SI et Digital. Dissertation.

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On m'a demandé de traiter le sujet " Un SI Digital " , je l'ai fait sous le mode dissertation de philo. La dialectique: l'innovation.

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SI et Digital. Dissertation.

  1. 1. Arnaud Descamps Vous me demandez : ma vision d’un SI digital, et comment on y va. Alors commençons par SI et Digital. 2 mots qui s’opposent d’habitude. Le digital c’est en dehors du SI, non ? Ou au contraire, il fait partie du SI. Ou une intersection. A moins que le digital soit plus large, et finisse par englober le SI. C’est un sujet de philosophie en fait que vous m’avez donné ? Définition des Concepts, analyse du mot « et », puis on questionne la question ... D’ailleurs si j’osais questionner la question, ne faudrait-il pas demander « pourquoi ? » le SI deviendrait Digital ... on y reviendra. Oui il y a une philosophie du Digital, qui a déjà changé le monde, puisque l’internet partout permet de tout faire différemment. « On peut tout réinventer » Je vois le Digital comme une vague d’innovations extraordinaire. L’innovation c’est souvent une rencontre entre un rêve business et de nouvelles possibilités techniques majeures (modèle C-K), et il y a eu des accélérations phénoménales dans l’IT. On les classe souvent en Social, Mobile, Analytics, Cloud (SMAC), dans mon expérience surtout Mobile et Cloud.
  2. 2. Arnaud Descamps On parle parfois de l’innovation comme : « repousser la courbe du possible » prenons 2 axes: - amélioration de expérience, de la valeur - baisse des coûts Avant une innovation, on sait avoir une bonne expérience pour des coûts initiaux élevés, et une expérience moindre à bas coût. L’innovation libère des contraintes : une meilleure expérience au même coût, ou la même avec un coût réduit. (modèle Lean Product Development) Pour le SI, le système d’information d’entreprise, la vague digitale apporte des innovations dans trois expériences: - interne : Outils pour des meilleures communication, collaboration - externe : Outils d’interactions avec fournisseurs, prospects et clients du marketing à l’après-vente - produit : produits numériques, connectés etc. Le mobile contribue avec son ubiquité, sa simplicité, ses notifications, ses capteurs... Le Cloud contribue souvent par la baisse des coûts, celle de l’industrialisation du hosting, de la pression sur les prix des licences. Un type d’économie très particulier et déterminant, c’est celui des coûts d’entrée. Le SaaS permet de démarrer des solutions à petite échelle à petit prix, tant logiciel que d’infrastructure. Exemple sur cette courbe, le DSI de Solvay vend à sa direction l’équation : nos économies grâce au Cloud + notre budget innovations expériences digitales = 0 Ma vision du SI digital, c’est donc : mieux et moins cher : - ergonomie plus productive et motivante, à l’image des utilisateurs qui aiment leur Salesforce, du cross-selling mobile sur le terrain - utilisations de donnes plus puissantes, par exemple les recommandations faites par les DMP, les data des objets connectés .. - avec des nouveaux automatismes (Intelligence artificielle ...)
  3. 3. Arnaud Descamps Comment y aller ? On y va d’abord, j’y reviens donc, en se posant la question du « pourquoi ? » En effet, pourquoi aller vers les innovations si leurs usages n’ont pas de valeur. On va vers le SI digital en partant des métiers, c’est eux qui portent la valeur. Il faut leur organiser la rencontre avec les technologies : - en s’appuyant sur des briques de fournisseurs - en faisant de la veille, de la formation - et en prenant à bord des équipages SI et métiers, des compétences en provenance du monde digital. Il faut mobiliser de l’énergie pour passer la 1ère marche, qui est surtout mentale. Un peu comme démarrer à vélo, il peut y avoir des résistances, des peurs à se lancer. Après on suit le chemin. Le Tao, qui veut dire le chemin, est un pilier de la philosophie en Chine. La publicité d’une compagnie aérienne disait « La destination c’est le voyage » Ce pictogramme, c’est aussi en japonais le suffixe -do de judo, kendo etc. qui veut dire la voie pour métriser un art, la méthode. En effet, ces innovations, on y arrive avec des méthodes adaptées, qui ne sont pas les méthodes SI conventionnelles. L’agilité, qui nous vient des designers, (design thinking) qui met la création et les utilisateurs au centre : - petites équipes multi-disciplinaires - ceux qui savent pourront être ceux qui décident, - itération, pilotes, MVP, tests - être autorisé à échouer - fail fast - s’autoriser à supprimer des choses, (deuil fonctionnel) Dans le SI, on va souvent partir de l’expérience client, ce qui aura des impacts transversaux, il faut être soutenu par le patron.
  4. 4. Arnaud Descamps On va valoriser le success, pour réussir le changement, en communiquant beaucoup. A quoi faut-il être vigilant sur le chemin du SI de plus en plus digital ? On risque de voir un SI qui priorise l’expérience plutôt que la cohérence, la fonction plutôt que la donnée, et un risque de fragmentation. Un peu comme sur les smartphones sans fichiers, où il est encore laborieux de passer des données d’une appli à l’autre. Il faut donc faire de l'architecture : Engager dans l’action des personnes qui ont une vision globale, et qui comprennent les fonctions des métiers, leurs interactions, et qui sont capables de définir leur interfaces proprement. Ils pourront : - surveiller la cohérence du système, s’assurer qu’une initiative autonome au départ peut ré-accoster le SI - restructurer autour d’un nouveau domaine (ex : une application digitale absorbe progressivement le fonctionnel d’autres applications en fin de vie) - s’appuyer sur des plateformes - adapter les niveaux de standardisation / coordination des entités d’un groupe Une illustration, ce peut être un SI à deux pôles, qui garde le cohérent et real-time dans l’ERP (Acid), et qui met le volume moins structuré (Base) dans un Data Lake (json, python). Pour conclure, comme dans un devoir de philo, on étend la problématique : Jusqu’où ira ce SI ? Construit sur des briques dont le périmètre est moins large, plus agile, plus modularisé, verra-t-on un SI libéré comme on a l’entreprise libérée ? Plus ubiquitaire et contextuel, ira-t-il jusqu’a évoluer de lui même selon les besoin de l’entreprise ? Un SI plus intelligent que ses concepteurs, robot-ifié ? Restons zen, en résumé, la destination, c’est le voyage : rencontre des métiers et des nouvelles frontières technologiques, pour faire bon usage des innovation du digital, avec les méthodes qui fonctionnent, surtout celles qui nous forcent à nous demander pourquoi. illustrations : AdobePost, Paper + JotMini

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