LA THÉORIE DES IDÉES
DEUX RÉALITÉS 
UNE RÉALITÉ 
SENSIBLE 
UNE RÉALITÉ 
INTELLEGIBLE 
 Un monde matériel 
accessible aux sens 
 Un monde imma...
QU’EST-CE QUE PLATON ENTEND PAR “ IDÉE ”? 
Une “idée”, au sens platonique du terme, n’est pas le produit de notre pensée. ...
Une idée c’est un 
ARCHÉTYPE QUI EXISTE EN SOI, 
-une ESSENCE qui sert de modèle aux multiples choses sensibles.
Prenons un exemple 
Nous sommes entourés d'un grand nombre de chaises toutes différentes ; certaines sont grandes, d'autre...
Elles imitent toutes 
l’Idée de « chaise en soi ». 
un archétype qui 
existe véritablement 
(pas seulement dans l’imaginat...
Les choses sensibles « imitent » les Idées. 
Elles « incarnent » les idées sous une forme matérielle. 
Elles « participent...
Cette amphore de terre cuite 
n’est qu’une copie imparfaite de l’Amphore parfaite, immatérielle. 
La beauté d’Aspasie, imp...
Les idées ne sont pas des pensées! 
Ce sont les archétypes des choses sensibles et des valeurs absolues.
Les 
« idées » 
sont 
substantielles, 
éternelles, 
invariables, 
uniques 
parfaites 
Les choses sensibles 
sont 
matériel...
Le monde des idées 
est la réalité suprême, pour Platon. 
La sagesse n’est que la contemplation des Idées.
POURQUOI PLATON INVENTE-T-IL CETTE ÉTRANGE THÉORIE?
Platon s’oppose aux sophistes et il étaie la philosophie socratique. 
Grâce à cette théorie des idées
Les valeurs ne sont pas relatives! Elles ne sont pas que des pensées dans la tête des gens. Elles existent objectivement!
Il s’agit de contempler LA JUSTICE EN SOI, -pas pour moi ou pour toi, c’est-à-dire du point de vue personnel et relatif. 
...
Platon substantialise les valeurs (la justice en soi, le bien en soi, la beauté en soi) dont la définition cherchait Socra...
LA COSMOGONIE PLATONICIENNE LA THÉORIE SUR LA NAISSANCE DE L’UNIVERS 
Il existe un DÉMIURGE DIVIN, un Grand Artisan, qui c...
L’UNIVERS EST BEAU! C’EST LE MEILLEUR POSSIBLE 
COSMOS = ORDRE
LE MONDE DES IDÉES
Le BIEN 
C’est la Perfection absolue. 
Le Bien est éternel, immuable et absolu.
Le BIEN 
est le principe de l’existence et du savoir. 
La réalité existe en vertu du Bien. 
La connaissance ne peut être a...
Le Bien 
Le concept de « Bien » dépasse, chez Platon, 
les limites de la morale. 
Elle représente 
la nécessité à la fois ...
LA DIALECTIQUE 
La dialectique est l’art de la navigation 
dans le monde des idées, 
la découverte de l’enchaînement des i...
LE PHILOSOPHE doit se déprendre du monde des sensations et diriger son âme vers le monde des Idées, jusqu’à atteindre l’Id...
PLATON, République VI, 19-20 « Aux dernières limites du monde intelligible est l'Idée du Bien, qu'on aperçoit avec peine, ...
— Tiens donc pour certain que ce qui répand sur les objets des sciences la lumière de la vérité, ce qui donne à l'âme la f...
Imagine-toi donc que le Bien et le Soleil sont deux rois, l'un du monde intelligible, l'autre du monde sensible.» PLATON, ...
En somme Platon soutient l’existence d’un monde d’idées absolues pour dépasser la crise intellectuelle* produite par le mo...
L’ANALOGIE DE LA LIGNE 
DEGRÉS DE L’ÊTRE 
DEGRÉS DU SAVOIR 
Monde 
intelligible 
Idées 
Principes non- hypothétiques 
Conn...
Le mépris de l’expérience * 
Platon méprise les sensations. 
Les données des sens ne peuvent aboutir qu’au relativisme ou ...
Le mépris de l’expérience * 
C’est très difficile de neutraliser le corps, de penser avec l’objectivité qu’exige la vérité...
* Le terme philosophique d’ “expérience” 
et l’adjectif « empirique » qui lui correspond signifient 
«un savoir qui découl...
Leçon 7 platon    la théorie des idées et l'analogie de la ligne
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Leçon 7 platon la théorie des idées et l'analogie de la ligne

1 634 vues

Publié le

0 commentaire
1 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
1 634
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
9
Actions
Partages
0
Téléchargements
34
Commentaires
0
J’aime
1
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Leçon 7 platon la théorie des idées et l'analogie de la ligne

  1. 1. LA THÉORIE DES IDÉES
  2. 2. DEUX RÉALITÉS UNE RÉALITÉ SENSIBLE UNE RÉALITÉ INTELLEGIBLE  Un monde matériel accessible aux sens  Un monde immatériel accessible seulement à l’intelligence
  3. 3. QU’EST-CE QUE PLATON ENTEND PAR “ IDÉE ”? Une “idée”, au sens platonique du terme, n’est pas le produit de notre pensée. Une idée n’est pas un concept.
  4. 4. Une idée c’est un ARCHÉTYPE QUI EXISTE EN SOI, -une ESSENCE qui sert de modèle aux multiples choses sensibles.
  5. 5. Prenons un exemple Nous sommes entourés d'un grand nombre de chaises toutes différentes ; certaines sont grandes, d'autres petites, les unes en bois, les autres en plastique. Pourtant, malgré ces différences, toutes reçoivent le même nom de chaise.
  6. 6. Elles imitent toutes l’Idée de « chaise en soi ». un archétype qui existe véritablement (pas seulement dans l’imagination de quelqu’un) dans un monde séparé, indépendant du nôtre: le monde des Idées.
  7. 7. Les choses sensibles « imitent » les Idées. Elles « incarnent » les idées sous une forme matérielle. Elles « participent » des Idées, dit Platon.
  8. 8. Cette amphore de terre cuite n’est qu’une copie imparfaite de l’Amphore parfaite, immatérielle. La beauté d’Aspasie, imparfaite et éphémère, n’est qu’une imitation de la Beauté-en-soi, parfaite et éternelle. La cité d’Athènes n’est qu’une copie imparfaite de la Cité Idéale.
  9. 9. Les idées ne sont pas des pensées! Ce sont les archétypes des choses sensibles et des valeurs absolues.
  10. 10. Les « idées » sont substantielles, éternelles, invariables, uniques parfaites Les choses sensibles sont matérielles, éphémères, variables, multiples, imparfaites.
  11. 11. Le monde des idées est la réalité suprême, pour Platon. La sagesse n’est que la contemplation des Idées.
  12. 12. POURQUOI PLATON INVENTE-T-IL CETTE ÉTRANGE THÉORIE?
  13. 13. Platon s’oppose aux sophistes et il étaie la philosophie socratique. Grâce à cette théorie des idées
  14. 14. Les valeurs ne sont pas relatives! Elles ne sont pas que des pensées dans la tête des gens. Elles existent objectivement!
  15. 15. Il s’agit de contempler LA JUSTICE EN SOI, -pas pour moi ou pour toi, c’est-à-dire du point de vue personnel et relatif. LA JUSTICE POUR MOI C’EST … LA JUSTICE POUR MOI C’EST … LA JUSTICE POUR MOI C’EST …
  16. 16. Platon substantialise les valeurs (la justice en soi, le bien en soi, la beauté en soi) dont la définition cherchait Socrate. Il les rend fixes et invariables. Il repousse ainsi tout relativisme. LE RELATIVISME
  17. 17. LA COSMOGONIE PLATONICIENNE LA THÉORIE SUR LA NAISSANCE DE L’UNIVERS Il existe un DÉMIURGE DIVIN, un Grand Artisan, qui contemple le monde des idées et s’applique à en réaliser l’image dans une matière première chaotique. Il crée (plutôt il ordonne) l’Univers.
  18. 18. L’UNIVERS EST BEAU! C’EST LE MEILLEUR POSSIBLE COSMOS = ORDRE
  19. 19. LE MONDE DES IDÉES
  20. 20. Le BIEN C’est la Perfection absolue. Le Bien est éternel, immuable et absolu.
  21. 21. Le BIEN est le principe de l’existence et du savoir. La réalité existe en vertu du Bien. La connaissance ne peut être atteinte qu’à la lumière du Bien.
  22. 22. Le Bien Le concept de « Bien » dépasse, chez Platon, les limites de la morale. Elle représente la nécessité à la fois logique et ontologique. Le concept de Bien ressemble au concept de Dieu dans la tradition chrétienne.
  23. 23. LA DIALECTIQUE La dialectique est l’art de la navigation dans le monde des idées, la découverte de l’enchaînement des idées, la marche de l’âme qui s’élève des sensations aux Idées.
  24. 24. LE PHILOSOPHE doit se déprendre du monde des sensations et diriger son âme vers le monde des Idées, jusqu’à atteindre l’Idée du Bien. La sagesse c’est la contemplation du Bien
  25. 25. PLATON, République VI, 19-20 « Aux dernières limites du monde intelligible est l'Idée du Bien, qu'on aperçoit avec peine, mais qu'on ne peut apercevoir sans conclure qu'elle est la cause première de tout ce qu'il y a de beau et de bon dans l'univers ; que, dans ce monde visible, elle produit la lumière et l'astre de qui elle vient directement ; que, dans le monde invisible, elle engendre la vérité et l'intelligence....
  26. 26. — Tiens donc pour certain que ce qui répand sur les objets des sciences la lumière de la vérité, ce qui donne à l'âme la faculté de connaître, c'est l'Idée du Bien, et qu'elle est le principe de la science et de la vérité, en tant qu'elles sont du domaine de l'intelligence…
  27. 27. Imagine-toi donc que le Bien et le Soleil sont deux rois, l'un du monde intelligible, l'autre du monde sensible.» PLATON, République VI, 19-20
  28. 28. En somme Platon soutient l’existence d’un monde d’idées absolues pour dépasser la crise intellectuelle* produite par le mouvement des sophistes et rendre au logos la transcendance qu’il avait perdue. * le relativisme et le scepticisme
  29. 29. L’ANALOGIE DE LA LIGNE DEGRÉS DE L’ÊTRE DEGRÉS DU SAVOIR Monde intelligible Idées Principes non- hypothétiques Connaissance rationnelle intuitive Dialectique Épistémè Science Idées mathématiques Principes hypothétiques Connaissance rationnelle discursive Monde sensible Objets sensibles Croyances, convictions Doxa Opinion Ombres et images des objets sensibles Imaginations conjectures
  30. 30. Le mépris de l’expérience * Platon méprise les sensations. Les données des sens ne peuvent aboutir qu’au relativisme ou le scepticisme. La sensation n’est pas science ! Pour connaître il faut rompre avec les opinions sensorielles. Les sens nous trompent. Par exemple, nous savons que la terre qui tourne autour du soleil, mais nous avons l’impression contraire.
  31. 31. Le mépris de l’expérience * C’est très difficile de neutraliser le corps, de penser avec l’objectivité qu’exige la vérité. L’exercice philosophique est une ascèse des pièges du corps. C’est apprendre à délier l’âme du corps et libérer en soi le principe spirituel.
  32. 32. * Le terme philosophique d’ “expérience” et l’adjectif « empirique » qui lui correspond signifient «un savoir qui découle des sens, des perceptions et des observations» [et pas une instruction acquise par l’usage].

×