Stratégie économique 2025
Stratégie économique 2025




                     Impressum
                     Stratégie économique du canton de Berne

                     Demande: ACE n°1063 du 22 juin 2011
                     Traité par le Grand Conseil le 24 novembre 2011	
                     Version intégrant les déclarations de planification: ACE n°0383 du 14 mars 2012

                     disponible sous
                     www.be.ch/strategie-economique

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                     Photos
                     Couverture:	Meyer Burger Technology AG, Thoune & Stade de Suisse, Berne
                     Page 4:	    beco Economie bernoise & Chancellerie d’Etat du canton de Berne
                     Page 6:	    Juvent SA, Mont Croisin & fotolia.de
                     Page 10:	 Chancellerie d’Etat du canton de Berne
                     Page 14:	 fotolia.de & puracon Schweiz GmbH, Biel
                     Page 18:	 KVA Thun & Jenni Energietechnik AG, Oberburg b.B.
                     Page 20:	 fotolia.de
                     Page 26:	 Neue Brünnen AG, Berne & beco Economie bernoise
                     Page 35:	 beco Economie bernoise & fotolia.de
                     Page 57:	 beco Economie bernoise
2                    Page 61:	 Haute école spécialisée bernoise & fotolia.de
Table des matières


1.	Avant-propos	                                                                    5
2.	Résumé	                                                                          7
2.1.	Généralités	                                                                   7
2.2.	   Objectif stratégique, principes et axes d’intervention	                     8
2.3.	   Résumé du contexte	                                                         8
2.4.	   Résumé de l’analyse	                                                        9

3.	     Stratégie économique 2025	                                                 11
3.1.	Elaboration	                                                                  11
3.2.	Structure	                                                                    11
3.3.	Interactions	                                                                 12
3.4.	   Evaluation de la durabilité	                                               12
3.5.	   Suite des opérations	                                                      13

4.	     Objectif stratégique et principes	                                         15
4.1.	   Objectif stratégique	                                                      15
4.2.	Principes	                                                                    15

5.	     Axes d’intervention stratégiques	                                          19
5.1.	   Miser sur l’innovation et le ménagement des ressources	                    19
5.2.	   Opter pour les bonnes incitations	                                         20
5.3.	   Agir de manière compréhensible et conforme aux besoins de la population	   21

6.	Contexte	                                                                       23
6.1.	   Développements à long terme dans le monde	                                 23
6.2.	   Politiques économiques de la Confédération et des cantons	                 26

7.	Analyse	                                                                        29
7.1.	   Interactions inhérentes à l’économie publique	                             29
7.2.	   Moyens d’influence inhérents à l’économie publique	                        32
7.3.	   Structure économique du canton de Berne	                                   34
7.4.	   Analyse par région	                                                        48
7.5.	   Séries chronologiques historiques	                                         52
7.6.	Image	                                                                        54
7.7.	   Prestations et structures publiques	                                       56

8.	Annexe	                                                                         71
8.1.	   Mesures de politique économique en cours	                                  71
8.2.	   Rapports et stratégies	                                                    73
8.3.	Bibliographie	                                                                80




                                                                                        3
Stratégie économique 2025




4
Avant-propos



1.	     Avant-propos

« D’où venons-nous – où voulons-nous              ment court. La présente stratégie se fonde
aller – comment le canton de Berne peut-il        sur une analyse structurelle complète et
influencer sa croissance économique dans          sur le contexte dans lequel le canton de
un monde globalisé ? » – Telles étaient les       Berne évolue ; elle est formulée pour les
questions qui ont guidé l’élaboration de la       quinze prochaines années et fondée sur
stratégie économique 2025.                        un système de valeurs parfaitement clair.
                                                  Elle permet au Conseil-exécutif de tracer la
Le monde de la communication privilégie           voie économique que le canton de Berne
les solutions tranchées. Or notre canton          doit suivre durant cette période : il s’agit
vit de nuances, surtout en politique éco-         bien sûr de renforcer sans cesse les atouts
nomique.                                          du canton et d’éliminer ses faiblesses, mais
                                                  aussi de le préparer à affronter le prochain
La société actuelle privilégie l’actualité. Or    grand défi qui l’attend – celui de la gestion
nous ne pouvons modifier en un claque-            judicieuse de nos ressources naturelles,
ment de doigts des structures qui ont mis         qui ne sont pas inépuisables. La straté-
des décennies à se mettre en place ! Une          gie économique 2025 doit profiter à toute
politique économique réussie ne peut être         la population et à toutes les régions ber-
envisagée à court terme.                          noises – conformément au consensus so-
                                                  cial qui prévaut dans notre grand canton.
Le discours officiel est pétri de clichés et de
préjugés. Ainsi, le canton de Berne serait        Avant de nous mettre en route, nous de-
lent et arriéré. Or notre canton s’est moder-     vons donc nous mettre d’accord sur le
nisé au cours des dernières années et son         chemin à prendre et l’objectif à atteindre.
économie se porte mieux qu’on ne le dit.          En dévoilant la présente stratégie, le
                                                  Conseil-exécutif fait le premier pas. La
Au travers de la stratégie économique             balle est maintenant dans le camp de la
2025, le Conseil-exécutif propose un              politique, de l’économie et de la société :
nouvel outil de direction aux implications        seul un dialogue constructif entre ces dif-
beaucoup plus profondes que d’autres              férents milieux permettra de développer et
stratégies économiques, qui privilégient les      de mettre en œuvre les mesures néces-
mesures applicables sur un terme relative-        saires.




                                                  Conseiller d’Etat
                                                  Andreas Rickenbacher,
                                                  Directeur de l’économie publique




                                                                                                             5
Stratégie économique 2025




6
Résumé



2.	     Résumé

2.1.	   Généralités

La stratégie économique 2025 repose sur                 Nous recommandons aux lectrices et lec-
une analyse approfondie de la situation                 teurs pressés de lire les chapitres 3 à 5
de départ. Celle-ci tient compte des évo-               (pages 11 à 21) en plus du résumé.
lutions à long terme, du contexte national
et international (chapitre 6), des spécifi-             Le Grand Conseil a pris connaissance de
cités économiques du canton de Berne                    la stratégie économique 2025 durant la
ainsi que des prestations et structures pu-             session de novembre et voté les déclara-
bliques (chapitre 7). Au vu de cette analyse,           tions de planification y relatives. La position
il a été examiné, pour les différents thèmes            du Conseil-exécutif concernant ces décla-
traités, dans quelle mesure le canton pou-              rations est intégrée à la présente version
vait influencer l’évolution économique. Elle            du rapport.
a servi de base au développement d’un
objectif stratégique assorti de divers prin-
cipes (point 3.5) et à la définition de trois
axes d’intervention stratégiques accompa-
gnés d’objectifs sectoriels (chapitre 5).


                                                                                                          La stratégie économique
                                                                                                          en un coup d’œil




                                        Objectif
                                      stratégique
                         ue n




                                                                         Ax stra
                                           Axe d‘intervention
                      giq ntio




                                                                           e d tég
                                              stratégique
                  até ve




                                                                              ‘in
               str inter




                                                                                  ter que
                                                                                     ve
                                                                                      i
                    ‘
                 ed




                                                                                        nti
                                                                                            on
              Ax




                                        Principes

                                        Analyse




                                                                                                                              7
Stratégie économique 2025



                     2.2.	   Objectif stratégique, principes et axes d’intervention

                     La stratégie économique 2025 poursuit l’objectif suivant :

                     D’ici à 2025, le canton de Berne aura amélioré sa situation économique, environ-
                     nementale et sociétale (trois dimensions du développement durable) par rapport
                     à 2011. Sur le plan économique, sa population sera plus prospère que la moyenne
                     suisse et il aura progressé dans le classement des cantons les plus performants.



                     Les principes suivants décrivent le système de valeurs qui sous-tendent la stratégique éco-
                     nomique 2025 :

                     ƒƒ La stratégie économique 2025 ren-            ƒƒ La stratégie économique 2025 mise
                        force le développement durable.                 sur les atouts existants. Elle concerne
                                                                        le canton entier et tous ses habitants.
                     ƒƒ La stratégie économique 2025 favorise
                        le développement d’une économie              ƒƒ La stratégie économique 2025 est har-
                        cantonale dynamique et porteuse                 monisée avec la stratégie économique
                        d’avenir.                                       fédérale et forme un système cohérent
                                                                        avec d’autres stratégies cantonales.



                     Les trois axes d’intervention stratégiques s’accompagnent d’objectifs sectoriels. Ces
                     axes sont les suivants :

                     ƒƒ Le canton mise sur l’innovation et le        ƒƒ Le canton agit de manière compré-
                        ménagement des ressources natu-                 hensible et conforme aux besoins de
                        relles.                                         la population, en évitant de causer
                                                                        des coûts inutiles à l’économie et aux
                     ƒƒ Le canton opte pour les bonnes                  citoyens.
                        incitations et supprime les incitations
                        négatives.



                     2.3.	   Résumé du contexte

                     Le développement du canton de Berne est         progrès technique parmi les enjeux sus-
                     lié au développement des autres régions         ceptibles d’influencer en profondeur notre
                     du monde. La globalisation, le progrès          économie et notre société. Nous devons
                     technique et l’avènement de la société du       dès aujourd’hui poser les jalons néces-
                     savoir ont marqué et marquent toujours la       saires à une évolution réussie de ce point
                     Suisse et notre canton. En comparaison          de vue.
                     internationale, tous deux font partie des
                     gagnants de la mondialisation. Même si,         Le canton de Berne poursuit sa politique
                     comme décrit plus loin, le canton de Berne      économique active au moyen de la pré-
                     montre quelques faiblesses en comparai-         sente stratégie économique. La Confé-
                     son suisse, il reste un site fort concurren-    dération mène elle aussi une politique de
                     tiel au niveau international. Ces quinze pro-   croissance. La stratégie cantonale est
                     chaines années, la gestion des ressources       donc harmonisée avec les travaux fédé-
                     naturelles rejoindra la mondialisation et le    raux.


8
Résumé



2.4.	   Résumé de l’analyse

Par le passé, le canton de Berne a connu          travail, le secteur de la santé est également
un développement moins dynamique que              bien représenté. Par contre, le nombre de
d’autres cantons, si bien qu’il est à la traîne   grandes entreprises exportatrices de pro-
dans des domaines importants. Le produit          duction et de services est inférieur à la
national brut par habitant et par personne        moyenne, et la capacité économique glo-
active occupée, par exemple, y est inférieur      bale du canton est plutôt faible. Son indice
à la moyenne suisse. Ce problème est dû           des ressources 2011 (cf. point 7.7.1) le
à son hétérogénéité : il abrite à la fois des     situe au 16e rang des cantons (sur 26).
régions très dynamiques et des régions qui
pour des raisons surtout géographiques            La charge fiscale des personnes morales
sont structurellement faibles (cf. point 7.4).    se situe dans la moyenne supérieure, celle
De plus, sa population a connu un accrois-        des personnes physiques est également
sement bien plus faible que la moyenne            au-dessus de la moyenne suisse. Durant
suisse, et le nombre d’emplois et de per-         la dernière décennie, le compte d’Etat du
sonnes occupées a lui aussi crû moins             canton de Berne a toujours affiché des va-
fortement que dans l’ensemble du pays.            leurs positives. Ses dettes sont néanmoins
Cette évolution est l’une des principales         restées élevées en comparaison nationale.
causes d’un dynamisme plus faible que la
moyenne. Le revenu librement disponible           De par sa grande taille, le canton de Berne
des Bernois se situe en revanche dans la          doit fournir des prestations infrastructu-
moyenne suisse. Le taux de chômage du             relles et publiques importantes. L’offre en
canton de Berne est inférieur à la moyenne        transports publics, en formations et en
suisse et le taux d’activité est élevé.           soins de santé y est étendue.

En comparaison intercantonale, les sec-           Le canton de Berne compte également
teurs de l’information et de la communi-          beaucoup de terrain à bâtir. Cependant,
cation sont surreprésentés (en particulier        celui-ci est souvent situé dans des endroits
Swisscom et la Poste). Etant donné que le         peu propices au développement écono-
canton de Berne abrite la capitale suisse,        mique. Sur les sites attractifs, les tentatives
l’administration publique y joue également        de classer des terrains en zone à bâtir ont
un rôle très important en comparaison na-         échoué à maintes reprises.
tionale. Enfin, il est intéressant de souligner
qu’en chiffres absolus, aucun autre canton        Ces dernières années, le canton a beau-
ne compte autant de personnes travaillant         coup modernisé ses structures en créant
dans l’industrie.                                 cinq régions administratives ainsi que des
                                                  conférences régionales. Au niveau com-
Avec le Valais et les Grisons, Berne fait         munal, toutefois, la situation a peu changé :
partie des trois cantons les plus touris-         le nombre de communes qui ont fusionné
tiques. Fort de quelque 70’000 places de          avec succès reste en deçà des attentes.




                                                                                                         9
Stratégie économique 2025




10
Stratégie économique 2025



3.	        Stratégie économique 2025

3.1.	      Elaboration

Le canton de Berne a achevé de rendre                           accorde de ce fait un poids important aux
compte des travaux d’application de la                          éléments classiques du développement
stratégie de croissance 2004, de la stra-                       économique :
tégie de croissance version 2007 et de
la stratégie de promotion différenciée de                       La stratégie 2025 repose sur une ana-
l’espace rural par un rapport de control-                       lyse approfondie de la situation de dé-
ling1. La formulation de lignes directrices                     part (cf. chapitres 6 et 7). Cette analyse
stratégiques pour le développement éco-                         s’inspire non seulement des nombreux
nomique faite partie de ses tâches per-                         rapports et études existants, mais aussi
manentes. C’est pourquoi il avait prévu de                      de l’évaluation des souhaits exprimés
présenter une nouvelle stratégie en 2011.                       par les différentes parties prenantes (cf.
Avec la présente stratégie économique                           liste en annexe, point 8.3). Des experts
2025, c’est chose faite !                                       de renommée nationale et internationale
                                                                tels que MM. Jean-Daniel Gerber (dès
Il a délibérément renoncé à mener de                            avril 2011), Rudolf Strahm et Pr Thomas
nouvelles études et à confier des man-                          Straubhaar ont participé à l’élaboration de
dats coûteux à des tiers pour élaborer                          la stratégie2. De plus, Prs Gunter Stephan,
cette stratégie. Celle-ci explore par ail-                      Berne, et Rolf Wüstenhagen, Saint-Gall,
leurs d’autres voies que les stratégies                         ont pris position sur certaines questions3
économiques précédentes, dans la me-                            et d’autres experts de l’administration ont
sure où elle ne prend en compte que les                         également été consultés. Enfin, le projet
éléments déployant leurs effets sur le long                     de stratégie a été discuté avec des repré-
terme (et donc de portée stratégique). Elle                     sentants de l’économie.


3.2.	      Structure

La stratégie économique 2025 est fondée                         examiné dans quelle mesure le canton de
sur l’analyse des développements à long                         Berne pouvait influencer l’évolution écono-
terme, sur le contexte national et interna-                     mique. L’analyse a servi de base à la défi-
tional (chapitre 6), sur les particularités éco-                nition d’un objectif stratégique assorti de
nomiques du canton de Berne ainsi que sur                       plusieurs principes (chapitre 4), et de trois
les prestations et les structures publiques                     axes d’intervention stratégiques accompa-
(chapitre 7). Concernant ce thème, il a été                     gnés d’objectifs sectoriels (chapitre 5).




123




1	    ACE 0039 du 13 janvier 2010
2	    M. Jean-Daniel Gerber a dirigé le Secrétariat d’Etat à l’économie SECO jusqu’à la fin mars 2011. Il œuvre depuis
      comme consultant. M. Rudolf Strahm est l’auteur de nombreuses publications sur les thèmes de l’économie, de
      la politique économique et de la formation. Il était membre du Conseil national, puis surveillant fédéral des prix de
      2004 à 2008. Pr Thomas Straubhaar a étudié à l’Université de Berne, où il a été promu docteur. Il dirige depuis
      2005 le « Hamburgisches WeltWirtschaftsInstitut » (HWWI, Université de Hamburg.)
3	    Pr Gunter Stephan est professeur de microéconomie à l’Université de Berne. Il est également vice-recteur pour
      la recherche dans cette même université, directeur adjoint du centre de recherche NCCR Climate et membre du
      conseil d’administration du Oeschger Center for Climate Change Research. Pr Rolf Wüstenhagen enseigne la
      gestion des énergies renouvelables à l’Institut d’économie et d’écologie (Institut für Wirtschaft und Ökologie) de
      l’Université de Saint-Gall.                                                                                                              11
Stratégie économique 2025



                      3.3.	        Interactions

                      La politique économique constitue une                              mique à l’adresse d’autres champs poli-
                      tâche transversale. De nombreux facteurs                           tiques. Il s’agira de développer ces thèmes
                      (formation, infrastructures, etc.) influencent                     dans les stratégies correspondantes. On
                      en effet le développement économique. La                           pourra pour ce faire s’inspirer dans une
                      stratégie économique 2025 énonce les                               large mesure de ce qui existe déjà, comme
                      attentes formulées dans l’optique écono-                           le montrent les exemples suivants :


                      ƒƒ La stratégie de la formation formule                            ƒƒ Le plan directeur du canton de Berne
                         l’exigence suivante : « Les institutions                           définit un réseau de centres pour le
                         de formation contribuent de façon                                  pilotage relevant de la politique écono-
                         importante à la capacité d’innovation                              mique5.
                         de la société et au développement
                         économique du canton4».                                         ƒƒ La stratégie de mobilité globale définit
                                                                                            les principes régissant l’orientation à
                                                                                            long terme de la politique de mobilité
                                                                                            dans le canton de Berne6.


                      L’annexe (point 8.2) propose un aperçu des                         présent (cf. point 8.2.18). Parmi les nom-
                      rapports et stratégies les plus importants.                        breuses mesures en cours, il convient de
                                                                                         mentionner plus particulièrement, outre les
                      La stratégie économique 2025 ne part pas                           travaux de la Promotion économique, le
                      de zéro : le canton de Berne est actif en                          projet « Région capitale suisse », les clari-
                      matière de politique économique depuis                             fications entreprises en vue de l’aménage-
                      longtemps. Avec le rapport de control-                             ment d’un parc d’innovation à Bienne et la
                      ling sur la stratégie de croissance (2004                          poursuite du marketing touristique en vue
                      et version 2007)7, le Conseil-exécutif a tiré                      d’un marketing intégré des destinations et
                      le bilan des mesures appliquées jusqu’à                            de l’innovation (cf. annexe, point 8.1)


                      3.4.	        Evaluation de la durabilité

                      Le Conseil-exécutif du canton de Berne                             positifs et négatifs potentiels d’une stra-
                      exige une analyse d’impact pour les plans                          tégie sur le développement durable. Elle
                      et projets stratégiques importants8. Cette                         sert donc de base d’information aux déci-
                      évaluation permet d’exposer les effets                             deurs.




                      45678




                      4	      Stratégie de la formation 2009, Défis de la politique de la formation, p. 7
                      5	      Plan directeur du canton de Berne, mesure C_01 Réseau de centres
                      6	      ACE 1337 du 13 août 2008
                      7	      ACE 0039 du 13 janvier 2010
12                    8	      ACE 1872 du 22 décembre 2010
Stratégie économique 2025



Les conclusions suivantes doivent être tirées de l’analyse d’impact de la présente stra-
tégie économique :

ƒƒ Environnement : la stratégie écono-                   ƒƒ Economie : la stratégie économique
   mique 2025 a pour objectif une crois-                    2025 vise à accroître le nombre
   sance économique et démographique,                       d’entreprises et d’emplois dans les
   avec, comme corollaires, l’augmenta-                     branches à forte valeur ajoutée. Cet
   tion de la pollution et l’accroissement                  accroissement se répercutera d’abord
   de l’utilisation des ressources natu-                    sur les revenus, le marché du travail,
   relles (énergie, sol, nature, paysage).                  l’efficience des ressources, l’innovation
   A long terme, la promotion des entre-                    et le savoir-faire ; à plus long terme,
   prises cleantech, un développement                       ces effets positifs devraient s’étendre
   ciblé du territoire et l’élimination des                 aux finances publiques (charge fiscale).
   incitations négatives permettront
   toutefois d’amoindrir cet impact plutôt               ƒƒ Société : la stratégie économique
   négatif sur l’environnement.                             2025 influencera positivement le
                                                            domaine de la formation. Les autres
                                                            domaines seront touchés dans une
                                                            moindre mesure.

Dans l’ensemble, la stratégie économique                 en compte et de résoudre dans la mesure
2025 aura des effets clairement positifs sur             du possible les conflits d’intérêts entre la
l’économie et des effets à tendance posi-                stratégie économique et l’environnement
tive sur la société. Concernant l’impact sur             au moment où des mesures concrètes
l’environnement, il conviendra de prendre                seront mises en œuvre.


3.5.	    Suite des opérations

En tant qu’outil de direction stratégique,               noncera sur les différentes mesures dans
la stratégie économique 2025 vise le long                la limite de ses compétences, par exemple
terme ; elle déploie donc ses effets au delà             lors de procédures de consultation portant
d’une période de législature. Elle permet à              sur des textes de loi ou du traitement de
l’Etat de remplir l’une de ses tâches perma-             demandes de crédit. De plus, il peut ini-
nentes – à savoir créer un cadre favorable               tier une évolution au moyen d’interventions
à une croissance économique respec-                      parlementaires.
tueuse du développement durable. C’est
la raison pour laquelle il faudra attendre le            Le point sur l’état d’application de la stra-
dialogue avec le Parlement pour y intégrer               tégie se fait régulièrement avec la Com-
des mesures opérationnelles orientées sur                mission de haute surveillance, de manière
les années à venir.                                      à en garantir un contrôle continu.

Le Conseil-exécutif ayant adopté la stra-                Le rapport sur la situation économique,
tégie, c’est maintenant au tour du Grand                 publié tous les deux ans par le beco Eco-
Conseil d’en débattre et d’y mettre, le cas              nomie bernoise, fournit pour sa part des
échéant, sa touche au moyen de déclara-                  informations fondées sur divers indicateurs
tions de planification. Le Conseil-exécutif              économiques concernant l’évolution can-
disposera alors des bases nécessaires                    tonale9. Ce rapport sert de base aux dis-
pour mettre en œuvre des mesures. Ces                    cussions menées avec ladite commission
dernières viendront compléter les projets                sur l’état d’application et les effets de la
en cours et les tâches cantonales perma-                 stratégie. Dans une économie publique ou-
nentes (par ex. promotion économique). Il                verte, toutefois, les indicateurs ne sont que
est prévu d’actualiser ces mesures tous                  partiellement influencés par les mesures
les quatre ans, en fonction du programme                 d’une stratégie économique.
de législature. Le Grand Conseil se pro-

9	   Rapport sur la situation économique 2011, disponible sur www.be.ch/donnees-economiques                              13
Stratégie économique 2025




14
Objectif stratégique et principes



4.	          Objectif stratégique et principes

4.1.	        Objectif stratégique

D’ici à 2025, le canton de Berne aura amélioré sa situation économique, environ-
nementale et sociétale (trois dimensions du développement durable) par rapport à
201110. Sur le plan économique, sa population sera plus prospère que la moyenne
suisse11 et il aura progressé dans le classement des cantons les plus performants12.

L’objectif stratégique repose sur une ana-                    Ces objectifs s’articulent autour de trois
lyse approfondie du contexte, des particu-                    axes d’intervention stratégiques. Les prin-
larités économiques du canton ainsi que                       cipes ci-dessous forment un système de
des prestations et structures publiques.                      valeurs commun à tous les axes d’inter-
Des objectifs sectoriels viennent le concré-                  vention et objectifs.
tiser dans les différents champs politiques.


4.2.	        Principes

4.2.1.	 Renforcer le développement durable

La stratégie économique 2025 renforce le développement durable.

La présente stratégie économique est inté-                    Pour des raisons à la fois économiques et
grée dans le programme politique à long                       écologiques, ce développement doit tou-
terme du Conseil-exécutif, qui est guidé                      tefois s’accompagner d’une exploitation
par le principe de renforcement du déve-                      beaucoup plus parcimonieuse des res-
loppement durable13. « Le développement                       sources naturelles. C’est pourquoi l’écono-
durable est un développement qui répond                       mie bernoise doit miser sur les technologies
aux besoins du présent sans compro-                           propres. Ce faisant, le canton de Berne se
mettre la capacité des générations futures                    saisit de la problématique cruciale de nos
de répondre aux leurs14 ».                                    jours, à savoir la gestion des ressources
                                                              naturelles. La Suisse et le canton de Berne
Elle représente de ce fait un gage de pros-                   pourront à cet effet s’appuyer sur plusieurs
périté pour les générations à venir. Elle vise à              décennies d’expérience.
influencer favorablement le développement
économique du canton entier et de toute sa
population. Or la croissance économique
contribue à améliorer la qualité de vie.




1011121314




10	 Le développement durable est mesurable à l’aune des indicateurs développés par le Cercle Indicateurs.
11	 La prospérité est mesurée à l’aune du revenu librement disponible (montant calculé en déduisant du revenu brut
    les prélèvements obligatoires et les coûts fixes tels qu’impôts, charges sociales, LPP, caisse maladie et frais de
    logement, cf. point 7.3.1).
12	 Le potentiel économique est calculé sur la base du potentiel de ressources. Ce dernier compare la performance
    économique d’un canton avec la moyenne suisse, si bien qu’il ne dépend pas de la conjoncture. Aujourd’hui, le
    canton de Berne occupe le 16e rang au classement des cantons les plus performants (cf. point 7.7.1).
13	 Ligne directrice du programme gouvernemental de législature 2011-2014
14	 Définition selon le rapport de l’ONU «Notre avenir commun» datant de 1987 (Commission Brundtland)                                         15
Stratégie économique 2025



                      4.2.2.	 Dynamiser l’économie

                      La stratégie économique 2025 favorise le développement d’une économie canto-
                      nale dynamique et porteuse d’avenir.

                      L’analyse le montre : la stagnation est sy-                   tion de ressources naturelles aussi faible
                      nonyme de régression. En effet, on ne peut                    que possible. Elle veut également aider
                      garantir la prospérité future en se conten-                   l’économie bernoise à se tourner davan-
                      tant de préserver la prospérité actuelle. Le                  tage vers l’exportation – qu’il s’agisse de
                      canton de Berne doit devenir plus attractif,                  marchandises, mais aussi de services et de
                      que ce soit pour attirer de nouvelles entre-                  savoir.
                      prises ou inciter les entreprises actuelle-
                      ment sises sur son territoire à développer                    Enfin, le canton doit adapter ses propres
                      de nouveaux projets.                                          prestations aux nouvelles exigences : tout
                                                                                    comme l’économie, il doit se servir d’outils
                      La stratégie économique 2025 mise sur les                     modernes et du progrès technique pour
                      branches dynamiques et porteuses d’ave-                       fournir à prix raisonnable les prestations
                      nir à haute valeur ajoutée et à consomma-                     demandées par la population.


                      4.2.3.	 Miser sur les atouts existants

                      La stratégie économique 2025 mise sur les atouts existants. Elle concerne le can-
                      ton entier et tous ses habitants.

                      La stratégie économique exploite et déve-                     environnementale et au tourisme. Au ni-
                      loppe les atouts actuels du canton. Les                       veau des services, l’administration fédérale
                      mesures devront varier en fonction des                        ainsi que les associations et organisations
                      points forts de chaque région, le dénomi-                     non gouvernementales (ONG) occupent
                      nateur commun étant le renforcement du                        une place de choix, tout comme les entre-
                      potentiel économique. L’ensemble de la                        prises du cluster de consultation (Consul-
                      population bernoise profitera donc direc-                     ting Cluster).
                      tement ou indirectement des mesures qui
                      seront développées sur la base de la stra-                    Le faible taux de chômage et le taux d’ac-
                      tégie adoptée par le parlement.                               tivité élevé sont les principaux atouts du
                                                                                    canton de Berne. La stratégie économique
                      Le plan directeur cantonal, qui définit les                   2025 contribue à la création et au maintien
                      pôles d’importance régionale dans le                          des emplois sur le long terme.
                      cadre d’un réseau de centres, est déter-
                      minant pour l’orientation territoriale des                    A l’instar du paysage économique suisse,
                      mesures15.                                                    l’économie bernoise se caractérise par
                                                                                    ses petites structures (cf. point 7.3.2).
                      La stratégie accorde une grande impor-                        Au travers de la stratégie économique, le
                      tance aux technologies de l’information et                    Conseil-exécutif s’engage à améliorer les
                      de la communication, à l’industrie de pré-                    conditions générales pour toutes les en-
                      cision, au génie médical, à la technologie                    treprises16.



                      1516



                      15	 Point 4 de la déclaration de planification PBD : « Inclure les agglomérations de Berthoud et de Langenthal dans
                          les réflexions stratégiques ». Ces agglomérations font en effet partie des centres retenus pour le pilotage relevant
                          de la politique économique en vertu du plan directeur.
                      16	 Point 2 de la déclaration de planification PDB : Définir une stratégie sur l’avenir et la promotion des entreprises
                          artisanales et des PME.
                      	   Point 1 de la déclaration de planification UDC : Le Conseil-exécutif veille à ce que toutes les branches y compris
                          l’agriculture et les entreprises en amont et en aval soient encouragées et qu’elles puissent ainsi augmenter leur
16                        création de valeur.
Objectif stratégique et principes



4.2.4.	 Assurer la cohérence du système

La stratégie économique 2025 du canton de Berne est harmonisée avec la straté-
gie économique fédérale et forme un système cohérent avec d’autres stratégies
cantonales.

Au cours des dernières années, le canton       le canton. Elles s’influencent mutuelle-
de Berne a développé ou renouvelé des          ment, raison pour laquelle il faut réguliè-
stratégies dans divers domaines (cf. liste     rement procéder à de leur harmonisation
du point 8.2). Prises ensemble, ces straté-    dans le cadre de leur développement et de
gies déterminent l’évolution que doit suivre   leur application.




                                                                                                                  17
Stratégie économique 2025




18
Axes d’intervention stratégiques



5.	       Axes d’intervention stratégiques

La stratégie économique 2025 se concentre                     Les trois axes définis comprennent chacun
sur les facteurs qui ont une forte incidence                  plusieurs objectifs sectoriels. Ces derniers
sur le potentiel économique et que le can-                    concrétisent l’objectif stratégique fixé pour
ton de Berne est en mesure d’influencer.                      les différents champs politiques.


5.1.	     Miser sur l’innovation et le ménagement des ressources

Le canton mise sur l’innovation et sur le ménagement des ressources naturelles.

Le développement économique du can-                           le site cantonal « concilier vie familiale et
ton de Berne passe par la compétitivité                       professionnelle ».
de ses entreprises aux niveaux national et
international. A cet effet, elles ont besoin                  La Suisse utilise deux fois plus de res-
de bonnes conditions générales – dont un                      sources naturelles qu’il y a cinquante ans.
transfert de savoir bien développé et fonc-                   Le développement de l’économie mondiale
tionnel. Allié à la promotion de l’innovation,                accélère encore la raréfaction de ces res-
celui-ci permet d’appliquer rapidement à                      sources. Les ressources non renouvelables
l’économie bernoise les résultats de la re-                   s’épuisent sous l’effet d’une demande
cherche.                                                      sans cesse croissante, et celles qui sont
                                                              renouvelables sont parfois utilisées plus
La qualification des collaborateurs est un                    vite qu’elles ne se renouvellent. Il est donc
autre élément crucial. Aussi faut-il adapter                  primordial que le développement écono-
les offres de formation et de perfection-                     mique aille de pair avec une exploitation
nement aux besoins du marché de l’em-                         plus économe des ressources disponibles.
ploi. Les mesures favorisant la conciliation                  Dans ce domaine, on attend beaucoup des
entre la vie professionnelle et la vie fami-                  « cleantech »18. L’évolution vers des tech-
liale doivent également se poursuivre, de                     nologies propres implique la diffusion d’un
manière à ce que la savoir acquis puisse                      savoir environnemental ainsi qu’une forma-
être exploité durablement, dans l’intérêt de                  tion appropriée du personnel. Consommer
la société. A cet effet, des postes à temps                   moins de ressources signifie aussi adop-
partiel (y compris pour les postes diri-                      ter un comportement moins énergivore et
geants) et des structures d’accueil extra-                    ménager le sol dans un contexte plus large
familial bien développées s’imposent. De                      que celui des cleantech. Le principe des
telles structures peuvent être proposées                      technologies propres trouve donc large-
aussi bien par les pouvoirs publics que par                   ment sa place dans les trois dimensions du
les entreprises privées17. Les entreprises                    développement durable (société, environ-
trouveront des informations à ce sujet sur                    nement et économie).


Objectifs sectoriels
ƒƒ Les entreprises du canton de Berne exploitent les possibilités offertes par les
   technologies propres et misent sur l’efficacité énergétique.
ƒƒ Le tissu économique doit évoluer davantage vers l’implantation de branches à
   forte valeur ajoutée. Cela vaut en particulier pour les clusters, qui sont définis
   selon des critères de politique économique.
ƒƒ Les résultats des travaux de recherche sont mis en pratique rapidement.
ƒƒ La formation des collaborateurs et collaboratrices est adaptée aux conditions
   actuelles ainsi qu’aux besoins de l’économie et du marché de l’emploi.
1718


17	 Point 5 de la déclaration de planification PBD : « Créer des bases et des incitations pour que les entreprises pri-
    vées créent de meilleures conditions pour la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle ».
18	 Cf. point 6.1.2                                                                                                                           19
Stratégie économique 2025



                      5.2.	    Opter pour les bonnes incitations

                      Le canton opte pour les bonnes incitations et supprime les incitations négatives.

                      Il est possible d’influencer favorablement                   En Suisse, le taux d’imposition est fixé en
                      le développement économique en op-                           fonction du domicile. Ce système ne tient
                      tant pour les bonnes incitations. L’une                      pas compte de la réalité actuelle, qui se
                      des principales tâches de l’Etat consiste                    caractérise par un grand nombre de pen-
                      à mettre à disposition les infrastructures                   dulaires. Les centres d’activité n’ont, de
                      nécessaires. Dans une société de l’infor-                    ce fait, pas assez de moyens pour remplir
                      mation et de la communication, les res-                      leurs fonctions de centre. En adaptant le
                      sources consacrées à ces domaines aug-                       système d’imposition au niveau fédéral,
                      menteront davantage que celles allouées                      il serait possible de simplifier des méca-
                      aux travaux de construction.                                 nismes de péréquation compliqués. Le
                                                                                   point 6 de la déclaration de planification
                      Du point de vue des structures et des                        PBD prévoit toutefois de renoncer au trai-
                      prestations publiques ainsi que de l’amé-                    tement de cette question19.
                      nagement du territoire, la fragmentation
                      qui caractérise le canton entraîne des                       Le canton de Berne et les autres cantons
                      coûts importants. De plus, les intérêts indi-                suisses se livrent une concurrence fiscale
                      viduels risquent de supplanter les intérêts                  acharnée. Etant donné sa taille ainsi que
                      collectifs d’ordre supérieur. Le canton doit                 son offre exhaustive en matière de santé,
                      donc continuer d’évoluer et passer du rôle                   d’infrastructure et de formation, le canton
                      de coordinateur à celui de concepteur, en                    de Berne n’a pas la tâche facile face aux
                      veillant à ne pas sacrifier les avantages liés               petits cantons qui ne doivent pas fournir
                      aux petites structures – dont la proximité                   eux-mêmes ces prestations. Ces der-
                      avec la population.                                          nières années, suite aux baisses d’impôts
                                                                                   décidées par d’autres cantons, il a notam-
                      L’une des faiblesses les plus lourdes de                     ment perdu la bonne position qu’il occu-
                      conséquences du canton de Berne est                          pait dans le domaine de l’imposition des
                      l’évolution démographique, qui est large-                    personnes morales. Le canton aimerait
                      ment inférieure à la moyenne nationale. Pour                 par ailleurs se doter de la marge de ma-
                      augmenter son nombre d’habitants, le can-                    nœuvre en politique financière nécessaire
                      ton doit offrir suffisamment de logements et                 pour réduire également la charge fiscale
                      de possibilités de travail. Des emplois sup-                 des personnes physiques : cet élément
                      plémentaires sont en effet indispensables                    est primordial pour rehausser l’attractivité
                      pour renforcer son potentiel économique.                     d’un site économique et influencer l’immi-
                      Les changements d’affectation ou la den-                     gration. Abaisser la charge fiscale au-des-
                      sification du milieu bâti sur des sites cen-                 sous de la moyenne suisse paraît toutefois
                      traux doivent permettre de ménager le sol.                   irréaliste, raison pour laquelle toute mise
                      De plus, il faut proposer de bonnes possi-                   en œuvre de la déclaration de planification
                      bilités de travail à la population résidente,                à cet effet est rejetée20.
                      notamment en facilitant la conciliation entre
                      vie privée et vie professionnelle.




                      1920




                      19	 Point 6 de la déclaration de planification PBD :
                      	   « Renoncer à l’objectif selon lequel le système d’imposition crée un équilibre entre les communes de travail et les
                          communes de domicile ».
                      20	 Point 7 de la déclaration de planification PBD : le canton de Berne se rapproche de la moyenne suisse concernant
20                        le montant des redevances.
Axes d’intervention stratégiques




Objectifs sectoriels
ƒƒ Le canton assume des responsabilités accrues en matière d’aménagement du
   territoire.
ƒƒ Le canton crée les conditions spatiales nécessaires pour que son nombre de
   places de travail et son évolution démographique rejoignent la moyenne suisse.
ƒƒ Les communes de Berne, de Bienne et de Thoune incluent toute leur agglomé-
   ration.
ƒƒ Le canton de Berne progresse dans le classement des cantons les plus attrac-
   tifs au plan fiscal21.
ƒƒ Le canton de Berne dispose d’infrastructures attractives pour l’économie et
   exploite les possibilités offertes par les technologies de l’information.
ƒƒ L’économie propose des emplois permettant de concilier travail et famille. Le
   canton crée les conditions nécessaires à cet effet.



5.3.	    Agir de manière compréhensible et conforme aux besoins de la
         population

Le canton privilégie un mode d’action compréhensible et conforme aux besoins
de la population axé sur la recherche de solutions, en évitant de causer des coûts
inutiles à l’économie et aux citoyens.

Le canton applique ses prescriptions et le                   Dans une société du savoir et de la com-
droit fédéral avec mesure. A cet égard, il ne                munication, l’image du site revêt une
doit jamais perdre de vue les enjeux d’ordre                 grande importance. Aucune campagne
supérieur dans le travail quotidien. Il dirige               d’information, aussi démesurée soit-elle,
et forme ses collaborateurs de manière                       ne peut à elle seule améliorer cette image
à ce que leur mode d’action soit perçu                       si elle n’est pas accompagnée de presta-
comme axé sur la recherche de solutions                      tions comprises et acceptées par la popu-
et le partenariat. Par ailleurs, il prend au                 lation. Le recours à des outils de communi-
sérieux les attentes des entreprises et de                   cation modernes, des échéances rapides
la population et cherche à résoudre leurs                    et le mode de communication choisi jouent
problèmes dans le respect du cadre légal                     également un rôle important. Au vu de ses
au lieu de leur mettre les bâtons dans les                   finances restreintes, le canton de Berne
roues.                                                       doit fournir ses prestations de manière effi-
                                                             cace, par exemple en recourant à la cybe-
21
                                                             radministration.



Objectifs sectoriels
ƒƒ 	 e canton de Berne est perçu comme un site économique moderne et attractif.
   L
ƒƒ Le canton de Berne s’emploie à répondre aux attentes des citoyens. Les pres-
   criptions ne constituent pas un but en soi et sont appliquées de manière ciblée.
ƒƒ Les prestations cantonales sont rapides, conformes aux besoins de la clientèle
   et peu coûteuses.

21	 Le Grand Conseil refuse que le canton se focalise sur l’imposition des entreprises pour améliorer sa compétitivité
    fiscale au plan international.
	   Point 2 de la déclaration de planification de la commission consultative : « Le canton de Berne progresse dans le
    classement des cantons les plus attractifs au plan fiscal dans tous les domaines, et non seulement concernant
    l’imposition des entreprises.
	   Point 3 de la déclaration de planification UDC : « Le canton de Berne améliore sa position dans le classement des
    cantons fiscalement avantageux. »                                                                                                      21
Stratégie économique 2025




22
Contexte



6.	       Contexte

Le développement économique du canton                         et ce qui renforce efficacement le potentiel
de Berne dépend dans une large mesure                         économique du canton.
des développements à long terme, éco-
nomiques et sociétaux, dans le monde.                         Au niveau cantonal, la stratégie écono-
Une stratégie économique cantonale ne                         mique 2025 doit concorder avec le pro-
peut influencer des développements d’une                      gramme gouvernemental de législature
telle envergure ! Sur le plan de la politique                 2011 à 201422 ainsi qu’avec d’autres stra-
intérieure, de nombreuses décisions se                        tégies, notamment dans les domaines de
prennent de plus au niveau fédéral.                           la formation ou de l’aménagement du terri-
                                                              toire (cf. résumé dans l’annexe 9.2).
La stratégie économique cantonale doit de
ce fait tenir compte des conditions géné-                     Il convient de faire la différence entre une
rales nationales et internationales. Elle doit                politique économique axée sur le long
être harmonisée avec la politique écono-                      terme et des mesures opérationnelles à
mique de la Confédération (cf. point 7.2,                     court terme dictées par l’évolution de la
qui traite des champs d’action de la Confé-                   conjoncture.
dération et des cantons). La question cru-
ciale est de savoir quel effet la stratégie                   Le chapitre ci-dessous commence par
économique cantonale peut et doit avoir.                      exposer les développements à long terme
                                                              (point 6.1), puis enchaînera sur les poli-
Nous voulons influencer activement ce                         tiques économiques fédérale et cantonale
que nous sommes en mesure d’influencer                        (point 6.2).


6.1.	     Développements à long terme dans le monde

6.1.1.	 Mondialisation

Ces dernières décennies, le processus de                      au-delà des frontières. Les nouvelles puis-
mondialisation économique et, dans une                        sances économiques telles que la Chine,
moindre mesure, politique, s’est accéléré                     l’Inde, la Russie et le Brésil ne sont pas seu-
suite au développement des moyens de                          lement des places économiques concurren-
transport et de communication. Depuis la                      tielles, mais également de grands marchés
Seconde Guerre mondiale, les obstacles à                      de biens et services. Les échanges avec
la libre circulation des marchandises et des                  ces pays complètent les relations écono-
personnes disparaissent peu à peu dans                        miques importantes que la Suisse entretient
le monde entier. Le progrès technique a                       avec ses voisins de l’Union européenne.
augmenté la vitesse et réduit les coûts du
trafic. Il est ainsi devenu possible de tirer                 Les réglementations nationales et, partant,
profit des différences des niveaux de sa-                     la politique suisse sont toujours plus influen-
laire et des coûts par la délocalisation de la                cées par les développements internatio-
production et des prestations.                                naux (cf. point 6.2.1, qui traite de l’agenda
                                                              politique international de la Confédération).
Le savoir et les compétences deviennent                       En matière d’économie publique, la Suisse
disponibles dans le monde entier. La chaîne                   est, tout comme le canton de Berne, un
de création de valeur traverse le globe, les                  espace économique de petite dimension.
multinationales sont légion, une même pres-                   Son développement économique est étroi-
tation est fournie partout dans le monde,                     tement lié au marché mondial. La conjonc-
les marchés du travail nationaux sont aux
22
                                                              ture régnant dans les marchés importants
prises avec la concurrence internationale                     se répercute donc immédiatement sur
et proposent des possibilités d’emploi                        l’économie bernoise.

22	 Ligne directrice : dans tous les domaines, la politique du Conseil-exécutif est guidée par les principes du déve-
    loppement durable (priorité économique). Le canton de Berne propose des conditions générales attrayantes à
    l’économie afin de stimuler l’innovation et la compétitivité.                                                              23
Stratégie économique 2025



                      6.1.2.	 Raréfaction des ressources

                      La pollution croissante de l’environnement,       ressources non renouvelables s’épuiseront
                      la raréfaction des ressources naturelles et       à moyen ou long terme sous l’effet de la
                      le changement climatique nous obligent à          demande sans cesse croissante et où une
                      repenser fondamentalement notre déve-             partie des ressources renouvelables est ex-
                      loppement économique. En effet, l’espace,         ploitée plus vite qu’elle ne se renouvelle. Or
                      l’air, l’eau, les matières premières et l’éner-   la rareté est synonyme de cherté, et donc
                      gie ne sont pas inépuisables.                     d’entrave au développement économique
                                                                        à court terme. A long terme, de nouvelles
                      Le développement mondial raréfie les res-         opportunités et possibilités de développe-
                      sources naturelles dans la mesure où les          ment se présenteront toutefois à nous.


                      6.1.3.	 Progrès technique

                      Le progrès technique donne naissance à            Pour que les investissements consentis
                      des produits et prestations d’un nouveau          dans la recherche et le développement
                      genre. Il permet d’accroître la quantité et la    portent leurs fruits, le succès des avan-
                      qualité des produits et des processus de          cées technologiques doit être protégé par
                      production sans pour autant accélérer la          une réglementation appropriée.
                      consommation de ressources naturelles.


                      6.1.4.	 Société du savoir

                      La génération, l’utilisation et l’organisation    des pays où le coût de la vie est inférieur
                      du savoir sont des sources fondamen-              au nôtre. Les économies publiques déve-
                      tales de productivité et de croissance. De        loppées accordent donc une importance
                      nombreuses entreprises en ont même fait           capitale à la formation, à la recherche et au
                      la base de leurs prestations. L’acquisition       développement, car seule l’innovation leur
                      de compétences de base, l’amélioration            permet de rester concurrentielles. C’est
                      constante des aptitudes et la volonté d’ap-       particulièrement vrai pour la Suisse, qui est
                      prendre tout au long de la vie, telles sont       pauvre en matières premières.
                      les clés qui mènent à l’avènement de la so-
                      ciété du savoir. La gestion du savoir revêt       La rapidité à laquelle se développe le savoir
                      elle aussi une importance accrue : qu’il soit     représente un autre facteur important. En rai-
                      ancien ou nouveau, il convient de préser-         son du progrès technique, une grande par-
                      ver notre savoir pour le mettre à disposition     tie des connaissances détenues par notre
                      à bon escient au bon moment.                      société actuelle seront dépassées dans très
                                                                        peu de temps. C’est pourquoi il est essentiel
                      Il est possible de produire plus avanta-          de se former et de se perfectionner en per-
                      geusement les biens standardisés dans             manence pour rester dans la course.




24
Contexte



6.1.5.	 Evolution démographique

Depuis 1960, l’évolution démographique                           Il est difficile de faire des pronostics en la
des pays industrialisés se caractérise par                       matière. Au cours des dernières années,
une baisse du taux de natalité. Le vieillis-                     la croissance démographique s’est avérée
sement de la population s’y fait toujours                        plus importante que prévu au début du
plus fortement ressentir, la part de popu-                       siècle23. Cette hausse s’explique essentiel-
lation active diminue. Cette tendance vaut                       lement par l’immigration de main-d’œuvre –
également pour la Suisse et le canton de                         notamment en raison de l’introduction de
Berne. Elle a de profondes répercussions                         la libre circulation des personnes entre la
sur l’économie et le marché du travail,                          Suisse et l’Union européenne. Durant cette
mais également sur les systèmes de la                            phase de haute conjoncture, cette main-
formation, de la santé et des assurances                         d’œuvre se composait surtout de per-
sociales.                                                        sonnes hautement qualifiées.


6.1.6.	 Evolution des valeurs

Le chiffre de la population bernoise et la                       tâches publiques est souvent remis en
structure d’âge changent, tout comme                             question sur le plan politique.
changent les valeurs fondamentales.
                                                                 Cette évolution des valeurs se reflète éga-
La société d’aujourd’hui se caractérise par                      lement sur l’orientation et la carrière profes-
un individualisme croissant. La famille et la                    sionnelles. De par la diversité des valeurs
solidarité ont moins d’importance que par                        et des attentes, il est devenu plus difficile
le passé, les certitudes traditionnelles, les                    d’orienter la demande en formations et
convictions et les principes qui peuvent                         carrières dans une direction précise.
guider une vie se sont perdus : aujourd’hui,
plusieurs systèmes de valeurs cohabitent,                        Enfin, l’évolution des valeurs fait que de
et il est d’autant plus difficile de trouver un                  moins en moins de gens ont la possibilité
consensus sur ce qu’il est nécessaire de                         ou la volonté d’assumer des travaux dans
faire. Dans le même temps, l’Etat devrait                        l’intérêt de la collectivité. Ainsi, de nom-
se charger de résoudre les problèmes et                          breux conseils communaux ont de la peine
les conflits dans de nombreux domaines                           à pourvoir leurs sièges.
alors que le financement de ces nouvelles




23




23	 Office fédéral de la statistique (OFS) : scénarios actualisés de l’évolution de la population des cantons 2005. Neuchâtel,
    avril 2008. Conférence des statistiques du canton de Berne : projections régionalisées de l’évolution démographique
    du canton de Berne jusqu’en 2030 (édition 2008). Berne, décembre 2008                                                               25
Stratégie économique 2025



                      6.2.	    Politiques économiques de la Confédération et des cantons

                      6.2.1.	 Politique économique de la Confédération

                      Au vu de ses excellents résultats sur le                     tenir compte des stratégies appliquées par
                      plan international, la Suisse compte parmi                   les entreprises privées, qui s’affranchissent
                      les économies publiques les plus perfor-                     toujours plus de l’influence étatique.
                      mantes au monde, tant au niveau de la
                      productivité qu’à celui de la capacité d’in-                 La politique économique (politique de
                      novation. La productivité du travail pro-                    croissance) appliquée en Suisse24 ne se
                      gresse toutefois moins que la moyenne.                       limite pas à des mesures que le Conseil
                      D’autres pays rattrapent le nôtre dans                       fédéral peut soumettre au Parlement de
                      des domaines qui font traditionnellement                     son propre chef (agenda de la Confédéra-
                      sa force. C’est pourquoi une politique de                    tion), mais s’étend aux négociations inter-
                      croissance axée sur le long terme garde                      nationales dans le domaine économique
                      toute sa pertinence. Lorsqu’il s’agit de                     (agenda de la politique économique exté-
                      préserver la compétitivité mondiale, la poli-                rieure) et aux mesures cantonales (agenda
                      tique économique publique doit en outre                      des cantons).


                      L’agenda de la Confédération s’articule autour de trois axes :

                      ƒƒ Abaisser le niveau élevé des coûts :                           infrastructures, à améliorer le climat
                         mesures visant à renforcer la concur-                          fiscal et à créer un cadre juridique
                         rence sur le plan domestique, notam-                           favorable aux entreprises.
                         ment par une concurrence accrue à
                         l’importation.                                            ƒƒ Valoriser l’activité professionnelle :
                                                                                      mesures permettant la mise à profit du
                      ƒƒ Augmenter l’attrait de la place écono-                       potentiel de main-d’œuvre national et
                         mique : mesures destinées à faciliter                        international et l’encouragement des
                         l’accès aux marchés étrangers, à                             compétences professionnelles indivi-
                         garantir un bon rapport qualité/prix des                     duelles (capital humain).


                      Dans les domaines de la formation, de la                     En vue de l’évolution future, la Confédé-
                      recherche et de l’innovation, le Conseil fé-                 ration a élaboré le rapport «  Perspective
                      déral fixe ses objectifs stratégiques dans le                2025 »25, dont le Conseil fédéral a pris
                      message au Parlement. Ces objectifs com-                     connaissance le 7 avril 2011.
                      plètent les trois axes de l’agenda fédéral.
                                                                                   En outre, elle rédige actuellement le Mas-
                      Au travers de l’agenda de la politique éco-                  terplan Cleantech en Suisse26. Le recours
                      nomique extérieure, la Confédération veut                    aux technologies propres (cleantech) per-
                      garantir l’accès de la Suisse aux marchés                    mettra à la Suisse de renouveler son éco-
                      étrangers, que ce soit en étendant le réseau                 nomie et de réduire considérablement sa
                      d’accords de libre-échange avec des par-                     consommation de ressources naturelles.
                      tenaires extérieurs à l’Union européenne                     Le terme «    cleantech  englobe toutes
                                                                                                           »
                      ou en s’engageant pour la libéralisation                     les technologies, industries et prestations
                      des marchés (cycle de Doha) sous l’égide                     qui contribuent à utiliser les ressources
                      de l’Organisation mondiale du commerce
                      242526
                                                                                   naturelles avec plus de ménagement et
                      (OMC).                                                       d’efficience, ainsi que tous les maillons
                                                                                   de la chaîne de création de valeur – de la

                      24	 Source : Conseil fédéral : Politique de croissance 2008-2011 : nouvelles mesures pour renforcer la croissance écono-
                          mique en Suisse. Rapport en réponse à la motion 01.3089: Politique de croissance. Sept mesures. Berne, 2008
                      25	 Etat-major de prospective de l’administration fédérale : Perspectives 2025 : Analyse de la situation, du contexte et
                          des défis déterminants pour la politique fédérale. Berne, 2011.
                      26	 Masterplan Cleantech en Suisse ; Département fédéral de l’économie (DFE) et Département fédéral de l’environne-
26                        ment, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), Berne, octobre 2010.
Contexte



recherche et du développement jusqu’à la                    économiques intacts et fonctionnels aux
vente et à l’exportation de marchandises,                   générations futures et sert de dénomina-
en passant par la production. La priorité                   teur politique commun pour une politique
n’est plus accordée à l’objet produit, mais                 du développement territorial mieux coor-
au mode de production. Désormais, gérer                     donnée, inscrite dans la durée. A l’issue
plus parcimonieusement les ressources                       de la procédure de consultation (fin juin
naturelles ne sera plus seulement primor-                   2011), ce projet sera adapté en fonction
dial pour l’écologie, mais aussi pour l’éco-                des prises de position formulées. Ensuite,
nomie.                                                      les partenaires des trois niveaux de l’Etat
                                                            devront l’adopter en termes politiques.
Le Projet de territoire Suisse27 fixe des
stratégies pour le développement territo-                   Par ailleurs, les cantons sont eux aussi ap-
rial futur de notre pays. Il montre la voie à               pelés à mener une politique économique
suivre pour laisser des espaces vitaux et                   active.


6.2.2.	 Politique économique des cantons

La politique économique des cantons                         comme partie intégrante de leurs objec-
(agenda des cantons) complète les me-                       tifs de législature ou sous la forme d’un
sures fédérales. Elle se concentre sur                      rapport indépendant. Chaque canton dis-
l’amélioration des conditions générales, le                 pose de ses propres priorités en matière
renforcement de l’économie régionale et                     d’infrastructures de transport, de forma-
l’augmentation de la croissance. Les me-                    tion, d’innovation et d’aménagement du
sures principales concernent la promotion                   territoire. Les stratégies cantonales com-
de l’innovation, la formation, la recherche                 prennent également des mesures concer-
et la politique fiscale.                                    nant les impôts, la promotion du site d’im-
                                                            plantation, l’orientation de l’administration
En plus de Berne, 18 autres cantons ont                     vers la fourniture de prestations ainsi que
élaboré leur stratégie de politique écono-                  l’efficience des procédures et prescrip-
mique ces dernières années, que ce soit                     tions.




27




27	 Projet de territoire Suisse (à l’état de projet) : Confédération suisse, Conférence des gouvernements cantonaux,
    Conférence suisse des directeurs cantonaux des travaux publics, de l’aménagement du territoire et de l’environne-
    ment, Union des villes suisses, Association des Communes Suisses, Berne, janvier 2011.                                     27
Stratégie économique 2025




28
Analyse



7.	      Analyse

7.1.	    Interactions inhérentes à l’économie publique

L’économie publique repose sur les fac-                    du nombre d’entreprises (quantité). Ces
teurs de production classiques que sont le                 variables dépendent avant tout des sur-
sol, le travail et le capital. Dans les écono-             faces disponibles pour le logement et l’em-
mies publiques développées, ces facteurs                   ploi. Les outils du développement territorial
sont subdivisés en de nombreux autres :                    permettent d’influer sur la quantité. Sans
en plus du sol disponible, des prescriptions               offre de logement accrue, par exemple, on
régissant l’aménagement du territoire et                   ne peut s’attendre à ce que la population
les constructions (par ex. plans de zones,                 augmente.
coefficient d’utilisation) influencent l’offre
en surfaces d’habitation et de travail. Le                 Ensuite, le potentiel économique est tribu-
facteur « travail » n’est pas seulement dé-                taire de la qualification de la main-d’œuvre
terminé par les heures de travail fournies,                et du savoir-faire (technologie) des entre-
mais également par la formation et les qua-                prises (qualité). Une bonne formation est
lifications des personnes actives occupées                 synonyme de main-d’œuvre qualifiée ca-
(savoir ou capital humain). Concernant le                  pable d’innover  or l’innovation permet
                                                                               ;
capital, distinction est faite entre le capital            d’accroître la productivité et la valeur ajou-
financier (argent, crédits) et le capital pro-             tée. Si le tissu économique évolue au profit
ductif (par ex. infrastructures de transport               d’entreprises à forte création de valeur, le
et infrastructures énergétiques). De plus, le              potentiel économique augmentera forcé-
capital « nature » est toujours plus reconnu               ment.
comme facteur de production central et
limitant28.                                                Le canton lui-même influence également
                                                           son potentiel économique : il est un em-
Le potentiel économique est le critère cen-                ployeur de poids et ses investissements
tral pour évaluer une économie publique.                   dans le domaine infrastructurel font de lui
Il figure de ce fait au cœur de la stratégie               un mandant important.
économique 2025. Ce potentiel est toute-
fois impossible à réaliser par des mesures                 Les entreprises (emplois) et le chiffre de la
de pilotage : on ne peut le construire que                 population sont interdépendants. En prin-
sur une longue période en pesant sur des                   cipe, le potentiel économique et la crois-
facteurs qui influenceront à leur tour la per-             sance démographique ne vont de pair
formance économique.                                       qu’en cas de création d’emplois. Dans la
                                                           réalité, toutefois, les pendulaires traversant
Le potentiel économique dépend d’abord                     les frontières cantonales viennent atténuer
de la population, de la main-d’œuvre et                    cette interdépendance.




28




28	 Cf. par exemple modèle du stock de capital développé par un groupe de la Banque mondiale dirigé par Ismail
    Serageldin (Mauch Consulting AG, Infras, Basler und Partner AG, Zurich avril 2001: Politik der nachhaltigen
    Entwicklung in der Schweiz : Standortbestimmung und Perspektiven, p. 65 ss, en allemand).                           29
Stratégie économique 2025



                      Enfin, le développement d’un site économique est également fonction des facteurs
                      suivants :

                      ƒƒ Ce site doit disposer de bonnes                 génie médical fait partie des clusters
                         infrastructures, notamment dans les             servant à la promotion du site écono-
                         domaines du transport, de l’approvi-            mique bernois (cf. point 7.3.2).
                         sionnement énergétique et de la com-
                         munication. Les capacités routières          ƒƒ Le thème de la sécurité englobe la
                         et ferroviaires doivent être suffisantes        sécurité publique, un système judiciaire
                         pour l’économie et la population.               fiable et la sécurité sociale. La sécurité
                                                                         et la stabilité d’un pays concourent
                      ƒƒ A côté de la formation, la recherche            à sa compétitivité au niveau interna-
                         et le transfert des connaissances               tional. A ce niveau, les différences
                         contribuent dans une mesure non                 entre cantons sont faibles. Beaucoup
                         négligeable à la qualité des entreprises        d’éléments relèvent de la Confédéra-
                         et des emplois du site (création de             tion. Garantir la sécurité publique, en
                         valeur ajoutée).                                revanche, fait partie des tâches canto-
                                                                         nales. Dans les grands cantons, sur-
                      ƒƒ Le tissu économique exerce une                  tout, les exigences posées à la police
                         influence directe sur le potentiel éco-         augmentent, car le nombre d’atteintes
                         nomique ; de plus, il a le pouvoir de           intolérables à la sécurité publique est
                         rendre un site attractif : si ce dernier        en hausse.
                         abrite plusieurs entreprises d’une
                         même branche, d’autres entreprises           ƒƒ Les impôts constituent la base des
                         seront tentées de s’y installer (cluster).      finances publiques, lesquelles défi-
                                                                         nissent l’offre de prestations publiques.
                      ƒƒ Des procédures et prescriptions                 De plus, le taux d’imposition fait partie
                         efficaces et compréhensibles pour le            des critères d’implantation des per-
                         citoyen permettent une mise en œuvre            sonnes physiques et morales. A long
                         rapide des nouveaux projets et contri-          terme, il influence de ce fait l’écono-
                         buent à réduire les taxes et émolu-             mie.
                         ments.
                                                                      ƒƒ Enfin, il ne faut pas sous-estimer les
                      ƒƒ Une bonne couverture en soins médi-             facteurs mous, non quantifiables,
                         caux est primordiale pour le bien-être          qui contribuent à la qualité de vie et
                         de la population. Plus les soins médi-          à l’attractivité du site (par ex. offres
                         caux sont avantageux, plus le revenu            culturelles, offres de loisirs, accueil
                         disponible augmentera. De plus, le              extrafamilial des enfants, nature, cadre
                         secteur de la santé est un employeur            de vie, etc.).
                         important. Dans le canton de Berne, le


                      Le potentiel économique détermine l’état        baisser le taux d’imposition sans réduire
                      des finances publiques, c’est-à-dire le         ses prestations. Sans augmentation du
                      montant des recettes fiscales et l’impor-       potentiel économique, l’Etat devra prélever
                      tance des prestations publiques. Si le          plus d’impôts pour étendre ses prestations
                      potentiel économique augmente, l’Etat           ou réduire ses prestations pour baisser la
                      disposera de ressources supplémentaires         charge fiscale.
                      pour mener ses tâches à bien ou pourra




30
Analyse



Le graphique ci-après illustre les interac-               les différents facteurs). Les possibilités
tions inhérentes à l’économie publique et                 d’influence d’une stratégie économique
les possibilités d’influence (sans prise en               sont signalées en bleu.
compte des interactions rétroactives entre


                                            Finances publiques
         Investissements                                                        Consommation privée
                                                  Impôts

                                                    (3)


                                        Potentiel économique (2)




                  Entreprises (1)                                           Population
                     Emplois                                        Personnes actives occupées




           Fondations d’entreprises,                                     Solde migratoire, croissance
        implantations, nouveaux projets                                   démographique naturelle




            Développement territorial,                                        Développement territorial,
                                                            Formation
          formation, attractivité du site                                        attractivité du site
                                                                                                                   Source : beco



Indicateurs : 	                                            1 : Tissu économique, recensement des entreprises
	                                                          2 : Produit intérieur brut et potentiel de ressources
	                                                          3 : Indice de l’exploitation du potentiel fiscal




                                                                                                                                         31
Stratégie économique 2025



                       7.2.	     Moyens d’influence inhérents à l’économie publique

                       La structure fédéraliste de la Suisse fait       exemple, la Confédération règle la réparti-
                       qu’en plus des tâches fédérales et can-          tion des compétences et des tâches dans
                       tonales, il existe un certain nombre de          la loi sur l’aménagement du territoire, mais
                       tâches que la Confédération et les cantons       laisse une grande liberté d’application aux
                       peuvent mener à bien en toute autonomie          cantons et communes. A l’inverse, dans le
                       (par ex. en matière d’imposition fiscale). De    domaine de l’assurance-chômage (qui fait
                       plus, certaines tâches ne peuvent pas être       partie intégrante du marché de l’emploi),
                       attribuées de manière tranchée soit à la         les cantons ne disposent d’aucune marge
                       Confédération, soit aux cantons. Concer-         de manœuvre pour appliquer la législation
                       nant l’aménagement du territoire, par            fédérale.




                          Conféderation                  Conféderation et Canton                         Canton

                          Argent, devise

                              Compétitivité
                              Affaires
                           économiques
                            extérieures
                                                                     Aménagement du territoire

                                              Marché du travail
                        Routes nationales,                                                          Routes cantonales /
                          trafic longue                                           Trafic régional     communales,
                            distance                                                                    trafic local
                                                                 Formation            Ecoles du
                          Hautes écoles
                                                              professionnelle,    degré secon-       Ecole obligatoire
                           techniques
                                                              Hautes écoles      daire supérieur
                                 Impôts                                                                   Impôts

                                                                                          Santé

                                                                             Politique régionale
                         Promotion du site                                                           Promotion du site
                          d’implantation                                                              d’implantation
                         Prescriptions de                                                            Prescriptions de
                        police économique                                                           police économique
                               Procédures                                                               Procédures
Source : beco




32
Analyse



7.2.1.	 Remarque préliminaire sur la suite du document

Le canton de Berne est le deuxième de           n’entrent donc pas en ligne de compte).
Suisse en termes de superficie, de popula-      Les cantons de référence seront ainsi les
tion, de nombre d’emplois et d’entreprises.     suivants : Argovie, Saint-Gall, Vaud et Zu-
Pour chacun de ces indicateurs, les valeurs     rich.
bernoises représentent 10 à 15 pour cent
des valeurs nationales. Les points ci-après     Le critère de la valeur par habitant est le
traitent en premier lieu des indicateurs pour   plus parlant, car il permet de comparer
lesquels ce pourcentage est fondamentale-       des entités de taille différente. De plus,
ment différent.                                 dans une série chronologique, la variation
                                                de la valeur absolue reflète souvent l’évo-
Le canton de Berne sera à chaque fois           lution démographique (l’augmentation du
comparé à la Suisse ainsi qu’à des can-         produit intérieur brut, par exemple, n’est
tons similaires de par leur superficie, leur    synonyme d’amélioration que si elle est su-
nombre d’habitants ou leur nombre d’em-         périeure à la croissance démographique).
plois (les cantons-villes ainsi que les can-    C’est pourquoi l’analyse suivante repose
tons de petite dimension ou peu peuplés         en premier lieu sur les valeurs par habitant.


Les points consacrés à ce thème sont structurés comme suit :

ƒƒ Les constats résument les principaux            rents graphiques démontrent l’impor-
   résultats de l’analyse. Sur cette base, il      tance des constats fondamentaux par
   est à chaque fois exposé comment le             domaine. Il est par contre impossible
   canton de Berne peut influencer l’évo-          d’établir une comparaison directe entre
   lution en question.                             ces graphiques.

ƒƒ Le graphique établit une pondération         ƒƒ La rubrique « Contexte » regroupe les
   de l’importance économique et com-              principaux indicateurs qui sous-ten-
   pare le canton de Berne à la Suisse.            dant les constats. Tous les chiffres
   La pondération repose sur des don-              sont arrondis. Le cas échéant, une
   nées statistiques complétées par des            comparaison est établie avec les can-
   estimations plausibilisées. Les diffé-          tons de référence.


Le rapport sur la situation économique          7.3.1 à 7.3.4). Cette dernière sera ensuite
2011 et la page www.be.ch/donnees-eco-          considérée d’un point de vue régional
nomiques fournissent des informations plus      (point 7.4). Le point 7.6 présentera l’image
détaillées sur les indicateurs économiques.     du canton. Enfin, on procédera à l’ana-
                                                lyse des structures ainsi que des princi-
L’analyse porte d’abord sur la structure        pales prestations publiques (points 7.7.1
économique du canton de Berne (points           à 7.7.5).




                                                                                                      33
Stratégie économique 2025



7.3.	   Structure économique du canton de Berne

7.3.1.	 Produit intérieur brut et revenu disponible

                                     Le produit intérieur brut (PIB) par habitant / par personne active occupée est
Constats
                                     inférieur à la moyenne.
                                     La croissance du PIB par habitant / par personne active occupée est supé-
                                     rieure à la moyenne.

                                     La croissance du PIB absolu est inférieure à la moyenne.


                                     Le revenu librement disponible se situe dans la moyenne29.



Comparaison
                                +




                                CH




                                -
                                         faible              Importance pour l’économie publique                                 élevée

                                     Nécessité d’agir	 Possibilités d’influence
                                     	                     faible	 moyenne	grande	                                     faible	 importantes



Possibilités d’influence   Le développement du produit intérieur brut n’est qu’indirectement influençable. Les
                           possibilités d’influence sont exposées en rapport avec les facteurs correspondants.




                           29




                           29	 Le revenu librement disponible est obtenu par la déduction du revenu brut des prélèvements obligatoires et des
                               coûts fixes tels qu’impôts, charges sociales, LPP, caisse maladie et frais de logement (informations supplémen-
 34                            taires à la fin du point 7.3.1).
Analyse



En 2010, le produit intérieur brut (PIB)30 du                 riodes de reprise, la croissance écono-                        Contexte
canton de Berne se montait à 57 milliards                     mique bernoise est inférieure à la moyenne
de francs. Le PIB par habitant31 du canton                    suisse. En période de crise, la réaction
de Berne (CHF 58’100) est inférieur à la                      bernoise n’est pas fondamentalement dif-
moyenne suisse (CHF 62’900). Parmi les                        férente de la réaction suisse, si ce n’est
cantons de référence, seul Zurich réalise                     qu’elle survient en général légèrement plus
un meilleur score, que ce soit au niveau                      tard. Sur l’ensemble du cycle conjonctu-
absolu ou par habitant.                                       rel, la croissance économique du canton
                                                              de Berne reste de ce fait en deçà de la
En termes de croissance annuelle, le                          moyenne suisse. Ce phénomène s’ex-
canton de Berne réagit de manière moins                       plique en grande partie par le tissu écono-
dynamique que la Suisse : durant les pé-                      mique bernois.


                                                                                                                             Croissance du PIB
       4%
                                                               CH
       3%

       2%
                                                                                BE
       1%

       0%

       -1 %

       -2 %
          2000     2001      2002      2003       2004      2005      2006       2007      2008       2009      2010
                                                                                                                             Source : BAKBASEL




De 2000 à 2010, le PIB bernois a crû en                       celle de Berne, le canton de Vaud se si-
moyenne de 1.4 pour cent par année,                           tuait dans la moyenne suisse, tandis que
contre 1.6 pour cent pour la Suisse. Les                      les cantons d’Argovie et de Zurich ont fait
cantons de Vaud et d’Argovie ont devancé                      mieux (1.7%).
Berne, alors que Saint-Gall et Zurich sont
restés en retrait. Le canton de Zurich a                      Toujours de 2000 à 2010, la croissance
beaucoup souffert de la crise économique                      moyenne par habitant du canton de
2001-2003 ainsi que de la crise financière                    Berne se chiffrait à 1.0 pour cent, surpas-
2008/2009. Si l’on considère la croissance                    sant ainsi largement la moyenne suisse
annuelle moyenne du canton de Berne au                        (0.7%) et celle des cantons de référence.
cours des 30 dernières années, le résul-                      Ce résultat n’est toutefois pas attribuable
tat n’est pas sensiblement différent (BE :                    à un accroissement extraordinaire du PIB,
1.5%, CH  1.6%). Le canton de Saint-
           :                                                  mais à une croissance démographique
Gall a connu une croissance identique à                       inférieure à la moyenne.




3031




30	 Toutes les valeurs mentionnées dans la présente stratégie s’entendent en termes réels (c’est-à-dire valeurs obte-
    nues après correction de l’inflation).
31	 L’indicateur « PIB » est plus parlant s’il est mis en relation avec la population. Le PIB par habitant permet de mesu-
    rer la performance et l’attractivité d’un site économique. Il augmente lorsque la hausse de nombre de personnes
    actives occupées est supérieure à la croissance démographique ou lorsque la valeur ajoutée par personne active
    occupée augmente (c’est-à-dire lorsque le travail fourni est plus productif).                                                                35
Stratégie économique 2025



                                Le PIB par personne active occupée32                             Gall se place légèrement derrière Berne.
                                du canton de Berne se monte à 98’500                             Le développement observé durant la der-
                                francs contre 109’100 pour la Suisse (en                         nière décennie montre toutefois que l’évo-
                                moyenne). Ce chiffre témoigne de la pré-                         lution structurelle vers des activités à plus
                                dominance de branches à valeur ajoutée                           forte valeur ajoutée était plus marquée
                                plutôt faible dans le canton de Berne. Par-                      dans le canton de Berne qu’en moyenne
                                mi les cantons de référence, seul Saint-                         suisse.
Evolution du PIB par
                                   1.0 %
personne active occu-
pée
                                   0.8 %


                                   0.6 %
                                                                                                                                                      CH

                                   0.4 %


                                   0.2 %


                                   0.0 %
                                                      BE                      AG                  VD                     SG                 ZH
Source : BAKBASEL
                                Le revenu librement disponible33 est im-                         sont largement supérieures à la moyenne,
                                portant pour évaluer la prospérité de la                         mais les frais fixes sont inférieurs. Les
                                population. Il ne dépend pas seulement de                        cantons-villes et les cantons constituant
                                la charge fiscale, mais aussi de toutes les                      un centre d’activité important sont moins
                                dépenses liées. Le revenu librement dispo-                       bien lotis que les autres. Zurich et Vaud
                                nible du canton de Berne correspond à la                         se classent derrière le canton de Berne,
                                moyenne suisse. Les charges obligatoires                         Saint-Gall et Argovie devant.

Revenu disponible par            Prélèvements oblig. peu                                         Frais fixes                   Prélèvements oblig. élevés
des composants des               Frais fixes élevés                                                                       GE            Frais fixes élevés
dépenses, 2011




                                    ZG                                                                              BS
                                                                          ZH
                                          SZ                                                                                    VD
                                                 NW                                              CH            BL                    Prélèvements oblig.
                                                                    GR         LU           TI
                                                           OW                        AG
                                                                                                                         BE
                                                                         AI    SG                                   FR
                                                   UR                               TG                                                           NE
                                                                                                 SO        VS
                                                                              GL         AR SH
Source : Credit Suisse Econo-                                                                                                  Prélèvements oblig. élevés
mic Research, représentation     Prélèvements oblig. peu
                                 Frais fixes peu                                                                                JU        Frais fixes peu
graphique : beco
                                Prélèvements obligatoires : impôts sur le revenu et la fortune, cotisations aux assurances sociales, primes
                                d’assurance-maladie
                                Frais fixes : frais de logement, frais accessoires, taxes sur l’eau, les eaux usées et les déchets

                                32	 Le PIB par personne active occupée est un indicateur de productivité ; en considérant l’économie dans sa globa-
                                    lité, il est possible de tirer des conclusions sur le potentiel de création de valeur ajoutée / la productivité du tissu
                                    économique. Il est par contre impossible d’établir des conclusions sur les différences de productivité au sein d’une
                                    même branche.
                                33	 Le revenu librement disponible désigne le montant dont dispose un ménage pour sa consommation après déduc-
                                    tion des impôts, des cotisations aux assurances sociales, de la prévoyance professionnelle, des primes d’assu-
                                    rance-maladie et des frais de logement (frais accessoires inclus, frais de déplacement logement-travail exclus).
36
                                    D’après définition du Credit Suisse.
Analyse




      37
Stratégie économique 2025



7.3.2.	 Structure des entreprises et de l’économie




                                 En matière de création d’entreprises, le canton de Berne est moins dynamique
Constats
                                 que la Suisse.
                                 La structure dimensionnelle des entreprises bernoises correspond à la moyenne
                                 suisse.

                                 Les sociétés de capitaux sont sous-représentées.

                                 Dans l’ensemble, le tissu économique bernois se caractérise par une valeur
                                 ajoutée plutôt faible.



Comparaison
                            +




                            CH




                             -
                                     faible          Importance pour l’économie publique                   élevée

                                 Nécessité d’agir	 Possibilités d’influence
                                 	                 faible	 moyenne	grande	                       faible	



Possibilités d’influence   Le nombre d’entreprises dépend de l’espace à disposition et de l’attractivité du site
                           économique.
                           La composition du tissu économique n’est influençable qu’à long terme, par la mise
                           en place de bonnes conditions générales pour les branches à forte valeur ajoutée.
                           Les entreprises choisissent notamment leur site d’implantation selon l’offre en matière
                           de formation, de transfert des connaissances, de promotion de l’innovation et de
                           promotion du site.




 38
Analyse



En 2008, 35’133 entreprises des sec-                          34 pour cent des entreprises suisses. En                   Contexte
teurs secondaire et tertiaire avaient leur                    comparaison, les sociétés de capitaux sont
siège dans le canton de Berne34. De 2001                      peu représentées ; 29 pour cent sont des
à 2008, ce chiffre a fondu de 5 pour cent                     sociétés anonymes (CH : 35 %). La part
(soit quelque 1’800 entreprises de moins),                    de sociétés à responsabilité limitée (Sàrl)
le recul le plus important ayant été enre-                    est également légèrement inférieure à la
gistré durant la première moitié de la dé-                    moyenne suisse. Cette structure montre
cennie. Il en était de même en Suisse et                      que de nombreuses entreprises bernoises
dans les cantons de référence ; toutefois,                    sont orientées vers le marché intérieur. Or
alors qu’en Suisse et dans les cantons de                     ce dernier présente un potentiel de crois-
référence, le nombre d’entreprises s’est                      sance plus faible qu’un marché axé sur
de nouveau accru entre 2005 et 2008, il a                     l’exportation.
stagné dans le canton de Berne. Cet indice
établit que la dynamique de création d’en-                    La structure par secteurs de l’économie
treprise est plus faible au niveau bernois                    bernoise ne se distingue guère de celle de
qu’au niveau suisse.                                          l’économie suisse, si ce n’est que l’agri-
                                                              culture est surreprésentée dans le canton
La structure selon la taille des entre-                       de Berne.
prises bernoises (mesurée au nombre
d’employés) est pratiquement identique à                      20 pour cent de toutes les personnes
la structure suisse. En comparaison inter-                    actives dans l’agriculture suisse travaillent
nationale, le paysage économique suisse                       dans le canton de Berne. Depuis 2001, le
se caractérise par ses petites structures.                    nombre d’actifs occupés dans ce secteur
Les sites de production et de services très                   a baissé de 14.9 pour cent du fait de l’évo-
importants sont extrêmement rares dans                        lution structurelle (CH  -17.4%) pour se
                                                                                      :
le canton, 99.6 pour cent des entreprises                     porter à 36’700 personnes. La surface utile
appartenant à la catégorie des petites et                     par exploitation est également inférieure à
moyennes entreprises (PME). 86 pour cent                      la moyenne suisse.
des entreprises bernoises entrent même
dans la catégorie des micro-entreprises,                      Le secteur de l’industrie occupe 133’300
puisqu’elles comptent moins de dix postes                     personnes. En chiffres absolus, Berne est
à plein temps. Dans le canton de Berne,                       le canton qui compte le plus grand nombre
les grandes entreprises de production et                      d’actifs occupés dans la production indus-
de services axées sur l’exportation et jouis-                 trielle (89’000 personnes). Le taux de créa-
sant d’un rayonnement international sont                      tion d’emplois depuis 2001 se monte à 2.8
sous-représentées.                                            pour cent, ce qui est nettement inférieur à
                                                              la moyenne suisse (4.9 %).
La forme juridique des entreprises ber-
noises se distingue nettement de celle                        Le secteur des services occupe 372’300
qui est usuelle au niveau suisse : 43 pour                    personnes. Depuis 2001, il a connu un
cent des entreprises du canton de Berne                       taux de croissance de 7 pour cent seule-
sont des sociétés de personnes35, contre                      ment (CH: 10.6 %).



3435




34	 Office fédéral de la statistique, recensement fédéral des entreprises 2008
35	 Sociétés de personnes : raisons individuelles, coopératives et sociétés en nom collectif (les associations ne sont
    pas prises en compte, car la plupart d’entre elles ne poursuivent pas un but économique).
    Sociétés de capitaux : sociétés anonymes
    Sociétés mixtes : sociétés à responsabilités limitée (Sàrl)                                                                           39
Stratégie économique 2025



Taux d’activité par sec-
teur économique               100 %


                               80 %
                                                                                                                         CH

                               60 %


                               40 %
                                                                                               CH
                               20 %
                                                                   CH
                                0%
                                       BE




                                                                                   BE




                                                                                                              BE
                                             SG




                                                          AG




                                                                        SG

                                                                             AG




                                                                                                                    AG

                                                                                                                         SG
                                                                ZH




                                                                                              ZH

                                                                                                    ZH
                                                    VD




                                                                                        VD




                                                                                                         VD
Source : OFS, recensement
des entreprises 2008                           1. secteur                     2. secteur                   3. secteur
(état : 29.3.2010)



                            Au cours des dernières années, des varia-             secteur de la santé et du social a enregistré
                            tions conjoncturelles et structurelles sont           le plus fort taux de création d’emplois entre
                            devenues perceptibles dans l’évolution                2001 et 2008. Dans l’ensemble, la propor-
                            des différentes branches de l’économie.               tion des branches à plus forte création de
                            Que ce soit au niveau suisse ou bernois, le           valeur tend à augmenter.

Nombre d’actifs occu-
pés par branche                                                      0	 20'000 40'000 60'000 80'000 100'000
                                                                     0   20’000	40’000	60’000	80’000	  100’000

  2008
                                                         Industrie
  2005
  2001                                      Commerce et vente

                                         Santé et action sociale

                                      Services aux entreprises

                                                   Construction

                                       Administration publique

                                               Secteur agricole

                                      Hôtellerie et restauration

                                       Transports et circulation

                                   Education et enseignement

                                                  Autre services

                                  Information et communication

                                            Services financiers

                                 Autres branches économiques
Source : OFS, recensement
des entreprises
(état : 29.3.2010)

40
Analyse



Le quotient de localisation36 permet d’éva-                   présentent des quotients de localisation
luer le tissu économique et les branches                      clairement inférieurs à la moyenne.
qui le composent avec plus de précision
que le seul nombre absolu d’actifs occu-                      Les branches représentées dans les gra-
pés. Dans le canton de Berne, les secteurs                    phiques ci-après comportent des sous-
suivants sont nettement surreprésentés      :                 branches dont certaines sont surrepré-
secteur public (en raison de l’administration                 sentées («  construction de machines     »,
fédérale) ; agriculture (ainsi que branches                   « industrie métallurgique  et d’autres
                                                                                        »)
en amont et en aval) ; information et com-                    sous-représentées (« chimie/pharmacie »,
munication (du fait, notamment, des sièges                    « commerce de gros », « électronique/op-
principaux de la Poste et de Swisscom).                       tique/horlogerie » et « conseil/ingénierie/
Par contre, les finances et l’enseignement                    recherche et développement/publicité »).


                                                                                                                             Productivité du travail et
                                                                         Productivité du travail                             quotient de localisation
                                               0	           75’000	 150’000	225’000	 300’000                                 des diverses branches

                      Services financiers

        Information et communication

                                  Industrie

               Services aux entreprises

                     Commerce et vente

               Transports et circulation

                             Construction

                           Autre services

                 Santé et action sociale

              Hôtellerie et restauration

          Education et enseignement

                         Secteur agricole

       Autres branches économiques

            Administration publique (1)
                                    

                                              0.0	0.5	1.0	1.5	2.0                                                            Source : OFS, recensement
                                                      Quotient de localisation (CH = 1)                                      des entreprises 2008
                                                                                                                             (état : 29.3.2010)
Productivité du travail: en francs par poste à plein temps
 Il est difficile d’établir des statistiques sur la productivité du travail de l’administration publique, étant donné
qu’il n’existe pas de prix du marché pour ces prestations. C’est pourquoi l’OFS ne fournit aucun chiffre. Au vu
de l’importance de l’administration publique pour le canton de Berne, la valeur de la productivité moyenne totale
dépend fortement de l’évaluation de la productivité du service public.
36




36	 Le quotient de localisation illustre la concentration d’une branche dans le canton de Berne en comparaison suisse.
    A cet effet, on calcule l’importance de cette branche par rapport à l’activité totale. Le quotient de ces deux valeurs
    équivaut au quotient de localisation. Un quotient inférieur à 1 signifie que la branche est sous-représentée.                                    41
Stratégie économique 2025



                            Comme le tissu économique bernois com-                         cent des nuitées comptabilisées au niveau
                            prend une part importante de branches in-                      suisse. Il se place ainsi au deuxième rang,
                            dépendantes de la conjoncture (administra-                     derrière les Grisons (16 %) et devant le Va-
                            tion publique, agriculture, santé et social),                  lais (12 %). 75 pour cent des nuitées sont
                            l’économie bernoise connaît une évolution                      enregistrées dans l’Oberland.
                            moins dynamique que la moyenne suisse.
                            Toutefois, la stabilité de ces branches pré-                   La forte représentation de l’administra-
                            sente également un avantage, à savoir le                       tion publique s’explique par la fonction de
                            faible taux de chômage (cf. point 7.3.4).                      capitale endossée par la ville de Berne. 64
                            C’est aussi la composition du tissu écono-                     pour cent des personnes occupées dans
                            mique qui explique en majeure partie pour-                     l’administration fédérale habitent le canton
                            quoi dans le canton de Berne, la création                      de Berne. L’administration publique est une
                            de valeur moyenne (productivité du travail)                    mandante importante, en particulier pour les
                            est inférieure à la moyenne suisse. En effet,                  entreprises de services. De plus, le fait d’être
                            les branches à forte valeur ajoutée telles                     proche du centre de décision politique attire
                            que les services financiers et les industries                  les entreprises, associations et organisa-
                            productives (chimie) sont nettement sous-                      tions non gouvernementales (ONG).
                            représentées, alors que des employeurs
                            importants au niveau cantonal (agriculture,                    La promotion économique du canton
                            santé et social) présentent une productivité                   de Berne se concentre sur les branches
                            plus faible que la moyenne. Dans la région                     à forte valeur ajoutée. Depuis 1998, elle
                            touristique de l’Oberland, c’est un autre                      passe notamment par l’encouragement
                            secteur peu productif – à savoir l’hôtellerie                  de six cluster37.
                            et la restauration – qui est surreprésenté.
                            Dans ces différentes branches, toutefois, la                   26 pour cent des entreprises bernoises
                            productivité du travail n’est pas fondamen-                    peuvent être attribuées à l’un des clusters
                            talement différente de celle de la Suisse.                     « secteur médical » (« génie médical » et
                                                                                           « santé et social  « 
                                                                                                              »), industrie de préci-
                            Le canton de Berne est l’un des plus tou-                      sion  « 
                                                                                                 », technologies de l’information et
                            ristiques de Suisse (avec les Grisons et le                    de la communication (TIC)  et « 
                                                                                                                        »      conseil
                            Valais). Ses hôtels et stations thermales                      économique ». En 2008, 33 pour cent des
                            enregistrent un total de 4.9 millions de nui-                  actifs occupés travaillaient dans l’un de
                            tées par année, ce qui représente 14 pour                      ces quatre clusters.


Personnes actives occu-                                                                    Nombre de                      Part du taux
pées dans les clusters       Cluster
                                                                                           personnes                     d’activité total
                             Secteur médical (génie médical, industrie
                                                                                                75’000                         13.8 %
                             pharmaceutique, santé et social
                                 Génie médical                                                    3'300                          0.6 %
                             Industrie de précision                                             52'000                           9.6 %
                             Technologies de l’information et de la com-
                                                                                                24'000                           4.5 %
                             munication (TIC)
                             Conseil économique                                                 36'000                           6.6 %
                             Total (les personnes travaillant dans plu-
Source : OFS, recensement    sieurs clusters n’ont été comptées qu’une                        178’000                          32.8 %
des entreprises 2008
(état : 29.3.2010)
                             seule fois)


                            37




                            37	 Technologie de la communication et de l’information, génie médical, industrie de précision, services, design et
                                technologie environnementale. Les deux derniers clusters se définissent selon les buts des entreprises et non selon
                                leur appartenance à une branche d’après la classification NOGA, raison pour laquelle il est impossible de tirer à leur
42                              sujet des conclusions qui soient basées sur le recensement des entreprises.
Analyse



Les cantons de référence comptent plus                         tations suisses38) avec un chiffre d’affaires
de personnes actives occupées que le                           de 12.2 milliards de francs . 54 pour cent
canton de Berne dans l’un ou l’autre                           des exportations bernoises sont destinées
de ces domaines  «   : secteur médical    »                    à l’Union européenne, dont 25 pour cent
(Vaud), « industrie de précision » (Argovie                    à l’Allemagne.
et Saint-Gall), « TIC » et « conseil écono-
mique » (Zurich).                                              Le tourisme n’est pas compris dans la
                                                               statistique des exportations, même s’il ex-
Au niveau des exportations, le canton de                       porte, en quelque sorte, ses prestations à
Berne occupe le 5e rang (6 % des expor-                        des hôtes étrangers.


                                                                                                                              Exportations 2010
 Groupe de marchandises                                                                BE                    CH
 Machines, appareils, électronique                                                  32.0 %                17.9 %
 Instruments de précision, horlogerie et bijouterie                                 27.6 %                18.2 %
 Produits des industries chimiques et connexes                                      14.2 %                37.3 %
 Métaux                                                                              7.0 %                  6.3 %
 Produits de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche                        5.9 %                  4.2 %
 Autres groupes de marchandises                                                     13.3 %                16.1 %              Source : Administration
                                                                                                                              fédérale des douanes
Chiffres provisoires




38




38	 La statistique des exportations ne se réfère pas au lieu de production, mais au lieu d’exportation. En réalité, le taux
    d’exportation du canton de Berne est sans doute plus élevé, car diverses grandes entreprises exportatrices ne
    livrent pas leur marchandise depuis le canton de Berne.                                                                                             43
Stratégie économique 2025



7.3.3.	 Population




Constats39                           La croissance démographique est nettement inférieure à la moyenne.

                                     Le canton de Berne présente un solde migratoire intercantonal négatif et un
                                     faible taux d’immigration de personnes actives occupées. C’est pourquoi il
                                     compte un pourcentage élevé de personnes âgées de plus de 64 ans.




Comparaison
                                +




                                CH




                                -
                                         faible                Importance pour l’économie publique                                    élevée

                                     Nécessité d’agir	 Possibilités d’influence
                                     	                      faible	 moyenne	grande	                                          faible	 importantes



Possibilités d’influence   L’évolution démographique n’est influençable qu’à moyen terme, au moyen de l’immi-
                           gration. Cette dernière dépend de l’offre en emplois et logements.




                           39




 44                        39	 Cf. Points 7.3.4 et 7.7.2 pour les constats concernant les qualifications de la population.
Analyse



Fin 2010, le canton de Berne totalisait       tage de personnes âgées de plus de 65            Contexte
une population résidente permanente           ans y était supérieur. Son pourcentage
de 979’400 personnes. Son pourcentage         de population étrangère (13.4 %) était
de personnes jeunes était inférieur à la      nettement inférieur à la moyenne suisse
moyenne suisse, alors que son pourcen-        (22.5 %).


                                                                                               Pyramide des
        0%          20 %           40 %            60 %            80 %           100 %        âges 2010

   BE                                                                                            0-19 ans
                                                                                                 20-39 ans
   CH                                                                                            40-64 ans
                                                                                                 65 ans et plus
   AG

   SG

   VD

   ZH

                                                                                               Source : OFS, STATPOP




Avec un taux de croissance démogra-           migratoire intercantonal est par contre né-
phique de 3.8 pour cent au cours des dix      gatif, si bien qu’au total, le canton de Berne
dernières années, le canton de Berne se       enregistre plus de décès que de nais-
situe largement en dessous de la moyenne      sances. Parmi les cantons de référence,
suisse (9.2 pour cent). Seule l’immigration   seul Saint-Gall présente une croissance
internationale est positive, mais reste né-   démographique légèrement inférieure à la
gative en comparaison suisse. Le solde        moyenne (6.6 %).




                                                                                                                       45
Stratégie économique 2025



7.3.4.	 Marché de l’emploi




                                 Le nombre de personnes actives occupées et le nombre d’emplois augmen-
Constats
                                 tent moins qu’en moyenne suisse.

                                 Le taux de chômage est bas.

                                 Le taux d’activité est légèrement supérieur à la moyenne de la Suisse, qui est
                                 élevée.

                                 Le niveau de formation de la population est supérieur à la moyenne suisse.



Comparaison
                            +




                            CH




                             -
                                     faible          Importance pour l’économie publique                  élevée

                                 Nécessité d’agir	 Possibilités d’influence
                                 	                 faible	 moyenne	grande	                       faible	 importantes



Possibilités d’influence   Le nombre de personnes actives occupées dépend de l’évolution démographique,
                           et le nombre d’emplois, de l’évolution des entreprises. Le niveau de qualification des
                           personnes actives est fonction de la qualité de leur formation.




 46
Analyse



En 2010, le canton de Berne comptait                        Malgré le faible taux de chômage bernois,                 Contexte
581’500 personnes actives occupées.                         beaucoup de personnes restent totale-
Ces dix dernières années, le nombre des                     ment ou partiellement en marge de la vie
actifs occupés s’est accru de 6.3 pour cent                 active. Leur situation est analysée en détail
(34’400 personnes). La Suisse (+11.4 %)                     dans les rapports sociaux régulièrement
et les cantons de référence ont connu                       publiés par le canton (cf. 8.2.12).
une hausse plus prononcée. En termes
d’évolution démographique, le canton de                     Le taux d’activité bernois se monte à
Berne présente toutefois le plus fort taux                  80.8 pour cent40, ce qui est supérieur à la
de croissance des cantons de référence.                     moyenne suisse. Seul le canton de Zurich
                                                            présente un taux supérieur, le résultat des
Le taux de chômage bernois est infé-                        autres cantons de référence étant plus
rieur à celui de la Suisse (-0.8% à -1.2%                   bas.
par année par rapport à CH) et des can-
tons de référence. En 2010, il se montait,                  Le niveau de formation bernois ne se dif-
en moyenne, à 2.8 pour cent (CH 3.9%).                      férencie guère du niveau suisse. Le besoin
L’administration publique, la santé et l’agri-              de main-d’œuvre spécialisée (en particu-
culture ont un effet stabilisateur sur l’éco-               lier dans les domaines techniques) n’est
nomie bernoise, car dans ces secteurs, le                   pas couvert. Le point 7.7.2 revient plus en
taux d’activité ne varie guère en fonction                  détail sur le niveau de formation.
des fluctuations conjoncturelles. Il en va
de même des entreprises publiques sises
dans le canton.




40




40	 Taux d’activité net : proportion d’actifs occupés sur une population résidente âgée de 15 à 64 ans (recensement
    de l’an 2000).                                                                                                                     47
Stratégie économique 2025



                           7.4.	    Analyse par région

                           Les régions qui composent le canton de                       d’influence pour chaque région n’aurait
                           Berne sont très différentes les unes des                     aucun sens. Depuis l’entrée en vigueur de
                           autres. Pour être exhaustive, une analyse                    la réforme des districts, les régions admi-
                           de ce canton doit donc tenir compte des                      nistratives servent de référence pour ana-
                           particularités régionales. En revanche, for-                 lyser la situation économique régionale.
                           muler des constats et désigner des moyens


Les cinq régions admini-
stratives du canton
de Berne
                                          Jura bernois



                                                   Seeland             Emmental-
                                                                      Haute-Argovie

                                                         Berne-Mittelland




                                                                             Oberland




Source : canton de Berne




                           Comme celles des cantons de Vaud et                          Berne est un canton très vaste et fragmen-
                           des Grisons, les structures du canton de                     té, dont les régions et localités doivent être
                           Berne sont très hétérogènes. C’est ce que                    desservies séparément. Le réseau routier
                           montre une étude du Credit Suisse basée                      bernois (et les coûts qu’il génère) est un
                           sur l’analyse à petite échelle de la qualité                 bon indicateur de ce phénomène, car il est
                           de localisation41. Cette hétérogénéité s’ex-                 beaucoup plus étendu que dans les autres
                           plique en grande partie par la géographie :                  cantons de référence.


Longueur du réseau
                                                                 BE            CH            AG            SG             VD            ZH
routier
Source : OFS                Réseau routier (km)               11’922         71’454         5’593         2’969         7’698          7’377
(état : novembre 2010)
                           Routes nationales, cantonales et communales à fin 2009




                           41




                           41	 Source : Credit Suisse Economic Research: Standortqualität 2011 : Im Zeichen der Stabilität. Zurich, avril 2011
48                             (en allemand)
Analyse



La démographie bernoise évolue différem-                   Aucune des régions administratives ne dé-
ment selon les régions : tandis que le See-                passe toutefois la moyenne suisse.
land (5.7 %) et l’Oberland (4.0 %) affichent
une croissance supérieure à la moyenne                     Les cinq régions administratives bernoises
cantonale, la situation est inverse dans le                présentent les caractéristiques suivantes
Mittelland (2.8 %), l’Emmental–Haute-Ar-                   concernant leur tissu économique et leur
govie (1.9 %) et le Jura bernois (1.1 %)42.                PIB :


                                                                                                                    Caractéristiques
                                                    Industrie
                                                                                                                    des cinq régions
                                              Jura                                                                  administratives
                                             bernois

                            Emmental-
                                                       Seeland
                           Haute-Argovie


                                                                  Berne-Mittelland                  Services,
 Agriculture
                                                                                                Administration

                                     Oberland




                                                                                                                    Source : BAKBASEL
                                                   Tourisme                                                         (état : février 2011),
                                                                                                                    représentation : beco
La surface du cercle correspond au PIB.
Le positionnement est basé sur le quotient de localisation correspondant.




42




42	 Les chiffres démographiques les plus récents des régions administratives datent de 2009. L’évolution démogra-
    phique a été observée sur une période de dix ans (1999-2009).                                                                            49
Stratégie économique 2025



                                 La région administrative de Berne-Mittel-         actifs occupés travaillent dans le secteur
                                 land est le centre économique du canton.          secondaire, en particulier dans l’industrie
                                 Elle regroupe 49 pour cent des emplois            des biens d’investissement. 11 pour cent
                                 du canton. Les branches du secteur des            travaillent dans l’agriculture et la sylvicul-
                                 services (en particulier la santé et le social,   ture.
                                 l’administration publique et les prestations
                                 liées aux entreprises) y prédominent.             La région du Seeland se caractérise par
                                                                                   une forte présence de l’industrie de préci-
                                 Dans la région administrative de l’Ober-          sion (à l’inclusion de l’horlogerie). Il s’agit
                                 land, le tourisme joue un rôle prépon-            de la région à plus fort taux d’exportation
                                 dérant : le secteur de l’hôtellerie et de la      du canton (34 % des exportations canto-
                                 restauration emploie 12 pour cent des             nales générant un total de 4.2 milliards de
                                 personnes actives occupées (canton de             francs).
                                 Berne : 6 %) et la région enregistre à elle
                                 seule 76 pour cent des nuitées compta-            La région administrative du Jura bernois,
                                 bilisées dans le canton de Berne. La pro-         enfin, abrite environ 5 pour cent de la po-
                                 portion de personnes travaillant dans le          pulation bernoise et 4 pour cent des per-
                                 bâtiment, l’agriculture et la sylviculture y      sonnes actives occupées. Aucune autre
                                 est également supérieure à la moyenne             région bernoise n’est autant marquée par
                                 cantonale.                                        le secteur secondaire  l’industrie horlo-
                                                                                                            :
                                                                                   gère et la métallurgie, surtout, y sont très
                                 La région administrative d’Emmental-              largement représentées. Le Jura bernois
                                 Haute-Argovie est à la fois un site industriel    et le pied sud du Jura forment une région
                                 et une région agricole : 32 pour cent des         industrielle importante.


Pourcentages par
régions administratives            60 %
(par rapport à l’en-
semble du canton)                  50 %

   Berne-Mittelland                40 %
   Oberland
   Emmental-Haute-Argovie          30 %
   Seeland
   Jura bernois                    20 %

                                   10 %
Sources : OFS (population :
2009, actifs occupés : 2008),
BAKBASEL (PIB : 2010p),
                                    0%
Administration fédérale des                    Population            Emplois                 PIB             Exportations
douanes (exportations : 2010p)




50
Analyse



Les calculs réalisés par le Credit Suisse sur                  Seeland (52e rang). L’exemple de la région
l’attractivité des sites d’implantation (qua-                  bernoise montre que le canton de Berne
lité de la localisation) donnent un aperçu                     peut être un site économique concurren-
nuancé des régions bernoises. L’étude                          tiel : avec son 19e rang, cette région figure
est effectuée à petite échelle, au niveau                      dans le premier cinquième du classement
des 110 régions MS43 de Suisse44. Trois                        des régions économiques suisses. Elle
régions du canton de Berne se situent au-                      obtient ainsi un score similaire à celui des
dessus de la moyenne suisse : Berne (19e                       régions de l’agglomération bâloise et du
rang), Bienne/Seeland (47e rang) et Cerlier/                   Bassin lémanique.


 Qualité de la localisation des régions économiques suisses 2011                                                          Qualité de localisation
 Indice synthétique, CH = 0                                                                                               2011


         1.4 - 2.4
         1.0 - 1.4
         0.6 - 1.0
         0.3 - 0.6
         0.0 - 0.3
         -0.3 - 0.0
         -0.6 - -0.3
         -1.0 - -0.6
         -1.4 - -1.0
         -2.4 - -1.4




                                                                                                                          Source : Credit Suisse Econo-
                                                                                                                          mic Research




43 44




43	 Les régions MS (MS: mobilité spatiale) se caractérisent par une certaine homogénéité spatiale et obéissent aux
    principes de petits bassins d’emploi avec une orientation fonctionnelle vers les centres régionaux. Certaines
    régions MS s’étendent au-delà des frontières cantonales. (Source : OFS).
44	 Le Credit Suisse calcule l’indicateur de qualité de la localisation (IQL) à l’aide de cinq facteurs de succès mesu-
    rables : l’imposition des personnes physiques et morales, le niveau de formation général de la population, la
    disponibilité d’une main-d’œuvre hautement qualifiée et l’accessibilité géographique.                                                          51
Stratégie économique 2025



                             7.5.	       Séries chronologiques historiques

                             Les indicateurs économiques ne reposent         de conclure que les bases du tissu éco-
                             pas tous sur des indices de comparabilité       nomique actuel ont été posées très tôt :
                             portant sur le long terme. L’évolution dé-      l’industrie horlogère est arrivée en Suisse
                             mographique peut être retracée jusqu’au         avec la Révolution française, l’industrie
                             milieu du XIXe siècle, celle des entreprises    chimique a pris ses quartiers à Bâle au
                             et du taux d’activité jusqu’au début du XXe     milieu du XVIIIe siècle et les fondements
                             siècle. Les séries chronologiques montrent      nécessaires au développement de l’indus-
                             que l’évolution économique bernoise est         trie des machines et de la place financière
                             inférieure à la moyenne suisse depuis un        zurichoise ont été établis au début du XIXe
                             certain temps déjà.                             siècle. Le Chemin de fer de la Jungfrau a
                                                                             été construit il y a cent ans par un indus-
                             Il est plus difficile de réunir des informa-    triel zurichois, et le quartier bernois de
                             tions sur le potentiel économique. Sur la       Kirchenfeld par la Berne Land Company,
                             base du revenu national et des indications      une compagnie à dominance anglaise.
                             disponibles sur l’impôt pour la défense
                             nationale, on peut dire qu’en comparaison       Les graphiques ci-après montrent que des
                             suisse, le potentiel économique du canton       décisions prises à la fin du XIXe siècle ont
                             de Berne se situe environ au même niveau        eu un fort impact sur le développement
                             que dans les années soixante du siècle          économique de la Suisse et du canton de
                             passé.                                          Berne. Les années cinquante et soixante
                                                                             du XXe siècle semblent marquer un autre
                             Les racines historiques présentées par          tournant.
                             certaines industries permettent également


Evolution démogra-
phique 1850-2010                  600

                                  500

        BE *                      400
        CH
        ZH                        300

        VD
                                  200
        SG
        AG
                                  100

                                     0
Source : OFS, recensements            1850         1870     1890   1910     1930    1950      1970     1990      2010
fédéral de la population
                             Indexé, 1850 = 100
                             * territoire cantonal actuel




52
Analyse



                                                                                       Entreprises dans les
     250                                                                               secteurs secondaire et
                                                                                       tertiaire 1905-2008

     200
                                                                                               BE *
     150                                                                                       CH
                                                                                               ZH
     100                                                                                       VD
                                                                                               SG
      50                                                                                       AG


        0
         1905       1929       1939   1955   1965   1975   1985   1995   2005   2008   Source : OFS, recensements
                                                                                       des entreprises
Indexé, 1905 = 100
* territoire cantonal actuel



                                                                                       Personnes actives occu-
     600                                                                               pées dans les secteurs
                                                                                       secondaire et tertiaire
     500                                                                               1905-2008

                                                                                               BE *
     400
                                                                                               CH

     300                                                                                       ZH
                                                                                               VD
     200                                                                                       SG
                                                                                               AG
     100

        0
         1905       1929       1939   1955   1965   1975   1985   1995   2005   2008   Source : OFS, recensements
                                                                                       des entreprises
Indexé, 1905 = 100
* territoire cantonal actuel




                                                                                                               53
Stratégie économique 2025



7.6.	   Image



                                 Le canton de Berne n’est pas considéré comme un site économique particu-
Constats
                                 lièrement attractif.

                                 Le canton de Berne est un canton de résidence apprécié.

                                 Le canton de Berne jouit d’une image très positive comme lieu de vacances.




Comparaison
                            +




                            CH




                             -
                                     faible          Importance pour l’économie publique                 élevée

                                 Nécessité d’agir	 Possibilités d’influence
                                 	                 faible	 moyenne	grande		                            importantes



Possibilités d’influence   L’image du canton de Berne dépend de plusieurs facteurs. L’histoire, les structures et
                           la culture ne se modifient qu’à très long terme. Les prestations publiques (et la façon
                           dont elles sont fournies) ainsi que la communication permettent toutefois d’influencer
                           cette image.




 54
Analyse



Dans le cadre de la stratégie de croissance                   des déficits dans sa communication  le
                                                                                                  :                         Contexte
version 2007, le canton de Berne a cher-                      canton de Berne vaut mieux que sa répu-
ché à savoir comment différents milieux le                    tation !
percevaient45. Ces recherches ont révélé


                                                                                                                            Attractivité du canton
                            0%              20 %             40 %            60 %             80 %           100 %          de Berne



       Site économique                                                                                                          sans attrait




    Région de domicile
                                                                                                                                très attractif



   Région de vacances
                                                                                                                            Source : analyse d’image
                                                                                                                            du canton de Berne, IMU
                                                                                                                            Université de Berne, Institut
                                                                                                                            LINK, 2008


En effet, un sondage représentatif mené                       responsabilités et l’honnêteté. La beauté
auprès de 1’500 personnes s’est soldé                         des paysages, la mentalité de Bernois ainsi
par un résultat globalement positif, mon-                     que la diversité culturelle et géographique
trant notamment que le canton de Berne                        ont souvent été évoquées. En résumé, le
jouissait d’un capital sympathie élevé46.                     canton de Berne offre une qualité de vie
Les trois quarts des sondés ont émis un                       élevée.
avis favorable à très favorable sur l’image
du canton ; les critères « qualité de vie » et                Par contre, ses habitants lui reprochent
« sympathie des habitants », notamment,                       un certain manque d’innovation, de vision
ont réalisé d’excellents scores, les Bernois                  d’avenir, d’ouverture au monde et de suc-
étant appréciés pour leur modestie et leur                    cès. Des améliorations s’imposent donc
jovialité. 80 pour cent des sondés appré-                     au niveau de son orientation internationale
cient le canton en tant que région de va-                     et de son attractivité économique.
cances et 68 pour cent, en tant que région
de résidence. Le sondage révèle toutefois                     Les entreprises et leaders d’opinion consi-
aussi un potentiel d’amélioration  plutôt
                                     :                        dèrent la diversité du canton et sa fonction
perçu comme un site touristique, adminis-                     de passerelle entre la Suisse alémanique
tratif et agricole, le canton de Berne doit                   et la Suisse romande comme un atout,
améliorer sa compétitivité s’il veut égale-                   en précisant toutefois qu’il ne se met pas
ment s’affirmer comme site économique et                      assez en valeur. En effet, le canton n’est
industriel.                                                   guère perçu comme site économique
                                                              alors que son économie occupe une assez
Cette analyse d’image permet de définir les                   bonne place et qu’il abrite des entreprises
principaux points forts du canton. Parmi les                  au succès international. De plus, sa poli-
atouts cités figurent le contact étroit avec                  tique des clusters permet une bonne mise
la nature, la sympathie, la conscience des
45 46
                                                              en réseau économique.


45	 Analyse d’image de l’Institut de marketing et de gestion d’entreprise (Institut für Marketing und Unternehmens-
    führung, IMU, prof. Dr Harley Krohmer), 2008.
46	 Le sondage, mené au moyen d’un questionnaire, s’adressait aux particuliers, entreprises et leaders d’opinion. Les
    particuliers ont notamment été répartis dans les catégories suivantes : population du canton de Berne, pendulaires
    sortants, pendulaires entrants, émigrants, expatriés et étudiants. Les entreprises pouvaient avoir leur siège dans le
    canton de Berne ou non. La catégorie « leaders d’opinion » regroupait des représentants des milieux politiques, des
    associations, des ONG, des médias ainsi que des experts comptables, des conseillers fiscaux et des avocats. Les
    entreprises et les leaders d’opinion se sont exprimés dans le cadre de groupes de discussion (approche qualitative).                               55
Stratégie économique 2025



7.7.	   Prestations et structures publiques

7.7.1.	 Finances et impôts

                                  Au cours des dix dernières années, le canton a bouclé ses comptes sur des
Constats                          résultats positifs. Dès 2012, divers facteurs laissent toutefois présager une
                                  forte dégradation (comme pour d’autres cantons).
                                  Malgré les mesures prises en la matière, l’endettement reste élevé depuis 2003.

                                  Les dépenses publiques cantonales et communales par habitant sont infé-
                                  rieures à la moyenne.
                                  La charge fiscale des particuliers est supérieure à la moyenne suisse pour les
                                  revenus moyens à élevés, et inférieure à cette moyenne pour les bas revenus.

                                  La charge fiscale des personnes morales se situe dans la moyenne supérieure.

Comparaison
                             +




                             CH




                             -
                                      faible           Importance pour l’économie publique                    élevée

                                  Nécessité d’agir	 Possibilités d’influence
                                  	                  faible	 moyenne	grande		                              importantes



Possibilités d’influence   Le rendement fiscal dépend du potentiel économique et de l’exploitation du potentiel
                           fiscal. Il est décisif pour déterminer l’ampleur des ressources disponibles pour mener
                           à bien les tâches publiques.
                           Si le potentiel économique et le taux d’exploitation du potentiel fiscal restent stables, il
                           est possible de modifier la répartition des charges fiscales sans réduire les dépenses
                           publiques, mais non de baisser les impôts.




 56
Analyse



De 1998 à 2010, le compte de fonction-                     De 2003 à 2010, le canton a pu réduire sa                  Contexte
nement du canton de Berne présentait un                    dette de 2.2 milliards de francs. En 2005,
excédent à sa clôture. Ce dernier se mon-                  il a, de plus, utilisé la part qui lui revenait
tait en moyenne à 170 millions de francs                   sur l’or vendu par la Banque nationale
(soit 2 % du bilan total). Depuis 1999, le                 suisse (CHF 2.4 milliards) pour résorber
degré d’autofinancement du compte d’in-                    sa dette. En termes de dette par habitant,
vestissement est toujours resté supérieur à                en revanche, il se situe au-dessous de la
100 pour cent.                                             moyenne suisse, avec 5’680 francs. Parmi
                                                           les cantons de référence, Saint-Gall, Argo-
Le canton de Berne accuse une dette de                     vie et Zurich présentent toutefois un résul-
5.6 milliards de francs. En chiffres absolus,              tat nettement meilleur ; seule la valeur du
cet endettement est le quatrième plus éle-                 canton de Vaud est plus élevée.
vé de Suisse (endettement brut I47, 2009).


                                                                                                                      Endettement 2009
                                  BE            CH*            AG            SG             VD            ZH
 absolu (mio. CHF)               5’564        52’556          2’435         1’207         6’085          6’407
                                                                                                                      Sources : Administration
 par habitant (CHF)              5’680         6’737          4’081         2’544         8’632          4’687        fédérale des finances (AFF),
                                                                                                                      OFS ESPOP
* somme des cantons (sans Conféderation)




En raison, surtout, de la révision LAMal,                  la Banque nationale suisse, le canton de
de la réduction de l’impôt sur les véhi-                   Berne s’attend à voir sa dette augmenter à
cules à moteur et de la redistribution des                 nouveau dès 2012.
bénéfices probablement très inférieurs de


Dans le canton de Berne, les dépenses                      situe dans la moyenne ; il en va autrement
publiques par habitant (canton et com-                     si l’on inclut l’administration fédérale, qui se
munes) sont inférieures à la moyenne suisse                concentre dans l’agglomération bernoise.
(BE : CHF 12’600 ; CH : CHF 13’700). Par-                  Le taux élevé de personnes employées
mi les cantons de référence, seul Saint-Gall               dans l’administration témoigne de l’impor-
affiche un chiffre plus faible. Concernant le              tance économique du secteur public pour
nombre de personnes actives occupées                       le canton de Berne, mais non d’un appareil
dans l’administration cantonale, Berne se                  administratif cantonal excessif.


                                                                                                                      Personnes actives
                                  BE            CH             AG            SG             VD            ZH          occupées dans l’admi-
 Canton                         18'706       168'145          6'407          7'483        22'173        15'667        nistration

 District                             43        1'422            334              9              0          180

 Commune                        21'301       151'588         13'977        10'651          9'240        35'244

 Total                          40'050       321'155         20'718        18'143         31'413        51'091

 Par millier d’habitants              41            42            35             39            45            38

 Confédération                  24'643        38'349             999           676         2'122          2'052

 Total (Conf. incl.)            64'693       359'504         21'717        18'819         33'535        53'143
                                                                                                                      Source : OFS, recensement
 Par millier d’habitants              66            47            37             40            49            39       des entreprises 2008
47                                                                                                                    (état : 29.3.2010), OFS ESPOP



47	 L’endettement brut I ou endettement réel englobe les engagements courants (en particulier créanciers et comptes
    courants), les dettes à court, moyen et long terme ainsi que les engagements au titre de comptes spéciaux.                                  57
Stratégie économique 2025



                          L’indice des ressources48 du canton de                         23e au 21e rang)51. Tous les cantons de
                          Berne atteint 74,9 points (CH  100) en
                                                           =                             référence se classent mieux que Berne,
                          2011 , ce qui le classe au 16e rang des
                                49
                                                                                         certains présentant même un indice beau-
                          cantons. Parmi les cantons de référence,                       coup plus bas.
                          seul Saint-Gall affiche un indice plus bas.
                          En 2008, l’indice bernois des ressources                       Pour ce qui est du taux d’imposition des
                          était encore de 77.1 points. Durant la                         personnes morales, le canton de Berne
                          même période, le canton de Vaud s’est                          évolue dans la seconde moitié du classe-
                          beaucoup amélioré, le canton de Zurich,                        ment des cantons les plus attractifs (plus
                          légèrement. Argovie et Saint-Gall ont pour                     précisément entre le milieu et le bas du
                          leur part connu une baisse encore plus                         classement). Il a perdu le bon rang qu’il
                          marquée que Berne.                                             occupait par le passé parce que d’autres
                                                                                         cantons ont fortement baissé leur taux
                          De 2008 à 2011, l’indice bernois de la                         d’imposition des sociétés pour augmenter
                          charge fiscale50 est passé de 114.8 points                     leur compétitivité fiscale au niveau inter-
                          à 118.7 points (CH = 100), ce même si le                       cantonal. Les personnes physiques paient
                          canton est parvenu à baisser légèrement                        pour leur part nettement plus d’impôts que
                          sa charge fiscale et à progresser de deux                      la moyenne suisse si leur revenu est moyen
                          rangs en comparaison intercantonale (du                        ou élevé.


Indice des ressources
                              140
et de la charge fiscale
2011                          120
                                                                          100 = Moyenne suisse
                              100

                                80

                                60

                                40

                                20

                                     0
                                         ZH        VD         AG         BE         SG         ZH         AG         VD         SG         BE

Source : Administration                           Indice des ressources                               Indice de la charge fiscale
fédérale des finances




                          48495051




                          48	 Depuis 2008, l’indice des ressources sert de base à la péréquation des ressources. Il illustre le potentiel de
                              ressources des cantons, c’est-à-dire le montant des ressources financières imposables. Cet indice renseigne sur
                              le potentiel économique d’un canton en comparaison suisse : plus il est élevé, plus le potentiel économique est
                              élevé. Le calcul est effectué sur la base des revenus et fortunes imposables totaux des personnes physiques ainsi
                              que des gains totaux des personnes morales.
                          49	 Le potentiel de ressources 2011 est établi d’après l’année de calcul 2005-2007. Il reflète donc la situation écono-
                              mique des cantons à ce moment-là.
                          50	 L’indice de la charge fiscale est un indice mixte pour les personnes physiques et morales. Il est, depuis 2008, cal-
                              culé à l’aide du potentiel de ressources. Les années de calcul correspondent à celles de l’indice des ressources.
                          51	 Plus l’indice de la charge fiscale est élevé, plus l’exploitation du potentiel fiscal présenté par le potentiel de res-
58                            sources est élevée (autrement dit, plus le taux d’imposition moyen est élevé).
Analyse




      59
Stratégie économique 2025



7.7.2.	 Formation




                                 Le canton de Berne dispose d’une offre large et décentralisée au niveau du degré
Constats
                                 secondaire II (formation professionnelle, écoles du degré secondaire supérieur).
                                 Le canton de Berne présente un taux de réussite supérieur à la moyenne pour le
                                 degré secondaire II.
                                 Le canton de Berne est doté d’une offre étendue en formations professionnelles
                                 supérieures.
                                 Berne est, avec Zurich, le seul canton qui possède sa propre université, sa propre
                                 haute école spécialisée et sa propre haute école pédagogique.
                                 Le canton de Berne n’abrite aucune Ecole polytechnique fédérale (EPF), mais
                                 celles de Zurich et de Lausanne sont aisément accessibles.

                                 L’adéquation entre la formation et le marché du travail doit être améliorée.

Comparaison
                            +




                            CH




                             -
                                     faible          Importance pour l’économie publique                  élevée

                                 Nécessité d’agir	 Possibilités d’influence
                                 	                 faible	 moyenne	grande	                       faible	 importantes




Possibilités d’influence   Le domaine de la formation est régi par les prescriptions fédérales et les conventions
                           intercantonales. C’est dans ce cadre que le canton de Berne conçoit son offre de
                           formation.




 60
Analyse



Le canton de Berne dispose d’une offre                          Le système dual suisse (apprentissage)                         Contexte
de formation étendue. L’école obligatoire                       revêt une grande importance tant pour la
et les degrés secondaires I et II sont or-                      formation de spécialistes que pour l’inté-
ganisés sur une base décentralisée. Les                         gration sur le marché du travail. Il faut donc
horaires-blocs sont appliqués à l’école                         l’adapter aux exigences professionnelles
enfantine et à l’école obligatoire, et les in-                  futures. Les organisations du monde du
frastructures de l’école à journée continue                     travail52 définissent l’offre en matière de
sont mises en place ou en voie de l’être.                       formation. Le canton ne peut créer d’in-
Le niveau de formation se situe dans la                         citations qu’au moyen de ses conditions
moyenne suisse.                                                 générales, si bien que ses possibilités d’in-
                                                                fluence sont faibles. Les organisations du
De nombreux facteurs viennent influencer                        monde du travail peuvent favoriser l’inser-
l’orientation professionnelle. Les choix in-                    tion professionnelle par la formation conti-
dividuels ne coïncident pas toujours avec                       nue, notamment, en aidant les personnes
les besoins du marché : les métiers scien-                      touchées par un changement de situation
tifiques (sciences naturelles) et techniques,                   économique à se reconvertir dans un do-
par exemple, souffrent d’une pénurie de                         maine dans lequel il y a pénurie de main-
spécialistes (cf. aussi point 6.1.6).                           d’œuvre.


                                                                                                                               Taux de réussite
                                                BE            CH           AG            SG           VD            ZH          2009
 Fin du degré secondaire II*                    95 %       89.7 %         n. d.         n. d.        n. d.         n. d.
 Maturité professionnelle
                                              14.1 %       12.0 %        12.5 %       13.3 %         7.4 %       12.1 %
 (taux d’obtention)
 Maturité gymnasiale
                                              19.0 %       19.4 %        13.6 %       14.0 %        24.2 %       17.3 %
 (taux d’obtention)
 Haute école spécialisée /
                                              12.5 %       12.8 %        10.6 %       13.7 %        12.9 %         9.8 %
 Haute école pédagogique
 Diplôme universitaire                        13.1 %       15.0 %        10.4 %       10.4 %        18.0 %       10.2 %
                                                                                                                               Source : OFS
* formation professionnelle (sans maturité professionnelle), maturité professionnelle, culture générale



L’Université de Berne compte huit facultés                      La Haute école spécialisée bernoise
et quelque 160 instituts. Avec ses 14’500                       propose 27 filières Bachelor, 19 filières
étudiants, elle compte parmi les universités                    Master ainsi que de nombreuses offres
suisses de taille moyenne. Elle participe à                     de formation continue au sein de ses six
de nombreux projets de recherche natio-                         départements54. Certaines de ces filières
naux53 et internationaux, notamment dans                        sont uniques en Suisse alémanique, par
les domaines de la climatologie et de la                        exemple le sport, l’agronomie, le bois et la
recherche spatiale. En 2009, l’Université                       technique automobile.
de Berne a mené 472 programmes de
recherche en coopération avec des entre-                        La formation professionnelle supérieure
prises privées. La Faculté de médecine et                       (tertiaire B) comprend les écoles supé-
l’Hôpital de l’Ile occupent une position de                     rieures, l’examen professionnel et l’exa-
pointe dans divers domaines.                                    men professionnel supérieur (examen de
                                                                maîtrise). Elle fournit à l’économie des spé-
525354                                                          cialistes dotés de compétences proches
                                                                de la pratique.
52	 Font partie des organisations du monde du travail les partenaires sociaux, les associations ainsi les prestataires
    publics et privés de places d’apprentissage et d’autres offres de formation.
53	 L’Université de Berne abrite les quatre pôles de recherche nationaux (PRN) « Climat », « Nord-Sud », « Trade
    Regulation » et « TransCure » (biologie membranaire). De plus, elle partage le PRN «MUST» (physique expérimen-
    tale) avec l’EPFZ.
54	 Technique et informatique ; Architecture, bois et génie civil ; Gestion et administration, santé, travail social ; Haute
    école des arts de Berne ; Haute école suisse d’agronomie (HESA) ; Haute école fédérale de sport de Macolin
    (HEFSM).                                                                                                                                        61
Stratégie économique 2025



                             Durant l’année scolaire 2009/2010, 148                        La situation des diplômés des hautes
                             filières étaient proposées dans le canton                     écoles sur le marché de l’emploi est
                             de Berne. En 2009, 27’500 personnes ont                       bonne. La majeure partie d’entre eux
                             achevé leur formation avec succès (chiffres                   trouvent un emploi à leur convenance. Le
                             disponibles au niveau suisse seulement).                      taux d’activité des diplômés dépend tou-
                             Pour les hautes écoles (tertiaire A : univer-                 tefois fortement de la situation conjonc-
                             sités, hautes écoles spécialisées, hautes                     turelle : le sondage de 2007 fait état d’un
                             écoles pédagogiques), ce chiffre était de                     taux de chômage quasi inexistant chez les
                             35’800.                                                       diplômés des hautes écoles spécialisés
                                                                                           bernoises, alors qu’en 2009, ce taux était
                             Depuis 1998, la Commission pour la tech-                      supérieur à la moyenne.
                             nologie et l’innovation (CTI)55 a soutenu plus
                             de 330 coopérations entre des entreprises                     Il n’y a pas d’informations concernant les
                             et des hautes écoles sises dans le canton                     raisons du choix de certains diplômés de
                             de Berne. Dans ce domaine, Berne occupe                       renoncer à une activité lucrative.
                             ainsi le deuxième rang derrière Zurich.


Diplômés des hautes                                                                                                          Pas d’activité
écoles : situation profes-                                               Actifs occupés             Sans emploi
                                                                                                                               lucrative
sionnelle cinq ans après
la fin des études, 2009       Total des universités CH*                        95.9 %                    2.3 %                     1.8 %

                              Université de Berne*                             96.1 %                    1.5 %                     2.4 %
                              Total des hautes écoles spé-
                                                                               97.4 %                    1.2 %                     1.4 %
                              cialisées CH
                              Haute école spécialisée
                                                                               96.2 %                    2.7 %                     1.1 %
Source : OFS
                              bernoise
                             * Master, licence, diplôme




                             55




                             55	 En tant qu’agence pour la promotion de l’innovation de la Confédération, la CTI encourage la recherche appli-
                                 quée et développement (Ra&D), la promotion de l’entrepreneuriat et le développement de jeunes entreprises. Elle
                                 contribue à l’optimisation du transfert de savoir et de technologie (TST) par le biais de plateformes et de réseaux
62                               thématiques et régionaux.
Analyse




      63
Stratégie économique 2025



7.7.3.	 Infrastructures




                                 Le canton de Berne dispose de très bonnes infrastructures de transport (route
Constats
                                 et rail). Elles arrivent toutefois aux limites de leurs capacités.

                                 L’offre en transports publics est étendue.

                                 L’accessibilité des aéroports de Zurich, Genève et Bâle est très bonne en com-
                                 paraison internationale. L’aéroport de Berne-Belp dispose d’une offre de base
                                 en liaisons avec les centres européens.

                                 Les prestations de télécommunication (réseau à haut débit, réseau de télépho-
                                 nie mobile) sont bonnes.


Comparaison
                            +




                            CH




                             -
                                      faible          Importance pour l’économie publique                    élevée

                                  Nécessité d’agir	 Possibilités d’influence
                                  	                 faible	 moyenne	grande	                         faible	 importantes



Possibilités d’influence   Le canton influence la demande en prestations de transport en harmonisant l’évolution
                           du trafic avec le développement urbain. Il aménage et entretient les routes cantonales
                           et joue le rôle de commanditaire en matière de trafic régional. Il influence les décisions
                           fédérales concernant la construction des routes nationales et des infrastructures fer-
                           roviaires.




 64
Analyse



Les infrastructures de transport sont éten-   centres européens. Pour les vols intercon-       Contexte
dues. Que ce soit par la route ou le rail,    tinentaux, le canton de Berne peut profiter
l’accessibilité du canton de Berne est        de l’offre de tous les aéroports nationaux
meilleure qu’en moyenne nationale et in-      grâce à sa situation centrale : en compa-
ternationale. Ces prochaines années, les      raison internationale, il ne faut pas plus de
ressources nécessaires pour poursuivre        temps pour se rendre à Zurich, à Bâle ou
l’extension de ces infrastructures risquent   à Genève que pour circuler au sein d’une
d’être insuffisantes, ce qui aurait des ré-   métropole.
percussions négatives sur l’attractivité du
site économique bernois.                      Le prix de l’électricité varie en fonction des
                                              communes. Dans le canton de Berne, il est,
Avec une affluence journalière de 245’000     dans l’ensemble, supérieur à la moyenne
personnes, la gare de Berne est la deu-       suisse, que ce soit pour les ménages ou
xième plus grande de Suisse et joue un        pour les entreprises industrielles et artisa-
rôle déterminant sur les axes est-ouest et    nales. Comme dans toute la Suisse, la sé-
nord-sud. La ville de Berne est raccordée     curité de l’approvisionnement est élevée.
aux trois réseaux internationaux à grande
vitesse (TGV, ICE et Intercity). L’offre en   Comme ailleurs en Suisse, la desserte du
transports publics est étendue. Sur le plan   canton de Berne en services de télécom-
du trafic d’agglomération, plusieurs grands   munication est excellente. Le plus grand
projets seront entrepris ou achevés au        défi du moment réside dans l’extension
cours des prochaines années.                  des réseaux à fibres optiques (réseaux
                                              haute performance). Comme les coûts
L’aéroport de Berne-Belp contribue éga-       d’investissement varient en fonction de la
lement à la desserte du canton de Berne,      topographie et de la densité du milieu bâti,
en particulier pour le tourisme, l’adminis-   les régions à faible densité de population
tration fédérale et les entreprises actives   risquent de n’être desservies qu’à long
au niveau international. Son offre de base    terme ou de devoir supporter des coûts
comprend des vols vers d’importants           d’utilisation plus élevés.




                                                                                                                65
Stratégie économique 2025



7.7.4.	 Santé




                                 Les soins hospitaliers sont assurés par de nombreux prestataires publics et
Constats
                                 privés répartis sur des sites décentralisés.

                                 L’Hôpital de l’Ile est le deuxième hôpital (universitaire) de Suisse ainsi qu’un
                                 centre de la médecine de pointe.

                                 Les coûts de la santé sont élevés aussi bien pour le canton que pour les assurés.




Comparaison
                            +




                            CH




                             -
                                     faible          Importance pour l’économie publique                  élevée

                                 Nécessité d’agir	 Possibilités d’influence
                                 	                 faible	 moyenne	grande	                       faible	 importantes



Possibilités d’influence   La régulation de l’assurance-maladie sociale incombe à la Confédération. Les cantons
                           ont pour mission de garantir les soins et d’organiser le secteur de la santé. Le canton
                           n’a qu’un contrôle limité sur les coûts de la santé.
                           La position de l’Hôpital de l’Ile est primordiale pour le site économique bernois. Le
                           canton de Berne peut certes l’influencer, mais non en assurer le pilotage complet.




 66
Analyse



Par rapport au nombre d’habitants, le            pétences en médecine de pointe. Plus de        Contexte
nombre d’hôpitaux sis dans le canton de          220’000 patients y sont traités chaque
Berne est inférieur à la moyenne suisse          année. Fort de ses 7’000 collaborateurs,
(proportion similaire à celle des cantons        il est l’un des principaux employeurs du
d’Argovie, de Saint-Gall et de Zurich). En       canton et, partant, un facteur économique
chiffres absolus, le canton de Berne et ses      important.
33 hôpitaux publics et privés (2009) arri-
vent toutefois en deuxième position der-         Les primes d’assurance-maladie ber-
rière Zurich (48), à égalité avec le canton de   noises sont les troisièmes plus élevées de
Vaud. En termes de nombre de lits, le can-       Suisse. Selon les prévisions, la révision de
ton de Berne (5.3 lits pour 1000 habitants)      la loi sur l’assurance-maladie et du nou-
se situe même au-dessus de la moyenne            veau régime de financement des soins
suisse (5.1 lits pour 1000 habitants) et de-     (décisions prises au niveau fédérale) grè-
vance tous les cantons de référence.             veront les finances du canton de Berne
                                                 à hauteur de 300 millions de francs par
Le secteur de la santé emploie 62’000 per-       année dès 2012.
sonnes (hôpitaux bernois : 25’000, foyers :
24’000, cabinets médicaux, soins à domi-         Ces quinze prochaines années, la propor-
cile, etc. : 13’000). Il a donc un impact dé-    tion de personnes âgées augmentera for-
terminant sur le marché du travail.              tement, et la demande en prestations de
                                                 soins suivra logiquement le même cours.
L’Hôpital de l’Ile est l’un des cinq hôpitaux    Cette situation entraînera une pénurie de
universitaires de Suisse, un centre supra-       personnel de santé, posant de nouveau
cantonal de prestations médicales, un            défis en matière de formation et de per-
centre de recherche et un centre de com-         fectionnement.




                                                                                                                 67
Stratégie économique 2025



7.7.5.	 Aménagement du territoire et structures




                                 Une partie des réserves de terrain à bâtir sont mal situées ou leur disponibilité
Constats
                                 est limitée.

                                 Les petites structures et la grande autonomie communale dans la planification
                                 de l’utilisation du territoire entravent les tentatives d’harmonisation au niveau
                                 supérieur.

                                 Les petites structures génèrent de mauvaises incitations fiscales.




Comparaison
                            +




                            CH




                             -
                                     faible          Importance pour l’économie publique                  élevée

                                 Nécessité d’agir	 Possibilités d’influence
                                 	                  faible	 moyenne	grande		                            importantes



Possibilités d’influence   Le canton de Berne peut aménager lui-même ses structures et son territoire, étant
                           entendu qu’il doit s’en tenir aux prescriptions de la législation fédérale en matière
                           d’aménagement du territoire. En tant que propriétaires de biens fonciers, les pouvoirs
                           publics peuvent de plus influencer l’évolution dans ce domaine.




 68
Analyse



Le rapport de 2010 sur l’aménagement du                      Le canton de Berne entend concentrer les                     Contexte
territoire56 montre que le canton de Berne                   places de travail en des sites sélectionnés.
présente, dans l’ensemble, un nombre                         A cet effet, il a lancé le programme relatif
suffisant de zones à bâtir non construites,                  aux pôles de développement économique
mais que certaines d’entre elles son mal si-                 (programme PDE). Ce programme a pour
tuées et que les grands espaces d’un seul                    objet de proposer à l’économie des sites
tenant encore disponibles sont trop rares.                   attractifs et bien desservis par tous les
De 2005 à 2009, le nombre de zones à                         transports publics.
bâtir disponibles sises dans des régions
centrales et bien desservies a baissé. De                    Malgré quelques fusions de communes, le
plus, les projets de classement en zone à                    canton de Berne reste fractionné en très
bâtir peinent souvent à trouver une majori-                  petites structures. Berne est la quatrième
té politique – en particulier s’ils concernent               plus grande ville de Suisse  Bienne et
                                                                                            ;
des sites centraux et stratégiquement im-                    Thoune se classent aux 10e et 11e rangs.
portants.
                                                             Les communes d’une certaine taille
Les pouvoirs publics et les entreprises                      peuvent en principe mener à bien leurs
publiques sont d’importants propriétaires                    tâches à moindres frais et de manière plus
fonciers dans le canton de Berne. Sur                        professionnelle. Il est également plus facile
les sites stratégiquement importants qui                     d’équilibrer les intérêts sur de grandes sur-
sont favorables au développement éco-                        faces. Les frontières communales peuvent
nomique, les CFF, la Poste ou le DDPS                        entraver le développement économique
possèdent souvent de vastes terrains non                     et générer de fausses incitations lorsqu’il
bâtis ou peu utilisés.                                       s’agit d’aménager le territoire ou de choisir
                                                             un site d’implantation. C’est pourquoi il ne
                                                             faut pas sous-estimer l’impact des struc-
                                                             tures sur l’économie publique.


               Nombre d’habitants                                               Communes                                  Classement des com-
                                                                                                                          munes par nombre
                          < 500                                                       117                                 d’habitants
                      500 – 2'000                                                     149
                     2'000 – 5'000                                                     84
                    5'000 – 10'000                                                     19
                   10'000 – 20'000                                                     10
                  20'000 – 100'000                                                      3
                       > 100'000                                                        1                                 Source: OFS, OACOT (com-
                                                                                                                          munes : 1.1.2011, nombre
                          Total                                                       383                                 d’habitants : 31.12.2009)



Le canton de Berne encourage les fusions                     la dynamique reste faible. D’autres cantons
de communes depuis 2005. Au cours des                        ont obtenu de meilleurs résultats dans ce
dernières années, plusieurs projets dans                     domaine (par ex. Glaris, Lucerne – ville de
ce sens ont abouti (ils concernaient en                      Lucerne, Tessin – Lugano). Aussi le can-
majorité des petites communes). Une éva-                     ton de Berne entend-il renforcer ses outils
luation57 de la loi sur les fusions de com-                  de promotion des fusions communales. Le
munes montre que même si les projets de                      Grand Conseil devrait traiter un projet à cet
fusion sont lancés en plus grand nombre,                     effet à la session de novembre 2011.

5657




56	 Conseil-exécutif du canton de Berne : rapport de 2010 sur l’aménagement du territoire. Août 2010
57	 Evaluation de la loi sur les fusions de communes ; rapport final élaboré sur mandat de l’Office des affaires commu-
    nales et de l’organisation du territoire (OACOT) du canton de Berne, 18 février 2009                                                         69
Stratégie économique 2025



                      La réforme de l’administration cantonale       plifier, démocratiser et rendre plus contrai-
                      décentralisée est entrée en vigueur début      gnante la collaboration intercommunale au
                      2010. Les 26 districts ont ainsi cédé la       niveau des questions régionales impor-
                      place à 5 régions administratives (dotées      tantes (en particulier transports, aménage-
                      d’un total de dix arrondissements admi-        ment du territoire et culture) : il renforcerait
                      nistratifs)  Berne-Mittelland, Emmental-
                                 :                                   ainsi les agglomérations dans leur rôle de
                      Haute-Argovie (Emmental et Haute-Ar-           moteurs de croissance sans pour autant
                      govie), Jura bernois, Oberland (Thoune,        négliger l’espace rural. Les six conférences
                      Haut-Simmental-Gessenay, Frutigen-Bas-         régionales qui sont prévues permettront
                      Simmental et Interlaken-Oberhasli) et See-     aux communes de prendre ensemble des
                      land (Biel-Bienne et Seeland).                 décisions rapides et contraignantes. A la
                                                                     fin 2010, deux conférences régionales
                      Les conférences régionales sont un autre       avaient déjà débuté leur activité. Dans
                      élément important en lien avec le renou-       d’autres régions, les travaux préparatoires
                      vellement structurel. Le canton tient à sim-   sont fort avancés.




70
Annexe



8.	     Annexe

8.1.	   Mesures de politique économique en cours

8.1.1.	 Politique des clusters de la Promotion économique bernoise et encou-
        ragement des projets CTI


 Direction       Direction de l’économie publique (ECO)
 Etat            Tâche permanente
                 En 2010, la Promotion économique bernoise (PEB) a soutenu 58
                 projets au total, sous une forme ou sous une autre. Ils concernaient
                 39 entreprises existantes, 6 créations d’entreprise et 13 implanta-
                 tions. Selon les indications fournies par les entreprises soutenues,
                 ces projets permettront de créer 1340 emplois et génèreront des
                 investissements d’un total de 622 millions de francs. Conformément
                 aux consignes politiques données par la Direction de l’économie
                 publique, la PEB a donné la priorité à des projets innovants relevant
 Description     des clusters bernois. Elle a ainsi apporté son soutien à 51 projets
                 dans les clusters suivants : industrie de précision (22), génie médi-
                 cal (12), technologies de l’information et de la communication (8),
                 design/luxe (5), technologies de l’énergie et de l’environnement (3)
                 et services (1). Par ailleurs, la PEB a accordé une contribution à
                 l’innovation à 12 entreprises bernoises ayant réalisé un projet avec
                 l’agence pour la promotion de l’innovation de la Confédération (CTI).

                 Informations complémentaires : www.berneinvest.com



8.1.2.	 Parc national d’innovation à Bienne


                 Direction de l’économie publique (ECO), Direction de l’instruction
 Direction
                 publique (INS)
                 Etude de faisabilité achevée ; révision totale de la loi fédérale sur
 Etat            l’encouragement de la recherche et de l’innovation (LERI) en cours
                 au niveau fédéral
                 L’Association Faisabilité d’une Fondation Recherche Suisse pré-
                 voit de créer un parc national de l’innovation réparti sur plusieurs
                 sites, dont Bienne. L’étude projette la réalisation d’une zone cen-
                 trale (noyau) à proximité directe de la gare et de divers secteurs de
                 production avec des horizons de développement différents, répartis
                 sur l’ensemble du territoire communal. Le parc national d’innovation
                 à Bienne offrirait une plate-forme pour les activités de recherche et
                 d’innovation d’entreprises suisses et internationales ainsi que d’uni-
 Description     versités et de hautes écoles spécialisées. Il proposerait non seule-
                 ment des offres aux jeunes entrepreneurs mais également aux PME
                 de la région ainsi qu’aux grandes entreprises nationales et interna-
                 tionales. On peut mentionner notamment les cellules d’innovation,
                 à savoir l’infrastructure pour des groupes de projet de moyennes et
                 grandes entreprises qui se mettent temporairement ensemble pour
                 un mandat spécifique.

                 Informations complémentaires : www.stiftung-forschung-schweiz.ch

                                                                                               71
Stratégie économique 2025



                      8.1.3.	 Région capitale suisse


                       Direction       Direction de l’économie publique (ECO)
                       Etat            Tâche permanente
                                       Les délégations de cinq cantons (Berne, Fribourg, Neuchâtel, So-
                                       leure et Valais), 17 communes et trois conférences régionales ont
                                       fondé l’Association Région capitale suisse à l’occasion de la 2e
                                       conférence de la Région capitale suisse du 2 décembre 2010. La
                                       naissance de l’association achève la phase de réalisation du projet
                                       lancé en juillet 2009 par la ville et le canton de Berne. Organisa-
                                       trice de projets communs dans les domaines des transports, de
                       Description
                                       l’économie, de la santé, de l’éducation et du rôle que peut jouer la
                                       capitale fédérale, l’association entend contribuer au renforcement
                                       de la cohésion de la Région capitale suisse, à l’affinement de son
                                       profil économique et à l’exploitation de son réseau pour procurer à
                                       la région une meilleure assise fédérale.

                                       Informations complémentaires : www.regioncapitalesuisse.ch



                      8.1.4.	 Renforcement du marketing touristique et orientation vers un marke-
                              ting intégré des destinations et de l’innovation


                       Direction       Direction de l’économie publique (ECO)
                                       Modification de la loi sur le développement du tourisme (proposi-
                       Etat            tion commune du Conseil-exécutif et de la commission consultative
                                       adoptée à l’intention du Grand Conseil)
                                       Le renforcement du marketing touristique dans le canton de Berne
                                       devrait passer par la création d’une société anonyme commune aux
                                       destinations touristiques et au canton. Cette société devra travail-
                                       ler en étroite collaboration avec Suisse Tourisme. A cette fin, des
                       Description     ressources financières supplémentaires provenant aussi bien des
                                       recettes fiscales générales que du secteur du tourisme (taxe d’hé-
                                       bergement) sont nécessaires. Le canton entend en outre redoubler
                                       d’efforts pour se porter candidat à l’organisation de manifestations
                                       d’envergure internationale.



                      8.1.5.	 Examen des projets quant à leurs répercussions économiques



                       Direction       Toutes

                       Etat            Tâche permanente

                                       Depuis 1997, les répercussions économiques des projets du Grand
                                       Conseil et des projets importants du Conseil-exécutif sont analysées
                       Description     (impact sur l’emploi, charges administratives supplémentaires, etc.).
                                       Cette mesure met en lumière les incidences financières des projets
                                       sur l’économie, afin qu’elles soient prises en compte dans les pro-
                                       cessus de décision politique.
72
Annexe



8.2.	   Rapports et stratégies

8.2.1.	 Programme gouvernemental de législature 2011 à 2014

Fin août 2010, le Conseil-exécutif a publié        mique, les priorités « Stimuler l’innovation
son programme gouvernemental de légis-             et la compétitivité  « 
                                                                         », Assurer la conti-
lature 2011-2014 (rapport de législature           nuité de la politique financière », « Mettre
2010, ACE 1144/2010 du 18 août 2010).              l’accent sur la formation et la culture » et
Le Conseil-exécutif s’est fixé comme ligne         « Améliorer les transports et les voies de
directrice de mettre l’accent sur le déve-         communication / Favoriser l’organisation
loppement durable. Il entend, durant cette         du territoire » sont particulièrement impor-
nouvelle législature, donner des impulsions        tantes.
à l’activité économique, à la solidarité et à la
préservation des bases naturelles de la vie.       Le Grand Conseil a pris connaissance du
Huit priorités vont guider l’action politique      programme gouvernemental de législature
du Conseil-exécutif ces quatre prochaines          le 22 novembre 2010. Un nouveau rapport
années. Pour le développement écono-               de législature sera entamé en 2014.


8.2.2.	 Politique du 3e âge

En avril 2005, le Grand Conseil a pris             à garantir une offre quantitative et qualita-
connaissance du rapport relatif à la mise          tive suffisante en soins stationnaires et à
en œuvre de la politique du 3e âge dans le         assurer la relève du personnel soignant
canton de Berne, en exprimant son appro-           alors même que le nombre de personnes à
bation. Ce document est la suite logique           soigner augmente et que celui des jeunes
de la politique du 3e âge 2005 élaborée en         sortant de l’école baisse.
1993 déjà.
                                                   Le Grand Conseil devrait examiner le rap-
Le rapport intermédiaire d’avril 2007 était        port relatif à la mise en œuvre de la poli-
consacré à l’évolution démographique et            tique du 3e âge durant la session de sep-
à ses répercussions. Les deux principaux           tembre 2011.
défis liés à la politique du 3e âge consistent




                                                                                                        73
Stratégie économique 2025



                      8.2.3.	 Stratégie de la formation

                      La stratégie de la formation définit les         ƒƒ Pour cela, il mise sur des institutions
                      orientations stratégiques de la politique de        de formation dirigées de manière auto-
                      formation :                                         nome et responsable ainsi que sur un
                                                                          corps enseignant bien formé et motivé,
                      ƒƒ Le canton de Berne se dote d’un                  avec lesquels il collabore.
                         système de formation performant pour
                         garantir son avenir dans ce domaine.          ƒƒ Le canton collabore également avec
                                                                          le monde du travail, les communes,
                      ƒƒ Il élabore une offre de formation de             les différentes régions linguistiques,
                         haute qualité, afin que les citoyennes           la Confédération et, dans le domaine
                         et citoyens disposent de perspectives            tertiaire, avec d’autres pays.
                         de développement personnel dans le
                         domaine du travail et dans la société         ƒƒ Il doit prendre en compte les caracté-
                         et aussi afin que le canton se place en          ristiques et les intérêts différents des
                         tête dans la concurrence économique.             régions linguistiques, de la ville et des
                                                                          zones rurales.

                      La stratégie de la formation 2009 indique        plus importants sont mis en œuvre en per-
                      la voie à suivre pour développer les do-         manence et les bases légales adaptées le
                      maines suivants : Ecole enfantine et école       cas échéant.
                      obligatoire, Enseignement secondaire du
                      2e degré, formation professionnelle et for-      Le Grand Conseil a pris connaissance de
                      mation continue, Enseignement supérieur          la stratégie de la formation 2009 le 26 no-
                      et Education et culture. Les contenus les        vembre 2009. Elle sera actualisée en 2013.


                      8.2.4.	 Stratégie énergétique

                      La stratégie énergétique 2006 du canton          tégiques sont définis à partir de la vision et
                      de Berne (ACE 1400 du 6 juillet 2006) in-        des principes définis dans cette stratégie :
                      dique l’orientation à long terme de la poli-     ils indiquent ce qui doit être réalisé d’ici à
                      tique énergétique du canton de Berne. Elle       2035. Afin que les objectifs puissent être
                      se focalise sur la production d’énergie sur      atteints, sept stratégies sectorielles ont
                      sol bernois, et sur l’utilisation stationnaire   été définies compte tenu de la situation
                      de l’énergie.                                    actuelle.

                      Dans le but de concrétiser à long terme          Le Grand Conseil a pris connaissance de
                      la « société à 2’000 watts », le canton de       la stratégie énergétique 2006 du canton de
                      Berne vise la société à 4’000 watts d’ici        Berne le 22 novembre 2006. Le Conseil-
                      à l’an 2035. Sept principes guident le           exécutif lui soumettra un rapport sur l’état
                      Conseil-exécutif dans la mise en œuvre de        de mise en œuvre de cette stratégie durant
                      la stratégie énergétique. Huit objectifs stra-   la session de novembre 2011.


                      8.2.5.	 Stratégie de cyberadministration 2010

                      Le Conseil-exécutif a confié à la Direction      mande croissante en solutions à grande
                      des finances le soin d’élaborer une nou-         échelle, coordonnées au niveau intercan-
                      velle stratégie de la cyberadministration        tonal et donc avantageuses (ACE 1609 du
                      avec le concours des autres Directions           16 septembre 2009).
                      et de la Chancellerie d’Etat. Pour ce faire,
                      cette Direction doit surtout tenir compte        La stratégie de cyberadministration 2010
                      de la stratégie et des conventions-cadres        n’est pas encore adoptée.
                      fédérales en la matière ainsi que de la de-
74
Annexe



8.2.6.	 Stratégie de mobilité globale

Par la Stratégie de mobilité globale du can-      La Stratégie de mobilité globale sert de
ton de Berne, le Conseil-exécutif a fixé à        base à l’activité des services spécialisés
long terme, en 2008 (ACE 1337/2008 du             compétents, notamment en matière de
13 août 2008), les grands axes de la poli-        planification. Elle est mise en œuvre dans
tique du canton en la matière. Cette stra-        le cadre des tâches courantes de ces ser-
tégie constitue un document déterminant           vices, en particulier à l’aide des outils ordi-
au niveau cantonal, elle dégage les ten-          naires de planification et de financement.
dances et montre les défis à relever. Elle        La coordination, le contrôle périodique et
fait également partie intégrante des direc-       le remaniement de la stratégie incombent à
tives régissant les conceptions régionales        la section Mobilité globale (Secrétariat gé-
des transports et de l’urbanisation (CRTU).       néral) de la TTE. Cette dernière réexamine
Elle définit les trois principaux axes de la      tous les quatre ans l’état de mise en œuvre
planification des transports, à savoir éviter     de la stratégie.
l’augmentation du trafic, transférer le trafic
et gérer le trafic. En outre, les principes ci-   Le Conseil-exécutif a adopté la Stratégie
après guideront l’examen des aménage-             de mobilité globale en 2008. Un réexamen
ments envisagés : influencer la demande           est prévu pour 2012.
et gérer le trafic avant de construire, ainsi
que donner la priorité à l’aménagement
des infrastructures en privilégiant les me-
sures efficaces.


8.2.7.	 Rapport sur la santé

Depuis 1996, la Direction de la santé pu-         population bernoise. Il permet de constater
blique et de la prévoyance sociale publie         que dans le canton de Berne également,
périodique le rapport sur la santé dans le        les chances en santé varient dans la po-
canton de Berne, qui est basé sur l’ana-          pulation selon la situation économique et
lyse systématique de données statistiques.        le statut social. C’est ce qui apparaît très
Le 4e rapport sur la santé (2010) porte sur       nettement dans les indicateurs de santé
l’impact de déterminants sociaux tels que         et dans les comportements en matière de
la formation, la situation financière et la       santé comme dans la mortalité.
situation professionnelle sur la santé de la


8.2.8.	 Stratégie culturelle

La stratégie culturelle pour le canton de         constitue un facteur essentiel d’émulation
Berne expose les grandes lignes autour            entre les pôles économiques. La stratégie
desquelles s’articule la politique culturelle     culturelle définit les objectifs de politique
cantonale et vise à affirmer la position de       culturelle du Conseil-exécutif et décrit les
Berne comme canton de culture. L’ob-              priorités et instruments de la promotion
jectif principal du programme gouverne-           culturelle cantonale ainsi qu’un nouveau
mental de législature – le développement          modèle de pilotage et de financement des
durable du canton de Berne – présuppose           institutions culturelles.
la manifestation de l’identité et de la diver-
sité culturelles, ainsi que de l’innovation       Le Grand Conseil a pris connaissance de
et de la confiance en soi. Une offre cultu-       la stratégie culturelle et l’a complétée par
relle variée et de qualité contribue forte-       des déclarations de planification le 9 avril
ment à l’attractivité du canton de Berne et       2009.



                                                                                                         75
Stratégie économique 2025



                      8.2.9.	 Stratégie OAN

                      Les défis majeurs qui devront être relevés         dans le domaine des loisirs et l’exploita-
                      dans les domaines de l’agriculture et de la        tion intensive du sol dans l’agriculture. A
                      nature s’annoncent exigeants pour toutes           cela s’ajoute l’accaparement des terres
                      les parties prenantes. En ce qui concerne          par l’accroissement des agglomérations
                      l’agriculture, l’ouverture des marchés, qui        et le développement des infrastructures.
                      se réalisera progressivement au niveau
                      fédéral, constituera la préoccupation prin-        Le canton de Berne vise à concrétiser
                      cipale. La baisse continue du prix de la           cette politique par diverses mesures arti-
                      production laitière et céréalière, notam-          culées autour de deux objectifs princi-
                      ment, conduit à la diminution sensible             paux :
                      des revenus. Parallèlement, la Confé-
                      dération travaille au réaménagement du             ƒƒ promouvoir une agriculture produc-
                      système des paiements directs. Les deux               tive, compétitive et durable
                      principaux piliers de la politique agricole
                      feront ainsi l’objet d’une réforme en pro-         ƒƒ garantir l’utilisation durable des res-
                      fondeur ces prochaines années. Pour ce                sources naturelles et promouvoir la
                      qui est de la nature, la société moderne              biodiversité.
                      continue de peser de tout son poids sur
                      les ressources, en dépit de la prise de            La Direction de l’économie publique a
                      conscience grandissante de la fragilité            adopté la stratégie 2014 de l’OAN en dé-
                      du système naturel. Les facteurs déter-            cembre 2009. Une actualisation est pré-
                      minants sont ici les besoins grandissants          vue pour 2014.


                      8.2.10.	Transports publics

                      La Confédération, le canton et les com-            sement. Ce dernier permet notamment de
                      munes assument le financement des pres-            soutenir les projets d’infrastructure.
                      tations de transport. Ils définissent donc
                      l’offre et financent les infrastructures. Les      Le Grand Conseil a approuvé l’arrêté sur
                      conférences régionales des transports,             l’offre de transports publics pour la période
                      auxquelles les communes participent, col-          d’horaire 2010-2012 (arrêté sur l’offre, ACE
                      laborent à la planification de l’offre. L’Office   2098 du 10 décembre 2008) et le crédit-
                      des transports publics (OTP) élabore le            cadre (subventions d’investissement en
                      schéma d’offre cantonale en se fondant sur         faveur des transports publics, crédit-cadre
                      les schémas d’offre régionale. Il définit les      2010-2014, ACE 2099 du 10 décembre
                      priorités sur la base de la planification can-     2008) le 1er avril 2009.
                      tonale ou d’obligations d’ordre supérieur.
                      Le schéma d’offre cantonale sert de base           L’arrêté sur l’offre et le crédit-cadre d’in-
                      à l’arrêté sur l’offre du Grand Conseil. Si-       vestissement seront à nouveau soumis au
                      multanément à l’arrêté sur l’offre, le Grand       Grand Conseil pour la période d’horaire
                      Conseil adopte le crédit-cadre d’investis-         2014-2017.


                      8.2.11.	Charte de la fonction publique

                      La Charte de la fonction publique du               priorités du canton en tant qu’employeur
                      canton de Berne (ACE 2245/2006 du 20               et décrit les attentes de ce dernier vis-à-vis
                      décembre 2006) est le fil rouge de la poli-        du personnel et des cadres.
                      tique bernoise du personnel. Elle définit les




76
Annexe



8.2.12.	Rapport social

Le canton de Berne publie régulièrement         la pauvreté, qui parlent de leur vie quoti-
un rapport social pour donner une image         dienne marquée par la précarité.
aussi complète que possible de la réalité
sociale et contribuer à un débat objectif       Ces deux volets d’une même réalité
sur la pauvreté, la garantie du minimum         montrent que la politique visant à garantir
vital et l’aide sociale. Les rapports sociaux   l’existence matérielle des individus est une
sont divisés en deux volumes : l’un expose      tâche transversale, qui relève non seule-
la situation économique de la population        ment de la politique sociale, mais aussi de
bernoise et la structure institutionnelle du    la politique économique, familiale, fiscale,
système de sécurité sociale au moyen de         migratoire et sanitaire ainsi que de la poli-
chiffres, faits et analyses. L’autre donne      tique de la formation.
la parole à des personnes touchées par


8.2.13.	Plan directeur, rapport sur l’aménagement du territoire

Le plan directeur est l’un des instruments      rations concrètes sur des espaces précis.
de pilotage qui permet au Conseil-exécutif      Il fixe les priorités dans le cas des mesures
d’introduire la dimension spatiale dans les     qui offrent une marge de manœuvre et pro-
décisions stratégiques. Il est coordonné        mettent d’obtenir les plus grands effets.
avec la planification politique générale, le
programme gouvernemental de législature         La mise en œuvre des mesures du plan di-
et la planification financière.                 recteur cantonal est soumise à un control-
                                                ling des prestations tous les deux ans.
Le plan directeur est un instrument à part      Tous les quatre ans, en outre, les straté-
entière. Il fixe un cadre aux plans secto-      gies et les objectifs principaux font l’objet
riels, stratégies et conceptions consolidés     d’un controlling des effets. Les résultats de
du canton, sans pour autant les remplacer.      ce contrôle sont consignés dans le rapport
Le contenu de ces derniers doit toutefois       sur l’aménagement du territoire élaboré par
figurer dans le plan directeur lorsqu’il re-    le Conseil-exécutif à l’intention du Grand
quiert une coordination avec la Confédé-        Conseil. Le Conseil-exécutif a adopté le
ration ou les cantons voisins. En raison de     rapport '10 sur l’aménagement du terri-
son caractère stratégique, le plan directeur    toire le 25 août 2010 (ACE 1229/2010).
ne saurait être exhaustif, ni du point de vue   Le prochain controlling des prestations est
thématique, ni du point de vue spatial. Il      fixé à 2012, et le prochain controlling des
énonce des orientations générales (règles       effets, à 2014.
du jeu, principes) plutôt que des considé-


8.2.14.	Stratégie en faveur des agglomérations et de la coopération régio-
        nale (SACR)

Le modèle de la conférence régionale est        zones rurales. Les six conférences régio-
au cœur de la Stratégie en faveur des ag-       nales prévues permettent aux communes
glomérations et de la coopération régionale     de prendre ensemble des décisions impor-
(SACR). Par la mise en œuvre de la SACR,        tantes rapides et contraignantes. A la fin
le canton entend simplifier la coopération      2010, deux conférences régionales avaient
intercommunale pour les questions régio-        débuté leur activité : Oberland oriental et
nales importantes (en particulier transports,   Berne-Mittelland. L’introduction de la
aménagement du territoire et culture) et la     conférence régionale de au milieu de 2010.
rendre plus contraignante et plus démo-         Les autres conférences (Biel/Bienne-See-
cratique. L’objectif est de renforcer les ag-   land-Jura, Emmental, Haute-Argovie) sont
glomérations dans leur rôle de moteurs de       en cours de fondation.
la croissance, sans pour autant négliger les
                                                                                                     77
Stratégie économique 2025



                      8.2.15.	Programme de construction des routes / plan du réseau routier

                      Jusqu’à présent, le Conseil-exécutif por-       mieux harmonisée avec la planification de
                      tait tous les deux ans à la connaissance du     l’urbanisation.
                      Grand Conseil un programme quadrien-
                      nal listant les projets de construction de      Le dernier programme de construction
                      routes. A l’avenir, la planification routière   des routes (2011-2013) a été adopté en
                      se fera sur la base du plan du réseau rou-      août 2010 (ACE 1216/2010) et porté à la
                      tier et de crédits-cadres d’investissement.     connaissance du Grand Conseil durant
                      Ce nouveau système permet une planifi-          la session de novembre 2010. Le Grand
                      cation à plus long terme qui tienne compte      Conseil prendra connaissance du premier
                      de tous les modes de transport et qui soit      plan du réseau routier fin 2012.


                      8.2.16.	Planification des soins selon la loi sur les soins hospitaliers

                      Pour le canton de Berne, la planification       la population bernoise et expose les ten-
                      des soins est un outil de pilotage fonda-       dances futures. Elle porte sur les soins
                      mental, qui permet de définir les besoins       hospitaliers somatiques et psychiatriques
                      futurs en prestations hospitalières et          aigus, sur la réhabilitation et la psychiatrie,
                      préhospitalières. Elle est établie tous les     sur les soins préhospitaliers ainsi que sur
                      quatre ans (planification actuelle : 2011 à     les professions médicales. La répartition
                      2014) et vise en premier lieu à assurer à la    des prestations entre établissements, en
                      population des soins hospitaliers station-      revanche, est opérée au travers de la liste
                      naires de qualité, adéquats, accessibles à      des hôpitaux.
                      tous et économiques.
                                                                      Le Conseil-exécutif publiera la liste des
                      La planification des soins définit en outre     hôpitaux et la planification des soins 2011
                      les besoins en prestations médicales de         à 2014 dans le courant de l’année 2011.


                      8.2.17.	Stratégie de l’eau

                      Le canton de Berne s’est doté d’une stra-       L’accent est mis sur l’utilisation de l’eau,
                      tégie unifiée pour toutes les questions         l’alimentation en eau et l’évacuation des
                      en rapport avec l’utilisation de l’eau par      eaux usées (assainissement). La straté-
                      l’homme (Stratégie de l’eau du canton de        gie de l’eau analyse la situation actuelle
                      Berne, ACE 1811/2010 du 15 décembre             pour définir des objectifs stratégiques, des
                      2010).                                          orientations et des mesures.

                      La stratégie aborde la gestion des res-         Le Grand Conseil a pris connaissance de
                      sources en eau sous différents angles           cette stratégie durant la session de mars
                      tout en tentant de concilier les exigences      2011. Une actualisation est prévue pour
                      en matière d’utilisation et de protection.      2015.




78
Annexe



8.2.18.	Stratégie de croissance 2007

Avec la « Stratégie de croissance version        Développement territorial et mobilité       :
2007 » le canton de Berne a mis en œuvre         Les projets d’agglomération créent les
un programme d’action global visant à            bases nécessaires à l’harmonisation
renforcer l’économie bernoise. La straté-        indispensable entre l’urbanisation et la
gie a permis d’atteindre les objectifs sui-      mobilité. La stratégie globale de mobilité
vants dans les quatre champs d’action            adoptée par le Conseil-exécutif définit les
définis :                                        grands traits d’un système de mobilité effi-
                                                 cace et respectueux de l’environnement.
Formation, innovation et économie : Le           Des projets d’infrastructures de grande
canton de Berne a profondément remanié           ampleur ont été concrétisés ou sont en
son offre en formation à tous les niveaux        cours de réalisation. Dans le cadre de l’ap-
en fonction des besoins de la société et de      plication de la nouvelle loi sur les routes,
l’économie. L’intégration à l’école et sur le    le programme de construction des routes
marché du travail est soutenue et encou-         est remplacé par le plan de réseau rou-
ragée. Le développement sensible des             tier. Cet instrument de planification à long
structures d’accueil extrafamilial facilite la   terme permet une meilleure planification
conciliation de la vie familiale et de la vie    de l’infrastructure routière en harmonie
professionnelle. Le transfert des connais-       avec le développement territorial. Les nou-
sances et des technologies est encore            velles conférences régionales forment une
développé.                                       structure dans laquelle les tâches inter-
                                                 communales pourront être menées à bien
Finances et services : La politique fiscale      de façon commune et contraignante.
et financière des dernières années s’est
soldée par des chiffres noirs à la clôture       « Marque canton de Berne » : Les Ber-
des exercices 2004 à 2008, la réduction          noises et les Bernois ne mettent pas vo-
substantielle de la dette et l’allègement        lontiers leurs forces en avant. De grandes
de la fiscalité des familles et des classes      manifestations telles que l’EURO 08 et des
moyennes. En dépit de la détérioration           activités ciblées pour le positionnement du
rapide de la situation financière de 2009        canton de Berne ont contribué à améliorer
causée par la crise financière et écono-         le profil du canton en tant que site écono-
mique, l’activité d’investissement se pour-      mique, lieu culturel et cadre de vie.
suit à un niveau élevé, dans la limite des
possibilités financières.                        Le Grand Conseil a pris connaissance du
                                                 rapport de controlling durant la session de
                                                 mars 2011. La stratégie actuelle est ainsi
                                                 arrivée à son terme.




                                                                                                      79
Stratégie économique 2025



                      8.3.	   Bibliographie


                       ƒƒ avenir suisse: Globalisation: Comment la Suisse est gagnante. Les chances et les
                          risques d’une coopération mondiale dans les champs économiques et politiques
                          (Globalisierung : Wie die Schweiz gewinnt. Die Chancen und Risiken der weltwei-
                          ten Zusammenarbeit in Wirtschaft und Politik). Zurich, 2008. (En allemand avec
                          résumé français)

                       ƒƒ avenir suisse: Monitoring des cantons: L’aménagement du territoire entre pres-
                          criptions et exécution. Inventaire des instruments cantonaux de maîtrise de l’ur-
                          banisation (Kantonsmonitoring : Raumplanung zwischen Vorgaben und Vollzug.
                          Inventar der kantonalen Instrumente zur Siedlungsentwicklung). Zurich, juin 2010.
                          (En allemand avec résumé français)

                       ƒƒ avenir suisse: L’avenir de l’apprentissage. La formation duale en prise avec une
                          nouvelle réalité (Die Zukunft der Lehre. Die Berufsbildung in einer neuen Wirklich-
                          keit). Zurich, 2010. (En allemand avec résumé français)

                       ƒƒ BAKBASEL: International Benchmarking Report 2009. Bâle, 2009.

                       ƒƒ BAKBASEL: CH-Plus. Analysen und Prognosen für die Schweizer Wirtschaft.
                          Diverse Ausgaben.

                       ƒƒ Berenberg Bank, Hamburgisches WeltWirtschaftsInstitut (HWWI) :
                          Strategie 2030 – Wissen. Hambourg, décembre 2007.

                       ƒƒ Berenberg Bank, Hamburgisches WeltWirtschaftsInstitut (HWWI) :
                          Strategie 2030 – Mobilität. Hambourg, novembre 2009.

                       ƒƒ Berner KMU, Wirtschaftsprogramm 2010-2014 du 28 avril 2010

                       ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Grandes tendances – Chances et risques
                          pour les PME. Etude 2010 : Forum Avenir PME 2007. Zurich, juin 2007.

                       ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Grandes tendances – Chances et risques
                          pour les PME. Etude 2010 : Forum Avenir PME 2009. Zurich, avril 2009.

                       ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Grandes tendances – Chances et risques
                          pour les PME. Etude 2010 : Thème principal : la mondialisation. Zurich, mai 2010.

                       ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Le revenu disponible en Suisse : Où la vie
                          est-elle la moins chère ? Zurich, 2008.

                       ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Standortqualität 2011 : Im Zeichen der Stabi-
                          lität. Zurich, avril 2011.

                       ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Swiss Issues Régions : Qualité de la localisa-
                          tion : quelle est la région la plus attrayante ? Zurich, août 2009.

                       ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Swiss Issues Branches. Structure de l’éco-
                          nomie suisse de 1998 à 2020. Zurich, juillet 2010.

                       ƒƒ Deloitte: Business en Suisse : quel avenir ? 18 initiatives pour stimuler la

                       ƒƒ croissance. Zurich, 2009.
80
Annexe



ƒƒ Conseil économique : Stratégies d’avenir pour le canton de Berne. Analyse,
   évaluation et recommandations pour les finances, la politique de formation et la
   communication. Berne, septembre 2001.

ƒƒ Economiesuisse: Wirtschaftspolitik in der Schweiz 2005. Zurich, 2005.

ƒƒ Département fédéral de l’économie, politique de croissance 2008-2011 : Nou-
   velles mesures pour renforcer la politique économique en Suisse, rapport du
   Conseil fédéral du 2 avril 2008

ƒƒ Département fédéral de l’économie, Département fédéral de l’intérieur : Améliorer
   le transfert de savoir et de technologie. Rapport du Conseil fédéral en réponse au
   postulat Loepfe 07.3832 du 20 décembre 2007. Berne, juin 2010.

ƒƒ Département fédéral de l‘économie, Département fédéral de l’environnement,
   des transports, de l’énergie et de la communication : Masterplan Cleantech en
   Suisse. Berne, octobre 2010.

ƒƒ Gewerkschaftsbund Kanton Bern: plate-forme électorale du 8 mars 2010

ƒƒ Union du Commerce et de l’Industrie (UCI) du Canton de Berne : plate-forme
   électorale et bilan à mi-temps 2009 concernant nos points forts politiques pour le
   canton de Berne 2006 à 2012, 13 mai 2009.

ƒƒ ICTSwitzerland et Economiesuisse : Agenda numérique 2020 : pour un retour de
   la Suisse dans le peloton de tête mondial. Zurich, mars 2011.

ƒƒ IMD Lausanne : World Competitiveness Yearbook 2011

ƒƒ KOF Konjunkturforschungsstelle, ETH Zürich : KOF Analyses. Diverses éditions.

ƒƒ Lou Hagbarth (édit.) : Structural Change in Europe 6. Innovative City and Bu-
   siness Regions. Bollschweil, septembre 2009.

ƒƒ Mauch Consulting AG, Infras, Ernst Basler+Partner AG : Politik der nachhaltigen
   Entwicklung in der Schweiz : Standortbestimmung und Perspektiven. Zurich,
   avril 2001. (En allemand seulement ; une version grand public est disponible en
   français sous le titre «Un avenir pour la Suisse. Le développement durable: une
   chance pour l’économie, l’environnement et la société»).

ƒƒ Masterplan Cleantech en Suisse ; Département fédéral de l’économie (DFE) et
   Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la
   communication (DETEC), Berne, octobre 2010.

ƒƒ OECD: OECD Reviews of Innovation Policy : Switzerland. 2006.

ƒƒ OECD: OECD Economic Surveys : Switzerland. 2006.

ƒƒ Etat-major de prospective de l’Administration fédérale : Défis 2007-2011. Evolution
   des tendances et thèmes futurs de la politique fédérale. Berne, 2007.

ƒƒ Etat-major de prospective de l’Administration fédérale : Perspectives 2025 :
   analyse de la situation, du contexte et des défis déterminants pour la politique
   fédérale. Berne, 2011.


                                                                                              81
Stratégie économique 2025



                       ƒƒ Projet de territoire Suisse (à l’état de projet) : Confédération suisse, Conférence
                          des gouvernements cantonaux, Conférence suisse des directeurs cantonaux des
                          travaux publics, de l’aménagement du territoire et de l’environnement, Union des
                          villes suisses, Association des Communes Suisses, Berne, janvier 2011.

                       ƒƒ Regiosuisse: Le développement économique régional en Suisse. Rapport de
                          monitoring 2009. Berne, 2010.

                       ƒƒ Conseil fédéral suisse : Stratégie de croissance pour la place touristique suisse:
                          rapport du Conseil fédéral du 18 juin 2010 en réponse au postulat Darbellay
                          (08.3969) du 19 décembre 2008. Berne, juin 2010.

                       ƒƒ Confédération suisse, Conférence des gouvernements cantonaux, Conférence
                          suisse des directeurs cantonaux des travaux publics, de l’aménagement du
                          territoire et de l’environnement, Union des villes suisses, Association des Com-
                          munes Suisses : Projet de territoire suisse : un fondement pour le développement
                          territorial suisse. Berne, janvier 2011.

                       ƒƒ Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) et BAK Basel Economics AG: Rapport de
                          Benchmarking International Arc jurassien Suisse. Bâle, mai 2007.

                       ƒƒ Stephan, Gunter et al.: Vom Kosten- zum Standort- zum Wirtschaftsfaktor. Ter-
                          tiäre Bildung im Kanton Bern. Berne, octobre 2002.

                       ƒƒ Stocker, Paul und Risch, Paul: Einkommenslage und Wirtschaftsstruktur des
                          Kantons Bern. Wachstumspolitische Lageanalyse und Skizze eines Förderungs-
                          programms. Berne, 1968.

                       ƒƒ Strahm, Rudolf: Warum wir so reich sind. Wirtschaftsbuch Schweiz. Berne, 2008.

                       ƒƒ Conférence tripartite sur les agglomérations (CTA) : Renforcement de la compé-
                          titivité internationale de la Suisse: pistes pour une politique métropolitaine suisse,
                          rapport et recommandations de la CTA du 25 juin 2010.

                       ƒƒ Commission d’économie générale du canton de Berne (CEG), programme gou-
                          vernemental de législature 2010-2013, version du 9 mars 2010.



                      Bases statistiques : BAK Basel Economics AG (BAKBASEL), Office fédéral de la statis-
                      tique (OFS), Credit Suisse, Office fédéral du registre du commerce (OFRC), Département
                      fédéral des finances (DFF), Administration fédérale des finances (AFF), Administration
                      fédérale des douanes (AFD), Fondation interjurassienne pour la statistique, Forum de
                      l’Observatoire statistique transfrontalier de l’Arc jurassien (OSTAJ), canton de Berne,
                      Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO)

                      Les évaluations régulières des constats de politique économique formulés par les partis
                      représentés au Grand Conseil et dans les stratégies de politique économique d’autres
                      cantons ont également été prises en compte.




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Stratégie économique du canton de Berne 2025

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    Stratégie économique 2025 Impressum Stratégie économique du canton de Berne Demande: ACE n°1063 du 22 juin 2011 Traité par le Grand Conseil le 24 novembre 2011 Version intégrant les déclarations de planification: ACE n°0383 du 14 mars 2012 disponible sous www.be.ch/strategie-economique Contact beco Economie bernoise Münsterplatz 3 3011 Berne 031 633 45 34 info.beco@vol.be.ch © Direction de l’économie publique du canton de Berne reproduction autorisée avec mention de la source Photos Couverture: Meyer Burger Technology AG, Thoune & Stade de Suisse, Berne Page 4: beco Economie bernoise & Chancellerie d’Etat du canton de Berne Page 6: Juvent SA, Mont Croisin & fotolia.de Page 10: Chancellerie d’Etat du canton de Berne Page 14: fotolia.de & puracon Schweiz GmbH, Biel Page 18: KVA Thun & Jenni Energietechnik AG, Oberburg b.B. Page 20: fotolia.de Page 26: Neue Brünnen AG, Berne & beco Economie bernoise Page 35: beco Economie bernoise & fotolia.de Page 57: beco Economie bernoise 2 Page 61: Haute école spécialisée bernoise & fotolia.de
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    Table des matières 1. Avant-propos 5 2. Résumé 7 2.1. Généralités 7 2.2. Objectif stratégique, principes et axes d’intervention 8 2.3. Résumé du contexte 8 2.4. Résumé de l’analyse 9 3. Stratégie économique 2025 11 3.1. Elaboration 11 3.2. Structure 11 3.3. Interactions 12 3.4. Evaluation de la durabilité 12 3.5. Suite des opérations 13 4. Objectif stratégique et principes 15 4.1. Objectif stratégique 15 4.2. Principes 15 5. Axes d’intervention stratégiques 19 5.1. Miser sur l’innovation et le ménagement des ressources 19 5.2. Opter pour les bonnes incitations 20 5.3. Agir de manière compréhensible et conforme aux besoins de la population 21 6. Contexte 23 6.1. Développements à long terme dans le monde 23 6.2. Politiques économiques de la Confédération et des cantons 26 7. Analyse 29 7.1. Interactions inhérentes à l’économie publique 29 7.2. Moyens d’influence inhérents à l’économie publique 32 7.3. Structure économique du canton de Berne 34 7.4. Analyse par région 48 7.5. Séries chronologiques historiques 52 7.6. Image 54 7.7. Prestations et structures publiques 56 8. Annexe 71 8.1. Mesures de politique économique en cours 71 8.2. Rapports et stratégies 73 8.3. Bibliographie 80 3
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    Avant-propos 1. Avant-propos « D’où venons-nous – où voulons-nous ment court. La présente stratégie se fonde aller – comment le canton de Berne peut-il sur une analyse structurelle complète et influencer sa croissance économique dans sur le contexte dans lequel le canton de un monde globalisé ? » – Telles étaient les Berne évolue ; elle est formulée pour les questions qui ont guidé l’élaboration de la quinze prochaines années et fondée sur stratégie économique 2025. un système de valeurs parfaitement clair. Elle permet au Conseil-exécutif de tracer la Le monde de la communication privilégie voie économique que le canton de Berne les solutions tranchées. Or notre canton doit suivre durant cette période : il s’agit vit de nuances, surtout en politique éco- bien sûr de renforcer sans cesse les atouts nomique. du canton et d’éliminer ses faiblesses, mais aussi de le préparer à affronter le prochain La société actuelle privilégie l’actualité. Or grand défi qui l’attend – celui de la gestion nous ne pouvons modifier en un claque- judicieuse de nos ressources naturelles, ment de doigts des structures qui ont mis qui ne sont pas inépuisables. La straté- des décennies à se mettre en place ! Une gie économique 2025 doit profiter à toute politique économique réussie ne peut être la population et à toutes les régions ber- envisagée à court terme. noises – conformément au consensus so- cial qui prévaut dans notre grand canton. Le discours officiel est pétri de clichés et de préjugés. Ainsi, le canton de Berne serait Avant de nous mettre en route, nous de- lent et arriéré. Or notre canton s’est moder- vons donc nous mettre d’accord sur le nisé au cours des dernières années et son chemin à prendre et l’objectif à atteindre. économie se porte mieux qu’on ne le dit. En dévoilant la présente stratégie, le Conseil-exécutif fait le premier pas. La Au travers de la stratégie économique balle est maintenant dans le camp de la 2025, le Conseil-exécutif propose un politique, de l’économie et de la société : nouvel outil de direction aux implications seul un dialogue constructif entre ces dif- beaucoup plus profondes que d’autres férents milieux permettra de développer et stratégies économiques, qui privilégient les de mettre en œuvre les mesures néces- mesures applicables sur un terme relative- saires. Conseiller d’Etat Andreas Rickenbacher, Directeur de l’économie publique 5
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    Résumé 2. Résumé 2.1. Généralités La stratégie économique 2025 repose sur Nous recommandons aux lectrices et lec- une analyse approfondie de la situation teurs pressés de lire les chapitres 3 à 5 de départ. Celle-ci tient compte des évo- (pages 11 à 21) en plus du résumé. lutions à long terme, du contexte national et international (chapitre 6), des spécifi- Le Grand Conseil a pris connaissance de cités économiques du canton de Berne la stratégie économique 2025 durant la ainsi que des prestations et structures pu- session de novembre et voté les déclara- bliques (chapitre 7). Au vu de cette analyse, tions de planification y relatives. La position il a été examiné, pour les différents thèmes du Conseil-exécutif concernant ces décla- traités, dans quelle mesure le canton pou- rations est intégrée à la présente version vait influencer l’évolution économique. Elle du rapport. a servi de base au développement d’un objectif stratégique assorti de divers prin- cipes (point 3.5) et à la définition de trois axes d’intervention stratégiques accompa- gnés d’objectifs sectoriels (chapitre 5). La stratégie économique en un coup d’œil Objectif stratégique ue n Ax stra Axe d‘intervention giq ntio e d tég stratégique até ve ‘in str inter ter que ve i ‘ ed nti on Ax Principes Analyse 7
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    Stratégie économique 2025 2.2. Objectif stratégique, principes et axes d’intervention La stratégie économique 2025 poursuit l’objectif suivant : D’ici à 2025, le canton de Berne aura amélioré sa situation économique, environ- nementale et sociétale (trois dimensions du développement durable) par rapport à 2011. Sur le plan économique, sa population sera plus prospère que la moyenne suisse et il aura progressé dans le classement des cantons les plus performants. Les principes suivants décrivent le système de valeurs qui sous-tendent la stratégique éco- nomique 2025 : ƒƒ La stratégie économique 2025 ren- ƒƒ La stratégie économique 2025 mise force le développement durable. sur les atouts existants. Elle concerne le canton entier et tous ses habitants. ƒƒ La stratégie économique 2025 favorise le développement d’une économie ƒƒ La stratégie économique 2025 est har- cantonale dynamique et porteuse monisée avec la stratégie économique d’avenir. fédérale et forme un système cohérent avec d’autres stratégies cantonales. Les trois axes d’intervention stratégiques s’accompagnent d’objectifs sectoriels. Ces axes sont les suivants : ƒƒ Le canton mise sur l’innovation et le ƒƒ Le canton agit de manière compré- ménagement des ressources natu- hensible et conforme aux besoins de relles. la population, en évitant de causer des coûts inutiles à l’économie et aux ƒƒ Le canton opte pour les bonnes citoyens. incitations et supprime les incitations négatives. 2.3. Résumé du contexte Le développement du canton de Berne est progrès technique parmi les enjeux sus- lié au développement des autres régions ceptibles d’influencer en profondeur notre du monde. La globalisation, le progrès économie et notre société. Nous devons technique et l’avènement de la société du dès aujourd’hui poser les jalons néces- savoir ont marqué et marquent toujours la saires à une évolution réussie de ce point Suisse et notre canton. En comparaison de vue. internationale, tous deux font partie des gagnants de la mondialisation. Même si, Le canton de Berne poursuit sa politique comme décrit plus loin, le canton de Berne économique active au moyen de la pré- montre quelques faiblesses en comparai- sente stratégie économique. La Confé- son suisse, il reste un site fort concurren- dération mène elle aussi une politique de tiel au niveau international. Ces quinze pro- croissance. La stratégie cantonale est chaines années, la gestion des ressources donc harmonisée avec les travaux fédé- naturelles rejoindra la mondialisation et le raux. 8
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    Résumé 2.4. Résumé de l’analyse Par le passé, le canton de Berne a connu travail, le secteur de la santé est également un développement moins dynamique que bien représenté. Par contre, le nombre de d’autres cantons, si bien qu’il est à la traîne grandes entreprises exportatrices de pro- dans des domaines importants. Le produit duction et de services est inférieur à la national brut par habitant et par personne moyenne, et la capacité économique glo- active occupée, par exemple, y est inférieur bale du canton est plutôt faible. Son indice à la moyenne suisse. Ce problème est dû des ressources 2011 (cf. point 7.7.1) le à son hétérogénéité : il abrite à la fois des situe au 16e rang des cantons (sur 26). régions très dynamiques et des régions qui pour des raisons surtout géographiques La charge fiscale des personnes morales sont structurellement faibles (cf. point 7.4). se situe dans la moyenne supérieure, celle De plus, sa population a connu un accrois- des personnes physiques est également sement bien plus faible que la moyenne au-dessus de la moyenne suisse. Durant suisse, et le nombre d’emplois et de per- la dernière décennie, le compte d’Etat du sonnes occupées a lui aussi crû moins canton de Berne a toujours affiché des va- fortement que dans l’ensemble du pays. leurs positives. Ses dettes sont néanmoins Cette évolution est l’une des principales restées élevées en comparaison nationale. causes d’un dynamisme plus faible que la moyenne. Le revenu librement disponible De par sa grande taille, le canton de Berne des Bernois se situe en revanche dans la doit fournir des prestations infrastructu- moyenne suisse. Le taux de chômage du relles et publiques importantes. L’offre en canton de Berne est inférieur à la moyenne transports publics, en formations et en suisse et le taux d’activité est élevé. soins de santé y est étendue. En comparaison intercantonale, les sec- Le canton de Berne compte également teurs de l’information et de la communi- beaucoup de terrain à bâtir. Cependant, cation sont surreprésentés (en particulier celui-ci est souvent situé dans des endroits Swisscom et la Poste). Etant donné que le peu propices au développement écono- canton de Berne abrite la capitale suisse, mique. Sur les sites attractifs, les tentatives l’administration publique y joue également de classer des terrains en zone à bâtir ont un rôle très important en comparaison na- échoué à maintes reprises. tionale. Enfin, il est intéressant de souligner qu’en chiffres absolus, aucun autre canton Ces dernières années, le canton a beau- ne compte autant de personnes travaillant coup modernisé ses structures en créant dans l’industrie. cinq régions administratives ainsi que des conférences régionales. Au niveau com- Avec le Valais et les Grisons, Berne fait munal, toutefois, la situation a peu changé : partie des trois cantons les plus touris- le nombre de communes qui ont fusionné tiques. Fort de quelque 70’000 places de avec succès reste en deçà des attentes. 9
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    Stratégie économique 2025 3. Stratégie économique 2025 3.1. Elaboration Le canton de Berne a achevé de rendre accorde de ce fait un poids important aux compte des travaux d’application de la éléments classiques du développement stratégie de croissance 2004, de la stra- économique : tégie de croissance version 2007 et de la stratégie de promotion différenciée de La stratégie 2025 repose sur une ana- l’espace rural par un rapport de control- lyse approfondie de la situation de dé- ling1. La formulation de lignes directrices part (cf. chapitres 6 et 7). Cette analyse stratégiques pour le développement éco- s’inspire non seulement des nombreux nomique faite partie de ses tâches per- rapports et études existants, mais aussi manentes. C’est pourquoi il avait prévu de de l’évaluation des souhaits exprimés présenter une nouvelle stratégie en 2011. par les différentes parties prenantes (cf. Avec la présente stratégie économique liste en annexe, point 8.3). Des experts 2025, c’est chose faite ! de renommée nationale et internationale tels que MM. Jean-Daniel Gerber (dès Il a délibérément renoncé à mener de avril 2011), Rudolf Strahm et Pr Thomas nouvelles études et à confier des man- Straubhaar ont participé à l’élaboration de dats coûteux à des tiers pour élaborer la stratégie2. De plus, Prs Gunter Stephan, cette stratégie. Celle-ci explore par ail- Berne, et Rolf Wüstenhagen, Saint-Gall, leurs d’autres voies que les stratégies ont pris position sur certaines questions3 économiques précédentes, dans la me- et d’autres experts de l’administration ont sure où elle ne prend en compte que les également été consultés. Enfin, le projet éléments déployant leurs effets sur le long de stratégie a été discuté avec des repré- terme (et donc de portée stratégique). Elle sentants de l’économie. 3.2. Structure La stratégie économique 2025 est fondée examiné dans quelle mesure le canton de sur l’analyse des développements à long Berne pouvait influencer l’évolution écono- terme, sur le contexte national et interna- mique. L’analyse a servi de base à la défi- tional (chapitre 6), sur les particularités éco- nition d’un objectif stratégique assorti de nomiques du canton de Berne ainsi que sur plusieurs principes (chapitre 4), et de trois les prestations et les structures publiques axes d’intervention stratégiques accompa- (chapitre 7). Concernant ce thème, il a été gnés d’objectifs sectoriels (chapitre 5). 123 1 ACE 0039 du 13 janvier 2010 2 M. Jean-Daniel Gerber a dirigé le Secrétariat d’Etat à l’économie SECO jusqu’à la fin mars 2011. Il œuvre depuis comme consultant. M. Rudolf Strahm est l’auteur de nombreuses publications sur les thèmes de l’économie, de la politique économique et de la formation. Il était membre du Conseil national, puis surveillant fédéral des prix de 2004 à 2008. Pr Thomas Straubhaar a étudié à l’Université de Berne, où il a été promu docteur. Il dirige depuis 2005 le « Hamburgisches WeltWirtschaftsInstitut » (HWWI, Université de Hamburg.) 3 Pr Gunter Stephan est professeur de microéconomie à l’Université de Berne. Il est également vice-recteur pour la recherche dans cette même université, directeur adjoint du centre de recherche NCCR Climate et membre du conseil d’administration du Oeschger Center for Climate Change Research. Pr Rolf Wüstenhagen enseigne la gestion des énergies renouvelables à l’Institut d’économie et d’écologie (Institut für Wirtschaft und Ökologie) de l’Université de Saint-Gall. 11
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    Stratégie économique 2025 3.3. Interactions La politique économique constitue une mique à l’adresse d’autres champs poli- tâche transversale. De nombreux facteurs tiques. Il s’agira de développer ces thèmes (formation, infrastructures, etc.) influencent dans les stratégies correspondantes. On en effet le développement économique. La pourra pour ce faire s’inspirer dans une stratégie économique 2025 énonce les large mesure de ce qui existe déjà, comme attentes formulées dans l’optique écono- le montrent les exemples suivants : ƒƒ La stratégie de la formation formule ƒƒ Le plan directeur du canton de Berne l’exigence suivante : « Les institutions définit un réseau de centres pour le de formation contribuent de façon pilotage relevant de la politique écono- importante à la capacité d’innovation mique5. de la société et au développement économique du canton4». ƒƒ La stratégie de mobilité globale définit les principes régissant l’orientation à long terme de la politique de mobilité dans le canton de Berne6. L’annexe (point 8.2) propose un aperçu des présent (cf. point 8.2.18). Parmi les nom- rapports et stratégies les plus importants. breuses mesures en cours, il convient de mentionner plus particulièrement, outre les La stratégie économique 2025 ne part pas travaux de la Promotion économique, le de zéro : le canton de Berne est actif en projet « Région capitale suisse », les clari- matière de politique économique depuis fications entreprises en vue de l’aménage- longtemps. Avec le rapport de control- ment d’un parc d’innovation à Bienne et la ling sur la stratégie de croissance (2004 poursuite du marketing touristique en vue et version 2007)7, le Conseil-exécutif a tiré d’un marketing intégré des destinations et le bilan des mesures appliquées jusqu’à de l’innovation (cf. annexe, point 8.1) 3.4. Evaluation de la durabilité Le Conseil-exécutif du canton de Berne positifs et négatifs potentiels d’une stra- exige une analyse d’impact pour les plans tégie sur le développement durable. Elle et projets stratégiques importants8. Cette sert donc de base d’information aux déci- évaluation permet d’exposer les effets deurs. 45678 4 Stratégie de la formation 2009, Défis de la politique de la formation, p. 7 5 Plan directeur du canton de Berne, mesure C_01 Réseau de centres 6 ACE 1337 du 13 août 2008 7 ACE 0039 du 13 janvier 2010 12 8 ACE 1872 du 22 décembre 2010
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    Stratégie économique 2025 Lesconclusions suivantes doivent être tirées de l’analyse d’impact de la présente stra- tégie économique : ƒƒ Environnement : la stratégie écono- ƒƒ Economie : la stratégie économique mique 2025 a pour objectif une crois- 2025 vise à accroître le nombre sance économique et démographique, d’entreprises et d’emplois dans les avec, comme corollaires, l’augmenta- branches à forte valeur ajoutée. Cet tion de la pollution et l’accroissement accroissement se répercutera d’abord de l’utilisation des ressources natu- sur les revenus, le marché du travail, relles (énergie, sol, nature, paysage). l’efficience des ressources, l’innovation A long terme, la promotion des entre- et le savoir-faire ; à plus long terme, prises cleantech, un développement ces effets positifs devraient s’étendre ciblé du territoire et l’élimination des aux finances publiques (charge fiscale). incitations négatives permettront toutefois d’amoindrir cet impact plutôt ƒƒ Société : la stratégie économique négatif sur l’environnement. 2025 influencera positivement le domaine de la formation. Les autres domaines seront touchés dans une moindre mesure. Dans l’ensemble, la stratégie économique en compte et de résoudre dans la mesure 2025 aura des effets clairement positifs sur du possible les conflits d’intérêts entre la l’économie et des effets à tendance posi- stratégie économique et l’environnement tive sur la société. Concernant l’impact sur au moment où des mesures concrètes l’environnement, il conviendra de prendre seront mises en œuvre. 3.5. Suite des opérations En tant qu’outil de direction stratégique, noncera sur les différentes mesures dans la stratégie économique 2025 vise le long la limite de ses compétences, par exemple terme ; elle déploie donc ses effets au delà lors de procédures de consultation portant d’une période de législature. Elle permet à sur des textes de loi ou du traitement de l’Etat de remplir l’une de ses tâches perma- demandes de crédit. De plus, il peut ini- nentes – à savoir créer un cadre favorable tier une évolution au moyen d’interventions à une croissance économique respec- parlementaires. tueuse du développement durable. C’est la raison pour laquelle il faudra attendre le Le point sur l’état d’application de la stra- dialogue avec le Parlement pour y intégrer tégie se fait régulièrement avec la Com- des mesures opérationnelles orientées sur mission de haute surveillance, de manière les années à venir. à en garantir un contrôle continu. Le Conseil-exécutif ayant adopté la stra- Le rapport sur la situation économique, tégie, c’est maintenant au tour du Grand publié tous les deux ans par le beco Eco- Conseil d’en débattre et d’y mettre, le cas nomie bernoise, fournit pour sa part des échéant, sa touche au moyen de déclara- informations fondées sur divers indicateurs tions de planification. Le Conseil-exécutif économiques concernant l’évolution can- disposera alors des bases nécessaires tonale9. Ce rapport sert de base aux dis- pour mettre en œuvre des mesures. Ces cussions menées avec ladite commission dernières viendront compléter les projets sur l’état d’application et les effets de la en cours et les tâches cantonales perma- stratégie. Dans une économie publique ou- nentes (par ex. promotion économique). Il verte, toutefois, les indicateurs ne sont que est prévu d’actualiser ces mesures tous partiellement influencés par les mesures les quatre ans, en fonction du programme d’une stratégie économique. de législature. Le Grand Conseil se pro- 9 Rapport sur la situation économique 2011, disponible sur www.be.ch/donnees-economiques 13
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    Objectif stratégique etprincipes 4. Objectif stratégique et principes 4.1. Objectif stratégique D’ici à 2025, le canton de Berne aura amélioré sa situation économique, environ- nementale et sociétale (trois dimensions du développement durable) par rapport à 201110. Sur le plan économique, sa population sera plus prospère que la moyenne suisse11 et il aura progressé dans le classement des cantons les plus performants12. L’objectif stratégique repose sur une ana- Ces objectifs s’articulent autour de trois lyse approfondie du contexte, des particu- axes d’intervention stratégiques. Les prin- larités économiques du canton ainsi que cipes ci-dessous forment un système de des prestations et structures publiques. valeurs commun à tous les axes d’inter- Des objectifs sectoriels viennent le concré- vention et objectifs. tiser dans les différents champs politiques. 4.2. Principes 4.2.1. Renforcer le développement durable La stratégie économique 2025 renforce le développement durable. La présente stratégie économique est inté- Pour des raisons à la fois économiques et grée dans le programme politique à long écologiques, ce développement doit tou- terme du Conseil-exécutif, qui est guidé tefois s’accompagner d’une exploitation par le principe de renforcement du déve- beaucoup plus parcimonieuse des res- loppement durable13. « Le développement sources naturelles. C’est pourquoi l’écono- durable est un développement qui répond mie bernoise doit miser sur les technologies aux besoins du présent sans compro- propres. Ce faisant, le canton de Berne se mettre la capacité des générations futures saisit de la problématique cruciale de nos de répondre aux leurs14 ». jours, à savoir la gestion des ressources naturelles. La Suisse et le canton de Berne Elle représente de ce fait un gage de pros- pourront à cet effet s’appuyer sur plusieurs périté pour les générations à venir. Elle vise à décennies d’expérience. influencer favorablement le développement économique du canton entier et de toute sa population. Or la croissance économique contribue à améliorer la qualité de vie. 1011121314 10 Le développement durable est mesurable à l’aune des indicateurs développés par le Cercle Indicateurs. 11 La prospérité est mesurée à l’aune du revenu librement disponible (montant calculé en déduisant du revenu brut les prélèvements obligatoires et les coûts fixes tels qu’impôts, charges sociales, LPP, caisse maladie et frais de logement, cf. point 7.3.1). 12 Le potentiel économique est calculé sur la base du potentiel de ressources. Ce dernier compare la performance économique d’un canton avec la moyenne suisse, si bien qu’il ne dépend pas de la conjoncture. Aujourd’hui, le canton de Berne occupe le 16e rang au classement des cantons les plus performants (cf. point 7.7.1). 13 Ligne directrice du programme gouvernemental de législature 2011-2014 14 Définition selon le rapport de l’ONU «Notre avenir commun» datant de 1987 (Commission Brundtland) 15
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    Stratégie économique 2025 4.2.2. Dynamiser l’économie La stratégie économique 2025 favorise le développement d’une économie canto- nale dynamique et porteuse d’avenir. L’analyse le montre : la stagnation est sy- tion de ressources naturelles aussi faible nonyme de régression. En effet, on ne peut que possible. Elle veut également aider garantir la prospérité future en se conten- l’économie bernoise à se tourner davan- tant de préserver la prospérité actuelle. Le tage vers l’exportation – qu’il s’agisse de canton de Berne doit devenir plus attractif, marchandises, mais aussi de services et de que ce soit pour attirer de nouvelles entre- savoir. prises ou inciter les entreprises actuelle- ment sises sur son territoire à développer Enfin, le canton doit adapter ses propres de nouveaux projets. prestations aux nouvelles exigences : tout comme l’économie, il doit se servir d’outils La stratégie économique 2025 mise sur les modernes et du progrès technique pour branches dynamiques et porteuses d’ave- fournir à prix raisonnable les prestations nir à haute valeur ajoutée et à consomma- demandées par la population. 4.2.3. Miser sur les atouts existants La stratégie économique 2025 mise sur les atouts existants. Elle concerne le can- ton entier et tous ses habitants. La stratégie économique exploite et déve- environnementale et au tourisme. Au ni- loppe les atouts actuels du canton. Les veau des services, l’administration fédérale mesures devront varier en fonction des ainsi que les associations et organisations points forts de chaque région, le dénomi- non gouvernementales (ONG) occupent nateur commun étant le renforcement du une place de choix, tout comme les entre- potentiel économique. L’ensemble de la prises du cluster de consultation (Consul- population bernoise profitera donc direc- ting Cluster). tement ou indirectement des mesures qui seront développées sur la base de la stra- Le faible taux de chômage et le taux d’ac- tégie adoptée par le parlement. tivité élevé sont les principaux atouts du canton de Berne. La stratégie économique Le plan directeur cantonal, qui définit les 2025 contribue à la création et au maintien pôles d’importance régionale dans le des emplois sur le long terme. cadre d’un réseau de centres, est déter- minant pour l’orientation territoriale des A l’instar du paysage économique suisse, mesures15. l’économie bernoise se caractérise par ses petites structures (cf. point 7.3.2). La stratégie accorde une grande impor- Au travers de la stratégie économique, le tance aux technologies de l’information et Conseil-exécutif s’engage à améliorer les de la communication, à l’industrie de pré- conditions générales pour toutes les en- cision, au génie médical, à la technologie treprises16. 1516 15 Point 4 de la déclaration de planification PBD : « Inclure les agglomérations de Berthoud et de Langenthal dans les réflexions stratégiques ». Ces agglomérations font en effet partie des centres retenus pour le pilotage relevant de la politique économique en vertu du plan directeur. 16 Point 2 de la déclaration de planification PDB : Définir une stratégie sur l’avenir et la promotion des entreprises artisanales et des PME. Point 1 de la déclaration de planification UDC : Le Conseil-exécutif veille à ce que toutes les branches y compris l’agriculture et les entreprises en amont et en aval soient encouragées et qu’elles puissent ainsi augmenter leur 16 création de valeur.
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    Objectif stratégique etprincipes 4.2.4. Assurer la cohérence du système La stratégie économique 2025 du canton de Berne est harmonisée avec la straté- gie économique fédérale et forme un système cohérent avec d’autres stratégies cantonales. Au cours des dernières années, le canton le canton. Elles s’influencent mutuelle- de Berne a développé ou renouvelé des ment, raison pour laquelle il faut réguliè- stratégies dans divers domaines (cf. liste rement procéder à de leur harmonisation du point 8.2). Prises ensemble, ces straté- dans le cadre de leur développement et de gies déterminent l’évolution que doit suivre leur application. 17
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    Axes d’intervention stratégiques 5. Axes d’intervention stratégiques La stratégie économique 2025 se concentre Les trois axes définis comprennent chacun sur les facteurs qui ont une forte incidence plusieurs objectifs sectoriels. Ces derniers sur le potentiel économique et que le can- concrétisent l’objectif stratégique fixé pour ton de Berne est en mesure d’influencer. les différents champs politiques. 5.1. Miser sur l’innovation et le ménagement des ressources Le canton mise sur l’innovation et sur le ménagement des ressources naturelles. Le développement économique du can- le site cantonal « concilier vie familiale et ton de Berne passe par la compétitivité professionnelle ». de ses entreprises aux niveaux national et international. A cet effet, elles ont besoin La Suisse utilise deux fois plus de res- de bonnes conditions générales – dont un sources naturelles qu’il y a cinquante ans. transfert de savoir bien développé et fonc- Le développement de l’économie mondiale tionnel. Allié à la promotion de l’innovation, accélère encore la raréfaction de ces res- celui-ci permet d’appliquer rapidement à sources. Les ressources non renouvelables l’économie bernoise les résultats de la re- s’épuisent sous l’effet d’une demande cherche. sans cesse croissante, et celles qui sont renouvelables sont parfois utilisées plus La qualification des collaborateurs est un vite qu’elles ne se renouvellent. Il est donc autre élément crucial. Aussi faut-il adapter primordial que le développement écono- les offres de formation et de perfection- mique aille de pair avec une exploitation nement aux besoins du marché de l’em- plus économe des ressources disponibles. ploi. Les mesures favorisant la conciliation Dans ce domaine, on attend beaucoup des entre la vie professionnelle et la vie fami- « cleantech »18. L’évolution vers des tech- liale doivent également se poursuivre, de nologies propres implique la diffusion d’un manière à ce que la savoir acquis puisse savoir environnemental ainsi qu’une forma- être exploité durablement, dans l’intérêt de tion appropriée du personnel. Consommer la société. A cet effet, des postes à temps moins de ressources signifie aussi adop- partiel (y compris pour les postes diri- ter un comportement moins énergivore et geants) et des structures d’accueil extra- ménager le sol dans un contexte plus large familial bien développées s’imposent. De que celui des cleantech. Le principe des telles structures peuvent être proposées technologies propres trouve donc large- aussi bien par les pouvoirs publics que par ment sa place dans les trois dimensions du les entreprises privées17. Les entreprises développement durable (société, environ- trouveront des informations à ce sujet sur nement et économie). Objectifs sectoriels ƒƒ Les entreprises du canton de Berne exploitent les possibilités offertes par les technologies propres et misent sur l’efficacité énergétique. ƒƒ Le tissu économique doit évoluer davantage vers l’implantation de branches à forte valeur ajoutée. Cela vaut en particulier pour les clusters, qui sont définis selon des critères de politique économique. ƒƒ Les résultats des travaux de recherche sont mis en pratique rapidement. ƒƒ La formation des collaborateurs et collaboratrices est adaptée aux conditions actuelles ainsi qu’aux besoins de l’économie et du marché de l’emploi. 1718 17 Point 5 de la déclaration de planification PBD : « Créer des bases et des incitations pour que les entreprises pri- vées créent de meilleures conditions pour la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle ». 18 Cf. point 6.1.2 19
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    Stratégie économique 2025 5.2. Opter pour les bonnes incitations Le canton opte pour les bonnes incitations et supprime les incitations négatives. Il est possible d’influencer favorablement En Suisse, le taux d’imposition est fixé en le développement économique en op- fonction du domicile. Ce système ne tient tant pour les bonnes incitations. L’une pas compte de la réalité actuelle, qui se des principales tâches de l’Etat consiste caractérise par un grand nombre de pen- à mettre à disposition les infrastructures dulaires. Les centres d’activité n’ont, de nécessaires. Dans une société de l’infor- ce fait, pas assez de moyens pour remplir mation et de la communication, les res- leurs fonctions de centre. En adaptant le sources consacrées à ces domaines aug- système d’imposition au niveau fédéral, menteront davantage que celles allouées il serait possible de simplifier des méca- aux travaux de construction. nismes de péréquation compliqués. Le point 6 de la déclaration de planification Du point de vue des structures et des PBD prévoit toutefois de renoncer au trai- prestations publiques ainsi que de l’amé- tement de cette question19. nagement du territoire, la fragmentation qui caractérise le canton entraîne des Le canton de Berne et les autres cantons coûts importants. De plus, les intérêts indi- suisses se livrent une concurrence fiscale viduels risquent de supplanter les intérêts acharnée. Etant donné sa taille ainsi que collectifs d’ordre supérieur. Le canton doit son offre exhaustive en matière de santé, donc continuer d’évoluer et passer du rôle d’infrastructure et de formation, le canton de coordinateur à celui de concepteur, en de Berne n’a pas la tâche facile face aux veillant à ne pas sacrifier les avantages liés petits cantons qui ne doivent pas fournir aux petites structures – dont la proximité eux-mêmes ces prestations. Ces der- avec la population. nières années, suite aux baisses d’impôts décidées par d’autres cantons, il a notam- L’une des faiblesses les plus lourdes de ment perdu la bonne position qu’il occu- conséquences du canton de Berne est pait dans le domaine de l’imposition des l’évolution démographique, qui est large- personnes morales. Le canton aimerait ment inférieure à la moyenne nationale. Pour par ailleurs se doter de la marge de ma- augmenter son nombre d’habitants, le can- nœuvre en politique financière nécessaire ton doit offrir suffisamment de logements et pour réduire également la charge fiscale de possibilités de travail. Des emplois sup- des personnes physiques : cet élément plémentaires sont en effet indispensables est primordial pour rehausser l’attractivité pour renforcer son potentiel économique. d’un site économique et influencer l’immi- Les changements d’affectation ou la den- gration. Abaisser la charge fiscale au-des- sification du milieu bâti sur des sites cen- sous de la moyenne suisse paraît toutefois traux doivent permettre de ménager le sol. irréaliste, raison pour laquelle toute mise De plus, il faut proposer de bonnes possi- en œuvre de la déclaration de planification bilités de travail à la population résidente, à cet effet est rejetée20. notamment en facilitant la conciliation entre vie privée et vie professionnelle. 1920 19 Point 6 de la déclaration de planification PBD : « Renoncer à l’objectif selon lequel le système d’imposition crée un équilibre entre les communes de travail et les communes de domicile ». 20 Point 7 de la déclaration de planification PBD : le canton de Berne se rapproche de la moyenne suisse concernant 20 le montant des redevances.
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    Axes d’intervention stratégiques Objectifssectoriels ƒƒ Le canton assume des responsabilités accrues en matière d’aménagement du territoire. ƒƒ Le canton crée les conditions spatiales nécessaires pour que son nombre de places de travail et son évolution démographique rejoignent la moyenne suisse. ƒƒ Les communes de Berne, de Bienne et de Thoune incluent toute leur agglomé- ration. ƒƒ Le canton de Berne progresse dans le classement des cantons les plus attrac- tifs au plan fiscal21. ƒƒ Le canton de Berne dispose d’infrastructures attractives pour l’économie et exploite les possibilités offertes par les technologies de l’information. ƒƒ L’économie propose des emplois permettant de concilier travail et famille. Le canton crée les conditions nécessaires à cet effet. 5.3. Agir de manière compréhensible et conforme aux besoins de la population Le canton privilégie un mode d’action compréhensible et conforme aux besoins de la population axé sur la recherche de solutions, en évitant de causer des coûts inutiles à l’économie et aux citoyens. Le canton applique ses prescriptions et le Dans une société du savoir et de la com- droit fédéral avec mesure. A cet égard, il ne munication, l’image du site revêt une doit jamais perdre de vue les enjeux d’ordre grande importance. Aucune campagne supérieur dans le travail quotidien. Il dirige d’information, aussi démesurée soit-elle, et forme ses collaborateurs de manière ne peut à elle seule améliorer cette image à ce que leur mode d’action soit perçu si elle n’est pas accompagnée de presta- comme axé sur la recherche de solutions tions comprises et acceptées par la popu- et le partenariat. Par ailleurs, il prend au lation. Le recours à des outils de communi- sérieux les attentes des entreprises et de cation modernes, des échéances rapides la population et cherche à résoudre leurs et le mode de communication choisi jouent problèmes dans le respect du cadre légal également un rôle important. Au vu de ses au lieu de leur mettre les bâtons dans les finances restreintes, le canton de Berne roues. doit fournir ses prestations de manière effi- cace, par exemple en recourant à la cybe- 21 radministration. Objectifs sectoriels ƒƒ e canton de Berne est perçu comme un site économique moderne et attractif. L ƒƒ Le canton de Berne s’emploie à répondre aux attentes des citoyens. Les pres- criptions ne constituent pas un but en soi et sont appliquées de manière ciblée. ƒƒ Les prestations cantonales sont rapides, conformes aux besoins de la clientèle et peu coûteuses. 21 Le Grand Conseil refuse que le canton se focalise sur l’imposition des entreprises pour améliorer sa compétitivité fiscale au plan international. Point 2 de la déclaration de planification de la commission consultative : « Le canton de Berne progresse dans le classement des cantons les plus attractifs au plan fiscal dans tous les domaines, et non seulement concernant l’imposition des entreprises. Point 3 de la déclaration de planification UDC : « Le canton de Berne améliore sa position dans le classement des cantons fiscalement avantageux. » 21
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    Contexte 6. Contexte Le développement économique du canton et ce qui renforce efficacement le potentiel de Berne dépend dans une large mesure économique du canton. des développements à long terme, éco- nomiques et sociétaux, dans le monde. Au niveau cantonal, la stratégie écono- Une stratégie économique cantonale ne mique 2025 doit concorder avec le pro- peut influencer des développements d’une gramme gouvernemental de législature telle envergure ! Sur le plan de la politique 2011 à 201422 ainsi qu’avec d’autres stra- intérieure, de nombreuses décisions se tégies, notamment dans les domaines de prennent de plus au niveau fédéral. la formation ou de l’aménagement du terri- toire (cf. résumé dans l’annexe 9.2). La stratégie économique cantonale doit de ce fait tenir compte des conditions géné- Il convient de faire la différence entre une rales nationales et internationales. Elle doit politique économique axée sur le long être harmonisée avec la politique écono- terme et des mesures opérationnelles à mique de la Confédération (cf. point 7.2, court terme dictées par l’évolution de la qui traite des champs d’action de la Confé- conjoncture. dération et des cantons). La question cru- ciale est de savoir quel effet la stratégie Le chapitre ci-dessous commence par économique cantonale peut et doit avoir. exposer les développements à long terme (point 6.1), puis enchaînera sur les poli- Nous voulons influencer activement ce tiques économiques fédérale et cantonale que nous sommes en mesure d’influencer (point 6.2). 6.1. Développements à long terme dans le monde 6.1.1. Mondialisation Ces dernières décennies, le processus de au-delà des frontières. Les nouvelles puis- mondialisation économique et, dans une sances économiques telles que la Chine, moindre mesure, politique, s’est accéléré l’Inde, la Russie et le Brésil ne sont pas seu- suite au développement des moyens de lement des places économiques concurren- transport et de communication. Depuis la tielles, mais également de grands marchés Seconde Guerre mondiale, les obstacles à de biens et services. Les échanges avec la libre circulation des marchandises et des ces pays complètent les relations écono- personnes disparaissent peu à peu dans miques importantes que la Suisse entretient le monde entier. Le progrès technique a avec ses voisins de l’Union européenne. augmenté la vitesse et réduit les coûts du trafic. Il est ainsi devenu possible de tirer Les réglementations nationales et, partant, profit des différences des niveaux de sa- la politique suisse sont toujours plus influen- laire et des coûts par la délocalisation de la cées par les développements internatio- production et des prestations. naux (cf. point 6.2.1, qui traite de l’agenda politique international de la Confédération). Le savoir et les compétences deviennent En matière d’économie publique, la Suisse disponibles dans le monde entier. La chaîne est, tout comme le canton de Berne, un de création de valeur traverse le globe, les espace économique de petite dimension. multinationales sont légion, une même pres- Son développement économique est étroi- tation est fournie partout dans le monde, tement lié au marché mondial. La conjonc- les marchés du travail nationaux sont aux 22 ture régnant dans les marchés importants prises avec la concurrence internationale se répercute donc immédiatement sur et proposent des possibilités d’emploi l’économie bernoise. 22 Ligne directrice : dans tous les domaines, la politique du Conseil-exécutif est guidée par les principes du déve- loppement durable (priorité économique). Le canton de Berne propose des conditions générales attrayantes à l’économie afin de stimuler l’innovation et la compétitivité. 23
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    Stratégie économique 2025 6.1.2. Raréfaction des ressources La pollution croissante de l’environnement, ressources non renouvelables s’épuiseront la raréfaction des ressources naturelles et à moyen ou long terme sous l’effet de la le changement climatique nous obligent à demande sans cesse croissante et où une repenser fondamentalement notre déve- partie des ressources renouvelables est ex- loppement économique. En effet, l’espace, ploitée plus vite qu’elle ne se renouvelle. Or l’air, l’eau, les matières premières et l’éner- la rareté est synonyme de cherté, et donc gie ne sont pas inépuisables. d’entrave au développement économique à court terme. A long terme, de nouvelles Le développement mondial raréfie les res- opportunités et possibilités de développe- sources naturelles dans la mesure où les ment se présenteront toutefois à nous. 6.1.3. Progrès technique Le progrès technique donne naissance à Pour que les investissements consentis des produits et prestations d’un nouveau dans la recherche et le développement genre. Il permet d’accroître la quantité et la portent leurs fruits, le succès des avan- qualité des produits et des processus de cées technologiques doit être protégé par production sans pour autant accélérer la une réglementation appropriée. consommation de ressources naturelles. 6.1.4. Société du savoir La génération, l’utilisation et l’organisation des pays où le coût de la vie est inférieur du savoir sont des sources fondamen- au nôtre. Les économies publiques déve- tales de productivité et de croissance. De loppées accordent donc une importance nombreuses entreprises en ont même fait capitale à la formation, à la recherche et au la base de leurs prestations. L’acquisition développement, car seule l’innovation leur de compétences de base, l’amélioration permet de rester concurrentielles. C’est constante des aptitudes et la volonté d’ap- particulièrement vrai pour la Suisse, qui est prendre tout au long de la vie, telles sont pauvre en matières premières. les clés qui mènent à l’avènement de la so- ciété du savoir. La gestion du savoir revêt La rapidité à laquelle se développe le savoir elle aussi une importance accrue : qu’il soit représente un autre facteur important. En rai- ancien ou nouveau, il convient de préser- son du progrès technique, une grande par- ver notre savoir pour le mettre à disposition tie des connaissances détenues par notre à bon escient au bon moment. société actuelle seront dépassées dans très peu de temps. C’est pourquoi il est essentiel Il est possible de produire plus avanta- de se former et de se perfectionner en per- geusement les biens standardisés dans manence pour rester dans la course. 24
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    Contexte 6.1.5. Evolution démographique Depuis1960, l’évolution démographique Il est difficile de faire des pronostics en la des pays industrialisés se caractérise par matière. Au cours des dernières années, une baisse du taux de natalité. Le vieillis- la croissance démographique s’est avérée sement de la population s’y fait toujours plus importante que prévu au début du plus fortement ressentir, la part de popu- siècle23. Cette hausse s’explique essentiel- lation active diminue. Cette tendance vaut lement par l’immigration de main-d’œuvre – également pour la Suisse et le canton de notamment en raison de l’introduction de Berne. Elle a de profondes répercussions la libre circulation des personnes entre la sur l’économie et le marché du travail, Suisse et l’Union européenne. Durant cette mais également sur les systèmes de la phase de haute conjoncture, cette main- formation, de la santé et des assurances d’œuvre se composait surtout de per- sociales. sonnes hautement qualifiées. 6.1.6. Evolution des valeurs Le chiffre de la population bernoise et la tâches publiques est souvent remis en structure d’âge changent, tout comme question sur le plan politique. changent les valeurs fondamentales. Cette évolution des valeurs se reflète éga- La société d’aujourd’hui se caractérise par lement sur l’orientation et la carrière profes- un individualisme croissant. La famille et la sionnelles. De par la diversité des valeurs solidarité ont moins d’importance que par et des attentes, il est devenu plus difficile le passé, les certitudes traditionnelles, les d’orienter la demande en formations et convictions et les principes qui peuvent carrières dans une direction précise. guider une vie se sont perdus : aujourd’hui, plusieurs systèmes de valeurs cohabitent, Enfin, l’évolution des valeurs fait que de et il est d’autant plus difficile de trouver un moins en moins de gens ont la possibilité consensus sur ce qu’il est nécessaire de ou la volonté d’assumer des travaux dans faire. Dans le même temps, l’Etat devrait l’intérêt de la collectivité. Ainsi, de nom- se charger de résoudre les problèmes et breux conseils communaux ont de la peine les conflits dans de nombreux domaines à pourvoir leurs sièges. alors que le financement de ces nouvelles 23 23 Office fédéral de la statistique (OFS) : scénarios actualisés de l’évolution de la population des cantons 2005. Neuchâtel, avril 2008. Conférence des statistiques du canton de Berne : projections régionalisées de l’évolution démographique du canton de Berne jusqu’en 2030 (édition 2008). Berne, décembre 2008 25
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    Stratégie économique 2025 6.2. Politiques économiques de la Confédération et des cantons 6.2.1. Politique économique de la Confédération Au vu de ses excellents résultats sur le tenir compte des stratégies appliquées par plan international, la Suisse compte parmi les entreprises privées, qui s’affranchissent les économies publiques les plus perfor- toujours plus de l’influence étatique. mantes au monde, tant au niveau de la productivité qu’à celui de la capacité d’in- La politique économique (politique de novation. La productivité du travail pro- croissance) appliquée en Suisse24 ne se gresse toutefois moins que la moyenne. limite pas à des mesures que le Conseil D’autres pays rattrapent le nôtre dans fédéral peut soumettre au Parlement de des domaines qui font traditionnellement son propre chef (agenda de la Confédéra- sa force. C’est pourquoi une politique de tion), mais s’étend aux négociations inter- croissance axée sur le long terme garde nationales dans le domaine économique toute sa pertinence. Lorsqu’il s’agit de (agenda de la politique économique exté- préserver la compétitivité mondiale, la poli- rieure) et aux mesures cantonales (agenda tique économique publique doit en outre des cantons). L’agenda de la Confédération s’articule autour de trois axes : ƒƒ Abaisser le niveau élevé des coûts : infrastructures, à améliorer le climat mesures visant à renforcer la concur- fiscal et à créer un cadre juridique rence sur le plan domestique, notam- favorable aux entreprises. ment par une concurrence accrue à l’importation. ƒƒ Valoriser l’activité professionnelle : mesures permettant la mise à profit du ƒƒ Augmenter l’attrait de la place écono- potentiel de main-d’œuvre national et mique : mesures destinées à faciliter international et l’encouragement des l’accès aux marchés étrangers, à compétences professionnelles indivi- garantir un bon rapport qualité/prix des duelles (capital humain). Dans les domaines de la formation, de la En vue de l’évolution future, la Confédé- recherche et de l’innovation, le Conseil fé- ration a élaboré le rapport «  Perspective déral fixe ses objectifs stratégiques dans le 2025 »25, dont le Conseil fédéral a pris message au Parlement. Ces objectifs com- connaissance le 7 avril 2011. plètent les trois axes de l’agenda fédéral. En outre, elle rédige actuellement le Mas- Au travers de l’agenda de la politique éco- terplan Cleantech en Suisse26. Le recours nomique extérieure, la Confédération veut aux technologies propres (cleantech) per- garantir l’accès de la Suisse aux marchés mettra à la Suisse de renouveler son éco- étrangers, que ce soit en étendant le réseau nomie et de réduire considérablement sa d’accords de libre-échange avec des par- consommation de ressources naturelles. tenaires extérieurs à l’Union européenne Le terme «  cleantech  englobe toutes » ou en s’engageant pour la libéralisation les technologies, industries et prestations des marchés (cycle de Doha) sous l’égide qui contribuent à utiliser les ressources de l’Organisation mondiale du commerce 242526 naturelles avec plus de ménagement et (OMC). d’efficience, ainsi que tous les maillons de la chaîne de création de valeur – de la 24 Source : Conseil fédéral : Politique de croissance 2008-2011 : nouvelles mesures pour renforcer la croissance écono- mique en Suisse. Rapport en réponse à la motion 01.3089: Politique de croissance. Sept mesures. Berne, 2008 25 Etat-major de prospective de l’administration fédérale : Perspectives 2025 : Analyse de la situation, du contexte et des défis déterminants pour la politique fédérale. Berne, 2011. 26 Masterplan Cleantech en Suisse ; Département fédéral de l’économie (DFE) et Département fédéral de l’environne- 26 ment, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), Berne, octobre 2010.
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    Contexte recherche et dudéveloppement jusqu’à la économiques intacts et fonctionnels aux vente et à l’exportation de marchandises, générations futures et sert de dénomina- en passant par la production. La priorité teur politique commun pour une politique n’est plus accordée à l’objet produit, mais du développement territorial mieux coor- au mode de production. Désormais, gérer donnée, inscrite dans la durée. A l’issue plus parcimonieusement les ressources de la procédure de consultation (fin juin naturelles ne sera plus seulement primor- 2011), ce projet sera adapté en fonction dial pour l’écologie, mais aussi pour l’éco- des prises de position formulées. Ensuite, nomie. les partenaires des trois niveaux de l’Etat devront l’adopter en termes politiques. Le Projet de territoire Suisse27 fixe des stratégies pour le développement territo- Par ailleurs, les cantons sont eux aussi ap- rial futur de notre pays. Il montre la voie à pelés à mener une politique économique suivre pour laisser des espaces vitaux et active. 6.2.2. Politique économique des cantons La politique économique des cantons comme partie intégrante de leurs objec- (agenda des cantons) complète les me- tifs de législature ou sous la forme d’un sures fédérales. Elle se concentre sur rapport indépendant. Chaque canton dis- l’amélioration des conditions générales, le pose de ses propres priorités en matière renforcement de l’économie régionale et d’infrastructures de transport, de forma- l’augmentation de la croissance. Les me- tion, d’innovation et d’aménagement du sures principales concernent la promotion territoire. Les stratégies cantonales com- de l’innovation, la formation, la recherche prennent également des mesures concer- et la politique fiscale. nant les impôts, la promotion du site d’im- plantation, l’orientation de l’administration En plus de Berne, 18 autres cantons ont vers la fourniture de prestations ainsi que élaboré leur stratégie de politique écono- l’efficience des procédures et prescrip- mique ces dernières années, que ce soit tions. 27 27 Projet de territoire Suisse (à l’état de projet) : Confédération suisse, Conférence des gouvernements cantonaux, Conférence suisse des directeurs cantonaux des travaux publics, de l’aménagement du territoire et de l’environne- ment, Union des villes suisses, Association des Communes Suisses, Berne, janvier 2011. 27
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    Analyse 7. Analyse 7.1. Interactions inhérentes à l’économie publique L’économie publique repose sur les fac- du nombre d’entreprises (quantité). Ces teurs de production classiques que sont le variables dépendent avant tout des sur- sol, le travail et le capital. Dans les écono- faces disponibles pour le logement et l’em- mies publiques développées, ces facteurs ploi. Les outils du développement territorial sont subdivisés en de nombreux autres : permettent d’influer sur la quantité. Sans en plus du sol disponible, des prescriptions offre de logement accrue, par exemple, on régissant l’aménagement du territoire et ne peut s’attendre à ce que la population les constructions (par ex. plans de zones, augmente. coefficient d’utilisation) influencent l’offre en surfaces d’habitation et de travail. Le Ensuite, le potentiel économique est tribu- facteur « travail » n’est pas seulement dé- taire de la qualification de la main-d’œuvre terminé par les heures de travail fournies, et du savoir-faire (technologie) des entre- mais également par la formation et les qua- prises (qualité). Une bonne formation est lifications des personnes actives occupées synonyme de main-d’œuvre qualifiée ca- (savoir ou capital humain). Concernant le pable d’innover  or l’innovation permet ; capital, distinction est faite entre le capital d’accroître la productivité et la valeur ajou- financier (argent, crédits) et le capital pro- tée. Si le tissu économique évolue au profit ductif (par ex. infrastructures de transport d’entreprises à forte création de valeur, le et infrastructures énergétiques). De plus, le potentiel économique augmentera forcé- capital « nature » est toujours plus reconnu ment. comme facteur de production central et limitant28. Le canton lui-même influence également son potentiel économique : il est un em- Le potentiel économique est le critère cen- ployeur de poids et ses investissements tral pour évaluer une économie publique. dans le domaine infrastructurel font de lui Il figure de ce fait au cœur de la stratégie un mandant important. économique 2025. Ce potentiel est toute- fois impossible à réaliser par des mesures Les entreprises (emplois) et le chiffre de la de pilotage : on ne peut le construire que population sont interdépendants. En prin- sur une longue période en pesant sur des cipe, le potentiel économique et la crois- facteurs qui influenceront à leur tour la per- sance démographique ne vont de pair formance économique. qu’en cas de création d’emplois. Dans la réalité, toutefois, les pendulaires traversant Le potentiel économique dépend d’abord les frontières cantonales viennent atténuer de la population, de la main-d’œuvre et cette interdépendance. 28 28 Cf. par exemple modèle du stock de capital développé par un groupe de la Banque mondiale dirigé par Ismail Serageldin (Mauch Consulting AG, Infras, Basler und Partner AG, Zurich avril 2001: Politik der nachhaltigen Entwicklung in der Schweiz : Standortbestimmung und Perspektiven, p. 65 ss, en allemand). 29
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    Stratégie économique 2025 Enfin, le développement d’un site économique est également fonction des facteurs suivants : ƒƒ Ce site doit disposer de bonnes génie médical fait partie des clusters infrastructures, notamment dans les servant à la promotion du site écono- domaines du transport, de l’approvi- mique bernois (cf. point 7.3.2). sionnement énergétique et de la com- munication. Les capacités routières ƒƒ Le thème de la sécurité englobe la et ferroviaires doivent être suffisantes sécurité publique, un système judiciaire pour l’économie et la population. fiable et la sécurité sociale. La sécurité et la stabilité d’un pays concourent ƒƒ A côté de la formation, la recherche à sa compétitivité au niveau interna- et le transfert des connaissances tional. A ce niveau, les différences contribuent dans une mesure non entre cantons sont faibles. Beaucoup négligeable à la qualité des entreprises d’éléments relèvent de la Confédéra- et des emplois du site (création de tion. Garantir la sécurité publique, en valeur ajoutée). revanche, fait partie des tâches canto- nales. Dans les grands cantons, sur- ƒƒ Le tissu économique exerce une tout, les exigences posées à la police influence directe sur le potentiel éco- augmentent, car le nombre d’atteintes nomique ; de plus, il a le pouvoir de intolérables à la sécurité publique est rendre un site attractif : si ce dernier en hausse. abrite plusieurs entreprises d’une même branche, d’autres entreprises ƒƒ Les impôts constituent la base des seront tentées de s’y installer (cluster). finances publiques, lesquelles défi- nissent l’offre de prestations publiques. ƒƒ Des procédures et prescriptions De plus, le taux d’imposition fait partie efficaces et compréhensibles pour le des critères d’implantation des per- citoyen permettent une mise en œuvre sonnes physiques et morales. A long rapide des nouveaux projets et contri- terme, il influence de ce fait l’écono- buent à réduire les taxes et émolu- mie. ments. ƒƒ Enfin, il ne faut pas sous-estimer les ƒƒ Une bonne couverture en soins médi- facteurs mous, non quantifiables, caux est primordiale pour le bien-être qui contribuent à la qualité de vie et de la population. Plus les soins médi- à l’attractivité du site (par ex. offres caux sont avantageux, plus le revenu culturelles, offres de loisirs, accueil disponible augmentera. De plus, le extrafamilial des enfants, nature, cadre secteur de la santé est un employeur de vie, etc.). important. Dans le canton de Berne, le Le potentiel économique détermine l’état baisser le taux d’imposition sans réduire des finances publiques, c’est-à-dire le ses prestations. Sans augmentation du montant des recettes fiscales et l’impor- potentiel économique, l’Etat devra prélever tance des prestations publiques. Si le plus d’impôts pour étendre ses prestations potentiel économique augmente, l’Etat ou réduire ses prestations pour baisser la disposera de ressources supplémentaires charge fiscale. pour mener ses tâches à bien ou pourra 30
  • 31.
    Analyse Le graphique ci-aprèsillustre les interac- les différents facteurs). Les possibilités tions inhérentes à l’économie publique et d’influence d’une stratégie économique les possibilités d’influence (sans prise en sont signalées en bleu. compte des interactions rétroactives entre Finances publiques Investissements Consommation privée Impôts (3) Potentiel économique (2) Entreprises (1) Population Emplois Personnes actives occupées Fondations d’entreprises, Solde migratoire, croissance implantations, nouveaux projets démographique naturelle Développement territorial, Développement territorial, Formation formation, attractivité du site attractivité du site Source : beco Indicateurs : 1 : Tissu économique, recensement des entreprises 2 : Produit intérieur brut et potentiel de ressources 3 : Indice de l’exploitation du potentiel fiscal 31
  • 32.
    Stratégie économique 2025 7.2. Moyens d’influence inhérents à l’économie publique La structure fédéraliste de la Suisse fait exemple, la Confédération règle la réparti- qu’en plus des tâches fédérales et can- tion des compétences et des tâches dans tonales, il existe un certain nombre de la loi sur l’aménagement du territoire, mais tâches que la Confédération et les cantons laisse une grande liberté d’application aux peuvent mener à bien en toute autonomie cantons et communes. A l’inverse, dans le (par ex. en matière d’imposition fiscale). De domaine de l’assurance-chômage (qui fait plus, certaines tâches ne peuvent pas être partie intégrante du marché de l’emploi), attribuées de manière tranchée soit à la les cantons ne disposent d’aucune marge Confédération, soit aux cantons. Concer- de manœuvre pour appliquer la législation nant l’aménagement du territoire, par fédérale. Conféderation Conféderation et Canton Canton Argent, devise Compétitivité Affaires économiques extérieures Aménagement du territoire Marché du travail Routes nationales, Routes cantonales / trafic longue Trafic régional communales, distance trafic local Formation Ecoles du Hautes écoles professionnelle, degré secon- Ecole obligatoire techniques Hautes écoles daire supérieur Impôts Impôts Santé Politique régionale Promotion du site Promotion du site d’implantation d’implantation Prescriptions de Prescriptions de police économique police économique Procédures Procédures Source : beco 32
  • 33.
    Analyse 7.2.1. Remarque préliminairesur la suite du document Le canton de Berne est le deuxième de n’entrent donc pas en ligne de compte). Suisse en termes de superficie, de popula- Les cantons de référence seront ainsi les tion, de nombre d’emplois et d’entreprises. suivants : Argovie, Saint-Gall, Vaud et Zu- Pour chacun de ces indicateurs, les valeurs rich. bernoises représentent 10 à 15 pour cent des valeurs nationales. Les points ci-après Le critère de la valeur par habitant est le traitent en premier lieu des indicateurs pour plus parlant, car il permet de comparer lesquels ce pourcentage est fondamentale- des entités de taille différente. De plus, ment différent. dans une série chronologique, la variation de la valeur absolue reflète souvent l’évo- Le canton de Berne sera à chaque fois lution démographique (l’augmentation du comparé à la Suisse ainsi qu’à des can- produit intérieur brut, par exemple, n’est tons similaires de par leur superficie, leur synonyme d’amélioration que si elle est su- nombre d’habitants ou leur nombre d’em- périeure à la croissance démographique). plois (les cantons-villes ainsi que les can- C’est pourquoi l’analyse suivante repose tons de petite dimension ou peu peuplés en premier lieu sur les valeurs par habitant. Les points consacrés à ce thème sont structurés comme suit : ƒƒ Les constats résument les principaux rents graphiques démontrent l’impor- résultats de l’analyse. Sur cette base, il tance des constats fondamentaux par est à chaque fois exposé comment le domaine. Il est par contre impossible canton de Berne peut influencer l’évo- d’établir une comparaison directe entre lution en question. ces graphiques. ƒƒ Le graphique établit une pondération ƒƒ La rubrique « Contexte » regroupe les de l’importance économique et com- principaux indicateurs qui sous-ten- pare le canton de Berne à la Suisse. dant les constats. Tous les chiffres La pondération repose sur des don- sont arrondis. Le cas échéant, une nées statistiques complétées par des comparaison est établie avec les can- estimations plausibilisées. Les diffé- tons de référence. Le rapport sur la situation économique 7.3.1 à 7.3.4). Cette dernière sera ensuite 2011 et la page www.be.ch/donnees-eco- considérée d’un point de vue régional nomiques fournissent des informations plus (point 7.4). Le point 7.6 présentera l’image détaillées sur les indicateurs économiques. du canton. Enfin, on procédera à l’ana- lyse des structures ainsi que des princi- L’analyse porte d’abord sur la structure pales prestations publiques (points 7.7.1 économique du canton de Berne (points à 7.7.5). 33
  • 34.
    Stratégie économique 2025 7.3. Structure économique du canton de Berne 7.3.1. Produit intérieur brut et revenu disponible Le produit intérieur brut (PIB) par habitant / par personne active occupée est Constats inférieur à la moyenne. La croissance du PIB par habitant / par personne active occupée est supé- rieure à la moyenne. La croissance du PIB absolu est inférieure à la moyenne. Le revenu librement disponible se situe dans la moyenne29. Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantes Possibilités d’influence Le développement du produit intérieur brut n’est qu’indirectement influençable. Les possibilités d’influence sont exposées en rapport avec les facteurs correspondants. 29 29 Le revenu librement disponible est obtenu par la déduction du revenu brut des prélèvements obligatoires et des coûts fixes tels qu’impôts, charges sociales, LPP, caisse maladie et frais de logement (informations supplémen- 34 taires à la fin du point 7.3.1).
  • 35.
    Analyse En 2010, leproduit intérieur brut (PIB)30 du riodes de reprise, la croissance écono- Contexte canton de Berne se montait à 57 milliards mique bernoise est inférieure à la moyenne de francs. Le PIB par habitant31 du canton suisse. En période de crise, la réaction de Berne (CHF 58’100) est inférieur à la bernoise n’est pas fondamentalement dif- moyenne suisse (CHF 62’900). Parmi les férente de la réaction suisse, si ce n’est cantons de référence, seul Zurich réalise qu’elle survient en général légèrement plus un meilleur score, que ce soit au niveau tard. Sur l’ensemble du cycle conjonctu- absolu ou par habitant. rel, la croissance économique du canton de Berne reste de ce fait en deçà de la En termes de croissance annuelle, le moyenne suisse. Ce phénomène s’ex- canton de Berne réagit de manière moins plique en grande partie par le tissu écono- dynamique que la Suisse : durant les pé- mique bernois. Croissance du PIB 4% CH 3% 2% BE 1% 0% -1 % -2 % 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : BAKBASEL De 2000 à 2010, le PIB bernois a crû en celle de Berne, le canton de Vaud se si- moyenne de 1.4 pour cent par année, tuait dans la moyenne suisse, tandis que contre 1.6 pour cent pour la Suisse. Les les cantons d’Argovie et de Zurich ont fait cantons de Vaud et d’Argovie ont devancé mieux (1.7%). Berne, alors que Saint-Gall et Zurich sont restés en retrait. Le canton de Zurich a Toujours de 2000 à 2010, la croissance beaucoup souffert de la crise économique moyenne par habitant du canton de 2001-2003 ainsi que de la crise financière Berne se chiffrait à 1.0 pour cent, surpas- 2008/2009. Si l’on considère la croissance sant ainsi largement la moyenne suisse annuelle moyenne du canton de Berne au (0.7%) et celle des cantons de référence. cours des 30 dernières années, le résul- Ce résultat n’est toutefois pas attribuable tat n’est pas sensiblement différent (BE : à un accroissement extraordinaire du PIB, 1.5%, CH  1.6%). Le canton de Saint- : mais à une croissance démographique Gall a connu une croissance identique à inférieure à la moyenne. 3031 30 Toutes les valeurs mentionnées dans la présente stratégie s’entendent en termes réels (c’est-à-dire valeurs obte- nues après correction de l’inflation). 31 L’indicateur « PIB » est plus parlant s’il est mis en relation avec la population. Le PIB par habitant permet de mesu- rer la performance et l’attractivité d’un site économique. Il augmente lorsque la hausse de nombre de personnes actives occupées est supérieure à la croissance démographique ou lorsque la valeur ajoutée par personne active occupée augmente (c’est-à-dire lorsque le travail fourni est plus productif). 35
  • 36.
    Stratégie économique 2025 Le PIB par personne active occupée32 Gall se place légèrement derrière Berne. du canton de Berne se monte à 98’500 Le développement observé durant la der- francs contre 109’100 pour la Suisse (en nière décennie montre toutefois que l’évo- moyenne). Ce chiffre témoigne de la pré- lution structurelle vers des activités à plus dominance de branches à valeur ajoutée forte valeur ajoutée était plus marquée plutôt faible dans le canton de Berne. Par- dans le canton de Berne qu’en moyenne mi les cantons de référence, seul Saint- suisse. Evolution du PIB par 1.0 % personne active occu- pée 0.8 % 0.6 % CH 0.4 % 0.2 % 0.0 % BE AG VD SG ZH Source : BAKBASEL Le revenu librement disponible33 est im- sont largement supérieures à la moyenne, portant pour évaluer la prospérité de la mais les frais fixes sont inférieurs. Les population. Il ne dépend pas seulement de cantons-villes et les cantons constituant la charge fiscale, mais aussi de toutes les un centre d’activité important sont moins dépenses liées. Le revenu librement dispo- bien lotis que les autres. Zurich et Vaud nible du canton de Berne correspond à la se classent derrière le canton de Berne, moyenne suisse. Les charges obligatoires Saint-Gall et Argovie devant. Revenu disponible par Prélèvements oblig. peu Frais fixes Prélèvements oblig. élevés des composants des Frais fixes élevés GE Frais fixes élevés dépenses, 2011 ZG BS ZH SZ VD NW CH BL Prélèvements oblig. GR LU TI OW AG BE AI SG FR UR TG NE SO VS GL AR SH Source : Credit Suisse Econo- Prélèvements oblig. élevés mic Research, représentation Prélèvements oblig. peu Frais fixes peu JU Frais fixes peu graphique : beco Prélèvements obligatoires : impôts sur le revenu et la fortune, cotisations aux assurances sociales, primes d’assurance-maladie Frais fixes : frais de logement, frais accessoires, taxes sur l’eau, les eaux usées et les déchets 32 Le PIB par personne active occupée est un indicateur de productivité ; en considérant l’économie dans sa globa- lité, il est possible de tirer des conclusions sur le potentiel de création de valeur ajoutée / la productivité du tissu économique. Il est par contre impossible d’établir des conclusions sur les différences de productivité au sein d’une même branche. 33 Le revenu librement disponible désigne le montant dont dispose un ménage pour sa consommation après déduc- tion des impôts, des cotisations aux assurances sociales, de la prévoyance professionnelle, des primes d’assu- rance-maladie et des frais de logement (frais accessoires inclus, frais de déplacement logement-travail exclus). 36 D’après définition du Credit Suisse.
  • 37.
  • 38.
    Stratégie économique 2025 7.3.2. Structure des entreprises et de l’économie En matière de création d’entreprises, le canton de Berne est moins dynamique Constats que la Suisse. La structure dimensionnelle des entreprises bernoises correspond à la moyenne suisse. Les sociétés de capitaux sont sous-représentées. Dans l’ensemble, le tissu économique bernois se caractérise par une valeur ajoutée plutôt faible. Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible Possibilités d’influence Le nombre d’entreprises dépend de l’espace à disposition et de l’attractivité du site économique. La composition du tissu économique n’est influençable qu’à long terme, par la mise en place de bonnes conditions générales pour les branches à forte valeur ajoutée. Les entreprises choisissent notamment leur site d’implantation selon l’offre en matière de formation, de transfert des connaissances, de promotion de l’innovation et de promotion du site. 38
  • 39.
    Analyse En 2008, 35’133entreprises des sec- 34 pour cent des entreprises suisses. En Contexte teurs secondaire et tertiaire avaient leur comparaison, les sociétés de capitaux sont siège dans le canton de Berne34. De 2001 peu représentées ; 29 pour cent sont des à 2008, ce chiffre a fondu de 5 pour cent sociétés anonymes (CH : 35 %). La part (soit quelque 1’800 entreprises de moins), de sociétés à responsabilité limitée (Sàrl) le recul le plus important ayant été enre- est également légèrement inférieure à la gistré durant la première moitié de la dé- moyenne suisse. Cette structure montre cennie. Il en était de même en Suisse et que de nombreuses entreprises bernoises dans les cantons de référence ; toutefois, sont orientées vers le marché intérieur. Or alors qu’en Suisse et dans les cantons de ce dernier présente un potentiel de crois- référence, le nombre d’entreprises s’est sance plus faible qu’un marché axé sur de nouveau accru entre 2005 et 2008, il a l’exportation. stagné dans le canton de Berne. Cet indice établit que la dynamique de création d’en- La structure par secteurs de l’économie treprise est plus faible au niveau bernois bernoise ne se distingue guère de celle de qu’au niveau suisse. l’économie suisse, si ce n’est que l’agri- culture est surreprésentée dans le canton La structure selon la taille des entre- de Berne. prises bernoises (mesurée au nombre d’employés) est pratiquement identique à 20 pour cent de toutes les personnes la structure suisse. En comparaison inter- actives dans l’agriculture suisse travaillent nationale, le paysage économique suisse dans le canton de Berne. Depuis 2001, le se caractérise par ses petites structures. nombre d’actifs occupés dans ce secteur Les sites de production et de services très a baissé de 14.9 pour cent du fait de l’évo- importants sont extrêmement rares dans lution structurelle (CH  -17.4%) pour se : le canton, 99.6 pour cent des entreprises porter à 36’700 personnes. La surface utile appartenant à la catégorie des petites et par exploitation est également inférieure à moyennes entreprises (PME). 86 pour cent la moyenne suisse. des entreprises bernoises entrent même dans la catégorie des micro-entreprises, Le secteur de l’industrie occupe 133’300 puisqu’elles comptent moins de dix postes personnes. En chiffres absolus, Berne est à plein temps. Dans le canton de Berne, le canton qui compte le plus grand nombre les grandes entreprises de production et d’actifs occupés dans la production indus- de services axées sur l’exportation et jouis- trielle (89’000 personnes). Le taux de créa- sant d’un rayonnement international sont tion d’emplois depuis 2001 se monte à 2.8 sous-représentées. pour cent, ce qui est nettement inférieur à la moyenne suisse (4.9 %). La forme juridique des entreprises ber- noises se distingue nettement de celle Le secteur des services occupe 372’300 qui est usuelle au niveau suisse : 43 pour personnes. Depuis 2001, il a connu un cent des entreprises du canton de Berne taux de croissance de 7 pour cent seule- sont des sociétés de personnes35, contre ment (CH: 10.6 %). 3435 34 Office fédéral de la statistique, recensement fédéral des entreprises 2008 35 Sociétés de personnes : raisons individuelles, coopératives et sociétés en nom collectif (les associations ne sont pas prises en compte, car la plupart d’entre elles ne poursuivent pas un but économique). Sociétés de capitaux : sociétés anonymes Sociétés mixtes : sociétés à responsabilités limitée (Sàrl) 39
  • 40.
    Stratégie économique 2025 Tauxd’activité par sec- teur économique 100 % 80 % CH 60 % 40 % CH 20 % CH 0% BE BE BE SG AG SG AG AG SG ZH ZH ZH VD VD VD Source : OFS, recensement des entreprises 2008 1. secteur 2. secteur 3. secteur (état : 29.3.2010) Au cours des dernières années, des varia- secteur de la santé et du social a enregistré tions conjoncturelles et structurelles sont le plus fort taux de création d’emplois entre devenues perceptibles dans l’évolution 2001 et 2008. Dans l’ensemble, la propor- des différentes branches de l’économie. tion des branches à plus forte création de Que ce soit au niveau suisse ou bernois, le valeur tend à augmenter. Nombre d’actifs occu- pés par branche 0 20'000 40'000 60'000 80'000 100'000 0 20’000 40’000 60’000 80’000 100’000 2008 Industrie 2005 2001 Commerce et vente Santé et action sociale Services aux entreprises Construction Administration publique Secteur agricole Hôtellerie et restauration Transports et circulation Education et enseignement Autre services Information et communication Services financiers Autres branches économiques Source : OFS, recensement des entreprises (état : 29.3.2010) 40
  • 41.
    Analyse Le quotient delocalisation36 permet d’éva- présentent des quotients de localisation luer le tissu économique et les branches clairement inférieurs à la moyenne. qui le composent avec plus de précision que le seul nombre absolu d’actifs occu- Les branches représentées dans les gra- pés. Dans le canton de Berne, les secteurs phiques ci-après comportent des sous- suivants sont nettement surreprésentés  : branches dont certaines sont surrepré- secteur public (en raison de l’administration sentées («  construction de machines  », fédérale) ; agriculture (ainsi que branches « industrie métallurgique  et d’autres ») en amont et en aval) ; information et com- sous-représentées (« chimie/pharmacie », munication (du fait, notamment, des sièges « commerce de gros », « électronique/op- principaux de la Poste et de Swisscom). tique/horlogerie » et « conseil/ingénierie/ Par contre, les finances et l’enseignement recherche et développement/publicité »). Productivité du travail et Productivité du travail quotient de localisation 0 75’000 150’000 225’000 300’000 des diverses branches Services financiers Information et communication Industrie Services aux entreprises Commerce et vente Transports et circulation Construction Autre services Santé et action sociale Hôtellerie et restauration Education et enseignement Secteur agricole Autres branches économiques Administration publique (1)  0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 Source : OFS, recensement Quotient de localisation (CH = 1) des entreprises 2008 (état : 29.3.2010) Productivité du travail: en francs par poste à plein temps  Il est difficile d’établir des statistiques sur la productivité du travail de l’administration publique, étant donné qu’il n’existe pas de prix du marché pour ces prestations. C’est pourquoi l’OFS ne fournit aucun chiffre. Au vu de l’importance de l’administration publique pour le canton de Berne, la valeur de la productivité moyenne totale dépend fortement de l’évaluation de la productivité du service public. 36 36 Le quotient de localisation illustre la concentration d’une branche dans le canton de Berne en comparaison suisse. A cet effet, on calcule l’importance de cette branche par rapport à l’activité totale. Le quotient de ces deux valeurs équivaut au quotient de localisation. Un quotient inférieur à 1 signifie que la branche est sous-représentée. 41
  • 42.
    Stratégie économique 2025 Comme le tissu économique bernois com- cent des nuitées comptabilisées au niveau prend une part importante de branches in- suisse. Il se place ainsi au deuxième rang, dépendantes de la conjoncture (administra- derrière les Grisons (16 %) et devant le Va- tion publique, agriculture, santé et social), lais (12 %). 75 pour cent des nuitées sont l’économie bernoise connaît une évolution enregistrées dans l’Oberland. moins dynamique que la moyenne suisse. Toutefois, la stabilité de ces branches pré- La forte représentation de l’administra- sente également un avantage, à savoir le tion publique s’explique par la fonction de faible taux de chômage (cf. point 7.3.4). capitale endossée par la ville de Berne. 64 C’est aussi la composition du tissu écono- pour cent des personnes occupées dans mique qui explique en majeure partie pour- l’administration fédérale habitent le canton quoi dans le canton de Berne, la création de Berne. L’administration publique est une de valeur moyenne (productivité du travail) mandante importante, en particulier pour les est inférieure à la moyenne suisse. En effet, entreprises de services. De plus, le fait d’être les branches à forte valeur ajoutée telles proche du centre de décision politique attire que les services financiers et les industries les entreprises, associations et organisa- productives (chimie) sont nettement sous- tions non gouvernementales (ONG). représentées, alors que des employeurs importants au niveau cantonal (agriculture, La promotion économique du canton santé et social) présentent une productivité de Berne se concentre sur les branches plus faible que la moyenne. Dans la région à forte valeur ajoutée. Depuis 1998, elle touristique de l’Oberland, c’est un autre passe notamment par l’encouragement secteur peu productif – à savoir l’hôtellerie de six cluster37. et la restauration – qui est surreprésenté. Dans ces différentes branches, toutefois, la 26 pour cent des entreprises bernoises productivité du travail n’est pas fondamen- peuvent être attribuées à l’un des clusters talement différente de celle de la Suisse. « secteur médical » (« génie médical » et « santé et social  «  »), industrie de préci- Le canton de Berne est l’un des plus tou- sion  «  », technologies de l’information et ristiques de Suisse (avec les Grisons et le de la communication (TIC)  et «  » conseil Valais). Ses hôtels et stations thermales économique ». En 2008, 33 pour cent des enregistrent un total de 4.9 millions de nui- actifs occupés travaillaient dans l’un de tées par année, ce qui représente 14 pour ces quatre clusters. Personnes actives occu- Nombre de Part du taux pées dans les clusters Cluster personnes d’activité total Secteur médical (génie médical, industrie 75’000 13.8 % pharmaceutique, santé et social Génie médical 3'300 0.6 % Industrie de précision 52'000 9.6 % Technologies de l’information et de la com- 24'000 4.5 % munication (TIC) Conseil économique 36'000 6.6 % Total (les personnes travaillant dans plu- Source : OFS, recensement sieurs clusters n’ont été comptées qu’une 178’000 32.8 % des entreprises 2008 (état : 29.3.2010) seule fois) 37 37 Technologie de la communication et de l’information, génie médical, industrie de précision, services, design et technologie environnementale. Les deux derniers clusters se définissent selon les buts des entreprises et non selon leur appartenance à une branche d’après la classification NOGA, raison pour laquelle il est impossible de tirer à leur 42 sujet des conclusions qui soient basées sur le recensement des entreprises.
  • 43.
    Analyse Les cantons deréférence comptent plus tations suisses38) avec un chiffre d’affaires de personnes actives occupées que le de 12.2 milliards de francs . 54 pour cent canton de Berne dans l’un ou l’autre des exportations bernoises sont destinées de ces domaines  «  : secteur médical  » à l’Union européenne, dont 25 pour cent (Vaud), « industrie de précision » (Argovie à l’Allemagne. et Saint-Gall), « TIC » et « conseil écono- mique » (Zurich). Le tourisme n’est pas compris dans la statistique des exportations, même s’il ex- Au niveau des exportations, le canton de porte, en quelque sorte, ses prestations à Berne occupe le 5e rang (6 % des expor- des hôtes étrangers. Exportations 2010 Groupe de marchandises BE CH Machines, appareils, électronique 32.0 % 17.9 % Instruments de précision, horlogerie et bijouterie 27.6 % 18.2 % Produits des industries chimiques et connexes 14.2 % 37.3 % Métaux 7.0 % 6.3 % Produits de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche 5.9 % 4.2 % Autres groupes de marchandises 13.3 % 16.1 % Source : Administration fédérale des douanes Chiffres provisoires 38 38 La statistique des exportations ne se réfère pas au lieu de production, mais au lieu d’exportation. En réalité, le taux d’exportation du canton de Berne est sans doute plus élevé, car diverses grandes entreprises exportatrices ne livrent pas leur marchandise depuis le canton de Berne. 43
  • 44.
    Stratégie économique 2025 7.3.3. Population Constats39 La croissance démographique est nettement inférieure à la moyenne. Le canton de Berne présente un solde migratoire intercantonal négatif et un faible taux d’immigration de personnes actives occupées. C’est pourquoi il compte un pourcentage élevé de personnes âgées de plus de 64 ans. Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantes Possibilités d’influence L’évolution démographique n’est influençable qu’à moyen terme, au moyen de l’immi- gration. Cette dernière dépend de l’offre en emplois et logements. 39 44 39 Cf. Points 7.3.4 et 7.7.2 pour les constats concernant les qualifications de la population.
  • 45.
    Analyse Fin 2010, lecanton de Berne totalisait tage de personnes âgées de plus de 65 Contexte une population résidente permanente ans y était supérieur. Son pourcentage de 979’400 personnes. Son pourcentage de population étrangère (13.4 %) était de personnes jeunes était inférieur à la nettement inférieur à la moyenne suisse moyenne suisse, alors que son pourcen- (22.5 %). Pyramide des 0% 20 % 40 % 60 % 80 % 100 % âges 2010 BE 0-19 ans 20-39 ans CH 40-64 ans 65 ans et plus AG SG VD ZH Source : OFS, STATPOP Avec un taux de croissance démogra- migratoire intercantonal est par contre né- phique de 3.8 pour cent au cours des dix gatif, si bien qu’au total, le canton de Berne dernières années, le canton de Berne se enregistre plus de décès que de nais- situe largement en dessous de la moyenne sances. Parmi les cantons de référence, suisse (9.2 pour cent). Seule l’immigration seul Saint-Gall présente une croissance internationale est positive, mais reste né- démographique légèrement inférieure à la gative en comparaison suisse. Le solde moyenne (6.6 %). 45
  • 46.
    Stratégie économique 2025 7.3.4. Marché de l’emploi Le nombre de personnes actives occupées et le nombre d’emplois augmen- Constats tent moins qu’en moyenne suisse. Le taux de chômage est bas. Le taux d’activité est légèrement supérieur à la moyenne de la Suisse, qui est élevée. Le niveau de formation de la population est supérieur à la moyenne suisse. Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantes Possibilités d’influence Le nombre de personnes actives occupées dépend de l’évolution démographique, et le nombre d’emplois, de l’évolution des entreprises. Le niveau de qualification des personnes actives est fonction de la qualité de leur formation. 46
  • 47.
    Analyse En 2010, lecanton de Berne comptait Malgré le faible taux de chômage bernois, Contexte 581’500 personnes actives occupées. beaucoup de personnes restent totale- Ces dix dernières années, le nombre des ment ou partiellement en marge de la vie actifs occupés s’est accru de 6.3 pour cent active. Leur situation est analysée en détail (34’400 personnes). La Suisse (+11.4 %) dans les rapports sociaux régulièrement et les cantons de référence ont connu publiés par le canton (cf. 8.2.12). une hausse plus prononcée. En termes d’évolution démographique, le canton de Le taux d’activité bernois se monte à Berne présente toutefois le plus fort taux 80.8 pour cent40, ce qui est supérieur à la de croissance des cantons de référence. moyenne suisse. Seul le canton de Zurich présente un taux supérieur, le résultat des Le taux de chômage bernois est infé- autres cantons de référence étant plus rieur à celui de la Suisse (-0.8% à -1.2% bas. par année par rapport à CH) et des can- tons de référence. En 2010, il se montait, Le niveau de formation bernois ne se dif- en moyenne, à 2.8 pour cent (CH 3.9%). férencie guère du niveau suisse. Le besoin L’administration publique, la santé et l’agri- de main-d’œuvre spécialisée (en particu- culture ont un effet stabilisateur sur l’éco- lier dans les domaines techniques) n’est nomie bernoise, car dans ces secteurs, le pas couvert. Le point 7.7.2 revient plus en taux d’activité ne varie guère en fonction détail sur le niveau de formation. des fluctuations conjoncturelles. Il en va de même des entreprises publiques sises dans le canton. 40 40 Taux d’activité net : proportion d’actifs occupés sur une population résidente âgée de 15 à 64 ans (recensement de l’an 2000). 47
  • 48.
    Stratégie économique 2025 7.4. Analyse par région Les régions qui composent le canton de d’influence pour chaque région n’aurait Berne sont très différentes les unes des aucun sens. Depuis l’entrée en vigueur de autres. Pour être exhaustive, une analyse la réforme des districts, les régions admi- de ce canton doit donc tenir compte des nistratives servent de référence pour ana- particularités régionales. En revanche, for- lyser la situation économique régionale. muler des constats et désigner des moyens Les cinq régions admini- stratives du canton de Berne Jura bernois Seeland Emmental- Haute-Argovie Berne-Mittelland Oberland Source : canton de Berne Comme celles des cantons de Vaud et Berne est un canton très vaste et fragmen- des Grisons, les structures du canton de té, dont les régions et localités doivent être Berne sont très hétérogènes. C’est ce que desservies séparément. Le réseau routier montre une étude du Credit Suisse basée bernois (et les coûts qu’il génère) est un sur l’analyse à petite échelle de la qualité bon indicateur de ce phénomène, car il est de localisation41. Cette hétérogénéité s’ex- beaucoup plus étendu que dans les autres plique en grande partie par la géographie : cantons de référence. Longueur du réseau BE CH AG SG VD ZH routier Source : OFS Réseau routier (km) 11’922 71’454 5’593 2’969 7’698 7’377 (état : novembre 2010) Routes nationales, cantonales et communales à fin 2009 41 41 Source : Credit Suisse Economic Research: Standortqualität 2011 : Im Zeichen der Stabilität. Zurich, avril 2011 48 (en allemand)
  • 49.
    Analyse La démographie bernoiseévolue différem- Aucune des régions administratives ne dé- ment selon les régions : tandis que le See- passe toutefois la moyenne suisse. land (5.7 %) et l’Oberland (4.0 %) affichent une croissance supérieure à la moyenne Les cinq régions administratives bernoises cantonale, la situation est inverse dans le présentent les caractéristiques suivantes Mittelland (2.8 %), l’Emmental–Haute-Ar- concernant leur tissu économique et leur govie (1.9 %) et le Jura bernois (1.1 %)42. PIB : Caractéristiques Industrie des cinq régions Jura administratives bernois Emmental- Seeland Haute-Argovie Berne-Mittelland Services, Agriculture Administration Oberland Source : BAKBASEL Tourisme (état : février 2011), représentation : beco La surface du cercle correspond au PIB. Le positionnement est basé sur le quotient de localisation correspondant. 42 42 Les chiffres démographiques les plus récents des régions administratives datent de 2009. L’évolution démogra- phique a été observée sur une période de dix ans (1999-2009). 49
  • 50.
    Stratégie économique 2025 La région administrative de Berne-Mittel- actifs occupés travaillent dans le secteur land est le centre économique du canton. secondaire, en particulier dans l’industrie Elle regroupe 49 pour cent des emplois des biens d’investissement. 11 pour cent du canton. Les branches du secteur des travaillent dans l’agriculture et la sylvicul- services (en particulier la santé et le social, ture. l’administration publique et les prestations liées aux entreprises) y prédominent. La région du Seeland se caractérise par une forte présence de l’industrie de préci- Dans la région administrative de l’Ober- sion (à l’inclusion de l’horlogerie). Il s’agit land, le tourisme joue un rôle prépon- de la région à plus fort taux d’exportation dérant : le secteur de l’hôtellerie et de la du canton (34 % des exportations canto- restauration emploie 12 pour cent des nales générant un total de 4.2 milliards de personnes actives occupées (canton de francs). Berne : 6 %) et la région enregistre à elle seule 76 pour cent des nuitées compta- La région administrative du Jura bernois, bilisées dans le canton de Berne. La pro- enfin, abrite environ 5 pour cent de la po- portion de personnes travaillant dans le pulation bernoise et 4 pour cent des per- bâtiment, l’agriculture et la sylviculture y sonnes actives occupées. Aucune autre est également supérieure à la moyenne région bernoise n’est autant marquée par cantonale. le secteur secondaire  l’industrie horlo- : gère et la métallurgie, surtout, y sont très La région administrative d’Emmental- largement représentées. Le Jura bernois Haute-Argovie est à la fois un site industriel et le pied sud du Jura forment une région et une région agricole : 32 pour cent des industrielle importante. Pourcentages par régions administratives 60 % (par rapport à l’en- semble du canton) 50 % Berne-Mittelland 40 % Oberland Emmental-Haute-Argovie 30 % Seeland Jura bernois 20 % 10 % Sources : OFS (population : 2009, actifs occupés : 2008), BAKBASEL (PIB : 2010p), 0% Administration fédérale des Population Emplois PIB Exportations douanes (exportations : 2010p) 50
  • 51.
    Analyse Les calculs réaliséspar le Credit Suisse sur Seeland (52e rang). L’exemple de la région l’attractivité des sites d’implantation (qua- bernoise montre que le canton de Berne lité de la localisation) donnent un aperçu peut être un site économique concurren- nuancé des régions bernoises. L’étude tiel : avec son 19e rang, cette région figure est effectuée à petite échelle, au niveau dans le premier cinquième du classement des 110 régions MS43 de Suisse44. Trois des régions économiques suisses. Elle régions du canton de Berne se situent au- obtient ainsi un score similaire à celui des dessus de la moyenne suisse : Berne (19e régions de l’agglomération bâloise et du rang), Bienne/Seeland (47e rang) et Cerlier/ Bassin lémanique. Qualité de la localisation des régions économiques suisses 2011 Qualité de localisation Indice synthétique, CH = 0 2011 1.4 - 2.4 1.0 - 1.4 0.6 - 1.0 0.3 - 0.6 0.0 - 0.3 -0.3 - 0.0 -0.6 - -0.3 -1.0 - -0.6 -1.4 - -1.0 -2.4 - -1.4 Source : Credit Suisse Econo- mic Research 43 44 43 Les régions MS (MS: mobilité spatiale) se caractérisent par une certaine homogénéité spatiale et obéissent aux principes de petits bassins d’emploi avec une orientation fonctionnelle vers les centres régionaux. Certaines régions MS s’étendent au-delà des frontières cantonales. (Source : OFS). 44 Le Credit Suisse calcule l’indicateur de qualité de la localisation (IQL) à l’aide de cinq facteurs de succès mesu- rables : l’imposition des personnes physiques et morales, le niveau de formation général de la population, la disponibilité d’une main-d’œuvre hautement qualifiée et l’accessibilité géographique. 51
  • 52.
    Stratégie économique 2025 7.5. Séries chronologiques historiques Les indicateurs économiques ne reposent de conclure que les bases du tissu éco- pas tous sur des indices de comparabilité nomique actuel ont été posées très tôt : portant sur le long terme. L’évolution dé- l’industrie horlogère est arrivée en Suisse mographique peut être retracée jusqu’au avec la Révolution française, l’industrie milieu du XIXe siècle, celle des entreprises chimique a pris ses quartiers à Bâle au et du taux d’activité jusqu’au début du XXe milieu du XVIIIe siècle et les fondements siècle. Les séries chronologiques montrent nécessaires au développement de l’indus- que l’évolution économique bernoise est trie des machines et de la place financière inférieure à la moyenne suisse depuis un zurichoise ont été établis au début du XIXe certain temps déjà. siècle. Le Chemin de fer de la Jungfrau a été construit il y a cent ans par un indus- Il est plus difficile de réunir des informa- triel zurichois, et le quartier bernois de tions sur le potentiel économique. Sur la Kirchenfeld par la Berne Land Company, base du revenu national et des indications une compagnie à dominance anglaise. disponibles sur l’impôt pour la défense nationale, on peut dire qu’en comparaison Les graphiques ci-après montrent que des suisse, le potentiel économique du canton décisions prises à la fin du XIXe siècle ont de Berne se situe environ au même niveau eu un fort impact sur le développement que dans les années soixante du siècle économique de la Suisse et du canton de passé. Berne. Les années cinquante et soixante du XXe siècle semblent marquer un autre Les racines historiques présentées par tournant. certaines industries permettent également Evolution démogra- phique 1850-2010 600 500 BE * 400 CH ZH 300 VD 200 SG AG 100 0 Source : OFS, recensements 1850 1870 1890 1910 1930 1950 1970 1990 2010 fédéral de la population Indexé, 1850 = 100 * territoire cantonal actuel 52
  • 53.
    Analyse Entreprises dans les 250 secteurs secondaire et tertiaire 1905-2008 200 BE * 150 CH ZH 100 VD SG 50 AG 0 1905 1929 1939 1955 1965 1975 1985 1995 2005 2008 Source : OFS, recensements des entreprises Indexé, 1905 = 100 * territoire cantonal actuel Personnes actives occu- 600 pées dans les secteurs secondaire et tertiaire 500 1905-2008 BE * 400 CH 300 ZH VD 200 SG AG 100 0 1905 1929 1939 1955 1965 1975 1985 1995 2005 2008 Source : OFS, recensements des entreprises Indexé, 1905 = 100 * territoire cantonal actuel 53
  • 54.
    Stratégie économique 2025 7.6. Image Le canton de Berne n’est pas considéré comme un site économique particu- Constats lièrement attractif. Le canton de Berne est un canton de résidence apprécié. Le canton de Berne jouit d’une image très positive comme lieu de vacances. Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande importantes Possibilités d’influence L’image du canton de Berne dépend de plusieurs facteurs. L’histoire, les structures et la culture ne se modifient qu’à très long terme. Les prestations publiques (et la façon dont elles sont fournies) ainsi que la communication permettent toutefois d’influencer cette image. 54
  • 55.
    Analyse Dans le cadrede la stratégie de croissance des déficits dans sa communication  le : Contexte version 2007, le canton de Berne a cher- canton de Berne vaut mieux que sa répu- ché à savoir comment différents milieux le tation ! percevaient45. Ces recherches ont révélé Attractivité du canton 0% 20 % 40 % 60 % 80 % 100 % de Berne Site économique sans attrait Région de domicile très attractif Région de vacances Source : analyse d’image du canton de Berne, IMU Université de Berne, Institut LINK, 2008 En effet, un sondage représentatif mené responsabilités et l’honnêteté. La beauté auprès de 1’500 personnes s’est soldé des paysages, la mentalité de Bernois ainsi par un résultat globalement positif, mon- que la diversité culturelle et géographique trant notamment que le canton de Berne ont souvent été évoquées. En résumé, le jouissait d’un capital sympathie élevé46. canton de Berne offre une qualité de vie Les trois quarts des sondés ont émis un élevée. avis favorable à très favorable sur l’image du canton ; les critères « qualité de vie » et Par contre, ses habitants lui reprochent « sympathie des habitants », notamment, un certain manque d’innovation, de vision ont réalisé d’excellents scores, les Bernois d’avenir, d’ouverture au monde et de suc- étant appréciés pour leur modestie et leur cès. Des améliorations s’imposent donc jovialité. 80 pour cent des sondés appré- au niveau de son orientation internationale cient le canton en tant que région de va- et de son attractivité économique. cances et 68 pour cent, en tant que région de résidence. Le sondage révèle toutefois Les entreprises et leaders d’opinion consi- aussi un potentiel d’amélioration  plutôt : dèrent la diversité du canton et sa fonction perçu comme un site touristique, adminis- de passerelle entre la Suisse alémanique tratif et agricole, le canton de Berne doit et la Suisse romande comme un atout, améliorer sa compétitivité s’il veut égale- en précisant toutefois qu’il ne se met pas ment s’affirmer comme site économique et assez en valeur. En effet, le canton n’est industriel. guère perçu comme site économique alors que son économie occupe une assez Cette analyse d’image permet de définir les bonne place et qu’il abrite des entreprises principaux points forts du canton. Parmi les au succès international. De plus, sa poli- atouts cités figurent le contact étroit avec tique des clusters permet une bonne mise la nature, la sympathie, la conscience des 45 46 en réseau économique. 45 Analyse d’image de l’Institut de marketing et de gestion d’entreprise (Institut für Marketing und Unternehmens- führung, IMU, prof. Dr Harley Krohmer), 2008. 46 Le sondage, mené au moyen d’un questionnaire, s’adressait aux particuliers, entreprises et leaders d’opinion. Les particuliers ont notamment été répartis dans les catégories suivantes : population du canton de Berne, pendulaires sortants, pendulaires entrants, émigrants, expatriés et étudiants. Les entreprises pouvaient avoir leur siège dans le canton de Berne ou non. La catégorie « leaders d’opinion » regroupait des représentants des milieux politiques, des associations, des ONG, des médias ainsi que des experts comptables, des conseillers fiscaux et des avocats. Les entreprises et les leaders d’opinion se sont exprimés dans le cadre de groupes de discussion (approche qualitative). 55
  • 56.
    Stratégie économique 2025 7.7. Prestations et structures publiques 7.7.1. Finances et impôts Au cours des dix dernières années, le canton a bouclé ses comptes sur des Constats résultats positifs. Dès 2012, divers facteurs laissent toutefois présager une forte dégradation (comme pour d’autres cantons). Malgré les mesures prises en la matière, l’endettement reste élevé depuis 2003. Les dépenses publiques cantonales et communales par habitant sont infé- rieures à la moyenne. La charge fiscale des particuliers est supérieure à la moyenne suisse pour les revenus moyens à élevés, et inférieure à cette moyenne pour les bas revenus. La charge fiscale des personnes morales se situe dans la moyenne supérieure. Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande importantes Possibilités d’influence Le rendement fiscal dépend du potentiel économique et de l’exploitation du potentiel fiscal. Il est décisif pour déterminer l’ampleur des ressources disponibles pour mener à bien les tâches publiques. Si le potentiel économique et le taux d’exploitation du potentiel fiscal restent stables, il est possible de modifier la répartition des charges fiscales sans réduire les dépenses publiques, mais non de baisser les impôts. 56
  • 57.
    Analyse De 1998 à2010, le compte de fonction- De 2003 à 2010, le canton a pu réduire sa Contexte nement du canton de Berne présentait un dette de 2.2 milliards de francs. En 2005, excédent à sa clôture. Ce dernier se mon- il a, de plus, utilisé la part qui lui revenait tait en moyenne à 170 millions de francs sur l’or vendu par la Banque nationale (soit 2 % du bilan total). Depuis 1999, le suisse (CHF 2.4 milliards) pour résorber degré d’autofinancement du compte d’in- sa dette. En termes de dette par habitant, vestissement est toujours resté supérieur à en revanche, il se situe au-dessous de la 100 pour cent. moyenne suisse, avec 5’680 francs. Parmi les cantons de référence, Saint-Gall, Argo- Le canton de Berne accuse une dette de vie et Zurich présentent toutefois un résul- 5.6 milliards de francs. En chiffres absolus, tat nettement meilleur ; seule la valeur du cet endettement est le quatrième plus éle- canton de Vaud est plus élevée. vé de Suisse (endettement brut I47, 2009). Endettement 2009 BE CH* AG SG VD ZH absolu (mio. CHF) 5’564 52’556 2’435 1’207 6’085 6’407 Sources : Administration par habitant (CHF) 5’680 6’737 4’081 2’544 8’632 4’687 fédérale des finances (AFF), OFS ESPOP * somme des cantons (sans Conféderation) En raison, surtout, de la révision LAMal, la Banque nationale suisse, le canton de de la réduction de l’impôt sur les véhi- Berne s’attend à voir sa dette augmenter à cules à moteur et de la redistribution des nouveau dès 2012. bénéfices probablement très inférieurs de Dans le canton de Berne, les dépenses situe dans la moyenne ; il en va autrement publiques par habitant (canton et com- si l’on inclut l’administration fédérale, qui se munes) sont inférieures à la moyenne suisse concentre dans l’agglomération bernoise. (BE : CHF 12’600 ; CH : CHF 13’700). Par- Le taux élevé de personnes employées mi les cantons de référence, seul Saint-Gall dans l’administration témoigne de l’impor- affiche un chiffre plus faible. Concernant le tance économique du secteur public pour nombre de personnes actives occupées le canton de Berne, mais non d’un appareil dans l’administration cantonale, Berne se administratif cantonal excessif. Personnes actives BE CH AG SG VD ZH occupées dans l’admi- Canton 18'706 168'145 6'407 7'483 22'173 15'667 nistration District 43 1'422 334 9 0 180 Commune 21'301 151'588 13'977 10'651 9'240 35'244 Total 40'050 321'155 20'718 18'143 31'413 51'091 Par millier d’habitants 41 42 35 39 45 38 Confédération 24'643 38'349 999 676 2'122 2'052 Total (Conf. incl.) 64'693 359'504 21'717 18'819 33'535 53'143 Source : OFS, recensement Par millier d’habitants 66 47 37 40 49 39 des entreprises 2008 47 (état : 29.3.2010), OFS ESPOP 47 L’endettement brut I ou endettement réel englobe les engagements courants (en particulier créanciers et comptes courants), les dettes à court, moyen et long terme ainsi que les engagements au titre de comptes spéciaux. 57
  • 58.
    Stratégie économique 2025 L’indice des ressources48 du canton de 23e au 21e rang)51. Tous les cantons de Berne atteint 74,9 points (CH  100) en =  référence se classent mieux que Berne, 2011 , ce qui le classe au 16e rang des 49 certains présentant même un indice beau- cantons. Parmi les cantons de référence, coup plus bas. seul Saint-Gall affiche un indice plus bas. En 2008, l’indice bernois des ressources Pour ce qui est du taux d’imposition des était encore de 77.1 points. Durant la personnes morales, le canton de Berne même période, le canton de Vaud s’est évolue dans la seconde moitié du classe- beaucoup amélioré, le canton de Zurich, ment des cantons les plus attractifs (plus légèrement. Argovie et Saint-Gall ont pour précisément entre le milieu et le bas du leur part connu une baisse encore plus classement). Il a perdu le bon rang qu’il marquée que Berne. occupait par le passé parce que d’autres cantons ont fortement baissé leur taux De 2008 à 2011, l’indice bernois de la d’imposition des sociétés pour augmenter charge fiscale50 est passé de 114.8 points leur compétitivité fiscale au niveau inter- à 118.7 points (CH = 100), ce même si le cantonal. Les personnes physiques paient canton est parvenu à baisser légèrement pour leur part nettement plus d’impôts que sa charge fiscale et à progresser de deux la moyenne suisse si leur revenu est moyen rangs en comparaison intercantonale (du ou élevé. Indice des ressources 140 et de la charge fiscale 2011 120 100 = Moyenne suisse 100 80 60 40 20 0 ZH VD AG BE SG ZH AG VD SG BE Source : Administration Indice des ressources Indice de la charge fiscale fédérale des finances 48495051 48 Depuis 2008, l’indice des ressources sert de base à la péréquation des ressources. Il illustre le potentiel de ressources des cantons, c’est-à-dire le montant des ressources financières imposables. Cet indice renseigne sur le potentiel économique d’un canton en comparaison suisse : plus il est élevé, plus le potentiel économique est élevé. Le calcul est effectué sur la base des revenus et fortunes imposables totaux des personnes physiques ainsi que des gains totaux des personnes morales. 49 Le potentiel de ressources 2011 est établi d’après l’année de calcul 2005-2007. Il reflète donc la situation écono- mique des cantons à ce moment-là. 50 L’indice de la charge fiscale est un indice mixte pour les personnes physiques et morales. Il est, depuis 2008, cal- culé à l’aide du potentiel de ressources. Les années de calcul correspondent à celles de l’indice des ressources. 51 Plus l’indice de la charge fiscale est élevé, plus l’exploitation du potentiel fiscal présenté par le potentiel de res- 58 sources est élevée (autrement dit, plus le taux d’imposition moyen est élevé).
  • 59.
  • 60.
    Stratégie économique 2025 7.7.2. Formation Le canton de Berne dispose d’une offre large et décentralisée au niveau du degré Constats secondaire II (formation professionnelle, écoles du degré secondaire supérieur). Le canton de Berne présente un taux de réussite supérieur à la moyenne pour le degré secondaire II. Le canton de Berne est doté d’une offre étendue en formations professionnelles supérieures. Berne est, avec Zurich, le seul canton qui possède sa propre université, sa propre haute école spécialisée et sa propre haute école pédagogique. Le canton de Berne n’abrite aucune Ecole polytechnique fédérale (EPF), mais celles de Zurich et de Lausanne sont aisément accessibles. L’adéquation entre la formation et le marché du travail doit être améliorée. Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantes Possibilités d’influence Le domaine de la formation est régi par les prescriptions fédérales et les conventions intercantonales. C’est dans ce cadre que le canton de Berne conçoit son offre de formation. 60
  • 61.
    Analyse Le canton deBerne dispose d’une offre Le système dual suisse (apprentissage) Contexte de formation étendue. L’école obligatoire revêt une grande importance tant pour la et les degrés secondaires I et II sont or- formation de spécialistes que pour l’inté- ganisés sur une base décentralisée. Les gration sur le marché du travail. Il faut donc horaires-blocs sont appliqués à l’école l’adapter aux exigences professionnelles enfantine et à l’école obligatoire, et les in- futures. Les organisations du monde du frastructures de l’école à journée continue travail52 définissent l’offre en matière de sont mises en place ou en voie de l’être. formation. Le canton ne peut créer d’in- Le niveau de formation se situe dans la citations qu’au moyen de ses conditions moyenne suisse. générales, si bien que ses possibilités d’in- fluence sont faibles. Les organisations du De nombreux facteurs viennent influencer monde du travail peuvent favoriser l’inser- l’orientation professionnelle. Les choix in- tion professionnelle par la formation conti- dividuels ne coïncident pas toujours avec nue, notamment, en aidant les personnes les besoins du marché : les métiers scien- touchées par un changement de situation tifiques (sciences naturelles) et techniques, économique à se reconvertir dans un do- par exemple, souffrent d’une pénurie de maine dans lequel il y a pénurie de main- spécialistes (cf. aussi point 6.1.6). d’œuvre. Taux de réussite BE CH AG SG VD ZH 2009 Fin du degré secondaire II* 95 % 89.7 % n. d. n. d. n. d. n. d. Maturité professionnelle 14.1 % 12.0 % 12.5 % 13.3 % 7.4 % 12.1 % (taux d’obtention) Maturité gymnasiale 19.0 % 19.4 % 13.6 % 14.0 % 24.2 % 17.3 % (taux d’obtention) Haute école spécialisée / 12.5 % 12.8 % 10.6 % 13.7 % 12.9 % 9.8 % Haute école pédagogique Diplôme universitaire 13.1 % 15.0 % 10.4 % 10.4 % 18.0 % 10.2 % Source : OFS * formation professionnelle (sans maturité professionnelle), maturité professionnelle, culture générale L’Université de Berne compte huit facultés La Haute école spécialisée bernoise et quelque 160 instituts. Avec ses 14’500 propose 27 filières Bachelor, 19 filières étudiants, elle compte parmi les universités Master ainsi que de nombreuses offres suisses de taille moyenne. Elle participe à de formation continue au sein de ses six de nombreux projets de recherche natio- départements54. Certaines de ces filières naux53 et internationaux, notamment dans sont uniques en Suisse alémanique, par les domaines de la climatologie et de la exemple le sport, l’agronomie, le bois et la recherche spatiale. En 2009, l’Université technique automobile. de Berne a mené 472 programmes de recherche en coopération avec des entre- La formation professionnelle supérieure prises privées. La Faculté de médecine et (tertiaire B) comprend les écoles supé- l’Hôpital de l’Ile occupent une position de rieures, l’examen professionnel et l’exa- pointe dans divers domaines. men professionnel supérieur (examen de maîtrise). Elle fournit à l’économie des spé- 525354 cialistes dotés de compétences proches de la pratique. 52 Font partie des organisations du monde du travail les partenaires sociaux, les associations ainsi les prestataires publics et privés de places d’apprentissage et d’autres offres de formation. 53 L’Université de Berne abrite les quatre pôles de recherche nationaux (PRN) « Climat », « Nord-Sud », « Trade Regulation » et « TransCure » (biologie membranaire). De plus, elle partage le PRN «MUST» (physique expérimen- tale) avec l’EPFZ. 54 Technique et informatique ; Architecture, bois et génie civil ; Gestion et administration, santé, travail social ; Haute école des arts de Berne ; Haute école suisse d’agronomie (HESA) ; Haute école fédérale de sport de Macolin (HEFSM). 61
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    Stratégie économique 2025 Durant l’année scolaire 2009/2010, 148 La situation des diplômés des hautes filières étaient proposées dans le canton écoles sur le marché de l’emploi est de Berne. En 2009, 27’500 personnes ont bonne. La majeure partie d’entre eux achevé leur formation avec succès (chiffres trouvent un emploi à leur convenance. Le disponibles au niveau suisse seulement). taux d’activité des diplômés dépend tou- Pour les hautes écoles (tertiaire A : univer- tefois fortement de la situation conjonc- sités, hautes écoles spécialisées, hautes turelle : le sondage de 2007 fait état d’un écoles pédagogiques), ce chiffre était de taux de chômage quasi inexistant chez les 35’800. diplômés des hautes écoles spécialisés bernoises, alors qu’en 2009, ce taux était Depuis 1998, la Commission pour la tech- supérieur à la moyenne. nologie et l’innovation (CTI)55 a soutenu plus de 330 coopérations entre des entreprises Il n’y a pas d’informations concernant les et des hautes écoles sises dans le canton raisons du choix de certains diplômés de de Berne. Dans ce domaine, Berne occupe renoncer à une activité lucrative. ainsi le deuxième rang derrière Zurich. Diplômés des hautes Pas d’activité écoles : situation profes- Actifs occupés Sans emploi lucrative sionnelle cinq ans après la fin des études, 2009 Total des universités CH* 95.9 % 2.3 % 1.8 % Université de Berne* 96.1 % 1.5 % 2.4 % Total des hautes écoles spé- 97.4 % 1.2 % 1.4 % cialisées CH Haute école spécialisée 96.2 % 2.7 % 1.1 % Source : OFS bernoise * Master, licence, diplôme 55 55 En tant qu’agence pour la promotion de l’innovation de la Confédération, la CTI encourage la recherche appli- quée et développement (Ra&D), la promotion de l’entrepreneuriat et le développement de jeunes entreprises. Elle contribue à l’optimisation du transfert de savoir et de technologie (TST) par le biais de plateformes et de réseaux 62 thématiques et régionaux.
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    Stratégie économique 2025 7.7.3. Infrastructures Le canton de Berne dispose de très bonnes infrastructures de transport (route Constats et rail). Elles arrivent toutefois aux limites de leurs capacités. L’offre en transports publics est étendue. L’accessibilité des aéroports de Zurich, Genève et Bâle est très bonne en com- paraison internationale. L’aéroport de Berne-Belp dispose d’une offre de base en liaisons avec les centres européens. Les prestations de télécommunication (réseau à haut débit, réseau de télépho- nie mobile) sont bonnes. Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantes Possibilités d’influence Le canton influence la demande en prestations de transport en harmonisant l’évolution du trafic avec le développement urbain. Il aménage et entretient les routes cantonales et joue le rôle de commanditaire en matière de trafic régional. Il influence les décisions fédérales concernant la construction des routes nationales et des infrastructures fer- roviaires. 64
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    Analyse Les infrastructures detransport sont éten- centres européens. Pour les vols intercon- Contexte dues. Que ce soit par la route ou le rail, tinentaux, le canton de Berne peut profiter l’accessibilité du canton de Berne est de l’offre de tous les aéroports nationaux meilleure qu’en moyenne nationale et in- grâce à sa situation centrale : en compa- ternationale. Ces prochaines années, les raison internationale, il ne faut pas plus de ressources nécessaires pour poursuivre temps pour se rendre à Zurich, à Bâle ou l’extension de ces infrastructures risquent à Genève que pour circuler au sein d’une d’être insuffisantes, ce qui aurait des ré- métropole. percussions négatives sur l’attractivité du site économique bernois. Le prix de l’électricité varie en fonction des communes. Dans le canton de Berne, il est, Avec une affluence journalière de 245’000 dans l’ensemble, supérieur à la moyenne personnes, la gare de Berne est la deu- suisse, que ce soit pour les ménages ou xième plus grande de Suisse et joue un pour les entreprises industrielles et artisa- rôle déterminant sur les axes est-ouest et nales. Comme dans toute la Suisse, la sé- nord-sud. La ville de Berne est raccordée curité de l’approvisionnement est élevée. aux trois réseaux internationaux à grande vitesse (TGV, ICE et Intercity). L’offre en Comme ailleurs en Suisse, la desserte du transports publics est étendue. Sur le plan canton de Berne en services de télécom- du trafic d’agglomération, plusieurs grands munication est excellente. Le plus grand projets seront entrepris ou achevés au défi du moment réside dans l’extension cours des prochaines années. des réseaux à fibres optiques (réseaux haute performance). Comme les coûts L’aéroport de Berne-Belp contribue éga- d’investissement varient en fonction de la lement à la desserte du canton de Berne, topographie et de la densité du milieu bâti, en particulier pour le tourisme, l’adminis- les régions à faible densité de population tration fédérale et les entreprises actives risquent de n’être desservies qu’à long au niveau international. Son offre de base terme ou de devoir supporter des coûts comprend des vols vers d’importants d’utilisation plus élevés. 65
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    Stratégie économique 2025 7.7.4. Santé Les soins hospitaliers sont assurés par de nombreux prestataires publics et Constats privés répartis sur des sites décentralisés. L’Hôpital de l’Ile est le deuxième hôpital (universitaire) de Suisse ainsi qu’un centre de la médecine de pointe. Les coûts de la santé sont élevés aussi bien pour le canton que pour les assurés. Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantes Possibilités d’influence La régulation de l’assurance-maladie sociale incombe à la Confédération. Les cantons ont pour mission de garantir les soins et d’organiser le secteur de la santé. Le canton n’a qu’un contrôle limité sur les coûts de la santé. La position de l’Hôpital de l’Ile est primordiale pour le site économique bernois. Le canton de Berne peut certes l’influencer, mais non en assurer le pilotage complet. 66
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    Analyse Par rapport aunombre d’habitants, le pétences en médecine de pointe. Plus de Contexte nombre d’hôpitaux sis dans le canton de 220’000 patients y sont traités chaque Berne est inférieur à la moyenne suisse année. Fort de ses 7’000 collaborateurs, (proportion similaire à celle des cantons il est l’un des principaux employeurs du d’Argovie, de Saint-Gall et de Zurich). En canton et, partant, un facteur économique chiffres absolus, le canton de Berne et ses important. 33 hôpitaux publics et privés (2009) arri- vent toutefois en deuxième position der- Les primes d’assurance-maladie ber- rière Zurich (48), à égalité avec le canton de noises sont les troisièmes plus élevées de Vaud. En termes de nombre de lits, le can- Suisse. Selon les prévisions, la révision de ton de Berne (5.3 lits pour 1000 habitants) la loi sur l’assurance-maladie et du nou- se situe même au-dessus de la moyenne veau régime de financement des soins suisse (5.1 lits pour 1000 habitants) et de- (décisions prises au niveau fédérale) grè- vance tous les cantons de référence. veront les finances du canton de Berne à hauteur de 300 millions de francs par Le secteur de la santé emploie 62’000 per- année dès 2012. sonnes (hôpitaux bernois : 25’000, foyers : 24’000, cabinets médicaux, soins à domi- Ces quinze prochaines années, la propor- cile, etc. : 13’000). Il a donc un impact dé- tion de personnes âgées augmentera for- terminant sur le marché du travail. tement, et la demande en prestations de soins suivra logiquement le même cours. L’Hôpital de l’Ile est l’un des cinq hôpitaux Cette situation entraînera une pénurie de universitaires de Suisse, un centre supra- personnel de santé, posant de nouveau cantonal de prestations médicales, un défis en matière de formation et de per- centre de recherche et un centre de com- fectionnement. 67
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    Stratégie économique 2025 7.7.5. Aménagement du territoire et structures Une partie des réserves de terrain à bâtir sont mal situées ou leur disponibilité Constats est limitée. Les petites structures et la grande autonomie communale dans la planification de l’utilisation du territoire entravent les tentatives d’harmonisation au niveau supérieur. Les petites structures génèrent de mauvaises incitations fiscales. Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande importantes Possibilités d’influence Le canton de Berne peut aménager lui-même ses structures et son territoire, étant entendu qu’il doit s’en tenir aux prescriptions de la législation fédérale en matière d’aménagement du territoire. En tant que propriétaires de biens fonciers, les pouvoirs publics peuvent de plus influencer l’évolution dans ce domaine. 68
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    Analyse Le rapport de2010 sur l’aménagement du Le canton de Berne entend concentrer les Contexte territoire56 montre que le canton de Berne places de travail en des sites sélectionnés. présente, dans l’ensemble, un nombre A cet effet, il a lancé le programme relatif suffisant de zones à bâtir non construites, aux pôles de développement économique mais que certaines d’entre elles son mal si- (programme PDE). Ce programme a pour tuées et que les grands espaces d’un seul objet de proposer à l’économie des sites tenant encore disponibles sont trop rares. attractifs et bien desservis par tous les De 2005 à 2009, le nombre de zones à transports publics. bâtir disponibles sises dans des régions centrales et bien desservies a baissé. De Malgré quelques fusions de communes, le plus, les projets de classement en zone à canton de Berne reste fractionné en très bâtir peinent souvent à trouver une majori- petites structures. Berne est la quatrième té politique – en particulier s’ils concernent plus grande ville de Suisse  Bienne et ; des sites centraux et stratégiquement im- Thoune se classent aux 10e et 11e rangs. portants. Les communes d’une certaine taille Les pouvoirs publics et les entreprises peuvent en principe mener à bien leurs publiques sont d’importants propriétaires tâches à moindres frais et de manière plus fonciers dans le canton de Berne. Sur professionnelle. Il est également plus facile les sites stratégiquement importants qui d’équilibrer les intérêts sur de grandes sur- sont favorables au développement éco- faces. Les frontières communales peuvent nomique, les CFF, la Poste ou le DDPS entraver le développement économique possèdent souvent de vastes terrains non et générer de fausses incitations lorsqu’il bâtis ou peu utilisés. s’agit d’aménager le territoire ou de choisir un site d’implantation. C’est pourquoi il ne faut pas sous-estimer l’impact des struc- tures sur l’économie publique. Nombre d’habitants Communes Classement des com- munes par nombre < 500 117 d’habitants 500 – 2'000 149 2'000 – 5'000 84 5'000 – 10'000 19 10'000 – 20'000 10 20'000 – 100'000 3 > 100'000 1 Source: OFS, OACOT (com- munes : 1.1.2011, nombre Total 383 d’habitants : 31.12.2009) Le canton de Berne encourage les fusions la dynamique reste faible. D’autres cantons de communes depuis 2005. Au cours des ont obtenu de meilleurs résultats dans ce dernières années, plusieurs projets dans domaine (par ex. Glaris, Lucerne – ville de ce sens ont abouti (ils concernaient en Lucerne, Tessin – Lugano). Aussi le can- majorité des petites communes). Une éva- ton de Berne entend-il renforcer ses outils luation57 de la loi sur les fusions de com- de promotion des fusions communales. Le munes montre que même si les projets de Grand Conseil devrait traiter un projet à cet fusion sont lancés en plus grand nombre, effet à la session de novembre 2011. 5657 56 Conseil-exécutif du canton de Berne : rapport de 2010 sur l’aménagement du territoire. Août 2010 57 Evaluation de la loi sur les fusions de communes ; rapport final élaboré sur mandat de l’Office des affaires commu- nales et de l’organisation du territoire (OACOT) du canton de Berne, 18 février 2009 69
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    Stratégie économique 2025 La réforme de l’administration cantonale plifier, démocratiser et rendre plus contrai- décentralisée est entrée en vigueur début gnante la collaboration intercommunale au 2010. Les 26 districts ont ainsi cédé la niveau des questions régionales impor- place à 5 régions administratives (dotées tantes (en particulier transports, aménage- d’un total de dix arrondissements admi- ment du territoire et culture) : il renforcerait nistratifs)  Berne-Mittelland, Emmental- : ainsi les agglomérations dans leur rôle de Haute-Argovie (Emmental et Haute-Ar- moteurs de croissance sans pour autant govie), Jura bernois, Oberland (Thoune, négliger l’espace rural. Les six conférences Haut-Simmental-Gessenay, Frutigen-Bas- régionales qui sont prévues permettront Simmental et Interlaken-Oberhasli) et See- aux communes de prendre ensemble des land (Biel-Bienne et Seeland). décisions rapides et contraignantes. A la fin 2010, deux conférences régionales Les conférences régionales sont un autre avaient déjà débuté leur activité. Dans élément important en lien avec le renou- d’autres régions, les travaux préparatoires vellement structurel. Le canton tient à sim- sont fort avancés. 70
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    Annexe 8. Annexe 8.1. Mesures de politique économique en cours 8.1.1. Politique des clusters de la Promotion économique bernoise et encou- ragement des projets CTI Direction Direction de l’économie publique (ECO) Etat Tâche permanente En 2010, la Promotion économique bernoise (PEB) a soutenu 58 projets au total, sous une forme ou sous une autre. Ils concernaient 39 entreprises existantes, 6 créations d’entreprise et 13 implanta- tions. Selon les indications fournies par les entreprises soutenues, ces projets permettront de créer 1340 emplois et génèreront des investissements d’un total de 622 millions de francs. Conformément aux consignes politiques données par la Direction de l’économie publique, la PEB a donné la priorité à des projets innovants relevant Description des clusters bernois. Elle a ainsi apporté son soutien à 51 projets dans les clusters suivants : industrie de précision (22), génie médi- cal (12), technologies de l’information et de la communication (8), design/luxe (5), technologies de l’énergie et de l’environnement (3) et services (1). Par ailleurs, la PEB a accordé une contribution à l’innovation à 12 entreprises bernoises ayant réalisé un projet avec l’agence pour la promotion de l’innovation de la Confédération (CTI). Informations complémentaires : www.berneinvest.com 8.1.2. Parc national d’innovation à Bienne Direction de l’économie publique (ECO), Direction de l’instruction Direction publique (INS) Etude de faisabilité achevée ; révision totale de la loi fédérale sur Etat l’encouragement de la recherche et de l’innovation (LERI) en cours au niveau fédéral L’Association Faisabilité d’une Fondation Recherche Suisse pré- voit de créer un parc national de l’innovation réparti sur plusieurs sites, dont Bienne. L’étude projette la réalisation d’une zone cen- trale (noyau) à proximité directe de la gare et de divers secteurs de production avec des horizons de développement différents, répartis sur l’ensemble du territoire communal. Le parc national d’innovation à Bienne offrirait une plate-forme pour les activités de recherche et d’innovation d’entreprises suisses et internationales ainsi que d’uni- Description versités et de hautes écoles spécialisées. Il proposerait non seule- ment des offres aux jeunes entrepreneurs mais également aux PME de la région ainsi qu’aux grandes entreprises nationales et interna- tionales. On peut mentionner notamment les cellules d’innovation, à savoir l’infrastructure pour des groupes de projet de moyennes et grandes entreprises qui se mettent temporairement ensemble pour un mandat spécifique. Informations complémentaires : www.stiftung-forschung-schweiz.ch 71
  • 72.
    Stratégie économique 2025 8.1.3. Région capitale suisse Direction Direction de l’économie publique (ECO) Etat Tâche permanente Les délégations de cinq cantons (Berne, Fribourg, Neuchâtel, So- leure et Valais), 17 communes et trois conférences régionales ont fondé l’Association Région capitale suisse à l’occasion de la 2e conférence de la Région capitale suisse du 2 décembre 2010. La naissance de l’association achève la phase de réalisation du projet lancé en juillet 2009 par la ville et le canton de Berne. Organisa- trice de projets communs dans les domaines des transports, de Description l’économie, de la santé, de l’éducation et du rôle que peut jouer la capitale fédérale, l’association entend contribuer au renforcement de la cohésion de la Région capitale suisse, à l’affinement de son profil économique et à l’exploitation de son réseau pour procurer à la région une meilleure assise fédérale. Informations complémentaires : www.regioncapitalesuisse.ch 8.1.4. Renforcement du marketing touristique et orientation vers un marke- ting intégré des destinations et de l’innovation Direction Direction de l’économie publique (ECO) Modification de la loi sur le développement du tourisme (proposi- Etat tion commune du Conseil-exécutif et de la commission consultative adoptée à l’intention du Grand Conseil) Le renforcement du marketing touristique dans le canton de Berne devrait passer par la création d’une société anonyme commune aux destinations touristiques et au canton. Cette société devra travail- ler en étroite collaboration avec Suisse Tourisme. A cette fin, des Description ressources financières supplémentaires provenant aussi bien des recettes fiscales générales que du secteur du tourisme (taxe d’hé- bergement) sont nécessaires. Le canton entend en outre redoubler d’efforts pour se porter candidat à l’organisation de manifestations d’envergure internationale. 8.1.5. Examen des projets quant à leurs répercussions économiques Direction Toutes Etat Tâche permanente Depuis 1997, les répercussions économiques des projets du Grand Conseil et des projets importants du Conseil-exécutif sont analysées Description (impact sur l’emploi, charges administratives supplémentaires, etc.). Cette mesure met en lumière les incidences financières des projets sur l’économie, afin qu’elles soient prises en compte dans les pro- cessus de décision politique. 72
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    Annexe 8.2. Rapports et stratégies 8.2.1. Programme gouvernemental de législature 2011 à 2014 Fin août 2010, le Conseil-exécutif a publié mique, les priorités « Stimuler l’innovation son programme gouvernemental de légis- et la compétitivité  «  », Assurer la conti- lature 2011-2014 (rapport de législature nuité de la politique financière », « Mettre 2010, ACE 1144/2010 du 18 août 2010). l’accent sur la formation et la culture » et Le Conseil-exécutif s’est fixé comme ligne « Améliorer les transports et les voies de directrice de mettre l’accent sur le déve- communication / Favoriser l’organisation loppement durable. Il entend, durant cette du territoire » sont particulièrement impor- nouvelle législature, donner des impulsions tantes. à l’activité économique, à la solidarité et à la préservation des bases naturelles de la vie. Le Grand Conseil a pris connaissance du Huit priorités vont guider l’action politique programme gouvernemental de législature du Conseil-exécutif ces quatre prochaines le 22 novembre 2010. Un nouveau rapport années. Pour le développement écono- de législature sera entamé en 2014. 8.2.2. Politique du 3e âge En avril 2005, le Grand Conseil a pris à garantir une offre quantitative et qualita- connaissance du rapport relatif à la mise tive suffisante en soins stationnaires et à en œuvre de la politique du 3e âge dans le assurer la relève du personnel soignant canton de Berne, en exprimant son appro- alors même que le nombre de personnes à bation. Ce document est la suite logique soigner augmente et que celui des jeunes de la politique du 3e âge 2005 élaborée en sortant de l’école baisse. 1993 déjà. Le Grand Conseil devrait examiner le rap- Le rapport intermédiaire d’avril 2007 était port relatif à la mise en œuvre de la poli- consacré à l’évolution démographique et tique du 3e âge durant la session de sep- à ses répercussions. Les deux principaux tembre 2011. défis liés à la politique du 3e âge consistent 73
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    Stratégie économique 2025 8.2.3. Stratégie de la formation La stratégie de la formation définit les ƒƒ Pour cela, il mise sur des institutions orientations stratégiques de la politique de de formation dirigées de manière auto- formation : nome et responsable ainsi que sur un corps enseignant bien formé et motivé, ƒƒ Le canton de Berne se dote d’un avec lesquels il collabore. système de formation performant pour garantir son avenir dans ce domaine. ƒƒ Le canton collabore également avec le monde du travail, les communes, ƒƒ Il élabore une offre de formation de les différentes régions linguistiques, haute qualité, afin que les citoyennes la Confédération et, dans le domaine et citoyens disposent de perspectives tertiaire, avec d’autres pays. de développement personnel dans le domaine du travail et dans la société ƒƒ Il doit prendre en compte les caracté- et aussi afin que le canton se place en ristiques et les intérêts différents des tête dans la concurrence économique. régions linguistiques, de la ville et des zones rurales. La stratégie de la formation 2009 indique plus importants sont mis en œuvre en per- la voie à suivre pour développer les do- manence et les bases légales adaptées le maines suivants : Ecole enfantine et école cas échéant. obligatoire, Enseignement secondaire du 2e degré, formation professionnelle et for- Le Grand Conseil a pris connaissance de mation continue, Enseignement supérieur la stratégie de la formation 2009 le 26 no- et Education et culture. Les contenus les vembre 2009. Elle sera actualisée en 2013. 8.2.4. Stratégie énergétique La stratégie énergétique 2006 du canton tégiques sont définis à partir de la vision et de Berne (ACE 1400 du 6 juillet 2006) in- des principes définis dans cette stratégie : dique l’orientation à long terme de la poli- ils indiquent ce qui doit être réalisé d’ici à tique énergétique du canton de Berne. Elle 2035. Afin que les objectifs puissent être se focalise sur la production d’énergie sur atteints, sept stratégies sectorielles ont sol bernois, et sur l’utilisation stationnaire été définies compte tenu de la situation de l’énergie. actuelle. Dans le but de concrétiser à long terme Le Grand Conseil a pris connaissance de la « société à 2’000 watts », le canton de la stratégie énergétique 2006 du canton de Berne vise la société à 4’000 watts d’ici Berne le 22 novembre 2006. Le Conseil- à l’an 2035. Sept principes guident le exécutif lui soumettra un rapport sur l’état Conseil-exécutif dans la mise en œuvre de de mise en œuvre de cette stratégie durant la stratégie énergétique. Huit objectifs stra- la session de novembre 2011. 8.2.5. Stratégie de cyberadministration 2010 Le Conseil-exécutif a confié à la Direction mande croissante en solutions à grande des finances le soin d’élaborer une nou- échelle, coordonnées au niveau intercan- velle stratégie de la cyberadministration tonal et donc avantageuses (ACE 1609 du avec le concours des autres Directions 16 septembre 2009). et de la Chancellerie d’Etat. Pour ce faire, cette Direction doit surtout tenir compte La stratégie de cyberadministration 2010 de la stratégie et des conventions-cadres n’est pas encore adoptée. fédérales en la matière ainsi que de la de- 74
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    Annexe 8.2.6. Stratégie demobilité globale Par la Stratégie de mobilité globale du can- La Stratégie de mobilité globale sert de ton de Berne, le Conseil-exécutif a fixé à base à l’activité des services spécialisés long terme, en 2008 (ACE 1337/2008 du compétents, notamment en matière de 13 août 2008), les grands axes de la poli- planification. Elle est mise en œuvre dans tique du canton en la matière. Cette stra- le cadre des tâches courantes de ces ser- tégie constitue un document déterminant vices, en particulier à l’aide des outils ordi- au niveau cantonal, elle dégage les ten- naires de planification et de financement. dances et montre les défis à relever. Elle La coordination, le contrôle périodique et fait également partie intégrante des direc- le remaniement de la stratégie incombent à tives régissant les conceptions régionales la section Mobilité globale (Secrétariat gé- des transports et de l’urbanisation (CRTU). néral) de la TTE. Cette dernière réexamine Elle définit les trois principaux axes de la tous les quatre ans l’état de mise en œuvre planification des transports, à savoir éviter de la stratégie. l’augmentation du trafic, transférer le trafic et gérer le trafic. En outre, les principes ci- Le Conseil-exécutif a adopté la Stratégie après guideront l’examen des aménage- de mobilité globale en 2008. Un réexamen ments envisagés : influencer la demande est prévu pour 2012. et gérer le trafic avant de construire, ainsi que donner la priorité à l’aménagement des infrastructures en privilégiant les me- sures efficaces. 8.2.7. Rapport sur la santé Depuis 1996, la Direction de la santé pu- population bernoise. Il permet de constater blique et de la prévoyance sociale publie que dans le canton de Berne également, périodique le rapport sur la santé dans le les chances en santé varient dans la po- canton de Berne, qui est basé sur l’ana- pulation selon la situation économique et lyse systématique de données statistiques. le statut social. C’est ce qui apparaît très Le 4e rapport sur la santé (2010) porte sur nettement dans les indicateurs de santé l’impact de déterminants sociaux tels que et dans les comportements en matière de la formation, la situation financière et la santé comme dans la mortalité. situation professionnelle sur la santé de la 8.2.8. Stratégie culturelle La stratégie culturelle pour le canton de constitue un facteur essentiel d’émulation Berne expose les grandes lignes autour entre les pôles économiques. La stratégie desquelles s’articule la politique culturelle culturelle définit les objectifs de politique cantonale et vise à affirmer la position de culturelle du Conseil-exécutif et décrit les Berne comme canton de culture. L’ob- priorités et instruments de la promotion jectif principal du programme gouverne- culturelle cantonale ainsi qu’un nouveau mental de législature – le développement modèle de pilotage et de financement des durable du canton de Berne – présuppose institutions culturelles. la manifestation de l’identité et de la diver- sité culturelles, ainsi que de l’innovation Le Grand Conseil a pris connaissance de et de la confiance en soi. Une offre cultu- la stratégie culturelle et l’a complétée par relle variée et de qualité contribue forte- des déclarations de planification le 9 avril ment à l’attractivité du canton de Berne et 2009. 75
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    Stratégie économique 2025 8.2.9. Stratégie OAN Les défis majeurs qui devront être relevés dans le domaine des loisirs et l’exploita- dans les domaines de l’agriculture et de la tion intensive du sol dans l’agriculture. A nature s’annoncent exigeants pour toutes cela s’ajoute l’accaparement des terres les parties prenantes. En ce qui concerne par l’accroissement des agglomérations l’agriculture, l’ouverture des marchés, qui et le développement des infrastructures. se réalisera progressivement au niveau fédéral, constituera la préoccupation prin- Le canton de Berne vise à concrétiser cipale. La baisse continue du prix de la cette politique par diverses mesures arti- production laitière et céréalière, notam- culées autour de deux objectifs princi- ment, conduit à la diminution sensible paux : des revenus. Parallèlement, la Confé- dération travaille au réaménagement du ƒƒ promouvoir une agriculture produc- système des paiements directs. Les deux tive, compétitive et durable principaux piliers de la politique agricole feront ainsi l’objet d’une réforme en pro- ƒƒ garantir l’utilisation durable des res- fondeur ces prochaines années. Pour ce sources naturelles et promouvoir la qui est de la nature, la société moderne biodiversité. continue de peser de tout son poids sur les ressources, en dépit de la prise de La Direction de l’économie publique a conscience grandissante de la fragilité adopté la stratégie 2014 de l’OAN en dé- du système naturel. Les facteurs déter- cembre 2009. Une actualisation est pré- minants sont ici les besoins grandissants vue pour 2014. 8.2.10. Transports publics La Confédération, le canton et les com- sement. Ce dernier permet notamment de munes assument le financement des pres- soutenir les projets d’infrastructure. tations de transport. Ils définissent donc l’offre et financent les infrastructures. Les Le Grand Conseil a approuvé l’arrêté sur conférences régionales des transports, l’offre de transports publics pour la période auxquelles les communes participent, col- d’horaire 2010-2012 (arrêté sur l’offre, ACE laborent à la planification de l’offre. L’Office 2098 du 10 décembre 2008) et le crédit- des transports publics (OTP) élabore le cadre (subventions d’investissement en schéma d’offre cantonale en se fondant sur faveur des transports publics, crédit-cadre les schémas d’offre régionale. Il définit les 2010-2014, ACE 2099 du 10 décembre priorités sur la base de la planification can- 2008) le 1er avril 2009. tonale ou d’obligations d’ordre supérieur. Le schéma d’offre cantonale sert de base L’arrêté sur l’offre et le crédit-cadre d’in- à l’arrêté sur l’offre du Grand Conseil. Si- vestissement seront à nouveau soumis au multanément à l’arrêté sur l’offre, le Grand Grand Conseil pour la période d’horaire Conseil adopte le crédit-cadre d’investis- 2014-2017. 8.2.11. Charte de la fonction publique La Charte de la fonction publique du priorités du canton en tant qu’employeur canton de Berne (ACE 2245/2006 du 20 et décrit les attentes de ce dernier vis-à-vis décembre 2006) est le fil rouge de la poli- du personnel et des cadres. tique bernoise du personnel. Elle définit les 76
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    Annexe 8.2.12. Rapport social Le cantonde Berne publie régulièrement la pauvreté, qui parlent de leur vie quoti- un rapport social pour donner une image dienne marquée par la précarité. aussi complète que possible de la réalité sociale et contribuer à un débat objectif Ces deux volets d’une même réalité sur la pauvreté, la garantie du minimum montrent que la politique visant à garantir vital et l’aide sociale. Les rapports sociaux l’existence matérielle des individus est une sont divisés en deux volumes : l’un expose tâche transversale, qui relève non seule- la situation économique de la population ment de la politique sociale, mais aussi de bernoise et la structure institutionnelle du la politique économique, familiale, fiscale, système de sécurité sociale au moyen de migratoire et sanitaire ainsi que de la poli- chiffres, faits et analyses. L’autre donne tique de la formation. la parole à des personnes touchées par 8.2.13. Plan directeur, rapport sur l’aménagement du territoire Le plan directeur est l’un des instruments rations concrètes sur des espaces précis. de pilotage qui permet au Conseil-exécutif Il fixe les priorités dans le cas des mesures d’introduire la dimension spatiale dans les qui offrent une marge de manœuvre et pro- décisions stratégiques. Il est coordonné mettent d’obtenir les plus grands effets. avec la planification politique générale, le programme gouvernemental de législature La mise en œuvre des mesures du plan di- et la planification financière. recteur cantonal est soumise à un control- ling des prestations tous les deux ans. Le plan directeur est un instrument à part Tous les quatre ans, en outre, les straté- entière. Il fixe un cadre aux plans secto- gies et les objectifs principaux font l’objet riels, stratégies et conceptions consolidés d’un controlling des effets. Les résultats de du canton, sans pour autant les remplacer. ce contrôle sont consignés dans le rapport Le contenu de ces derniers doit toutefois sur l’aménagement du territoire élaboré par figurer dans le plan directeur lorsqu’il re- le Conseil-exécutif à l’intention du Grand quiert une coordination avec la Confédé- Conseil. Le Conseil-exécutif a adopté le ration ou les cantons voisins. En raison de rapport '10 sur l’aménagement du terri- son caractère stratégique, le plan directeur toire le 25 août 2010 (ACE 1229/2010). ne saurait être exhaustif, ni du point de vue Le prochain controlling des prestations est thématique, ni du point de vue spatial. Il fixé à 2012, et le prochain controlling des énonce des orientations générales (règles effets, à 2014. du jeu, principes) plutôt que des considé- 8.2.14. Stratégie en faveur des agglomérations et de la coopération régio- nale (SACR) Le modèle de la conférence régionale est zones rurales. Les six conférences régio- au cœur de la Stratégie en faveur des ag- nales prévues permettent aux communes glomérations et de la coopération régionale de prendre ensemble des décisions impor- (SACR). Par la mise en œuvre de la SACR, tantes rapides et contraignantes. A la fin le canton entend simplifier la coopération 2010, deux conférences régionales avaient intercommunale pour les questions régio- débuté leur activité : Oberland oriental et nales importantes (en particulier transports, Berne-Mittelland. L’introduction de la aménagement du territoire et culture) et la conférence régionale de au milieu de 2010. rendre plus contraignante et plus démo- Les autres conférences (Biel/Bienne-See- cratique. L’objectif est de renforcer les ag- land-Jura, Emmental, Haute-Argovie) sont glomérations dans leur rôle de moteurs de en cours de fondation. la croissance, sans pour autant négliger les 77
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    Stratégie économique 2025 8.2.15. Programme de construction des routes / plan du réseau routier Jusqu’à présent, le Conseil-exécutif por- mieux harmonisée avec la planification de tait tous les deux ans à la connaissance du l’urbanisation. Grand Conseil un programme quadrien- nal listant les projets de construction de Le dernier programme de construction routes. A l’avenir, la planification routière des routes (2011-2013) a été adopté en se fera sur la base du plan du réseau rou- août 2010 (ACE 1216/2010) et porté à la tier et de crédits-cadres d’investissement. connaissance du Grand Conseil durant Ce nouveau système permet une planifi- la session de novembre 2010. Le Grand cation à plus long terme qui tienne compte Conseil prendra connaissance du premier de tous les modes de transport et qui soit plan du réseau routier fin 2012. 8.2.16. Planification des soins selon la loi sur les soins hospitaliers Pour le canton de Berne, la planification la population bernoise et expose les ten- des soins est un outil de pilotage fonda- dances futures. Elle porte sur les soins mental, qui permet de définir les besoins hospitaliers somatiques et psychiatriques futurs en prestations hospitalières et aigus, sur la réhabilitation et la psychiatrie, préhospitalières. Elle est établie tous les sur les soins préhospitaliers ainsi que sur quatre ans (planification actuelle : 2011 à les professions médicales. La répartition 2014) et vise en premier lieu à assurer à la des prestations entre établissements, en population des soins hospitaliers station- revanche, est opérée au travers de la liste naires de qualité, adéquats, accessibles à des hôpitaux. tous et économiques. Le Conseil-exécutif publiera la liste des La planification des soins définit en outre hôpitaux et la planification des soins 2011 les besoins en prestations médicales de à 2014 dans le courant de l’année 2011. 8.2.17. Stratégie de l’eau Le canton de Berne s’est doté d’une stra- L’accent est mis sur l’utilisation de l’eau, tégie unifiée pour toutes les questions l’alimentation en eau et l’évacuation des en rapport avec l’utilisation de l’eau par eaux usées (assainissement). La straté- l’homme (Stratégie de l’eau du canton de gie de l’eau analyse la situation actuelle Berne, ACE 1811/2010 du 15 décembre pour définir des objectifs stratégiques, des 2010). orientations et des mesures. La stratégie aborde la gestion des res- Le Grand Conseil a pris connaissance de sources en eau sous différents angles cette stratégie durant la session de mars tout en tentant de concilier les exigences 2011. Une actualisation est prévue pour en matière d’utilisation et de protection. 2015. 78
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    Annexe 8.2.18. Stratégie de croissance2007 Avec la « Stratégie de croissance version Développement territorial et mobilité  : 2007 » le canton de Berne a mis en œuvre Les projets d’agglomération créent les un programme d’action global visant à bases nécessaires à l’harmonisation renforcer l’économie bernoise. La straté- indispensable entre l’urbanisation et la gie a permis d’atteindre les objectifs sui- mobilité. La stratégie globale de mobilité vants dans les quatre champs d’action adoptée par le Conseil-exécutif définit les définis : grands traits d’un système de mobilité effi- cace et respectueux de l’environnement. Formation, innovation et économie : Le Des projets d’infrastructures de grande canton de Berne a profondément remanié ampleur ont été concrétisés ou sont en son offre en formation à tous les niveaux cours de réalisation. Dans le cadre de l’ap- en fonction des besoins de la société et de plication de la nouvelle loi sur les routes, l’économie. L’intégration à l’école et sur le le programme de construction des routes marché du travail est soutenue et encou- est remplacé par le plan de réseau rou- ragée. Le développement sensible des tier. Cet instrument de planification à long structures d’accueil extrafamilial facilite la terme permet une meilleure planification conciliation de la vie familiale et de la vie de l’infrastructure routière en harmonie professionnelle. Le transfert des connais- avec le développement territorial. Les nou- sances et des technologies est encore velles conférences régionales forment une développé. structure dans laquelle les tâches inter- communales pourront être menées à bien Finances et services : La politique fiscale de façon commune et contraignante. et financière des dernières années s’est soldée par des chiffres noirs à la clôture « Marque canton de Berne » : Les Ber- des exercices 2004 à 2008, la réduction noises et les Bernois ne mettent pas vo- substantielle de la dette et l’allègement lontiers leurs forces en avant. De grandes de la fiscalité des familles et des classes manifestations telles que l’EURO 08 et des moyennes. En dépit de la détérioration activités ciblées pour le positionnement du rapide de la situation financière de 2009 canton de Berne ont contribué à améliorer causée par la crise financière et écono- le profil du canton en tant que site écono- mique, l’activité d’investissement se pour- mique, lieu culturel et cadre de vie. suit à un niveau élevé, dans la limite des possibilités financières. Le Grand Conseil a pris connaissance du rapport de controlling durant la session de mars 2011. La stratégie actuelle est ainsi arrivée à son terme. 79
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    Stratégie économique 2025 8.3. Bibliographie ƒƒ avenir suisse: Globalisation: Comment la Suisse est gagnante. Les chances et les risques d’une coopération mondiale dans les champs économiques et politiques (Globalisierung : Wie die Schweiz gewinnt. Die Chancen und Risiken der weltwei- ten Zusammenarbeit in Wirtschaft und Politik). Zurich, 2008. (En allemand avec résumé français) ƒƒ avenir suisse: Monitoring des cantons: L’aménagement du territoire entre pres- criptions et exécution. Inventaire des instruments cantonaux de maîtrise de l’ur- banisation (Kantonsmonitoring : Raumplanung zwischen Vorgaben und Vollzug. Inventar der kantonalen Instrumente zur Siedlungsentwicklung). Zurich, juin 2010. (En allemand avec résumé français) ƒƒ avenir suisse: L’avenir de l’apprentissage. La formation duale en prise avec une nouvelle réalité (Die Zukunft der Lehre. Die Berufsbildung in einer neuen Wirklich- keit). Zurich, 2010. (En allemand avec résumé français) ƒƒ BAKBASEL: International Benchmarking Report 2009. Bâle, 2009. ƒƒ BAKBASEL: CH-Plus. Analysen und Prognosen für die Schweizer Wirtschaft. Diverse Ausgaben. ƒƒ Berenberg Bank, Hamburgisches WeltWirtschaftsInstitut (HWWI) : Strategie 2030 – Wissen. Hambourg, décembre 2007. ƒƒ Berenberg Bank, Hamburgisches WeltWirtschaftsInstitut (HWWI) : Strategie 2030 – Mobilität. Hambourg, novembre 2009. ƒƒ Berner KMU, Wirtschaftsprogramm 2010-2014 du 28 avril 2010 ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Grandes tendances – Chances et risques pour les PME. Etude 2010 : Forum Avenir PME 2007. Zurich, juin 2007. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Grandes tendances – Chances et risques pour les PME. Etude 2010 : Forum Avenir PME 2009. Zurich, avril 2009. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Grandes tendances – Chances et risques pour les PME. Etude 2010 : Thème principal : la mondialisation. Zurich, mai 2010. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Le revenu disponible en Suisse : Où la vie est-elle la moins chère ? Zurich, 2008. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Standortqualität 2011 : Im Zeichen der Stabi- lität. Zurich, avril 2011. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Swiss Issues Régions : Qualité de la localisa- tion : quelle est la région la plus attrayante ? Zurich, août 2009. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Swiss Issues Branches. Structure de l’éco- nomie suisse de 1998 à 2020. Zurich, juillet 2010. ƒƒ Deloitte: Business en Suisse : quel avenir ? 18 initiatives pour stimuler la ƒƒ croissance. Zurich, 2009. 80
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    Annexe ƒƒ Conseil économique :Stratégies d’avenir pour le canton de Berne. Analyse, évaluation et recommandations pour les finances, la politique de formation et la communication. Berne, septembre 2001. ƒƒ Economiesuisse: Wirtschaftspolitik in der Schweiz 2005. Zurich, 2005. ƒƒ Département fédéral de l’économie, politique de croissance 2008-2011 : Nou- velles mesures pour renforcer la politique économique en Suisse, rapport du Conseil fédéral du 2 avril 2008 ƒƒ Département fédéral de l’économie, Département fédéral de l’intérieur : Améliorer le transfert de savoir et de technologie. Rapport du Conseil fédéral en réponse au postulat Loepfe 07.3832 du 20 décembre 2007. Berne, juin 2010. ƒƒ Département fédéral de l‘économie, Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication : Masterplan Cleantech en Suisse. Berne, octobre 2010. ƒƒ Gewerkschaftsbund Kanton Bern: plate-forme électorale du 8 mars 2010 ƒƒ Union du Commerce et de l’Industrie (UCI) du Canton de Berne : plate-forme électorale et bilan à mi-temps 2009 concernant nos points forts politiques pour le canton de Berne 2006 à 2012, 13 mai 2009. ƒƒ ICTSwitzerland et Economiesuisse : Agenda numérique 2020 : pour un retour de la Suisse dans le peloton de tête mondial. Zurich, mars 2011. ƒƒ IMD Lausanne : World Competitiveness Yearbook 2011 ƒƒ KOF Konjunkturforschungsstelle, ETH Zürich : KOF Analyses. Diverses éditions. ƒƒ Lou Hagbarth (édit.) : Structural Change in Europe 6. Innovative City and Bu- siness Regions. Bollschweil, septembre 2009. ƒƒ Mauch Consulting AG, Infras, Ernst Basler+Partner AG : Politik der nachhaltigen Entwicklung in der Schweiz : Standortbestimmung und Perspektiven. Zurich, avril 2001. (En allemand seulement ; une version grand public est disponible en français sous le titre «Un avenir pour la Suisse. Le développement durable: une chance pour l’économie, l’environnement et la société»). ƒƒ Masterplan Cleantech en Suisse ; Département fédéral de l’économie (DFE) et Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), Berne, octobre 2010. ƒƒ OECD: OECD Reviews of Innovation Policy : Switzerland. 2006. ƒƒ OECD: OECD Economic Surveys : Switzerland. 2006. ƒƒ Etat-major de prospective de l’Administration fédérale : Défis 2007-2011. Evolution des tendances et thèmes futurs de la politique fédérale. Berne, 2007. ƒƒ Etat-major de prospective de l’Administration fédérale : Perspectives 2025 : analyse de la situation, du contexte et des défis déterminants pour la politique fédérale. Berne, 2011. 81
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    Stratégie économique 2025 ƒƒ Projet de territoire Suisse (à l’état de projet) : Confédération suisse, Conférence des gouvernements cantonaux, Conférence suisse des directeurs cantonaux des travaux publics, de l’aménagement du territoire et de l’environnement, Union des villes suisses, Association des Communes Suisses, Berne, janvier 2011. ƒƒ Regiosuisse: Le développement économique régional en Suisse. Rapport de monitoring 2009. Berne, 2010. ƒƒ Conseil fédéral suisse : Stratégie de croissance pour la place touristique suisse: rapport du Conseil fédéral du 18 juin 2010 en réponse au postulat Darbellay (08.3969) du 19 décembre 2008. Berne, juin 2010. ƒƒ Confédération suisse, Conférence des gouvernements cantonaux, Conférence suisse des directeurs cantonaux des travaux publics, de l’aménagement du territoire et de l’environnement, Union des villes suisses, Association des Com- munes Suisses : Projet de territoire suisse : un fondement pour le développement territorial suisse. Berne, janvier 2011. ƒƒ Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) et BAK Basel Economics AG: Rapport de Benchmarking International Arc jurassien Suisse. Bâle, mai 2007. ƒƒ Stephan, Gunter et al.: Vom Kosten- zum Standort- zum Wirtschaftsfaktor. Ter- tiäre Bildung im Kanton Bern. Berne, octobre 2002. ƒƒ Stocker, Paul und Risch, Paul: Einkommenslage und Wirtschaftsstruktur des Kantons Bern. Wachstumspolitische Lageanalyse und Skizze eines Förderungs- programms. Berne, 1968. ƒƒ Strahm, Rudolf: Warum wir so reich sind. Wirtschaftsbuch Schweiz. Berne, 2008. ƒƒ Conférence tripartite sur les agglomérations (CTA) : Renforcement de la compé- titivité internationale de la Suisse: pistes pour une politique métropolitaine suisse, rapport et recommandations de la CTA du 25 juin 2010. ƒƒ Commission d’économie générale du canton de Berne (CEG), programme gou- vernemental de législature 2010-2013, version du 9 mars 2010. Bases statistiques : BAK Basel Economics AG (BAKBASEL), Office fédéral de la statis- tique (OFS), Credit Suisse, Office fédéral du registre du commerce (OFRC), Département fédéral des finances (DFF), Administration fédérale des finances (AFF), Administration fédérale des douanes (AFD), Fondation interjurassienne pour la statistique, Forum de l’Observatoire statistique transfrontalier de l’Arc jurassien (OSTAJ), canton de Berne, Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) Les évaluations régulières des constats de politique économique formulés par les partis représentés au Grand Conseil et dans les stratégies de politique économique d’autres cantons ont également été prises en compte. 82