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La vérité des chiffres
Stéphane
Bodier
Président
de l’OJD
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FRANÇAISE MONTRENT UNE NOUVELLE ENVOLÉE DE LA
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(Presse magazine/Constance dans le succès)
déjà récompensée en 2004, 2013 et 2014....
EN 2014, 149 TITRES DE PRESSE PAYANTE ET
169 SITES ET APPLIS DE PRESSE ONT VU
LEUR DIFFUSION OU LEUR FRÉQUENTATION
PROGRES...
2015
Valeurs Actuelles
La Semaine de l’Allier
D E L ’ O J D
Santé Magazine
L E S É T O I L E S
lemonde.fr
Le Journal du Patissier
lequotidiendumedecin.fr
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2015
leboncoin.fr
Appli Télé Loisirs
UNE ÉTOILES DE L’OJD, C’EST
UN SUCCÈS MÉRITÉ PAR
L’ENSEMBLE DES ÉQUIPES...
>> Avec près de 89 M de visites
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  1. 1. édito Innovationsetenthousiasme La vérité des chiffres Stéphane Bodier Président de l’OJD RETROUVEZ LES ÉTOILES 2015 ET LE 24e OBSERVATOIRE DE LA PRESSE SUR WWW.OJD.COM NUMÉRO 15 • AVRIL 2015 Nouveau> L’OJD OPTE POUR UN CONTRÔLE DÉMATÉRIALISÉ et> VN : ÉVOLUTION DES RÈGLES DE COMPTAGE Tels furent les mots d’ordre du 25e Anniversaire de notre Observatoire de la Presse. Innovations portées par la formidable croissance de la mobilibité avec un bond de +57,6% des visites mobiles de l’ensemble de la Presse Française. Innovations soutenues aussi par un foisonnement d’initiatives éditoriales et technologiques de nos adhérents : des lancements, des relancements, de nouveaux produits, des offres innovantes, des canaux de diffusion renouvelés… La très lente érosion des diffusions papier (-4%) se stabilise grâce en particulier au fort développement dans presque toutes les familles de presse de la diffusion numérique «réplica». De grands acteurs économiques de notre société comme la SNCF, Air France ou Accor accompagnent chaleureusement leurs clients et usagers grâce à ces nouvelles lectures digitales de la Presse … Autant de signes positifs et enthousiasmants sur l’état de la Presse qui s’ajoutent à l’annonce du projet ambitieux de rapprochement entre l’OJD et AudiPresse à l’horizon 2016. Rapprochement qui donnera vie à une nouvelle très grande et très belle Maison des Chiffres de la Presse et des Médias. Toutes les raisons d’être optimiste ! L E S É T O I L E S D E L ’ O J D 2 0 1 5 LebaldesMulti-ÉtoilésSEPT TITRES, QUATRE SITES ET UNE APPLI SE PARTAGEANT LES 12 ÉTOILES DE L’OJD. LE SITE QUOTIDIENDUMEDECIN.FR ET L’APPLI TÉLÉ LOISIRS VIENNENT RENOUVELER CE PALMARÈS DONT LES AUTRES TITRES ET SITES RÉCOMPENSÉS ÉTAIENT DÉJÀ MONTÉS SUR LE PODIUM L’AN PASSÉ ET ANTÉRIEUREMENT. À TRAVERS LEUR SUCCÈS AU FIL DES ANS, LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST DIMANCHE, LES ECHOS, SANTÉ MAGAZINE, CUISINE ACTUELLE, LE JOURNAL DU PÂTISSIER, LA SEMAINE DE L’ALLIER, VALEURS ACTUELLES, LEMONDE.FR, LEBONCOIN.FR ET LEFIGARO.FR DÉMONTRENT LA VITALITÉ DE LA PRESSE FRANÇAISE. EN 2014, 149 TITRES DE PRESSE PAYANTE ET 169 SITES ET APPLIS DE PRESSE ONT VU LEUR DIFFUSION OU LEUR FRÉQUENTATION PROGRESSER. 25e Observatoire de la Presse •LE PAPIER STABILISE LÉGÈREMENT SA BAISSE (-4%) TANDIS QUE LES VERSIONS NUMÉRIQUES EXPLOSENT (+59,8 %) •LA PROGRESSION DE LA DIFFUSION NUMÉRIQUE (+22,3%) EST BOOSTÉE PAR LA MOBILITÉ (+57,6%). >> lirepage3 L’OJD et AudiPresse annoncent leurs fiançailles LE MARIAGE EST PRÉVU AU 1ER JANVIER 2016. LES EXPLICATIONS DE STÉPHANE BODIER, PHILIPPE RINCÉ ET PIERRE CONTE SUR LA FUTURE MAISON DES CHIFFRES DE LA PRESSE ET DES MÉDIAS. >> lirepages6à9 >> lire page5 >> lire page26 LES KIOSQUES NUMÉRIQUES >> lirepage24 Dossier ©OJD/Claire-LiseHavet
  2. 2. 2 5 E O B S E R V A T O I R E Après que Stéphane Bodier ait accueilli les participants, ce grand moment de rassemblement de la presse s’est déroulé en plusieurs temps, dont ce numéro de La vérité des chiffres rend compte : • Stéphane Bodier et Pierre Conte (Président d’AudiPresse) ont expliqué les raisons du futur rapprochement dans le but de créer la grande Maison des Chiffres de la Presse et des Médias ; • Le 25e Observatoire de l’OJD a confirmé la profonde transformation des habitudes de consommation des contenus et l’envolée de la fréquentation des supports numériques de presse et notamment des supports mobiles ; • La présentation d’AudiPresse a, au-delà de la synthèse des résultats des études One et One global montré qu’il y avait déjà une cohérence entre les chiffres de diffusion et d’audience ; • Louis Deyfus, Président du Directoire du Groupe Le Monde a expliqué comment le groupe vivait la transformation du modèle économique sous forme d’aventure entrepreneuriale ; • Douze Étoiles de l’OJD ont récompensé les meilleures performances de diffusion et de fréquentation en 2014 et sur cinq ans. Bonne lecture ! >>> Changementd’ère... D’OFFICE, STÉPHANE BODIER A PLACÉ CE 25E OBSERVATOIRE DE L’OJD SOUS LE SIGNE DE L’INNOVATION ET DE L’ENTHOUSIASME, ANNONÇANT PLEIN DE BONNES NOUVELLES À PARTAGER AVEC LE MILLIER DE PROFESSIONNELS DES MÉDIAS VENUS ASSISTER, LE 9 AVRIL DERNIER À CETTE GRANDE FÊTE DE LA PRESSE RÉUNIE ACCUEILLANT, POUR LA TROISIÈME ANNÉE, AUDIPRESSE. LES SCOOPS DU JOUR ÉTAIENT JUSTEMENT LE PROJET DE RAPPROCHEMENT ENTRE L’OJD ET AUDIPRESSE ET L’ANNONCE DU CONTRÔLE DÉMATÉRIALISÉ DU PRINT, TOUS DEUX PROGRAMMÉS POUR LE 1ER JANVIER 2016. ©OJD/Claire-LiseHavet
  3. 3. D E L A P R E S S E 3 LES GRANDES TENDANCES DE LA DIFFUSION DE LA PRESSE FRANÇAISE MONTRENT UNE NOUVELLE ENVOLÉE DE LA FRÉQUENTATION DES SUPPORTS NUMÉRIQUES, EN PARTICULIER SUR LES SUPPORTS MOBILES QUI SYMBOLISENT LA MUTATION DES USAGES TANDIS QUE LE PAPIER PARVIENT À FREINER LÉGÈREMENT SA BAISSE DE DIFFUSION. -4,0%-2,2% -2,3% -3,5% -4,0% +8,5% +20,7% +32,9% +22,6% +7,7% +57,6% +634,2% +123,4% +104,6% M MISE EN PERSPECTIVE SUR 5 ANS : STABILISATION DE LA BAISSE DU PAPIER ET POURSUITE DE L’EXPLOSION DU DIGITAL Comparaison en base 100 de la DFP et de la fréquentation totale en visites de sites et applis de presse. LA NOUVELLE ENVOLÉE DES SUPPORTS NUMÉRIQUES L es 793 titres payants (661 pour la presse grand public et 132 pour la presse professionnelle) contrôlés par l’OJD en 2014 ont représenté une Diffusion France Payée de 3,7 milliards d’exemplaires papier. Cette diffusion continue de baisser (-4%), mais moins qu’en 2013 (-4,9%), ce qui laisse envisager que le plus dur est derrière nous. Le digital confirme sa mon- tée en puissance avec 9,2 milliards de visites sur les sites de presse (+8,5% en un an). C’est toutefois du côté des sites hybrides et des applications mobiles que la croissance est la plus forte : +57,6% à 5,3 milliards de visites. Toutes les grandes familles de presse voient leur diffusion baisser en 2014, mais avec des reculs souvent moins élevés que l’année précédente : l’érosion atteint 4,1% pour la presse quotidienne nationale (PQN), 3% pour la presse quotidienne régionale et départementale (PQRD), 2,4% pour la presse quo- tidienne du 7e jour. La presse hebdomadaire régionale (PHR) résiste plutôt mieux que le marché et circonscrit la baisse à 1,6%. La situation continue en revanche de se dégrader pour deux familles : la presse magazine, en retrait de 5,1%, et la presse professionnelle, dont la diffusion perd 7,5%. Deux segments pèsent particulièrement lourd dans la diffusion totale : la presse quotidienne (49,1%) et la presse magazine (42,5%). Dans cette famille, seuls les masculins sont en progression (+6,8%), boostés notamment par deux lan- cements réussis : Lui (87922 ex.) et The Good Life (50265 ex.). Toutefois, un nouveau segment porteur émerge, celui de la presse magazine de bien-être, qui compte de nombreux succès de diffusion autour de Vital (55503 ex.), Happinez (35489 ex.), + de Pep’s (110795 ex.) ou Esprit d’ici (59575 ex.). Papier Sites Mobilité 2009 2010 2011 2012 2013 2014 -4%POUR LA DIFFUSION PRESSE PAYANTE +22,3%POUR LA FRÉQUENTATION DES SUPPORTS NUMÉRIQUES DE PRESSE +59,8%POUR LES VERSIONS NUMÉRIQUES DE LA PRESSE PAYANTE 149TITRES DE PRESSE PAYANTE PROGRESSENT 169SITES ET APPLIS DE PRESSE PROGRESSENT Les chiffresclés à retenir
  4. 4. 2 5 E O B S E R V A T O I R E 4 Fidélisation des acheteurs par le portage et nouvel essor des versions numériques En 2014, les ventes au numéro individuelles ont représenté 40,4% de la DFP à comparer aux 42% de 2013. «Les points de vente ferment et les acheteurs ont de plus en plus de mal à ache- ter la presse», a commenté Stéphane Bodier, sse Heer uQsseer uQsseer oigre Réiadamodbsse He oJè7udenntidieou enntidieou leano ruo orsse Per agMsseer lelennossiefo enizaag LA PRESSE PAYANTE FRANÇAISE EN 2014 Diffusion France Payée Évolution par famille de Presse vs 2013 Part de diffusion / famille Evolution de la presse payante 2014/2013 PRESSE PAYANTE PRESSE QUOTIDIENNE PRESSE HEBDO RÉGIONALE PRESSE MAGAZINE dont Presse d’Actualité dont Presse Féminine dont Presse Télévision NOMBRES D’EXEMPLAIRES 3,7 Mds (-4%) 2,5 Mds (-3%) 70,7 M (-1,6%) 1,6 Md (-5,1%) 342 M (-4,5%) 343 M (-4,4%) 622 M (-4,8%) NOMBRE DE VISITES SITES HYBRIDES ET APPLIS 5,3 Mds (+57,6%) 3,3 Mds (+64,2%) 1,9 Md (+47,3%) 772 M (+66,5%) 85 M (+56,1%) 966 M (+33,5%) NOMBRE DE VISITES SITES DE PRESSE 9,2 Mds (+8,5%) 5 Mds (+8,8%) 3 M (+8,4%) 4,1 Mds (+8,4%) 1,6 Md (+16,4%) 513 M (+32,8%) 794 M (+14,5%) Presse Quotidienne Presse Quotidienne du 7e Jour Presse Hebdomadaire Régionale Presse Magazine Presse Professionnelle Si les versions numériques individuelles ne repré- sentent encore que 1,9% de la DFP, elles ont, quant à elles, progressé de 59,8% en un an à 71,3 millions d’exemplaires, soit une progres- sion équivalente à celle de 2013. «Au début, le phénomène concernait essentiellement la PQN, qui est toujours la première famille sur ce canal de diffusion. Il confirme désormais son succès auprès de toutes les familles de presse», a commenté Stéphane Bodier. Ainsi, en 2014, la PQN a distribué 35,7 millions d’exemplaires de versions numériques (+43,9%). Avec 18,4 millions d’exemplaires (+99,2%), la PQRD et la PQ 7e Jour se placent sur la deuxième place du podium, devant la presse magazine (16,7 mil- lions, en hausse de 61,6% sur un an). Malgré de fortes progressions, les volumes sont beau- coup plus modestes pour la presse profession- nelle (+118,4% à 0,4 million) et pour la PHR (+35,2% à 0,1 million). Les ventes numériques par tiers ont aussi fait une belle percée, passant en un an de 3,2% à 7,5% du total. Les sites web de presse progressent, quant à eux, de 8,5% à 9,2 milliards de visites. Président de l’OJD. Ainsi en décembre 2014, on comptait, selon Presstalis, 25866 points de vente de presse, ce qui représente 950 nou- velles disparitions en un an et 3880 sur cinq ans, cette tendance baissière devant se poursuivre en 2015. Pour autant, certains titres réalisent de belles progressions dans la vente au numéro: +51% pour Massif Central, +45,4% pour Votre Beauté, +39,8% pour L’Essor Rhône, +19,3% pour Picoti, +17,6% pour Cuisine Actuelle… La montée en puis- sance d’autres canaux de diffusion explique aussi pour partie le repli du poids des ventes au numéro. Ainsi, le por- tage à domicile a encore gagné un point en 2014 pour atteindre 30% de la DFP (+6% en 5 ans), illustrant ainsi «le gros travail de fidé- lisation mené par les éditeurs». LES POINTS DE VENTES EN 5 ANS Évolution du nombre de points de ventes de presse - Évolution des ventes en kiosque en base 100 en 2009 déc. 2009 déc. 2010 déc. 2011 déc. 2012 déc. 2013 déc. 2014 Ventes au N° 70
  5. 5. D E L A P R E S S E 5 de la presse, connait elle aussi un essor extra- ordinaire sur le mobile, atteignant 966 mil- lions de visites. «Tous médias confondus, c’est un des univers les plus puissants dans sa consommation sur le mobile», fait-il valoir. C’est d’ailleurs l’application de Télé Loisirs qui a remporté l’Etoile 2015 dans la catégorie application mobile (voir palmarès P. 13). À tous ces chiffres 2014, il convient d’ajouter que l’OJD contrôle chaque mois la diffusion de plusieurs milliers de Radios diffusées sur Internet. Il vient ainsi de certifier, au mois de mars 2015, plus de 33 millions d’Ecoutes actives pour la marque NRJ qui compte 166 Web Radios dont la Premium, simultanément diffusée sur les ondes classiques qui, à elle seule, en comptabilise presque 12 millions. Elle est talonnée par la Premium de Skyrock. • En un an, les sites hybrides sont passés de 475 millions de visites à 1,278 Milliard • Les applis mobiles de 2,527 milliards à 3,357 milliards de visites, les applis tablettes de 335 à 625 millions. • Le tout représentant une augmentation de 57,6% vs 2013. LA PRESSE PAYANTE FRANÇAISE EN 2014 : LES ÉDITEURS FIDÉLISENT DE PLUS EN PLUS LEURS ACHETEURS AU 1ER JANVIER 2016, L’OJD FAIT ÉVOLUER SES MÉTHODES DE CONTRÔLE DE LA PRESSE (HORS PGID). FINIS, LES CONTRÔLES DE LA DIFFUSION IN SITU, TOUT SE FERA À PARTIR D’UNE CONTROL ROOM À PARIS, DE MANIÈRE PLUS RAPIDE ET PLUS FIABLE. LES GAINS DE PRODUCTIVITÉ PERMETTRONT DE BAISSER LE COÛT FINANCIER POUR LES ÉDITEURS. Depuis près de 90 ans, le contrôle de l’OJD s’effectue chez l’éditeur via un auditeur OJD et un expert-comptable qui déterminent les quantités réellement diffusées. Au 1er janvier 2016, le contrôle de la presse (hors quotidiens et hebdomadaires gratuits d’information qui ont déjà leur propre système de contrôle en partie dématérialisé) change, avec un basculement des 1000 contrôles in situ en 1000 contrôles dématérialisés. PLATEFORME DIGITALE ET DOUBLE CONTRÔLE Tout passera désormais par la plateforme digitale, installée à Paris sur laquelle les éditeurs déposeront eux-mêmes les différents éléments pour le contrôle de leur diffusion. L’OJD sera par ailleurs relié, quasi en temps réel, avec l’ensemble des prestataires : messageries, gestionnaires d’abonnement, de portage, intermédiaires de ventes par tiers… Et si les résultats ne concordent pas, il y aura des contrôles physiques inopinés. L’objectif est d’avoir «un contrôle plus rapide, plus fiable et procurant des gains de productivité», a expliqué Stéphane Bodier, lors de l’ouverture du 25e Observatoire de l’OJD. «Jusqu’ici, certains contrôleurs de l’OJD faisaient jusqu’à 75000 km par an et passaient au moins 20 semaines en extérieur», dévoile Philippe Rincé, Directeur Général de l’OJD. En année 1, ce gain de productivité devrait permettre de remiser aux éditeurs 15% de leurs droits proportionnels et des frais de contrôle. L’OJD PASSE À LA dématérialisation DU CONTRÔLE La mobilité fait exploser les compteurs L’augmentation la plus spectaculaire concerne les supports mobiles qui progressent de 57,6% sur un an, cette explosion touchant toutes les familles de presse, les journaux bien sûr mais aussi les magazines. Ainsi, avec près d’1 milliard de visites (966 millions) la presse TV s’avère être l’un des univers les plus puis- sants dans sa consommation sur le mobile. La Presse quotidienne gratuite d’information n’est pas en reste, signant le plus gros succès en matière de consommation mobile à travers son leader, 20 minutes. «Les applications font le grand succès de la presse dans sa partie mobile», a poursuivi le Président de l’OJD. Elles progressent de 2,5 à 3,3 millions de visites en un an, tandis que les sites hybrides atteignent 1,2 million visites (contre 475000). La fréquentation des applis tablettes reste plus modeste, mais double en un an, passant de 335 à 625 millions. La presse télé, qui représente 40% de la DFP La mobilité progresse dans toutes les familles de presse PRESSE QUOTIDIENNE NATIONALE 63,8 PRESSE QUOTIDIENNE RÉGIONALE ET DÉPARTEMENTALE 54,8 PRESSE QUOTIDIENNE GRATUITE D'INFORMATION 89,9 NEWS 174,9 PRESSE TÉLÉVISION 33,5 FÉMININS 56,1 PRESSE PEOPLE 21 FAMILLE PROGRESSION (EN %) 2014/2013 Ventes N° individuelles Abonnements individuels Portage à domicile Diffusion par tiers et différée Versions numériques individuelles +6% sur 5 ans Diffusion France Payée
  6. 6. 2 5 E O B S E R V A T O I R E 6 Comment avez-vous procédé concrètement ? S. B. : Avec Pierre Conte, Nicolas Cour, Philippe Rincé et l’ensemble des équipes d’AudiPresse et de l’OJD, nous avons travaillé pendant plusieurs mois à rencontrer l’ensemble des éditeurs français à travers leurs syndicats professionnels (SEPM, SPQN, SPQR, SPHR, FNPS, APGI quotidiens gratuits, ADPGI magazines gratuits, CRTM, UDA, UDECAM), mais aussi l’ensemble des représentants des utilisateurs (Udecam, UDA, CRTM) afin de les écouter et de répondre à leurs attentes. Ce rapprochement était plus une demande du marché que des éditeurs ! S. B. : Oui et non ! C’était certes une demande du marché, mais cela a été aussi une demande assez précise, datant d’il y a un LA VÉRITÉ DES CHIFFRES : Vous annoncez une très grande nouvelle, le rapprochement de l’audience et de la diffusion. Quelles raisons président à ce futur mariage ? STÉPHANE BODIER : Ce rapprochement est la résultante du très important développement digital d’une grande partie de la presse française. A travers le digital et son utilisation par les agences et les annonceurs, on se rend tous compte qu’il y a de moins en moins de frontières entre le dénombrement et l’audience dans un contexte où la presse française a, plus que jamais, besoin de rassembler, de concentrer ses moyens et d’avancer face à la concurrence et à la révolution du numérique, dans un souci d’être plus efficace et de mieux communiquer. peu plus un an, de la presse magazine et de la PQR. Elles souhaitaient avancer de manière plus homogène, non pas sur le quotidien, mais sur tous les projets de mise en valeur des résultats de la presse. Il y a un moment où l’on arrive sur le digital à avoir des chiffres de visites, des chiffres de visiteurs OJD et des chiffres de visiteurs côté audience… Et ce ne sont pas forcément les mêmes ! S. B. : Parce que les indicateurs sont différents! Certains sont issus du panel Médiamétrie//NielsenNetRatings, d’autres du système site centric de l’OJD, et cette abondance de chiffres nuit à l’efficacité et perturbe le marché. Les éditeurs ont bien compris qu’à un moment donné, on se marchait sur la tête ! L’OJD ET AUDIPRESSE SE RAPPROCHENT POUR CRÉER LA GRANDE MAISON DES CHIFFRES DE LA PRESSE ET DES MÉDIAS. LES FIANÇAILLES OFFICIELLES ONT ÉTÉ ANNONCÉES LORS DU 25E OBSERVATOIRE DE LA PRESSE, LE MARIAGE ÉTANT PROGRAMMÉ POUR LA FIN DE L’ANNÉE. AU 1ER JANVIER 2016, L’ENSEMBLE DES ÉQUIPES POURRAIT SE RASSEMBLER DANS LES LOCAUX DE L’OJD, DONT LA STRUCTURE ASSOCIATIVE ÉTAIT LA SEULE POSSIBLE JURIDIQUEMENT. LA NOUVELLE MAISON, DONT LE NOM N’EST PAS ARRÊTÉ, DISPOSERA D’UN PÔLE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT DESTINÉ À VALORISER ENSEMBLE LA DIFFUSION ET L’AUDIENCE VIS-À-VIS DU MARCHÉ PUBLICITAIRE. LES EXPLICATIONS DE STÉPHANE BODIER QUI, DEPUIS HUIT ANS, PRÉSIDE L’OJD ET DE PHILIPPE RINCÉ, NOUVEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL. «Ilyademoinsenmoinsdefrontières entreledénombrementetl’audience.» STÉPHANE BODIER ©OJD/Claire-LiseHavet
  7. 7. D E L A P R E S S E PHILIPPE RINCÉ : Le PV de marque préfigurait déjà cela. On sentait qu’il y avait une forte demande, or, la meilleure façon de lui répondre était sans doute de concrétiser le rapprochement des structures. S. B. : La Presse et l’OJD ont depuis une dizaine d’années totalement bouleversé leur offre, un titre de presse n’est plus seulement producteur de print, mais aussi de digital, de vidéo, d’applis, voire, pour certains de radio ou de télévision. Or, qui aurait pu imaginer, il y a encore cinq ou six ans, qu’un groupe de presse puisse devenir un énorme fournisseur de contenus vidéo ou que les applis de presse seraient parmi les plus puissantes ? Il y a eu une modification totale de l’offre de nombreux magazines et quotidiens régionaux ou nationaux ! P. R. : Il n’y a pas si longtemps, le contenu et le contenant formaient un tout indissociable. Aujourd’hui, le contenant a complètement explosé, c’est le contenu qui mène l’affaire et peu importe le support utilisé. C’est pourquoi demain il sera vidéo, audio ou autre chose que l’on n’imagine même pas! On voit la multiplicité des nouveaux supports. Quand Le Monde annonce un quotidien du matin, ce n’est évidemment pas un quotidien papier, c’est autre chose, un contenu digital sur un autre support… S. B. : On note aussi une modification totale des lieux de consommation, puisque Air France, la SNCF, de grandes chaines d’hôtels, mettent à la disposition de leurs clients des contenus de presse sur des supports digitaux. Il s’est passé au niveau du contenant, du lieu de distribution et des usages de consommation une révolution totale depuis cinq ans. Par rapport à ce phénomène, il était nécessaire de faire évoluer nos organisations pour continuer à faire ce que l’OJD et AudiPresse font très bien, à savoir : accompagner les innovations des éditeurs en leur en donnant les moyens à travers la rigueur et la transparence de leurs chiffres. Quand on examine les chiffres de diffusion et d’audience sur un titre, on s’aperçoit parfois que l’un descend quand l’autre monte, comment allez-vous arriver à une meilleure cohérence ? S. B. : Pour moi, il y a une explication et un grand travail à mener. L’explication : il me semble qu’aujourd’hui la puissance des marques digitales est plus forte que le pur résultat de l’audience print. Quand on interroge quelqu’un pour savoir s’il est lecteur de L’Équipe ou de Femme Actuelle, il y a une telle puissance maintenant de la consommation digitale que lorsque la personne répond, elle ne sait plus trop si elle a lu son journal ou son magazine sur une tablette ou sur un le papier. Cela explique les différences de résultats entre le pur print et l’audience. Voilà pour l’explication, quid du travail à mener ? S. B. : C’est un sujet sur lequel le Comité S. B. : Pendant des années, la presse s’est laissé piller par Google. Tout ce que la presse a perdu – 80% dans le marché français – a été transféré chez Google. Depuis quatre ou cinq ans, les éditeurs ont repris la main, en particulier dans une politique de développement du mobile. Il y a sur tous les segments de presse une explosion de la consommation du mobile, de l’ordre de 100, 200 ou 300%, alors qu’il était déjà très fortement en augmentation, l’an dernier. P. R. : Ce 25e Observatoire montre une explosion de la mobilité sous toutes ses formes : tablette, smartphone… S. B. : Dans sa volonté d’accompagner les innovations, l’OJD a développé sa culture et ses techniques hors print, puisqu’aujourd’hui il contrôle près de 12000 web radios, la quasi intégralité de toutes les applis de presse et qu’il y a de grands projets pour contrôler la vidéo, car elle est aujourd’hui de plus en plus importante dans les consommations et pour les annonceurs, lesquels ne disposent pas de chiffres 100% fiables. Au contraire d’AudiPresse, l’OJD ne se borne pas à l’étude des sociétés issues de la presse, qu’allez-vous faire de toutes les autres ? S. B. : La future Maison sera celle des Chiffres de la Presse ET des Médias. Pour être crédible aujourd’hui, on ne peut pas vérifier les seuls chiffres d’une famille. Le médiaplanning est holistique et, de plus en plus, les agences et les annonceurs cherchent une certification globale. Ils ne veulent pas d’un institut qui certifie d’un côté le papier, de l’autre le digital car tout est impacté par le digital. La télévision est en train de devenir digitale comme elle l’est déjà dans d’autres pays, la radio suit le même chemin et c’est déjà acquis pour l’affichage. C’est tout le travail actuel de l’OJD : être à même d’apporter une méthode, une rigueur et la valeur d’une marque pour contrôler. Les éditeurs l’ont très bien compris, il n’y en a plus un seul aujourd’hui qui ne soit pas d’accord avec l’idée de contrôler les chiffres de la presse ET des médias. P. R. : Il y avait autour de la table plus de 20 représentants de structures professionnelles, lorsque Stéphane a raconté «la presse ET les médias». Tous, y compris ceux qu’on aurait pu imaginer les plus conservateurs ont acquiescé. Et aujourd’hui, tous reconnaissent qu’avoir rajouté «ET des médias» a un vrai sens. S. B. : Je serai bien heureux de rencontrer un éditeur qui puisse me donner une définition de ce qu’est la presse aujourd’hui. C’est évidemment une histoire, un savoir-faire, une exigence…, on peut aussi parler de la qualité du contenu mais plus du contenant. 7 Recherche et Développement du nouvel ensemble travaillera pour apporter des réponses fiables au marché. Vous citez des titres très digitalisés mais la lecture digitale n’est pas toujours aussi développée ! S. B. : Dans chaque famille, il y a des exemples réussis et d’autres qui le sont moins, mais certaines marques de presse reposent véritablement sur deux piliers, notamment dans la presse quotidienne, en PQR et dans la presse gratuite. Par exemple, la puissance de la marque 20 minutes est presque aussi forte en digital qu’en papier. P. R. : En PQR aujourd’hui, des marques de presse comme La Voix du Nord, Ouest France, Sud-Ouest, La Dépêche du Midi… ont une stratégie clairement définie de développement sur l’ensemble de leurs supports et médias. S. B. : Certains vendent maintenant des abonnements où certains jours, en particulier les jours de la semaine, ils servent le quotidien en digital, et en fin de semaine l’édition papier parce que cela correspond à des moments de consommation et des lieux différents. P. R. : En fonction des lieux de consommation et des usages, comme le dit Stéphane, on peut avoir des combinaisons d’un même contenu sur des supports différents, y compris si l’on reboucle tout cela avec du train, de l’hôtel… S. B. : C’est le projet du Monde. Il y a toujours un énorme plaisir à lire Le Monde papier le soir en rentrant du bureau, car on dispose d’un peu de temps. Par contre, on aurait besoin de la crédibilité de l’information du Monde le matin mais on n’aurait pas le temps et le lieu pour le consommer en papier. De plus, l’usage du smartphone fait que l’on a envie de l’avoir avec soi et de le consommer simplement et rapidement. Une étude de l’IAB US* vient de dévoiler que la presse serait le média le plus impacté par le transfert des investissements publicitaires sur le mobile, d’où l’importance d’y être présent… *Réalisée par Ovum pour l’IAB, l’étude «2015 Marketer Perceptions of Mobile Advertising» montre qu’un tiers des budgets pub mobile serait prise sur d’autres supports et, tout d’abord la presse (pour 58% des répondants). “ STÉPHANE BODIER «Il s’est passé au niveau du contenant, du lieu de distribution et des usages de consommation une révolution totale depuis cinq ans.»
  8. 8. 2 5 E O B S E R V A T O I R E 8 Vous venez également d’annoncer un grand chantier interne à l’OJD S. B. : Après presque un siècle, l’OJD va changer ses méthodes de contrôle de la presse via la dématérialisation du contrôle. Il y a deux aspects très importants dans ce chantier : la construction de la plateforme digitale et le double contrôle. Les chiffres vont être remis par les éditeurs et en complément, l’OJD sera relié en quasi temps réel avec l’ensemble des diffuseurs et les différents prestataires : des gestionnaires d’abonnement, de portage, les messageries, des intermédiaires de ventes par tiers… Et si les résultats ne concordent pas, il y aura des contrôles physiques inopinés. P. R. : Nous allons continuer à exercer notre expertise dans un nouvel environnement, dématérialisé, pour gagner à la fois en productivité et en qualité. Ce gain de productivité devrait permettre de «rendre» aux éditeurs une partie des cotisations (15% sur les droits proportionnels et les frais de contrôle). Ce travail en parallèle et en temps réel va permettre également d’augmenter la qualité de la certification. Cela aura-t-il une incidence sur le délai de publication ? P. R. : Ce n’est pas un prérequis. La qualité, ce n’est pas forcément la rapidité. S. B. : Ce sera une décision du marché, en fonction du besoin des utilisateurs mais je ne suis pas certain que les agences médias attendent des chiffres, chaque mois. P. R. : AudiPresse sortant aujourd’hui une mesure trimestrielle de l’audience, il sera peut-être intéressant, mais cela fera partie de la réflexion avec nos amis d’AudiPresse, de réfléchir à un calage avec la diffusion, car il paraîtrait assez logique qu’il y ait des rythmes concomitants. Vous parliez tout à l’heure du PV de marque, pourquoi n’a-t-il pas marché ? S. B. : Dans cet univers comme dans plein d’autres, les choses prennent du temps. Le projet de modernisation a été présenté il y a 4 ans, et à l’époque, le marché n’était pas prêt. Le PV de marque était ambitieux et peut-être est-il arrivé trop tôt, mais c’est ce projet de PV de marque qui a motivé les éditeurs à demander le rapprochement entre l’OJD et AudiPresse. L’OJD c’est plus de 1700 titres, ce qui est formidable et en même temps une difficulté quand il faut changer de cap, car certains innovent plus vite que d’autres et nous devons veiller à ne pas avantager un titre par rapport à un autre. Je pense que le PV de marque sera un sujet dont on reparlera l’année prochaine. Donc le PV de marque n’est pas enterré ? P. R. : Absolument pas ! C’est un dossier qu’il faudra reprendre et ce, d’autant plus dans la logique des projets que nous menons actuellement. Cela pourrait être l’un des premiers travaux à s’inscrire dans l’agenda du nouveau Comité Recherche & Développement. L’ensemble des travaux menés durant 24 mois reste valable et on repartira de cet acquis. Aujourd’hui, l’ensemble des familles est d’accord sur le principe du PV de marque, reste à régler des problèmes de présentation, de forme et de communication. La nouvelle Maison aura juridiquement le statut de l’association qui est celui de l’OJD, pour quelles raisons ? P. R. : La poursuite en association était la seule voie juridique possible pour marier une société commerciale (AudiPresse est une SAS dont le capital est aux mains des syndicats et des associations professionnelles et dont les clients sont les éditeurs) et une association (l’OJD qui a des adhérents). Pour conclure, un mot pour résumer votre état d’esprit ? S. B. : Enthousiasme ! Car sans enthousiasme on n’arrive à rien, et c’est encore plus vrai aujourd’hui qu’hier. Pour affronter les difficultés et les changements, il faut savoir faire preuve d’un enthousiasme décuplé! “ Tout le monde parle des réseaux sociaux, allez-vous les mesurer un jour ? S. B. : Cela fait partie des projets. Au sein de l’OJD, nous avons deux projets très avancés concernant d’une part la vidéo et de l’autre les newsletters qui sont très importantes, en particulier dans la presse professionnelle. Nous travaillons à pouvoir donner des chiffres fiables pour la vidéo et pour les newsletters. Pour les réseaux sociaux c’est plus compliqué, car les plus importants sont américains et que les Américains refusent de nous donner l’accès à leurs chiffres. Leur principale excuse étant qu’ils sont complètement transparents, étant cotés en bourse ! Seul un travail de longue haleine mobilisant l’ensemble de la communauté publicitaire pourrait arriver à ce qu’un jour, on puisse avoir accès à leurs data. PHILIPPE RINCÉ «Demain le contenu sera vidéo, audio ou autre chose que l’on n’imagine même pas !» ©OJD/Claire-LiseHavet
  9. 9. D E L A P R E S S E 9 Cohérence, car nous allons beaucoup travailler sur une meilleure coordination de la commu- nication des chiffres de la Presse. Rationalisation, car en construisant une seule Maison nous allons beaucoup optimiser le temps des éditeurs, des annonceurs et des managers d’agences media qui y contri- buaient jusque-là. Et investissement, parce que les économies de fonctionnement pourront être investies dans de nouvelles pistes d’études. La future Maison sera celle des Chiffres ET des Médias, qu’est-ce que cela change pour AudiPresse ? AudiPresse fournissait déjà des chiffres «autres media» à travers son media-mar- ché. Le panel de ONE est l’un des plus puissants outils d’étude mondiaux. Depuis sa conception, nous savons qu’il pourrait servir de base à d’autres études. Ceci étant, À son tour, Pierre Conte a répondu à cinq questions, en exclusivité pour La Vérité des Chiffres. LA VÉRITÉ DES CHIFFRES : Vous venez d’annoncer les fiançailles d’AudiPresse et de l’OJD, quelles raisons conduisent à ce rapprochement ? PIERRE CONTE : L’idée générale est de permettre à la presse de fournir au marché le meilleur corpus de données possibles. Les marques de presse ont perdu des parts de marché ces dix dernières années, leur nouvelle puissance digitale doit leur permettre d’engager la reconquête. Le rapprochement de l’OJD et d’AudiPresse est avant toute chose une ambition. Qu’en attendez-vous ? Je le résumerai en trois mots : cohérence, ratio- nalisation et investissement. la priorité reste le service de la Presse, sous toutes ses formes. Comment voyez-vous la place des utilisateurs dans cette nouvelle structure ? Le Tripartisme est un principe fondateur et d’AudiPresse et de l’OJD. Il doit, bien sûr, per- durer. Il garantit la transparence des chiffres. Au-delà des équilibres politiques nous avons ressenti une motivation forte des annonceurs et des agences media à s’impliquer dans la dynamique de cette future Maison commune. Quel sera le rôle du Comité Recherche et Développement et les premiers sujets auxquels il s’attaquera ? Les choses restent bien sûr à préciser, mais ce comité sera l’ogive du projet. Les thématiques des audiences hybrides, de l’engagement, du «GRP Presse» sont autant de territoires à conquérir. «Unprojetàprioricontrenature...» PIERRE CONTE C’EST AINSI QUE LE PRÉSIDENT D’AUDIPRESSE A QUALIFIÉ LE RAPPROCHEMENT EN COURS AVEC L’OJD AVANT D’EXPLICITER : «LES HOMMES ONT PLUS DE TALENT POUR ÉRIGER DES MURS QUE POUR BÂTIR DES PONTS. NOUS, NOUS DEVONS FAIRE L’INVERSE. NOUS AVONS ÉTÉ MANDATÉS POUR FAIRE TOMBER DES MURS ET CONSTRUIRE UN SYSTÈME DE PASSERELLES ENTRE LES DIFFÉRENTES FAMILLES DE PRESSE ET ENTRE LA PRESSE ET LES AUTRES MÉDIAS ET NOTAMMENT LE MONDE DIGITAL. UN PONT FAÇON BROOKLYN BRIDGE ENTRE LA PRESSE ET LE MARCHÉ PUBLICITAIRE POUR QUE LES INVESTISSEMENTS REPARTENT VERS PLUS DE PARTS DE MARCHÉ SUR CE MÉDIA QUI NOUS EST CHER» UNE FAÇON DE RAPPELER LES AMBITIONS : CE «DATA METRIX DE LA PRESSE ET DES MÉDIAS» EST DESTINÉ À UNE «RECONQUÊTE DE LA PRESSE». “ «Le Tripartisme est un principe fondateur et d’AudiPresse et de l’OJD.» ©OJD/Claire-LiseHavet
  10. 10. 10 A u moment où l’OJD et AudiPresse ont décidé de se rapprocher, il était natu- rel de mettre en parallèle les évolu- tions de la diffusion et de l’audience à isopéri- mètre. «Les chiffres 2014 montrent une assez forte cohérence entre la baisse de l’audience et de la diffusion presse. One Global confirme que les marques de presse excellent sur le digi- tal fixe et mobile», a indiqué Pierre Conte, Pré- sident d’AudiPresse. Selon l’étude One, la lec- ture dernière période recule de 3,4% entre 2013 et 2014, quand la DFP mesurée par l’OJD baisse de 3,9%. Les taux de circulation restent stables à 5,1 pour la lecture dernière période et à 3,1 pour la lecture primaire (acheteurs ou abonnés). One Global montre aussi l’essor de la consom- mation de la presse sur les supports numé- riques et, en particulier, mobiles. Chaque mois, 65,4% des Français lisent au moins une version digitale de presse, soit une hausse de 58,4% entre les premières vagues de 2014 et 2015. Début 2014, les supports internet fixe et mobile permettaient à l’audience des marques de presse de progresser de 38 %. Un an plus tard, l’apport exclusif moyen monte à 51%. Pour 100 lecteurs print, le digital apporte donc 51 lecteurs exclusifs supplémentaires. L’évolution de la structure du lectorat entre les vagues 1 de 2013 et 2014 montrent un recul de la proportion des exclusifs print, qui passent de 57% à 50%. Les exclusifs internet fixe pro- gressent de 22% à 25%. La proportion d’ex- clusifs internet mobile double, passant de 4% à 8%. Le nombre de dupliquants entre ces trois modes de lecture reste stable à 17%. «Sur le mobile, les lecteurs avaient commencé à se recruter sur la cible des hommes de moins de 50 ans CSP++. Le phénomène ne se concentre plus chez les jeunes, les urbains et les CSP+. Elle concerne par exemple 77% des femmes res- ponsables des achats et 78% des plus de 50 ans CSP+», a noté Nicolas Cour, Directeur Général d’AudiPresse. 2 5 E O B S E R V A T O I R E E n préambule, Louis Dreyfus a rap- pelé l’importance de la presse dans la démocratie en citant l’affaire Charlie, période où «les Français ont mani- festé leur attachement à la liberté d’expres- sion et aux valeurs que nous défendions». Il a partagé un chiffre: «66% des journalistes de la presse française travaillent pour nos titres de presse écrite, c’est dire l’importance de notre rôle dans la vie démocratique et l’information de nos citoyens.» LE PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE DU GROUPE LE MONDE ÉTAIT LE GRAND TÉMOIN DU 25E OBSERVATOIRE DE L’OJD EXPLIQUANT VIVRE « QUELQUE CHOSE QUI S’APPARENTE À UNE AVENTURE MÉDIA ENTREPRENEURIALE », IL A PARTAGÉ L’IDÉE QUE LES TROIS PRIORITÉS QUOTIDIENNES DES ÉQUIPES DU GROUPE – LES CONTENUS, LE NUMÉRIQUE ET LA DIVERSIFICATION – DÉLIVRAIENT « UNE DYNAMIQUE RELATIVEMENT VERTUEUSE.» PROPOS CHOISIS… « Onesten traindevoir ledébutd’un modèle...» Grandtémoin LOUIS DREYFUS Nicolas Cour a rappelé que la lecture de la presse sur le mobile concernait désormais toutes les cibles. COHÉRENCE Entrediffusionetaudience COHÉRENCE DES ÉVOLUTIONS AUDIENCES ET DIFFUSIONS À périmètre de titres communs (131 titres) et à période équivalente et périmètre constant (hors changement de noms et de périodicités). ©OJD/Claire-LiseHavet
  11. 11. 11 D E L A P R E S S E •LE DIGITAL avec trois types de développe- ment: le redéploiement de marques exis- tantes sur le mobile (prochaine étape, le 11 mai, avec une édition matinale sur les smart- phones et tablettes réalisée par la rédaction du Monde), les créations avec Les Décodeurs et Pixels (des chaînes créées par des équipes du monde.fr qui ont créé leurs start-up au sein du groupe), et des alliances plutôt sur le plan international comme celle avec Le Huffington Post. Aujourd’hui le site (qui emploie 20 per- sonnes) est bénéficiaire et près de 22% de son audience vient des réseaux sociaux. •LA TRANSFORMATION DES MODÈLES ÉCONO- MIQUES SUR LE DIGITAL avec la construction d’un modèle vertueux inspiré de l’ambition internationale du Guardian (d’où le lance- ment, il y a trois mois du Monde Afrique) et du paywall du New York Times, Le Monde se développant sur un modèle freemium. Sur les 190000 abonnés numériques du Monde, plus de 80000 sont des abonnés purs numé- riques payants. «Au total, les activités numé- riques pour le Monde ont atteint une rentabilité de 25% et on continue à avoir une croissance à deux chiffres de notre CA, a déclaré Louis Dreyfus. On est en train de voir le début d’un modèle, ce qui nous rassure pour l’avenir au moment où l’ensemble du réseau des kiosquiers poursuit son délitement et où les messageries sont confrontées à des vraies difficultés économiques.» Il a ensuite évoqué le changement de périmè- tre de la presse et la multiplication des écrans. «Aujourd’hui, en fonction des semaines, 40 à 55% de notre audience se fait en mobilité, c’est dire la progression que l’on vit et l’évolu- tion de notre métier. Dans ces horizons qui se multiplient devant nous il y a évidemment des formats de narration qu’il nous faut inventer. Le site Les Décodeurs, les grands formats, les vidéos sur des formats innovants… sont des exemples de ces nouveaux formats.» De l’innovation Pour parler des innovations au sein du groupe, Louis Dreyfus a retenu six thématiques : •LA RÉINITIALISATION DES MARQUES : «Nous considérons qu’il n’y a pas de fatalité, quand les marques sont fortes et très clairement défi- nies, nous sommes capables de relancer», a-t-il expliqué, donnant les trois exemples du Monde (qui a su faire entrer l’entreprise et les sagas positives dans le journal pour plus d’un tiers de son contenu) du M, (réel succès qui «a permis au Monde de gagner en fémi- nité et d’intégrer une dimension de plaisir qui ne faisait pas forcément partie de son ADN au départ.») et de L’Obs (dont la nouvelle formule «nous a donné en ventes au numéro sur les 12 premiers numéros une avance de l’ordre de 15 à 20 points sur l’évolution du marché»). •LA DIVERSIFICATION DES REVENUS Elle passe par le développement d’une activité événe- mentielle «avec une ambition que Le Monde, Télérama, L’Obs plus tard, incarnent le débat citoyen, le débat public et que l’on puisse donner l’occasion aux lecteurs et aux inter- nautes de venir à la rencontre de la rédaction et des grands invités» (cf. la manifestation du Monde Festival en septembre, Télérama Dialogue, et la prochaine tenue du 1er Forum avec Le Monde Afrique). •LES RÉSEAUX SOCIAUX «qui assureront une partie de la réussite auprès des nouvelles générations. C’est une très bonne nouvelle pour toutes les marques médias que nos marques aient pu s’approprier aussi vite ces nouveaux médias» (14 M de socionautes, plus de 190 comptes de journalistes particulière- ment actifs sur Twitter…), a affirmé Louis Drey- fus. Il a montré comment avait été construit, avec la rédaction du Monde la stratégie de diffusion de l’information Swissleaks et expli- qué: «Progressivement, nos rédactions sont en train de s’approprier ces modèles de diffusion. La bonne nouvelle au-delà de leur efficacité, c’est que cela force nos rédactions à être au plus près des nouveaux usages et des centres d’intérêt des lecteurs et des internautes et c’est l’un des challenges que nous avons devant nous : rapprocher nos rédactions des consom- mateurs finaux.» •UN NOUVEAU LIEU qui incarnera le groupe, lequel avait perdu la maîtrise de son siège social en 1989. «Le fait qu’en 2017 on soit en mesure d’acheter des terrains et de faire construire un lieu où plus de 1500 salariés vont se retrouver sur 23000 m2 c’est un signe de vitalité économique et, plus largement et de façon plus enthousiasmante, la chance de pou- voir inventer un lieu de vie ouvert.» Il a rap- pelé, à cette occasion, que «la prochaine nou- velle frontière, c’est l’image. Il faut réussir le passage du papier à l’image, à charge pour nous de conserver notre identité en inventant des nouveaux formats et s’appropriant cette culture de l’image qui est pour Le Monde rela- tivement nouvelle, puisqu’il y a 25 ans il n’y avait quasiment pas de photo dans le journal.» Louis Dreyfus a conclu en affirmant que les trois facteurs de la dynamique du groupe sont le rythme d’innovation («Pour chacune de nos marques, on demande à nos équipes d’inven- ter des formats, des innovations à peu près tous les trois mois»), l’association du collectif («accords d’entreprise innovants, relations sociales apaisées permettant d’inventer la suite») et le fait de s’inscrire aujourd’hui dans une logique structurellement bénéficiaire, ce qui est loin d’avoir été le cas (entre 2001 et 2011, le Monde a perdu en moyenne 10 M€ par an), et donc porteur d’espoir pour tous . Voir la présentation de Louis Dreyfus sur le site OJD.com
  12. 12. L E B A L D E S Multi-Étoilés SUR LES 7 TITRES, 4 SITES ET 1 APPLI AYANT REÇU UNE ÉTOILE EN 2015 SEULS LE SITE LEQUOTIDIENDUMEDECIN.FR ET L’APPLI TÉLÉ LOISIRS VIENNENT RENOUVELER CE PALMARÈS QUI RÉCOMPENSE LES MEILLEURES PERFORMANCES DE DIFFUSION ET DE FRÉQUENTATION SUR UNE ANNÉE ET SUR CINQ ANS. TOUS LES AUTRES SONT DÉJÀ MULTI-ETOILÉS. CES «ABONNÉS» AUX ÉTOILES DE L’OJD SONT TOUS DES TITRES ET DES SITES QUI CULTIVENT LEUR PROXIMITÉ AVEC LEURS LECTEURS ET ÉVOLUENT EN LEUR PROPOSANT DES INNOVATIONS. LA PRESSE ÉCRITE SOIGNE AUSSI PARTICULIÈREMENT SA DISTRIBUTION TENTANT DE PALLIER LA PERTE DE 3880 POINTS DE VENTE EN CINQ ANS*. *Source Presstalis Primés 2015 : Les multi-étoilés La Nouvelle République du Centre-Ouest Dimanche 2010 / 2014 / 2015 Les Échos 2000 / 2001 / 2010 / 2013 / 2014 / 2015 Santé Magazine 2004 / 2013 / 2014 / 2015 Cuisine Actuelle 1992 / 2009 / 2015 Le Journal du Pâtissier 2000 / 2011 / 2012 / 2013 / 2014 / 2015 La Semaine de l’Allier 2012 / 2014 / 2015 Valeurs Actuelles 2013 / 2014 / 2015 lemonde.fr 2009 / 2010 / 2015 leboncoin.fr 2012 / 2013 / 2014 / 2015 lefigaro.fr 2012 / 2013 / 2014 / 2015 TITRES / SITES ÉTOILÉS ANNÉES L E S É T O I L E S ©OJD/Claire-LiseHavet
  13. 13. Le palmarès(chiffres 2014 - en valeur absolue) D E L ’ O J D 2015 CATEGORIE TITRE GAIN GRAND PUBLIC (Diffusion Individuelle France Payée) Presse quotidienne et 7e Jour La Nouvelle République Dimanche 2 347 ex. Presse Magazine • Hebdomadaires Valeurs Actuelles 14 266 ex. • Mensuels Cuisine Actuelle 20 233 ex. Constance dans le succès (Évolution 2014 vs 2011) • Presse Quotidienne Les Échos 8 167 ex. • Presse Hebdomadaire Régionale La Semaine de l’Allier 1 019 ex. • Presse Magazine Santé Magazine 60 833 ex. PRESSE PROFESSIONNELLE (Diffusion Totale Payée) Constance dans le succès (Évolution 2014 vs 2011) Le Journal du Pâtissier 1 839 ex. SITES GRAND PUBLIC ET SITES PROFESSIONNELS (Total des visites annuelles) Sites Grand Public et Sites Professionnels • Sites Actualités/Infos lemonde.fr 88 873 395 visites • Sites Autres Familles leboncoin.fr 61 277 230 visites Applis Grand Public et Applis Professionnelles Appli Tele-Loisirs.fr 113 829 616 visites Constance dans le succès (Évolution 2014 vs 2011) • Sites Grand Public Actualités/Infos lefigaro.fr 235 280 354 visites • Sites Professionnels Actualités/Infos lequotidiendumedecin.fr 4 322 867 visites Les Étoiles 2015 récompensent les meilleures progressions de diffusion réalisées en 2014 (France Individuelle payée pour la Presse Grand Public et Diffusion Totale Payée pour la Presse Professionnelle. Pour les sites et applis, c’est le cumul des visites annuelles qui est pris en compte.
  14. 14. 14 L E S É T O I L E S ex.). L’hebdomadaire de droite a été récompensé chaque année depuis la mise en place, en janvier 2013, de la nouvelle stratégie éditoriale «autour du traitement approfondi des grands sujets sociétaux qui préoccupent les Français», précise son Directeur Général, Yves De Kerdrel. «C’est aussi le fruit d’une stratégie commerciale basée sur la prise en main de ce news désormais comme les autres, poursuit-il. Et cela à travers une politique de mise en place pragmatique auprès de la moitié des dépositaires français. C’est encore le résultat de liens étroits tissés avec nos abonnés qui se traduisent par un taux de réabonnement de 82%. C’est enfin le succès d’une stratégie digitale menée étape par étape qui a permis de rajeunir l’image de cet hebdomadaire qui fêtera ses 50 ans l’année prochaine et qui n’a jamais été aussi jeune et fringant », conclut-il. LES ENJEUX DE DEMAIN: 2015 se présente sous les meilleures auspices avec une poursuite de la très forte hausse des ventes et des abonnements, le lancement réussi de la collection de hors-série trimestriels et la montée en puissance du «halo digital» avec une newsletter quotidienne (lancée avant fin avril) qui fera le lien entre le papier et le mobile. >> Avec une augmentation de sa Diffusion Individuelle France Payée de +20164 exemplaires en 2014, Cuisine Actuelle (Presse magazine/ mensuels) déjà primée en 1992 et en 2009 reçoit sa troisième Étoile, devançant Top Santé (+18341 ex.) et Marmiton Magazine (+14168 ex.). «Début 2014, la rédaction a travaillé sur la refonte éditoriale du magazine pour mieux répondre aux attentes des lectrices, explique Claire Bernard Directrice marketing et développement Prisma média pole femmes. Cette réflexion a abouti à la création de cahiers régionaux dont le contenu valorise les richesses de nos régions : les spécialités culinaires et les producteurs locaux sont mis à l’honneur dans un cahier dédié très qualitatif. Ces coups de cœur de la rédaction vont jusqu’à la personnalisation des couvertures qui deviennent “régionales” le temps de chaque parution. Et pour amplifier ces temps forts mensuels, Cuisine Actuelle est soutenu par de l’affichage régional. Dans le même temps, et pour que le magazine renforce son côté écrin, la qualité du papier a été améliorée donnant ainsi plus d’éclat aux photos de recettes, pour plus de gourmandise !» Au final, Cuisine actuelle affiche une DIFP 2014 en en progression de 15,44% versus 2013 et «une DFP à +17% quand l’univers de concurrence est à moins 5% », poursuit Claire Bernard. Six fois par an, le hors-série poursuit son installation (+2% à 138000 ex.), tandis que le trimestriel Pâtisserie de Cuisine Actuelle, lancé en mars 2013, affiche 53000 exemplaires de DFP. Cuisine Actuelle est aussi une marque forte sur le digital avec un site qui dépasse les 700K VU chaque mois et une communauté Facebook qui ne cesse de progresser, avec 120000 fans début avril. LES ENJEUX DE DEMAIN: En 2015, d’autres nouveautés cuisine actuelle sont prévues... >> Déjà récompensés en 2000, 2001, 2010, et chaque année depuis 2013, Les Échos semblent avoir pris un abonnement aux Étoiles de l’OJD. Étoilés cette année pour La Constance dans le succès dans la famille de la Presse Quotidienne, le quotidien économique a vu sa Diffusion France Payée augmenter de 1,24% en 2014 versus 2013. Presse Grand Public >> La Nouvelle République Dimanche remporte sa troisième Étoile (après 2010 et 2014) pour la progression de sa Diffusion Individuelle France Payée de 2346 exemplaires sur un an. Elle devance La Voix du Nord Lundi (+1819 ex.) et Les Échos (+1453 ex.). Cette nouvelle Étoile récompense un travail méthodique et collectif, rédaction, ventes et marketing. Fort de la restitution d’études panels, il a été validé de consacrer d’avantage de pagination à l’actualité locale sur des villes ou des communes jugées à potentiel et de réorienter le contenu des pages magazines de fin de journal vers des développements plus régionaux sous forme de séries ou de feuilletons (historiques, grands faits divers, collectionneurs, communes remarquables…). En parallèle, un plan d’action commercial a été mis en œuvre pour renforcer les positions du quotidien du 7e jour sur le territoire, par la création de nouveaux points de vente et de nouvelles tournées de portage. Ce plan a été accompagné d’un programme de communication et d’animation soutenu. LES ENJEUX DE DEMAIN: Accentuer le développement en densifiant les tournées de portage existantes via des opérations de télémarketing et en upgradant l’offre grâce aux versions numériques. >> Valeurs Actuelles a vu sa Diffusion Individuelle France Payée progresser de 15,8% en 2014 et reçoit de ce fait sa troisième Étoile dans la catégorie Presse Magazine/Hebdomadaires. Etaient également nominés dans la catégorie : Closer (+12251ex.) et Paris Match (+3 071 La Nouvelle République Dimanche Valeurs Actuelles Cuisine Actuelle Les Échos
  15. 15. >> Quatrième étoile pour Santé Magazine (Presse magazine/Constance dans le succès) déjà récompensée en 2004, 2013 et 2014. Etaient aussi nominés : Valeurs Actuelles (+28416 ex. en 2014 versus 2010) et Disney Princesse (+11857 ex.). «Nous sommes passés d’un marché ciblé santé au grand marché des féminins : la santé est désormais au cœur de tous les sujets (psycho, alimentation, forme, sport…) et cet élargissement du cadre nous donne l’occasion d’étendre nos contenus et donc notre lectorat», expose Véronique Faujour, Directrice Générale d’Uni-Editions. Autre ingrédient structurant : la volonté de ne plus faire de « nouvelles formules ». «Il suffit de prendre conscience que tous les jours il y a un sujet d’actu autour de la santé pour comprendre que les évolutions éditoriales sur ce marché sont constantes, à chaque numéro», explique-t-elle. Les recettes du succès de Santé Magazine tiennent donc à «une adaptation numéro par numéro et à une agilité de la rédaction en chef à modifier les angles et les sujets rapidement». La diffusion est aussi boostée par la promotion. «Nous tablons depuis cinq ans sur celle sur le lieu de vente et sur la TV : une combinaison qui allie trafic et conversion en ventes effectives dans les points de vente», déclare-t-elle LES ENJEUX DE DEMAIN: Si en 2014, Santé Magazine a rénové son site internet, il sera de nouveau modernisé en 2015 en intégrant, cet été, un volet communautaire pour mettre en avant l’expertise de la marque et l’expérience des internautes. >> Sixième Étoile pour Le Journal du Pâtissier, déjà récompensé en 2000, puis chaque année depuis 2011. Avec un gain de 1839 exemplaires en 2014/2010 de sa Diffusion Totale Payée, «la Bible du pâtissier» devance dans la catégorie Constance dans le succès PLM-Production Laitière Moderne (+774ex.) et Marketing Magazine (+1293ex.). Ces dernières années, la progression du Journal du Pâtissier avait plutôt été portée par les abonnements en France. En 2014, la diffusion France payée continue de progresser (+3,04%) mais bien moins rapidement que la diffusion à l’étranger (+8,75%). Ainsi, Le Journal du Pâtissier s’est développé en Amérique du Nord, en Asie et en Europe (notamment en Suisse et Belgique). Le magazine professionnel reste porté par l’engouement autour la pâtisserie française. 15 Dans le même temps, la DFP de la Presse Quotidienne a baissé de 3,3% (-4,1% pour la PQN). Cette progression du quotidien s’accompagne d’une augmentation des visites mensuelles (+13,74% pour lesechos.fr, +19,97% pour le site mobile, +18,42% pour l’appli). Cerise sur le gâteau, le groupe a annoncé que pour la première fois depuis 7 ans, il était bénéficiaire en 2014. Autant de bonnes nouvelles méritaient bien un entretien avec Francis Morel, PDG du groupe depuis septembre 2011 qui a été l’artisan du changement de business model (voir interview Page 21). >> Une troisième Étoile pour La Semaine de l’Allier, déjà primée en 2012 et 2014. Elle devance dans la catégorie Presse Hebdomadaire Régionale/Constance dans le succès, Le Démocrate Indépendant de Bergerac (+863 ex.) et L’Abeille de la Ternoise (+832 ex.). L’hebdomadaire départemental qui vient de fêter son 10e anniversaire, travaille «son côté fédérateur et sa proximité avec les lecteurs, d’autant plus en période d’élections municipales», expose son fondateur, Jean de Charon. Le prix est resté inchangé à 1,20 € et le journal a poursuivi sa mise en place en GMS. Comme prévu, le site a été renforcé, ce qui a augmenté sa fréquentation : 40000 visiteurs uniques chaque mois.’ LES ENJEUX DE DEMAIN: Une valorisation de la lecture du journal en ligne (via davantage de renvois du print vers le numérique qui proposera des articles originaux) et la mise en place d’un nouveau site dès le mois de mai, en favorisant le développement de l’aspect communautaire en lien étroit avec Facebook. Fin 2015, La Semaine de L’Allier fera évoluer sa maquette, à l’occasion du changement de mode d’impression. D E L ’ O J D Presse Professionnelle Le Journal du Pâtissier LES ENJEUX DE DEMAIN: Continuer à porter et à transmettre cet artisanat made in France. La Semaine de l’Allier Santé Magazine 2015
  16. 16. EN 2014, 149 TITRES DE PRESSE PAYANTE ET 169 SITES ET APPLIS DE PRESSE ONT VU LEUR DIFFUSION OU LEUR FRÉQUENTATION PROGRESSER. BRAVO AU TOP 12 QUI A REÇU, DANS LA JOIE, UNE ETOILE DE L’OJD ! Les Échos L E S É T O I L E S Après les efforts, le réconfortet… la reconnaissance... La nouvelle République Dimanche Cuisine Actuelle ©OJD/Claire-LiseHavet
  17. 17. 2015 Valeurs Actuelles La Semaine de l’Allier D E L ’ O J D Santé Magazine
  18. 18. L E S É T O I L E S lemonde.fr Le Journal du Patissier lequotidiendumedecin.fr lefigaro.fr ©OJD/Claire-LiseHavet
  19. 19. D E L ’ O J D 2015 leboncoin.fr Appli Télé Loisirs UNE ÉTOILES DE L’OJD, C’EST UN SUCCÈS MÉRITÉ PAR L’ENSEMBLE DES ÉQUIPES : RÉDACTION, MARKETING, DISTRIBUTION…, ONT SOULIGNÉ LES DIRIGEANTS VENUS CHERCHER LEUR TROPHÉE.
  20. 20. >> Avec près de 89 M de visites supplémentaires en un an, lemonde.fr, primé dans la catégorie site d’informations reçoit sa troisième Étoile, ayant déjà été récompensé en 2009 et 2010. Il récolte les fruits des innovations menées en 2014 sur le fond et la forme. Des «chaînes» thématiques ont été créées avec Campus, Pixel, Le Monde Afrique ou encore M le Mag. De nouveaux formats éditoriaux ont été lancés : le «hors format» qui permet de réaliser des mises en scènes ad-hoc de l’information en plein écran, notamment pour Pixels et sa chronique des (r)évolutions numériques, ou encore les Décodeurs, le blog qui a accédé au rang de rubrique dédiée à la vérification, à la contextualisation et à l’exploitation des données. Beaucoup de ces nouveaux formats ont été testés lors des municipales, de même que les fils info entre la rédaction et les internautes, ou entre les internautes. Ce travail s’est poursuivi lors des départementales. LES ENJEUX DE DEMAIN: Mener à bien un projet sur la data autour des 36000 communes de France et donner accès au public à des bases structurées. Continuer à mettre l’accent sur la vidéo, notamment à travers de nouveaux formats. Lancer une nouvelle appli en mai. >> Récompensé chaque année depuis 2012, leboncoin.fr, remporte sa quatrième Étoile (dans la catégorie des sites Grand Public et professionnels/autres familles). Ce site est devenu le réflexe d’un Français sur trois pour résoudre les questions de la vie quotidienne, faire des achats ou des ventes à la fois pratiques et utiles. Le site permet aussi de rechercher un logement ou un emploi… L’offre de services s’est progressivement développée pour atteindre quelque 220000 propositions. L’accès gratuit, la simplicité d’usage, l’ancrage local, le nombre et la diversité des annonces contribuent à la progression de l’audience du Bon Coin, multipliée par 4 en 5 ans. Près de 2 millions d’utilisateurs se rencontrent chaque jour en toute confiance pour effectuer une transaction. LES ENJEUX DE DEMAIN: Mettre encore plus efficacement en relation les vendeurs et les acheteurs en renforçant les possibilités offertes par les supports mobiles et les tablettes. Recruter plus de 100 personnes, dont près de la moitié d’ingénieurs et de développeurs, des commerciaux, des chefs de produits web et mobile, ainsi que des analystes. >> Récompensée dans la catégorie Applis Grand Public et Applis Professionnelles pour une augmentation de près de 114M de visites en un an, l’application Télé-Loisirs est un guide télé complet, accessible en un clic ! Plusieurs innovations lui ont permis de conforter, en 2014, sa position d’application leader dans le domaine du divertissement : l’intégration de la télécommande et de la sélection VOD d’Orange, un guide du replay toutes plateformes confondues, une rubrique Vidéos intégrée à la section News, sans oublier l’espace spécial Coupe du Monde qui permettait de consulter directement toutes les infos et vidéos de la rédaction de Télé-Loisirs sur le mondial. Un widget «Programme du soir» et «News» est proposé sur iPhone. LES ENJEUX DE DEMAIN: Aller plus loin dans la personnalisation, comme avec la fonctionnalité Watchlist, intégrée en mars dernier qui permet de suivre ses programmes, séries et stars préférées pour ne rater aucun de leur passage à la télévision. >> Étoilé chaque année depuis 2012, lefigaro.fr est récompensé une nouvelle fois pour sa constance dans le succès pour un gain de plus de 235 M de visites en 2014 versus 2010. En novembre 2013, le site avait été refondu dans une version qui misait davantage sur l’information, la vidéo et la photo, pour tenir compte des attentes et modes de consommation de l’information sur internet. L’année 2014 a vu la refonte ou le lancement de nouvelles verticales (Madame Figaro, Immobilier, Jardin…) et de plusieurs plateformes : le site de débats Figaro Vox, puis les Scans politique (mars), sport (mai) et télévision (septembre). LES ENJEUX DE DEMAIN: Continuer à recruter des abonnés et proposer des contenus encore plus exclusifs à travers l’offre numérique payante, Le Figaro Premium, lancée le 13 avril. Le nouveau site donne accès en illimité à tous les articles du figaro.fr, aux articles du quotidien et des magazines, à une version PDF du quotidien dès la veille à 22h, ainsi qu’à des reportages, enquêtes et analyses en exclusivité. >> Avec plus de 4, 3 M de visites gagnées entre 2014 et 2010, lequotidienduMédecin.fr est Étoilé dans la catégorie Sites Professionnels Actualités/Info. Le passage de l’abonnement quotidien papier à l’abonnement quotidien numérique avec deux suppléments papier bihebdomadaires, en janvier 2013, a rencontré un vrai succès auprès de ses abonnés. A la même époque, le quotidien a mis en place une rédaction unique papier et numérique, renforcé les équipes éditoriales et celles dédiées au site. La fréquentation du site, refondu début 2012, a bénéficié de la prise en considération des attentes de tous les lecteurs du site (abonnés mais aussi inscrits) et du travail réalisé pour fédérer autour de lui une communauté active de médecins. LES ENJEUX DE DEMAIN: Faire passer l’ensemble des sites du groupe à l’OJD et conforter la place du portail BtoB. 20 Sites Grand Public et sites Professionnels lemonde.fr leboncoin.fr Télé-Loisirs lefigaro.fr lequotidienduMédecin.fr
  21. 21. 18H» qui est placée sous la responsabilité des grandes plumes des Échos, lesquelles font res- sortir l’actualité importante de la journée.’ Cette Étoile récompense aussi un changement de business model qui a eu des implications sur l’organisation du groupe, sur tous ses services, sur les contenus et qui semble porter ses fruits, le groupe ayant renoué avec les profits en 2014. Non seulement, le groupe est bénéficiaire en 2014 mais l’ensemble des activités du groupe a amélioré ses résultats par rapport à 2013. Le paywall que nous avons instauré fin 2012 est clai- rement couronné de succès et a contribué forte- ment au développement de nos abonnements. Aujourd’hui, les abonnements purement digitaux représentent environ 20% de notre diffusion. LA VÉRITÉ DES CHIFFRES : Que s’est-il passé d’important en 2014 pouvant expliquer ces évolutions très positives ? FRANCIS MOREL : Nous sommes Étoilés pour notre constance dans le succès, sur une période couvrant cinq années. 2014 n’a donc été que la continuation des années précédentes. L’augmentation de la diffusion sur l’année est quasiment de même importance qu’en 2013 et 2012. La nouvelle formule des Échos lancée fin 2012 a été un très grand succès et quand nous interrogeons nos lecteurs, ils nous disent qu’ils considèrent à la fois que le journal est très sérieux et pas austère. Il y a tout de même eu quelques changements en 2014… L’initiative la plus importante a été le lance- ment d’une nouvelle appli mobile Les Échos Live*, un produit très addictif et une bonne porte d’entrée pour le journal. Nous avons également complètement repensé nos news- letters et créé deux rendez-vous forts : «La Matinale» qui reprend des articles de nos cor- respondants à l’étranger et les trois informations de la nuit qu’il faut connaître et «La news de Dans ce nouveau business model, qu’est-ce qui a été le plus difficile à mettre sur pied et a contrario le plus facile ? La plus grande difficulté a été au niveau éco- nomique. Il a fallu faire passer à la fois le mes- sage des économies nécessaires qui se sont tra- duites par un plan de départ et parallèlement communiquer sur un plan de développement et d’innovation. Mener les deux à la fois a été compliqué, mais c’est sans doute ce qui a fait le succès, à la fois une gestion très rigoureuse et de l’innovation pour booster l’activité, car sans innovation, on est toujours rattrapé. Quels sont vos projets de développement pour 2015 et les enjeux de demain ? Poursuivre le développement numérique avec, FRANCIS MOREL (LES ÉCHOS) «Lepaywall acontribué fortementau développement denos abonnements.» DÉJÀ MULTI-ETOILÉS, LES ÉCHOS SONT, UNE NOUVELLE FOIS, RÉCOMPENSÉS DANS LE PALMARÈS 2015 DE L’OJD POUR LA CONSTANCE DANS LE SUCCÈS (VOIR P. 14). UN SUCCÈS QUI NE FAIBLIT PAS DEPUIS LE LANCEMENT RÉUSSI DE LA NOUVELLE FORMULE DU QUOTIDIEN ÉCONOMIQUE EN NOVEMBRE 2012, UN MOIS APRÈS AVOIR REPENSÉ SON SITE PORTAIL. 2014 A ÉTÉ UNE BONNE ANNÉE AUSSI BIEN POUR LE QUOTIDIEN PAPIER (+1,24% D’AUGMENTATION DE LA DIFFUSION FRANCE PAYÉE) QUE POUR L’ACTIVITÉ NUMÉRIQUE : (+13,74% POUR LES VISITES MENSUELLES DU SITE LESECHOS.FR, +19,97% POUR LE SITE MOBILE, +18,42% POUR L’APPLI) PERMETTANT AU GROUPE, DE RENOUER AVEC LES BÉNÉFICES. SON PDG, FRANCIS MOREL, EXPOSE LES PROJETS 2015 DONT LES ECHOS START QUI A POUR OBJECTIF D’AIDER LES JEUNES SORTANT DE L’UNIVERSITÉ À ENTRER DANS LA VIE ACTIVE. SORTIE : À LA RENTRÉE. Année 2014 2013 2012 Moyenne annuelle (en nombre d’ex.) 21 842 14 990 9 816 VERSIONS NUMÉRIQUES INDIVIDUELLES VENTES AU NUMÉRO INDIVIDUELLES Pourcentage d’évolution vs année précédente 45,71 52,66 Moyenne annuelle (en nombre d’exemplaires) 16 999 19 560 22 897 21
  22. 22. 22 en particulier, le développement du mobile et sa rentabilisation. Nous avons des projets qui verront le jour à l’automne car le mobile est la deuxième révolution numérique. Elle sera encore plus importante que la première car on vit avec son mobile et tout passe par lui. À court terme, nous allons aussi développer un projet en direction des jeunes, Les Echos Start, qui sera lancé en septembre-octobre prochains. Il n’est pas destiné à ceux qui entrent à l’université comme c’est le cas dans d’autres journaux mais à aider les jeunes à passer de la vie étudiante à la vie active. Le but est de leur donner l’habi- tude de lire un site (ou un journal) qui sera, demain, le compagnon de leur vie profession- nelle. Ce sera une activité essentiellement numérique pour laquelle nous allons engager une équipe éditoriale, le langage et l’écriture étant différent. Nous signerons aussi de nom- breux partenariats avec des sites intéressant cette population. Enfin, en ce qui concerne les services, ils seront regroupés en juin sur lese- chos.fr, au sein d’une nouvelle plateforme Les Échos Solutions qui permettra de développer ses affaires, de simplifier ses formalités, d’opti- miser son marketing, d’avoir accès à des for- mations ou des événements… Nous regrou- pons ainsi une quinzaine de services btob sur lesquels nous sommes les seuls à être légitimes et compétents et qui sont complémentaires à l’ensemble des activités du groupe qui repose sur deux jambes : l’info et les services. * Les Échos Live sont une appli d’infos en temps réel, avec une rédaction très condensée (600 signes par article) donnant l’actualité chaude avec possibilité de la partager sur les réseaux sociaux. MERCI LES VENTES NUMÉRIQUES ! En 2014, le quotidien a enregistré sa meilleure diffusion (Print+Digital) des dix dernières années. Le mérite en revient principalement aux ventes d’exemplaires numériques qui, depuis novembre 2013, ont dépassé les ventes en kiosque. En 2014, les versions numé- riques individuelles représentent 23,72% de la diffusion individuelle pour 18,46 % pour les ventes au numéro (33,87% pour les abonne- ments individuels, 23,94% pour le portage). L’étude sur les nouveaux usages des «Decisions Makers*» a notamment permis aux Échos de «se forger un certain nombre de convictions et nous a amené à des choix structurants sur les contenus, les produits et l’organisation», a expliqué Christophe Victor. Ainsi, le scope éditorial a été élargi au-delà du spectre initial qui était celui de l’information économique pour traiter toute l’info. Au niveau du print, Les Échos ont lancé depuis un peu plus d’un an, une extension par des cahiers : Les Échos business (le lundi), l’entreprenariat (le mardi et le jeudi), les collectivités locales et le business avec la sphère publique (le mercredi) et les loisirs et les sorties (le vendredi avec Les Échos week-end). «On a fait le choix d’amener plus de contenu sur le site, par exemple les faits de société, le sport, renforcé le contenu culturel et le contenu loisirs», a ajouté Christophe Victor. «Cela se traduit par un trafic sur le site (en octobre 2014) qui est à hauteur de 53% sur l’actu éco, à 37% sur l’actu générale et 10% sur la sphère personnelle.» De nouvelles applications, de nouvelles newsletters, des Intranet pour les entreprises ont aussi été développés sur les médias digitaux. Le Directeur Général des Échos avait aussi annoncé la création de la nouvelle plateforme «les Échos Solutions», devant réunir à partir de juin les 15 services btob. L’IMPACT DU PAYWALL : 30% DE CONTRIBUTION AUX ABONNEMENTS DIGITAUX «L’impact du paywall, c’est 50000 nouveaux inscrits en 2014 et 30% de contribution aux abonnements digitaux», a précisé le DG des Échos, dévoilant qu’«entre 2011 et 2014, les abonnements purement digitaux étaient passés d’un peu plus de 6000 à 23000». Autre information, la transformation du site web, repensée en juin 2014 en fonction du mobile (menu, navigation, design) a fait exploser les compteurs. «Alors que la consultation du site par l’intermédiaire du mobile était de 12% en octobre 2013, elle était déjà à 24% en octobre 2014. Nous serons à 30% d’ici à la fin de l’année et envisageons 50% à fin 2015», a-t-il déclaré. Les Échos ont également repensé intégralement leurs applications et leurs newsletters (17 au total). Ces évolutions ont impliqué des changements très importants au niveau de l’organisation avec côté rédaction, la création d’un hub sous la responsabilité du rédacteur en chef, avec des structures unifiées print +numérique, mais un desk mobile spécifique. «En 2015, 23% de notre CA se fera en numérique contre 10% en 2011», avait conclu Christophe Victor (24% en 2015 pour les services versus 17% en 2011. «L’objectif est d’être à 1/3 en 2017, à la fois au niveau du numérique et des services.» *Ceux qui entreprennent, managent, créent, innovent, prennent des décisions et sont tournés vers l’action. 23,94% Portage 23,72% Versions numériques individuelles 33,87% Abonnements individuels 18,46 % Ventes au numéro La Diffusion France Individuelle des Échos L’élargissement du scope éditorial INTERVENANT À L’IREP LORS DU SÉMINAIRE MÉDIAS DE DÉCEMBRE, CHRISTOPHE VICTOR, DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉCHOS ET FABRICE FÉVRIER, DIRECTEUR STRATÉGIE ET MARKETING, ONT EXPLIQUÉ COMMENT LES ÉTUDES QUANTI ET QUALI MENÉES DEPUIS TROIS ANS SOUS FORME DE TRACKING PERMANENT POUR SUIVRE LA CIBLE DES ÉCHOS – LES « DECISIONS MAKERS » – AVAIENT PERMIS DE NOURRIR LA MISE EN PLACE D’UNE NOUVELLE PLATEFORME DE MARQUE ET IMPACTÉ LE CONTENU.
  23. 23. S ans le moindre suspens, Philippe Rincé, dont il avait été annoncé qu’il prendrait la succession de Patrick Bartement (lequel avait quitté ses fonctions au 1er février 2015), a été officiellement nommé, Directeur Général de l’OJD par le Conseil d’Administra- tion qui s’est tenu le 5 mars dernier. Après un long parcours en presse quotidienne où il exerça notamment les fonctions de Directeur Commercial des Quotidiens Nantais, Philippe Rincé a rejoint l’OJD en 1997. Il en était jusqu’ici le Directeur adjoint. Au sein de l’Asso- ciation, il participe activement à l’automatisa- tion du traitement des données, à la mutation de l’OJD vers le numérique et à son dévelop- pement dans les pays du Maghreb. Aux côtés de Stéphane Bodier, Président, Phi- lippe Rincé a notamment en charge le dossier de la modernisation des contrôles de la Presse Payante et Gratuite. ment a initiés et accompagnés. «Il n’est pas toujours facile, il est même rugueux le bougre, [mais] il fallait un caractère fort pour transfor- mer l’OJD et affronter les éditeurs récalcitrants», a reconnu Xavier Dordor. «Grâce à toi, l'OJD est une association moderne, solide, au cœur des nouveaux enjeux du monde des mÉdias», a ajouté Stéphane Bodier, président de l’OJD. Maintenant que Patrick Bartement a passé le flambeau à Philippe Rincé, Stéphane Bodier a formé un vœu pour son «ami et maître» : «Maintenant que tu as enfin un peu de temps, que tu puisses te mettre à écrire cette histoire de la presse française que tu connais si bien, dont tu aimes tant parler et que, nous tous, nous rêvons de lire.» 23 A la fin du palmarès, une Etoile restait à distribuer. Un oubli ? Plutôt la naissance d’une nouvelle catégorie : «Cette Étoile a une histoire unique. Elle démarre en 1995, elle pourrait avoir le titre d’hyper constance dans le succès !», a expliqué Xavier Dordor. Appelé cette année, par Stéphane Bodier et Philippe Rincé, pour remettre, les Etoiles sur un rythme soutenu, le Directeur Général de CB Media et ancien Président de l’OJD, a rappelé qu’il était à l’origine de l’arrivée de Patrick Bartement, à l’OJD. Il y aura passé 20 ans comme Directeur Général. Cette aventure a commencé sur une conviction portée haut et fort – «Je vous ai apporté une lettre vous expliquant pourquoi je suis le candidat idéal», avait affirmé Patrick Bar- tement pour décrocher le poste. En 20 ans, bien des étapes ont été passées à l’OJD pour s’adap- ter à l’évolution du marché de la presse. «On avait avec Jean Miot, inventé le concept du dénombrement. Geoffroy Pinoncelly et Patrick Bartement ont inventé celui de la certification, certification des productions de datas presse et hors presse avec le succès que l’on sait. Le mar- ché digital est aujourd’hui largement inscrit à l’OJD. Les autres pays regardent cet Ovni, on te le doit Patrick», a ajouté Xavier Dordor. Intégrer la presse gratuite, convaincre les édi- teurs qu’internet et la digitalisation fera partie du futur de la presse et que le contrôle des fré- quentations digitales sera aussi important que pour le papier, monter de nouveaux outils pour contrôler le trafic des sites, donner du sens et de la vérité aux données digitales des marques médias… Autant de défis que Patrick Barte- D’abord très ému, Patrick Bartement a su faire rire Xavier Dordor, Philippe Rincé, Stéphane Bodier et la salle en rappelant «ses 20 années exceptionnelles de sa vie dans le monde des médias et surtout de la presse écrite». Momentd’émotionSTÉPHANE BODIER A TENU À REMERCIER PATRICK BARTEMENT POUR SES 20 ANNÉES CONSACRÉES À L’OJD. LUI QUI EN AVAIT TANT DISTRIBUÉ EST DONC REPARTI AVEC UNE ETOILE HONORIFIQUE. devientofficiellementDirecteurGénéraldel’OJD PHILIPPE RINCÉ ©OJD/Claire-LiseHavet
  24. 24. D O S S I E R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L e numérique fait désormais pleinement partie de l’univers de la consommation de la presse. Les lecteurs ont pris l’habitude de consulter leurs titres de presse sur ordinateur, sur tablette et, de plus en plus, sur téléphone mobile. En 2014, 71,3 millions de versions numériques ont ainsi été consultées (+59,8% par rapport à 2013). Les kiosques numériques repré- sentent un peu plus de 4% des versions numériques contrôlées par l’OJD. Ils ont permis de développer de nouveaux usages. Le maintien en vente des anciens numéros crée un effet bibliothèque qui favorise la consommation de longue traine. Sur les quotidiens du matin, ePresse constate par exemple une importante consommation à partir de leur mise en ligne à 23 heures. «Le numérique doit rendre des services que la distribution traditionnelle ne rend pas, par exemple pour trouver France Antilles Guadeloupe, Le Journal du Médoc… ou la presse spécialisée qui n’est pas distri- buée dans de nombreux points de vente», souligne Philippe Jannet, Directeur Général d’ePresse.fr. Le développement du parc de tablettes a contribué à développer les usages, mais pas seulement. «La crois- sance des kiosques numériques est dé-corrélée de la croissance des usages sur tablette. Il y a encore une part de marché à évangéliser», affirme Aymeric Bauguin, Directeur Général de Relay.com. Même si le dévelop- pement des usages est bien réel, il ne se traduit pas directement sur les perspectives économiques : «On est sur un marché compliqué, qui stagne et peine à trouver son champion national», observe pourtant Phi- lippe Jannet. La concurrence reste donc forte et l’arrivée de nou- veaux acteurs internationaux ou nationaux n’est pas de nature à faire tomber la pression. D’autant que les tentatives de rapprochement entre acteurs français ont jusqu’ici échoué… Après Apple et son Newss- tand, Google a lancé en mai 2014 son Google Play Kiosque. Le canadien Press Reader veut renforcer ses positions en France. Il a déjà signé plusieurs accords avec la presse nationale et régionale, et mise aussi sur les ventes par tiers. L’américain Zinio, encore peu présent en France, a conclu en mars dernier un accord stratégique avec Relay.com. Certains kiosques sont très spécialisés, comme Scopalto, spé- cialisé dans les revues d’art et les magazines cultu- rels francophones. D’autres acteurs se positionnent sur l’achat à l’article, comme Jol Store ou bientôt le néerlandais Blendle. Leskiosquesnumériques LES KIOSQUES NUMÉRIQUES BÉNÉFICIENT DU DÉVELOPPEMENT DES USAGES DU NUMÉRIQUE. SI LE SECTEUR A GAGNÉ EN MATURITÉ, IL RESTE TRÈS DISPUTÉ, NOTAMMENT FACE AU RENFORCEMENT DE LA CONCURRENCE INTERNATIONALE. LA MONTÉE EN PUISSANCE DU MOBILE DANS LA CONSOMMATION DE LA PRESSE POURRAIT CHANGER LA DONNE. Toujours en attente d’un champion national…
  25. 25. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La distribution est aussi un enjeu de taille. Depuis octobre 2014, Relay.com propose des cartes prépayées en plus de ses offres à l’acte et de ses forfaits. Le kiosque s’est aussi lancé dans la vente de supports numériques. «Nous rematérialisons dans le point de vente une offre au service d’un écosystème complet sur la lecture numérique. Nos offres de tablettes et liseuses disponibles dans le réseau Relay et sur relay.com contri- buent de manière importante à l’acquisition de clients», précise Aymeric Bauguin. L’enjeu des ventes par tiers L’une des évolutions récentes du marché des kiosques numériques se situe du côté des ventes numériques par tiers, que les voyagistes et cer- tains éditeurs ont aussi commencé à s’appro- prier, notamment Mondadori France autour de ses titres auto. PressReader a beaucoup déve- loppé cette activité avec des sociétés de jets pri- vés et de yatchs et avec les hôtels. Après deux accords avec les chaînes Shangri-La et Intercon- tinental, le kiosque canadien a noué en novem- bre 2014 un partenariat avec Accor, qui va monter en puissance jusqu’à la mi-2015. «Les hôtels offrent gratuitement ce service à leurs clients. L’usage dépend de la qualité de la connexion internet et de la manière dont chaque hôtel en fait la promotion auprès de leurs clients, constate Nikolay Malyariv, responsa- ble des contenus de PressReader. Certains le proposent sur la page d’accueil de la connexion wifi. Les clients peuvent télécharger l’application, ce qui aussi est un moyen de recruter des utilisa- teurs individuels». Ce que le client a lu reste dans l’application quand le client quitte l’hôtel. Dans cet univers encore en consolidation, chacun fourbit ses armes pour proposer la bonne offre ou nouer les bonnes alliances. Si un acteur comme Google reste encore assez marginal, nul doute qu’il faille le prendre très au sérieux. De même que les nouvelles start-up qui sauront se position- ner en challenger. Pour tous, la prochaine étape consistera sans nul doute à faciliter la consomma- tion de la presse sur le mobile. Les derniers résul- tats de One Global l’on encore montré : c’est sur ce support que la consommation de la presse enregistre les plus fortes progressions. Un élargissement de l’offre Les éditeurs ayant compris l’intérêt de multiplier les canaux de distribution, les principaux kiosques ont pu élargir progressivement leur catalogue : plus de 1500 titres pour Lekiosk, dont certains magazines étrangers en exclusivité comme Time ou The Economist, grâce à des accords négociés par les équipes du groupe à l’international ; environ 500 pour ePresse.fr, ini- tialement spécialisé sur la presse quotidienne (à l’exception du Monde) et qui a progressivement intégré des magazines grand public et profes- sionnels. Et même 6000 titres en 33 langues sur Relay.com depuis l’accord stratégique conclu en mars avec Zinio. Les offres commerciales ont été affinées, notam- ment en ce qui concerne les forfaits. Exit les offres illimitées ! Les deux offres principales sont propo- sées autour de 10€ pour 10 magazines par mois, et entre 15 et 19,99€ mensuels pour 20 à 25 magazines par mois. «Nous avons lancé, au début de l’été 2014, des offres à 5 titres pour 5€ par mois qui marchent bien. Nous nous bat- tons aussi sur le volet BtoB avec des offres multi- titres très personnalisées. Par exemple, 10 abon- nements avec Les Échos, Challenges et Capital. On peut aussi avoir un abonné à 10 journaux et un abonné avec des crédits», détaille Philippe Jannet. Lekiosk a noué un accord avec SFR pour offrir 5 crédits aux clients de l’opérateur télé- coms. Des négociations sont en cours avec des opérateurs internationaux. L’expérience utilisateur pour fidéliser Quand les différences entre catalogues s’ame- nuisent, c’est l’expérience lecteur qui permet de recréer de la différence. «Il faut désormais moins de 30 secondes pour télécharger un magazine, même avec une connexion de mauvaise qua- lité. Nous cherchons toujours à faire évoluer le produit pour améliorer la relation avec l’utilisa- teur. Sinon, on développe la curiosité mais on ne fidélise pas. Un possesseur de smartphone utilise en moyenne 6 applications. Il faut tout faire pour devenir la ‘killer app’ qui créera son enga- gement», affirme Ari Assuied. Relay.com pro- 25 posait déjà une «surcouche XML» pour ses 100 best-sellers, qui permet de lire les articles séparé- ment. Au printemps, il a adopté la technologie Zinio qui permet d’optimiser les formats, d’avoir une lecture plus immersive et un mode de lec- ture individuelle qui pourra être élargi à l’ensem- ble de ses titres de presse français. Il devient aussi essentiel de pousser le bon contenu à l’utilisateur. Dès juin 2014, Lekiosk a lancé un système de recommandation. La nou- velle application qui sera mise en place mi-2015 par Viapresse proposera aux éditeurs d’utiliser le numérique et la data pour faire découvrir leurs titres au plus grand nombre et recruter de nou- veaux abonnés. «Chaque semaine, nous offri- rons à nos clients la possibilité de découvrir un magazine en fonction de leur profil de lecteur. Ils se verront ensuite proposer des offres d’abonne- ment. Il y aura une fonction de partage pour transformer les clients en ambassadeurs auprès de leurs amis. Un système de capping évitera les abus sur la circulation gratuite des titres», explique Sophie Thouvenin, directrice des opérations. AYMERIC BAUGUIN «Nos offres de tablettes et liseuses en points de vente contribuent de manière importante à l’acquisition de clients.» PHILIPPE JANNET «En BtoB, nous avons lancé des offres multi-titres très personnalisées associant plusieurs titres ou des crédits.» SOPHIE THOUVENIN «Dans la nouvelle appli, une fonction de partage transformera les clients en ambassadeurs auprès de leurs amis.» «Il faut tout faire pour devenir la ‘killer app’ qui créera l’engagement de l'utilisateur de smartphone.» ARI ASSUIED
  26. 26. n e w s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 Publication 15/17 rue des Mathurins 75009 Paris Site internet : www.ojd.com Directeur de la publication : Philippe Rincé (pr@ojd.com) Rédactrice en chef : Françoise Vidal (francoise.vidal@ojd.com) Co-rédaction : Christine Monfort Réalisation : FIVE Directeur Artistique : Sylvain Bailly Versionsnumériques Ce qui va changer... TRVN, OFFRES CONTIGÜES ET BUNDLE : PLUSIEURS MODIFICATIONS RÉGLEMENTAIRES ONT ÉTÉ VOTÉES EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE mixant le print et le numérique, non juxtapo- sés. Par exemple, les cinq premiers jours de la semaine, vous êtes livrés de votre quoti- dien en numérique (avec l’avantage de l’avoir dès 22H30 le soir pour un journal du matin) et le week-end vous le recevez dans sa forme papier traditionnelle, avec son sup- plément magazine. Si dans cette offre contigüe, on appliquait à la lettre le règle- ment actuel, seuls les deux exemplaires de fin de semaine entreraient dans la diffusion, ce qui ne correspondrait ni à l’usage, ni à la réalité. Dans l’exemple cité ci-dessus, la nou- velle réglementation permettra la prise en compte de 7 exemplaires, 5 numériques et 2 papiers. Pour ce faire, l’éditeur devra res- pecter une nouvelle norme tarifaire. Son offre contiguë devra obligatoirement propo- ser un tarif 10% plus cher que l’élément constitutif de l’offre la plus chère isolément. Pour faire simple, si l’abonnement fin de semaine est à 100€, il faut que l’offre contigüe soit vendue au minimum à 110€. Les offres bundle qui concernent davantage la presse magazine offrent la possibilité aux éditeurs de mixer les produits dans des duos print + numérique. Par exemple, un titre féminin en papier et un titre people ou santé en numérique. Le prix payé pour l’offre bundle doit être supérieur de 10% au moins du prix de l’abonnement print ou numérique (le plus cher). L e premier changement concerne le TRVN (le tarif de référence des ver- sions numériques). Jusqu’à présent, pour être prises en compte dans la diffusion payante, les VN ne devaient pas être ven- dues à un prix inférieur à 25% de la valeur faciale du titre Print. Pour tenir compte des nouvelles pratiques de diffusion – les quoti- diens étant commercialisés en grande partie sous forme d’abonnements – il a été décidé que le taux de 25 %, en ce qui concerne ces souscriptions numériques s’appuierait désor- mais sur le tarif de référence des abonne- ments Print, tel qu’il est défini dans le règle- ment d’application. Pour les ventes numériques à l’acte, la base actuelle du TRVN reste inchangée. Cette nouvelle assiette du TRVN va permet- tre à un grand nombre de titres et notam- ment de quotidiens de se confronter aux grands services de type Netflix, Spotify, Dee- zer… qui sont commercialisés entre 7 et 9€ et qui deviennent de plus en plus concurrents directs de la Presse dans les arbitrages domestiques. La seconde nouveauté concerne les offres contigües et bundle. Quand on vend un abonnement print + numérique, seul l’exem- plaire print était jusqu’ici pris en compte dans la diffusion. Or, dans le courant de l’année dernière, ont émergé de nouvelles offres Cette première certification est l’aboutissement d’un travail commencé en septembre 2012. Elle a été rendue possible grâce au soutien de Mr Maher Ben Salem Président de l’Association Tunisienne de l’Audimétrie (ATA). L’objectif, à terme est d’aboutir à la création d’un OJD Tunisie comme il existe un OJD Maroc (depuis juin 2004). LES 7 TITRES CONTRÔLÉS SONT : • Quatre titres édités par la maison d’édition Méditerranée (MESB de Mme Senda Baccar) à savoir : deux mensuels payants - Livret Santé (Le magazine du mieux vivre) et Sanafa - Sanafa Cuisines du sud (magazine culinaire) – et deux mensuels professionnels gratuits - Medic’Info et Pharm’Info destinés l’un aux professionnels de la médecine, l’autre à ceux de la pharmacie. • Le bimestriel gratuit Tendance, fondé par Mr Jalel Belkhodja et dirigé par Mme Valérie Belkhodja, • Le mensuel payant Entreprises, entièrement consacré au monde de l’entreprise et des affaires dirigé par Mr Nabil Allani. • Le magazine mensuel gratuit d’offres d’emploi Keejob dirigé par Mr Maher Ben Salem. Première CERTIFICATION en TUNISIE LE 20 JANVIER DERNIER, POUR LA PREMIÈRE FOIS DANS L’HISTOIRE DE LA TUNISIE, L’OJD A CERTIFIÉ LA DIFFUSION DE SEPT TITRES. LES VERSIONS NUMÉRIQUES CONFIRMENT LEUR SUCCÈS En millions d’exemplaires En un an, selon le 25e Observatoire de l’OJD, les Versions numériques ont progressé de 59,8%. Elles sont ainsi passées de 44,6 millions d’exemplaires (dont 3,2% de ventes par tiers) en 2013 à 71,3 M d’ex. (dont 7,5% de ventes par tiers) en 2014. Cette progression a impacté l’ensemble des familles comme le montre le graphique ci-dessus. PQN PQRD +PQ 7e Presse Magazine Presse Professionnelle PHR

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