LE SONDAGE VESICALE
I– DEFINITION :
1 – Le sondage vésical à demeure :
Il s’agit d’un geste invasif sur l’appareil urinaire qui consiste à
introduire une sonde par le méat urinaire jusqu’à la vessie en
suivant le trajet de l’urètre. Ce soin doit se faire en respectant 2
points impératifs :
la précision dans le geste
la rigueur dans l’asepsie
3.
2 – lesondage urinaire continu à demeure :
Il consiste à introduire et à laisser en place une sonde
urinaire
dans la vessie pour éliminer en continu les urines
3 – Le sondage urinaire intermittent :
Il consiste à introduire à intervalles prédéterminés une sonde
urinaire dans la vessie et la retirer après vidange de la
vessie, il est indiqué en cas de rétention totale ou partielle des
urines afin de mesurer le résidu mictionnelle au cours d’un
investigation diagnostiques ou de réaliser une rééducation
vésicale ou pour retrouver une autonomie mictionnelle
4.
II – INDICATIONS:
Rétention d’urines complètes ou non, aigues ou
chroniques
Interventions chirurgicales
Coma
Dans un but de Dg recherche de résidu vésicale
Confirmation d’une anurie ou oligurie
Etat de la diurèse horaire
ECBU
III – CONTRE-INDICATIONS :
Urétrite aigue
Rupture traumatique de l’urètre
5.
IV – MATERIEL:
La sonde dont le calibre doit être adaptable au méat urinaire
Plateau
Compresses stériles
Antiseptique
Gants stériles
Champ troué stérile
Lubrifiant
Boite d’instrument
Protection
Pochette collectrice
Matériel d’hygiène
6.
V – TECHNIQUE:
Vérifier la prescription médicale
Informer le patient du but et du déroulement du soin
Dire au patient de respirer calmement pst le soin, de se
détendre
Lui dire qu’il ressentira une gêne lors de l’introduction de
la sonde mais que la pose en elle-même est indolore
Demander au patient de signaler immédiatement toute
douleur ou sensation de brûlure
7.
Obtenir dupatient sa coopération et lui demander de ne
pas poser ses mains sur le plan de travail
Procéder à un lavage des mains avec du savon antiseptique
Veiller au respect de l’intimité du patient en ne découvrant
que le bas du corps en organisant le soin de manière à
ne pas être déranger pdt le travail
Se munir d’une lampe avec un bras articulé si un éclairage
supplémentaire est nécessaire
8.
Installer le patienten décubitus dorsal les jambes
repliées et écartées
Réaliser une toilette intime simples si l’état du patient
le permet
Procéder à un lavage antiseptique des mains
Verser l’antiseptique sur des compresses stériles
Remplir une seringue avec les quantités de sérum
physiologique pour gonfler le ballonnet
9.
Contrôler le bonfonctionnement et l’intégrité du
ballonnet à l’aide de la seringue
Raccorder la sonde au collecteur et vérifier la
fermeture du système de vidange
Enduire la sonde avec un lubrifiant hydrosoluble
Réaliser une désinfection de la région génito-
urinaire
10.
A – Chezl’homme :
Tendre la verge verticalement de la main non
dominante afin d’effacer la 1ère
courbure de
l’urètre et introduire la sonde dans le méat
urinaire de La main dominante et la faire
progresser doucement
Abaisser la verge à l’horizontal afin de passer
la courbure naturelle de l’urètre
12.
Continuer l’introduction jusqu’aupassage du
sphincter en exerçant une légère traction vers
l’extérieur
Repérer l’écoulement des urines ce qui signifie
la bonne position de la sonde, pousser un peu la
sonde et gonfler le
ballonnet avec 10 cc de sérum physiologique
13.
B – Chezla femme :
Ecarter les lèvres de la main non dominante et introduire
doucement la sonde par le méat urinaire dans l’urètre
et la pousser en l’orientant vers le haut puis en arrière
Observer l’écoulement d’urine en jet continu qui signe
sa bonne position
Gonfler le ballonnet de fixation
15.
C – Dansles deux cas :
Exercer une légère traction sur la sonde une fois le
ballonnet rempli d’eau pour s’assurer de la butée contre
la paroi
Ôter les gants et les jeter dans le sac à déchets
Fixer la sonde à l’aide d’adhésif sur l’abdomen pour
l’homme et la cuisse pour la femme
Fixer le collecteur d’urine au niveau du lit
Noter sur le dossier du malade a date de pose, l’aspect
des urines, le volume
En présence de globe vésicale vider la vessie en
plusieurs temps en clampant la sonde
16.
INCIDENTS ET ACCIDENS:
Fausses routes : par l’introduction de la sonde par le
vagin chez la femme dans ce cas il faut changer de
matériel
Obstacle à la progression de la sonde :
* ne jamais forcer
* aider le patient à se détendre et renouveler le geste
à l’aide d’une sonde à
plus petit calibre
17.
Hémorragie :au cours du sondage par lésion de l’urètre
chez l’homme ou après vidange trop rapide de la vessie lors
d’une rétention d’urine
Absence d’urine : liées à l’obstruction de la sonde ou à une
vessie vide
* pousser légèrement la sonde
* injecter qq cc d’eau de sérum et vérifier le retour
* si la même quantité revient la sonde est alors en bonne
position dans N la vessie
18.
Paraphimosis :survenant lors d’une pose longue et difficile de
la sonde ou après rétraction du prépuce
Lésion traumatique ou inflammation de l’urètre : ou de la
prostate (irritation de la muqueuse vésicale)
Fuites d’urines : due à une obstruction e la sonde dont le
diamètre est trop petit ou trop large en cas de béance du
sphincter
- Infection : liée à une faute d’asepsie lors de la mise en place
ou à un non respect des principes de système fermé
19.
VII – ELEMENTDE SURVEILLANCE :
Surveillance quotidienne de la diurèse, de l’aspect
des urines
Etat cutané au niveau du méat urinaire
Ecoulement au niveau du méat urétral : quantité,
couleur, perméabilité de la sonde
Vérification de l’absence d’urine autour de la sonde
et de pliure de la sonde
20.
Contrôle de l’installationdu collecteur d’urine
en position déclive
Eviter que le collecteur ne soit trop plein pour
éviter le reflux
Signes cliniques et biologiques d’une infection
urinaire, fièvre, dysurie, douleur sus-pubienne,
présence de germe dans les urines
21.
LE LAVAGE DEVESSIE
I – DEFINITION :
Il s’agit d’introduire une solution stérile dans le vessie pour la nettoyer
ou la débarrasser de caillot de sang notamment après certaines
interventions chirurgicales
II – INDICATIONS :
Action mécanique et antiseptique :
* pour prévenir l’infection lors d’une sonde à demeure
* rétention chronique
* pour traiter une infection
Action hémostatique :
* pour éliminer les cailloux de sang entretenant l’hémorragie
* pour apporter localement un hémostatique
24.
III – PREPARATIONDU MALADE :
Le malade est porteur d’une sonde à demeure
Le prévenir du soin
Gagner sa confiance et sa coopération
Sonder le malade s’il n’a pas de sonde
25.
IV – LESDIFFERENTS SYSTEMES DE LAVAGE :
1 – Système avec emballage à usage unique :
• Matériel :
emballage à usage unique avec 2 sacs de plastique reliés par 2
tuyaux en plastique stériles (Préchauffée) sauf lors de tendance
aux hémorragie chez le patient concerné
compresse stérile + pince à servir
gant stérile
antiseptique
haricot ou sac à déchets
protection
sérum physiologique
support perfusion ou instillation de suspension près du lit
2 pinces à clamper
26.
Exécution :
laissercouler les urines et installer le système
clamper le tuyau au dessous de la sonde
laisser couler 20 à 30 cc de liquide de lavage
ouvrir la pince en dessous de la sonde et laisser le liquide de
lavage s’écouler et contrôler la coloration et la quantité
répéter ce procédé plusieurs fois jusqu’à ce que le liquide de
lavage soit clair
27.
2 – Systèmeavec perfusion :
Matériel :
compresses stériles + pince à servir
gants stériles
antiseptiques
haricot ou sac à déchet
adhésif
pince à clamper
protection du lit
28.
sérum physiologiquepour irrigation en poche plastique souple
250 CC dans le cas d’irrigation intermittente, 3 Let plus dans le
cas d’un lavage de vessie continu
tubulure stérile en y permettant de connecter la poche de
solution de lavage à la sonde urinaire
poche collectrice d’urine
potence
2 pinces à clamper
30.
Exécution :
effectuer un lavage simple des mains
informer le patient du déroulement du soin
installer confortablement le patient en position dorsale
protéger le lit à l’aide de protection
vérifier la perméabilité de la sonde et la vidange totale de la
vessie
fixer la tubulure de lavage munie d’un compte goutte à 1 ou 2
sachets de solution de sérum physiologique
accrocher les sérums à une potence
clamper la sonde urinaire
enfiler les gants stériles à usage unique
déconnecter le collecteur d’urine de la sonde urinaire avec des
compresses stériles imbibées d’antiseptique
31.
nettoyer l’emboutde la sonde avec une compresse stérile
imbibée d’ATS
connecter la tubulure pour irrigation vésicale ou le nécessaire
de lavage de vessie à la sonde et clamper la tubulure du
collecteur d’urines
régler le compte goutte selon la prescription médicale pour
instiller la solution en plusieurs fois
fermer le régulateur de débit de la perfusion et ôter le clamp du
collecteur à urines et laisser s’écouler le liquide de lavage
32.
en casd’utilisation de tubulure pour irrigation vésicale,
clamper la sonde vésicale, adapter le collecteur d’urines en
veillant au respect rigoureux des règles d’asepsie
vérifier le retour du volume de lavage par la mesure de la
différence entre le volume du liquide injecté et le volume du
liquide collecté
recommencer le geste plusieurs fois si nécessaire, dans le cas
de l’instillation médicamenteuse, il est observé un temps de
contact de 15 min le produit étant injecté une seul fois
33.
en find’irrigation clamper la sonde et ôter le collecteur
d’urine en utilisant une compresse stérile imbibée d’ATS et
nettoyer l’embout et ensuite réadapter le collecteur d’urine
stérile
fixer la sonde et collecteur à l’aide de l’adhésif sur
l’abdomen pour l’homme et sur la cuisse sur la femme
transcrire le résultat du soin sur le dossier de soin
34.
3 – Systèmeavec seringue pour la vessie :
Matériel :
sérum physiologique
seringue vésicale de Guyon ou de Bolleau
cupule stérile pour y mettre la solution de lavage
haricot pour recueillir le liquide de lavage
35.
Exécution :
commepour le sondage l’asepsie doit être rigoureuse
pour le malade porteur d’une sonde à demeure
débrancher le collecteur
désinfecter l’extrémité de la sonde et celle du tuyau
collecteur avec une compresse imbibée
se désinfecter les mains
sonder les patients qui ne sont pas porteurs de sonde
vésicale
verser le liquide de la verser dans la cupule stérile
rincer la seringue de lavage lors d’une stérilisation au
formol
aspirer environ 60 cc de liquide et purger
36.
adapter laseringue à l’extrémité de la sonde
injecter doucement en surveillant la réaction du malade
retirer la seringue et laisser le liquide de lavage s’écouler
spontanément en maintenant la sonde afin qu’elle ne trompe
pas dans l’haricot
recommencer les injections d’eau stérile autant de fois que
nécessaire pour obtenir un liquide clair
désinfecter l’extrémité de la sonde à la fin avec une
compresse imbibée d’ATS et le réadapter au tuyau collecteur
d’urines
NB : ne jamais aspirer avec la seringue de lavage
Le lavage peut être suivi d’instillation médicamenteuse
37.
V – INCIDENTSET ACCCIDENTS :
Douleurs liées à :
une solution de quantité trop importante
la présence de caillots
la température élevé de la solution de lavage
Fuite urinaire (vérifier la perméabilité e la sonde, la quantité,
d’eau dans le ballonnet de la sonde vésicale)
Obstruction de la sonde
Hyperthermie, bactériémie
38.
VI – ELEMENTSDE SURVEILLANCE :
Contrôler l’absence de coudures des tubulures des voies
d’irrigation et d’évacuation
Apprécier l’aspect et la couleur du liquide de retour
Vérifier que la quantité de liquide restituée est la même que
celle instillée ou légèrement supérieur si on tient compte des
urines émises
39.
LA DILATATION URETRALE
I– DEINITION :
C’est un cathétérisme permettant a dilatation ‘un
rétrécissement repéré. Elle consiste à introduire dans l’urètre
des bougies de calibre assez croissant pour augmenter son
volume
Le rétrécissement urétral peut être soit d’origine infectieuse
ou d’origine post traumatique
II – INDICATIONS :
Rétrécissement d’origine :
infectieux gonococcique le plus souvent
post – traumatique
40.
III – CONTREINDICATIONS :
Infections urinaires
Lésions urétrales
IV – MATERIELS :
Boite de bougies métalliques présentant ne courbure de
grosseurs variables stérilisées au poupinel comme on peut
utiliser des bougies en gomme ou en plastique
Lubrifiant
41.
V – TECHNIQUE:
Dilatation aux bougies de gomme :
lavage du canal urétral et anesthésie du canal
introduire une bougie de diamètre légèrement inférieur à celui
de la partie rétrécie du canal
on laisse les bougies en place durant quelques minutes
les dilatations peuvent se faire à intervalles de 48 h
42.
Dilatation avec lesbéniques :
laver l’urètre et l’anesthésier
introduire un bénique de calibre légèrement inférieur à celui
du segment rétréci de l’urètre
le bénique est introduit dans l’urètre antérieur parallèlement
au pli de l’aine pendant que la main gauche tire sur le pénis
pour déplisser l’urètre
l’extrémité du bénique ayant franchi les portions péno-
scrotale, puis périnéale de l’urètre antérieur et s’état engagé
dans le collet du bulbe
43.
la maindroite ramène l’instrument vers la ligne du corps
après la dilatation il est préférable de remplir la vessie
soit avant soit après la dilatation avec un antiseptique
faible
la dilatation dépend du volume du pénis et par suite des
dimensions de l’urètre lorsque celui-ci est petit une
dilatation de 50 ou 52 peut constituer un maximum
suffisant lorsque l’urètre est grand il faut atteindre le
bénique 60 et l’introduire plusieurs fois
44.
LE PLATRE
I –DEFINITION :
Le plâtre est un appareil destiné à immobiliser un membre
fracturé, il est appliqué sous traction lorsque la réduction de la
fracture est obtenue.
Cet appareil doit être léger et solide, il doit immobiliser
correctement la surface osseuse et doit être facilement
supporter par le malade
45.
II – INDICATIONS:
Les appareils plâtrés sont utilisés pour :
L’immobilisation d’un membre ou d’un segment du corps :
après réduction d’une fracture
au cours d’une infection osseuse ou articulaire ex :
ostéomyélite
après une greffe
La correction d’une position vicieuse :
malformation congénitale (luxation du cou ou de la
hanche)
déformation osseuse ou articulaire (au cours du rachitisme
chez l’enfant ou la polyarthrite chronique chez l’adulte)
46.
III – MATERIEL:
bandes plâtrés
jersey tubulaire (sa largeur sera adaptée au membre et à la
région fracturée)
coton cardé (protection des saillies osseux)
1 ou 2 cuvettes d’eau tiède
47.
nécessaire pourla protection pour l’opérateur et son aide
* tabliers en plastic
* des gants en caoutchouc
* alaises en caoutchouc (protection des tables et du sol)
nécessaire pour couper le plâtre (ciseau à plâtre ou scie
vibratoire
à plâtre)
nécessaire pour faire une toilette propre
nécessaire pour le pansement
48.
IV – TECHNIQUE:
1 / Préparation du malade :
le malade sera prévenu de la pose de l’appareil plâtré
le membre sera lavé avant la pose et si nécessaire faire
une toilette au patient
2 / Traitement des plies cutanées :
Plaies aseptique :
- nettoyer la plaie
- la couvrir de compresses stériles
- placer dessus une couche de coton hydrophile
Plaie septique :
- nettoyer la plaie
- la traiter en utilisant des ATS et des ATB locaux
49.
- protéger parun pansement avec des compresses et du coton
stériles
- repérer la situation exacte de la plaie, une fenêtre sera ouverte
pour permettre des soins locaux quotidiens
3 / Pose du jersey :
Le jersey est enfilé sur le membre et doit être bien étendu et bien
ajusté
IL faut éviter les plies qui peuvent favoriser l’apparition d’escarres
4 / Protection des zones exposées aux escarres :
Etendre une couche de coton cardé au niveau des saillies
osseuses, des paquets vasculo-nerveux ‘face postérieur du genou,
face antérieur du coude) en vue de prévenir les compressions
vasculaires
NB : risque de pseudarthrose si le patient fait trop bouger son
50.
5 / Posedu plâtre :
Au moment de son utilisation la bande plâtrée est imbibée
d’eau en la trempant dans la cuvette d’eau tiède et
attendre l’émission complète de bulles d’air
Eliminer l’eau contenue dans la bande par simple compression
Présenter la bande à l’opérateur en détachant le chef du
globe
Réaliser l’appareil plâtré par des tours renversés
51.
Attendre 10à 15 min après la confection du plâtre
La prise du plâtre se traduit par un léger dégagement de
chaleurs et un son net à la percussion
Vérifier l’absence de point de faiblesse sur le plâtre si oui, les
renforcer
laisser les extrémités et les doigts toujours libres
NB : le membre doit constituer un angle de 90° avant la pose
du plâtre
52.
LA GOUTTIERE (ATTELLEPLATREE)
I – DEFINITION :
La gouttière est appareil destiné à immobiliser un membre ou
une partie du corps pour éviter les lésions et favoriser une
bonne consolidation. On trouve la gouttière métallique
grillagée, en plastique pneumatique gonflable, en bois, en
carton dure ou en plâtre
II – OBJECTIFS :
Immobiliser temporairement un membre en position de
fonction pour éviter la gravité de la lésion ex : fracture ouverte
Favoriser une bonne consolidation
53.
III – INDICATIONS:
Fracture :
• avant réduction pour immobiliser provisoirement le membre
et éviter le déplacement de la fracture
* après réduction pour permettre au cal de se former
Brûlures
Arthrites
Phlébites
Ostéomyélite
Lymphangites
Phlegmon
54.
IV – REGLESGENERALES :
La gouttière doit correspondre au membre à immobiliser,
elle doit immobiliser correctement les articulations sus et
sous-jacentes
Elle doit assurer un bon rembourrage pour assurer une
contention suffisante
Le pied doit rester à angle droit dans la gouttière
Le seul inconvénient de la gouttière est qu’elle est radio-
opaque
55.
V – MATERIEL:
Plan dure à mettre sous le matelas
Gouttière adaptée au membre
Coton cardé, gazes, bande
2 coussinets, 2 sacs de sable
Cerceau
Matériel pour pansement
Echarpe si gouttière du membre supérieur
56.
VII – TECHNIQUE:
Aller voir le malade et lui expliquer le soin
L’installer confortablement
Placer un plan dur sur le matelas
Placer de la gaze à l’intérieur de la gouttière sur toute sa
longueur
Mettre du coton cardé à l’intérieur de la gouttière et rabattre
la gaze à l’intérieur
Vérifier le rebord de la gouttière qui doit être protéger
Placer la gouttière près de la jambe blessée
57.
Soulever lemembre avec précaution en exerçant une
légère traction et en plaçant une main derrière le talon et
l’autre au-dessus du pied
L’aide glisse la gouttière sous la jambe et l’applique sous
cette dernière
Appuyer le pied à angle droit contre la semelle et veiller à
ce que le coussinet soit bien placé
Recouvrir le jambe par un pansement américain et faire un
bandage
Mettre deux sacs de sable, le cerceau et faire la literie
58.
VIII – INCIDENTSET ACCIDENTS :
Gouttière mal placée donc inefficace
Escarres surtout au niveau des talons
IV – ELEMENTS DE SURVEILLANCE :
Les orteils et les doigts doivent rester libre pour surveiller
la circulation et ils ne doivent pas être cyanosés ni pales
Surveiller l’état du membre pour dépister un éventuel :
œdème
chaleur
douleur
escarre
59.
V – ENTRETIENDE LA GOUTTIERE :
Débarrasser la gouttière de la gaze et du coton cardé
La brosser à l’eau et au savon
La désinfecter, l’aérer et l’exposer au soleil
60.
L’ATELLE DE BOPPE
I– DEFINITION :
C’est un appareil métallique pour réduction orthopédique
des fractures des membres inférieures ; il permet une
réduction lente de la fracture qui aboutit à la
correspondance des deux fragments osseux, il permet la
formation d’un bon cal osseux, cette réduction est assurée
d’une part par la traction du membre et d’autre part par la
contre extension du malade
II – BUTS :
Permet une réduction lente avec extension continue
Soulage la douleur
Prévient l’atrophie musculaire
61.
III – INDICATIONS:
Fracture des membres inférieures : du fémur, du tibia ou les
deux à la fois
Luxation de la hanche
IV – REGLES GENERALES :
L’appareil doit être largement rembourré de coton et entouré
de gaz en insistant sur la partie qui sera au contact de la
cuisse et du péroné
Placer un plan dur sur le matelas
Placer le membre convenablement sur l’appareil en veillant à
ce qu’il soit dans l’axe du corps
Veiller à ce que le poids soit libre
62.
Aseptiser quotidiennementle point d’introduction de la
broche de KIRSCNER à l’aide d’ATS
Se renseigner auprès du médecin sur le poids à mettre
Eviter l’attitude vicieuse du pied en a mettant à angle
droit
Prévenir l’équinisme
Placer le talon de façon à éviter l’escarre
63.
V – MATERIEL:
Pour le matériel de la broche :
Une boite de broche de KISCNER
Un perforateur
L’étrier
Matériel pour anesthésie locale
Champs stériles
Tambour
Pince à servir
Compresses stériles
Paire de gants stériles
Paire de ciseau
64.
Pour l’attellede Boppe :
L’attelle
Des bandes
Coton cardé
Ficelle assez solide
Le poids (1/10du poids du malade)
Des sacs de sable
Alèses en toile
Matériel pour champ opératoire
65.
VI – TECHNIQUE:
Rembourrer les parties métalliques de l’attelle avec du
coton cardé, et veiller à ce que les extrémités soit bien
garnies pour ne pas blesser le malade
Placer un plan dur sur le lit
Placer un alèse sur le lit, l’autre sur l’attelle
Placer l’attelle de Boppe quand la broche de KISCNER est
introduite
Installer la malade fracturé
66.
Prévenir l’équinismeen plaçant le pied contre une
bande de toile préparé pour cet effet
Fixer la ficelle à l’étrier, le passer sur la poulie et fixer le
poids
Mettre plus de coton cardé au niveau du creux de
poplité, péroné, tendon d'Achille
Fixer l’attelle par des sacs de sable
67.
- Ablation dela broche :
Bien désinfecter les points d’introduction de la broche
On coupe la broche à rat d’un coté et on retire de l’autre
Après l’ablation on fait un pansement
VII – INCIDENTS ET ACCIDENTS :
Rupture de la ficelle et chute du poids
Infection au niveau du point d’introduction et de
pénétration de la broche qui peut entraîner une ostéite
Escarres
Mauvaise réduction
68.
VIII – ELEMENTSDE SURVEILLANCE :
Veiller à ce que la ficelle soit bien fixées à l’étrier et au
poids
Ne jamais poser le poids sur la chaise ou sur le lit et veiller à
la bonne position du membre
Eviter et surveiller l’infection surtout la température
Assurer l’hygiène du malade
Eviter l’apparition d’escarres au point de compression
Eviter de bouger l’appareil au cours des soins et du
ménage
69.
SONDAGE GASTRIQUE
I –DEFINITION :
C’est une technique qui consiste à introduire un tuyaux à
travers les narines dans le but de permettre un accès à la
cavité gastrique
II – INDICATIONS :
Diagnostique : prélèvement du contenu gastrique
Thérapeutique : aspiration ou drainage du contenu gastrique
Apport de nourriture et de liquide
70.
III – MATERIEL:
Sonde gastrique et duodénale
lubrifiant
bassin réniforme ou haricot
seringue de 20 cc avec embout
compresse stérile
pince à servir
sparadrap
ciseau
stéthoscope
matériel d’aspiration
abaisse langue
gant propre
matériel de ranimation
71.
IV – PREPARATIONDU MALADE :
protection des regards indiscrets
protection du lit
avertir le malade du soin
lui dire que c’est un geste désagréable mais pas douloureux
choisir l’accès au niveau de la cavité nasale
ôter les prothèses dentaires
nettoyer le nez et poser la sonde dans la narine la plus
accessible
72.
vérifier l’étatde conscience et les réflexes du patient
le patient doit rester si possible à jeun ou au moins avoir
manger 6h avant le geste
chez les patients éveillés il doivent se mettre à moitié assis
tête penchée un peu en avant, haricot dans les deux mains
chez les patients désorientés, les mettre en position sur le
coté, à intuber si possible
73.
V – TECHNIQUE:
mettre les gants
marquer au début de la sonde la distance narine lobe
de l’oreil – creux de l’estomac
lubrifier la sonde
passer par la narine 2 cm en hauteur puis à plat vers
l’arrière le patient devrait respirer par la bouche
après avoir atteint la distance marquée, faire
éventuellement avaler à vide ou avec un peu d’eau au
patient et Introduire avantage la sonde en même temps
laisser respirer le patient la tête penchée en avant
74.
la sondedoit être introduite d’avantage jusqu’à atteinte de
l’estomac (50 cm )
lors de résistance retirer légèrement la sonde et la repousser
à nouveau
* Mauvaise introduction de la sonde :
le patient tousse devient cyanosé, retirer la sonde tout de
suite
faire attention chez les patients inconscients qui n’ont pas de
réflexe de toux (lors de résistance tenir la sonde près de son
oreil et contrôler si l’air de respiration passe à travers)
lorsque la sonde est suffisamment profondément introduite,
prélever un peu de suc gastrique pour analyse de l’acidité
si le suc gastrique n’est pas aspiré, déplacer légèrement la
sonde c’est qu’elle adhère à la paroi gastrique
75.
injecter environ10 CC d’air et écouter les gargouillis au
moyen du stéthoscope sous le sternum
retirer l’air injecter par la seringue
inspection de la bouche et du pharynx à l’aide d’une
spatule et d’une lampe
fixer soigneusement la sonde au moyen de sparadrap à
l’aile du nez
éviter de tirer et de pratiquer une pression sur le nez
76.
VI – SOINSET SURVEILLANCE :
mettre des gants pour le soins
rincer quotidiennement la sonde gastrique
soins du nez au moins une fois par jour
faire attention aux escarres nasales, relâcher et fixer la sonde
fréquemment
lors d’obstruction de la sonde, rincer et changer la sonde
ne jamais entrer une sonde contre résistante
77.
ASPIRATION GASTRIQUE
I –DEFINITION :
C’est une technique qui consiste à aspirer le contenu
gastrique à l’aide d’une sonde gastrique à double courant soit
par gravité (la sonde est reliée à une pochette collectrice) ou
par dépression (la sonde est reliée à un manomètre
permettant une aspiration douce et continue)
II – INDICATIONS :
Patient en post-opératoire
Patient intubé ventilé (éviter l’inhalation gastrique)
78.
III – BUT:
Assurer l’aspiration du contenu gastrique
Prévenir la dilatation aigue de l’estomac
Favoriser les suites opératoires sur le tube digestif
IV – MATERIEL :
Bocal d’aspiration à usage unique pour le recueil du liquide
aspiré
Manomètre
Deux tuyaux stériles
raccord biconique
Seringue de 60 CC à gros embout
Stéthoscope
79.
V – TECHNIQUE:
Préparer le malade convenablement
Poser la sonde gastrique si besoin
Si sonde déjà en place, vérifier sa bonne position en
injectant environ10CC d’aire en auscultant l’abdomen au
stéthoscope on devrait entendre un bruit hydro-aérique
franc
Aspirer ensuite le contenu gastrique doucement avec
une seringue en tirant doucement le piston il faut qu’il y
aie apparition de liquide gastrique pour confirmer la
bonne position de la sonde
80.
Aspiration pargravité : adapter le raccord du tuyau de
la pochette collectrice à la sonde gastrique
Aspiration par dépression :
• monter le manomètre sur la prise murale du vide et
vérifier le fonctionnement su système d’aspiration
• adapter le tuyau venant du manomètre sur une des
entrées du boc
• fixer la sonde gastrique à un des tuyaux du bocal par
l’intermédiaire d’un raccord
• régler la dépression entre 10 et 30 CC en fonction de
l’effet recherché et de la prescription médicale
81.
• fixer lasonde sur la joue du patient et le tuyau au drap du lit
afin d’éviter une traction sur la sonde ou un déplacement
violent
• prélever les examens biologiques en cas de prescription
médicale
• compenser les pertes selon la prescription pour éviter les
troubles acido-basiques
• Lors de l’ablation, fermer le manomètre et laisser l’aspiration
se faire par gravité (si asp. par dépression)
• Clamper (si asp. par gravité) si patient fait ses gazes et/ou
ses selles ôter la sonde clampée pour éviter toute
• fuite de liquide doucement mais d’un geste rapide
• Nettoyer les narines et réaliser un soin de bouche
82.
VI – SOINSQUOTIDIENS :
Vérifier le maintien de la sonde correctement chaque pour
Effectuer des soins de bouche au minimum toute les 6 h
Nettoyer et lubrifier les narines en mobilisant la sonde
délicatement
Varier les zones de fixation de la sonde afin d’éviter l’irritation
de la peau
Noter la quantité de liquide recueilli ainsi que son aspect
Vider le bocal ou jeter la pochette régulièrement
Cocher sur la feuille de surveillance le soin ainsi que le
résultat
83.
VII – SURVEILLANCE:
- Système de drainage : * position de la sonde
* perméabilité de la sonde
* vérification de l’absence pliure de la sonde
* contrôle de réglage de la dépression
* quantité journalière de liquide gastrique
* aspect du liquide, odeur, couleur,
présence de biles, de sang ou de sécrétions
- Surveillance clinique : * signes de déshydratation
* respiration
* mesure de la pression artérielle et de la température
* présence d’œdème
* reprise du transit
84.
VIII – INCIDENTSET ACCIDENTS :
- Occlusion de la sonde par des sécrétions ou un reflux de
liquide gastrique (arrêter l’aspiration, débrancher la sonde et
injecter du sérum physiologique
- Occlusion de la sonde par la muqueuse digestive (vérifier la
pression manométrique et déplacer légèrement la sonde
gastrique collabée par une dépression trop forte ou un tuyau
défectueux (vérifier la pression manométrique et changer de
tuyau s’il y a lieu
- Déshydratation qui se traduit par une sensation de soif,
sécheresse des muqueuses, chute de la TA, hyperthermie
(commencer une compensation sur prescription médicale)
85.
- Hyperhydratation troublesdigestifs et élévation TA, OAP
(diminuer la compensation)
- Hémorragie liée à une dépression trop importante ou à
l’aspiration de la muqueuse
86.
LE SONDAGE RECTALE
I– DEFINITION :
C’est l’introduction d’une sonde rectale dans le rectum,
laissée à demeure dans un haut thérapeutique, elle est
identique à la sonde utilisée pour le lavement.
II – INDICATIONS :
La rétention des gazes dans les 1 ers jours suivant une
interventions chirurgicales
87.
III – MATERIEL:
- Sonde rectale de ch 20 ou 28 de 40 cm de largeur ou 2
œillets latéraux et extrémités distales arrondies
- Poche avec tubulures de gros calibre munie d’un embout
adaptable a diamètre de la sonde pour recueillir les selles
liquides.
- Protection imperméables ou alaise
- Lubrifiant hydrosoluble
- Gant non stérile à usage unique
- Compresses
- Haricot
- Hôte à linge sales
88.
IV – TECHNIQUE:
- Vérifier la prescription médicale
- Informer le patient du soin et de son déroulement
- Préserver la pudeur du patient et son intimité e veillant à ne pas
le découvrir entièrement
- Se laver les mains avec un savon doux
- Demander au patient de vider sa vessie avant le soin en lui
proposant le bassin ou l’urinal
- Installer la protection sur le lit sous le siège du patient
89.
- Placer lepatient sur le coté gauche ou sur le dos, les jambes
repliées afin de faciliter l’introduction de la sonde
- Enfiler les gants à usage unique
- Lubrifier la sonde sans obturer les perforations
- Demander au patient de respirer profondément plusieurs fois
de suite pour se détendre
- Soulever légèrement la fesse pour visualiser l’anus et introduire
doucement la sonde lubrifiée avec un léger mouvement de
rotation en direction de l’ombilic en suivant le trajet de l’intestin
90.
- Demander aupatient de pousser afin de faciliter
l’introduction de la sonde
- Pousser la sonde dans le rectum d’environ 5 à 10cm
- Demander au patient de signaler toutes douleurs ou toutes
sensations de malaises
- Surveiller le faciès du patient
- Fixer si nécessaire la sonde avec du ruban adhésif
- Fixer la pochette à la sonde et veiller à ce que son poids
n’exerce pas une traction sur la sonde en l’accrochant au lit
91.
- Oter lesgants en les retournant et les jeter dans les
déchets
- Réinstaller le patient en mettant à sa portée un signal
d’appel et ses objets personnels
- Vérifier constamment la perméabilité de la sonde en
veillant à ce qu’elle ne soit pas coudée
- Laisser la sonde en place le temps nécessaire à
l’évacuation des gazes ou des selles
- Le soulagement peut être immédiat
- IL n’est pas conseillé de laisser la sonde en place plus de 2
ou 3 h
92.
Oter la sondeavec des gants une fois les gazes ou les selles
évacuées
- Se laver les mains avec du savon
- Noter les résultats du soin, les réactions du patient et en
informer le médecin
- Aérer la chambre en couvrant le patient
V – INCIDENTS, ACCIDENTS ET COMPLICATIONS :
- Malaise par stimulation du réflexe vagal, rare mais peut
conduire à un arrêt cardiaque
- Saignement liés à la lésion d’une hémorroïde lors de
l’introduction d’une sonde
- Perforation de l’intestin fragilisé par une tumeur, des diverticules ou
une inflammation
93.
VI – ELEMENTSDE SURVEILLANCE :
- Position de la sonde et de la tubulure : absence de coudure
- Perméabilité de la sonde : sonde non obturée
- Emission de gaz : gonflement de la pochette
- Diminution du ballonnement
- Quantité des selles émises
94.
LE CHAMPS OPERATOIRE
I– DEFINITION :
C’est la préparation hygiénique de la peau au niveau de
la région où se fera l’incision elle doit se faire la veille de
l’intervention après un bain de préférence
II – BUTS :
Eviter les accidents infectieux locaux ou généraux post
opératoires
III – INDICATION :
Avant toute intervention chirurgicale
95.
IV – MATERIEL:
Chariot désinfecté
Gant
Compresses
Savons
Eau
Cuvette
Cupule
Serviette
Alèse de protection
Machine à raser
Un plateau
Un antiseptique
Deux haricots
96.
V – TECHNIQUE:
Préparation cutanée de la zone opératoire par un lavage
large avec un savon antiseptique suivi d’un rinçage
- phase de détersion : elle se réalise une fois la personne
endormie, elle comprend
* le lavage à la bétadine scrub
* le rinçage à l’eau stérile pour éliminer les dépôts de
bactéries et matières organiques
* le séchage par tamponnement
- phase de badigeonnage : première couche d’antiseptique
appliquée par l’infirmière badigeonnage du champ réalisé par
le chirurgien
97.
- principe àrespecter :
* l’antiseptique s’effectue de a ligne d’incision vers l’extérieur
sans jamais revenir avec le tampon sur la zone badigeonnage
* temps de contact minimum de l’antiseptique avant la phase
de aseptisation
* éviter de faire couler l’antiseptique vers les plis cutanés les
points d’appui car la Bétadine favorise la macération peut
provoquer une irritation cutanée voir des brûlures
99.
PREMIER LEVE
I –DEFINITION :
Il s’agit d’aider le patient à se lever après une intervention
chirurgicale et à se tenir debout et à marcher avec l’aide d’une
ou deux personnes et / ou d’une aide matériel et ceci pour éviter
les complications liées à l’alitement prolongé
II – BUTS :
renforcer la stabilité et verticaliser le malade
développer le sentiment de sécurité et la reprise de la
confiance en soi
lutter et prévenir la grabatisation du patient et les
complications liée à l’alitement
maintenir et améliorer l’autonomie physique du patient
100.
III – MATERIEL:
- protection imperméable à usage unique
- coussin d’aide à la prévention d’escarres
- chaise
- tensiomètre pour une éventuelle prise de TA
- oreillers, couvertures
101.
IV – TECHNIQUE:
informer le patient sur le déroulement du soin et expliquer ce
que le patient attend du soignant
évaluer le niveau d’autonomie du patient son degré de
mobilité
immobiliser le luit avec les freins
mettre en confiance le patient
mesurer la pression artérielle, pulsations et les comparer avec
les mesures antérieures
poser un genou sur le bord du lit et caler l’autre genou contre le
lit afin de prendre appui en évitant de secouer le malade
installer le patient en position ½ assise dans le lit
faire pivoter le patient prudemment de façon à le mettre en
position ½ assise jambe hors du lit
102.
demander aupatient de poser les mains à plat sur le lit et de
respirer profondément et calmement
observer le faciès du patient et lui demander de signaler tt
sensation inhabituelle afin de détecter un malaise
aider la patient à se mettre debout e se plaçant face à lui
genoux et pieds face à lui et en le faisant s’asseoir sur la
chaise
lui demander de respirer calmement et profondément, lui
demander de faire part de ce qu’il ressent
féliciter le patient de ses efforts même minimes
mesurer la pression artérielle noter le premier lever sur la
feuille de surveillance
105.
LA TRANSFUSION SANGUINE
–DEFINITION :
C’est transfuser du sang ou l’un de ses dérivés sanguins à savoir les
hématies, les leucocytes et le plasma
Dans de nombreux accidents ou opérations chirurgicales il y a
pertes de sang mais on ne peut survivre à une perte de sang égale
à 2l, seul un apport de sang provenant d’un autre individu permet
au blessé d’en recevoir une quantité égale à celle qu’il a perdue
On peut distinguer 4 groupes A-B-AB-O, on peut transfuser le sang
entre deux individus du même groupe ou bien 2 individus de
groupe différents à conditions que cela soit fait dans le sens suivant
I
A
O AB
B
108.
Incompatibilité fœto-maternelle
85% des femmes portent à la surface de leurs globules
rouges un antigène D et sont donc considérées comme
rhésus positif (Rh+). Pour elles, pas de problème.
En revanche, 15 % des femmes en sont dépourvues :
elles sont rhésus négatif (Rh-). Seules les femmes dont
le groupe sanguin est rhésus négatif (A-, B-, AB-, O-) sont
concernées par le problème d'incompatibilité, si le bébé
qu'elles portent est de rhésus positif.
109.
Femme Homme EnfantsConséquences
Rhésus + Rhésus +
Rhésus + ou
Rhésus -
Aucune
Rhésus + Rhésus -
Rhésus + ou
Rhésus -
Aucune
Rhésus - Rhésus - Rhésus - Aucune
Rhésus - Rhésus +
Rhésus + ou
Rhésus -
Si l'enfant
est rhésus + : il y
a risque
d'incompatibilité
foeto-
maternelle.
110.
ans toutesles circonstances ayant pu favoriser
l'apparition des anticorps anti-rhésus, une vaccination
anti-rhésus va être pratiquée. Dans les 72 heures après
l'accouchement, on injecte des
anticorps (gammaglobulines portant des anti-D) qui
vont neutraliser les globules rouges rhésus positif avant
que la mère n'ait eu le temps de développer ses
propres défenses immunitaires
111.
Même si lesang de 2 individus sont de même groupe, on ne
peut pas mélanger sans danger lors d’une 2ème
transfusion s’ils
ne sont pas d’un même groupe appelé rhésus
II – LA TRANSFUSION :
La transfusion sanguine assure :
le rétablissement de la masse sanguine
l’apport de facteurs de coagulation
l’apport d’hématie capable de fixer l’O2
112.
III – INDICATIONS:
Etat de choc
Au cours des hémorragies
Dans les anémies
IV - TYPE DE TRANSFUSION :
La transfusion indirecte ou perfusion de sang après avoir
recueilli le sang du donneur dans une pochette, elle est la
plus couramment utilisée car elle permet le stockage de
flacon + la technique en elle-même est facile
La transfusion directe du sang du donneur passe directement
dans la circulation sanguine du receveur
113.
La transfusionautologue c’est la transfusion de sang
provenant du même donneur lors de situation avant
une intervention chirurgicale
La transfusion homologue est la transfusion de sang
préservée ou collecté d’un donneur compatible
114.
V – CHOIXDU DONNEUR :
Le donneur doit présenter les aptitudes suivantes :
avoir entre 18 et 60 ans
etre en bonne santé, cela élimine
les maladies transmissibles ( HV, HIV, paludisme…)
les maladies allergiques (asthme, eczema…)
les maladies chroniques (tuberculose, RAA, HTA ….)
les maladies rénales
115.
VI – PREPARATIONDU MATERIEL :
pochette de sang
le transport doit s’effectuer rapidement sans
secousse (si le transport perdure maintenir la
pochette dans une température à 4°C
vérifier la date de péremption
a couleur du plasma surnageant au dessus
vérifier l’étiquette du groupe sanguin
116.
vérifier l’identité du malade
ne jamais utiliser une pochette déjà utilisée la
veille ou qui a séjourné plus d1 h dans une
température ambiante
ne jamais réchauffer une pochette de sang car
risque d’hémolyse
transfuseur
117.
une fichede cross match
seringue stérile
coton
antiseptique
sparadrap
alèse
haricot
VII – PREPARATION DU MALADE :
le prévenir et l’installer confortablement
lui mettre une sonnette à portée de main
vérifier son identité et son groupage
118.
VIII – TECHNIQUE:
aseptiser le bouchon de la poche
piquer le bouchon avec la prise d’air
fermer la pince réglable du transfuseur
presser faiblement la chambre de filtration
purger la tubulure du transfuseur
prendre un abord veineux
vérification pré- transfusionnelle (cross match)
adapter la tubulure à l’intranule
régler le débit les 20 à 30 cc doivent passer lentement tt en
surveillant le malade pour éviter les accidents hémolytiques
régler la transfusion à 60-80gttes / min
121.
le flacondoit passer en 2 à 3 h
le débit peut varier en fonction de l’urgence de la transfusion
et de la tolérance du malade à la fin fermer la pince, enlever
le perfuseur et l’intranule et mettre du sparadrap au niveau
de la ponction
noter le soin et le nombre de pochettes transfusées
mettre la carte de cross match dans le dossier du malade
reprendre les constantes
en cas de transfusion direct, il faut donner quelques aliments
au donneur
123.
IX – ACCIDENTS:
Accidents précoces :
* hémolytique : douleurs lombaires, malaise, frisson, angoisse,
signes de choc
CAT : arrêter la transfusion
Hémodialyse d’urgence
* toxiques : douleurs abdominales, vomissement, diarrhée
CAT : arrêter la transfusion, lutter contre la choc
* allergiques : urticaire, prurit, érythème
CAT : injection d’antihistaminique
* circulatoires : angoisse, constriction thoracique et toux
CAT : arrêter la transfusion
utilisation de perfusion lente
ASPIRATION THORACIQUE
I –DEFINITION :
C’est une technique qui consiste à évacuer les liquides et les
gazes intra thoraciques et pleurales. Le drain fait communiquer
la cavité pleurale à un bocal simple (siphonages) ou muni d’un
système d’aspiration continu
II – INDICATIONS :
Pneumothorax spontané
Pleurésie purulente
Hémothorax
Nécrotomie surinfecté
126.
III – BUTS:
La mise en place d’un drain thoracique a pour but de :
Evacuer les épanchements thoraciques gazeux ou liquidiens
Effectuer des lavages thoraciques d’une façon continue en
cas de pleurésies purulentes et en cas de pneumonie
IV – MATERIEL :
Drain mis en place par un trocart métallique de MONALDI
qui permet d’introduire dans la lumière pleurale des drains
de fin calibre qui ont tendance à se boucher rapidement
par des caillots de sang
Trocart de MONALDI
Des drains de JOLLY à usage unique
Matériel stérile : * compresse stérile
* pince à servir
127.
Antiseptiques
gantsstériles
Sparadrap
Ciseau
Champ percé
Anesthésique local (xylocaïne à 2%)
Seringue stérile + aiguille
Boîte de petite chirurgie
Bocal gradué stérile de 3l contenant un antiseptique
Bouchon fermant le bocal traversé par 2 tuyaux un
plongeant dans l’antiseptique, l’autre en relation avec le
système d’aspiration
Tubulure stérile
128.
V – PREPARATIONDU MALADE :
Expliquer le soin au patient
Le mettre en position convenable : décubitus dorsal, buste
surélevé, relier les bars derrière la tête
VI – ROLE INFIRMIER :
Tenir à disposition le matériel d’intubation et les médicaments
d’urgence
Préparation du dispositif d’aspiration :
* remplir avec de l’eau physiologique
* raccorder avec la source d’aspiration
* vérification du fonctionnement
* s’assurer de la connexion du drain avec le tuyau
relié avec le système d’aspiration
129.
Aseptiser lepoint de ponction
Mettre un pansement et fixer avec du sparadrap les coudes du tuyau
d’aspiration
Changement du vidange du dispositif d’aspiration de manière stérile
VII – SURVEILLANCE :
Contrôle du dispositif d’aspiration
Appréciation du liquide et volume d’aspiration
Faire le bilan des sorties
VIII – COMPLICATIONS :
Sortie du drain
Déplacement du drain (emphysème s/c)
Pneumothorax compressif
Hémorragie vasculaire intercostale ou pulmonaire
Blessure du poumon
Lésion d’un organe abdominal
Prise en chargepré hospitalière
Intervention large du SMUR en cas de brûlure
Les vêtements :
À retirer s’ils sont imbibés de liquides chauds ou caustiques
Sauf s’ils adhérent aux lésions
Retirer les bagues et bijoux avant que l’œdème des doigts s’installe
Le refroidissement de la brûlure:
.15 min avec une eau 15°/20° est recommandé
Pour brûlure récente ( dans les 15 min )
Y renoncer si trop étendue ( hypothermie du patient, enfant )
.Water ou Hydro gel : même critères = refroidissement et premier
pansement . 20 min si brûlure chimique.
Envelopper la victime dans champs stériles ( ou propres),
puis dans une couverture d’isolation thermique ( réchauffement)
132.
Analgésie
C’est la premièredemande du patient, précoce
Morphine par voie veineuse
dilution 1mg/1ml ( 1mg dans une seringue de 10ml)
1 à 2 mg IVD/ 5min ( maxi 2mg/10kg)
L’analgésie est le plus souvent obtenue pour une dose 0, 1 mg/kg
Son utilisation impose une évaluation continue de la douleur,
de la sédation et de la fonction respiratoire ( FR > 10/min)
Voie sous cutanée ou intramusculaire est possible mais efficacité plus
Aléatoire
En absence de Morphine , le Nubain* peut être utilisé.
Kétamine:
10mg/kg voie intramusculaire ou intra rectale ( enfant )
Antalgiques mineurs ( Paracétamol ) et Mélange N02/02 en adjuvant et
permettent de diminuer les doses de morphine
Morphiniques de synthèse et benzodiazépines si le patient
est sous ventilation mécanique
133.
Oxygénothérapie
Systématique: dette enoxygène
(L’ hypovolémie diminue le transport de l’oxygène , la consommation est majorée
par le stress, la douleur et les éventuelles lésions respiratoires)
Recours à la ventilation mécanique:
-détresse respiratoire par brûlure pulmonaire ou traumatismes associés
-coma
-brûlures cervico faciales profondes
Anesthésie: à séquence rapide , lepto curares autorisés à ce stade
134.
Autres mesures surles lieux
Administration d’hydroxocobalamine ( Cyanokit)
(Antidote de l’acide cyanhydrique)
Contexte d’incendie en espace clos
Pour les patients en instabilité hémodynamique avec troubles
du rythme cardiaque ou en arrêt cardiaque
5g pour l’adulte ( 70mg/kg enfant )
Faire les prélèvements sanguins avant ( CO, CN)
+ O2 qui reste le meilleure antidote de l’intoxication par les
fumées d’incendie
Suivant les conditions du transport ( longueur ou avion ):
Intubation facile
Sonde gastrique
Sonde urinaire ( lésion du périné)
Brûlures: profondeur
Symptômes Évolution
Premierdegré Érythème douloureux
( coup de soleil )
Guérison en 48 h
Desquamation
2ème degré superficiel
( membrane basale non atteinte)
Phlyctènes extensives, paroi
épaisses, socle suintant, douloureux
Guérison en 15 à 21 j
Troubles de pigmentation
2ème degré profond
(respect annexes:poils et glandes
sébacées)
Douleur moindre
Anesthésie partielle, phanères
adhérents
Vitropression +
3sem pour guérison
Cicatrices mauvaises
( hypertrophiques)
3ème degré profond
( derme détruit)
Couleur blanc nacré,rouge vif ou
brun noir, texture cuir,phanères non
adhérents
Greffe dermo-épidermique
137.
Prise en chargehospitalière
Hôpital général en premier lieu ,
-relai avant transfert secondaire vers le centre spécialisé
-ou lieu d’hospitalisation de la victime
C’est là que seront évaluées les lésions de façon complète
Local propre et chaud
Toujours penser au risque infectieux
Evaluation de la gravité de la brûlure:
(Surface, profondeur (difficile), localisation,lésions associées
et pathologies antérieures)
138.
Prise en chargehospitalière
-Standard: pouls, TA, température, Sa02, FR, conscience, diurèse
-Oxygénothérapie:
masque facial ou intubation si indication, voir trachéotomie
-Voie veineuse:périphériques,
centrale si > 30% ou lésions associées
-sonde urinaire: indication large ( surveillance ) précoce ( périnée )
-sonde gastrique: nutrition entérale précoce.troubles conscience.
-réchauffement: température ambiante, couverture survie
-prélèvements sanguins: à renouveler toutes les 4h
NFS+plaquettes ( hémoconcentration , but hématocrite < 55% )
Iono sg , Rx Thorax : lésion type OAP,inhalation, Pneumothorax
139.
Traitement à l’hôpital
Correctionde l’hypovolémie
Ringer Lactate
( cristalloïde le plus proche du plasma, légérement hypotonique , doit être
Remplacé par sérum physiologique si traumatisme cranien associé)
Remplissage vx des 24 premières heures : 20 ml/kg H1
TTT associés:
-douleur : Paracétamol, morphiniques + pour EVA < 3
-antibiothérapie: non systématique ( anti anaérobies : oui , si périnée,
souillures., par pénicilline G ? )
-lésions associées ( intox. Cyanure,CO, chirurgical: escarrotomie ..)
140.
Traitement local auxurgences
-Enlever le pansement s’il en existe après lavage des mains et port de
gants non stériles
-lavage savon antiseptique (Hibiscrub* Bétadine*)
-rasage des zones brûlées et adjacente, enlever les débris
-Mise à plat des phlyctènes et des morceaux de peau qui se détachent
-rinçage à l’eau ( robinet ou stérile ? )
-si transfert:
contacter le centre spécialisé pour soins locaux ,
ne pas faire de soins qui modifient l’aspect ( Eosine, Flammazine…)
Enveloppement dans champs chirurgicaux stériles
-pansement occlusif avec vaseline/ tulle ( superficielle et < 24h ) ou
avec Flammazine si brûlures profondes avec perte de substance et > 24 h)
-compresses stériles, bandage ( filet tubulaire )
-vérification validité protection antitétanique ( sinon Ig spécifiques+
VAT)
-brûlures > 24 h : prélèvement bactériologique avant lavage
-brûlures circulatoires : CS chirurgien , décharge ?
141.
La surveillance
Surveillance générale:
-FR, TA ….
-diurèse: 0,5 à 1ml/kg/h
-hématocrite ( 50% environ), Protidémie ( >35 g/l), apport Na !
-T° et réchauffement
--glycémie ( sécrétion insuline inhibée, sécrétion glucagon stimulée à la
phase initiale du choc : hyperglycémie fréquente)
Surveillance d’une brûlure de faible gravité:
-pansement Flammazine : toutes les 24 h
-les tulles imprégnés de silver sulfadiazine ( Urgotulle *) permettent
de refaire le pansement tous les 2 j
142.
Ambulatoire ?
Les conditions:
-surface< 10% adulte
-pas de 3ème degré, pas de brûlure électrique
-pas de brûlure circulaire des membres
-pas de problème fonctionnel majeur ( mains, pieds )
-pas de brûlures en milieu clos ( risque respiratoire secondaire)
-pas de tare particulière ( éthylisme, diabète)
-patient peut venir en consultations externes
-condition de vie : hygiène ( surinfection secondaire), isolement
Les consignes:
-boissons abondantes ( salée, type Vichy )
-thrombo prophylaxie ( HBPM) si mobilité réduite ( pieds)
-Bio gaze : sur grandes surfaces chez enfant: risque convulsion
( camphre )
-cicatrisation en 15j à 3S , sinon CS ( surinfection , greffe à faire )
143.
Brûlures particulières
Brûlures électriques:
Brûlures+électrisation
1000 volts et projection de la victime
risque de abdomyolyse (CPK)
risque cardiaque ( ECG et surveillance ECG, enzymes CPK, troponine)
risque IRA ( iono, créatinine, diurèse..)
Hospitalisation obligatoire sous scope
Brûlures chimiques:
Brûlures+ absorption du produit chimique au niveau de la plaie et pouvant
avoir une action générale ( acide fluorhydriquehypocalcémiearrêt
cardiaque) ( antirouille)
CAP à contacter ,
déshabillage , lavage à grande eau ( 15 à 20min), usage d’absorbant
de produit neutralisant possible
Lavage oculaire:
Sérum physiologique 20min ! ( flacon + tubulure de perfusion )
144.
Brûlures par ingestionde caustiques
Suicidaire ou accidentelle
Eau de Javel , Soude caustique ( Destop* ), Acides
Ramassage:
Pas d’antidote
Pas de manœuvres émétisantes
Pas de sonde gastrique
Évaluer le toxique ( quantité, heure de l’ingestion,concentration …)
Rechercher une poly intoxication
Oxyénothérapie
Pas d’intubation ( sauf détresse vitale ) : intubation difficile, gênant
ensuite l’évaluation des lésions
145.
CAT à l’hôpital
Clinique:
-perforation œsophage
- perforation gastrique
- détresse respiratoire ( obstruction VAS, inhalation, lésions directes )
- lésions ORL
Para clinique:
-radio thorax, scanner (pas d’opacification digestive )
-endoscopie digestive en urgence , à répéter
-endoscopie trachéo bronchique
= stades des lésions, pronostic vital et indications chirurgicales en urgence
-biologie complète avec recherche toxicologique ( sang + urine )
Remarques:
-Risque intubation difficile et estomac plein ( à la fin de l’endoscopie ? )
-Pas de VVC jugulaire ou sous clavière gauche ( voie d’abord chirurgicale)
-Extubation prudente ( œdème périglottique): cuff-leak test ?
(ventilation de quelques secondes autour de la sonde, ballonnet dégonflé et
extrémité de la sonde obstruée )
146.
Le traitement chirurgical
Lachirurgie :
lourde et en urgence
Trachéotomie
Jéjunostomie systématique pour réalimentation entérale précoce
Complications fréquentes :
Respiratoires et infectieuses ( médiastinite).
Séquelles fréquentes : sténose digestive, pharyngée…
Nutrition :
-Cas bénin ( non opéré ) : alimentation dés la disparition des symptômes
-Parentérale stricte au début ( fibroscopie de contrôle )
-Entérale par jéjunostomie en attendant la plastie oesophagienne
TTT associés:
-antalgiques
-prise en charge psychiatrique
Objectif du soin
Effectuerdes soins d’hygiène et de confort après
l’évacuation de matières fécales
Définition de la colostomie
Une colostomie est l’abouchement provisoire ou définitif
d’un segment intestinal à la peau
149.
Matériel
• Une pochede colostomie avec un protecteur cutané et un filtre de
dégazage avec ou non une vidange des matières
• Des compresses non stériles
• Une cuvette remplie d’eau + un savon de Marseille
• Une paire de gants jetables non stériles pour le soignant
• Un gant et une serviette de toilette du patient
• Une protection jetable, un haricot, une paire de ciseaux
150.
Déroulement du soin
Lepatient doit être installé en position allongée sur le dos
Pratiquer un lavage simple des mains et enfiler une paire de gants non stériles
• Mettre en place une protection jetable
• Enlever la poche usagée
• Nettoyer la peau et le pourtour de l’orifice à l’eau et au savon
• Rincer abondamment et sécher la peau en tamponnant
151.
Déroulement du soin
•Enlever le disque protecteur de la poche propre, agrandir si nécessaire
l’orifice à l’aide des ciseaux puis l’appliquer autour de l’anus artificiel, en
appuyant quelques minutes pour une meilleure adhésion (si la poche se
remplit d’air, percer la partie supérieure avec une aiguille) La poche
devra être changée aussi souvent que nécessaire
Renouveler un lavage simple des mains et aérer la chambre
152.
Surveillance
Surveillance locale :
•L’aspect de la peau (rougeurs, irritations)
• L’aspect de l’anus artificiel et les signes d’infections locales
Surveillance générale :
• L’état général du patient : signes de constipation ou de diarrhée
• L’alimentation : éviter les produits riches en cellulose, les viandes grasses, les
graisses (fritures), le pain complet et les fromages fermentés, l’abus d’alcool
153.
Recommandations
• Manger àintervalles réguliers
• Bien mastiquer
• Rassurer le patient sur la vie qu’il va pouvoir reprendre
normalement sur le plan professionnel, social et sportif.
Notes de l'éditeur
#111 Rhesus est un antigene se trouvant sur la paroi des cellules*
- Peut donner au positif et pas le contraire suite a la presence danticorps chez les positif contre le negatif
#112 Transf autologue sang du meme donneur avant une chirurgie *
Sans homologue sans preserve