IMMUNOLOGIE
G3 BIOMED, 2019– 2020
Pr Dr Salomon BATINA AGASA, MD, PhD
Ass Dr Serge TONEN WOLYEC, MD, MSc
UNIVERSITE DE KISANGANI
2.
Immunologie générale
2
24/01/2020 USB2018 2019
« Le Procureur général de la République
avait sollicité en novembre 2015 la levée de
l’immunité des députés… qu’il voulait
poursuivre pour … »
(Radio Okapi)
3.
L'immunité est définiecomme la résistance aux maladies et, plus
spécifiquement, aux maladies infectieuses.
L'ensemble des cellules, des tissus et des molécules qui concourent
à opposer une résistance aux infections est nommé système
immunitaire.
La réaction coordonnée de ces cellules et molécules contre les
germes pathogènes porte le nom de réponse immunitaire.
L'immunologie est l'étude du système immunitaire, notamment de
ses réponses contre les pathogènes microbiens et les tissus
endommagés du soi, ainsi que de son rôle dans les maladies.
INTRODUCTION
DÉFINITIONS
4.
Actuellement on préfèreune définition plus large, qui considère l'immunologie
comme la science de la discrimination du soi (self) et du non-soi (non-self).
Cette immunité est dite active, lorsque l'individu a produit lui-même ses
effecteurs après contact avec l'agresseur, et passive lorsque ces effecteurs lui ont
été transmis physiologiquement (grossesse) ou artificiellement (sérothérapie).
INTRODUCTION 2
Le soi : constituant moléculaire ou cellulaire de l’organisme
Le soi modifié : constituant biologique qui n’exerce plus sa
fonction initiale.
Les non soi : un virus, une bactérie, un parasite, une substance
exogène qui est en contact avec l’organisme.
5.
Objectif éducationnels
Décrirel’immunité innée et l’immunité adaptative
Décrire les actions du système immunitaire contre les
bactéries, les virus et les parasites
Décrire les actions du système immunitaire contre les greffes
ou les transplantations
Décrire le déséquilibre homéostatique de l’immunité
Décrire le développement et le vieillissement du système
immunitaire
Décrire les applications pratiques de l’immunologie dans le
diagnostic, la prévention et la prise en charge des maladies 5
24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
6.
PLAN
6
24/01/2020
1. Généralités
2. Composantset fonction du système immunitaire
3. Immunité innée
4. Immunité adaptative ou spécifique
5. Antigènes et anticorps
6. Immunité anti-infectieuse
7. Immunologie des greffes ou des transplantations
8. Déséquilibre homéostatique de l’immunité
9. Développement et le vieillissement du système immunitaire
10. Applications pratiques de l’immunologie dans le diagnostic,
la prévention et la prise en charge des maladies
Batina Unikis 2017 2018
7.
1. HOMBERG J.CImmunologie médicale
2. BROSTOFF J. Immunologie Clinique
3. ROITT IM, Immunologie
4. AYMERIC JL, Immunologie humaine
5. REVILLARD JP ; Immunologie
6. ESPINOSA E. Immunologie
7. PARHAM P. Le système immunitaire
8. ABBAS A. K., Les bases de l’immunologie fondamentale
et clinique
9. LETONTURIER P. Immunologie générale
LIVRES CONSEILLÉS
24/01/2020 7
Batina Unikis 2017 2018
8.
Toute réponse immunitaire: quatre phases
1. reconnaissance des microorganismes
2. activation des cellules de l’immunité
3. action des cellules et des molécules de l’immunité ;
élimination du danger (phase effectrice )
4. retour au silence
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la première descriptionde ce
phénomène remonte à THUCYDIDES
(peste à Athènes au Vème siècle av J-C)
Dès le Xème siècle les Chinois de la
dynastie Ming étaient capables de
conférer une protection contre la
variole
Edward JENNER
Perspectives historiques 2
11.
l'immunologie s'individualise dela
microbiologie grâce aux travaux de
PASTEUR sur la rage (1895) qui
concluent toute une série de
manipulations bénéfiques de la réponse
immunitaire par les vaccinations
Perspectives historiques 3
12.
Les 5 périodesretenue dans l’histoire de l’immunologie :
La première période peut être qualifiée de microbiologique
L'ère pastorienne sera la deuxième époque, sérologique
La troisième époque, que l'on peut qualifier d'immunochimique
La quatrième époque est celle de l'immunologie cellulaire
Dernière en date, la cinquième période est celle de
l'immunogénétique ou immunologie moléculaire
Comment le microorganismeest-il reconnu par
l’immunité innée ?
Les microorganismes portent des molécules ou
partie de molécules nommés PAMP (pathogen
associated molecular pattern) ou « motifs
moléculaires associés aux pathogènes ».
Sur la membrane des cellules du système
immunitaire inné, existe des groupes de récepteurs
de reconnaissance nommés PRR (pattern
recognition receptors) ou « récepteurs de
reconnaissance de motifs »
Ces PRR interagissent alors avec les PAMP.
14
15.
LTA: lipotéichoîque
Principaux PAMPdes microorganismes
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Batina Unikis 2017 2018
LAM : lipoarabinomannane
LPS: lipopolysaccharide
Sur les bactéries gram positif
Sur les bactéries gram négatif
Sur les mycobactéries
Récepteurs cellulaires (PRR)pour les microbes et les cellules
endommagées sont :
1. Récepteurs de type Toll (TLR, Toll-like receptor) :
Les TLR sont présents à la surface de la cellule ou dans les endosomes (par lesquels
des microbes ont été ingérés).
2. Récepteurs de type NOD (nucleotide oligomerization domain) :
La vaste famille de récepteurs cytosoliques dits de type NOD (NLR, NOD-like
receptors) interagit avec les DAMP et les PAMP accédant au cytoplasme.
3. Récepteurs RIG-like dits RLR (retinoic acid-inducible gene-I-like receptors) sont des
recepteurs intracellulaires (cytosoliques) de virus à ARN.
4. Certains PRR membranaires comme les récepteurs « scavengers » (ou récepteur
éboueur) ou les récepteurs du mannose favorise la phagocytose.
18.
PRR PAMP Localisation
Récepteurscavenger LDL oxydée, LPS (Gram-) Membrane plasmique
Récepteur mannose Mannose (levure,
bactérie)
Membrane plasmique
TLR2 Peptidoglycanes (Gram+) Membrane plasmique
TLR3 ARN double brin (virus) Endosome
TLR4 LPS (Gram-) Membrane plasmique
TLR7,8 ARN simple brin (virus) Endosome
RIG-1 like helicase ARN double brin (virus) Cytosol
NLR Parois bactérienne ou
motifs bactériens
(flagelline, toxine,
signaux de danger
Cytosol
Liste les principaux PRR en fonction de leur localisation
cellulaire et de la nature des ligands reconnus.
19.
N.B. Les récepteursdu
système immunitaire
inné sont codés par la
lignée germinale et ne
sont pas produits par
recombinaison
somatique des gènes.
Les Protéines dela phase aigue
Protéines sériques de l’inflammation Caractéristiques
à amplitudes de variation élevée : CRP (proteine C réactive), procalcitonine, SAA : jusqu’à 1000 fois la
normale
Cinétiques rapide (6h) et demi-vie courte (1jr)
Processus inflammatoire débutant
à amplitude de variation modérée : Fibrinogène, orosomucoïde, haptoglobine : de 200 à 400 fois la
normale
Cinétique 12 à 14h et demi-vie 2 à 6 jrs
Recherche et suivi d’un processus inflammatoire
à amplitude de variation faible : Céruléoplasmine, fraction C3 du complément : 2 fois la normale
Cinétique d’apparution > 48h et demi-vie de 3 à 6 jrs
Indication : recherche et suivi d’un processus inflammatoire
à amplitude de variation négative : Albumine, préalbumine et transferine
Au cours des syndromes inflammatoires prolongés, on peut voir une
hypoalbuminémie inférieure à 30g/L
25.
Les Protéines dela phase aigue
Les protéines de la phase aiguë jouent trois rôles majeurs :
Les protéines de la phase aiguë se fixent à la surface des agents
pathogènes exogènes et se lient entre elles afin que ces derniers
s’agglutinent sur place.
Elles activent le système du complément et les phagocytes.
Elles exercent un rétrocontrôle négatif sur les acteurs de
l’inflammation pour limiter les dommages tissulaires. Elles favorisent
l’élimination des cellules mourantes et préparent la cicatrisation.
26.
Les Cytokines
• messagersintercellulaires, non spécifiques d’Ag,
• rôle :
dans la réaction inflammatoire
l’hématopoïèse et la réponse immunitaire adaptative.
• origines:
cellules activées (les dendritiques, macrophages,
lymphocytes T…)
• plusieurs dénominations :
interleukines (IL), interférons (IFN), facteur de nécrose
tumorale (TNF), facteurs stimulant les colonies (CSF) et
chimiokines.
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Unikis 2016 2017
27.
Les Cytokines
• Commentagissent – elles ?
Liaison à un ou à des récepteurs
fixation au récepteur induit un signal positif
ou négatif dans la cellule
agissent en cascade et en réseau de régulation
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Unikis 2016 2017
28.
Autres facteurs humoraux
•Lactoferrine (lait),
• Secretory Leukocyte Protease Inhibitor (SLPI) dans la salive
(principal inhibiteur salivaire du VIH),
• Lysozyme,
• Défensines,
• Autres facteurs humoraux solubles (Kallikreine, protein s-100 etc.)
32
Réaction destissus à une lésion
Avantages:
Empêche la propagation des agents toxiques dans les
tissus environnants
Élimine les débris cellulaires et les agents pathogènes
Amorce les premières étapes de la réparation cellulaire
Déroulement:
Vasodilatation et accroissement de la perméabilité
vasculaire
Mobilisation phagocytaire
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REACTION INFLAMMATOIRE
Unikis 2016 2017
Séquence des événementsau cours de la migration des leucocytes sanguins dans les foyers
infectieux :
35.
Les quatre signesmajeurs de l'inflammation aiguë (à court terme) sont la rougeur, la chaleur,
la tuméfaction et la douleur
La partie lésée se trouve donc au repos forcé, ce qui contribue à la guérison. Certains
spécialistes considèrent la perte de fonction comme le cinquième signe majeur de
l'inflammation aiguë.
Déséquilibre homéostatique
Objectif ultime de la réaction inflammatoire:
Débarrasser la région lésée des pathogènes,
cellules mortes et des débris en vue de la
réparation des tissus
Si endroit gravement infecté: pus, abcès
Si résistance à la digestion par les macrophages qui les a
ingérés (BK, BH…): granulomes infectieux
Hébergé même pendant des années mais réactivation en cas
de dimunition de résistance à l’infection 37
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REACTION INFLAMMATOIRE
Unikis 2016 2017
38.
LA FIÈVRE
Invasiondu microorganisme: défense par:
Réaction localisée: inflammation
Réaction généralisée: fièvre
Forte fièvre: danger
Dénaturation des enzymes
Perturbation du métabolisme
Fièvre légère ou modérée: bénéfique
Le foie et la rate séquestrent et diminuent la disponibilité
de Zn et du fer (nécessaire à la multiplication
bactérienne)
Augmente la vitesse du métabolisme cellulaire (accélère
le processus de réparation)
Effet positif sur les interférons 38
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39.
INFLAMMATION ET ANALYSEMEDICALE
• VS
• NFS :
– hyperleucocytose neutrophiles ou éosinophiles,
– hyperplaquettose (ou thrombocytose)
– anémie (inflammation chronique).
• Taux de certaines protéines de la phase aiguë :
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Synthese des composantsde l'immunité innée
Les barrières muqueuses : intégrité et qualité du mucus ;
Le pH acide des sécrétions cervicovaginales;
La sécrétion de “facteurs humoraux solubles”:
• Lactoferrine (lait),
• Secretory Leukocyte Protease Inhibitor (SLPI) dans la salive (principal
inhibiteur salivaire du VIH),
• Lysozyme,
• Défensines,
• Autres facteurs humoraux solubles (Kallikreine, protein s-100 etc.)
Les cellules phagocytaires, notamment les polynucléaires neutrophiles, les
macrophages et dans une moindre mesure les cellules dendritiques
indifférenciées;
Le systeme complément et les interferons;
Les cellules qualifiées de “tueuses naturelles” (ou “natural killer” des auteurs
anglo-saxons);
Les anticorps dits “naturels” (i.e. polyspécifiques, polyréactifs et de faible affinité),
Les lymphocytes intraépithéliaux (“IEL” pour “Intra Epithelial Lymphocytes”) à
“TCR” (récepteur des cellules T) de type “ g,d": IELg,d.
Immunité spécifique ouadaptative
45
24/01/2020
l’immunité « apprise » par des mécanismes très
spécifiques, c’est-à-dire très spécialisés vis-à-vis des
microorganismes très déterminés.
C’est une défense sélective visant à réduire ou à
neutraliser un agresseur particulier et à la quelle
l’organisme a été préparé par un contact antérieur
avec celui-ci.
Défenses adaptatives: Antigènes
Antigènes
Molécules qui se lie spécifiquement au paratope d’Ig et au TCR (antigénicité)
Substances qui ont la capacité de déclencher la réaction immunitaire
(immunogénicité)
Molécules non rencontrées dans l’organisme (= non-soi)
Nature des antigènes
Selon l’intervention des lymphocytes T pour induire la réponse immunitaire:
thymo-dépendants, activent les composantes cellulaire et humorale, CMH et CD1
Ag thymo-indépendants : réponse Ac
Caractéristiques physico-chimiques des Ag
protéines >> polysaccharides >> lipides >> acides nucléiques 47
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48.
Défenses adaptatives: Antigènes
48
Ag complets et incomplets (haptènes)
Ag complets: propriétés
Immunogénicité: stimuler la prolifération des lymphocytes spécifiques et la
formation d’Ac spécifiques
Réactivité: interagir avec les lymphocytes activés et les Ac libérés à l’occasion
de réactions immunologiques
Ex: grains de pollen, microorganismes
Ag incomplets (haptènes)
réactivité
Pas d’immunogénicité: doivent se combiner avec une protéine de l’organisme
avant de devenir immunogène
Ex: peptides, nucléotides, hormones, pénicilline
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49.
Antigènes : Déterminantsantigéniques (épitopes)
49
Parties de l’Ag qui sont reconnues comme étrangères =
épitopes
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NB. Superantigène: des antigènes qui stimulent un plus grand nombre de lymphocytes T.
Ils sont avant tout d’origine infectieuse: exotoxines bactériennes, protéines rétrovirales…
50.
Cellules du systèmeimmunitaire adaptatif :
Caractéristiques
50
Lymphocytes
Issus de hémocytoblastes de la MO
Éduqués dans le thymus (LT) et dans la MO (LB) afin d’acquérir:
L’immunocompétence: apparition des récepteurs propres à un Ag à la
surface du lymphocyte. Les immunocompétents colonisent les organes
lymphoïdes secondaires (où se produit la stimulation antgénique), et ils
circulent entre le sang, la lymphe et les organes lymphoïdes. La diversité
des récepteurs d’Ag est assuré par le réarrangement des segments d’ADN
L’auto-tolérence: absence relative de réaction aux auto-Ag (afin de ne pas
attaquer les cellules de l’organisme)
Cellules présentatrices d’antigènes
Cellules dendritiques, macrophagocytes et lymphocytes B
Ingèrent les Ag et en présentent les déterminants Ag à leur surface pour la
reconnaissance par les lymphocytes T
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51.
51
Lymphocytes naïfs
Leslymphocytes B et T immunocompétents qui n’ont pas
encore été exposés à un Ag. Ils se dispersent dans les gg, la rate
et autres organes lymphoïdes secondaires dans les quels ils
rencontreront les Ag
Lymphocytes effecteurs et mémoires
Lorsqu’ils se lient aux Ag reconnus, les lymphocytes sont activés
et achèvent leur différenciation en LT et LB effecteurs et
mémoires.
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Cellules du système immunitaire adaptatif :
Caractéristiques
Les lymphocytes maturesprésentant des récepteurs pour de nombreux antigènes se
développent avant la rencontre avec ces antigènes. Le terme « clone » désigne une
population de lymphocytes porteurs de récepteurs d'antigène identiques et donc de
spécificité identique ; toutes ces cellules provenant probablement d'un seul précurseur.
Chaque antigène (par exemple, X et Y) sélectionne un clone préexistant de lymphocytes
spécifiques et stimule la prolifération et la différenciation de ce clone.
Théorie de la Sélection clonale.
54.
Immunoglobulines (Ig) ouanticorps (Ac)
Glycoprotéines membranaires, sériques
l’identification du non-soi
24/01/2020 54
Unikis 2016 2017
Definition : C’est un type de molécule glycoprotéique, également appelé
immunoglobuline (Ig), produit par les cellules dérivées des lymphocytes B
appelées les plasmocytes, qui se lie aux antigènes, souvent avec un degré élevé
de spécificité et une forte affinité.
55.
Une molécule d'anticorpsest composée de quatre chaînes polypeptidiques, à
savoir deux chaînes lourdes (H) identiques et deux chaînes légères (L)
identiques, chaque chaîne contenant une région variable et une région
constante.
Les quatre chaînes sont assemblées pour former une molécule en forme de «
Y ». Chaque chaîne légère est liée à une chaîne lourde, et les deux chaînes
lourdes sont liées entre elles, toutes ces liaisons étant assurées par des ponts
disulfures. Une chaîne légère est constituée d'un domaine V et d'un domaine
C, tandis qu'une chaîne lourde comprend un domaine V et trois ou quatre
domaines C.
56.
Chaque domaine sereplie pour adopter une conformation tridimensionnelle caractéristique,
portant le nom de domaine d'immunoglobuline (Ig).
Chaque region variable de la chaîne lourde (nommée VH) ou de la chaîne légère (nommée
VL) contient trois régions hypervariables, ou CDR (complementarity determining region)
Il existe deux types de chaîne légère, nommés κ et λ, dont la fonction est similaire, mais qui
diffèrent par leur région constante.
Il existe cinq types de chaînes lourdes, nommés μ, δ, γ, ɛ et α, qui diffèrent également par
leur région constante.
Les anticorps qui diffèrent par leurs chaînes lourdes appartiennent à des isotypes, ou classes,
distincts et sont nommés en fonction de leur chaîne lourde, IgM, IgD, IgG, IgE et IgA, quelle
que soit la classe des chaînes légères.
Réaction immunitaire humorale:Anticorps (Ig) : MADGE
65
Classes d’Ig caractéristiques
IgM Plasma, 1ère classe d’Ig libérée au cours de la réaction primaire.
Indique une infection en cours due à l’agent pathogène qui a stimulé sa
formation
Puissant agent agglutinant qui fixe et active rapidement le complément
10 % des Ig
IgA Secrétions: salive, sueur, suc intestinal, mucus des voies respiratoires et
urogénitales, lait maternel
Empêche les agents pathogènes à s’attacher aux cellules épithéliales
IgD Récepteur d’Ag du lymphocyte B; < 1 % dans le plasma
IgG 75 – 85 % des Ac circulants
Protège contre les bactéries, les virus, les toxines dans le sang et la lymphe
Fixe rapidement le complément; principal Ac de la réaction secondaire et
primaire tardive.
Traverse le placenta et produit l’immunité passive chez le foetus
IgE Secrété par les plasmocytes dans la peau, les muqueuses gastrointestinales et
respiratoires, et les amygdales
Contribuent à l’inflammation et à certaines réactions allergiques
A l’état des traces dans le plasma, [IgE] augmente en cas d’allergies graves ou
de parasitoses chroniques du TD
24/01/2020 Unikis 2016 2017
66.
La force aveclaquelle la surface de liaison à l'antigène d'un anticorps
se fixe à l'épitope d'un antigène est appelée affinité d'interaction
maturation d'affinité
La force totale de liaison est de beaucoup supérieure à l'affinité
d'une seule liaison antigène-anticorps, et est appelée avidité.
Les anticorps dirigés contre un antigène peuvent se fixer à d'autres
antigènes de structure similaire. Une telle liaison à des épitopes
semblables est dite réaction croisée.
Réaction anticorps – antigène
Les lymphocytesT auxiliaires (helper):
activation complète des LB et LT et leur prolifération
Active les macrophagocytes
Libèrent des cytokines essentielles(ex. IL-4)
« sans le rôle de « chef d’orchestre » joué par les LT helper,
il n’y aurait pas de réaction immunitaire adaptative »
Les lymphocytes T cytotoxiques (tueurs)
attaquent directement (perforines, granzymes, FAS) les
cellules infectées et les cellules Kc et les détruisent
69
24/01/2020 Unikis 2016 2017
Réaction immunitaire à médiation cellulaire : LT
70.
Les lymphocytesT suppresseurs (ex. régulateurs)
Atténuent la réponse immunitaire
Par contact direct
Par libération des cytokines inhibitrices (IL-10, TGF-β)
Prévention des réactions auto-immunes
Éliminent les lymphocytes autoréactifs en périphérie (à
l’extérieur des organes lymphoïdes)
La réaction immunitaire
est accentuée par des cytokines (IL-1…) qui est libéré par les
macrophagocytes, et l’IL-2, l’IFN gamma, etc. libérés par les LT
activés
70
24/01/2020 Unikis 2016 2017
Réaction immunitaire à médiation cellulaire : LT
71.
Capture des antigenes,presentation aux lymphocytes et
reconnaissance des antigenes dans le systeme immunitaire adaptatif
Les réponses immunitaires adaptatives sont déclenchées lorsque les
récepteurs d'antigènes des lymphocytes reconnaissent les antigènes.
Les lymphocytes B et T (cellules de l’immunité adaptive) diffèrent quant aux
types d'antigènes qu'ils sont en mesure de reconnaître.
Les récepteurs d'antigènes des lymphocytes B (BCR), c'est-à-dire des anticorps
liés à la membrane, peuvent reconnaître diverses macromolécules (protéines,
polysaccharides, lipides et acides nucléiques) sous forme soluble ou
associées à la surface cellulaire, ainsi que des petites substances chimiques.
Au contraire, les récepteurs d'antigène de la plupart des lymphocytes T (TCR)
ne décèlent que des fragments peptidiques d'antigènes protéiques,
La majoritédes lymphocytes T reconnaissent les antigènes
peptidiques liés aux molécules du complexe majeur
d'histocompatibilité (CMH) des cellules présentatrices d'antigènes
(APC).
Chez chaque individu, les différents clones de lymphocytes T
CD4+ et CD8+ ne peuvent déceler des peptides que lorsque ceux-
ci sont présentés par les molécules du CMH de l'individu. Cette
propriété des lymphocytes T porte le nom de restriction par le
CMH
CAPTURE ET PRESENTATION DES ANTIGENES
74.
Les cellules quicaptent les antigènes microbiens et les
présentent afin qu'ils soient reconnus par les lymphocytes T portent
le nom de cellules présentatrices d'antigènes (APC). Ces APC sont :
les cellules dendritiques
les macrophages
et les lymphocytes B.
cellules présentatrices d'antigènes
75.
Types de cellulesexprimant le CMH sont :
Classe II :
Cellules dendritiques,
Macrophages,
Lymphocytes B
Classe I : Toutes les cellules nucléées
Structure et fonction des molécules du complexe majeur
d'histocompatibilité
Les molécules du complexe majeur d'histocompatibilité (CMH)
sont des protéines membranaires se trouvant sur les APC qui
présentent des antigènes peptidiques afin qu'ils soient reconnus
par les lymphocytes T.
Lymphocyte T CD4+
Lymphocyte T CD8+
Fonctions effectrices deslymphocytes T auxiliaires CD4+
Réponse contre les antigènes thymo-dépendants (bactéries
intracellulaires, helminthes et bactéries extracellulaires) dont le
fragment peptidique est présenté par le CMH-2 aux
lymphocytes CD4+
Les sous-populations de lymphocytes T auxiliaires CD4 sont :
- Lymphocytes TH1
- Lymphocytes Th2
- Lymphocytes TH17
Résumé du développementdes cellules
effectrices TH1, TH2 et TH17.
Les lymphocytes T CD4+ de la
sous-population TH1 amplifient
la capacité des phagocytes de
tuer des microbes.
Les TH17 favorisent le
recrutement de leucocytes
dans le foyer infectieux et la
réaction inflammatoire
Les TH2 activent les
éosonophiles afin qu'ils tuent
les helminthes.
83.
Les lymphocytes TCD8+ activés par un antigène et des costimulateurs
se différencient en CTL capables de tuer les cellules infectées
exprimant l'antigène. Les CTL effecteurs détruisent les cellules
infectées en secrétant des protéines qui s'insèrent dans leur
membrane et facilitent l'entrée des enzymes qui induisent l'apoptose
de ces cellules.
Différenciation des cellules T CD8+ en CTL
Réponses immunitaires humorales
Phaseset types de réponses de l'immunité humorale
Les lymphocytes B naïfs expriment deux classes d'anticorps liés à la membrane,
les immunoglobulines M et D (IgM et IgD), qui servent de récepteurs d'antigène.
Au cours de leur différenciation, certains lymphocytes B peuvent commencer à
produire des anticorps présentant différentes classes de chaînes lourdes (ou
isotypes) On appelle ce processus commutation de classes des chaînes
lourdes (ou commutation isotypique).
L'exposition répétée à un antigène protéique entraîne la production d'anticorps
avec une affinité croissante pour l'antigène. Ce processus est appelé maturation
d'affinité
87.
Les anticorps IgAsont produits dans les tissus lymphoïdes associés
aux muqueuses et transportés à travers les épithéliums ; ils se lient
aux microbes et les neutralisent dans la lumière des organes couverts
d'une muqueuse
Immunité associée aux muqueuses
88.
Les deux propriétésfondamentales de l’IgA sécrétoire (IgA-S) :
Formation de complexes immuns : les IgA-S sont des anticorps polymériques
avec 4 régions variables, qui permettent de former des réseaux de complexes
immuns avec les antigènes reconnus ;
Résistance en milieu externe, grâce à la stabilisation de l’immunoglobuline par le
composant sécrétoire.
Les 3 modes d’action des IgA sécrétoires (IgA-S) contre les agents infectieux :
Exclusion immune : formation de complexes immuns en se liant aux antigènes
microbiens à la surface de l’épithélium muqueux, et élimination de ceux-ci par la
clairance muqueuse physiologique ;
Transcytose des complexes immuns par les IgA dimériques de la sous-muqueuse
au pôle apical de l’épithélium muqueux ;
Neutralisation intracellulaire des particules infectieuses, avec relargage vers le
pôle apical de l’épithélium muqueux.
Immunologie des infectionsvirales
germes intracellulaires obligatoires
2 types de virus
très cytopathogènes Ex: Grippe
moins cytopathogènes Ex: VIH, VHB, HSV, HPV
Les signes observés lors d’une infection virale sont dus :
cytopathogène direct et/ou mécanismes immunopathologiques
94.
Immunologie des infectionsvirales
Immunité naturelle
Humorale Cellulaire
Cytokines (IFN et TNF)
attention VIH avec cytokine !!
Cellule NK
Macrophages (en moindre mesure)
95.
Immunologie des infectionsvirales
Immunité adaptative
Humorale Cellulaire
Ig A sécrétoire (MALT)
Ig G sérique
Lymphocyte T CD8
(cytotoxique)
En un mot, les anticorps contrôlent le virus libre, tandis que les cellules T et NK
tuent les cellules infectées.
Immunologie des infectionsbactériennes
et fongiques
Immunité naturelle
Humorale Cellulaire
Cytokines (IL1, IL6, TNF)
Complément
Phagocyte
ADCC (NK)
99.
Le TNF (TumorNecrosis Factor), l'IL-1 (Interleukine-1)
et les chimiokines sont les principales cytokines
participant au recrutement des neutrophiles et des
monocytes sanguins dans les foyers infectieux.
Le TNF et l'IL-1 exercent également des effets
systémiques, notamment la fièvre, par action sur
l'hypothalamus ; ces deux cytokines, ainsi que l'IL-6,
stimulent la production hépatique de diverses
protéines appelées protéines de phase aiguë
Immunologie des infections bactériennes
et fongiques
100.
Immunologie des infectionsbactériennes
et fongiques
Immunité adaptative
Humorale Cellulaire
Ig A sécrétoire (MALT)
Ig M sérique
Ig G sérique
Lymphocyte T CD4
(Th1, Th17)
Immunologie des infectionsparasitaires
Immunité adaptative
Humorale Cellulaire
Ig A sécrétoire (MALT)
Ig M sérique
Ig G sérique
Lymphocyte T CD4
(Th2)
104.
Mécanismes d’échappement
Échappementau complément
Échappement à la lyse intracellulaire,
Variation antigénique,
Mimétisme moleculaire
Immunologie des infections parasitaires
105.
Immunologie des infectionsparasitaires
Immunopathologie
réactions excessives spécifiques : Eosinophilie (helminthes) ,
Splénomégalie (Plasmodies).
réactions immunes à long terme : immuns-complexes circulant
(loa loa), allergies, granulomes (Schistosomes) , sclérofibrose (Filaires),
calcifications (Schistosomes), cancerisations (paragonimose, schistosomose à S.
heamatobium).
réactions aspécifiques : inflammatoires
106.
IMMUNOLOGIE DE GREFFESD'ORGANES ET
TRANSPLANTATION
24/01/2020 Unikis 2017 2018 106
Dr Serge TONEN WOLYEC, MD, MSc
107.
Les greffes d'organes
constituentencore le seul
traitement efficace pour de
nombreux patients en phase
terminale d'une maladie
cardiaque, rénale etc.
IMMUNOLOGIE DE GREFFES D'ORGANES ET
TRANSPLANTATION
I. Déficits immunitaires
a.Affections congénitales (déficits primaires)
Déficits immunitaires combinés sévères (syndromes
SCID): déficit marqué en LT et LB
b. Déficits immunitaires acquis (déficits secondaires)
Malnutrition
Cancers : maladie de Hodgkin (Kc des LB)
Traitement immunosuppresseur, corticoïdes
SIDA (destruction des LT auxiliaires, protéines
CD4=cible du VIH)
118
24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
119.
a. Comment surviennent-elles?
Le système immunitaire perd sa capacité (thymus et MO) de distinguer le soi du
non-soi
lymphocytes faiblement autoréactifs sont activés
Lymphocytes autoréactifs échappent à la régulation des LT
régulateurs
b. Quels en sont les facteurs déclenchant ?
Antigènes étrangers qui ressemblent à des Ag du soi
Réaction croisée des Ac produits avec l’auto-Ag (ex. RAA)
Apparition de nouveaux Ag du soi
a. Mutations génétiques qui font apparaître de nouvelles protéines sur
la face externe des cellules
b. Changements dans la structure des Ag du soi (fixation d’haptènes,
dommages provoqués par une infection)
c. Mise en circulation d’Ag du soi (traumatisme) qui étaient auparavant
contenus par des barrières (ex barrière hématoencéphalique) 119
II. Maladies auto-immunes:
24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
120.
Mécanismes par lesquelsles microbes peuvent contribuer à l'auto-immunité.
II. Maladies auto-immunes:
121.
Autoimmunité detype I
Ac (IgG, IgM) attaquent le soi
RAA
Hépatite auto-immune dû au VHC
Réactions autoimmunes de type II (cytotoxiques)
Réactions humorales dirigées contre des récepteurs Ag situés à
la surface des cellules
Basedow
Réactions autoimmunes de type III (à complexes immuns)
Lupus érythémateux aigu disséminé
Polyarthrite rhumatoïde (complexes immuns appelés facteurs
rhumatoïdes)
Réactions autoimmunes de type IV (à médiation cellulaire)
Thyroïdite chronique d’Hashimoto
Diabète de type 1
121
II. Maladies auto-immunes
24/01/2020 Batina Unikis 2017 2018
122.
Réaction anormalement intenseà un Ag par ailleurs inoffensif
(ex. le pollen, aliments, phanères animaux…)
Selon le temps d’apparition des symptômes et la nature des
éléments immunitaires mis en jeu (Ac ou lymphocytes): 4 types
(Coombs et Gell)
Types
Type I (< 30’): anaphylactique, déclenchées par les IgE
Type II (5 à 12h): cytotoxiques; mettent en jeu les Ac et le
complément
Type III (3 à 8h): semi-retardées; comprennent les
maladies des complexes immuns
Type IV (24 à 48h): retardées; à médiation cellulaire 122
III. Hypersensibilités
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Rhinite allergique, allergie alimentaire,
asthme bronchique, choc anaphylactique
Maladie de Basedow
Glomérulonéphrite post-streptococcique
Eczéma de contact, test à la tuberculine
PRINCIPES DES TECHNIQUESIMMUNOLOGIQUES
D’APPLICATION COURANTE EN ANALYSE MEDICALE
Réaction anticorps – antigène
La force avec laquelle la surface de liaison à l'antigène d'un
anticorps se fixe à l'épitope d'un antigène est appelée
affinité d'interaction maturation d'affinité
127.
La force totalede liaison est de beaucoup supérieure à l'affinité
d'une seule liaison antigène-anticorps, et est appelée avidité.
Les anticorps dirigés contre un antigène peuvent se fixer à d'autres
antigènes de structure similaire. Une telle liaison à des épitopes
semblables est dite réaction croisée.
PRINCIPES DES TECHNIQUES IMMUNOLOGIQUES
D’APPLICATION COURANTE EN ANALYSE MEDICALE
Sample
Conjugate
Control line
Test line
Anti-HIVIgG
IgG antibodies
Colloidal gold
conjugated to
- Protein A
- HIV antigens
Anti-IgG
antibodies
HIV
antigens
TDR: Immunochromatographie
Anti-HIV IgM
131.
Réaction d’agglutination
Elle meten présence des Ag sur un élément figuré
(érythrocytes, cellules, particules, bactéries) et un antisérum
contenant des Ac spécifiques agglutinants. Les Ac IgM sont
très agglutinants, les Ac des autres classes beaucoup moins
132.
a) Réaction d’agglutinationdirecte
L’Ag est naturellement présent à la surface de la particule
(ABO, ou sérologie Widal).
b) Réaction d’agglutination passive
L’agglutination passive consiste à fixer un Ag soluble
133.
Les applications sonttrès nombreuses
Treponema pallidum hemagglutination assay (TPHA
facteurs rhumatoïdes
La recherche d’Ac présents sur les hématies du malade par le
test de Coombs direct
La recherche d’Ac anti-GR dans le sérum du malade par le
test de Coombs indirect
La vaccination estune
prophylaxie basée sur une
immunité active. But :
Prophylaxie
La sérothérapie consiste en
une immunisation passive à
but thérapeutique.
138.
XXe et XXIesiècles
•Les Pastoriens : Disciples de Pasteur
•1921 : BCG
•1923-1924 : Diphtérie et le Tétanos
•1927 : Fièvre Jaune
•1954 : Poliomyélite
•1958 : OMS organise une large campagne de vaccination contre
la variole (1976 Erradication de la variole annoncée)
•Années 90 : Réduction de l‘incidence de la rougeole et du
tétanos
•2015 élimination de la rougeole en Europe??
•2015 premier vaccin contre le Paludisme??
Des avancées
139.
C‘est quoi lavaccination?
•La vaccination est le processus consistant à stimuler
les réponses immunitaires adaptatives protectrices
contre des micro-organismes en exposant l’individu à
des formes non pathogènes ou à des composants des
micro-organismes générant ainsi une mémoire
immunologique.
140.
C‘est quoi unantigène vaccinal ?
•C’est une substance active d’un vaccin capable,
lorsqu’elle est introduite dans un organisme, de
provoquer une réponse du système immunitaire par la
production:
–d’anticorps spécifiques,
–de cellules spécifiques
•l’absence de réponse à cet antigène serait considérée
comme une tolérance.
141.
Pourquoi un vaccin?
•Pourprévenir l‘évolution naturelle des
infections
–Réduire la mortalité due aux infections
–Impacter positivement sur la santé publique
–La population cible:
•Les enfants
•Les femmes enceintes
•Les personnes à risque
–Drépanocytaires
–Personnes vivantes en zones endémique
142.
Les paramètres influençantla réponse
immunitaire :
. La nature de l’Ag à administrer (le plus immunogène possible)
. La dose optimale (pas trop forte ni trop faible car elle va induire une
tolérance)
. La voie d’administration (S/C et IM [plus immunogènes] mais les voies
orales et nasales [tolérogène, intéressantes pour les pathogènes ayant cette
porte d’entrée)
. L’association d’adjuvants (Substance immunostimulante capable
d’améliorer l’intensité, la durée et/ou la maturation de la réponse immune)
. Le nombre d’injection et le calendrier vaccinal (durée de la
mémoire immunologique)
145.
C’est une immunisationpassive où on injecte un sujet
un anticorps qui lui fait défaut. La protection est de
courte durée et aucune mémoire immunologique n’est
générée.
SÉROTHÉRAPIE