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son pays… Même pas
le pape. François, qui
rentre d’u...
Salut les amoureux !
De grâce, pardonnez la liberté que
j’ai prise de vous écrire cette lettre.
Je dois vous importuner vo...
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AVIS JUDICIARE
Le Tribunal, après en avoir
délibéré à la loi, au nom
de la R...
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ans la quatrième de
couverture du livre,
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NO. 114

  1. 1. Obsèvatè yo bay KEP a yon bon nòt Reynold Aris Lancement des travaux dans la Valée de l’Artibonite pour revaloriser la production rizicole Placide Pierre Ricardo AYITI / JOUNEN ELEKSYON 25 OKTOB Bagay yo pat MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 NUMÉRO 114 Anbyans nan sant vot anndan mache Kanape vè, dimanch 25 oktòb./ foto : J.J. Augustin »»» lire page 6 »»»   P. 4 »»»   P. 10 »»»   P. 17 ACTUALITÉ ÉCONOMIE CULTURE »»» suite page 7 Déjà dix bougies, la DNL s’engage et s’améliore AYITI / ANVIWÒNMAN Wout Kafou, zòn kote lapli kreye travay ! Apre ti lapli lendi swa a, tout wout Kafou a te bloke jounen madi 27 oktòb la. Machin prive tankou machin piblik, taksi moto, menm moun ki apye, tout te pran nan blokis. Yon sitiyasyon ki lakòz plizyè moun pèdi jounen travay yo, anpil elèv rive an reta lekòl, san konte sa ki dekouraje chita nan blokis, ki chwazi tounen lakay yo pou jounen an. S i anpil sitwayen t ap plenyen pou jounen yo ki gaspiye, pou plizyè lòt se te yon djòb lapli a te kreye. Sa ki te vin parèt tankou yon blag pou tout moun ki ap pase. Devan baryè Teyat nasyonal la, nan Bisantnè, se te yon tèt chaje pou yon moun te travèse lari a nan kelkeswa bò li te ye. Sa ki te fè kèk moun profite jounen an pou yo fè ti kòb met nan pòch yo nan travèse moun sou do yo, ak nan bourèt pou 5 goud, 10 goud.
  2. 2. Lalinguistique et les languescréoles Il n’existe pas UNE langue créole. Il existe DES langues créoles. Ces langues sont parlées principale- mentdansdesgroupesd’ilessituées dans la Caraïbe et dans l’Océan In- dien. Cependant, on en trouve aus- si dans certaines régions d’Afrique et même d’Asie. Mais, c’est surtout en référence aux langues utilisées dans la Caraïbe et dans l’Océan Indien que les linguistes parlent de « créoles ». En effet, ces langues sont considérées comme les créoles classiques car ce sont elles qui ont laissé leurs noms à tout un nouveau groupe de variétés linguistiques Historiquement, ces langues ont émergé durant les dix-septième et dix-huitième siècles à la suite de l’expansion coloniale europée- nne et de la traite esclavagiste. Les linguistes identifient les langues créoles classiques en se référant à la langue lexificatrice qui est toujours une langue européenne (français, anglais, hollandais, espagnol/por- tugais). Par exemple, les linguistes considèrent la langue créole en usage à la Jamaïque comme un créole à base anglaise[2] tandis qu’en Haïti le créole utilisé (kreyòl) est un créole à base française. Les créoles ne sont pas mutuellement intelligibles même dans les cas où ils partagent la même langue euro- péenne comme langue lexificatrice. Par exemple, le créole haïtien et le créole réunionnais sont tous deux des créoles à base française mais l’intercompréhension entre locu- teurs haïtiens et locuteurs réunion- nais est loin d’être évidente. La linguiste française Marie-Chris- tine Hazaël-Massieux (2011) dé- finit les « créoles à base française » comme des « langues dont la for- mation aux XVII-XVIII ème siècles s’enracine dans le français mais aus- si dans d’autres langues, les langues des esclaves. Nées dans les contacts linguistiques, pendant les coloni- sations européennes, ces langues résultent donc d’interprétations et de réanalyses effectuées dans le cadre de communications essenti- ellement orales, en dehors de toute pression normative. » Les princi- pales langues créoles à base fran- çaise sont dans la Caraïbe : le créole haïtien, le créole martiniquais, le créole guadeloupéen, le créole st. Lucien, le créole dominiquais (de la Dominique), le créole guyanais… ; dans l’Océan Indien, le créole mau- ricien, le créole réunionnais, le créole seychellois… La créolistique est une discipline universitaire qui utilise la linguis- tique pour étudier les langues créoles. Parmi les questions que se posent les linguistes créolistes, on peut souligner les suivantes : Qu’est-ce qu’une langue créole ? Quand ces langues sont-elles apparues ? Dans quelles condi- tions ? Où sont-elles apparues ? Quelle a été leur genèse ? Quelle est l’importance des études créoles et quelles relations entretiennent- elles avec la linguistique ? [3] Une langue créole est à l’origine une langue de contact. On appelle langue de contact toute langue utilisée systématiquement dans des contacts entre locuteurs dont les langues premières (L1) sont différ- entes (Matthews 1997). Il convient de rappeler ici l’importance des recherches de deux linguistes spé- cialisés en créolistique, Michel De- Graff du MIT et Salikoko Mufwene de l’Université de Chicago qui ont montré que les langues créoles ne sont pas des langues à part et sont loin d’être des langues « exception- nelles ». DeGraff en particulier, dans un article célèbre, « Linguists’ most dangerous myth : The fallacy of Creole Exceptionalism » paru dans la revue (Language in Society, 34, 533-591) introduit et définit l’Exceptionnalisme créole (Creole Exceptionalism) comme « a set of beliefs, widespread among both linguists and nonlinguists, that Creole languages form an excep- tional class on phylogenetic and/ or typological grounds. It also has nonlinguists (e.g. sociological) im- plications, such as the claim that Creole languages are a « handicap » for their speakers, which has undermined the role that Creoles should play in the education and socioeconomic development of monolingual Creolophones. » Tout au long de l’histoire humaine, il y a eu des situations de contact qui ont généré des rapprochements entre locuteurs de langues différ- entes. De plus, les langues créoles ont dépassé le stade de langues de contact pour devenir des systèmes linguistiques autonomes et institu- tionnalisés. Le créole haïtien par exemple possède des sources af- ricaines et françaises mais il fonc- tionne comme un « système, c’est- à-dire un ensemble homogène d’éléments, dont chacun est déter- miné, négativement ou différenti- ellement, par l’ensemble des rap- ports qu’il entretient avec les autres éléments. » Le domainepropredela sciencelinguistique Le domaine propre de la linguis- tique comprend généralement les cinq disciplines suivantes : la pho- nologie, la morphologie, la syn- taxe, la sémantique et la pragma- tique qui est en fait une discipline récemment fondée. Elles représen- tent le cœur de la linguistique et fournissent l’ensemble du savoir que les locuteurs ont de la langue. C’est grâce à ce savoir que les sujets parlants sont capables d’énoncer des jugements sur la grammati- calité ou l’agrammaticalité[4] des phrases que nous entendons, sur leur ambiguïté, leur interprétabili- té, etc. A.Phonologie/ Phonétique Il est important de tracer une dis- tinction claire entre la phonologie et la phonétique. Alors que cette dernière s’occupe des sons de la langue parlée et étudie leur produc- tion, leur classification, leur combi- naison, leur interaction et leur per- ception, la phonologie étudie les sons de la parole à un niveau plus abstrait. Faire de la phonologie, c’est étudier le système et les struc- tures dans lesquels entrent les sons de la parole. Toute langue possède son propre système phonologique. Le système phonologique du kreyòl diffère de celui du français. Décri- re un système phonologique, c’est mettre en lumière, par commuta- tion, les oppositions pertinentes dans cette langue. Ces opposi- tions sont réalisées par des unités phonologiques abstraites appelées phonèmes, conventionnellement notés entre deux barres obliques : // alors que les sons sont représen- tés entre crochets : [ ]. Il existe des variations de prononciation dans toutes les langues humaines con- nues mais elles sont le plus souvent ignorées des locuteurs lorsqu’elles ne gênent pas la communication. Par exemple, un Français ou un francophone qui entend le mot bil- let prononcé avec un « é » [bije] et qui plus tard entendrait le même mot prononcé cette fois avec un « è » [bij ] ne devrait pas réagir néga- tivement car la communication ne serait pas perturbée. De même, pour un locuteur haï- tien qui entend les deux phrases suivantes : li tonbe sou jenou li et li tonbe sou jinou li, il ne devrait pas y avoir de risque d’incompréhension car jinou et jenou sont des variantes d’un même mot. Même chose pour le locuteur haïtien créolophone qui entend les deux phrases suivantes : yo genyen lajan et yo ganyen lajan puisque genyen et ganyen sont des variantes d’un même mot. En revanche, pour ce même locu- teur haïtien qui entend d’abord la phrase li gen bèt, puis cette autre phrase li gen tèt, la différence saute aux yeux. Le remplacement de la consonne /b/ par la consonne /t/ produit tout de suite une différence de sens. C’est grâce à des analyses de ce genre que le linguiste arrive à mettre en lumière des traits qui sont dotés d’une fonction distinc- tive et permettent de comprendre le sens du message. Nous sommes alors dans le domaine de la pho- nologie qui est « l’étude des unités linguistiques abstraites à valeur signifiante, du système assurant la communication linguistique pro- pre à un groupe d’individus. » Il existe une différence capitale en- tre son et lettre. Le son est un phé- nomène physique. C’est la réalité première de la langue. La lettre relève de l’écrit qui n’est qu’une représentation conventionnelle du son. En fait, un grand nombre de langues aujourd’hui ne sont pas encore écrites. Mais, cela ne les empêche pas d’être considérées comme des langues à part entière par les linguistes. Vers la fin du dix- neuvième siècle, afin de symboliser les sons du langage, des phonétici- ensontinventéàpartirdel’alphabet latin, des signes graphiques qui représentent l’alphabet phonétique. Dans l’alphabet phonétique, chaque signe ou symbole représen- te un seul son et réciproquement. L’alphabet phonétique le plus connu de nos jours est l’alphabet phonétique international (API) qui est devenu l’incontournable outil de présentation des données des langues étrangères. Il est donc ex- trêmement important que tout étu- diant en linguistique se familiarise avec les symboles de l’API et soit capable de les lire couramment. Précisons aussi que les symboles de l’API sont différents des sym- boles utilisés dans les systèmes or- thographiques traditionnels de la plupart des langues. Par exemple, le système orthographique stan- dard et officiel du créole haïtien en vigueur depuis janvier 1980 com- porte des différences par rapport aux symboles de l’API. Ainsi, le symbole / / en API est noté « è » dans le système orthographique standard et officiel, comme dans les mots lanmè, (« mer »), pèsi (« persil »), lanvè[5] (« inverse, revers »), boulvès (« problèmes »), ou bèbè (« muet »). Ou encore, le symbole / / en API est noté « ò » dans le système orthographique standard et officiel, comme dans les mots koridò (« corridor »), bòpè (« beau-père ») , lò (« or »), jefò (« effort »), gòj (« gorge ») … À suivre Hugues Saint-Fort | TRIBUNE 2 | N0 114 MERCREDI 28 OCTOBRE 2015
  3. 3. ACTUALITÉ | MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 N0 114 | 3 « Se yon akò pou modèni- zasyon ak rekonstriksyon biwo dwàn yo(…) li siy- en 23 oktòb 2015 la », se deklarasyon Max Antoine, sekrète ekzekitif Komisyon Teknik ki ap jere Fwontyè yo, (KTF), nan yon entèvyou li fè ak jounal Le Nation- al, jodi 27 oktòb la. Komisyon sa a enstale mèkredi 5 dawout 2015. Li sou lobedyans Ministè Ekonomi ak Finans (MEF). Antrepriz izrayely- en sa pote non HLSI. Li espesyal- ize nan siveyans ak jesyon fwontyè, toujou dapre deklarasyon sekretè ekzekitif la. « Siveyans, sekirite ak modènizasyon » nan operasyon dwàn yo, se pilye akò a. « Fim nan ap pote zouti teknolojik pou siveyans fwontyè yo, li ap fòme ajan dwàn yo epi rekonstwui estrikti fizik biwo dwàn yo », dapre eksplikasyon Max Antoine. Pwogram rekonstriksyon biwo dwàn yo dwe dire 2 lane. Poko genyen presizyon sou dat pou travay rekonstriksyon sa yo ta dwe kòmanse. Max Antoine swete yo kòmanse pi vit sa te kapab. Reskonsab la di gen lòt fòmalite ki dwe ranpli anvan travay yo kòmanse. Li pa bay twòp detay, men li pote atansyon sou nesesite pou antrepriz sila al mobilize estaf li, ki ap gen pou entèveni nan aktivite li yo. Pa gen yon definisyon ki disponib pou sig HLSI a. Se Konsèy Nasyonal Mache Piblik yo ki chwazi fim sa nan mwa me 2015, apre Ministè Ekomoni ak Finans lan te lanse apèl dòf la depi lane 2014. Akò ant Repiblik d Ayiti ak fim sa a, siyen pou yon montan 49,3 milyon dola ameriken. « Se fim nan, ki ap kòmanse depanse kòb pa li pou reyalize travay yo e li ap rantre kòb li an tanzantan inisyativ yo kòmanse pote rezilta ». Fim nan gentan depoze yon milyon edmi dola meriken pou pèmèt travay yo kòmanse. HLSI asire leta ayisyen li ap kòmanse wè bon rezilta yon lane apre konstriksyon biwo dwàn yo fini. Koutje souavantajyo Se Administrasyon Jeneral Dwàn nan ki ap gen pou kontwole dewoulman travay yo pou Ayiti. Letan travay yo reyalize, Max Antoine pote presizyon sou avantaj modèl aktivite ki pra l fèt yo ap bay. Daprè li, yo pra l pèmèt sèvis dwàn yo fè travay yo komsadwa, fasilite leta rantre plis kòb, epi rive fè echanj yo fèt pi byen sou fwontyè Ayiti ak Sendomeng la, epi nan pò ak ayewopò yo. Prezidan Federasyon Nasyonal Transpòtè ak Travayè Ayisyen yo, Fritz Constant, panse se yon bon desizyon gouvènman ayisyen an pran. Fritz Constant deklare « Se yon bagay ki fè nou plezi ». Li swete gen yon depo ki konstwui nan kad reyalizasyon sa yo. Pou li, depo sa a, pra l pèmèt chofè ayisyen yo pran machandiz yo sou fwontyè a, epi fè distribisyon yo sou teritwa nasyonal la. Stephen Ralph Henri AYITI/ ENFRASTRIKTI Yon antrepriz izrayelyen pou modènize sèvis dwàn nan peyi a ! Ministè Ekonomi ak Finans (MEF) siyen yon akò sa a se modènize sèvis dwàn nan peyi a. Anpil travay ap gen pou fèt, nan biwo dwàn nan pò, areyopò ak sou fwontyè ant Ayiti ak Repiblik Dominikèn, nan kad antant sa a ki siyen pou 10 zan. Chofè ayisyen ki transpòte machandiz ant 2 peyi yo, salye modèl inisyativ sa a. Manmèl bèf lan T out moun bat bravo pou jan jounen 25oktòb lan pase. Se vre nou pa janm wè nan peyi n yon jounen moun vote konsa san gwo pwoblèm. Nou deja di nan yon editoryal ki sa ki ka esplike sa. Lè gen plis pase 50 kandida pou prezidan, sitwayen yo gaye, yo pèdi lakat yo. Je, emosyon, pa fikse vre sou de twa moun. Epi nan dezòd sa a – se sèten se yon kote yo byen panifye l- pa gen lide ki brase. Se lide ki pran nanm moun. Lajan se yon twou nan vant sa bouche menm si twou nan vant sa a zefèyis sèvi avè l pou fè moun tounen makak. Mengenyonbagayanpilmounbliye.Seletakigenmonopòl kraze brize a. Si dezòd konn ap fèt lib e libè nan eleksyon, se poutèt pouvwa leta a dakò avè l. Se li menm ki òganize l anba anba. Li òganize l, li planifye l lè gwo zotobre ki nan pouvwa a pè pou yo pa vin rale yo anba manmèl bèf lan. Lè sa a, tèt yo cho. Zam gen dwa chante. Menm fanm ansent gen dwa pa chape. Si jounen 25 oktòb lan te trankil konsa, rezon an gen dwa se poutèt gwo zotobre ki nan tèt leta sa a ki pa janm regle anyen pou nanchon an pa santi yo an danje. Li gen dwa tou yo resevwa lòd nan men gwo blan je vèt lan ki pa janm pa manke fè yo konprann domestik toujou rete domestik. Nan toulèka, trankilite sa a ta dwe fè moun reflechi. Èske sa vle di moun ki sou pouvwa yo dakò pou yo vin rale yo anba manmèl bèf lan ou byen èske yo pare yon magouy lwil pou sa yo vle a pase kanmenm ? Deja nou tande anpil koze ap pale sou zak mandatè zefèyis, sou pati politik zefèyis ki ta vann manda, sou bilten kèk kandida sanble yo boule. Si KEP pa pran lòd kèk move kote pou l fèmen je l bouche zòrèy li, li gen anpil travay pou l fè pou l ka bay yon rezilta eleksyon trankil tankou jan 25 oktòb lan pase a. Se pou n di tou, sektè ki di yo vle ranplase pouvwa sa a, pa mennen bak yo byen. Nan sektè sa yo, twòp frè goumen ak frè, twòp zanmi toke kòn ak zanmi, sa ki fè popilasyon an vin pa kwè nan pèsonn. Nan sektè sa yo, gen twòp moun tou ki gen twou nan manch, twou nan trip, ki fè zefèyis ki ka siyen gwo chèk, bay gwo dyòb, fè yo danse menm dans yo pa konnen. Yo fè nèg fè mil pati pou la fimen delala sosyete a. Menm pè pran la ri ak benediksyon mèt peyi yo pou demanbre yon latriye elektè ki te ka vin bay yon bèl eleksyon byen pwograme yon chay pwoblèm. Tradisyon chanpwèl vòlò eleksyon pa vole gagè konsa. Sa pran tan. Twòp tan. Souvan yo oblije pouse do tizè pouvwa a ki chita sou chèz lan menm si se blan je vèt lan ki oblije kouri voye chèche yon avyon pou li. Men tout zanmi kon- fyolo tizè pouvwa a toujou rete pou kontinye chante menm kantik antèman nanchon an. Epi se politisyen san lanvè san landwat sa yo ki fè anpil elektè pè vote pou yon moun ki pa kandida pouvwa a poutèt yo di depi yon lòt prezidan monte tout sa k bon lòt lan te fè swa y ap kraze l, swa y ap bliye l. Antouka, jwèt lan pa senp. Peyi a deja ak dlo nan je, ap kas- elèzo, ap tann ki lòt pitit dan reken ki ap vin ba li ankò yon move so kabrit pwennfèpa. Gary VICTOR ÉDITO
  4. 4. D aprè Misyon obsèvatè Inyon ewopeyèn, « eleksyon 25 oktòb ki sot pase yo te byen òganize konpare ak sa ki te fèt nan dat 9 dawout la. Yo te dewoule nan lapè ak trankilite. Sa ki kòz te gen yon ti ogmantasyon elektè yo. Men, pousantaj patisipasyon an pat twò wo ». Sou 253 sant vòt misyon an te sipèvize nan tout peyi a, plizyè ensidan te anrejistre pandan dewoulmanoperasyonvòtyo.Men, ensidan sa yo pa t gen okenn enpak sou fen pwosesis la. MOE/UE bat bravo lakontantman pou otorite yo ki te pran gwo dispozisyon pou ranfòse sekirite a. Sa ki te pèmèt yo diminye zak vyolans yo pandan jounen elektoral la. MOE/OEA Se prèske menm konsta pou Mi- syon obsèvasyon Òganizasyon Eta amerik yo ki fè konnen 30 % moun te patisipe nan konpetisyon elektoral sa yo. Daprè deklarasyon chèf delegasyon misyon OEA, Cel- so Amorim, nan moman prezanta- syon rapò preliminè sou dewoul- man eleksyon sa yo. Nan sans sa, alatèt misyon an ankouraje tout aktè yo aji ak pran responsabilite yo pou tout bagay kapab byen pase nan jou k ap vini la yo. Ansyen minis Afè Etranjè ak defans brezi- lyen an rapousib pou l fè konnen MOE/OEA te deplwaye 125 obsè- vatè ki sòti nan 27 peyi. Obsèvatè sa yo te vizite prèske 487 sant vòt nan dis (10) depatman jewografik peyi a. Yo te nan biwo vòt yo (BV) depi nan lè yo t ap louvri jouk nan lè yo t ap fèmen. KEPatepibyenprepare pouOktòb25lan Sou bò pa yo, RNDDH, SOFA, CNO, Conhane ki met tèt yo ansanm, wete chapo yo byen ba pou tout jèfò sa yo KEP a te fè pou te pèmèt eleksyon an te byen pase. Yo pran kèk egzanp tankou rejis elektoral yo ki te disponib depi yon mwa alavans dewoulman konpetisyon elektoral la. Epi idantifikasyon yo te rive fèt byen fasil. Kat akreditasyon pou obsèvatè yo elektoral yo ansanm ak kat mandatè pati politik yo ak kandida yo te deja pare nan yon delè rezonab. Dokiman sa yo te gen ladan yo, yon ansanm mezi nan lide pou pèmèt yo diminye magouy pandan eleksyon an. Sepandan, ansanm òganizasyon sa yo fè konnen yo te obsève yon bann iregilarite pandan jou vòt la. Entèdiksyon pou obsèvatè yo te mete mayo sou yo te konplike travay idantifikasyon yo kòm obsèvatè nan sant vòt yo. Sa fè gen yon pakèt ladan yo, responsab sant sa yo pa t bay aksè nan espas sa yo pou yo te kapab fè travay yo. Anplis, responsab sant vòt yo pa t kite yon bann ak pakèt obsèvatè elektoral rantre nan espas sa yo paske kat akreditasyon yo pa t gen so Biwo electoral kominal (BEK) ak Biwo electoral depatmantal (BED) sou yo. Lapolisteprezan Pi lwen, Kowalisyon an fè konnen si pandan dewoulman premye tou eleksyon lejislatif yo, Lapolis la te tankou « spectatrice », pandan 1e toupresidansyèlla,2etoupalmantè yo ak eleksyon majistra yo, fòs lòd yo te fè eksè pandan 25 oktòb lan nan kèk sant vòt. Operasyon fouy la te debouche sou yon gwo liy. Sa ki te lakòz kèk elektè ki te vle egzèse dwa yo bandonnen liy sa yo epi retounen lakay yo san yo pa t rive vote. Malgre tout pwoblèm, kowalisyon an estime pousantaj moun ki te patisipe nan eleksyon 25 oktòb yo te ka 25 %. Yon patisipasyon, fèb, men ki revele l pi fèb ankò akòz wotasyon ki te genyen nan zafè mandatè yo, ak mandatè epi obsèvatè ki vote plizyè fwa. Iregilarite Yon lòt bò, òganizasyon sa yo fè konnen te gen anpil iregilarite pandan jounen sa a. Yo pran kòm egzanp pa t gen sekrè nan vòt yo, espas biwo vot yo te twò piti, an- pil obsèvatè ki angaje nan pwosesis la pa t idantifye. Yo fè konnen tou gen yon bann òganizasyon tankou « Unité nationale pour le dével- oppement appliqué (Unada) ki t ap vann yon pil kat akreditasyon. Selon kowalisyon an, se te menm bagaykitapkontinyeavèkyonbann obsèvatè « Centre d’observation et de formation électorale (COFE) » ki te konpòte yo tankou mandatè kèk pati politik nan eleksyon sa a. Magouy Pi lwen, kowalisyon an fè konnen li te obsève nan kèk sant vòt yon bann magouy tankou yon mandatè ki vote pandan plizyè fwa. Anplis, li kontinye pou l denonse yon bann òganizasyon tankou « Unada, COFE, Ligue haïtienne d’action civique et morale (LHACIM) ki t ap vann yon latriye kat akreditasyon kote yon manda t ap vann 1 500 goud. San konte operasyon plen bwat ak machanday politik ki te genyen douvan sant ak biwo vòt. Rekòmandasyon Malgre tout konsta sa yo, kowalisyon an wete chapo l byen ba douvan gran jefò KEP a fè pou l te pèmèt jounen 25 oktòb la byen dewoule. Men, l ap pwofite okazyon an pou l mande l fè plis jefò ankò. Yon mannyè pou rezilta yo kapab reflete reyalite vòt la. Nan sans sa a, kowalisyon an adrese yon seri rekòmandasyon bay KEP, tankou pou l bay plis presizyon sou kantite kat akreditasyon li te bay òganizasyon ki tap obsève eleksyon yo, verifye tout enfòmasyon ak elektè ki te rive vote epi pataje metòd rekritman avoka/ verifikatè k ap trete pwosè vèbal yo. Reynold Aris | ACTUALITÉ 4 | N0 114 MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 Chèf misyon obsèvasyon Inyon ewopeyèn lan kap prezante rapò sa yo te wè nan jounen eleksyon dimanch 25 oktòb la. / Foto : J. J. Augustin AYITI / ELEKSYON Obsèvatè yo bay KEPa yon bon nòt De jou apre dewoulman premye tou eleksyon prezidansyèl la, dezyèm tou eleksyon palmantè yo ak eleksyon majistra yo, dimanch 25 oktòb 2015 la, reyaksyon yo kontinye tonbe tankou grenn lapli. Obsèvatè nasyonal tankouentènasyonalyoprezanterapòpreliminèyosoudewoulmanjounensaa.MisyonObsèvasyonelektoral Inyon Ewopeyèn nan (MOE/EU), Misyon obsèvasyon electoral Òganizasyon Eta amerik yo (MOE/OEA). San konte Rezo Nasyonal kap defann nan Dwa moun (RNDDH), SOFA, CNO, Conhane ki mete tèt yo ansanm pou prezante rapò pa yo, madi 27 oktòb. www.lenationalht.com 10, rue Gabart · Pétion-Ville info@lenational.ht (509) 4612-1010 / 3214-5554 *** Propriétaire: Le National S.A Fondateur: Hervé Lerouge, Ing. 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  5. 5. E leksyon yo pran yon lòt faz. Sa se yon reyalite. Malgre dout ak bri kouri. Kèk pati politik ki te rasanble sou non : « Espas rezistans demokratik »tepranlaripoumandepopilasyon an pou ret lakay yo jou 25 oktòb la. Yon mannyè, daprè yo, pou evite katastwòf nan peyi a. Malgre sa, sitwayen yo boude apèl sa. Obsèvatè yo di te gen 30 % moun ki te al vote. Sekirite a pa t pi mal pase sa. Menm Rosemond Pradel, sekretè jeneral pati « Fusion des sociaux-démocrates haïtiens » ki te kont eleksyon yo bay lapolis bon nòt pou travay yo fè sou plan sekirite. Men ansyen konseye elektoral la panse se pa yon kout zeklè ki bay rezilta sa a sou plan sekirite nan eleksyon dimanch ki sot pase a. Se paske, pou li menm, pouvwa Mar- telly a te gen volonte pou sa. Menm jan tou, li kwè se volonte ekip tèt kale a si eleksyon 9 dawout yo te mal pase. Rosemond Pradel pa bay pou- vwa a kat blanch pou eleksyon yo. Li kwè se nan aparans bagay yo te byen pase. Li di enfòmasyon ki rive jwenn ni fè l kwè te gen anpil koken nan biwo vòt yo. Dapre M. Pradel, machin eleksyon an monte yon jan pou bay kandida pouvwa a avantaj sou lòt yo. Se sa k fè l panse apre rezilta yo ka gen anpil kontestasyon. N ap sonje « Fusion… » ak kèk pati politik ki te fòme « Espas rez- istans demokratik » t ap mande pou Konsèy elektoral pwovizwa ( KEP) a anile eleksyon 9 dawout yo. Gwoup sa a te rive nan pwen pou egzije tout manm Konsèy elektoral la remèt demisyon yo. Yo pran lari, manifeste pou dekouraje popilas- yon an al vote nan eleksyon 25 ok- tòb la. Jounal la te eseye kontakte lòt pati ak kandida pou pòs prezidan tank- ou André Michel ak Chavannes Jean-Baptiste sou sijè sa. Yo pa ni reponn apèl telefonik ni mesaj. Pou anpil obsevatè, sitiyasyon sa a sanble tèt koupe ak sa k te pase nan eleksyon pou pòs prezidan nan ane 2010 yo. Gen kèk lidè pati politik ki te boude eleksyon sa yo. Nou ka pran egzanp platfòm politik al- tènativ. Direktwa a te di yo pa t nan eleksyon men kandida platfòm sa a te patisipe. Anpil ladan yo ki te kandida pou pòs senatè ak depite te bon nan eleksyon sa yo. Listwa montre apre eleksyon sa yo, direktwa platfòm politik alte- nativ la te rekonèt kandida ki te bon yo. Ki konpòtman pati ki te kont eleksyon sa yo pra l genyen apre gen lòt dirijan (prezidan, sen- atè, depite, majistra) ki sot nan eleksyon sa yo ? Nou poko nan faz sa. Kounye a, an- pil je brake sou rezilta eleksyon sa yo espesyalman pou pòs prezidan. Anpil kandida ap bat lestomak yo. Yo deklare se yo ki genyen eleksyon yo oubyen yo pra l nan dezyèm tou. Antouka, sèl KEP a gen dwa pou bay rezilta eleksyon yo. Randevou a kase pou 3 novanm, dapre ka- landriye elektoral la. Jean Michel Cadet ACTUALITÉ | MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 N0 114 | 5 AYITI/ELEKSYON Pati ki kont eleksyon yo fè silans Eleksyon 25 oktòb yo pase san bri san kont. Premye akouchman an fèt san konplikasyon. Se konsta sa a anpil obsevatè ayisyen ak etranje fè. Bri kouri ki tap fèt sou eleksyon sa yo pa kenbe. Pi fò pati politik ak kandida pou pòs prezidan ki te kont eleksyon sa yo mete dwèt sou bouch. Okenn komantè sou oganizasyon ak dewoulman eleksyon sa yo. Kèk ladan yo di se nan aparans eleksyon sa yo te byen pase. Yo kwè apre rezilta yo, ka gen anpil plenyen ak kontestasyon. Rosemond Pradel, sekretè jeneral pati « Fusion des sociaux-démocrates haïtiens ».
  6. 6. | ACTUALITÉ 6 | N0 114 MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 « Anpil bwat te ranpli pandan jou vòt la, nan anpil sant toupatou nan peyi a», daprè sa responsab òganizasyon sila yo kite rankontre laprès, madi 27 oktòb la fè konnen. Obsèvatè yo fè konnen tou te gen anpil ti negosyasyon anba chal responsab sant vòt yo ak manm biwo vòt yo tap fè. Si òganizasyon yo rekonèt Konsèy Elektoral Pwovizwa a (KEP) fè anpil efò, nan rapò yo mete deyò a, yo chita anpil tou sou zak malonnèt ki lage gwo dout sou reyisit eleksyon kite fèt jou kite 25 oktòb la. Youn nan gwo aksyon kifè manm òganizasyon sila yo ki t ap voye je sou dewoulman eleksyon yo, sitou solidarite fanm ayisyen kontan, se prezans anpil fanm nan mitan mounKEPatechwazipoutetravay nan biwo vòt yo. Nan mitan moun sa yo, te toujou genyen omwen yon fanm. Yon desizyon ki koresponn dapre sa Marie-France Joachim fè konnen, ak ezijans plizyè atik anndan dekrè elektoral la ki chita sou zafè « quota ». idantifikasyon biwo vòt yo, kat akreditasyon, lis elektoral kite disponib ak materyèl yo kite rive alè, se kèk nan pwen pozitif obsèvatè yo souliye. Oganizasyon sila yo ki t ap founi je gade kijan jounen elesyon an t ap pase, pa t neglije fouye zo nan kalalou pou montre tout pwoblèm kite genyen nan eleksyon an, swa nan zafè atoufè kite vle vin gade sa, oubyen tou nan kèk desizyon KEP a ak Lapolis te pran kite lakòz gwo latwoublay nan sant vòt yo. Yon lòt bò, gwoup òganizasyon ki t ap voye je sou eleksyon 25 oktòb yo fè konnen pa t gen anpil moun kite al vote nan eleksyon an, kontrèman ak sa anpil lòt moun ak òganizasyon te vle fè kwè. Nan detay yo t ap simaye san rete, òganizasyon yo fè konnen, gwo ponyèt kèk polisye t ap fè nan kèk sant vòt te lakòz gwo liy moun men longè, kite dekouraje kèk moun kite vle vin vote pandan jounen an. Menm lè yo kwè te gen bon klima sekiritè pou te pèmèt eleksyon yo byen pase. Gen anpil nan moun kite nan liy yo nan flanm solèy, daprè rapò òganizasyon yo, ki te fè kòlè, rantre lakay yo san yo pa vote akòz gwo ponyèt kèk polisye t ap fè. Konsa, patisipasyon an vin pi piti toujou. Zafè mandatè ak obsèvatè yo kite bay gwo tèt chaje nan eleksyon 9 dawou pa t fin rezoud nèt, menm lè Konsèy elektoral la te pran kèk desizyon pou te korije erè kite pase yo. Akòz mandatè ki t ap leve lòt sou pòs, san gwo kontwòl anndan sant vòt yo, anpil ladan yo ki se zefèyis tilolit, te tonbe vote plizyè fwa. Gen kèk òganizasyon tou ki te tounen machann manda. Menm lè KEP a te anile otorizasyon li ba yo, yo rive nan kèk zòn patisipe kanmenm nan eleksyon yo. Rekòmandasyonyo... San voye flè, Vilès Alizar, ki se yon gworesponsabnanRNDDH,kitap enfòme laprès sou rekòmandasyon òganizasyon yo fè pou korije kèk zak malfektè mandatè ak lòt malfra te fè nan jounen vòt la, pa t manke felisite KEP a, pou jefò kite fèt pou kreye yon anviwonnman sekiritè pou reyisit vòt la. Ak anpil pridans, misye Alizar fè konnen li poko ka fin di jounen eleksyon an se te yon reyisit nèt ale, paske pwosesis la poko fini. Y ap kontinye swiv sa k pwa l pase nan Sant tabilasyon an. Daprè sa Vilès Alizar fè konnen, KEP a ta dwe bay bonjan esplikasyon sou mannyè Sant tabilasyon an fonksyone, yon fason pou kandida yo ak piblik la ka klè kou klè woz, sou pwosedi trètman dosye yo. Pi lwen, li mande pou KEP a di piblik la tou ki kantite kat li te separe bay òganizasyon obsèvatè ki t ap founi je pou gade kijan eleksyon yo t ap dewoule 25 oktòb la. KEP a ta dwe bay tou, daprè misye Alizar, bonjan detay sou mannyè li chwazi avoka ki la pou verifye pwosè vèbal yo anndan sant tabilasyon an ki gen kòm ti non gate, sant tribilasyon. Pami kèk lòt dosye ki ap trimèse bil òganizasyon sila yo, zafè pwosèvèbal ki pwal nan karantèn yo kanpe nan premye ran. Defansè dwa moun yo kwè li ta nesesè pou KEP a esplike kijan yo deside nan sant tabilasyon an mete yon pwosèvèbal nan karantèn, konsa ya evite anpil bouch louvri nan rès pwosesis la. Gen tou kèk lòt rekòmandasyon tankou zafè vòt blan an, obsèvatè yo bezwen konnen kisa KEP a pwal fè ak yo. San konte verifikasyon enfòmasyon sou elektè kite vote san non yo pat sou lis elektoral yo. Verifikasyon sa yo daprè sa Vilès Aliza fè konnen, ta dwe fèt devan je obsèvatè ak reprezantan pati politik. Lionel Edouard AYITI / JOUNEN ELEKSYON 25 OKTOB Plizyè òganizasyon k ap defann dwa moun, kite angaje tèt yo kòm obsèvatè nan eleksyon 25 oktòb yo, mete deyò yon rapò sou sa yo te wè, sa yo te tande pandan jounen vòt la. Solidarite Fanm Ayisyèn, Konsèy Nasyonal Obsèvasyon, Konsèy Ayisyen Aktè ki pa nan Leta yo ak Rezo Nasyonal kap Defann Dwa Moun yo, ki anndan Koalisyon an, wete chapo devan gwo jefò Konsèy elektoral la te fè pou prepare eleksyon yo, » suite de la première page Yon moun kap vote nan eleksyon dimanch 25 oktòb la. / foto : Ruben Chery
  7. 7. ACTUALITÉ| MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 N0 114 | 7 » suite de la première page Yon dam ki t ap plenyen paske l sòti Maryani pou l rive lavil la sou de pye l, fè konnen menm lè tout moun fin abitye ak Kafou kòm yon zòn ki gen anpil blokis, se premye fwa li menm depi l rete nan komin lan li asiste yon blokis konsa, kote menm pyeton pa ka fè yon pa. Yon deklarasyon li fè dapre sa li te obsève devan pòs polis Matisan 7 la. Machin ak moto ki t ap pran di- reksyon lavil yo te bloke nan mitan labou devan komisarya a. De lòt machin te pran pàn sou kote lari a. Sa ki te bay yon bèl blokis pyeton, ki te byen amize moun ki te pran ladan l yo. Yonn tap di lòt limyè vèt se liy pa w la ki pou ale, limyè wouj bay liy pa m nan pase. Dapre obsèvasyon Le National fè, se ravin ki tou kole ak pòs po- lis Matisan an, melanje ak kan- nal Pòtay Leyogàn lan, tout moun konnen sou non Bwadchèn, ki te bouche ak wòch, ranblè, plis fatra, ki soti anwo nan mòn Matisan, ak Kafoufèy, apre ti lapli ki te fin ton- be nan lendi swa a. Sa ki te lakòz labou, dlo anvayi wout Kafou a, e bloke sikilasyon an. Byen bonè nan maten, chofè transpò piblik k ap fè trajè Kafou- Lavil yo te deja kreye yon estasyon devan baz Amiral Killick la, nan zòn Bizoton. Paske lè yo soti Sen Chal oubyen Paloma pou yo de- sann lavil, kote ki pi lwen yo te ka rive se bò baz Amiral Killick tout moun kafou konnen sou non La- marin. Blokis sa te kòmanse depi bò baz la jouk rive Pòtay Leyogàn. Chofè taksi moto yo, menm lè anpil nan yo te echwe nan kèk tou rego pandan jounen an, te pwofite jwi sitiyasyon an menm jan ak moun ki t ap janbe moun pou lajan devan Teyat Nasyonal la. Yo menm rive mande 250 goud pou yo mete yon moun lavil. Moun kip pa t ka pèdi jounen travay yo, menm lè se apre pakèt plenyen, reziyen yo peye, sa ki pa gen mwayen te twouve yo nan sitiyasyon pou yo jwe marèl nan la- bou a, osinon tounen lakay yo. Youn nan bagay ki te lakòz anpil moun t ap bougonnen nan machin yo, se prezans polisye ki responsab sikilasyon yo pat janm remake, nan sitiyasyon dejenere sa a kote chofè yo te fè trajè a fè kat liy. Youn antre nan lòt sou wout la. Sa ki te rann wout la te vi n pi difisil pou de- bloke, menm lè kèk sitwayen t ap fè mannèv pou te debloke l. Pou yon moun te soti Kafou pou rive lavil jounen madi sa a, se te yon kastèt chinwa. Kòm sitwayen yo pa t ka pa al chèche la vi yo, pifò goumen yo desann, men sou tout wout la y ap mache, y ap kritike dirijan peyi a, ki dapre yo menm, ap pase pèp ayisyen nan betiz. Yo pa t bliye kritike tou, tout kandida pou tout pòs nan eleksyon 2015 yo. Dapre sa yo di, yo tout se pòch yo y ap vi n plen, pa gen youn nan yo k ap vi n chanje anyen. Evens REGIS eregis@lenational.ht Men kijan bagay la te ye nan Bisantnè, bò Teyat nasyonal, madi 27 oktòb la. / Foto : J. J. Augustin AYITI / ANVIWÒNMAN Wout Kafou, zòn kote lapli kreye travay !
  8. 8. 8 | N0 114 MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 | MONDE A fin d’éviter le fiasco de Copenhague, la France mise sur la présence des grands de ce monde dès la premier jour de la grande con- férence climat le 30 novembre à Paris, l’Américain Obama, le Chi- nois Xi Jinping et l’Indien Nar- endra Modi ayant d’ores et déjà répondu présent. « Pour la journée du 30 novembre avec les chefs d’Etat et de gouver- nement, nous avons déjà reçu 80 réponses positives dont le prési- dent des Etats-Unis, de la Chine, le Premier ministre indien, ainsi que le président de l’Afrique du Sud et du Brésil et le Premier ministre du Canada », a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Il a précisé que les leaders européens « seraient égale- ment présents ». LaChineetlesEtats-Unisreprésen- tent environ 40 % des émissions de gaz à effet de serre, responsables du dérèglement climatique. La France, qui présidera la con- férence où un accord historique pour limiter le réchauffement est espéré, a invité les leaders des 195 Etats participant aux négociations. « Nous avons pris avec François Hollande la décision d’inviter les chefs d’Etat le premier jour, et pas à la fin comme cela avait été le cas à Copenhague car cela avait eu deux conséquences: les négociateurs avaient attendu les chefs d’Etat pour négocier et les chefs d’Etat n’avaient rien résolu », a expliqué Laurent Fabius. « D’où l’idée d’avoir en début de COP, une impulsion des respon- sables politiques », a-t-il souligné. A Copenhague en 2009, où un ac- cord mondial était déjà recherché, 110 chefs d’Etat et de gouverne- ment étaient venus en urgence à la rescousse des négociateurs en- glués dans les discussions. Leur présence les dernières 48 heures de la réunion n’avait pas permis de sortir de l’ornière. Six ans plus tard, la France a préparé la COP21 avec en tête « le fantôme de Copenhague » et a essayé une méthode différente, en mobilisant intensément son réseau diplomatique et en engageant les leaders politiques plus tôt dans le processus. Après quatre round de pourparlers cette année à Genève et Bonn, pla- cés sous l’égide des Nations unies, les pays ont accouché vendredi dernier d’un projet d’accord très imparfait, car trop long et com- portant des options à la fois très nombreuses et parfois contradic- toires. UneannoncedeRyad espérée « Nous avons un nouveau texte de négociation qui fait 51 pages », a souligné Laurent Fabius pour qui « l’idéal aurait été un projet de texte avec peu d’options à trancher ». « Nous n’en sommes pas là, mais il y a eu à Bonn des discussions appro- fondies et nous avons une base de négociation pour Paris », s’est-il ré- joui. Il a cité parmi les sujets ayant progressé un mécanisme pour re- voir à la hausse les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et les financements de l’aide aux pays du Sud par les pays développés. Les engagements actuels des pays pour réduire leurs émissions, re- sponsables d’un réchauffement dont la vitesse est inédite, mettent à ce stade la planète sur une trajec- toire d’environ “ 3°C par rapport à l’ère pré-industrielle, un niveau synonyme de dérèglements de grande envergure. « C’est déjà mieux que les 4, 5 ou 6°C du scénario catastrophe si rien n’est fait », a souligné Laurent Fa- bius, mais « cela nécessite d’être revu à la hausse » pour réussir à contenir le réchauffement en deçà “2°C, l’objectif de la communauté internationale. Pour préparer la COP21 au plus haut niveau, une pré-COP est prévue à Paris du 8 au 10 novembre à Paris au niveau ministériel. « Ce sera un moment important », a assuré M. Fabius, indiquant qu’il y aurait plus de 80 minis- tres présents pour ces discussions visant à « avancer sur la voie du compromis ». Le ministre a aussi indiqué qu’il espérait de nouveaux engagements d’ici le début de la COP21, 155 pays sur 195 ayant annoncé jusqu’ici leurs objectifs climatiques. Il a notamment dit espérer « pro- chainement » une annonce de l’Arabie saoudite sur ses objectifs: Ryad, réticente à envisager un monde s’éloignant des énergies fos- siles, est le seul pays du G20 à ne pas l’avoir fait. Source: AFP Climat: 80 chefs d’Etat à Paris, dont Obama, Xi Jinping et Modi au coup d’envoi de la COP Xi Jinping, le président chinois, le 23 octobre 2015, à Manchester. / Photo : Oli Scarff/AFP/Archives L ’Assemblée générale des Nations unies a récla- mé mardi lors d’un vote quasi-unanime la fin de l’embargo américain visant Cuba, trois mois après le rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et La Havane. Les Etats-Unis et Israël ont voté con- tre cette résolution non contraignante, tandis que 191 des 193 pays mem- bres de l’ONU se sont prononcés en faveur du texte demandant la fin de l’embargo imposé à l’île communiste depuis 1962. En 2014, le vote sur cette question s’était soldé par deux voix contre (Etats-Unis et Israël) et trois absten- tions (îles Marshall, Micronésie, îles Palaos). Le texte cette année saluait le ré- tablissement des relations diploma- tiques et la « volonté exprimée » par le président Barack Obama de mettre fin à l’embargo, dont la levée totale ne peut être décidée que par le Congrès, où la majorité républicaine reste hostile au rapprochement avec La Havane. Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a dit es- pérer que le Congrès « modifie cette politique inefficace, cruelle et injuste, ancrée dans le passé ». « La levée de l’embargo sera l’élément essentiel qui donnera un sens aux progrès accomplis au cours des der- niers mois dans les relations entre les deux pays », a-t-il justifié. Le diplomate américain Ron Godard a expliqué que les Etats-Unis avaient voté contre le texte car il ne reflétait pas « les étapes significatives qui ont été franchies et l’esprit d’engagement défendu par le président Obama ». Il faudra « des années de persistance et de dévouement des deux côtés » pour atteindre une normalisation, a- t-il avancé. L’Assemblée générale se prononce chaque année depuis 1992 sur une ré- solution dénonçant le blocus améric- ain à Cuba. Source: AFP Cuba: majorité écrasante à l’ONU pour AFP/AFP/Archives - Le président américain Barack Obama serre la main du président cubain Raul castro, au siège de l’ONU à New York le 29 septembre 2015
  9. 9. MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 N0 114 |9 MONDE| L a Maison Blanche et le Congrès à majorité répub- licaine ont signé un rare compromis pour financer l’Etat fédéral et éviter un défaut de paiement jusqu’en 2017, assurant à Barack Obama qu’il n’aura plus à gérer de crise budgétaire jusqu’à son départ. L’accord négocié dans la discrétion depuis septembre et dévoilé dans la nuit de lundi à mardi a toutes les chances d’être adopté rapidement par la Chambre des représentants et le Sénat. Il augmente légèrement les bud- gets des années budgétaires 2016 et 2017 et relève le plafond de la dette jusqu’au 15 mars 2017, deux mois après l’investiture du successeur de Barack Obama. Les marchés s’attendaient certes à ce qu’une solution soit trouvée sur la limite de la dette avant la date- butoir de mardi prochain, mais le texte écarte officiellement, avec une semaine d’avance, tout risque imminent de défaut de paiement. « Personne n’a eu tout ce qu’il vou- lait, mais l’accord durera deux ans et nous évitera de sauter de crise en crise », s’est félicité le vice-président américain, Joe Biden. Le porte-parole de la Maison Blanche Eric Schultz a souligné que Barack Obama s’était impliqué per- sonnellement dans les négociations avec les chefs de file parlementaires démocrates et républicains. Le compromis met un inattendu point final à cinq années de dia- logue de sourds entre le président Obama, armé de son pouvoir de veto, et des républicains détermi- nés à réduire la voilure de l’Etat fédéral. L’affrontement a permis de faire chuter le déficit public à son plus bas niveau en huit ans, à 2,5 % du PIB en 2015. Mais la stratégie de la corde raide des républicains, sous pression de la faction ultra-conservatrice, a mené les Etats-Unis au bord du dé- faut de paiement en 2011 et 2013, quand le Congrès n’a accepté de relever la limite de la dette qu’à la dernière minute (le Trésor améric- ain n’a plus le droit d’emprunter sur les marchés dès que ce « plafond » est atteint). ‘Nettoyer la grange’ Le compromis assouplit pendant deux ans l’austérité imposée en 2011, soit jusqu’au 30 septembre 2017. L’Etat fédéral dépensera 1 067 mil- liards de dollars en 2016 (50 mil- liards de plus que le plafond ini- tial) et 1 070 milliards en 2017 (30 milliards de plus), dont environ la moitié pour la Défense, qui béné- ficiera aussi d’une rallonge excep- tionnelle 31 milliards. Ce budget dit discrétionnaire ne représente qu’environ un tiers des dépenses de l’Etat fédéral. Les dépenses sociales comme les pro- grammes d’assurance maladie pour retraités ou personnes modestes fonctionnent séparément. Paradoxalement, cette percée n’a pu se produire que parce que le président de la Chambre, John Boehner, a été poussé à la démis- sion par les frondeurs du Tea Party, qui lui reprochent un manque de combativité face à Barack Obama. Usé par la guerre civile entre mo- dérés et ultra-conservateurs depuis la victoire des législatives de 2010, John Boehner avait annoncé qu’il « nettoierait la grange » avant son départ, prévu vendredi, et au di- able les objections du Tea Party. « Parfois la montre joue contre vous, et parfois la montre vous aide », a ironisé John Boehner mardi au Capitole. « Je suis content de voir la lumière au bout du tunnel ». Tea Party furieux Selon l’exécutif américain, la hausse des dépenses dopera le PIB améri- cain de 0,3 % en 2016, créant 340 000 emplois supplémentaires. Débarrassé de ces épineuses ques- tions budgétaires, le parti républic- ainpeutenvisagerplussereinement l’année électorale qui s’engage, en vue de la présidentielle de 2016. Le favori pour succéder à John Boehner est le représentant répub- licain Paul Ryan, qui sera désigné candidat du groupe lors d’un vote interne mercredi, puis élu par les 435 membres de la Chambre jeudi. Le Tea Party était néanmoins fu- rieux mardi de découvrir un com- promis négocié dans son dos, et qui selon ses élus ne réduit pas as- sez les dépenses. « Si j’étais Barack Obama, je serais fou de joie », a râlé le représentant Steve King. Ces élus conservateurs devraient voter contre le texte budgétaire qui devrait être mis aux voix mercredi à la Chambre. Mais grâce à l’appui des 188 représentants démocrates, 30 des 247 républicains suffiront pour at- teindre la majorité requise. source: AFP Obama s’accorde avec le Congrès sur le AFP/AFP/Archives - Barack Obama, le 27 octobre 2015, à bord de l’avion Air Force One L a justice américaine a an- noncé mardi ouvrir une enquête sur l’arrestation dans une salle de classe d’une lycéenne noire par un polic- ier blanc, un acte dont la brutalité a suscité une vive indignation. « Le service des droits civils du bureau de Columbia du FBI et le bureau du pro- cureur du district de Caroline du Sud ont ouvert une enquête sur les circon- stances de l’arrestation d’une élève du lycée de Spring Valley », a indiqué un communiqué officiel. « Le FBI rassemblera tous les élé- ments de preuve nécessaires pour déterminer s’il y a eu violation d’une loi fédérale », a précisé le texte.Dans plusieurs vidéos devenues virales sur internet, on voit le policier arracher violemment de sa chaise la lycéenne, en la cravatant, avant de la traîner par terre à travers la classe. L’adolescente avait apparemment refusé d’obéir au policier qui lui demandait de sor- tir.Ces vidéos, mises en ligne avec le hashtag #AssaultAtSpringValleyHigh, ont très vraisemblablement été filmées par des élèves avec leur téléphone por- table.Le policier, Ben Fields, l’un des deux agents référents de cette école de Spring Valley, a fait l’objet d’une suspension administrative. Mardi de nouvelles réactions de condamna- tion du policier sont venues s’ajouter à celles de la veille. Hillary Clinton, can- didate démocrate à l’élection présiden- tielle, a ainsi qualifié d’«inacceptable » l’interpellation exercée dans ces conditions. « On ne peut trouver au- cune excuse à de la violence dans une école », a-t-elle commenté sur son compte Twitter. « Dans une salle de classe, les élèves devraient se voir of- frir l’éducation et non la violence », a réagi de son côté l’Union américaine de défense des libertés civiles (ACLU). La plus importante organisation de défense des droits des Noirs aux Etats- Unis, la NAACP, devait pour sa part tenir une conférence de presse mardi après-midi sur la question. Dans un communiqué, Debbie Hamm, responsable du lycée Spring Valley, a assuré que la direction coo- pérerait pleinement dans le cadre des investigations, l’établissement étant « profondément préoccupé ». « J’ai regardé la vidéo à plusieurs reprises et sans aucun doute ces images sont extrêmement pertur- bantes », a commenté pour sa part James Manning, président du con- seil d’administration du lycée. Cette controverse illustre une nouvelle fois la brutalité de la police aux Etats- Unis, après une série d’affaires, par- fois meurtrières, impliquant des policiers blancs face à de jeunes hommes ou des adolescents noirs. Source: Reuters Etats-Unis: enquête sur l’interpellation brutale d’une lycéenne noire AFP/Getty/AFP/Archives - La justice américaine a annoncé mardi ouvrir une enquête sur l’arrestation dans une salle de classe d’une lycéenne noire par un policier blanc
  10. 10. |ÉCONOMIE 10 | N0 114 MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 D ans cette première phase, pour laquelle un montant de 300 millionsdegourdesaété décaissé, trois grands sous-projets seront mis en œuvre par l’exécution de travaux de finalisation de la trame hydraulique dans les zones pilotes, de protection de berges en aval du barrage de Canneau, et de rénovation des bâtiments qui en assurent la desserte administrative et technique. 14contratssignés À cet effet, plus de 220 mètres linéaires de mur de protection de berges en aval du barrage de Canneau seront construits. Le MARNDR compte par ailleurs, dans cette première, entamer la construction d’environ 50 kilomètres de drains secondaires et tertiaires dans la zone pilote irriguée par Lower, Benoit, Laville, et Bodonne. Ces travaux seront réalisés par les firmes SCP/Génie Conseil supervision et BETA Ingénieur Conseil et supervisés par les cadres du MARNDR. D’après le directeur de l’Organisme de développement de la Vallée de l’Artibonite (ODVA) Franco Jean-Pierre, présent lors de cette cérémonie, tout le fleuve de l’Artibonite est concerné dans le cadre de ce programme. Il a fait savoir que 14 contrats ont déjà été paraphés avec les associations des irrigants afin de les impliquer également dans sa mise en œuvre. Ces producteurs seront particulièrement chargés du curage des canaux en terre et dans bien d’autres ouvrages ponctuels. À noter que l’Organisation de Développement de la vallée de l’Artibonite (ODVA) est l’un des acteurs clés de ce projet. Le lancement de ces travaux n’a pas laissé indifférentes les diverses personnalités qui ont pris part à la cérémonie. Dans son intervention de circonstance, le ministre de l’Agriculture l’ingénieur-agronome Lyonel Valbrun a surtout mis l’accent sur l’importance pour le pays de ce premier lot de travaux et particulièrement pour le département de l’Artibonite. D’après M. Lyonel Valbrun, ce programme permettra de faire face à la sécheresse qui n’est pas sans conséquences sur la production rizicole de la région. Uneinitiativequin’apas laisséinsensible Selon les statistiques officielles, la vallée de l’Artibonite représente d’environ 80 % de la production totale du pays. Ce projet, selon le ministre Valbrun, devrait augmenter de plus de la moitié la production rizicole de la région. De son côté, M. Corvil Guerry, représentant de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) dans cette activité, a manifesté son contentement et son optimisme quant aux conséquences positives que ces travaux pourraient avoir sur la production rizicole dans le département de l’Artibonite. Aussi promet-il d’inviter la BID à intensifier ces travaux dans le cadre des prochaines phases du programme. L’accord concernant ce programme a été signé entre l’État haïtien et la Banque Interaméricaine de Développement le 5 février 2014 pour un montant de 27 millions et 500,000 dollars américains. La BID finance PROGEBA à hauteur de vingt-cinq-millions de dollars américains et l’État haïtien a fourni la contrepartie de 2 millions et 500,000 dollars américains. Le Ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) est l’Organisme d’exécution, via l’Unitéd’ExécutionduProgramme. Le PROGEBA a un double objectif : réduire les pertes en cultures, en élevage et au niveau des infrastructures dues aux inondations, et accroître la productivité agricole dans le bassin de l’Artibonite. La gestion du projet est confiée à un Bureau de coordination basé à Damien sous la supervision d’un Comité de pilotage interinstitutionnel. L’exécutiondestravauxsurleterrain sera assurée par trois directions techniques du ministère, dont deux localisées à l’ODVA et une autre à la Direction départementale du MARNDR dans le Plateau central. Ces dernières seront renforcées par des cadres expérimentés, de con- cert avec la direction du projet. Placide Pierre Ricardo AGRICULTURE - MAITRISE DE L’EAU Lancement des travaux dans la Valée de l’Artibonite pour revaloriser la production rizicole TAUX DE RÉFÉRENCE (BRH) >Taux moyen d’achat 53.2988 GDES >Taux moyen de vente 54.1116 GDES COURS DE LA GOURDE 23 OCTOBRE 2015 Le barrage sur la rivière Canneau dans l’Artibonite | © MARNDR De concert avec la BID, le ministère de l’Agriculture a procédé ce jeudi 22 octo- bre au lancement de la première phase des travaux prévus dans le cadre du Pro- gramme de Gestion de l’Eau dans le bassin de l’Artibonite (PROGEBA). Plus de 950 petits ouvrages de rétention d’eau et de sol seront réalisés dans la première phase de ces travaux qui devraient s’achever en avril 2016. L’Actu en bref Trente millions de gourdes pour la CECREM Les petits commerçants et autres micro-entrepreneurs de la zone frontalière, lésés par la décision du gouvernement de réorienter vers d’autres ports une vingtaine de produits dominicains transitant par voie d’accompagnement dans le cadre des activités de la Coopérative d’Épargne et de Crédit de Malpasse (CECREM). Inaugurée le 18 octobre écoulé, la démarrage de 30 millions de gourdes de l’État haïtien par l’entremise du ministère de l’Économie et des Finances (MEF). Selon une note de ce ministère, la création de ce fonds est motivée par la nécessité de rendre plus compétitifs les petits commerçants de la ligne frontalière concernés par la mesure du 2 octobre, de faciliter leur accès au crédit direct et de renforcer leur capacité d’approvisionnement. L’heure nationale sera reculée de 60 minutes dimanche L’heure nationale sera reculée de 60 minutes à partir de 2 : 00 AM le dimanche 1er novembre 2015, rappelle le Bureau de Communication de la présidence. Cette décision, précise le Bureau, a été prise en fonction des dispositions de l’Arrêté présidentiel du mercredi 7 mars 2012. Quand il sera 2 : 00 AM, reculez votre heure de 60 minutes (à ce moment il sera 1 : 00 AM), activités quotidiennes. La région du nord sera mise en valeur Des appels d’offres seront lancés en 2016 dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme de mise en valeur de la région du Grand Nord, a annoncé ce mardi le ministère du Commerce et de l’Industrie. Les études relatives à réhabilitation du port du Cap-Haitien sont en train d’être achevées, nous apprend une dépêche du ministère de la Communication. Développement de l’agro- industrie en Haïti Le ministre du Commerce et de l’Industrie Jude Hervey Day se propose d’inviter les dirigeants des multinationales nord-américaines Del Monte, Libbys, Tabasco et Dole Jumex à s’implanter en Haïti dans le cadre des efforts gouvernementaux pour développer l’agro-industrie dans le pays. « L’implantation de ces grandes entreprises de l’agro-industrie dans le pays serait une garantie pour la production nationale », a soutenu le ministre ce mardi.
  11. 11. L e rapport entre politiques commerciales et développement fait l’objet de vifs débats entre les partisans du libre échange et les partisans du protectionnisme. Les arguments avancés par les uns et les autres se sont fortement inspirés de l’expérience des pays en développement qui ont testé ces deux types de politiques commerciales. Eneffet,lespolitiqueséconomiques menées dans les pays en développe- ment ont connu d’importantes évo- lutions au cours du temps. On est passé des politiques intervention- nistes et protectionnistes des an- nées 50, où l’Etat joue un rôle im- portant dans le fonctionnement de l’économie, aux politiques libérales des années 80 caractérisées par le libre jeu du marché et un retrait de l’Etat de la sphère économique. L’objectif de cet article est de mon- trer, en s’appuyant sur l’expérience de ces pays, l’hétérogénéité des réponses face à une politique inter- ventionniste ou libérale et la com- plexité des débats autour de ces questions. 1. Remise en cause du modèle de développement des années 50 La plupart des pays en développe- mentontoptéàpartirdesannées50 et particulièrement dans les années 60 et 70 pour la stratégie d’import- substitution. Cette stratégie repose sur la substitution aux importa- tions, au lieu de la promotion des exportations, comme moteur de la croissance. Elle s’accompagne d’une politique protectionniste avec la mise en place d’un système de quotas, de droits de douane et des taux de change multiples qui doivent filtrer les importations en fonction des besoins prioritaires de l’industrialisation. Cette approche repose aussi sur des investissements dans le secteur manufacturier, plutôt que dans les produits primaires. L’idée de base est de remplacer les biens précédemment importés par des biens produits localement. Cette stratégie d’import-substitution s’inspira largement des recherch- es conduites en vue d’accroître le potentiel économique de certains pays d’Europe occupés. En par- ticulier, la France et l’Allemagne ont construit leur développe- ment industriel dans un contexte fortement contrôlé et ont pu tirer profit d’un haut niveau de protec- tionnisme afin de construire des dynamiques de croissance forte (Assidon, 2003). L’expérience d’industrialisation rapide entamée par l’ex-URSS dans les années 30, par la Chine et la plupart des ex- pays du bloc socialiste, avait exercé un grand attrait sur les pays en développement. L’argument théorique qui est avancé pour justifier cette straté- gie, est l’argument de l’industrie naissante développée par F. List au 19ème siècle. Il sera repris par les économistes classiques comme J. Stuart Mill. Cet argument jus- tifie le recours à la protection par un pays dans les premiers stades du développement industriel afin d’aider ses industriels à atteindre le niveau de savoir-faire moyen dans l’industrie. La détérioration des prix des produits de base ex- portés par les pays en développe- ment depuis la crise des années 30 va renforcer l’argumentaire de la politique d’importsubstitution. Cet argument a été mis en avant par R. Prebish qui recommande forte- ment le recours à l’industrialisation afin de transformer localement les produits auparavant exportés. Cette stratégie va entrer en crise au début des années 80 dans plu- sieurs pays en développement avec des taux de croissance moyen du PIB industriel négatif entre 1980 et 1984 (-2,5) et faible entre 1984 et 1987 (0,4%) (Fontaine, 1994). La crise de la dette de 1980 va com- plètement remettre en question ce modèle de développement. Il sera d’autant plus discrédité que cer- tains pays d’Asie, qui avaient dès le début des années 70 ouvert leurs économies et orienté une partie de leurs ressources et de leurs in- vestissements vers la promotion des activités exportatrices, avaient enregistré une croissance forte et surtout une progression rapide de la part des exportations dans la formation du PIB. Ainsi, on com- mençait déjà à parler de miracle asiatique pour des pays comme le Japon ou la Corée. Plusieurs rai- sons vont être avancées pour expli- quer l’échec de cette stratégie pro- tectionniste. Parmi elles, on peut citer la faible articulation interne des activités in- dustrielles, la faiblesse des marchés intérieurs et leur incapacité à offrir d’importants débouchés pour les nouvelles activités industrielles, le coût social élevé d’une telle straté- gie et la mauvaise gestion des in- dustries étatisées (Fontaine, 1994). L’argument qui est le plus souvent avancé est la faiblesse de la produc- tivité des nouvelles entreprises. La protection n’a pas incité les entre- prises à investir et à moderniser leurs appareils productifs. Au con- traire, on a assisté à l’émergence de comportements rentiers de la part des entreprises qui ont tiré profit de la protection. Un nouveau consensus, basé sur l’ouverture et faisant de l’exportation le principal moteur de la croissance, va émerger. Il sera au centre des réformes ap- pliquées par les pays en dével- oppement dès le début des années 80 dans le cadre des politiques d’ajustement structurelles (PAS). A suivre Source : .inter-reseaux.org MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 N0 114 | 11 ÉCONOMIE| POUR NOURRIR LA RÉFLEXION Ouverture ou fermeture : les leçons du passé Cette stratégie repose sur la substitution aux importations, au lieu de la promotion des exportations, comme moteur de la croissance | © Neo-Planète
  12. 12. |ÉCONOMIE 12 | N0 114 MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 « Il y a vraiment des choses positives qui se font en coopération internationale, puis il y a une manière de changer les cho- ses malgré tout, même s’il reste beaucoup de travail à faire », a souligné Amélie Nguy- en, analyste politique à l’AQOCI, en entrevue téléphonique. Les organisations profitent ainsi de cette semaine pour rejoindre les citoyens et leur faire comprendre qu’ils peuvent tous contribuer à bâtir un monde meilleur. L’AQOCI a ciblé cinq grands enjeux qui se- ront abordés par différents organ- ismes: les inégalités en général, l’égalité entre les hommes et les femmes, les changements clima- tiques, la santé des mères et des en- fants ainsi que la paix. Des activités portant sur ces différents thèmes seront présentées dans les cégeps pour rejoindre les jeunes. «On veut varier la gamme d’âges, et le fait d’aller dans les cégeps élargit la portée de notre message », a noté Mme Nguyen. L’Association a aussi misé sur la publication de caricatures sur son site Internet, qui ont été réalisées par des artistes québécois, dont Richard « Suicide », Francis De- sharnais et Alexandre Fontaine Rousseau. «L’humour vient re- joindre les gens d’une manière différente ; un peu plus irrévéren- cieuse, plus mobilisatrice parfois. Ça frappe les esprits », a expliqué l’analyste politique de l’AQOCI. Mondialisationdes en- jeux Amélie Nguyen croit qu’il est pos- sible d’attirer l’attention des Ca- nadiens sur la coopération inter- nationale, en démontrant toute l’interrelation entre leurs prob- lèmes locaux et ceux des pays en voie de développement. «Quand on parle d’inégalités, ça affecte les Canadiens comme ça affecte les Maliens. C’est un peu la même logique faisant que les inégalités s’approfondissent au sein des pays », a-t-elle expliqué. Selon elle, les crises financières récentes et les conséquences des changements climatiques démon- trent plus que jamais que le destin du Canada est lié à celui des autres pays. « Les Canadiens sont des ci- toyens du monde et ils ont un rôle à jouer », a-t-elle affirmé. «Un réseauen crise» L’AQOCI tenait d’ailleurs une conférence, en février dernier, à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) sur la santé des mères et de leurs enfants, un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre depuis les dernières années. Lors de son discours à la dernière Assemblée générale des Nations unies, le pre- mier ministre du Canada, Stephen Harper, a annoncé qu’il investirait 3,5 milliards de dollars sur cinq ans pour les mères et les enfants des pays en voie de développement. Mme Nguyen reconnaît que cette décision du Canada constitue une « amélioration ». Elle a toute- fois relevé qu’il s’agit ici d’un « fi- nancement prévisible », qui tou- che un secteur très pointu. Ce n’est donc pas suffisant, selon elle, et elle espère que la semaine - qui est d’ailleurs financée par le gou- vernement fédéral - permettra aussi d’attirer l’attention des élus. « C’est un réseau en crise à plusieurs égards. Des organismes ont dû couper du personnel et couper des liens avec les partenaires du Sud », a-t-elle regretté. En vertu des Objectifs du mil- lénaire pour le développement, adoptés par les 193 membres des Nations unies, les pays riches s’étaient engagés à réserver 0,7 % de leur produit intérieur brut (PIB) à l’aide internationale. Or le directeur parlementaire du budget estimait que le Canada avait versé 0,27 % de son PIB en 2013-2014, alors qu’il avait investi 0,34% deux ans plus tôt. « Les com- pressions de dépenses prévues en 2014-2015 (ont fait) encore baisser ce pourcentage », était-il écrit dans son rapport. Mme Nguyen juge cependant que, dans les dernières années, le gou- vernement s’est montré plus ouvert aux discussions. «On réussit à les rencontrer, c’est quand même posi- tif», a-t-elle conclu. *Collaboratrice au quotidien mon- tréalais Le Devoir Vicky Fragrasso-Marquis* COOPÉRATION INTERNATIONALE Développement international : entre réussite et espoir Le théâtre est un des moyens d’éducation utilisés par les organisations non gouvernementales | © Photo : T.E.A.M Défaut de paiement : risque écarté jusqu’au terme du mandat Obama La majorité républicaine du Congrès américain et la Maison-Blanche se sont mises d’accord sur un rare compromis budgétaire qui, s’il était adopté, écarterait tout risque de défaut de paiement pour le reste de la présidence de Barack Obama. Les républicains de la Chambre des représentants ont dévoilé peu avant minuit lundi soir l’accord survenu autour de ce projet de loi négocié en toute discrétion depuis plusieurs semaines entre les chefs républicains de la Chambre et du Sénat, John Boehner et Mitch McConnell, les leaders démocrates Nancy Pelosi et Harry Reid, et la Maison- Blanche. Une ONG dénonce la présence d’hydrocarbures dans des emballages alimentaires Une ONG européenne Foodwatch a dénoncé,cemardi27octobre,laprésence d’hydrocarbures dans les paquets de France. Une situation qui, selon des experts, entraînerait l’intoxication des consommateurs de ces produits. En ce élève de la classe européenne, selon Foodwatch. Six produits testés sur dix dans l’Hexagone présenteraient un risque cancérigène. Martinique : 755 demandeurs d’emploi de moins en septembre Le nombre de demandeurs d’emplois inscrits à Pôle Emploi de catégorie Aen à 44,090 demandes en Martinique. Ce nombre a diminué de 1,7 % par rapport an, cela représente une baisse de 1, 8 %. Total va aider au l’électricité dans les pays pauvres Le géant pétrolier Total et la Plateforme européenne de microcrédit solidaire Babyloan ont annoncé lundi la constitu- tion d’une association pour la création - ment participatif dédiée à l’accès à l’énergie en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Ce service sera ac- cessible au public au début de 2016. « L’objectif de ce partenariat est d’accélérer l’accès à l’énergie et les so- - ticulièrement en Afrique, en Asie et en Amérique latine où les besoins les popu- lations sont les plus fortes », ont indiqué Total et Babyloan dans un communiqué commun. Les idées de 7 collégiennes Sept élevés du collège Aimé-Césaire aux Terres Sainville, une commune fran- çaise située dans le département français d’outre-mer de la Martinique, ont partici- pé lundi à l’opération « Ma planète 2050 », un exercice visant à apporter des so- lutions concrètes aux problèmes relatifs au climat et au développement durable. Depuis la rentrée des classes, ces élèves travaillent sur des propositions destinées à améliorer l’avenir de notre planète. Le développement international a aussi un visage positif ; les organismes de coopération constatent des progrès et gardent espoir pour l’avenir. Tel fut le message de la Semaine du développement international, organisée par le ré- seau de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) en début d’année.
  13. 13. MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 N0 114 | 13 SOCIÉTÉ| N otre responsable de la rubrique Culture a écrit, l’autre jour, un édito- rial titré le Doigt dans la plaie. Il voulait attirer l’attention sur la responsabilité citoyenne à dire la vérité, quelle que soit la forme sous laquelle elle se présen- te, sur notre vécu collectif. C’est la manière la plus efficace de s’en sor- tir. Et, surtout, d’investiguer sur la manière de corriger des déforma- tions culturelles laissées, de généra- tion en génération, dans le corps social. Depuis la publication de cet éditorial, je cherchais une façon d’illustrer les mots de l’auteur, de placer son argumentation dans un contexte objectif d’un événement national précis et de convaincre le lecteur, quand on écarte le doute, on peut réaliser des merveilles in- attendues. J’ai trouvé que la journée du 25 0ctobre 2015 est un exemple qui peut nous permettre d’espérer que nous sommes sur le point de sortir des sentiers battus de la violence et de nous engager, résolument, dans la voie de la paix sociale. On peut ne pas y croire ! Ou dire, par ce doute persistant qui nous habite, que nous allons revenir aux mauvaises habitudes du passé. Cela peut être vrai. Mais, il est aussi vrai que la presse, la société civile et les dispositifs mis sur pied par le gouvernement actuel ont facilité la vaste logistique réussie de la sécurité. Sans nier les mots d’ordre d’illustres visiteurs. Cela fait des semaines que les critiques viennent de toutes parts contre ceux qui ont utilisé des armes contre le bon déroulement des élections du 9 octobre 2015. L’actuel Premier ministre, dont le long militantisme lui a appris à connaitre le terrain et la topographie de la violence, a mis le doigt dans la plaie des zones de tumulte, d’instabilité. Son voyage à Washington a semblé être déterminant. Il est passé au journal LE NATIONAL, a salué d’anciens amis et des rédacteurs présents et, avec le sourire d’avoir réussi une journée déterminante pour la « démocratisation », a vite filé vers les studios de Télé Pacifique pour donner son opinion. Ancien homme de théâtre, inventeur de mots qui sont restés dans la mémoire de la lutte politique de ces vingt dernières années, l’homme a changé. Non pas de look, mais de langage. En dépit d’un petit problème de son que les techniciens de la télé promettent de résoudre dans les meilleurs délais, la trentaine de minutes passées au studio à la Rue Gabart, à Pétion-Ville, est significative aussi bien du maintien de relation publique avec des frères de classe qui ne l’abandonneront pas dans « la fosse aux lions », mais aussi de la responsabilité d’un chef de gouvernement qui n’hésite pas à mettre le doigt dans la plaie et reconnaitrelavéritécontemporaine : celle d’une Classe moyenne qui traverse un douloureux calvaire. Elle est surmenée même dans les quartiers où à la moindre goutte de pluie, comme celle de lundi soir, le Bois-de-Chène est débordé comme des annonces de tsunamis. Laissez-moi vous dire une vérité : il y a des prières qui, ritualisées, peuvent provoquer des « catastrophes naturelles » : vents, cyclones, tremblements de terre… L’apocalypse, qui est une Révélation, est programmée dans nos églises protestantes dans les prières matinales. Elles étaient là avant les forces de L’ONU !... On avait pensé que l’Amérique avait une autre attitude par rapport à l’Europe ! On est encore le dindon de la farce ! Et cela a trop duré ! Port-au-Prince a vécu un diman- che de calme. Beaucoup de per- sonnes sont restées chez elles. Elles se sont rendu compte, sur le tard, que quelque chose a changé. Moi, j’ai passé mes misères à trouver mon nom sur les listes des Bureaux de vote à Carrefour-Feuilles avant d’accomplir, enfin, mon devoir citoyen au Lycée… Jean Jacques Dessalines, à l’Avenue Christophe ! J’étais décidé à ce qu’on me mette de l’encre indélébile sur le pouce ! C’était ma façon de glisser mon doigt dans le système et de bous- culer le doute établi en nous par des années de violence électorale. Je suis heureux de toucher du doigt cette plaie qui n’est pas difficile à être guérie. Il suffit d’y mettre sa volonté. Et d’être le Saint Thomas de Port-au-Prince !. Pierre Clitandre SOCIETE/DIMANCHE 25 OCTOBRE 2015 Le Saint Thomas de Port-au-Prince Pourquoi ce texte est illustré par ce superbe tableau de Caravage ? C’est la meilleure façon d’élever la ré- - Tableau du peintre italien Caravage. St Thomas « investiguant » la plaie du Christ ressuscité.
  14. 14. | SOCIÉTÉ 14 | N0 114 MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 N ul n’est prophète en son pays… Même pas le pape. François, qui rentre d’une tournée di- plomatique triomphale aux États- Unis et à Cuba, est mis en diffi- culté au Vatican. Dans sa propre maison, on critique sa méthode. Le souverain pontife aurait pris de front les prélats au moment où il leur demande de le suivre dans une réforme audacieuse, celle de la famille, l’une des dernières cel- lules humaines sur laquelle l’Église a conservé une certaine influence. Depuis le 4 octobre, des prélats représentant les cinq continents sont réunis en synode pour ré- fléchir à la façon de prendre en compte les bouleversements de la société : multiplication des di- vorces, remariages, adoption, fin de vie, procréation artificielle, ho- mosexualité… La liste est longue et le peuple des catholiques n’est pas épargné par ces évolutions. Cette assemblée, c’est l’acte 2 d’un travail commencé à l’automne 2014 et qui pourrait s’achever par une -exhortation apostolique, sorte d’encyclique, au printemps. Au final, c’est le pape qui aura le dernier mot. Mais sans soutien de l’épiscopat, pourra-t-il faire bouger les lignes et rendre l’Église plus ou- verte sur les préoccupations de ses contemporains? « Sur la question d’une plus grande ouverture aux divorcés remariés, qui sont pour l’instant exclus des sacrements, nous sommes à 60%, voire 65% de contre », assure un observateur. Fini lesfuites àla presse Mardi matin, dès le deuxième jour de cette session, qui doit durer trois semaines, le pape a dû intervenir pour rassurer les siens. Dans les couloirs du Vatican se propageait alors l’idée qu’il voulait museler les récalcitrants et éviter les débats. François a en effet inauguré de nouvellesrèglesdefonctionnement pour ce synode, préférant les réunions en petits groupes linguistiques d’une vingtaine de membres aux traditionnelles réunions plénières propices aux confrontations. Le père Lombardi, le porte-parole du Vatican, laissait, parailleurs,entendrequ’unrapport ne conclurait pas forcément le synode. Encore une entorse aux principes. Vendredi matin, c’est monseigneur Lorenzo Baldisseri, le secrétaire général du synode, qui rappelait les règles du huis clos aux participants. Fini les fuites et les plaintes à la presse devant les portes du Vatican. Un évêque avait eu l’imprudence de publier sur le Web les propositions des uns et des autres, de quoi alimenter la blogosphère catholique déjà en ébullition. Car en un an, les divergences de vues entre les deux camps – celui des « progressistes » et celui des « conservateurs » – n’ont pas disparu. Pis, elles se sont renforcées. Tout d’abord déstabilisés par la personnalité du pape et ses succès médiatiques, les conservateurs se sont organisés. Les Africainsfontdela résistance Ladisciplinedesquelque54évêques africains présents au synode, qui se réunissent tous les trois jours pour conserver leur unité, est un cas d’école. Particulièrement attachés à la famille traditionnelle, composée d’un homme et d’une femme unis autour des enfants, ils n’apprécient pas du tout une plus grande ouverture en direction des homosexuels. Or leur chef de file, le cardinal guinéen Sarah, n’est autre que le numéro 4 de la Curie. Son livre, Dieu ou Rien, publié chez Fayard en début d’année, a dépassé en septembre les 25.000 exemplaires vendus. Il a été traduit en dix langues et déjà diffusé dans cinq pays étrangers. Le « bloc géographique » des Africains a pris une telle importance qu’en fin de semaine, les pères synodaux, selon l’expression consacrée, évoquaient la possibilité de donner aux Églises de chaque continent une certaine autonomie pastorale. Publié le 8 septembre, le motu proprio du pape consacré à l’allégement des conditions d’annulation des mariages, a également resserré les rangs de son opposition. Dans cette « lettre », François met fin à la double sentence – du clergé local et du tribunal du siège apostolique romain – pour obtenir la nullité. L’évêque pourra désormais recourir à une commission locale et même décider directement lorsqu’il a lui- même la preuve de cette nullité. José Bergoglio invite à la gratuité de ces procédures, réservées jusqu’ici à des familles aisées. Caroline de Monaco y avait eu recours. Un millier seraient prononcées en France chaque année. Les conservateurs ont immédiatement condamné ce « divorce catholique express », considérant une fois de plus que François passait en force à moins d’un mois du synode. Le coupmédiatiqueduprêtrepolonais qui a révélé son homosexualité et son concubinage en début de semaine a tétanisé les prélats. «Nousavonsledevoir d’aimernotretemps» Le père Cédric Burgun, maître de conférences en droit canonique à l’Institut catholique de Paris, prévient toutefois contre les tentations de dramatisation. « Il y a bien évidemment des débats, explique-t-il, mais pas de camps et encore moins d’adversaires. Les évolutions viendront peut-être sur des terrains que l’on n’attend pas forcément. La préparation au mariage est pour l’instant souvent assez sommaire. Il faut des années pour faire un prêtre, deux ans pour baptiser un adulte, deux ans pour confirmer un adolescent, quelques soirées pour un couple et une famille… » Lors de la messe d’ouverture du synode, célébrée dimanche dernier à Saint-Pierre, le pape a rappelé son engagement : « Nous avons le devoir d’aimer notre temps et d’aider l’homme de notre temps […]. Fidèle à sa nature de mère, l’Église a le devoir de chercher et de soigner les couples blessés. » Le synode a toutefois des difficultés à s’accorder sur le libellé de l’ordonnance. Marie-Christine Tabet Source : Le Journal du Dimanche Le pape François bousculé sur le synode - Le cardinal guinéen Robert Sarah (à g.) et le pape François | © ladepeche.fr et cath.ch
  15. 15. Salut les amoureux ! De grâce, pardonnez la liberté que j’ai prise de vous écrire cette lettre. Je dois vous importuner vous qui avez toujours de jolis mots à échanger. Peut-être même que vous devez quitter une appétissante sieste de tendresse et de caresse pour lire ma correspondance. Mais croyez-moi, ça vaut la peine de me lire ! Je dois commencer par te parler à toi, Romero. D’homme à homme. Eh bien, cher ami, les gens ne cessent de citer ton nom à travers le monde. Oh oui, tu es la référence quand on veut pleurnicher à cause de l’absence de ce sentiment qu’on appelle « amour ». « Il n’existe plus d’hommes comme Romero », disent-ils. Tout cela, parce que tu t’es suicidé. Comme si c’était la prestesse à se tuer pour l’être aimé qui est la plus grande preuve d’amour. Dis mec, étais-tu obligé de te tuer ? Moi, je croyais qu’on ne pouvait jouir de l’amour qu’en étant vivant. Tu aurais pu, au moins, bien vérifier avant de t’empoisonner. Sentimentaliste ! On aurait pu te trouver une belle « gonzesse » pour remplacer ta Juliette. Elle n’était sûrement pas la plus belle au monde. N’en déplaise à elle. Tu sais, moi je crois que quand on aime vraiment, on doit rester en vie pour jouir de cet amour ou pour en faire quelque chose de concret. N’importe quoi. Mais pas se tuer. Tu voulais mourir avec ta dulcinée, c’est ça ! Mais outre les jolies ballades, qu’est-ce que ça t’a apporté de bon ? Hum ! Ton fameux sentiment croupit de jour en jour davantage à travers tout le monde ! Et toi Juliette, quand tu t’es réveillée et que tu as vu que le type s’était tué en croyant que tu étais morte, étais-tu obligée de le suivre ? Tu étais d’une vraie beauté, ma puce. Les hommes auraient fait la queue pouravoirtamain.Ilsiraientmême à accepter d’affronter un (kraken) pour t’avoir. En fait, eux. Mais pas moi. Je ne mettrais guère ma vie en jeu pour gagner l’amour d’une fille. Appelle-moi comme tu veux, mais si je meurs, je ne gagnerai rien du tout. Absolument rien. Je ne vous en veux pas d’avoir fait votre choix, Romero et Juliette. Et d’ailleurs, grâce à vous, tout le monde croit encore qu’on peut trouver l’amour parfait. Le vôtre. C’est un peu illusoire, mais ça épargne bien des ennuis. Qui sait ! Sauf que votre sacrifice n’a pas servi à grand-chose. Laissez-moi vous dire les amis. Le truc qu’on appelle amour aujourd’hui n’est qu’un idéal. Si vous voulez comprendre, cela veut dire que tout ça n’existe plus dans la réalité. Peut-être seulement entre mères et enfants ! Les « je t’aime » ne manquent pas. Mais ils sont vides de contenu. Du moins leur contenu ne ressemble en rien à ce que vous avez appelé amour, vous. L’amour n’est plus cet arome dont on ignore l’origine, qui nous embaume de son odeur et nous donne envie de ne respirer que cela pour la vie. Oh que non ! L’amour. De nos jours, ça s’achète mes amis. D’aucuns diraient qu’on ne peut pas acheter l’amour et qu’au lieu de ça c’est le plaisir qu’on achète. Mais d’autres diraient pour objecter que c’est par ses fruits qu’on reconnait un arbre. Amour, plaisir. Qu’on achète l’un ou l’autre, c’est la même chose. On aime pour le plaisir. Pas tous ! Certains aiment pour s’exhiber un peu. Si l’on tient compte de ce qu’on appelle « amour érotique », bientôt la langue française devra remplacer le verbe « aimer » par celui de « jouer ». On aime, on joue. Ainsi va le monde. Vous voyez donc ? Vous vous êtes tués pour rien du tout ! Pas de jeux romantiques de nos jours. Pas de sérénades. Plus de poésie entre les partenaires. Les gars sont galants quand ils veulent la « chose ». Attendez-moi un peu. J’ai un sms… Me revoilà. C’était ma petite amie. Elle voulait me souhaiter bonne nuit. « Bonne nuit bb ! Je t’aime ! Bisous ! » C’est ce qu’elle m’a dit. C’est le moins qu’on puisse espérer de nos jours, mes amis. Vous n’allez pas me croire ! Bizarrement je l’aime ! Bah, pas comme vous tout de même ! Je ne me suiciderais jamais moi. Je ne suis pas assez fou. Eh bien, chers amis, c’est ici que je prends congé de vous. J’espère ne pas vous avoir choqués avec mes futilités. C’est juste que cela me rend triste que vous vous soyez tués pour rien. L’amour semble vous avoir accompagné dans la tombe. Prenez soin de vous, l’un de l’autre. Retournez dans votre lit maintenant ! Allez continuer votre besogne ! Amicalement à vous Ritzamarum ZÉTRENNE SOCIÉTÉ | MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 N0 114 | 15 APPELD’OFFRESINTERNATIONALA MANIFESTATIOND’INTERETPOUR LASELECTIOND’UNEFIRMEDE COMPTABILITE Une Institution Financière non bancaire avec une comptabilité par fonds, (cinq (5) fonds distincts) désire recruter une firme de comptabilité en vue de réaliser son audit annuel spécialement pour l’exercice se terminant le 30 septembre 2015. A cet effet, l’Institution invite les intéressés à se manifester en fournissant les preuves de leur qualification et compétence pour auditer une instiution financière. Les critères suivants seront utilisés pour établir la liste restreinte: - Les références sur des missionssimilaires réalisées durant lescinq (5) dernières années - La justification d’au moins trois (3) missions d’audit pour le personnel aligné avec CV actualisé - L’approche de la vérification - L’analyse stratégique - L’analyse des systèmes de traitement des données - Les autres procédés de vérification pouvant être utilisés Les dossiers doivent être envoyés au plus tard le10 novembre 2015 à l’adresse suivante: receptionappeloffre@gmail.com Port-au-Prince, le 21 octobre 2015 EX-PRESSION Lettre à Romero et à Juliette Les emballages cartonnés des aliments, un danger toxique? courants comme les pâtes ou le riz seraient contami- « Des huiles dérivées d’hydrocarbures sont re- trouvées dans les aliments de grande consommation comme les pâtes, les lentilles, les céréales, les biscuits ou le riz », a affirmé lors d’une conférence de presse Ingrid Kragl, directrice de l’information de l’ONG Food- watch en France. L’association de- mande aux pouvoirs publics de rendre obligatoires de nouvelles règles. « Ces huiles renferment des substances toxiques et l’industrie alimentaire doit agir pour mettre des barrières entre les emballages cartonnés et les contenus alimen- taires », a demandé la responsable en présentant une enquête sur 42 produits de très grande consom- mation en France achetés dans différents hypermarchés. Selon Foodwatch, la contamination par ces « huiles minérales » de la nour- riture emballée a plusieurs origi- nes : le carton recyclé, des cartons non recyclés mais contaminés par l’environnement extérieur et les ré- sidus des produits lubrifiants des machines lors de la fabrication. « Les emballages recyclés restent néanmoins l’une des sources prin- cipales de contamination », af- firme l’ONG. Cela s’explique par l’accumulation d’encres et d’autres substances comme des solvants. Deux catégories d’huiles sont mises en cause : des MOAH (min- eral oil aromatic hydrocarbons), suspectées d’être cancérigènes et mutagènes, et les MOSH (min- eral oil saturated hydrocarbons). Aucune réglementation n’existe actuellement sur les quantités ac- ceptables de ces huiles minérales dans les produits alimentaires. Mais l’agence sanitaire européenne (Efsa), dans un avis de 2012, in- diquait que l’exposition à ces sub- stances via la nourriture était « une préoccupation potentielle ». Tolérande zéro L’ONG demande que des seuils limites par substance soient fixés, et même qu’une tolérance zéro soit appliquée sur les MOAH (hydro- carbures aromatiques d’huile mi- nérale). »»» suite page 16
  16. 16. | SOCIÉTÉ 16| N0 114 MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 AVIS JUDICIARE Le Tribunal, après en avoir délibéré à la loi, au nom de la République, à charge d’appel, accueille l’action du requérant pour être juste et fondée, maintient le défaut requis et octroyé à la Barre contre la cité selon le vœux de l’article 49 du CPC, dit que le résultat de l’enquête est concluant, ordonne l’expulsion de la Dame Marie Dénose Germina Fifie de la Maison situé à Puits-Blain impasse Larco #20. Commet L’Huissier Emile Raymond pour la signification de la présente décision. Ainsi jugé et prononcé par nous, Me. Antoine Lucius, Juge en audience publique du vingt-trois Avril deux mille quinze, An 212ème de l’Indépendance, avec l’assistance du greffier Ralph Jean Louis. Il est ordonné à tous Huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution, à tous les commandants du Ministère Public près des Tribunaux civils d’y tenir la main, aux Officiers de la Force Publique de prêter main forte lorsqu’ils en seront légalement requis. En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée du Juge et du Greffier. Ainsi signé Me. Antoine Lucius, Juge. Ralph Jean Louis, Greffier. Pour expédition conforme Collationné L’ONG, qui lance une pétition, exige aussi que « des barrières ef- ficaces » soient mises en place par les industriels pour éviter ce phé- nomène de « migration » du car- ton vers les denrées alimentaires. « Il existe des solutions », a affirmé Ingrid Kragl, citant en exemple des sachets intérieurs empêchant cette « migration » de substances, une couche protectrice appliquée sur le carton, ou un matériau absorbant permettant de piéger ces huiles dans l’emballage. Pour preuve qu’il est possible d’agir, Foodwatch a mis en avant les résultats de tests en laboratoires effectués sur 120 produits en Allemagne, Pays-Bas et France. Pour un même type de produit (pâtes, biscuits, couscous, etc.), les teneurs en huiles mi- nérales sont très variables d’une marque à une autre. Pour le riz par exemple, sept marques ont été tes- tées en France : la quantité d’huiles MOSH (hydrocarbures saturés) peut varier de 0 à 5 mg/kg, celle de MOAH (hydrocarbures aroma- tiques) de 0 à 1,1 mg/kg. L’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a pour sa part indiqué que « la détection de traces d’une substance comme les huiles minérales n’induit pas nécessairement un risque pour la santé ». « Avant de générer volontairement des peurs infondées visant à jeter le discrédit sur toute une profession, il est indispensable de faire appel aux agences de sécurité en charge d’évaluer les risques liés à la sécurité des aliments dont c’est la mission et l’expertise. Il est nécessaire d’agir avec responsabilité et discernement », a déclaré le président de l’Ania, Jean-Philippe Girard, cité dans un communiqué. Pour cette campagne, Foodwatch a reçu le soutien du Réseau environnement santé (RES), présidé par le toxicologue André Cicolella et qui regroupe des associations impliquées dans les problèmes de santé liés à l’environnement. Le réseau a notamment contribué à la prise de conscience du rôle des perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A, dans de nombreuses maladies. SOURCE: AFP »»» suite de la page 15
  17. 17. CULTURE | MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 N0 114 | 17 D ans la quatrième de couverture du livre, l’auteuraécritcespropos : « Une perception générale du grand public est que tous ceux qui prétendent servir ne font que se servir. J’ai voulu apporter ce témoignage en honneur aux fonctionnaires publics qui ont, durant leur carrière respective, prêté ou prêtent encore leurs services à l’administration publique en appliquant ses normes, procédures et règles de conduite ». « La vocation de service » n’est pas un catéchisme ou un manuel d’instruction civique. Claude Grand-Pierre ne parle pas de ses frustrations face à tant de rendez- vousratésaucoursdecescinquante dernières années, ni de sa grande fierté d’avoir fait ceci ou pas fait cela, ou d’avoir réussi là où d’autres ont échoué. C’est un témoignage de son parcours dans l’administration publique, à travers les institutions, les hommes et le temps », lit-on, sous la plume d’André Lemercier Georges, dans la préface du texte. Dans le souci de rendre explicites les propos du texte, on aura accès à la définition d’une quarantaine de siglesetacronymes.Ilsentrentdans le cadre des différentes institutions ou entreprises que fréquentait monsieur Claude Grand-Pierre : « CIMMYT [centre international d’amélioration du Maïs et du Blé] ; DSNCRP [documents de stratégies nationales pour la croissance et la réduction de la pauvreté (2008-2010)] ; SYSGEP [système de gestions des programmes et projets] ; ULCC [unité de lutte contre la corruption], etc. André Lemercier Georges, dans la préface du livre, a dit ceci à l’égard de Claude Grand-Pierre : “Très candide, à sa manière, il agrémente ses télégrammes d’anecdotes pour illustrer certaines pratiques, certains travers existants dans l’administration publique et ce que devrait être le comportement du serviteur public, face à ces dérives”. Des images qui parlent Claude Grand-Pierre a travaillé dans l’Administration publique de Jean Claude Duvalier à Michel Martelly. Au sein de son essai, il y a une dizaine d’images qui parlent. Qui dit mieux son parcours que les mots. Que ce soit quand il est en Haïti ou à l’étranger. On le voit en 1971 montrant les résultats d’adaptation de variétés de sorgho à la ferme expérimentale du MARNDR (ministère de l’Agriculture, des ressources naturelles et du développement rural). Nous sommes maintenant en 1978, on le voit inspectant des parcelles de vulgarisation de haricots à la station expérimentale de Katracas aux Gonaïves. 19 mai 1987, on assiste à la cérémonie de son installation comme commissaire général au commissariat à la promotion nationale et à l’administration publique (CPNAP). Autant d’images qui feront le délice des yeux du lecteur : “‘La vocation deservice:Parcoursettémoignages d’un fonctionnaire public”, est un essai autobiographique de 237 pages de l’Ingénieur-Agronome Claude Grand-Pierre qui retrace son histoire et sa volonté d’homme de servir au sein de l’administration publique de son pays. Carl-Henry PIERRE Déjà dix bougies, la DNLs’engage et s’améliore L a Direction nationale du livre n’attend que quelques heures pour souffler ses 10 bougies. Moins de deux mois pour donner le coup d’envoi de la troisième édition de la FILAH. Partagée entre fierté et souci de mieux faire, l’humeur de Frantz Carly Jean Michel, le titulaire de l’organe régulateur de l’élément Livre en Haïti, laisse percer aussi une rare préoccupation. Ici, le climat est chaleureux. Tout un chacun semble se mêler de la partie pour marquer les dix ans de ladite institution. Une nouvelle salle de conférence vient d’être inaugurée. La machine régulatrice du livre va bon train pour permettre la diffusion du livre et du savoir. Pour M. Jean-Michel, plus que jamais affairé, « le développement doit passer par les livres, vrais vecteurs de formations, d’éducation et de découverte ». La DNL,pour une véritableindustrie livresque La mission de la DNL est avant tout de réguler la question du livre en Haïti. Consciente des faiblesses accusées en la matière, l’institution a produit, après avoir contacté les acteurs de la chaine du livre, un document relatant les éléments essentiels de la politique du livre et de la lecture publique. L’objectif principal de ce document est de poser les fondements d’une véritable industrie du livre où tous les acteurs peuvent contribuer selon leur moyen et capacité. Déjà 10ans,FrantzCarly Jean-Michels’enréjouit En prélude à la célébration de son dixième anniversaire le 28 octobre, La DNL a procédé à l’inauguration d’une nouvelle salle de conférence en son local sis à Pacot. Dans une ambiance conviviale, ils sont quelques dizaines, journalistes et amants du livre à prendre place dans l’enceinte de la nouvelle salle de conférence. Comme à l’accoutumée, le livre est à l’honneur. Accompagné des directeurs du livre et de la lecture publique, respectivement Wilson Paulémont et Joseph Chanoine Charles, Frantz Carly Jean Michel qui tient les rênes de la DNL depuis 2012, ne cache pas sa satisfaction. Mettre en valeur notre richesse culture est, de l’avis du DG, une mission à laquelle s’attèle tout le staff qu’il dirige. Il se dit fier du travail entrepris. Un budget qui passe à 49 millions de gourdes. Entre 2011 et 2015, la DNL passe de 42 à 87 employés. Instigués en vue de favoriser le rapprochement entre les jeunes lecteurs et les auteurs, les mardis du Livre constituent pour le directeur de la DNL un vecteur essentiel de promotion du livre se basant sur la rencontre entre plusieurs acteurs de l’industrie et de la consommation des œuvres littéraires. Le chemin pour parvenir à la mise en œuvre de la politique du livre de la DNL est long. Frantz Carly Jean-Michel l’avoue. Mais la volonté de motiver son équipe est un leitmotiv incontournable. Les espaces de lectures (CLAC et bibliothèques) sont passés de 16 à 20. l’amourdes livres C’est du 11 au 13 décembre que se tient la troisième édition de la foire internationale du Livre d’Haïti. L’objectif de cet événement instigué par la direction nationale du Livre est, dès sagenèse,d’inculquer auxjeunesle goût de la lecture et l’amour des livres. Si pour le public, les deux premières éditions ont connu un grand succès, pour le directeur de la DNL ainsi que pour les autres membres du staff organisateur, d’autres mesures vont être prises pour rehausser l’éclat de la troisième édition de cette foire internationale qui met pleine lumière sur la romancière Yanick Lahens, lauréate du prix Femina 2014. La machine de la DNL est en branle. « La FILAH est aussi l’occasion de mettre en œuvre d’autres stratégies en vue de motiver et de sensibiliser les jeunes du pays à l’importance et à la consommation des livres comme un outil prépondérant dans l’épanouissement d’un peuple. Si la connaissance reste et demeure le facteur de développement par excellence, pour répéter Wilson Paulémont, directeur du livre, il n’en demeure pas moins que cette connaissance a pour repère essentiel le livre. M.Jean-Michel,nonsansfierté,renouvelle sa volonté ainsi que celle de son équipe, de faire du livre un outil important dans la vie quotidienne des jeunes du pays. Bref, de faire mieux. Lord Edwin Byron « La vocation de service », de Claude Grand-Pierre « La vocation de service : Parcours et témoignages d’un fonctionnaire public », est un essai de l’Ingénieur- Agronome Claude Grand-Pierre. Il est paru en octobre 2014 à C3 Éditions. Ce livre comporte neuf chapitres : « le choix de servir ; l’intégration ; la fonction publique de carrière ; l’enrichissement professionnel ; la progression des responsabilités ; l’accès aux décisions stratégiques ; les particularités institutionnelles ; la gestion des crises ; la fonction publique d’emploi ».

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