Master langue française et diversité  linguistique Semestre II:  pragmatique interactionnelle Analyse d’un débat tiré de l’émission  «Arène France » Préparé par:   Remi au professeur Sanae Ghouati Bifoulloussane Zina Oufkir Hasna Année universitaire 2006-2007
Plan Introduction Type d’interaction . Situation du débat . Le rôle de l’animateur dans l’organisation du débat . Analyse de la dimension implicite .  Analyse de   la   dimension argumentative   . Le renversement des rôles . Le rôle du public  conclusion
Introduction Émission « Arène France » sur la chaîne  France 2 Sujet du débat : la langue française est-elle menacée ?
Type d’interaction Nous sommes en présence  d’un débat télévisé. Le terme débat :« est une discussion sur un sujet précis ou de fond, annoncé à l’avance, à laquelle prennent part des individus ayant des avis, des idées, de réflexions ou des opinions divergentes sur le sujet considéré .De plus elle est une technique participative formelle ou informelle ».
2. Situation  Le but de cette interaction est de mettre en opposition deux points de vue différents,  Nous avons 13 participants   principaux qui sont :  Morgan Sportés (romancier) ,Frédéric Ferney (journaliste) ;Jean-Loup Chitlet (écrivain et Editeur) ;Claude Hagège (Linguiste) ; Joêlie Coran (Journaliste et scénariste) ;Catherine Tasca (scénariste) ; Charlotte de Turckhelm « ça nettement bien !!! » ;Jacques Cormay (slameur) ;et Alain Rey (Linguiste et lexicographe) ,etc.
l’emplacement des interactants  le premier groupe constitué de 6 personnes : qui affirment que la langue française est menacée (à gauche). Le deuxième groupe constitué de 6 personnes également : qui pensent que la langue n’est pas dans une situation de menace (à droite).  De plus d’une invitée qui se place au près du modérateur.
Le rôle de l’animateur dans l’organisation du débat    Le rôle de l’animateur : est d’ouvrir le débat de prime abord ;  présenter les invités ;  Gérer ; encadrer la situation  d’interaction afin de faciliter l’échange ; remercier .
Répartition des tours de parole L’animateur répartissait les tours de parole en alternant les tours entre les deux groupes opposés .
La répartition L’animateur lance le débat soit par le biais d’ : Une idée : « à partir du moment que vous connaissiez l’étymologie du mot, que chaque orthographe s’explique par l’origine des mots et l’histoire… » Une question : « et surtout si on connaît l’histoire de chaque mot et sa formation, on comprendrait les expressions n’est ce pas ? » « et pourquoi donc ? » Par son point de vue : « mais, non c’est la beauté d’une langue ! » Une remarque : je vous voyez dire non, non Charlotte ! » afin de lui céder la parole et la pousser à parler. Soit par une affirmation : « il faut apprendre l’argot comme une deuxième langue… »  Soit en corrigeant les fautes des invités au moment où il  a corrigé la phrase de Joêlie Coran « quel est  la  meilleur moyen de faire la révolution ? ==> quel est  le  meilleur … Soit en donnant des exemples pour illustrer le point de vue des invités.
La position de l’animateur  : au moment où il y a eu un échange disant calme, il se trouve dans sa place réservée, par contre quand le débat devient conflictuel, il se déplace au milieu des interactants pour essayer de calmer et de gérer la situation.  La prise de parole  : a été également volontaire et  initiative à chaque fois que Claude Hagége voulait dire son point de vue, il levait le doigt.
L’enchaînement des tours de parole  se fait également par des éléments régulateurs : Hocher la tête  Interjections : hmm, bein,  mais non … Le petit rire ; Les interruptions  avec voix élevée, exemple : par  Hagége  « c’est du snobisme », par Chitlet « elles sont laborieuses […] toujours laborieuses ». (deux fois successives)
Prosodie  : qui est un élément  actualisant la dimension implicite par l’accentuation des mots et l’intonation.  ==>   Niveau   paraverbal .   Exemple : Morgan Sportés : « […] les jeunes français auraient du  mal à lire  la princesse de cléve.. »  En élevant  la voix. « […]  Et  oui   … » en accentuant sur le « oui » « […] Et nous avons  un  appauvrissement   des langues… » « […]..On passe aux  actes … » ==>   Niveau verbal : L’ ironie :  qui permet de critiquer ce qui a été dit en le ridiculisant, l’argumentateur fait semblant de l’accepter, mais les phrases sont chargées de sous-entendus. Exemple :   -Frédéric : « […] Les français essayent de frauder les frisques, et ne marchent pas dans les clous, mais si on supprime l’accent circonflexe, ils sont prêts à descendre dans la rue … » ; Exemple : -Jacques : « […] c’est pas parce que vous portez  des chaussures rouges, que vous avez de belles jambes.. » Analyse de la dimension implicite :
==> Niveau non verbal  : La mimique  : déclenchent immédiatement  certaines réactions de sympathie ou d’antipathie, d’attirance ou de répulsion vis-à-vis de l’autre. Jeu du regard :  les clins d’oeils, regard droit dans les yeux, un regard "en   coin"   Le sourire :  Le sourie qui se répète chez Daniel Picouly ;
Les modalités appréciatives : Pour contrer  : «  pas du tout !  » «  Non c’est un patrimoine » «  Moi, je ne trouve pas que… » le « mais » argumentatif  : (Charlotte)  « J’adore l’utilisation des mots qu’il fait, mais je ne suis pas d’accord avec  lui… ». Analyse de la dimension argumentative :
l’emploi des exemples  pour argumenter : Hagége : « si un jeune amoureux d’une fille en classe au lycée et lui écrit un SMS, je t’M… » l’alternance codique  qui sert à argumenter : Manga = bande dessiner  Just do it = fait le juste  Juste fait le.  Analyse de la dimension argumentative :
les tournures d’interrogations :  Hagége : « les masses ont refusées, pourquoi ? Et bien, parce que souvent….. »  « Pourquoi il ne serait pas un procès ? Mais le SMS n’a rien avoir avec la langue,  c’est un code graphique. Analyse de la dimension argumentative :
Nous avons constaté qu’il y a un renversement des rôles au niveau de la situation, car l’invité devient celui qui pose la question au modérateur répond.  Le renversement des rôles :
sa présence se manifeste par : Les applaudissements  : au moment il approuve un point de vue ; Les rires  : soit pour contrer ce qui a été dit, ou pour ridiculiser un avis.  Le rôle du public
En définitive, on peut dire que l’interaction était égalitaire au niveau des personnes pour une position ou un point de vue, mais elle était inégale au niveau des arguments. Puisque les arguments, les plus forts quantitativement et qualitativement étaient ceux du groupe qui est contre la menace de la langue française. En revanche, malgré ce déséquilibre, les interruptions et le désordre dans la prise de parole, le débat a pu se clôre dans une atmosphère consensuelle. Conclusion

Interaction

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    Master langue françaiseet diversité linguistique Semestre II: pragmatique interactionnelle Analyse d’un débat tiré de l’émission «Arène France » Préparé par: Remi au professeur Sanae Ghouati Bifoulloussane Zina Oufkir Hasna Année universitaire 2006-2007
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    Plan Introduction Typed’interaction . Situation du débat . Le rôle de l’animateur dans l’organisation du débat . Analyse de la dimension implicite . Analyse de la dimension argumentative  . Le renversement des rôles . Le rôle du public  conclusion
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    Introduction Émission «Arène France » sur la chaîne France 2 Sujet du débat : la langue française est-elle menacée ?
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    Type d’interaction Noussommes en présence d’un débat télévisé. Le terme débat :« est une discussion sur un sujet précis ou de fond, annoncé à l’avance, à laquelle prennent part des individus ayant des avis, des idées, de réflexions ou des opinions divergentes sur le sujet considéré .De plus elle est une technique participative formelle ou informelle ».
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    2. Situation Le but de cette interaction est de mettre en opposition deux points de vue différents, Nous avons 13 participants principaux qui sont : Morgan Sportés (romancier) ,Frédéric Ferney (journaliste) ;Jean-Loup Chitlet (écrivain et Editeur) ;Claude Hagège (Linguiste) ; Joêlie Coran (Journaliste et scénariste) ;Catherine Tasca (scénariste) ; Charlotte de Turckhelm « ça nettement bien !!! » ;Jacques Cormay (slameur) ;et Alain Rey (Linguiste et lexicographe) ,etc.
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    l’emplacement des interactants le premier groupe constitué de 6 personnes : qui affirment que la langue française est menacée (à gauche). Le deuxième groupe constitué de 6 personnes également : qui pensent que la langue n’est pas dans une situation de menace (à droite). De plus d’une invitée qui se place au près du modérateur.
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    Le rôle del’animateur dans l’organisation du débat  Le rôle de l’animateur : est d’ouvrir le débat de prime abord ; présenter les invités ; Gérer ; encadrer la situation d’interaction afin de faciliter l’échange ; remercier .
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    Répartition des toursde parole L’animateur répartissait les tours de parole en alternant les tours entre les deux groupes opposés .
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    La répartition L’animateurlance le débat soit par le biais d’ : Une idée : « à partir du moment que vous connaissiez l’étymologie du mot, que chaque orthographe s’explique par l’origine des mots et l’histoire… » Une question : « et surtout si on connaît l’histoire de chaque mot et sa formation, on comprendrait les expressions n’est ce pas ? » « et pourquoi donc ? » Par son point de vue : « mais, non c’est la beauté d’une langue ! » Une remarque : je vous voyez dire non, non Charlotte ! » afin de lui céder la parole et la pousser à parler. Soit par une affirmation : « il faut apprendre l’argot comme une deuxième langue… » Soit en corrigeant les fautes des invités au moment où il a corrigé la phrase de Joêlie Coran « quel est la meilleur moyen de faire la révolution ? ==> quel est le meilleur … Soit en donnant des exemples pour illustrer le point de vue des invités.
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    La position del’animateur : au moment où il y a eu un échange disant calme, il se trouve dans sa place réservée, par contre quand le débat devient conflictuel, il se déplace au milieu des interactants pour essayer de calmer et de gérer la situation. La prise de parole : a été également volontaire et initiative à chaque fois que Claude Hagége voulait dire son point de vue, il levait le doigt.
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    L’enchaînement des toursde parole se fait également par des éléments régulateurs : Hocher la tête Interjections : hmm, bein, mais non … Le petit rire ; Les interruptions  avec voix élevée, exemple : par Hagége  « c’est du snobisme », par Chitlet « elles sont laborieuses […] toujours laborieuses ». (deux fois successives)
  • 12.
    Prosodie  : quiest un élément actualisant la dimension implicite par l’accentuation des mots et l’intonation. ==> Niveau paraverbal . Exemple : Morgan Sportés : « […] les jeunes français auraient du mal à lire la princesse de cléve.. » En élevant la voix. « […] Et oui … » en accentuant sur le « oui » « […] Et nous avons un appauvrissement des langues… » « […]..On passe aux actes … » ==> Niveau verbal : L’ ironie : qui permet de critiquer ce qui a été dit en le ridiculisant, l’argumentateur fait semblant de l’accepter, mais les phrases sont chargées de sous-entendus. Exemple : -Frédéric : « […] Les français essayent de frauder les frisques, et ne marchent pas dans les clous, mais si on supprime l’accent circonflexe, ils sont prêts à descendre dans la rue … » ; Exemple : -Jacques : « […] c’est pas parce que vous portez des chaussures rouges, que vous avez de belles jambes.. » Analyse de la dimension implicite :
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    ==> Niveau nonverbal  : La mimique  : déclenchent immédiatement certaines réactions de sympathie ou d’antipathie, d’attirance ou de répulsion vis-à-vis de l’autre. Jeu du regard : les clins d’oeils, regard droit dans les yeux, un regard "en coin" Le sourire : Le sourie qui se répète chez Daniel Picouly ;
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    Les modalités appréciatives :Pour contrer  : «  pas du tout !  » «  Non c’est un patrimoine » «  Moi, je ne trouve pas que… » le « mais » argumentatif  : (Charlotte) « J’adore l’utilisation des mots qu’il fait, mais je ne suis pas d’accord avec lui… ». Analyse de la dimension argumentative :
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    l’emploi des exemples pour argumenter : Hagége : « si un jeune amoureux d’une fille en classe au lycée et lui écrit un SMS, je t’M… » l’alternance codique qui sert à argumenter : Manga = bande dessiner Just do it = fait le juste Juste fait le. Analyse de la dimension argumentative :
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    les tournures d’interrogations : Hagége : « les masses ont refusées, pourquoi ? Et bien, parce que souvent….. » « Pourquoi il ne serait pas un procès ? Mais le SMS n’a rien avoir avec la langue, c’est un code graphique. Analyse de la dimension argumentative :
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    Nous avons constatéqu’il y a un renversement des rôles au niveau de la situation, car l’invité devient celui qui pose la question au modérateur répond. Le renversement des rôles :
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    sa présence semanifeste par : Les applaudissements  : au moment il approuve un point de vue ; Les rires  : soit pour contrer ce qui a été dit, ou pour ridiculiser un avis. Le rôle du public
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    En définitive, onpeut dire que l’interaction était égalitaire au niveau des personnes pour une position ou un point de vue, mais elle était inégale au niveau des arguments. Puisque les arguments, les plus forts quantitativement et qualitativement étaient ceux du groupe qui est contre la menace de la langue française. En revanche, malgré ce déséquilibre, les interruptions et le désordre dans la prise de parole, le débat a pu se clôre dans une atmosphère consensuelle. Conclusion