PROFIL ÉPIDÉMIOLOGIQUE DES INFECTIONS DU SITE
OPÉRATOIRE À L’HÔPITAL EVANGÉLIQUE DE VANGA
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EPIGRAPHE
Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il
m'a donné, mais que je le ...
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DEDICACE
A mes parents bien aimés Ngolo Honoré et Mayoko Josée pour leur affection
témoignée envers moi et leur soutien...
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REMERCIEMENTS
Nous exprimons notre reconnaissance à l’Eternel tout puissant qui a commencé
avec nous comme alpha, a ch...
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Liste des abréviations
- OMS : organisation mondiale de la santé
- HGR : hôpital général de référence
- HEV : hôpital é...
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Liste des tableaux
- Tableau I. Effectif des patients hospitalisés de suite d’une opération dans à
l’hôpital de Vanga en...
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Liste des figures
- Figure1. Répartition des patients avec infection du site opératoire selon
le type de chirurgie
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Table des matières
EPIGRAPHE.............................................................................................
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1.2.1. CLASSIFICATION DES INFECTIONS DU SITE OPERATOIRE ............................................ 5
1.2.2. PHYSIOP...
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2.3. CONSIDERATION D’ORDRE ETHIQUE...............................................................................15
CHA...
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INTRODUCTION
1. PROBLEMATIQUE
Les patients qui subissent des interventions chirurgicales sont à risque de
contracter des...
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21%, avec une prévalence des infections de plaies opératoire variant entre 5-
34% du total (Mayon-White RT et al, 2001)....
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des malades avaient une infection après une intervention chirurgicale ; cette
situation nous a préoccupéeet a suscité un...
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5. METHODES
Il s’agit d’une étude descriptive transversale sur le profil épidémiologique des
infections du site opératoi...
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Chap. I REVUE DE LA LITERATURE
1.1. DEFINITIONS DES CONCEPTS DE BASE
 Infection : C’est l’envahissement d’un organe par...
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1.2.1.1. Infectionsuperficielle de la plaie post opératoire au
niveau de l’incision
Selon l’OMS(2004), c’est une infecti...
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1.2.2.2. Source microbienne
Les micro-organismes responsables d’infection du site chirurgical peuvent être
acquis par vo...
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1.2.3.3. Infectiond’un organe oud’un espace
Les signes d’une infection d’un organe, du site ou de l’espace (séreuse) son...
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 la durée d’hospitalisation avant l’intervention chirurgicale
Elle constitue un facteur de risque pré opératoire très i...
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1.2.4.4. Facteurs liés au micro-organisme
Les principaux facteurs sont : la virulence, la charge bactérienne, la sensib...
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1.2.6.Les conséquences socio-économiques de l’infectionpost
opératoire
A part les conséquences cliniques citées ci-haut...
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CHAP II. METHODOLOGIE
Le présent chapitre est consacré à la méthodologie ; nous y décrivons le terrain
de l’étude, la p...
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2.1.3.HISTORIQUE
L’hôpital de Vanga a été créé entre 1913-1914 par le Dr LESLIE de l’American
Baptist Foreign Mission S...
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Quant à la technique d’échantillonnage, nous avons utilisés l’échantillonnage de
convenance qui a comme risque de sous-...
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Les proportions ont été calculées pour décrire les variables qualitatives et les
moyennes suivies de l'écart type pour ...
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CHAPIII.PRESENTATION,ANALYSE ETINTERPRETION DES RÉSULTATS
Dans ce chapitre, nous présentons les résultats observés lors...
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3.1.1.2. Répartitiondes enquêtés selonl’âge et leur service
Tableau II. Répartition des enquêtés selon l’âge
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3.1.2.Prévalence de l’infection du site opératoire
Tableau III. Prévalence de l’infection du site opératoire
MOIS
PAVIL...
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3.1.3.Répartitionde patients avec infectiondu site opératoire
selonle type d’intervention subie
Tableau VI. Répartition...
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3.1.4.Répartitionde patients avec infectiondu site opératoire
selonle type de chirurgie
Figure1. Répartition de patient...
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3.1.5.Répartitionde patients avec infectiondu site opératoire
selonle caractère urgent ou programmé de l’intervention
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3.2. ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS
Les résultats de notre enquête sur les infections du site opératoire montr...
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adénectomies de la prostate (31%), les hystérectomies (13%) et les réductions
sanglantes (10%).
D’après notre enquête, ...
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CONCLUSIONS ET RECOMMENDATIONS
Malgré l'amélioration de la prévention, les infections au site opératoire reste un
probl...
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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. OUVRAGES
 Muluma munanga. Le guide du chercheur en sciences sociales et
humaine, éd. SO...
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 Mayon-White RT, Ducel G, Kereselidze T, et al. An international survey of
the prevalence of hospital-acquired infecti...
27
7. SITE INTERNET
- Laroussemédical, 2015. épidémiologie. Page consultée le 17 juillet 2015,
disponible en ligne sur :
h...
28
ANNEXE 1
FICHE DE COLLECTE DE DONNEES SUR LES INFECTIONS DU SITE OPERATOIRE
N° :………………………………………………………………………………………………
1....
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11. Antibioprophylaxie
 Ampicilline
 Gentamicine
 Ciprofloxacine
 Flagyl
 Autres :………………………………………………………………………..
12...
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  1. 1. PROFIL ÉPIDÉMIOLOGIQUE DES INFECTIONS DU SITE OPÉRATOIRE À L’HÔPITAL EVANGÉLIQUE DE VANGA
  2. 2. i EPIGRAPHE Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. (Jean 6 :39). Mon âme béni l’Eternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son Saint nom (Psaume 103 :1).
  3. 3. ii DEDICACE A mes parents bien aimés Ngolo Honoré et Mayoko Josée pour leur affection témoignée envers moi et leur soutien moral, matériel, financier et spirituel. A mes frères et sœurs Théthé, Pitshou Belinda, Blaise, Nzunzi et Nsimba Ngolo, A toutes et à tous je dédie ce travail. Que le Seigneur vous comble de toute sa grâce. FaïdaNgolo
  4. 4. iii REMERCIEMENTS Nous exprimons notre reconnaissance à l’Eternel tout puissant qui a commencé avec nous comme alpha, a cheminé avec nous comme Emmanuel et vient de terminer avec nous comme Oméga ; nous le rendons grâce pour son amour et toutes les grâces qu’il nous accorde. Nous remercions spécialement le Dr Steve Lumeya qui malgré ses multiples occupations a acceptéd’assumer la direction de ce travail. Nos sincères remerciements à la direction de l’ISTM MF/Vanga et au promoteur pour avoir eu l’initiative de créer cette institution pour que nous devenions ce que nous sommes aujourd’hui. Nos sincères remerciements à la famille du Dr Lundindi pour leur soutien moral, matériel, financier et spirituel. Nos remerciement en la personne de mon frère bien aimé Gaby Mayoko pour son éducation A nos compagnons de lutte Babena, Kasuku, Ngunza, Ndey, Mayele, Kapapa, Mbweta, ainsi que nos amis et collègues de promotion Kimbwakay, Mubwala, Muwele, pouravoir partagé des moments d’angoisseet d’allégresse ensemble. Et je ne peux clore ce point sans avoir une pensée de remerciement à mon amie Lyly Lwila.
  5. 5. iv Liste des abréviations - OMS : organisation mondiale de la santé - HGR : hôpital général de référence - HEV : hôpital évangélique de Vanga - Fi : effectif observé - % : pourcentage - ISO : infection du site opératoire - ISTM: institut supérieurede technique médicale - MF : MIRIAMFOUNTAIN - USA : Etats unis d’Amériques
  6. 6. v Liste des tableaux - Tableau I. Effectif des patients hospitalisés de suite d’une opération dans à l’hôpital de Vanga en Janvier, février et Mars 2015. - Tableau II. Répartition des enquêtés selon l’âge - Tableau III. Prévalence de l’infection du site opératoire - Tableau VI. Répartition de patients avec infection du site opératoire selon le type d’intervention subie
  7. 7. vi Liste des figures - Figure1. Répartition des patients avec infection du site opératoire selon le type de chirurgie - Figure 2. Répartition des patients avec infection du site opératoire selon le caractère urgent ou programmé de l’intervention
  8. 8. vii Table des matières EPIGRAPHE.................................................................................................................................i ..................................................................................................................................................... i DEDICACE..................................................................................................................................ii .................................................................................................................................................... ii REMERCIEMENTS.................................................................................................................... iii ................................................................................................................................................... iii Liste desabréviations ................................................................................................................................................... iv Liste destableaux .................................................................................................................................................... v Liste desfigures ................................................................................................................................................... vi Table desmatières .................................................................................................................................................. vii INTRODUCTION .................................................................................................................................................... 1 1. PROBLEMATIQUE................................................................................................................... 1 2. HYPOTHESE ....................................................................................................................... 3 3. OBJECTIFS.......................................................................................................................... 3 a. Objectif général.............................................................................................................. 3 b. Objectifs spécifiques....................................................................................................... 3 4. INTERET DU SUJET.............................................................................................................. 3 5. METHODES........................................................................................................................ 4 6. DELIMITATION DU SUJET.................................................................................................... 4 7. SUBDIVISION DU TRAVAIL................................................................................................... 4 Chap. I REVUE DE LA LITERATURE.............................................................................................. 5 1.1. DEFINITIONS DES CONCEPTS DE BASE............................................................................ 5 1.2. GENERALITE SUR L’INFECTION DU SITE OPERATOIRE........................................................ 5
  9. 9. viii 1.2.1. CLASSIFICATION DES INFECTIONS DU SITE OPERATOIRE ............................................ 5 1.2.2. PHYSIOPATHOLOGIE DES INFECTIONS POSTOPERATOIRE ............................................. 6 1.2.2.1. Contaminationlors de l’infection superficielle....................................................... 6 1.2.2.2. Source microbienne............................................................................................. 7 1.2.3. SIGNES CLINIQUES DE L’INFECTION DU SITE OPERATOIRE.......................................... 7 1.2.3.1. Infection superficielle.......................................................................................... 7 1.2.3.2. Infection profonde de l’incision............................................................................ 7 1.2.3.3. Infection d’un organe ou d’un espace................................................................... 8 1.2.4. Les facteurs de risque pour les infections post opératoires........................................ 8 1.2.4.1. Les facteurs de risque liés à la chirurgie et à l’hospitalisation................................. 8 1.2.4.2. Facteursliés à l’anesthésie................................................................................... 9 1.2.4.3. Facteursliés au patient........................................................................................ 9 1.2.4.4. Facteursliés au micro-organisme ........................................................................10 1.2.4.5. Facteurs favorisantsl’infectionen post opératoire ...............................................10 1.2.5. Les complications de l’infection de site opératoire...................................................10 1.2.6. Les conséquences socio-économiques de l’infection post opératoire ........................11 1.2.7. Prévention.............................................................................................................11 CHAP II. METHODOLOGIE ...................................................................................................................................................12 2.1. MATERIELS....................................................................................................................12 2.1.1. DESCRIPTION DU TERRAIN D’ETUDE........................................................................12 2.1.2. SITUATION GEOGRAPHIQUE...................................................................................12 2.1.3. HISTORIQUE ..........................................................................................................13 2.1.4. POPULATION ET ECHANTILLONNAGE..........................................................................13 2.1.4.1. POPULATION D’ETUDE ...........................................................................................13 2.1.4.1.1. Critères d’inclusion.............................................................................................13 2.1.4.1.2. Critères d’exclusion............................................................................................13 2.1.4.2. ECHANTILLONNAGE............................................................................................13 2.1.4.3. TAILLE DE L’ECHANTILLON ..................................................................................14 2.2. METHODE.....................................................................................................................14 2.2.1. TYPE D’ETUDE........................................................................................................14 2.2.2. METHODE DE RECHERCHE ......................................................................................14 2.2.3. INSTRUMENT DE COLLECTE DES DONNEES.............................................................14 2.2.4. TRAITEMENT DES DONNEES....................................................................................14
  10. 10. ix 2.3. CONSIDERATION D’ORDRE ETHIQUE...............................................................................15 CHAPIII.PRESENTATION,ANALYSEETINTERPRETION DES RÉSULTATS ...................................................................................................................................................16 3.1. PRESENTATION DES RESULTATS .....................................................................................16 3.1.1. Caractéristique sociodémographiques desenquêtés....................................................16 3.1.1.1. Effectif despatientshospitalisésde suited’une opération dansle pavillon chirurgicale et la Maternité pendantla période d’enquête ......................................................16 3.1.1.2. Répartition des enquêtés selonl’âge etleur service ............................................17 3.1.2. Prévalence de l’infection du site opératoire.................................................................18 3.1.3. Répartitionde patientsavecinfectiondusite opératoireselonle typed’intervention subie 19 3.1.4. Répartition de patients avec infection du site opératoire selon le type de chirurgie.......20 3.1.5. Répartitionde patientsavecinfectiondusite opératoireselonle caractère urgentou programmé de l’intervention....................................................................................................21 3.2. ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS................................................................22 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ...................................................................................................................................................25 ANNEXE 1....................................................................................................................................28 ANNEXE 2....................................................................................................................................30
  11. 11. 1 INTRODUCTION 1. PROBLEMATIQUE Les patients qui subissent des interventions chirurgicales sont à risque de contracter des infections au site opératoire (ISO), définies comme des infections survenant jusqu'à 30 jours après la chirurgie (ou jusqu'à un an après la chirurgie chez les patients recevant des implants) et affectant soit l'incision ou les tissus profonds sur le site de l'opération (Horan TC, 1992). Malgré l'amélioration de la prévention, les infections au site opératoire reste un problème de santé majeur car elles sont associées à une mortalité et une morbidité importante et entrainent des dépenses importantes en ressources de soins de santé (Poulsen KB et al, 1999). Les infections du site opératoire (ISO) ne sont pas une entité en voie de disparition; aux USA, ils représentent 14-16% des 2 millions d'infections nosocomiales affectant des patients hospitalisés (Emori TG et Gaynes RP, 1999). Elles contribuent significativement à une prolongation du séjour hospitalier, à la morbidité et parfois même à la mortalité du patient, allant d’une sécrétion locale de pus sans répercussion systémique et répondant aux soins locaux, à la fasciite nécrosante, entité potentiellement fatale qui requiert une chirurgie parfois mutilante. Grossièrement, deux tiers des infections se manifestent durant le séjour hospitalier, un tiers est diagnostiqué en ambulatoire (Petrosillo N et al, 2008). À l'échelle mondiale, il est difficile d’estimer la fréquence des infections du site opératoire parce que les critères de diagnostic pourraient ne pas être uniformisés. Cependant, une enquête parrainée par l'Organisation mondiale de la santé a démontré une prévalence des infections nosocomiales allant de 3% à
  12. 12. 2 21%, avec une prévalence des infections de plaies opératoire variant entre 5- 34% du total (Mayon-White RT et al, 2001). En 2002, au royaume uni, le rapport d'enquête du Service nationale de surveillance couvrant une période allant d’Octobre 1997 à Septembre 2001 a révélé que l'incidence des infections nosocomiales liées à des plaies chirurgicales dans le Royaume-Uni est aussi élevé que 10 % et cela avait coûté au ministère de la santé environ 1 milliard de livres par an. Les données recueillies sur l'incidence des infections de plaies opératoires sous- estiment probablement l'incidence réelle parce que la plupart des infections de plaies se produisent lorsque le patient est sorti, et ces infections peuvent être traitées dans la collectivité sans l'hôpital ne soit au courant. Les infections du site opératoires sont les infections nosocomiales les plus fréquentes en Afrique subsaharienne et dans les pays en voie de développement ; 33,8 % au bénin (Cotonou) en 1991 ; 9,3% au Mexique en2002 ; 10,9% au Vietnam en 2001 ; 12,1 % en Tunisie en 2005 ; 54,2% en Ethiopie en 2002 (bagheri Nejad S et al, 2011). Dans de nombreux hôpitaux qui desservent les communautés les plus défavorisées d'Afrique et d'autres parties du pays en développement, les activités de contrôle des infections sont limitées par l'insuffisance des infrastructures, la surpopulation, le manque d'hygiène et d'approvisionnement en eau, le mauvais fonctionnement des services de laboratoire et d'un manque de personnel qualifié. Ils existent peu de publications sur les infections du site opératoires en république démocratique du Congo et particulièrement dans notre milieu. Durant notre stage à l’Hôpital Évangélique de Vanga, qui est un grand centre chirurgical dans la province de Bandundu, nous avons remarqués que beaucoup
  13. 13. 3 des malades avaient une infection après une intervention chirurgicale ; cette situation nous a préoccupéeet a suscité une curiosité scientifique de notre part. Ainsi, nous nous sommes fixé comme objectifs de déterminer le profil épidémiologique des infections du site opératoires à l’hôpital évangélique de Vanga ? 2. HYPOTHESE La présente étude étant descriptive, nous ne pourrons formuler une hypothèse nous pensons qu’il existe une forte prévalence des infections de plaies opératoires à l’HGR Vanga. 3. OBJECTIFS Ce travail poursuit les objectifs suivants : a. Objectif général Déterminer le profil épidémiologique des infections de plaies opératoires à l’hôpital évangélique de Vanga. b. Objectifs spécifiques  Déterminer les caractéristiques sociodémographiques des patients opérés  Déterminer la prévalence des infections de la plaie chez les opérés à Vanga.  Tirer des conclusions de résultats obtenus 4. INTERETDU SUJET L’intérêt de cette étude se trouve dans la sensibilisation, la prévention, la réduction de la prévalence des infections du site opératoire dans notre milieu ; l’appui au système sanitaire dans l’élaboration d’un système de surveillance des infections du site opératoire dans notre milieu.
  14. 14. 4 5. METHODES Il s’agit d’une étude descriptive transversale sur le profil épidémiologique des infections du site opératoires à l’hôpital évangélique de Vanga. Nous avons utilisés la méthode d’enquête sur terrain , la technique documentaire avec comme outil une fiche de collecte de données (Voir en annexe) qui nous a permis de récolter les informations nécessaire dans les dossiers des patients hospitalisés. 6. DELIMITATION DU SUJET Le présent travail sur les infections du site opératoire à l’hôpital général de Vanga a été mené du 01 janvier 2015 au 31 mars 2015. 7. SUBDIVISION DU TRAVAIL Hormis l’introduction, la conclusion et les suggestions ; notre travail de fin de cycle est subdivisé en trois chapitres qui sont :  Chapitre 1: revue de la littérature,  Chapitre 2: méthodologie,  Chapitre 3: présentation, analyse et l’interprétation des données.
  15. 15. 5 Chap. I REVUE DE LA LITERATURE 1.1. DEFINITIONS DES CONCEPTS DE BASE  Infection : C’est l’envahissement d’un organe par un agent étranger (bactérie, virus, champignon, parasite) capable de s’y multiplier et ensemble des modifications pathologique qui peuvent en résulter (Dictionnaire médical Manuila, 2001).  infections au site opératoire (ISO) : c’est une infection survenant jusqu'à 30 jours après la chirurgie (ou jusqu'à un an après la chirurgie chez les patients recevant des implants) et affectant soit l'incision ou les tissus profonds sur le site de l'opération (Horan TC, 1992).  Post opératoire : Qui se fait ou qui a eu lieu après une opération, et qui est également en rapportavec celui-ci (Dictionnaire médical Manuila, 2001).  Plaie : C’est une interruption dans la continuité des tissus déterminée par une cause externe (traumatisme, intervention chirurgicale), avec ou sans perte de substance((Dictionnaire médical Manuila, 2001).  Epidémiologie : science qui étudie, au sein de populations (humaines, animales, voire végétales), la fréquence et la répartition des problèmes de santé dans le temps et dans l’espace, ainsi que le rôle des facteurs qui les déterminent (Laroussemédical, 2015). 1.2. GENERALITE SUR L’INFECTION DU SITE OPERATOIRE 1.2.1.CLASSIFICATION DES INFECTIONS DU SITE OPERATOIRE L’infection du site opératoire est classifiée en trois groupes selon leur profondeur, nous citons :  Infection superficielle de l’incision,  Infection profondede l’incision,  Infection de l’organe du site ou de l’espace.
  16. 16. 6 1.2.1.1. Infectionsuperficielle de la plaie post opératoire au niveau de l’incision Selon l’OMS(2004), c’est une infection de la peau survenant dans 30 jours après l’intervention, et affectant la peau ou les muqueuses, ou les tissus sous cutanés ou les tissus situés au-dessus de l’aponévrose de revêtement. 1.2.1.2. Infectionprofonde de la plaieopératoire Pour IZANA P. l’infection survenant au niveau des tissus mous à l’ endroit de l’intervention (sous l’aponévrose, muscle), dans les 30 jours après l’intervention, ce délai est prolongé à un an si un implant a été laissé en place. 1.2.1.3. Infection post opératoire d’un organeou espace L’infection survient dans les 30 jours après l’intervention ou dans l’année si un implant est laissé en place et si l’infection peut être attribuée à l’infection. Il s’agit d’une infection d’un organe ou d’un espace ou traité pendant l’intervention (IZANA P. 2013). 1.2.2.PHYSIOPATHOLOGIE DES INFECTIONS POSTOPERATOIRE 1.2.2.1. Contaminationlors de l’infection superficielle. Pendant l’acte chirurgical le plus souvent, par faute d’asepsie (manu portée ou liée à l’environnement), ou préparation cutanée de mauvaise qualité ou rendue difficile en raison d’une plaie souillée ou du caractère urgent de l’intervention. En post opératoire par erreur technique (désunion anatomique colique entrainant une péritonite…) ou soins post opératoire tissulaire, de sérosités, de corps étrangers ou implants, ou d’une mauvaise vascularisation.
  17. 17. 7 1.2.2.2. Source microbienne Les micro-organismes responsables d’infection du site chirurgical peuvent être acquis par voie endogène à partir de la flore microbienne du patient ou par voie exogène à partir du personnel de la salle d’opération ou de l’environnement. Les germes peuvent enfin provenir du patient lui-même. 1.2.3.SIGNES CLINIQUES DE L’INFECTION DU SITE OPERATOIRE 1.2.3.1. Infectionsuperficielle Les signes cliniques d’une infection superficielle de l’incision sont :  Un écoulement purulent ou puriforme de l’incision ou d’un drain,  Une découverte par le chirurgien en présence de l’un des signes suivants : o Douleur ou sensibilité à la palpation, o Tuméfaction localisée, o Rougeur, o Chaleur 1.2.3.2. Infectionprofonde de l’incision La source de cette infection et contamination, sont comparables à celles citées ci-haut pourl’infection superficielle et les signes sont :  Un écoulement purulent puriforme provenant d’un drain sous aponévrotique.  La présence d’un des signes suivant : o Déhiscence spontanée de l’incision, de la cicatrice, o fièvre supérieur à 38,5°c o Douleur localisée, o Sensibilité à la palpation.
  18. 18. 8 1.2.3.3. Infectiond’un organe oud’un espace Les signes d’une infection d’un organe, du site ou de l’espace (séreuse) sont :  La présence de pus franc ou de liquide puriforme provenant d’un drain sous aponévrotique,  Des signes évidents d’infection impliquant l’organe, le site ou l’espace observées lors d’un ré intervention chirurgicale ou d’un examen histologique. 1.2.4.Les facteurs de risque pour les infections post opératoires De nombreux facteurs de risque peuvent entrainer l’apparition d’une infection du site opératoire. Le risque d’une infection post opératoire dépend de divers facteurs : facteur lié à la chirurgie et hospitalisation, facteurs liés au patient. 1.2.4.1. Les facteurs de risque liés à la chirurgie et à l’hospitalisation  Le type de chirurgie Selon l’OMS (2004), le risque est étroitement dépendant du degré de contamination bactérienne de site opératoire. On y reconnait selon le risque d’infection post opératoire : o La chirurgie propre, o La chirurgie propre contaminée, o La chirurgie contaminée, o La chirurgie sale et infectée. La chirurgie sale et infectée étant le dernier niveau à haut risque pour les infections post opératoires.
  19. 19. 9  la durée d’hospitalisation avant l’intervention chirurgicale Elle constitue un facteur de risque pré opératoire très important, en raison de la modification de flore microbienne cutanée et digestive dès le 3ème au 4ème jour d’hospitalisation. Elle favorise la survenue de complications de décubitus (infections urinaire, pulmonaire, cutanée…). La fréquence des explorations invasives et du traitement durant ce période, eux-mêmes sont responsables d’infection. 1.2.4.2. Facteurs liés à l’anesthésie MUVUMU MUKETSHI (2015) suggère que les substances anesthésiques (par inhalation ou par voie veineuse) jouent un rôle dans l’infection du site chirurgical en altérant les défenses immunitaires, mais ceci n’est pas établi de manière certaine en raison de la complexité des mécanismes en cause. En ce qui concerne l’équipe anesthésique, elle participe au même titre que l’autre intervention à l’émission et à la diffusion de particules d’origines diverses dont certain véhiculent des micros organisme capables de contaminer la plaie opératoire (MUVUMU 2015). 1.2.4.3. Facteurs liés au patient Le risque est inversement proportionnel à la résistance de l’hôte. L’âge, la présence de diabète, obésité, la cigarette, multiples, Comorbidités, une concentration sérique basse d’albumine, (la malnutrition), la présence de cancer des traitements immunosuppresseurs, prise concomitante de stéroïdes ont été associés à un risque décrut d’infection post opératoire.
  20. 20. 10 1.2.4.4. Facteurs liés au micro-organisme Les principaux facteurs sont : la virulence, la charge bactérienne, la sensibilité aux antibiotiques. 1.2.4.5. Facteurs favorisants l’infectionen post opératoire L’OMS(2004) renchérit que les facteurs favorisant l’infection en post opératoire sont :  L’âge  La maladie  Les médicaments  Les facteurs liés à l’intervention elle-même. 1.2.5.Les complications de l’infection de site opératoire L’infection post opératoire est en soi une grave complication pouvant compromettre le pronostic vital ou fonctionnel et de ce fait anéanti l’acte chirurgical. Les dangers que comportent les interventions chirurgicales ne se limitent pas à l’intervention elle-même, il faut aussi prendre en considération les risques réels de complications post opératoire qui peuvent prolonger les convalescences et même nuire considérablement au succès de l’intervention chirurgical.
  21. 21. 11 1.2.6.Les conséquences socio-économiques de l’infectionpost opératoire A part les conséquences cliniques citées ci-haut, les conséquences socio- économiques sont :  Alourdissement de cout de soins en augmentant la durée d’hospitalisation.  Augmentation de la consommation des antibiotiques et soins locaux.  Augmentation de la mortalité qui aggrave les problèmes de santé quotidienne.  Longue période de chômage pour le malade et ses gardes.  Pauvreté de la famille. 1.2.7.Prévention La prévention des ISO commence dès la période pré opératoire. Les facteurs de risques doivent être évalués des consultations chirurgicales et d’anesthésie, évaluation difficile à réaliser en cas d’intervention en urgence. La prévention de la repose sur l’antibioprophylaxie, la tenue du patient au bloc opératoire, la désinfection chirurgicale des mains, la tenue des professionnels en salle d’opération, la préparation et la protection du champ opératoire, la qualité de l’air et la discipline.
  22. 22. 12 CHAP II. METHODOLOGIE Le présent chapitre est consacré à la méthodologie ; nous y décrivons le terrain de l’étude, la population, l’échantillon, processusdecollecte des données. 2.1. MATERIELS 2.1.1.DESCRIPTION DU TERRAIN D’ETUDE L’hôpital Evangélique de Vanga (HEV) a servi de cadre à la présente étude. L’HEV est l’hôpital général de référence de la zone de santé de Vanga. Il est un hôpital missionnaire et l’un de plus grands hôpitaux de la province du Bandundu en République Démocratique du Congo. Sa capacité est d’accueil est de 479 lits (hôpital de Vanga 2011). 2.1.2.SITUATION GEOGRAPHIQUE L’HEV est situé sur la rive gauche de la rivière Kwilu dans le secteur de Kilunda, territoire de Bulungu, district du Kwilu, province de Bandundu dans la RDC. L’hôpital est entouré par l’hôpital de Bonga Yasa et l’hôpital de Mosango au sud-ouest, l’hôpital de Bulungu au sud, l’hôpital de Djuma au Nord et L’hôpital de Sala à l’Est. La mission Vanga dans laquelle est implanté l’hôpital est située à 70km de la route asphaltée (le national numéro 1). On y accède également par voie navigable sur la rivière Kwilu et par avion (Hôpital de Vanga, 2011). Cet hôpital attire aussi des patients venant d’autres grandes villes comme Kikwit, Bandundu et Kinshasa (Hôpital de Vanga, 2011).
  23. 23. 13 2.1.3.HISTORIQUE L’hôpital de Vanga a été créé entre 1913-1914 par le Dr LESLIE de l’American Baptist Foreign Mission Society ; commencé sous forme d’un petit dispensaire en pisée, l’hôpital s’est progressivement développé, notamment avec l’appui de l’office central protestant pour l’aide du développement. 2.1.4.POPULATION ETECHANTILLONNAGE 2.1.4.1. POPULATION D’ETUDE Notre population d’étude était constituée de tous les patients ayant développé une infection du site opératoire en hospitalisation dans les services de chirurgie ou de gynéco-obstétrique après une avoir subi une intervention chirurgicale à l’HGR de Vanga. 2.1.4.1.1. Critères d’inclusion Les critères d’inclusion étaient les suivants :  avoir été opéré à l’HEV durant la période d’étude,  avoir un diagnostic d’infection postopératoire en cours d’hospitalisation. 2.1.4.1.2. Critères d’exclusion Etait exclus l’étude tout patient ne répondant pas au critère ci-haut. 2.1.4.2. ECHANTILLONNAGE La méthode d’échantillonnage utilisée pour ce TFC est non-probabiliste. La méthode non probabiliste est utilisée lorsqu’il n’est pas possible de constituer une liste exhaustive de toutes les unités de l’étude (Brink et al, 2012). Et comme il nous a été difficile d’avoir la liste des infections postopératoire d’avance, cette méthode a été la plus indiquée.
  24. 24. 14 Quant à la technique d’échantillonnage, nous avons utilisés l’échantillonnage de convenance qui a comme risque de sous-représenter ou surreprésenter certaines caractéristiques. Ce pendant la technique a répondu aux exigences du temps imparti et au cout financier. 2.1.4.3. TAILLE DE L’ECHANTILLON Au total, nous avons inclus 70 patients ayant développé une infection du site opératoire en hospitalisation (chirurgie et gynéco-obstétrique) après une intervention subie à l’hôpital évangélique de Vanga. 2.2. METHODE 2.2.1.TYPE D’ETUDE Notre étude est descriptive transversale. 2.2.2.METHODE DE RECHERCHE Pour arriver à un bon résultat et atteindre le but visé par notre étude, nous avons utilisé la méthode d’enquête qui selon MULUMA (2003) est la méthode de renseignement qui dépend totalement de la validité, d’exposé verbal, elle tend à étudier sur terrain les effets sociaux. 2.2.3.INSTRUMENTDE COLLECTE DES DONNEES Nous avons utilisés la méthode d’enquête sur terrain , la technique documentaire avec comme outil une fiche de collecte de données qui nous a permis de récolter les informations nécessaire contenu dans les dossiers des patients hospitalisés pendant notre période d’enquête. 2.2.4.TRAITEMENTDES DONNEES Les fiches de collecte ont été arrangées et ordonnées manuellement. Les données recueillies dans les dossiers des malades ont été traitées par ordinateur à l’aide du logiciel EXCEL 2010.
  25. 25. 15 Les proportions ont été calculées pour décrire les variables qualitatives et les moyennes suivies de l'écart type pour les variables quantitatives avec une distribution symétrique. Les variables quantitatives avec une distribution asymétrique ont été présentées avec leurs moyennes suivies des minimums et maximums. 2.3. CONSIDERATION D’ORDRE ETHIQUE Notre accès au donné des patients hospitalisés au pavillon chirurgical et en gynéco-obstétrique a été rendu possible grâce à la lettre de recherche n°25 délivrée par les autorités du l’ISTM/Vanga et présentée aux autorités de L’HEV. Les données des participants ont été analysées sous forme de données groupées, l’anonymat du patient et la confidentialité des données était garantie à tout moment de cette enquête.
  26. 26. 16 CHAPIII.PRESENTATION,ANALYSE ETINTERPRETION DES RÉSULTATS Dans ce chapitre, nous présentons les résultats observés lors de notre enquête sur les infections du site opératoire à Vanga. 3.1. PRESENTATION DES RESULTATS 3.1.1.Caractéristique sociodémographiques des enquêtés 3.1.1.1. Effectif des patients hospitalisés de suite d’une opération dans le pavillonchirurgicale et laMaternité pendant la période d’enquête Tableau I. Effectif des patients hospitalisés de suite d’une opération dans à l’hôpital de Vanga en Janvier, février et Mars 2015. MOIS PAVILLON TOTAL Maternité Chirurgie Janvier 2015 29 61 90 Février 2015 28 67 95 Mars 2015 20 76 96 TOTAL 77 204 281 Commentaire Notre enquête ayant concerné le premier trimestre de l’année 2015, nous avons eu au total 281 patients hospitalisés à l’HEV dont 77 en gynéco-obstétrique et 204 en chirurgie.
  27. 27. 17 3.1.1.2. Répartitiondes enquêtés selonl’âge et leur service Tableau II. Répartition des enquêtés selon l’âge Commentaire Des 281 patients hospitalisés à l’HEV, seule 70 avait le diagnostic d’infection du site opératoire dans leurs dossiers d’hospitalisation ; parmi ces 70, 18 était hospitalisé en gynéco-obstétrique et 52 en chirurgie. Au pavillon chirurgical l’âge des enquêtées variait entre 24 et 90 ans avec une moyenne de 51 ans, et la classe d’âge la plus représentée était celle de 40 à 49 ans avec 25 % des enquêtées. En gynéco-obstétrique l’âge des enquêtées variait entre 19 et 56 ans, avec une moyenne d’âge de 40 ans. La classe d’âge la plus représentée est celle de 40 à 49 ans avec près de la moitié des enquêtées. Age Gyneco- obst. Chirurgie fi % fi % <20 1 6% 0 0% 20-29 3 17% 2 4% 30-39 4 22% 11 21% 40-49 8 44% 13 25% 50-59 2 11% 12 23% 60-69 0 0% 5 10% ≥70 0 0% 9 17% TOTAL 18 100% 52 100%
  28. 28. 18 3.1.2.Prévalence de l’infection du site opératoire Tableau III. Prévalence de l’infection du site opératoire MOIS PAVILLON TOTAL Gynéco-obst. Chirurgie N fi % N fi % N fi % Janvier 29 5 17% 61 19 31% 90 24 27% Février 28 9 32% 67 16 24% 95 25 26% Mars 20 4 20% 76 17 22% 96 21 22% TOTAL 77 18 23% 204 52 25% 281 70 25% Commentaire Il ressort de ce tableau que la prévalence des infections du site opératoire à l’hôpital de Vanga est de 25 % en général ; 23% en gynéco-obstétrique et 25 % en chirurgie.
  29. 29. 19 3.1.3.Répartitionde patients avec infectiondu site opératoire selonle type d’intervention subie Tableau VI. Répartition de patients avec infection du site opératoire selon le type d’intervention subie TYPE D'INTERVENTIONS Gynéco- obstétrique CHIRURGIE TOTAL Fi % fi % fi % HYSTERECTOMIE 6 33% 7 13% 13 19% HERNIE INGUINALE 0 0% 2 4% 2 3% INCISION EN V 0 0% 1 2% 1 1% ADENOMECTOMIE NA NA 16 31% 16 23% REDUCTION SANGLANTE 0 0% 5 10% 5 7% COLPORRAPHIE 1 6% 1 2% 2 3% APPENDICECTOMIE 0 0% 5 10% 5 7% LAPAROTOMIE EXPLO . 1 6% 3 6% 4 6% REPARATION DE FISTULES VESSICO-CUTANEE 0 0% 2 4% 2 3% PULPECTOMIE NA NA 4 8% 4 6% MYOMECTOMIE 4 22% 0 0% 4 6% CESARIENNE 4 22% NA NA 4 6% MASTECTOMIE 2 11% 2 4% 4 6% AMPUTATION 0 0% 2 4% 2 3% KYSTECTOMIE OVARIEN 0 0% 2 4% 2 3% TOTAL 18 100% 52 100% 70 100% Commentaire Il ressort de ce tableau qu’en gynéco-obstétrique les infections du site opératoire surviennent principalement dans les cas d’hystérectomie (33%) suivi des cas de césarienne et de myomectomie avec 25 % chacun. Au pavillon chirurgical, les infections du site opératoire sont plus fréquentes dans les adénectomies de la prostate (31%), les hystérectomies (13%) et les réductions sanglantes (10%).
  30. 30. 20 3.1.4.Répartitionde patients avec infectiondu site opératoire selonle type de chirurgie Figure1. Répartition de patients avec infection du site opératoire selon le type de chirurgie Commentaire Il ressort de cette figure que les interventions gynécologique et urologique avaient le plus fort pourcentage d’infections du site opératoire à l’hôpital évangélique de Vanga. 0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% DIGESTIVE GENERALE GYNECOLOGIE OBSTETRIQUE ORTHOPEDIE UROLGIE 9(13%) 2(3%) 25(36%) 4(6%) 7(10%) 23(33%) TYPE DE CHIRURGIE
  31. 31. 21 3.1.5.Répartitionde patients avec infectiondu site opératoire selonle caractère urgent ou programmé de l’intervention Figure 2.Répartition de patients avec infection du site opératoire selon le caractère urgent ou programmé de l’intervention Commentaire Il ressort de ce tableau que la majeure partie des patients ayant développés une infection du site opératoire ont subi une intervention chirurgicale programmée. URGENCE 9 (13%) PROGRAMMEE 61 (87%) CARACTEREDE L'INTERVENTION
  32. 32. 22 3.2. ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS Les résultats de notre enquête sur les infections du site opératoire montrent que sur 281 patient opéré au premier trimestre 2015 à l’hôpital évangélique de Vanga, 71 patients ont souffert en post opératoire d’une infection du site opératoire soit une prévalence globale des infections du site opératoire à l’hôpital de Vanga de 25 % en général ; la prévalence était presque la même en gynéco-obstétrique (23%) qu’en chirurgie (25 %). Autrement dit, 1 patient sur 4 opéré à l’HEV au premier trimestre avait développé une infection de site opératoire ; Cette prévalence est certes élevée si on la compare à ceux des pays occidentaux. En France, l’incidence des infections du site opératoire pour l’ensemble des interventions a diminué de 1,58 % en 2004 à 1,16 % en 2007 et aux USA, en 2011, la prévalence des ISO était de 1,9% (Mu Y et al 2011 ; Astagneau P et al, 2009). Plusieurs facteurs seraient à l’origine de cette différence parmi lesquels nous pouvons citer l’absence d’un système établi de surveillance des infections du site opératoire à l’HEV, le non-respect des règles d’asepsie en per et en post opératoire. Le taux d’infection obtenu à Vanga est inférieur à ceux obtenu dans d’autres pays en voie de développement (9,3% au Mexique en2002, 10,9% au Vietnam en 2001, 12,1 % en tunisien en 2005) mais est nettement inférieur des 54,2% observé en Ethiopie en 2002 (Hamza Ridha et al, 2009) Notre enquête a montré en outre qu’en gynéco-obstétrique les infections du site opératoire surviennent principalement dans les cas d’hystérectomie (33%) suivi des cas de césarienne et de myomectomie avec 25 % chacun et qu’au pavillon chirurgical, les infections du site opératoire sont plus fréquents dans les
  33. 33. 23 adénectomies de la prostate (31%), les hystérectomies (13%) et les réductions sanglantes (10%). D’après notre enquête, les interventions gynécologique et urologique avaient le plus fort pourcentage d’infections du site opératoire à l’hôpital évangélique de Vanga que la chirurgie digestive, obstétrique qui sont les interventions les plus fréquentes à l’HEV.
  34. 34. 24 CONCLUSIONS ET RECOMMENDATIONS Malgré l'amélioration de la prévention, les infections au site opératoire reste un problème de santé majeur car elles sont associées à une mortalité et une morbidité importante et entrainent des dépenses importantes en ressources de soins de santé. Notre étude avait pour objectif, de déterminer le profil épidémiologique des infections de plaies opératoires à l’hôpital évangélique de Vanga. Les résultats de notre étude ont montré que 1 patient sur 4 opéré au premier trimestre 2015 ont développé une infections du site opératoire, soit une prévalence de 25 % ; ce qui est assez élevé. Cependant, nous ne prétendons pas avoir épuisé ce sujet, Cette prévalence élevé des infections du site opératoire montre qu’il existe beaucoup de faille à diffèrent niveau dans la prise en charge des opéré, nous invitons d'autres chercheurs à s'imprégner de ce sujet afin de l'enrichir davantage pour améliorer la prise en charge des opérés à l’HEV et dans le reste des hôpitaux de la république. De ce qui précède, nous recommandons ce qui suit au corps médical des services de Chirurgie et Gynéco-obstétrique de l'HGR de Vanga et au responsable de cette institution hospitalière : - D’instaurer un système de surveillance des infections du site opératoire pour tous les opérés - D’appliquer avec rigueur strict les principes de prévention des infections du site opératoire
  35. 35. 25 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 1. OUVRAGES  Muluma munanga. Le guide du chercheur en sciences sociales et humaine, éd. SOGEDES, Kin 2003, p.137. 2. REVUE SCIENTIFIQUE  Astagneau P, L’Hériteau F, Daniel F et al. Reducing surgical site infection surveillance through a network: results from the French ISO-Raisin surveillancesystem. J Hosp Infect2009;72:127-37  Bagheri Nejad S, Allegranzi B, Syed SB, Ellis B, Pittet D (2011) Health-care- associated infection in Africa: a systematic review.Bull World Health Organ 89:757–765  Daniel F, L’Hériteau F. Surveillance des infections du site opératoire, France, 1999 à 2006 – Résultats. Saint-Maurice (Fra) : Institut de veille sanitaire, octobre2008, 54 p. Disponible sur www.invs.sante.fr  Emori TG, Gaynes RP. An overview of nosocomial infections, including the role of the microbiology laboratory. Clin Microbiol Rev. 1993 Oct. 6(4):428-42  Hamza Ridha, Kammoun Hayet, Dhaouadi Mahmoud (2009). Les risques infectieux en milieu de soins, HYGIENE HOSPITALIERE ET LUTTE CONTRE LE INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS, Volume2  Horan TC, Gaynes RP, Martone WJ, Jarvis WR, Emori TG: CDC definitions of nosocomial surgical site infections, 1992: a modification of CDC definitions of surgical wound infections. Am J Infect Control 1992, 20:271-274.
  36. 36. 26  Mayon-White RT, Ducel G, Kereselidze T, et al. An international survey of the prevalence of hospital-acquired infection. J Hosp Infect. 1988 Feb. 11 Suppl A:43-8  Mu, Y., et al., "Improving risk-adjusted measures of surgical site infection for the national healthcare safety network". Infection Control Hospital Epidemiology, 32(10): (2011): 970-86.  Poulsen KB, Bremmelgaard A, Sorensen AI, et al. Estimated costs of postoperative wound infections. A case-control study of marginal hospital and socialsecurity costs. Epidemiol Infect1994; 113:283. 3. DICTIONNAIREOUENCYCLOPEDIE  Manuila A, Manuila c. dictionnaire médical, 9ème éd, Paris, Masson, 2001,p 513. 4. DOCUMENS OFFICIELS  Ministère de la Santé Publique – Direction de l’Hygiène du Milieu et de la Protection de l’Environnement, Première enquête nationale de prévalence des infections nosocomiales (NOSOTUN05) : Résultats. 2005. 5. NOTES DE COURS  Izana pambi, notes de cours de nursing chirurgical ISTM MF/ Vanga, G2 SACO, 2013 Inédit.  Muvumu muketshi. Notes de cours d’anesthésie et réanimation, ISTM MF/Vanga G 3 SIH, 2015, inédit. 6. TFC,MEMOIREOUTHESE  MAKOUDOTEM. Infections postopératoires deplaies : «cas du Centre National Hospitalier et Universitaire de Cotonou(Bénin)» - Thèse de Doctoraten Santé Publique ESP/ULB199
  37. 37. 27 7. SITE INTERNET - Laroussemédical, 2015. épidémiologie. Page consultée le 17 juillet 2015, disponible en ligne sur : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/%C3%A9pid%C3%A9miologi e/30371 - OMS, 2004. aide-mémoire, Prévenir et éliminer les infections dans le service de santé, who Genève, disponible sur : http://www.who.int/infection,safety
  38. 38. 28 ANNEXE 1 FICHE DE COLLECTE DE DONNEES SUR LES INFECTIONS DU SITE OPERATOIRE N° :……………………………………………………………………………………………… 1. infectionde laplaie opératoire :  Oui  Non 2. Age 3. Sexe 4. Pathologie associée :  HIV  Diabète  HTA  Cancer  Insuffisancerénale  Autres :…………….. 5. Traitementassociée :  Corticoïdes : dexamethasone,hydrocortisone,predisolone…….  Antibiotiques :…………………………………………………..  Autres : 6. Interventionfaite :……………………………………………………….. 7. Type de chirurgie :  Digestive  Urologie  Générale  Gynécologie  Orthopédie 8. Degré de contaminationde laplaie selonle type de chirurgie  Plaie propre  Propre contaminée  Contaminée  Sale/infectée 9. Durée du séjourpréopératoire  1 jour  Plusde 1 jour  0 jour 10. Caractèresde l’intervention  Urgence  Interventionprogrammée
  39. 39. 29 11. Antibioprophylaxie  Ampicilline  Gentamicine  Ciprofloxacine  Flagyl  Autres :……………………………………………………………………….. 12. Durée de l’intervention :……………………………………………………………… 13. Mise en place d’undrainaprèsl’opération  Oui  Non 14. Si oui,délaisduretraitdu drain  ≤ 4 jours  > 4 jours
  40. 40. 30 ANNEXE 2

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