La mémoire des Juifs d’Afrique du NordEntre mythes et réalité historique                        Denis Cohen-Tannoudji     ...
Les principaux mythes à propos de         l’Histoire des Juifs d’Afrique du Nord•   Les Juifs d’Afrique du Nord sont des B...
Ces mythes sont sans cesse renouvelés  La berbérité des Séfarades, l’invention d’Erets Yisrael
L’approche historiographie pour          déconstruire les mythesYosef Hayim Yerushalmi      (1932-2009) Columbia University
La continuité historique du peuple juif              Paradoxe entre Histoire et mémoire juiveLa Bible est le canon du réci...
L’histoire familiale, une approche pour aborder     l’Histoire des Juifs d’Afrique du NordUn nom de famille uniqueUne cont...
Une histoire non transmise mais découverte grâce à des sources écrites rabbiniques
Un nouveau regard sur         l’Histoire des Juifs d’Afrique du Nord•   Les origines des Juifs d’Afrique du Nord et de la ...
Les origines non berbères                 des Juifs d’Afrique du NordLes Juifs sont présents en Afrique du Nord dès l’époq...
Pour les Juifs, le premier « âge d’or » espagnol          est en réalité d’abord maghrébinUne nouvelle vague de peuplement...
Le judaïsme nord-africain a failli disparaitreLes Beni Hilâl (1060) puis les Almohades(1147) forcent toutes les population...
1391-1492, la fin de l’âge d’or espagnol,         ses répercutions en Afrique du nordAprès le pogrom de 1391, certains Jui...
L’Empire Ottoman,       du refuge régénérateur à l’étouffementUn nouvel âge d’or pour les Juifs sous les règnes de Sulaima...
Le lien ténu mais continu avec Erets YisraelMalgré les difficultés, Erets Yisrael reste un élément d’unité pour lepeuple j...
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La famille Cohen-Tanoudji incarne               cet âge d’or juif en TunisieCaids des Bey de Tunis, tout au long duXVIIIèm...
De la crainte hispanique à l’attirance françaiseLes échecs des invasions espagnoles et portugaises au Maghreb étaientcéléb...
« Ni colonisés, ni colonisateurs »Les Juifs nord-africains deviennent des sujets français dès 1830en Algérie, en 1881 en T...
« Ni colonisés, ni colonisateurs »
« Ni colonisés, ni colonisateurs »Un fort antisémitisme provenant de lasociété coloniale, en particulier enAlgérie entre 1...
Emportés dans la Seconde Guerre MondialeL’Afrique du Nord sous le régime de Vichy dès Juillet 1940    –   Exclusion social...
Emportés dans la Seconde Guerre Mondiale
L’Exode des Juifs du monde arabo-musulmanSi la décolonisation et la renaissance de l’Etat d’Israël a affaibli lacondition ...
L’Exode des Juifs du monde arabo-musulman
Où sont-ils et qui sont-ils aujourd’hui ?La plupart des populations séfarades réfugiées en Israël ont étéamputées de leurs...
Pour conclureLe peuple juif existe, et sa continuité historique se trouve dans la circulation de la tradition juive à trav...
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Présentation pour la conférence au Limoud 2013

  1. 1. La mémoire des Juifs d’Afrique du NordEntre mythes et réalité historique Denis Cohen-Tannoudji Limoud 2013 17 février 2013
  2. 2. Les principaux mythes à propos de l’Histoire des Juifs d’Afrique du Nord• Les Juifs d’Afrique du Nord sont des Berbères convertis au judaïsme• Les Juifs d’Andalousie se sont réfugiés en Afrique du Nord en 1492• Les Juifs ont toujours vécu en bonne intelligence avec les musulmans• Les Juifs ont toujours souffert en terre d’islam• Les Juifs d’Algérie ont réclamé le décret Crémieux en 1870• Les Juifs d’Afrique du Nord n’ont pas été concernés par la Shoah• Les Juifs d’Afrique du Nord sont des « Pieds noirs »• Israël a provoqué en 1948 l’exode des Juifs qui habitaient en terre d’islam• Eretz Yisrael est une invention, en particulier pour les Juifs d’Afrique du Nord
  3. 3. Ces mythes sont sans cesse renouvelés La berbérité des Séfarades, l’invention d’Erets Yisrael
  4. 4. L’approche historiographie pour déconstruire les mythesYosef Hayim Yerushalmi (1932-2009) Columbia University
  5. 5. La continuité historique du peuple juif Paradoxe entre Histoire et mémoire juiveLa Bible est le canon du récit historiquePourtant, après la destruction du Second Temple, les Sages qui ontrédigé le Talmud n’ont pas considéré l’histoire postbiblique comme uneprioritéEn effet, l’étude de la Torah, du Midrash, du Mishnah, de la Guemarah etde la Kabbale, le développement des lois rabbiniques, ont alors été jugésplus importantAvec la Haskala, la rencontre du Judaïsme et des Lumières, certainssavants juifs ont commencé à s’intéresser à l’Histoire du peuple juifPour construire cette Histoire, les historiens ont utilisé une nombreuselittérature rabbinique qui n’avait pas été produite à cet effet
  6. 6. L’histoire familiale, une approche pour aborder l’Histoire des Juifs d’Afrique du NordUn nom de famille uniqueUne continuitégénéalogique à traversplusieurs siècles, utiliséecomme marqueurhistoriqueA chaque génération, unou plusieurs membres dela famille a laissé dessources écrites
  7. 7. Une histoire non transmise mais découverte grâce à des sources écrites rabbiniques
  8. 8. Un nouveau regard sur l’Histoire des Juifs d’Afrique du Nord• Les origines des Juifs d’Afrique du Nord et de la civilisation séfarade• Les deux âges d’or espagnols• L’Empire Ottoman, du refuge régénérateur à l’étouffement• De la crainte hispanique à l’attirance française• « Ni colonisés, ni colonisateurs »• Emportés dans la Seconde Guerre Mondiale• L’Exode des Juifs du monde arabo-musulman
  9. 9. Les origines non berbères des Juifs d’Afrique du NordLes Juifs sont présents en Afrique du Nord dès l’époque romaine – L’archéologie, à Carthage notamment – La littérature chrétienne ancienne (Tertullien, Saint Augustin)La population berbère partiellement judaïsée, mais pas plus qu’ailleursLes premiers Juifs d’Afrique du Nord sont surtout des exilés de Judée quise berbérisent une fois installés en Afrique du Nord – Cohen-Tanoudji (Le Pontife de Tanger), un patronyme provenant de Judée avec une touche berbèreSelon certains historiens, la reine des Aurès, la Kahina, était sans doutechrétienne – Aucune source écrite rabbinique la concernant
  10. 10. Pour les Juifs, le premier « âge d’or » espagnol est en réalité d’abord maghrébinUne nouvelle vague de peuplement juifdepuis le Levant avec l’ascension duCalifat arabeDes rabbins babyloniens migrent versl’Ouest, entre Kairouan et CordoueLe Talmud Babli et la loi d’Al-dhimmafaçonnent la civilisation séfaradeL’Afrique du Nord et l’Andalousie sont unmême monde – Pour les Musulmans, c’est le Maghreb, pour les Juifs, c’est Sefarad – Tanger, une ville à la jonction des deuxAl-Fassi (1013-1103), né à Qalad Hammad,étudie à Kairouan, Fès puis Lucène, est lesymbole de l’émancipation andalouse etmaghrébine par rapport à Babylone
  11. 11. Le judaïsme nord-africain a failli disparaitreLes Beni Hilâl (1060) puis les Almohades(1147) forcent toutes les populations nonmusulmanes de l’Afrique du nord et del’Andalousie à se convertir à l’islam, fuirou mourirLes chrétiens maghrébins disparaissent,les Juifs andalous se réfugient en Castilleet en Aragon, les Juifs maghrébins seconvertissent facialement à l’islam oupartent pour l’Egypte et la Sicile – Une famille Cohen de Tanger s’enfuit du Maroc pour la Sicile où le patronyme est repéré en 1354 à Palerme parmi une communauté juive maghrébine établie dans l’îleLa civilisation séfarade se déplace deKairouan et Cordoue, à Tolède et Le Caire
  12. 12. 1391-1492, la fin de l’âge d’or espagnol, ses répercutions en Afrique du nordAprès le pogrom de 1391, certains Juifs s’enfuientd’Espagne pour l’Afrique du Nord, qui, entre temps,a cessé d’être sous la coupe des Almohades,permettant ainsi au judaïsme maghrébin de renaître(les Duran et les Enkaoua)En 1492, Isabelle la Catholique n’a pas expulsé lesJuifs de Grenade, il n’y en avait plus depuis 1147 – Les Juifs sont expulsés de Castille et d’Aragon – Le Palais de l’Alhambra est le symbole d’un âge d’or qui n’a jamais existé dans ce lieu làComme la Sicile était aragonaise, puis espagnole,les Juifs sont expulsés de l’Île en 1493 – Les Cohen-Tanoudji « reviennent » en Afrique du Nord, à Tunis en particulierEn 1535, Charles Quint envahi Tunis et la plupartdes lettrés rabbiniques se refugient en Egypte, auLevant et dans les Balkans – Yishmael ha-Cohen Tanoudji devient grand rabbin d’Egypte vers 1540
  13. 13. L’Empire Ottoman, du refuge régénérateur à l’étouffementUn nouvel âge d’or pour les Juifs sous les règnes de Sulaiman et Selim II – Un havre pour les Juifs réfugiés d’Espagne et du Portugal – Un renouveau politique, intellectuel et religieux, en particulier en Galilée • Les actions politiques de Gracia et Yosef Nassi, les prémices du Sionisme • Yosef Caro unifiant les lois juives avec sa codification rabbinique • Yitzhaq Luria Ashkenazi, inspirant un nouveau messianisme, le Tikkun OlamLe rabbin Yishmael ha-Cohen Tanoudji participe à ce renouveau – Son « Livre de la Mémoire », publié en 1555 à Ferrara (Italie), n’est en effet pas un livre d’histoire mais un guide rabbinique – Sollicité en 1570 par Yosef Nassi à propos du Herem contre son médecinToutefois, après la mort de Selim II, l’Empire Ottoman, enclenchant sonlent et long déclin, devient une période de difficultés pour les Juifs – Al-Dhimma devient plus stricte pour les minorités non musulmanes – L’immigration des Marranes cessent, au profit d’Amsterdam, de Livourne et de Bordeaux
  14. 14. Le lien ténu mais continu avec Erets YisraelMalgré les difficultés, Erets Yisrael reste un élément d’unité pour lepeuple juif, en particulier parmi les Séfarades d’Occident et d’Orient – Shabbatai Zvi, le faux Messie en 1666Les Émissaires des Yeshivot palestiniennes soutenues financièrementpar les riches communautés juives d’Amsterdam et de Livourne – Ya’acov Vega à Livourne – Ya’acov Pereira à AmsterdamLes Cohen-Tanoudji comme acteurs de ce mouvement historique – Shalom Cohen-Tanoudji, émissaire de Jérusalem, s’installe à Tunis in 1680 – Son frère ou son cousin, Shmuel Cohen-Tanoudji, émissaire de Jérusalem en Afrique du nord, Rishon le-Tsion en 1700 – Son fils, Yehuda Cohen-Tanoudji, émissaire de Jérusalem, signe en 1708 un Herem à l’encontre de Nehemiah Hayoun, un disciple de Shabbatai Zvi
  15. 15. La Régence de Tunis au XVIIIème siècle, un âge d’or juif méconnuUn pouvoir politique stable et indépendant vis-à-vis de la Sublime PorteLes lois d’Al-Dhimma pas trop sévèrement appliquées aux Juifs parrapport à d’autres provinces ottomanesUne immigration séfarade depuis Livourne qui devient significative àpartir de 1650Tunis possède la plus grande population juive urbaine d’Afrique du NordUn centre de commerce essentiel entre l’Afrique du Nord et l’EuropeLa littérature hébraïque d’Afrique du Nord la plus nombreuse, publiée trèsgénéralement à Livourne
  16. 16. La famille Cohen-Tanoudji incarne cet âge d’or juif en TunisieCaids des Bey de Tunis, tout au long duXVIIIème siècle – Le premier d’entre eux, l’émissaire Shalom Cohen Tanoudji de Jérusalem – Ministres des Finances, collectant les taxes de la Djezia prévues dans le code d’Al-Dhimma – Impliquées dans l’activité diplomatique – Dirigeants de la communauté juiveGrands commerçants entre Tunis et Livourne etentre Tunis et ConstantineLettrés rabbiniquesEditeurs – Soutien à l’édition de livres hébraïques à Livourne – Le premier livre hébraïque publié à Tunis en 1768
  17. 17. De la crainte hispanique à l’attirance françaiseLes échecs des invasions espagnoles et portugaises au Maghreb étaientcélébrées par les Juifs comme des « petits » PourimL’émancipation séfarade et les Lumières françaises commence à sediffuser parmi les élites juives maghrébines bien avant l’invasionfrançaise de l’Algérie en 1830 – Les Juifs de Livourne et d’Amsterdam sont les premiers émancipés d’Europe, bien avant la Révolution Française et la Haskala allemande – Le commerce avec la France l’Italie française expose les Juifs de Tunis et d’Alger aux idées des Lumières – Joseph Coen Tanugi de Livourne, le premier membre de la famille à devenir citoyen français en 1798, bien avant ses cousins établis depuis 1780 à Constantine, conquise par la France en 1837En parallèle, la situation des Juifs de l’Empire Ottoman se détériore – Pogroms à Alger en 1805, à Tunis en 1857 et Tétouan en 1860 – L’Affaire de Damas en 1840La colonisation française a au moins apporté un élément positif, c’estd’avoir libéré les Juifs de la servitude induites par les lois d’Al-Dhimma
  18. 18. « Ni colonisés, ni colonisateurs »Les Juifs nord-africains deviennent des sujets français dès 1830en Algérie, en 1881 en Tunisie et en 1912 au MarocEn 1870, les Juifs d’Algérie reçoivent collectivement lacitoyenneté française, sans l’avoir demandée – Pourtant le Sénatus Consult de 1865 permettait déjà aux Juifs, comme aux musulmans, de devenir citoyen français, mais seulement quelques centaines l’ont acquise (sur plus de 30 000 Juifs)Tradition, émancipation, auto-émancipation – Scolarisation de masse avec l’Alliance Israélite Universelle et les écoles françaises – Pluralité politique: traditionaliste, socialiste, sioniste, nationaliste – Renouveau de la littérature rabbinique, nouveaux champs culturels et intellectuels
  19. 19. « Ni colonisés, ni colonisateurs »
  20. 20. « Ni colonisés, ni colonisateurs »Un fort antisémitisme provenant de lasociété coloniale, en particulier enAlgérie entre 1895 et 1905Un autre antisémitisme se maintient ausein de certaines parties de la populationmusulmane – Les réminiscences d’Al-Dhimma, un ressentiment social et politique – Pogroms à Fès en 1912, à Tunis en 1917, à Constantine en 1934La fin de l’Affaire Dreyfus, l’engagementsans faille des Juifs d’Algérie durant laPremière Guerre Mondiale, un nouveaudialogue avec les élites musulmanes,réduisent l’antisémitisme
  21. 21. Emportés dans la Seconde Guerre MondialeL’Afrique du Nord sous le régime de Vichy dès Juillet 1940 – Exclusion sociale, économique et politique des Juifs – Les Juifs d’Algérie perdent leur nationalité, avec l’abrogation du décret CrémieuxRegain de l’antisémitisme colonial et musulmanLa Conférence de Wansee incluait les Juifs maghrébins dans le quota de Juifsfrançais à exterminer – Des milliers de Juifs nés en Afrique du Nord, et vivant en France, sont exterminésL’invasion Anglo-américaine en Algérie et au Maroc en Novembre 1942 sauve lesJuifs maghrébins du destin d’anéantissementLa Tunisie, comme la Libye, est sous occupation nazie jusqu’en mai 1943 – Des milliers de Juifs déportés dans des camps de travail, une douzaine à AuschwitzGiraud dirige l’Afrique du Nord et maintient les Juifs dans un statut inférieur – Seconde abrogation du décret Crémieux – Les soldats juifs dans des camps de travail créés spécialement pour eux par VichyC’est seulement quand la Tunisie est finalement libérée, et quand De Gaulle prendle dessus sur Giraud, que les Juifs maghrébins retrouvent tout leur droits
  22. 22. Emportés dans la Seconde Guerre Mondiale
  23. 23. L’Exode des Juifs du monde arabo-musulmanSi la décolonisation et la renaissance de l’Etat d’Israël a affaibli lacondition du millions de Juifs vivant dans le monde arabo-musulman…… bien d’autres raisons ont toutefois poussé les populations séfarades àquitter ou fuir leur pays – Contre les pogroms sporadiques, ils étaient assez protégés par le pouvoir colonial, la France ou la Grande Bretagne – Ils avaient en général davantage de droits politiques que les populations colonisées, suscitant un ressentiment de la part de ces derniers – Ils ne voulaient pas revenir dans le cadre d’Al-Dhimma, ou bien être marginalisés par l’arabisation et l’islamisation de leur pays – Une partie de la population séfarade, qu’elle soit traditionaliste ou sioniste laïc, a été attirée par Israël – Certains régimes arabes comme l’Egypte, l’Irak ou la Libye, ont explicitement usé de politiques antisémites, forçant leurs Juifs à partir – Les Juifs ont quitté l’Algérie avec le reste de la population françaiseIsraël est devenu le refuge pour 600 000 Juifs du monde musulman – La France est le sanctuaire pour 300 000, par exemple les Cohen-Tanoudji
  24. 24. L’Exode des Juifs du monde arabo-musulman
  25. 25. Où sont-ils et qui sont-ils aujourd’hui ?La plupart des populations séfarades réfugiées en Israël ont étéamputées de leurs élites parties en France, au Canada, en Argentine, enGrande Bretagne ou aux Etats Unis – Le plupart étaient des Juifs traditionalistes et arabophones – Installation dans des camps de réfugiés (Ma’abarot) à la périphérie du pays – Marginalisation sociale et culturelle par la société de pionniers ashkénazes et laïcs du jeune Etat d’Israël – Cela prendra des décennies pour réduire le retard social et économique pour ce qui représente aujourd’hui la petite majorité juive de l’Etat d’IsraëlLes Juifs séfarades qui ont émigré en France ont réussi leur « seconde »intégration sociale et économique – La plupart étaient déjà francophones, un majorité de nationalité française – Ils ont pu bénéficier entre 1945 et 1975 des Trente Glorieuses, même si une partie rencontre toujours des difficultés sociales dans les Banlieues – Ils participent à la créativité française dans les sciences et les arts • Un emblème, le Prix Nobel attribué à Claude Cohen-Tannoudji en 1997
  26. 26. Pour conclureLe peuple juif existe, et sa continuité historique se trouve dans la circulation de la tradition juive à travers letemps et l’espaceLes Juifs d’Afrique du Nord ont pour origines premières la Judée, puis la BabylonieLes Juifs magrébins, c’est à dire les Séfarades, sont par définition des OccidentauxPour les Séfarades, 1147, avec la conquête almohade de l’Afrique du Nord et de l’Andalousie, est tout aussicatastrophique que l’expulsion d’Espagne en 1492En 1492, les Juifs n’ont pas été expulsés d’Andalousie mais en réalité de Castille et d’AragonLes divers âges d’or juifs en terre d’islam coïncident avec une application laxiste de la dhimmitudeLa colonisation française comporte au moins un élément positif, c’est d’avoir libéré les Juifs d’Afrique du Nordde leur long assujettissement politique et socialLes Juifs d’Algérie se sont tellement battus pour le maintien ou le rétablissement du décret Crémieux qu’ilspensent l’avoir réclamé en 1870Les Juifs d’Afrique du Nord ne sont pas des Pieds NoirsLes Juifs d’Afrique du Nord ont participé à deux exodes simultanés, en tant que Français quittant les colonieset comme Séfarades fuyant le monde arabo-musulmanLe retard économico-social des Juifs « orientaux » en Israël n’est pas atavique
  27. 27. Merci de votre attention

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