FORBES AFRIQUE ELLIPSIS

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FORBES AFRIQUE ELLIPSIS

  1. 1. ÉDITIONOCTOBRE2015AFRIQUE 3’:HIKQNB=WUY^UZ:?a@k@c@i@k"; M 06312 - 28 - F: 4,90 E - RD Bénin, Burkina Faso, République centrafricaine, Mali, Niger, Togo : 5000 FCFA | Cameroun, République du Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Sénégal : 4900 FCFA | Djibouti : 6,50 € | Belgique,Madagascar, Ile Maurice : 5,50 € | République démocratique du Congo : 5,70 € | Suisse : 7,80 CHF ÉDITION OCTOBRE 2015 LA CHINE FINANCE, ET APRÈS ? • LE SMART MALL DU NIGERIA PUBLICITÉ, CONSEIL POLITIQUE, ÉDITION, LE FONDATEUR DE L’AGENCE VOODOO BOUSCULE LES CODES DE LA COMMUNICATION. CHRISTIAN ENOCK LAGNIDÉ, PDG DU GROUPE LC2. LE PRINCE DE LACOM SPÉCIAL TNT25 PAGES FABRICE SAWEGNON ANS TOP 100 DES MOINS DE FABRICESAWEGNON—LEPRINCEDELACOM
  2. 2. SOMMAIRE — OCTOBRE 2015 VOLUME 4 — NUMÉRO 28©DR-HERYANDRIAMIANDRA-NUMÉRISSTUDIO/AZIZTOURÉ-ALEJANDROGONZALEZ-ELLIPSIS-CREANGAMEDIA.MD OCTOBRE 2015 FORBES AFRIQUE | 3 ÉDITORIAL 7 | QUAND LES INVESTISSEMENTS PRÉFÈRENT L’AFRIQUE PAR MARC JÉZÉGABEL Le continent s’en sort mieux que les autres 8 | FAITS & COMMENTAIRES PAR STEVE FORBES La dévaluation chinoise, manœuvre de mauvaise augure 10 | FAUT-ILBRÛLERLEFRANCCFA ? PAR MICHEL LOBÉ EWANÉ Le débat enfin dans l’arène politique ACTUALITÉS 12 | L’ESSENTIEL DES NOUVELLES L’actualité des entreprises 17 | AGENDA Les rendez-vous des mois à venir CHRONIQUES 18 | SELMA DE MES ANGOISSES PAR GASTON KELMAN Que reste-t-il de Martin Luther King 61 | INNOVATIONSFINANCIÈRES MADEINAFRICA PAR JACQUES LEROUEIL Ces révolutions portées par le continent 98 | ROULEZ TAMBOURS PAR NADIA MENSAH-ACOGNY Doudou N’Diaye Rose s’en est allé TECHNOLOGIE 20 | ACTEUR PAR FLEUR-JENNIFER NTOKO MOUSSIO Alain Nteff, altruiste engagé ACTEUR 22 | ÉNERGIE PAR GASTON KELMAN Mahaman Laouan Gaya, l’atout majeur de l’Opep africain 24 | ÉDUCATION PAR HERY ANDRIAMIANDRA Jaona Ranaivoson, pionnier de la première Business School malgache EN COUVERTURE 26 | PORTRAIT PAR MICHEL LOBÉ EWANÉ Fabrice Sawegnon, le faiseur de rois 20 | ALAIN NTEFF LE GIFTEDMOM, 22 | MAHAMAN LAOUAN GAYA L’ATOUT MAJEUR DE L’OPEP AFRICAIN 26 | FABRICE SAWEGNON VOODOO COMMUNICATION 38 | VANESSA ADANDE DAOUDA ELLIPSIS 24 | JAONA RANAIVOSON DG DE L’ISCOM 34 | CUBA LESRÉVOLUTION- NAIRES DU NUMÉRIQUE 41 | L’ABA MEGA MALL PAUL OBANUA
  3. 3. FORBES AFRIQUE CONSEIL PORTRAIT 38 | FORBES AFRIQUE OCTOBRE 2015 L eur credo : militer auprès des entrepreneurs et dirigeants pour qu’ils intègrent la finance au cœur de leurs business. «Lorsqu’on veut rentrer en Afrique, il ne faut pas trop attendre d’avoir un niveau de salaire mirobolant à l’étranger, sinon la différence avec le niveau de vie risque d’être trop important», confie d’emblée Vanessa Adande Daouda. Son départ, elle l’a longuement préparé à l’aide de son mari et de sa famille, mais pas sans un certain bagage. Cette trentenaire est née et a grandi au Gabon. Après le bac, cap sur Washington DC, où elle obtient son diplôme d’expert comptable. C’est dans ce cadre que le déclic et le goût pour les comptes se produisent. A l’école de commerce, le doyen de l’université Lawrence Ward avait déjà remarqué son aptitude à aller vers l’excellence : «Vanessa était douée durant ses études en administration des affaires, elle m’a impressionné par sa maturité, la profondeur de sa pensée, et elle démontrait une véritable soif d’apprendre et d’ouverture aux nouvelles idées. Au cours de sa carrière professionnelle, elle a démontré une forte capacité professionnelle et une passion pour l’excellence, la performance et un sens précis du détail. Et tout ça, avec une grande joie de vivre», se souvient-il. UN PROFIL INTERNATIONAL En 2006, elle fait son entrée chez Deloitte en audit et comptabilité entre les Etats-Unis et la France. A Paris, on se souvient d’elle comme d’une auditrice au service du client, avec un sens aigu du détail et du travail bien fait. En somme, une grande professionnelle. Qu’allait- elle faire de tout cet acquis? Vanessa Adande Daouda n’avait encore rien planifié de son retour en Afrique, et encore moins de son passage à l’entrepreneuriat. C’est lorsque son mari est affecté au Bénin qu’elle déménage et trouve du travail à Ecobank Bénin. Un saut dans un pays inconnu, aux codes bien ancrés. Un vrai défi, relevé brillamment par Vanessa. Ses supérieurs n’en sont pas étonnés, et l’expliquent par son ouverture d’esprit et sa capacité d’adaptation. En attendant, elle engrange les expériences et se dirige vers son pays natal, le Gabon. Couple et enfant emménagent à Libreville. La jeune femme s’oriente alors vers le conseil financier aux entreprises avec le groupe Pangola. Vers la fin de l’année 2013, Vanessa Adande Daouda se jette à l’eau et fonde seule dans un premier temps Ellipsis, un cabinet-conseil dont la vision est de guider entrepreneurs et autres dirigeants d’entreprises vers la maîtrise des outils financiers nécessaires à la conduite de leurs activités. «Je cherchais une raison d’être professionnellement. Quand j’étais en audit, j’avais l’impression que le client n’avait pas besoin de moi!», explique-t-elle. LES COMPTES : C’EST SON MÉTIER! Ellipsis est né, car l’environnement économique des pays africains a été durablement bouleversé par la crise subie par les économies occidentales. Les directions financières à travers le monde sont de plus en plus impliquées dans la définition de la stratégie de l’entreprise et sa réalisation opérationnelle. En mettant l’amélioration de la performance au cœur de son agenda, le directeur financier se place en acteur clé, en mesure de transformer la masse d’information financière disponible en véritable outil de gestion. La fiabilisation des Vanessa Adande Daouda veut mettre la finance au cœur du business Avec Ellipsis, cabinet-conseil né au Gabon en 2014, les fondatrices Vanessa Adande Daouda et Jeannick Le Rouzic aident les chefs d’entreprises à maîtriser et à optimiser les outils financiers. PAR VIVIANE FORSON «C’est le symbole de l’efficience que nous cherchons à appliquer chez nos clients: une fluidité dans la gestion», aime à rappeler la chef d’entreprise.
  4. 4. OCTOBRE 2015 FORBES AFRIQUE | 39 opérations courantes, l’optimisation de l’organisation et le déploiement d’outils de productivité adaptés préparent les entreprises à maintenir le cap et à trouver d’autres vecteurs de croissance. Avec Ellipsis, Vanessa Adande Daouda entend satisfaire ce besoin en apportant son expertise sur les projets de comptabilité et finance, gestion de la performance ou encore maîtrise de l’environnement… Résultat : que vous soyez un haut dirigeant ou un entrepreneur, vous pouvez vous concentrer sur la créativité ou le développement de votre entreprise. «Ellipsis vient de la figure de style “ellipse”, qui permet une économie de mots, d’éviter les redondances, les lourdeurs. En soi, c’est le symbole de l’efficience que nous cherchons à appliquer chez nos clients : une fluidité dans la gestion, en s’adaptant à la situation et au mode de fonctionnement de chacun. Nous tentons de nous en souvenir au quotidien, et de le rappeler à nos clients, mais aussi à nos prospects!», détaille la trentenaire. ELLIPSIS AU SERVICE DE L’ÉCOSYSTÈME LOCAL Mais attention, Ellipsis, ce n’est pas seulement des comptes, l’équipe de consultants ne vient pas seulement mettre le nez dans votre comptabilité ou demander de payer plus d’impôts. Vanessa Adande Daouda affiche sa vision : «J’ai aussi analysé le marché. Je voulais participer à l’amélioration de la qualité de l’information financière d’un point de vue global. Et les plus faibles, de ce point de vue, sont bien sûr les PME et les entrepreneurs. Sans information financière fiable, il est difficile, voire impossible, d’établir une stratégie de développement, de la suivre, de la redresser éventuellement; de se présenter face à des institutions financières ou des investisseurs. Alors, comment faire vivre son entreprise dans ces conditions?!», martèle la jeune patronne. Et d’ajouter : «Du coup, notre métier, c’est d’abord et avant tout de provoquer une évolution dans les consciences; de faire réaliser à notre cible que nous sommes nécessaires à l’évolution, et, parfois, à la survie de leur entreprise. Alors beaucoup plus que de faire des comptes, j’apprends à faire de la psychologie en découvrant et en aidant mes clients.» Lorsque Vanessa Adande Daouda décide de se lancer dans cette aventure entrepreneuriale, elle a directement senti le besoin d’être secondée. Depuis un an maintenant, Jeannick Le Rouzic, rencontrée au Gabon chez le groupe Pangola, est associée au cabinet Ellipsis. Rares sont les duos de femmes à diriger une entreprise! Avec plus de dix- sept ans d’expérience cumulée chez Pricewaterhouse Coopers, SNI France ou encore Groupe Pangola, Jeannick, directrice financière, a sillonné plusieurs continents avant de poser ses valises au Gabon. Elle met à la disposition ses connaissances approfondies des meilleures pratiques dans le domaine comptable et financier en entreprise. A les observer toutes les deux, on devine que c’est d’abord une aventure humaine qui les a réunies. «Nos relations de travail, ©ELLIPSIS
  5. 5. 40 | FORBES AFRIQUE OCTOBRE 2015 PORTRAITCONSEIL chez notre ancien employeur, se sont vite transformées en une complicité, une confiance l’une envers l’autre et en une profonde amitié, confie Jeannick. Donc, lorsque Vanessa a décidé de quitter la société et de créer Ellipsis, il était naturel de la rejoindre dans son aventure!» Et pour cause : «Nous avons chacune notre savoir-faire et notre parcours, mais nous nous retrouvons beaucoup sur notre savoir-être. Nous avons les mêmes valeurs et les mêmes fondements, ce qui nous a évité d’avoir à gérer de grosses divergences de points de vue sur des décisions à prendre. On se complète, on se tempère, on s’écoute, on s’encourage, nous sommes comme un couple, mais professionnel!», ajoute-t-elle. Les deux femmes sont désormais à la tête d’une équipe d’une dizaine de personnes, ceci dit l’entreprise doit encore faire du chemin pour convaincre sa cible. «Principalement les PME, des très petites aux plus grosses, mais aussi les porteurs de projets. Nous essayons au maximum d’acquérir un client dès la formalisation de son projet – établissement d’un plan d’affaires. Nous avons ainsi le plus de chances d’en faire un chef d’entreprise sensible à l’importance d’un suivi financier de qualité.» Face à la réticence des clients quant au coût de la prestation, «nous essayons d’expliquer que c’est un coût qui se paye dans tous les cas. En payant pour se faire assister, ou en redressements fiscaux et sociaux, pour ne citer que cet exemple… Chacun son métier!» AMÉLIORER LE CLIMAT DES AFFAIRES Parti de zéro client, dix-huit mois après, Ellipsis en compte une quinzaine à l’année, ainsi que plusieurs projets ad hoc. Le cabinet a commencé à couvrir ses charges après six mois d’activité, et les deux dirigeantes parviennent à se verser une rémunération. En baisse par rapport à ce qu’elles ont connu, c’est sûr. «Le seuil de rentabilité, il sera atteint en fin d’année techniquement. Au bout de notre deuxième année d’activité, seulement. Et ça, nous en sommes aussi très fiers», préfère expliquer Vanessa plutôt que d’aligner des chiffres. Mais avec une croissance de la demande dans ce domaine, et le développement de l’entrepreneuriat dans le pays, Ellipsis est déjà en train de se forger une sacrée réputation. Preuve en est, la société propose désormais un service US GAAP (règles comptables en vigueur aux Etats-Unis qui sont définies par le FASB) & Tax pour assister les clients américains pour leurs déclarations d’impôts et leur reporting US GAAP. Un service de premier choix qui devrait participer à l’amélioration du climat des affaires au Gabon. Vanessa, ici au côté de Jeannick Le Rouzic, son associée depuis un an, rencontrée au Gabon au sein du groupe Pangola. ©ELLIPSIS

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