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…telle est la
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consacrée à la prise de décision dans les
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par Jeremy Stubbs,
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A. Ce programme permettra de sauver 200 vies.
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La grande majorité de nos participants dans la salle
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A ou B ? 72% des personnes interrogées ont choisi A.
Les résultats de notre expérience confirment ceux
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Pourquoi cette préférence ?
A. Sauver 200 vies.
B. Probabilité de 1/3 que 200 vies soient épargnées, + probabilité
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Selon la “prospect theory” ou “théorie des perspectives”
de Kahneman et Tversky,
les êtres humains ont tendance à réagir
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Une perte de 100€ provoque plus de douleur q’un gain de
100€ n’apporte de satisfaction.
Quand les différents résultats semblent positifs
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notre aversion au risque est accentuée
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Quand les différents résultats semblent négatifs
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l’évolution de notre espèce.
Ces “biais”, comme on les appelle, ont aidé no...
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Remerciements à Frank Pagny, Sylvie Comanzo et Thierry Barandon
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Quand les mathématiques sont un enjeu dans l'économie actuelle.

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Quelle place pour les mathématiques aux côtés des décideurs ?

  1. 1. Quelle place pour les mathématiques aux côtés des décideurs ? Avec Cédric Villani, Médaille Fields, et Francis Filbet, Prix Blaise Pascal Une manifestation organisée par Tararévolution, avec le concours deMEDEF Lyon-Rhône, en partenariat avec METALLURGIE rhodanienne, UIMM Loire, Sciences Po Alumni et AGERA Jeudi 18 juin à la Fabrique (Ninkasi Tarare) Animateurs Sylvie Comanzo, comédienne, et Jeremy Stubbs, chercheur & consultant
  2. 2. Le chef d’entreprise, ce décideur devant l’éternel… Être ou ne pas être… …telle est la question
  3. 3. Au cours de cette soirée, consacrée à la prise de décision dans les entreprises, un interlude nous a permis de participer à une démonstration des relations imprévisibles entre les mathématiques et la psychologie humaine…
  4. 4. Une démonstration succincte Pro s p e c t Th e o r y par Jeremy Stubbs, associé à la voie des Hommes, maître de conférences à Sciences Po Paris.
  5. 5. Nous décrivons une situation critique, en demandant aux participants dans la salle de faire un choix…
  6. 6. “Nous attendons une épidémie d’un nouveau virus qui, selon nos calculs, fera 600 morts. “Afin de minimiser le nombre des victimes, deux programmes ont été proposés. “Lequel choisir ?”
  7. 7. A. Ce programme permettra de sauver 200 vies. B. Avec ce programme, il y a une probabilité de 1/3 que 200 vies soient épargnées, et une probabilité de 2/3 qu’aucune vie ne le soit.
  8. 8. La grande majorité de nos participants dans la salle choisissent l’option A
  9. 9. “Soudain, deux autres propositions arrivent” : C. Avec ce programme, 400 personnes mourront. D. Avec ce programme, il y a une probabilité de 1/3 que personne ne meure, et une probabilité de 2/3 que 600 personnes meurent.
  10. 10. Cette fois la majorité de nos participants choisissent l’option D
  11. 11. A. 200 vies sauvées, 400 morts. B. 200 vies sauvées, 400 morts. C. 200 vies sauvées, 400 morts. D. 200 vies sauvées, 400 morts Et pourtant toutes ces options suggèrent le même résultat… Préférence Préférence
  12. 12. A ou B ? 72% des personnes interrogées ont choisi A. Les résultats de notre expérience confirment ceux d’une étude classique conduite par Daniel Kahneman, prix Nobel d’économie en 2002, et Amos Tversky. C ou D ? 78% des personnes interrogées ont choisi D. Daniel Kahneman, Système 1 / Système 2 : Les deux vitesses de la pensée (Flammarion, « Essais », 2012) Voir : Selon Kahneman et Tversky :
  13. 13. Pourquoi cette préférence ? A. Sauver 200 vies. B. Probabilité de 1/3 que 200 vies soient épargnées, + probabilité de 2/3 qu’aucune vie ne le soit. C. 400 personnes mourront. D. Probabilité de 1/3 que personne ne meure, + probabilité de 2/3 que 600 personnes meurent.
  14. 14. Selon la “prospect theory” ou “théorie des perspectives” de Kahneman et Tversky, les êtres humains ont tendance à réagir de manière très différente face à des risques de perte ou de gain.
  15. 15. Une perte de 100€ provoque plus de douleur q’un gain de 100€ n’apporte de satisfaction.
  16. 16. Quand les différents résultats semblent positifs (“x vies sauvées”), notre aversion au risque est accentuée et nous avons tendance à préférer une déclaration apparement certaine (“200 vies seront sauvées”)
  17. 17. Quand les différents résultats semblent négatifs (“x personnes mourront”), nous sommes plus ouverts au risque et nous avons tendance à préférer une expression des probabilités en jeu (“une probabilité de 1/3 que personne ne meure”)
  18. 18. Nous avons développé ces tendances au cours de l’évolution de notre espèce. Ces “biais”, comme on les appelle, ont aidé nos ancêtres à survivre dans la plupart des situations où ils se trouvaient. Aujourd’hui, ils ne sont pas toujours adaptés aux situations complexes dans lesquelles nous nous trouvons.
  19. 19. Fi n Remerciements à Frank Pagny, Sylvie Comanzo et Thierry Barandon

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