N° 3. Octobre 2014 
L’agroécologie pour tous 
copyright © BEGUEY Alain INRA 
Presse, Posters et Publications 
Réalisé par ...
SOMMAIRE 
PRESSE 
Biodiversité. Elles s’adaptent très bien dans leur environnement. 
Quelques bonnes nouvelles pour les ma...
POSTERS 
Le paysage agricole: un levier d’action pour promouvoir la prédation des graines d’adventices par les 
carabidés ...
28 MAGAZINE / NATURE LE BIEN PUBLIC 
Dimanche 15 
décembre 2013 
En partenariat avec l’association Bourgogne Nature, assoc...
Pour une meilleure 
cohabitation des 
espèces cultivées et 
des mauvaises herbes 
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6 www.forumeco.com 
Environnement. Le Grand Dijon et la Lyonnaise des eaux ont développé le dispositif 
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TRAM, RACINES ET CHAMPIGNONS 
Veille scientifique et expériences inédites avec le Jardin des sciences. 
Ce mois-ci...
Dijon : tramway, gazon et champignons, 
patience, ça pousse ! 
Le Bien Public, par E. Ponchon, le 13/05/2014. 
Limiter l’e...
Tram, gazon et champignons 
Site Internet INRA Dijon, rubrique Actualités, 29/04/2014 
Contact : Daniel Wipf & Gérard Simo...
Cesplantes sont nos ennemies 
FLORE.L'Europes'apprêteàleurdéclarerlaguerreet uncomitéparlementairefrançais 
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marchés appros 
HERBICIDES > Vaincre les résistances 
Les résistances aux herbicides se développent, chez les graminées co...
Bioagresseurs : 
à l’affût de nouvelles 
résistances 
Un questionnaire destiné aux agriculteurs 
permet d’identifier des s...
PH. MONTIGNY 
démonstration de la présence 
d’une résistance nécessite une 
analyse de la population sus-pecte 
grâce à de...
Des résultats de premier plan pour 
l’INRA de Dijon 
Le Bien Public, La Rédaction, le 13/09/2014. 
Article qui cite l'UMR ...
Pollens, l'allergie qui gagne du terrain 
Article et film interview (4mn12) d'actualité sur le site Internet INRA National...
Les allergies au pollen (pollinoses) sont évidemment liées à la pollinisation des plantes. Dans l’année, divers pollens se...
Peut-on vaincre les allergies? 
Emission "Enquête de santé" sur France 5 
Parmi les invités : Bruno CHAUVEL, le 1er/04/201...
Des pépites dans vos assiettes : 
les bienfaits des légumineuses... 
G. Simonin, R. Thompson and C. Salon, 
Site Internet ...
La résistance existait 
avant les herbicides 
INRA Département SPE, Fiche Presse Actualités INRA, le 28/02/2014 
L’analyse...
GenoSol : 
La mémoire des sols à Dijon 
Le Bien Public, par A.F. Bailly, le 19/02/2013 
Mélanie Lelièvre, animatrice de la...
Processus de diversification des communautés 
bactériennes du sol à grande échelle 
1er Cru n°9 "Spécial faits marquants",...
Près de 1000 agriculteurs 
au rendez-vous 
à la plateforme TMCE 
Journées techniques, Gembloux, Belgique, 18-19 juin 2014 ...
Une découverte sur un champignon 
au service des vignes 
Le Bien Public, le 19/11/2013. 
Article qui cite l'UMR Agroécolog...
Chlordécone, poison durable 
Emission "Archipels" sur France Ô sur le chlordécone suivi d’une 
interview de Fabrice Martin...
La bataille des sols. 
Enquête sur une lutte environnementale 
Lionel Ranjard 
Participation au projet "Cartographie des C...
On découvre dans ce texte que les agriculteurs ont du mal à faire confiance aux méthodes mises en place par les chercheurs...
Conception de systèmes agroécologiques 
à l'échelle d'un territoire : 
un exemple de co-construction 
d'un projet d'expéri...
expérimentaux en agroécologie à l’échelle du paysage dans un réseau national ou international est-il une réponse au faible...
La membrane plasmique des plantes : 
une clé 
dans la détection des agresseurs 
et le processus de défense 
1er Cru n°9 "S...
Analyse écophysiologique de la nitrophilie 
des espèces adventices 
1er Cru n°9 "Spécial faits marquants", Journal interne...
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L'agroécologie pour tous - N° 3 - Oct. 2014

  1. 1. N° 3. Octobre 2014 L’agroécologie pour tous copyright © BEGUEY Alain INRA Presse, Posters et Publications Réalisé par Sylvie Belotti, Dominique Millot et Eric Lichtfouse Cellule d’ingénierie des connaissances et d’assistance à la publication (CICAP) UMR1347 Agroécologie E-mail : cicap@dijon.inra.fr Publications de l’UMR : http://www6.dijon.inra.fr/umragroecologie/Publications Intranet : https://intranet6.dijon.inra.fr/umragroecologie/Cellules/Ingenierie-des-Connaissances-et-Assistance-a-la- Publication-CICAP
  2. 2. SOMMAIRE PRESSE Biodiversité. Elles s’adaptent très bien dans leur environnement. Quelques bonnes nouvelles pour les mauvaises herbes Pour une meilleure cohabitation des espèces cultivées et des mauvaises herbes Biodiversité. Mais d'où viennent donc ces étranges Mycorhizes ? Le monde mystérieux des champignons Un tram toujours plus vert Tram, racines et champignons Dijon : tramway, gazon et champignons, patience, ça pousse ! Tram, gazon et champignons. Limiter les tontes et les arrosages avec des symbioses racinaires. Une expérience d’agroécologie appliquée Entre ferme et laboratoire Ces plantes sont nos ennemies Herbicides céréales : "Alterner en sortie d'hiver n'est pas suffisant" Herbicides : vaincre les résistances Bioagresseurs : à l'affût de nouvelles résistances Des truffes qui ont de l'avenir Questions aux agriculteurs sur la gestion des résistances Agroécologie, expérimenter à l'échelle du paysage et du territoire Des résultats de premier plan pour l’INRA de Dijon Pollens, l’allergie qui gagne du terrain Peut-on vaincre les allergies? Des pépites dans vos assiettes : les bienfaits des légumineuses... La résistance existait avant les herbicides GenoSol : La mémoire des sols Processus de diversification des communautés bactériennes du sol à grande échelle Près de 1000 agriculteurs au rendez-vous à la plateforme TMCE Une découverte sur un champignon au service des vignes Chlordécone, poison durable La bataille des sols. Enquête sur une lutte environnementale Conception de systèmes agroécologiques à l'échelle d'un territoire : un exemple de co-construction d'un projet d'expérimentation La membrane plasmique des plantes : une clé dans la détection des agresseurs et le processus de défense Analyse écophysiologique de la nitrophilie des espèces adventices
  3. 3. POSTERS Le paysage agricole: un levier d’action pour promouvoir la prédation des graines d’adventices par les carabidés Weed-DATA Base de données ‘Traits’ des plantes adventices des agroécosystèmes Proxi-détection des adventices par imagerie aérienne Traitement de l’information géoélectrique pour cartographier l’hétérogénéité intra parcellaire de l’épaisseur du sol Ecologie des bactéries dénitrifiantes du sol en relation avec les émissions de N2O Effet de la nutrition et du génotype sur les réponses de défense chez Medicago truncatula Diversité taxonomique, phylogénétique et fonctionnelle de trois syntaxons des prairies permanentes Modèle prédictif de la biomasse microbienne moléculaire du sol Genetic diversity of nodulated root structure and nitrogen nutrition in a core collection of pea Trait distribution within winter wheat fields can partly be explained by disturbances and competition for resources How does functional diversity of plant assemblages reduce growth response of the invasive species Ambrosia artemisiifolia L.? How does reduced herbicide use affect biodiversity and crop production? Reconciling pesticide reduction with economic and environmental sustainability in arable farming Assessment of pesticides ecotoxicology on soil microorganism Microcosm assessment of the dissipation and soil microbial ecotoxicity of chlorpyrifos and tebuconazole using standardized advanced molecular tools Loss in microbial diversity affects nitrogen cycling in soil GnS-PIPE: an optimized bionformatic pipeline to efficiently assess microbial taxonomic diversity of complex environments using high throughput sequencing technologies Social media to promote the journal agronomy for sustainable development Novel bibliographic maps to guide research units Publier la Science, a novel newsletter on scientific publication PUBLICATIONS
  4. 4. 28 MAGAZINE / NATURE LE BIEN PUBLIC Dimanche 15 décembre 2013 En partenariat avec l’association Bourgogne Nature, association fédératrice regroupant la Société d’histoire naturelle d’Autun, la Société des sciences naturelles de Bourgogne, le Parc naturel régional du Morvan et le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne. www.bourgogne-nature.fr BIODIVERSITÉ. Elles s’adaptent très bien dans leur environnement. Quelquesbonnesnouvelles pour lesmauvaisesherbes £ Adventices des cultu-res ? Georges Brassens nous avait prévenus : « je suis d’la mauvaise herbe, braves gens (…),etc’estpasmoiqu’onmet en gerbes ».Mais alors pour-quoi vouloir contrôler les po-pulations demauvaises her-bes dans nos champs ? Les travaux deMalherbologie (étude de la flore des champs) réalisés à l’INRA de Dijon font aujourd’hui appel à l’agronomie et à l’écologie pour nous éclairer sur la né-cessitédelimiterdetropfortes densitésdeplantesadventices concurrentes des espèces cul-tivées et la volonté de les pro-téger car elles font partie de notre patrimoine végétal. £D’où viennent lesmau-vaises herbes des champs ? Lesmauvaises herbes que l’on peut observer dans les champs ont des origines va-riées. Une partie d’entre elles sont arrivées en France il y a 8 000 ans en provenance d’Asiemineure avec les pre-mières semences de cultures. Ces messicoles comme le bleuetoule coquelicot se sont progressivement adaptées de génération en génération et fontdésormaispartiedenotre flore locale.D’autres espèces sont arrivées à partir du XVe siècle, avec la découverte desAmériques,commel’ama-rante, ou plus récemment, au XIXe siècle, comme le datura ou l’ambroisie. La flore ad-ventice est donc constituée d’unemosaïque d’espèces ce qui leur confèreunfortpoten-tiel d’adaptation et de survie. £Comment peuvent-elles survivremalgrétoutcequ’on Les mauvaises herbes ne posent problème que lorsqu’elles entrent en concurrence avec d’autres plantes leur fait subir ? Lesmauvaises herbes sont bien adaptées aux milieux perturbés par les activités hu-maines et peuvent tolérer des contraintes (désherbages chi-mique, thermique,mécani-que) qui feraient disparaître beaucoup d’autres végétaux. Mais comment ? Elles ont une croissance rapide per-mettant, en un temps record, une production d’un très grand nombre de semences pour les espèces annuelles comme la mercuriale ou le brome stérile.D’autres, les es-pèces vivaces, produisent des organes de survie souterrains comme des rhizomes (tiges souterrainesduchiendent)ou des bulbes (ail des vignes). Se-mences, bulbes, rhizomesper-sistentdans le solpourde lon-guespériodes leurpermettant de se développer à nouveau quand les conditions seront favorables. £En quoi sont-elles nuisi-bles ? Lamajorité desmauvaises herbes pose surtout des pro-blèmesdecompétitionavecla culture pour les ressources (lumière, eau et azote notam-ment). C’est donc unique-mentquandilyatropdeplan-tes qui se partagent cette ressource limitée que la nuisi-bilitépeut êtreperçueparune perte de rendement.D’autres problèmes comme des ris-quesde toxicité (datura, ivraie enivrante), de favoriser des champignons pathogènes (chiendent) ou de créer une gêne à la récolte (gaillet) sont quelquefois signalés. On a beaucoup à apprendre des plantes advent ices concurrentes des espèces cultivées, plus communé­ment appelées les mauvai­ses herbes, nPOUR EN SAVOIR PLUS Une gestion complexe Dans un article de la re-vue scientifiqueBour-gogne Nature (n° 7-2008), Stéphane Corde au et Bruno Chauvel expliquent l’intérêt environnemental des bandes enherbées le long des cours d’eau. Ces bandes semées en herbe protègent les cours d’eau des produits épandus dans les champs. Elles héber-gent une grande diversité d’adventices, trois fois plus que dans les champs,mais peuvent empêcher le déve-loppement de messicoles rares.Onvoit donc toute la complexité d’une gestion “écologique” des zones cultivées. L’ACTUBN RENDEZ-VOUS Découverte de la Cistude d’Europe le 16 décembre Une soirée-conférence orga-nisée par le Conservatoire d’espaces naturels deBourgo-gne et la commune deMarti-gny- le-Comte (71) amènera à mieux appréhender cette pe-tite tortue d’eau douce qui vit dans le sud de la Bourgogne. Rendez-vous à la salle des fê-tes de Poui l loux (71) , à 19 h 30. Entrée gratuite et ouverte à tous. Contact : Cé-cileDiaz : 03.80.79.25.99 ou cecile.diaz@cen-bourgogne.fr LESEXPERTS BRUNO CHAUVEL ET STÉPHANE CORDEAU Chargés de recherche à l’Unité mixte de recherche 1347 agroécologie à l’Inra de Dijon Lesmauvaisesherbes ont­ellesquelquesqualités ? « Près de 2000 espèces végétales (soit le tiers de la flore en France) peuvent se développer spontanément dans les champs : cet ensemble d’espèces est connu sous le terme de mauvaises herbes. Cette diversité est importante pour le bon fonctionnement des zones agricoles en fournissant de la nourriture sous forme de feuilles, de nectar, de grai-nes aux populations animales (oiseaux, insectes…). La présence de fleurs colorées est appréciée dans les paysa-ges agricoles. Certaines d’entre elles sont encore réguliè-rement consommées par l’homme. » CRÉDITS Coordination : Daniel Sirugue, rédacteur en chef de Bougogne Nature et conseiller scientifique au Parc naturel régional duMorvan. Illustration : GillesMacagno Rédaction : Bruno Chauvel et Stéphane Cordeau Petit glossaire Adventice : qualifie une plante qui s’ajoute sponta­nément à un milieu donné. Ce terme est aujourd’hui utilisé à la place demauvai­se herbe. Mauvaise herbe : plante indésirable là où elle se trouve, notamment à forte densité dans les champs. Messicoles : plantes (bleuet coquelicot, adonis), associées aux céréales d’hiver (moisson), dont cer­taines sont devenues rares. Rhizomes : tiges souter­raines.
  5. 5. Pour une meilleure cohabitation des espèces cultivées et des mauvaises herbes INRA Département EA, Fiche Presse Actualités INRA, le 17/04/2014 Au coeur des systèmes agricoles, les scientifiques ont établi des relations fonctionnelles du cycle de vie des adventices en réponse aux techniques culturales. Mots-clés : adventice – biodiversité – flore - agroécologie - modèle Préserver la biodiversité dans les systèmes cultivés Les adventices, dites "mauvaises herbes", sont à la fois nuisibles pour la production agricole et importantes pour la biodiversité des paysages agricoles. L'enjeu est donc de comprendre quelles espèces et quels traits sont sélectionnés par les pratiques agricoles afin de pouvoir proposer à terme des systèmes de culture innovants conciliant production agricole et respect de l'environnement. Pour prévoir la réponse des espèces adventices aux techniques culturales, les chercheurs ont établi des relations fonctionnelles prédisant des traits-clé du cycle de vie des adventices à partir de traits d'espèces faciles à mesurer. Ces relations ont été établies expérimentalement sur un petit nombre d'espèces représentatives de la variabilité du paramètre et des traits à prédire. Désormais, pour prédire le comportement de nouvelles espèces, il suffit de mesurer leurs traits : masse et forme des semences, épaisseur des enveloppes, teneur en lipides... Il est ainsi possible de prévoir la mortalité des semences adventices dans le sol à l'épaisseur de leurs enveloppes, ou la croissance pré-levée à la masse de ces semences. Comprendre et modéliser la flore des cultures L'identification de ces traits va permettre de paramétrer des modèles de dynamique adventice pour un grand nombre d'espèces. C'est notamment ce qui a été réalisé avec le modèle de dynamique de flore, FlorSys, paramétré à l'aide de ces relations, puis utilisé dans des études de simulations pour identifier les traits d'espèces filtrées par les pratiques agricoles. Il est constaté par exemple qu'une augmentation de fréquence de labour sélectionne des espèces dont les semences ont des enveloppes épaisses, mais des teneurs en lipides faibles. La méthodologie utilisée dans cette étude va servir à établir des relations fonctionnelles entre paramètres du cycle de vie et traits d'espèce pour d'autres processus. Le modèle sera employé pour simuler une plus large gamme de systèmes de culture capables de concilier maintien de la production agricole, réduction des herbicides et préservation de la biodiversité. Contact(s) scientifique(s) : Nathalie Colbach - UMR Agroécologie DijonCentre(s) associé(s) : Dijon © Nathalie Colbach ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ------------------------------ En savoir plus A propos de Gérer les adventices à grande échelle  Colbach N., Granger S., Guyot S. H. M. FlorSys est capable de simuler la dynamique & Mézière D. (2014) A trait-based de la flore adventice en fonction des modes approach to explain weed species response de culture : l’élément clé de ce modèle est to agricultural practices in a simulation principalement le stock de graines présent study with a cropping system model. dans le sol. FlorSys modélise le cycle de vie Agriculture, Ecosystems & Environment des adventices, et calcule leur densité et leur 183, 197-204. biomasse. "On peut ainsi simuler les pertes  Gardarin A., Dürr C. & Colbach N. de rendement qu’elles vont occasionner sur (2012) Modeling the dynamics and les cultures, mais aussi les aspects positifs emergence of a multispecies weed seed liés à leur biodiversité, en tant que ressources bank with species traits. Ecological alimentaires pour les abeilles (via les fleurs) Modelling 240, 123-138. et les oiseaux (via les semences au sol en hiver)", explique Nathalie Colbach.  Gardarin A., Dürr C., Mannino M. R., Busset H. & Colbach N. (2010) Seed mortality in the soil is related to the seed coat thickness. Seed Science Research 20, 243-256. En chiffres  Une flore de 16 espèces principales d'adventices annuelles simulée  Les systèmes de culture typiques de 3 régions françaises étudiés  Simulation de chaque scénario sur 24 ans et répété avec 10 séries d'années climatiques choisies au hasard dans la météo régionale http://www.ea.inra.fr/Toutes-les-actualites/Pour-une-meilleure-cohabitation-des-especes-cultivees-et-des- mauvaises-herbes
  6. 6. 6 www.forumeco.com Environnement. Le Grand Dijon et la Lyonnaise des eaux ont développé le dispositif ~<-~~Y~':!!~ _p~~':_ l~a!~~~~e-<!_e~ ~~a~~-~e~ ~_ P_~~'!I~ ~~ -~~"!a_y_< !_e_ D Jj~!': ______ _ Un tram toujours plus vert ()Pas une seule goutte d'eau potable ne sera utilisée pour le gazon du tramway. Dans une démarche écologique et de pré­servation de l'environnement, la Lyonnaise des Eaux a mis au point pour le Grand Dijon le dispositif« Eau Verte» depuis automne 2012, afin de satisfaire tous les besoins urbains en eau le long des deux lignes du tram­way. Ainsi, c'est vingt kilomèt­res de plateforme du tramway qui sont entretenues par les eaux de drainage issues du parking de la Trémouille. Ce dispositif spécifique à Dijon utilise deux réservoirs historiques datant de 1835. La réserve du site Darcy d'une capacité totale de 2.300 mètres cube et celle du site de Montmuzard d'une capacité de 3.200 mètres cube distribuent cette eau verte grâce à une cana­lisation spécifique qui leur per - mettent de communiquer.« Ce dispositif, qui est avant tout un engagement écologique avec I.e captageetl'utilisationd'uneres­source "perdue'; s'inscrit égale­ment dans la réhabilitation du patrimoine dijonnais avec l'u­tilisation de structures hiswriques »,déclare Oaude Valentin, chef d'agence de la Lyonnaise des eaux à Dijon. UN ENTRETIEN EXPÉRIMENTAL Les espaces verts du tram ne bénéficient pas seulement d'un arrosage écologique : dans la nuit de mardi 22 avril, des spo­res de champignons mycorhi­ziens microscopiques ont été plantées dans la terre des voies du tramway de !'Esplanade -~~,... Erasme à l'arrêt CHU. Ce sys­tème, développé dans l'agri­culture et testé pour la première fois dans un environnement urbain, est une initiative de )'U­nité mixte de recherche de l'Ins­titut national de la recherche agronomique (INRA), de l'uni­versité de Bourgogne, d'Agro écologie ainsi que du Jardin des sciences. Les mycorhizes instaurent une relation sym­biotique avec les racines des plantes. «Elles leur donnent un meilleur accès aux éléments nutritifs du sol, décuplent le volume d'exploration du sol par les racines, facilitent leur accès à l'e.au et /.es aident à mi,eux résis­ter aux stress environnemen­taux. Cette expérimentation d'une durée de un an va per­mettre de baisser les arrosages nécessaires pour les sols très peu profonds du tramway», ajoute Agnès Fourgeron, direc­trice adjointe du Jardin des sciences. THÉO SAFAR e 1 ~ - Le Journal du Palais 4391 du 28-04 au 04-05-2014
  7. 7. | 23 | TRAM, RACINES ET CHAMPIGNONS Veille scientifique et expériences inédites avec le Jardin des sciences. Ce mois-ci, le Jardin des sciences et l’UMR Agroécologie de l’université lancent une étude biologique sur le tracé enherbé du tram. Son objet : la « mycorhization » des végétaux, autrement dit le processus naturel par lequel des microchampignons colonisent les racines des plantes. Les végétaux mycorhizés s’adaptent mieux et nécessitent moins d’entretien et d’arrosage, explique Gérard Ferrière, directeur du Jardin des sciences. Le jardin botanique, où sont menées d’autres expérimentations avec l’université et l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), ensemencera quelques-unes de ses plates-bandes afin de prouver le bien-fondé de cette alliance. Son bénéfice peut contribuer à améliorer le goût des fruits et des légumes, fraises ou salades notamment, que le jardin présentera à son public. La veille scientifique exercée sur la faune et la flore urbaines conduit aussi à des analyses génétiques sur les mésanges, ou à une étude des lichens, bons indicateurs de la qualité de l’air. « Vitrine » du vivant, un Observatoire participatif de la biodiversité sera lancé dès ce printemps, avec un portail Internet à alimenter de ses propres observations sur la flore spontanée, la variété des escargots et les pollinisateurs. AGENDA > CHAQUE SEMAINE, TENTEZ DE DÉCRYPTER UN OSNI (objet scientifique non identifié) via le site de la mission culture scientifique de l’université de Bourgogne : www.u-bourgogne.fr/-OSNI-.html > TOUS LES MERCREDIS À 9 H, « LE MICROSCOPE ET LA BLOUSE », sur Radio Dijon Campus (92.2 FM), avec l’Experimentarium : http://dijon.radio-campus.org > MERCREDI 5 FÉVRIER, JOURNÉE PORTES OUVERTES À L’UNIVERSITÉ DE BOURGOGNE. Découverte du campus, de ses formations et de ses équipements, dont AgroSup à 10 h 30 et à 14 h 30. À l’Esirem, visites guidées des salles de travaux pratiques et des stands. Rens. : www.u-bourgogne.fr > MERCREDI 5 FÉVRIER À 20 H, CONFÉRENCE : « À LA DÉCOUVERTE DES VINS GRECS D’AUJOURD’HUI », par Maria Nikolantonaki, chaire Unesco « culture et traditions du vin », dans l’amphithéâtre de la Maison des sciences de l’homme : http://iuvv.u-bourgogne.fr/chaire-unesco. html > VENDREDI 7 FÉVRIER À 11 H 30, SÉMINAIRE « HOW TO USE DROSOPHILA TO STUDY VISION ? », par Anna Ziegler, au Centre des sciences du goût et de l’alimentation, 9 E, bd Jeanne-d’Arc : www2.dijon.inra.fr > MARDI 11 FÉVRIER DE 10 H À 18 H, « HISTOIRE DE LA CULTURE SCIENTIFIQUE EN FRANCE », journée d’études de la chaire Unesco « culture et traditions du vin », dans l’amphithéâtre de la Maison des sciences de l’homme. Entrée libre. PARTICIPER SOI-MÊME À LA RECHERCHE Tester un nouveau concept de brosse à dents, participer à une étude biomédicale sur le sevrage tabagique sont deux exemples des recherches réalisées à l’hôpital du Bocage central avec l’implication du public, patients ou non (protégés par la loi de santé publique du 9 août 2004). En agroalimentaire, d’autres laboratoires, dont le Centre des sciences du goût et de l’alimentation, sollicitent aussi les novices pour conduire des analyses sur les aliments ou les vins, par exemple. Rens. : www.chu-dijon.fr - www2.dijon.inra.fr/csga
  8. 8. Dijon : tramway, gazon et champignons, patience, ça pousse ! Le Bien Public, par E. Ponchon, le 13/05/2014. Limiter l’entretien et l’arrosage du gazon du tramway tout en le rendant plus résistant grâce aux mycorhizes, c’est l’objectif d’une étude scientifique menée à Dijon. “Expérience en cours”. Les usagers, cyclistes et piétons de la ligne T1 ont de quoi être intrigués à la vue des deux panneaux plantés le long des voies. Car, à première vue, entre les arrêts “CHU hôpitaux” et “Érasme”, tout semble normal : pas d’ustensiles de laboratoire ou d’hommes en blouses blanches. Juste quelques mètres carrés de gazon en moins, mais qui commencent déjà à repousser par endroits. « C’est que vous n’imaginez pas tout ce qui peut se passer sous terre », lance dans un sourire Daniel Wipf. Professeur à l’Université de Bourgogne et spécialiste des mycorhizes, l’homme est à la tête de l’unité mixte de recherche (UMR) agroécologie. En collaboration avec Agnès Fougeron, conservatrice au jardin des Sciences, la Ville de Dijon et le Grand Dijon, le chercheur a lancé une expérimentation grandeur nature sur une portion des voies engazonnées du tramway dijonnais. « Les études scientifiques ont démontré le rôle biofertilisant et bioprotecteur des mycorhizes. En d’autres termes, les plantes mycorhizées se développent plus rapidement et sont plus résistantes que les plantes non mycorhizées », explique Daniel Wipf. Il poursuit : « L’idée, avec cette expérience, est de tester, sur les voies du tramway, là où la profondeur de terre est réduite à 15 cm et où les conditions sont difficiles pour le gazon, l’effet bénéfique de la mycorhization et/ou des bactéries du sol ». Dans la nuit du 22 au 23 avril, à l’heure où les tramways ne circulent plus, une pelleteuse est donc entrée en action pour décaisser 200 m² de gazon. Là, une vingtaine de personnes, gilet jaune et bouteilles en plastique à la main, ont entrepris un ensemencement de la zone. « Nous avons utilisé deux mélanges de semences pour le gazon. À chacune d’entre elles ont été associées vingt-deux combinaisons différentes, des associations de champignons et de bactéries, des champignons seuls, des bactéries seules que nous avions pour certains prélevés au préalable sur le sol du campus », raconte le chercheur. Une première internationale Les 200 m² risquent fort de ressembler, à l’avenir, à un damier de gazon plus ou moins vert et plus ou moins dense. « Cela nous permettra de faire des comparaisons, de trouver la meilleure combinaison de semences et de champignons et/ou bactéries pour une mycorhization efficace du sol. Car l’objectif poursuivit dans un premier temps à Dijon, est de limiter les tontes et l’arrosage tout en rendant le gazon plus résistant », précise Daniel Wipf. L’étude actuellement menée fait écho à la volonté de la Ville de Dijon d’être un exemple en matière de développement durable et d’écologie. « La Ville a lancé un plan “biodiversité urbaine” et a mis en place différentes actions, telles que l’installation de ruches pour le développement des pollinisateurs, la création de prairies fleuries ou le tramway, un transport doux circulant sur un tapis végétal. L’idée, ici, est d’aller encore plus loin dans une gestion écologique de la ville », indique Agnès Fougeron, coresponsable de l’étude. « Cette expérience, si elle est concluante, est une première internationale réalisée en conditions réelles. Elle pourrait faire de Dijon une ville référence », précise le directeur du jardin des Sciences de Dijon Gérard Ferrière. Il faudra tout de même être patient. Les premières pousses sont à peine sorties de terre. Deux années d’études devraient être nécessaires pour que le suivi de l’expérience soit optimum dans le temps. http://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2014/05/13/tram-gazon-et-champignons-patience-ca- pousse
  9. 9. Tram, gazon et champignons Site Internet INRA Dijon, rubrique Actualités, 29/04/2014 Contact : Daniel Wipf & Gérard Simonin 1er Cru n°7 mai 2014, Journal interne INRA Dijon, 07/05/2014 Limiter les tontes et les arrosages avec des symbioses raci-naires. Une expérience d'agroécologie appliquée. Ce printemps, l’équipe « mycorhizes » de l’UMR Agroécolo-gie a lancé une expérimentation grandeur nature sur une por-tion du tram, en collaboration avec le jardin des sciences, la ville de Dijon et le Grand Dijon. L’idée est de tester, sur la voie de tramway, où la profondeur de terre est très réduite et où les conditions sont difficiles pour le gazon, l’effet bénéfique de la mycorhization et/ou de bactéries du sol. En partant tout simplement de la constatation suivante : « les végétaux mycor-hizés s’adaptent mieux et nécessitent moins d’entretien et d’ar-rosage ». Deux mélanges de semences (n partenariat avec les sociétés DLF France et Naturalis) sont testés avec plusieurs modalités et combinaisons d’inoculas (en partenariat avec la société Agronutrition). Des comparaisons par exemple seront faites entre des inoculas locaux (bactéries extraites du sol du campus) ou exogènes, avec bactéries seules, champignons seuls ou associations. Le but est d’arriver à la fois à limiter les tontes et les arrosages. L’essai a été lancé fin avril, de nuit (pour des raisons de sécuri-té liée au passage des trams), avec le décapage de l’ancienne couche de gazon et un ensemencement modulaire approprié (voir le reportage photos). Une vingtaine de personnes étaient mobilisées, avec une logistique impressionnante. Michel Bour-geois, un stagiaire de l’université de Bourgogne en licence professionnelle, Annie Colombet et Odile Chatagnier sui-vent l’opération sous la responsabilité conjointe d’Agnès Fou-geron (Jardin des sciences) et Daniel Wipf. L’essai au final devrait perdurer une à deux années pour un suivi optimum dans le temps. Une signalétique sera installée aux abords de l’essai. Le Jardin des sciences (Parc de l’Arquebuse), où sont menées d’autres expérimentations didactiques, ensemencera par ail-leurs quelques-unes de ses plates-bandes (notamment pour des espèces légumières ou de grande culture) pour montrer aux visiteurs du Jardin l’effet des mycorhizes sur la croissance et la vigueur de ces plantes. De gauche à droite et de haut en bas : Prélèvement de carotte de sol du campus, pour isolement et amplification de bactéries bénéfiques locales Carotte de sol du campus Préparation des inocula bactériens et mycorhiziens et des lots de semences pour les 120 conditions testées Première nuit: décapage de l’ancien gazon Une voie décapée Deuxième nuit: réunion de chantier Inoculation et ensemencement Finalisation de la parcelle http://infos-dijon.com/?p=369252 http://www.dijon.inra.fr/Toutes-les-actualites/Tram https://intranet6.dijon.inra.fr/Newsletter2/Archives/Premier-Cru-Les-News-du-Centre-Inra-de- Dijon/2014/7/Tram-gazon-et-champignons
  10. 10. Cesplantes sont nos ennemies FLORE.L'Europes'apprêteàleurdéclarerlaguerreet uncomitéparlementairefrançais invitelesélusà luttercontrelaproliférationdecesespècesexotiqueset toxiques. ELLESTAPISSENTles berges de nos ruisseaux, fleurissent au coeur des champscultivés,ont coloniséles talusde nosrouteset s'épanouissent dans lesfrichesindustrielles.Malgré leur jolinom exotiqueet leur appa rence inoffensive,laberce duCauca se, larenouée du Japon, l'orobanche et le Datura stramonium figurent désormais aux côtés de l'ambroisie parmi les plantes invasivesles plus surveilléesde l'Hexagone.Alorsque les espècestoxiques et envahissan tes font actuellement l'objet d'un projetde règlementeuropéen,le co mité parlementairede suividu ris que d'ambroisiea décidéde sensibi liserlesélusaux dangersdeces qua tre espècesqui colonisentpetit à pe tit le territoire. Sile pollende l'ambroisieest dé sormais bien connu des médecins pour ses effetsfortement allergènes, on sait moins que lesgrainesde da tura, qui se développe dans les champs cultivés, sont hautement toxiques,que l'orobanchea parasité 150000 ha de surfaceagricole,affai blissant des cultures de haricots,de tomates, de tournesols ou de colza. Président du comité parlementaire de suivi de l'ambroisie,le député-maireUMPde Crémieu(Isère),Alain Moyne-Bressand,déposera le mois prochain une propositionde loi vi sant à juguler le développementde ces envahisseursnaturels. Allergies,brûlures... L'ambroisieest désormaisrecensée dans 87départements, a été repérée dans le boisde Vincenneset près du canal Saint-Martin à Paris, Alain Moyne-Bressandveut à tout prix alerter les pouvoirspublics,les élus locauxet la population des dangers de cette plante et surtout de la né cessitéde l'éradiquer dès qu'elleap paraît dans un champ ou au bord d'une route. «En aoûtet septembre, le pollen d'ambroisie est emporté par levent et provoquedes allergies gravesau sein de la population,ex pliquel'élu :12à 150Ades Françaisy sont potentiellement sensibles. » Fléau des agriculteurs,la berce du Caucase favorisel'érosion des ber ges, où elle prolifère,et peut être à l'originede sévèresbrûlures si l'on entre en contactavecsa sève. Dotéed'une forte capacitéd'adap tation, la renouée du Japon s'avère être une redoutable concurrente pour les autres espèces végétales sauvagesou domestiqueset s'est dé sormaisrépandue partout en France le long des routes,coursd'eau et es paces en friche.« On ne peut lutter contre lesplantes invasivesque lors de leur phase d'introduction mais une fois qu'elles sont naturalisées sur leterritoire,il est quasimentim possiblede les éradiquer», explique Bruno Chauvel,chercheur à l'Insti tut national de la rechercheagrono mique(Inra). Le destin des 300 à 500 plantes exotiquesintroduites en Europe au cours des siècles est parfois singu lier.Longtempsconsidérésdans les champs cultivéscomme des «mau vaisesherbes»,le bleuetet le coque licot ont été en voie de disparition avant d'être finalement réhabilités et de fairepartie intégrantede notre patrimoine. FRÉDÉRMIOCUCHON A Lepollend'ambroisiepeutdéclencher desallergiegsraves(.Laurecniptriani) 4 Ledaturaest uneplante très toxique.(ArtJla.ftZwiufeJ A LarenouéeduJaponest extrêmementinvasive.iwa» lo'x A LasèvedelaberceduCaucaseprovoquede sévèresbrûlures,ion; Tous droits de reproduction réservés Date : 22/03/2014 Pays : FRANCE Page(s) : 16 Rubrique : SOCIÉTÉ Diffusion : 250647 Périodicité : Quotidien Surface : 47 %
  11. 11. marchés appros HERBICIDES > Vaincre les résistances Les résistances aux herbicides se développent, chez les graminées comme les dicotylédones. Il est essentiel de rester vigilant, et de bien utiliser tous les outils, agronomiques et chimiques, pour désherber. (Un département ne contient pas 100 % de parcelles résistantes.) résistance émergente au glypho-sate Prudence avec les variétés tolérantes aux herbicides 38 I Agrodistribution I 245 - janvier 2014 a été confirmée pour le ray-grass et la vergerette en vigne. Bientôt en grandes cultures ? « Aux Etats-Unis, elle existe de-puis 1996-1997, conséquence de l’utilisation intensive de variétés OGM, relate Christophe Délye. La situation n’est pas la même ici : le risque de sélectionner di-rectement la résistance est assez faible. En revanche, elle pourrait passer du vignoble aux grandes cultures. L’uniformisation du désherbage avec les inhibiteurs de l’ALS [groupe B, ndlr] repré-sente un risque bien plus élevé. » A l’heure actuelle, la résistance au groupe B est installée chez le vulpin et le ray-grass et émer-gente chez le coquelicot (voir carte). Des cas ont aussi émer-gés chez des bromes, agrostis, folle-avoine et matricaire et, plus récemment, chez de la stellaire en 2012, en Normandie dans du blé, et chez du panic pied-de- coq en 2012, en Camargue Les 21 et 22 octobre der-niers se sont tenues à Avignon les premières JéR, journées d’échanges sur les résistances aux produits de protection des plantes - herbi-cides, insecticides et fongicides -, organisées par R4P (réseau de réflexion et de recherches sur les résistances aux pesticides). L’objectif, « échanger avec la pro-fession, favoriser les transferts », précise Myriam Siegwart de l’Inra d’Avignon, l’une des neuf membres du R4P, issus de l’Inra, de l’Anses et de la DGAL. Pénurie de nouveaux modes d’actions Pourquoi vouloir prévenir l’apparition de résistances aux herbicides ? « Pour une protec-tion intégrée efficace », répond Christophe Délye, membre du R4P, de l’Inra de Dijon. Et il ne faut pas espérer l’arrivée miracu-leuse d’herbicides inédits : « la découverte du dernier nouveau mode d’action date de 1991 ». En France, des résistances ont été confirmées pour les groupes les plus utilisés : A, B, C et G (lire encadré). « Une cible = un mode d’action = un groupe = une lettre », martèle Christophe Délye. Pour le groupe C, la résis-tance est limitée aux triazines, aujourd’hui interdites. Pour le groupe A (inhibiteurs de l’AC-Case), vulpin, ray-grass, agrostis et avoine sont les plus concer-nés. Quant au groupe G, une Modes d’actions les plus utilisés dans du riz. « Il semble y avoir un développement plus rapide des phénomènes de résistance, lié notamment à l’utilisation crois-sante d’inhibiteurs de l’ALS », alerte Christophe Délye. Efficacité et diversité du désherbage « Il est illusoire d’imaginer préve-nir les résistances. Par contre, on peut envisager retarder leur évo-lution », prévient le chercheur. Avec deux mots d’ordre : effica-cité et diversité. « Une forte effi-cacité va favoriser une résistance liée à la cible [mutation concer-nant la cible de l’herbicide, ndlr], moindre mal que la résistance non liée à la cible », explique Christophe Délye. En parallèle, il faut alterner les moyens de lutte dans la rotation, combiner pro-phylaxie, méthodes chimiques et non chimiques, et varier les modes d’actions. « Il faut favori-ser en premier lieu les pratiques non chimiques », rappelle Chris-tophe Délye. En attendant les prochaines JéR en 2014, cha-cun est invité à faire remonter d’éventuels cas inédits. Un ques-tionnaire « détection précoce de phénomènes de résistance », est disponible sur demande à delye@dijon.inra.fr. n Marion Coisne En France, des VTH (variétés tolérantes aux herbicides) sont disponibles sur tournesol (Clearfield, résistant à l’imaza-mox et Express SX/tribénuron), colza (Clearfield), et maïs (Duo System/cycloxydime, peu uti-lisé). L’imazamox et le tribénu-ron sont des inhibiteurs de l’ALS. « C’est le groupe d’herbicides avec le plus fort risque de résis-tance qui soit, rappelle Chris-tophe Délye. Il est essentiel de raisonner l’emploi des VTH dans une diversité de pratiques. » Chez BASF, Olivier Grosjean se veut rassurant : « Clearfield n’amplifie pas le risque d’appa-rition de résistance aux inhibi-teurs de l’ALS. Un plan d’accom-pagnement a été mis en place avec l’ensemble de la filière. C’est une initiative inédite en Europe. » Reste que « utiliser des VTH en cas de très forte infes-tation est très risqué », observe Christophe Délye. n Groupe A (inhibiteurs de l’ACCase) : fénoxaprop, clodi-nafop, diclofop, pinoxaden, cléthodime, cycloxydime... n Groupe B (inhibiteurs de l’ALS) : iodosulfuron, metsulfuron, pyroxsulame, imazamox... n Groupe C (inhibiteur du photosystème II) : atrazine, métamitrone, bentazone, ioxynil, bromoxynil... n Groupe G (inhibiteur de l’EPSPS) : glyphosate. Les coquelicots résistants progressent Date de collecte du premier cas confirmé de résistance du coquelicot aux herbicides de groupe B (inhibiteurs de l’ALS) dans chaque département Source : Inra, Anses 2006 2007 2009 2010 2011 2012 2013
  12. 12. Bioagresseurs : à l’affût de nouvelles résistances Un questionnaire destiné aux agriculteurs permet d’identifier des suspicions de nouveaux cas de résistances aux pesticides. La réduction de la diver-sité des modes d’action des produits phytos et la baisse des doses d’emploi entraînent une recru-descence des cas de résistance. Maladies, adventices et rava-geurs sont concernés. Pour le réseau de réflexion et de recherches sur les résistances aux pesticides, constitué notam-ment de l’Inra, de l’Anses et du ministère de l’Agriculture, « plus la résistance est détec-tée tôt (avec de très faibles fré-quences de résistants), plus on a une chance de se débarrasser des résistants ». Mais « il ne faut pas rêver, préviennent les cher-cheurs, tout produit phytosa-nitaire "perdu" pour cause de résistance l’est généralement pour longtemps, voire pour de bon ». De la même façon, ils esti-ment qu’il est « illusoire d’imagi-ner prévenir les résistances, en revanche, il est envisageable de retarder leur évolution ». Pour limiter le risque, il est conseillé de diversifier la rota-tion, les pratiques de contrôle (résistance variétale, lutte non chimique...) et les modes d’ac-tion des produits phytos. Enfin, la détection précoce d’une résis-tance permettra de limiter sa propagation. Détection précoce Devant ce constat, le Réseau français pour la santé végé-tale (1) a créé un questionnaire sur la « détection précoce des résistances », destiné aux agri-culteurs. Le but : identifier des suspicions de nouveaux cas de résistance en France en suivant les modes d’action récemment introduits sur le marché, les nouveaux bioagresseurs et ceux peu suivis, comme sur les cultures mineures. Le Réseau français pour la santé végétale demande « de ne rapporter que des cas d’échec de traitement qui ne soient pas facilement explicables autre-ment que par la présence pos-sible de résistances ». Après l’analyse des questionnaires, il faudra vérifier la réalité des cas de résistance signalés. « La Suivi postautorisation des firmes Dans le cadre de l’autorisation de mise sur le marché des produits, Jacques Grosman, du ministère de l’Agriculture, rappelle que les firmes doivent donner toute infor-mation sur le risque d’apparition de phénomènes de résistance lié à l’utilisation des produits. Si un risque est identifié, les firmes met-tent en place une surveillance de postautorisation pour décrire la résistance et la baisse d’efficacité du produit. Le ministère de l’Agriculture pilote aussi un plan de surveillance des phénomènes de résistance. Si des pertes d’efficacité engendrées par le développement de résistances sont notées, des recommanda-tions sont données dans les notes nationales, et les conditions d’ap-plication liées aux autorisations de mise sur le marché peuvent être modifiées. cultures
  13. 13. PH. MONTIGNY démonstration de la présence d’une résistance nécessite une analyse de la population sus-pecte grâce à des tests de sen-sibilité notamment », précise Christophe Délye, de l’Inra de Dijon. L’Inra pourra alors car-tographier les nouveaux cas de résistance en déterminant leur position et leur étendue géo-graphique. Les conseillers agri-coles et les agriculteurs peuvent demander des questionnaires auprès de Christophe Délye à delye@dijon.inra.fr. De prochains articles dans nos colonnes préciseront les pistes à suivre pour réduire les risques de sélection de résistance afin d’améliorer la durabilité des produits phytos . Le premier ser a publié dans notre dossier sur les fongicides, à paraître le 29 novembre. Florence Mélix (1) Le RFSV a été créé en 2011 pour contri-buer à la maîtrise de la santé des végétaux. En font partie les laboratoires publics et privés, les organismes de recherche et déve-loppement (Cirad, Inra, APCA, Gnis…), l’UIPP, l’UFS, l’administration... Cartographie. L’analyse des réponses au questionnaire permettront de différencier l’échec d’un traitement, d’une présence réelle de résistance afin de déterminer la position et l’étendue géographique des nouveaux cas. Ici, une photo de coquelicots potentiellement résistants à certains herbicides. Définitions Résistance d’individus Selon l’organisation mondiale de la santé, la résistance est définie comme l’apparition, dans une population, d’individus possédant la faculté de tolérer des doses de pesticides qui exerceraient un effet létal sur la majorité des individus composant une population nor-male de la même espèce. La résistance de la septoriose sur blé pose problème. w w w . m a s s e y f e r g u s o n . c o m OFFRES “SUPER 6” DE 95 À 370 CH C’est lemoment ou jamais de profiter d’offres exceptionnelles sur de nombreux modèles des gammes MF Super 6. Pour bénéficier dès à présent de cet avantage unique, rendez-vous chez votre concessionnaire Massey Ferguson le plus proche. saisissez les ! JUSQU’À 4500€ D’OPTIONS GRATUITES* PAR MASSEY FERGUSON *Offres valables jusqu’au 20 décembre 2013 chez les concessionnairesMassey Ferguson participants, pour tout achat d’un tracteur neuf des modèles suivants :MF 5609 et MF 5610, 2200 € d’options gratuites - MF 6613,MF 6614,MF 6615 et MF 6616, 2800 € d’options gratuites - MF 7615,MF 7616 et MF 7618, 3400 € d’options gratuites - MF 7619,MF 7620, MF 7622,MF 7624 etMF 7626, 4000€d’options gratuites -MF 8660,MF 8670,MF 8680 etMF 8690, 4500€d’options gratuites. Conditions complètes auprès des concessionnaires participants. est une marque mondiale d'AGCO.
  14. 14. Des résultats de premier plan pour l’INRA de Dijon Le Bien Public, La Rédaction, le 13/09/2014. Article qui cite l'UMR Agroécologie, plus particulièrement l'équipe EMFI de L. Philippot Le résultat des recherches a été publié dans la revue Nature Climate Change de septembre 2014. Photo INRA Une équipe de l’Unité mixte de recherche (UMR) Agroécologie de Dijon (UMR AgroSup Dijon / INRA / Université de Bourgogne) vient d’obtenir des résultats de premier plan publiés dans la revue internationale Nature Climate Change de septembre 2014. Ces résultats soulignent « l’importance de la diversité microbienne dans le fonctionnement des sols et pour les services qu’ils délivrent ». Ces travaux ont été réalisés dans le cadre du projet européen EcoFINDERS (piloté par l’UMR Agroécologie), avec le soutien de la Région Bourgogne et de l’Ambassade de France en Irlande. http://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2014/09/13/des-resultats-de-premier-plan-pour-l-inra-de- dijon https://intranet6.dijon.inra.fr/Newsletter2/Archives/Premier-Cru-Les-News-du-Centre-Inra-de- Dijon/2014/8/Au-coeur-de-la-science/Gaz-a-effet-de-serre
  15. 15. Pollens, l'allergie qui gagne du terrain Article et film interview (4mn12) d'actualité sur le site Internet INRA National, le 30/04/2014 Rhinite, conjonctivite, asthme… Chaque année, des millions de Français souffrent d’allergies au pollen plus ou moins invalidantes. Cette maladie devrait toucher une personne sur deux d’ici 2050. En cause : la pollution, le changement climatique et l’urbanisation. Qu’en est-il exactement ? Le point avec Bruno Chauvel de l’Inra Dijon, également coordinateur de l’Observatoire des ambroisies. Mots-clés : allergie - ambroisie - pollen - pollinose - allergène Bruno Chauvel, coordinateur de l'Observatoire des ambroisies, est chargé de recherche à l’Unité Agroécologie à l’Inra de Dijon. Printemps rime avec pollinisation, et la pollinisation est au coeur de la reproduction des espèces végétales. De nombreuses plantes libèrent dans l’atmosphère leurs grains de pollen (l'élément fécondant mâle de la fleur) qui seront transportés jusqu’aux stigmates (organe récepteur femelle) par le vent. Ces espèces, dites anémophiles car elles utilisent le vent pour assurer leur dissémination pollinique, produisent un nombre important de grains de pollen. Il suffit parfois de quelques dizaines de grains de pollens pour provoquer des manifestations allergiques.¨ En 30 ans, la quantité de pollen aurait doublé en France, le nombre des allergies également. La France compte 20 à 25 % d'allergiques en France dont 10 % aux pollens. Une personne sur deux serait touchée en 2050. La pollution atmosphérique, l’urbanisation, le changement climatique, sont les principaux accusés de la modification de l’agressivité des pollens. D´autres facteurs peuvent intervenir : la présence simultanée de plusieurs pollens allergisants, l´existence de réactions croisées entre des pollens de la même famille ou avec certains aliments ou un terrain génétique prédisposant à développer cette allergie. Exposition aux pollens et risques allergiques (2013). © RNSA
  16. 16. Les allergies au pollen (pollinoses) sont évidemment liées à la pollinisation des plantes. Dans l’année, divers pollens se succèdent dans l’air et on parle par conséquent de saisons polliniques. La saison des arbres est la première. Vient ensuite la saison des graminées. La dernière est celle de l’ambroisie. LA MÉTÉO DES POLLENS Le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Ce réseau assure la surveillance des pollens sur 70 sites répartis dans toute la France. Sur son site, on trouve toutes les infos sur les pollens circulant pour chaque région. Le RNSA met en place des bulletins allergo-polliniques, cartes et graphiques, du risque allergique par ville ou par pollen. Ces bulletins sont établis à partir des types de pollens présents, leur quantité dans l’air, la situation géographique, les données cliniques associées ainsi que les conditions météorologiques. Il est possible de s'inscrire à la liste de diffusion du RNSA pour recevoir des alertes polliniques hebdomadaires dans les départements avoisinant sa ville ou sa région. Plus d’infos sur le site du RNSA : http://www.pollens.fr/accueil.php Contact : Michel Thibaudon Les pollens ne sont pas tous dangereux Le pouvoir allergisant des pollens est différent selon la dimension des grains, le taux de protéines allergisantes, et leurs capacités de transport. Pour provoquer une réaction allergique, il faut :  que le pollen d´arbre ou herbacée soit émis en grande quantité. C'est le cas des plantes anémophiles : graminées, ambroisies, cyprès, bouleau ;  qu´il soit de petite taille. Les grains de pollen resteront d´autant plus longtemps dans l´atmosphère, et pourront parcourir de plus grandes distances s´ils sont petits et légers. C’est pourquoi on trouve des pollens allergisants aussi bien dans les villes qu´à la campagne ;  qu´il ait un fort pouvoir allergisant. Il faut qu´il puisse libérer ses particules protéiques responsables de la sensibilisation. Source RNSA. L’ambroisie, premier allergène de la région Rhône-Alpes  Allergies : gare à l’ambroisie ! Originaire d’Amérique du Nord et du Canada, « l’herbe à poux » est arrivée en France à la fin du 19e siècle.  L’ambroisie sous surveillance Fléau pour la santé, la plante coûte 15 à 20 M € à l’assurance maladie (données 2011 pour la seule caisse primaire d’assurance maladie de la région Rhône-Alpes), elle est aussi une menace pour l’agriculture. http://www.dijon.inra.fr/Toutes-les-actualites/allergies
  17. 17. Peut-on vaincre les allergies? Emission "Enquête de santé" sur France 5 Parmi les invités : Bruno CHAUVEL, le 1er/04/2014 Acariens, pollens, aliments... Les allergies touchent aujourd'hui en France près de 22 millions de personnes, deux fois plus qu'il y a trente ans. Pourquoi sont-elles en constante augmentation et existe-t-il des solutions pour en venir à bout ? Enquête sur un problème de santé publique majeur. ''Peut-on vaincre les allergies ?'', un documentaire et un débat diffusés le 1er avril à 20h35 sur France 5. C'est une menace invisible, présente dans les aliments, dans les maisons, dans l'air que nous respirons... Une maladie parfois mortelle, qui fait chaque année plus de victimes. L'allergie touchait en 1960 à peine 3% de la population française. Aujourd'hui, ce chiffre atteint 30%. Un problème de santé publique qui tourne à l'épidémie, car dans 20 ans, selon les spécialistes, un Français sur deux pourrait être allergique ! Acariens, moisissures, pollens, allergènes cachés dans nos assiettes... Pour les malades, l'allergie est un combat quotidien, avec ses pièges et ses dangers. Philippe lutte sans relâche contre l'ambroisie, une plante très allergisante qui a envahi son jardin et toute la vallée du Rhône. Amélie, elle, doit composer avec son allergie aux noix. Lorsqu'elle fait ses courses, elle doit toujours rester sur ses gardes, et les sorties au restaurant lui sont désormais interdites. Dans les cas les plus graves, un simple contact avec l'allergène peut conduire au décès. C'est ce qui est arrivé à Bastien, 8 ans, victime en 2007 d'un choc anaphylactique, une réaction allergique gravissime. Depuis, ses parents ont entamé une procédure judiciaire. Ils veulent comprendre pourquoi leur fils a mangé du fromage de brebis alors que toute l'équipe de l'école connaissait son allergie. Tout le monde peut-il être un jour concerné par cette maladie ? Qu'avons-nous changé dans nos modes de vie pour subir cette vague d'allergies ? Certains scientifiques accusent la pollution atmosphérique. D'autres mettent en cause l'excès d'hygiène et d'antibiotiques dès la petite enfance. Nos habitudes alimentaires sont également pointées du doigt. Alors que les chercheurs tentent de mieux comprendre l'origine et les mécanismes de cette maladie complexe, les patients doivent apprendre à vivre avec leur allergie, car il n'existe pas de traitement unique. La désensibilisation est une solution mais son efficacité reste limitée. L'allergie est la quatrième maladie mondiale selon l'OMS mais elle continue d'être considérée comme une pathologie anodine. Pourtant chaque année, 2.000 personnes meurent à la suite d'une crise d'asthme. Pour les experts, il est urgent de repenser notre mode de vie, sous peine, un jour, de devenir tous allergiques. Les invités :  Dr Florence Trébuchon, allergologue  Dr Martine Drouet, responsable de l'unité allergologie générale au CHU d'Angers  Catherine David, chargée de mission à l'Association française pour la prévention des allergies (AFPRAL)  Bruno Chauvel, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-enquete-de-sante--peut-on-vaincre-les-allergies-- 13006.asp?1=1
  18. 18. Des pépites dans vos assiettes : les bienfaits des légumineuses... G. Simonin, R. Thompson and C. Salon, Site Internet INRA Dijon, rubrique Actualité, 14/02/2014 Keywords: alimentation;legumineuse;pois;systeme agricole durable;PEA MUST Dans le contexte actuel de nouvelles attentes sociétales concernant la préservation de l’environnement, la sécurité alimentaire et la qualité de l’alimentation, les légumineuses, comme les pois, les lentilles, les haricots, riches en protéines et en nutriments de valeur, sont à nouveau au menu et dans les assiettes. L’intérêt de leur culture et de leur utilisation est renouvelé. L’Homme utilise les légumineuses dans son alimentation depuis l’émergence de l’agriculture, il y a environ 10000 ans. Dans les pays à économie riche, le vingtième siècle a vu le remplacement progressif d’une grande part des protéines végétales par celles d’origine animale. Différentes recommandations nutritionnelles préconisent d’augmenter notre consommation de légumes secs. Pourtant elle reste faible en quantité et seulement un tiers de la population française en est consommatrice. En agriculture, les coûts énergétiques, la consommation d’eau et l’occupation de terrain, la production de gaz à effet de serre associés aux activités agricoles sont beaucoup plus élevés lors de production de protéines animales que pour celles de protéines végétales. Ces aspects encore méconnus il y a une dizaine d’années, rentrent petit à petit dans notre paysage culturel, dans le cadre de l’agroécologie, avec en toile de fond une demande croissante pour les ressources en viande mondiales qui ne peuvent pas se démultiplier. Des bénéfices écologiques indéniables… Grâce à la symbiose entre leurs racines et certaines bactéries du sol (les Rhizobia), les légumineuses n’ont pas besoin de fertilisation azotée et elles sont un élément clé pour une agriculture durable, avec moins d’intrants. Cette particularité est remarquable en soi, mais les légumineuses représentent aussi une possibilité de diversification et d’innovation en matière culturale et permettent donc de réduire la pression de bioagresseurs dans les rotations, elles apportent différents services écologiques dans les systèmes de culture et elles améliorent la qualité des sols ... Elles sont ainsi une alternative écologiquement intéressante aux cultures les plus rentables aujourd’hui : blé, orge, maïs, colza, dès lors que le contexte économique et réglementaire est adapté. Aspects culinaires : soyez créatifs ! Parmi les espèces cultivées, les graines de légumineuses sont les plus riches en protéines (entre 20 et 30% de la matière sèche). Ces protéines sont complémentaires en terme de composition en acides aminés aux protéines de céréales. Les légumineuses ont une bonne valeur nutritionnelle et présentent un faible indice glycémique du fait des caractéristiques de leurs réserves carbonées (glucides complexes, fibres, lipides). Elles sont aussi connues pour leurs effets anti-cholestérol et pour leur teneur en composés bioactifs (par ex polyphénols), en minéraux et en vitamines. Les effets « santé » les mieux démontrés concernent surtout la santé cardiovasculaire ou le risque de diabète de type 2. Par ailleurs, les produits issus de légumineuses peuvent être des sources de protéines alternatives intéressantes pour certaines catégories de personnes, car peu riches en graisses saturées. Manger une à deux fois par semaine une part de légumineuses en remplacement d’un plat carné est donc tout à fait bénéfique et équilibré. De nouvelles variétés en émergence Les collections de ressources génétiques disponibles, utilisées pour l’amélioration des plantes, permettent d’envisager la création de nouvelles variétés mieux adaptées aux besoins actuels : d’une part pour l’alimentation directe et d’autre part pour des utilisations industrielles avec des procédés innovants (formulations, extractions, fractionnement, préparations, qualités organoleptiques des farines). Les procédés de transformation, de fermentation et de texturation déjà appliqués pour le soja, dominant le marché, peuvent être mis en oeuvre avantageusement pour d’autres légumineuses. Face au défi de la croissance de la population mondiale et des besoins alimentaires associés, la consommation de davantage de graines de légumineuses à faible coût de production et à forte valeur environnementale, peut contribuer à des systèmes d’alimentation équilibrés et durables. En savoir plus : Les compétences de l’INRA de Dijon Le Bureau des ressources génétiques coordonne la politique nationale pour les espèces gérées et exploitées par l’Homme, via des réseaux réunissant partenaires publics et privés. L’Inra en est un des principaux acteurs. Il existe ainsi des collections de pommiers, de poiriers, de tomates, de fruits à noyaux, de choux, de plantes fourragères, une cryobanque nationale pour la conservation de semences et d’embryons d’espèces animales, etc. Pour ce qui est des légumineuses, ce sont des plantes qui ont encore été peu travaillées, en comparaison aux céréales, et qui présentent donc des potentialités. Les collections nationales de pois, de lupins, de féveroles sont entretenues et conservées à l’Inra de Dijon, qui héberge des compétences en amélioration des plantes pour ces plantes. Ce sont près de 5000 lignées pour le pois, 1000 pour le lupin et 1000 pour la féverole qui sont conservées. De grands programmes de recherche sur les légumineuses sont en cours et pilotés par le Centre Inra de Dijon (UMR Agroécologie), qui est le centre de référence en la matière : séquençage du génome de légumineuses, Investissement d’Avenir PeaMust, Programme Européen Legato, avec en vue notamment des améliorations variétales pour adapter ces cultures aux contraintes environnementales, agronomiques, économiques et technologiques. Des détails sur le projet PeaMust : Fiche Projet PeaMust http://www.dijon.inra.fr/Toutes-les-actualites/Des-pepites-dans-vos-assiettes
  19. 19. La résistance existait avant les herbicides INRA Département SPE, Fiche Presse Actualités INRA, le 28/02/2014 L’analyse récente de collections d’herbiers, dont certains plus que bicentenaires, suggère que le risque de résistance aux herbicides pourrait être plus élevé que ce que l’on pensait : la diversification des techniques de désherbage est plus que jamais à l’ordre du jour. Ces résultats de recherche obtenus par des chercheurs de l’Unité Agroécologie de Dijon ont été publiés dans la revue scientifique PlosOne d’octobre 2013. Fréquence de gènes et résistance Les herbicides sont des molécules organiques de synthèse qui agissent en perturbant les fonctions vitales des végétaux ciblés. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’emploi d’herbicides est devenu la stratégie de base pour lutter contre les mauvaises herbes (adventices) dans la plupart des systèmes de culture. Une substance herbicide, quelle qu’elle soit, a une efficacité au champ d’une durée de vie limitée. Ceci est dû à la sélection par les herbicides de plantes présentes dans les parcelles et qui possèdent naturellement un ou plusieurs gènes de résistance. Les herbicides ne tuent que les plantes sensibles. De ce fait, au fur et à mesure des traitements réalisés chaque année, la fréquence de plantes résistantes augmente dans les populations d’adventices. Le phénomène de résistance aux herbicides est largement répandu aujourd’hui, avec des cas répertoriés dans 232 espèces d’adventices dans le monde. La question de la fréquence d’individus résistants dans les populations d’adventices avant tout emploi d’herbicides (fréquence initiale) est récurrente en malherbologie. D’une génération à l’autre, des mutations apparaissent et disparaissent sans cesse, spontanément, dans les populations d’adventices au champ. Par défaut, on estime la fréquence de mutation spontanée dans un gène donné à un cas sur 1 milliard. Si des mutations conférant une résistance à des herbicides existent à une fréquence supérieure à celle-ci dans les populations d’adventices avant la commercialisation des herbicides, l’évolution de la résistance sera plus rapide que ce que l’on pensait. Le vulpin et les herbicides, un phénomène de sélection Darwinienne Pour répondre à cette question, les chercheurs ont étudié les mutations dans le gène de l’Acétyle-Coenzyme a Carboxylase (ACCase) qui confèrent une résistance à des herbicides chez le Vulpin des champs. L’ACCase est la cible d’herbicides anti-graminées largement utilisés en France. Le Vulpin est une graminée messicole devenue une mauvaise herbe majeure en France depuis les années 1960. L’idée a été de travailler sur des plantes qui n’avaient jamais connu d’herbicides : des plantes contenues dans des collections d’herbiers antérieures à l’emploi des herbicides. L’analyse de l’ADN de 734 plantes collectées entre 1788 et 1975 et conservées dans les herbiers de Dijon, Genève et Montpellier a permis de trouver une mutation chez une plante prélevée en 1888. Cette mutation, est actuellement la plus répandue dans les populations de Vulpin où la résistance a évolué. Cette découverte confirme le fait que la résistance est un processus de sélection Darwinien. Elle suggère également que la fréquence initiale de certaines mutations dans les populations d'adventices pourrait être plus élevée que la fréquence « de mutation ». Autrement dit, la fréquence initiale des plantes résistantes dans les parcelles pourrait être supérieure à ce que l’on pensait jusqu’ici. De ce fait, le risque de résistance, ou la facilité avec laquelle les traitements herbicides peuvent sélectionner des plantes résistantes, pourrait être plus élevés que généralement admis. Pratiquer un désherbage diversifié et intégré Il ne faut cependant pas conclure de ce travail qu’un développement rapide des résistances est inéluctable et qu’il est inutile de raisonner le désherbage chimique pour enrayer ce phénomène. Au contraire, les résultats de cette étude vont dans le sens d’une utilisation raisonnée des herbicides dans le cadre d’un désherbage intégré mettant en oeuvre une diversité de solutions non chimiques et chimiques la plus large possible afin de ralentir la sélection de résistances. Cette diversité, qui doit être le principe de base du désherbage, est d’autant plus facile à réaliser que l’on met en oeuvre une rotation longue avec des cultures diversifiées. Ce type de rotation permet l’emploi de pratiques agronomiques non chimiques (alternance des dates de semis, faux semis …) et l’utilisation d’une plus grande diversité d’herbicides qui concourent au maintien d’une densité d’espèces adventices compatible dans la durée avec une production viable. Plus que jamais, les agriculteurs ont intérêt à diversifier leurs techniques de désherbage pour qu’elles restent efficaces dans la durée. Contact(s) scientifique(s) : Bruno Chauvel UMR AGROECOLOGIE Christophe Délye UMR AGROECOLOGIE En savoir plus Délye C.*, Deulvot C., Chauvel B.** 2013. DNA Analysis of Herbarium Specimens of the Grass Weed Alopecurus myosuroides Reveals Herbicide Resistance Pre-Dated Herbicides. PLOS ONE, 8, (10), e75117. Deulvot C., Boucansaud K., Michel S., Pernin F., Chauvel B.**, Délye C.* 2013. Herbicides : la résistance existait avant eux... la preuve. Phytoma – LdV 669, 30-33. http://www.spe.inra.fr/Toutes-les-actualites/La-resistance-existait-avant-les-herbicides http://www.spe.inra.fr/en/All-the-news/Resistance-existed-before-herbicides
  20. 20. GenoSol : La mémoire des sols à Dijon Le Bien Public, par A.F. Bailly, le 19/02/2013 Mélanie Lelièvre, animatrice de la plateforme, montre le fonctionnement d’une des machines. Photo A.-F. B. Unique en France et en Europe, GenoSol conserve à Dijon la mémoire génétique des sols. Savez-vous que dans un gramme de sol, il existe un milliard de bactéries et un million d’espèces de bactéries différentes ? Ce monde de l’infiniment petit est celui qu’explore actuellement la plateforme GenoSol, composante d’une unité d’agroécologie de l’Inra Dijon. Unique en Europe, GenoSol ne se connaît pas d’équivalent dans le monde. « Nous nous intéressons aux micro-organismes dans les sols, les bactéries – dont la plupart ne sont pas nocives – et les champignons microbiens », explique Samuel Dequiedt, directeur technique de la plateforme. Des « bébêtes » infiniment petites, mais aussi infiniment nombreuses. Ces organismes microbiens jouent un rôle dans la fertilité des sols, dans la transmission des pollutions, dans le changement climatique, dans la structuration des sols. Le chercheur précise : «On est passé de la biologie pasteurienne, autrement dit la mise en culture de micro-organismes, à la biologie moléculaire. On caractérise la diversité à partir des ADN identifiés ; on appelle cela l’écologie moléculaire». Les objectifs de GenoSol sont nombreux : centraliser les échantillons de sols au sein d’un conservatoire à la disposition de la recherche scientifique, développer des outils moléculaires pour caractériser ces sols, établir une base de données pour comprendre l’évolution de la biodiversité dans le temps et dans l’espace, en fonction des caractéristiques environnementales (type de sols, climats), mais aussi de l’impact des activités humaines… Cinquante grammes de terre Dans un bâtiment situé au 17, rue de Sully à Dijon, sept mille échantillons de cinquante grammes de terre sont stockés dans des congélateurs, à une température de -40° C. « L’essentiel des échantillons provient de sols français. GenoSol dispose d’une accréditation pour gérer les sols étrangers, d’autres proviennent de Madagascar, du Laos, de Tunisie… . L’objectif est de figer la vie. » Depuis 2008, son année de création, GenoSol a établi 700 000 données et 20 000 analyses y sont réalisées chaque année. «Quand on fait une analyse de sang, on sait si on manque de fer, de globules blancs ou rouges, si on est en bonne santé… Ce que nous faisons, c’est pareil avec les sols. Nous construisons un référentiel ; nous élaborons des bio-indicateurs de l’état des sols à partir de l’ADN, la preuve du vivant», explique Samuel Dequiedt. Ainsi, la plateforme GenoSol dispose-t-elle de machines sophistiquées, issues de la recherche médicale, capables par exemple de compter les séquences d’ADN contenues dans un échantillon et de recenser le nombre d’individus par espèce. Au final, l’objectif est aussi de donner aux agriculteurs des outils pour favoriser le potentiel biologique des sols qu’ils exploitent en répondant à cette question : « Est-ce que je favorise la vie ou pas ? ». (1) Institut national de la recherche agronomique, 17, rue de Sully, à Dijon. Tél. 03.80.69.30.00. http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2013/02/19/genosol-la-memoire-des-sols
  21. 21. Processus de diversification des communautés bactériennes du sol à grande échelle 1er Cru n°9 "Spécial faits marquants", Journal interne INRA Dijon, 28 avril 2014 La distribution spatiale des communautés microbiennes du sol et les processus impliqués dans cette distribution sont encore largement méconnus à grande échelle (paysage, région, territoire). Nous avons montré pour la première fois que la relation aire-espèce était significative à grande échelle dans le cas des communautés bactériennes et qu’elle était corrélée positivement à la diversité et l’hétérogénéité des habitats du sol. Un des objectifs de l’écologie microbienne moderne est de mieux définir et comprendre les processus qui génèrent et maintiennent la biodiversité microbienne des sols. Pour répondre à cet objectif, nous nous sommes appuyés sur le RMQS (Réseau de Mesure de la Qualité des Sols) pour caractériser les communautés bactériennes indigènes de sols échantillonnés à l’échelle de la France (2200 sols échantillonnés selon une grille systématique). A cette échelle, nous avons calculé la relation aire-espèce, une loi écologique robuste qui permet d’estimer la diversification des communautés d’organismes vivants en fonction de l’aire d’échantillonnage, et de relier cette diversification avec les paramètres environnementaux. Une telle relation n’avait jamais été démontrée pour les bactéries du sol et son application permet de mieux identifier et hiérarchiser les processus de diversification des communautés microbiennes du sol à grande échelle. Résultats : Dans notre étude nous avons adapté des analyses mathématiques pour calculer la relation aire-espèce pour les communautés bactériennes en se basant sur des données de génotypage de communautés. En parallèle nous avons aussi développé une technique innovante de calcul de la diversité et de l’hétérogénéité de l’habitat que nous avons reliées à la relation aire-espèce bactérienne. Nous avons ainsi démontré que :  la relation aire-espèce est significative pour les communautés bactériennes à l’échelle de la France et à l’échelle de régions géographiques françaises,  que la relation aire-espèce est significativement et positivement corrélée à la diversité et à l’hétérogénéité des habitats,  que les processus de sélection (filtres environnementaux) et de dispersion des espèces sont impliqués dans la diversification des communautés bactériennes du sol à grande échelle. Contact : Lionel Ranjard, lionel.ranjard@dijon.inra.fr UMR Agroécologie, Rédaction : Gérard Simonin, Lionel Ranjard https://intranet6.dijon.inra.fr/Newsletter2/Archives/Premier-Cru-Les-News-du-Centre-Inra-de- Dijon/2014/6/Processus-de-diversification-des-communautes-bacteriennes-du-sol
  22. 22. Près de 1000 agriculteurs au rendez-vous à la plateforme TMCE Journées techniques, Gembloux, Belgique, 18-19 juin 2014 Interviews d’Anne-Laure Blieux et Samuel Dequiedt Film, Cultivar TV https://www.youtube.com/watch?v=tMl-8JKnggw
  23. 23. Une découverte sur un champignon au service des vignes Le Bien Public, le 19/11/2013. Article qui cite l'UMR Agroécologie en particulier l'équipe de D. van Tuinen (interviewé) du pôle IPM Une équipe internationale à laquelle a collaboré l’UMR Agroécologie de Dijon a percé les mystères du génome d'un champignon qui rend les plantes plus fortes. Une grande avancée scientifique qui pourrait profiter aux viticulteurs dans les prochaines années. Ne songez pas à manger le Rhizophagus, ce champignon est microscopique et bien loin des truffes et autres cèpes ou morilles. Mais si celui qui est présent sur terre depuis des millions d'années (son ancêtre est supposé avoir permis aux plantes de coloniser le milieu terrestre il y a 400 millions d'années) ne fera pas le bonheur des ramasseurs de champignons, il fascine depuis des années le monde scientifique. La cause : son collaboration avec les plantes qui l'entoure. En effet, le Rhizophagus renforce les plantes avec lesquelles il s'associe en leur permettant de mieux collecter eau et nutriments émergé. En échange, les plantes lui transmettent un peu de leur énergie pour qu'il puisse survivre. Un mécanisme qui a poussé un consortium international à tenter de découvrir depuis dix ans la totalité des gènes de ce champignon (son génome donc) pour comprendre comment ces échanges fonctionnent. Des recherches qui ont regroupé l’Inra, le CNRS, les Universités de Lorraine, Toulouse III - Paul Sabatier et d’Aix-Marseille, le Joint Genome Institute (JGI) et l’Oak Ridge National Laboratory (ORNL) du Département de l’Energie américain, ainsi que des membres du pôle IPM (Mécanisme et Gestion des Interactions Plantes Microorganismes) de l’UMR Agroécologie. A Dijon, c'est l'équipe du Docteur Diederik van Tuinen qui a participé au projet. Leur connaissance de ce champignon et de sa culture ayant permis de franchir plusieurs obstacles au cours de ces dix ans de recherche. Mais à quoi va donc pouvoir servir cette découverte ? « Nous n'en sommes qu'au début mais nous étudions déja plusieurs utilisations possibles de ce champignon dans l'agriculture », explique le Docteur Diederik van Tuinen. Ce vendredi matin, le chercheur rencontrait justement des viticulteurs du Pays beaunois pour dialoguer autour des débouchés possibles de cette découverte pour la viticulture. En effet, ces champignons pourraient renforcer les vignes, à l'image des plantes, et permettre de réduire l'usage de produits chimiques. Mais les recherches dites "appliquées" n'en sont qu'à leurs débuts. «Le Rhizophagus pourrait également permettre de réduire les besoins en engrais phosphatés car avec ce champignons les plantes auraient besoin de moins de phosphate pour un même résultat », ajoute le Docteur Diederik van Tuinen. Un débouché très important alors que les ressources en phosphates devraient être épuisées d'ici à 100 ans si la consommation mondiale ne diminue pas. http://www.bienpublic.com/actualite/2013/11/29/une-decouverte-sur-un-champignon-au-service-des-vignes
  24. 24. Chlordécone, poison durable Emission "Archipels" sur France Ô sur le chlordécone suivi d’une interview de Fabrice Martin-Laurent sur la question de la contamination des sols des Antilles avec le chlordécone, 13/05/2014 Mots clés : chlordécone;sol;contamination;Antilles françaises;banane Il y a 5 ans, le professeur Belpomme dénonçait l'extrême contamination des sols aux Antilles françaises. Les médias nationaux découvraient alors le chlordécone, cette molécule que les Etats-Unis avaient décidé d'interdire dès 1976 et que les producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique ont continué à répandre sur leurs plantations jusqu'en 1993. http://www.franceo.fr/emission/archipels/diffusion-du-13-05-2014-22h30 Film désormais à voir ou à revoir sur : https://www.youtube.com/watch?v=z2l6vzHQLUM
  25. 25. La bataille des sols. Enquête sur une lutte environnementale Lionel Ranjard Participation au projet "Cartographie des Controverses - La Bataille des Sols" des étudiants de l’école de la communication de Sciences Po Paris présenté le 7 octobre 2013, à Toulouse, dans le cadre du festival "La Novela - Fête Connaissance!" (article, 2 interviews vidéos, film) La science comme autorité d'évaluation Si la relation entre science et agriculteurs ne semble pas fructueuse, elle est pourtant indispensable, ne serait-ce que dans l'évaluation environnementale des pratiques des agriculteurs. A ce point du récit, vous avez compris que la relation entre les scientifiques, les autorités et les agriculteurs n'était pas de tout repos. Vous avez vu qu'une véritable défiance s'était installée vis à vis de la science chez les agriculteurs et que les contacts étaient rares et difficiles. Vous avez aussi constaté que face à cette relation difficile, les stratégies des agriculteurs avaient été nombreuses et que les savoir faire, les identités avaient évolué "hors-cadre", c'est à dire loin de la science à l'aide de l'innovation par les usagers ["16 / L'innovation par les usagers"] et de la diffusion de ces innovations par des réseaux actifs ["17 / La diffusion des savoirs par réseau"]. En voyant à quel point ces stratégies ont pu se montrer efficaces, on pourrait penser qu'un statu quo a été trouvé, que les agricultures alternatives peuvent se développer sans l'appui d'une science qui ne les comprend pas et que des pratiques et des identités solides ont été créées de cette manière. Malheureusement la situation n'est pas aussi simple et vous allez découvrir ici que la difficile équation de la relation recherche scientifique/agriculture n'est pas encore résolue. Malgré la défiance et le manque de confiance, un besoin de validation Vous êtes déjà de fins observateurs de la lutte environnementale qui nous intéresse et vous avez compris quels étaient ses enjeux. A travers la construction et la revendication d'un sol nouveau c'est la meilleure légitimité environnementale qui est recherchée, les pratiques les plus bénéfiques pour l'environnement.  Or la simple revendication des pratiques les meilleures ne peut aboutir à une reconnaissance satisfaisante ! Dans une lutte où chacun considère ses pratiques comme les meilleures, et s'oppose aux autres dans le sol qui devrait être valorisé, pris en compte, la nécessité d'un arbitre est essentielle. Et c'est là que revient la science, puisque pour les agriculteurs cet arbitre ne peut être autre que la science. Qui d'autre qu'elle bénéficie de possibilités d'objectivisation suffisantes pour venir valider les différentes pratiques des agriculteurs ? Malgré les incompréhensions, les conflits et les critiques, les agriculteurs ne peuvent pas vraiment se passer de la science, en tous cas dans cette optique de validation du bienfondé environnemental de leurs pratiques. Ce besoin de la science comme arbitre vient hautement compliquer les relations et peut même rajouter de la tension. C'est en particulier ce que nous explique Frédéric Goulet dans un texte dédié à ce thème : "Des tensions épistémiques et professionnelles en agriculture. Dynamiques autour des techniques sans labour et de leur évaluation environnementale." On y apprend que l'évaluation de la science est aussi nécessaire que problématique. La question sur laquelle se penche Frédéric Goulet dans ce texte est celle de la différence entre la quantité de carbone fixée dans le sol entre agriculture conventionnelle et agriculture de conservation. Il s'agit d'un enjeu majeur car la fixation d'une plus grande quantité de carbone dans le sol peut se transformer en argument écologique extrêmement efficace et vient tout à fait s'intégrer dans le discours environnemental de l'agriculture de conservation.
  26. 26. On découvre dans ce texte que les agriculteurs ont du mal à faire confiance aux méthodes mises en place par les chercheurs et qu'ils contestent leurs résultats. Il n'existe aucune concordance entre les résultats obtenus par les chercheurs et ceux revendiqués par les agriculteurs sur la base du travail d'acteurs engagés. On voit aussi que les tentatives de dispositifs hybrides pour de telles évaluations (les tentatives de coopération entre chercheurs et agriculteurs) sont compliquées, les chercheurs soupçonnant les agriculteurs d'impartialité et ne voulant pas vraiment les mêler aux dispositifs, de peur qu'ils ne viennent "brouiller" les résultats. Cette difficile coopération mais ce besoin de science ont aussi abouti au succès de figures comme Claude Bourguignon et son laboratoire indépendant qui sont en dehors de la science officielle (Claude Bourguignon et sa femme ont délibérément quitté l'INRA) mais qui se revendiquent d'un savoir scientifique qui vient combler ce besoin d'objectivité qu'ont les agriculteurs pour valider leurs pratiques.  Des figures de scientifiques engagés et pragmatiques comme Claude Bourguignon répondent en fait bien aux attentes de beaucoup d'agriculteurs car il se revendique en rupture avec la science fréquemment accusée tout en disposant d'un discours scientifique apparemment solide et objectif qui vient conforter des agriculteurs pour qui l'autorité scientifique est essentielle dans la validation de pratiques différentes et souvent risquées. Le besoin d'évaluation par la science, vecteur de solutions innovantes Les tensions décrites par Frédéric Goulet sont réelles et significatives de l'enjeu que représente pour les agriculteurs la validation de leurs pratiques par la science. Mais l'échec qu'il décrit en nous racontant l'histoire du dispositif hybride qu'il a suivi et qui n'a pas su aboutir à une coopération efficace ne doit pas nous amener à penser qu'il n'existe pas de solution. Le besoin de validation par la science est si impérieux qu'il est en fait l'une des voies par lesquelles des relations innovantes entre scientifiques et agriculteurs sont mises en place.  Notre enquête nous a appris que de nombreux dispositifs étaient testés qui permettaient aux agriculteurs d'évaluer par eux mêmes mais au sein de dispositifs mis en place par des chercheurs les résultats de leurs pratiques. Ces dispositifs sont satisfaisants et en développement en ce qu'ils donnent un rôle important à l'agriculteur dans l'évaluation tout en le plaçant dans un cadre "scientifique" rassurant pour la pertinence de l'évaluation de ses pratiques. On compte différentes initiatives de ce type qui pour le moment se concentrent sur des points de détail mais restent encourageantes. L'objet qui est souvent au centre de ces dispositifs est l'aspect biologique du sol, et notamment la star du sol : le ver de terre ["7 / Des discours et des identités"]. Cet animal, visible à l'oeil nu et assez symbolique représente un indicateur satisfaisant de l'état de vie d'un sol, des plateformes comme l'Observatoire Participatif des Vers de terre qui dépend de l'Université de Rennes (Unité mixte de recherche EcoBio) propose aux agriculteurs de participer à un dispositif qui permettra d'objectiver et d'évaluer la vie dans les sols selon les différents modèles agricoles et leur situation géographique. A terme, une analyse comparative entre leurs propres données et des références nationales établies pourront valider ou orienter les pratiques des agriculteurs. Des initiatives plus larges sont aussi prises, notamment au sein de projets CASDAR, des structures innovantes en partie financées par l'Etat. L'un de ces projets, intitulé "Indicateurs de l'état biologique des sols agricoles" propose de "mesurer l'impact des pratiques agronomiques sur la vie biologique des sols". Ce dispositif, qui implique de nombreuses universités et unités de recherche a pour but de développer des indicateurs sur la santé des sols et de "développer les cadres et les outils d'information et de formation sur ces indicateurs, à destination des agriculteurs, afin que ces derniers se les approprient techniquement au point de savoir les interpréter, et piloter leurs itinéraires techniques en fonction des résultats." Ce projet CASDAR est coordonné par Lionel Ranjard de l'INRA de Dijon.  Le développement de tels dispositifs montre bien à quel point une évalutation environnementale solide est importante pour les agriculteurs et à quel point ils comptent sur les chercheurs à ce sujet là. Nous allons voir maintenant que la science joue à ce titre un rôle important et que ce rôle de validation des pratiques ne doit pas être pris à la légère tant il "produit du social". http://www.i-m.co/sols/bataille_des_sols/la-science-comme-autorite-devaluation-18-couche3.html
  27. 27. Conception de systèmes agroécologiques à l'échelle d'un territoire : un exemple de co-construction d'un projet d'expérimentation 1er Cru n°9 "Spécial faits marquants", Journal interne INRA Dijon, 28/04/2014 Un workshop a réuni une centaine de personnes à Dijon, chercheurs, acteurs de la profession agricole et pouvoirs publics, autour du thème de la conception de systèmes agricoles agroécologiques à l’échelle d’un territoire. Les journées ont permis de faire le point sur les méthodes expérimentales à cette échelle, et sur les connaissances disponibles en agroécologie pour construire des protocoles expérimentaux. L’agroécologie a pris au cours des années récentes une place importante tant dans le projet d’orientation de l’agriculture française que dans le schéma stratégique scientifique de l’INRA. Mais les connaissances sur les systèmes agricoles relevant de l’agroécologie sont encore lacunaires, sur le plan des processus majeurs de régulations biologiques valorisées par l’agroécologie et sur le plan du fonctionnement global des systèmes. Le manque de connaissance est en particulier lié au fait que les systèmes agricoles relevant de l’agroécologie, supports potentiels de travaux de recherche, sont rares ou inexistants. Un projet ambitieux d’expérimentation en agroécologie à l’échelle du paysage est en cours de réflexion avec l’Unité Expérimentale de Dijon-Epoisses. Le workshop a contribué à l’élaboration d’un projet d’expérimentation en agroécologie sur le Domaine Expérimental. Un groupe de travail a été mandaté par plusieurs Départements INRA pour évaluer la faisabilité d’un tel projet et faire des propositions. En parallèle aux réflexions de ce groupe, un workshop a été organisé par l’UMR Agroécologie en collaboration avec l’Unité Expérimentale de Dijon-Epoisses. Il s’est déroulé les 9 et 10 avril 2013 et a réuni une centaine de chercheurs et d’acteurs de l’agriculture. Les objectifs étaient :  De faire émerger des propositions et/ou des problématiques de recherches relatives à la conception de systèmes agricoles agroécologiques à l’échelle d’un territoire et aux processus valorisés par de tels systèmes ;  De créer une opportunité pour les chercheurs, les doctorants et acteurs du monde agricoles d’échanger et de traduire leurs connaissances en propositions concrètes pour l’adaptation des pratiques agricoles ;  De faire avancer le projet ‘Agroécologie à Epoisses’ en établissant des propositions, raisonnées à ce stade hors de toute considération de contraintes pratiques et expérimentales, base d’une réflexion ultérieure sur l’éventuelle évolution du Domaine d’Epoisses vers l’agroécologie.  Les apports du colloque : Quatre exposés introductifs ont permis de faire le point sur la diversité des approches scientifiques de conception de systèmes agricoles et de faire le point sur les connaissances en agroécologie mobilisables pour la conception de systèmes agricoles relevant de l’agroécologie. Des ateliers ont été organisés pour proposer aux participants d’échanger sur les méthodes d’investigation, sur les concepts et théories de l’écologie, et sur les connaissances mobilisables pour concevoir des systèmes agricoles qui permettraient d’allier production agricole et différents services écosystémiques. Quatre services écosystémiques ont été discutés individuellement, les ateliers étant animés par des experts des disciplines concernées :  Bouclage des cycles biogéochimiques  Régulation de pathogènes, flux de micro-organismes  Régulation des ravageurs et adventices  Maintien de la biodiversité Les restitutions des ateliers et la synthèse du workshop ont permis de faire émerger quatre familles de questionnements autour de la conception de systèmes relevant de l’agroécologie et de l’expérimentation à l’échelle du paysage ou du territoire :  Quelle stratégie mettre en place pour expérimenter à l’échelle du territoire ? Comment articuler dans un même projet expérimental une approche systémique permettant d’évaluer des systèmes cohérents relevant de l’agroécologie et une approche analytique permettant de caractériser les processus ? Dans le cadre d’une approche systémique, quel compromis entre la mise en place de réplicas, permettant de prévoir des analyses statistiques sur les systèmes observés, et la surface des systèmes agroécologiques considérés, qui doivent être suffisantes pour que les processus spatialisés aient un sens. L’intégration des sites
  28. 28. expérimentaux en agroécologie à l’échelle du paysage dans un réseau national ou international est-il une réponse au faible nombre de réplicas par système et par site (voire à l’absence de réplica) ?  Dans une approche expérimentale, comment gérer la transition vers l’agroécologie ? Faut-il envisager une transition progressive permettant de limiter l’impact de la transition sur la productivité agricole pendant la période pendant laquelle les processus de régulation biologique se mettent en place, au risque de perturber la mise en place de ces processus, et de ne jamais atteindre les équilibres agroécologiques recherchés ? Ou au contraire faut-il envisager une rupture forte dans les pratiques, afin d’augmenter les chances d’atteindre ces équilibres recherchés, mais au risque d’affecter sévèrement la production pendant la phase transitoire, la quantification des pertes étant alors une question de recherche traitée ? Comment étudier la résistance et la résilience du système ?  Peut-on aborder l’ensemble des services écosystémiques discutés ou au contraire doit-on en privilégier certains ? Dans ce cas, comment choisir ? Comment tenir compte des interactions entre les services ?  L’augmentation de la diversité notamment végétale semble une piste privilégié pour concevoir des systèmes agricoles multiservices. Quelles associations végétales faut-il privilégier ? Comment agencer les habitats semi-naturels ? Comment mobiliser les ressources génétiques et les variétés ? Ces questions ont été débattues lors d’une table ronde animée par le journaliste Vincent Tardieu. Le projet d’expérimentation en agroécologie sur le Domaine Expérimental d’Epoisses doit se concrétiser en 2014, notamment par la décision concernant les surfaces consacrées à l’agroécologie, par la caractérisation de l’état initial du dispositif, et par la définition des essais analytiques emboités dans le dispositif systémique global. Un DVD a été produit par Educagri Editions à l’occasion du workshop, avec le concours du GIS Agrale. Contacts : Sabrina Gaba sabrina.gaba@dijon.inra.fr ; Nicolas Munier-Jolain nicolas.munier-jolain@dijon.inra.fr UMR Agroécologie Rédaction : Gérard Simonin, Sabrina Gaba, Nicolas Munier-Jolain https://intranet6.dijon.inra.fr/Newsletter2/Archives/Premier-Cru-Les-News-du-Centre-Inra-de- Dijon/2014/6/Conception-de-systemes-agroecologiques-a-l-echelle-d-un-territoire
  29. 29. La membrane plasmique des plantes : une clé dans la détection des agresseurs et le processus de défense 1er Cru n°9 "Spécial faits marquants", Journal interne INRA Dijon, 28/04/2014 Le développement d’une méthode d’imagerie innovante a permis de montrer que la membrane plasmique des cellules végétales est une mosaïque de territoires présentant des propriétés biophysiques variées. Cette organisation est modifiée de façon très rapide en réponse à certaines molécules provenant de microorganismes, établissant un lien fonctionnel entre cette organisation et la mise en place des mécanismes de défense En permanence les plantes sont confrontées à des modifications de leur environnement biotique et développent des réponses adaptatives qui conditionnent leur survie. Certaines molécules, appelées éliciteurs, produites par des microorganismes, sont reconnues par la plante et déclenchent des réactions qui lui permettent de mobiliser ses systèmes de défense inductibles. La membrane plasmique qui entoure les cellules végétales est le lieu privilégié de la perception des modifications environnementales et de l’initiation de la réponse adaptative. Nous avons recherché un lien entre l’organisation de cette membrane et la signalisation induisant les mécanismes de défense (ou « signalisation de défense »). Le développement d’une méthode d’imagerie innovante a permis de montrer pour la première fois que la membrane plasmique des cellules végétales est une mosaïque de territoires présentant des propriétés biophysiques variées, et notamment des degrés d’organisation différents. Dans les minutes qui suivent le traitement par un éliciteur de réaction de défense secrété par un oomycète, la cryptogéine, la membrane des cellules subit deux modifications : une qui concerne son organisation globale, une augmentation de sa fluidité, l’autre qui concerne son organisation locale : une augmentation de la proportion des zones plus structurées (les « domaines ordonnés »). Le traitement par un éliciteur bactérien, la flagelline, provoque une augmentation similaire de la proportion de domaines ordonnées, mais pas de modification de la fluidité. La cryptogéine étant, contrairement à la flagelline, un éliciteur nécrosant, ceci suggère que l’augmentation de la proportion de domaines ordonnés pourrait être un phénomène générique associé au déclenchement de la signalisation de défense, et l’augmentation de fluidité spécifiquement liée à la mort cellulaire (induisant la nécrose). Ces travaux permettent de porter à un niveau encore jamais atteint la description de la compartimentation de la membrane végétale et démontrent le lien entre la dynamique de cette organisation et la réaction cellulaire associée à la défense (signalisation de défense). Les résultats suggèrent que l’orientation de la réponse cellulaire pourrait se jouer dès la perception des signaux au niveau de la membrane plasmique, et ouvrent la voie à l’exploration des mécanismes par lesquels les modifications d’organisation de cette membrane pourraient participer à la construction d’une réponse adaptative aux modifications environnementales. Contact : Patricia Gerbeau-Pissot, patricia.gerbeau-pissot@dijon.inra.fr UMR Agroécologie Rédaction : Gérard Simonin, Patricia Gerbeau Pissot https://intranet6.dijon.inra.fr/Newsletter2/Archives/Premier-Cru-Les-News-du-Centre-Inra-de- Dijon/2014/6/Comprendre-le-processus-de-defense-grace-a-la-membrane-plasmique-des-plantes
  30. 30. Analyse écophysiologique de la nitrophilie des espèces adventices 1er Cru n°9 "Spécial faits marquants", Journal interne INRA Dijon, 28/04/2014 Keywords: growth;eutrophication;competition;nutrition;platform, adventices Par une approche d’écophysiologie végétale, les déterminants du succès des adventices nitrophiles dans les systèmes de culture intensifs caractérisés par une forte utilisation des engrais azotés ont été analysés. Cette étude suggère qu’un meilleur pilotage de la fertilisation azotée pourrait être un levier pour favoriser la croissance de la culture au détriment de celle des adventices dans des systèmes de culture moins dépendants des herbicides. Le contexte : en réponse à l’augmentation de l’utilisation des engrais azotés dans les systèmes de culture intensifs, les espèces dites « nitrophiles » se sont maintenues alors que les espèces dites « oligotrophes » ont régressé, conduisant à une baisse de la biodiversité. Les espèces nitrophiles semblent bénéficier d’un avantage compétitif dans les habitats milieux riches en azote. Notre objectif a été de déterminer quels sont les déterminants écophysiologiques du succès des espèces nitrophiles dans les milieux riches en azote. Par une expérimentation en serre sur une gamme d’espèces couvrant toute la gamme de l’indice écologique de nitrophilie, nous avons montré que plus une espèce est nitrophile, plus elle est capable d’accroître sa surface foliaire en réponse à une augmentation de l’apport d’azote. Cette aptitude semble liée à des stratégies nutritionnelles différentes entre espèces selon leur statut de nitrophilie. En effet, globalement, plus une espèce est nitrophile, plus elle investit préférentiellement ses ressources dans l’activité racinaire pour le prélèvement de l’azote (quantité d’azote prélevée par unité de racine) plutôt que dans la structure racinaire (proportion de biomasse de la plante allouée aux racines). A l’inverse, plus une espèce est oligotrophe, plus la stratégie opposée est mise en place. Ainsi, le succès des adventices nitrophiles dans les systèmes intensifs s’explique par une meilleure efficience de prélèvement de l’azote qui leur confère une forte aptitude à produire de la surface foliaire. Ces espèces peuvent alors intercepter davantage de rayonnement, ce qui augmente leur photosynthèse et leur capacité à ombrer les plantes voisines. C’est probablement cette forte compétitivité des adventices nitrophiles pour l’azote et pour la lumière qui a conduit au déclin des adventices oligotrophes et de la biodiversité dans les systèmes de culture intensifs. Des travaux sont en cours dans le cadre d’une collaboration entre écophysiologie végétale et écologie microbienne pour analyser le rôle du caractère nitrophile des espèces végétales sur les interactions entre communautés végétales et communautés microbiennes rhizosphériques. Cette étude suggère qu’un meilleur ajustement de la fertilisation azotée (en quantité, dans l’espace ou dans le temps) en fonction de la nitrophilie des espèces pourrait être un levier pour réduire l’utilisation des herbicides en favorisant la croissance de la culture au détriment de celle des adventices les plus nitrophiles, qui sont aussi les plus problématiques dans les systèmes de culture. Contact : Delphine Moreau, delphine.moreau@dijon.inra.fr UMR Agroécologie Rédaction : Gérard Simonin, Delphine Moreau https://intranet6.dijon.inra.fr/Newsletter2/Archives/Premier-Cru-Les-News-du-Centre-Inra-de- Dijon/2014/6/Analyse-ecophysiologique-de-la-nitrophilie-des-especes-adventices

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