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Apercu soufisme

  1. 1. www.daaraykamil.com 1Au Nom dAllah, le Clément, le MiséricordieuxAPERÇU SUR LA MYSTIQUE MUSULMANE (SOUFISME)par le Cheikh Mouhammadou Bachir MBacké- ibn Cheikh Ahmadou Bamba -extrait de "Les Bienfaits de lEternel" La science religieuse consiste en deux parties: une partie qui étudie les droits et les devoirs desindividus et établit la façon dont il faut appliquer la loi et réglement aussi bien les usages et les coutulesque les relations sociales; lautre partie est la mystique fondée après que toutes les branches de lascience islamique eurent été bien définies et établies.Cependant, à lépoque du Prophète (PSL) et de ses compagnons, la théologie consistait simplement en laconnaissance de la façon dont il faut obéir a ALLAH et à son Messager, le Prophète (PSL) et en laconnaissance des implications de cette obéissance, à savoir la dévotion constante, la sincérité, le combatpour la cause dALLAH par sa personne et par ses biens, labstinence et la rigueur morale. Posséder cetteconnaissance constituait une bonne compréhension de la religion. Celui qui saisissait le mieux la religion,était le plus zélé dans la dévotion, le plus soucieux de savoir le jugement dALLAH en toute affaire, etcelui qui sabstenait de formuler un jugement devant une situation, avant de connaître le jugementdALLAH.Par ailleurs, la morale religieuse, adoptée par tous les musulmans de cette belle époque, exigeait quelautorité la plus reconnue fût celle de celui qui ne prenait pour guide que la Vérité (ALLAH), que fûtconsidéré comme le plus riche celui qui dépensait le plus dans le but dobtenir la satisfaction dALLAH.En outre cétait le plus proche dALLAH, daprès cette morale, le moins enclin aux voluptés et le pluséloigné de la vaine prodigalitéMais quand les conquêtes des musulmans se succèdèrent, que les territoires soumis à leur juridictionsétendirent, que les Compagnons et leurs successeurs se dispersèrent dans les provinces, que lesulémas séloignèrent les uns des autres et que des éléments destructifs pénétrèrent lIslam, [quand toutcelà se fut produit], les musulmans sentirent la nécessité de se spécialiser pour mieux étudier etdévelopper les différentes branches de la science religieuse. Ce sentiment était, du reste, conforme à lavolonté éternelle du Créateur des natures, instincts et apptitudes différents. La miséricorde divine veutque la diversité dopinion résultant de cette specalisation profite à tous les croyants.Cest ainsi quun groupe de savant musulmans fut amené à se consacrer à létude de la loi islamique,tandis quun autre groupe se spécialisa dans le recueil des traditions prophétiques et la revivification deschaînes de garants, rapporteurs des hadiths. Cependant un troisième groupe, soucieux de mener une vietranquille et contemplative, préféra se retirer de la vie publique pour mieux se vouer à la dévotion en sefaisant subir toutes sortes de privations en imposant à sa conscience un compte de ses actes.Au cours du deuxième siècle de lHégire, quand les sciences islamiques furent recueillies et établies, queles ulémas, connus dès lors sous lappellation de Fukhâ (juristes musulmans), composèrent des ouvrages
  2. 2. www.daaraykamil.com 2sur les questions juridiques, et que des hommes appartenant au troisième groupe précité,sappliquèrent à létude de sujets tels que: "le contrôle de la science", lascétisme", "le tasawwuf", "larigueur morale", "le combat contre ses propres défauts en vue dune purification intérieure" et"ladoption des qulités prophétiques et coraniques". Quand tout cela se fut produit, on attribuat auxhommes de ce dernier groupe le nom de Soufiyya (mystiques) et la science quils étudient fut appelée letasawwuf (la mystique).Le mot Tasawwuf dérive, dit-on, du mot sûf (la laine) ou de safâ (la pureté) ou de suffa (la banquette)(1). Mais Al-Kushayri conteste cette étymologie tandis quiIbn Khaldûn nécarte pas la premièrehypothèse. En effet, les premiers soufi se distinguaient par le port de manteaux en laine par soucidascétisme (2).La mystique et la loi religieuse émanent de la même source. La seule différence entre elles réside dans lefait que les mystiques attachent plus dimportance à la scrutation minutieuse à laquelle ils soumettentleurs âmes et leurs consciences, et à la pratique visant à sassurer de sa rectitude par la réception desgrâces et la concentration de tout intérêt sur ALLAH en donnant la priorité à la protection de lâme,tendance étayée par le verset coranique qui dit:"Ô vous qui croyez! vous êtes responsables de vos âmes..." (5/105)et le hadith qui dit: "Cest une bonne application de lIslam [par son adepte] que de sabstenir desimmiscer en ce qui ne le concerne pas.Cependant lapplication de la loi islamique dans son intégralité et la pratique de la mystique sontpresque incompatibles. Seuls peuvent les concilier un prophète, un véridique ou un saint imbus de forceet de sagesse divines. Celui qui réussirait à les réunir serait le plus digne héritier de Mouhaamad etserait parmi ceux dont le Prophète disait: "Les savants de ma communauté sont comme les prophètesdes fils dIsrael".Cela dit, chacun sait mieux que tout autre laquelle de ceux ces deux branches de la science religieuse luiconvient le mieux. Mais après avoir choisi une de ces deux branches, on doit respecter le choix desautres tant quil ny a pas une loi qui en révèle linexactitude, à condition que cette loi elle même ne soitcontestée ni interprétée allégoriquement.En vérité, il y a une complémentarité entre la loi islamique et la mystique. Pourtant chacune delles peutêtre correctement utilisée sans que lautre le soit de manière parfaite. Cest même le cas le plusfréquent. Aussi doit-on considérer le juriste soufi comme le plus parfait des juristes, et le soufi juristecomme le plus parfait des soufi, selon la juste opinion du Cheikh Zarrùk exprimée dans ses Kawaid(règles).En effet, la loi est plus générale quant à son objectif, parce quelle vise létablissement, la consolidationet la propagation de la religion, tandis que la mystique ne concerne que les rapports entre lindividu etson Seigneur. Cest pourquoi le jurisconsulte a le droit - ce qui nest pas le cas du soufi - de désapprouvercertains comportements de ce dernier. Cest également de ce fait que la mystique ne peut être
  3. 3. www.daaraykamil.com 3pratiquée sans lapplication de la loi, quil est nécessaire de se détourner de celle-là au profit de celui-ci,tant que léquilibre ne peut être maintenu.Cependant il nest pa permis de soccuper davantage de la mystique que de la loi. En effet, sil est vraique la première occupe un rang supérieur, il nen est pas moins certain que la seconde a une utilité plusuniverselle. Cest dailleurs pour souligner cette utilité quon dit: "soit un jurisconsulte soufi, et non lecontraire". Le jurisconsulte de tendance soufie, comme nous lavons dit, est plus parfait que le soufijurisconsulte parce que le premier sefforce de purifier son intérieur par la pratique de la mystique, etson extérieur par lapplication de la loi, tandis que le second est rassuré par la connaissance gnostique etson état de grâce reçu grâce à une prédisposition à la correcte application de la loi.Ainsi la mystique et la loi sont-elles aussi complémentaires que la théorie et la pratique en médecine.Tout ce qui précède nous apprend donc que le fondement de la mystique cest de rectifier la foi enlunicité de Dieu, scruter lâme, contrôler le coeur, se détourner des choses de ce monde et sattacherexclusivement à ALLAH en concentrant tout son intérêt sur lui, pour mériter sa pitié, obtenir sonagrément et éviter Sa colère.A ce propose, ALLAH dit:"Quant à celui qui craint ALLAH, ALLAH donnera unne issue favorable à ses affaires par des moyenssurlesquels il ne comptait pas" (65/2).Il dit également:"Si vous craignez ALLAH, il vous accordera la possibilité de distinguer le bien du mal" (8/29).Par ailleurs, les mystiques, ayant craint ALLAH convenablement, furent retirés par ALLAH des ténèbresde lignorance, de lavilissement et de la désobéissance, comme ALLAH leur a accordé le pouvoir dedistinguer le bien du mal, qui les guida vers les trésors des gnoses et les privilégia de Son amour promisà son Prophète (PSL).Ainsi fut-il leur ouie, leur vue, leur main et leur soutien en leur absence comme en leur présence, ce quivérifie Sa parole qui suit:"Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi en accomplissant des prières facultatives jusquà ceque Je laime, et quand Je laime, Je deviens loreille par laquelle il entend, loeil grâce auquel il voit, lamain dont il se sert et le pied avec lequel il marche; sil Me sollicite, Je lui donne; sil se réfugie auprès deMoi, Je le protège".Cest aussi une vérification de sa parole suivante:"Quiconque se rapproche de Moi lespace dun empan, Je me rapproche de lui lespace dune aune".Le soufi reçoit, en contrepartie de ses efforts continuels visant à dompter ses passions, des grâces et dessensations intérieures lui permettant de discerner les choses. Mais le profane est loin de pouvoir jouirde ces faveurs accordées aux soufi. Ces derniers établirent dailleurs leurs règles de conduite et leurstermes et expressions techniques à laide desquels ils décrivaient leurs adhwâk (gustations), leurs
  4. 4. www.daaraykamil.com 4mawâdjîd (choses reçues par leurs sens intérieurs), leurs ahwâl ârida (états dextase qui les saisissaientau cours de leurs exercices de mortifications), et la façon de sélever dune étape à une autre, selon ladisposition des étapes établies par eux.Cete expérience mystique nest pas accessible à tous leurs creligionnaires parce quelle repose sur dessnes intérieurs. Or, il et convenu que les choses perçues par de tels sens nont pas besoin de preuve.Mieux vaut donc pour le profane sabstenir de les démntir, dautan plus que la majorité des ulémasnont cessé dattester la rectitude de la târika (voie) des mystiques et que les fruits de leur vie ascétiquese sont manifestés dans la bonté de leus moeurs et dans la vivacité de leurs coeurs animés par lamourdALLAH, leur conduite proche de celle du Prophète (PSL). De surcoit, leur attachement exclusif à ALLAH,leur méditatio et leur rigueur mrale àjouts aux faveurs que ALLAH leur accorde sous forme de chosesextraordinaires manifestées dans leur perfection et dans lattitude dobéissance et de soumissionadoptée à leur égard par les uatres, furent si évidents que nul ne les ignore et que ne doit les contesterquun orgueilleux enclin à réfuter les arguments valables.Quant à nous, nous prions ALLAH de nous rendre leur exemple utile et de nous réunir à eux au jour duJugement dernier. En effet, ce sont là des hommes dont le compagnon nest jamais malheureux.Les règles de la târika, reçues du Prophète, furent transmises de prédécesseurs en successeurs jusquàce quelles parvinsent à Junayd qui les développa parfaitement et les fixa telles quelles furent adoptéesensuite par les soufi postérieurs. Dès lors, les soufi eurent leurs propres termes et expressionstechniques, leurs signes, leurs symboles et des wird (il sagit dune partie du Coran ou dun ensemble deprières que lon récite à des heures fixes) particuliers ordonnés selon leur invention. Ils commencèrentégalement à se réunir autour de leurs cheikhs qui soccupaient de leur éducation spirituelle. Grâce à leurconnaissance de la physiognomonie, ces cheikhs donnaient à chaque postulant léducation qui luiconvenait le mieux. Cest dailleurs à ce propos de cette sagacité que le Prophète disait: "Craignez lesprésages dun croyant, car il regarde à laide de la lumière dALLAH".Ainsi les règles précités furent adoptées par tous les soufi des territoires de lislam qui parlèrent de leurwujdaniyyât [choses perçues par leurs sens intérieurs], établirent les exercices de mortification et laconduite du disciple à légard de son guide spirituel, définirent les qualités qui rendaient un savantgnostique digne dêtre imité, et décrirent le guide parfait, "le connaisseur de son Seigneur" à qui sontrévélés les secrets de ses contemporains et qui a adopté les qualités prophétiques pures et parfaites. Lessoufi disaient que, quant un débutant en mystique trouvait un tel guide, il devait se soumettreentièrement à luiDautre part, apparurent de grands cheikhs soufi envahis par des postulants et des chercheurs deconnaissances gnostiques quils instruisirent et élevèrent à la connaissance mystique. Les fruits dutravail de ces cheikhs se manifestèrent dans leurs disciplesCest dailleurs à la même époque quapparurent les rites dinitiation à la voie mystique tirés du Coran etde la Sunna auxquels les soufi ont toujours été soucieux de se conformer dans leurs actes, paroles etétats. Parmi ces rites figurait la prestation de serment par la pose de la main du fidèle dans celle de son
  5. 5. www.daaraykamil.com 5maître. En effet, ils imitaient une vieille pratique des compagnons du Prophète (PSL) qui lui prêtèrent dela même manière un serment de fidélité appelé Baya tur-Ridwân et à propos duqyel le Livre Saint dit:"Ceux qui te prêtent un serment dallégeance ne font que prêter serment à ALLAH. La main dALLAH estposée dans leurs mains" (48/10).En effet, des traditions authentiques disent que, quand les Compagnons voulaient prêter sermentdallégence au Prophète (PSL), ils mettaient leurs mains dans la sienne, que le Messager dALLAH prêtaserment à la place dOuthmâne en mettant un de ses mains dans lautre, et que Mouhammad (PSL)insista pour que Salam Ibn Al-Akwa répétât son serment de fidélité plusieurs fois. Cette demande derépétition impliquait certainement un secret, étant donné que le Prophète (PSL) ne parlait pas sansdessein et que le premier serment de ce compagnon exempt dhypocrisie fut correct...Par ailleurs, les soufi ne furent quune minorité dans chaque province des vastes territoires de lIslam.Mais leurs riteset leurs règles de conduite les distinguèrent des autres comme ils distinguèrent leurschefs spirituels des cheikhs qui se contentaient de lenseignement [des sciences religieuses].Parmi les premiers membres de ce groupe déducateurs spiritues qui eurent une grande renommée auxVe et VIe siècles de lHégire [XI et XIIe siècles de lère chrétienne] et les siècles suivants, on peut citer lecheikh Abd al-Kâdir al-Jîlânî et ses contemporains comme Al-Rifai en Orient, Abû-Hassan al-Shâdhilî et lecheikh Abû Madyân et leurs pareils au Maghreb. Que ALLAH soit satisfait deux tous et de nous grâce àeux.Ainsi au XIIe siècle de lHégire (XVIIIe siècle de lère chrétienne), le cheikh Ahmad Tijânî fonda auMaghreb le Tijanisme, comme le cheikh Sîdi Al-Mukhtar al-Kuntî propaga le Kâdirisme en Mauritanie.Les disciples de ces deux fondateurs établirent les différentes écoles déducation spirituelle. Et descheikhs, originaires des contrées du Soudan et de la Mauritanie, furent formés par eux.Le premier fondateur se distingua par le fait que sa tarîka fut reçue du Messager dALLAH par révélationet par inspiration et quil eut un wird spécial mis dans une disposition particulièreQuand au second, il fut le détenteur des secrtes de léducation spirituelle selon la voie kâdirite.Cependant, sil est vrai que ce fondateur ateignit le degré de sinstruire directement du Prophète (PSL), ilnen est pas moins certain quil ninventa pas de wird. Mais il se borna à donner à ses disciples le wirdkâdirite sous lautorisation spéciale du Très-Haut et de son Messager (PSL).Ainsi, ces deux fondateurs et leurs successeurs - QuALLAH soit satisfait de tous et ait pitié deux! - furentbénis. Louanges et reconnaissance ne sont quà ALLAH!Pendant la période qui marqua la fin du XIIIe siècle de lHégire [XIXe siècle de lère chrétienne] et ledébut du XIVe siècle de lHégire [XXe siècle de lère chrétienne], a lumière de lIslam sétouffait et sonétendard chancelait de tous côtés, nétant plus étayé par une force capable de le maintenir droit. Eneffet, la corruption des moeurs régnant, les innovations blâmables proliférant partout et les musulmansse disputant le pouvoir temporel, le sort de lIslam ne pouvait être différent
  6. 6. www.daaraykamil.com 6Au milieu de cette sombre situation, ALLAH envoya à lIslam celui qui put rendre à sa lumière son éclatet à ses vagues leur force et qui reprît létendard de lIslam, le brandit devant les groupes dinfidèles etde corrompus, brisa leur force et rendit à lIslam sa beauté; il sagit du Cheikh al-Khadîme (CheikhAhmadou Bamba MBacké) dont le nom est connu de tous et dont le rang parmi les pôles et lesVéridiques est de tous reconnu. Et grâce à son action, ALLAH a revivifié la religion et la science religieuseet lui a octroyé, dans le domaine de celles-ci, la plus haute place. Cétait donc le grand Imâm dont labonne réputation et le prestige se sont répandus dans le monde, et qui a accompli une oeuvresatisfaisante dont la récompense au Jour dernier sera importanteLes sublimes qualités qui avaient caractérisé le Cheikh depuis son enfance, à savoir la grandeur de sanature et de ses préoccupations, la justesse de ses vues, la profondeur de sa pensée, la constance de savolonté et son mépris à légard de celui qui sopposait à la vérité évidente, [ces qualités] avaient rendutous les coeurs dociles à lui, à commencer par ceux de ses parents, de ses proches, de sesconnaissances, voire des gens plus agées que lui et plus anciens dans lexercie des pouvoirs spirituel ettemporelAussi son nom avait-il été lié à ces qualités dès son enfance. Et personne ne lavait fréquenté depuis lorssans en être plus sûr et sans être spontanément soumis à lui, comme conduit par une prédestinationinéluctable.Cest avec cette belle conduite quil avait grandi. Son example fut suivi par ses disciples. Sa renomméesétait étendue à toutes contrées à tel point que tous avaient reconnu ses mérites: ceux qui lavaientrencontré et avaient embrassé sa voie comme ceux qui ne lavaient pas vu, mais sétaient instruitsauprès de ses disciplesDepuis sa venue jusquà sa disparition, personne ne lavait fréquenté sans une immense stupéfaction.Cétait - mais ALLAH le sait mieux ! - à cause du témoignage évident de sa vie ascétique, son fortattachement à sa foi, sa tolérance de toutes les peines inhérentes à cet attachement, le fait que latotalité de son temps était absorbée par ses devoirs religieux, et son indifférence caractéristique àlégard de tout ce qui était étranger à la religion.En somme, il semble que le Khadimou Rassoul, Cheikh Ahmadou Bamba MBacké, fut un miracleprédestiné à soutenir les vérités de lIslam et à enraciner les bonnes moeurs.

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