Effet d’un récit non-linéaire  sur la construction  d’un modèle mental de situation Baptiste Campion Département de Commun...
Contexte général de l’étude <ul><li>Effets de la narration sur la compréhension ? </li></ul><ul><li>Différentes façons d’u...
Plan de l’exposé <ul><li>Approches du récit et de la compréhension </li></ul><ul><li>Cadre théorique: le récit comme outil...
Compréhension comme effet éducatif <ul><li>Processus de compréhension: double processus ( top down  &  bottom up ) de cons...
Comprendre un récit Le lecteur/récepteur doit construire une représentation cohérente du référent du récit Différentes thé...
« Narrative comprehension » Herman (2002), nomme  storyworld  ce modèle mental construit par le récepteur et rendant possi...
Conséquence :  le récit vu comme outil cognitif Herman (2003):  “ My hypothesis is that stories provide, to a degree that ...
La structure du récit Théorie des possibles narratifs  (Bremond) : récit comme une suite de séquences posant des alternati...
Le « récit fant ôme » <ul><li>Similarité formelle et structurelle avec l’hypertexte </li></ul><ul><li>Existence de ce « ré...
En résumé ... Construction d’une représentation mentale du phénomène Explication d’un phénomène (domaine de connaissance) ...
Hypothèses sur les effets de la non-linéarité du récit <ul><li>Hypothèse de l’ absence d’effet  : construction de représen...
Variables indépendantes Nous entendons particulièrement cibler l’effet de la variable suivante : <ul><li>L’effet de la  li...
Méthode et traitement  des données (1) <ul><li>Quasi-experimentation </li></ul><ul><li>Public: enfants de 11-12 ans </li><...
Méthode et traitement des données (2) <ul><li>Questionnaire : résolution de problème, rappel libre, dessin, définition </l...
Données (1) : résolution de problème Capacité de résolution de problème : pas de différence significative entre conditions...
Données (2) : rappel libre Marques d’alternatives dans le discours des sujets ? <ul><li>Indicateurs difficiles à appliquer...
Données (2) : rappel libre > Difficulté d’interprétation. Hypothèse non vérifiée et/ou question trop vague et/ou indicateu...
Données (3) : Dessins
Données (3) : Dessins Représentation du phénomène Extrait de l’analyse de contenu des dessins: items identifiés, par condi...
Données (4) : définitions Performance à l’épreuve de définitions :  pas de différence significative entre conditions Chi 2...
Discussion / interprétation (1) <ul><li>Données limitées (en nombre, dans la définition des indicateurs) </li></ul><ul><li...
Discussion / interprétation (2) <ul><li>Nuance(s) nécessaire(s) : Il existe des différences intéressantes, quoique non sig...
Conclusions (1) <ul><li>L’idée que l’interactivité (non-linéarité) est utile à l’apprentissage (car « rôle actif ») dans l...
Conclusions (2) <ul><li>Conséquences pour la conception de dispositifs éducatifs : </li></ul><ul><ul><li>Si l’objectif = c...
Merci de votre attention ! [email_address]
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

H2PTM'09

852 vues

Publié le

Présentation au colloque H2PTM'09, Université PAris VIII Saint-Denis, 30 septembre-2 octobre 2009

Publié dans : Formation
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
852
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
4
Actions
Partages
0
Téléchargements
5
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

H2PTM'09

  1. 1. Effet d’un récit non-linéaire sur la construction d’un modèle mental de situation Baptiste Campion Département de Communication, Université catholique de Louvain (UCL), Belgique Groupe de Recherche en Médiation des savoirs (GReMS) [email_address] http://grems.comu.ucl.ac.be H 2 PTM ’09 - Hypertexte et Hypermédia, Outils, Produits et Méthodes Université Paris VIII, 30 septembre - 2 octobre 2009 Avec le soutien du F.R.S.-FNRS
  2. 2. Contexte général de l’étude <ul><li>Effets de la narration sur la compréhension ? </li></ul><ul><li>Différentes façons d’utiliser le récit (à ces fins) ? </li></ul><ul><li>Variations de la compréhension en fonction du type de récit, de l’interactivité, etc. ? </li></ul><ul><li>Présentation d’un aspect particulier de la recherche </li></ul><ul><li>Travail encore en cours ! Continuations à prévoir ! </li></ul>Usage du récit à des fins de communication des connaissances dans les hypermédias de vulgarisation scientifique :
  3. 3. Plan de l’exposé <ul><li>Approches du récit et de la compréhension </li></ul><ul><li>Cadre théorique: le récit comme outil cognitif, structure du récit et « récit fant ôme » </li></ul><ul><li>Hypothèses: effets de la non-linéarité </li></ul><ul><li>Méthodologie </li></ul><ul><li>(Quasi-)expérimentation </li></ul><ul><li>Résultats et discussion </li></ul>
  4. 4. Compréhension comme effet éducatif <ul><li>Processus de compréhension: double processus ( top down & bottom up ) de construction d’une représentation cohérente </li></ul><ul><li>Consensus actuel sur la structure du processus (Denhière 1992) </li></ul>Les « effets éducatifs » sont définis en termes de compréhension, suivant le modèle de compréhension de texte de Van Dijk et Kintsch (1983): Modèle qui peut être utilisé pour décrire la compréhension d’un hypertexte (v.p.ex Fastrez 2002)
  5. 5. Comprendre un récit Le lecteur/récepteur doit construire une représentation cohérente du référent du récit Différentes théories peuvent décrire cette représentation: <ul><li>Story Schema theory (p.ex Mandler 1984) </li></ul><ul><li>Théorie des modèles mentaux (Johnson-Laird 1983) </li></ul><ul><li>Ces approches sont cohérentes avec la narratologie «classique» ou structurale </li></ul>
  6. 6. « Narrative comprehension » Herman (2002), nomme storyworld ce modèle mental construit par le récepteur et rendant possible la compréhension du récit <ul><li>Ce storyworld = ? </li></ul><ul><li>Modèle mental de «ce qui se passe» </li></ul><ul><li>Etabli par un double processus bottom-up (microdesign) et top-down (macrodesign) </li></ul><ul><li>«Réutilisable» </li></ul>
  7. 7. Conséquence : le récit vu comme outil cognitif Herman (2003): “ My hypothesis is that stories provide, to a degree that needs to be determined by future research, domain-general tools for thinking”  Le storyworld est la base gr âce à laquelle la compréhension d’éléments éducatifs à travers un récit est rendue possible  Réutilisation de ce modèle mental dans d’autres cadres (autres circonstances), à d’autres fins (inférences, résolution de problèmes...)  Ici : focalisation sur le récit explicitement éducatif
  8. 8. La structure du récit Théorie des possibles narratifs (Bremond) : récit comme une suite de séquences posant des alternatives de type « réussite/échec » > critique du récit « déterministe » A B C C’ D D’ E E’ F F’
  9. 9. Le « récit fant ôme » <ul><li>Similarité formelle et structurelle avec l’hypertexte </li></ul><ul><li>Existence de ce « récit fant ôme » prévue par les dispositifs </li></ul><ul><li>Question de la construction du storyworld dans un cas de figure où le récit fantôme (l’alternative) n’est pas une hypothèse spéculative par rapport à un récit déterminé / déterministe ? </li></ul>
  10. 10. En résumé ... Construction d’une représentation mentale du phénomène Explication d’un phénomène (domaine de connaissance) ; caractéristiques sémiotiques et formelles du dispositif explicatif : Récit non linéaire Caractéristiques supposées Non linéarité ?
  11. 11. Hypothèses sur les effets de la non-linéarité du récit <ul><li>Hypothèse de l’ absence d’effet  : construction de représentations mentales similaires du domaine de connaissance sur base d’unités d’informations équivalentes </li></ul><ul><li>Hypothèse de l’ effet du récit fant ôme  : construction par les sujets d’une représentation mentale du domaine de connaissance «tenant compte» des branches non actualisés du récit (question de la conscience du dispositif) </li></ul>
  12. 12. Variables indépendantes Nous entendons particulièrement cibler l’effet de la variable suivante : <ul><li>L’effet de la linéarité/non linéarité sur la construction de représentations sur le phénomène étudié </li></ul>
  13. 13. Méthode et traitement des données (1) <ul><li>Quasi-experimentation </li></ul><ul><li>Public: enfants de 11-12 ans </li></ul><ul><li>Dimension exploratoire > nb sujets pour l’heure limité ! </li></ul><ul><li>Comparaison de représentations d’un phénomène scientifique suivant qu’il est expliqué de différentes manières : récit linéaire >< récit non-linéaire </li></ul><ul><li>Dispositif : site web expliquant la formation d’une carie sous forme de récit </li></ul><ul><li>Lecture hypermédia puis questionnaire relatif au contenu scientifique de l’hypermédia </li></ul>
  14. 14. Méthode et traitement des données (2) <ul><li>Questionnaire : résolution de problème, rappel libre, dessin, définition </li></ul><ul><li>Traitement quali- et quantitatif </li></ul><ul><li>Indicateurs : </li></ul><ul><ul><li>Problème : raisonnement (mobilisation du storyworld ) </li></ul></ul><ul><ul><li>Rappel libre: marques d’alternatives (conscience du récit fant ôme ) </li></ul></ul><ul><ul><li>Dessin : Structure du mécanisme (compréhension, constitution du storyworld, conscience récit fant ôme ) </li></ul></ul><ul><ul><li>Définitions : justesse et précision (compréhension) </li></ul></ul>
  15. 15. Données (1) : résolution de problème Capacité de résolution de problème : pas de différence significative entre conditions Chi 2 = 4,12 < 5,99 (  = 0,05) > Pas de différence dans la capacité de mobilisation du modèle mental de situation ?
  16. 16. Données (2) : rappel libre Marques d’alternatives dans le discours des sujets ? <ul><li>Indicateurs difficiles à appliquer. Détection des « si… », « soit… », « lorsque… » </li></ul><ul><li>Les sujets qui utilisent ces termes sont minoritaires dans toutes les conditions </li></ul><ul><li>Néanmoins plus nombreux dans la condition non-linéaire </li></ul><ul><li>Nombre très (trop) limité pour conclure (6 occurrences) </li></ul>
  17. 17. Données (2) : rappel libre > Difficulté d’interprétation. Hypothèse non vérifiée et/ou question trop vague et/ou indicateur mal conçu ? <ul><li>Dépouillement par catégorisation des réponses </li></ul><ul><ul><li>Identification des types et structures de réponses </li></ul></ul><ul><ul><li>Types: Mise en exergue d’une « vérité générale » (« quand on mange… », r ôle actif des bactéries, description, accent mis sur « Tom ») </li></ul></ul><ul><li>Pas de différence significative entre conditions [Chi 2 = 6,19 < 9,49 (  = 0,05) ] </li></ul>
  18. 18. Données (3) : Dessins
  19. 19. Données (3) : Dessins Représentation du phénomène Extrait de l’analyse de contenu des dessins: items identifiés, par condition (limitation aux éléments présents) <ul><li>Découpage temporel </li></ul><ul><li>Personnages anthropomorphisés </li></ul><ul><li>R ôle des amidons </li></ul>Eléments saillants, bien que ≠ non significatifs statistiquement
  20. 20. Données (4) : définitions Performance à l’épreuve de définitions : pas de différence significative entre conditions Chi 2 = 0,27 < 5,99 (  = 0,05) Nb. Confirmé par une comparaison des moyennes avec le test de Kruskall-Wallis Nb définitions/condition pr termes expliqués ds HM > Compréhension (et précision) du domaine de connaissance ne semble pas affectée par la linéarité/non-linéarité
  21. 21. Discussion / interprétation (1) <ul><li>Données limitées (en nombre, dans la définition des indicateurs) </li></ul><ul><li>L’hypothèse du « récit fant ôme ne semble pas vérifiée »: très peu de différences entre conditions </li></ul><ul><ul><li>Détachement entre (non-)linéarité et domaine de contenu : le déroulement de l’histoire n’affecterait pas la compréhension du contenu scientifique </li></ul></ul>
  22. 22. Discussion / interprétation (2) <ul><li>Nuance(s) nécessaire(s) : Il existe des différences intéressantes, quoique non significatives </li></ul><ul><ul><li>Peu de prise en compte d’alternatives, mais plutôt dans la condition non-linéaire </li></ul></ul><ul><ul><li>Les sujets de la condition non-linéaire semblent plus « anthropomorphiser » les agents du récit (étonnant vu que les alternatives offertes les concernent peu) </li></ul></ul><ul><ul><li>Mais c’est dans la condition linéaire qu’ils sont les plus « actifs » </li></ul></ul><ul><ul><li>Découpage temporel du processus semble favorisé par la non-linéarité </li></ul></ul>
  23. 23. Conclusions (1) <ul><li>L’idée que l’interactivité (non-linéarité) est utile à l’apprentissage (car « rôle actif ») dans le cadre d’un récit est à nuancer </li></ul><ul><ul><li>Pas d’effet spécifique de la non-linéarité sur la compréhension du contenu scientifique </li></ul></ul><ul><ul><li>Peut s’expliquer par la nature des opérations cognitives à effectuer </li></ul></ul><ul><ul><li>Attention à porter aux dimensions exactes sur lesquelle (n’) agit (pas) la non-linéarité </li></ul></ul>
  24. 24. Conclusions (2) <ul><li>Conséquences pour la conception de dispositifs éducatifs : </li></ul><ul><ul><li>Si l’objectif = communiquer une représentation globale, la (non) linéarité n’aurait pas d’importance </li></ul></ul><ul><li>Prolongements de recherche nécessaires </li></ul><ul><ul><li>Effets de la non-linéarité sur la représentation du rôle des agents du récit (en cours) </li></ul></ul><ul><ul><li>Effets de la non-linéarité sur d’autres dimensions (motivation, p.ex) </li></ul></ul><ul><ul><li>Impact d’autres variables (choix du lecteur, personnages, intégration du propos éducatif à l’intrigue, âge) </li></ul></ul>
  25. 25. Merci de votre attention ! [email_address]

×