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![Le Chapitre 9 permettra à de nombreux utilisateurs de considérer les programmes et instructions des examens publics de
façon plus éclairée et plus critique et d’avoir des attentes plus exigeantes en ce qui concerne l’information que les centres d’exa-
men devraient fournir sur les objectifs, le contenu, les critères et les démarches des diplômes certifiants aux niveaux national et
international (par exemple ALTE [Association of Language Testers in Europe], ICC [International Certificate Conference –
Francfort]). Les formateurs trouveront ce chapitre utile pour accroître la prise de conscience des questions posées par l’évalua-
tion des enseignants en formation initiale ou continue. Toutefois, les enseignants deviennent de plus en plus responsables de
l’évaluation formative autant que sommative de leurs élèves et étudiants à tous les niveaux. On fait également de plus en plus
appel à l’auto-évaluation des apprenants, que ce soit pour organiser et planifier leur apprentissage ou pour rendre compte de leur
capacité à communiquer dans des langues qu’ils n’ont pas apprises de manière formelle mais qui contribuent à leur développe-
ment plurilingue.
On étudie à l’heure actuelle la présentation et l’usage d’un Portfolio ou Portefeuille européen des langues à validité inter-
nationale. Ce Portfolio permettrait aux apprenants d’apporter la preuve de leur progrès vers une compétence plurilingue en
enregistrant toutes les sortes d’expériences d’apprentissage qu’ils ont eues dans un grand éventail de langues, progrès qui, sans
cela, resterait méconnu et non certifié. L’idée est que le Portfolio encouragera les apprenants à faire régulièrement la mise à jour
de leur auto-évaluation pour chaque langue et à l’archiver. Il sera essentiel pour la crédibilité du document que les témoignages
de progrès soient apportés de façon responsable et transparente. La référence au Cadre commun sera garante de la validité.
Tous ceux qui sont impliqués professionnellement dans l’élaboration de tests ou dans l’administration et la mise en œuvre
d’examens publics pourront consulter le Chapitre 9 en même temps que le Guide de l’examinateur (document CC-LANG (96)
10 rév), plus spécialisé. Ce guide, qui traite dans le détail de la conception d’examens et de l’évaluation, est complémentaire du
Chapitre 9. Il contient également des suggestions bibliographiques, une annexe sur l’analyse d’items et un glossaire.
UN CADRE EUROPÉEN COMMUN DE RÉFÉRENCE POUR LES LANGUES – APPRENDRE, ENSEIGNER, ÉVALUER
22](https://image.slidesharecdn.com/mediafile3403-130717081918-phpapp02/85/Media-file-3403-22-320.jpg)



































































![On trouvera ci-dessous une échelle pour illustrer la correction grammaticale. Elle doit être mise en rapport avec l’échelle
relative à l’étendue grammaticale présentée plus haut. On ne croit pas possible de produire une échelle de progression relative
aux structures grammaticales qui serait applicable à toutes les langues.
On fait habituellement la distinction entre la morphologie et la syntaxe.
La morphologie traite de la structure interne des mots.
Les mots peuvent être analysés en morphèmes, classés en
– radical ou racine
– affixe (préfixes, suffixes, infixes) qui comprennent
- les affixes de dérivation (par exemple dé-, -ment, re-)
- les affixes d’inflexion (par exemple -ent, -s, -ions)
La morphologie traite de la dérivation ou formation des mots.
Les mots peuvent être classés en
– mots simples (la racine seulement : par exemple, douze, branche, arrêt)
– mots dérivés (racine + affixes : par exemple, douzaine, brancher, arrêter)
– mots composés (comprenant plus d’une racine : par exemple compte rendu, timbre-poste)
La morphologie traite également des autres moyens de modifier la forme des mots, par exemple :
– les alternances vocaliques (j’achète, nous achetons)
– les modifications consonantiques
– les formes irrégulières (je vais, nous allons)
– la suppléance
– les formes invariables (dix mille).
La morphophonologie traite de la variation des morphèmes déterminée par le contexte phonétique (par exemple [d] dans
« grande maison », « grand ensemble ») et des variations phonétiques déterminées par le contexte morphologique (appeler/
appelle).
Les utilisateurs du Cadre de référence envisageront et expliciteront selon le cas les éléments morphologiques et
les opérations que l’apprenant aura besoin de manipuler ou devra manipuler ou dont il devra être outillé pour
le faire.
Les utilisateurs du Cadre de référence envisageront et expliciteront selon le cas
– sur quelle théorie grammaticale ils ont fondé leur travail
– les éléments, catégories, classes, structures, opérations et relations que les apprenants devront manipuler
ou dont ils devront être outillés pour le faire.
UN CADRE EUROPÉEN COMMUN DE RÉFÉRENCE POUR LES LANGUES – APPRENDRE, ENSEIGNER, ÉVALUER
90
CORRECTION GRAMMATICALE
C2 Peut maintenir constamment un haut niveau de correction grammaticale même lorsque l’attention se porte ailleurs (par
exemple, la planification ou l’observation des réactions de l’autre).
C1 Peut maintenir constamment un haut degré de correction grammaticale ; les erreurs sont rares et difficiles à repérer.
B2 A un bon contrôle grammatical ; des bévues occasionnelles, des erreurs non systématiques et de petites fautes
syntaxiques peuvent encore se produire mais elles sont rares et peuvent souvent être corrigées rétrospectivement.
A un assez bon contrôle grammatical. Ne fait pas de fautes conduisant à des malentendus
B1 Communique avec une correction suffisante dans des contextes familiers; en règle générale, a un bon contrôle grammatical
malgré de nettes influences de la langue maternelle. Des erreurs peuvent se produire mais le sens général reste clair.
Peut se servir avec une correction suffisante d’un répertoire de tournures et expressions fréquemment utilisées et
associées à des situations plutôt prévisibles.
A2 Peut utiliser des structures simples correctement mais commet encore systématiquement des erreurs élémentaires comme,
par exemple, la confusion des temps et l’oubli de l’accord. Cependant le sens général reste clair.
A1 A un contrôle limité de structures syntaxiques et de formes grammaticales simples appartenant à un répertoire mémorisé.](https://image.slidesharecdn.com/mediafile3403-130717081918-phpapp02/85/Media-file-3403-90-320.jpg)





































































































Le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues est un outil innovant développé par des linguistes dans les 41 États membres du Conseil de l'Europe, visant à standardiser l'enseignement et l'évaluation des langues vivantes. Il propose une approche détaillée sur l'apprentissage des langues, encourageant la réflexion sur les méthodes et objectifs, tout en facilitant la communication entre praticiens et apprenants. Ses descripteurs de compétences et niveaux de référence soutiennent la mobilité éducative et professionnelle à travers une base commune pour la conception de programmes et d'examens.





















![Le Chapitre 9 permettra à de nombreux utilisateurs de considérer les programmes et instructions des examens publics de
façon plus éclairée et plus critique et d’avoir des attentes plus exigeantes en ce qui concerne l’information que les centres d’exa-
men devraient fournir sur les objectifs, le contenu, les critères et les démarches des diplômes certifiants aux niveaux national et
international (par exemple ALTE [Association of Language Testers in Europe], ICC [International Certificate Conference –
Francfort]). Les formateurs trouveront ce chapitre utile pour accroître la prise de conscience des questions posées par l’évalua-
tion des enseignants en formation initiale ou continue. Toutefois, les enseignants deviennent de plus en plus responsables de
l’évaluation formative autant que sommative de leurs élèves et étudiants à tous les niveaux. On fait également de plus en plus
appel à l’auto-évaluation des apprenants, que ce soit pour organiser et planifier leur apprentissage ou pour rendre compte de leur
capacité à communiquer dans des langues qu’ils n’ont pas apprises de manière formelle mais qui contribuent à leur développe-
ment plurilingue.
On étudie à l’heure actuelle la présentation et l’usage d’un Portfolio ou Portefeuille européen des langues à validité inter-
nationale. Ce Portfolio permettrait aux apprenants d’apporter la preuve de leur progrès vers une compétence plurilingue en
enregistrant toutes les sortes d’expériences d’apprentissage qu’ils ont eues dans un grand éventail de langues, progrès qui, sans
cela, resterait méconnu et non certifié. L’idée est que le Portfolio encouragera les apprenants à faire régulièrement la mise à jour
de leur auto-évaluation pour chaque langue et à l’archiver. Il sera essentiel pour la crédibilité du document que les témoignages
de progrès soient apportés de façon responsable et transparente. La référence au Cadre commun sera garante de la validité.
Tous ceux qui sont impliqués professionnellement dans l’élaboration de tests ou dans l’administration et la mise en œuvre
d’examens publics pourront consulter le Chapitre 9 en même temps que le Guide de l’examinateur (document CC-LANG (96)
10 rév), plus spécialisé. Ce guide, qui traite dans le détail de la conception d’examens et de l’évaluation, est complémentaire du
Chapitre 9. Il contient également des suggestions bibliographiques, une annexe sur l’analyse d’items et un glossaire.
UN CADRE EUROPÉEN COMMUN DE RÉFÉRENCE POUR LES LANGUES – APPRENDRE, ENSEIGNER, ÉVALUER
22](https://image.slidesharecdn.com/mediafile3403-130717081918-phpapp02/85/Media-file-3403-22-320.jpg)



































































![On trouvera ci-dessous une échelle pour illustrer la correction grammaticale. Elle doit être mise en rapport avec l’échelle
relative à l’étendue grammaticale présentée plus haut. On ne croit pas possible de produire une échelle de progression relative
aux structures grammaticales qui serait applicable à toutes les langues.
On fait habituellement la distinction entre la morphologie et la syntaxe.
La morphologie traite de la structure interne des mots.
Les mots peuvent être analysés en morphèmes, classés en
– radical ou racine
– affixe (préfixes, suffixes, infixes) qui comprennent
- les affixes de dérivation (par exemple dé-, -ment, re-)
- les affixes d’inflexion (par exemple -ent, -s, -ions)
La morphologie traite de la dérivation ou formation des mots.
Les mots peuvent être classés en
– mots simples (la racine seulement : par exemple, douze, branche, arrêt)
– mots dérivés (racine + affixes : par exemple, douzaine, brancher, arrêter)
– mots composés (comprenant plus d’une racine : par exemple compte rendu, timbre-poste)
La morphologie traite également des autres moyens de modifier la forme des mots, par exemple :
– les alternances vocaliques (j’achète, nous achetons)
– les modifications consonantiques
– les formes irrégulières (je vais, nous allons)
– la suppléance
– les formes invariables (dix mille).
La morphophonologie traite de la variation des morphèmes déterminée par le contexte phonétique (par exemple [d] dans
« grande maison », « grand ensemble ») et des variations phonétiques déterminées par le contexte morphologique (appeler/
appelle).
Les utilisateurs du Cadre de référence envisageront et expliciteront selon le cas les éléments morphologiques et
les opérations que l’apprenant aura besoin de manipuler ou devra manipuler ou dont il devra être outillé pour
le faire.
Les utilisateurs du Cadre de référence envisageront et expliciteront selon le cas
– sur quelle théorie grammaticale ils ont fondé leur travail
– les éléments, catégories, classes, structures, opérations et relations que les apprenants devront manipuler
ou dont ils devront être outillés pour le faire.
UN CADRE EUROPÉEN COMMUN DE RÉFÉRENCE POUR LES LANGUES – APPRENDRE, ENSEIGNER, ÉVALUER
90
CORRECTION GRAMMATICALE
C2 Peut maintenir constamment un haut niveau de correction grammaticale même lorsque l’attention se porte ailleurs (par
exemple, la planification ou l’observation des réactions de l’autre).
C1 Peut maintenir constamment un haut degré de correction grammaticale ; les erreurs sont rares et difficiles à repérer.
B2 A un bon contrôle grammatical ; des bévues occasionnelles, des erreurs non systématiques et de petites fautes
syntaxiques peuvent encore se produire mais elles sont rares et peuvent souvent être corrigées rétrospectivement.
A un assez bon contrôle grammatical. Ne fait pas de fautes conduisant à des malentendus
B1 Communique avec une correction suffisante dans des contextes familiers; en règle générale, a un bon contrôle grammatical
malgré de nettes influences de la langue maternelle. Des erreurs peuvent se produire mais le sens général reste clair.
Peut se servir avec une correction suffisante d’un répertoire de tournures et expressions fréquemment utilisées et
associées à des situations plutôt prévisibles.
A2 Peut utiliser des structures simples correctement mais commet encore systématiquement des erreurs élémentaires comme,
par exemple, la confusion des temps et l’oubli de l’accord. Cependant le sens général reste clair.
A1 A un contrôle limité de structures syntaxiques et de formes grammaticales simples appartenant à un répertoire mémorisé.](https://image.slidesharecdn.com/mediafile3403-130717081918-phpapp02/85/Media-file-3403-90-320.jpg)



































































































