L'Eveil économique de l'Indochine ["puis" (Eveil
économique de l'Indochine)] ; Bulletin
hebdomadaire
Source gallica.bnf.fr...
L'Eveil économique de l'Indochine ["puis" (Eveil économique de l'Indochine)] ; Bulletin hebdomadaire. 1915.
1/ Les contenu...
il L'EVEIL : ECONOMIQUE
BANQUE DE L'INDOCHINE
FONDÉE EN 1875
PRIVILÉGIÉE PAR DÉCRETS des:
12 Janvier 1875, 20 Février 1888...
L'EVEIL;; ECONOMIQUE m
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SOCIÉTÉ DÉS
TRANSPORTS AUTOMOBILES
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Chambres d'Agriculture
2° — un expert commerçant
3° — un expert industriel
tous deux désignés par lés Chambres...
LlfVKIL, K^NOMlgUK ;5 -.
de préférence des gares, avec leurs pos-
sibilités de croisement dé iraîus, entré
Gia-Lâa* et Phu...
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L'EVEIL ECONOMIQUE
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... R.ésuroé d'un étude (de M. PIERRE JOLLY dans «Af...
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Buvez la BIÈRE HOMMEt
du pétrole présente le plus lourd défi-
cit. Lès ressources de notre terr...
L'EVEIL ECONOMIQUE 9
Toiiiours des Plans!
Le Musée de l'Ecole
d'Extrême-Orient
Dans notre numéro du 14 Mars, à
l'occasion ...
10 L'EVEIL ECONOMIQUE
Le Vieux Hanoï qui s'en va
La rue de la Soie ; quelques unes de ses curieuses bouliquess.
lîuelle de...
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Pour les Amis du Vieux Hanoï
Hanoï ; la rue des Chapeaux en 1920.
Au carrefour de la rue des Even...
12 L'EVEIL ECONOMIQUE
C'est Colette d'abord, blonde et rose dans
sa robe de mousseline d'un mauve très doux
dont le décoll...
j :L'EVEIL '' ÉCONOMIQUE 13
'::^)^;:/^.;:^':y.À^.ÉT;Êsl ^,.v:~'y
:
HistoiïT'e d'iin sultan, de ses vizirs et de sa nouWïce...
u L'mmi ÉCONOMIQUE
Alorsla nourrice rentra en elle-même et,
humblement elle dit :
— 0 mon maître, lorsque tu étais un tout...
tfJSVBllms lïGDMOMUiUK 15
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grès oinôdernë.. Dans le même ^quartier
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encore dé ivoïi* grossir l'inflation;- Nôtfé ban-
que de l'Indochine a, depuis.ldngtèmps cre-
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  1. 1. L'Eveil économique de l'Indochine ["puis" (Eveil économique de l'Indochine)] ; Bulletin hebdomadaire Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
  2. 2. L'Eveil économique de l'Indochine ["puis" (Eveil économique de l'Indochine)] ; Bulletin hebdomadaire. 1915. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. Cliquer ici pour accéder aux tarifs et à la licence 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr.
  3. 3. il L'EVEIL : ECONOMIQUE BANQUE DE L'INDOCHINE FONDÉE EN 1875 PRIVILÉGIÉE PAR DÉCRETS des: 12 Janvier 1875, 20 Février 1888, 19 Mai 1900, 4 Janvier 1920, 21 Janvier 1921, 12 Janvier 1922, 17 Janvier 1923, 10 Janvier 1924,16 Janvier 1925-.et 16 Juillet1925. Capital social ; . .. . . • • • . • . . . . Frs 72.000.000 Capital versé:. . . . • . . . . . ...'. . . Frs 68.400.000 Montant global des réserves au 30 Juin 1924. ... ..'.-. .Frs 84.089.020 Siège social ; 96, Boulevard Haussmann, PARIS (VIIl) Président du Conseil d'Administration : M, A. de MÔNPLANET, Inspecteur Général honoraire des Finaoces* Président de la Sté Générale de Crédit Industriel et Commercial ; Pré- sident de la Sté Fse des Charbonnages du Tonkin. Vice-Président et Adminislrateur-Délé- M. Stanislas SIMON, Président du Conseil d'Administration de la Cie gué'. des Chemins de fer de l'Indochine et du Yunnan. Directeur Général: M- René THION de la CHAUME, ancien Inspecteur des Finances. SUCCURSALES & AGENCES ÎCochinchine : Saïgon — Annam : Tourane Cambodge ; Pnom-Penh — Tonkin : Haïphong Battambang Hanoï Territoire de Quang-Tchéou-Wan : Fort-Bayard ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS DE L'INDE ; Pondichéry. YUNNAN (Chine) : Mongtze — Yunnanfou SIAM : Bangkok. ÉTABLISSEMENTS DU DÉTROIT (Straits Settlements) : Singapour. CHINE : Pékin — Changhai — Tientsin — Canton — Hankéou — Hongkong. CÔTE DES SOMALIS : Djibouti. NOUVELLE CALÉDONIE: Nouméa. TAHITI : Papeete. Adresse télégraphique : «INDOCHINE »..'
  4. 4. L'EVEIL;; ECONOMIQUE m STACA SOCIÉTÉ DÉS TRANSPORTS AUTOMOBILES OUtENTRE-ANNAM Siège Social : Rue Galliéni, Tourane. Adresse télég. STACA TOURANE-QUINiïC)NE-NHATRANG Service Postal Subventionné Quotidien entre Toùra- ;he-Qùinhone-Nhatrancj et vice-versa par autocars très confortables. Locations d'autos luxueuses pour tous parcours a des prix très modérés. Garages ateliers mécaniques, réparations, fourniture de toutes pièces, vente de tous articles concernant l'au- tomobile, dans les garages de Tourane, Quinhone ei Nhatrang; HORAIRE Service Quotidien I PRIX | PRIX • 4 Destination l,eure 1res SIOBB 1 Desli»ati°n Heure ~ ^ 0 TODRAHE.. 6 h $ $ 0 NHATRANG.. 6 1i. $ • ' $" 22 Quangnam.ivers7- 00 1-76 1-'10 M Ninhhoa. . vers7.30 2.64 1.65 32 Faifoo... » 7- 20 2.56 16,} 104 Phukhô. .. » 9.50 8.32 ' 5.20 87 Tamky... » 9-0 6- 96 4-35 120 Tuylioa. .. » 12.30 9.60 6.00 HQ MUIP.PU *A. H.45 11.92, 7.45 172 Sôngcâu. . » 15.30 13,76 8.60 J*» U'JMIGBGAlJD. 12.45 i 231 „„„„,„.- jA. > 18.00 18.48 I 11.55 209 Sahuynh. .v. 14.W 16.72 10.43 0 UUlBHUBb Js> 6 h> $ I $ 221 Tamquan.. » 15.00il7.68 1105 2) Binhdinh.. vers6.40 1.60 1.00 237 Bôngson. .» 15.30!l8.96 1185 85 Bôngson.. Y 9. 6 80 4.25. 302 Binhdinh.. » 17.50-24.16 1510 101. Tamquan.. > 9.30 8.08 5.05 322 nirrannuDU. » 18 30 35.76 16.10 113| Sahuyah. . «10.10 9.04 5.65 0 UUIHaOBb-^D 6 h. S $ $ m'ûlIliTfJiUpA > H.45 13.84 8.65 5"Ô Sôngcâu... vers 8.15! 4.75 2.95 llâ UUMaMI .'D. » 12.45 111 Tuyhoa. ..:» 12.30 ! 8.8S 5.55 .335 Tamky. .. vs.15.10 18.80 11.75 127 Phukhê. ..I » 13.30 10.16 6 35 290 Faifoo » 17 .10 123.20 14.50 198 Ninhhoa...! » 15.30 15.84 9.90- 300 Quangnam. » 17.30 24.00 15.50 231 HHATRAHG..1 » 18.00 18.48 .11.53 322 TOURANE. . » 18.30:25.76 16.10 j Horaire Spécial Correspondant avec le train de nuit hebdomadaire de Saigon à Nhatrang le Dimanche h.. Quinhone 5.00 Sôngcâu entre 7.00 et 7.30 T,,„K«n i A. » 9.00 et 9 30 mynoa < D % ,,0 Q0 et 10 30 Phukhê » 11.00 et 11.30 Ninhhoa » 14.00 et 14.30 Nhatrang-(A. » 15.30 à 16.30 poste fD. ». 17 00 Nhatrang-) A. » 17.15 gare / D. » 17.44 Arrivée à Saïgon 6.00 le Samedi h. Saïgon -Départ 21.15 Nhatrang - Arrivée 8.35 Nhatrang - gare 8.40 N'iatrang - poste 9.00 Ninhhoa entre 10.30 et 11.00 Phukhê » 13.00 et 13.30 Tuyhoa » 14.30 et 18.00 Sôngcâu > 16.30 et 17 30 Quinhone » 18.30 et 19.30
  5. 5. IV" v&imù ECONOMIQUE Société Anonyme au Capital de 5.100.000 Francs SIÈGE SOCIAL : 96 bis Boulevard Haussmann PARIS DIRECTION & USINE à Haly — HAIPHONG MARQUE Adresse Télégraphique : Pnosphâtes-Haipliong ^r* DÉPOSÉE Ho 65 19/21 PHOSPHATE 19/21 o/0 d'acide phosphoriqiiie inement moulu triplant le rendement des rizières s'emploie pour toutes les cultures. Représentants i au Tonkin : dans toute 5 les provinces." I en Cochiachine : Descours & Cabaûd, Saïgon. Agent de la Société des Potasses l'Asace Pour tous Renseignements s'adresser à : La Société nouvelle des Phosphates au Tonkin? a fiaïphong Hauts Fourneaux et Fonderies DE PrésidentdelaSociétéG,GAVALLIER-Administrateur-DirecteurGénéral:M.PAUL TUYAUX EN FONTE de tous SYSTÈMES ^^ • V« Pour Canalisations d'Eau, de Gaz, de Râperies, etc.. ^fi^uM Jointsau plomb(Type Ville deParis)et àjoints de caoutchouc,systè- yÊ^^~ me à assemblage précis breveté SGDG ; Gibault ; Lavril Economique, etc.. fÈ Tuyaux en Fonte frettés d'acier à Chaud pour conduites de grands dia- m mètres ou pour fortes pressions de service. Fontes d'Assainissement. ' Robinets vannes, Bornes Fontaines, Bouches d'arrosage et d'incendie Matériel de Chemins de fer(Plaques tournantes.coussinets, sabots de frein,etc..) Sièges Administratif et Commercial 9-H Bue St Léon — NANCY Reg. du CceNANCY No 584 ; Bureaux à Paris : 5 Rue Jules Lefèbvre 1 Teiéph : Guiemb 33-58 etll-61 — Inter 210 Envoi franco dès catalbgaes sur demande
  6. 6. 1 -.^WBMWMC *MWW68RE AU TOWfftr | L'EVEIL ECONOMIQUE »aU I I | Papeteries de l'Indochine | w Société anonyme au capital € W de 2.500.000 francs € W w w Siège social : 96bts Boulevard Haussmann W w Paris ^ skDirection Générale à Dap-Cau (Tonkin) € » € £ Papier écolier et écriture Papier pur bambou 41 * Papiers vergés pour édition j| j^ Buvards Papiers blancs M ^Cartons et couleurs ^ ^ Papiers emballages pour Impression M I Papier pur bambou pour édition Papiers blancs et couleurs pour Impression Pâte de Bambou #2 Usines: Usine de pâte à ViétriG î Usine de papier à Dap-Cau *Jfc UOIHO CIO [JVlfJlCl U I/UjU'UUU i Jr Adresser toutes les correspondances « ^ à Dap-Cau (Tonkin) 2 » € m ^^ I Adresser toutes les correspondances à Dap-Cau (Tonkin) I LA TUILE « TYPHON » JV[ARÇ>UE ET MODÈLE DÉPOSÉS *T embo.- V temeht de reeouvremml -2e emboî- tement de recouvrement ^•doubU > rainure d'écoule- ment du second emboîtement. cannelures de ruisselle- ment »double emboi- lemeni latéral de un centimètre de profondeur... 15 au mètre carré, double emboîtement, double recouvrement, crochet extra-résistant pour les attaches au fil de fer — Poids 42 kgs au m2. La première tuile mécanique étudiée et conçue spécialement pour résister aux pluies et ouragans d'Extrême-Orient. jjté Amedes TUi|eriesde l'Indochine HANOI Ateliers maritimes de Haïphong Fondés en 1891 — Boulevard Bonnal n° 6 — Télép. 556 1 § i S I» 11 Travaux mécani- ques de tous genres — Grosse et petile chaudronnerie— Chaudières et mo- teurs. Installations d'usi- nes — Travaux pu- blics et privés — Construction navale — Air comprimé. Les seuls ateliers d'Indochine dispo- sant d'Ingénieurs spécialisés, de cale de construction,d'un dock flottant, de ma- tériel moderne - Ri- vetage mécanique, soudure électrique, etc. permettant l'étu- de sérieuse et la réa- lisation économique de tous travaux ou Installations. Embarquement des chaudières sur le Van Vollenhoven Etudes et devis sans aucun frais Références : Usine des Eaux et réservoir de Haïphong — Dock de Haïphong — Vapeurs : Verdun, Bonite, Espadon-Van Vollenhoven — Fils de Paul Doumer — Mur de Quai de Hongay et Kébao (air comprimé) — Chemin de fer de Lang-Son. — Ponts sur la ligne de Vinh-Dongha — Dragages— àppontements de Haïphong — Porteurs à vapeur. — Entrepreneur des Ménagerie» Maritimes etc. et et «91 et
  7. 7. VI LfEVËlL ECONOMIQUE T ARTIFICIELS DE L'INDOCHINE Usine àrïAIPHÔMG CIMENT PORTLAND DD CIMENT FOND© LAFARGÉ Usine à HAÏPHONG CIMENT FOiDU LAFARGE Slé1IElAIHÏliffyil pu LANG^TRO imui) CHAUX HïDftJlOLlQi^làilX ESCIMENT '^0pifetf'rt1i'Sv-^RAMl:q.DÊ;S En vente chez les principaux commerçants de (Indochine AGENTS GENERAUX; Cochinchine, Cambodge Laos, 5udflnrvam Chine du Sud Chine du Nord Philippines DESCOURS & CABAUD, Saïgon A. L. ALVES& Cie RACINE & Cie, Changhaï SMITH, BELL & C°... Ltd Singapour & Etats Malais Siam Indes- Néerlan- daises DUP1RE BROS Les Successeurs de E. G. MONOD & Cie HÂNDSLS VEREEtflSlNG « ROTTERDAM > IU BANQUE FRANCO-CHINOISE pour le Commerce et l'Industrie .A.JSrCIE3STISJ Mls/LIBUTT Société Française de Gérance de la Banque Industrielle de Chine Siège social : 74 Rue Saint-Lazare — Paris Capital entièrement versé. Frs 20.000.000—Fonds de roulement remis par la Banque Industrielle. Frs 50.000.000 Réserves. Frs. 11.160.000 Président du Conseil d'Administration : AI. GHolet, Président du Conseil Banque de Paris et des Pays-Bas, Viee Président Compagnie des Chemins de fer du Nord. Commissaire du Gouvernement Français : AI. de Celles, Directeur Honoraire au Ministère des Finances. Directeur Général : AI. Can-ère. PARIS - LYON - MARSEILLE — PÉKIN - GHANGHAI — TIENTSIN - HONGKONG CORRESPONDANTS dans tous les principaux centres commerciaux du monde. v BANQUE DE PARIS & DES PAYS-BAS. E.t France BANQUE NATIONALE DE CRÉDIT. I SOCIETE GENERALE POUR FAVORISER LE COMMERCE a i „„.i * MIDLAND BANK LIMITED.J Londres j BANCA COMMERCIALE ITALIANA. A xw v«.u I IRVING BANK COLUMBI TRUST COMPANYA new-xoiK | BANCA COMMEBCIALE ITALIANA AGENCES EN innocHini: CANTON En Frnnee A Londres A JVew-York SAIGON - HAÏPHONG - HANOI A.GEKCE DE HANOI : 25 27 —Rue Paul-Bert. TOUTES OPÉRATIONS DE BANQUE en général. COMPTES-tOURAN! S (compte-chèque) en piastres portant intérêt à 3«/s l'an. COMITES-COURANTS EFiFRANCS (remboursables en chèques ou virements sur France) portant intérêts à 3, 1/2 °/o l'an. COMITES SI EC1AUX A VUE, dits Comptes d Epargne convertibles en francs ou en pias-tres (renseignements sur demande). DEPOTS A Et HEÂKCE FIXE (taux et renseignements sur demande . ESCOMPTES& RECOUVREMENTS de lout papier de commerce. YFNT1 df s liailes, cl èques ou transferts télégraphiques, lettres de crédit, sur les principales places commerciales. TRANi1MISSION & EXECUTION d'ordres de Bourse et Souscriptions sur tous les marchés. ACHAT ET VENTE de monnaies étrangères.
  8. 8. lOme Année AUMÉItO ^460 Dimanche 9 Mai 1926 ADMINISTRATION ET BEDACÏIOH il. Rue Paul-Bert —Hanoi Téléphone 119 /.<Qnssvabonnesânsfrâisdâns tflusJes'bureauxde Poste. DE L^WOÛCHÏME WLLET» H* IPQMÂ D AiRË Directeur : M* '€3ltfid'l|:$liOil'$Sl''l!.f.:'fiéda«t0ii# en Chél Abonnement i un an 15 p. 6 mois 8 p.Indochine .... 15 p. | 8 p. France et Colopiesj ; françaises ' ~au cours Etranger 16 p. J 8 p.50 au cours Le Numéro, 30 cents Mômy^mAtf^ i Là Liberté de la Pjrëssei pour, les Indigènes . SIPIÈRE M sujeti-dè lapropriété foncière .. . . . VALINGOURT 11 faut a Haïphong deux gaies... et quelques -autres suggestions. . . ; . . . . BARBISÏËR . vÀux.N,ouvellesrïIébrides. .--*-, . . . . . .L.TJ|iiisation économique des Transports Au- tomobiles ... . . . . . . . . . . P. JOLLY Toujours dés Plans : de l'Ecole d'Extrême- Orient et d'une villa. -,'•..' . , . . H;C. Pour les Amis du Vieux Hanoï ; Hanoï qui S eu Va. ,« • » t » . » . • • La mode . . . ... .'.'.. . , . Variété: Histoire d'un sultan, de ses vizirs ; et de sa nourrice. . . ... . . Jacques BAlNViitE Chez nos confrères . . . . . . . . Informations diverses . . . . . . ,. La Inerte ie la Presse pottr les Indigènes Bénx airfcïeles de G. SIPIÈRE i Qu'on l'accorde demain. Que se pas- sera-t-11? Aussitôt rouleront fébrilement les presses rotatives. Cent journaux nou- veaux verront le jour. Par curiosité on les lira d'abord, puis on se lassera de les acheter et surtout de les parcourir. 11 y aura des violences regrettables. Il en est de telles chez nous.... Il y aura des provocationsirréfléchies... Les tribunaux seront là pour obliger leurs auteurs à la réflexion. Il y aura des idées subversives étalées au grand jour. Elles feront moins de chemin que n en font,colportées de bouche en bouche, les phrases et les sentiments que le mystère et le danger parent et voilent de leurs belles couleurs. Quel est le public qui fera la clientèle de ces feuilles éphémères? C'est un pu- blic essentiellement restreint, auquel nous insufflons chaque jours l'amour passionné de la liberté de penser et qui commence à y prendre goût. Dans les provinces les groupements qualifiés si imprudemment d'élite intel- lectuelle se féliciteront de pouvoir écrire et lire ce qu'ils veulent, au lieu d'être contraints à lire ce qu'ils ne veulent pas. La liberté de la presse est la soupape de sûrelé de l'opinion publique. La désolante instabilité de nos grands chefs a créé en Indochine un mirage soigneusement entretenu pour séduire Paris, dispensateur des faveurs et des situations. Il faut envoyer à Paris, pour chaque nouveau chef, le témoignage des gerbes de fleurs qu'il récolte et surtout s'atta^ cher à n'y laisser figurer ni ronces, ni orties C'est à Paris à modifier sa manière de faire et à ne plus juger exclusivement ses envoyés sur les compliments de circonstance, presque toujours payés à beaux derniers comptants. Après un premier essai de sonorités discordantes, les instruments prendront le ton moyen, qui sera réellement celui qui convient. Lorsque les Annamites réclament le droit de choisir leurs jour- naux et leurs auteurs, nous sommes en- tièrement avec eux pour leur dire qu'ils ont raison. Ne ferait-on cesser que l'a- bus criant de la presse officieuse, qui coûte si cher et qui rapporte si peu, que la réforme mériterait d'être louée* C'est à nos tribunaux et à nous de tenir la main et de châtier les provo- cations aux actes d'intervention direc- te, qui sont déjà révolte et rébellion, tout aussi bien d'un côté que de l'au- tre de la barrière. Quant à mettre en demeure provinces et communes de souscrire de lourds contingents d à- bonnements coûteux, pour recevoir des liasses pesantes de journaux qu'on rie décacheté même pas, c'est un procédé qui sera difficile à déraciner, mais que la liberté de la presse ébranlera déjà fortement. A ceux qui nous jugeraient impru- dents ou'partiaux dans cette affaire qu'il nbUs soit permis dé remémorer un fait personnel bien significatif. Voici plus d'un an le signataire de Ces lignes demanda là permission de publier en langue annamite la traduc- tion des propres articles parus dans la présente revue, l'Indochine Nouvelle. A ceux qui l'ignoreraient'M- Sipière rap- pelle qu'il est dans sa 27e année de sé- jour presque indisconlinu en Indochiné et qu'il est diplômé depuis 25 ans de langue annamite. A sa personnalité com- me à sa requête on n'en a pas moins op- posé un veto formel et nous demeurons toujours sous le coup de cet incompré- hensible ostracisme. Est-ce admissible qu'on mette ainsi un bâillon sur la-'bou- che d?un Français pour l'empêcher de causer avec ses amis annamites et que cette faveur soit réservée à tels ou tels anciens domestiques, anciens indicateurs de sûreté, hommes, à tout faire qu'où
  9. 9. '* L!lVfâL ÈGONOTtftjfe rmmjâmmi'iÊM &iGM.<3wm- récompense ou qu'on achète en leur don- nant ,1e;droit de parler,, ..;ïw ,: ;;^;-i:.:Ji:> •:>>: Gv SlPiÈRE ''. iï^i; ^mïM>: :' "Ils - " ,ri Nous voyons brusquement s'affirmer à nos yeux l'éveil d'un nationalisme an- namite intensif. Manquions-nous donc de clairvoyan- ce au ppint^de né pas nous être aperçus qfl'pne race et qu'un peuple aspirent çocanie an.,.homme à tous les droits de la vie.. , ;v,.,.*.... Nous avons dit souvent l'élrange in- compréhension mutuelle de deux élé- ments, européen et asiatique, qui sui- vent deux, sillages parallèles sans ja- mais fusionner réellement. .Sauf de: races exceptions, telles que celles des. chrétientés, par. exemple, ou de certaines,rares exploitations agrico- les, le Français ne connaît l'Annamite que,paç,.les, relations de patron à em- ployé, .de .maître à élève, de chef à sol- dat. De longs siècles d'exercice d'un au- toritarisme absolu ont façonné d'une ma- nière particulière les.caractères les plus entiers et les ont assouplisjusqu'au point où nous appelons « dissimulation » cet- te parfaite (.maî tri se des sentiments les plus véhéments. Et nous voici tout surpris de consta- ter subitement la véhémence de ces sen- timents ! Pour savoir ce que veulent dire et ce que,, pensent les geus il faut d abord commencer par les laisser parler et leur permettre de nous communiquer libre- ment leurs pensées. ,Vpici comment,par le fait d une igno- rance totale d'un étal d'esprit généralisé, nous nous éveillons brusquement d'un rêve artificiellement entretenu,pour con- templer avec ébabissement les manifes- tations imposantes de ces temps der- niers et les cortèges silencieux et recueil- lis d'une innombrable foule unie dans une même pensée. Le droit de pleurer un mort devrait être sacré, quel que soit ce mort. Le droit d'applaudir un vivant devrait être sacré, aussi longtemps que ce vivant ne l'ait appel à l'effusion du sang ou ne viole les lois. Ce sont des libertés trop belles à nos yeux pour que nous puissions' songer à en priver les autres. Voilà doue où est une des sources du mal. Elle réside dans l'incompréhension totale où nous étions d'un état d'âme cajlectif.qui s'affirme brusquement tout autre qu'on ne nous le décrivait. |Plus longtemps aura été maintenu lejfratfiiè clécor de cette toile, plus vite ilsjîra déchiré pour laisser; découvrir les réalités de la scène. > Ce sont celles-là seules qui nous in- téressent, et non pas du tout les proto- coles formalistes où de tristes histrions jouent le rôle médiocre dont ils touche- ront le salaire sitôt la pièce finie. Que M.Varenné accorde donc à laPres- se annamite la liberté qu'elle sollicité. Qu'il cofroborre l'octroi de cette liberté par dés instructions formelles pour que les lois soient respectées. La presse nou- velle dira sans doute beaucoup de sot- tises à ses débuts. La nôtre en dit suffi- samment pour nous enlever le droit d'être de sévères censeurs. Après une explosion d'enthousiasme, qui fera sur- gir plus de périodiques qu'il n'y aura de lecteurs pour les payer, tout rentrera dans l'ordre. 1 Annamite perdra le respect tradi- tionnel qu'il a pour les choses écrites et commencera ainsi, par la démolition de ce vieux vestige d'une civilisation démodée, son dur calvaire vers ce que nous appelons le progrès. Il en connaît déjà les premières leçons, qui sont la ré- volte, l'insoumission, 1 insubordination, l'exigence des droits au bien-être. Il au- ra vile fait d'apprendre les suivantes. Après quoi, ayant goûté à tous les fruits de l'arbre de la science, il deviendra semblable aux dieux que nous fûmes, dont le crépuscule commence à mesure que la foi religieuse s'éteint. G. SIPIÈRE L'Indochine Nouvelle N.D.L.R. — Rappelons à ce sujet que 1 Eveil Economique a depuis longtemps demandé la liberté de la presse pour les Annamites. La liberté dans les mêmes conditions que pour les Français, sans doutt:. Notre loi sur la Presse est très bien faite, à condition, il est vrai, d'avoir des magUirats êebon sens:.èt dé courage pour l'appliquer. Les journalistes indi- gènes apprendront très vite à leurs dé- pens que liberté n'est pas licence. Mieux vaudrait avoir une pressé moins muselée mais plus responsable. Lés An- namites n'auront pliis besoin de payer des prêle nom français qui leur causent tout au moins dés déceptions. Il suffira que ceux qui sont responsables de l'or- dre suivent de près les périodiques an- namites comme déjà l on suit les pério- diques français. Le cas échéant le par- quet sera prié d'intervenir. H est pro- bable qu'au début Les tribunaux se- ront souvent appelés à sévir contre des journalistes, qui se font sur la liberté de la presse d'étranges illusions, comme s en font même bien des Français, qui nont jamais eu la responsabilité d'un journal. Ne. leur laissons pas prendre ici les moeurs ar.archiques dès journaux chi- nois, qui d'ailleurs sont terriblement muselés, en matière politique, par les hommes au pouvoir. Mais le résultat de la liberté, non de la licence, sera la disparition d'un tas de pat lottes et d'officines à mots d'ordres et à tracts, et la raréfaction aussi de*.ces prête-nom européens, dont l Adminis- tration a souvent fort peur parce qu'ils sont plus malins qu'elle, qui ne l'est guère, et auxquels les indigènes n'ont recours que faute d'organes dirigés par les leurs. Compagnied'Exportationd'Extrême-Orient (SociétéiDonjmeu upital de1.000.000Itim) Matières premières et Produits lubriques d'Exlrêine-OrieBt Siège d'exploitation — Hanoï (lonfcin) Siège social : Paris 4$, Bd Haussmann N'écrive-/, plus en France..... LA PHARMACIE BARBEROUSSE à Saïgon fait des PRIX RAISONNABLES franco de port à partir de 8 piastres Faites y tin essai faraudsMagasins Ré^
  10. 10. ^iïjF^|NtfM*W tO SOJEÏ DE LÀ PROPRIETE FONCIÈRE - Complément à l'Exposé'd'une Modalité. Pratique de Crédit Immobilier 'Dans l'EveilEconomique du il Octo- lirê 1925 paraissait un article où, d'après • dfes souvenirs seulement et; sans texte sous les yeux, nous exposions une mo- dalité ;dë crédit hypothécaire usitée, di- ^sîdns-riôùs; en Allemagne. ' !•""Depuis nous avons pu nous procurer Un ouvrage où le système allemand est étudié et analysé et nous avons constaté qu'il ne correspondait que dans Son prin- cipe aux propositions de nôtre article, Le Gode civil allemand crée. Sous le nom de dette foncière (grundschuld), Un droit réel principal, exclusif dé toute obligation personnelle : le débiteur n'est pas'ténu personnellement à l'égard du titulaire de l^hypbthèquéi son patrimoi- ne n'est pas engagé, il n'jr a qu'un seul débiteur, l'immeuble grevé. Le proprié- taire qui désire utiliser le crédit d'un fonds, fait inscrire à son nom une ou plusieurs dettes foncières au feuillet de l'immeuble sur le registre public, C'est l'hypothèque sur soi-même. Le juge conservateur lui délivre* en représenta- 1 tion de ce droit réel des titres appelés bons fonciers (grundschudbrief), sus- ceptibles d'être négociés à ordre ou au porteur et sur lesquels figure la somme pour laquelle ils ont été émis, le rang dé l'inscription de la dette foncière et, plus généralement, tous les renseigne- ments nécessaires à la sécurité de l'en- dosseur ou du porteur. Aucune limita- tion n'est imposée au propriétaire, soit pour le nombre de bons à requérir, soit pour le montant de leur émission. Le code allemand laisse subsister, à coté de l'hypothèque indépendante, l'hy- pothèque accessoire, à côté de la créan- ce foncière gagée uniquement sur des immeubles déterminés, la créance hypo- thécaire gagée, en outre, sur le patrimoi- ne tout entier d'un débiteur personnel. L'hypothèque accessoire est générale- ment représentée par un titre : le Bon vu lettre hypothécaire, négociable par voie d'endossement. A la différence du bon foncier, le bon ou lettre hypothé- caire ne peut être cédé qu'avec la créan- ce garantie : le cessionnaire acquiert, ainsi en même temps, le droit person- nel et l'action réelle (art. 1.153 du C. C, allemand). L'hypothèque accessoire peut se réa- liser sous deux formes : elle peut être constituée soit au profit du propriétaire sur son propre fonds (c'est alors l'hypo- thèque sur soi-même), soit au profit du créancier, à raison d'une obligation pré- existante. ' L'hypothèque sur soi-même, que l'on retrouve en matière de bons fonciers commeen matière de bons hypothécaires, a une existence propre, indépendante de la dette qu'elle doit garantir. Le paie- ment de la dette n'emporte pas extinc- tion du droit hypothécaire, qui continue à subsister,ët le propriétaire peut se pro- curer un nouveau crédit en disposant de la garanti e et du» rang qrië "ce tte hypôfhè^ que assurait. L'hypothèqhe sur soi-même constitué pour le propriétaire un instru- ment de crédit toujours actif, qui "lui permet de se1 procurer instantanément, sans frais ni retard, les fonds dont il peut avoir besoin : c'est une hypothèque virtuelle, susceptible de se réaliser au premier besoin d'argent. Le propriétaire a^ de plus, la faculté d'échelonner les bons qui lui sont délivrés* dans un ordre de priorité déterminé à l'avance ; de telle sorte que. lorsqu'il fait un emprunt dans un moment où son crédit est solide et les capitaux abondants, il peut se con- tenter de donner en gage les sûretés in- férieures, réservant les premières hypo- thèques pour les temps difficiles. La législation germanique a ainsi réalisé la mobilisation du crédit hypothécaire et fait accepter une institution qui a tou- jours été réprouvée en France comme une dangereuse utopie. Notons, en terminant, que les deux formes d'instrument de crédit .' bon foncier et bon ou lettre hypothécaire, ne jouissent pas, dans le public, de la même faveur. Ce résultat s'explique par les différences de sûretés qui y sont atta- chées : tandis que le porteur du bon foncier a pour seul débiteur l'immeuble grevé et se trouve exposé aux détério- rations du fonds, que le propriétaire n'aura plus intérêt à conserver en bon état, lorsque, lourdement grevé, ce fonds menacera de lui échapper, le titulaire du bon hypothécaire bénéficie, en dehors de 1 action réelle, d'une action person- nelle pour le recouvrement de sa créance. Aussi çonçôiNsn que les capitaux se soient détournés des bons fonciers pour se porter de préférence sur lés bons hypothécaires. (Voir Lescure— Du double régime foncier de la Tunisie ^-) Nous eslimous;dès lors qu'excellent dans son principe; dans son but de fa- ciliter à l'extrême l'usage du crédit im- mobilier, le système allemand ne pré- senté pas des garanties assez sûres, en même temps qu'il est exagérément et inutilement compliqué. Il n'est pas sûr en ce sens que le pro- priétaire est libre d'évaluer lui-même et par conséquent dé surévaluer sa propri- été. Dès lors 1les bons émis perdent leur force créditrice et ne peuvent pas être acceptés par l'escompteur sans qu'il vérifie, au préalable, la valeur réelle de la propriété-gage. D'autre part l'existence de deux sortes de bons, bons fonciers et bons hypothé- caires, est une complication inutile, dont ou peut se passer en adoptant un seul type de valeur négociable, à la fois sûr et simple. Nous reprenons les propositions de notre premier article en les précisant. Au moyen d'une hypothèque sur soi- même le propriétaire peut se faire dé- livrer un carnet de « bons fonciers» dont la valeur totale sera limitée parla valeur maxima attribuée à sa propriété- Cette valeur ne saurait être fixée par le propriétaire lui-même, intéressé à l'exagérer. Elle serait déterminée par une com- mission permanente spéciale, qui pour- rait être composée de la façon suivante : 1°— un expert colon désigné parles Compagnie des Chargeurs Réunis Ligne de l'Indochine Vapeurs, paquebots et cargos. Départ de Marseille tous les 28 jours le jeudi Itinéraire. Anvers, Dunkerque, le riâvre, Bordeaux, Marseille, Port 5aid, Djibouti (facultatif), Colombo, Singapour, .Saïgon, Tourane, Haïphong et vice versa. Prochains départs Noms des Navires ; Tonnages de Marseille • de Haipliong | Passagers « Amiral t'onty » » » Amiral LatoucheTréville» « Dupleix > « Cap Saint Jacques » « Cay l'adaran » « Bangkok » 10.500 !18 Mars 1926 10.5J0 13.500 14.000 14.000 16.500 1-18 Mars 1926 | 4 Mai 1926 lrecl. 2e cl. et Entrep-.: [15 Av. 1926 '31 Mai 192d ,'lre ci. et Entrep.' 21 Av. 1956 ! 6 Juin 1926 itrecl.2ecl. » ' 13 Mai 1926 23 Juin 1926 j — 10 Juin 1926 121 Juil. 1926 jlre cl. et Entrep 8 Juil. .11)26 J27 Août 1926 ire cl. et Entrep Service de Cabotage des Meis de Chine Prochains départs : <r Campinas » partira de Hongay pour Nhatraua et Saïgon vers le 13/14 Mai. - - .. Prendra des passagers. ÂûenCeS ' Saigon. Agence Générale, © , *. fjaïpnong, Agence^ Tourane, MM. J. Piard et Cie.
  11. 11. ^Mffà-àwwÊm Chambres d'Agriculture 2° — un expert commerçant 3° — un expert industriel tous deux désignés par lés Chambres de Commerce. 4°— un expert financier désigné par les Banques.intéressées à une évaluation très sûre^en leur qualité de futurs escompteurs des bons à créer. 50 —, un expert architecte, désigné par lés quatrès autres experts. Chacun des membres de cette com- mission serait doublé d'un suppléant choisi dans les mêmes conditions; Ainsi composée* elle présenterait les meilleures garanties pour assurer une évaluation exacte et précise de tous im- meubles ruraux* commerciaux ou in- dustriels» bâtis où non bâtis. Cette évaluation sûre garantirait aux bons créés le meilleur accueil, parce qu'ils présenteraient le maximum de sé- curité pour l'escompteur. La marche à suivre pour aboutir se- rait très simple. Le propriétaire présenterait une re- quête à la Commission, en même temps qu'il lui confierait Son titre Ou sfes titrés. La Commission visiterait l'immeuble, l'évaluerait et établirait un court pfOcès- verbal indiquant le résultat de ses cons- tatations et sa décision. Cette décision indiquerait très précisément la somme représentant la valeur créditrice de l'im- meuble et par conséquent le montant de l'hypothèque à inscrire; Elle transmettrait ensuite requête» ti- tre et prûcès-verbal au Conservateur de la Propriété foncière qui, aussitôt, ins- crirait j'hypothèque et délivrerait au propriétaire le carnet de bons fonciers potar la valeur fixée par la Commission. Cette valeur serait indiquée en tête du carnet. Dès lors le propriétaire ayant besoin d'une somme remplirait et souscrirait un bon d'égalé valeur. Il le présenterait à l'escompte en pro- duisant son carnet, au vu duquel l'es- compteur pourrait aisément, en rappro- chant les talons des bons précédemment escomptés, s'assurer que le montant du crédit ouvert n'est pas dépassé. Au moment du remboursement par 1 emprunteur d'un bon escompté men- tion du remboursement serait faite par l'escompteur sur le talon originel, qui serait ainsi annulé,de façon à n'être plus décompté lors des présentations suivan- tes du carnet à l'occasion de nouvelles négociations. Ainsi un propriétaire aurait toujours et instantanément, pouvons-nous dire, le moyen de bénéficier du crédita que doit donner une propriétéi Ses affaires en seraient facilitées à l'extrême puisque les fonds placés en immeubles seraient mobilisés aussi ra- pidement et facilement que ceux dépo- sés dans une banque- .•..:;<>': Aux Chambres de Commerce et.d'A- griculture il appartient d'insister pour que cette modalité du crédit immobilier soit étudiée, mise au point et introduite dans le projet d'organisation de ja pro- priété foncière. VALINCOURT II faut à Haïphong deux gares.... et quelques autres suggestions Bans un plan que nous donnions de lÉjaiphong, il y a quelques mois, nous in- diquions deux gares: l'une, la gare ac- tuelle, que nous reportions au rond point de la rr.e de Lille, ce qui rendrait inutile la construction de la gare mariti- me, ou ce que la construction de la gare maritime rendrait inutile ; l'autre à Haly dans le prolongement de la rue Paul Bert. Cette gare serait précieuse, car lors- que sera tranchée la question du pont du Canal de Haly, transbordeur ou pont bascule, et que ce pont fonctionnera, il est très probable que l'île de Haly sera à peu près couverte d'usines et d habita- tions et que la Cimenterie avec ses ex- tensions aura dépassé ses limites ac- tuelles et peuplera, rien qu'avec les fa- milles de ses ouvriers, un quartier de 10 à 12.000 habitants- Et il y a d'autres usines sur la même rive. Donc, pour plus de 25.000 habitants de ce quartier et de celui de l'île de Ha- ly et pour quelque 5.C00 habitants du quartier de l'Abattoir, soit une agglomé- ration de 30.000 âmes, la gare que nous suggérons évitera deux kilomètres et plus aux usagers du chemin de fer ; au- trement dit cette gare créera toute une nouvelle clientèle. Bien entendu elle devrait être reliée au pont tournant par une chaussée lon- geant la voie ferrée; mais ceci et l'amé- nagement du quartier actuellement en formation entre la voie ferrée, le canal de Haly et la Cimenterie sera l'affaire de l'urbaniste, auquel les Haïphonnais, s'il leur reste encore pour deux sous de bon sens, feront un pont d'or pour qu'il leur établisse un plan d'agrandissement de leur ville. En ce qui concerne la gare il semble que si, la Compagnie du Yunnan en prend 1initiative — et nous ci'oyons sa- « * i i i < voir qu'elle y serait assez disposée — le Gouvernement Général sera avisé.de ne pas mettre ds bâtons dans les roues car, après tout, le budget de la Colonie est intéressé à ce que la compagnie aug- mente ses bénéfices et cette gare, qui ne lui reviendrait pas à 15.000$ par an d'intérêt, amortissement, entretien et personnel,procurerait certainement bien vite 30,000 $ de recettes supplémen- taires. , En au moins deux autres endroits de la ligne, des haltes s'imposeraient, mais ;"> I 4 i i i Compagniedes Charbonsde i1Indochine (Indochinese Goal Company) Société Anonyme au Capital de $ 150.000 Exportation et vente d'Anthracite et Charbon Gras du Tonkin Charbon de Soute Siège Social l 8, Boulevard Félix Faure, Haïphong Parc et Usine : à BinbrDong (Haïphong rive gauche) Téléphone : 623 Haïphong Adresse télég : Indocoal-Haïphong P<W«3^ Tngfiwqipi I I Buvez la BIËRE HOMME! j^
  12. 12. LlfVKIL, K^NOMlgUK ;5 -. de préférence des gares, avec leurs pos- sibilités de croisement dé iraîus, entré Gia-Lâa* et Phu-Thuy où l'on trouvé 11 kilomètres sans gare et entre Lac-fiao et £uân*-Dào,où l'on en trouve 10 km. sans halte et 16 sans gare. Les chemins de fer au Tonkin, à ia- différence dé ceux dé France; vivent surtout parles voyageurs; il y à donc intérêt à ce que, dans ce delta surpeuplé, les garés et haltes soient nombreùseSi D'autre part avec notre voie Unique la vitesse commerciale est limitée par les sections à parcourir sans croisement ; il y a donc intérêt à ce qu'il n'y ait pas de sections de plus dé sept ou huit kilo- mètres sans voie d'évitemeht, alors que l'on en trouvé encore atteignant 16 km- Bien entendu multiplier gares et hal- tes c'est ralentir les trains, mais les trains omnibus seulement ; il n'y aurait qu'à en doubler par un express'un d'a- bord, plus tard deux. De toute façon, si elle veut lutter par des lùoyens honnêtes contre la concur- rence des autobus pour le transport des voyageurs, il faut que la Compagnie du Yunhàh ne tarde pas trop à se grouiller. Il'fàiit tout de même faire un petit effort. Nous ne sommes pas bien gourmands : Trdis gares ou haltes dont en particulier la gare de Haly — Un maximum de 7 à 8 km.; devyoie^sans croisement;--jun express lëi: matin -faisant le 'y trâjefr-ide' Hanoï à Haïphong en 2 heuresfc3/4, au lieu de 3 heures 1/4 à 3 heures 3/4 sui- vant Ia,:température... Poursëela nous suggérons que le train du matin, qui part actuellement de Haupï à .6.h.20jSoit rendu express avec départ à 6 h. 45 et qu'il soit précédé par.l'actuel train tramway de 7-h,>30>: qui; partirait a 6 heures et qui Serait tout de même un peu aCcéléréi car sa vitesse commerciale actuelle est de 19 km. a l'heure ; il pourrait faire en 2 heures 1/4 au lieu de 2 h. 47 les 56 km. de Hanoï à. Haiduong. Là l'express le dépasserait après avoir pris ses voya- geurs pour Haïphong direct. Au-delà de Haiduong l'express continuerait sans arrêt pour arriver a Haïphong à 9 heu- res 10 au lieu de 9.33, soit le trajet de Hanoï à Haïphong en 2 heures 25 soit les 96 km. de Haïphong à Gia-Lâm en 2 heures 10, soit environ 45 km. à l'heu- re, Est-ce impossible ? Et le train Omni- bus quittant Haiduong cinq minutes après l'express arriverait à Haïphong vers 10 heures, ayant pris à Haïducng les voyageurs de Hanoï à destination des gares intermédiaires entre HaïduoDg et Haïphong. On nous objectera : Comment faire partir votre express de Hanoï à 6 h. 45 "" ' " " ,_l '——'-t.- IJ; . • •• alors que le train de Làojteay en; part à ;6 h* 35 et qu'ilv fcdt 1/4 4'°;eure_ entre deux trains à cause du passage du pont? Qu'à cela ne tienne, accroehekensemble lés.déui trains, de Hanoi à G^à-Làsq;, pour n'en faire qu'un seul ! : :'r- ! Plus tard nous demanderons l'açcèlé- : ration du train, du soir en sùpprimàh!t tous les arrêts» sauf HaïduOhg, pour qu'il arrivé a; Haïphong à 22 h* ï/2 au lieu d'une heure variant* comme..-aujp.ur-' d'hui, entre 23 et 24 heures., Et, pour remplacer- ce train pour les gares intermédiaires, on suggère un train partant de Hanoï vers 17 heures, et quit- tant Gia-Lâm à 17 h. 20 en correspon- dance avec le trainv venant de Laokay, et dont les voyageurs pour Haïphpng ont actuellement 3 heures 20 d'arrêt ,à Gia-Lâm. Ils.arriveraient ;à Haïphpng vers 20 heures au lieu de 23 et ce train plairait mieux aux villageois, de retour . d'un voyage d'affaires à Hanoï, que Ie: train de nuit actuel. ...,,-.,': ., Ce sont là des suggestions^ car nous n ignorons pas que la, chose est plus compliquée qu'elle n'en a l'air et surtout que l'augmentation du nombre et de la vitesse des trains présuppose les points de croisement fréquents que nous avons suggérés plus haut. BAUBISIER AUX NOUVELLES HÉBRIDES La visite du Gouverneur de la Nouvelle-Calédonie Le Dupleix a quitté Nouméa le 27 septembre pour les Nouvelles-Hébrides, ayant à son bord M. le Gouverneur Gu- yon, Haut-Commissaire dans le Paci- fique. Le Gouverneur arriva à Vaté le len- demain 28 septembre, et fut reçu par M. d'Arboussier. Résident de France. Le soir même il convoquait à la Résidence le Comité de Défense des Intérêts Néo- hébridais, qu'il entretint de la situation financière de l'archipel. Il exprima l'o- pinion qu'il était de toute urgence d'or- ganiser l'archipel au point de vue mé- dical et sanitaire et que, pour cela, il fallait de l'argent. Il suggéra un ensemble de taxes,qui devait apporter au budget de 1926 un supplément de receltes de 350. 000fr. Il fallait également prévoir, com- me frais de premier établissement, une somme de 600 000 francs, pour les nou- velles constructions, somme que la mé- tropole accorderait peut-être. Les impositions proposées compor- taient : une taxe sur les engagés, un. im- pôt foncier de 1 fr. par hectare de surface cultivée, et de 0,10 à 0,30 sur les surfaces non cultivées, des taxes sur les marchan- dises à l'entrée et à la sortie : taxes à l'importation de 2 à 3 o/° ; taxes à l'ex- portation : trocas, 100 fr. par tonne ; coton non égrené, 20 fr. ; égrené, 70 francs ; cacao, 10 fr. ; coprah, 20 fr., en- fin, une patente de 3 °/o. Une discussion s'engagea. M. de Bé- chade, Président de la Chambre de Commerce de Nouméa et Conseiller gé- néral, fit observer que la plupart de ces taxes grèveraient le prix de revient des marchandises et ce, au détriment du commerce français. Or, il y avait lieu de - tenir compte que les maisons de commer- ce ont d'importantes sommes engagées dans l'archipel et que le total de ces avances est le double de celui d avant- guerre. Avant de frapper le commerce, il convenait de favoriser les transactions, basées uniquement, sur le crédit. M. Coursin, au nom du Comité de Défense, fit remarquer que les colons étaient méconnus, ignorés, et qu'on ne s'occupait d'eux que pour leur demander de l'argent. D'une collaboration fré- quente avec l'administration française, il ne pouvait résulter cependant que des résultats féconds. M. Guyon précisa l'emploi des nou- velles ressources demandées : installa- tion d'un médecin supplémentaire à Vaté, agrandissement de l'hôpital de Vaté et augmentation du personnel ; organisation d'un hôpital à Santo avec création d'un personnel infirmier ; en- fin, organisation d'un service de l'immi- gration et de l'inspection du travail. Les colons déclarèrent qu'ils recon- naissaient le bien-fondé de ces taxés et qu'ils ne refusaient pas de les payer. Ils ne différaient avec l'administration que sur la nature de celles-ci. M- le Gouverneur laissa à la Résiden- ce, aux fins d'examen avec le chancelier de la Résidence, M. Alarousse, le dos- sier des taxes ainsi que le projet de budget de 1926. Celui de 1925 sélevait Buvez la BIERE H0MMEL
  13. 13. 6 «:: L'iMMMonliêl'' 1 ; > :--; fi]'-; *••': »if;^ s'-sr-li; va' • jx^^-f^f--^-v^ ->.*<-.•: ';•;-.• •••') :] J- à 700.000 francs, en recettes et en dépeh- r ses ; celui de 1926 atteindra le chiffre de s 1.650.000 francs. Les colons furent con- t vies à y apporter leurs suggestions. < Le lendemain matin, le gouverneur 1 eut une conférence avec le Syndicat r agricole de Vaté puis il y eut réunion de t tous les colons à la Résidence. Dans { l'après-midi, ce fut la visite des maisons e de commerce et de la Mission où réside Mgr Douceré. Le gouverneur déposa en- j suite une gerbe au pied du Monument ( aux Morts néo-hébridais de la grande ] guerre. I Le soir, le Dupleix quittait Vaté et atteignait Api le 30 septembre au jour. . Le Gouverneur visita les propriétés de ] MM. Lançon et Naturel. Le Dupleix con- ] tinua son voyage dans l'archipel, mouil- - la à Port-Sandwich, puis au Canal du Sègpd, le 1er octobre. , Il y fut reçu par les côlons. Une con- férence eut lieu, au cours de laquelle lé Gouverneur présenta les projets de taxe. Lés colons, se rendant compte dé la nécessité de nouveaux impôts, accepté-! rent la taxe sur les engagés à l'unanimi- té. Elîé serait payable par engagé et par mois et proportionnée au nombre d'années d'inslallation du colon : pour les deux premières années d'installation, elle serait de2fr. paivmois et par epga- gé ; de 3 à 4 années, 4 fr. ; de 4 à 6 an- nées, 6 fr. ; de 6 à 8 années, 8 fr. ; au- dessus de 8 années, Ï'O fr. La recette à en attendre pour 1 ensemble de l'archi- pel irait de 350 à 400-000 fr., rendant ainsi inutile l'application des antres taxes. A Sahto, le Gouverneur visita diffé- rentes propriétés et maisons de com- merce. Le 3 octobre, le Dupleix partait pour la baie de Palikolo. Le gouverneur et sa suite admirèrent les superbes plantations de la Société Wright et Cie. A Vao, le Dupleix arriva le 4 au malin. Le gouver- neur fut reçu par la Mission. Il trouva les indigènes de cet îlot en fêle depuis quatre mois : ils avaient déjà tué 400 porcs à cette occasion ! Le Dupleix alla ensuite mouiller à l'île Nordshup, situéeau nord de Port- Stanley (île de Mallicolo). C'est dans cette région, comme on sait, que M. Cail- lard a fait choix de 10.000 hectares de terres pour 1 installation des cultures de la Compagnie Cotonnière. M. Gnyon, Gouverneur, et M. d'Arboussier, Com- missaire-Résident, accompagnés de pas- sagers, descendirent avec les nouveaux pionniers de la colonisation Les indigè- • nés, réputés francophobes, furent haran- gués. Ils promirent qu'ils travailleraient pour là nouvelle société, mais moyen- nant paiement de salaires en shillings. Le Dupleix quitta ensuite le mouillage, et salua de trois coups de sifflet les deux nouveaux colons. Ces derniers restèrent seuls sur la berge au milieu des caisses, des bagages, en face d'une île recouverte de forêts vierges et d'indigènes plutôt hostiles. On né sait pas assez, en ad- mirant les splendides propriétés actu- elles des Hébrides, combien les colons qui ont réussi, ont traversé de rudes épreuves. Le Dupleix mouilla aux MaskelineS et à la baie de Reingove. A cet endroit, le Gouverneur visita les plantations de M. Hagen et l'usine de coton, propriété de M. Fraser, anglais naturalisé français. Le Dupleix était dé retour à Vila le 6 au malin. Le Gouverneur visita les pro- priétés de MM. Colardeau, Nicholîs, de Préville et Rossi. Chez ce dernier, il ad- mira les installations effectuées pour les travailleurs annamites. Lés cases dé ceux-ci s'édifient au milieu de vastes pelouses, avec jardinets de fleuris autour. Chaque ménage possède sa case. M. Rossi a du reste été félicité par M. De- lamarre, pour la bonne tenue de sa main-d'oeuvre annamite- , Réponse fut d'autre part donnée au . Gouverneur au sujet des nouvelles taxes,, proposées. Les colons les rejetaient toutes, mais acceptaient la taxe sur les engagés, au prix uniforme de 5 fr, par, mois et par tête. Le Gouverneur a été depuis, dans l'obligation de concilier les deux pro- positions, celle deSantoet celle de Vaté, et de mettre en application une taxe, générale et uniforme pour tout l'archipel. Le 7. le Dupleix levait l'ancre et quit- tait Vaté pour Lifou et rentrait à Nouméa. A la suite de ce voyage, M. leGou- verneur Guyon n'a pas caché son ad- miration pour l'oeuvre et le résultat de ,. la colonisation française aux Nouvelles- Hébrides. Pays plein d'avenir, a-t-il dé- claré, mais manquant, encore d'orgaqi^ sation. . . ,.,_., ...... L'Océànie française. #- Février i19&6 •«'X M.siV. Crédit Foncier de rindochiiie ] Société anonyme au Capital de 5o.OOO.ooo de francs Siège Social 96 bisj Boulevard. Haussmann à Paris Agences à Saigon, 93, Boulevard de la Somme ; à Hanoï, :5Y Boulevard Boblllbt,'--- Téléphoné NP417 ;; ( a Haïphong, 2, Rue Brière de l'isle, — Téléphone N° 266. Fiels hypothécaires eu piastres ou en francs sur immeubles bâtis ou non bâtis. — Facilités particulières pour les prêts contractés pour constructions. — Travaux d'architecture,'plan et devis de constructions, pour le compte d'emprun- teurs on de tiers. —'Gestion d'immeubles. t» I I I I I I * I I I I I » ^tm.'ww. ,«w"Jis"wr>iss"!a!P"«s»» i 4B&d3&J <ï Exigez aussi i < I f * i i i i CompagnieFraÎIco-4siaiique te Pétroles (Saïgon, Haïphong, Tourane) Aisïtonaobillsies i Exiges toujours l'essence «ntLLj très supérieure comme qualité et comme rendement. Exigez aussi fiUliSS SUp8ri6UP8S pour cylindres de moteurs / 1 Très fluide — Spéciale pour voitures Ford et Schneider i ;aus soupages. 2 Fluide — pour voitures portant une pompe à huile jyr CC) à pression directe sur les coussinets. iX&. 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  14. 14. L'EVEIL ECONOMIQUE îrftilisatioîi économiquedes Transports AutomôMïes ... R.ésuroé d'un étude (de M. PIERRE JOLLY dans «Afrm Bureau.-» Nous avons exposé, sous une forme très: résHméei lès avantages qu'offrent les transports automobiles. IL.automobile^ avons^iàous remarqué, àémancipé le «mouvement individuel >). Ce iMést pas a dire qu-elle abontissey en défioitxvej en dbtài-it; lés entreprises iti- duslrielles, ^commerciales et agricoles dé Moyens de transport « indépen- dants », à un individualisme qui serait un nônssens. La prospérité n'est pas faite dé la somme mathématique dés énergies pro- ductrices, mais dé leur combinaison économique. L'automobile contribue fi- nalement à accélérer la circulation des richesses et parlant, à leur conférer une plus grande utilité. Deux grands problèmes dominent la question ; la réfection du réseau routier et le ravitaillement des véhicules auto- mobiles. La route La çirçulatipri autonxphile, qui se poursuit avec une intensité toujours croissante, a pris notre réseau VQutfçr au, déjîQuryu. S'il est incontestable que L'automobv- le dégrade be.aHÇQup Ja rpu|e, il. est y va» ausisi qu'elle e§t son, meilleur client, Dans un système économique biepçpm? pris, la rpute doit ê,tre fa|te pe-ur satis- faire tjja circulation (ai RIMS exigeante,; les çfo,pJs,trpcteuj;S et les, usagers de,'l'a.UR tomobile doivent velJUeç à Ift c.Qaseryft-. lipn de la YQÂrie terreslrç, Pep„uis un; qua.i?| 4e. siècle, la,.-voirie-, terrestre a été soupèse à dv»ve épreuve. En 1921, d après. des, VeÇ^^eWieftts ef-. feçtués s.ur les rO/Utçs fta.tioja,alçs parles s,oins d.WMinistère, des Travaux p,u,b,liqs,; l'au^menta.UQn. de l'a. ÇiFÇu^tip.p eta.it,, par rapport$ 1913, de, ; 77Q °vp pour Ies;e*mvO/Bsàmarchandises; 200 Wo rrr —r.autobus à, voyageurs ; 44 °»/o — -r-? aukmiob. particulières; 3.5 9/Q, —. —motocycles et les cycles; Le nombre dès automobiles déclarées, qui n'atteignait même- pas 100.000 en 1913, est passé à : 575.000 en 1925 Notre réseau routier n'est plus en état de supporter un tel trafic. Les empierre- ments sont insuffisants. La durée d'un rechargement,^! pau<v.ail,.avant la guer- re, atteindre quatre ou cinq années sur lejs..scions, très, fi-équanjté^s., est; deve- nue maintenant inférieure à un a,n,, Gomment moderniser lés revêtements dé la chaussée ? Ou a lé choix entre de nôm'breux procédés: macadam *goudrph, hîtilmë fluide, termaeadâ m et pitëhrna- eadam (empierrements agglomérés en profondeur par du goudron Ou du bfai)> béton asphaltique (monolastic, trinidad, bituiitlie.i.) Ce n'est pas là que réside là'-difficulté.. Il y a quelques mois le Ministre- des Travaux Publics Considé- rait ce cùmnle résolu, au point de vue technique, le problème de l'adaptation de la route à la circulation moderne ». Les difficultés sont d'ordre financier. Ceci ne doit pas nous étonner, si l'on songe que les travaux de réfection sont estimés à un minimum de 100.000 1res. par kilomètre. Pour beaucoup d'esprits, l'appropria- tion du réseau routier aux nouvelles exigences de la circulation automobile est, en premier lieu, subordonnée à là création d'un Office des Roules, analo- gue aux « Roàd Boards » de l'Angleterre et des Etats-Unis. Plusieurs projets et propositions de loi Qnt été déposés, tendant à l'organi- sation d'un office doté de la personna- lité civile, ayant sont autonomie •finan- cière' et grand maître de fa « politique des routes », En attendant, il faut courir au plus pressé et aménager un « super réseau routier ». Eu 1921 le gouvernement avait pro- posé la création de routes à grand tra- fic pu à trafic' exceptionnel, comprenant dés itinéraires répondant aux courants du trafic automobile, formés, suivant l'importance' et la nature de la circula- lion, d'une ou plusieurs sections dérou- tes classées dans la voirie nationale dé- partementale ou communale. Adopté par là Chambre des Députés, le 4 décembre 1922, lé projet dé loi por- tant création dé routés à grand trafic attend d'être voté par le Séiïàt. Ce super réseau nous fendrait les plus grands services. Cette route serait « exclusivement réservée à là circulation âulômôbilëset spécialement conçue pour un trafic intense, C'est-à-dire compor- tant un Minimum d'accidents (rampes, courbés, croisements* etc.) et pourvue d'un revêtement résistant. » Comment assiïrer la dotation: de l'Of- fice des Routés ? Comme bien on pense, c'est surtout, pour né pas dire unique- ment, sur les usagers -que l'on a propo- sé de faire peser les charges du budget de 'l'Office. Procédé simpliste, extrême- ment tentant, dont on ne saurait trop dénoncer le danger, car la tarification exagérée dévore la matière imposable. La grande erreur—excusée en pàrr tiépàr les événements actuels —a été de verser au budget général les ressources que le fisc relire du trafic automobile. A elles seules, les ressources actuelles suffiraient à la réalisation progressive du programme' routier. Une fiscalité mo- dérée développerait la matière imposa- ble et procurerait', en fin de compte, de sérieuses plus-values. Le ravitaillement des véhicules automobiles Il serait bien inutile d'aménager un réseau routier excellent si, eiidéfinitive, le problème du ravitaillement des auto- mobiles devait toujours présenter le mê- me caractère d'acuité. Aussi le problème du pétrole doit-il retenir notre attention. Le bilan français «MÉLU» Exclusifs lîiuoise& AfrieahK g Agemes: Baïpboaçj — Kïmoï — Bônthuy - Watn-Dinh — Saïgon H £bnqi&~Pe,nk w TftUEane, -? Huô — Qujnho» — Yunrianfou Grands MagaSinS RéliniS : RayonsMenace—Electricité-Quincaillerie-Arme»
  15. 15. -8 ;; LMSYËIL;; ECONOMIQUE Buvez la BIÈRE HOMMEt du pétrole présente le plus lourd défi- cit. Lès ressources de notre territoire (Métropole et Afrique du Nord), des . plus réduites, atteignent actuellement .80.000 tonnes par an. Elles couvrent dé- jà, il est. vrai, plus d'un cinquième de nos bespins en lubrifiants et les dévei- .loppements envisagés permettront, sans doute, de porter assez rapidement cette proportion au tiers environ;. Mais les problèmes du carburant -.et, du i mazout restent .entiers. L'appoint que doivent fournir les sous-produits de la distilla- tion de la houille et du benzol tiré du gaz d'éclairage (70.000 tonnes), de même que l'emploi de l'alcool dans les moteurs (70,000 tonnes) n'améliorent que faible-. m.e;nt.notre situation. Que doit être la politique nationale des combustibles ? M. Pineau en a tracé le programme. , . Il faut d'abord pratiquer la prospec- tion du territoire national. Il serait im- prudent de.s'illusionner, à l'heure actuel- le, sur nos richesses pétrolifères. Néan- moins des rechercties s'imposent. , À côté de la prospection du territoire métropolitain et, colonial il nous faut, de l'avis.même de M., Pineau, pratiquer la « politique des succédanés ». Nous estimons,pour noire part, qu'elle est la meilleure. Chacun,de nous se réjouira si l'optimisme de, nos géologues se trouve confirmé ; en attendant nous ne pouvons .mieux; faire que d'utiliser les produits indigènes susceptibles de se substituer aux carburants étrangers. jTrois succédanés sont, particulièrement importants : l'alcool carburant, les.gazo- gènes et l'électricité. L'alcool carburant ne peut actuelle- ment résoudre la question, étant don- né son prix de revient élevé. L'utilisation des gazogènes nous pa- raît plus pratique. Il y a quelques mois, l'Office national des combustibles liqui- des et différentes associations franco- belges, ont organisé un concours de ca- mions à gazogène. Les résultats obte- nus sont très appréciables. On a pu cal- culer que le prix de la tonne kilomètre, qui atteint 20 centimes avec l'essence, ne dépasse pas 4 centimes avec le gazo- gène. Les gazogènes constituent donc des succédanés qué^nous ne saurions négli- ger. Là encore il faut envisager l'épui- sement,- si lointain;nous paraisse-HI, des matières premières. Or la France a l'avantage d'être ri- che en énergie hydro-électrique. Les statistiques les plus sévères nous clas- sent en tête des nations européennes avec une puissance d'environ 10 mil- lions de chevaux • Est-il possible d'ap- pliquer l'énergie électrique à là traction des véhicules ? L'affirmative est certaine. L'éléGirifiçalion du territoire diminue considérablement les importations ; de pétrole raffiné. Il faut étendre,v i'élécirj* fiCation aussi loin que;possible ét; entré- prendre notamment rélectrificatiou des véhicules, L'Italie. :dont las richesse hy~ dro-électrique est bien connue, nous a précédés dans celte voie., Et nulle part, .l'utilisation- dès véhicules électriques n'est plus poussée qu'aux Etats-Unis, .« pays riche en '.pétrole et à change éle- vé »" ... Les véhicules électriques Le véhicule électrique est économi- que, La calorie électrique ne subit pas, comme la calorie essence, les sautes brusques du change. Un moment la question des accumu- lateurs a pu contrecarrer les progrès 1des véhicules électriques. À l'heure qu'il est, toutes les difficultés ont été surmontées. Dans le rapport quelle a présenté au Congrès de Grenoble de juillet 1925, la Société pour le développement des véhi- cules électriques (57, rue Pierre-Char- ron), a exposé que les chiffres, relevés à al'étranger, permettent d'évaluer les frais d'entrelien du châssis, de la car- rosserie, des moteurs, des réparations, à moins de5Q°/odes frais correspon- dants pour les véhicules, thermiques.. Si le prix d'achat, du. véhicule élec- trique dépasse celui de l'automobile or- dinaire, cela tient à ce qu'on ne prati- que pas encore la construction en séries. Mais, dès maintenant, « l'amortissement d'un véhicule électrique par kilomètre est notablement inférieur à celui d un véhicule thermique, car le premier dure beaucoup plus longtemps que le second». La ville de Lyon a réalisé de sérieu- ses économies en employant des auto- bus à accumulateurs.-Avec le tarif obte- nu à Lyon, de 0 fr. 07 le kilowatt-heure -M. Chalumeau, ingénieur en chef de la ville, a démontré que le prix de revient de l'autobus à accumulateurs'est de 116 'francs pour 100 kilomètres, contre 161 francs pour l'autobus à essence.' Le véhicule électrique procure enco- re une économie de-main-d'oeuvre ; les dangers d'incendie étant très limités, les primes-d'assurance sont moins éle- vées. Enfin — et ceci n'est pas à dédaigner — le véhicule électrique satisfait aux prescriptions'de l'hygiène; il né dégage pas de gaz ; il est. propre* silencieux et Çônfôrtablèi . i Mais iquélies spot les «possibilités» des véhicules électriques?.< ""> A l'heure actuelle^ le véhicuile élèç- triqaè convient pour lés petites distances (40 ou 50 kilomètres sans ïechafgéjpour les gros càmipus; 8Q kilomètres; pour les petites camionnettes et voitures de ...ville)', et les vitesses mOdéréeSi(tO à: 15 kilo me très-heures de vitesse moyenne pour les camions 25 km^h;, pour les voitures de ville}. t ; Avec les progrès de l'industriel les ppssibilités des véhicules électriques iront augmentant. . Les s.eryiees publics automobiles Les services publics automobiles pro- longent, le rayon d'action, des autres moyens de communication : chemins de fer, avions, bateaux, etc. La voie ferrée ne peut pas être déve- loppée à 1 infini, ne serait-ce qu'en raison de l'importance du capital 4e premier établissement. Eh France' les pouvoirs publics ont compris dé bonne heure', tout le profit que les régions inaccessibles au chemin de fer ou mal desservies, pourraientretirer dé transport automo- biles présentant le caractère de services publics. - .... . - Plusieurs départements, comme l'Hé- rault, l'ille-et-Vilaine, ont des réseaux d'autobus atteignent près dé l^OOO^kïIo- mètres de développement. Notons que ' l'on préconise depuis quelque temps lés élect'robus à trolley, analogues à ceux qui sont en service sur la ligne deModane à Larislebourg. L'intérêt de ces transports publics est tellement évident qu'une loi ' récente a classé les Chambres de Commercé ' par- mi, les autorités concédantes. En tout.cas, le législateur et les auto- rités concédantes doivent éviter toute concurrence destructive et veiller à l'é- tablissement -d'une- large coopération entre les véhicules automobiles et les autres, moyens^ de transport.
  16. 16. L'EVEIL ECONOMIQUE 9 Toiiiours des Plans! Le Musée de l'Ecole d'Extrême-Orient Dans notre numéro du 14 Mars, à l'occasion du commencement des tra- vaux du Musée de l'Ecole d'Extrême- Orient, a Hanoï, nous avons donné quel- ques dessins et le plan général de ce bel édifice, le premier construit en Indochi- ne avec un certain souci d'originalité et de couleur locale, l'un des premiers construits en vue de leur destination. Voici aujourd'hui un plan plus détail- lé du rez de chaussée. Il s'élèvera au- dessus de vastes sous-sols, où l'on pour- ra garder, en attendant de les examiner en vue de leur classement, les objelstels que pierres, stèles, statues et poteries. Le premier étage aura à peu près la même disposition. Au-dessus, ;de vastes combles feront un matelas d'air et per- ' mettront l'entrepôt d'objets plus fragiles ou plus sensibles à l'humidité. On remarquera l'existence d'une salle de conférences, qui permettra de résou- dre un problème assez difficile pour certaines sociétés. Les gros travaux, dont est chargée l'entreprise Aviat, seront terminés vers le milieu de l'année prochaine ; il reste- ra à faire les travaux de décoration et d'aménagement; ce n'est donc pas avant le début de 1928 que les collections pourront y être transférées. L'éclairement des salles et leur venti- lation seront, croyons-nous, assurés par un dispositif d'une extrême simplicité, introduit par l'un des'architecteset dont nous nous proposons de donner pro- chainement la description. La lumière solaire sera, par ce systè- mes.abondamment et également répartie sans réverbération. Un plan de villa pour Dalat Nous donnons un plan de villa, établi par le Service de l'Architecture, pour être mis à la disposition du public, avec tous les détails qui permettront aux con- cessionnaires de lots de choisir un plan en connaissance de cause, d'établir avec , une bonne approximation leur prix de revient et de discuter avec les entrepre- neurs. Ceci se fait beaucoup à l'étranger, principalement aux Etats-Unis, où l'on peut se procurer à peu de frais des col- lections de plans et des modèles de séries de prix. Il ne reste plus au propriétaire, après avoir fait choix d'un plan, qu'à faire un appel d'offres et à discuter sur les rabais ou augmentations que propo- sent les entrepreneurs. Si une telle facilité existait en Indo- chine la construction serait vivement en- couragée, car aujourd'hui beaucoup de gens hésitent, faute d'un choix suffisant de projets adaptés au pays et du fait qu'ils se sentent impuissants entre les mains d'entrepreneurs, la plupart du temps in- digènes, qui n'apportent que des con- naissances empiriques et la plus grande fantaisie dans l'établissement des prix.
  17. 17. 10 L'EVEIL ECONOMIQUE Le Vieux Hanoï qui s'en va La rue de la Soie ; quelques unes de ses curieuses bouliquess. lîuelle de Trung-Yôn ; une vieille maison d'il y a trente ans se trouve très au-dessous du nivellement actuel des rues. Quelques vieilles boutiques de la rue des Ferblantiers
  18. 18. U EVEIL fc<:0!*OMlQLE Il Pour les Amis du Vieux Hanoï Hanoï ; la rue des Chapeaux en 1920. Au carrefour de la rue des Eventails, de la rue des Chapeaux et de la rue des Caisses. La Pagode des Cantonnais, vue de la terrasse d'une maison de la rue des Voiles. Au fond au milieu on aperçoil la charpente du l'onl-Doumer.
  19. 19. 12 L'EVEIL ECONOMIQUE C'est Colette d'abord, blonde et rose dans sa robe de mousseline d'un mauve très doux dont le décolleté est souligné par un rang de grosses perles du ton dont les extrémités re- tombent libres dans le dos. La jupe est faite de trois épaisseurs superposées découpées dans le bas en dents arrondies bordées d'un rang de perles. Et puis Monique, tout de rose ba- hiliée. Le corsage est décolleté sur un fond de dentelle d'or et la jupe, très froncée, incrustée de même dentelle, a une ceinture de fleurs d'or, attachée en bouquet sur le côté. D'allure tout à fait nouvelle, la robe de Claude. Elle est en mousseliue de soie rouge et complétée par un boléro en taf- fetas de même ton bordé d'un ruban perlé. En crêpe Georgette ivoire perlé de strass, la robe de Michèle s'enrichit de deux panneaux pareille- ment perlés et fran- gés. Croquis des Modes de la Femme de France. 84. rue Lafayette. — PARIS. V0-VAN-AN& Cie 18, Boulevard Dông-Khanh — Hanoi Soieries
  20. 20. j :L'EVEIL '' ÉCONOMIQUE 13 '::^)^;:/^.;:^':y.À^.ÉT;Êsl ^,.v:~'y : HistoiïT'e d'iin sultan, de ses vizirs et de sa nouWïce Conte, par JACQUES BÀINVILLE-: Il y avait une fols un pays dont il n^est pas besoin dé dire le nom car vous allez le reconnaître tout de suitév . Jadis^ ce pays avait! en dés sultans qui se succédaient /de pèreeu filsi Puis il avait re- noncé à cette çoutume et ou avait élulé;,sultan. Lés, partisans: du nouveau^sptème: di* sàieht àUxVnâftisans du système ancien que tout défait aller mieux qu'aux temps où le chef de.l'État était pris dans; la même; famil- le puisque* gouverné tantôt par. un .viéiilàrdj tantôt par un enfant, le royaume était eu ou>- tre exposé à; l'êtrei par un idiot ou par :un fou. Ils soutenaient donc qu'il .était"!raisonna- ble dé choisir le sultan parmi les hommes ies'plus capables et les'plus éclairés* '• G)îrce pays qui avait eu,en mille ails, qua- rante princes dé la même famille, eut, en un demi siècle, nue douzaine de fois qui devaient être élus pour sept ans. Mais trois ou qua- tre seulement achevèrent leurs sept années et voici ce qui arriva:,à chacun d'eux. ,, Le premier fut renversé au bout de vingt mois parce qu'on le trouvait trop intelligent. Le deuxième, qui: avait été choisi parce quUl .était militaiçe, fut chassé peu de temps après pour celle même raison.Le'troisième dut s'en aller parce 'que sou 'gendre était un voleur. Un assassin supprima le- quatrième, Le cin- quième resta au pouvoir quelques mois^seu- lement et partit de lui-même, on ,dit-par dé- goût. ,Le.sixième fut. trouvé mort très mysté- rieusement. Le septième'fut élu parce qu'il était le plus hôte et le huitième 'parce 1 qu'il ne se mêlait de';rie'n.:iAlors, le;désordre s'é- t'U'ntmis dausjes- affaires publiques et l'en- nemi étant devenu menaçant, on en choisit un néu^c,|?ie qû' avait 1 là réputation" d être énergique ijt "d'avoir lés poings carrés. ' Cependant, il éclata une guerre plus terri- ble qtie 'toutes 'celles qu'on avait jamais vues. On réhssit, non sans peine, à chasser l'envahisseur. Après quoi vint un dixième sultan, qui> bientôt, fut déposé parce qu'on le prétendait fou. • Les choses commençaient à aller fort mal, L'enuemi ne payait pas le tribut auquel il avait été'condamné pour réparer les dom- mages que l'Etat avait subis.C'est alors que fut élu Mihl-er-Rhan, salué de longues accla- mations. Voici, disait le peuple.l'homme qui fera rentrer lé tribut, par qui nous serons soulagés de l'impôt et qui rendra le pain moins cher. Mihl-er-Rhan avait de la bonne volooté. Mais il avait le tort d'accorder une confiance aveugle à sesvizirs qui le trahissaient et le volaient àlenvi. Aussi le tribut ne rentrait pas mieux qu'avant, les impôts étaient de plus eu pluslourdsiet le pain de plus en plus cher. Et ceux qui avaient soutenu que le meil- leur système était d'élire le sultan se répan- dirent dans le pays en disant: « Tout, cela est la faute de Mihl-er-Rhan. Il faut le ren- verser et le remplacer par un serviteur du peuple qui prenne le parades pauvres contre les riches. Après quoi tout ira.bien.» f 11advint comme ils avaient,dit,, sauf pour leurs promesses remplies dé vehL'Les agita- teurs détrônèrent Mihl-er-Rhan avecTaide' de ses faux amis, les mauvais vizirs. Et Mitil-er-Rhau quitta,sou palais en gémissant. 11 prenait la foule à témoin que la loi avait été violée en sa personne. Mais la foule ignorait la loi et elle espérait avoir un plus gros poids de pain pour la même som- me d'argent. "-' GêpendantvJe trôné, étant vid% fût; esca- ladé par un petit homme né dans la province du sud et qni s'appelait; Al-SastounivC^ést-à- diré le Subtil ou le Rusê Al^GastouOij fit-vé- ni f les agitateurs qui avaient chassé Mihl- er^Rhan dé son palais et il lés chargea'de dirigerl^Étafv " ' -;-. <'-:-:.;-;.;,'..'.;..';:• ' Les agitateurs devenus ministre rent de cadeaux leurs partisans et mirent le trésor public au pillage. Quand il;n'y eut plus^d'argent, ils' cachèrent la.vérité au peu^ plei Et ils fabriquèrent secrètement dé,tâ faussé monnaie. Alors il fallut^ pour Savoir ;une livré de painf donner des1sommes plus grandes qu'avant. Le peuple commença''à murttiurer gtAl-Èastôu'ûi fut pris d'inquiétude. Les agitateurs n'étaient pas moins inquiets que;lui..C'est pourquoi ils lui conseillèrent de rappeierun certain Joseph qui était: exilé dans le district de Sarth parce qu'il avait jadis comploté' contre un sultan. Selon-"lavrumetir 'publique^ (mais ce n'était qu'un bruit répan- du par lui-même), Joseph possédait' une re- cette merveilleuse.pour rendre la vie moins chère et faire' dé 1or avec du'papier. ' ' ' '• ' Gomme les autres sultans,' Al'-Gastôfini avait peur de Joseph qu'on savait ambitieux;, dénué de'scrupules'et capable de supprimer lès adversaires qui'le ' gênaient'. Al-Gasto'unï, ayànt'pesé tous les périls et tous les maux,/se résolut'cependant à'tenter l'aventure. On alla dànsi le district'de Sàrlh'chercher'Joseph. Et la détresseétait si grande que' tous riches- et pauvres, dans l'attente du sauveur,' voulaient voir eh lui un magicien. ' ' '"i i Mais il apparut bientôt qu'il ne connaissait aucun remède sinon de djpè â; tous : * Pa^ tiéntèz. Serrez .votre éeintufe d'un cran. •Privez vous et tout ira bien. » Personne;ne suivait ce conseil* quië Chacun trouvait bon seulement pour les autres. Si bien que, de nouveau, le trésor étant vide, Josephfabriqua Une plus grande quantité de faussé monnaie, en; assurant, Gomme>ses; prédécesseurs, que c?ètait pour la dernière; fois. ''.'« i : Âl-Gàstounij ainsi quele voulait son nom, n'était pas dépourvu de subtilité; Il cômpre^ . naît bien que Joseph n'avait! nullement guéri fies Jnuancés Iet qpriL faudrait: imprimer des quauiitésde plus eu plus.grandes' de billets, 6tant qu'à la fin .dix Imilllelne suffiraient plus pouf avoir uiie simple poignée de riz. Lorsqu'il se montrait au peuple, le sultan feignait la, joie et la confiance. Au fond de son palais, il était roDgé de soucis; Si bien qu'un j"ur, ler" voyant ..triste et bien jaune quant au teint, la vieille? nourrice qui l'avait, élevé dans la piovïnce du Sud lui dit s — 0 mon maître,-tes joues sont creuses et ton regard 'lointain. %Tu .dédaignés les plats délicieux de, ton cuisinier et tu délaisses ta favorite.'Esl-ce ainsi que doit être un sul- tiiu? Que puis-jefàirepoùr soulager ta peine? Dis-moi'.:Parlé. Tu's'àis que jeté suis dévouée. ' — 0 nourrice, répondit te sultan, la peine que j'ai' 1 n'est pas'dé'celles que les vieilles 'comme toi consolent. !Gar j'aurais besoin d'un cohseirpour ;les 1affaires de l'Ëtat et tous e'euxqui m'en donnent sont des fripons ou'dés' menteurs.' 1 Société Anonyme' au capital de 33.000 000 rfs francs Siège Social à Paris — 10 Rue La Boêtie Siège Administratif à Hanoï —55, Boulevard Gara bel ta ,| HANOI -NAM-DlNfl>-HAIDUONG (Tonkin) s nés a j Q10LOji.BiNirr-AY (Cochiochine) ! 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  21. 21. u L'mmi ÉCONOMIQUE Alorsla nourrice rentra en elle-même et, humblement elle dit : — 0 mon maître, lorsque tu étais un tout petit garçon, il advint que tu tombas malade. On alla chercher à la yijle prochaine un mé- decin qui apporta beaucoup de potions eï'de baumes. Mais, loin de guérir, ta santé deve- nait toujours plus mauvaise et tes parents finissaient par désespérer. Un jour, un sage derviche entra dans la maison et, après avoir observé ce qui s'y passait, il dit : « Ge petit . garçon se portera bien lorsqu'il ne sera plus gâté par ses parents et par sa nourrice, lors- qu'il; n'aura plus de friandises chaque fois qu'il en demandera et lorsqu'il suivra le régi- me que je vais indiquer.» Alors le derviche .prescrivil; de Keau pure et des herbes cuites. il commanda que rien d'autre ne te fût don- né, si perçants que fussent tes cris. G?est ainsi, ô mon maître, que tu es redevenu gras et rose. Lés peuples sont comme les .enfants. Il faut leur résister pour leur bien. En entendant ces mots, At-Gastouni sourit avec amertume. — Vieille, ditril, ta fable est sage. Mais le peuple est un enfant à mille têtes. C'est lui qui m'a pis dans.ee palajs et il m'en chasse- ra,' comme il eu a chasse Mihl-er-ïithan, si je veux lui imposer des sacrifices et mettre fin aux prodigalités. Cependant je press.eps que'je* serai empale lé'jour où, ' pour 'dix . pjlle des. bjlleis de Joseph, on n'aura mè/ne plus'une bouclié&dë pain.' — S'il en est ainsi, dit ià nourrice^ l'État' e^t bien . malade et il .n'y a pas 1 esp.érer de gju;éfisQn. Mais tpi, s;uRa-niilqluirdpnG. gSriU, Si, yoyaflt je hien. tju: Iaiss.es /faire le mal ? l?ou£q;u.oi e^u sur ce;tfè.ue et 4aas ce pa- lais ? JadiSj dans, mon yiilager.o,n:disait que ^ toutvjradt; mieux quauji ;JfiSf suitans,£fijâiejit élus au lieu de se succéder de père eu fils. Sejil le vieux derviche dont je t'ai parlé -tout à l'heure soutenait fljie c'était une illusion. Je crois que le d;8ra.eiie: ne s'était pas tcoie-gé. A ces mots, Àl-Clastouni entra jlans une grande fumeur/. Il fit saisir la upuFfjce par les gardes e,t .ordpnna qu'elle fût :enfern5.ee dans un cachot de peiir qu'elle ne répétât ce qu'elle lui avait dit. — èa-r enfin/medilait-il en so^eqeur, je suis tout de même sultan, ce qui vaut mieux que d'être berger dans mon village. Et il n'est pas certain que je sois empalé. Qu'im- . porte si le peuple se ïuiue et s'il gaspille les resspufcfis dj l'Etat?$,esf guigrand garçon majeVr'quf travaillé pour sou compte. S'il fait son malheur, cela ne regarde que lui. Je serais bien naïf de me tourmenter. A demaiu les affaires sérieuses et prenons le temps comme il vient. ::Ge j;om'-là, il y avait une grande fête que l'on nomme Exposition. Le peuple y dé- péasait à profusion les billets d;eJoseph "dans des amusements enfantins. AUGasiouul se mêla à ces jeux avec un visage hilare et là foule se réjouit en disant :« Amusons-môus comme le sultan lui-même. Quand l'Etat sera nu et dépouillé, quand tout le monde sera pauvre, nous le verrons bien et nous ne;ferons de reproche à personne, puisqiUe tel est notre bou plaisir. C'est ce qu?on appelle le Gouvernement du peuple par le peuple, ou démoGraitie. > Almanagh de- faction française. « 1926; QHEZ P'Q| GÛMFflî'RES. - La contrainte par corps. Notre confrère Françe'Indochine continue à copabattre, avec beaucoup détalent, les pro- jets de suppression de la contrainte par "çprps. La lutfe contre la généreuse initiative de M. le G^uyerne^r Général Varenne se dessine donc, telle que nous î'ayjpus prédite dans la chronique § Chez nps Confrères» de notre nu- méro du 18 Avril. « La partie n'est pas enpçire gagnée » disions-nous et nous ajoutions « I) faut agir vite et sans se laisser ébranler par les considérations d'un faux esprit juridique». Dans un de ses plus récents discours M. Yarenne a annoncé que l'on pouvait consi« çjérer la chpse con?me faite. En ces matières il ne faut considérer la chose comme laite que lorsqu'elle l'est réel- lement. Jusqu'à la signature.dp. décret il n'y àf rien de fait.et encore apfès,il ïaul'sé méfier des hommes de loi et des chats fourrés, habiles |ans l'art de tourner les lois, de les dévier de ïgur but ou de les rendre inopérantes. "Donc nous espérons que M. Varenne se montrera ferme et ne laissera pas dans son fëxle trop d'échappatoires. Gir rien n'est plus facile à des juristes que de préparer un texte qui dit noir tout en ayaut l'air de dire blanc. "7 Réservons doue nos applaudissements pour plus tard. 'Eu attendant, et pour en revenir à noire confrère, il était assez piquant de voir l'un à côté de l'autre dans ses colonnes l'article en faveur du maintien de la contrainte par corps et un article très méprisant pour Frédéric le Play, brave homme réactionnaire et clérical, âônt les idées ont fàit,disait-on, leur temps.La propriété personnelle, la famille,le respect des autorités sociales, vieilleries dont il ne faut plus. 11ne reste qu'une chose qui est sacrée : (a contrainte par corps. La création d'une inspection du travail. M. Varenne, discourant à la réception que lui avait ménagée l'Association des Employés indigènes du commerce et de l'industrie, avait reconnu que radoptiqn de certaines ré- glementations protectrices,.des travailleurs, ne ppuyaii; se faire avant qn'iipe étude'' préftlar ble en ait permis de fter 'les, modalités. Pour permettre j'étude dëç, différentes ques.r lions qui se; rjqç.aieut à lui, M.'Yarenne, 110- iammgnt, estimait opportune ' Initiée "qu^ayàit M:. le Résjd-enjt supépieurj au Tankju de. la création d'une inspecfipp'du; tray.aU'qj]f|,gar le;s étiquetes qu.'ejje, serait appelle, a meuej, pffri- rait une source de rerçsejpeinjuts; précieux, en vue de l'élaboration''de là législation future. Sïnos renseignements sont exacts, à la Résidence supérieure on envisagerait la créa- tion de ce rouage nouveau de notre adoii- nistralioq locale, et une inspection du tra- vail serait sur lé poinf d'être créée. Ce sera là une tâche des plus délicates.qui sera con- fiée à celui qui en sera chargé. L'on ne peut doDC souhaiter qu'une chose, c'est que ce ue sera pas uue sinécure qui sera créée au pro- fit de quelqu'un ue connaissant le travail que de nom. France Indochine N.D.L.R. — Nous parions 99 contre 1 que ce sera une nouvelle branche de l'Assistance publique aux fils de famille. Mais que les industriels se tranquil- lisent, le danger n'est que pour le budget. Il y a déjà eu, il semble bien nous rap- peler, une organisation de ce genre qui fut créée pour Monsieur Rivet et qui a Vécu quelques années dans une douce somnolence et qui vit peut-être encore quelque part, telle uneiiïiarniq.tte, dans son trou, sans faire de bruit, et sans gêner personne. Nous sommes persuadé que la nou- velle inspection ne gênera non plus que le contribuable. Un danger pour la ville de Hanoi Nous avons déjà signalé, dans, nos ajr- ticles sur l'urbanisme, le danger qu'il y a à conserver en plein centre de Hanoï un hôpital indigène de plus eu plus vaste, et qui tepd a englqber tout le centre de la ville. Nous aurions pu en dire autant de la prison centrale; nous aurions été justi- fié, aussitôt par les évèuejrûents. Voici ce que dit à ce! sujet noire confrère France Indochine., Une épjd/émie de typhus a,sévî ç,e,sderniers temps sur l'es, hôtes de, Ui, inaÀsqn <l^rif<Hr §' ya fait pas[vflix de,yiçtj.ines,^ L'épidé(&ie cir:çousierite dans la pr<i- sçm et traitée ayee,. énergie, u.e sfes,t. pas ré.paadue. au dehors,. C'esi heureux; et il se. ppurra.it très bie.u q^'il u'e.u, soit, pas toujours ainsi. C'est là uu ayerùssen^iu' quj pOWS a été. qo(uué d.U; daqger qnje fout cppiç %ux p,o.puiatio,us des. villes dejs,eta- biissemeuts çoj^pfte les. prisMs ou les hôpi- taux, lqrsgu'Us sput situés, au centre, çl^ne agg.lo.uaéra.(p.nftibaiue. Ce; sojat des foye'rs Q'iufëcti.oUi la^ts, qui risquent de C0,a.ta.ua.i-r nei- les pp.pu.la.ti.ous,euv.iro.unantes, Les hygjè- uistes elles urbanistes çpnd^oenent.lap.reseia- ce de ces établissements dans Jes.centrés, ur- ba;ius. De ces principes o,u a si p,eude; sçtuci à llanoi que la s.uperfiGie de l'hôpital du Piôtectpi^ai va être doublée, afin sans, doute de, co^t'oudre ensemble, ces deux foyers d'inr fectio-a que s-oAt l'hôpUat et la prison*. France Indochine. N.D.L.R.— Non seulement M. le Dr L.e ripjç des jarres, dont le. n^oindije caprin cefa.it lpi au Tonkin, ne, semble p^s disr posé à renonçei'à occuper tout le coeur de Hanoï, mais il vient de faire cons- truire à côté du Palais de Justice, sn,r une partie des ^rrains,. de ancien, Çajr- nael, un dispensaire n^agoifique pour les filles, dejoie. G'est'syttiholiquë d^u P*o-
  22. 22. tfJSVBllms lïGDMOMUiUK 15 ^MM&MBM£B&MQ:&&" grès oinôdernë.. Dans le même ^quartier on Va construire l'institut Curie, aussi : mal placé que possible pour ses pen- [ siônnâifes, mais tï'és commodément ; pour le frpi ;des; médecinSi ; -Donc voicien plein coeur de la ville , un ifiïgantesque hôpital indigène, l'hô- ; pitatt Aëk cancéreux; lé dispensaire dès i; fiUesydëj^e°ëtla prison. C'est de l'ur- ; banisme à rebpurSj et un véritable dé^ fi -à toutes les règles de l'hygiène et a l'opinion publique. Nous espérons que M. le Résident su- pérïëjur Robin saura éè montrer éàergi- ] que et mettra le holà, pendant qu'il en est encore temps;s'il ne; veut pas attacher -, sonnomausabotage.de la capitale de l'Indochine. -. . , ^'-t'H^el^ViUe'àe:HuntÙ' Nous dédions ceci à ceux qui trouve extravagant le projet de construire un., nouvel hôtel de ville. Le conseil municipal de Hanoï ayant de- . mandé la construction d'un hôtel de ville, et M. Doumer ayant approuvé ce projet, en ajoutant qu'il voulait un monument superbe, ; une commission fut nommée pour chercher t un terrain. Il y eut deux projets :, l'un choisissant l'angle de la rue Jules Ferry et. de la rue Borguis Pesbordes (alors rues "des . Brodeurs èf des Lettrés), à l'endroit où se:' trouve le Commissariat, 1^ second le terrain eu façade du boulevard Francis Garnier, là où ou a construit lesaieliers des Télégraphes. Le Protectorat ayaut refusé sa participation financière, ces deux projets tombèrent dans l'eau... du Petit lac. où ils sont encore, puis- que la Mairie est toujours dans le vieux bâtiment construit en 1886. A. PIGLOWSKÏ :, [ Quarante ans de Tonkin ; Année 1903. (Indépendance Tonkinoise) N.D.L.R. — Il y a donc 23 ans que la vieille bâtisse actuelle est jugée insuf- fisante. Or, après la période de stagnation de 1903 à 1916, Hanoï a repris sa mar- che en avant et l'on peut dire que ' f im- portance de la ville a, sous tous les rapports, augmenté de 30 °/o et promet d'augmenter encore d'autant au cours de sept ou huit années qui viennent. L'usine électrique nous fournit un exemple. Ses750kilowa!s étaient en 1914 largement suffisants. En 1920 le double de cette puissance ne suffit pas et l'on envisage des agrandissements immédiats pour arriver à 3.000 kilowats. C'est-à- dire qu'en l'espace de douze ans la puis- sance de l'usine aura quadruplé. A cet indice on pourrait en ajouter bien d'autres, par exemple le nombre des immeubles de type européen, qui a certainement doublé depuis vingt ans. La construction de la nouvelle mairie entraînera, il faut l'espérer, le transfert Vers la périphérie des ateliers et maga- sins de la voirie, qui gaspillent un es- paces préçieui. Gaspillé est lemot,I car les services administratifs, avec 4eur; dé- , sôrdrë, ont besoin dé deux fois iplus de > place iqu'unei entreprise privée et c'est à ' Hanoï ùb véritable capnârnâunj. " , Paroles d*un Alsacien M. Pflêgér, député du HauùRÎiin,, publié au -Noii veitis te a?Alsace un article in ti tu le «.M. Briand et 1 ' Alsace », dont lès. passages hui^ vants sont caractéristiques : ... Ce: qui est à la base du mécontentement et du désordre, en Alsace, e'ést là carence de VÈtat national et te manque d'une poli- tique vraiment (i largement française, qui aurait rendu les. Alsaciens fiers d'être' Français ; c'est la méconnaissance de nos droits historiques et de nos traditions ; c'est surtout l'absence complète d'un pro- gramme méthodique de compénétration, de réadaptation et de réincorporation. Mais péul-il en être autrement, si l'on considère l'instabilité de nos gouvernements? Après la méthode Jèanneney-Maringer, nous avons eu M. Millerand, M. Reibel. M.. Tissier, M. Barlhou, M. CoIraU M. Lefêbbre du Prey, M. Herriot, le vrai criminel, M Berthod, M. Laval ; ce dernier, réaliste et énergique, aurait pu rendre des services, si on l'avait, laissé a son poste ; mais le voici remplacé- par M. Daniélon, qui est, dorénavant, res- ponsable de nos destinées, pour combien de temps ? Voilà une des èauses les plus pro- fondes du mal dont nous souffrons ; l'in- compétence et l'instabilité ! M. Daniélou est un homme de très bonne volonté, un collègue aimable et raisonnable ; mais il lui faudra uu certain temps pour se familiariser avec les problèmes qui nous tourmentent. Pendant ce temps les difficultés augmentent et, avec elles, le mécontente- ment. Et, quand le uouveau ministre, qui est sûrement rempli des meilleures in- tentions, aura enfin acquis la saine compré- hension des choses, il sera renversé et ce sera à recommencer. Voilà la source de nos difficultés et du gâ- chis général : L'instabilité; l'incompré- hension, l'incohérence. C'est le vice de régime ; nous n'eu sortirons pas, si nous ne commençons pas à employer les remèdes qui seuls pourront sauver la France et, avec elle, noire Alsace ; la revision de la Constitution, dans le seusdu rétablissement d'une Autorité stable(èt' ûnè large décentralisation admi- nistrative et économi'iuê ; en un mot : lé rajeunissement de la France. N.D.L.R. — Bref ce.sf par le césaris- me que le gouvernement français {nota la France, il y a une nuancé) dégoûte l'Alsace, lé césarisme tatillon, tyrannie que. .• -'. ; ; Car ce gouvernement instable, in- cohérent, est par dessus le marché le plus" césarien d'Europe : tâtilîon, ty- rannique, ennemi de l'initiative privée, jaloux de tout, ce qui échappe à son intervention. Et le malaise indôchinois n'aurail-M pas les mêmes causes que le malaise al- sacien : ce césarisme qui veut tout do- miner, régenter; mais qui est représenté par des Césars-étoiles filantes et un per- sonnel sans aucune stabilité ? La Nouvelle Galédonie réclame le franc-or. « La Revue du Travailleur », du 15 février donne le compte rendu d'une réunion tenue à Eoumac par les Syndicats du Nord. Ils y ont préconisé le salaire eu francs or. • Ils ont proposé : 1° Que les salaires, tant à la journée qu'au mois, soient payés sur la base des prix de l'année 1914, avec application, sur cette base, de la valeur moyenne mensuel- le du franc-or pour les règlements ; 2° Que soient supprimées, comme con~ séquence du premier voeu, toutes les in* demnités, quelles qu'elles soient, et ris^ tournas sur les marchandises, sauf pour les charges de famille. Us fout en outre ressortir que les em- ployeurs, comme les colons, out dû accep« ier cette formule pour le règlement de leurs employés javanais. Pourquoi pas pour les Européens, qui ne sont pas nourris ? Je suis entièrement de l'avis des syndiqués du Nord. Le franc-or est la seule façon dé tirer tout le monde du marasme, car il va sans dire que si le franc-or était employé pour les soldes, il devrait l'être pour tout. Je sais bien qu'ici, nous ne risquons pas 9 9 sur 9 '9 9 9 9 & '9 9 9 Il n'est aucun de nos lecteurs qui ne soit, maintenant ou pour plus tard ACHETEUR D'UNE AUTOMOBILE 0r, il y a actuellement au Tonkin 64 marques différentes ! ! Laquelle choisir ? ? Il est absolument impossible de trouver des rechanges pour ia plupart de ces voitures, ni même personne qui les connaisse. Ne vous adressez qu'aux marques connues, éprouvées, représentées sur place par des spécialistes. Vous éviterez dépenses, retards et ennuis, en choisissant RENAULT PANHAED FIAT Nos concurrents sans doute ont aussi de bonnes marques MAIS MEFIEZ VOUS ! É^^^^^^^^^^^^^^^'^^^^^^'^^^^^^^^^^
  23. 23. 16 ^t5*tâfr:'%t;0fN0MïtfUE encore dé ivoïi* grossir l'inflation;- Nôtfé ban- que de l'Indochine a, depuis.ldngtèmps cre- vé son plafonds Ayant, prêté à lî'Ëtat, elle a emmagasiné: des titres, et ces titres, je ne saurais l'en blâmer, elle les compte connue encaisse métallique, de sorte que son bilan montre une circulation fiduciaire normale. Mais, en cas de banqueroute, tous ces titres seraient pour nous une bien faible garantie. Il n'eu serait pas de même si,,commele de- mande la Ligue des Intérêts Calédoniens, nous avions rib'tre monnaie à nous, fran- çaise;; niais - indépendante du franc.r Cette monnaie saine serait à la parité de l'or, ou à peu près. le, côté tragique de la crise financière. La population n'y comprend rien et s'enfiche. On nous reproche quelquefois d'être pes- simiste et de répandre le découragement. Que l'on s'en rapporte plutôt aux faits. Que l'on consulte aussi les personnes qui essaient de ivoir clair. Les plus optimistes sont ceux dont l'ambition se borne à maintenir le franc aux environs de dix-huit centimes et à faire rouler la machine comme elle a roulé jusqu'à présent, en,ranimant la confiance et les re- nouvellements de bons du Trésor. Quant aux remèdes, il n'en est pas un qui ne soulève des objections également péremp- toires. Si l'on demande des économies, des voix demandent aussitôt sur quoi les réduc- tions pourraient porter. Plus de la moitié des ressourcés passe au service de la dette publique. Toucher au service de la dette, au coupon des rentes, c'est la banqueroute avec ses conséquences funestes. Loin de diminuer les sommes destinées à l'outillage national, il faudrait les accroître parce qu'elles sont insuffisantes et que la prospérité du pays se ressent de-.-frisure, de l'abandon, de l'absence de grands travaux pour les voies ferrées, les canaux et les ports, sans compter la mise en valeur des colonies. Seretourne-t-on vers les dépenses militaires ? Nous n'avons plus que -l'ombre d'une marine. Nous n'avons d'armée que juste ce qu'il faut pour tant de tâches, depuis le Rhin jusqu'au Maroc et à la Syrie. Sur les autres chapitres, ce sont les intérêts électoraux qui veillent* où la mystique du régime, impossible de toucher aux monopoles, L'instruction publique est d'un rendement dérisoire, puisque le nombre des illettrés-augmente et puisqu'il faut fabri- quer dés lois pour obliger les parents à mettre leurs enfants à l'école. 11y avait l'en- seignement congrégâniste,qui ne coûtait rien. Mais il est condamné par la religion d'Etat. Ainsi de tout. Pour des raisons bonnes ou mauvaises, il n'est pas une économie qui ne soit déclarée d'avance impraticable ou contraire aux principes et aux dogmes de la démocratie. D'autres disent que le salut viendra par l'assainissement ou par la stabilisation de la monnaie. La réplique ne se fait pas attendre. Voulez-vous le chômage et son sinistre cortège ? répond le président du Conseil en personne. Et des théoriciens subtils démon- trent que les fluctuations du franc c'est la vie, que la fin de ces fluctuations serait la mort. De quelque côté que l'on se tourne, les voies sont déclarées impraticables ou bordées de précipices. L'abus des taxes est dénoncé à son tour et un phénomène ancien reparait : la résistance au fisc. On ne peut plus obtenir des élus et esclaves du suffrage universel le vote de nouveaux impôts. Cesimpôts eux- mêmes, serait-il aussi facile de les percevoir qu'on le dit?; S'ils sont perçus j-le contribu- able ne serait-il pas conduit à retirer, pour se faire des disponibilités, une partie des bons du Trésor qu'il a souscrits, ce qui amènera une autre crise de la dette flpttan!- te et des rechutes dans les émissions de papier-monnaie ? Enfin l'exagération, dé la fiscalité u'aura-t-elle pas un retentisse^ ment sur la vie économique ? Toutes ces objections multiples, diverses; et qui renaissent incessamment, sont le si- gne d'un pays installé dans l'inflation, sys- tème qui convient admirablement à une dé- mocratie. La foule s'y complaît. L'inflation est démocratique parce qu'elle est paresse et illusion, parce qu'elle n'atteint durement que ceux qui ont eu la folie d'épargner, ceux qui ont eu confiance dans les"risibles encourage- ments donnes à l'épargne par un Etat qui la per- sécute sous le nom de capital et de richesse acquise, et qui, par l'avilissement continu de la monnaie, a déjà privé ce qu'il en reste des quatre cinquièmes au moins de sa valeur. Plus notre crise financière se développe, plus on est frappé par sa ressemblance avec la maladie par laquelle l'Allemagne a passé. Il n'est pas jusqu'aux améliorations passagères du franc qui ne ressemblent aux améliora- tions passagères du mark. On ne peut pas dire que l'Allemagne n'avait rien tenté pour sauver sa monnaie, qu'elle l'a détruite de propos délibéré et par calcul, afin de ne pas payer les réparations. La chute a été seulement plus rapide parce que les freins étaient moins forts qu'en France. Nos freins, c'est d'abord que nous sommes encore un pays agricole, un pays qui peut, à la rigueur, se nourrir lui-même. La course Stt Anonyme de Constructions Mécaniques Capital de 5oo.ooo piastres Anciens Etablissements Robert, Guérin, Théard — fondés en 1908 Bd Bounal Haïphong — superficie 25.000 m^ 'téléphone 88-376— Ad. télégraph. CABESTAN Grosse et petite mécanique Chaudronnerie Charpente en fer Fonderie fonte et bronze Soudure autogène-élec- trique Ateliers de Forge 6 Marteaux Pilons Boulonnerie Tire-fonds -...-! Rivets ConstructionsRavales.— Matérielde Mineset terrassements.— Installationsd'Usines. 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