Edition juin 2012 1ère quinzaine

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Edition juin 2012 1ère quinzaine

  1. 1. "" EECCHHOOSS DDEESS CCOOLLLLIINNEESS"" SSoommmmaaiirree Editorial Atelier bilan sur le Vih/Sida Le compostage INP Concours "duos gagnants" Coopération Canadienne à Kédougou Caravane juridique de l'environnement Akad Accident de la circulation Tournoi Bongo huitième édition Nécrologie "ECHOS DES COLLINES' Contacts: 77 431 77 42 / 77 435 85 48 journal du Cmc de Kédougou e­mail: eecchhoossddeessccoolllliinneess11@@ggmmaaiill..ccoomm Périodicité mensuelle Numéro: 6 Directeur de Publication :Kalidou Cissokho ­ Imprimerie: kdg fm Le journal de KédougouPrix: 200 fcfa Numéro: 06 ­ Juin 2012 RRééddaaccttiioonn Amadou Diop Adama Diaby Cheikhou Kéita Omar Diallo Mamadou Cissé Khoudousse Diallo Publicité: Pour vos photocopies , cartes d'invitation et mises en pages contactez le service commercial de la radio communautaire de Kédougou , des prix à bon marché EEddiittoorriiaall: QQuueell aavveenniirr ppoouurr KKééddoouuggoouu ?? Voila une interrogation qui en sou­ lève d’autres. Tout le monde se demande pour­ quoi dans cette partie du pays, le taux de prévalence du sida a at­ teint en un temps record la valeur de 1,7% au niveau de la population générale et 1,3% chez les or­ pailleurs ?Pourquoi l’environne­ ment est­elle ainsi soumise à une très forte pression des orpailleurs et des sociétés minières ? Pourquoi dans la région de Kédou­ gou, l’accès des femmes aux instances de prises de décisions reste encore timide ? Et malgré la disponibilité en eau et en terres fertiles, comment se fait ­il que les populations de Kédou­ gou continuent encore à vivre dans l'extreme pauvreté ? Pour­ quoi, nos productions locales sont boycottées au profit de l'oignon ou du riz importé … ? Arrêter de s’interroger un instant pour se mettre au travail semble­ rait être une solution à ce chapelet d’interrogations.Le Sida, la défo­ restation abusive, l’enclavement demeurent des menaces réelles ,une entrave pour le développe­ ment de la région de Kédougou. Dans ce numéro d’ « Echos des Collines » vous trouverez quelques réponses à ces inquié­ tudes sur l’avenir de Kédougou. Toujours faudrait­il que tous les acteurs (autorités administratives, ong, et communautés) fédèrent leurs actions pour sauver la belle région de Kédougou. "Echos des Collines",un journal mensuel,rien que pour répondre à vos attentes. Nous resterons toujours attentifs à vos suggestions pour mieux vous servir. AAddaammaa DDiiaabbyy,, rreessppoonnssaabbllee dduu ppooooll EEddiittiioonn
  2. 2. AAtteelliieerr ddee bbiillaann eett ppeerrssppeeccttiivveess ssuurr llee VViihh//SSiiddaa 79 personnes sont atteintes du VIH/sida dans la région de Kédougou Un atelier régional bilan et perspectives dans le cadre de la lutte contre le sida a réuni plusieurs acteurs de santé et parte­ naires. Les résultats ont révélé la vulnérabi­ lité de la région face au sida et le nombre de personnes atteintes se chiffre à 79 dans toute la région. Le département de Kédougou concentre à lui seul 50 cas. Celui de Saraya 19 et Salémata 10. Le taux de prévalence est en effet de 1,7% dans la région. Un fait qui s’explique par « plusieurs facteurs de vulnérabilité tels que la situation frontalière de la région avec notamment le Mali et la Guinée Conakry. Mais aussi à cause des sites d’orpaillage qui vont continuer à favo­ riser l’extension de la maladie si rien n’est fait» précise le médecin chef de région, Dr Habib Ndiaye. En clair, le taux de prévalence est de 1,3% uniquement dans les sites d’orpaillage. Se­ lon le médecin chef de région, le VIH risque de handicaper le développement de la région qui aujourd’hui a besoin davantage de res­ sources humaines pour la lutte contre la mala­ die. Dans ce sens et de l’avis du Docteur Ibra Ndoye du CNLS, «cette région devrait bénéfi­ cier d’une discrimination positive.» Tout comme l’a souhaité le gouverneur de la ré­ gion, Cheikh Tidiane Diouf pour qui « la ré­ gion a besoin d’un soutien. Il faut conjuguer les efforts pour la lutte contre le fléau, faire des diagnostics et des recommandations, dévelop­ per la synergie pour une évolution positive sur la baisse du taux de prévalence dans la zone. » Plus inquiétant, « nous sommes dans un contexte épidémique généralisé; il faut que tout le monde se mobilise de façon permanente avec comme priorité la prévention» soutient Dr Ibra Ndoye. Revenant sur le cas de la ré­ gion de Kédougou, « le grand problème est ce­ lui des mines parce que les professionnelles du sexe vont là où il y a de l’argent. La situation du sida à Kédougou inquiète les pouvoirs pu­ blics » renchérit­il. Il a appelé à l’implication des acteurs (Ong, femmes, jeunes, société ci­ vile, agents de santé…), à fédérer les actions, à mobiliser la population. Une population extrê­ mement jeune si l’on sait que 55% ont moins de 20 ans sur environ 137 000 habitants que compte la région. Par ailleurs, face à la situa­ tion frontalière de la région, les acteurs ont penché sur la « nécessité de mettre en place un plan sous régional concerté.» Cela passera par l’institutionnalisation d’un cadre de coordina­ tion et de mise en œuvre conjointe des régions de Kédougou, Labé en Guinée Conakry et Kayes au Mali à travers des comités régionaux. Toutefois, d’autres facteurs non moins impor­ tants ne contribuent pas à faciliter la tache aux agents de santé dans la zone à savoir, la ténaci­ té des croyances, absence de sensibilisation des populations et des leaders… Mais les acteurs entendent néanmoins, encourager les associa­ tions à s’impliquer dans la lutte contre le sida, impliquer les collectivités locales surtout à tra­ vers les retombées de l’exploitation minière. Mais aussi lutter contre la stigmatisation, dé­ velopper des stratégies spécifiques dans la prise en charge et renforcer l’appui compte te­ nu de la pauvreté et du manque de ressources humaines notés dans la localité. Mieux le médecin chef du district de Kédougou, Cheikh Sadibou Senghor a appelé à la construction d’un centre de traitement à Kédougou pour éviter la déperdition. Les discussions ont aussi porté lors de l’atelier, sur l’intégration des ac­ teurs qui va passer par le renforcement de ca­ pacités, l’harmonisation des mécanismes et procédures, la rationalisation des ressources, l’intégration des offres de services entre autres. Aussi, des défis majeurs ont­ils été relevés sur place. Défis allant du leadership à la gestion axée sur des résultats, en passant par la coordi­ nation synergique, à l’appropriation et la res­ ponsabilisation des acteurs. AAmmaaddoouu DDiioopp
  3. 3. LLeess pprroodduucctteeuurrss rreellaaiiss àà ll’’ééccoollee dduu ccoom­m­ ppoossttaaggee LLeess aaggrriiccuulltteeuurrss ddeess ddééppaarrtteemmeennttss ddee SSaarraayyaa,, SSaallé­é­ mmaattaa eett KKééddoouuggoouu ssee ssoonntt rreettrroouuvvééss ccee jjeeuuddii aauu cceennttrree ppoollyyvvaalleenntt eenn aatteelliieerr ddee rreennffoorrcceemmeenntt ddee cca­a­ ppaacciittééss ssuurr llee ccoommppoossttaaggee ..LLaa ccéérréémmoonniiee dd’’oouuvveer­r­ ttuurree aa ééttéé pprrééssiiddééee ppaarr MM MMaammaaddoouu GGuueeyyee aaddjjooiinntt aauu ggoouuvveerrnneeuurr cchhaarrggéé ddee DDéévveellooppppeemmeenntt.. Ils sont environ une quarantaine de relais pro­ ducteurs originaires des départements de Sa­ raya, Salémata et Kédougou à prendre part à cet atelier de formation.Cet atelier sur le com­ postage fait suite à une première session de for­ mation organisée l’an dernier par la délégation de l’institut National de Pédologie (INP) de Ké­ dougou sur le phosphatage de fond des sols.Les objectifs affichés sont clairs. « cette formation entrant dans le cadre de la gestion durable des sols a pour objectif de renforcer les capacités de producteurs en mettant à leur disposition les techniques du compostage, ils pourront ainsi démultiplier ces techniques et palier la chèreté et le manque des engrais chi­ miques … » a laissé entendre M Waly Ngor Sarr le chef de la délégation de l’INP de Ké­ dougou.Pour booster le développement de la ré­ gion, la délégation de l’INP travaille en synergie avec la Direction Régionale du Déve­ loppement Rural de Kédougou. C’est pour­ quoi, les directeurs départemental et régional du développement rural de Kédougou ont pris part aux travaux. Présidant la cérémonie d’ou­ verture de cette session de formation, M Mamadou Guèye adjoint au gouverneur char­ gé de développement s’est réjouis de cette ini­ tiative qui vient à son heure.« Nous sommes au début de l’hivernage, mais également l’Etat du Sénégal a fait de la sécurité alimentaire une priorité de sa politique. Or, pour atteindre la sécurité alimentaire, il faut avoir de bons rende­ ments. Pour obtenir de bons rendements, il faut des terres fertiles. Justement cette forma­ tion nous permet d’avoir des techniques pour fertiliser les sols. Le gouvernement du Sénégal fonde beaucoup d’espoir sur la région de Ké­ dougou pour assurer la sécurité alimentaire... » a –t­il précisé. Tout en exhortant les participants à accorder le maximum d’attention à cette formation M Guèye a précisé: « La délégation de l’Institut Nationale de Pédologie est en train de jouer un rôle important dans le développement de l’agriculture dans la région de Kédougou. Je vous invite à bien organiser la campagne agri­ cole car le président de la République et son gouvernement ont pris d’importantes mesures pour démarrer cette campagne agricole.»Cette formation sur le compostage s’est déroulée en deux phases, une phase théorique et une phase pratique. Dans la phase théorique, il était question d’em­ mener les participants à se fonder sur leurs ex­ périences personnelles et leurs savoir­faire pour définir et expliquer un certain nombre de concepts liés au compostage. Dans une seconde phase plus pratique, les pro­ ducteurs ont mis en application les différentes connaissances tirées de la présentation en diapositive de M Waly Ngor Sarr, le chef de la délégation de l’INP de Kédougou sur les tech­ niques du compostage.M Agna Diallo, produc­ teur à Habibou (département de Kédougou) par ailleurs, président de la fédération natio­ nale des maïs­ culteurs cache mal ses senti­ ments : « nous avions perdu beaucoup de temps et de l’argent dans les engrais chi­ miques, désormais avec ces nouvelles connais­ sances, nous mettrons l’accent sur le compostage.. »Il faut signaler par ailleurs que la semaine prochaine le gouverneur envisage d’organiser un comité régional de Développe­ ment (CRD spécial) pour un bon démarrage de la campagne agricole. Kédougou a commencé à enregistrer ses premières goutes de pluie de­ puis ce mercredi. AAddaammaa DDiiaabbyy
  4. 4. PPrroommoottiioonn dduu ccoonnssoommmmeerr llooccaall,,lleess ffeemmmmeess ddee MMiissssiirraa DDaannttiillaa eett SSiirriimmaannaa àà ll''ooeeuuvvrree LL''UUSSAAIIDD­­yyaaaajjeeeennddee aa oorrggaanniisséé ddeess jjeeuuxx ccoonnccoouurrss ""dduuooss ggaaggnnaannttss"" lleess 1122 eett 2266 MMaaii 22001122,,ddaannss lleess vviillllaaggeess ddee MMiissssiirraa DDaannttiillaa eett MMiissssiirraa SSiirriimmaannaa ddaannss llee ddééppaarrtteemmeenntt ddee SSaarraayyaa,, CCeess jjeeuuxx ccoonnccoouurrss ''dduuooss ggaaggnnaannttss ss''iinnssccrriivveenntt ddaannss llaa pprroommoottiioonn ddee llaa bboonnnnee aalliimmeennttaattiioonn àà ppaarrttiirr ddeess pprroodduuiittss llooccaauuxx.. L'USAID­yaajeende est un projet américain de développement agricole et nutritionnel pour la sécurité alimentaire au sénégal.Ce projet qui entend s'inscrire dans la durabili­ té est présent à Kédougou il y a plus de cinq ans. Cette année 2012,ce même projet a organisé des jeux concours appelés « duos gagnants » dans les villages de Missira Dantila et Missira Sirimana ( département de Saraya). Ces jeux concours « duos ga­ gnants », sont faits par six femmes à raison de trois femmes par village et chacune ac­ compagnée de son enfant certes faisant par­ tie des meilleurs élèves de son école. Les jeux concours de ces journées ont été placées sous le thème « jon se tabilibetoo kee»,termes malinké signifiant « qui prépare mieux »A l'issue du concours, le premier duo a remporté huit poules et deux coqs, six poules et deux coqs au second et cinq poules et un coq au troisième. Cependant l'objectif principal de ces concours « duos gagnants » est de permettre aux femmes rurales de pouvoir préparer convenablement ce qu'elles produisent. Bénéficiant de l’appui des facilitateurs de ce projet ,ces femmes ont fait préalablement des jardins maraî­ chers en collaboration avec les écoles de leurs villages respectifs où elles ont pro­ duit des légumes(salades, carottes, choux etc.) Et les écoles se sont impliquées pour ré­ duire les maladies liées à la sous alimenta­ tion au niveau des élèves. Ce projet vient à son heure au Sénégal ,dans la mesure où se pose un véritable problème de santé pu­ blique, lié à la carence de vitamine A,B, de zinc et de fer entre autres de l'avis du superviseur de yaajeende basé à Kédougou Abdoulaye Bâ. Conscient de cette situation, le projet a ciblé les enfants et les femmes, qui sont les moteurs de la société et par lesquels il faut passer pour éradiquer ce fléau.. Les populations ont accueilli ce pro­ jet à bras ouvert et les agents du projet USAID­yaajeende ont été partout vivement salués par les femmes et les chefs de vil­ lage qui ont souhaité que le projet ait une continuité dans leurs localités. CChheeiikkhhoouu KKeeiittaa CCooooppéérraattiioonn CCaannaaddiieennnnee àà KKééddoouuggoouu PPoouurr llee ddéévveellooppppeemmeenntt ééccoonnoommiiqquuee eett ssoocciiaall ddee llaa rrééggiioonn Le président de la chambre de commerce, d’agriculture et d’industrie de Kédougou, Hadji Cissé, a initié la visite d’une déléga­ tion canadienne à Kédougou. Cela dans le cadre d’un partenariat entre la coopération canadienne et la chambre de commerce pour la promotion du « développement éco­ nomique et social de la localité.» Le président de la chambre de commerce s’est dit satisfait de cette « mission économique axée sur trois volets », à savoir, « l’investisse­ ment dans le secteur minier, la coopération et le partenariat avec la chambre de commerce et enfin le volet formation au niveau du lycée technique, industriel et minier de Kédougou. » En clair, le président de la chambre de commerce veut promouvoir le renforcement des financements et redynamiser la coopéra­ tion et les relations entre les sociétés minières et les populations locales. En effet à ses yeux,
  5. 5. « ce partenariat joue le rôle dans la lutte contre la pauvreté dans la zone.» Sur le plan de la formation, « le lycée doit être appuyé en matières premières pour lui permettre de produire un grand nombre de ma­ tériels agricoles afin de promouvoir l’agricul­ ture à Kédougou » a aussi estimé Hadji Cissé. A ce titre, l’établissement s’active dans la pro­ duction de différents matériels agricoles ou mi­ niers pour la plupart du temps à partir de matériaux de récupération. Pour sa part, Mous­ sa Doucouré, le proviseur du lycée technique a salué cette visite « de consolidation et de maillage entre les différents partenaires », avant de signaler que ce partenariat « a permis de relever le niveau des élèves et des profes­ seurs mais aussi le niveau des réalisations.» Il a aussi plaidé pour la formation du maximum de professeurs pour pallier le retard dû au dé­ part de certains professeurs. Aujourd’hui quant à l’avenir des jeunes formés dans cet établisse­ ment, une cellule d’appui à l’insertion a été mise sur pieds. Pour les partenaires, comme l’a soutenu Jean Vavrek, directeur exécutif de l’institut cana­ dien des mines, de la métallurgie et du pétrole, cette visite est un moyen « d’identifier des gaps pour faire de petits projets. » Aussi a­ t­il soute­ nu, c’est « une coopération d’échanges avec la chambre de commerce ». Cette coopération apparait en outre aux yeux de Carlos Rojas­Ar­ bulù, conseiller aux affaires commerciales et délégué commercial principal (Afrique de l’ouest) de l’ambassade du Canada, comme « un partenariat stratégique et responsable, un par­ tage d’expertise, un partenariat gagnant­ga­ gnant. » Il souhaite par ailleurs la continuité des échanges. Cette visite « nous a permis d’avoir une vision concrète des activités » ont­ ils soutenu. Selon le proviseur, « les projets vont permettre d’améliorer les conditions de vie des popula­ tions grâce à l’appui des partenaires. » Une idée que partage la présidente des groupe­ ments féminins de la région, Aissatou Aya Ndiaye pour qui, « l’initiative est un moyen de redressement de la région ». De son avis, le fi­ nancement du lycée technique, industriel et mi­ nier pourra permettre la production en quantité et en qualité de matériels agricoles en faveur des femmes. A ce jour, le lycée a produit un broyeur à minerais, un enrouleur automati­ sé, une machine à rincer le fonio, une presse karité, décortiqueuse d’arachide…Les acteurs sont aujourd’hui sûrs de pouvoir aller vers une production à l’échelle industrielle alors que des ONG ou entreprises commencent déjà à faire des commandes de matériels au lycée qui concentre en son sein, une unité d’appui et de production (UAP). KKhhoouuddoouussssee DDiiaalllloo EEnnvviirroonnnneemmeenntt eett aaccccèèss ddeess ffeemmmmeess aauuxx iinnssttaanncceess ddee pprriissee ddee ddéécciissiioonnss AAKKAADD ss’’eennggaaggee ddaannss lleess ccoommmmuunnaauuttééss rruurraalleess ddee SSaabbooddaallaa eett ddee KKhhoossssaannttoo L’Association Kédougou Action Développement (AKAD) a organisé une caravane juridique de l’en­ vironnement dans les communautés rurales de Sa­ bodala et de Khossanto. Un geste qui entre dans le cadre de la protection et de la sauvegarde de l’envi­ ronnement. L’association a, par la même occasion, tenu à Khos­ santo un atelier de formation d’une quarantaine de femmes. Un atelier centré sur leur accès aux instances de prise de décisions, en prélude des échéances régionales et locales à venir. Sabodala a accueilli la caravane juridique de l’environnement. Sur place, l’association a organisé une marche à tra­ vers les grands axes du bourg après une visite de courtoisie rendue au chef de village et au sous pré­ fet de la localité. Une façon « de conscientiser les populations pour la préservation de l’environne­ ment à cause de l’exploitation minière. Nous sommes venus pour instaurer un dialogue fécond entre les populations et les sociétés minières et dire aux populations de faire attention à l’exploita­ tion anarchique notée du côté de l’orpaillage. Et promouvoir la plantation d’arbres» soutient Abdoul Karim Keita, président de l’ Association
  6. 6. Kédougou Action Développement (AKAD). Une initiative saluée par l’adjoint au sous préfet de Sa­ bodala, Bassirou Dia pour qui, « c’est la première fois que je vois de telles actions dans la zone. L’évè­ nement cadre avec la politique, les ambitions de l’Etat.» « Nous sommes aussi conscients que vous de cette déforestation abusive et extrêmement grave d’où l’urgence de s’y attaquer. Par là vous favorisez la responsabilisation des populations locales, le développement durable, au profit des générations futures» dira M. Dia qui a aussi encouragé l’association à développer ces ini­ tiatives pour un ancrage chez les populations lo­ cales et à développer des stratégies pour gérer «ce patrimoine.» Il a en outre rassuré la disponibilité de l’administration pour accompagner ces activités de sauvegarde de l’environnement qui s’inscrivent « dans la continuité de l’Etat.» Dans le même ordre d’idées, le chef de village de Sabodala qui a témoigné de l’attachement de l’association à leur bien­être, a soutenu ardemment « dans la zone il y a des problèmes de l’exploitation minière et des problèmes liés à l’agriculture. Il n’y a plus de terres cultivables. Ce que nous désirons, ce sont des solutions urgentes pour éviter la catastrophe.» Selon lui, il n’y a plus d’espace dans la zone avec l’occupation par les sociétés minières de leurs terres. «Nous sommes fatigués et nous déplorons la façon de recruter de ces sociétés qui sont trop exigeantes du point de vue de la formation. Et cela cause un problème d’emploi des jeunes.» va­t­il renchérir. Autant de faits qui « témoignent de l’agression de l’environnement dans la zone » d’après le président de l’AKAD qui entend tout de même perpétuer ces actions de sensibilisation au niveau des autorités et appuyer ainsi les popula­ tions locales pour la récupération de leurs terres. Cette caravane est apparue aux yeux du chef de brigade des eaux et forêts de Sabodala , Sérigne Mot Ndiaye, comme une lutte contre la pauvreté, vue « les nombreux types d’agression de l’envi­ ronnement notés sur place ». Il s’est félicité de l’idée et a invité l’association à davantage sensibili­ ser les populations sur les coupes abusives d’arbres ainsi que les sociétés minières à faire la remise en état des sites d’exploitation par la mise en place des pépinières. Autre action menée dans la zone par l’Association Kédougou Action Déve­ loppement, c’est la formation des femmes des vil­ lages des communautés rurales de Sabodala et de Khossanto sur leur accès aux instances de prise de décisions. A ce titre, Khossanto a abrité la ren­ contre d’une quarantaine de femmes qui se disent « désormais déterminées à lutter pour plus de re­ présentativité dans les instances de décisions ré­ gionale, locale et rurale.» « Elles se disent dorénavant bien outillées sur leur droit pour l’ac­ cès aux instances de décisions » de l’avis de Fama­ khan Dembélé, membre de l’AKAD. Mieux, ces femmes qui ont toutes apprécié la qualité de la for­ mation, s’engagent à faire la restitution à la base, à développer le dialogue, l’entente et à promouvoir l’éducation de leurs filles pour davantage «appuyer la cause féminine.» Elles ont, tout au plus, deman­ dé à l’association de multiplier de telles initiatives, « favorables à leur cause.» AAmmaaddoouu DDiioopp KKééddoouuggoouu :: aacccciiddeenntt ssuurr llaa rroouuttee ddee SSa­a­ bbooddaallaa,, pplluussiieeuurrss bblleessssééss CCee ssaammeeddii 2233 jjuuiinn 22001122,,llee ccaarr ""NNddiiaaggaa NNddiiaayyee"" ddeess ccaarraavvaanniieerrss eenn pprroovveennaannccee ddee SSaabbooddaallaa aa eeffffeeccttuuéé pplluussiieeuurrss ttoonnnneeaauuxx aavvaanntt ddee ssee rreennvveer­r­ sseerr.. PPlluuss ddee ppeeuurr qquuee ddee mmaall.. Ce samedi 23 juin, il faisait quatorze heure quand à la suite d’un repas copieux servi à Khossanto, que le car « ndiaga ndiaye qui transportait une vingtaine de caravaniers en provenance de Sabodala» a pris départ pour Kédougou. Il faisait chaud et le ciel était couvert de nuages.Le chauffeur roulait à vive allure quand à quelques kilomètres après le village de Diakhaba, la roue arrière droite du véhicule a éclaté.Après quelques secousses et malgré les manœuvres du chauffeur en proie à la panique, le véhicule a effectué 2 à 3 tonneaux avant de s’immobiliser à 25 m plus loin sur son flanc droit.
  7. 7. Au moment des tonneaux du véhicule, il y’avait beaucoup de panique dans le véhicule. Il y’a eu une vingtaine de blessés (plaies sur les membres, le visage, la tête, un cas de fracture …)« Je dormais c’est le choc qui m’a réveillé, le choc a été trop brutal, tout s’est passé en moins de cinq minutes. Cet accident a fait au moins une vingtaine de blessés. Il y’avait deux journa­ listes dans le véhicule, le correspondant de l’agence de presse Sénégalaise et celui d’ex­ press News. Dieu merci puisque nous sommes tous vivants… » a révélé Waly Cissokho, un des blessés lors de cet accident. Evacués d'urgence vers le centre de santé de Kédougou,les blessés ont été pris en charge par l'équipe médicale dirigée par le Docteur Cheikh Sadibou Senghor ,medecin chef de district.Force est de reconnaitre qu’un accident pareil s’est produit la veille le vendredi 23 juin dans des conditions sur le tronçon Bembou –Sabodala sans faire de victime. Ces accidents se justifient en grande partie aux comportements des chauffeurs (excès de vi­ tesse, défaut de maitrise des véhicules…) .A cela s’ajoute une fois de plus l’état de dégrada­ tion avancée des routes dans une bonne partie de la région de Kédougou notamment dans la zone Sabodala. JJaaccqquueess DDaarrvvoorr TToouurrnnooii BBoonnggoo :: LLaa jjeeuunneessssee ddee KKééddoouuggoouu rreenndd hhoommmmaaggee àà ll’’iinnssppeecctteeuurr AAlliioouu SSyyllllaa La finale a été jouée ce samedi 16 juin 2012 sous le signe « Mémorial Elhadj Aliou Sylla » avec le parrainage de Mamadou Hadji Cissé, président de la chambre de commerce de Ké­ dougou. C’est pour la huitième année consécutive qu’Omar Diallo dit Bongo, un jeune du quar­ tier Dandé –Mayo de Kédougou organise un tournoi de football pour raffermir les relations d’amitié entre les jeunes.Cette année, ce tour­ noi a été organisé en guise de mémorial à l’inspecteur El Hadj Aliou sylla, inspecteur Dé­ partemental de l’Education de Kédougou rap­ pelé à Dieu en Novembre dernier. La finale de ce tournoi a été placée sous le par­ rainage de Mamadou Hadji Cissé le président de la chambre de commerce de Kédougou, très proche de la jeunesse.Cette finale a opposé, l’ASC renaissance de la compagnie à une re­ doutable équipe du quartier mosquée. A l’en­ tame de ce match, dès la 35ème mn, l’intenable Bakary Sy de l’équipe de la mos­ quée a ouvert le score. Il parviendra à tromper à nouveau la vigilance du gardien de buts de l’ASC renaissance en inscrivant son doublet à la 37ème mn de la première période. Ce score a ainsi été maintenu jusqu’à la mi­ temps. Moment opportun pour arracher quelques témoignages aux amis, compagnons et anciens collaborateurs, et aux membres de la famille de l’inspecteur Aliou Sylla. Le ter­ rain Diadié Ba de Kédougou était plein à cra­ quer. L’émotion était à son comble quand la plupart de ces gens parlait de l’Homme. « Inspecteur Elhadj Aliou Sylla a été un homme aux qualités multidimensionnelles, un
  8. 8. grand Homme, il s’est battu toute sa vie du­ rant pour maintenir haut le flambeau du Sys­ tème éducatif. C’était un homme social, un homme de dialogue qui a toujours œuvré dans le sens du raffermissement des relations entre les individus quelques soient leurs origines, religions, ou leur appartenance politique… » a laissé entendre Inspecteur Amadou Guèye. A la reprise malgré la domination de l’équipe de la mosquée, de part et d’autre, les gardiens de buts ont redoublé de vigilance. Au finish, le match s’est soldé par une victoire de l’équipe de la mosquée sur un score de 2 buts à zé­ ro.L’équipe des vaincus s’est contentée d’une enveloppe, d’un jeu de maillot et d’un ballon .L ‘équipe victorieuse en plus d’une paire de maillot, d’une enveloppe, d’un ballon a reçu un trophée." Prenez bien soin de ce trophée car il réveillera en vous les qualités de l’inspecteur Aliou Sylla, des qualités telles que le courage, l’amour du travail bien fait, l’amour pour la ré­ gion de Kédougou, la persévérance, la culture de la paix... » a conseillé le doyen Bocar Diallo, directeur d’école à la retraite, ancien compa­ gnon de l’inspecteur Sylla.Le parrain du tour­ noi « mémorial à l’inspecteur Aliou Sylla » n’a pas caché ses sentiments : « je suis content de ce choix porté sur ma modeste personne pour parrainer ce tournoi en guise de mémorial à l’inspecteur Elhadj Aliou Sylla qui a tout don­ né à la région de Kédougou, c’est avec sport qu’on peut instaurer l’entente entre les jeunes…Sans solidarité, on ne peut pas déve­ lopper la région de Kédougou… » . L’équipe victorieuse a continué à jubiler sage­ ment contente d’avoir remporté le trophée du mémorial mais regrettant dans son for inté­ rieur le départ si brutal de l’inspecteur Elhadj Aliou Sylla qui repose désormais en paix au ci­ metière de Samécouta, son village qui l’a vu naitre et grandir. AAddaammaa DDiiaabbyy NNééccrroollooggiiee:: Le personnel de la radio Kédougou Fm porte à la connaissance du public le décès de M Ous­ mane (Vincent­Valéry) Boompény alias Dj Xp décès survenu à Brazzaville (Congo) le mardi 26 juin 2012. Cette force tranquille très douée en informatique a tout donné à Kédougou et à sa radio communautaire.Nous remercions par ailleurs tous ceux qui, de prés ou de loin ont contribué à l’élan de solidarité à son égard pendant les derniers moments de sa vie. Prions tous pour le repos de son âme.Dj Xp, est parti, mais son nom restera à jamais gravé dans nos cœurs .Que la terre de Brazzaville lui soit légère. Maman, merci d'avoir inculqué à votre regret­ té fils des valeurs sûres telles que l'honnêteté, l'amour du travail bien fait, le don de soi, l’effi­ cacité, la générosité et la frugalité... Paix à son âme.

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