Lieu laura reportage carnet d'enquête

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Lieu laura reportage carnet d'enquête

  1. 1. 1 | P a g eLIEULauraMaster 120 EJLMASTERBLOG : APECarnet d’enquêteA. TEMOINS1) Élèves en difficultésQuestionsPrénom + âge1) pour quel cours (math, francais, etc) suivez-vous des cours en dehors de lécole ?(Cours particuliers, coaching, remédiation, etc)2) depuis combien de temps ?3) combien cela coûte-t-il par mois ?4) navez-vous recours quà des cours avec un prof particulier ? Si non, quelles autresméthodes ?5) y a-t-il eu une différence notoire ?Laïla Valenti, 17 ans10/04/20131) pour quel cours (math, francais, etc) suivez-vous des cours en dehors de lécole ? (Coursparticuliers, coaching, remédiation, etc)Je suivais des cours de math le samedi matin de 9h à 12h30 pour des cours de rémédiation. Jedevais aller avec mon cours, on était un groupe de 6-7, et on faisait des exercices chacun denotre côté en fonction des difficultés auxquelles on faisait face. Puis, quand avait desquestions, on les posait. Je ne trouve pas que ces cours m’ont beaucoup servis, car ontravaillait un peu « trop » par soi-même, et quand je n’avais pas envie de travailler, je ne lefaisais pas.Je suivais aussi des cours particuliers, juste avant la session d’examen, ce qui m’a bien aidécar étant une grande paresseuse, cela m’obligait de revoir mon cours, et les quelques heures d’« études assistées » avec un professeur particulier me suffisaient à réussir mes examens.2) depuis combien de temps ?Durant 2-3 ans je dirais.3) combien cela coûte-t-il par mois ?La remédiation du samedi matin coutait +- 25euros pour un jour. Mais on était obligé depayer par trimestre, donc si on ratait un cours, le cours devait quand même être payé.Pour les cours particuliers, j’ai eu des professeurs à 10-15 euros en fonction du professeur.5) y a-t-il eu une différence notoire ?
  2. 2. 2 | P a g ePour moi, oui car comme dis plus haut, je suis très paresseuse, et si je ne prenais pas cescours, je n’étudiais pas du tout, donc ils m’ont énormément servis. En fait, ils m’ont plusservis comme un soutien qu’une aide.10/04/2013Jessica FlamentLoredana, 14 ans1) Jai pris des cours de math, français et sciences2) Jen ai pris durant quelques semaines car jai du mal à étudier seule. Jai besoin de quelquunpour me réexpliquer la matière.3) Je ne sais pas, cest ma mère qui paie. Cest 15euro de lheure. Je prenais 3,4h de cours parsemaine.4) Oui, que des particuliers. Parfois on révise ensemble avec des amies mais le prof est mieux.Je prends des cours car le prof ne peut pas passer 1h à me réexpliquer la matière. Le problèmecest que je prends du retard à chaque cours car je ne comprends vraiment rien.Manu Lecomte (contact par Jimmy Desterbecq et Fabian Godart)11/04/2013Morgane 14 ansmath ==> asbl entraidedepuis le début de lannée ==> + - 200 € un module(module 6-7 semaines)que des cours particuliers à lasblCamille 15 ansmath asbl entraidedepuis janvier ==> prix idemque des cours asbl entraideAnthony 17 ansmath et physique => cours a domicileen raison dincompréhensions et difficultéssuivi depuis la 2e secondairea eu qq profs particuliersMarine Leysen14/04/2013Thomas Brucciolo 17ansmath geo histoire françaismath depuis la 3èmegéo histoire français depuis la 5èmeplus de 400€ par moipour les math 2 et plusieurs profs qui étaient mis à disposition pour une 20 d’étudiantsPas tout de suite dû changer de professeur particulier pour le tout et mtn retire un bon résultatsurtout en français mais en math c est surtout pour éviter l échec en fin d année
  3. 3. 3 | P a g e7 h semaine voir plus quand ce sont les examsA fait des tables de méthodologie en début d année mais sans résultat et avant en remédiationmath à l école mais pas cette année2) Adrien et sa mèreVoir fichier sonB. PROFESSIONNELS1) ASBL EntraideVoir fichier son2) Pauline FilbicheInterview (à son bureau UMons) 08/03/20013Fonction : professeur en français, doctorante en sciences de l’éducationVoir fichier son3) Céline VekemanInterview (tél) 17/04/2013Fonction : neuropsychologue au centre Odyssée (Chaussée du Roeulx à Mons)Face à quelles difficultés vos jeunes patients sont-ils victime ?Chez les enfants en primaire, c’est lié à des difficultés de l’attention et à des automatismes.Alors que les adolescents sont plutôt face à un débordement du travail et tout ce qui estquestion d’organisation. Et cela est plus particulièrement dû à leur méthode de travail, leurstratégie. On travaille principalement sur la méthode de travail. Etre face à une quantité dematière à étudier plus importante donc on va voir comment synthétiser, comment mémoriser,etc. C’est aussi un travail de gestion mentale.Qu’entendez-vous par « gestion mentale » ?C’est une manière d’appréhender l’apprentissage. Tout est dans l’idée que le geste demémorisation, d’attention, sont des gestes qu’on peut décrire, expliquer, traduire par des motsconcrètement. C’est un travail qui tente de faire comprendre à l’adolescent en général qu’il
  4. 4. 4 | P a g epeut lui-même décrire ces mécanismes. Et puisqu’il peut les décrire, les expliquer, il peutmieux les contrôler et le modifier justement pour qu’il soit plus efficace chez lui.Vous arrive-t-il de rediriger vos patients vers un de vos collègues si vous ne vous sentezpas apte à aider l’enfant ?Ça arrive que la reconnaissance des difficultés ne soit pas objectivée dès le départ. Quand onparle de difficulté attentionnelle, c’est parfois simplement dû à la maturité de l’enfant à cemoment-là. Et on ne peut pas lui demander une attention telle qu’un adolescent pourraitl’avoir. Donc dans ces cas-là, il n’y a pas forcément lieu d’une prise en charge il fautsimplement laisser le temps à l’enfant. Si les enfants ont des difficultés liées à l’écriture,logopédiques ou relationnelles … cela m’arrive tout à fait de les rediriger vers une logopède,graphothérapeute ou une psychomotricienne. S’il y a des difficultés scolaires elles ne sont pasnécessairement liées à l’apprentissage ou à un problème attentionnel.Est-ce que vos méthodes marchent dès le début ou faut-il plusieurs années pour voirapparaître un vrai résultat ?Pour que ces méthodes fonctionnent, il faut une régularité dès le départ dans les séances. Ilfaut une motivation de la part de l’enfant autant que des parents. Malheureusement, il est vraique parfois il n’y a pas forcément un transfert suffisant pour dire qu’il y a un réel changement.Par exemple, dans le cas de l’attentionnel, un traitement médicamenteux est plus efficacequ’un suivi en lui-même. Evidemment cela va apporter un confort au quotidien et au fait de segérer soi-même mais ce n’est pas forcément toujours suffisant.Les parents reçoivent-ils un accompagnement spécial, une sorte de « coachingparental »?Nous avons un contact à chaque séance avant et après. On discute de choses qui doivent êtremises en place au quotidien mais je ne fais pas spécialement de coaching. S’ils veulent qqu’unqui va les coacher, alors oui je les redigie vers qqu’un qui sera plus efficaceQuel est le prix d’une séance ?Le prix est de 35 €. Comme j’ai le statut de psychologue, certaines mutuelles remboursent uncertain nombre de séances. Mais pas l’entièreté.Comment les premières séances se déroulent-elles ?
  5. 5. 5 | P a g eIl y a avant toute chose un bilan. On commence par trois séances de bilan pour justementcibler à l’aide de tests et de questionnaires afin de savoir où se situe plus objectivement lesdifficultés. Pcq si on ne se base que sur le discours des professeurs ou des parents, finalementce n’est pas objectif de dire qu’il y a un problème attentionnel.Avez-vous eu connaissance de cas d’arnaques ?Une maman m’a dit que juste un peu avant de venir me voir, elle avait fini par se retrouverchez quelqu’un qui voulait lui vendre des semelles qui allaient régler les difficultés scolairesde son fils. Et bon là, je me suis dit que c’était clairement de l’arnaque.Les enfants qui viennent chez vous suivent-ils d’autres méthodes en parallèle ?Cela arrive oui. Personnellement, je travaille plutôt sur les méthodes et tous les gestesd’attention et de mémorisation. Et donc s’il y a des problèmes de compréhension au niveaudes acquis en langue ou en math, ça sort de mon domaine de compétences. Et donc cela arriverégulièrement chez les ados qu’il y ait une remédiation en cours particuliers dans l’une oul’autre banche.Vous trvaillez surtout sur les méthodes ?Oui sur le contenu, je me base évidemment sur les cours réels. Ils viennent avec un cours pourtout ce qui est résumé, synthèse, etc. Il faut se baser sur des chses dont ils ont besoin mais onne travaille pas sur le contenu.4) Luca RosaniaInterview 21/04/2013Fonction : professeur particulier et étudiant à l’UCL MonsMatière : math, latin, anglais, physique et informatiqueStatut reconnu : au blackÀ combien d’élèves : 9Depuis combien de temps : depuis juillet de l’année passée, 10 moisComment ils le contactent : 2-3 bouche-à-oreille, le reste via un site
  6. 6. 6 | P a g eFilles/garçons : A peu près autant de filles que de garçons, de manière générale, même sijusquici, les cours pour les filles ont souvent été plus longs que pour les garçons.Combien d’heures : Le nombre dheures par élève peut aller de deux (quand ils nont juste pascompris un point de matière spécifique) à 20 (quand il faut refaire la moitié des chapitres).Combien coûte une heure de cours : Je nai pas vraiment de moyenne mensuelle, je peuxrester deux mois sans donner un seul cours et puis donner quinze heures en trois semaines.Je donne cours pour 12€/heureCombien d’argent de poche : Pour les mois où je donne cours, je dois faire entre 50 et 100€pendant lannée. pendant les vacances dété, jai gagné 800€ en deux mois. Oui cest ça, on apréparé leurs examsPourquoi faire ça : Jai commencé parce que javais besoin dargent et que je ne trouvais pas dejob détudiant. Et puis jai continué parce que ça offre pas mal davantages : je choisis meshoraires, mes élèves, mes prix, je travaille chez moi et je gagne plus quun job détudiantmoyen.Qu’est-ce que ça lui apporte : Hum, ça mapporte pas mal de choses je dois dire. Dabord, uncertain revenu financier. Mais cest une occupation qui revêt aussi un certain aspect social,cest un job dans lequel je me sens utile, où je sais que jai aidé quelquun à sen sortir, et cesttrès enrichissant. Jai souvent des élèves blasés qui sont écœurés de lécole, et quand jarrive àleur rendre un peu le goût de lapprentissage, ça me fait super plaisir. Ca me permet aussi derencontrer de chouettes personnes avec qui je garde parfois contact.Disons que cest intéressant dans la mesure où jestime quon a un système scolaire très malfait, très castrateur, qui casse des élèves à tour de bras, et ce job me permet de lutter un peucontre ça à mon niveauPour quelles raisons les élèves ont des difficultés : Dans la presque totalité des cas, ils ontbesoin de moi parce quils ont des profs qui expliquent mal et/ou trop rapidement, et quà
  7. 7. 7 | P a g eforce ils développent un certain fatalisme : à force de ne pas comprendre, ils ne font plusdeffort. Ce nest pas de la fainéantise, plutôt de la résignation.Ne font que ça ou d’autres méthodes : Souvent, mes élèves ont plusieurs profs particulierspour des matières différentes, mais en-dehors de ça (et souvent dun travail acharné), ils nontpas spécialement dautres méthodes.En quelle année et quelle option : bac 1 spol mais passer en shumCe qu’il veut devenir : Jaimerais travailler dans le social et dans lhumanitaire, etéventuellement faire aussi un peu de recherche en sociologie politique.Quelle ville : CharleroiQuels hobbys : je joue du piano, je chante, jaime voyager et sortir boire un verre (plutôtclassique).Quel âge : 18 ansC) LES CHIFFRES15 ans d’études (3-18 ans) sans avoir redoublé, il coûte 76 511 € à la Fédération. Un duspécialisé 215 000 €En 2011 : 1 885 élèves ont été maintenus en 3èmematernelle => 3 093 € /élève donc 5.8millions d’euros.Redoublement : 3.9% primaire, 15.3% secondaireCoût de l’échec scolaire : 49.6 millions d’euros et 372.3 dans le secondaire en 2011, soit 11.4% du budget22% des élèves du secondaire consacrent plus de 2h16% toute la soiréeEn primaire, 67% travaillent 1h ou plus
  8. 8. 8 | P a g eEn sachant que le décret du 29 mars 2001 vise à réguler les travaux à domicile de sorte à cequ’il n’y ait pas de devoirs en 1 et 2èmeprimaire à l’exception de l’entra^nement à la lecture età l’écriture et que le temps de tranail ne peut être supérieur à 20 minnutes par jour.42% des parents signalent que leur enfant ne comprend pas toujours ce qui est expliqué enclasse.7 parents sur 10 réexpliquent la matière.Pour 60,5 % des enfants qui ont suivi des cours particuliers dans le secondaire, les cours sedonnaient à raison de 1 à 2 h/semaine. Pour certains, l’ampleur de ces cours pouvait allerjusqu’à 4 h/semaine… ou plus!Pour 59 % des adolescents, les cours se donnent au domicile du professeur particulier. Unélève sur quatre recevra son professeur à la maison et 12% des sessions seront données dansles locaux d’une école.D) SITES INTERNET1) Témoignages (forums)http://forum.aufeminin.com/forum/f637/__f57_f637-Avis-sur-les-societes-de-soutien-scolaire.htmlhttp://forum.quechoisir.org/maxicours-avis-sur-un-soutien-scolaire-trompeur-t14195-10.htmlhttp://www.yabiladi.com/forum/soutien-scolaire-arnaque-68-1711987.html2) Données statistiqueshttp://www.echecscolaire.be/belgique_francophone.phphttp://www.fapeo.be/thematiques/echec-scolaire/externalisation-soutien-scolaire/3) Enseignons.behttp://www.enseignons.be/actualites/2012/12/02/cout-scolarite-enfants/http://communaute-francaise.lire-et-ecrire.be/content/view/223/86/Le coût du redoublement est encore plus élevé: un jeune qui commence à travailler un an plustard paye ses impôts un an plus tard (et normalement un an de moins dans sa vie).Il y a aussi le coût pour les parents qui nest pas négligeable.Enfin, si ce redoublement a comme conséquence que le jeune fera moins détudes, il sera
  9. 9. 9 | P a g emoins qualifié, gagnera moins, donc moins dimpôts.Et surtout le bien-être diminue: redoubler, ce nest pas gaiQUE NOUS COÛTE LA SCOLARITÉ DE NOS ENFANTS?La Fédération Wallonie-Bruxelles a consacré 6,8 milliards d’euros à son système éducatifen 2011. Cela correspond à 75% de son budget total, qui dépassait les 9 milliards d’euros.Cette proportion reste stable depuis dix ans. Mais concrètement, que nous coûte la scolarité denos enfants, des plus petits aux plus grands? Essayons d’y voir plus clair…LE COÛT AUGMENTE DE 20% DANS LE PRIMAIREUn petit boutchou de maternelle a coûté, en moyenne, 3.093 euros en 2010-2011… contre2.233 en 2001-2002. Mais l’augmentation est encore plus importante chez leurs aînés del’enseignement primaire : 4.093 euros contre 2.839 dix ans plus tôt, soit une augmentationd’une vingtaine de pour cent, à prix constants.Comment l’expliquer? Très simplement : 1) le nombre d’enfants scolarisés dansl’enseignement fondamental n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Cela signifie trèslogiquement une charge plus importante à assumer pour la collectivité. 2) Davantaged’enfants signifie davantage d’instituteurs… qui de plus ont profité fin des années ’90 del’alignement de leur salaire sur celui des régents.A retenir : Sur les 10 ans observés, le cout par élève a augmenté de 17,8 % à prixconstants dans l’enseignement fondamental ordinaire pour un accroissement deseffectifs élèves de 4,4 % au cours de la même période.Au secondaire, le coût d’une année d’étude atteint 7.138 euros en 2010-2011… soit uneaugmentation de 8,1% en dix ans, alors que les effectifs ont, eux, progressé de 2,3%. Dans lesupérieur, en revanche, les charges pour la Fédération diminuent, que ce soit dansl’enseignement universitaire (7.937 euros/2011, soit -14,9%) ou non-universitaire (5.538euros/2011, soit -1,6%). Dans la foulée, les effectifs ont augmenté : +9,6% d’étudiants dansles Hautes-Ecoles et +36,3% dans les universités.Comment expliquer que le coût moyenbaisse alors que le nombre d’étudiants augmente? Tout simplement parce que les unifs,comme les Hautes-Ecoles, fonctionnent avec une enveloppe fermée. Si on divise le budget dusupérieur (qui ne bouge pas) par le nombre d’étudiants, le coût moyen de cet enseignementpar étudiant est plus faible.Dans l’enseignement spécialisé, une augmentation du cout de 13,3 % s’est produite contre uneaugmentation d’effectifs de 13,9 % dans le même temps. Encore une fois, il aura fallurenforcer l’encadrement et assumer l’entretien/la construction des infrastructures.372 MILLIONS D’EUROS POUR LE REDOUBLEMENT AU SECONDAIREA retenir : si un élève entre à l’école à 3 ans et la quitte à 18 ans, sans avoir redoublé, ilaura coûté à la Fédération 76.511 euros en moyenne pour 15 années d’étude. Pour lemême nombre d’années, le coût d’un élève du spécialisé atteindra plus de 215.000 euros.Mais au-delà du coût théorique, il y a lieu de prendre en compte les coutssupplémentaires engendrés par leredoublement et par le retard scolaire qui en découle. Etlà, on sait qu’il y a du travail à faire. En 2011, 1.885 élèvesauraient été maintenus en 3ematernelle. Le surcoût? 3.093 euros/élève, ce qui donne 5,8 millions d’euros. Dans lefondamental, le taux de redoublement a légèrement diminué (3,9%)… mais s’est maintenu àun niveau élevé dans le secondaire (15,3%). Ainsi, le cout engendré par ces échecsscolaires s’évalue à environ 49,6 millions d’euros dans le primaire et à 372,3 millionsd’euros dans le secondaire en 2011, soit 11,4 % du budget strictement consacré à ces niveauxd’enseignement ordinaire.
  10. 10. 10 | P a g ehttp://www.enseignons.be/actualites/2012/09/23/devoirs-neuf-parents-sur-dix-aident-leur-enfant/DEVOIRS : NEUF PARENTS SUR DIX AIDENT LEUR ENFANTLes devoirs à la maison sont décidément au centre de l’actualité ces derniers jours. Aprèsavoir pris connaissance de l’étude menée par l’Université de Liège (ULg) à la demande del’Observatoire de l’enfance, de la jeunesse et de l’aide à la jeunesse qui concluait que lesjeunes élèves avaient finalement beaucoup trop de travail à la maison, ce qui avait pourconséquence de renforcer les inégalités, voilà que l’Association de parents luttant contrel’échec et l’abandon scolairepublie une enquête qui indique que tous les parents (ou presque)aident leur enfant à réaliser leurs travaux à domicile.70% DES PARENTS AIDENT « SOUVENT » L’ENFANTNous disons « presque » tous les parents car le chiffre communiqué est impressionnant : 96%des sondés ont indiqué assister aux devoirs et aux répétitions de leçons. 70% lefont « souvent » et 26% « quelques fois ». Ils ne sont que 4% à ne jamais aider leur enfant.Mais attention, il faut aussi noter que ce sondage se base sur les réponses de 258personnes seulement, interrogées grâce à un questionnaire que l’ASBL avait fait circuler surles réseaux sociaux. L’échantillon se compose très majoritairement de femmes (92%)actives sur le web… mais la répartition entre parents du fondamental et du secondaire estéquitable.Sans surprise, les mamans (73%) sont plus attentives aux devoirs que les papas (45%). Plus de6 parents sur 10 ont le sentiment que leur enfant a beaucoup de devoirs. La durée du travailjournalier à domicile est ainsi épinglée : 22% des élèves du secondaire y consacreraient plusde 2 heures… et 16% toute leur soirée! En primaire, 67% des enfantsindiquent travaillerune heure ou plus… ce qui est beaucoup quand on sait que le décret du 29 mars 2001 visant àréguler les travaux à domicile prévoit qu’il n’y ait pas de devoirs en 1ère et 2ème primaires, àl’exception d’exercice d’entraînement à la lecture et à l’écriture, et que le temps de travail nesoit pas supérieur à 20 minutes par jour en 3ème et 4ème primaires… et à 30 minutes par jouren 5ème et 6ème primaires.Autre constat, 42% des parents signalent que leur enfant ne comprend pas toujours ce quiest expliqué en classe. Il est donc plus qu’utile de revoir certains points à la maison… Quandils s’en sentent capables, 7 parents sur 10, n’hésitent pas à réexpliquer la matière. Cetteobservation doit interpeller les enseignants. D’autant que 31% des sondés indiquent que leurenfant ne bénéficie jamais de remédiation à l’école.7 PARENTS SUR 10 SOUHAITENT ÊTRE REPRÉSENTÉS LORS DES CONSEILSDE CLASSE25% des parents vont donc chercher un soutien scolaire à l’extérieur lorsque l’enfant a dessoucis de compréhension, tandis que 80% sont d’avis que le rythme de travail en classe esttrop rapide. En cas d’échec(s) scolaire(s), 63% des parents revoient la matière avec leurenfant, tandis que 45% demandent conseil et soutien à l’enseignant.Enfin, un parent sur deux jugerait inadaptée la décision de faire redoubler son enfant. Lacrainte de le voir baisser les bras et abandonner ses études est réelle pour 65% d’entre-eux.Ils sont plus de 70% à souhaiter qu’un représentant des parents soit présent lors des conseilsde classe. 53% des parents-enseignants n’y seraient d’ailleurs pas opposés.http://www.enseignons.be/actualites/2012/08/24/cours-particuliers-marche-noir-gigantesque/
  11. 11. 11 | P a g eCOURS PARTICULIERS : UN MARCHÉ NOIR « GIGANTESQUE »Les constats de l’échec scolaire en Communauté française sont inquiétants : 60.000 élèvesredoublent chaque année, près de 70 % des élèves recommencent au moins une annéedurant leur scolarité et 20 % des élèves quittent l’enseignement sans diplôme à la fin dusecondaire. Faute de moyens, l’école peine à assumer sesmissions de remédiation, laissantaux enfants, et à leurs parents, le soin d’avoir recours à une aide extérieure pour tenter decombler les lacunes. Coaching scolaire, cours particuliers, école de devoirs… le marché estvaste, et ne cesse de se développer depuis quelques années, avec l’apparition plus récented’entreprises offrant des cours privés payants. Les parents sont prêts à dépenser des sommesfolles pour aider leur enfant à réussir sa scolarité. Et quand on sait que, selon une étudeeuropéenne, 10% des élèves belges suivent des cours de remédiation hors de l’école, celaaiguise les appétits.L’Ufapec (l’Union francophone des associations de parents du catholique) s’est penchée surla question des cours particuliers et vient de publier une enquête réalisée auprès de sesaffiliés. Enseignons.be en a pris connaissance. Attention, il convient de noter que ce travailn’est pas exempt de reproches sur le planstatistique. L’échantillon sollicité n’est que de 172parents (sur 225) dont un enfant au moins a reçu des cours particuliers dans le secondaire.On peut cependant en dégager une tendance qui interpellera certainement nos lecteurs.Tout d’abord, qu’entend-on par « cours particuliers » ? C’est tout simple. Il s’agit des coursprivés donnés à titre payant, dans des matières enseignées à l’école (ce compris des cours deméthode de travail), de manière individuelle ou en petits groupes, en dehors de l’école, par unprofesseur particulier (étudiant, professeur ou autre).57 % DES JEUNES SUIVENT CES COURS DURANT TOUTE L’ANNÉE SCOLAIREPour 60,5 % des enfants qui ont suivi des cours particuliers dans le secondaire, les cours sedonnaient à raison de 1 à 2 h/semaine. Pour certains, l’ampleur de ces cours pouvait allerjusqu’à 4 h/semaine… ou plus! Plus d’un jeune sur deux suit ces cours pendant toute l’année,alors que 40% y auront recours à l’approche des examens… et 30% pendant les vacancesscolaires. Les cours se donnent donc soit individuellement, soit en petits groupes… 81% desjeunes profitent d’un cours particulier alors que 13% se rendent à des sessions organisées de 2à 6 élèves.Pour 59 % des adolescents, les cours se donnent au domicile du professeur particulier. Unélève sur quatre recevra son professeur à la maison et 12% des sessions seront données dansles locaux d’une école.L’étude précise qu’il n’y a pas « un profil type » de l’élève qui suivrait des cours particuliers.Cependant, c’est quand même en4e secondaire de l’enseignement général que le recoursaux cours privés semble le plus élevé.Par contre, les raisons de prendre des cours particuliers diffèrent selon les niveaux d’étude.Un enfant en 1ère secondaire sera peut-être davantage demandeur d’une aide enméthodologie de travail, en « coaching » pour pouvoir s’organiser et autre, qu’un élève derhétorique qui souhaite se préparer à l’examen d’entrée en ingénieur civil par exemple.Quelles sont les matières qui ont la cote (façon de parler…)? Les profs ne seront pas surprisde lire que c’est pour des problèmes en mathématiques (88%), en langues (48%), en physique(17%), en chimie (15%) et en français (15%) que les élèves sollicitent un peu d’aide.17% DES COURS SONT DONNÉS PAR DES PROFS… À LEURS PROPRESÉLÈVESLà où il pourrait y avoir un problème, c’est que certains enseignants se permettent de proposerleurs services… à leurs propres élèves, ou à des élèves de leur école. Un comportement qui
  12. 12. 12 | P a g epose question et concerne 17% des cours privés .« Ce n’était jamais dit comme ça. Desprofesseurs de l’école m’ont dit “ce serait bien qu’il suive des cours… et je donne cours”. Etc’était 40 euros de l’heure ! »Quelles en sont les conséquences? Le professeur n’effectuerait-il pas un certain chantage surle jeune (pour réussir, il doit payer des cours donnés par son professeur)? De plus, si le jeunen’a pas compris un cours avec ce même professeur, celui-ci utilisant la même pédagogiequ’en classe, sera-t-il à même de combler les lacunes de l’élève et de lui faire mieuxcomprendre la matière? L’adolescent doit-il aller deux fois à l’école, avec le mêmeprofesseur, pour réussir?Un enseignants averti en vaut deux : un tel comportement va à l’encontre du statut desenseignants qui précise que ce dernier ne peut profiter de sa fonction pour obtenirdes avantages (cadeaux, argent…) auprès de ses élèves ou d’autres élèves de son école.Dans 58% des cas, il s’agira d’un professeur ou d’un ancien professeur venu d’une autreécole et trouvé grâce au bouche-à-oreilles ou via des petites annonces. Il peut aussi s’agir d’unétudiant (13%), d’un coach employé par une société de soutien scolaire (5%) ou toutsimplement d’un membre de la famille (7%). Bien sûr, toutes les personnes se disant «professeurs particuliers » n’ont pas forcément les qualifications pédagogiques requises, oudes formations suffisantes pour donner de tels cours. Même les coachs travaillant pour lecompte de société commerciales n’ont pas toujours les compétentes requises. Les parentsdoivent rester prudents.Bien sûr, la grande majorité de ces cours se font « en black » puisque les entreprises qui ontpignon sur rue ne grignotent à peine que 5% du marché. Et les prix sont très variables d’unprof à l’autre. Entre 11 et 15 euros pour 29% des parents sondés, entre 16 et 20 euros (25%)et entre 21 et 25 euros pour 21%. 13% des enseignants facturent l’heure de cours au-delà de25 euros et 8% font payer moins de 10 euros/h leurs bons services. Pour certains parents, lafacture peut monterjusqu’à 240 euros par mois! Le coût de la réussite… encore qu’elle n’estjamais garantie. Cependant, les cours particuliers semblent avoir des répercussions réelles surles résultats scolaires des jeunes. 48,36 % des parents ont constaté une petite amélioration desrésultats de leurs enfants et 42,6 % ont constaté une forte amélioration des notes à l’école.L’ÉCOLE DOIT RAMENER LA REMÉDIATION DANS SES MURSPour l’Ufapec, il ne faut pas rejeter les cours particuliers. « Les parents ont tous de bonnesraisons d’offrir des cours particuliers à leurs enfants. Si cela fonctionne pour eux, les jeunesont tout intérêt à continuer à suivre ces cours. »Si l’école ne parvient pas à remédier aux difficultés de l’élève, et que ce dernier se tournevers du soutien extrascolaire, ni les parents demandeurs, ni les fournisseurs de services nesont à blâmer!Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester critique devant ce phénomène. En effet, lesjeunes qui ont suivi des cours particuliers semblent majoritairement venir de milieux aisés.Du coup, ils participent, sans le vouloir, à accélérer cette dualisation de l’enseignement quenous constatons tous. « Le recours à cette pratique payante, non accessible à tout le monde,crée des inégalités entre familles. Les familles plus défavorisées peuvent moins se permettrede financer de tels cours pour leurs enfants, au contraire des familles plus aisées. Nousdirigeons-nous vers une dualisation de l’enseignement, entre une école gratuite et obligatoire,et une école après l’école, payante et privée? »L’association propose d’investir davantage dans l’accompagnement préventif (remédiation)des élèves… à l’école! En misant sur le fait que si ces cours portent leurs fruits, la baisse dutaux de redoublement permettra de dégager de l’argent frais à réinjecter dans la remédiation,etc. Sans oublier la formation continue et initiale des enseignants qui devrait être revue(notamment sur la pédagogie différenciée, gestion mentale, les jeunes « dys », etc.), car ils
  13. 13. 13 | P a g eseront dès lors plus à même de détecter les besoins spécifiques de chaque élève et de l’aiderdans ses difficultés scolaires.Pourquoi ne pas imaginer d’autres alternatives encore, complémentaires à la remédiation :cours de méthode de travail, coaching interne à l’école (et à faibles coûts), pratiques detutorat ou de parrainage des élèves entre eux, plan individuel d’apprentissages, etc. Enattendant que la remédiation soit renforcée et généralisée à l’intérieur de l’école, desalternatives sont possibles.A l’école de se lancer un nouveau défi : ramener l’élève en difficulté dans ses murs et luioffrir le soutien qu’il va aujourd’hui chercher ailleurs, avec plus ou moins de bonheur. C’est àce prix qu’elle regagnera la confiance des parents et de toute la société. Lorsqu’elle auraprouvé qu’elle peut être efficace et porter vers la réussite tous ceux qui lui font confiance.11. L’enquête de l’Ufapec est disponible ici. [↩]http://www.ufapec.be/nos-analyses/2112-etude-cours-particuliers/60 000 élèves redoublent chaque année en Communauté française, près de 70 % des élèvesrecommencent au moins une année durant leur scolarité, 20 % des élèves quittentlenseignement sans diplôme à la fin du secondaire[1] ... Les constats de léchec scolaire enCommunauté française sont inquiétants : « lécole de la réussite pour tous », promue par ledécret « Missions »[2] , est-elle possible ?Depuis quelques années, des formes de soutien scolaire hors école se développent : coachingscolaire, cours particuliers, école de devoirs, etc. Avec les cours particuliers, cest toute laquestion de la remédiation qui sexternalise en dehors de lécole. Au lieu de se tourner vers desdispositifs de remédiation interne à lécole, pour autant que lécole offre de tels services, lesparents vont avoir recours à une aide extérieure, une aide qui a un coût financier conséquent,une aide qui pose question... Les cours particuliers ne sont pas une pratique récente (on enconnaît les premières traces dès le XIXe siècle[3] ), mais ce recours sest étendu au XXesiècle et le récent développement dentreprises offrant des cours privés payants fait exploserce marché.Ces constats dun développement dune « école » en parallèle, concurrente et complémentaireà lécole, dune école après lécole, nous renvoie directement à la problématique de léchecscolaire. En effet, pour lutter contre léchec scolaire ou les difficultés dapprentissage de leurenfant, les parents vont souvent dépenser des sommes conséquentes en remédiation, coursparticuliers, coaching. Rien nest trop bon pour leur permettre de réussir ! Lécole ne leursemblant pas à même de répondre seule à l’échec scolaire, les parents cherchent les clés de laréussite en dehors...La préoccupation pour lécole nest pas nouvelle. Lécole, passage obligé vers linsertionsociale et professionnelle, est une étape importante dans la vie de chacun. Le jeune passe plusde dix ans de sa vie dans un établissement scolaire. Lobtention du diplôme est indispensabledans notre société pour avoir un métier et reste important, qu’on l’admette ou non, en matièrede statut social. Cette course aux diplômes crée une grande compétition dans le mondescolaire. Si tous les jeunes et les familles sont engagés dans cette compétition scolaire, tous nesont pas égaux et nont pas les mêmes chances et ressources (les jeunes et les familles ne sontpas égaux face à lécole, de nombreuses inégalités sociales et économiques existent). Pourfaire réussir leurs enfants, les parents vont mettre en place un certain nombre de stratégies :achat de matériel didactique, livres dexercices supplémentaires, aide des parents dans lesdevoirs et leçons, paiement dun professeur particulier, inscription du jeune en étude dirigée,en stages détudes durant les vacances, etc. Car bien souvent, léchec de lenfant est vécu parles parents comme un échec parental[4] .
  14. 14. 14 | P a g eCécile Van Honsté et Michaël LontieTéléchargez létude complète (31p.) ci-dessus[1]http://www.ligue-enfants.be[2]Décret du 24 juillet 1997 définissant les missions prioritaires de lenseignementfondamental et de lenseignement secondaire et organisant les structures propres à lesatteindre.[3]Glasman, D., Besson,L.,Le travail des élèves pour l’école et en dehors de l’école, Paris,Haut Conseil de l’Évaluation de l’École, 2004.[4]Silberberg,V.,Bazantay, A., «Les écoles de devoirs : au-delà du soutienscolaire», La ligue de lenseignement et de léducation permanente, décembre 2011.http://www.enseignons.be/actualites/2011/03/01/enfants-divorces-difficultes/LES ENFANTS DE DIVORCÉS ONT PLUS DE DIFFICULTÉS SCOLAIRESEnviron un enfant sur deux (50%) dont les parentssont divorcés redouble au moins une année scolaire ou se dirige vers une filière plus facile,selon des nouveaux chiffres établis par le professeur Koen Matthijs de la KU Leuven. Prèsde la moitié des jeunes dont les parents sont toujours en couple ont par ailleurs un diplôme del’enseignement supérieur, contre seulement 22 % des enfants de parents divorcés, pouvait-onlire lundi dans De Morgen.Pour son étude, l’équipe du professeur Matthijs a analysé la situation scolaire de 1.256adolescents en Flandre.Dès le début du secondaire, une différence apparait*. Ainsi, 64 % des jeunes dont les parentsforment toujours un couple se lancent dans l’enseignement général, contre 10 % demoins pour les enfants issus de familles monoparentales.En outre, au cours de leur parcours scolaire, près de deux fois plus de filles de parentsdivorcés doivent doubler au moins une année. Chez les garçons, ce rapport est encore plusélevé.L’étude montre aussi que le fait que l’un des parents se remette en couple ne limite pas lesdégâts, au contraire. Ainsi, moins de 20 % des enfants vivant au sein de famillesrecomposées réussissent des études supérieures. Dans les familles monoparentales, cepourcentage s’élève à 24 % et jusqu’à 45,6 % dans les familles unies.1* apparaîtLes mots suivis d’un astérisque sont écrits en accord avec l’orthographe réformée.1.Belga – 28.02.11 [↩]

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