IMMUNOLOGIE
G3 BIOMED, 2019 – 2020
Pr Dr Salomon BATINA AGASA, MD, PhD
Ass Dr Serge TONEN WOLYEC, MD, MSc
UNIVERSITE DE KISANGANI
Immunologie générale
2
24/01/2020 USB 2018 2019
« Le Procureur général de la République
avait sollicité en novembre 2015 la levée de
l’immunité des députés… qu’il voulait
poursuivre pour … »
(Radio Okapi)
L'immunité est définie comme la résistance aux maladies et, plus
spécifiquement, aux maladies infectieuses.
L'ensemble des cellules, des tissus et des molécules qui concourent
à opposer une résistance aux infections est nommé système
immunitaire.
La réaction coordonnée de ces cellules et molécules contre les
germes pathogènes porte le nom de réponse immunitaire.
L'immunologie est l'étude du système immunitaire, notamment de
ses réponses contre les pathogènes microbiens et les tissus
endommagés du soi, ainsi que de son rôle dans les maladies.
INTRODUCTION
DÉFINITIONS
Actuellement on préfère une définition plus large, qui considère l'immunologie
comme la science de la discrimination du soi (self) et du non-soi (non-self).
Cette immunité est dite active, lorsque l'individu a produit lui-même ses
effecteurs après contact avec l'agresseur, et passive lorsque ces effecteurs lui ont
été transmis physiologiquement (grossesse) ou artificiellement (sérothérapie).
INTRODUCTION 2
Le soi : constituant moléculaire ou cellulaire de l’organisme
Le soi modifié : constituant biologique qui n’exerce plus sa
fonction initiale.
Les non soi : un virus, une bactérie, un parasite, une substance
exogène qui est en contact avec l’organisme.
Objectif éducationnels
 Décrire l’immunité innée et l’immunité adaptative
 Décrire les actions du système immunitaire contre les
bactéries, les virus et les parasites
 Décrire les actions du système immunitaire contre les greffes
ou les transplantations
 Décrire le déséquilibre homéostatique de l’immunité
 Décrire le développement et le vieillissement du système
immunitaire
 Décrire les applications pratiques de l’immunologie dans le
diagnostic, la prévention et la prise en charge des maladies 5
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PLAN
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1. Généralités
2. Composants et fonction du système immunitaire
3. Immunité innée
4. Immunité adaptative ou spécifique
5. Antigènes et anticorps
6. Immunité anti-infectieuse
7. Immunologie des greffes ou des transplantations
8. Déséquilibre homéostatique de l’immunité
9. Développement et le vieillissement du système immunitaire
10. Applications pratiques de l’immunologie dans le diagnostic,
la prévention et la prise en charge des maladies
Batina Unikis 2017 2018
1. HOMBERG J.C Immunologie médicale
2. BROSTOFF J. Immunologie Clinique
3. ROITT IM, Immunologie
4. AYMERIC JL, Immunologie humaine
5. REVILLARD JP ; Immunologie
6. ESPINOSA E. Immunologie
7. PARHAM P. Le système immunitaire
8. ABBAS A. K., Les bases de l’immunologie fondamentale
et clinique
9. LETONTURIER P. Immunologie générale
LIVRES CONSEILLÉS
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Batina Unikis 2017 2018
Toute réponse immunitaire : quatre phases
1. reconnaissance des microorganismes
2. activation des cellules de l’immunité
3. action des cellules et des molécules de l’immunité ;
élimination du danger (phase effectrice )
4. retour au silence
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Perspectives historiques
• variole
• vaccine
• Pasteur
du latin immunitas
la première description de ce
phénomène remonte à THUCYDIDES
(peste à Athènes au Vème siècle av J-C)
Dès le Xème siècle les Chinois de la
dynastie Ming étaient capables de
conférer une protection contre la
variole
Edward JENNER
Perspectives historiques 2
l'immunologie s'individualise de la
microbiologie grâce aux travaux de
PASTEUR sur la rage (1895) qui
concluent toute une série de
manipulations bénéfiques de la réponse
immunitaire par les vaccinations
Perspectives historiques 3
Les 5 périodes retenue dans l’histoire de l’immunologie :
La première période peut être qualifiée de microbiologique
L'ère pastorienne sera la deuxième époque, sérologique
La troisième époque, que l'on peut qualifier d'immunochimique
La quatrième époque est celle de l'immunologie cellulaire
Dernière en date, la cinquième période est celle de
l'immunogénétique ou immunologie moléculaire
Réponse immunitaire innée
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Comment le microorganisme est-il reconnu par
l’immunité innée ?
 Les microorganismes portent des molécules ou
partie de molécules nommés PAMP (pathogen
associated molecular pattern) ou « motifs
moléculaires associés aux pathogènes ».
 Sur la membrane des cellules du système
immunitaire inné, existe des groupes de récepteurs
de reconnaissance nommés PRR (pattern
recognition receptors) ou « récepteurs de
reconnaissance de motifs »
Ces PRR interagissent alors avec les PAMP.
14
LTA: lipotéichoîque
Principaux PAMP des microorganismes
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LAM : lipoarabinomannane
LPS: lipopolysaccharide
Sur les bactéries gram positif
Sur les bactéries gram négatif
Sur les mycobactéries
LAM : lipoarabinomannane, LPS: lipopolysaccharide, LTA: lipotéichoîque
Principaux PAMP des microorganismes
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Récepteurs cellulaires (PRR) pour les microbes et les cellules
endommagées sont :
1. Récepteurs de type Toll (TLR, Toll-like receptor) :
Les TLR sont présents à la surface de la cellule ou dans les endosomes (par lesquels
des microbes ont été ingérés).
2. Récepteurs de type NOD (nucleotide oligomerization domain) :
La vaste famille de récepteurs cytosoliques dits de type NOD (NLR, NOD-like
receptors) interagit avec les DAMP et les PAMP accédant au cytoplasme.
3. Récepteurs RIG-like dits RLR (retinoic acid-inducible gene-I-like receptors) sont des
recepteurs intracellulaires (cytosoliques) de virus à ARN.
4. Certains PRR membranaires comme les récepteurs « scavengers » (ou récepteur
éboueur) ou les récepteurs du mannose favorise la phagocytose.
PRR PAMP Localisation
Récepteur scavenger LDL oxydée, LPS (Gram-) Membrane plasmique
Récepteur mannose Mannose (levure,
bactérie)
Membrane plasmique
TLR2 Peptidoglycanes (Gram+) Membrane plasmique
TLR3 ARN double brin (virus) Endosome
TLR4 LPS (Gram-) Membrane plasmique
TLR7,8 ARN simple brin (virus) Endosome
RIG-1 like helicase ARN double brin (virus) Cytosol
NLR Parois bactérienne ou
motifs bactériens
(flagelline, toxine,
signaux de danger
Cytosol
Liste les principaux PRR en fonction de leur localisation
cellulaire et de la nature des ligands reconnus.
N.B. Les récepteurs du
système immunitaire
inné sont codés par la
lignée germinale et ne
sont pas produits par
recombinaison
somatique des gènes.
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oDéfense cellulaire
oDéfense humorale
DEFENSE HUMORALE INNEE
• Système du complément
• Protéines de la phase aiguë : complément, Protéine C réactive (CRP)…
• Cytokines :
• interleukines (IL),
• facteur de nécrose tumorale (TNF),
• facteurs stimulant les colonies (CSF)
• chimiokines
• interférons (IFN).
• Autres facteurs humoraux
• Lactoferrine (lait)
• Secretory Leukocyte Protease Inhibitor (SLPI)
• Lysozyme
• Défensines
• Autres facteurs humoraux solubles (Kallikreine, protein s-100 etc.)
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Le système du complement
Fonctions du complément
Les Protéines de la phase aigue
Protéines sériques de l’inflammation Caractéristiques
à amplitudes de variation élevée :  CRP (proteine C réactive), procalcitonine, SAA : jusqu’à 1000 fois la
normale
 Cinétiques rapide (6h) et demi-vie courte (1jr)
 Processus inflammatoire débutant
à amplitude de variation modérée :  Fibrinogène, orosomucoïde, haptoglobine : de 200 à 400 fois la
normale
 Cinétique 12 à 14h et demi-vie 2 à 6 jrs
 Recherche et suivi d’un processus inflammatoire
à amplitude de variation faible :  Céruléoplasmine, fraction C3 du complément : 2 fois la normale
 Cinétique d’apparution > 48h et demi-vie de 3 à 6 jrs
 Indication : recherche et suivi d’un processus inflammatoire
à amplitude de variation négative :  Albumine, préalbumine et transferine
 Au cours des syndromes inflammatoires prolongés, on peut voir une
hypoalbuminémie inférieure à 30g/L
Les Protéines de la phase aigue
Les protéines de la phase aiguë jouent trois rôles majeurs :
 Les protéines de la phase aiguë se fixent à la surface des agents
pathogènes exogènes et se lient entre elles afin que ces derniers
s’agglutinent sur place.
 Elles activent le système du complément et les phagocytes.
 Elles exercent un rétrocontrôle négatif sur les acteurs de
l’inflammation pour limiter les dommages tissulaires. Elles favorisent
l’élimination des cellules mourantes et préparent la cicatrisation.
Les Cytokines
• messagers intercellulaires, non spécifiques d’Ag,
• rôle :
dans la réaction inflammatoire
l’hématopoïèse et la réponse immunitaire adaptative.
• origines:
cellules activées (les dendritiques, macrophages,
lymphocytes T…)
• plusieurs dénominations :
interleukines (IL), interférons (IFN), facteur de nécrose
tumorale (TNF), facteurs stimulant les colonies (CSF) et
chimiokines.
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Les Cytokines
• Comment agissent – elles ?
Liaison à un ou à des récepteurs
fixation au récepteur induit un signal positif
ou négatif dans la cellule
agissent en cascade et en réseau de régulation
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Autres facteurs humoraux
• Lactoferrine (lait),
• Secretory Leukocyte Protease Inhibitor (SLPI) dans la salive
(principal inhibiteur salivaire du VIH),
• Lysozyme,
• Défensines,
• Autres facteurs humoraux solubles (Kallikreine, protein s-100 etc.)
DEFENSE CELLULAIRE INNEE
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• Quelles sont ces cellules ?
• Comment agissent-elles ?
Mécanisme de la phagocytose
cellules NK
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 Réaction des tissus à une lésion
 Avantages:
Empêche la propagation des agents toxiques dans les
tissus environnants
Élimine les débris cellulaires et les agents pathogènes
Amorce les premières étapes de la réparation cellulaire
 Déroulement:
Vasodilatation et accroissement de la perméabilité
vasculaire
Mobilisation phagocytaire
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REACTION INFLAMMATOIRE
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REACTION INFLAMMATOIRE
Mobilisation
phagocytaire:
Neutrophiles
Monocytes (12 h)
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Séquence des événements au cours de la migration des leucocytes sanguins dans les foyers
infectieux :
Les quatre signes majeurs de l'inflammation aiguë (à court terme) sont la rougeur, la chaleur,
la tuméfaction et la douleur
La partie lésée se trouve donc au repos forcé, ce qui contribue à la guérison. Certains
spécialistes considèrent la perte de fonction comme le cinquième signe majeur de
l'inflammation aiguë.
REACTION INFLAMMATOIRE
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 Déséquilibre homéostatique
 Objectif ultime de la réaction inflammatoire:
 Débarrasser la région lésée des pathogènes,
cellules mortes et des débris en vue de la
réparation des tissus
 Si endroit gravement infecté: pus, abcès
 Si résistance à la digestion par les macrophages qui les a
ingérés (BK, BH…): granulomes infectieux
 Hébergé même pendant des années mais réactivation en cas
de dimunition de résistance à l’infection 37
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REACTION INFLAMMATOIRE
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LA FIÈVRE
 Invasion du microorganisme: défense par:
Réaction localisée: inflammation
Réaction généralisée: fièvre
 Forte fièvre: danger
Dénaturation des enzymes
Perturbation du métabolisme
 Fièvre légère ou modérée: bénéfique
Le foie et la rate séquestrent et diminuent la disponibilité
de Zn et du fer (nécessaire à la multiplication
bactérienne)
Augmente la vitesse du métabolisme cellulaire (accélère
le processus de réparation)
Effet positif sur les interférons 38
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INFLAMMATION ET ANALYSE MEDICALE
• VS
• NFS :
– hyperleucocytose neutrophiles ou éosinophiles,
– hyperplaquettose (ou thrombocytose)
– anémie (inflammation chronique).
• Taux de certaines protéines de la phase aiguë :
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Que retenir de l’immunité innée ?
Synthese des composants de l'immunité innée
 Les barrières muqueuses : intégrité et qualité du mucus ;
 Le pH acide des sécrétions cervicovaginales;
 La sécrétion de “facteurs humoraux solubles”:
• Lactoferrine (lait),
• Secretory Leukocyte Protease Inhibitor (SLPI) dans la salive (principal
inhibiteur salivaire du VIH),
• Lysozyme,
• Défensines,
• Autres facteurs humoraux solubles (Kallikreine, protein s-100 etc.)
 Les cellules phagocytaires, notamment les polynucléaires neutrophiles, les
macrophages et dans une moindre mesure les cellules dendritiques
indifférenciées;
 Le systeme complément et les interferons;
 Les cellules qualifiées de “tueuses naturelles” (ou “natural killer” des auteurs
anglo-saxons);
 Les anticorps dits “naturels” (i.e. polyspécifiques, polyréactifs et de faible affinité),
 Les lymphocytes intraépithéliaux (“IEL” pour “Intra Epithelial Lymphocytes”) à
“TCR” (récepteur des cellules T) de type “ g,d": IELg,d.
Réponse immunitaire spécifique
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Immunité spécifique ou adaptative
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l’immunité « apprise » par des mécanismes très
spécifiques, c’est-à-dire très spécialisés vis-à-vis des
microorganismes très déterminés.
C’est une défense sélective visant à réduire ou à
neutraliser un agresseur particulier et à la quelle
l’organisme a été préparé par un contact antérieur
avec celui-ci.
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Défenses adaptatives: Antigènes
 Antigènes
 Molécules qui se lie spécifiquement au paratope d’Ig et au TCR (antigénicité)
 Substances qui ont la capacité de déclencher la réaction immunitaire
(immunogénicité)
 Molécules non rencontrées dans l’organisme (= non-soi)
 Nature des antigènes
 Selon l’intervention des lymphocytes T pour induire la réponse immunitaire:
 thymo-dépendants, activent les composantes cellulaire et humorale, CMH et CD1
 Ag thymo-indépendants : réponse Ac
 Caractéristiques physico-chimiques des Ag
 protéines >> polysaccharides >> lipides >> acides nucléiques 47
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Défenses adaptatives: Antigènes
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 Ag complets et incomplets (haptènes)
 Ag complets: propriétés
 Immunogénicité: stimuler la prolifération des lymphocytes spécifiques et la
formation d’Ac spécifiques
 Réactivité: interagir avec les lymphocytes activés et les Ac libérés à l’occasion
de réactions immunologiques
 Ex: grains de pollen, microorganismes
 Ag incomplets (haptènes)
 réactivité
 Pas d’immunogénicité: doivent se combiner avec une protéine de l’organisme
avant de devenir immunogène
 Ex: peptides, nucléotides, hormones, pénicilline
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Antigènes : Déterminants antigéniques (épitopes)
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 Parties de l’Ag qui sont reconnues comme étrangères =
épitopes
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NB. Superantigène: des antigènes qui stimulent un plus grand nombre de lymphocytes T.
Ils sont avant tout d’origine infectieuse: exotoxines bactériennes, protéines rétrovirales…
Cellules du système immunitaire adaptatif :
Caractéristiques
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 Lymphocytes
 Issus de hémocytoblastes de la MO
 Éduqués dans le thymus (LT) et dans la MO (LB) afin d’acquérir:
 L’immunocompétence: apparition des récepteurs propres à un Ag à la
surface du lymphocyte. Les immunocompétents colonisent les organes
lymphoïdes secondaires (où se produit la stimulation antgénique), et ils
circulent entre le sang, la lymphe et les organes lymphoïdes. La diversité
des récepteurs d’Ag est assuré par le réarrangement des segments d’ADN
 L’auto-tolérence: absence relative de réaction aux auto-Ag (afin de ne pas
attaquer les cellules de l’organisme)
 Cellules présentatrices d’antigènes
 Cellules dendritiques, macrophagocytes et lymphocytes B
 Ingèrent les Ag et en présentent les déterminants Ag à leur surface pour la
reconnaissance par les lymphocytes T
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Lymphocytes naïfs
 Les lymphocytes B et T immunocompétents qui n’ont pas
encore été exposés à un Ag. Ils se dispersent dans les gg, la rate
et autres organes lymphoïdes secondaires dans les quels ils
rencontreront les Ag
Lymphocytes effecteurs et mémoires
 Lorsqu’ils se lient aux Ag reconnus, les lymphocytes sont activés
et achèvent leur différenciation en LT et LB effecteurs et
mémoires.
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Cellules du système immunitaire adaptatif :
Caractéristiques
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Type d’immunité
adaptative
Les lymphocytes matures présentant des récepteurs pour de nombreux antigènes se
développent avant la rencontre avec ces antigènes. Le terme « clone » désigne une
population de lymphocytes porteurs de récepteurs d'antigène identiques et donc de
spécificité identique ; toutes ces cellules provenant probablement d'un seul précurseur.
Chaque antigène (par exemple, X et Y) sélectionne un clone préexistant de lymphocytes
spécifiques et stimule la prolifération et la différenciation de ce clone.
Théorie de la Sélection clonale.
Immunoglobulines (Ig) ou anticorps (Ac)
Glycoprotéines membranaires, sériques
l’identification du non-soi
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Definition : C’est un type de molécule glycoprotéique, également appelé
immunoglobuline (Ig), produit par les cellules dérivées des lymphocytes B
appelées les plasmocytes, qui se lie aux antigènes, souvent avec un degré élevé
de spécificité et une forte affinité.
Une molécule d'anticorps est composée de quatre chaînes polypeptidiques, à
savoir deux chaînes lourdes (H) identiques et deux chaînes légères (L)
identiques, chaque chaîne contenant une région variable et une région
constante.
Les quatre chaînes sont assemblées pour former une molécule en forme de «
Y ». Chaque chaîne légère est liée à une chaîne lourde, et les deux chaînes
lourdes sont liées entre elles, toutes ces liaisons étant assurées par des ponts
disulfures. Une chaîne légère est constituée d'un domaine V et d'un domaine
C, tandis qu'une chaîne lourde comprend un domaine V et trois ou quatre
domaines C.
Chaque domaine se replie pour adopter une conformation tridimensionnelle caractéristique,
portant le nom de domaine d'immunoglobuline (Ig).
Chaque region variable de la chaîne lourde (nommée VH) ou de la chaîne légère (nommée
VL) contient trois régions hypervariables, ou CDR (complementarity determining region)
Il existe deux types de chaîne légère, nommés κ et λ, dont la fonction est similaire, mais qui
diffèrent par leur région constante.
Il existe cinq types de chaînes lourdes, nommés μ, δ, γ, ɛ et α, qui diffèrent également par
leur région constante.
Les anticorps qui diffèrent par leurs chaînes lourdes appartiennent à des isotypes, ou classes,
distincts et sont nommés en fonction de leur chaîne lourde, IgM, IgD, IgG, IgE et IgA, quelle
que soit la classe des chaînes légères.
L’anticorps : structure
Liaison d'un antigène à un anticorps
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IgM
IgA
IgD
IgE
IgG
MADGE
Chaine J
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Réaction immunitaire humorale: Anticorps (Ig) : MADGE
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Classes d’Ig caractéristiques
IgM Plasma, 1ère classe d’Ig libérée au cours de la réaction primaire.
Indique une infection en cours due à l’agent pathogène qui a stimulé sa
formation
Puissant agent agglutinant qui fixe et active rapidement le complément
10 % des Ig
IgA Secrétions: salive, sueur, suc intestinal, mucus des voies respiratoires et
urogénitales, lait maternel
Empêche les agents pathogènes à s’attacher aux cellules épithéliales
IgD Récepteur d’Ag du lymphocyte B; < 1 % dans le plasma
IgG 75 – 85 % des Ac circulants
Protège contre les bactéries, les virus, les toxines dans le sang et la lymphe
Fixe rapidement le complément; principal Ac de la réaction secondaire et
primaire tardive.
Traverse le placenta et produit l’immunité passive chez le foetus
IgE Secrété par les plasmocytes dans la peau, les muqueuses gastrointestinales et
respiratoires, et les amygdales
Contribuent à l’inflammation et à certaines réactions allergiques
A l’état des traces dans le plasma, [IgE] augmente en cas d’allergies graves ou
de parasitoses chroniques du TD
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La force avec laquelle la surface de liaison à l'antigène d'un anticorps
se fixe à l'épitope d'un antigène est appelée affinité d'interaction 
maturation d'affinité
La force totale de liaison est de beaucoup supérieure à l'affinité
d'une seule liaison antigène-anticorps, et est appelée avidité.
Les anticorps dirigés contre un antigène peuvent se fixer à d'autres
antigènes de structure similaire. Une telle liaison à des épitopes
semblables est dite réaction croisée.
Réaction anticorps – antigène
Réponses immunitaires primaire et secondaire.
Réponses immunitaires primaire et secondaire.
 Les lymphocytes T auxiliaires (helper):
 activation complète des LB et LT et leur prolifération
 Active les macrophagocytes
 Libèrent des cytokines essentielles(ex. IL-4)
 « sans le rôle de « chef d’orchestre » joué par les LT helper,
il n’y aurait pas de réaction immunitaire adaptative »
 Les lymphocytes T cytotoxiques (tueurs)
 attaquent directement (perforines, granzymes, FAS) les
cellules infectées et les cellules Kc et les détruisent
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24/01/2020 Unikis 2016 2017
Réaction immunitaire à médiation cellulaire : LT
 Les lymphocytes T suppresseurs (ex. régulateurs)
 Atténuent la réponse immunitaire
Par contact direct
Par libération des cytokines inhibitrices (IL-10, TGF-β)
 Prévention des réactions auto-immunes
Éliminent les lymphocytes autoréactifs en périphérie (à
l’extérieur des organes lymphoïdes)
 La réaction immunitaire
 est accentuée par des cytokines (IL-1…) qui est libéré par les
macrophagocytes, et l’IL-2, l’IFN gamma, etc. libérés par les LT
activés
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Réaction immunitaire à médiation cellulaire : LT
Capture des antigenes, presentation aux lymphocytes et
reconnaissance des antigenes dans le systeme immunitaire adaptatif
 Les réponses immunitaires adaptatives sont déclenchées lorsque les
récepteurs d'antigènes des lymphocytes reconnaissent les antigènes.
 Les lymphocytes B et T (cellules de l’immunité adaptive) diffèrent quant aux
types d'antigènes qu'ils sont en mesure de reconnaître.
 Les récepteurs d'antigènes des lymphocytes B (BCR), c'est-à-dire des anticorps
liés à la membrane, peuvent reconnaître diverses macromolécules (protéines,
polysaccharides, lipides et acides nucléiques) sous forme soluble ou
associées à la surface cellulaire, ainsi que des petites substances chimiques.
 Au contraire, les récepteurs d'antigène de la plupart des lymphocytes T (TCR)
ne décèlent que des fragments peptidiques d'antigènes protéiques,
CAPTURE ET PRESENTATION DES ANTIGENES
 La majorité des lymphocytes T reconnaissent les antigènes
peptidiques liés aux molécules du complexe majeur
d'histocompatibilité (CMH) des cellules présentatrices d'antigènes
(APC).
 Chez chaque individu, les différents clones de lymphocytes T
CD4+ et CD8+ ne peuvent déceler des peptides que lorsque ceux-
ci sont présentés par les molécules du CMH de l'individu. Cette
propriété des lymphocytes T porte le nom de restriction par le
CMH
CAPTURE ET PRESENTATION DES ANTIGENES
Les cellules qui captent les antigènes microbiens et les
présentent afin qu'ils soient reconnus par les lymphocytes T portent
le nom de cellules présentatrices d'antigènes (APC). Ces APC sont :
les cellules dendritiques
 les macrophages
et les lymphocytes B.
cellules présentatrices d'antigènes
Types de cellules exprimant le CMH sont :
Classe II :
 Cellules dendritiques,
 Macrophages,
 Lymphocytes B
Classe I : Toutes les cellules nucléées
Structure et fonction des molécules du complexe majeur
d'histocompatibilité
Les molécules du complexe majeur d'histocompatibilité (CMH)
sont des protéines membranaires se trouvant sur les APC qui
présentent des antigènes peptidiques afin qu'ils soient reconnus
par les lymphocytes T.
Lymphocyte T CD4+
Lymphocyte T CD8+
Apprêtement et présentation des antigènes protéiques
Fonctions effectrices des lymphocytes T auxiliaires CD4+
Réponse contre les antigènes thymo-dépendants (bactéries
intracellulaires, helminthes et bactéries extracellulaires) dont le
fragment peptidique est présenté par le CMH-2 aux
lymphocytes CD4+
Les sous-populations de lymphocytes T auxiliaires CD4 sont :
- Lymphocytes TH1
- Lymphocytes Th2
- Lymphocytes TH17
Caractéristiques des sous-populations de lymphocytes T
auxiliaires CD4
Fonctions des cellules TH1.
Fonctions des cellules TH2.
Fonctions des cellules TH17.
Résumé du développement des cellules
effectrices TH1, TH2 et TH17.
Les lymphocytes T CD4+ de la
sous-population TH1 amplifient
la capacité des phagocytes de
tuer des microbes.
Les TH17 favorisent le
recrutement de leucocytes
dans le foyer infectieux et la
réaction inflammatoire
Les TH2 activent les
éosonophiles afin qu'ils tuent
les helminthes.
Les lymphocytes T CD8+ activés par un antigène et des costimulateurs
se différencient en CTL capables de tuer les cellules infectées
exprimant l'antigène. Les CTL effecteurs détruisent les cellules
infectées en secrétant des protéines qui s'insèrent dans leur
membrane et facilitent l'entrée des enzymes qui induisent l'apoptose
de ces cellules.
Différenciation des cellules T CD8+ en CTL
Mécanisme des CTL
Coopération entre
lymphocytes T CD4+ et CD8+
pour l'éradication des
infections intracellulaires
Réponses immunitaires humorales
Phases et types de réponses de l'immunité humorale
 Les lymphocytes B naïfs expriment deux classes d'anticorps liés à la membrane,
les immunoglobulines M et D (IgM et IgD), qui servent de récepteurs d'antigène.
 Au cours de leur différenciation, certains lymphocytes B peuvent commencer à
produire des anticorps présentant différentes classes de chaînes lourdes (ou
isotypes) On appelle ce processus commutation de classes des chaînes
lourdes (ou commutation isotypique).
L'exposition répétée à un antigène protéique entraîne la production d'anticorps
avec une affinité croissante pour l'antigène. Ce processus est appelé maturation
d'affinité
Les anticorps IgA sont produits dans les tissus lymphoïdes associés
aux muqueuses et transportés à travers les épithéliums ; ils se lient
aux microbes et les neutralisent dans la lumière des organes couverts
d'une muqueuse
Immunité associée aux muqueuses
Les deux propriétés fondamentales de l’IgA sécrétoire (IgA-S) :
 Formation de complexes immuns : les IgA-S sont des anticorps polymériques
avec 4 régions variables, qui permettent de former des réseaux de complexes
immuns avec les antigènes reconnus ;
 Résistance en milieu externe, grâce à la stabilisation de l’immunoglobuline par le
composant sécrétoire.
Les 3 modes d’action des IgA sécrétoires (IgA-S) contre les agents infectieux :
 Exclusion immune : formation de complexes immuns en se liant aux antigènes
microbiens à la surface de l’épithélium muqueux, et élimination de ceux-ci par la
clairance muqueuse physiologique ;
 Transcytose des complexes immuns par les IgA dimériques de la sous-muqueuse
au pôle apical de l’épithélium muqueux ;
 Neutralisation intracellulaire des particules infectieuses, avec relargage vers le
pôle apical de l’épithélium muqueux.
IMMUNOLOGIE DES INFECTIONS
24/01/2020 Unikis 2017 2018 89
Dr Serge TONEN WOLYEC, MD, MSc
Généralités
• bactéries
• virus
• champignons
• parasites
la nature des infections
les systèmes de
défense utilisés
Généralités
Nature des infections
bactéries
virus
champignons
parasites
éliminée par
l’immunité
innée
l’immunité
adaptative
DROGUE
GUERISON
Immunologie des infections virales
germes intracellulaires obligatoires
2 types de virus
très cytopathogènes Ex: Grippe
moins cytopathogènes Ex: VIH, VHB, HSV, HPV
Les signes observés lors d’une infection virale sont dus :
cytopathogène direct et/ou mécanismes immunopathologiques
Immunologie des infections virales
Immunité naturelle
Humorale Cellulaire
Cytokines (IFN et TNF)
attention VIH avec cytokine !!
Cellule NK
Macrophages (en moindre mesure)
Immunologie des infections virales
Immunité adaptative
Humorale Cellulaire
Ig A sécrétoire (MALT)
Ig G sérique
Lymphocyte T CD8
(cytotoxique)
En un mot, les anticorps contrôlent le virus libre, tandis que les cellules T et NK
tuent les cellules infectées.
Immunologie des infections virales
Stratégie d’évasion du virus
Immunopathologie
Immunologie des infections virales
Immunodépression (VIH)
maladie autoimmune
tumeurs malignes (EBV, HPV, HHV8)
Immunologie des infections bactériennes
et fongiques
Immunité naturelle
Humorale Cellulaire
Cytokines (IL1, IL6, TNF)
Complément
Phagocyte
ADCC (NK)
Le TNF (Tumor Necrosis Factor), l'IL-1 (Interleukine-1)
et les chimiokines sont les principales cytokines
participant au recrutement des neutrophiles et des
monocytes sanguins dans les foyers infectieux.
Le TNF et l'IL-1 exercent également des effets
systémiques, notamment la fièvre, par action sur
l'hypothalamus ; ces deux cytokines, ainsi que l'IL-6,
stimulent la production hépatique de diverses
protéines appelées protéines de phase aiguë
Immunologie des infections bactériennes
et fongiques
Immunologie des infections bactériennes
et fongiques
Immunité adaptative
Humorale Cellulaire
Ig A sécrétoire (MALT)
Ig M sérique
Ig G sérique
Lymphocyte T CD4
(Th1, Th17)
- Mimétisme moléculaire (S. pyogenes)
Immunologie des infections parasitaires
Immunité naturelle
Humorale Cellulaire
Cytokines (IL4, IL5, IL13)
Complément
Eosinophile
Mastocyte
Macrophage
Immunologie des infections parasitaires
Immunité adaptative
Humorale Cellulaire
Ig A sécrétoire (MALT)
Ig M sérique
Ig G sérique
Lymphocyte T CD4
(Th2)
Mécanismes d’échappement
 Échappement au complément
 Échappement à la lyse intracellulaire,
 Variation antigénique,
 Mimétisme moleculaire
Immunologie des infections parasitaires
Immunologie des infections parasitaires
Immunopathologie
réactions excessives spécifiques : Eosinophilie (helminthes) ,
Splénomégalie (Plasmodies).
réactions immunes à long terme : immuns-complexes circulant
(loa loa), allergies, granulomes (Schistosomes) , sclérofibrose (Filaires),
calcifications (Schistosomes), cancerisations (paragonimose, schistosomose à S.
heamatobium).
réactions aspécifiques : inflammatoires
IMMUNOLOGIE DE GREFFES D'ORGANES ET
TRANSPLANTATION
24/01/2020 Unikis 2017 2018 106
Dr Serge TONEN WOLYEC, MD, MSc
Les greffes d'organes
constituent encore le seul
traitement efficace pour de
nombreux patients en phase
terminale d'une maladie
cardiaque, rénale etc.
IMMUNOLOGIE DE GREFFES D'ORGANES ET
TRANSPLANTATION
4 types de greffe
Allogreffe
Xénogreffe
Bilan immunologique (allogrefffe)
Groupe sanguin
Groupage HLA
A
B C
DP DR DQ
IMMUNOLOGIE DE GREFFES D'ORGANES ET
TRANSPLANTATION
3 types de rejet de greffe : rejet hyperaigu, rejet aigu et rejet chronique
(1)les corticostéroïdes pour réduire l'inflammation ;
(2)les médicaments antimitotiques; et
(3)les médicaments immunosuppresseurs
système immunitaire chimère ????????
Traitement immunosuppresseur indispensable :
Particularité de la tolérance
de l’allogreffe fœtale
24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018 117
DÉSÉQUILIBRES HOMÉOSTATIQUES DE L'IMMUNITÉ
Déficits immunitaires
Maladies auto-immunes
Hypersensibilités
I. Déficits immunitaires
a. Affections congénitales (déficits primaires)
 Déficits immunitaires combinés sévères (syndromes
SCID): déficit marqué en LT et LB
b. Déficits immunitaires acquis (déficits secondaires)
 Malnutrition
 Cancers : maladie de Hodgkin (Kc des LB)
 Traitement immunosuppresseur, corticoïdes
 SIDA (destruction des LT auxiliaires, protéines
CD4=cible du VIH)
118
24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
a. Comment surviennent-elles ?
Le système immunitaire perd sa capacité (thymus et MO) de distinguer le soi du
non-soi
 lymphocytes faiblement autoréactifs sont activés
 Lymphocytes autoréactifs échappent à la régulation des LT
régulateurs
b. Quels en sont les facteurs déclenchant ?
Antigènes étrangers qui ressemblent à des Ag du soi
 Réaction croisée des Ac produits avec l’auto-Ag (ex. RAA)
Apparition de nouveaux Ag du soi
a. Mutations génétiques qui font apparaître de nouvelles protéines sur
la face externe des cellules
b. Changements dans la structure des Ag du soi (fixation d’haptènes,
dommages provoqués par une infection)
c. Mise en circulation d’Ag du soi (traumatisme) qui étaient auparavant
contenus par des barrières (ex barrière hématoencéphalique) 119
II. Maladies auto-immunes:
24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
Mécanismes par lesquels les microbes peuvent contribuer à l'auto-immunité.
II. Maladies auto-immunes:
 Autoimmunité de type I
 Ac (IgG, IgM) attaquent le soi
 RAA
 Hépatite auto-immune dû au VHC
 Réactions autoimmunes de type II (cytotoxiques)
 Réactions humorales dirigées contre des récepteurs Ag situés à
la surface des cellules
 Basedow
 Réactions autoimmunes de type III (à complexes immuns)
 Lupus érythémateux aigu disséminé
 Polyarthrite rhumatoïde (complexes immuns appelés facteurs
rhumatoïdes)
 Réactions autoimmunes de type IV (à médiation cellulaire)
 Thyroïdite chronique d’Hashimoto
 Diabète de type 1
121
II. Maladies auto-immunes
24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
Réaction anormalement intense à un Ag par ailleurs inoffensif
(ex. le pollen, aliments, phanères animaux…)
Selon le temps d’apparition des symptômes et la nature des
éléments immunitaires mis en jeu (Ac ou lymphocytes): 4 types
(Coombs et Gell)
Types
 Type I (< 30’): anaphylactique, déclenchées par les IgE
 Type II (5 à 12h): cytotoxiques; mettent en jeu les Ac et le
complément
 Type III (3 à 8h): semi-retardées; comprennent les
maladies des complexes immuns
 Type IV (24 à 48h): retardées; à médiation cellulaire 122
III. Hypersensibilités
24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
Rhinite allergique, allergie alimentaire,
asthme bronchique, choc anaphylactique
Maladie de Basedow
Glomérulonéphrite post-streptococcique
Eczéma de contact, test à la tuberculine
III. Hypersensibilités
III. Hypersensibilités
PRINCIPES DES TECHNIQUES IMMUNOLOGIQUES
D’APPLICATION COURANTE EN ANALYSE MEDICALE
PRINCIPES DES TECHNIQUES IMMUNOLOGIQUES
D’APPLICATION COURANTE EN ANALYSE MEDICALE
Réaction anticorps – antigène
La force avec laquelle la surface de liaison à l'antigène d'un
anticorps se fixe à l'épitope d'un antigène est appelée
affinité d'interaction  maturation d'affinité
La force totale de liaison est de beaucoup supérieure à l'affinité
d'une seule liaison antigène-anticorps, et est appelée avidité.
Les anticorps dirigés contre un antigène peuvent se fixer à d'autres
antigènes de structure similaire. Une telle liaison à des épitopes
semblables est dite réaction croisée.
PRINCIPES DES TECHNIQUES IMMUNOLOGIQUES
D’APPLICATION COURANTE EN ANALYSE MEDICALE
Anticorps monoclonaux
Les anticorps
monoclonaux sont
aujourd'hui largement
utilisés comme réactifs
thérapeutiques et
diagnostiques dans de
nombreuses maladies
humaines.
Tests de Diagnostic Rapide (TDR)
Sample
Conjugate
Control line
Test line
Anti-HIV IgG
IgG antibodies
Colloidal gold
conjugated to
- Protein A
- HIV antigens
Anti-IgG
antibodies
HIV
antigens
TDR: Immunochromatographie
Anti-HIV IgM
Réaction d’agglutination
Elle met en présence des Ag sur un élément figuré
(érythrocytes, cellules, particules, bactéries) et un antisérum
contenant des Ac spécifiques agglutinants. Les Ac IgM sont
très agglutinants, les Ac des autres classes beaucoup moins
a) Réaction d’agglutination directe
L’Ag est naturellement présent à la surface de la particule
(ABO, ou sérologie Widal).
b) Réaction d’agglutination passive
L’agglutination passive consiste à fixer un Ag soluble
Les applications sont très nombreuses
Treponema pallidum hemagglutination assay (TPHA
facteurs rhumatoïdes
La recherche d’Ac présents sur les hématies du malade par le
test de Coombs direct
La recherche d’Ac anti-GR dans le sérum du malade par le
test de Coombs indirect
VACCINS ET SERUMS
Historique de la vaccination
Variolisation (chine, turquie…)
La vaccination est une
prophylaxie basée sur une
immunité active. But :
Prophylaxie
La sérothérapie consiste en
une immunisation passive à
but thérapeutique.
XXe et XXIe siècles
•Les Pastoriens : Disciples de Pasteur
•1921 : BCG
•1923-1924 : Diphtérie et le Tétanos
•1927 : Fièvre Jaune
•1954 : Poliomyélite
•1958 : OMS organise une large campagne de vaccination contre
la variole (1976 Erradication de la variole annoncée)
•Années 90 : Réduction de l‘incidence de la rougeole et du
tétanos
•2015 élimination de la rougeole en Europe??
•2015 premier vaccin contre le Paludisme??
Des avancées
C‘est quoi la vaccination?
•La vaccination est le processus consistant à stimuler
les réponses immunitaires adaptatives protectrices
contre des micro-organismes en exposant l’individu à
des formes non pathogènes ou à des composants des
micro-organismes générant ainsi une mémoire
immunologique.
C‘est quoi un antigène vaccinal ?
•C’est une substance active d’un vaccin capable,
lorsqu’elle est introduite dans un organisme, de
provoquer une réponse du système immunitaire par la
production:
–d’anticorps spécifiques,
–de cellules spécifiques
•l’absence de réponse à cet antigène serait considérée
comme une tolérance.
Pourquoi un vaccin?
•Pour prévenir l‘évolution naturelle des
infections
–Réduire la mortalité due aux infections
–Impacter positivement sur la santé publique
–La population cible:
•Les enfants
•Les femmes enceintes
•Les personnes à risque
–Drépanocytaires
–Personnes vivantes en zones endémique
Les paramètres influençant la réponse
immunitaire :
. La nature de l’Ag à administrer (le plus immunogène possible)
. La dose optimale (pas trop forte ni trop faible car elle va induire une
tolérance)
. La voie d’administration (S/C et IM [plus immunogènes] mais les voies
orales et nasales [tolérogène, intéressantes pour les pathogènes ayant cette
porte d’entrée)
. L’association d’adjuvants (Substance immunostimulante capable
d’améliorer l’intensité, la durée et/ou la maturation de la réponse immune)
. Le nombre d’injection et le calendrier vaccinal (durée de la
mémoire immunologique)
C’est une immunisation passive où on injecte un sujet
un anticorps qui lui fait défaut. La protection est de
courte durée et aucune mémoire immunologique n’est
générée.
SÉROTHÉRAPIE
Différence entre vaccin et sérum ?
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  • 1.
    IMMUNOLOGIE G3 BIOMED, 2019– 2020 Pr Dr Salomon BATINA AGASA, MD, PhD Ass Dr Serge TONEN WOLYEC, MD, MSc UNIVERSITE DE KISANGANI
  • 2.
    Immunologie générale 2 24/01/2020 USB2018 2019 « Le Procureur général de la République avait sollicité en novembre 2015 la levée de l’immunité des députés… qu’il voulait poursuivre pour … » (Radio Okapi)
  • 3.
    L'immunité est définiecomme la résistance aux maladies et, plus spécifiquement, aux maladies infectieuses. L'ensemble des cellules, des tissus et des molécules qui concourent à opposer une résistance aux infections est nommé système immunitaire. La réaction coordonnée de ces cellules et molécules contre les germes pathogènes porte le nom de réponse immunitaire. L'immunologie est l'étude du système immunitaire, notamment de ses réponses contre les pathogènes microbiens et les tissus endommagés du soi, ainsi que de son rôle dans les maladies. INTRODUCTION DÉFINITIONS
  • 4.
    Actuellement on préfèreune définition plus large, qui considère l'immunologie comme la science de la discrimination du soi (self) et du non-soi (non-self). Cette immunité est dite active, lorsque l'individu a produit lui-même ses effecteurs après contact avec l'agresseur, et passive lorsque ces effecteurs lui ont été transmis physiologiquement (grossesse) ou artificiellement (sérothérapie). INTRODUCTION 2 Le soi : constituant moléculaire ou cellulaire de l’organisme Le soi modifié : constituant biologique qui n’exerce plus sa fonction initiale. Les non soi : un virus, une bactérie, un parasite, une substance exogène qui est en contact avec l’organisme.
  • 5.
    Objectif éducationnels  Décrirel’immunité innée et l’immunité adaptative  Décrire les actions du système immunitaire contre les bactéries, les virus et les parasites  Décrire les actions du système immunitaire contre les greffes ou les transplantations  Décrire le déséquilibre homéostatique de l’immunité  Décrire le développement et le vieillissement du système immunitaire  Décrire les applications pratiques de l’immunologie dans le diagnostic, la prévention et la prise en charge des maladies 5 24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
  • 6.
    PLAN 6 24/01/2020 1. Généralités 2. Composantset fonction du système immunitaire 3. Immunité innée 4. Immunité adaptative ou spécifique 5. Antigènes et anticorps 6. Immunité anti-infectieuse 7. Immunologie des greffes ou des transplantations 8. Déséquilibre homéostatique de l’immunité 9. Développement et le vieillissement du système immunitaire 10. Applications pratiques de l’immunologie dans le diagnostic, la prévention et la prise en charge des maladies Batina Unikis 2017 2018
  • 7.
    1. HOMBERG J.CImmunologie médicale 2. BROSTOFF J. Immunologie Clinique 3. ROITT IM, Immunologie 4. AYMERIC JL, Immunologie humaine 5. REVILLARD JP ; Immunologie 6. ESPINOSA E. Immunologie 7. PARHAM P. Le système immunitaire 8. ABBAS A. K., Les bases de l’immunologie fondamentale et clinique 9. LETONTURIER P. Immunologie générale LIVRES CONSEILLÉS 24/01/2020 7 Batina Unikis 2017 2018
  • 8.
    Toute réponse immunitaire: quatre phases 1. reconnaissance des microorganismes 2. activation des cellules de l’immunité 3. action des cellules et des molécules de l’immunité ; élimination du danger (phase effectrice ) 4. retour au silence 24/01/2020 Unikis 2016 2017 8
  • 9.
    Perspectives historiques • variole •vaccine • Pasteur du latin immunitas
  • 10.
    la première descriptionde ce phénomène remonte à THUCYDIDES (peste à Athènes au Vème siècle av J-C) Dès le Xème siècle les Chinois de la dynastie Ming étaient capables de conférer une protection contre la variole Edward JENNER Perspectives historiques 2
  • 11.
    l'immunologie s'individualise dela microbiologie grâce aux travaux de PASTEUR sur la rage (1895) qui concluent toute une série de manipulations bénéfiques de la réponse immunitaire par les vaccinations Perspectives historiques 3
  • 12.
    Les 5 périodesretenue dans l’histoire de l’immunologie : La première période peut être qualifiée de microbiologique L'ère pastorienne sera la deuxième époque, sérologique La troisième époque, que l'on peut qualifier d'immunochimique La quatrième époque est celle de l'immunologie cellulaire Dernière en date, la cinquième période est celle de l'immunogénétique ou immunologie moléculaire
  • 13.
  • 14.
    Comment le microorganismeest-il reconnu par l’immunité innée ?  Les microorganismes portent des molécules ou partie de molécules nommés PAMP (pathogen associated molecular pattern) ou « motifs moléculaires associés aux pathogènes ».  Sur la membrane des cellules du système immunitaire inné, existe des groupes de récepteurs de reconnaissance nommés PRR (pattern recognition receptors) ou « récepteurs de reconnaissance de motifs » Ces PRR interagissent alors avec les PAMP. 14
  • 15.
    LTA: lipotéichoîque Principaux PAMPdes microorganismes 24/01/2020 15 Batina Unikis 2017 2018 LAM : lipoarabinomannane LPS: lipopolysaccharide Sur les bactéries gram positif Sur les bactéries gram négatif Sur les mycobactéries
  • 16.
    LAM : lipoarabinomannane,LPS: lipopolysaccharide, LTA: lipotéichoîque Principaux PAMP des microorganismes 24/01/2020 16 Unikis 2016 2017
  • 17.
    Récepteurs cellulaires (PRR)pour les microbes et les cellules endommagées sont : 1. Récepteurs de type Toll (TLR, Toll-like receptor) : Les TLR sont présents à la surface de la cellule ou dans les endosomes (par lesquels des microbes ont été ingérés). 2. Récepteurs de type NOD (nucleotide oligomerization domain) : La vaste famille de récepteurs cytosoliques dits de type NOD (NLR, NOD-like receptors) interagit avec les DAMP et les PAMP accédant au cytoplasme. 3. Récepteurs RIG-like dits RLR (retinoic acid-inducible gene-I-like receptors) sont des recepteurs intracellulaires (cytosoliques) de virus à ARN. 4. Certains PRR membranaires comme les récepteurs « scavengers » (ou récepteur éboueur) ou les récepteurs du mannose favorise la phagocytose.
  • 18.
    PRR PAMP Localisation Récepteurscavenger LDL oxydée, LPS (Gram-) Membrane plasmique Récepteur mannose Mannose (levure, bactérie) Membrane plasmique TLR2 Peptidoglycanes (Gram+) Membrane plasmique TLR3 ARN double brin (virus) Endosome TLR4 LPS (Gram-) Membrane plasmique TLR7,8 ARN simple brin (virus) Endosome RIG-1 like helicase ARN double brin (virus) Cytosol NLR Parois bactérienne ou motifs bactériens (flagelline, toxine, signaux de danger Cytosol Liste les principaux PRR en fonction de leur localisation cellulaire et de la nature des ligands reconnus.
  • 19.
    N.B. Les récepteursdu système immunitaire inné sont codés par la lignée germinale et ne sont pas produits par recombinaison somatique des gènes.
  • 20.
    24/01/2020 20 Unikis 20162017 oDéfense cellulaire oDéfense humorale
  • 21.
    DEFENSE HUMORALE INNEE •Système du complément • Protéines de la phase aiguë : complément, Protéine C réactive (CRP)… • Cytokines : • interleukines (IL), • facteur de nécrose tumorale (TNF), • facteurs stimulant les colonies (CSF) • chimiokines • interférons (IFN). • Autres facteurs humoraux • Lactoferrine (lait) • Secretory Leukocyte Protease Inhibitor (SLPI) • Lysozyme • Défensines • Autres facteurs humoraux solubles (Kallikreine, protein s-100 etc.) 24/01/2020 Unikis 2016 2017 21
  • 22.
    Le système ducomplement
  • 23.
  • 24.
    Les Protéines dela phase aigue Protéines sériques de l’inflammation Caractéristiques à amplitudes de variation élevée :  CRP (proteine C réactive), procalcitonine, SAA : jusqu’à 1000 fois la normale  Cinétiques rapide (6h) et demi-vie courte (1jr)  Processus inflammatoire débutant à amplitude de variation modérée :  Fibrinogène, orosomucoïde, haptoglobine : de 200 à 400 fois la normale  Cinétique 12 à 14h et demi-vie 2 à 6 jrs  Recherche et suivi d’un processus inflammatoire à amplitude de variation faible :  Céruléoplasmine, fraction C3 du complément : 2 fois la normale  Cinétique d’apparution > 48h et demi-vie de 3 à 6 jrs  Indication : recherche et suivi d’un processus inflammatoire à amplitude de variation négative :  Albumine, préalbumine et transferine  Au cours des syndromes inflammatoires prolongés, on peut voir une hypoalbuminémie inférieure à 30g/L
  • 25.
    Les Protéines dela phase aigue Les protéines de la phase aiguë jouent trois rôles majeurs :  Les protéines de la phase aiguë se fixent à la surface des agents pathogènes exogènes et se lient entre elles afin que ces derniers s’agglutinent sur place.  Elles activent le système du complément et les phagocytes.  Elles exercent un rétrocontrôle négatif sur les acteurs de l’inflammation pour limiter les dommages tissulaires. Elles favorisent l’élimination des cellules mourantes et préparent la cicatrisation.
  • 26.
    Les Cytokines • messagersintercellulaires, non spécifiques d’Ag, • rôle : dans la réaction inflammatoire l’hématopoïèse et la réponse immunitaire adaptative. • origines: cellules activées (les dendritiques, macrophages, lymphocytes T…) • plusieurs dénominations : interleukines (IL), interférons (IFN), facteur de nécrose tumorale (TNF), facteurs stimulant les colonies (CSF) et chimiokines. 24/01/2020 26 Unikis 2016 2017
  • 27.
    Les Cytokines • Commentagissent – elles ? Liaison à un ou à des récepteurs fixation au récepteur induit un signal positif ou négatif dans la cellule agissent en cascade et en réseau de régulation 24/01/2020 27 Unikis 2016 2017
  • 28.
    Autres facteurs humoraux •Lactoferrine (lait), • Secretory Leukocyte Protease Inhibitor (SLPI) dans la salive (principal inhibiteur salivaire du VIH), • Lysozyme, • Défensines, • Autres facteurs humoraux solubles (Kallikreine, protein s-100 etc.)
  • 29.
    DEFENSE CELLULAIRE INNEE 24/01/202029 Unikis 2016 2017 • Quelles sont ces cellules ? • Comment agissent-elles ?
  • 30.
    Mécanisme de laphagocytose
  • 31.
  • 32.
    32  Réaction destissus à une lésion  Avantages: Empêche la propagation des agents toxiques dans les tissus environnants Élimine les débris cellulaires et les agents pathogènes Amorce les premières étapes de la réparation cellulaire  Déroulement: Vasodilatation et accroissement de la perméabilité vasculaire Mobilisation phagocytaire 24/01/2020 REACTION INFLAMMATOIRE Unikis 2016 2017
  • 33.
  • 34.
    Séquence des événementsau cours de la migration des leucocytes sanguins dans les foyers infectieux :
  • 35.
    Les quatre signesmajeurs de l'inflammation aiguë (à court terme) sont la rougeur, la chaleur, la tuméfaction et la douleur La partie lésée se trouve donc au repos forcé, ce qui contribue à la guérison. Certains spécialistes considèrent la perte de fonction comme le cinquième signe majeur de l'inflammation aiguë.
  • 36.
  • 37.
     Déséquilibre homéostatique Objectif ultime de la réaction inflammatoire:  Débarrasser la région lésée des pathogènes, cellules mortes et des débris en vue de la réparation des tissus  Si endroit gravement infecté: pus, abcès  Si résistance à la digestion par les macrophages qui les a ingérés (BK, BH…): granulomes infectieux  Hébergé même pendant des années mais réactivation en cas de dimunition de résistance à l’infection 37 24/01/2020 REACTION INFLAMMATOIRE Unikis 2016 2017
  • 38.
    LA FIÈVRE  Invasiondu microorganisme: défense par: Réaction localisée: inflammation Réaction généralisée: fièvre  Forte fièvre: danger Dénaturation des enzymes Perturbation du métabolisme  Fièvre légère ou modérée: bénéfique Le foie et la rate séquestrent et diminuent la disponibilité de Zn et du fer (nécessaire à la multiplication bactérienne) Augmente la vitesse du métabolisme cellulaire (accélère le processus de réparation) Effet positif sur les interférons 38 24/01/2020 Unikis 2016 2017
  • 39.
    INFLAMMATION ET ANALYSEMEDICALE • VS • NFS : – hyperleucocytose neutrophiles ou éosinophiles, – hyperplaquettose (ou thrombocytose) – anémie (inflammation chronique). • Taux de certaines protéines de la phase aiguë : 24/01/2020 39 Unikis 2016 2017
  • 40.
    40 24/01/2020 Batina Unikis2017 2018 Que retenir de l’immunité innée ?
  • 41.
    Synthese des composantsde l'immunité innée  Les barrières muqueuses : intégrité et qualité du mucus ;  Le pH acide des sécrétions cervicovaginales;  La sécrétion de “facteurs humoraux solubles”: • Lactoferrine (lait), • Secretory Leukocyte Protease Inhibitor (SLPI) dans la salive (principal inhibiteur salivaire du VIH), • Lysozyme, • Défensines, • Autres facteurs humoraux solubles (Kallikreine, protein s-100 etc.)  Les cellules phagocytaires, notamment les polynucléaires neutrophiles, les macrophages et dans une moindre mesure les cellules dendritiques indifférenciées;  Le systeme complément et les interferons;  Les cellules qualifiées de “tueuses naturelles” (ou “natural killer” des auteurs anglo-saxons);  Les anticorps dits “naturels” (i.e. polyspécifiques, polyréactifs et de faible affinité),  Les lymphocytes intraépithéliaux (“IEL” pour “Intra Epithelial Lymphocytes”) à “TCR” (récepteur des cellules T) de type “ g,d": IELg,d.
  • 43.
  • 44.
  • 45.
    Immunité spécifique ouadaptative 45 24/01/2020 l’immunité « apprise » par des mécanismes très spécifiques, c’est-à-dire très spécialisés vis-à-vis des microorganismes très déterminés. C’est une défense sélective visant à réduire ou à neutraliser un agresseur particulier et à la quelle l’organisme a été préparé par un contact antérieur avec celui-ci.
  • 46.
  • 47.
    Défenses adaptatives: Antigènes Antigènes  Molécules qui se lie spécifiquement au paratope d’Ig et au TCR (antigénicité)  Substances qui ont la capacité de déclencher la réaction immunitaire (immunogénicité)  Molécules non rencontrées dans l’organisme (= non-soi)  Nature des antigènes  Selon l’intervention des lymphocytes T pour induire la réponse immunitaire:  thymo-dépendants, activent les composantes cellulaire et humorale, CMH et CD1  Ag thymo-indépendants : réponse Ac  Caractéristiques physico-chimiques des Ag  protéines >> polysaccharides >> lipides >> acides nucléiques 47 24/01/2020
  • 48.
    Défenses adaptatives: Antigènes 48 Ag complets et incomplets (haptènes)  Ag complets: propriétés  Immunogénicité: stimuler la prolifération des lymphocytes spécifiques et la formation d’Ac spécifiques  Réactivité: interagir avec les lymphocytes activés et les Ac libérés à l’occasion de réactions immunologiques  Ex: grains de pollen, microorganismes  Ag incomplets (haptènes)  réactivité  Pas d’immunogénicité: doivent se combiner avec une protéine de l’organisme avant de devenir immunogène  Ex: peptides, nucléotides, hormones, pénicilline 24/01/2020
  • 49.
    Antigènes : Déterminantsantigéniques (épitopes) 49  Parties de l’Ag qui sont reconnues comme étrangères = épitopes 24/01/2020 NB. Superantigène: des antigènes qui stimulent un plus grand nombre de lymphocytes T. Ils sont avant tout d’origine infectieuse: exotoxines bactériennes, protéines rétrovirales…
  • 50.
    Cellules du systèmeimmunitaire adaptatif : Caractéristiques 50  Lymphocytes  Issus de hémocytoblastes de la MO  Éduqués dans le thymus (LT) et dans la MO (LB) afin d’acquérir:  L’immunocompétence: apparition des récepteurs propres à un Ag à la surface du lymphocyte. Les immunocompétents colonisent les organes lymphoïdes secondaires (où se produit la stimulation antgénique), et ils circulent entre le sang, la lymphe et les organes lymphoïdes. La diversité des récepteurs d’Ag est assuré par le réarrangement des segments d’ADN  L’auto-tolérence: absence relative de réaction aux auto-Ag (afin de ne pas attaquer les cellules de l’organisme)  Cellules présentatrices d’antigènes  Cellules dendritiques, macrophagocytes et lymphocytes B  Ingèrent les Ag et en présentent les déterminants Ag à leur surface pour la reconnaissance par les lymphocytes T 24/01/2020
  • 51.
    51 Lymphocytes naïfs  Leslymphocytes B et T immunocompétents qui n’ont pas encore été exposés à un Ag. Ils se dispersent dans les gg, la rate et autres organes lymphoïdes secondaires dans les quels ils rencontreront les Ag Lymphocytes effecteurs et mémoires  Lorsqu’ils se lient aux Ag reconnus, les lymphocytes sont activés et achèvent leur différenciation en LT et LB effecteurs et mémoires. 24/01/2020 Unikis 2016 2017 Cellules du système immunitaire adaptatif : Caractéristiques
  • 52.
    24/01/2020 Unikis 20162017 52 Type d’immunité adaptative
  • 53.
    Les lymphocytes maturesprésentant des récepteurs pour de nombreux antigènes se développent avant la rencontre avec ces antigènes. Le terme « clone » désigne une population de lymphocytes porteurs de récepteurs d'antigène identiques et donc de spécificité identique ; toutes ces cellules provenant probablement d'un seul précurseur. Chaque antigène (par exemple, X et Y) sélectionne un clone préexistant de lymphocytes spécifiques et stimule la prolifération et la différenciation de ce clone. Théorie de la Sélection clonale.
  • 54.
    Immunoglobulines (Ig) ouanticorps (Ac) Glycoprotéines membranaires, sériques l’identification du non-soi 24/01/2020 54 Unikis 2016 2017 Definition : C’est un type de molécule glycoprotéique, également appelé immunoglobuline (Ig), produit par les cellules dérivées des lymphocytes B appelées les plasmocytes, qui se lie aux antigènes, souvent avec un degré élevé de spécificité et une forte affinité.
  • 55.
    Une molécule d'anticorpsest composée de quatre chaînes polypeptidiques, à savoir deux chaînes lourdes (H) identiques et deux chaînes légères (L) identiques, chaque chaîne contenant une région variable et une région constante. Les quatre chaînes sont assemblées pour former une molécule en forme de « Y ». Chaque chaîne légère est liée à une chaîne lourde, et les deux chaînes lourdes sont liées entre elles, toutes ces liaisons étant assurées par des ponts disulfures. Une chaîne légère est constituée d'un domaine V et d'un domaine C, tandis qu'une chaîne lourde comprend un domaine V et trois ou quatre domaines C.
  • 56.
    Chaque domaine sereplie pour adopter une conformation tridimensionnelle caractéristique, portant le nom de domaine d'immunoglobuline (Ig). Chaque region variable de la chaîne lourde (nommée VH) ou de la chaîne légère (nommée VL) contient trois régions hypervariables, ou CDR (complementarity determining region) Il existe deux types de chaîne légère, nommés κ et λ, dont la fonction est similaire, mais qui diffèrent par leur région constante. Il existe cinq types de chaînes lourdes, nommés μ, δ, γ, ɛ et α, qui diffèrent également par leur région constante. Les anticorps qui diffèrent par leurs chaînes lourdes appartiennent à des isotypes, ou classes, distincts et sont nommés en fonction de leur chaîne lourde, IgM, IgD, IgG, IgE et IgA, quelle que soit la classe des chaînes légères.
  • 57.
  • 59.
    Liaison d'un antigèneà un anticorps
  • 64.
  • 65.
    Réaction immunitaire humorale:Anticorps (Ig) : MADGE 65 Classes d’Ig caractéristiques IgM Plasma, 1ère classe d’Ig libérée au cours de la réaction primaire. Indique une infection en cours due à l’agent pathogène qui a stimulé sa formation Puissant agent agglutinant qui fixe et active rapidement le complément 10 % des Ig IgA Secrétions: salive, sueur, suc intestinal, mucus des voies respiratoires et urogénitales, lait maternel Empêche les agents pathogènes à s’attacher aux cellules épithéliales IgD Récepteur d’Ag du lymphocyte B; < 1 % dans le plasma IgG 75 – 85 % des Ac circulants Protège contre les bactéries, les virus, les toxines dans le sang et la lymphe Fixe rapidement le complément; principal Ac de la réaction secondaire et primaire tardive. Traverse le placenta et produit l’immunité passive chez le foetus IgE Secrété par les plasmocytes dans la peau, les muqueuses gastrointestinales et respiratoires, et les amygdales Contribuent à l’inflammation et à certaines réactions allergiques A l’état des traces dans le plasma, [IgE] augmente en cas d’allergies graves ou de parasitoses chroniques du TD 24/01/2020 Unikis 2016 2017
  • 66.
    La force aveclaquelle la surface de liaison à l'antigène d'un anticorps se fixe à l'épitope d'un antigène est appelée affinité d'interaction  maturation d'affinité La force totale de liaison est de beaucoup supérieure à l'affinité d'une seule liaison antigène-anticorps, et est appelée avidité. Les anticorps dirigés contre un antigène peuvent se fixer à d'autres antigènes de structure similaire. Une telle liaison à des épitopes semblables est dite réaction croisée. Réaction anticorps – antigène
  • 67.
  • 68.
  • 69.
     Les lymphocytesT auxiliaires (helper):  activation complète des LB et LT et leur prolifération  Active les macrophagocytes  Libèrent des cytokines essentielles(ex. IL-4)  « sans le rôle de « chef d’orchestre » joué par les LT helper, il n’y aurait pas de réaction immunitaire adaptative »  Les lymphocytes T cytotoxiques (tueurs)  attaquent directement (perforines, granzymes, FAS) les cellules infectées et les cellules Kc et les détruisent 69 24/01/2020 Unikis 2016 2017 Réaction immunitaire à médiation cellulaire : LT
  • 70.
     Les lymphocytesT suppresseurs (ex. régulateurs)  Atténuent la réponse immunitaire Par contact direct Par libération des cytokines inhibitrices (IL-10, TGF-β)  Prévention des réactions auto-immunes Éliminent les lymphocytes autoréactifs en périphérie (à l’extérieur des organes lymphoïdes)  La réaction immunitaire  est accentuée par des cytokines (IL-1…) qui est libéré par les macrophagocytes, et l’IL-2, l’IFN gamma, etc. libérés par les LT activés 70 24/01/2020 Unikis 2016 2017 Réaction immunitaire à médiation cellulaire : LT
  • 71.
    Capture des antigenes,presentation aux lymphocytes et reconnaissance des antigenes dans le systeme immunitaire adaptatif  Les réponses immunitaires adaptatives sont déclenchées lorsque les récepteurs d'antigènes des lymphocytes reconnaissent les antigènes.  Les lymphocytes B et T (cellules de l’immunité adaptive) diffèrent quant aux types d'antigènes qu'ils sont en mesure de reconnaître.  Les récepteurs d'antigènes des lymphocytes B (BCR), c'est-à-dire des anticorps liés à la membrane, peuvent reconnaître diverses macromolécules (protéines, polysaccharides, lipides et acides nucléiques) sous forme soluble ou associées à la surface cellulaire, ainsi que des petites substances chimiques.  Au contraire, les récepteurs d'antigène de la plupart des lymphocytes T (TCR) ne décèlent que des fragments peptidiques d'antigènes protéiques,
  • 72.
  • 73.
     La majoritédes lymphocytes T reconnaissent les antigènes peptidiques liés aux molécules du complexe majeur d'histocompatibilité (CMH) des cellules présentatrices d'antigènes (APC).  Chez chaque individu, les différents clones de lymphocytes T CD4+ et CD8+ ne peuvent déceler des peptides que lorsque ceux- ci sont présentés par les molécules du CMH de l'individu. Cette propriété des lymphocytes T porte le nom de restriction par le CMH CAPTURE ET PRESENTATION DES ANTIGENES
  • 74.
    Les cellules quicaptent les antigènes microbiens et les présentent afin qu'ils soient reconnus par les lymphocytes T portent le nom de cellules présentatrices d'antigènes (APC). Ces APC sont : les cellules dendritiques  les macrophages et les lymphocytes B. cellules présentatrices d'antigènes
  • 75.
    Types de cellulesexprimant le CMH sont : Classe II :  Cellules dendritiques,  Macrophages,  Lymphocytes B Classe I : Toutes les cellules nucléées Structure et fonction des molécules du complexe majeur d'histocompatibilité Les molécules du complexe majeur d'histocompatibilité (CMH) sont des protéines membranaires se trouvant sur les APC qui présentent des antigènes peptidiques afin qu'ils soient reconnus par les lymphocytes T. Lymphocyte T CD4+ Lymphocyte T CD8+
  • 76.
    Apprêtement et présentationdes antigènes protéiques
  • 77.
    Fonctions effectrices deslymphocytes T auxiliaires CD4+ Réponse contre les antigènes thymo-dépendants (bactéries intracellulaires, helminthes et bactéries extracellulaires) dont le fragment peptidique est présenté par le CMH-2 aux lymphocytes CD4+ Les sous-populations de lymphocytes T auxiliaires CD4 sont : - Lymphocytes TH1 - Lymphocytes Th2 - Lymphocytes TH17
  • 78.
    Caractéristiques des sous-populationsde lymphocytes T auxiliaires CD4
  • 79.
  • 80.
  • 81.
  • 82.
    Résumé du développementdes cellules effectrices TH1, TH2 et TH17. Les lymphocytes T CD4+ de la sous-population TH1 amplifient la capacité des phagocytes de tuer des microbes. Les TH17 favorisent le recrutement de leucocytes dans le foyer infectieux et la réaction inflammatoire Les TH2 activent les éosonophiles afin qu'ils tuent les helminthes.
  • 83.
    Les lymphocytes TCD8+ activés par un antigène et des costimulateurs se différencient en CTL capables de tuer les cellules infectées exprimant l'antigène. Les CTL effecteurs détruisent les cellules infectées en secrétant des protéines qui s'insèrent dans leur membrane et facilitent l'entrée des enzymes qui induisent l'apoptose de ces cellules. Différenciation des cellules T CD8+ en CTL
  • 84.
  • 85.
    Coopération entre lymphocytes TCD4+ et CD8+ pour l'éradication des infections intracellulaires
  • 86.
    Réponses immunitaires humorales Phaseset types de réponses de l'immunité humorale  Les lymphocytes B naïfs expriment deux classes d'anticorps liés à la membrane, les immunoglobulines M et D (IgM et IgD), qui servent de récepteurs d'antigène.  Au cours de leur différenciation, certains lymphocytes B peuvent commencer à produire des anticorps présentant différentes classes de chaînes lourdes (ou isotypes) On appelle ce processus commutation de classes des chaînes lourdes (ou commutation isotypique). L'exposition répétée à un antigène protéique entraîne la production d'anticorps avec une affinité croissante pour l'antigène. Ce processus est appelé maturation d'affinité
  • 87.
    Les anticorps IgAsont produits dans les tissus lymphoïdes associés aux muqueuses et transportés à travers les épithéliums ; ils se lient aux microbes et les neutralisent dans la lumière des organes couverts d'une muqueuse Immunité associée aux muqueuses
  • 88.
    Les deux propriétésfondamentales de l’IgA sécrétoire (IgA-S) :  Formation de complexes immuns : les IgA-S sont des anticorps polymériques avec 4 régions variables, qui permettent de former des réseaux de complexes immuns avec les antigènes reconnus ;  Résistance en milieu externe, grâce à la stabilisation de l’immunoglobuline par le composant sécrétoire. Les 3 modes d’action des IgA sécrétoires (IgA-S) contre les agents infectieux :  Exclusion immune : formation de complexes immuns en se liant aux antigènes microbiens à la surface de l’épithélium muqueux, et élimination de ceux-ci par la clairance muqueuse physiologique ;  Transcytose des complexes immuns par les IgA dimériques de la sous-muqueuse au pôle apical de l’épithélium muqueux ;  Neutralisation intracellulaire des particules infectieuses, avec relargage vers le pôle apical de l’épithélium muqueux.
  • 89.
    IMMUNOLOGIE DES INFECTIONS 24/01/2020Unikis 2017 2018 89 Dr Serge TONEN WOLYEC, MD, MSc
  • 90.
    Généralités • bactéries • virus •champignons • parasites la nature des infections les systèmes de défense utilisés
  • 91.
  • 92.
    Nature des infections bactéries virus champignons parasites éliminéepar l’immunité innée l’immunité adaptative DROGUE GUERISON
  • 93.
    Immunologie des infectionsvirales germes intracellulaires obligatoires 2 types de virus très cytopathogènes Ex: Grippe moins cytopathogènes Ex: VIH, VHB, HSV, HPV Les signes observés lors d’une infection virale sont dus : cytopathogène direct et/ou mécanismes immunopathologiques
  • 94.
    Immunologie des infectionsvirales Immunité naturelle Humorale Cellulaire Cytokines (IFN et TNF) attention VIH avec cytokine !! Cellule NK Macrophages (en moindre mesure)
  • 95.
    Immunologie des infectionsvirales Immunité adaptative Humorale Cellulaire Ig A sécrétoire (MALT) Ig G sérique Lymphocyte T CD8 (cytotoxique) En un mot, les anticorps contrôlent le virus libre, tandis que les cellules T et NK tuent les cellules infectées.
  • 96.
    Immunologie des infectionsvirales Stratégie d’évasion du virus
  • 97.
    Immunopathologie Immunologie des infectionsvirales Immunodépression (VIH) maladie autoimmune tumeurs malignes (EBV, HPV, HHV8)
  • 98.
    Immunologie des infectionsbactériennes et fongiques Immunité naturelle Humorale Cellulaire Cytokines (IL1, IL6, TNF) Complément Phagocyte ADCC (NK)
  • 99.
    Le TNF (TumorNecrosis Factor), l'IL-1 (Interleukine-1) et les chimiokines sont les principales cytokines participant au recrutement des neutrophiles et des monocytes sanguins dans les foyers infectieux. Le TNF et l'IL-1 exercent également des effets systémiques, notamment la fièvre, par action sur l'hypothalamus ; ces deux cytokines, ainsi que l'IL-6, stimulent la production hépatique de diverses protéines appelées protéines de phase aiguë Immunologie des infections bactériennes et fongiques
  • 100.
    Immunologie des infectionsbactériennes et fongiques Immunité adaptative Humorale Cellulaire Ig A sécrétoire (MALT) Ig M sérique Ig G sérique Lymphocyte T CD4 (Th1, Th17)
  • 101.
  • 102.
    Immunologie des infectionsparasitaires Immunité naturelle Humorale Cellulaire Cytokines (IL4, IL5, IL13) Complément Eosinophile Mastocyte Macrophage
  • 103.
    Immunologie des infectionsparasitaires Immunité adaptative Humorale Cellulaire Ig A sécrétoire (MALT) Ig M sérique Ig G sérique Lymphocyte T CD4 (Th2)
  • 104.
    Mécanismes d’échappement  Échappementau complément  Échappement à la lyse intracellulaire,  Variation antigénique,  Mimétisme moleculaire Immunologie des infections parasitaires
  • 105.
    Immunologie des infectionsparasitaires Immunopathologie réactions excessives spécifiques : Eosinophilie (helminthes) , Splénomégalie (Plasmodies). réactions immunes à long terme : immuns-complexes circulant (loa loa), allergies, granulomes (Schistosomes) , sclérofibrose (Filaires), calcifications (Schistosomes), cancerisations (paragonimose, schistosomose à S. heamatobium). réactions aspécifiques : inflammatoires
  • 106.
    IMMUNOLOGIE DE GREFFESD'ORGANES ET TRANSPLANTATION 24/01/2020 Unikis 2017 2018 106 Dr Serge TONEN WOLYEC, MD, MSc
  • 107.
    Les greffes d'organes constituentencore le seul traitement efficace pour de nombreux patients en phase terminale d'une maladie cardiaque, rénale etc. IMMUNOLOGIE DE GREFFES D'ORGANES ET TRANSPLANTATION
  • 108.
    4 types degreffe
  • 109.
  • 110.
  • 111.
    Bilan immunologique (allogrefffe) Groupesanguin Groupage HLA A B C DP DR DQ
  • 112.
    IMMUNOLOGIE DE GREFFESD'ORGANES ET TRANSPLANTATION
  • 113.
    3 types derejet de greffe : rejet hyperaigu, rejet aigu et rejet chronique
  • 115.
    (1)les corticostéroïdes pourréduire l'inflammation ; (2)les médicaments antimitotiques; et (3)les médicaments immunosuppresseurs système immunitaire chimère ???????? Traitement immunosuppresseur indispensable :
  • 116.
    Particularité de latolérance de l’allogreffe fœtale
  • 117.
    24/01/2020 Batina Unikis2017 2018 117 DÉSÉQUILIBRES HOMÉOSTATIQUES DE L'IMMUNITÉ Déficits immunitaires Maladies auto-immunes Hypersensibilités
  • 118.
    I. Déficits immunitaires a.Affections congénitales (déficits primaires)  Déficits immunitaires combinés sévères (syndromes SCID): déficit marqué en LT et LB b. Déficits immunitaires acquis (déficits secondaires)  Malnutrition  Cancers : maladie de Hodgkin (Kc des LB)  Traitement immunosuppresseur, corticoïdes  SIDA (destruction des LT auxiliaires, protéines CD4=cible du VIH) 118 24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
  • 119.
    a. Comment surviennent-elles? Le système immunitaire perd sa capacité (thymus et MO) de distinguer le soi du non-soi  lymphocytes faiblement autoréactifs sont activés  Lymphocytes autoréactifs échappent à la régulation des LT régulateurs b. Quels en sont les facteurs déclenchant ? Antigènes étrangers qui ressemblent à des Ag du soi  Réaction croisée des Ac produits avec l’auto-Ag (ex. RAA) Apparition de nouveaux Ag du soi a. Mutations génétiques qui font apparaître de nouvelles protéines sur la face externe des cellules b. Changements dans la structure des Ag du soi (fixation d’haptènes, dommages provoqués par une infection) c. Mise en circulation d’Ag du soi (traumatisme) qui étaient auparavant contenus par des barrières (ex barrière hématoencéphalique) 119 II. Maladies auto-immunes: 24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
  • 120.
    Mécanismes par lesquelsles microbes peuvent contribuer à l'auto-immunité. II. Maladies auto-immunes:
  • 121.
     Autoimmunité detype I  Ac (IgG, IgM) attaquent le soi  RAA  Hépatite auto-immune dû au VHC  Réactions autoimmunes de type II (cytotoxiques)  Réactions humorales dirigées contre des récepteurs Ag situés à la surface des cellules  Basedow  Réactions autoimmunes de type III (à complexes immuns)  Lupus érythémateux aigu disséminé  Polyarthrite rhumatoïde (complexes immuns appelés facteurs rhumatoïdes)  Réactions autoimmunes de type IV (à médiation cellulaire)  Thyroïdite chronique d’Hashimoto  Diabète de type 1 121 II. Maladies auto-immunes 24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
  • 122.
    Réaction anormalement intenseà un Ag par ailleurs inoffensif (ex. le pollen, aliments, phanères animaux…) Selon le temps d’apparition des symptômes et la nature des éléments immunitaires mis en jeu (Ac ou lymphocytes): 4 types (Coombs et Gell) Types  Type I (< 30’): anaphylactique, déclenchées par les IgE  Type II (5 à 12h): cytotoxiques; mettent en jeu les Ac et le complément  Type III (3 à 8h): semi-retardées; comprennent les maladies des complexes immuns  Type IV (24 à 48h): retardées; à médiation cellulaire 122 III. Hypersensibilités 24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018 Rhinite allergique, allergie alimentaire, asthme bronchique, choc anaphylactique Maladie de Basedow Glomérulonéphrite post-streptococcique Eczéma de contact, test à la tuberculine
  • 123.
  • 124.
  • 125.
    PRINCIPES DES TECHNIQUESIMMUNOLOGIQUES D’APPLICATION COURANTE EN ANALYSE MEDICALE
  • 126.
    PRINCIPES DES TECHNIQUESIMMUNOLOGIQUES D’APPLICATION COURANTE EN ANALYSE MEDICALE Réaction anticorps – antigène La force avec laquelle la surface de liaison à l'antigène d'un anticorps se fixe à l'épitope d'un antigène est appelée affinité d'interaction  maturation d'affinité
  • 127.
    La force totalede liaison est de beaucoup supérieure à l'affinité d'une seule liaison antigène-anticorps, et est appelée avidité. Les anticorps dirigés contre un antigène peuvent se fixer à d'autres antigènes de structure similaire. Une telle liaison à des épitopes semblables est dite réaction croisée. PRINCIPES DES TECHNIQUES IMMUNOLOGIQUES D’APPLICATION COURANTE EN ANALYSE MEDICALE
  • 128.
    Anticorps monoclonaux Les anticorps monoclonauxsont aujourd'hui largement utilisés comme réactifs thérapeutiques et diagnostiques dans de nombreuses maladies humaines.
  • 129.
    Tests de DiagnosticRapide (TDR)
  • 130.
    Sample Conjugate Control line Test line Anti-HIVIgG IgG antibodies Colloidal gold conjugated to - Protein A - HIV antigens Anti-IgG antibodies HIV antigens TDR: Immunochromatographie Anti-HIV IgM
  • 131.
    Réaction d’agglutination Elle meten présence des Ag sur un élément figuré (érythrocytes, cellules, particules, bactéries) et un antisérum contenant des Ac spécifiques agglutinants. Les Ac IgM sont très agglutinants, les Ac des autres classes beaucoup moins
  • 132.
    a) Réaction d’agglutinationdirecte L’Ag est naturellement présent à la surface de la particule (ABO, ou sérologie Widal). b) Réaction d’agglutination passive L’agglutination passive consiste à fixer un Ag soluble
  • 133.
    Les applications sonttrès nombreuses Treponema pallidum hemagglutination assay (TPHA facteurs rhumatoïdes La recherche d’Ac présents sur les hématies du malade par le test de Coombs direct La recherche d’Ac anti-GR dans le sérum du malade par le test de Coombs indirect
  • 134.
  • 135.
    Historique de lavaccination Variolisation (chine, turquie…)
  • 137.
    La vaccination estune prophylaxie basée sur une immunité active. But : Prophylaxie La sérothérapie consiste en une immunisation passive à but thérapeutique.
  • 138.
    XXe et XXIesiècles •Les Pastoriens : Disciples de Pasteur •1921 : BCG •1923-1924 : Diphtérie et le Tétanos •1927 : Fièvre Jaune •1954 : Poliomyélite •1958 : OMS organise une large campagne de vaccination contre la variole (1976 Erradication de la variole annoncée) •Années 90 : Réduction de l‘incidence de la rougeole et du tétanos •2015 élimination de la rougeole en Europe?? •2015 premier vaccin contre le Paludisme?? Des avancées
  • 139.
    C‘est quoi lavaccination? •La vaccination est le processus consistant à stimuler les réponses immunitaires adaptatives protectrices contre des micro-organismes en exposant l’individu à des formes non pathogènes ou à des composants des micro-organismes générant ainsi une mémoire immunologique.
  • 140.
    C‘est quoi unantigène vaccinal ? •C’est une substance active d’un vaccin capable, lorsqu’elle est introduite dans un organisme, de provoquer une réponse du système immunitaire par la production: –d’anticorps spécifiques, –de cellules spécifiques •l’absence de réponse à cet antigène serait considérée comme une tolérance.
  • 141.
    Pourquoi un vaccin? •Pourprévenir l‘évolution naturelle des infections –Réduire la mortalité due aux infections –Impacter positivement sur la santé publique –La population cible: •Les enfants •Les femmes enceintes •Les personnes à risque –Drépanocytaires –Personnes vivantes en zones endémique
  • 142.
    Les paramètres influençantla réponse immunitaire : . La nature de l’Ag à administrer (le plus immunogène possible) . La dose optimale (pas trop forte ni trop faible car elle va induire une tolérance) . La voie d’administration (S/C et IM [plus immunogènes] mais les voies orales et nasales [tolérogène, intéressantes pour les pathogènes ayant cette porte d’entrée) . L’association d’adjuvants (Substance immunostimulante capable d’améliorer l’intensité, la durée et/ou la maturation de la réponse immune) . Le nombre d’injection et le calendrier vaccinal (durée de la mémoire immunologique)
  • 145.
    C’est une immunisationpassive où on injecte un sujet un anticorps qui lui fait défaut. La protection est de courte durée et aucune mémoire immunologique n’est générée. SÉROTHÉRAPIE
  • 146.