CHAPITRE 3
COMMENT DEFINIR UN PROBLÈME DE
RECHERCHE ?
Prof. Mounir BELLOUMI
FSEG Sousse
A.U. 2025-2026
Qu’est-ce que la démarche scientifique ?
• Une démarche est une manière de progresser vers un but. Chaque recherche
est une expérience singulière. Chacune est un processus de découverte qui se
déroule dans un contexte particulier au cours duquel le chercheur est
confronté à des contraintes, doit s’adapter avec souplesse à des situations
imprévues au départ, est amené à faire des choix qui pèseront sur la suite de
son travail.
• Dès lors qu’on prétend s’engager dans une recherche en sciences
économiques et de gestion, il faut adopter une démarche : d’une part, il
s’agit de respecter certains principes généraux du travail scientifique, d’autre
part, il s’agit de distinguer et mettre en œuvre de manière cohérente les
différentes étapes de la démarche.
Les actes de la démarche scientifique
• Campenhoudt et Quivy (2004) distinguent 3 actes de la démarche de la
recherche scientifique : la rupture, la construction et la constatation.
a) La rupture ou la déconstruction : c’est prendre du recul avec des
idées préconçues, sa propre expérience et ses propres catégories de pensée à
priori, de sens commun ; il s’agit de se détacher des explications trop
simplistes, des fausses évidences, des préjugés, des jugements de valeur….
La rupture intervient entre le sens commun, les préjugés et les connaissances
scientifiques.
• Dans la rupture, il faut distinguer le jugement de valeurs et le jugement de
réalité : les jugements de valeur n’ont pas leur place dans les sciences, les
jugements de valeur ne peuvent être déduits des faits empiriques.
Les actes de la démarche scientifique
• On porte un jugement de valeur lorsqu'on évalue une réalité en
fonction d'une préférence, d'une norme morale ou esthétique, etc.
le jugement de valeur comportement une dimension irréductiblement
subjective.
• On porte un jugement de réalité lorsqu'on essaie de décrire cette réalité
telle qu'on la perçoit, sans la « juger », au sens courant du terme : on
s’efforce simplement de décrire ou d’expliquer une réalité empirique.
Si l’on dispose des informations suffisantes, on peut vérifier un
jugement de réalité.
Les actes de la démarche scientifique
b)La construction : celle-ci consiste à reconsidérer le phénomène étudié à
partir de catégories de pensée qui relèvent des sciences économiques et de
gestion, à se référer à un cadre conceptuel organisé susceptible d’exprimer
la logique que le chercheur suppose être à la base du phénomène. C’est
grâce à ce cadre théorique que le chercheur peut construire des
propositions explicatives du phénomène étudié et qu’il peut percevoir le
plan de recherche à installer, les opérations à mettre en œuvre et le types de
conséquences auxquelles il faut logiquement s’attendre au terme de
l’observation.
c)La constatation : c’est la mise à l’épreuve des faits, il s’agit d’une
vérification des propositions faites par des informations liées à la réalité
concrète.
Les étapes de la démarche scientifique
• Campenhoudt et Quivy (2004) distinguent 7 étapes principales de la
démarche (la question de départ, l’exploration, la problématique, la
construction du modèle d’analyse, l’observation, l’analyse des
informations et les conclusions).
• Ces différentes étapes peuvent être regroupées dans le design de la
recherche (la stratégie retenue pour entreprendre une recherche).
• Le design de recherche est, le cheminement, étape par étape, qui doit
mener de la formulation du problème à l'analyse et l'interprétation des
résultats, en passant par la revue de littérature et des travaux similaires, la
définition des échantillons, des instruments de collecte des données, etc.
Les étapes de la démarche scientifique
• Le design de recherche doit répondre aux questions suivantes :
1.Quel est le champ de recherche et l'objet de la recherche ?
2.Quel est le problème précis à étudier, ce problème est observé dans quel contexte ?
3.Qu'en sait-on dans la littérature aujourd'hui ? Que veut-on apporter de plus ?
4.Quelles sont les données dont on aura besoin ?
5.Quels sont les facteurs, les variables ou les éléments à contrôler avant de mesurer ?
Quelles sont les sources utilisables ?
6.Où collecter les données ? comment mesurer les données à collecter ? avec quelle
• démarche ou outil collecter et analyser les données ? comment produire et interpréter
les résultats ?
Les étapes de la démarche scientifique
• La démarche scientifique, e s t un processus en 3 phases : phase préparatoire, de
réalisation et finalisation.
a) Phase préparatoire : permet de circonscrire le sujet d’étude, d’établir les balises de
l’intervention sur le terrain, de juger de la faisabilité générale du projet dans le temps
imparti et de valider ces choix avec le directeur.
• Le chercheur doit :
 Cerner quel domaine de recherche qui l’intéresse
 Faire le choix de la thématique et définir le sujet
 Se fixer sur le problème à élucider
 Effectuer une recherche documentaire préliminaire sur le sujet
 Repérer les personnes-ressources à qui s’adresser, obtenir leur accord
 Construire un objet de recherche
 Rédiger un projet de recherche.
Les étapes de la démarche scientifique
b)Phase de réalisation : est normalement la plus longue et celle qui
mobilisera le plus votre temps et votre énergie. Elle comporte une partie
théorique et une partie pratique bien que celles-ci soient souvent
enchevêtrées en cours de processus, l’une venant alimenter l’autre.
La partie théorique repose sur vos connaissances théoriques, sur
votre capacité de synthèse et sur votre habileté à appliquer de manière
appropriée et pertinente les concepts et modèles appris en cours de
formation à des situations concrètes et votre capacité à tirer profit de la
bibliographie.
Pour sa part, la partie pratique représente les tâches et activités concrètes
que vous devrez mener durant la phase de réalisation.
Les étapes de la démarche scientifique
• En fonction du sujet ou thème traité, cette partie comprend :
 Le recueil ou collecte des données en effectuant des enquêtes, des
sondages, des groupes de discussion ou des interviews. Cette collecte de
données originales suppose de respecter certaines règles
méthodologiques pour utiliser les outils à bon escient.
 L’analyse des données et poser un diagnostic : analyse des causes, des
facteurs de contexte contraignants, de la position des acteurs impliqués ;
 Le répertoire les solutions possibles pour résoudre le problème : élaborer
divers scénarios et à jauger leur faisabilité, leur intérêt, leurs
inconvénients.
Les étapes de la démarche scientifique
c)Phase de finalisation : est l’aboutissement du travail scientifique et se
clôt avec la remise de la note finale, lorsque les corrections requises au
document final (le cas échéant) ont été effectuées.
• Elle suppose de :
 Terminer la rédaction de la dissertation ;
 Le soumettre à son directeur pour accord ;
 Déposer le travail et préparer la défense ;
 Défendre son travail devant le jury.
Les étapes de la démarche scientifique
Arrivé à l’étape de la finalisation, il faut prévoir du temps pour terminer la
rédaction de la dissertation. Vous devrez (a) rédiger vos conclusions et, le cas
échéant, vos recommandations en les appuyant sur les analyses réalisées
durant les étapes précédentes, (b) préciser la portée et les limites de la
recherche réalisée, (c) faire la mise en forme définitive du rapport en
respectant les consignes typographiques, (d) compléter les références
bibliographiques et dresser la table des matières, (e) vérifier l’orthographe, la
grammaire et la ponctuation (f) vous assurer de la pertinence des annexes et
de la clarté des tableaux et figures contenues dans le travail.
La question de départ
• Le chercheur doit s’obliger très rapidement à choisir un premier fil
conducteur aussi clair que possible, afin que son travail puisse débuter
sans retard et se structurer avec cohérence.
• Ce point de départ n’est que provisoire, il a en effet de fortes
probabilités d’évoluer par la suite puisque par définition, une recherche
est quelque chose qui se cherche.
• La question de départ constitue le fil conducteur du travail de
recherche et va donc guider l’étape exploratoire.
La question de départ
1. Par où dois-je commencer la recherche ?
• C’est sans doute la question la plus souvent posée par le chercheur. On
pourrait croire qu’elle se limite au début de la recherche, pour disparaître
ensuite définitivement une fois la recherche lancée. Il faut relativiser la
question de commencement et chercher à faire un petit saut, qui enclenche
une dynamique d’approfondissement (Dumez, 2013).
• Il faut éviter l’angoisse, parce qu’on ne voit absolument pas par où
prendre le problème.
La question de départ
• Karl Popper (1979) pense que toute connaissance scientifique est
fondamentalement une démarche de questionnement sur un problème
réel de recherche.
• Ce questionnement, sous forme d’une question de départ, permet au
chercheur d’exprimer le plus exactement possible ce qu’il cherche à
savoir, à élucider, à mieux comprendre (Campenhoudt et Quivy, 2004).
• La démarche scientifique commence, non par des observations, non par
de la théorie que l’on veut tester, mais par un problème, une
interrogation, un questionnement qui va orienter la recherche.
• Ce problème provient des observations empiriques (phénomène
observé) sur terrain.
La question de départ
Cependant traduire un projet de recherche, sous la forme d’une question de départ, n’est
utile que si cette question remplit trois critères indispensables qui sont : clarté, faisabilité
et pertinence.
 Clarté : la question doit être précise et ne pas prêter à confusion, chaque terme
devant être clairement défini (réaliser des tests auprès de son entourage). En outre,
elle doit être aussi concise que possible.
 Faisabilité : la question doit être réaliste, tant d’un point de vue personnel, matériel
que technique.
 Pertinence : il doit s’agir d’une vraie question, sans réponse présupposée et qui n’a
pas de connotation morale (on ne doit pas chercher à juger mais à bien comprendre).
Elle doit être descriptive ou explicative, normative, prédictive ou compréhensive.
La question de départ
• Une question de départ présente les qualités suivantes :
 Précise (ni vague, ni confuse) et concise (pas trop longue)
 Univoque (ni embrouillée, ni à tiroirs): sans ambiguïté, et n'a qu'une
seule interprétation ou signification
 Réaliste (en rapport avec les moyens)
 Explicative (permettant de comprendre)
 Opérationnelle (possibilité d’y apporter une réponse sur terrain)
La question de départ
• La question de départ doit aborder l’étude de ce qui existe et non
celle de ce qui n’existe pas encore et enfin, elle doit viser à mieux
comprendre les phénomènes étudiés.
• Sa formulation reste une étape obligatoire, parce qu’à partir de cette
question qu’on cherche à répondre au problème qui se pose et qui
nécessite une recherche (compréhension ou explication) ; et ce problème
provient d’une observation des faits (phénomène observé).
La question de départ
• Comment faire le choix de son sujet de recherche ?
• Choisir un sujet de recherche, c’est choisir un champ de recherche à exploiter. Inutile donc de se
crisper sur des thèmes généraux ; il faudrait d’emblée prendre en considération le domaine d’étude
auquel on appartient.
• Le chercheur commence par laisser naître en lui une idée avec laquelle il “jongle” pour orienter sa
recherche. L’idée peut lui venir d’une observation, de ses expériences personnelles dans la vie
courante ou dans la vie professionnelle, ou des écrits se rapportant au domaine d’étude, ou d’une
insatisfaction par rapport à ce domaine particulier. Si on connaît peu de choses sur le sujet, il est plus
utile de commencer par des lectures et des interviews de témoins privilégiés qui connaissent et
maitrisent la question.
• Comme nous l’avons dit, la recherche commence quand le chercheur détecte un problème c’est-à-
dire quand il reconnait que quelque chose n’a pas d’explication adéquate ; quand on présente un
phénomène qui semble contredire une théorie établie et que le chercheur veut élucider ou expliquer
(Milgrom et Roberts, 1994).
La question de départ
• Règles indicatives pour le choix du sujet
a)Le sujet doit intéresser l’auteur. Attention aux choix qui ne tiennent pas compte de
vos goûts, vos lectures, vos passions, votre centre d’intérêt, votre domaine ou votre
spécialité….
b)Le sujet doit être problématique c’est-à-dire avoir un problème à résoudre. Il doit
être opérationnel, les sources doivent être accessibles c’est-à-dire matériellement à
votre portée ; casuistique c’est-à-dire un sujet fondé sur un cas réel et phénoménal
c’est-à-dire un sujet qui porte sur une question récurrente.
c)Les sources doivent être traitables. Vous devez pouvoir disposer des ressources
(intellectuelles et budgétaires) permettant un traitement convenable des données.
d)Vous devez être en mesure de justifier votre sujet, de maîtriser la méthodologie que
vous retenez pour collecter et analyser (traiter) les données ou les informations.
La question de départ
• Quelques conseils sur le choix de sujet :
1)Le sujet traité ne peut, en aucun cas, être imaginatif : l'analyse porte sur ce
qui existe, et non sur ce qui pourrait ou devrait exister ou être. La recherche
part de quelque chose : d’un problème réel, un constat, un fait, une
observation empirique, d’un phénomène observé.
2)Le sujet doit contribuer à la compréhension ou à la résolution d’un
problème réel pertinent (éviter donc le fait isolé et non récurrent).
3)Le sujet devrait présenter une certaine originalité. L’originalité d’un sujet
tient à l’actualité, à un contexte particulier….
4)Par définition un bon titre doit donner le meilleur aperçu possible de la
recherche en un minimum de mots : il doit être spécifique.
La question de départ
5) Veiller à une syntaxe correcte ! - Le titre est un label et pas une
phrase (on peut renoncer à la construction sujet-verbe complément). Il
permet de retenir l’attention du lecteur. Le sujet ne doit pas être trop
long, au risque de perdre le lecteur pour incompréhension, il ne doit pas
excéder 15 mots par exemple.
6) La signification et l'ordre des mots sont importants dans le sujet
7) Éviter les fautes d’orthographe.
8) Ne jamais utiliser des abréviations ou un quelconque jargon dans le
titre.
La question de départ
• Justification de choix du sujet
• Généralement, on retient trois types de motivation sur le choix et intérêt du sujet :
(i)Motivation personnel : Il faut amener le sujet, l’introduire, c’est-à-dire indiquer
où il sort et comment on en est venu à le choisir parmi tant d’autres du domaine de
recherche. Le chercheur évoque ensuite les motivations qui ont suscité son intérêt
pour le sujet. Toutefois, “son intérêt” doit conduire à l’intérêt “objectif du sujet”.
(ii)Motivation scientifique : Le chercheur exprime la pertinence ou la portée
scientifique du sujet en indiquant en quoi ce sujet s’inscrit dans les préoccupations
scientifiques d’actualité. Il montre en quoi ce sujet contribuera à l’avancement des
connaissances.
(iii)Motivation managérial : Il s’agit de montrer en quoi la recherche apporte des
réponses aux préoccupations des décideurs sociaux (directeurs, managers,
décideurs), des hommes politiques, des praticiens, etc.
La question de départ
• Qu’est-ce que le phénomène observé ?
• Le phénomène observé est une situation réelle, un fait, un état de chose, une
réalité observée qui est phénoménale c’est à dire qui sauterait aux yeux et/ou
se trouverait en dehors de ce qui est, selon les théories en vigueur. Cette
observation faite par le chercheur devrait être phénoménale et récurrente
pour qu’elle puisse justifier l’intention d’une recherche approfondie.
• Comme l’affirme Albarello (2015) le concept « phénomène » apparait de
plus en plus décisif dans le processus de construction de l’objet de recherche.
Il le définit comme d’une part « le fait » et d’autre part « le phénomène » ; le
fait est concret, perceptible, immédiat tandis que le phénomène est un produit
conceptuel de l’activité mentale, il est objectivé et inséparable de
l’abstraction.
La question de départ
• Qu’est-ce que le problème de recherche ?
• Le problème de recherche peut se définir comme l’écart observé entre une situation de
départ insatisfaisante et une situation d’arrivée désirable ; écart qui existe entre ce que nous
savons et ce que nous voudrions savoir à propos d’un phénomène donné, écart entre ce qui
existe et ce qui devrait exister (selon la théorie, loi) à l'égard d'une situation dont on n'est pas
satisfait et qu'on désire comprendre, expliquer, solutionner ou résoudre. Le processus de
recherche est entrepris pour combler cet écart.
• La recherche naît de l’existence d’un problème à résoudre, à clarifier. Il y a problème
lorsqu’on ressent la nécessité de combler cet écart conscient entre ce qu’on sait et ce qu’on
devrait savoir. Résoudre un problème, c’est trouver les moyens d’atténuer cet écart.
Autrement dit, il n’y a pas de recherche là où l’on ne pose pas de question. Einstein (1938)
a pu dire que la science est bien moins dans la réponse que dans les questions que l’on se
pose.
La question de départ
• Le problème peut être de différentes natures, il peut s'agir :
 D’un problème pratique ou managérial, comme une situation sociale
difficile ou un problème technique;
 D’un problème empirique, c'est-à-dire d'un manque de connaissance des faits
qu'une observation ou une expérimentation peut permettre de résoudre (par
exemple : la détermination du taux de productivité de l'industrie
manufacturier dans le secteur minier) ;
 D’un problème conceptuel, donc d'un problème concernant la définition
adéquate d'un terme ou sa signification exacte (par exemple : la définition la plus
adéquate du concept « manager »).
 D’un problème théorique, c'est-à-dire qui concerne l'explication d'un
phénomène ou l'évaluation d'une théorie explicative (par exemple : la
détermination des causes de l'inégalité de salaire entre les hommes et les
femmes au travail).
La question de départ
• Dans cette épate, la recherche scientifique va consister donc à :
i. Définir le problème, c’est savoir ce que l’on fait et pourquoi on le fait. Avant de
poser la question de départ, le chercheur doit avoir perçu en amont un “problème” à
élucider, à étudier :
ii. Identifier le problème : Il s’agit d’identifier ce qui crée le malaise,
l’insatisfaction, … “Ce qui fait problème”, absence totale ou partielle d’une
explication, phénomène curieux ou étonnant, lacunes, contradiction repérées dans
les travaux antérieurs ou la théorie existante.
• Formuler le problème : Il s’agit d’exprimer en termes sans équivoque, en énoncé
affirmatif, la situation qui exige qu’une recherche soit menée. C’est montrer, à l’aide
d’une argumentation, que l’exploration empirique du
• problème est nécessaire, pertinente, et qu’elle peut contribuer à l’avancement des
connaissances.
L’exploration
• L’exploration se décompose en deux parties, elle comprend ainsi :
 L’activité de lecture (ouvrages, livres, articles, revues, journaux, publications,
thèses, mémoires…en sciences économiques et de gestion dans les bibliothèques, ou à
internet)
 Les entretiens exploratoires avec les acteurs ou spécialistes de la question.
1. Activité de lecture ou état de la question : que sait-on sur le sujet ?
• La phase de lecture préparatoire constitue un « état de l’art » ou état de la question, elle
sert à s’informer des recherches déjà menées sur le thème de travail. Pour cette phase de
lecture, il s’agit de sélectionner très soigneusement un petit nombre d’articles (ou
livres) et de s’organiser pour en retirer un bénéfice maximum.
L’exploration
• Ainsi, il faut respecter certains critères de choix, à savoir : s’assurer
des liens des articles choisis avec la question de départ, dimensionner
raisonnablement le programme de lecture, dégager des éléments
d’analyse et d’interprétation, et enfin, choisir des approches diversifiées.
• Pour avoir où trouver ces textes, il faut, dans un premier temps, se
renseigner auprès d’enseignants, de chercheurs ou de spécialistes qui
pourront apporter une aide précieuse et dans un second temps, procéder
à la recherche de documents.
L’exploration
• Quelques sites pour la lecture :
 www.tel.archives-ouvertes.fr
 www.schoolar.google.fr
 www.erudit.org
 www.persee.fr
 www.cairn.info
 www.justor.org
 www.ilo.org
 www.academia.edu
 www.search.openedition.org
 www.fcs.revue.org
 www.researchgate.net
L’exploration
 www.openjournals.net
 www.journalseek.net
 www.refseek.com
 https://papyrus.bib.umontreal.ca
 https://www.hbrfrance.fr
 https://journals.openedition.org
 https://www.africmemoire.com
L’exploration
• Quelques sites gratuits pour télécharger des livres :
• www.pdfdrive.net www.allitebooks.org
www.bookrix.com www.gutenberg.org
www.freebooks.com www.b-ok.org
L’exploration
• Quelques sites pour la recherche scientifique :
• Outils scientifiques pour la recherche : www.smallseotools.com
Pour détecter le plagiat : www.plagscan.com
• Pour créer des graphiques : www.onlinecharttool.com
• Mise en place des questionnaires électroniques :
www.surveyplanet.com
• Gestion et enregistrement des références et des citations :
www.refme.com
L’exploration
• Grille de lecture
• Pour que la lecture soit efficace, il est également recommandé d’établir une grille de
lecture qui recense d’une part, les idées contenues dans le texte et d’autre part, leur
structuration (cheminement du texte) et de rédiger alors un résumé à l’aide de cette
grille.
• Après avoir réalisé les résumés des différents textes retenus, il s’agit de les comparer
attentivement (points de vue adoptés, contenus, accords et divergences des différents
auteurs) afin d’en retirer les éléments de travail et les réflexions les plus intéressantes
qui permettront d’orienter les lectures futures.
• La grille de lecture est une construction qui permet de dégager d’une part les thèmes
majeurs identifiés chez les auteurs et d’autre part elle permet de relier ces thèmes aux
différentes dimensions de la question de recherche et à son contenu global.
• Un premier travail consiste à résumer et à coder ce qui a été recueilli et lu, de manière
à pouvoir le mobiliser plus facilement. Il s’agit de pouvoir regrouper, catégoriser,
comparer, organiser les références entre elles.
L’exploration
2- Pourquoi réaliser des entretiens exploratoires ?
• Les lectures doivent s’accompagner d’entretiens exploratoires qui ont pour objectif
principal de mettre en lumière les aspects du phénomène étudié auxquels le chercheur
n’aurait pas pensé spontanément lui-même et de compléter ainsi les pistes de travail mises en
évidence par ses lectures.
• Les entretiens exploratoires ne peuvent remplir cette fonction que s’ils sont très peu
directifs (entretiens semi-directif) car l’objectif n’est pas de valider les idées préconçues du
chercheur mais d’en imaginer de nouvelles. Pendant l’entretien, il s’agit ainsi d’écouter plus
et de poser le moins de questions possible ; intervenir de la manière la plus ouverte possible
; s’abstenir de s’impliquer soi-même ; veiller à ce que l’entretien se déroule dans un
environnement et un contexte adéquat ; enregistrer les entretiens pour être le plus attentif
possible.
L’exploration
• Trois catégories de personnes sont susceptibles d’intéresser le chercheur : les
spécialistes scientifiques de l’objet d’étude, les témoins privilégiés et le public
directement concerné par l’étude. L’étape d’exploration a pour but de vérifier que la
question de départ est toujours adaptée au sens de la recherche, et permettre ainsi de
construire la revue de littérature.
• Toute démarche d'analyse implique en effet une phase préalable de « questionnement
systématique et exhaustif » dont la qualité conditionne la collecte des données
nécessaires et suffisantes pour dresser l'état des lieux et rendre compte d'une
situation, d'un problème, d'un processus.
• L’outil QQQOCCP (Qui, Quoi ? Quand ? Où ? Combien ? Comment ? Pourquoi ?),
qui sont les 7 questions qui définissent les « circonstances » d'une situation peut être
utilisé lors des entretiens exploratoires. Il permet d’identifier les acteurs ; le fait ; le lieu
; le temps ; la manière ; les moyens ; les motifs.
L’exploration
• Le but de l’étape exploratoire est (Albarello, 2012) :
 Identifier les dimensions du champ à traiter, ses composants, les diverses façons
de l’appréhender, de le mesurer
 Percevoir les façons, souvent très diverses, dont différents acteurs perçoivent eux-
mêmes ce champ d’étude : y voient-ils un problème, un intérêt, une utilité ?
 Identifier des facteurs en cause en amont du phénomène qui peuvent
éventuellement en expliquer les variations ou changements
 Identifier les événements et situations en aval, les conséquences, impacts,
effets…possibles ou probables de diverses modalités du phénomène étudié
 Découvrir des pistes pour la formulation d’hypothèses de travail pertinentes, des
terrains où une étude serait praticable.
L’exploration
• Qu’est-ce que la revue de littérature ?
• La revue de littérature comme son nom l’indique, rapporte ce qui a été dit
dans la littérature. Elle présente les différents concepts qui aident à la
compréhension du sujet, d’une manière plus approfondie. Elle n’est pas une
énumération des différents résultats obtenus par les autres chercheurs, mais
une confrontation des différents résultats des recherches menées par les
auteurs dans des études antérieures.
• Elle rapporte les études théoriques et empiriques les plus pertinentes (état de
la question), les plus significatives concernant le sujet. La revue de littérature
peut montrer dans certains cas, l’évolution d’un courant de pensée, d’une
théorie, d’une méthode, etc.
L’exploration
• Elle vise à faire le bilan de ce que l’on sait déjà sur la question de
recherche. Elle est analytique dans la mesure où elle ne consiste pas à
faire une liste des auteurs et de leurs idées, mais plutôt à identifier des
tendances, des orientations, et discutant les conséquences des choix qui
fondent ces orientations, en mettant les auteurs en dialogue entre eux, et
en soumettant leurs idées et leurs travaux à la critique.
• Elle démontre que l’on sait ce qui a déjà été fait, de façon à aller un
peu plus loin. Évidemment, dans un projet de mémoire la revue de
littérature est plus limitée que lorsqu’il s’agit d’un projet de thèse de
doctorat. Dans ce dernier cas elle est plus poussée, plus pointue.
L’exploration
• La revue de littérature situe le sujet par rapport à des recherches antérieures et
fournit un créneau unique pour votre recherche. Une revue de la littérature aide à
démontrer la pertinence d’un projet de recherche en révélant des lacunes dans
la littérature existante sur un sujet, ce qui offre la possibilité d’effectuer cette
nouvelle recherche.
• Les objectifs de la revue de littérature sont (Hart, 2009) :
 Identifier la frontière entre ce qui a déjà été fait et qui a besoin d’être étudié ;
 Découvrir des variables importantes liées au sujet ;
 Faire une synthèse et élaborer une perspective nouvelle ;
 Identifier des relations entre des idées et des pratiques ;
L’exploration
 Établir la signification du problème ;
 Acquérir le vocabulaire et les concepts liés au problème ;
 Comprendre la structure du sujet ;
 Établir un lien entre les idées et les cadres théoriques d’une part, et
leurs applications de l’autre ;
 Identifier les méthodes et techniques de recherche qui ont déjà été
utilisées pour traiter du problème.
L’exploration
• Comment exposer la revue de littérature ?
• Dans l’exposé d’une revue de recherche, on n’écrit pas le titre de l’ouvrage ; on
annonce seulement l’auteur et la date de publication de l’ouvrage. On ne met pas de
citations ; il s’agit de résumer ce que l’auteur a dit concernant l’idée évoquée dans
l’ouvrage et qui est en rapport avec les volets de la question de recherche.
• À la fin de l’exposé, on donne son point de vue quant à l’apport de cet ouvrage dans
l’exercice qu’on veut entreprendre. Il faut faire aussi à la fin une grande conclusion
sur la valeur des auteurs qui ont servi à faire notre revue de littérature.
• La revue de littérature ne doit pas devenir une succession de citations faites à tort et
à travers, il faut réaliser un travail de synthèse intéressant et pertinent. Dans tous les
cas, les citations doivent être fidèles au texte de l’auteur et les références doivent
inclure la page d’où la citation est tirée.
• Trois cadres peuvent être envisagés dans la revue de littérature : le cadre conceptuel,
le cadre théorique et le cadre d’analyse.
L’exploration
• Qu’est-ce que l’originalité d’une recherche ?
• Les travaux de recherche ont toujours un propos défini suffisamment fort pour
justifier leur réalisation. Le point fondamental pour être observé est leur originalité
ou leur nature inédite. Celle-ci touche soit le concept utilisé, la théorie explicative, le
champ empirique ou la méthodologie.
• L’originalité d’une étude se dit de plusieurs manières (Phillips et Pugh, 1994) :
 Réaliser un travail empirique qui n’a pas été mené jusque-là ;
 Interpréter des idées, des pratiques, des approches connues d’une nouvelle
manière ;
 Apporter des données nouvelles (new évidence), des nouvelles solutions sur des
sujets ou des problèmes précis ;
L’exploration
 Faire une synthèse originale de ce qui a déjà été fait ;
 Appliquer un résultat obtenu dans un contexte particulier à un autre
contexte ;
 Explorer un champ nouveau non encore exploité
 Utiliser un nouveau concept, une nouvelle théorie pour expliquer la
question étudiée
 Utiliser une nouvelle méthodologie (méthodes, techniques, outils) dans la
collecte ou l’analyse des données
 Étudier un domaine nouveau, non encore couvert par la discipline.

CHAPITRE 2_METHODOLOGIE DE LSA RECHERCHE.pdf

  • 1.
    CHAPITRE 3 COMMENT DEFINIRUN PROBLÈME DE RECHERCHE ? Prof. Mounir BELLOUMI FSEG Sousse A.U. 2025-2026
  • 2.
    Qu’est-ce que ladémarche scientifique ? • Une démarche est une manière de progresser vers un but. Chaque recherche est une expérience singulière. Chacune est un processus de découverte qui se déroule dans un contexte particulier au cours duquel le chercheur est confronté à des contraintes, doit s’adapter avec souplesse à des situations imprévues au départ, est amené à faire des choix qui pèseront sur la suite de son travail. • Dès lors qu’on prétend s’engager dans une recherche en sciences économiques et de gestion, il faut adopter une démarche : d’une part, il s’agit de respecter certains principes généraux du travail scientifique, d’autre part, il s’agit de distinguer et mettre en œuvre de manière cohérente les différentes étapes de la démarche.
  • 3.
    Les actes dela démarche scientifique • Campenhoudt et Quivy (2004) distinguent 3 actes de la démarche de la recherche scientifique : la rupture, la construction et la constatation. a) La rupture ou la déconstruction : c’est prendre du recul avec des idées préconçues, sa propre expérience et ses propres catégories de pensée à priori, de sens commun ; il s’agit de se détacher des explications trop simplistes, des fausses évidences, des préjugés, des jugements de valeur…. La rupture intervient entre le sens commun, les préjugés et les connaissances scientifiques. • Dans la rupture, il faut distinguer le jugement de valeurs et le jugement de réalité : les jugements de valeur n’ont pas leur place dans les sciences, les jugements de valeur ne peuvent être déduits des faits empiriques.
  • 4.
    Les actes dela démarche scientifique • On porte un jugement de valeur lorsqu'on évalue une réalité en fonction d'une préférence, d'une norme morale ou esthétique, etc. le jugement de valeur comportement une dimension irréductiblement subjective. • On porte un jugement de réalité lorsqu'on essaie de décrire cette réalité telle qu'on la perçoit, sans la « juger », au sens courant du terme : on s’efforce simplement de décrire ou d’expliquer une réalité empirique. Si l’on dispose des informations suffisantes, on peut vérifier un jugement de réalité.
  • 5.
    Les actes dela démarche scientifique b)La construction : celle-ci consiste à reconsidérer le phénomène étudié à partir de catégories de pensée qui relèvent des sciences économiques et de gestion, à se référer à un cadre conceptuel organisé susceptible d’exprimer la logique que le chercheur suppose être à la base du phénomène. C’est grâce à ce cadre théorique que le chercheur peut construire des propositions explicatives du phénomène étudié et qu’il peut percevoir le plan de recherche à installer, les opérations à mettre en œuvre et le types de conséquences auxquelles il faut logiquement s’attendre au terme de l’observation. c)La constatation : c’est la mise à l’épreuve des faits, il s’agit d’une vérification des propositions faites par des informations liées à la réalité concrète.
  • 6.
    Les étapes dela démarche scientifique • Campenhoudt et Quivy (2004) distinguent 7 étapes principales de la démarche (la question de départ, l’exploration, la problématique, la construction du modèle d’analyse, l’observation, l’analyse des informations et les conclusions). • Ces différentes étapes peuvent être regroupées dans le design de la recherche (la stratégie retenue pour entreprendre une recherche). • Le design de recherche est, le cheminement, étape par étape, qui doit mener de la formulation du problème à l'analyse et l'interprétation des résultats, en passant par la revue de littérature et des travaux similaires, la définition des échantillons, des instruments de collecte des données, etc.
  • 7.
    Les étapes dela démarche scientifique • Le design de recherche doit répondre aux questions suivantes : 1.Quel est le champ de recherche et l'objet de la recherche ? 2.Quel est le problème précis à étudier, ce problème est observé dans quel contexte ? 3.Qu'en sait-on dans la littérature aujourd'hui ? Que veut-on apporter de plus ? 4.Quelles sont les données dont on aura besoin ? 5.Quels sont les facteurs, les variables ou les éléments à contrôler avant de mesurer ? Quelles sont les sources utilisables ? 6.Où collecter les données ? comment mesurer les données à collecter ? avec quelle • démarche ou outil collecter et analyser les données ? comment produire et interpréter les résultats ?
  • 8.
    Les étapes dela démarche scientifique • La démarche scientifique, e s t un processus en 3 phases : phase préparatoire, de réalisation et finalisation. a) Phase préparatoire : permet de circonscrire le sujet d’étude, d’établir les balises de l’intervention sur le terrain, de juger de la faisabilité générale du projet dans le temps imparti et de valider ces choix avec le directeur. • Le chercheur doit :  Cerner quel domaine de recherche qui l’intéresse  Faire le choix de la thématique et définir le sujet  Se fixer sur le problème à élucider  Effectuer une recherche documentaire préliminaire sur le sujet  Repérer les personnes-ressources à qui s’adresser, obtenir leur accord  Construire un objet de recherche  Rédiger un projet de recherche.
  • 9.
    Les étapes dela démarche scientifique b)Phase de réalisation : est normalement la plus longue et celle qui mobilisera le plus votre temps et votre énergie. Elle comporte une partie théorique et une partie pratique bien que celles-ci soient souvent enchevêtrées en cours de processus, l’une venant alimenter l’autre. La partie théorique repose sur vos connaissances théoriques, sur votre capacité de synthèse et sur votre habileté à appliquer de manière appropriée et pertinente les concepts et modèles appris en cours de formation à des situations concrètes et votre capacité à tirer profit de la bibliographie. Pour sa part, la partie pratique représente les tâches et activités concrètes que vous devrez mener durant la phase de réalisation.
  • 10.
    Les étapes dela démarche scientifique • En fonction du sujet ou thème traité, cette partie comprend :  Le recueil ou collecte des données en effectuant des enquêtes, des sondages, des groupes de discussion ou des interviews. Cette collecte de données originales suppose de respecter certaines règles méthodologiques pour utiliser les outils à bon escient.  L’analyse des données et poser un diagnostic : analyse des causes, des facteurs de contexte contraignants, de la position des acteurs impliqués ;  Le répertoire les solutions possibles pour résoudre le problème : élaborer divers scénarios et à jauger leur faisabilité, leur intérêt, leurs inconvénients.
  • 11.
    Les étapes dela démarche scientifique c)Phase de finalisation : est l’aboutissement du travail scientifique et se clôt avec la remise de la note finale, lorsque les corrections requises au document final (le cas échéant) ont été effectuées. • Elle suppose de :  Terminer la rédaction de la dissertation ;  Le soumettre à son directeur pour accord ;  Déposer le travail et préparer la défense ;  Défendre son travail devant le jury.
  • 12.
    Les étapes dela démarche scientifique Arrivé à l’étape de la finalisation, il faut prévoir du temps pour terminer la rédaction de la dissertation. Vous devrez (a) rédiger vos conclusions et, le cas échéant, vos recommandations en les appuyant sur les analyses réalisées durant les étapes précédentes, (b) préciser la portée et les limites de la recherche réalisée, (c) faire la mise en forme définitive du rapport en respectant les consignes typographiques, (d) compléter les références bibliographiques et dresser la table des matières, (e) vérifier l’orthographe, la grammaire et la ponctuation (f) vous assurer de la pertinence des annexes et de la clarté des tableaux et figures contenues dans le travail.
  • 13.
    La question dedépart • Le chercheur doit s’obliger très rapidement à choisir un premier fil conducteur aussi clair que possible, afin que son travail puisse débuter sans retard et se structurer avec cohérence. • Ce point de départ n’est que provisoire, il a en effet de fortes probabilités d’évoluer par la suite puisque par définition, une recherche est quelque chose qui se cherche. • La question de départ constitue le fil conducteur du travail de recherche et va donc guider l’étape exploratoire.
  • 14.
    La question dedépart 1. Par où dois-je commencer la recherche ? • C’est sans doute la question la plus souvent posée par le chercheur. On pourrait croire qu’elle se limite au début de la recherche, pour disparaître ensuite définitivement une fois la recherche lancée. Il faut relativiser la question de commencement et chercher à faire un petit saut, qui enclenche une dynamique d’approfondissement (Dumez, 2013). • Il faut éviter l’angoisse, parce qu’on ne voit absolument pas par où prendre le problème.
  • 15.
    La question dedépart • Karl Popper (1979) pense que toute connaissance scientifique est fondamentalement une démarche de questionnement sur un problème réel de recherche. • Ce questionnement, sous forme d’une question de départ, permet au chercheur d’exprimer le plus exactement possible ce qu’il cherche à savoir, à élucider, à mieux comprendre (Campenhoudt et Quivy, 2004). • La démarche scientifique commence, non par des observations, non par de la théorie que l’on veut tester, mais par un problème, une interrogation, un questionnement qui va orienter la recherche. • Ce problème provient des observations empiriques (phénomène observé) sur terrain.
  • 16.
    La question dedépart Cependant traduire un projet de recherche, sous la forme d’une question de départ, n’est utile que si cette question remplit trois critères indispensables qui sont : clarté, faisabilité et pertinence.  Clarté : la question doit être précise et ne pas prêter à confusion, chaque terme devant être clairement défini (réaliser des tests auprès de son entourage). En outre, elle doit être aussi concise que possible.  Faisabilité : la question doit être réaliste, tant d’un point de vue personnel, matériel que technique.  Pertinence : il doit s’agir d’une vraie question, sans réponse présupposée et qui n’a pas de connotation morale (on ne doit pas chercher à juger mais à bien comprendre). Elle doit être descriptive ou explicative, normative, prédictive ou compréhensive.
  • 17.
    La question dedépart • Une question de départ présente les qualités suivantes :  Précise (ni vague, ni confuse) et concise (pas trop longue)  Univoque (ni embrouillée, ni à tiroirs): sans ambiguïté, et n'a qu'une seule interprétation ou signification  Réaliste (en rapport avec les moyens)  Explicative (permettant de comprendre)  Opérationnelle (possibilité d’y apporter une réponse sur terrain)
  • 18.
    La question dedépart • La question de départ doit aborder l’étude de ce qui existe et non celle de ce qui n’existe pas encore et enfin, elle doit viser à mieux comprendre les phénomènes étudiés. • Sa formulation reste une étape obligatoire, parce qu’à partir de cette question qu’on cherche à répondre au problème qui se pose et qui nécessite une recherche (compréhension ou explication) ; et ce problème provient d’une observation des faits (phénomène observé).
  • 19.
    La question dedépart • Comment faire le choix de son sujet de recherche ? • Choisir un sujet de recherche, c’est choisir un champ de recherche à exploiter. Inutile donc de se crisper sur des thèmes généraux ; il faudrait d’emblée prendre en considération le domaine d’étude auquel on appartient. • Le chercheur commence par laisser naître en lui une idée avec laquelle il “jongle” pour orienter sa recherche. L’idée peut lui venir d’une observation, de ses expériences personnelles dans la vie courante ou dans la vie professionnelle, ou des écrits se rapportant au domaine d’étude, ou d’une insatisfaction par rapport à ce domaine particulier. Si on connaît peu de choses sur le sujet, il est plus utile de commencer par des lectures et des interviews de témoins privilégiés qui connaissent et maitrisent la question. • Comme nous l’avons dit, la recherche commence quand le chercheur détecte un problème c’est-à- dire quand il reconnait que quelque chose n’a pas d’explication adéquate ; quand on présente un phénomène qui semble contredire une théorie établie et que le chercheur veut élucider ou expliquer (Milgrom et Roberts, 1994).
  • 20.
    La question dedépart • Règles indicatives pour le choix du sujet a)Le sujet doit intéresser l’auteur. Attention aux choix qui ne tiennent pas compte de vos goûts, vos lectures, vos passions, votre centre d’intérêt, votre domaine ou votre spécialité…. b)Le sujet doit être problématique c’est-à-dire avoir un problème à résoudre. Il doit être opérationnel, les sources doivent être accessibles c’est-à-dire matériellement à votre portée ; casuistique c’est-à-dire un sujet fondé sur un cas réel et phénoménal c’est-à-dire un sujet qui porte sur une question récurrente. c)Les sources doivent être traitables. Vous devez pouvoir disposer des ressources (intellectuelles et budgétaires) permettant un traitement convenable des données. d)Vous devez être en mesure de justifier votre sujet, de maîtriser la méthodologie que vous retenez pour collecter et analyser (traiter) les données ou les informations.
  • 21.
    La question dedépart • Quelques conseils sur le choix de sujet : 1)Le sujet traité ne peut, en aucun cas, être imaginatif : l'analyse porte sur ce qui existe, et non sur ce qui pourrait ou devrait exister ou être. La recherche part de quelque chose : d’un problème réel, un constat, un fait, une observation empirique, d’un phénomène observé. 2)Le sujet doit contribuer à la compréhension ou à la résolution d’un problème réel pertinent (éviter donc le fait isolé et non récurrent). 3)Le sujet devrait présenter une certaine originalité. L’originalité d’un sujet tient à l’actualité, à un contexte particulier…. 4)Par définition un bon titre doit donner le meilleur aperçu possible de la recherche en un minimum de mots : il doit être spécifique.
  • 22.
    La question dedépart 5) Veiller à une syntaxe correcte ! - Le titre est un label et pas une phrase (on peut renoncer à la construction sujet-verbe complément). Il permet de retenir l’attention du lecteur. Le sujet ne doit pas être trop long, au risque de perdre le lecteur pour incompréhension, il ne doit pas excéder 15 mots par exemple. 6) La signification et l'ordre des mots sont importants dans le sujet 7) Éviter les fautes d’orthographe. 8) Ne jamais utiliser des abréviations ou un quelconque jargon dans le titre.
  • 23.
    La question dedépart • Justification de choix du sujet • Généralement, on retient trois types de motivation sur le choix et intérêt du sujet : (i)Motivation personnel : Il faut amener le sujet, l’introduire, c’est-à-dire indiquer où il sort et comment on en est venu à le choisir parmi tant d’autres du domaine de recherche. Le chercheur évoque ensuite les motivations qui ont suscité son intérêt pour le sujet. Toutefois, “son intérêt” doit conduire à l’intérêt “objectif du sujet”. (ii)Motivation scientifique : Le chercheur exprime la pertinence ou la portée scientifique du sujet en indiquant en quoi ce sujet s’inscrit dans les préoccupations scientifiques d’actualité. Il montre en quoi ce sujet contribuera à l’avancement des connaissances. (iii)Motivation managérial : Il s’agit de montrer en quoi la recherche apporte des réponses aux préoccupations des décideurs sociaux (directeurs, managers, décideurs), des hommes politiques, des praticiens, etc.
  • 24.
    La question dedépart • Qu’est-ce que le phénomène observé ? • Le phénomène observé est une situation réelle, un fait, un état de chose, une réalité observée qui est phénoménale c’est à dire qui sauterait aux yeux et/ou se trouverait en dehors de ce qui est, selon les théories en vigueur. Cette observation faite par le chercheur devrait être phénoménale et récurrente pour qu’elle puisse justifier l’intention d’une recherche approfondie. • Comme l’affirme Albarello (2015) le concept « phénomène » apparait de plus en plus décisif dans le processus de construction de l’objet de recherche. Il le définit comme d’une part « le fait » et d’autre part « le phénomène » ; le fait est concret, perceptible, immédiat tandis que le phénomène est un produit conceptuel de l’activité mentale, il est objectivé et inséparable de l’abstraction.
  • 25.
    La question dedépart • Qu’est-ce que le problème de recherche ? • Le problème de recherche peut se définir comme l’écart observé entre une situation de départ insatisfaisante et une situation d’arrivée désirable ; écart qui existe entre ce que nous savons et ce que nous voudrions savoir à propos d’un phénomène donné, écart entre ce qui existe et ce qui devrait exister (selon la théorie, loi) à l'égard d'une situation dont on n'est pas satisfait et qu'on désire comprendre, expliquer, solutionner ou résoudre. Le processus de recherche est entrepris pour combler cet écart. • La recherche naît de l’existence d’un problème à résoudre, à clarifier. Il y a problème lorsqu’on ressent la nécessité de combler cet écart conscient entre ce qu’on sait et ce qu’on devrait savoir. Résoudre un problème, c’est trouver les moyens d’atténuer cet écart. Autrement dit, il n’y a pas de recherche là où l’on ne pose pas de question. Einstein (1938) a pu dire que la science est bien moins dans la réponse que dans les questions que l’on se pose.
  • 26.
    La question dedépart • Le problème peut être de différentes natures, il peut s'agir :  D’un problème pratique ou managérial, comme une situation sociale difficile ou un problème technique;  D’un problème empirique, c'est-à-dire d'un manque de connaissance des faits qu'une observation ou une expérimentation peut permettre de résoudre (par exemple : la détermination du taux de productivité de l'industrie manufacturier dans le secteur minier) ;  D’un problème conceptuel, donc d'un problème concernant la définition adéquate d'un terme ou sa signification exacte (par exemple : la définition la plus adéquate du concept « manager »).  D’un problème théorique, c'est-à-dire qui concerne l'explication d'un phénomène ou l'évaluation d'une théorie explicative (par exemple : la détermination des causes de l'inégalité de salaire entre les hommes et les femmes au travail).
  • 27.
    La question dedépart • Dans cette épate, la recherche scientifique va consister donc à : i. Définir le problème, c’est savoir ce que l’on fait et pourquoi on le fait. Avant de poser la question de départ, le chercheur doit avoir perçu en amont un “problème” à élucider, à étudier : ii. Identifier le problème : Il s’agit d’identifier ce qui crée le malaise, l’insatisfaction, … “Ce qui fait problème”, absence totale ou partielle d’une explication, phénomène curieux ou étonnant, lacunes, contradiction repérées dans les travaux antérieurs ou la théorie existante. • Formuler le problème : Il s’agit d’exprimer en termes sans équivoque, en énoncé affirmatif, la situation qui exige qu’une recherche soit menée. C’est montrer, à l’aide d’une argumentation, que l’exploration empirique du • problème est nécessaire, pertinente, et qu’elle peut contribuer à l’avancement des connaissances.
  • 28.
    L’exploration • L’exploration sedécompose en deux parties, elle comprend ainsi :  L’activité de lecture (ouvrages, livres, articles, revues, journaux, publications, thèses, mémoires…en sciences économiques et de gestion dans les bibliothèques, ou à internet)  Les entretiens exploratoires avec les acteurs ou spécialistes de la question. 1. Activité de lecture ou état de la question : que sait-on sur le sujet ? • La phase de lecture préparatoire constitue un « état de l’art » ou état de la question, elle sert à s’informer des recherches déjà menées sur le thème de travail. Pour cette phase de lecture, il s’agit de sélectionner très soigneusement un petit nombre d’articles (ou livres) et de s’organiser pour en retirer un bénéfice maximum.
  • 29.
    L’exploration • Ainsi, ilfaut respecter certains critères de choix, à savoir : s’assurer des liens des articles choisis avec la question de départ, dimensionner raisonnablement le programme de lecture, dégager des éléments d’analyse et d’interprétation, et enfin, choisir des approches diversifiées. • Pour avoir où trouver ces textes, il faut, dans un premier temps, se renseigner auprès d’enseignants, de chercheurs ou de spécialistes qui pourront apporter une aide précieuse et dans un second temps, procéder à la recherche de documents.
  • 30.
    L’exploration • Quelques sitespour la lecture :  www.tel.archives-ouvertes.fr  www.schoolar.google.fr  www.erudit.org  www.persee.fr  www.cairn.info  www.justor.org  www.ilo.org  www.academia.edu  www.search.openedition.org  www.fcs.revue.org  www.researchgate.net
  • 31.
    L’exploration  www.openjournals.net  www.journalseek.net www.refseek.com  https://papyrus.bib.umontreal.ca  https://www.hbrfrance.fr  https://journals.openedition.org  https://www.africmemoire.com
  • 32.
    L’exploration • Quelques sitesgratuits pour télécharger des livres : • www.pdfdrive.net www.allitebooks.org www.bookrix.com www.gutenberg.org www.freebooks.com www.b-ok.org
  • 33.
    L’exploration • Quelques sitespour la recherche scientifique : • Outils scientifiques pour la recherche : www.smallseotools.com Pour détecter le plagiat : www.plagscan.com • Pour créer des graphiques : www.onlinecharttool.com • Mise en place des questionnaires électroniques : www.surveyplanet.com • Gestion et enregistrement des références et des citations : www.refme.com
  • 34.
    L’exploration • Grille delecture • Pour que la lecture soit efficace, il est également recommandé d’établir une grille de lecture qui recense d’une part, les idées contenues dans le texte et d’autre part, leur structuration (cheminement du texte) et de rédiger alors un résumé à l’aide de cette grille. • Après avoir réalisé les résumés des différents textes retenus, il s’agit de les comparer attentivement (points de vue adoptés, contenus, accords et divergences des différents auteurs) afin d’en retirer les éléments de travail et les réflexions les plus intéressantes qui permettront d’orienter les lectures futures. • La grille de lecture est une construction qui permet de dégager d’une part les thèmes majeurs identifiés chez les auteurs et d’autre part elle permet de relier ces thèmes aux différentes dimensions de la question de recherche et à son contenu global. • Un premier travail consiste à résumer et à coder ce qui a été recueilli et lu, de manière à pouvoir le mobiliser plus facilement. Il s’agit de pouvoir regrouper, catégoriser, comparer, organiser les références entre elles.
  • 35.
    L’exploration 2- Pourquoi réaliserdes entretiens exploratoires ? • Les lectures doivent s’accompagner d’entretiens exploratoires qui ont pour objectif principal de mettre en lumière les aspects du phénomène étudié auxquels le chercheur n’aurait pas pensé spontanément lui-même et de compléter ainsi les pistes de travail mises en évidence par ses lectures. • Les entretiens exploratoires ne peuvent remplir cette fonction que s’ils sont très peu directifs (entretiens semi-directif) car l’objectif n’est pas de valider les idées préconçues du chercheur mais d’en imaginer de nouvelles. Pendant l’entretien, il s’agit ainsi d’écouter plus et de poser le moins de questions possible ; intervenir de la manière la plus ouverte possible ; s’abstenir de s’impliquer soi-même ; veiller à ce que l’entretien se déroule dans un environnement et un contexte adéquat ; enregistrer les entretiens pour être le plus attentif possible.
  • 36.
    L’exploration • Trois catégoriesde personnes sont susceptibles d’intéresser le chercheur : les spécialistes scientifiques de l’objet d’étude, les témoins privilégiés et le public directement concerné par l’étude. L’étape d’exploration a pour but de vérifier que la question de départ est toujours adaptée au sens de la recherche, et permettre ainsi de construire la revue de littérature. • Toute démarche d'analyse implique en effet une phase préalable de « questionnement systématique et exhaustif » dont la qualité conditionne la collecte des données nécessaires et suffisantes pour dresser l'état des lieux et rendre compte d'une situation, d'un problème, d'un processus. • L’outil QQQOCCP (Qui, Quoi ? Quand ? Où ? Combien ? Comment ? Pourquoi ?), qui sont les 7 questions qui définissent les « circonstances » d'une situation peut être utilisé lors des entretiens exploratoires. Il permet d’identifier les acteurs ; le fait ; le lieu ; le temps ; la manière ; les moyens ; les motifs.
  • 37.
    L’exploration • Le butde l’étape exploratoire est (Albarello, 2012) :  Identifier les dimensions du champ à traiter, ses composants, les diverses façons de l’appréhender, de le mesurer  Percevoir les façons, souvent très diverses, dont différents acteurs perçoivent eux- mêmes ce champ d’étude : y voient-ils un problème, un intérêt, une utilité ?  Identifier des facteurs en cause en amont du phénomène qui peuvent éventuellement en expliquer les variations ou changements  Identifier les événements et situations en aval, les conséquences, impacts, effets…possibles ou probables de diverses modalités du phénomène étudié  Découvrir des pistes pour la formulation d’hypothèses de travail pertinentes, des terrains où une étude serait praticable.
  • 38.
    L’exploration • Qu’est-ce quela revue de littérature ? • La revue de littérature comme son nom l’indique, rapporte ce qui a été dit dans la littérature. Elle présente les différents concepts qui aident à la compréhension du sujet, d’une manière plus approfondie. Elle n’est pas une énumération des différents résultats obtenus par les autres chercheurs, mais une confrontation des différents résultats des recherches menées par les auteurs dans des études antérieures. • Elle rapporte les études théoriques et empiriques les plus pertinentes (état de la question), les plus significatives concernant le sujet. La revue de littérature peut montrer dans certains cas, l’évolution d’un courant de pensée, d’une théorie, d’une méthode, etc.
  • 39.
    L’exploration • Elle viseà faire le bilan de ce que l’on sait déjà sur la question de recherche. Elle est analytique dans la mesure où elle ne consiste pas à faire une liste des auteurs et de leurs idées, mais plutôt à identifier des tendances, des orientations, et discutant les conséquences des choix qui fondent ces orientations, en mettant les auteurs en dialogue entre eux, et en soumettant leurs idées et leurs travaux à la critique. • Elle démontre que l’on sait ce qui a déjà été fait, de façon à aller un peu plus loin. Évidemment, dans un projet de mémoire la revue de littérature est plus limitée que lorsqu’il s’agit d’un projet de thèse de doctorat. Dans ce dernier cas elle est plus poussée, plus pointue.
  • 40.
    L’exploration • La revuede littérature situe le sujet par rapport à des recherches antérieures et fournit un créneau unique pour votre recherche. Une revue de la littérature aide à démontrer la pertinence d’un projet de recherche en révélant des lacunes dans la littérature existante sur un sujet, ce qui offre la possibilité d’effectuer cette nouvelle recherche. • Les objectifs de la revue de littérature sont (Hart, 2009) :  Identifier la frontière entre ce qui a déjà été fait et qui a besoin d’être étudié ;  Découvrir des variables importantes liées au sujet ;  Faire une synthèse et élaborer une perspective nouvelle ;  Identifier des relations entre des idées et des pratiques ;
  • 41.
    L’exploration  Établir lasignification du problème ;  Acquérir le vocabulaire et les concepts liés au problème ;  Comprendre la structure du sujet ;  Établir un lien entre les idées et les cadres théoriques d’une part, et leurs applications de l’autre ;  Identifier les méthodes et techniques de recherche qui ont déjà été utilisées pour traiter du problème.
  • 42.
    L’exploration • Comment exposerla revue de littérature ? • Dans l’exposé d’une revue de recherche, on n’écrit pas le titre de l’ouvrage ; on annonce seulement l’auteur et la date de publication de l’ouvrage. On ne met pas de citations ; il s’agit de résumer ce que l’auteur a dit concernant l’idée évoquée dans l’ouvrage et qui est en rapport avec les volets de la question de recherche. • À la fin de l’exposé, on donne son point de vue quant à l’apport de cet ouvrage dans l’exercice qu’on veut entreprendre. Il faut faire aussi à la fin une grande conclusion sur la valeur des auteurs qui ont servi à faire notre revue de littérature. • La revue de littérature ne doit pas devenir une succession de citations faites à tort et à travers, il faut réaliser un travail de synthèse intéressant et pertinent. Dans tous les cas, les citations doivent être fidèles au texte de l’auteur et les références doivent inclure la page d’où la citation est tirée. • Trois cadres peuvent être envisagés dans la revue de littérature : le cadre conceptuel, le cadre théorique et le cadre d’analyse.
  • 43.
    L’exploration • Qu’est-ce quel’originalité d’une recherche ? • Les travaux de recherche ont toujours un propos défini suffisamment fort pour justifier leur réalisation. Le point fondamental pour être observé est leur originalité ou leur nature inédite. Celle-ci touche soit le concept utilisé, la théorie explicative, le champ empirique ou la méthodologie. • L’originalité d’une étude se dit de plusieurs manières (Phillips et Pugh, 1994) :  Réaliser un travail empirique qui n’a pas été mené jusque-là ;  Interpréter des idées, des pratiques, des approches connues d’une nouvelle manière ;  Apporter des données nouvelles (new évidence), des nouvelles solutions sur des sujets ou des problèmes précis ;
  • 44.
    L’exploration  Faire unesynthèse originale de ce qui a déjà été fait ;  Appliquer un résultat obtenu dans un contexte particulier à un autre contexte ;  Explorer un champ nouveau non encore exploité  Utiliser un nouveau concept, une nouvelle théorie pour expliquer la question étudiée  Utiliser une nouvelle méthodologie (méthodes, techniques, outils) dans la collecte ou l’analyse des données  Étudier un domaine nouveau, non encore couvert par la discipline.