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La Grèce
Antique
Cours HCA-1
Chapitre IV-
METATHA Soumia
Survol général
• On appelle « Grèce antique » la période de l’histoire de la Grèce qui couvre près
d’un millénaire et qui se décompose en trois principales périodes :
l’époque archaïque, l’époque classique et l’époque hellénistique.
• Les siècles précédents ceux de la période antique sont appelés « siècles obscurs »
(jusqu’au VIIIème siècle avant JC).
• Pour de nombreux historiens, cette période a été la base fondatrice de toute la
civilisation occidentale.
• La « Grèce antique » comprend tous les pays parlant le grec ancien durant
l’Antiquité.
• Cela comprend donc la péninsule de la Grèce actuelle mais aussi les lieux de culture
hellénique où les grecs s’installèrent à cette époque soit Chypre, les îles de la mer
Egée, la côté égéenne de l’Anatolie, la Sicile et le sud de l’Italie ainsi que les lieux où
les grecs avaient établis des colonies (sur les côtes d’Illyrie, de Thrace, d’Egypte…)
Territoire Antique
• Grèce Antique:
• - Grèce actuelle
• - Crête actuelle
• - Ouest Turquie (Troie)
• - Sud Italie (Abruzzes, Pouilles, Basilicata,
Calabre et Sicile)
Survol général
• A l’origine, les cités grecques étaient des monarchies gouvernées par un roi
souvent assisté d’un « Conseil des Anciens ».
• Ces cités, qui étaient en fait de petits états indépendants regroupant quelques
milliers de « citoyens » au maximum et constituées une ville, plus ou moins
fortifiée, avec sa campagne environnante, étaient souvent engagées dans des
guerres inter-cités
Au VIème siècle avant JC, plusieurs cités
dominent le monde grec : Athènes,
Sparte, Corinthe et Thèbes. Ces cités
vont petit à petit contrôler toutes les
campagnes et les villes avoisinantes et vont
devenir de grandes puissances marchandes
et maritimes, surtout Athènes et Corinthe.
Géologie et Géographie
• La Grèce n'est jamais un pays uni ayant des frontières définies. À l'époque, la Grèce
est une collection de cités.
• On a souvent décrit les Grecs comme étant « de nature indépendante », et, de toute
évidence, la géographie du pays a joué un rôle de premier plan dans le
développement de leur caractère.
• Les montagnes et la mer ont façonné la Grèce et les Grecs de l'Antiquité.
• Le pays est en effet aride, le relief compartimenté, le climat rude l'hiver, chaud l'été.
Peu de grandes plaines, sauf dans le Nord (Macédoine, Thessalie).
• Peu de ressources minérales, et notamment très peu de fer. Des communications
malaisées par voie de terre. Mais partout, la mer pénètre profondément, une mer
parsemée d'îles, où la navigation n'est pas toujours facile, mais qui constitue la voie
principale de tous les échanges et de tous les contacts.
Les Grecs de l'Antiquité s'appellent Hellènes, le peuple de l'Hellas, leur pays. Ce sont les
Romains qui les appellent Grecs (Graeci ), le nom employé aujourd'hui
L’alphabet et l’écriture
• Les Grecs de l'Antiquité prétendent que leur alphabet est une adaptation de celui des
Phéniciens. Tous les deux sont de grands peuples de marins avides d'échanger non seulement
des marchandises, mais aussi des idées. L'alphabet est une des idées les plus importantes. Il
leur permet d'établir un système d'écriture pour enregistrer leurs transactions.
• Comme ils le font avec d'autres idées qu'ils empruntent, les Grecs améliorent l'alphabet,
augmentant le nombre de lettres en ajoutant des voyelles. Cela arrive vers le début du
VIIIe siècle av J.-C.
• Les Grecs (mycéniens) utilisent des instruments pointus pour consigner leur langue sur des
tablettes d'argile humide. (Un grand incendie dans un palais ancien a cuit des milliers de ces
tablettes. Ainsi préservées, elles peuvent être étudiées aujourd'hui.)
• Plus tard, les Grecs utilisent divers supports d'écriture : le papyrus (qu'ils obtiennent de
marchands phéniciens), le parchemin (peaux de bovins, d'agneaux ou de chèvres qu'on
prépare en raclant), des tablettes de bois blanchies avec du gypse, des tablettes de bois
enduites de cire et, bien sûr, des supports plus durables tels que les monuments en pierre et
les plaques de bronze. Ces supports plus permanents sont souvent utilisés pour les
inscriptions officielles, notamment les lois des cités, les traités conclus avec d'autres États, les
dédicaces de temples et les mémoriaux de guerre.
La religion
• Les habitants de la Grèce antique (et les civilisations antérieures et avoisinantes)
voient l'univers qu'ils connaissent comme étant plein de forces terribles qu'ils ne
comprennent pas tout à fait. (de vent, éclipses, pestes, sécheresses, séismes,
éruptions volcaniques, …….etc).
• Ailleurs, de petites plaines entourées de reliefs escarpés, où l'homme a dû
s'accrocher pour tirer de quoi subvenir à ses besoins.
• Ils ont finit par créer un royaume complexe où habitent, entre autres, des dieux et
des déesses majeurs et mineurs, des héros, des titans, des muses, des grâces et des
sirènes — chaque ajout ayant pour but de tenir compte d'un autre aspect de
l'expérience humaine. Certaines de ces divinités et semi-divinités sont perçues
comme étant bienveillantes; d'autres sont plus susceptibles de provoquer la misère
et la détresse
• au nombre de douze, vivent sur l'Olympe. Ils s'appellent naturellement les
Olympiens
• Les Grecs sont polythéistes et reconnaissent donc une multitude de dieux. Aux
débuts de leur histoire, ils vénéraient plus de 30 000 dieux ! Ce nombre fut
progressivement réduit à une douzaine de dieux immortels vivant sur le mont
Olympe, la montagne la plus élevée du pays.
Chronologie de la Grèce Antique.
• La civilisation minoenne ‘Crète’ – IIIe et IIe
millénaires av. J.-C.
• • La civilisation mycénienne ‘Mycènes’ – entre le
XVIIe et le XIIe siècle av. J.-C.
• • La civilisation grecque;
oSiècle obscure XIe-IXe av :JC
o Archaïque
o Classique
oHellénistique
Il n'y a pas de dates universellement reconnues concernant le début et la fin de la période
grecque antique.
Généralement, cette appellation fait référence à toute l'histoire grecque antérieure à la
conquête par l'Empire romain, mais les historiens apportent davantage de précision.
Certains auteurs incluent la période mycénienne, qui s'est terminée aux alentours
du XIIE siècle av. J.-C., mais la majorité estime que l'influence minoenne était trop
importante et trop différente de la culture grecque et que ces deux périodes doivent être
considérées séparément.
Ce qu'on appelle l'Antiquité grecque est une période d'un millénaire s'étendant de la fin
de la civilisation mycénienne à la conquête de la Grèce par la République Romaine, qui
est partagée entre quatre sous-périodes, définies d'après l'art aussi bien que la culture et la
politique.
Chronologie de la Grèce Antique.
Architecture grecque partie I: Crétoise
De 2000 av-J.C. jusqu'à 1400 av-J.C., île de Crète
La première vraie civilisation grecque est née sur Crète, une petite île
dans la Méditerranée. Cette île a connue deux périodes architecturales,
que les archéologues appellent l'époque des premiers palais et l'époque
des seconds palais. En fait, le palais n'était pas que la demeure d'un roi,
mais également le carrefour religieux politique et économique de la cité-
état qu'il gouvernait. Ainsi, le palais était souvent très imposant et
important.
De tous temps, les palais minoens (civilisation établie sur l'île de Crète
dans le passé) obéissaient au même plan: un édifice rectangulaire qui
s'articulait autour d'une cour.
• La seule différence entre les deux époques était la taille. Les premiers
étaient plus petits que les seconds. Aux alentours de 1700 av-J.C., un
important tremblement de terre a détruit tous les principaux palais. Les
architectes ont décidés de rebâtir ces édifices avec des dimensions plus
importantes.
Grèce Antique
La civilisation minoenne Crète
• Selon les spécialistes, la ville
de Cnossos devait être la
capitale de l'empire minoen.
Son palais, illustré, est le
plus important connu.
• On peut voir sur ce dessin sa
large cour et la présence
abusive du rectangle.
• Les toits crétois étaient
toujours plats, et il est
commun de voir des balcons
sous les toits, avec des
colonnes devant.
Antiquité grecque partie II: Mycénienne
• 1630 av. J-C. jusqu'à 1200 av. J-C., Mycènes, Grèce
La deuxième grande civilisation qui a régner sur la Méditerranée furent
les mycéniens.
• Mycènes était une cité-état située en Grèce, qui est devenue
immensément riche et puissante pour une raison inconnue des
archéologues. Encore aujourd'hui, on ignore beaucoup de choses sur
cette civilisation, mais les ruines ont pu nous aider.
On peut comprendre l'architecture mycénienne en connaissant un peu
leur mode de vie.
• La ville est dominée par une aristocratie guerrière. Ces personnes sont
mieux nourris, donc plus imposants physiquement.
• Ainsi, on peut comprendre que l'architecture soit massive et à l'allure
défensive.
• Des murailles étaient composés de gros blocs nommées ''blocs
cyclopéens''. Selon la légende, seul les cyclopes, des géants grecques ne
possédant qu'un œil, pouvaient les transporter.
La civilisation mycénienne Mycènes
• Les mycéniens avaient une culture très proche de celle des habitants de
l'île de Crète. On croit même que la civilisation minoenne est disparue
due à une invasion de Mycènes. Ainsi, il est normale que les bâtiments
non militaires de la ville (comme le palais) soient aussi organisés autour
d'une cour centrale.
• La porte des lionnes étaient la porte principale de la citadelle qui
entouraient le palais. On peut voir l'apparence brute de la sculpture des
lionnes et des blocs cyclopéens. Malgré tout, remarquez comment on
dirait que tout tiens parfaitement en équilibre tout en conservant cet
aspect massif.
Antiquité grecque partie III:
Architecture Archaïque
• 600 av-J.C. jusqu'à 500 av.-J.C., Grèce
Bon, là on commence réellement à jaser de l'antiquité grecque qui nous intéresse.
• L'époque archaïque correspond au laps de temps entre l'apparition de grandes villes
comme Athènes ou Sparte et la création des grands empire qu'elles deviendront.
Avec la riche mythologie grecque, les premiers temples seront construits.
• Ces temples seront toujours quadrangulaires et assez symétriques, par exemple, par
leur forme. De plus, le nombre de colonnes de chaque bord de cet axe de symétrie est
identique.
• La majorité des temples seront périptères, c'est à dire qu'il sont entourés de colonnes
de tous bords. Elles sont si importantes chez les grecs qu'elles créeront deux ordres
architecturaux.
• Dorique
• Ionique
• La colonne dorique est simple et trapue, et surtout présentes sur la Grèce
continentale et en Italie (territoire grec à l'époque). Les temples semblent imposants,
mais ils restent extrêmement simples
Les ordres, en architecture, déterminent les proportions, les formes et l’ornementation
de toute partie construite en élévation (en particulier des colonnes, des pilastres, des
supports, des entablements).
Antiquité Grecque partie IV:
période classique
• 500 av-J.C. jusqu'à 300 av.J.-C.
• La période classique grecque commence au moment où Athènes
devient la grande ville qu'elle fut, et se termine à la mort d'Alexandre
le Grand.
• Cette période correspond aux images stéréotypés que l'on a de la
Grèce antique.
Un troisième ordre apparaitra lors de cette ère; l'ordre corinthien.
• La colonne corinthienne a un chapiteau très décoré, dont le but est de
rappelé la nature, notamment la forme de la feuille d'acanthe.
• Il n'existe pas vraiment de temple corinthien. La colonne et plutôt
jumelée avec le toit d'un temple dorique ou ionique. D'ailleurs, à cette
époque, il devient à la mode de mélanger des ordre
Une feuille d'acanthe.
période classique
• La période classique comporte deux temps.
Dans le premier cent ans, lors du premier
classicisme, on mélange déjà les styles.
• On commence aussi à utiliser les
mathématiques pour créer un sentiment
d'harmonie.
• Lors du second classicisme, le style
corinthien prend de la popularité.
• De plus, durant cette partie, on laisse
tomber les temples pour se concentrer
pour la première fois sur le bâtiment civil.
• Le théâtre fut inventé par les grecs.
• Les premières salles de spectacles furent à
flanc de montagne et ne comportaient pas
de toits, mais rien n'était laissé au hasard.
On utilisait les mathématiques pour savoir
comment positionner les bancs et obtenir
une bonne visibilité.
Antiquité Grecque partie V: Hellénistique
300 av-J.C. jusqu'à l'an 0, Royaume de
Macédoine
• Cette dernière période architecturale grecque commence à la mort
d'Alexandre le Grand et dure jusqu'à l'intégration de la Grèce dans
la République romaine en -146.
• Alexandre le Grand fut un roi de Macédoine. Il conçut un immense
empire, qui comprenait une bonne partie de la Grèce. Cela a causé
la popularisation de l'hellénisme dans des zones environnantes,
comme la Turquie et les Balkans.
• On peut dire que le style hellénistique ressemble beaucoup au style
classique, mais avec des influences orientales.
• Le bâtiment civil reste toujours important. On utilise également le
portique (un corridor avec un mur d'un bord et une série de
colonnes de l'autre, devant la porte principale d'un bâtiment).
Celui-ci définit le style dont il est question.
• Pour créer un bel effet, on utilise à nouveau les mathématiques,
surtout la symétrie et la perspective, en plus de mélanger les ordres
architecturaux, comme dans les styles précédents.
Grèce antique –période hellénistique
l’empire d’Alexandre le grand
EN GROS
• Traditionnellement, la période de la Grèce antique commence
avec la date des premiers Jeux olympiques en -776, mais
beaucoup d'historiens datent le début de cette période à 1000.
• La date couramment admise pour la fin de la Grèce antique est
celle de la mort d'Alexandre le Grand en -336. La période
suivante est nommée l'époque hellénistique et dure jusqu'à
l'intégration de la Grèce dans la République romaine en -146.
• Ces dates sont des conventions d'historiens et certains
écrivains considèrent la civilisation grecque ancienne comme
un continuum jusqu'à l'avènement du christianisme
au IIIE siècle apr. J.-C.
• On a coutume de distinguer dans l'histoire des cités
grecques trois périodes majeures : archaïque, classique,
hellénistique ; cette dernière s'achève par la mainmise de
Rome sur la Grèce des cités.
Grèce / ville/ cité
• les petits royaume grecs isolés par le relief sont en lutte les uns avec
les autres.
• les rassemblements humains se font surtout dans des forteresses, tels
Thyrinthe et Mycènes. Certaines deviennent peu à peu des villes,
comme Athènes ou Sparte.
• La ville libre en Grèce est née au VIIIe siècle av JC : à Sparte et à
Athènes.
• La cité (polis) est avant tout pour les grecs une communauté de
citoyens.
• La ville haute – l'acropolis – où se trouvent les temples, reste le lieu
refuge ; la ville basse l’asty est dédiée aux activités commerciales et
à la vie civile sur l'agora (L’assemblée de citoyen).
• De nouveaux quartiers se développent par spécialisation
professionnelle, tels ceux du Céramique (pour les forgerons et potiers)
et du Pirée (pour le commerce et la construction navale) à Athènes.
Grèce/ ville/ cité…..Urbanisme
Polis
• Une polis est constituée d'une ville entourée de murailles, et d'un
territoire rural.
• La polis athénienne est particulièrement bien connue par les
historiens. Elle est composée d'un centre urbain (asty), d'un
territoire rural (chora), et d'un accès direct à la mer par le port du
Pirée.
• Le centre urbain est lui-même composé d'une agora (ou place
publique). C'est dans l'agora que se trouvent les principaux lieux de
réunion des citoyens.
• La fameuse Acropole est située sur une colline, et est avant tout un
lieu de réunion religieuse des athéniens.
• Le Parthénon, sur l'Acropole, est un temple dédié à la déesse
protectrice de la ville, Athéna.
Urbanisme dans la Grèce antique
• Au début, les villes s'agrandissent de manière anarchique, sans
plan préconçu, au gré des aspérités du terrain.
• Avec Hyppodamos de Milet apparaît le tracé géométrique des
villes (vers – 500) : des rues se coupant à angle droit, des
secteurs regroupant les habitants selon leur classe sociale
(prêtres, guerriers, artisans...).
• Pour ces nouvelles villes grecques, le centre n’est plus ni
l’acropole, ni l’agora, mais la mer, autour de laquelle se forme
l’échiquier des rues. Ce type de villes se retrouve aussi dans les
villes de Grande Grèce fondé par les émigrants (Agrigente,
Naples...) et le modèle ainsi se répand.
• Plus tard, les Romains exporteront partout ce modèle
géométrique. On retrouve la même trame dans nos villes
aujourd'hui.
• A partir de 480, on met de l’ordre dans l’anarchie urbaine. Les tracés irréguliers de la
trame viaire sont adaptés à la défense. On substitut à ce tracé un tracé prédéterminé
dont l’initiateur est Hippodamus de Milet .
1) LE PLAN HIPPODAMÉEN
« en damier »
* plan par lequel les rues se coupent en
angle droit formant des îlots, des
espaces individualisés.
* Ces aménagements remontent au Ve
siècle, à l'époque d'Hippodamos de
Milet (1er urbaniste)
* Le plan hippodaméen permet une
utilisation rationnelle de l'espace.
• Il permet de réserver des espaces à des
fins spécifiques (Agora, temples, etc...).
• Pour Milet, la construction est plus
facile avec un quadrillage parfait. C'est
l'image de la Grèce.
Plan de Milet
La ville de Milet
• L’architecte Hippodamos de Milet reconstruit la ville
de Milet en mettant en pratique a conception d’une cité
idéale par un découpage spatial en trois parties,
séparant les habitants selon leurs classes sociales,
plaçant au centre de la ville une agora.
• La forme urbaine suit un tracé géométrique rigoureux
que l’on trouve dans plusieurs villes plus tard en
damier comme Washington ou New York à la fin du
18eme siècle et même les villes coloniales françaises en
Algérie.
• Fondé sur la division géométrique du site, le plan
orthogonal de la cité grecque, en grec «polis» a pour
module les formes et les dimensions de l’îlot, de
l’«insula». Maison et édifices s’intègrent dans ces
surfaces définies qui constituent l ’élément premier et
actif du plan.
• Le périmètre de la ville ne forme pas une figure
régulière, et les ilots s’arrêtent de manière irrégulière à
proximité des obstacles naturels.
Urbanisme dans la Grèce antique
• La ville grecque est pensée et réfléchie et construite selon des
plans d’aménagement.
• Les grecs construisait leur ville en jouant avec le relief (théâtre
grec ouvert sur le paysage):
- Plan régulier à dominante orthogonal, des rectangles (îlots )
qui coordonnent une ornementation réciproque des édifices.
- Agora fermée par des portiques.
-Coordinations des implantations des édifices publics de
manière à créer une unité dynamique et harmonieuse.
- Aménagement en terrasses des terrains accidentés et liaisons
des divers niveaux au moyen de gradin ou d’escaliers.
Il est certain que les grecs avaient un souci d’esthétisme, mais
celui ci naissait d’une utilisation pragmatique de l’espace et des
contraintes d’aménagement qu’ils se fixaient.
L’Acropole
• Le terme acropole signifie « ville haute » et
désigne la citadelle d'une cité grecque, où étaient
généralement situés les bâtiments
emblématiques de la cité, comme les temples ou
les lieux de réunion importantes. Il désigne plus
particulièrement l'acropole d'Athènes, en raison
de l'importance historique de cette dernière.
Acropole, Athènes
Crédits : George Grigoriou, Tony Stone Images/ Getty
Architecture Grecque
• L'architecture se développa en Grèce à la fin de la période mycénienne
(du XIIe jusqu'au VIIe siècle av. J.-C.).
• Cependant ces constructions étaient en murs de briques et en colonnes en bois, ce
qui explique qu'il n'en reste rien à part quelques bases;
• c'est à l'époque archaïque (au début du VI s) que les matières légères furent
remplacées par de la pierre ou du marbre.
• La plus grande partie des connaissances sur l'architecture grecque provient des
quelques restes de constructions des époques classique, hellénistique ou romaine
— puisque l'architecture romaine a beaucoup copié celle de la Grèce et qu'il n'y a
presque pas de sources écrites sur l'architecture plus ancienne ou sur la
description de bâtiments.
• Les temples sont les seules constructions qui ont survécu en nombre
Le sanctuaire
• C’est une enceinte sacrée, le « temenos » est délimitée aux environs d’un lieu
généralement couvert par une légende(arbre d’où serait né une créature divine,
source sacrée,…). C’est le centre religieux de la ville. Il ne joue pas un rôle
central dans l’organisation de la ville.
• On y bâtit un autel afin d’y faire des sacrifices
• Le sanctuaire évolue , la simple délimitation devient une clôture, puis un mur;
l’autel se voit entouré d’un temple de bois puis de pierre.
• Un prêtre s’en occupe en permanence.
• Un sanctuaire sert à honorer un Dieu. Ce n’est pas un
lieu de culte comparable à une église ou une mosquée.
L’Agora
• En Grèce antique, l’Agora désigne le lieu de rassemblement, le marché de la
cité.
• L’agora d’Athènes n’était pas seulement un marché c’était également la place
des institutions démocratiques. C’était aussi sur l’agora que se trouvait le
tribunal populaire. Sur cette place se trouvait des bâtiments politiques mais
aussi religieux encore en parfait état aujourd'hui.
• L’agora était en fait le centre de la vie sociale.
• •L’agora dans la Grèce antique est un lieu de réunion des citoyens. Il devient
ensuite un lieu d’échange.
• •C’est un lieu de promenade et de rencontre.
L’agora d’Athènes
Grèce -Athenae(Athènes) -Agora au IV s. av. J.C
Agora / Stoa
• L'Agora hellénistique
• À cette époque vient s'ajouter la Stoa d'Attale (est un portique
hellénistique situé dans la partie orientale de l'agora d'Athènes)
, don du roi de Pergame, qui faisait de l'agora un espace fermé.
Aujourd'hui reconstruit, ce portique de style éclectique est conforme aux
caractéristiques de l'art de l'époque hellénistique
• La galerie ou Stoa est une colonnade sur laquelle débouchent des salles de
réunion, des bâtiments administratifs, des boutiques et des ports.
• Vers le Ve siècle av.J.C, le modèle de la Stoa est généralisé autour des lieux
sacrés et des places publiques.
• D’autres formes d’usage sont apparues également durant cette période. A
Sparte, la Stoa était un musée regroupant les trophées de victoires, tandis
qu’à Athènes, c’est une véritable galerie de peinture (le Poecile).
La Stoa
Le théâtre
• A l’époque archaïque, le théâtre se réduit à une simple esplanade ou se
reproduisent les chœurs. Les spectateurs s’installent sur les pentes
environnantes ou sur des estrades en bois.
• Jusqu’au Ve siècle av. J.C, ils étaient constitués de tréteaux mobiles en bois.
L’écroulement des charpentes lors des représentations amène à substituer la
construction en pierre.
Théâtre Grec
• Dès le IVe siècle a v. J.C, le modèle du théâtre antique est
pratiquement achevé.
• Les gradins sur un plan relativement semi circulaire,
enveloppent partiellement l’orchestre.
Les temples
Grecs
• La place du temple est primordiale
dans l’architecture grecque, entant
que demeure d’une divinité
particulière.
• L’organisation générale du temple
est orthogonale avec plan axial.
• Les temples grecs se ressemblent
par rapport à l’organisation spatiale
globale, à quelques différences de
forme ou de disposition.
• un monument grec par excellence,
il se compose d’une salle
rectangulaire posée sur un stylobate
(soubassement) à trois marches, à
un fronton triangulaire; et entourée
d’une rangée de colonnes.
L’organisation d’un temple grec
• Les temples sont le plus souvent rectangulaires, mais ils peuvent être aussi
circulaire . Orientés souvent Est-Ouest de façon à ce que les rayons du soleil levant
viennent frapper la statue de la divinité placée en face de la porte.
• Ces dimensions varient aussi, on les classe en fonction du nombre de colonnes qu’il
possèdent sur la façade; le Parthénon possède huit colonnes, on dit qu’il est
octastyle .
• Si le temple est entouré de
colonnade (péristyle), comme
ici il est dit périptère
Composition d’un temple Grec
• Le temple grec est composé de:
• Le pronaos, une sorte de porche créé par les murs latéraux saillants, et deux ou
plusieurs colonnes placées entre eux.
• L’opisthodomes est une salle semblable au fond du cella. C’est la salle du trésor, on y
conserve les objets précieux
• Le Naos (cella) est l’espace central du temple. Habituellement, cet espace principal
qui contient la statue de la divinité.
• Les dieux sont représentés sous une forme humaine.
• La colonnade périptère parfaitement rythmée forme un écran entre le monde
extérieur et l’espace sacré.
Architecture d'un temple grec
Les différentes parties d'un temple:
La construction d'un temple grec répondait à des critères bien précis. Les frises
pouvaient représenter plusieurs choses : cela dépendait du dieu ou de l'évènement
célébré en cet endroit. Il existait plusieurs types de temples, qui portaient des noms
différents selon leur nombre de colonnes, leur disposition...
Les temples aptères (sans colonnes latérales) :
* Temple in antis.
Il n'y a qu'une seule partie, le naos.
* Temple prostyle.
* Temple amphiprostyle.
Architecture d'un temple grec
• Les temples circulaires sont entourés par un vestibule et manque d'un pronaos
(Modèle Tholos).
• Un temple périptère, est un temple entouré de colonnades (péristyle).
• Si le porche d'un temple a une rangée de quatre ou six colonnes devant sa
largeur entière, il est décrit comme un temple prostyle.
• Le temple Amphiprostyles répète le même geste dans son fond.
• Les dimensions des temples peuvent variés, on les classe selon le nombre de
colonnes qu’ils possèdent sur la façade. Il existe des temples
distyle(2colonnes),tétrastyle(4colonnes)…
Typologie des temples Grecs
Temple « péristyle » - le Parthénon.
* Le temple périptère (avec des colonnes sur le côté) :
• Temple péristyle.
Il possède un nombre impair de colonnes sur le côté et un nombre pair en façade. L'intérieur
peut également se composer de plusieurs parties.
• (c'est le cas du Parthénon d'Athènes).
Le Parthénon mesure 69,5 mètres sur
30,88 mètres en marbre du Pentélique
Le Parthénon
• L'édifice est aménagé de manière à mettre en valeur la statue de Phidias
( sculpteur du premier classicisme grec) ‘Athéna’: la péristasis (espace de la
colonnade extérieur) , le pronaos (vestibule d'entrée dans le naos) et
l'opisthodome (symétrique, à l'arrière du pronaos) sont fortement réduits pour
ménager de la place.
Le Parthénon est construit entièrement
en marbre. C’est un temple octostyle:
Il comporte 8 colonnes en façade.
Ce nombre s’explique par la volonté
d’élargir au maximum l’espace dédié à la
statue, tout en conservant la finesse des
colonnes.
Le Parthénon: Les corrections optiques
• Il n’y a aucune ligne droite dans l’architecture du Parthénon. Les lignes
apparemment horizontales sont légèrement convexes.
• Les colonnes ont un léger renflement sur leur hauteur et sont un peu inclinées
vers l’intérieur et sont plus épaisses jusqu’au 1/3 de leur hauteur. Cette
technique de correction optique est appelée ENTASIS=partie renflée de chaque
colonne).
• Ces éléments imperceptibles à première vue sont destinés à corriger des
illusions d’optique et donnent à l’édifice une légèreté particulière.
Le Parthénon: Les corrections optiques
Eléments architectoniques: Façade du
temple
Eléments architectoniques: les ordres
• Un ordre se définie par la forme, les proportions et
la disposition de la partie saillante de l’édifice:
colonne, pilastre, chapiteaux et entablements.
• Les proportions sont très précisément définies et ne
peuvent être correctement assemblé que d’une seule
manière.
• On désigne sous le terme Ordre architectural un
certains nombre de règles formelles et
proportionnelles, relatives à des parties d’un
édifices, de manière à former un ensemble régulier
et harmonieux.
L’ordre dorique:
-Le plus simple
-Fût trapu:20cannelures
-Chapiteaux non décorés à échine
plate
-Absence de la base.
- Frises composées de triglyphes
et métopes
-Le plus ancien
L’ordre ionique :
-Colonnes plus énoncées
-Chapiteaux décorés de
volutes
-Colonnes ioniques ont H=
8D
-Base H=1/2D
-Fût trapu: 24 cannelures
L’ordre corinthien:
-Chapiteaux décorés avec des
feuilles d’acanthe stylisées.
-Fût ordinairement lisse:
colonnes de porphyre ou de
granite; cannelé: colonnes en
marbre.
Ordre dorique
Références bibliographiques
• Roland MARTIN, « GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Urbanisme et architecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07
décembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-urbanisme-et-architecture/
• Ginouvès René, Martin Roland. Dictionnaire méthodique de l'architecture grecque et romaine. Tome I. Matériaux, techniques de
construction, techniques et formes du décor. Rome : École Française de Rome, 1985
• Weber, Patrick. Histoire de l'architecture, de l'antiquité à nos jours. Paris: Librio. 2008.
• Marie-Christine Hellmann, L'Architecture grecque, Le Livre de Poche, 2007.
• AURENCHE, O. (1981), La Maison orientale. L’architecture du Proche-Orient ancien des origines au milieu du IVe millénaire, 3 vol.,
Paris, Geuthner.
• BENOIT, A. (2003), Les civilisations du Proche-Orient ancien, Paris, RMN.
• CALLEBAT, L.C. (1998), Histoire de l’Architecte, Paris, Flammarion.
• CHOISY, A. (1964), Histoire de l’architecture, Paris, Éd. Vincent, Fréal et Cie.
• COLE, E. (2003), Grammaire de l’architecture, Paris, Dessain et Tolra.
• D’ALFONSO, E., SAMSA, D. (2001), L’architecture : les formes et les styles de l’Antiquité à nos jours (2° édition), Paris, Solar.
• FLETCHER, B. (1987), A History of Architecture, 19e éd., Londres.
• GINOUVES, R., MARTIN, R. (1985), Dictionnaire méthodique de l’architecture grecque et romaine, 3 vol., Écoles françaises
d’Athènes et de Rome.
• GOYON, J.C. et al. (2004), La construction pharaonique, Paris, Picard.
• HOLTZMANN, B. (2003), L’Acropole d’Athènes, monuments, cultes et histoire du sanctuaire d’Athèna Polias, Paris, Picard.
• MARTIN, R. (1966), Le Monde grec, coll. Architecture universelle, Fribourg.
• MARTIN, R. (1974), L’Urbanisme dans la Grèce antique, Paris, Picard.
• Sophie A. De Beaune. Aux origines de la construction.. R. Carvais, A. Guillerme, V. N`egre, J. Sakarovitch. Edifice et artifice.
Histoires constructives. Premier Congr`es francophone d’histoire ´ de la construction, Paris, 19-21 juin 2008., Picard, pp.77-89,
2010.
• O. Keller, Une Archéologie de la géométrie. Peuples paysans sans écriture et premières civilisations, Paris, Vuibert, 2006, p. 44.

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  • 2. Survol général • On appelle « Grèce antique » la période de l’histoire de la Grèce qui couvre près d’un millénaire et qui se décompose en trois principales périodes : l’époque archaïque, l’époque classique et l’époque hellénistique. • Les siècles précédents ceux de la période antique sont appelés « siècles obscurs » (jusqu’au VIIIème siècle avant JC). • Pour de nombreux historiens, cette période a été la base fondatrice de toute la civilisation occidentale. • La « Grèce antique » comprend tous les pays parlant le grec ancien durant l’Antiquité. • Cela comprend donc la péninsule de la Grèce actuelle mais aussi les lieux de culture hellénique où les grecs s’installèrent à cette époque soit Chypre, les îles de la mer Egée, la côté égéenne de l’Anatolie, la Sicile et le sud de l’Italie ainsi que les lieux où les grecs avaient établis des colonies (sur les côtes d’Illyrie, de Thrace, d’Egypte…)
  • 3. Territoire Antique • Grèce Antique: • - Grèce actuelle • - Crête actuelle • - Ouest Turquie (Troie) • - Sud Italie (Abruzzes, Pouilles, Basilicata, Calabre et Sicile)
  • 4.
  • 5.
  • 6. Survol général • A l’origine, les cités grecques étaient des monarchies gouvernées par un roi souvent assisté d’un « Conseil des Anciens ». • Ces cités, qui étaient en fait de petits états indépendants regroupant quelques milliers de « citoyens » au maximum et constituées une ville, plus ou moins fortifiée, avec sa campagne environnante, étaient souvent engagées dans des guerres inter-cités Au VIème siècle avant JC, plusieurs cités dominent le monde grec : Athènes, Sparte, Corinthe et Thèbes. Ces cités vont petit à petit contrôler toutes les campagnes et les villes avoisinantes et vont devenir de grandes puissances marchandes et maritimes, surtout Athènes et Corinthe.
  • 7. Géologie et Géographie • La Grèce n'est jamais un pays uni ayant des frontières définies. À l'époque, la Grèce est une collection de cités. • On a souvent décrit les Grecs comme étant « de nature indépendante », et, de toute évidence, la géographie du pays a joué un rôle de premier plan dans le développement de leur caractère. • Les montagnes et la mer ont façonné la Grèce et les Grecs de l'Antiquité. • Le pays est en effet aride, le relief compartimenté, le climat rude l'hiver, chaud l'été. Peu de grandes plaines, sauf dans le Nord (Macédoine, Thessalie). • Peu de ressources minérales, et notamment très peu de fer. Des communications malaisées par voie de terre. Mais partout, la mer pénètre profondément, une mer parsemée d'îles, où la navigation n'est pas toujours facile, mais qui constitue la voie principale de tous les échanges et de tous les contacts. Les Grecs de l'Antiquité s'appellent Hellènes, le peuple de l'Hellas, leur pays. Ce sont les Romains qui les appellent Grecs (Graeci ), le nom employé aujourd'hui
  • 8. L’alphabet et l’écriture • Les Grecs de l'Antiquité prétendent que leur alphabet est une adaptation de celui des Phéniciens. Tous les deux sont de grands peuples de marins avides d'échanger non seulement des marchandises, mais aussi des idées. L'alphabet est une des idées les plus importantes. Il leur permet d'établir un système d'écriture pour enregistrer leurs transactions. • Comme ils le font avec d'autres idées qu'ils empruntent, les Grecs améliorent l'alphabet, augmentant le nombre de lettres en ajoutant des voyelles. Cela arrive vers le début du VIIIe siècle av J.-C. • Les Grecs (mycéniens) utilisent des instruments pointus pour consigner leur langue sur des tablettes d'argile humide. (Un grand incendie dans un palais ancien a cuit des milliers de ces tablettes. Ainsi préservées, elles peuvent être étudiées aujourd'hui.) • Plus tard, les Grecs utilisent divers supports d'écriture : le papyrus (qu'ils obtiennent de marchands phéniciens), le parchemin (peaux de bovins, d'agneaux ou de chèvres qu'on prépare en raclant), des tablettes de bois blanchies avec du gypse, des tablettes de bois enduites de cire et, bien sûr, des supports plus durables tels que les monuments en pierre et les plaques de bronze. Ces supports plus permanents sont souvent utilisés pour les inscriptions officielles, notamment les lois des cités, les traités conclus avec d'autres États, les dédicaces de temples et les mémoriaux de guerre.
  • 9. La religion • Les habitants de la Grèce antique (et les civilisations antérieures et avoisinantes) voient l'univers qu'ils connaissent comme étant plein de forces terribles qu'ils ne comprennent pas tout à fait. (de vent, éclipses, pestes, sécheresses, séismes, éruptions volcaniques, …….etc). • Ailleurs, de petites plaines entourées de reliefs escarpés, où l'homme a dû s'accrocher pour tirer de quoi subvenir à ses besoins. • Ils ont finit par créer un royaume complexe où habitent, entre autres, des dieux et des déesses majeurs et mineurs, des héros, des titans, des muses, des grâces et des sirènes — chaque ajout ayant pour but de tenir compte d'un autre aspect de l'expérience humaine. Certaines de ces divinités et semi-divinités sont perçues comme étant bienveillantes; d'autres sont plus susceptibles de provoquer la misère et la détresse • au nombre de douze, vivent sur l'Olympe. Ils s'appellent naturellement les Olympiens • Les Grecs sont polythéistes et reconnaissent donc une multitude de dieux. Aux débuts de leur histoire, ils vénéraient plus de 30 000 dieux ! Ce nombre fut progressivement réduit à une douzaine de dieux immortels vivant sur le mont Olympe, la montagne la plus élevée du pays.
  • 10. Chronologie de la Grèce Antique. • La civilisation minoenne ‘Crète’ – IIIe et IIe millénaires av. J.-C. • • La civilisation mycénienne ‘Mycènes’ – entre le XVIIe et le XIIe siècle av. J.-C. • • La civilisation grecque; oSiècle obscure XIe-IXe av :JC o Archaïque o Classique oHellénistique
  • 11. Il n'y a pas de dates universellement reconnues concernant le début et la fin de la période grecque antique. Généralement, cette appellation fait référence à toute l'histoire grecque antérieure à la conquête par l'Empire romain, mais les historiens apportent davantage de précision. Certains auteurs incluent la période mycénienne, qui s'est terminée aux alentours du XIIE siècle av. J.-C., mais la majorité estime que l'influence minoenne était trop importante et trop différente de la culture grecque et que ces deux périodes doivent être considérées séparément. Ce qu'on appelle l'Antiquité grecque est une période d'un millénaire s'étendant de la fin de la civilisation mycénienne à la conquête de la Grèce par la République Romaine, qui est partagée entre quatre sous-périodes, définies d'après l'art aussi bien que la culture et la politique. Chronologie de la Grèce Antique.
  • 12. Architecture grecque partie I: Crétoise De 2000 av-J.C. jusqu'à 1400 av-J.C., île de Crète La première vraie civilisation grecque est née sur Crète, une petite île dans la Méditerranée. Cette île a connue deux périodes architecturales, que les archéologues appellent l'époque des premiers palais et l'époque des seconds palais. En fait, le palais n'était pas que la demeure d'un roi, mais également le carrefour religieux politique et économique de la cité- état qu'il gouvernait. Ainsi, le palais était souvent très imposant et important. De tous temps, les palais minoens (civilisation établie sur l'île de Crète dans le passé) obéissaient au même plan: un édifice rectangulaire qui s'articulait autour d'une cour. • La seule différence entre les deux époques était la taille. Les premiers étaient plus petits que les seconds. Aux alentours de 1700 av-J.C., un important tremblement de terre a détruit tous les principaux palais. Les architectes ont décidés de rebâtir ces édifices avec des dimensions plus importantes.
  • 14. La civilisation minoenne Crète • Selon les spécialistes, la ville de Cnossos devait être la capitale de l'empire minoen. Son palais, illustré, est le plus important connu. • On peut voir sur ce dessin sa large cour et la présence abusive du rectangle. • Les toits crétois étaient toujours plats, et il est commun de voir des balcons sous les toits, avec des colonnes devant.
  • 15. Antiquité grecque partie II: Mycénienne • 1630 av. J-C. jusqu'à 1200 av. J-C., Mycènes, Grèce La deuxième grande civilisation qui a régner sur la Méditerranée furent les mycéniens. • Mycènes était une cité-état située en Grèce, qui est devenue immensément riche et puissante pour une raison inconnue des archéologues. Encore aujourd'hui, on ignore beaucoup de choses sur cette civilisation, mais les ruines ont pu nous aider. On peut comprendre l'architecture mycénienne en connaissant un peu leur mode de vie. • La ville est dominée par une aristocratie guerrière. Ces personnes sont mieux nourris, donc plus imposants physiquement. • Ainsi, on peut comprendre que l'architecture soit massive et à l'allure défensive. • Des murailles étaient composés de gros blocs nommées ''blocs cyclopéens''. Selon la légende, seul les cyclopes, des géants grecques ne possédant qu'un œil, pouvaient les transporter.
  • 16.
  • 17. La civilisation mycénienne Mycènes • Les mycéniens avaient une culture très proche de celle des habitants de l'île de Crète. On croit même que la civilisation minoenne est disparue due à une invasion de Mycènes. Ainsi, il est normale que les bâtiments non militaires de la ville (comme le palais) soient aussi organisés autour d'une cour centrale. • La porte des lionnes étaient la porte principale de la citadelle qui entouraient le palais. On peut voir l'apparence brute de la sculpture des lionnes et des blocs cyclopéens. Malgré tout, remarquez comment on dirait que tout tiens parfaitement en équilibre tout en conservant cet aspect massif.
  • 18. Antiquité grecque partie III: Architecture Archaïque • 600 av-J.C. jusqu'à 500 av.-J.C., Grèce Bon, là on commence réellement à jaser de l'antiquité grecque qui nous intéresse. • L'époque archaïque correspond au laps de temps entre l'apparition de grandes villes comme Athènes ou Sparte et la création des grands empire qu'elles deviendront. Avec la riche mythologie grecque, les premiers temples seront construits. • Ces temples seront toujours quadrangulaires et assez symétriques, par exemple, par leur forme. De plus, le nombre de colonnes de chaque bord de cet axe de symétrie est identique. • La majorité des temples seront périptères, c'est à dire qu'il sont entourés de colonnes de tous bords. Elles sont si importantes chez les grecs qu'elles créeront deux ordres architecturaux. • Dorique • Ionique • La colonne dorique est simple et trapue, et surtout présentes sur la Grèce continentale et en Italie (territoire grec à l'époque). Les temples semblent imposants, mais ils restent extrêmement simples Les ordres, en architecture, déterminent les proportions, les formes et l’ornementation de toute partie construite en élévation (en particulier des colonnes, des pilastres, des supports, des entablements).
  • 19. Antiquité Grecque partie IV: période classique • 500 av-J.C. jusqu'à 300 av.J.-C. • La période classique grecque commence au moment où Athènes devient la grande ville qu'elle fut, et se termine à la mort d'Alexandre le Grand. • Cette période correspond aux images stéréotypés que l'on a de la Grèce antique. Un troisième ordre apparaitra lors de cette ère; l'ordre corinthien. • La colonne corinthienne a un chapiteau très décoré, dont le but est de rappelé la nature, notamment la forme de la feuille d'acanthe. • Il n'existe pas vraiment de temple corinthien. La colonne et plutôt jumelée avec le toit d'un temple dorique ou ionique. D'ailleurs, à cette époque, il devient à la mode de mélanger des ordre Une feuille d'acanthe.
  • 20. période classique • La période classique comporte deux temps. Dans le premier cent ans, lors du premier classicisme, on mélange déjà les styles. • On commence aussi à utiliser les mathématiques pour créer un sentiment d'harmonie. • Lors du second classicisme, le style corinthien prend de la popularité. • De plus, durant cette partie, on laisse tomber les temples pour se concentrer pour la première fois sur le bâtiment civil. • Le théâtre fut inventé par les grecs. • Les premières salles de spectacles furent à flanc de montagne et ne comportaient pas de toits, mais rien n'était laissé au hasard. On utilisait les mathématiques pour savoir comment positionner les bancs et obtenir une bonne visibilité.
  • 21. Antiquité Grecque partie V: Hellénistique 300 av-J.C. jusqu'à l'an 0, Royaume de Macédoine • Cette dernière période architecturale grecque commence à la mort d'Alexandre le Grand et dure jusqu'à l'intégration de la Grèce dans la République romaine en -146. • Alexandre le Grand fut un roi de Macédoine. Il conçut un immense empire, qui comprenait une bonne partie de la Grèce. Cela a causé la popularisation de l'hellénisme dans des zones environnantes, comme la Turquie et les Balkans. • On peut dire que le style hellénistique ressemble beaucoup au style classique, mais avec des influences orientales. • Le bâtiment civil reste toujours important. On utilise également le portique (un corridor avec un mur d'un bord et une série de colonnes de l'autre, devant la porte principale d'un bâtiment). Celui-ci définit le style dont il est question. • Pour créer un bel effet, on utilise à nouveau les mathématiques, surtout la symétrie et la perspective, en plus de mélanger les ordres architecturaux, comme dans les styles précédents.
  • 22. Grèce antique –période hellénistique l’empire d’Alexandre le grand
  • 23.
  • 24.
  • 25. EN GROS • Traditionnellement, la période de la Grèce antique commence avec la date des premiers Jeux olympiques en -776, mais beaucoup d'historiens datent le début de cette période à 1000. • La date couramment admise pour la fin de la Grèce antique est celle de la mort d'Alexandre le Grand en -336. La période suivante est nommée l'époque hellénistique et dure jusqu'à l'intégration de la Grèce dans la République romaine en -146. • Ces dates sont des conventions d'historiens et certains écrivains considèrent la civilisation grecque ancienne comme un continuum jusqu'à l'avènement du christianisme au IIIE siècle apr. J.-C. • On a coutume de distinguer dans l'histoire des cités grecques trois périodes majeures : archaïque, classique, hellénistique ; cette dernière s'achève par la mainmise de Rome sur la Grèce des cités.
  • 26. Grèce / ville/ cité • les petits royaume grecs isolés par le relief sont en lutte les uns avec les autres. • les rassemblements humains se font surtout dans des forteresses, tels Thyrinthe et Mycènes. Certaines deviennent peu à peu des villes, comme Athènes ou Sparte. • La ville libre en Grèce est née au VIIIe siècle av JC : à Sparte et à Athènes. • La cité (polis) est avant tout pour les grecs une communauté de citoyens. • La ville haute – l'acropolis – où se trouvent les temples, reste le lieu refuge ; la ville basse l’asty est dédiée aux activités commerciales et à la vie civile sur l'agora (L’assemblée de citoyen). • De nouveaux quartiers se développent par spécialisation professionnelle, tels ceux du Céramique (pour les forgerons et potiers) et du Pirée (pour le commerce et la construction navale) à Athènes.
  • 28.
  • 29.
  • 30.
  • 31.
  • 32. Polis • Une polis est constituée d'une ville entourée de murailles, et d'un territoire rural. • La polis athénienne est particulièrement bien connue par les historiens. Elle est composée d'un centre urbain (asty), d'un territoire rural (chora), et d'un accès direct à la mer par le port du Pirée. • Le centre urbain est lui-même composé d'une agora (ou place publique). C'est dans l'agora que se trouvent les principaux lieux de réunion des citoyens. • La fameuse Acropole est située sur une colline, et est avant tout un lieu de réunion religieuse des athéniens. • Le Parthénon, sur l'Acropole, est un temple dédié à la déesse protectrice de la ville, Athéna.
  • 33.
  • 34.
  • 35.
  • 36.
  • 37. Urbanisme dans la Grèce antique • Au début, les villes s'agrandissent de manière anarchique, sans plan préconçu, au gré des aspérités du terrain. • Avec Hyppodamos de Milet apparaît le tracé géométrique des villes (vers – 500) : des rues se coupant à angle droit, des secteurs regroupant les habitants selon leur classe sociale (prêtres, guerriers, artisans...). • Pour ces nouvelles villes grecques, le centre n’est plus ni l’acropole, ni l’agora, mais la mer, autour de laquelle se forme l’échiquier des rues. Ce type de villes se retrouve aussi dans les villes de Grande Grèce fondé par les émigrants (Agrigente, Naples...) et le modèle ainsi se répand. • Plus tard, les Romains exporteront partout ce modèle géométrique. On retrouve la même trame dans nos villes aujourd'hui.
  • 38. • A partir de 480, on met de l’ordre dans l’anarchie urbaine. Les tracés irréguliers de la trame viaire sont adaptés à la défense. On substitut à ce tracé un tracé prédéterminé dont l’initiateur est Hippodamus de Milet . 1) LE PLAN HIPPODAMÉEN « en damier » * plan par lequel les rues se coupent en angle droit formant des îlots, des espaces individualisés. * Ces aménagements remontent au Ve siècle, à l'époque d'Hippodamos de Milet (1er urbaniste) * Le plan hippodaméen permet une utilisation rationnelle de l'espace. • Il permet de réserver des espaces à des fins spécifiques (Agora, temples, etc...). • Pour Milet, la construction est plus facile avec un quadrillage parfait. C'est l'image de la Grèce. Plan de Milet
  • 39. La ville de Milet • L’architecte Hippodamos de Milet reconstruit la ville de Milet en mettant en pratique a conception d’une cité idéale par un découpage spatial en trois parties, séparant les habitants selon leurs classes sociales, plaçant au centre de la ville une agora. • La forme urbaine suit un tracé géométrique rigoureux que l’on trouve dans plusieurs villes plus tard en damier comme Washington ou New York à la fin du 18eme siècle et même les villes coloniales françaises en Algérie. • Fondé sur la division géométrique du site, le plan orthogonal de la cité grecque, en grec «polis» a pour module les formes et les dimensions de l’îlot, de l’«insula». Maison et édifices s’intègrent dans ces surfaces définies qui constituent l ’élément premier et actif du plan. • Le périmètre de la ville ne forme pas une figure régulière, et les ilots s’arrêtent de manière irrégulière à proximité des obstacles naturels.
  • 40. Urbanisme dans la Grèce antique • La ville grecque est pensée et réfléchie et construite selon des plans d’aménagement. • Les grecs construisait leur ville en jouant avec le relief (théâtre grec ouvert sur le paysage): - Plan régulier à dominante orthogonal, des rectangles (îlots ) qui coordonnent une ornementation réciproque des édifices. - Agora fermée par des portiques. -Coordinations des implantations des édifices publics de manière à créer une unité dynamique et harmonieuse. - Aménagement en terrasses des terrains accidentés et liaisons des divers niveaux au moyen de gradin ou d’escaliers. Il est certain que les grecs avaient un souci d’esthétisme, mais celui ci naissait d’une utilisation pragmatique de l’espace et des contraintes d’aménagement qu’ils se fixaient.
  • 41.
  • 42.
  • 43. L’Acropole • Le terme acropole signifie « ville haute » et désigne la citadelle d'une cité grecque, où étaient généralement situés les bâtiments emblématiques de la cité, comme les temples ou les lieux de réunion importantes. Il désigne plus particulièrement l'acropole d'Athènes, en raison de l'importance historique de cette dernière.
  • 44. Acropole, Athènes Crédits : George Grigoriou, Tony Stone Images/ Getty
  • 45. Architecture Grecque • L'architecture se développa en Grèce à la fin de la période mycénienne (du XIIe jusqu'au VIIe siècle av. J.-C.). • Cependant ces constructions étaient en murs de briques et en colonnes en bois, ce qui explique qu'il n'en reste rien à part quelques bases; • c'est à l'époque archaïque (au début du VI s) que les matières légères furent remplacées par de la pierre ou du marbre. • La plus grande partie des connaissances sur l'architecture grecque provient des quelques restes de constructions des époques classique, hellénistique ou romaine — puisque l'architecture romaine a beaucoup copié celle de la Grèce et qu'il n'y a presque pas de sources écrites sur l'architecture plus ancienne ou sur la description de bâtiments. • Les temples sont les seules constructions qui ont survécu en nombre
  • 46. Le sanctuaire • C’est une enceinte sacrée, le « temenos » est délimitée aux environs d’un lieu généralement couvert par une légende(arbre d’où serait né une créature divine, source sacrée,…). C’est le centre religieux de la ville. Il ne joue pas un rôle central dans l’organisation de la ville. • On y bâtit un autel afin d’y faire des sacrifices • Le sanctuaire évolue , la simple délimitation devient une clôture, puis un mur; l’autel se voit entouré d’un temple de bois puis de pierre. • Un prêtre s’en occupe en permanence. • Un sanctuaire sert à honorer un Dieu. Ce n’est pas un lieu de culte comparable à une église ou une mosquée.
  • 47. L’Agora • En Grèce antique, l’Agora désigne le lieu de rassemblement, le marché de la cité. • L’agora d’Athènes n’était pas seulement un marché c’était également la place des institutions démocratiques. C’était aussi sur l’agora que se trouvait le tribunal populaire. Sur cette place se trouvait des bâtiments politiques mais aussi religieux encore en parfait état aujourd'hui. • L’agora était en fait le centre de la vie sociale. • •L’agora dans la Grèce antique est un lieu de réunion des citoyens. Il devient ensuite un lieu d’échange. • •C’est un lieu de promenade et de rencontre.
  • 49. Agora / Stoa • L'Agora hellénistique • À cette époque vient s'ajouter la Stoa d'Attale (est un portique hellénistique situé dans la partie orientale de l'agora d'Athènes) , don du roi de Pergame, qui faisait de l'agora un espace fermé. Aujourd'hui reconstruit, ce portique de style éclectique est conforme aux caractéristiques de l'art de l'époque hellénistique • La galerie ou Stoa est une colonnade sur laquelle débouchent des salles de réunion, des bâtiments administratifs, des boutiques et des ports. • Vers le Ve siècle av.J.C, le modèle de la Stoa est généralisé autour des lieux sacrés et des places publiques. • D’autres formes d’usage sont apparues également durant cette période. A Sparte, la Stoa était un musée regroupant les trophées de victoires, tandis qu’à Athènes, c’est une véritable galerie de peinture (le Poecile).
  • 51. Le théâtre • A l’époque archaïque, le théâtre se réduit à une simple esplanade ou se reproduisent les chœurs. Les spectateurs s’installent sur les pentes environnantes ou sur des estrades en bois. • Jusqu’au Ve siècle av. J.C, ils étaient constitués de tréteaux mobiles en bois. L’écroulement des charpentes lors des représentations amène à substituer la construction en pierre.
  • 52. Théâtre Grec • Dès le IVe siècle a v. J.C, le modèle du théâtre antique est pratiquement achevé. • Les gradins sur un plan relativement semi circulaire, enveloppent partiellement l’orchestre.
  • 53. Les temples Grecs • La place du temple est primordiale dans l’architecture grecque, entant que demeure d’une divinité particulière. • L’organisation générale du temple est orthogonale avec plan axial. • Les temples grecs se ressemblent par rapport à l’organisation spatiale globale, à quelques différences de forme ou de disposition. • un monument grec par excellence, il se compose d’une salle rectangulaire posée sur un stylobate (soubassement) à trois marches, à un fronton triangulaire; et entourée d’une rangée de colonnes.
  • 54. L’organisation d’un temple grec • Les temples sont le plus souvent rectangulaires, mais ils peuvent être aussi circulaire . Orientés souvent Est-Ouest de façon à ce que les rayons du soleil levant viennent frapper la statue de la divinité placée en face de la porte. • Ces dimensions varient aussi, on les classe en fonction du nombre de colonnes qu’il possèdent sur la façade; le Parthénon possède huit colonnes, on dit qu’il est octastyle . • Si le temple est entouré de colonnade (péristyle), comme ici il est dit périptère
  • 55. Composition d’un temple Grec • Le temple grec est composé de: • Le pronaos, une sorte de porche créé par les murs latéraux saillants, et deux ou plusieurs colonnes placées entre eux. • L’opisthodomes est une salle semblable au fond du cella. C’est la salle du trésor, on y conserve les objets précieux • Le Naos (cella) est l’espace central du temple. Habituellement, cet espace principal qui contient la statue de la divinité. • Les dieux sont représentés sous une forme humaine. • La colonnade périptère parfaitement rythmée forme un écran entre le monde extérieur et l’espace sacré.
  • 56. Architecture d'un temple grec Les différentes parties d'un temple: La construction d'un temple grec répondait à des critères bien précis. Les frises pouvaient représenter plusieurs choses : cela dépendait du dieu ou de l'évènement célébré en cet endroit. Il existait plusieurs types de temples, qui portaient des noms différents selon leur nombre de colonnes, leur disposition... Les temples aptères (sans colonnes latérales) : * Temple in antis. Il n'y a qu'une seule partie, le naos. * Temple prostyle. * Temple amphiprostyle.
  • 57. Architecture d'un temple grec • Les temples circulaires sont entourés par un vestibule et manque d'un pronaos (Modèle Tholos). • Un temple périptère, est un temple entouré de colonnades (péristyle). • Si le porche d'un temple a une rangée de quatre ou six colonnes devant sa largeur entière, il est décrit comme un temple prostyle. • Le temple Amphiprostyles répète le même geste dans son fond. • Les dimensions des temples peuvent variés, on les classe selon le nombre de colonnes qu’ils possèdent sur la façade. Il existe des temples distyle(2colonnes),tétrastyle(4colonnes)…
  • 59. Temple « péristyle » - le Parthénon. * Le temple périptère (avec des colonnes sur le côté) : • Temple péristyle. Il possède un nombre impair de colonnes sur le côté et un nombre pair en façade. L'intérieur peut également se composer de plusieurs parties. • (c'est le cas du Parthénon d'Athènes). Le Parthénon mesure 69,5 mètres sur 30,88 mètres en marbre du Pentélique
  • 60. Le Parthénon • L'édifice est aménagé de manière à mettre en valeur la statue de Phidias ( sculpteur du premier classicisme grec) ‘Athéna’: la péristasis (espace de la colonnade extérieur) , le pronaos (vestibule d'entrée dans le naos) et l'opisthodome (symétrique, à l'arrière du pronaos) sont fortement réduits pour ménager de la place. Le Parthénon est construit entièrement en marbre. C’est un temple octostyle: Il comporte 8 colonnes en façade. Ce nombre s’explique par la volonté d’élargir au maximum l’espace dédié à la statue, tout en conservant la finesse des colonnes.
  • 61. Le Parthénon: Les corrections optiques • Il n’y a aucune ligne droite dans l’architecture du Parthénon. Les lignes apparemment horizontales sont légèrement convexes.
  • 62. • Les colonnes ont un léger renflement sur leur hauteur et sont un peu inclinées vers l’intérieur et sont plus épaisses jusqu’au 1/3 de leur hauteur. Cette technique de correction optique est appelée ENTASIS=partie renflée de chaque colonne). • Ces éléments imperceptibles à première vue sont destinés à corriger des illusions d’optique et donnent à l’édifice une légèreté particulière. Le Parthénon: Les corrections optiques
  • 64. Eléments architectoniques: les ordres • Un ordre se définie par la forme, les proportions et la disposition de la partie saillante de l’édifice: colonne, pilastre, chapiteaux et entablements. • Les proportions sont très précisément définies et ne peuvent être correctement assemblé que d’une seule manière. • On désigne sous le terme Ordre architectural un certains nombre de règles formelles et proportionnelles, relatives à des parties d’un édifices, de manière à former un ensemble régulier et harmonieux.
  • 65.
  • 66. L’ordre dorique: -Le plus simple -Fût trapu:20cannelures -Chapiteaux non décorés à échine plate -Absence de la base. - Frises composées de triglyphes et métopes -Le plus ancien L’ordre ionique : -Colonnes plus énoncées -Chapiteaux décorés de volutes -Colonnes ioniques ont H= 8D -Base H=1/2D -Fût trapu: 24 cannelures L’ordre corinthien: -Chapiteaux décorés avec des feuilles d’acanthe stylisées. -Fût ordinairement lisse: colonnes de porphyre ou de granite; cannelé: colonnes en marbre.
  • 68. Références bibliographiques • Roland MARTIN, « GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Urbanisme et architecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 décembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-urbanisme-et-architecture/ • Ginouvès René, Martin Roland. Dictionnaire méthodique de l'architecture grecque et romaine. Tome I. Matériaux, techniques de construction, techniques et formes du décor. Rome : École Française de Rome, 1985 • Weber, Patrick. Histoire de l'architecture, de l'antiquité à nos jours. Paris: Librio. 2008. • Marie-Christine Hellmann, L'Architecture grecque, Le Livre de Poche, 2007. • AURENCHE, O. (1981), La Maison orientale. L’architecture du Proche-Orient ancien des origines au milieu du IVe millénaire, 3 vol., Paris, Geuthner. • BENOIT, A. (2003), Les civilisations du Proche-Orient ancien, Paris, RMN. • CALLEBAT, L.C. (1998), Histoire de l’Architecte, Paris, Flammarion. • CHOISY, A. (1964), Histoire de l’architecture, Paris, Éd. Vincent, Fréal et Cie. • COLE, E. (2003), Grammaire de l’architecture, Paris, Dessain et Tolra. • D’ALFONSO, E., SAMSA, D. (2001), L’architecture : les formes et les styles de l’Antiquité à nos jours (2° édition), Paris, Solar. • FLETCHER, B. (1987), A History of Architecture, 19e éd., Londres. • GINOUVES, R., MARTIN, R. (1985), Dictionnaire méthodique de l’architecture grecque et romaine, 3 vol., Écoles françaises d’Athènes et de Rome. • GOYON, J.C. et al. (2004), La construction pharaonique, Paris, Picard. • HOLTZMANN, B. (2003), L’Acropole d’Athènes, monuments, cultes et histoire du sanctuaire d’Athèna Polias, Paris, Picard. • MARTIN, R. (1966), Le Monde grec, coll. Architecture universelle, Fribourg. • MARTIN, R. (1974), L’Urbanisme dans la Grèce antique, Paris, Picard. • Sophie A. De Beaune. Aux origines de la construction.. R. Carvais, A. Guillerme, V. N`egre, J. Sakarovitch. Edifice et artifice. Histoires constructives. Premier Congr`es francophone d’histoire ´ de la construction, Paris, 19-21 juin 2008., Picard, pp.77-89, 2010. • O. Keller, Une Archéologie de la géométrie. Peuples paysans sans écriture et premières civilisations, Paris, Vuibert, 2006, p. 44.