrimoniaux. La Sainte Victoire, par exemple, bénéficie d’un cortège
de procédures de protection, de la loi «Malraux » aux ZPPAUP. Or, lorsque nous
examinons le marché immobilier à proximité du Site de la Sainte Victoire, l’ensemble
des biens vendus semblent influencés par « l’effet Sainte Victoire », y compris ceux
qui ne peuvent bénéficier de son paysage. Nous pouvons donc Nous interroger sur
l’incidence réelle de la vision d’un paysage et chercher à évaluer le poids Du paysage
dans un ensemble d’éléments complémentaires générant une « ambiance de lieu »,Au
sein duquel l’environnement social, la distribution des services publics ou la notabilité
de La commune, concourent également. Dans cette perspective, nous avons conduit
une étude pluridisciplinaire visant à rendre compte Des relations entre paysage et
préférences résidentielles, via l’analyse du marché immobilier. Nous avons montré que
le paysage a une part significative dans la valeur du foncier. Les Préférences qui
s’expriment dans l’acte d’achat rendent compte de trois éléments sur lesquels Il nous
semble intéressant d’insister :
1- L’organisation paysagère locale agit sur les prix immobiliers d’une manière non
Négligeable. Lorsque l’on prend les caractéristiques paysagères dans leur ensemble,
Leur poids sur le prix peut être supérieur à celui de la distance au centre urbain.
2- On peut caractériser assez facilement les principaux types paysagers qui sont
Valorisés par les acquéreurs immobiliers. Il s’agit généralement de paysages de
Proximité dont un certain nombre de critères objectivables permet d’en rendre
Compte en tout point d’un territoire.
3- Nous pouvons nous interroger sur le caractère auto réalisateur des anticipations
Rationnelles des vendeurs, sur la politique publique. En effet, bien que le discours
Audible en ce moment en Provence soit orienté sur la protection des paysages
Naturels « traditionnels » et bien que les préférences des acquéreurs intègrent des
Éléments paysagers, l’intérêt individuel du vendeur reste l’urbanisation dense. C’est
Ainsi que le prolongement des tendances actuelles observées des POS et PLU
devrait
Aboutir à une conurbation généralisée sur le tiers de la région, sans que les espaces
Naturels et agricoles encore existants puissent se maintenir.
Conclusion :
En conclusion, le paysage est bien un élément qui fait partie des préférences
résidentielles. Par ailleurs les politiques publiques paysagères actuelles semblent à
même de construire un Territoire parsemé de zones protégées, limitées en taille et
accessibles, au milieu d’un espace Laissé à d’autres usages (le logement, la production
et les réseaux d’échange). Dans une région
Où l’urbanisme est en expansion, l’urbanisation de la totalité des espaces non protégée
est Envisageable.
Or, lorsqu’on examine les préférences individuelles des acquéreurs immobiliers, futurs
Habitants des lieux, l’ambiance paysagère de proximité parait plus importante que le
grand Site symbolique. Au sein de cette ambiance paysagère, l’urbanisme est présent,
mais est Organisé et l’espace « naturel » a encore sa place.
Les vœux pieux sont faciles, mais il nous semble qu’une politique permettant de
protéger des Paysages banals et diffus devrait voir le jour. Peut-être dans le cadre des
PLU, SCOT et autre. La seule condition est que les signaux envoyés au marché par la
décision publique restent Crédibles, c'est-à-dire ne soient pas volatiles.
Synthèse 1 :
Le débat du colloque discute l’évolution des approches de la notion
du patrimoine paysager qui se base sur la protection des sites et les
monuments naturels, quelque soit la nature de ce paysage. L’approche
visuelle et esthétique du paysage protégé représente des pratiques
patrimoniales et des pratiques touristiques aussi les valeurs culturelles
qui réside sur l’exploitation humaine du territoire et qui caractérise le
paysage. Le rôle des acteurs se divise sur le rôle des experts que
l’implication de l’expertise de certaine action locale d’ésthetes,
sociologiques, géographique, urbanistes se différencie et que chaque
un a un diagnostic et une approche différente du paysage. et le rôle des
paysagistes ayant des conséquence sur la nature et la qualité des
paysages , des lieux, et plus largement du cadre de vie , les savoir et
savoir faire paysagistes sont de plus en plus diffusés dans des champs
professionnels voisins architecture, urbanisme ,géographie .les
paysagistes en tant que médiateurs de la production de territoires est
évalué l’action dune commande publique de paysage généralement
les paysagistes est considéré comme des aménageurs, car, la nouvelle
politique de la ville prend en considération le paysage dans le cadre
de l'aménagement urbain et l'intégration de la nature dans les villes
aussi éviter le décalage existant entre le mode d'investissement
habitant de l'espace urbain et le mode d'investissement politique et
technique en prenant l'enjeu paysager comme un outil de construction
de l'espace urbain qui participent aux différentes procédures à
condition d'une meilleure représentation de la ville et du paysage c'est
à dire la contribution des paysagistes et la nature dans l'aménagement
urbain qui donne cette naturalité de la ville
Synthèse 2 :
Les bases naturalistes demeurent nécessaire pour comprendre les
paysages, en effet un paysage peut être crée par exemple le cas du
paysage urbain, le paysage dans l’approche globale c’est l’étude des
paysages et son évolution dans le temps et dans l’espace, qui été fait
par des experts quand ils cherchent à lire et à comprendre des
paysages.
La perception d’un paysage différencie parmi les acteurs , qui déponds
à des critères de visibilité ou conditions atmosphériques a voir ce
paysage ,chacun a une vue différent à l’autre ,la perception d’un
espace par un personne ordinaire c’est pas comme la perception d’un
géographe ,ou d’un photographe, chacun à des dimension à lire et à
comprendre ce paysage .
A l’écart des paysages ,ils ont participé à la construction des identité
nationales et la recherche des touristes et dans la sensibilité de l’être
humain habitant , ces paysages dits ordinaires qui jouent un rôle
essentiel dans les manières d’habiter et qu’il apparaît en effet que ces
paysages a besoin de la gestion, l’aménagement et le développement
des territoire , même ces paysages parait comme des porteurs de sens
et de valeurs pour ceux qui les vivent au quotidien, qui n’est pas les
même sens et les même valeurs pour les véhiculés par les paysages
,ainsi qu’ont pu l’analyser de nombreux théoriciens du paysage
renvoient la mise à distance une objectivation ainsi qu’une
esthétisation de l’ « objet paysage » ce sont en effet d’autres valeurs,
plus forts , qui lient les habitants aux paysages de leurs lieux de vie ,
leur paysage quotidien se constituerait en « paysage miroir « le
paysage demeurant le reflet des habitants et les habitants le reflet de
leur paysage .
Il s’agit d’une identification individuelle et /ou collective, donc les
paysages du quotidien sont considéré comme des porteurs dune
identité habitante partagée que chacun peut se sentir appartenir ou
non.
Images désagréables :
Commentaire : cette image qui montre les ordures par terre au lieu
d'être dans les chariots exprime l'insouciance et l'indifférence des
habitants à la propreté de leur quartier.
Commentaire : ces animaux qui se nourrissent d'ordures vont
transmettre les microbes à l'homme.
Commentaire : cette image parle d'elle même, ce cordonnier exerce
son métier dans la rue en plein air par manque de fonds.
Commentaire : Oued El Handak qui traverse la ville de béni Mellal
devient par moment dépotoir ce qui nui aux habitants riverains.
Commentaire : des moutons qui pâtirent en plaine ville et détruisent
le paysage urbain.
Images agréables :
Ces photos ont été prises lors de ma visite organisée avec un
groupe d’étudiants d’une école privée à la source d’ojarjar qui se
trouve à 10 km en haut de foum alanser au milieu du moyen atlas.
Commentaire : paysage pittoresque qui montre la verdure de la foret.
Commentaire: cascade de la source Ojarjar dans la montagne du
moyen atlas à 10 km en haut de Foum ALAANSER.
Commentaire: photo qui reflète la beauté du paysage montagneux
des environs de béni Mellal.
Commentaire : sur la route de la cascade Ojarjar on trouve une
magnifique grotte qu’on peut exploiter au niveau touristique et
archéologique.
Commentaire : une superbe chute d’eau fascinante de source
d’Ojarjar.
Meryem maya

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Meryem maya

  • 1. Licence Professionnelle : Ecotourisme Réalisé par : Meryem chakik Encadré par : M.R Akdar mbarek
  • 2. Plan : INTRODUCTION : I. LE RÔLE DES ACTEURS DANS LA MISE EN ŒUVRE : 1. LE RÔLE DES EXPERTS : 2. LE RÔLE DES PAYSAGISTES : II. LE PROJET PAYSAGER, DU CITADIN À L’ESPACE URBAIN : III. L’ÉMEGENCE DE NOUVEAUX ACTEURS : IV. IMPLICATIONS SOCIALES : Conclusion :
  • 3. INTRODUCTION : L’objectif de la recherche conduite par les équipes CEPAGE (Centre de recherche sur L’histoire et la culture du paysage) et PVP (Production de la ville et patrimoine) était de Contribuer à une histoire et à une sociologie des cultures paysagères contemporaines, Appréhendées à travers l'évolution des politiques de protection du paysage. Il s’agissait en Priorité de cerner, dans les logiques institutionnelles, l'évolution des approches de la notion de Patrimoine paysager et celles des représentations sociales du paysage sur lesquelles se fondent Les choix patrimoniaux. Deux types de procédures ont été étudiés à cette fin : la protection Des sites (au titre des lois de 1906 et de 1930) et la création des ZPPAUP. Le terrain D’enquête choisi a été les deux régions Aquitaine et Midi-Pyrénées. Nous avons choisi ici de privilégier la présentation des résultats obtenus dans le domaine de la Politique des sites et la question, que cette recherche a permis d’éclaircir, des grands paradigmes culturels autour desquels s'est successivement ordonnée, au cours du XXème Siècle, cette politique. Nous avons pu individualiser trois grands modèles de perception et D’action, qui, au cours du XXème siècle, ont ordonné la patrimonialisation des paysages : Le paradigme du pittoresque, auquel on peut entièrement rapporter la promulgation et Les débuts de la mise en œuvre des lois de 1906 et de 1930 sur les sites et les Monuments naturels, est au fondement historique des politiques du paysage en France. C'est lui qui ordonne l'assimilation, fondatrice de la forme classique de la protection, Des «œuvres de la nature» aux œuvres d'art, le paysage s'imposant comme objet Patrimonial dans la mesure où il se prête à un rapprochement avec une œuvre peinte. La notion de site, d'origine picturale, renvoie elle-même directement à cette approche Pittoresque du patrimoine paysager. Cette dernière, qui suppose une approche Strictement visuelle et esthétique du paysage protégé fonde également une complicité, Qui traverse l'ensemble du XX° siècle, des pratiques patrimoniales et des pratiques Touristiques. La majorité des sites classés et inscrits dans le sud-ouest de la France L’ont été au moment où règne sans partage cette approche de la protection des Paysages, c'est-à-dire avant la fin de la seconde guerre mondiale. Au paradigme du pittoresque succède, mais sans le mettre hors-jeu, à partir des années 1950, le paradigme de l'environnement. La loi de 1930 apparaît dès lors comme L’espace d'une collusion des préoccupations d'ordre esthétique avec celles qui relèvent D’une volonté de protéger les écosystèmes et la biodiversité, l'assimilation héritée du Patrimoine paysager à un patrimoine "naturel" autorisant alors ce qui pourra, plus tard, Apparaître comme une confusion. Dans le même temps, l'exemple du sud-ouest montre Que l'on utilise avec parcimonie la procédure de classement, jugée potentiellement Contraire à la libre exploitation des ressources et au développement économique. L'inscription généralisée, dans les années 1960 et 1970, de grands paysages naturels (Tels que les vastes zones humides littorales des Landes et de
  • 4. Gironde), constituant des Entités cohérentes, à la fois d'un point de vue biologique et visuel, apparaît comme la Préfiguration d'une nouvelle politique, attentive, au-delà de la protection, à une gestion Des sites que l'on s'efforce de confier à une institution "chef d'orchestre". I. LE RÔLE DES ACTEURS DANS LA MISE EN ŒUVRE : 1. LE RÔLE DES EXPERTS : L’expertise en matière de paysage renvoie à de multiples disciplines apportant chacune un Angle d’entrée et un éclairage différents pour l’action locale. Esthètes, sociologues, Géographes, urbanistes, agronomes ont chacun une approche différente du paysage et Proposent donc des diagnostics mais aussi des priorités et des moyens d’actions en rapport Avec les ressorts que savent activer chaque discipline. Si toutes ces approches sont Importantes et nécessaires, leur juxtaposition ne saurait néanmoins satisfaire les approches D’acteurs qui mobilisent plusieurs niveaux d’explication pour diagnostiquer et agir sur le Paysage. Les acteurs expliquent leur paysage en mobilisant des variables de différents Registres : évolution du contexte économique global, réseaux viaires, relations entre les Acteurs et les institutions locales, contraintes topographiques, etc. Un diagnostic d’acteur est Certes lié à son point de vue, à ses objectifs et à ses stratégies mais, en termes de registres Mobilisés, il est très généralement pluridisciplinaire. S’intéresser aux diagnostics d’acteurs Nous semble donc important à double titre : -C’est l’occasion d’avoir une activité réflexive et d’avancer sur nos pratiques et nos Savoir-faire en matière d’interdisciplinarité. -Dans un projet de gestion de gestion du paysage, accepter de considérer les savoirs D’acteurs, de les confronter à ceux des experts a des conséquences non seulement sur L’acceptation d’un projet par les acteurs mais a également des répercussions sur la Nature des actions. L’objectif de cette communication cherchera à montrer comment les lectures croisées d’expert Et d’acteurs s’enrichissent mutuellement et permettent de renouveler les actions sur le Paysage. Pour cela, nous analyserons comment les relations sociales
  • 5. locales, le contexte de Développement propre à chaque territoire le mode d’implication de l’expertise joue sur L’efficience du paysage à faire prendre corps à des problématiques de développement local. 2. LE RÔLE DES PAYSAGISTES : Les paysagistes, appellation non protégée par la loi, sont des professionnels du paysage parmi D’autres. À ce titre, ils peuvent être considérés comme des experts de la définition, de la mise En œuvre et de l’évaluation d’actions publiques ayant des conséquences sur la nature et la Qualité des paysages et des lieux, et plus largement du cadre de vie. - Un expert est capable d’évaluer des objets et des situations. Sa capacité d’expertise doit être Reconnue par autrui (ses pairs ou des institutions). L’expert a en principe les capacités à porter Un diagnostic fiable et objectif sur un état et un devenir des situations à évaluer. Les professionnels du paysage désignent en France deux catégories de métiers. Les uns, Diplômés de huit écoles publiques et privées au niveau bac + 4 à 5 ans au moins, disposent D’organisations professionnelles paysagistes spécifiques et reconnues pour les représenter Aux niveaux national (la FFP, l’UNEP) et international (l’EFLA, l’IFLA). Ils interviennent à La demande de clients publics et privés, comme maîtres d’œuvre et conseillers de la maîtrise D’ouvrage. Les autres, qui n’en disposent pas ou relèvent d’autres métiers organisés, Correspondent à d’anciennes et à de nouvelles pratiques consacrées à la connaissance des Paysages et à l’action publique sur le cadre de vie (les chercheurs, les artistes, les architectes, Les géographes, etc.). - L’expertise des professionnels du paysage, comprise comme un savoir évaluer à la Demande d’un commanditaire, concerne deux niveaux de compétences : 1. Le savoir attribuer des valeurs à des paysages et à des lieux en tant que médiateurs de La production de territoires. C’est la compétence, normalisatrice ou créatrice, des Paysagistes DPLG en France depuis trente ans en tant que concepteurs maîtres D’œuvre et conseillers des maîtres d’ouvrage. Les commanditaires, surtout publics font Appel aujourd’hui à des compétences complémentaires de plus en plus nombreuses : Scientifiques (écologie, économie, géographie, agronomie, sciences sociales, etc.), Techniques (ingénierie) et artistiques. Les savoirs et savoir-faire paysagistes sont de Plus en plus diffusés dans des champs professionnels voisins (architecture, urbanisme, Agronomie, horticulture, géographie notamment). 2. Le savoir évaluer les pratiques des professionnels du paysage et leurs résultats en tant Qu’actions relevant d’une commande publique (une réalisation de paysagiste, une Politique publique de paysage, par exemple) au regard de ce qui est attendu. Il y a donc des praticiens (qui évaluent et agissent) et des experts de l’évaluation des pratiques Professionnelles, qui peuvent être ou non des praticiens paysagistes.
  • 6. L’autre de l’organisation matérielle des territoires. Ils sont indissociables, complémentaires et Non concurrentiels, mais leur mode de combinaison reste flou. II. LE PROJET PAYSAGER, DU CITADIN À L’ESPACE URBAIN : Nos travaux sur le paysage urbain réalisés à Paris et confrontant représentations et pratiques Sociales aux politiques urbaines, et aux composantes biophysiques (végétation et pollution) De la ville ont permis d’explorer les décalages entre le paysage ordinaire des habitants et le Paysage technique et politique du paysagiste ou de l’aménageur. Ces travaux donnent des Pistes de compréhension quant à l’intérêt de la prise en considération du paysage dans le Cadre de l’aménagement urbain et d’une nouvelle politique de la ville. Le « paysage », catégorie de référence dans le domaine de l’aménagement urbain, ne figure Pas au vocabulaire des citadins, ni des politiques urbaines. Les raisons sont multiples. Elles Vont de pair avec les discordances ville/nature. Elles s’associent également aux décalages Entre le mode d’investissement habitant de l’espace urbain et le mode d’investissement Politique et technique. Cependant, l’enjeu paysager peut devenir un outil de construction de L’espace urbain – en phase de démocratisation croissante au travers des différentes procédures De participation – à condition d’une meilleure prise en considération des pratiques et des Représentations ordinaires de la ville et du paysage. L’analyse plus approfondie, dans une visée historique et prospective, de la place du paysage Dans l’aménagement urbain, montre, en définitive, quel pourrait être son rôle dans la Perspective d’un renouveau des politiques urbaines et d’une évolution de la pensée de la ville. Il pourrait contribuer à une nouvelle esthétique urbaine. Cette esthétique résulte d’un Aménagement paysager (associé à l’intervention des paysagistes), d’une politique de la ville, Intégrant les questions paysagères. Enfin, il résulterait, pour nous, d’une prise en Considération de ce que pourrait signifier la question paysagère ordinaire. Deuxièmement, nous ne pensons que la prise en considération du paysage dans les politiques Urbaines peut correspondre à un renouvellement de la pensée urbaine, et des localités Urbaines comme milieux de vie. Par exemple, il impliquerait une prise en compte du local, au sens de l’identité spécifique D’un lieu, renvoyant à des caractéristiques morphologiques, mais aussi sociales. Cette Valorisation du local est présente dans les textes de loi, mais aussi dans les projets paysagers. Il signifierait également une prise en considération des liens que tissent le paysage entre L’urbain et le rural et renverrait au global. Ce lien est concret :
  • 7. les projets d’aménagement Paysager valorise l’entrée de la nature dans la ville ; il est aussi symbolique : le paysage Renvoie à une vue d'ensemble, une globalité. Enfin, il confirmerait l’intérêt d’inscrire le Biophysique – la naturalité de la ville – comme élément fondamental des politiques urbaines. III. L’ÉMERGENCE DE NOUVEAUX ACTEURS : L’intrusion des mesures en faveur du paysage qui s’apparentent parfois à une politique a Modifié l’organisation des acteurs institutionnels, du milieu associatif et professionnels. En Introduisant un nouveau segment d’intervention dans une logique qui était celle de l’économie De la production, comme par exemple dans l’agriculture, elle perturbe cette logique ou le Confronte à de nouveaux enjeux. Forcément, le jeu des acteurs s’en trouve modifié et ce Segment de l’intervention paysagère laisse la porte ouverte pour de nouveaux acteurs. Il suffit de comprendre que dès que l’on souhaite engager la dimension paysage dans une Structure sociale qui fonctionne sur un acquis et un partage des compétences dans un domaine Donné, un acteur nouveau apparaît sur la scène sociale, ne serait-ce que le premier qui est bien Souvent l’acteur institutionnel qui souhaite cet engagement, aidé sans doute par le milieu Associatif. Il en entraîne d’autres à sa suite : si l’acteur institutionnel est envisagé comme Maître d’ouvrage, celui qui commande, le second sur la liste est le maître d’œuvre, celui qui Conçoit et qui fait. On pourrait dire qu’historiquement, c’est ce processus qui a préludé à L’établissement d’un nouveau secteur d’activité. Mais si maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre Agissent ensemble sur un champ déterminé et par rapport aux autres acteurs, peu à peu, le Segment prend une place plus importante, ne serait-ce que parce qu’il ouvre un champ pour D’autres nouveaux acteurs. Petit à petit se construit ainsi un domaine d’intervention qui établit Ses règles et ses propres acteurs. Et dans le contexte actuel de recherche de nouveaux Créneaux d’activité, le domaine s’instaure peu à peu en marché, avec son propre Fonctionnement, ses flux de capitaux et d’employés et ses objectifs de rentabilité Dans le Même temps, le secteur d’activité productif se vide d’une partie de ses tâches que le nouveau Secteur assume. C’est ainsi que la politique qui s’est mise en place dans les années 1970 en France pour tenter De reconstituer le bocage en proie à une disparition intense et drastique a ouvert un nouveau Domaine d’activité. Les débuts ont été timides, certes, et les nouveaux acteurs éprouvaient des Difficultés pour se couler dans le vaste domaine de l’agriculture. L’acteur principal de cette Politique était dans ces débuts un acteur institutionnel mais situé dans un environnement Social particulier où le débat sur les questions du paysage constituait une sorte d’armature Conceptuelle permettant
  • 8. d’avancer des pions sur l’échiquier de l’adversaire, le productiviste Agricole ; à sa suite immédiate, c’est l’acteur professionnel, maître d’œuvre donc producteur De nouvelles formes de haies qui s’est engouffré dans la brèche qu’avait ouverte l’institution. Le milieu associatif a joué un rôle important et s’est également peu à peu et avec la Bénédiction des acteurs institutionnels engagé dans ce processus d’élargissement de la Politique. Il occupe une place essentielle dans l’extension du domaine parce qu’il assure une Fonction de courroie de transmission vers de nouveaux acteurs. Parmi ceux-ci, les opérateurs Qui ont assuré les tâches de plantation, entreprises de travaux agricoles souvent, fournisseurs De plants, (pépinières), fabricants de machines à planter ou à dérouler le film plastique Protecteur des jeunes plants, élagueurs, etc. Parallèlement à une activité agricole de plus en Plus tournée vers la production et uniquement vers elle, s’instaure ainsi un domaine d’activité Qui produit des emplois nouveaux et s’autonomise ; mais en même temps, ce domaine se Substitue à une agriculture multifonctionnelle qui assurait de multiples tâches, dont celle de la Production paysagère. Désormais, pour remplir celle- ci les agriculteurs se tournent vers D’autres opérateurs, qui sont parfois d’anciens agriculteurs ayant cessé leur activité première. On peut donc s’interroger sur cette évolution qui pose des questions diverses de plusieurs Ordres : 1) qu’en est-il ainsi de la multifonctionnalité de l’agriculture prônée par les institutions et par La Politique Agricole Commune ? N’y a-t-il pas ici une tendance contraire qui sépare les Activités à objectif paysager de la production agricole pure ? N’y a-t-il pas en outre une Séparation des cultures, l’une résolument plus technique, celle de l’agriculteur et l’autre Plus orientée vers le milieu et la question esthétique ? Peut-on généraliser cet exemple de L’agriculture à d’autres secteurs de la production ? 2) ce nouveau secteur d’activité paysagiste qui s’instaure est peu connu. Qu’en est-il des Emplois qu’il crée, comment fonctionne-t-il, quels sont les flux d’idées qui y circulent, Quelle capacité d’innovation possède-t-il ? Il serait intéressant de se pencher sur ce Domaine et de l’analyser dans ses dimensions sociales et économiques 3) quelles implications ce domaine a-t-il sur le secteur de la formation et de l’enseignement : Quelles idéologies véhicule-t-il ? Quelle nouvelle esthétique s’instaure dans ce milieu où Formateurs et membres du milieu associatif agissent ensemble et jouent un rôle Démultiplicateur essentiel ? Il y a donc là matière à débat et on espère que le nouveau programme de recherche paysage et Développement durable du MEDD permettra d’y voir plus clair. IV. IMPLICATIONS SOCIALES :
  • 9. Nous savons que l’action publique paysagère a des incidences sur la société et les échanges. Toutefois, lorsque nous considérons le marché foncier et immobilier en Provence, le lien Semble plus ténu. Les politiques publiques existantes spécifiquement paysagères sont Majoritairement orientées vers des paysages remarquables, symboliques ou patrimoniaux. La Sainte Victoire, par exemple, bénéficie d’un cortège de procédures de protection, de la loi «Malraux » aux ZPPAUP. Or, lorsque nous examinons le marché immobilier à proximité du Site de la Sainte Victoire, l’ensemble des biens vendus semblent influencés par « l’effet Sainte Victoire », y compris ceux qui ne peuvent bénéficier de son paysage. Nous pouvons donc Nous interroger sur l’incidence réelle de la vision d’un paysage et chercher à évaluer le poids Du paysage dans un ensemble d’éléments complémentaires générant une « ambiance de lieu »,Au sein duquel l’environnement social, la distribution des services publics ou la notabilité de La commune, concourent également. Dans cette perspective, nous avons conduit une étude pluridisciplinaire visant à rendre compte Des relations entre paysage et préférences résidentielles, via l’analyse du marché immobilier. Nous avons montré que le paysage a une part significative dans la valeur du foncier. Les Préférences qui s’expriment dans l’acte d’achat rendent compte de trois éléments sur lesquels Il nous semble intéressant d’insister : 1- L’organisation paysagère locale agit sur les prix immobiliers d’une manière non Négligeable. Lorsque l’on prend les caractéristiques paysagères dans leur ensemble, Leur poids sur le prix peut être supérieur à celui de la distance au centre urbain. 2- On peut caractériser assez facilement les principaux types paysagers qui sont Valorisés par les acquéreurs immobiliers. Il s’agit généralement de paysages de Proximité dont un certain nombre de critères objectivables permet d’en rendre Compte en tout point d’un territoire. 3- Nous pouvons nous interroger sur le caractère auto réalisateur des anticipations Rationnelles des vendeurs, sur la politique publique. En effet, bien que le discours Audible en ce moment en Provence soit orienté sur la protection des paysages Naturels « traditionnels » et bien que les préférences des acquéreurs intègrent des Éléments paysagers, l’intérêt individuel du vendeur reste l’urbanisation dense. C’est Ainsi que le prolongement des tendances actuelles observées des POS et PLU devrait Aboutir à une conurbation généralisée sur le tiers de la région, sans que les espaces Naturels et agricoles encore existants puissent se maintenir. Conclusion : En conclusion, le paysage est bien un élément qui fait partie des préférences résidentielles. Par ailleurs les politiques publiques paysagères actuelles semblent à même de construire un Territoire parsemé de zones protégées, limitées en taille et accessibles, au milieu d’un espace Laissé à d’autres usages (le logement, la production et les réseaux d’échange). Dans une région
  • 10. Où l’urbanisme est en expansion, l’urbanisation de la totalité des espaces non protégée est Envisageable. Or, lorsqu’on examine les préférences individuelles des acquéreurs immobiliers, futurs Habitants des lieux, l’ambiance paysagère de proximité parait plus importante que le grand Site symbolique. Au sein de cette ambiance paysagère, l’urbanisme est présent, mais est Organisé et l’espace « naturel » a encore sa place. Les vœux pieux sont faciles, mais il nous semble qu’une politique permettant de protéger des Paysages banals et diffus devrait voir le jour. Peut-être dans le cadre des PLU, SCOT et autre. La seule condition est que les signaux envoyés au marché par la décision publique restent Crédibles, c'est-à-dire ne soient pas volatiles. Synthèse 1 : Le débat du colloque discute l’évolution des approches de la notion du patrimoine paysager qui se base sur la protection des sites et les monuments naturels, quelque soit la nature de ce paysage. L’approche visuelle et esthétique du paysage protégé représente des pratiques patrimoniales et des pratiques touristiques aussi les valeurs culturelles qui réside sur l’exploitation humaine du territoire et qui caractérise le paysage. Le rôle des acteurs se divise sur le rôle des experts que l’implication de l’expertise de certaine action locale d’ésthetes, sociologiques, géographique, urbanistes se différencie et que chaque un a un diagnostic et une approche différente du paysage. et le rôle des paysagistes ayant des conséquence sur la nature et la qualité des paysages , des lieux, et plus largement du cadre de vie , les savoir et savoir faire paysagistes sont de plus en plus diffusés dans des champs professionnels voisins architecture, urbanisme ,géographie .les paysagistes en tant que médiateurs de la production de territoires est évalué l’action dune commande publique de paysage généralement les paysagistes est considéré comme des aménageurs, car, la nouvelle politique de la ville prend en considération le paysage dans le cadre de l'aménagement urbain et l'intégration de la nature dans les villes aussi éviter le décalage existant entre le mode d'investissement habitant de l'espace urbain et le mode d'investissement politique et technique en prenant l'enjeu paysager comme un outil de construction de l'espace urbain qui participent aux différentes procédures à
  • 11. condition d'une meilleure représentation de la ville et du paysage c'est à dire la contribution des paysagistes et la nature dans l'aménagement urbain qui donne cette naturalité de la ville Synthèse 2 : Les bases naturalistes demeurent nécessaire pour comprendre les paysages, en effet un paysage peut être crée par exemple le cas du paysage urbain, le paysage dans l’approche globale c’est l’étude des paysages et son évolution dans le temps et dans l’espace, qui été fait par des experts quand ils cherchent à lire et à comprendre des paysages. La perception d’un paysage différencie parmi les acteurs , qui déponds à des critères de visibilité ou conditions atmosphériques a voir ce paysage ,chacun a une vue différent à l’autre ,la perception d’un espace par un personne ordinaire c’est pas comme la perception d’un géographe ,ou d’un photographe, chacun à des dimension à lire et à comprendre ce paysage . A l’écart des paysages ,ils ont participé à la construction des identité nationales et la recherche des touristes et dans la sensibilité de l’être humain habitant , ces paysages dits ordinaires qui jouent un rôle essentiel dans les manières d’habiter et qu’il apparaît en effet que ces paysages a besoin de la gestion, l’aménagement et le développement des territoire , même ces paysages parait comme des porteurs de sens et de valeurs pour ceux qui les vivent au quotidien, qui n’est pas les même sens et les même valeurs pour les véhiculés par les paysages ,ainsi qu’ont pu l’analyser de nombreux théoriciens du paysage renvoient la mise à distance une objectivation ainsi qu’une esthétisation de l’ « objet paysage » ce sont en effet d’autres valeurs, plus forts , qui lient les habitants aux paysages de leurs lieux de vie , leur paysage quotidien se constituerait en « paysage miroir « le paysage demeurant le reflet des habitants et les habitants le reflet de leur paysage .
  • 12. Il s’agit d’une identification individuelle et /ou collective, donc les paysages du quotidien sont considéré comme des porteurs dune identité habitante partagée que chacun peut se sentir appartenir ou non. Images désagréables : Commentaire : cette image qui montre les ordures par terre au lieu d'être dans les chariots exprime l'insouciance et l'indifférence des habitants à la propreté de leur quartier.
  • 13. Commentaire : ces animaux qui se nourrissent d'ordures vont transmettre les microbes à l'homme.
  • 14. Commentaire : cette image parle d'elle même, ce cordonnier exerce son métier dans la rue en plein air par manque de fonds.
  • 15. Commentaire : Oued El Handak qui traverse la ville de béni Mellal devient par moment dépotoir ce qui nui aux habitants riverains. Commentaire : des moutons qui pâtirent en plaine ville et détruisent le paysage urbain. Images agréables :
  • 16. Ces photos ont été prises lors de ma visite organisée avec un groupe d’étudiants d’une école privée à la source d’ojarjar qui se trouve à 10 km en haut de foum alanser au milieu du moyen atlas. Commentaire : paysage pittoresque qui montre la verdure de la foret.
  • 17. Commentaire: cascade de la source Ojarjar dans la montagne du moyen atlas à 10 km en haut de Foum ALAANSER.
  • 18. Commentaire: photo qui reflète la beauté du paysage montagneux des environs de béni Mellal.
  • 19. Commentaire : sur la route de la cascade Ojarjar on trouve une magnifique grotte qu’on peut exploiter au niveau touristique et archéologique.
  • 20. Commentaire : une superbe chute d’eau fascinante de source d’Ojarjar.