Social
Religieux
Les citoyens de la
Convalescence actifs contre
les délinquants
La magie d’internet gagne
lentement les en...
2Le journal de Mayotte - Lundi 6 juillet 2015
Les crises régionales
pèsent sur l’aéroport de
Mayotte
Aéroport
L’évolution ...
Le journal de Mayotte - Lundi 6 juillet 2015
Les citoyens de la
Convalescence actifs
contre les délinquants
Social
C’est s...
4Le journal de Mayotte - Lundi 6 juillet 2015
l’a mal pris », insistait le com-
missaire Miziniak.
Délation ou protection ...
5Le journal de Mayotte - Lundi 6 juillet 2015
Internet est devenu le vecteur
de communication et de com-
mercialisation in...
6Le journal de Mayotte - Lundi 6 juillet 2015
marge de progression est encore
importante en l’état actuel sur
l’île : « la...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Journal de Mayotte Matinale CCIM-GEMTIC du 3 juillet 2015

411 vues

Publié le

Publié dans : Internet
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
411
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
6
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Journal de Mayotte Matinale CCIM-GEMTIC du 3 juillet 2015

  1. 1. Social Religieux Les citoyens de la Convalescence actifs contre les délinquants La magie d’internet gagne lentement les entreprises mahoraises Lundi 6 juillet 2015 Les crises régionales pèsent sur l’aéroport de Mayotte L’évolution du nombre de passagers est désormais négative depuis le début de l’année à l’aéroport de Pamandzi. L’interminable grève à Air Madagascar pénalise toute la région. Page 2 Page 4 https://fr-fr.facebook.com/ lejournaldemayotte Page 5
  2. 2. 2Le journal de Mayotte - Lundi 6 juillet 2015 Les crises régionales pèsent sur l’aéroport de Mayotte Aéroport L’évolution du nombre de pas- sagers est désormais néga- tive depuis le début de l’année à l’aéroport de Pamandzi. L’interminable grève à Air Madagascar pénalise toute la région. Air Madagascar en grève et au bord du gouffre, Inter Île Air qui reprend ses vols après une nou- velle passe d’armes comorienne et XL Airways (présente depuis 2012) qui s’est désengagée hors période de pointe pour jouer la carte du profiteur de haute saison… Trois des sept compag- nies aériennes* qui desservent Mayotte connaissent des crises ou ont fait des choix stratégiques qui pèsent sur l’activité de l’aéroport de notre département. En Avril déjà, les nombreuses an- nulations d’Air Madagascar pen- dant les vacances avaient plombé les résultats mensuels. En juin, à nouveau les chiffres ne sont pas très bons. Avec 343 mouvements d’avions (335 en avril), le mois est le 2e plus mauvais depuis le début de l’année. En nombre de passagers, les 6 premiers mois de l’année af- fichent un cumul de 146.236 personnes, décevant compte tenu des ambitions de l’aéroport de Mayotte. «Le bilan est à présent négatif sur les six premiers mois de l’année, avec un recul de 0,36%, alors que nous devrions être à +5%», regrette Daniel Lefebvre, le directeur de la so- ciété d’exploitation de l’aéroport (SEAM). En 2014, avec 301.226 passagers sur l’ensemble de l’année (hors transit), Pamandzi affichait une progression correcte de +3,2 % sur un an, après +9,3 % en 2013. L’objectif des 5% de croissance du nombre de voyageurs semble désormais compliqué à attein- dre. Le fret en forme L’aéroport de Mayotte peut tou- jours compter sur Air Austral, la compagnie aérienne historique du département et sa filiale Ewa (dépendante néanmoins d’un seul avion), sur Kenya Airways et ses cinq rotations hebdomadaires vers Paris via Nairobi opérées depuis 2006, et Corsair avec deux à trois liaisons par semaine directes au départ de Paris (via Madagascar vers Paris) depuis 2010, même si la ligne n’est pas toujours fluide, particulièrement en saison des pluies. Autre activité en demi-teinte, le fret postal avec 349,4 tonnes transportées depuis le début de l’année. L’aéroport de Mayotte peut tout de même compter sur le fret aérien qui poursuit sa tendance du début de l’année, avec 786,5 tonnes. Il affiche toujours une progression dans la lignée de 2014 (+6,4%). Les mois des grandes vacances sont toujours les plus chargés et donc les plus importants en mat- ière de statistiques. L’évolution de la crise à Air Madagascar et le remplissage des vols avant la rentrée seront déterminants pour la tendance de l’année. RR Les banques d’enregistrement de l’aérogare de Pamandzi
  3. 3. Le journal de Mayotte - Lundi 6 juillet 2015 Les citoyens de la Convalescence actifs contre les délinquants Social C’est sur les lieux même de l’agression de la juriste Sanya Youssouf, dans les locaux du Cabinet mahorais de Conseil à Convalescence (Mamoud- zou), que s’est tenue la pre- mière réunion du COSEM sur le dispositif « Voisin vigilant ». En présence du Commis- saire de police, auquel les ha- bitants ont pu adresser leurs doléances. « Je suis COSEM, je sécurise Mayotte »… La violence de l’agression qui s’était déroulée en pleine journée vers 11h30, avait choqué l’avocat Elad Chakrina, alors présent sur les lieux. Il a donc décidé d’initier le COSEM, et avec Sanya Yous- souf elle-même, ils avaient con- Beaucoup de questions des habitants du quartier, entre Convalescence et l’église protestante vié ce samedi un conseil de quartier, invité le commissaire de police Philippe Miziniak : « l’objectif est de mettre en place le dispositif voisins vigilants un peu partout sur Mayotte, en lien avec les forces de l’ordre », ex- pliquait l’avocat. C’est avant tout la passivité face à la délinquance qui est combat- tue. L’échange d’information par les habitants et vers la po- lice était d’ailleurs l’un des points de l’exposé du commis- saire Miziniak : « les voisins nomment un référent, chargé de joindre le Commissariat en cas de problème. » Un dispositif qui a été tenté avec plus ou moins de succès depuis 2013 à Mayotte comme le rappelait le fonctionnaire de police : « aucun véritable bilan n’a été dressé, mais les démé- nagements fréquents à Mayotte ne penchent pas en faveur d’un référent stable. » Un habitant évoquait le temps de réaction des policiers, « nous ne pou- vons pas mettre en service plus de 4 patrouilles la nuit, et 8 en journée. Nous manquons de moyens, surtout au regard de la surveillance que nous demand- ent les établissement scolaires, gourmande en effectif », plaid- ait-il. Une spécificité de May- otte qui aurait donc besoin de renfort en hommes. Interpeller l’auteur des faits, « mais ne pas se faire justice soi-même » Un point positif malgré tout selon le commissaire : le temps d’attente moyen au standard s’est amélioré, « de 11 minutes et demi à dix minutes ». Ne pas hésiter à appeler le 17 lors de rassemblement régu- lier d’une bande, « à la sortie de bureaux ou de fermetures de magasins par exemple », et in- terpeller au besoin l’auteur des faits, « sans se mettre en danger », mettait-il en garde. Et surtout, « sans se faire justice soi-même. Ce fut l’écueil du Comité de quartier à Mtsapéré, dont les membres sont interve- nus à 3h du matin au domicile d’un jeune soupçonné d’être l’auteur d’un vol de portable, sans nous avertir. » Un ange passe au sein de l’assemblée de voisinage où les critiques à propos des mineurs relâchés après leur interpellation al- laient bon train avant le début de la réunion. « Ce même co- mité avait empêché un motard de prendre un sens interdit, qui
  4. 4. 4Le journal de Mayotte - Lundi 6 juillet 2015 l’a mal pris », insistait le com- missaire Miziniak. Délation ou protection ? Mais les habitants demandent des comptes : un homme expli- que avoir appelé la police après avoir constaté que son scooter volé était stocké proche d’un banga, « la police m’a répon- du de pas pouvoir intervenir de nuit… « Le lendemain mon scooter était parti à Anjouan ! », déplorait-il. Informer la police c’est bien, mais le risque d’être considéré comme un délateur est fréquem- ment évoqué par les Mahorais, alors qu’il s’agit de se posi- tionner du bon côté de la loi, « et de dénoncer les auteurs d’infractions pénales », expli- quait le commissaire. L’environnement est souvent responsable des conditions dans lesquelles se déroulent les cambriolages ou les agressions : éclaircir les zones en élagant, en rétablissant l’éclairage pub- lic, est aussi indispensable. « Je constate une réelle prise de conscience de la mairie actu- ellement puisque nous avons fait récemment le tour de la ville avec leurs services pour dresser un inventaire des lieux à problèmes, comme le rond point du Baobab ou la Route du Stade. » Des policiers au frais Sur ce sujet des abords de leur quartier, les habitants de Con- valescence ont tous quelque chose à dire, du banga sauvage en construction, aux ruines de bâtiments de la SIM (Société Immobilière de Mayotte), « qui servent de planque à proximité de nos maisons, voire de com- merce la drogue ». La question sur l’application de lois « qui pourraient sembler peu adaptées à Mayotte », était posée. « L’ordonnance de 1945 privilégie l’éducatif au répressif », rappelle le commissaire Miz- iniak, « la prison n’est pas la so- lution miracle. » L’implication pénale des parents de mineurs est systématique, nous avait indiqué le procureur, mais la saisie de biens qui marquerait les esprits, encore rare. Surtout que Mayotte bat des records, « avec la proportion de mineurs délinquants, rapportée à leur population, plus élevée que la moyenne nationale », rapporte le policier. Une habitante s’interrogeait sur les rondes des policiers, « qui restent au frais dans leur 4X4 sous les yeux des jeunes délin- quants. Ne peuvent-ils pas sortir ? ». Le commissaire reconnais- sait qu’une meilleure formation des policiers était nécessaire. Le but de l’après-midi était at- teint : les habitants ont échangé leurs coordonnées, et ont pu faire remonter leurs doléances. Il ne leur reste plus qu’à être ac- tifs, dans les limites de la loi. Anne Perzo-Lafond Une réunion se tenait ce same- di entre les représentants de la compagnie Inter Iles et les au- torités comoriennes, dont la ministre des transports. « Pour l’Union des Comores, il n’est plus question de taxes interna- tionales entre Anjouan et les Comores », rapportent les di- rigeants d’Inter Iles. Seffoudine Inzoudine devant un de ses Cessna Seffoudine Inzoudine devant un de ses Cessna Le directeur de l’aéroport d’Anjouan avait tenté une nou- velle fois d’appliquer à la com- pagnie comorienne des taxes internationales et non domes- tique comme c’est le cas sur les trois autres îles des Comores « au motif que l’aviation civile comorienne n’a aucun contrôle sur l’aviation civile mahoraise », avait rapporté Seffoudine Inzoudine, PDG d’Inter Iles au JDM. Un accord a été paraphé ce di- manche, « La compagnie re- prend ses vols à partir de lundi ». Inter Iles : « Reprise des vols versAnjouan » Aérien Seffoudine Inzoudine devant un de ses Cessna
  5. 5. 5Le journal de Mayotte - Lundi 6 juillet 2015 Internet est devenu le vecteur de communication et de com- mercialisation incontournable. Encore faut-il savoir nager dans la jungle des blogs et des réseaux sociaux. Une matinale d’information lui était con- sacrée à la CCI ce vendredi. Avec une annonce de la 4G pour le mois d’août. Même à 80 ans on peut s’y mettre ! Et d’ailleurs, elles s’y mettent les personnes âgées qui ont inves- ti depuis 20 ans les locaux des cy- ber communes, avant de s’acheter leur premier ordinateur portable. «Nous vivons la 3ème révolution de l’humanité, après le langage et l’écrit», explique Rémy Exel- mans, ex-directeur de SFR May- La magie d’internet gagne lentement les entreprises mahoraises Economie otte, et désormais coach digital pour sa boite Océan Stratégie, lors de la conférence qu’il livrait à une petite quinzaine de chefs d’entreprise vendredi matin. Le net, la toile, le web fait de plus en plus d’adeptes et donc de consom- mateurs potentiels : 3 milliards de personnes sont connectées dans le monde, et internet représente 10% du PIB (Produit Intérieur brut) mondial, « le même volume que le pétrole, et ça n’arrête pas de croître ». Les entreprises l’ont bien com- pris, et les secteurs liés au tour- isme, aux banques, aux médias ont investi les premiers la toile, avec neuf personnes sur dix qui effectuent leurs achats en ligne : «Airbnb est devenu la référence Dans la salle de la CCI, beaucoup de questions d’ordre pratique pour réussir son site mondial en terme de logement, et pèse plus lourd en Bourse qu’Accor sans posséder un seul hôtel. » Même constat pour le co- voiturage avec Blablacar, « et ça gagne tout le monde, les objets connectés vont bientôt mesurer votre taux de glycémie, et don- ner les informations liées à votre santé directement à votre assur- ance. » « Une 4G annoncée pour août à Mayotte » On bascule vite dans 2001 l’Odyssée de l’espace pour son côté futuriste et inquiétant, mais qui aurait pu prévoir lors du lancement il y a 10 ans seulement de Facebook, que nos photos al- laient être diffusées au monde en- tier d’un seul clic. Tout va très vite à Mayotte aussi où le câble sous-marin porteur de haut débit a atterri sur une de nos plages en 2012 : « 16.000 box per- mettant une connexion WiFi sont installées, 200.000 mobiles con- nectés à la 3G et une 4G annon- cée pour août ». A La Réunion, on étudie l’arrivée de la FTTH, le très très haut débit. Car il faut aller vite, c’est une nécessité pour être le premier… Cardiaques s’abstenir : « les plus forts ne sont pas les plus gros, mais les plus rapides », martèle Rémy Exelmans. Sur les 75.000 internautes Maho- rais selon son évaluation, 47.000 ont une page Facebook, et « ce sont 500 à 1.000 colis qui arrivent chaque jour en lien avec ce mar- ché ». Face à cette demande, environ 40 sites de vente seulement sont enregistrés à Mayotte. La couver- ture 4G devrait booster ce mar- ché, « 10% de couverture en plus, crée 1,5% de croissance », mais la
  6. 6. 6Le journal de Mayotte - Lundi 6 juillet 2015 marge de progression est encore importante en l’état actuel sur l’île : « la force d’internet, c’est sa visibilité, et pour cela il faut être correctement référencé », avait expliqué le président Mohamed Ali Hamid, président de la Cham- bre de Commerce et d’Industrie de Mayotte dans son allocution d’introduction de la matinale. Être le premier Revoir sa stratégie globale, quand on est chef d’entreprise, « surtout bien se connaître », favoriser la collaboration entre ses propres services, se former ou s’adjoindre les compétences de profession- nels, et enfin, mettre un minimum d’argent, sont les conditions in- dispensables à un site réussi. Pas évident pourtant pour les pe- tites entreprises présentes dans la salle, et qui ne savent pas trop par quel bout commencer : « un blog, une page Facebook régulièrement alimentée et un compte Twitter, sont un bon départ, et quand vous le pouvez, rajoutez y une vidéo », conseille Rémy Exelmans à la manière d’une recette de cuisine. Plusieurs entreprises mahoraises utilisent déjà le support Facebook, « dont Ewa Air et les médias. Le JDM peut d’ailleurs se targuer d’avoir 25.000 likes», soulignait- il ! Rémy Exelmans n’est pas un geek, mais le temps passé devant ses écrans à mettre son profil à jour, est vite énergivore et gri- gnote sur l’emploi du temps, « je suis très à cheval sur le fait d’être le premier », indique-t-il, en pré- cisant être passé de 2 à 3 heures par jour, à une demi-heure, « j’ai un outil Hootsuite qui me permet de gérer 3 comptes de réseaux so- ciaux gratuitement ». Etre présent sur YouTube, racheté Dans le cadre de son fonctionnement, la municipalité conduite par le Maire Mohamed MAJANI a décidé de mettre en place une politique de redynamisation des ressources humaines en s’appuyant sur deux éléments majeurs: l’entretien d’évaluation et le régime indemnitaire. Pour cela, elle a sollicité l’accompagne-ment du CNFPT à travers l’intervention de Monsieur Gilles SIGNARD afin de former tous ses cadres. Cette formation de redynamisation ressources humaines aura lieu du lundi 6 juillet 2015 au jeudi 9 juillet 2015, de 8h à 14h, à la salle de formation de la Mairie de Mamoudzou par Google en 2006, est aussi un must, « 95% des vidéos y sont, et les jeunes y regardent la télé maintenant. Et cinq personnes sur dix qui cliquent sur votre vidéo vont ensuite sur votre site. » Quant au prix, difficile d’y voir clair, si pour l’homme d’affaire, « par WordPress, il vous en coûtera 300 euros environ », dans la salle on rapportait que les tarifs prati- qués sont plus proches de 15.000 euros, « tout dépend de ce qu’il y a à faire », nuance Rémy Exel- mans. Beaucoup de chiffres, un secteur de passionnés, mais tout le monde n’est pas encore convaincu de la rentabilité de l’investissement et du temps passé… La 4G pourrait convaincre les plus indécis. Anne Perzo-Lafond Formation des cadres à la mairie de Mamoudzou Mairie

×