Seigneur, je ne le serai jamais
Si j’étais auguste seigneur
Je ne saurais répondre à toutes les prières
Je serai embarrassé par tous les rêves
Par tous les appels au secours
Par les impossibles amours
Par tous les S.O.S. des naufragés en haute mer
Par les femmes maltraitées, les filles-mères
Par les enfants oubliés délaissés au destin amer
Par tout un chacun, sous le poids du mauvais sort
Car j’ai un Cœur plus grand que mon corps
Humble, âme sensible, très souvent, je pleure
Tous les mauvais destins, tous les malheurs
Je ne suis ni bon Dieu, ni grand Seigneur
Je suis simple souffle vivant, sage créature
Allant au détour des beaux et des mauvais jours
 l’écoute de la rose et de la sauvage fleur
Et de l’écho des belles choses qui m’entourent
Je chante tous les délires, toutes les misères
Et poète, je loue le bon Dieu pour la beauté de sa création et de tout l’Univers !
Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 30/4/2015®©
Et la poésie revient : Trahison
Ô Mer, toi fabuleux océan !
Je reviens à toi, je te raconte, sans détour
Les secrets de mes folles amours
Ce dont souffre, depuis peu, mon palpitant cœur
Mais, hélas, toute mon histoire et mes intimes déboires
Se les racontent déjà, étoiles, flots, coquilles à ras bords
Des abysses au sable des plages nues, se tracent
Se tissent, se tressent mille histoires
De mes joies, de mes rires, de mes peines
Et toutes les vagues, tous les jets de tes flots
Chaque jour, tous les soirs ramènent
Mon idylle dans leurs bribes des coquillages
Les chants en écho des fabuleuses sirènes
Je ne relaterais plus mon bonheur, ni mes peines
Au bord de tes marées pérennes
Pour que mon amour soit mien
Mon histoire continue et devienne
Le grand cours secret des pluies diluviennes
Des sources des rivières sereines
Dans leur parcours, leurs méandres sorcières
Jusqu’aux silences faux de tes entrailles qui feignent
Sincérité, simplicité et confiance
Toi, mer, tuant enfant et mère
Amant, amours délétères
Méfiance, méfiance crient oiseaux de mer
Je te quitterai sans regrets ni offense, en aisance
De l’esprit, de la muse, nonchalance !
Abdelmalek Aghzaf, plage Aglou, Tiznit, avril 2015®©

Trahison 01

  • 1.
    Seigneur, je nele serai jamais Si j’étais auguste seigneur Je ne saurais répondre à toutes les prières Je serai embarrassé par tous les rêves Par tous les appels au secours Par les impossibles amours Par tous les S.O.S. des naufragés en haute mer Par les femmes maltraitées, les filles-mères Par les enfants oubliés délaissés au destin amer Par tout un chacun, sous le poids du mauvais sort Car j’ai un Cœur plus grand que mon corps Humble, âme sensible, très souvent, je pleure Tous les mauvais destins, tous les malheurs Je ne suis ni bon Dieu, ni grand Seigneur Je suis simple souffle vivant, sage créature Allant au détour des beaux et des mauvais jours  l’écoute de la rose et de la sauvage fleur Et de l’écho des belles choses qui m’entourent Je chante tous les délires, toutes les misères Et poète, je loue le bon Dieu pour la beauté de sa création et de tout l’Univers ! Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 30/4/2015®©
  • 2.
    Et la poésierevient : Trahison Ô Mer, toi fabuleux océan ! Je reviens à toi, je te raconte, sans détour Les secrets de mes folles amours Ce dont souffre, depuis peu, mon palpitant cœur Mais, hélas, toute mon histoire et mes intimes déboires Se les racontent déjà, étoiles, flots, coquilles à ras bords Des abysses au sable des plages nues, se tracent Se tissent, se tressent mille histoires De mes joies, de mes rires, de mes peines Et toutes les vagues, tous les jets de tes flots Chaque jour, tous les soirs ramènent Mon idylle dans leurs bribes des coquillages Les chants en écho des fabuleuses sirènes Je ne relaterais plus mon bonheur, ni mes peines Au bord de tes marées pérennes Pour que mon amour soit mien Mon histoire continue et devienne Le grand cours secret des pluies diluviennes Des sources des rivières sereines Dans leur parcours, leurs méandres sorcières Jusqu’aux silences faux de tes entrailles qui feignent
  • 3.
    Sincérité, simplicité etconfiance Toi, mer, tuant enfant et mère Amant, amours délétères Méfiance, méfiance crient oiseaux de mer Je te quitterai sans regrets ni offense, en aisance De l’esprit, de la muse, nonchalance ! Abdelmalek Aghzaf, plage Aglou, Tiznit, avril 2015®©