L'hématopoïèse débute dansle sac vitellin, puis se poursuit
dans l'embryon. Le foie sera le premier organe
hématopoïétique, puis le thymus, la rate et enfin la moelle
osseuse. Toutes ces étapes se chevauchent et finalement, à la
naissance, seule la moelle reste hématopoïétique.
Siège de l’hématopoïèse chez l’Homme
4
5.
Hématopoïèse
5
4 étapes successives:
- Les cellules souches totipotentes
- Les progéniteurs
- Les précurseurs
- Les cellules matures
Le passage d’une étape à une autre
est sous influence
de signaux (cytokines et autres)
c
localisées dans la moelle osseuse
- Elles sont en G0 et présentant
Marqueur phénotypique CD34 + et
Ckit
- capacité d'auto-renouvellement
- capacité de différenciation
- différentiation irréversible vers
plusieurs ou une lignée
6.
6
1. Cellule pluripotente
Enormecapacité
d’auto-renouvellement
et de différenciation
2. Cellule progénitrice myéloïde
(par opposition à lymphoïde)
3. Précurseur commune
aux neutrophiles, aux
monocytes et cellules
dendritiques
4. Facteurs de
croissance et
cytokines
7.
Régulation de l’hématopoïèse
7
contrôléepar des signaux extracellulaires, sous forme de
contact membranaire ou par l’action des cytokines et de
facteurs de croissance.
• Microenvironnement médullaire
- Le stroma médullaire : formé des cellules
fibroblastes, endothéliales, macrophages, épithéliales et adipocytes
-Le stroma sécrètent des matrices extracellulaires et des facteurs
de croissance
• Les vitamines et oligoéléments
-vitamine B12 et acide folique (synthèse d’ADN)
- fer (hémoglobine)
• Les facteurs de croissance
8.
Les facteurs decroissance
8
➢ IL: interleukines servant de messager dans les communications
entre les cellules du système immunitaire. 35 molécules classées
✓ IL 1, IL 4, IL 6 et le SCF, augmentent le nombre de
cellules souches
✓ IL 3, GM-CSF survie et la différenciation des cellules
souches.
➢ GM-CSF : Granulocyte-macrophage colony-stimulating factor
(GM-CSF)
➢ G-CSF : Granulocyte Colony Stimulating Factor
➢ M-CSF : Macrophage colony-stimulating factor
➢ SCF ou KL (Kit ligand): Colony-stimulating factors
Différents types cellulairesconstituent le SI. Chaque type
cellulaire présente des caractéristiques morphologiques,
phénotypiques et fonctionnelles qui lui sont propres.
▪ Chaque cellule exprime à sa surface un grand nombre de
molécules
▪ Ces molécules peuvent être spécifique ou partagées avec
d’autres cellules ou inductibles
Marqueurs cellulaires ou
Clusters de Différenciation CD
En 2004, 367 CD ont été inventoriés
Clusters de Différenciation CD
10
11.
Clusters de différentiation
11
Clustersde différentiation sont des
glycoprotéines exprimées à la
surface qui déterminent le types
cellulaires et éventuellement leur
fonction
12.
On distingue 2types:
▪ Les cellules résidentes : La cellule rejoint le tissu par le
sang, se différencie et y demeure (ex Macrophage)
▪ Les cellules circulantes : La cellule circule entre les
différents organes, les tissus lymphoïdes et le sang
Cellules du système immunitaire
12
13.
➢ A l’étatnormal l’hématopoïèse est entretenue par les cytokines et
facteurs de croissance produits au sein du microenvironnement
médullaire par les cellules stromales (fibroblastes, cellules
endothéliales, cellules épithéliales).
➢Dans le cadre d’une réaction de défense cette régulation est
assurée par un ensemble de médiateurs (cytokines et facteurs de
croissance) produits par les macrophages dans le cadre de l’I.I et par
les lymphocytes lors de la mise en jeu de l’I.A.
Ces médiateurs stimulent fortement l’hématopoïèse inductible
13
16
Granulocytes Neutrophile BasophileEosinophile
Distribution Sanguine
2000 à7000/ml
Sanguine environ
75/ml
Sanguine 40 à
300/ml puis
tissulaire
Taille 10 à 15 mm 10 à 12 mm 10 à 15 mm
Demi-vie sanguine < 24 heures 5 à7 heures 12 à 24 heures
Signes particuliers Noyau polylobé
Nombreux granules
punctiformes
Noyau fissurés
Nombreux gros
granules
Noyau en général
bilobé nombreux
granules
Nature des granules Collagénase
Lactoferrine
Lysozyme
Peroxydase
Proteases
Histamine,
Héparine
Peroxydases,
Phosphatase acide.
Marqueurs
caractéristiques
RFc des IgG. CD33, CD13,
CD35
RFc des IgE
CR1,2,4
CD63
RFc des IgE
CD9
MPB
Rôles principaux défense anti-
infectieuse
phagocytose, piège à
bactérie
Réponse
inflammatoire
allergique
Immunité anti-
parasitaire
Production de
multiples
médiateurs de
17.
Extravasation des neutrophiles
17
4étapes successives:
➢ Adhésion primaire transitoire et réversible :
roulement du leucocyte sur la surface
endothéliale, médiée surtout par les
SELECTINES
➢ Activation leucocytaire rapide, dépendante
des CHEMOKINES
➢ Adhésion ferme et stable à la surface
endothéliale, contrôlée par les INTEGRINES
➢ Diapédèse: le leucocyte rampe jusqu’à
atteindre un espace inter-endothélial pour s’y
glisser
18.
➢ Ressemblent auxbasophiles
mais localisées dans les tissus
Il n’y a pas de mastocytes
différenciés dans le sang.
➢ Possèdent des récepteurs
membranaires d’IgE de haute
affinité
➢ Role : Mise en place de la
réaction inflammatoire
Réaction allergique
Défenses antimicrobienne .
Durée dans les tissus 1 à 6 mois
Taille : 10 à 20 µm
Distribution : Tissulaire
Les mastocytes
18
19.
récepteurs Fc (mastocyteset basophiles)- IgE hypersensibilité immédiate
Dégranulation des mastocytes
19
20.
20
Lignée monocytaire Monocytesmacrophage Cellules dendritiques
Distribution Sanguine
100 à1000/ml
Tissulaire Tissulaire
Taille 15 à 30 mm 20 à 70 mm 15 mm
Demi-vie sanguine < 12 heures dans
sang
1 0 5 mois 1 à 6 semaines
Signes particuliers Noyau en fer à
cheval
Noyau rond,
mitochondries,
RER et AG
Longs prolongements
membranaires
Marqueurs
caractéristiques
RFc des IgG. CD163,
CD14, CR3
RFc des IgG
CR3
CD68
RFc des IgE
CD83, CD80, CD86
CMHII
Rôles principaux Phagocytose
Présentation de
l’antigène
Phagocytose
Présentation de
l’antigène
Homéostasie
tissulaire
Présentation de
l’antigène
Lignée Myéloïdes Myéloïdes Myéloïdes
Et Lymphoïdes
Macrophages
➢ Le rôleclé des macrophages dans la réponse immune
découle principalement de leur faculté d’apprêter
(processing) et de présenter l’Ag aux cellules T. Cette
fonction jointe à la capacité de sécréter l’IL-1 (molécule
qui active et fait proliférer les T) donc un rôle clé dans
l’induction d’I.A.
➢ Le nombre considérable et la diversité de substances
synthétisées par ces cellules témoignent de l’ampleur de
leur rôle en dehors de l’immunité anti-infectieuse
(phagocytose, bactéricidie…), on peut citer leur implication
dans les réactions inflammatoires et anti-tumorales.
24
Les CD migrentet initient la RI spécifique
32
Capture de l’Ag
Marqueurs :
-CMH II intracellulaire +++
-Endocytose +++
-Phagocytose +++
Présentation de l’Ag
Marqueurs:
-CMH II membranaire +++
-Endocytose -/+
-Phagocytose -/+
Fonction des CellulesNK
38
• Les cellules NK agissent de deux manières
différentes afin de jouer leur rôle de cellule
tueuse :
Par une réaction d’activation-inhibition qui suit la
théorie du « missing self ».
Par reconnaissance des anticorps suivant le
mécanisme ADCC (pour « Antibody Dependant Cell
mediated Cytotoxicity ») qui procure à la cellule NK
une cytotoxicité dépendante des anticorps.
• Production de cytokines pour stimuler la réponse
immunitaire
• Elles présententdeux grands types de
récepteurs :
➢des récepteurs activateurs ayant comme ligand le « ligand
activateur » présent à la surface des cellules de l’organisme.
➢des récepteurs inhibiteurs ayant comme ligand les molécules
de classe I du CMH qui sont exprimées par toutes les cellules
saines nucléées de l’organisme.
Caractéristiques structurales des cellules NK
41
43
La cellule NKexprime aussi :
➢Un dimère DAP-12 associé au récepteur activateur
et présentant des motifs ITAM nécessaire à la
transmission du signal intracellulaire, le récepteur
activateur ne présentant pas de régions intracellulaires.
44.
Théorie du «missing self »
On est face à deux situations :
• Dans les conditions normales la cellule cible présente
à sa surface le ligand activateur et les molécules du
CMH-I. Le récepteur activateur est donc activé de
manière permanente. Mais la transmission du signal
par DAP-12 est inhibée par la liaison des molécules
du CMH-I au récepteur inhibiteur.
• Lorsqu’on est en présence de cellule anormale
(cellule infectée, cellule tumorale …), très souvent
l’infection ou cancérisation d’une cellule entraine une
modification de l’expression des molécules de classe
I du CMH afin de ne pas être reconnu par les LT. De
cette manière l’inhibition des cellules NK va être
levée et le signal est transmis par DAP-12
permettant la lyse de la cellule cible. 44
55
Reconnaissance directe
1. Famillede 11 récepteurs transmembranaires, en
surface ou Intracellulaires
2. Fonctions dans la reconnaissance des PAMPs, de
façon spécifique
3. Reconnaissance d’un ou plusieurs ligands différents
4. Certains ligands ne sont toujours pas identifiés
5. Certains TLR requièrent des protéines accessoires
pour leurs fonctions