Bilantourisme           du tourisme               en 2010oc                    juillet 2011               oc
Ce dossier a été réalisé par la Mission Statistique et Études sur le tourisme de la sous-direction P3E de la DGCIS.
Bilandu tourismeen 2010
En quelques mots …Ce bilan de l’activité du tourisme en 2010 restitue les principaux résultats du dispositif d’observation...
Sommaire█   Bilan de l’offre touristique 2010  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  ...
Bilan de l’offretouristique2010
Premier bilan de la fréquentation hôtelière en 2010SynthèseLa fréquentation hôtelière est repartie à la hausse en 2010 : e...
Bilan détaillé de la fréquentation hôtelière en 20101. La fréquentation hôtelière, tirée par la reprise du tourisme d’affa...
Les évolutions des clientèles européennes et des clientèles lointaines sont contrastées. La fréquentation desclientèles lo...
Tableau 2 : Évolution 2010/2009 des nuitées dans les régions                                                              ...
Tableau 3 : Évolution et poids des nuitées par espace touristique                                             Évolution de...
Graphique 2 : Taux d’occupation (%) des hôtels par catégorie depuis 2007Sources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux.16  ...
Nº 12 - avril 2011        oc  direction générale de la compétitivité  de l’industrie et des services                      ...
des séjours reste stable : un peu moins de                                 2. Parc et fréquentation des hôtelsdeux nuitées...
touristes reste stable, c’est l’allongement                                                             Provenance des cli...
1. Fréquentation* dans les hôtels en 2010                                 2. Fréquentation* dans les campings en 2010     ...
Bilande la demandetouristique2010
Bilan 2010 du tourisme des résidents (enquête SDT1)SynthèseEn 2010, le taux de départ des Français pour motif personnel (7...
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Bilan détaillé de l’activité touristique des résidents en 20101. En 2010, les Français sont moins nombreux à être partis e...
La baisse du taux de départ des résidents s’observe dans de nombreuses régions, notamment en Rhône-Alpeset en Bretagne. Le...
Tableau 1 : Voyages, nuitées et durée des séjours des résidents en France* et à l’étranger**a. Voyages et nuitées         ...
A contrario, quelques régions tirent leur épingle du jeu : la Corse (+ 5,5 %), la Basse-Normandie (+ 3,6 %) ou encorela Lo...
Bilan tourisme 2010 dgcis (http://www.tourisme.gouv.fr/stat_etudes/bilans/bilans.php)
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  1. 1. Bilantourisme du tourisme en 2010oc juillet 2011 oc
  2. 2. Ce dossier a été réalisé par la Mission Statistique et Études sur le tourisme de la sous-direction P3E de la DGCIS.
  3. 3. Bilandu tourismeen 2010
  4. 4. En quelques mots …Ce bilan de l’activité du tourisme en 2010 restitue les principaux résultats du dispositif d’observationstatistique piloté par la DGCIS1. Il est articulé en deux volets :- le volet « offre » s’appuie sur l’enquête Insee-DGCIS auprès des entreprises d’hébergement touristique(enquête « fréquentation ») ;- le volet « demande » repose sur deux enquêtes DGCIS-Banque de France : l’une (SDT) auprès destouristes français, l’autre (EVE) auprès des touristes étrangers en France.Ce bilan reprend également les deux « 4 pages » de la DGCIS réalisés sur la base des trois enquêtes surchacun de ces volets.Dans ce bilan, sauf mention expresse, les allers-retours dans la journée ne sont pas pris encompte.Embellie pour les hôtels, beau fixe pour les campingsLa fréquentation hôtelière est repartie à la hausse en 2010 : elle a augmenté de 2,3 % par rapport à 2009(- 4,9 % l’année précédente), tirée par le tourisme d’affaires (+ 4,6 %). L’année 2010 est égalementmarquée par le retour des clientèles étrangères (+ 2,8 %) après un fort recul en 2009 (- 11,1 %) lié à lacrise économique mondiale. Il s’agit des clientèles lointaines, notamment en provenance des économiesémergentes, la fréquentation hôtelière des clientèles européennes ayant globalement stagné (- 0,2 %)et même reculé d’un point hors la clientèle russe. La fréquentation de la clientèle française s’est accrue,quant à elle, de 2,0 % en 2010 après un recul de 1,4 % en 2009. Toutefois, le niveau de fréquentation recordatteint en 2007 (198,9 millions de nuitées) n’a pas été retrouvé en 2010 (192,2 millions de nuitées).Moins de voyages mais plus de dépenses pour les touristes françaisEn 2010, le taux de départ des Français pour motif personnel (75,9 %) a baissé de 2,1 points par rapportà 2009. Le nombre de voyages réalisés (197,5 millions) a donc diminué (- 2,3 %). Néanmoins, ce constatdoit être tempéré par des signes de reprise de l’activité : d’abord, les touristes résidents ont sensiblementallongé leurs séjours, de sorte que le nombre des nuitées (1,14 milliard en 2010) n’a reculé que de 1,4 % ;ensuite, le poids de l’hébergement marchand s’est accru ; enfin, la dépense a augmenté fortement(4,9 %). On renoue ainsi avec la situation, régulièrement observée avant la crise, d’une divergence entrestabilité, voire recul, des nuitées et forte croissance des dépenses, largement du fait - avant la crise -d’une hausse des prix.Cette situation reflète exclusivement celle des voyages en métropole (près de 90 %). Elle est différentepour les voyages à l’étranger : leur nombre s’est accru (+ 1,5 %), celui des nuitées davantage (+ 3,3 %)et le montant des dépenses plus encore (+ 5,3 %).L’activité des touristes étrangers en France se stabilise après deux annéesde fort reculDans un contexte de nette reprise du tourisme international en 2010, les arrivées de touristes étrangers enFrance (76,8 millions) se sont stabilisées, comme en Espagne. Un léger allongement des voyages a permisune croissance modérée (+ 0,5 %) du nombre de nuitées (515 millions) par rapport à 2009. Mais les touristesétrangers ont un peu plus sensiblement réduit leurs dépenses journalières (- 1,1 %), en même temps quela part de l’hébergement marchand. Leur dépense totale2 sur le territoire national a donc légèrement reculé(- 0,6 %), passant de 30,6 en 2009 à 30,4 milliards d’euros en 2010.Le dynamisme des arrivées, nuitées et dépenses en France des touristes allemands et des BRIC3 a étécontrebalancé par les difficultés d’autres clientèles, notamment européennes.1 En partenariat avec l’Insee et la Banque de France. Les résultats présentés dans ce document n’engagent cependant que la DGCIS.2 Hors transport international.3 Brésil, Russie, Inde, Chine.
  5. 5. Sommaire█ Bilan de l’offre touristique 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 Premier bilan de la fréquentation hôtelière en 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Bilan détaillé de la fréquentation hôtelière en 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 1. La fréquentation hôtelière, tirée par la reprise du tourisme d’affaires, est repartie à la hausse en 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 2. Retour des clientèles étrangères, en particulier des clientèles lointaines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 3. La région capitale en tête de la hausse de fréquentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 4. Fort dynamisme de l’hôtellerie haut de gamme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 4 pages DGCIS-INSEE : Le tourisme en 2010, embellie pour les hôtels, beau fixe pour les campings... . . 17█ Bilan de la demande touristique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Bilan 2010 du tourisme des résidents (enquête SDT) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Bilan détaillé de l’activité touristique des résidents en 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 1. En 2010, les Français sont moins nombreux à être partis en voyage pour motif personnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 2. Moins de voyages en France, en particulier en court séjour, mais plus de voyages à l’étranger. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 3. La plupart des régions françaises ont pâti du recul des arrivées ; celles-ci se sont néanmoins maintenues dans les espaces urbains et les stations de ski . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 4. La hausse du nombre de voyages à l’étranger a bénéficié à tous les continents sauf l’Afrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 5. L’allongement de la durée des voyages, surtout à l’étranger, a limité le recul global des nuitées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 6. La part des nuitées en hébergements marchands a progressé en 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 7. Légère diminution des voyages par la route . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 8. En 2010, les Français ont dépensé nettement plus au cours de leurs voyages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Premier bilan 2010 du tourisme des étrangers en France (enquête EVE) . . . . . . . . . . . . . 33 Synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 Bilan 2010 détaillé du tourisme des étrangers en France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 1. Nette reprise du tourisme international en 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 2. Stabilisation pour la France et l’Espagne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 3. Les arrivées en France : fort rebond des clientèles allemande et des BRIC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 3.1. Retour en force des clientèles allemandes et des BRIC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 3.2. Nouveau recul des autres clientèles européennes ainsi que des arrivées d’Afrique et des États-Unis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 4. Globalement, les nuitées augmentent peu mais les situations sont très contrastées, notamment du fait des variations des durées de séjours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 4.1 Globalement, un léger allongement des séjours génère 2,7 millions de nuitées de plus qu’en 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 4.2 Les touristes allemands et des BRIC ont peu allongé leurs séjours en France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 4.3 Outre celle des BRIC, la fréquentation de certaines clientèles, notamment européennes, a pâti d’une réduction de la durée des séjours . . . . . . 38 4.4 L’allongement des séjours a joué fortement pour d’autres clientèles : Royaume-Uni, Pays-Bas, États-Unis et Afrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 5. La part de l’hébergement marchand se réduit à nouveau … . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 6. … contribuant ainsi à une légère baisse de la dépense des touristes étrangers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 Zoom 1 : La part des touristes étrangers en transit diminue régulièrement depuis plusieurs années . . . . 45 Zoom 2 : Les voyages de 2 à 7 nuitées occupent une part grandissante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 4 pages DGCIS : Le tourisme en 2010, moins de voyages mais plus de dépenses pour les Français, activité stable pour les étrangers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .47█ Annexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53Bilan du tourisme en 2010 7
  6. 6. Bilan de l’offretouristique2010
  7. 7. Premier bilan de la fréquentation hôtelière en 2010SynthèseLa fréquentation hôtelière est repartie à la hausse en 2010 : elle a augmenté de 2,3 %1 par rapportà 2009 (- 4,9 % l’année précédente), tirée par le tourisme d’affaires (+ 4,6 %). L’année 2010 estégalement marquée par le retour des clientèles étrangères (+ 2,8 %) après un fort recul en 2009(- 11,1 %) lié à la crise économique mondiale. Il s’agit des clientèles lointaines, notamment enprovenance des économies émergentes, la fréquentation hôtelière des clientèles européennes ayantglobalement stagné (- 0,2 %) et même reculé d’un point hors la clientèle russe. La fréquentation dela clientèle française s’est accrue, quant à elle, de 2,0 % en 2010 après un recul de 1,4 % en 2009.Toutefois, le niveau de fréquentation record atteint en 2007 (198,9 millions de nuitées) n’a pas étéretrouvé en 2010 (192,2 millions de nuitées).La fréquentation hôtelière2 est repartie à la hausse en 2010 : elle a augmenté de 2,3 % par rapport à 2009 (- 4,9 %l’année précédente), tirée par le tourisme d’affaires (+ 4,6 %) plus touché que le tourisme de loisir par la criseéconomique en 2009 (-6,2 % contre -3,9 %). La fréquentation au cours de la saison pré-estivale et estivale (mai àseptembre) a été soutenue (+ 2,9 % par rapport à 2009). Toutefois, le niveau de fréquentation record atteint en 2007(198,9 millions de nuitées) n’a pas été retrouvé en 2010 (192,2 millions de nuitées).La fréquentation de la clientèle française s’est accrue de 2,0 % en 2010 après un recul de 1,4 % en 2009. Toutefois,si cette fréquentation a davantage contribué que celle des clientèles étrangères à la progression globale de lafréquentation hôtelière (1,3 point contre 1,0 point), c’est en raison d’un volume nettement plus important des nuitées(deux tiers du total). L’année 2010 est en effet marquée par le retour des clientèles étrangères (+ 2,8 %) après unsérieux recul en 2009 (- 11,1 %) lié à la crise économique mondiale.L’afflux des clientèles lointaines, notamment en provenance des économies émergentes, est particulièrement fort :+ 45,1 % pour les nuitées des touristes chinois, + 28,1 % pour celles des Russes ou des Sud-américains ou encore+ 23,0 % pour celles les touristes du Proche et Moyen-Orient.Par contre, la fréquentation hôtelière des clientèles européennes a globalement stagné (- 0,2 %) et même reculé d’unpoint hors la clientèle russe. Les situations sont contrastées selon les pays. Le nouveau recul de la fréquentationdes clientèles britannique (- 6,7 %), néerlandaises (– 7,1 %), belges (-1,9 %) et italiennes (-1,8 %) n’a été quepartiellement compensé par le retour des clientèles allemandes (+ 1,6 %), espagnoles (+ 3,3 %) et d’Europe duNord3 (+ 9,6 %).Les espaces urbains sont à l’origine d’une grande partie de la croissance de la fréquentation hôtelière, en particulierl’Île-de-France (nuitées en hausse de 5,7 %) : outre l’attraction habituelle qu’exerce la région capitale sur les clientèlesétrangères, les hôtels franciliens ont aussi bénéficié cette année d’une hausse de fréquentation remarquable de laclientèle française (+ 8,6 %), liée en partie à la reprise du tourisme d’affaires.L’hôtellerie haut de gamme – 4 étoiles, 4 étoiles plus et 5 étoiles (catégorie qui se déploie progressivement jusqu’àmi-2012) – est particulièrement dynamique : une offre de chambres en extension notable (+ 4,6 % par rapport à2009), une croissance de la demande à deux chiffres (+ 11,6 %) et, au final, le taux d’occupation des chambresle plus élevé de l’hôtellerie (65,1 % contre 59,4 % en moyenne). Les hôtels haut de gamme attirent d’abord lesclientèles étrangères, notamment les clientèles lointaines : les touristes internationaux ont réalisé 61,7 % des nuitéesdu secteur en 2010.1 Données consolidées. Les données définitives seront disponibles en avril prochain. La révision sera vraisemblablement faible.2 En métropole.3 Danemark, Suède, Norvège, Finlande, Islande.Bilan de l’offre touristique 2010 11
  8. 8. Bilan détaillé de la fréquentation hôtelière en 20101. La fréquentation hôtelière, tirée par la reprise du tourisme d’affaires,est repartie à la hausse en 2010La fréquentation hôtelière est repartie à la hausse en 2010 avec une croissance du volume des nuitées de 2,3 %par rapport à 2009, tirée par la reprise du tourisme d’affaires (+ 4,6 %) plus touché que le tourisme de loisir par lacrise économique en 2009 (-6,2 % contre -3,9 %). Ainsi en 2010 ce dernier a représenté 43,9 % de l’ensemble des192,2 millions de nuitées réalisées dans les hôtels métropolitains. Néanmoins, la hausse de la fréquentation hôtelièren’a pas permis d’effacer complètement la forte baisse enregistrée en 2009 (- 4,9%) qui avait largement entamé lerecord de nuitées de 2007 (198,9 millions).En 2010, seuls les mois de janvier (- 2,3 %) et de décembre (- 1,3 %), traditionnellement creux pour l’activité hôtelière,ont été en recul par rapport à 2009 alors que la fréquentation avait été en recul chaque mois de l’année 2009(graphique 1). La fréquentation a évolué favorablement au cours des dix autres mois de l’année 2010, en particulierau cours de la saison pré-estivale et estivale (+2,9 % entre mai-septembre 2010 et la même période de 2009).Néanmoins, entre un début d’été prometteur (+ 5,9 % en juin et + 2,9 % en juillet) et une bonne fin de saison(+ 3,8 % en septembre), le mois d’août a plutôt été en demi-teinte (+ 0,2 %).Graphique 1 : Évolution de la fréquentation hôtelière depuis 2007(Glissement annuel* en %)* Nombre de nuitées d’un mois m de l’année n rapporté au nombre de nuitées du même mois m de l’année n-1.Sources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux.2. Retour des clientèles étrangères, en particulier des clientèles lointainesLa fréquentation de la clientèle française s’est accrue de 2,0 % en 2010 après - 1,4 % en 2009 (tableau 1). Toutefois,si elle a davantage contribué à la progression globale des nuitées que les clientèles étrangères (1,3 point contre 1,0point), c’est en raison du volume important de ses nuitées (deux tiers du total).L’année 2010 a été marquée par le retour des clientèles étrangères (+ 2,8 %) dont le recul, lié à la crise économiquemondiale, avait été très fort en 2009 (- 11,1 %). L’embellie a été particulièrement marquée entre mai et septembre(+ 5,0 % en moyenne par rapport à 2009). En avril, l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll a eu un impact surl’évolution de la fréquentation étrangère (- 2,2 %).12 Bilan de l’offre touristique 2010
  9. 9. Les évolutions des clientèles européennes et des clientèles lointaines sont contrastées. La fréquentation desclientèles lointaines, en particulier en provenance des économies émergentes, a enregistré des progressions à deuxchiffres : + 45,1 % pour les nuitées des touristes chinois, + 28,1 % pour celles des Russes ou des Sud-américainsou encore + 23,0 % pour celles les touristes du Proche et Moyen-Orient. L’augmentation des nuitées des clientèleslointaines plus traditionnelles, comme le Japon et les Etats-Unis, est plus mesurée (respectivement + 3,8 % et+ 3,3 %).En dehors de la clientèle russe, la fréquentation des clientèles européennes (près des trois quarts des clientsétrangers) est moins bien orientée, et 2010 apparaît comme une année blanche. Néanmoins, là aussi les situationsdiffèrent suivant les pays : la fréquentation britannique n’a cessé de diminuer au cours de l’année (- 6,7 % par rapportà 2009), directement impactée par la dépréciation de la livre sterling vis-à-vis de l’euro. La clientèle britanniquereste néanmoins la première clientèle étrangère en 2010 avec près de onze millions de nuitées. D’autres clientèleseuropéennes parmi les plus importantes sont aussi en recul : les clientèles néerlandaise (- 7,1 %), belge (- 1,9 %),italienne (- 1,8 %) et suisse (- 1,3 %). A contrario, les clientèles allemandes et espagnoles ont réalisé davantage denuitées qu’en 2009 (respectivement + 1,6 % et + 3,3 %), ainsi que les clientèles d’Europe du Nord (+ 9,6 %).Tableau 1 : Évolution 2010/2009 des nuitées selon le pays de résidence de la clientèle en % Poids Évolution des nuitées Pays de résidence des clientèles 2010 / 2009 (nuitées en 2010) Total 2,3 100,0 France 2,0 66,2 Étranger 2,8 33,8 100,0 Europe -0,2 73,1 dont Royaume-Uni -6,7 16,6 Italie -1,8 9,8 Allemagne 1,6 9,2 Espagne 3,3 7,8 Belgique -1,9 8,1 Pays-Bas -7,1 5,0 Suisse -1,3 3,7 Danemark, Suède, Norvège, Finlande, Islande 9,6 2,7 Russie 28,1 2,5 Amériques 8,9 13,7 dont États-Unis 3,3 8,8 Amérique centrale et du Sud 28,1 3,4 Asie et Océanie 16,0 11,5 dont Chine 45,1 1,8 Japon 3,8 3,8 Proche et Moyen-Orient (y c. Égypte) 23,0 2,1Sources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux.3. La région capitale en tête de la hausse de fréquentationLa hausse de la fréquentation en 2010 a surtout bénéficié aux espaces urbains (nuitées en hausse de + 3,6 %),l’Île-de-France en tête (+ 5,7 %). La région capitale, qui totalise 34 % des nuitées métropolitaines, a été la premièrecontributrice (+ 1,9 point) à la croissance globale. La crise économique mondiale avait lourdement pesé sur lafréquentation hôtelière de la région en 2009 (- 5,9 %). Si les clientèles étrangères ont continué à être plus nombreusesdans les hôtels franciliens en 2010 (51,4 % de l’ensemble, + 3,1 % par rapport à 2009), la clientèle française, enparticulier pour tourisme d’affaires, a fait la différence en 2010 (+ 8,6 % par rapport à 2009).Bilan de l’offre touristique 2010 13
  10. 10. Tableau 2 : Évolution 2010/2009 des nuitées dans les régions Évolution des nuitées 2010 / 2009 (en %) Contribution à l’évolution totale Total Français Étrangers des nuitées France 2,3 2,0 2,8 2,3 Alsace 1,5 -0,1 4,2 0,0 Aquitaine 2,1 1,4 6,4 0,1 Auvergne 1,2 0,8 5,2 0,0 Basse-Normandie 0,9 0,4 3,0 0,0 Bourgogne 5,2 4,1 7,8 0,1 Bretagne -1,0 -1,7 3,0 0,0 Centre -0,3 -0,8 1,4 0,0 Champagne-Ardenne 0,9 0,8 1,1 0,0 Corse 3,3 5,5 -2,6 0,0 Franche-Comté 1,7 1,9 0,6 0,0 Haute-Normandie -3,8 -4,2 -1,9 -0,1 Île-de-France 5,7 8,6 3,1 1,9 Languedoc-Roussillon 1,5 1,3 2,6 0,0 Limousin -0,7 -0,1 -5,5 0,0 Lorraine 1,8 -0,4 10,5 0,0 Midi-Pyrénées -2,2 -3,9 1,5 -0,1 Nord - Pas-de-Calais -1,1 -0,5 -2,8 0,0 Pays de la Loire -1,2 -1,5 1,6 0,0 Picardie -0,5 1,5 -7,1 0,0 Poitou-Charentes -2,9 -4,1 8,8 -0,1 Provence - Alpes - Côte d’Azur 2,7 2,0 4,2 0,2 Rhône-Alpes -0,6 -0,5 -0,9 -0,1Note de lecture : la contribution d’une région à l’évolution totale des nuitées est obtenue en multipliant son taux d’évolution par son poids en nuitées.En 2010, le nombre de nuitées en Île-de-France a augmenté de 5,7 % par rapport à 2009 et la région contribue à 1,9 point de hausse. A contrario, lenombre de nuitées a diminué de 3,8 % en Haute-Normandie et la région contribue à 0,1 point de baisse.Sources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux.La Bourgogne a aussi tiré son épingle du jeu (+ 5,2 %) mais avec un impact beaucoup plus limité sur la croissanceglobale (+ 0,1 point). En Lorraine (+ 1,8 %), le centre Pompidou-Metz, depuis son ouverture mi-mai, a participé à laforte croissance de la fréquentation étrangère (+ 10,5 %) dans les hôtels de la région.Dans ce contexte favorable, les baisses de fréquentation, qui concernent plutôt les régions à l’ouest du territoire(carte 1) mais aussi les espaces de montagne (- 2,1 %), sont peu marquées (tableau 3).Carte 1 : Évolution 2010/2009 des nuitées dans les régionsSources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux.14 Bilan de l’offre touristique 2010
  11. 11. Tableau 3 : Évolution et poids des nuitées par espace touristique Évolution des nuitées 2010 / 2009 (en %) Poids des nuitées 2010 (en %) Total Français Étrangers Total Français Étrangers Littoral 0,9 -0,4 4,2 17,4 71,8 28,2 Montagne -2,1 -2,3 -1,5 6,4 73,4 26,6 Rural -0,4 -1,2 2,5 11,2 76,6 23,4 Urbain 3,6 4,0 2,8 65,1 62,2 37,8 Ensemble 2,3 2,0 2,8 100,0 66,2 33,8Sources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux.4. Fort dynamisme de l’hôtellerie haut de gammeLe taux d’occupation des hôtels, qui rapporte le nombre de chambres occupées au nombre de chambres offertes,s’établit à 59,4 % en 2010 (tableau 4), en hausse de 1,3 point par rapport à 2009, sans toutefois atteindre le tauxrecord de 2007 (61,9 %). Plus précisément, le parc de chambres offertes a été globalement stable (- 0,1 %) et lahausse du taux d’occupation s’explique par la croissance de la demande de chambres (+ 2,2 %).En pratique, si toutes les catégories d’hôtels ont profité de la hausse, le milieu de gamme (3 étoiles) et le haut degamme (4 étoiles, 4 étoiles luxe et 5 étoiles), avec des taux d’occupation en hausse de + 2,1 points et + 4,1 points,ont mieux tiré leur épingle du jeu que l’hôtellerie économique (+ 0,4 point). Dans les hôtels 0, 1 et 2 étoiles, l’offre etla demande de chambres ont diminué, et la hausse du taux provient d’une moindre baisse de la demande.Tableau 4 : Évolution du taux d’occupation et des nuitées par catégorie d’hôtels Taux d’occupation Nuitées Année 2010 Évolution Répartition Évolution 2010/2009 en 2010 2010/2009 Catégories d’hôtels (en %) (en points de %) (en %) (en %) 0 et 1 étoile 60,4 0,7 18,3 0,3 2 étoiles 56,7 0,3 39,5 -0,7 3 étoiles 60,5 2,1 29,4 3,7 4, 4 luxe et 5 étoiles 65,1 4,1 12,8 11,9 Ensemble 59,4 1,3 100,0 2,3Avertissement : l’ancienne et la nouvelle nomenclature du classement hôtelier (respectivement «de 0 à 4 étoiles et 4 étoiles luxe» et «de 1 à 5 étoiles»)continuent d’exister en parallèle jusqu’à la fin de la mise en place du nouveau classement, prévue en juillet 2012. Aussi pendant la période transitoire, ilconvient d’être prudent sur les commentaires portant sur des évolutions.Sources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux.Au contraire, dans le milieu et surtout dans le haut de gamme, offre et demande de chambres ont progressé. Timidesur le milieu de gamme, où c’est surtout la demande qui a été moteur, la double dynamique offre-demande est unecaractéristique de la bonne santé de l’hôtellerie de luxe (taux d’occupation de 65,1 %, le plus élevé) : l’extensionnotable de l’offre de chambres (+ 4,6 %) répond à une demande en très forte croissance en 2010 (+ 11,6 %). En2010, le volume de nuitées a ainsi très fortement augmenté dans le haut de gamme (+ 11,9 %), et le secteur totalisedésormais une nuitée hôtelière sur huit (contre une sur neuf en 2009).Le fort attrait des clientèles étrangères pour le haut de gamme est une autre de ses caractéristiques : leur présencey est deux fois plus importante (61,7 %) que dans les autres catégories d’hôtels (29,6 %). Les clientèles lointainesreprésentent plus de 40 % des nuitées des clientèles étrangères dans le haut de gamme.Bilan de l’offre touristique 2010 15
  12. 12. Graphique 2 : Taux d’occupation (%) des hôtels par catégorie depuis 2007Sources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux.16 Bilan de l’offre touristique 2010
  13. 13. Nº 12 - avril 2011 oc direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services de la direction générale de la compétitivité, de lindustrie et des services Le tourisme en 2010 Embellie pour les hôtels, beau fixe pour les campingsFortement affectée par la crise Une fréquentation en hausse dans Pour l’hôtellerie, la croissance deéconomique de 2009, la fréquentation les hôtels et dans les campings 2010 s’appuie sur l’augmentation du nombredes hôtels redémarre en 2010. Dans de séjours (+ 1,8 %). Pour les campings,les campings, elle augmente depuis En 2010, le nombre de nuitées elle s’explique par la plus longue durée des2008. (définitions) progresse de 2,2 % dans séjours sur les emplacements locatifs.La clientèle étrangère contribue à la les hôtels et de 0,9 % dans les campings Depuis 2008, la fréquentationhausse de fréquentation de ces deux (tableau 1). Conséquence de la crise des campings est repartie à la hausse,types d’hébergements. Signe de la économique, les touristes étrangers étaient essentiellement grâce à la clientèle françaisereprise économique amorcée début venus moins nombreux en France en 2009 ; (+ 6,9 % en sept ans). Quant à la clientèle ils y reviennent en partie en 2010. Leur étrangère, elle n’a pas retrouvé son niveau2010, la clientèle d’affaires fréquente fréquentation augmente de + 2,8 % pour de 2003.davantage les hôtels qu’en 2009. les hôtels, après - 11,1 % en 2009, et de En 2010, la fréquentation dans lesLes hôtels situés en ville, et plus + 1,0 % pour les campings, après - 1,1 %. hôtels est comparable à celle des annéesparticulièrement à Paris, sont les 2005-2006, sans atteindre les hauts Les touristes français sont également plusgrands bénéficiaires de cette reprise. niveaux de 2007 et 2008. Comme pour nombreux : + 2,0 % dans les hôtels etPlus que les années passées, le littoral + 0,8 % dans les campings. La fréquentation les campings, elle est supérieure à celleatlantique et les massifs montagneux hôtelière de 2010 est donc supérieure à de 2003 (+ 2,2 points), mais avec uneont attiré les campeurs de 2010. celle de 2009 et ce presque tous les mois : clientèle étrangère moins présente qu’enHôtels ou campings, les établis- mars, après de mauvais résultats en 2008 2003 ou 2007.sements les plus confortables sont et 2009, retrouve quelques couleurs ; ilplus recherchés. Et au sein des en est de même pour juin et juillet avec L’hôtellerie profite du retourcampings, les clients se tournent de respectivement + 5,9 % et + 2,9 %. Dans de la croissanceplus en plus vers les emplacements les campings, c’est en juillet et en août queavec habitations légères (chalets, la progression est la plus marquée, le début En 2010, 192,2 millions de nuitéesbungalows, etc.). et la fin de la saison étant comparables à ont été passées dans les hôtels, pour ceux de 2009. 105,5 millions de séjours. La durée moyenne 1. Fréquentation touristique dans les hôtels et les campings en France métropolitaine Nuitées* Séjours* Nombre Évolution Évolution 2009-2010 des nuitées Nombre Évolution 2009-2010 de séjours 2009-2010 Durée moyenne des séjours de nuitées des touristes en provenance... en 2010 du nombre en 2010 du nombre de nuitées (en millions) de séjours 2009 2010 (en millions) de France de létranger (en %) (en %) (en nuitées) (en nuitées) (en %) (en %)Hôtels Année 2010 192,2 2,2 2,0 2,8 105,5 1,8 1,81 1,82 Saison** 2010 100,3 2,9 1,7 5,0 54,0 2,5 1,85 1,86Campings (saison** 2010) 103,8 0,9 0,8 1,0 19,2 -0,1 5,33 5,41 Emplacements nus* 61,6 -3,3 -5,2 -0,2 13,4 -3,0 4,61 4,61 Emplacements locatifs* 42,2 7,5 8,9 3,7 5,8 7,0 7,15 7,23Ensemble (saison** 2010) 204,1 1,9 1,3 3,0 73,2 1,8 2,78 2,79* Voir définitions.** Saison : période de mai à septembre.Sources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux, enquêtes de fréquentation hôtelière et dans les campings. V Bilan de l’offre touristique 2010 17
  14. 14. des séjours reste stable : un peu moins de 2. Parc et fréquentation des hôtelsdeux nuitées. La hausse de la fréquentationn’a pas permis d’effacer complètement la Parc Fréquentation* Taux doccupation*forte baisse de 2009 (- 4,9 %), ni, a fortiori, Nombre Évolution Nombre Évolution Taux Évolutionde retrouver le niveau record de fréquentation Catégorie de chambres 2009-2010 de nuitées 2009-2010 en 2010 2009-2010 au 1er janvier en 2010de 2007 (198,9 millions de nuitées). 2011 (en %) (en millions) (en %) (en %) (en points) L’augmentation du nombre de nuitéespassées par la clientèle d’affaires dans les 0 et 1 étoile 107 183 -4,5 35,1 0,3 60,4 0,7hôtels (+ 4,6 %) explique à elle seule 87 % 2 étoiles 258 731 -2,1 75,9 -0,7 56,7 0,3de la croissance de 2010. Cela reflète la 3 étoiles 175 838 2,0 56,5 3,7 60,5 2,1 4 et 5 étoiles 69 857 5,4 24,6 12,0 65,1 4,1sortie de crise économique amorcée début2010. La clientèle étrangère a également Ensemble 611 609 -1,2 192,2 2,2 59,4 1,3été un moteur de cette reprise. Avec une * Voir définitions. Sources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux, enquête de fréquentation hôtelière.augmentation des nuitées de 2,8 %, ellecontribue à 40 % de la croissance. En 2010,la fréquentation de la clientèle française Campings : le choix du confort 2 étoiles, contre + 2,0 % et + 2,6 % pour lesaugmente moins (+ 2,0 %), mais elle plus fréquent... 3 et 4 étoiles (tableau 4).contribue davantage à la croissance (pour Là encore, les campings adaptent leur60 %) : avec 127,3 millions de nuitées, elle 103,8 millions de nuitées ont été offre : dans un contexte général de réductionreprésente en effet les deux tiers des nuitées passées dans les campings entre mai et (- 1,0 % toutes catégories confondues), seuledes hôtels. septembre 2010, contre 102,9 millions l’offre des 4 étoiles reste stable. En 2010, Toutes les catégories d’hôtels profitent au cours de la même période en 2009. les campings de 3 et 4 étoiles offrent 59 %de la reprise de la fréquentation. Et, en 2010, D’un côté, la fréquentation touristique des des emplacements et concentrent 72 % deleurs taux d’occupation augmentent, mais emplacements nus diminue de 3,3 % alors la fréquentation.restent inférieurs à ceux de 2007 et 2008. que, de l’autre, celle des emplacements Les campings les plus confortablesLe nombre de nuitées augmente de 3,7 % locatifs augmente de 7,5 %. Il sagit dune sont également les plus équipés enpour les 3 étoiles et de 12,0 % pour les 4 et évolution structurelle. emplacements locatifs : 41,6 % des5 étoiles. Ces hôtels haut de gamme ont à Seule l’année 2009 fait figure emplacements sont locatifs dans les 4la fois pu développer leur parc et leur taux d’exception : en effet, au plus fort de la crise étoiles, contre 10,7 % dans les établissementsd’occupation. À l’inverse, les hôtels de 0 à 2 économique, la fréquentation touristique d’une étoile. Ce mouvement s’amplifie,étoiles ont dû réduire leur offre pour pouvoir sur les emplacements nus avait, elle puisqu’en 2010 les deux tiers des nouveauxaccroître leur rentabilité (tableau 2). aussi, progressé de 3 %. Les gestionnaires emplacements locatifs sont créés dans les d’établissement accompagnent ces campings 3 et 4 étoiles. Afflux de la clientèle étrangère évolutions, en réduisant leur offre en Comme le nombre d’emplacements lointaine dans les hôtels emplacements nus (- 2,6 % après - 2,2 % diminue et que la fréquentation des campings en 2009) et en augmentant de 4,5 % progresse, les taux d’occupation augmentent L’afflux de la clientèle étrangère les capacités en emplacements locatifs. (+ 0,3 point), mais seuls les établissementslointaine (tableau 3), notamment en Deux tiers des emplacements locatifs les plus confortables en bénéficient.provenance des nouvelles puissances supplémentaires sont situés dans troiséconomiques, est particulièrement fort : régions : Languedoc-Roussillon, Aquitaine ... et des séjours plus longs+ 45 % pour les nuitées des touristes chinois et Rhône-Alpes.entre 2009 et 2010, + 28 % pour les Sud- Tout comme pour les hôtels, la 19,2 millions de touristes (12,1 millionsAméricains ou encore + 23 % pour les fréquentation des campings les moins étoilés en provenance de la France et 7,1 millionstouristes du Proche et Moyen-Orient. diminue, alors que celle des établissements de l’étranger) ont fréquenté les campings Les nuitées des clients européens sont de haut standing progresse : respectivement de la métropole en 2010. Les séjours durenten légère baisse par rapport à 2009 (- 0,2 %). - 3,3 % et - 2,4 % pour les campings de 1 et en moyenne 5,4 nuitées. Le nombre deLà encore, la fréquentation des Européensles plus éloignés de la France augmente leplus : + 9,6 % pour les nuitées des touristes 3. Provenance des clientèles étrangères des hôtelsdes pays du Nord de l’Europe, + 13,2 % pour Nuitées* en 2010 Évolution 2009-2010ceux des pays d’Europe centrale et orientale Provenance (en millions) (en %)et + 28,3 % pour les Russes. Europe 47,5 -0,2 À l’inverse, la clientèle plus habituelle dont Royaume-Uni 10,8 -6,7des pays limitrophes est moins présente Allemagne 6,0 1,7qu’en 2009. Les nuitées de la clientèle du Italie 6,4 -1,8Royaume-Uni, traditionnellement la plus Belgique 5,2 -1,9importante, diminuent encore fortement en Espagne 5,1 3,32010 (- 6,7 %). En 2005, elles représentaient Amériques 8,9 9,1 dont États-Unis 5,7 3,421,7 % des nuitées étrangères en France, et Asie et Océanie 7,4 15,7seulement 16,6 % en 2010. Seules l’Espagne dont Chine 1,1 44,8et l’Allemagne font exception, leur Afrique 1,1 7,0fréquentation progressant respectivement Ensemble 65,0 2,8de + 3,3 % et de + 1,7 % sur un an. * Voir définitions. Sources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux, enquête de fréquentation hôtelière. II 18 Bilan de l’offre touristique 2010
  15. 15. touristes reste stable, c’est l’allongement Provenance des clientèles étrangères des campingsde la durée des séjours qui fait croître lafréquentation des campings. Les séjourssur emplacements locatifs, d’une durée Danemarkplus importante, sont préférés aux séjourssur emplacements nus. En 2010, quel que Espagnesoit le type d’emplacement, les séjours desétrangers ont été plus longs qu’en 2009, Suissetandis que ceux des Français étaient de plus Nuitées* 2010courte durée. Italie Nuitées* 2009 Un tiers des touristes fréquentant lescampings sont étrangers. Parmi eux, 98 % Belgiquesont des Européens, dont 42 % originairesdes seuls Pays-Bas (graphique). Entre Allemagne2009 et 2010, la fréquentation des touristes Royaume-Uniétrangers progresse, hormis pour ceuxoriginaires d’Allemagne. Fait marquant, à Pays-Basl’inverse de ce qui se passe dans l’hôtellerie,les Britanniques reviennent passer leurs 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15vacances dans les campings français, après en millions de nuitéesune année de recul important. * Voir définitions. Sources : Insee, DGCIS, enquête de fréquentation dans les campings. Record de fréquentation pour les hôtels d’Île-de-France Pour l’hôtellerie, l’année 2010 d’un afflux de clientèle. Enfin, les massifs pour combler le recul de la fréquentations’avère particulièrement bonne en Île-de- montagneux, et tout particulièrement les des Français.France (+ 5,7 % de fréquentation) sous Pyrénées (- 7,2 %), sont moins prisés La fréquentation sur le littorall’afflux conjugué des clientèles françaises qu’en 2009. méditerranéen diminue en 2010 : leset étrangères (carte 1). Avec 66 millions campings de la région PACA comptentde nuitées en 2010, la région capitale Campings : une saison favorable en effet 3,6 % de nuitées en moins,contribue à elle seule à 85 % de la hausse sur le littoral atlantique contrairement aux hôtels de cette région.de fréquentation en métropole. Après la Cette désaffection est le fait des touristesbaisse de 2009, l’Île-de-France atteint Dans les campings, la saison d’été français comme des touristes étrangers.ainsi son plus haut niveau de fréquentation 2010 est très positive pour le littoral En Languedoc-Roussillon et en Corse, ladepuis 2005. atlantique. L’activité touristique a été fréquentation est restée proche du niveau La région Provence - Alpes - Côte particulièrement favorable en Aquitaine, atteint en 2009.d’Azur (PACA) est la deuxième par ordre Pays de la Loire et Basse-Normandie grâce, La saison 2010 a également étéd’importance en termes de fréquentation notamment, à une présence plus importante favorable en montagne : 1,7 % de nuitéespour l’hôtellerie. Son nombre de nuitées des touristes étrangers (carte 2). Seul Poitou- supplémentaires pour l’ensemble descroît de 2,7 %, ce qui ne compense qu’en Charentes fait exception : son image aura massifs et 3,2 % en plus pour les seulspartie la baisse de 6,4 % de l’année sans doute été affectée ponctuellement par touristes en provenance de l’étranger.précédente. Les Français, mais davantage les ravages de la tempête Xynthia, fin février L’espace rural et l’espace urbain ontencore les étrangers, y sont venus en plus 2010. Les étrangers y sont certes venus en enregistré respectivement des hausses degrand nombre. plus grand nombre, mais pas suffisamment 2,5 % et 2,2 %. En Rhône-Alpes, troisième région« hôtelière », la fréquentation des touristesfrançais, mais également étrangers, baisselégèrement (- 0,6 % et - 0,8 %), et ce à l’instarde l’ensemble des régions de montagne. Dans les autres régions, la 4. Parc et fréquentation des campingsfréquentation hôtelière est plus dynamique Parc Fréquentation* Taux doccupation*à l’est de l’Île-de-France. Elle est Nombre Évolution Nombre Évolution Taux Évolutionparticulièrement élevée en Bourgogne demplacements 2009-2010 de nuitées 2009-2010 en 2010 2009-2010 Catégorie(+ 5,2 %), grâce à une forte augmentation au 1er janvier en 2010de la fréquentation des étrangers (+ 7,8 %). 2011 (en %) (en millions) (en %) (en %) (en points)Dans les régions de la moitié ouest de la 0 et 1 étoile 47 699 -2,8 4,2 -3,3 25,8 -0,6France, la fréquentation diminue. Seules 2 étoiles 237 307 -1,8 25,1 -2,4 29,2 -0,5l’Aquitaine et la Basse-Normandie font 3 étoiles 267 763 -0,7 42,6 2,0 35,6 0,6exception. 4 étoiles 147 176 0,0 32,0 2,6 44,1 1,1 Après la forte baisse de 2009, l’espace Ensemble 699 945 -1,0 103,8 0,9 34,9 0,3urbain suscite de nouveau l’intérêt destouristes (+ 2,4 %). Sur le littoral, seules la * Voir définitions.côte méditerranéenne et la Corse bénéficient Sources : Insee, DGCIS, enquête de fréquentation dans les campings. III Bilan de l’offre touristique 2010 19
  16. 16. 1. Fréquentation* dans les hôtels en 2010 2. Fréquentation* dans les campings en 2010 selon les régions selon les régions Évolution 2009-2010 Évolution 2009-2010 Plus de 3 % Plus de 3 % De 0 à 3 % De 0 à 3 % Moins de 0 % Moins de 0 % Nuitées (en millions) Nuitées (en millions) 60 20 30 10 6 2 * Voir définitions. Sources : Insee, DGCIS, partenaires régionaux, enquête de fréquentation * Voir définitions. hôtelière. Sources : Insee, DGCIS, enquête de fréquentation dans les campings. Sources Définitions Bibliographie L’enquête de fréquentation hôtelière Les nuitées (ou fréquentation) - Pallez D., « 2009 : une saison très favorableest effectuée mensuellement auprès des correspondent au nombre total de nuits pour les campings, une année difficile pourhôtels de tourisme classés (de 0 à 5 étoiles) passées par les clients dans un hôtel ou un l’hôtellerie », Insee Première n° 1296, maiet des hôtels de chaîne (classés ou non). Elle camping ; un couple séjournant trois nuits 2010.est réalisée conjointement par l’Insee et la consécutives dans un hôtel compte ainsi pour - Doguet B., « 2009 : une année difficiledirection générale de la Compétitivité, de six nuitées, de même que six personnes ne pour l’hôtellerie de tourisme, alors que lel’Industrie et des Services (DGCIS). Dans séjournant qu’une nuit. La fréquentation camping gagne du terrain », Le 4 pages dela plupart des régions, elle bénéficie d’une des campings est observée uniquement la DGCIS n° 9, mai 2010.extension d’échantillon financée par les entre mai et septembre, période autrement - Mémento du tourisme, DGCIS, éditionpartenaires locaux du tourisme. appelée saison. 2010 (sortie prévue en mai 2011). L’enquête de fréquentation dans les Le nombre de séjours (ou arrivées) - Les 4 Pages mensuels de conjoncturecampings (hôtellerie de plein air) relève correspond au nombre de clients hôtelière de la DGCIS.également d’un partenariat entre l’Insee différents séjournant une ou plusieurs - Le 4 Pages de la DGCIS, « Bilan de lannéeet la DGCIS. L’ensemble des campings nuits consécutives dans le même hôtel touristique 2010 en France » (à paraître).classés (de 1 à 4 étoiles) possédant au moins ou le même camping.un emplacement de passage (définitions) Un emplacement de passage estest interrogé mensuellement au cours un emplacement destiné à une clientèlede la saison d’été (de mai à septembre). touristique n’y élisant pas domicile. IlLes campings possédant uniquement des peut être nu ou locatif, c’est-à-dire équipéemplacements loués à l’année ne sont pas d’un hébergement léger du type chalet,enquêtés. bungalow, mobile home ou habitation Les résultats figurant dans cette légère de loisir. Séverine Francastel, DGCIS,publication sont définitifs pour les Le taux d’occupation est le rapport du Dominique Pallez, Inseecampings ; pour les hôtels, les résultats nombre de chambres (ou d’emplacements)des deux derniers mois de l’année sont occupées au nombre de chambres (ouprovisoires. Les enquêtes campings ont été d’emplacements) effectivement offertes surrénovées en 2003 et les enquêtes hôtels en une période donnée (c’est-à-dire en excluant Directeur de la publication2005. Les séries hôtels ont été rétropolées les fermetures saisonnières). Luc Rousseaujusqu’en 2003. Rédacteur en chef François Magnien Secrétaire de rédaction Nicole Merle-Lamoot Pour en savoir plus : Composition par PAO Brigitte Baroin Consultez la rubrique « Statistiques et études économiques » du site tourisme. gouv.fr Direction générale de la compétitivité, de lindustrie et des services IV 20 Bilan de l’offre touristique 2010
  17. 17. Bilande la demandetouristique2010
  18. 18. Bilan 2010 du tourisme des résidents (enquête SDT1)SynthèseEn 2010, le taux de départ des Français pour motif personnel (75,9 %) a baissé de 2,1 points parrapport à 2009. Le nombre de voyages réalisés (197,5 millions) a donc diminué (- 2,3 %). Néanmoins,ce constat doit être tempéré par des signes de reprise de l’activité : d’abord, les touristes résidentsont sensiblement allongé leurs séjours, de sorte que le nombre des nuitées (1,14 milliard en 2010)n’a reculé que de 1,4 % ; ensuite, le poids de l’hébergement marchand s’est accru ; enfin, la dépensea augmenté fortement (4,9 %). On renoue ainsi avec la situation, régulièrement observée avant lacrise, d’une divergence entre stabilité, voire recul, des nuitées et forte croissance des dépenses,largement du fait - avant la crise - d’une hausse des prix.Cette situation reflète exclusivement celle des voyages en métropole (près de 90 %). Elle estradicalement différente pour les voyages à l’étranger : leur nombre s’est accru (+1,5%), celui desnuitées davantage (+ 3,3 %) et le montant des dépenses plus encore (+5,3 %).En 2010, le taux de départ des Français en voyage pour motif personnel s’est établi à 75,9 %, en baisse de2,1 points par rapport à 2009. Le calendrier 2010, avec un nombre de jours fériés et de ponts plus réduit qu’en 2009,a contribué à la diminution du taux de départ en courts séjours.La baisse du taux de départ en 2010 concerne toutes les catégories de ménages : les ouvriers (- 3,0 points), lesemployés (- 3,1 points) et, même s’ils résistent mieux, les ménages dont le chef est un cadre supérieur ou bienexerce une profession intellectuelle supérieure (- 1,5 point).Le nombre des voyages réalisés en 2010 est mécaniquement en baisse2 lui aussi (- 2,3 % par rapport à 2009).Contrairement aux années précédentes, le seuil des 200 millions de voyages pour motif personnel n’a pas été atteint(197,5 millions de voyages pour motif personnel en 2010). La baisse est donc sensible après une quasi-stabilité en2009 (- 0,1 % par rapport à 2008).Selon qu’il s’agit de voyages en métropole ou à l’étranger, les évolutions ne sont pas du tout les mêmes : alors que lenombre de voyages en métropole s’est replié de 2,8 %, les Français voyagent de plus en plus à l’étranger (+ 1,5 %en 2010 après + 1,0 % en 2009). Néanmoins, la part de ces voyages reste encore limitée (11 %), de sorte que leurhausse ne permet pas de compenser la baisse des voyages en métropole.La baisse des voyages en 2010 n’est pas uniforme sur l’ensemble de l’année : le recul est plus marqué sur la périodeestivale, - 3,2 % sur la période juillet-août par rapport à la même période de 2009 et - 4,5 % sur la période de mai àseptembre. La demande de voyages est toutefois repartie au dernier trimestre 2010 (+ 0,8 %).La majorité des régions ont été concernées par le recul de la demande de voyages des résidents, en particuliercertaines régions emblématiques de l’activité touristique comme PACA, avec une baisse de 5,7 % du nombre devoyages de résidents dans la région en 2010. A contrario, quelques régions tirent leur épingle du jeu : la Corse(+ 5,5 %), la Basse-Normandie (+ 3,6 %) ou encore la Lorraine (+ 6,8 %). Le nombre de voyages des Français estégalement orienté à la hausse pour la région capitale (+ 1,6 % par rapport à 2009). Avec près de 14 millions devoyages personnels réalisés en 2010, l’Île-de-France est restée dans le trio de tête des régions touristiques préféréesdes Français, derrière Rhône-Alpes (19,9 millions) et PACA (16,2 millions).En termes d’espaces touristiques, les campagnes continuent à générer le plus de voyages (un tiers du total)devant les villes et le littoral. Les espaces littoraux ( - 4,1 %), ruraux ( - 3,9 %) et de montagne hors stations( - 4,4 %) sont en recul. Les villes (stabilité) et les stations de ski (légère hausse des voyages) résistent mieux.1 Cf Annexe 1, p. 51.2 La population de référence pour le calcul du taux de départ n’ayant que très peu évolué.Bilan de la demande touristique 2010 23
  19. 19. S’agissant des voyages des touristes français à l’étranger, en dehors de l’Afrique, en recul de 5 %, tous lesautres continents ont bénéficié de la croissance de leur nombre : l’Europe (+ 2,7 %), mais aussi les destinationsplus lointaines, telles l’Amérique (+ 3,3 %) et l’Asie-Océanie (+ 5,2 %). Le Vieux Continent demeure, et de loin,la principale zone de réception, avec 70 % des voyages des Français à l’étranger. L’Espagne reste leur destinationétrangère favorite, renforçant même sa position en 2010 (+ 6,4 %). Par ailleurs, bénéficiant d’un change favorable,les Français ont davantage fréquenté la Grande-Bretagne et les États-Unis.En 2010, les touristes Français ont réalisé un total de 1,14 milliard de nuitées au cours de leurs voyages pourmotif personnel : 940 millions sur le territoire métropolitain et 205 millions à l’étranger. Du fait de voyages plus longà l’étranger (9,5 nuitées contre 5,3), la part des nuitées en métropole (82,1 %) est moins élevée que la part desvoyages (89,1 %). Comme pour les voyages, l’évolution est à la baisse pour les nuitées, mais celle-ci est moinsmarquée : - 1,4 % par rapport à 2009. Selon qu’il s’agit de séjours en métropole ou à l’étranger, les évolutions sontcontrastées : un recul plus marqué des nuitées dans le premier cas (- 2,3 %), une hausse, comme pour les voyages,dans le second (+3,3 %).Aussi bien, d’une part, le moindre recul des nuitées par rapport aux voyages en métropole que, d’autre part, leurplus forte croissance à l’étranger s’expliquent par un allongement de la durée des séjours (+1,0 % au global), plusmarqué pour les voyages à l’étranger (+1,7 %) qu’en métropole (+ 0,5 %).Autre signe de reprise, l’évolution des nuitées est plus favorable aux hébergements marchands, aussi bien pourles destinations intérieures qu’à l’étranger. En effet, en 2010, en métropole, les nuitées dans des hébergementsmarchands n’ont reculé que de 1,6 % contre - 2,7 % pour les nuitées non marchandes et, à l’étranger, les nuitéespayantes ont augmenté de 3,5 % contre + 2,9 % pour les autres. Au total, toutes destinations confondues, lafréquentation des hébergements marchands est restée stable quand celle des hébergements non marchands abaissé (- 2,2 %).Enfin, la dépense des touristes français a augmenté fortement (4,9 %). On renoue ainsi avec la situation, régulièrementobservée avant la crise, d’une divergence entre stabilité (ou recul) des nuitées et forte croissance des dépenses,largement du fait - avant la crise - d’une hausse des prix. Cette situation reflète exclusivement celle des voyages enmétropole (près de 90 %).2 Le taux de départ en voyages pour motif personnel (agrément, santé, étude, etc.) d’une population rapporte le nombre de personnes ayant passé au moins une nuitée à l’extérieur de leur domicile pour motif personnel à l’ensemble de la population considérée. Ici, on mesure le taux de départ des personnes résidentes en France de 15 ans ou plus.3 Dom exclus.24 Bilan de la demande touristique 2010
  20. 20. Bilan détaillé de l’activité touristique des résidents en 20101. En 2010, les Français sont moins nombreux à être partis en voyage pour motif personnelEn 2010, le taux de départ des Français en voyage pour motif personnel s’est établi à 75,9 %, contre 78,0 % en 2009(graphique 1). La part des résidents partis au moins une fois en déplacement touristique (avec une nuit passée horsdu domicile) au cours de l’année est donc en baisse de 2,1 points. Sur la période 2005-2009, le taux de départ avaitoscillé entre 77,4 % et 78,6 % (graphique 2).Le calendrier 2010, avec un nombre de jours fériés et de ponts plus réduit qu’en 2009, à contribué à la diminution encourts séjours. Sur l’ensemble de l’année, le taux de départ en court voyage (une à trois nuitées hors du domicile)a reculé de 3 points, soit deux fois plus que celui des grandes vacances (taux de départ en baisse de 1,5 pointseulement).Cependant ce constat est seulement valable pour les voyages en France. En effet, ces trois dernières années lesFrançais ont un peu plus accru le nombre de leurs courts séjours à l’étranger que celui des plus longs (+ 1,6 % en2010 par rapport à 2009, contre + 1,5 % pour l’ensemble des voyages à l’étranger). La possibilité de réserver parinternet en dernière minute un week-end dans une capitale européenne à des tarifs attractifs contribue sans doute audéveloppement d’un nomadisme de court séjour à l’étranger : plus des deux tiers des courts voyages à destinationde l’Europe font l’objet d’une réservation totale ou partielle par internet. Le recours à internet pour réserver une ouplusieurs composantes (hébergement, transport, etc.) du voyage s’amplifie progressivement alors même que la partdes voyages réservés est stable, autour de 40 %. Ainsi, pour la première fois, en 2010 les Français sont passés parinternet pour plus de la moitié des voyages réservés (54 % et + 5 points par rapport à 2009), soit pour plus d’unvoyage sur cinq.Graphique 1 : Taux de départ* en 2009 et 2010 et évolution 2010/2009 du nombre de voyages* des touristes françaisselon la Profession Catégorie Sociale (PCS) du chef de ménage Taux de départ Évolution du nombre (en %) de voyages (en %) 100 Taux de départ en 2009 3,0 93,9 Taux de départ en 2010 92,4 90 89,3 Évolution 2010/2009 du nombre de voyages (en %) 2,0 86,9 79,6 80 78,0 75,9 1,0 76,3 1,8 76,5 73,6 71,8 71,1 68,8 69,8 70 0,0 -1,4 -1,2 60 -2,0 -2,3 -1,0 50 -2,0 -4,6 40 -6,2 -3,0 30 -4,0 20 -5,0 10 -6,0 0 -7,0 Agriculteurs Cadres et Professions Employés Ouvriers Inactifs (retraités, Ensemble exploitants, professions intermédiaires étudiants, artisans, intellectuelles demandeurs commerçants et supérieures demploi, chefs dentreprise personnes au foyer)* pour motif personnel.Source : Enquête SDT (DGCIS).La baisse du taux de départ en 2010 concerne toutes les catégories de ménages, en premier lieu celles des ouvriers(- 3,0 points) et des employés (- 3,1 points). Ces deux catégories avaient bien résisté aux premiers effets de la criseen 2009. Même s’ils résistent mieux, les ménages dont le chef est un cadre supérieur ou bien exerce une professionintellectuelle supérieure sont concernés par la baisse du taux de départ (- 1,5 point).Bilan de la demande touristique 2010 25
  21. 21. La baisse du taux de départ des résidents s’observe dans de nombreuses régions, notamment en Rhône-Alpeset en Bretagne. Les touristes en provenance de la région PACA on fortement réduit leur mobilité en court séjour(- 8 points) mais aussi le nombre de leurs voyages plus longs (- 5,1 points). Les Franciliens, plus aisés que lamoyenne, ont mieux résisté et, toutes durées de voyages confondues, sont de nouveau ceux qui partent le plus en2010, avec un taux de départ de 85,6 %.Graphique 2 : Évolution du taux de départ des individus selon la PCS du chef de ménageSource : Enquête SDT (DGCIS).2. Moins de voyages en France, en particulier en court séjour, mais plusde voyages à l’étrangerLe nombre des voyages réalisés en 2010 est mécaniquement en baisse3 (- 2,3 % par rapport à 2009) et, contrairementaux années précédentes, le seuil des 200 millions de voyages pour motif personnel n’a pas été atteint (197,5 millionsde voyages pour motif personnel en 2010). La baisse est donc sensible après une quasi-stabilité en 2009 (- 0,1 %par rapport à 2008). La baisse du prix du carburant en 2009 avait vraisemblablement contribué à maintenir le volumedes voyages.Par ailleurs, le recul porte exclusivement sur les voyages en métropole (- 2,8 % DOM exclus) : dans le mêmetemps, les Français accentuent leur propension à voyager à l’étranger : + 1,5 % en 2010 après + 1,0 % en 2009(tableau 1). Néanmoins, la part des voyages à l’étranger des résidents reste encore limitée à 11 %, ce qui ne permetpas de compenser la baisse des voyages en métropole. Celle-ci demeure, et de loin, la destination favorite de seshabitants : ils y réalisent traditionnellement près de 9 voyages sur 10.La baisse des voyages des Français en 2010 n’est pas uniforme sur l’ensemble de l’année (graphique 3) : le reculest plus marqué sur la période estivale, - 3,2 % sur la période juillet-août par rapport à la même période de 2009 et- 4,5 % sur la période de mai à septembre. La demande de voyages est toutefois repartie au dernier trimestre 2010(+ 0,8 %).3 La population de référence pour le calcul du taux de départ n’ayant que très peu évolué.26 Bilan de la demande touristique 2010
  22. 22. Tableau 1 : Voyages, nuitées et durée des séjours des résidents en France* et à l’étranger**a. Voyages et nuitées Nombre Structure Évolution (en millions) Contribution 2010 2010/2009 (points de %) 2009 2010 (%) (%) Voyages En France 181 176 89,1 -2,8 -2,5 À létranger 21 22 10,9 1,5 0,2 Total 202 198 100 -2,3 -2,3 Nuitées En France 962 940 82,1 -2,3 -1,9 À létranger 198 205 17,9 3,3 0,6 Total 1 160 1 144 100 -1,4 -1,4b. Durée des séjours Durée moyenne des séjours (en nuitées) Évolution 2010/2009 2009 2010 (%) En France 5,31 5,34 0,5 À létranger 9,31 9,47 1,7 Total 5,73 5,79 1,0* Hors DOM.** y compris DOM.Source : Enquête SDT (DGCIS).Graphique 3 : Évolution mensuelle de l’activité touristique (voyages et nuitées) des résidents depuis 2006Glissement annuel en %** Nombre de voyages (de nuitées) d’un mois m de l’année n rapporté au nombre de nuitées du même mois de l’année n-1.Source : Enquête SDT (DGCIS).3. La plupart des régions françaises ont pâti du recul des arrivées ; celles-ci sesont néanmoins maintenues dans les espaces urbains et les stations de skiLa majorité des régions ont pâti du recul de la demande de voyages des Français (tableau 2), en particulier certainesrégions emblématiques de l’activité touristique comme PACA, avec une baisse de 5,7 % du nombre de voyagesde résidents dans la région en 2010 (plus forte contribution à la baisse, de 0,5 point) ou la Bretagne (- 3,9 %). Latempête Xynthia, en février 2010, a pénalisé l’activité touristique en Poitou-Charentes (- 6,4 %). La baisse est moinsforte dans d’autres régions également touristiques telles que le Languedoc-Roussillon (- 0,8 %), Aquitaine (- 0,8 %)ou Rhône-Alpes (- 0,2 %).Bilan de la demande touristique 2010 27
  23. 23. A contrario, quelques régions tirent leur épingle du jeu : la Corse (+ 5,5 %), la Basse-Normandie (+ 3,6 %) ou encorela Lorraine (+ 6,8 % et + 0,2 point de contribution, la plus forte à la hausse). À Metz, l’ouverture du centre Pompidou,en mai 2010, attire de nombreux touristes dans l’agglomération : de mai à décembre, les courts voyages ont bondide 22,5 % par rapport à la même période en 2009. Le nombre de voyages des Français est également orienté àla hausse pour la région capitale (+ 1,6 % par rapport à 2009). Avec près de 14 millions de voyages personnelsréalisés en 2010, l’Île-de-France est restée dans le trio de tête des régions touristiques préférées des Français,derrière Rhône-Alpes (19,9 millions) et PACA (16,2 millions).Tableau 2 : Évolution 2010/2009 des voyages et des nuitées en France des touristes résidents selon la région dedestination Voyages Nuitées Durée moyenne de voyage Destination Structure Évolution Contribution à Structure Évolution Contribution à En 2009 En 2010 Évolution en 2010 2010/2009 lévolution totale en 2010 2010/2009 lévolution totale (en nuitées) (en nuitées) 2010/2009 (en %) (en points de %) (en %) (en points de %) (en %)Alsace 1,7 -8,8 -0,2 1,3 -7,6 -0,1 4,11 4,16 1,3Aquitaine 6,4 -0,8 -0,1 7,7 -1,1 -0,1 6,38 6,36 -0,3Auvergne 2,9 -4,3 -0,1 2,7 1,5 0,0 4,62 4,91 6,1Bourgogne 3,5 -4,3 -0,2 2,8 -9,4 -0,3 4,40 4,16 -5,4Bretagne 7,0 -3,9 -0,3 8,1 -4,2 -0,3 6,23 6,21 -0,3Centre 4,5 -3,7 -0,2 3,1 -2,2 -0,1 3,61 3,66 1,6Champagne-Ardenne 1,9 -11,3 -0,2 1,3 3,6 0,0 3,16 3,69 16,9Corse 0,9 5,5 0,0 2,0 -8,1 -0,2 12,76 11,12 -12,8Franche-Comté 1,8 -7,8 -0,1 1,6 -2,3 0,0 4,50 4,77 6,0Île-de-France 7,9 1,6 0,1 5,0 4,1 0,2 3,32 3,40 2,4Languedoc-Roussillon 7,1 -0,8 -0,1 10,0 -1,5 -0,1 7,57 7,52 -0,7Limousin 1,2 -16,5 -0,2 1,2 -12,7 -0,2 5,15 5,38 4,5Lorraine 3,0 6,8 0,2 2,2 -1,1 0,0 4,17 3,86 -7,4Midi-Pyrénées 5,1 -1,7 -0,1 5,3 -3,8 -0,2 5,74 5,61 -2,2Nord - Pas-de-Calais 3,8 -5,0 -0,2 2,8 0,4 0,0 3,76 3,97 5,7Basse-Normandie 3,7 3,6 0,1 3,4 7,6 0,2 4,73 4,91 3,8Haute-Normandie 2,2 -8,4 -0,2 1,4 -6,1 -0,1 3,36 3,45 2,5Pays de la Loire 7,5 -1,8 -0,1 7,3 -1,7 -0,1 5,23 5,23 0,1Picardie 2,5 -5,6 -0,1 1,8 -2,4 0,0 3,61 3,73 3,4Poitou-Charentes 4,6 -6,4 -0,3 5,2 -6,0 -0,3 6,01 6,04 0,5Provence - Alpes -Côte d’Azur 9,2 -5,7 -0,5 12,5 -4,6 -0,6 7,16 7,24 1,1Rhône-Alpes 11,3 -0,2 0,0 11,2 0,2 0,0 5,24 5,26 0,4Non déterminé 0,2 -20,5 -0,1 0,2 -19,8 -0,1 4,90 4,95 0,9Total 100 -2,8 -2,8 100 -2,3 -2,3 5,31 5,34 0,5Source : Enquête SDT (DGCIS).En termes d’espaces touristiques, les campagnes continuent à générer le plus de voyages (un tiers du total), devantles villes et le littoral (tableau 3). Les espaces littoraux (- 4,1 %), ruraux (- 3,9 %) et de montagne hors stations(- 4,4 %) sont en recul. Les villes (stabilité) et les stations de ski (légère hausse des voyages) résistent mieux.Tableau 3 : Évolution 2010/2009 des voyages et des nuitées en France par espace touristiqueType d’espace en France Voyages Nuitées Durée moyenne de voyagemétropolitaine Structure Évolution Contribution à Structure Évolution Contribution à En 2009 En 2010 Évolution en 2010 2010/2009 lévolution totale en 2010 2010/2009 lévolution totale (en nuitées) (en nuitées) 2010/2009 (en %) (en points de %) (en %) (en points de %) (en %)Mer 22,6 -4,1 -0,9 31,2 -3,3 -1,1 7,3 7,4 0,7Rural 34,3 -3,9 -1,3 30,9 -2,0 -0,6 4,7 4,8 2,0Ville 29,2 -0,1 0,0 20,9 -1,5 -0,3 3,9 3,8 -1,4Stations de ski 4,7 0,5 0,0 6,3 -3,1 -0,2 7,3 7,1 -3,6Montagne hors ski 6,0 -4,4 -0,3 7,0 -1,6 -0,1 6,1 6,2 2,9Non déterminé 3,2 -7,8 -0,3 3,7 -1,3 0,0 5,7 6,1 7,0Total 100,0 -2,8 -2,8 100,0 -2,3 -2,3 5,3 5,3 0,5Source : Enquête SDT (DGCIS).28 Bilan de la demande touristique 2010

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