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Quel avenir pour les partis politiques

  1. 1. Résumé article 1 : <br />Quel avenir pour les partis politiques dans les démocraties contemporaines ?<br />Définition de la “démocratie pluraliste” : <br />Système politique dont le gouvernement, élu par le peuple, disposent de fonctions et de rôles segmentés géographiquement. Ex : en Belgique, nous avons différents étages : le fédéral, (armée), le régional (territoire) et le communautaire (langue, enseignement,…). Tous ces sous-groupes sont élus par le peuple.<br />Définition d’Oligarchie :<br />Système politique dont le gouvernement se trouve entre les mains d’un petit nombre d’individus.<br />Juan J. Linz dit :<br />Les attitudes négatives envers les partis politiques sont dûes aux attentes et aux requêtes irréalistes des citoyens. Le modèle de la démocratie pluraliste est plus que jamais au centre du consensus civique.<br />Les citoyens reconnaissent qu’il est inévitable d’avoir des partis politiques pour organiser un système démocratique. Mais ils ne cautionnent pas que des partis politiques puissent avoir des idées totalement opposées.<br />Dans les sociétés actuelles, déjà démocratisées, adhèrent ou désaprouvent fermement les partis politiques. Mais les sociétés qui se démocratisent, sont très septiques quant à l’efficacité des partis politiques. <br />De manière générale, on assiste à une perte de confiance. Par conséquent, les idéologies “anti-partis” se développent peu à peu mais n’ont qu’un très faible écho auprès des masses.<br />Aucun élément statistique ne vient confirmer la renaissance de puissants mouvements politiques antiparlementaires. Une vérification empirique serait nécessaire mais n’a pas encore été entreprise.<br />Paradoxe : D’un côté, les partis politiques n’intéressent pas le peuple et d’un autre côté les idées “anti-partis” n’ont guerre de succès. Une majorité des citoyens mêlent désirs de performances et ressentiments démocratiques Que faut-il faire pour bien faire ? Les démocraties en dépit de leurs différences institutionnelles sont victimes des mêmes réactions et il est impossible de confirmer si cette perte de confiance est une réponse à des facteurs communs ou multiples<br />Il y a une différence fondamentale entre les partis politiques des systèmes parlementaires et des systèmes présidentiels. Le présidentialisme génère sa propre critique. Le régime présidentiel réduit significativement le rôle des partis dans la formation des gouvernements (France). Les partis n’ont pas pour fonction d’articuler, dans les régimes présidentiels, le programme du gouvernement avec les politiques publiques mises en place. Le président incarne à lui seul la décision et l’application des mesures sociales et politiques.<br />A l’inverse, dans les régimes parlementaires, la constitution d’une équipe gouvernementale contribue au renforcement des liens entres le législatif et l’exécutif. <br />Toutefois, le Parlement peut mettre en échec les ambitions d’un leader élu au suffrage universel. Le président peut dès lors se retourner contre les partis représentés au Parlement et affirmer que c’est à cause d’eux que l’on n’aboutit pas à un consensus. Ainsi, dans ce contexte, on assiste à la formation d’idées “anti-partis” (celle du président). Le Président peut alors s’en prendre aux partis représentés au Parlement pour leur faire porter la responsabilité de son échec éventuel.<br />En Europe, un président de parti est élu par les membres de ce parti. Une fois élu, il se déclare comme étant au-dessus des partis, pour ou contre ses idées.<br />Les électeurs sont d’abord préoccupés par leurs intérêts élémentaires et comme l’action des leaders de parti est d’ordre plus générale, elle provoque l’insatisfaction des citoyens en attente de mesures immédiates et concrètes.<br />Aux USA, un président n’est pas élu par ses compaires. Une telle nomination est bien souvent le produit d’une autopromotion financée par les ressources personnelles du candidat.<br />De manière générale, on constate que de plus en plus de membres d’un parti élu à majorité, peuvent s’opposer contre leur propre parti à des fins personnelles : ils veulent obtenir davantage de regards électoraux. Ils votent avec l’opposition sans toutefois mettre en danger la cohésion du parti. Cette stratégie est l’un des facteurs qui rend également les citoyens insatisfaits et mécontents. <br />La défense « d’intérêts spéciaux » conduit la plupart du temps à négliger les politiques d’ensemble, économiques, politiques et sociales.<br />Une politique bipartisane entraîne une réduction de l’offre politique. On observe que les électeurs ont tendance à voter pour le candidat le plus attractif sans pour autant désirer véritablement sa victoire. Ils votent pour la défaite de son adversaire. Les électeurs ont tendance à voter pour le candidat le plus attractif sans pour autant adhérer au programme. Le motif de ce rejet est l’absence d’alternatives électorales. Un système multipartisan modéré et non polarisé est plus attractif pour les électeurs insatisfaits MAIS une offre politique plurielle peut entraîner une perte de contrôle des électeurs sur la formation et la composition des gouvernements.<br />Le leadership se personnalise de plus en plus. Un individu porte les points positifs et négatifs de son parti. La personnalisation entraine la remise en question du caractère démocratique de la sélection des élites partisanes au profit d’une nouvelle dynamique oligarchique.<br />On constate que l’activité politique prend de plus en plus de temps. Notamment à travers ses élections régulières. Celles-ci permettent de sanctionner un parti politique si ce dernier n’a pas rempli ses objectifs. C’est devenu un véritable métier. A l’époque, les notables étaient les seuls à disposer de ce poste. <br />La professionnalisation de la politique crée une série de problèmes parce que l’expérience, la compétence, la connaissance sont des éléments connotés négativement. L’homme politique doit être un citoyen ordinaire.<br />Par conséquent, ce métier exige donc des individus capables de consacrer un temps plein pour cette fonction. Seuls les fonctionnaires, les enseignants, universitaires, retournent à leur travail d’origine après un passage en politique, sans rencontrer de problèmes majeurs. Actuellement, on imagine mal qu’un responsable politique, docteur en médecine, continue de recevoir des patients tout en enseignant sa discipline. La professionnalisation renforcée des métiers limite inévitablement le nombre de politiciens amateurs.<br />Cependant, un certain nombre de citoyens rejettent la professionnalisation de la politique et croient en la possibilité d’une pratique des responsabilités en dilettante.<br />Après une défaite électorale, il devient difficile de se recycler dans la vie active “civile”. S’engager devient un réel sacrifice pouvant conduire à des situations difficiles et la professionnalisation de la politique devrait impliquer la possibilité d’engager une carrière sur le long terme (plus comme un métier que comme une vocation).<br />Paradoxe : les individus qui s’opposent fermement à la professionnalisation et qui sont donc pour une banalisation du métier, limitent l’activité politique à un cercle élitaire réduit.<br />En Espagne, on se demande si l’homme politique doit réellement consacrer son temps plein à la politique ou s’il peut toujours garder un pied dans la vie “civile”. Certains (58%) estiment qu’il doit abandonner toute activité professionnelle extérieur pour ainsi devenir le plus performant dans sa fonction. En revanche, d’autres (27%) affirment qu’il est préférable de garder son activité professionnelle extérieure et donc de rester en contact avec la société. (Le reste n’a pas d’avis)<br />Par conséquent, devenir homme ou femme politique peut s’avérer dangereux. En effet, si le politicien doit abandonner toute activité extérieure et que son avenir dans la politique n’est guerre mieux garanti, la motivation et l’ambition du politique semble fondre comme neige au soleil. L’homme qui désire devenir politicien se sent piégé entre sa vocation et son insécurité quant à l’avenir de sa profession. Insécurité multiplier par les sanctions des électeurs.<br />Cependant, cette professionnalisation est inévitable dans les démocraties contemporaines.<br />Mais alors, s’il y a autant de difficultés à devenir politique, qu’est-ce qui motive ?<br />Certains individus affirment que l’argent est la principale motivation. Mais est-ce aux électeurs, aux militants ou aux supporters des candidats en compétition de payer pour pouvoir choisir ? Si ce n’est le cas, alors qui peut financer l’activité des partis ? En Espagne, une étude a été réalisée. Tous déclarent être prêts à voter pour un parti existant. Mais quand on leur demande s’ils sont prêts à aider ce parti financièrement. Seuls 22% des personnes interrogées ont répondu qu’ils aideraient. Lorsque les électeurs ayant une tendance politique extrême (droite ou gauche), on constate qu’ils sont plus nombreux (33%) à vouloir aider financièrement. Enfin, les individus classés dans la catégorie “je ne sais pas pour qui voter”, sont ceux qui ont le plus de réticence quant à l’aide financière au parti. <br />Dans la majorité des cas les électeurs ne remettent pas en question le rôle décisif des partis mais entretiennent avec eux une attitude de free-riders.<br />C’est aux USA que l’on peut compte le plus grand nombre d’abus et de dangers que recèlent les relations entre argent et politique.<br />Les demandes pour une plus grande transparence du fonctionnement interne des partis se sont accrues et de nombreuses constitutions précisent l’obligation pour les partis d’être dirigé démocratiquement et la démocratisation des modes de sélection est souvent vue comme un remède efficace au déclin des organisations. Il existe cependant certains effets pervers comme l’existence d’une scène médiatique ou le fait que les congrès ne sont plus des arènes d’expression des débats internes mais bien un show et une manière pour le parti d’affirmer sa force et son unité. L’ambition première des partis est aujourd’hui d’être les plus compétitifs.<br />Il est préconisé de multiplier les institutions sociales afin d’accroître les capacités de contrôle de la société sur le pouvoir mais c’est une erreur de croire que l’activisme et l’enthousiasme que l’on trouve dans les mouvements sociaux peut servir de modèles à la revitalisation de la culture politique démocratique.<br />Les sondages ignorent un élément fondamental de la politique démocratique, ils ne prennent pas en compte la capacité du leader à changer son point de vue quand il estime être dans l’erreur.<br />Il faut faire attention car le rejet peut, selon son intensité, conduire en la croyance selon laquelle un régime autoritaire pourrait constituer une solution optimale. <br />Il semble fort douteux que l’image des partis et des hommes politiques s’améliore. Sans une meilleure compréhension des sentiments antipartisans, toute tentative de trouver une solution pour guérir l’insatisfaction est impossible.<br />

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