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Le Soir mai 2013
2 reportage
Le soutien scolaire pour la réussite mais aussi
pour la confiance
Samedi 16 mars, 09 h 15,
Cynthia descend les esca-
liers qui mènent au salon
de la maison. Marie-Ange, sa
maman, l’attend, elle lui tend son
manteau et elles quittent la mai-
son. Cynthia a rendez-vous à et
demie chez son professeur parti-
culier de néerlandais.
Cynthia a quinze ans, elle est
élève en quatrième secondai-
re au collège Sainte-Gertrude de
Nivelles. Elle a de grosses difficul-
tés en néerlandais et après les exa-
mens de Noël, elle a décidé avec
ses parents de suivre des cours
particuliers avec son professeur de
deuxième et troisième secondaire.
Ce n’est pas la première fois que
la jeune fille a recours à du sou-
tien scolaire. L’année dernière, elle
a consulté une coach scolaire. Son
problème cette fois-ci ne concer-
nait ni les maths, ni le français, ni
la physique… Mais elle-même.
« Cynthia n’avait jamais eu de gros
problèmes à l’école, nous explique
sa maman, mais au premier bul-
letin l’année dernière, on a remar-
qué que ses notes dans plusieurs cours
avaient baissé. On a d’abord cru
que c’était dû au changement d’an-
née, que c’était un peu plus compli-
qué, qu’elle devait s’habituer, mais
ses notes continuaient de chuter».
Les parents de Cynthia ont donc
commencé à s’inquiéter. Son papa,
Gerry, l’a même aidée dans ses
exercices de math et sa sœur aînée,
Sally,vérifiait ses exercices de fran-
çais. « Elle semblait bien comprendre
les exercices à la maison et n’avait
aucune difficulté à les faire, mais les
interros qu’elle ramenait de l’école
étaient toujours mauvaises » déplore
Gerry. Dès lors, l’interrogation et
l’inquiétude n’ont cessé de grandir
chez ces parents.
Inquiétude partagée
Marie-Ange et Gerry ne sont
pas les seuls à s’inquiéter des résul-
tats scolaires de leurs enfants. De
nombreux parents partagent leur
sentiment et cela peut s’expliquer
par quelques chiffres. En moyen-
ne, dans l’enseignement secondai-
re, quatre élèves sur vingt-cinq,
soit 16% ont déjà redoublé. Au
cours de l’année scolaire 2010-
2011, le taux de redoublants en
première année secondaire, c’est-
à-dire,le taux d’élèves inscrits deux
années scolaires successives dans la
même année d’études était de 12,7
%. En troisième année secondaire,
ce pourcentage s’élevait à 21,2 %
et ils étaient 18,5 % à « bisser » en
cinquième année.
Les parents, confrontés aux dif-
ficultés de leurs enfants, cherchent
alors une solution qui porte le nom
de coaching scolaire, soutien sco-
laire ou encore, cours particuliers.
Ils seraient un sur huit, soit 12,5%
à faire appel à du soutien scolaire
pour leur enfant selon une enquê-
te de la Ligue des Familles publiée
en février 2013.
Si 24% des parents ayant par-
ticipé à l’enquête de la Ligue des
Familles déclarent avoir recours
au soutien scolaire pour que leur
enfant réussisse son année scolaire,
cela ne signifie pas que ce dernier
soit en échec. En effet, le marché
du soutien scolaire se développe de
plus en plus et ne se dirige pas que
vers les enfants ou adolescents en
grandes difficultés.
Juliette Lavency est étudiante en
Histoire de l’art en première année
de Master, elle donne des cours de
soutien à des élèves de primaire et
à des étudiants du supérieur. Elle
reconnaît que les élèves qu’elle
aide ne sont pas nécessairement en
échec, mais éprouvent plutôt des
difficultés dans certains domaines.
« Ils ont souvent le profil de jeunes
très désorganisés, plus que de jeunes
qui ne comprennent pas du tout la
matière » explique-t-elle.
Les parents déclarent surtout
vouloir rendre confiance à leur
enfant après un échec ou une
contre-performance. Mais, plus
étonnant, 12% avouent recourir au
coaching scolaire pour faire de leur
enfant un premier de classe.
Réussir à tout prix ?
Il s’agit dorénavant de mettre
toutes les chances de son côté
pour réussir en fin d’année. De
nouvelles méthodes surfent sur
cette tendance et proposent des
« ateliers de méthodologie » pour
apprendre à s’organiser, à étudier
de façon efficace et à mieux gérer
son temps. C’est l’option choisie
par les parents de Cynthia. En
effet, ses résultats étant médiocres,
sa titulaire de classe a alors convo-
qué ses parents. « Elle nous a expli-
qué que Cynthia n’était pas au maxi-
mum de ses capacités car elle n’avait
pas confiance en elle. Elle n’arrivait
pas à gérer son stress et elle perdait
ses moyens en classe ». L’enseignante
avait fait tout ce qu’elle pouvait
pour mettre la jeune fille à l’aise
mais malgré cela, Cynthia était
toujours aussi stressée. Le pro-
fesseur a donc conseillé à Marie-
Ange et Gerry d’avoir recours à du
coaching scolaire.
Ceux-ci ont trouvé une coach à
Nivelles qui fait de la «  guidance
scolaire », un mélange de cours de
gestion du temps, d’organisation
et de sophrologie. Cynthia a passé
avec elle environ une heure tren-
te par semaine pendant six mois
et cela lui a fait du bien. « Ca me
plaisait beaucoup de la voir, même
si ce n’était pas toujours chouette de
se lever le samedi matin pour y aller.
Maintenant j’ai confiance en moi.
Parfois évidemment il m’arrive de
ne plus me faire confiance mais c’est
normal. Comme partout, il y a des
hauts et des bas. La plupart du temps
j’arrive à gérer mon stress. Elle m’a
vraiment beaucoup aidée ».
Les parents de Cynthia pen-
sent avoir fait le bon choix pour le
bien-être de leur fille. Ils déclarent
ne pas l’avoir fait dans le but de
pousser leur fille vers le top mais
bien pour qu’elle se sente mieux
à l’école. Par la suite, ils ont éga-
lement inscrit Cynthia à un cours
particuliers de mathématiques.
Juliette Lavancy reconnaît que
ce sont souvent les parents qui font
la démarche pour que leur enfant
ait recours au soutien scolaire mais
elle ne pense pas que ce soit dans
l’objectif de faire de leur progéni-
ture le génie de la classe.« C’est plus
souvent plutôt pour qu’ils se sentent
bien à l’école, moins stressé et par là,
certes, plus performant, mais je ne
pense pas que ce soit le but premier ».
André Lerat,un ingénieur indus-
triel à la retraite donne des cours
particuliers en mathématiques,
physique et chimie depuis plus
de vingt ans. Il a aidé beaucoup
d’adolescents et il rejoint l’avis de
Juliette Lavancy. Les parents qu’il
a rencontrés ont toujours fait appel
à lui pour que leur enfant réussisse
leurs examens et leur année scolai-
re. « Pour éviter une catastrophe en
fin d’année » comme il dit, « mais
jamais pour être le plus performant
possible  ». Cette idée le choque
d’ailleurs un peu.
Pour Alexandra Culin, bénévo-
le dans une école de devoirs, les
parents qui optent pour le sou-
tien scolaire afin de faire de leur
enfant un premier de classe sont
une minorité.Elle,en tout cas,n’en
a jamais rencontré.Selon elle,si les
parents se tournent de plus en plus
souvent et peut-être, de plus en
plus vite vers les méthodes de sou-
tien scolaire, c’est parce qu’ils n’ont
pas toujours le temps de s’occuper
des devoirs de leurs enfants mais
surtout parce qu’ils ne se sentent
pas forcément à la hauteur pour
leur expliquer les choses qu’ils ne
comprennent pas. « Avec le soutien
scolaire, les parents sont plus rassu-
rés. Ils savent que leurs enfants sont
dans de bonnes mains. Ce qu’ils veu-
lent, c’est avant tout qu’ils se sentent
bien et qu’ils comprennent ce qu’ils ne
comprenaient pas avant. Bref, qu’ils
réussissent, simplement ». ■
Pauline Dacquin
L’ESSENTIEL
● Si l’école est gratuite, ce n’est pas toujours le cas du soutien scolaire. Le marché est en plein essor et rapporterait environ 300 millions d’euros par an, sans
compter les cours dispensés « au noir ». Malgré la crise, les parents semblent prêts à débourser parfois plusieurs centaines d’euros pour le bien de leur enfant.
Mais est-ce vraiment pour leur bien ? De plus en plus d’enfants ont recours au soutien scolaire bien qu’ils ne soient par forcément en échec. Reportage dans
une famille du Brabant wallon.
Enseignement / Le soutien scolaire a la cote
Les parents de Cynthia ont eu recrours au soutien scolaire pour que leur fille se sente mieux à l'école. Aujourd'hui Cynthia a de nouveau confiance en elle.et
travaille plus sereinement. © P.DA. Quelques chiffres
300 millions €: c'est ce
que rapporterait le secteur du
soutien scolaire par an, sans
compter le marché des cours
"au noir"
15 à 20% des parts de
marchés, seulement, seraient
captées par les entreprises
privées de remédiation
scolaire
De 20€ pour une heure
de cours avec un professeur
particulier...
... à 920€ pour cinq heures
de cours par semaine toute
l'année à l'ASBL Entr'aide
1 parent sur huit soit
12,5% a recours au soutien
scolaire pour son enfant
31% des parents espèrent
rendre confiance à leur enfant
en faisant appel à du soutien
scolaire
65% des parents seraient
favorables à ce que les écoles
proposent des cours de
soutien scolaire gratuits
«Les parents ont recours au soutien scolaire pour
éviter une catastrophe en fin d'année.» A. Lerat
Dacquin_Pauline.indd 4 30/04/13 16:54:45
Le Soir mai 2013
reportage 2
«Les jeunes n’ont pas conscience que la technologie
peut les aider à l’école»
ENTRETIEN
Pauline Filbiche est un jeu-
ne professeur de français
et de langues étrangères
qui partage son temps entre l’Ins-
titut Saint-Charles de Péruwelz
et l’Institut des Sciences du
Langage de l’Université de Mons.
Détentrice d’un régendat en fran-
çais et langues étrangères, elle a
également obtenu un master en
sciences de l’éducation. Durant
son master, elle s’est spécialisée
dans les nouvelles technologies de
l’information et de la communica-
tion dans l’enseignement.
Selon vous, quelles sont les cau-
ses de l’échec scolaire ?
C’est une question vaste qui me
préoccupe toujours et qui selon moi se
pose tout au long de la carrière d’un
enseignant. Je pense qu’il y a plu-
sieurs facteurs. Tout d’abord, il y a
une notion de plaisir qui doit être
fondamentale dans l’apprentissage.
Par exemple, le fait que l’élève accro-
che avec le professeur même s’il s’agit
d’une matière qui lui semble répé-
titive ou difficile a, selon moi, un
impact sur son application, son écou-
te en classe. Ensuite, il y a la ques-
tion du suivi de l’élève à domicile.
C’est très important que l’enfant ou
l’adolescent soit soutenu chez lui. Les
enseignants se plaignent d’ailleurs
souvent que les élèves ne sont plus
suivis à domicile. Mais aujourd’hui
c’est parfois difficile, les parents tra-
vaillent et les horaires ne leur per-
mettent pas toujours d’être là pour
aider leur enfant. En plus de cela, ils
n’ont pas forcément la fibre nécessai-
re pour expliquer certaines matières.
Cela peut aussi être lié à la formation
de base de l’enseignant…
Vous parlez de plaisir dans l’ap-
prentissage. Les nouveaux
médias et notamment l’informa-
tique ont beaucoup de succès
auprès des jeunes. Est-ce qu’in-
tégrer ces outils dans les métho-
des d’enseignement serait une
solution ?
La plus-value des nouvelles tech-
nologies et particulièrement l’in-
formatique et l’internet a déjà été
prouvée et nous, enseignants, som-
mes encouragés par nos directions et
de façon plus générale à intégrer ces
nouveaux moyens dans nos cours.
Le problème est que les enfants et
les adolescents n’ont pas forcément
conscience que c’est un outil qui pour-
rait les aider dans leurs travaux. Ils
voient surtout le côté attrayant. Bien
souvent, ils disposent déjà de ce type
d’outil chez eux et pensent le connaî-
tre mais il s’agit d’une connaissance
superficielle.
Justement, en quoi ces outils
peuvent-ils les aider à l’école ?
Il existe des logiciels qui permet-
tent de travailler certaines diffi-
cultés chez les élèves. Certains de
ces logiciels reçoivent l’agrégation de
la Communauté française. J’ai déjà
utilisé des logiciels orthographiques
pour les difficultés d’ordre lexical,
donc tout ce qui concerne le vocabu-
laire et les difficultés de type gram-
maticales, c’est-à-dire au niveau de
la construction même de la phrase.
Il y a des résultats. Mais je n’avais
pas laissé mes élèves seuls face aux
logiciels, je continuais à intervenir
parce que, pour avoir testé ces outils
au préalable, je me suis rendue comp-
te qu’il y avait certains éléments de
théorie qui n’étaient pas forcément
expliqués de la bonne manière pour
tel ou tel élève. L’avantage du profes-
seur est justement qu’on connaît leur
personnalité, on connaît leur manière
de réagir et leurs affinités avec une
matière particulière. En cas de besoin
on peut intervenir pour donner des
explications complémentaires ou des
exemples autres que ceux proposés
dans le logiciel.
Malgré l’apparition de ces outils,
la présence de l’enseignant a
donc toujours du sens…
Oui, comme je l’ai dit, les jeunes
pensent connaître les outils informa-
tiques mais ils ne les connaissent pas
vraiment si bien que cela. Par exem-
ple, dans le cas du cours de français,
on demande souvent aux élèves de
rédiger leurs travaux avec des pro-
grammes de traitement de textes. On
se rend compte qu’ils ne connaissent
pas toutes les options qui sont notam-
ment présentes dans la barre des
tâches pour la mise en page, etc. La
technologie a une plus-value mais il
faut toujours l’adapter au public que
l’on a en face de soi.
Selon vous la solution à l’échec
scolaire résulterait d’une combi-
naison des technologies et de la
présence des professeurs…
Avec les technologies on voit des
résultats mais cela nécessite que l’élè-
ve ait bien en mains le programme
qui lui est proposé. Qu’il s’agisse d’un
programme portant sur les maths, les
sciences ou le français, l’ergonomie a
son importance et il faut que l’élè-
ve puisse l’utiliser facilement. S’il a
des difficultés pour utiliser le logiciel
dans le cadre de la réalisation d’exer-
cices ou de révision des notions, ça n’a
aucune efficacité. Ce qui me semble
important aussi ce sont les écoles de
devoirs, ce genre de choses qui per-
mettent aux élèves de pouvoir avan-
cer leur travail mais toujours dans le
cadre scolaire. Cela leur permet aussi
d’avoir des explications supplémen-
taires. Le travail que les enfants font
dans ces encadrements, ils ne doi-
vent plus le faire seuls à la maison.
Maintenant, la solution n’est pas
parfaite. Imaginons qu’un enfant a
un problème en math et que ce n’est
pas le prof de math qui supervise
l’école de devoirs ce jour-là, il restera
bloqué avec son problème. ■
Propos recueillis par
Pauline Dacquin
Pour Pauline Filbiche, l'enseignement doit évoluer et les professeurs doivent être prêts à s'adapter et à intégrer les
nouvelles technologies . © P. DA ET L.L.
L’ASBL Entr’aide mise sur la continuité
Cours particuliers à domi-
cile, en groupe dans un
centre de remédiation
scolaire, ponctuels ou par for-
fait, suivi éducatif en ligne, cours
de méthodologie, blocus assis-
té… L’offre de soutien scolaire
s’est multipliée et diversifiée au
cours des cinq dernières années.
Parmi toute ces méthodes, l’ASBL
Entr’aide existe elle,depuis dix ans
et s’est développée en Wallonie.
Le samedi, à l’heure où beau-
coup d’adolescents dorment enco-
re, d’autres sont en cours. À l’Ins-
titut du Sacré-Cœur de Mons, une
vingtaine d’élèves travaillent de
façon studieuse. Ces jeunes parti-
cipent aux séances de remédiation
scolaire de l’ASBL Entr’aide.Cette
association a été créée en septem-
bre 2003 par Emmanuel Houdart,
un professeur de mathématiques
interpellé par le taux d’échec sco-
laire. À l’époque, il n’existait pas
autant de formules de soutien sco-
laire qu’aujourd’hui et ces offres
se concentraient surtout sur les
vacances, pour préparer, notam-
ment, les examens de passage.
Emmanuel Houdart a alors décidé
de créer son association à Mons et
de proposer des cours tout au long
de l’année scolaire.
Aujourd’hui, l’ASBL Entr’aide
fête ses dix ans et est active dans
quinze villes wallonnes dont
Charleroi, Tournai, Arlon, Namur
et Liège. Le soutien scolaire dis-
pensé par l’ASBL s’organise sur
trois axes. Tout d’abord, tout élè-
ve en difficultés peut télécharger
sur le site internet de l’association
des fiches de synthèse qui réex-
pliquent la matière et des vidéos
complémentaires à ces fiches, gra-
tuitement. Ensuite, l’élève qui ne
comprendrait pas une notion mal-
gré les fiches pédagogiques peut
poser une question sur le forum de
l’ASBL, il recevra la réponse d’un
enseignant.
Enfin, des cours sont dispen-
sés le mercredi et le samedi à rai-
son de deux heures par séance
par des professeurs de l’enseigne-
ment ordinaire. Le prix moyen des
cours est de 9€ par séance mais
cela varie selon la période durant
laquelle l’élève suit les cours. Le
coût diminue également lorsque
la durée du forfait est longue. Cela
a pour objectif de favoriser l’assi-
duité car le but de l’ASBL est de
travailler sur la continuité expli-
que Hervé Roensmaens, profes-
seur de mathématiques. « Les élèves
s’inscrivent pour plusieurs semaines,
cela nous permet de les accompagner
dans leurs problèmes et de constater
leur évolution. Au fil du temps, on
les connaît et on connaît leurs dif-
ficultés. Le but est qu’ils arrivent à
se prendre en charge eux-mêmes à la
fin » déclare-t-il.
L’autre atout des cours propo-
sés par l’association est le nom-
bre réduit d’élèves par classe. Pas
plus de six, ce qui tranche avec les
classes bondées de l’enseignement
ordinaire. « Dans une classe, un pro-
fesseur est seul face à vingt-quatre,
vingt-cinq, parfois trente élèves. Il
ne peut pas toujours remarquer et
résoudre le problème de chaque élève.
Un groupe de six élèves maximum,
cela permet d’avancer relativement
bien » précise Hervé Roensmaens.
Les élèves sont regroupés par
niveaux et si possible par école, ce
qui leur permet aussi de s’entraider
mutuellement.
Si l’ASBL fonctionne bien
depuis dix ans, les cours de soutien
ne constituent pas pour autant une
solution miracle. Comme le rap-
pellent les enseignants, si l’élève
ne travaille pas son cours chez lui,
il ne réussira pas. Et c’est vers cet
état de conscience et cette autono-
mie qu’ Entr’aide veut amener les
élèves. ■
Pauline Dacquin
L'avantage des cours dispensés par l'ASBL Entr'aide est le nombre réduit d'élèves par classe. Cela permet un enseigne-
ment plus personnalisé. © P.DA
Un don
unique pour
Fabiola
L
a reine Fabiola
n'avait encore
déposé aucun capi-
tal auprès de sa fonda-
tion Fons Peros lorsque
la décision fut prise de
la démanteler, a indiqué
lundi le Premier minis-
tre Elio Di Rupo inter-
rogé en commission de
la Chambre. La fonda-
tion controversée n'avait
à ce moment bénéficié
que d'un seul dépôt d'un
montant de 80.000 euros
versé «par un tiers», a
précisé le chef du gouver-
nement. Vu la disparition
de Fons Pereos, ce mon-
tant a été transféré vers
la fondation Astrida, une
fondation d'utilité publi-
que créée en 1992 par
feu le roi Baudouin, a-t-il
ajouté en réponse à des
questions des députés
Christophe Lacroix (PS),
Barbara Pas (VB), Theo
Francken (N-VA) et Luk
Van Biesen (Open Vld).
route
Accident de camions à
Vrasene
La N49/E34, fermée à la
circulation après un acci-
dent de camions surve-
nu jeudi midi à Vrasene
(Flandre orientale), est
complètement rouver-
te ce mardi matin, a indi-
qué l'agence de mobili-
té flamande (Agentschap
Wegen en Verkeer).
L'accident s'est produit
jeudi dernier lorsque
deux camions sont entrés
en collision. L'un d'eux,
chargé de bouteilles de
gaz, a percuté la berme
centrale et a pris feu. (b)
DROGUE
Démantèlement d'un
réseau de trafiquants
Une bande de malfai-
teurs supposés, spéciali-
sée dans la vente d'hé-
roïne et de cocaïne, a été
démantelée par la PJF de
Tournai. Une enquête de
plusieurs mois menée par
les hommes de la police
judiciaire fédérale de
Tournai, dont des écoutes
téléphoniques, a débou-
ché sur des perquisi-
tions qui ont été opérées
dans la région d'Anvers, à
Bruxelles et àTournai. Pour
infraction à la loi sur les
stupéfiants, cinq dealers
ont été placés sous man-
dat d'arrêt à Tournai. (b)
AGRESSION
Tentative de viol dans un
cimetière
Une dame qui se recueillait
sur la tombe de son compa-
gnon inhumé au cimetière
deChapelle-lez-Herlaimont,
a fait l'objet d'une tentative
de viol, dimanche, a-t-on
appris auprès du parquet
de Charleroi. L'auteur a fait
agenouiller sa victime et lui
a entaillé le visage avant
qu'elle ne réussisse à s'en-
fuir. La préjudiciée a finale-
mentportéuncoupauxpar-
ties génitales de son agres-
seur et a réussi à prendre la
fuite. Avertie des faits. (b)
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  • 1. Le Soir mai 2013 2 reportage Le soutien scolaire pour la réussite mais aussi pour la confiance Samedi 16 mars, 09 h 15, Cynthia descend les esca- liers qui mènent au salon de la maison. Marie-Ange, sa maman, l’attend, elle lui tend son manteau et elles quittent la mai- son. Cynthia a rendez-vous à et demie chez son professeur parti- culier de néerlandais. Cynthia a quinze ans, elle est élève en quatrième secondai- re au collège Sainte-Gertrude de Nivelles. Elle a de grosses difficul- tés en néerlandais et après les exa- mens de Noël, elle a décidé avec ses parents de suivre des cours particuliers avec son professeur de deuxième et troisième secondaire. Ce n’est pas la première fois que la jeune fille a recours à du sou- tien scolaire. L’année dernière, elle a consulté une coach scolaire. Son problème cette fois-ci ne concer- nait ni les maths, ni le français, ni la physique… Mais elle-même. « Cynthia n’avait jamais eu de gros problèmes à l’école, nous explique sa maman, mais au premier bul- letin l’année dernière, on a remar- qué que ses notes dans plusieurs cours avaient baissé. On a d’abord cru que c’était dû au changement d’an- née, que c’était un peu plus compli- qué, qu’elle devait s’habituer, mais ses notes continuaient de chuter». Les parents de Cynthia ont donc commencé à s’inquiéter. Son papa, Gerry, l’a même aidée dans ses exercices de math et sa sœur aînée, Sally,vérifiait ses exercices de fran- çais. « Elle semblait bien comprendre les exercices à la maison et n’avait aucune difficulté à les faire, mais les interros qu’elle ramenait de l’école étaient toujours mauvaises » déplore Gerry. Dès lors, l’interrogation et l’inquiétude n’ont cessé de grandir chez ces parents. Inquiétude partagée Marie-Ange et Gerry ne sont pas les seuls à s’inquiéter des résul- tats scolaires de leurs enfants. De nombreux parents partagent leur sentiment et cela peut s’expliquer par quelques chiffres. En moyen- ne, dans l’enseignement secondai- re, quatre élèves sur vingt-cinq, soit 16% ont déjà redoublé. Au cours de l’année scolaire 2010- 2011, le taux de redoublants en première année secondaire, c’est- à-dire,le taux d’élèves inscrits deux années scolaires successives dans la même année d’études était de 12,7 %. En troisième année secondaire, ce pourcentage s’élevait à 21,2 % et ils étaient 18,5 % à « bisser » en cinquième année. Les parents, confrontés aux dif- ficultés de leurs enfants, cherchent alors une solution qui porte le nom de coaching scolaire, soutien sco- laire ou encore, cours particuliers. Ils seraient un sur huit, soit 12,5% à faire appel à du soutien scolaire pour leur enfant selon une enquê- te de la Ligue des Familles publiée en février 2013. Si 24% des parents ayant par- ticipé à l’enquête de la Ligue des Familles déclarent avoir recours au soutien scolaire pour que leur enfant réussisse son année scolaire, cela ne signifie pas que ce dernier soit en échec. En effet, le marché du soutien scolaire se développe de plus en plus et ne se dirige pas que vers les enfants ou adolescents en grandes difficultés. Juliette Lavency est étudiante en Histoire de l’art en première année de Master, elle donne des cours de soutien à des élèves de primaire et à des étudiants du supérieur. Elle reconnaît que les élèves qu’elle aide ne sont pas nécessairement en échec, mais éprouvent plutôt des difficultés dans certains domaines. « Ils ont souvent le profil de jeunes très désorganisés, plus que de jeunes qui ne comprennent pas du tout la matière » explique-t-elle. Les parents déclarent surtout vouloir rendre confiance à leur enfant après un échec ou une contre-performance. Mais, plus étonnant, 12% avouent recourir au coaching scolaire pour faire de leur enfant un premier de classe. Réussir à tout prix ? Il s’agit dorénavant de mettre toutes les chances de son côté pour réussir en fin d’année. De nouvelles méthodes surfent sur cette tendance et proposent des « ateliers de méthodologie » pour apprendre à s’organiser, à étudier de façon efficace et à mieux gérer son temps. C’est l’option choisie par les parents de Cynthia. En effet, ses résultats étant médiocres, sa titulaire de classe a alors convo- qué ses parents. « Elle nous a expli- qué que Cynthia n’était pas au maxi- mum de ses capacités car elle n’avait pas confiance en elle. Elle n’arrivait pas à gérer son stress et elle perdait ses moyens en classe ». L’enseignante avait fait tout ce qu’elle pouvait pour mettre la jeune fille à l’aise mais malgré cela, Cynthia était toujours aussi stressée. Le pro- fesseur a donc conseillé à Marie- Ange et Gerry d’avoir recours à du coaching scolaire. Ceux-ci ont trouvé une coach à Nivelles qui fait de la «  guidance scolaire », un mélange de cours de gestion du temps, d’organisation et de sophrologie. Cynthia a passé avec elle environ une heure tren- te par semaine pendant six mois et cela lui a fait du bien. « Ca me plaisait beaucoup de la voir, même si ce n’était pas toujours chouette de se lever le samedi matin pour y aller. Maintenant j’ai confiance en moi. Parfois évidemment il m’arrive de ne plus me faire confiance mais c’est normal. Comme partout, il y a des hauts et des bas. La plupart du temps j’arrive à gérer mon stress. Elle m’a vraiment beaucoup aidée ». Les parents de Cynthia pen- sent avoir fait le bon choix pour le bien-être de leur fille. Ils déclarent ne pas l’avoir fait dans le but de pousser leur fille vers le top mais bien pour qu’elle se sente mieux à l’école. Par la suite, ils ont éga- lement inscrit Cynthia à un cours particuliers de mathématiques. Juliette Lavancy reconnaît que ce sont souvent les parents qui font la démarche pour que leur enfant ait recours au soutien scolaire mais elle ne pense pas que ce soit dans l’objectif de faire de leur progéni- ture le génie de la classe.« C’est plus souvent plutôt pour qu’ils se sentent bien à l’école, moins stressé et par là, certes, plus performant, mais je ne pense pas que ce soit le but premier ». André Lerat,un ingénieur indus- triel à la retraite donne des cours particuliers en mathématiques, physique et chimie depuis plus de vingt ans. Il a aidé beaucoup d’adolescents et il rejoint l’avis de Juliette Lavancy. Les parents qu’il a rencontrés ont toujours fait appel à lui pour que leur enfant réussisse leurs examens et leur année scolai- re. « Pour éviter une catastrophe en fin d’année » comme il dit, « mais jamais pour être le plus performant possible  ». Cette idée le choque d’ailleurs un peu. Pour Alexandra Culin, bénévo- le dans une école de devoirs, les parents qui optent pour le sou- tien scolaire afin de faire de leur enfant un premier de classe sont une minorité.Elle,en tout cas,n’en a jamais rencontré.Selon elle,si les parents se tournent de plus en plus souvent et peut-être, de plus en plus vite vers les méthodes de sou- tien scolaire, c’est parce qu’ils n’ont pas toujours le temps de s’occuper des devoirs de leurs enfants mais surtout parce qu’ils ne se sentent pas forcément à la hauteur pour leur expliquer les choses qu’ils ne comprennent pas. « Avec le soutien scolaire, les parents sont plus rassu- rés. Ils savent que leurs enfants sont dans de bonnes mains. Ce qu’ils veu- lent, c’est avant tout qu’ils se sentent bien et qu’ils comprennent ce qu’ils ne comprenaient pas avant. Bref, qu’ils réussissent, simplement ». ■ Pauline Dacquin L’ESSENTIEL ● Si l’école est gratuite, ce n’est pas toujours le cas du soutien scolaire. Le marché est en plein essor et rapporterait environ 300 millions d’euros par an, sans compter les cours dispensés « au noir ». Malgré la crise, les parents semblent prêts à débourser parfois plusieurs centaines d’euros pour le bien de leur enfant. Mais est-ce vraiment pour leur bien ? De plus en plus d’enfants ont recours au soutien scolaire bien qu’ils ne soient par forcément en échec. Reportage dans une famille du Brabant wallon. Enseignement / Le soutien scolaire a la cote Les parents de Cynthia ont eu recrours au soutien scolaire pour que leur fille se sente mieux à l'école. Aujourd'hui Cynthia a de nouveau confiance en elle.et travaille plus sereinement. © P.DA. Quelques chiffres 300 millions €: c'est ce que rapporterait le secteur du soutien scolaire par an, sans compter le marché des cours "au noir" 15 à 20% des parts de marchés, seulement, seraient captées par les entreprises privées de remédiation scolaire De 20€ pour une heure de cours avec un professeur particulier... ... à 920€ pour cinq heures de cours par semaine toute l'année à l'ASBL Entr'aide 1 parent sur huit soit 12,5% a recours au soutien scolaire pour son enfant 31% des parents espèrent rendre confiance à leur enfant en faisant appel à du soutien scolaire 65% des parents seraient favorables à ce que les écoles proposent des cours de soutien scolaire gratuits «Les parents ont recours au soutien scolaire pour éviter une catastrophe en fin d'année.» A. Lerat Dacquin_Pauline.indd 4 30/04/13 16:54:45
  • 2. Le Soir mai 2013 reportage 2 «Les jeunes n’ont pas conscience que la technologie peut les aider à l’école» ENTRETIEN Pauline Filbiche est un jeu- ne professeur de français et de langues étrangères qui partage son temps entre l’Ins- titut Saint-Charles de Péruwelz et l’Institut des Sciences du Langage de l’Université de Mons. Détentrice d’un régendat en fran- çais et langues étrangères, elle a également obtenu un master en sciences de l’éducation. Durant son master, elle s’est spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information et de la communica- tion dans l’enseignement. Selon vous, quelles sont les cau- ses de l’échec scolaire ? C’est une question vaste qui me préoccupe toujours et qui selon moi se pose tout au long de la carrière d’un enseignant. Je pense qu’il y a plu- sieurs facteurs. Tout d’abord, il y a une notion de plaisir qui doit être fondamentale dans l’apprentissage. Par exemple, le fait que l’élève accro- che avec le professeur même s’il s’agit d’une matière qui lui semble répé- titive ou difficile a, selon moi, un impact sur son application, son écou- te en classe. Ensuite, il y a la ques- tion du suivi de l’élève à domicile. C’est très important que l’enfant ou l’adolescent soit soutenu chez lui. Les enseignants se plaignent d’ailleurs souvent que les élèves ne sont plus suivis à domicile. Mais aujourd’hui c’est parfois difficile, les parents tra- vaillent et les horaires ne leur per- mettent pas toujours d’être là pour aider leur enfant. En plus de cela, ils n’ont pas forcément la fibre nécessai- re pour expliquer certaines matières. Cela peut aussi être lié à la formation de base de l’enseignant… Vous parlez de plaisir dans l’ap- prentissage. Les nouveaux médias et notamment l’informa- tique ont beaucoup de succès auprès des jeunes. Est-ce qu’in- tégrer ces outils dans les métho- des d’enseignement serait une solution ? La plus-value des nouvelles tech- nologies et particulièrement l’in- formatique et l’internet a déjà été prouvée et nous, enseignants, som- mes encouragés par nos directions et de façon plus générale à intégrer ces nouveaux moyens dans nos cours. Le problème est que les enfants et les adolescents n’ont pas forcément conscience que c’est un outil qui pour- rait les aider dans leurs travaux. Ils voient surtout le côté attrayant. Bien souvent, ils disposent déjà de ce type d’outil chez eux et pensent le connaî- tre mais il s’agit d’une connaissance superficielle. Justement, en quoi ces outils peuvent-ils les aider à l’école ? Il existe des logiciels qui permet- tent de travailler certaines diffi- cultés chez les élèves. Certains de ces logiciels reçoivent l’agrégation de la Communauté française. J’ai déjà utilisé des logiciels orthographiques pour les difficultés d’ordre lexical, donc tout ce qui concerne le vocabu- laire et les difficultés de type gram- maticales, c’est-à-dire au niveau de la construction même de la phrase. Il y a des résultats. Mais je n’avais pas laissé mes élèves seuls face aux logiciels, je continuais à intervenir parce que, pour avoir testé ces outils au préalable, je me suis rendue comp- te qu’il y avait certains éléments de théorie qui n’étaient pas forcément expliqués de la bonne manière pour tel ou tel élève. L’avantage du profes- seur est justement qu’on connaît leur personnalité, on connaît leur manière de réagir et leurs affinités avec une matière particulière. En cas de besoin on peut intervenir pour donner des explications complémentaires ou des exemples autres que ceux proposés dans le logiciel. Malgré l’apparition de ces outils, la présence de l’enseignant a donc toujours du sens… Oui, comme je l’ai dit, les jeunes pensent connaître les outils informa- tiques mais ils ne les connaissent pas vraiment si bien que cela. Par exem- ple, dans le cas du cours de français, on demande souvent aux élèves de rédiger leurs travaux avec des pro- grammes de traitement de textes. On se rend compte qu’ils ne connaissent pas toutes les options qui sont notam- ment présentes dans la barre des tâches pour la mise en page, etc. La technologie a une plus-value mais il faut toujours l’adapter au public que l’on a en face de soi. Selon vous la solution à l’échec scolaire résulterait d’une combi- naison des technologies et de la présence des professeurs… Avec les technologies on voit des résultats mais cela nécessite que l’élè- ve ait bien en mains le programme qui lui est proposé. Qu’il s’agisse d’un programme portant sur les maths, les sciences ou le français, l’ergonomie a son importance et il faut que l’élè- ve puisse l’utiliser facilement. S’il a des difficultés pour utiliser le logiciel dans le cadre de la réalisation d’exer- cices ou de révision des notions, ça n’a aucune efficacité. Ce qui me semble important aussi ce sont les écoles de devoirs, ce genre de choses qui per- mettent aux élèves de pouvoir avan- cer leur travail mais toujours dans le cadre scolaire. Cela leur permet aussi d’avoir des explications supplémen- taires. Le travail que les enfants font dans ces encadrements, ils ne doi- vent plus le faire seuls à la maison. Maintenant, la solution n’est pas parfaite. Imaginons qu’un enfant a un problème en math et que ce n’est pas le prof de math qui supervise l’école de devoirs ce jour-là, il restera bloqué avec son problème. ■ Propos recueillis par Pauline Dacquin Pour Pauline Filbiche, l'enseignement doit évoluer et les professeurs doivent être prêts à s'adapter et à intégrer les nouvelles technologies . © P. DA ET L.L. L’ASBL Entr’aide mise sur la continuité Cours particuliers à domi- cile, en groupe dans un centre de remédiation scolaire, ponctuels ou par for- fait, suivi éducatif en ligne, cours de méthodologie, blocus assis- té… L’offre de soutien scolaire s’est multipliée et diversifiée au cours des cinq dernières années. Parmi toute ces méthodes, l’ASBL Entr’aide existe elle,depuis dix ans et s’est développée en Wallonie. Le samedi, à l’heure où beau- coup d’adolescents dorment enco- re, d’autres sont en cours. À l’Ins- titut du Sacré-Cœur de Mons, une vingtaine d’élèves travaillent de façon studieuse. Ces jeunes parti- cipent aux séances de remédiation scolaire de l’ASBL Entr’aide.Cette association a été créée en septem- bre 2003 par Emmanuel Houdart, un professeur de mathématiques interpellé par le taux d’échec sco- laire. À l’époque, il n’existait pas autant de formules de soutien sco- laire qu’aujourd’hui et ces offres se concentraient surtout sur les vacances, pour préparer, notam- ment, les examens de passage. Emmanuel Houdart a alors décidé de créer son association à Mons et de proposer des cours tout au long de l’année scolaire. Aujourd’hui, l’ASBL Entr’aide fête ses dix ans et est active dans quinze villes wallonnes dont Charleroi, Tournai, Arlon, Namur et Liège. Le soutien scolaire dis- pensé par l’ASBL s’organise sur trois axes. Tout d’abord, tout élè- ve en difficultés peut télécharger sur le site internet de l’association des fiches de synthèse qui réex- pliquent la matière et des vidéos complémentaires à ces fiches, gra- tuitement. Ensuite, l’élève qui ne comprendrait pas une notion mal- gré les fiches pédagogiques peut poser une question sur le forum de l’ASBL, il recevra la réponse d’un enseignant. Enfin, des cours sont dispen- sés le mercredi et le samedi à rai- son de deux heures par séance par des professeurs de l’enseigne- ment ordinaire. Le prix moyen des cours est de 9€ par séance mais cela varie selon la période durant laquelle l’élève suit les cours. Le coût diminue également lorsque la durée du forfait est longue. Cela a pour objectif de favoriser l’assi- duité car le but de l’ASBL est de travailler sur la continuité expli- que Hervé Roensmaens, profes- seur de mathématiques. « Les élèves s’inscrivent pour plusieurs semaines, cela nous permet de les accompagner dans leurs problèmes et de constater leur évolution. Au fil du temps, on les connaît et on connaît leurs dif- ficultés. Le but est qu’ils arrivent à se prendre en charge eux-mêmes à la fin » déclare-t-il. L’autre atout des cours propo- sés par l’association est le nom- bre réduit d’élèves par classe. Pas plus de six, ce qui tranche avec les classes bondées de l’enseignement ordinaire. « Dans une classe, un pro- fesseur est seul face à vingt-quatre, vingt-cinq, parfois trente élèves. Il ne peut pas toujours remarquer et résoudre le problème de chaque élève. Un groupe de six élèves maximum, cela permet d’avancer relativement bien » précise Hervé Roensmaens. Les élèves sont regroupés par niveaux et si possible par école, ce qui leur permet aussi de s’entraider mutuellement. Si l’ASBL fonctionne bien depuis dix ans, les cours de soutien ne constituent pas pour autant une solution miracle. Comme le rap- pellent les enseignants, si l’élève ne travaille pas son cours chez lui, il ne réussira pas. Et c’est vers cet état de conscience et cette autono- mie qu’ Entr’aide veut amener les élèves. ■ Pauline Dacquin L'avantage des cours dispensés par l'ASBL Entr'aide est le nombre réduit d'élèves par classe. Cela permet un enseigne- ment plus personnalisé. © P.DA Un don unique pour Fabiola L a reine Fabiola n'avait encore déposé aucun capi- tal auprès de sa fonda- tion Fons Peros lorsque la décision fut prise de la démanteler, a indiqué lundi le Premier minis- tre Elio Di Rupo inter- rogé en commission de la Chambre. La fonda- tion controversée n'avait à ce moment bénéficié que d'un seul dépôt d'un montant de 80.000 euros versé «par un tiers», a précisé le chef du gouver- nement. Vu la disparition de Fons Pereos, ce mon- tant a été transféré vers la fondation Astrida, une fondation d'utilité publi- que créée en 1992 par feu le roi Baudouin, a-t-il ajouté en réponse à des questions des députés Christophe Lacroix (PS), Barbara Pas (VB), Theo Francken (N-VA) et Luk Van Biesen (Open Vld). route Accident de camions à Vrasene La N49/E34, fermée à la circulation après un acci- dent de camions surve- nu jeudi midi à Vrasene (Flandre orientale), est complètement rouver- te ce mardi matin, a indi- qué l'agence de mobili- té flamande (Agentschap Wegen en Verkeer). L'accident s'est produit jeudi dernier lorsque deux camions sont entrés en collision. L'un d'eux, chargé de bouteilles de gaz, a percuté la berme centrale et a pris feu. (b) DROGUE Démantèlement d'un réseau de trafiquants Une bande de malfai- teurs supposés, spéciali- sée dans la vente d'hé- roïne et de cocaïne, a été démantelée par la PJF de Tournai. Une enquête de plusieurs mois menée par les hommes de la police judiciaire fédérale de Tournai, dont des écoutes téléphoniques, a débou- ché sur des perquisi- tions qui ont été opérées dans la région d'Anvers, à Bruxelles et àTournai. Pour infraction à la loi sur les stupéfiants, cinq dealers ont été placés sous man- dat d'arrêt à Tournai. (b) AGRESSION Tentative de viol dans un cimetière Une dame qui se recueillait sur la tombe de son compa- gnon inhumé au cimetière deChapelle-lez-Herlaimont, a fait l'objet d'une tentative de viol, dimanche, a-t-on appris auprès du parquet de Charleroi. L'auteur a fait agenouiller sa victime et lui a entaillé le visage avant qu'elle ne réussisse à s'en- fuir. La préjudiciée a finale- mentportéuncoupauxpar- ties génitales de son agres- seur et a réussi à prendre la fuite. Avertie des faits. (b) Lesbrêves Dacquin_Pauline.indd 5 30/04/13 16:54:46