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Les tpe-enjeux-178

En Ile-de-France, les très petites entreprises (TPE) sont aussi représentées qu’en province, mais contribuent moins à l’emploi et à l’économie de la région. Elles sont plus souvent non employeuses qu’en province et exercent principalement dans le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques, notamment dans le conseil pour les affaires et la gestion et dans les activités juridiques. Elles présentent des taux de marges plus élevés et des délais de paiement plus courts que les petites et moyennes entreprises de 10 à 19 salariés.

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En Ile-de-France, deux entreprises sur trois
sont des très petites entreprises
En Ile-de-France, les très petites entreprises (TPE) sont aussi représentées qu’en province, mais
contribuent moins à l’emploi et à l’économie de la région. Elles sont plus souvent non employeuses
qu’en province et exercent principalement dans le secteur des activités spécialisées, scientifiques et
techniques, notamment dans le conseil pour les affaires et la gestion et dans les activités juridiques.
Elles présentent des taux de marges plus élevés et des délais de paiement plus courts que les petites et
moyennes entreprises de 10 à 19 salariés. Les TPE qui emploient des salariés sont moins nombreuses que
celles non employeuses, mais produisent davantage de richesse. En 2012, les TPE sont économiquement
moins performantes qu’en 2011.
En Ile-de-France, les secteurs principalement marchands non
agricoles et non financiers comptent 735 500 entreprises
régionales en 2012 (Définitions et source). Parmi elles,
487 000 sont de très petites entreprises (TPE) qui emploient
moins de 10 salariés (Les catégories économiques d’entre-
prises).
En Ile-de-France comme
en province, les TPE
représentent les deux
tiers des entreprises
régionales exerçant dans
des secteurs principalement marchands non agricoles et non
financiers. Cependant, les TPE franciliennes pèsent moins
dans l’économie de la région que dans les autres régions
françaises. Tant en termes de chiffres d’affaires, de valeur
ajoutée ou d’investissement, la part des TPE franciliennes
dans le total régional est moindre que celle observée en
province (figure 1). En Ile-de-France, comme en province, les
TPE n’ont pas d’activité significative à l’export.
Les TPE franciliennes ne
représentent que 22 %
de l’emploi salarié des
secteurs principalement
marchands non agricoles et non financiers, contre 29 %
en province. Elles sont de plus petite taille que celles de
province : 60 % d’entre elles n’ont pas de salarié, contre 55 %
en province. Toutefois, parmi les employeuses, l’effectif
L’économie en Île-de-France
L’économie francilienne en bref
EnjeuxIle-de-France
n°178 - décembre 2015
Retrouvez toutes nos publications sur www.crocis.cci-paris-idf.fr
médian est identique en Ile-de-France et en province (respec-
tivement 1,76 et 1,75).
La part plus importante
de TPE franciliennes
non employeuses est à
mettre en relation avec
les activités exercées. En
effet, un quart des TPE exerce dans les activités spécialisées,
scientifiques et techniques, principalement dans le conseil
pour les affaires et la gestion et dans les activités juridiques,
soit deux fois plus qu’en province (12 %) (figure 2). Or, dans ce
secteur, les trois quarts des TPE n’emploient aucun salarié.
Ces activités constituent une spécialité des entreprises
franciliennes, mais surtout des très petites. Le commerce
(18 %) est le deuxième secteur d’activité des TPE franci-
liennes. Parmi les seules TPE employeuses, le commerce
constitue le premier secteur d’activité comme en province.
Les TPE franciliennes exercent enfin moins souvent dans
le secteur de la construction que les TPE de province (12 %
contre 19 %) et plus souvent dans celui de l’information et la
communication.
Les TPE sont majoritai-
rement des sociétés,
notamment en Ile-de-
France, où six sur dix ont
le statut de société à responsabilité limitée, contre 52 %
Les TPE exercent principalement
dans le secteur des activités
spécialisées, scientifiques et
techniques
Une part équivalente de TPE
en Ile-de-France et en province,
mais un moindre poids dans
l’économie de la région
Une part de TPE non
employeuses plus forte qu’en
province
Les TPE ont le plus souvent le
statut de société à responsa-
bilité limitée
L’économie francilienne en bref
EnjeuxIle-de-France
2
1 Équivalent temps plein.
2 Ensemble : total des unités légales du champ.
Champ : entreprises régionales des secteurs principalement marchands hors agriculture et services financiers.
Source : Insee, Ésane 2012 (Fare)
en province. Cette catégorie juridique a été choisie par
les trois quarts des TPE employeuses et par la moitié
des non employeuses. Les TPE franciliennes sont plus
souvent que celles de province le lieu d’exercice d’une
profession libérale (10 % contre 5 %). En Ile-de-France, les
trois quarts des TPE relevant de ce statut (hors activités de
la santé humaine, considérées comme principalement non
marchandes) exercent dans le secteur des activités spécia-
lisées, scientifiques et techniques : ce sont majoritairement
des professions juridiques (avocat, notaire...), mais aussi des
professions de conseil pour les affaires et la gestion (15 %)
et des architectes (11 %). Les TPE ayant opté pour le statut
de profession libérale ou d’artisan (6 %) emploient rarement
des salariés : huit TPE sur dix ayant le statut d’artisan
n’emploient pas de salarié et neuf sur dix pour le statut de
profession libérale.
Paris abrite un peu plus
de TPE que les autres
départements franciliens :
69 % des entreprises de la capitale sont des TPE, contre 64 %
dans le reste de l’Ile-de-France. À l’opposé, c’est dans les
Figure 1 : Les TPE d’Ile-de-France moins contributrices à l’économie de leur région
Poids des TPE dans l’économie
Hauts-de-Seine que la part des TPE est la plus faible (63 %).
À Paris, les activités spécialisées, scientifiques et techniques
sont surreprésentées : un tiers des TPE relève de ce secteur
(contre un quart dans l’ensemble de la région). Ainsi, plus
de la moitié des TPE franciliennes du secteur est concentrée
à Paris : un tiers d’entre elles est dans le conseil pour les
affaires et la gestion et 30 % dans les activités juridiques. Le
secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques
est également le plus représenté dans le tissu des TPE des
Hauts-de-Seine (27 %) et des Yvelines (23 %). Dans les autres
départements, le commerce est la principale activité des
TPE (23 % en Seine-Saint-Denis, 21 % dans le Val-d’Oise, le
Val-de-Marne et l’Essonne).
Le chiffre d’affaires
augmente avec la taille
de l’entreprise : le chiffre
d’affaires médian des TPE
employeuses franciliennes
est cinq fois supérieur à celui des TPE non employeuses
(235 300 € contre 41 400 €) (figure 3). Ainsi, bien que les TPE
non employeuses représentent 60 % des TPE de la région,
	 Entreprises	 Salariés ETP1	 Chiffre	 Chiffre	 Valeur ajoutée	 Investissements
			 d’affaires	 d’affaires					
				à l’export
	 (en nombre)	 (en millions d’euros)
Ile-de-France
Très petites entreprises (TPE)	 487 000	 464 100	 105 837	 6 660	 39 596	 6 389
Part dans l’ensemble2 des entreprises 	 66 %	 22 %	 13 %	 4 %	 19 %	 15 %
Province
Très petites entreprises (TPE)	 1 557 100 	 1 698 600 	 343 700 	 9 072	 121 730	 16 941
Part dans l’ensemble2 des entreprises	 64 %	 29 %	 22 %	 4 %	 29 % 	 24 %
Les TPE d’avantage présentes
à Paris
Figure 2 : Les TPE franciliennes exercent principalement dans le secteur
des activités spécialisées, scientifiques et techniques
Répartition des TPE selon le secteur d’activité (en %)
0 5 10 15 20 25
Industries
Autres activités de services
Arts, spectacles et activités récréatives
Transports et entreposage
Activités de services administratifs et de soutien
Hébergement et restauration
Activités immobilières
Information et communication
Construction
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
Ile-de-France Province
Champ : TPE régionales dans les secteurs principalement marchands hors agriculture et hors services financiers.
Source : Insee, Ésane 2012 (Fare)
Les TPE employeuses sont moins
nombreuses mais ont un poids
économique plus important que
les TPE non employeuses
L’économie francilienne en bref
EnjeuxIle-de-France
3
elles ne réalisent qu’un quart du chiffre d’affaires total. Ceci
est lié en partie aux activités exercées : le commerce est par
nature un des secteurs générant le plus de chiffre d’affaires.
Or, en Ile-de-France, les TPE employeuses sont plus souvent
des entreprises commerciales que les non employeuses.
En Ile-de-France, les TPE employeuses créent trois fois plus
de richesse que les TPE non employeuses (29,5 milliards
d’euros de valeur ajoutée, contre 10,1 milliards d’euros).
La valeur ajoutée d’une entreprise augmente avec le nombre
de salariés. Rapportée au nombre de salariés, la valeur
ajoutée est légèrement plus faible pour les TPE employeuses
que pour les PME de 10 à 19 salariés (51 100 € par salarié
contre 59 300 €), le niveau des salaires étant plus élevé
pour ces dernières. Par ailleurs, les taux de valeur ajoutée
montrent que la richesse créée par une petite entreprise par
rapport à son chiffre d’affaires ne varie que peu avec la taille
de l’entreprise (entre 42 % et 49 %).
Le taux de marge mesure
la part de la valeur ajoutée
qui reste à disposition de
l’entreprise, après déduction des impôts et taxes et des frais
de personnel. Le taux de marge médian des TPE employeuses
est de 18 %, mais il varie selon le secteur d’activité. Il s’élève
à 13 % pour les services aux particuliers contre 21 % dans le
commerce. Quel que soit le secteur d’activité, il est supérieur
à celui des PME de 10 à 19 salariés.
Contrairement aux PME
de 10 à 19 salariés, les
délais de paiement clients
des TPE sont, en général,
plus courts que ceux des fournisseurs. Leurs médianes
s’élèvent respectivement à 1 jour et 28 jours (contre respecti-
vement 56 jours et 50 jours pour les PME de 10 à 19 salariés).
La majorité des TPE est donc payée par ses clients avant de
régler ses fournisseurs.
Cependant, les délais de paiement clients des TPE, comme
ceuxdesPMEde10à19salariés,varientselonquel’entreprise
traite plutôt avec des professionnels (« Business to Business
- B to B ») ou des consommateurs (« Business to Consumer
- B to C »). Les TPE des secteurs B to C ont des délais de
paiement clients beaucoup plus courts que celles du secteur
B to B. La médiane des délais de paiement clients est de 40
jours dans le secteur de l’information et la communication et
de 26 jours dans l’industrie (secteurs plutôt orientés B to B)
(91 jours dans l’information-communication et 56 jours dans
l’industrie pour les PME de 10 à 19 salariés) contre 0 jour
dans l’hébergement-restauration et dans les services aux
particuliers (secteurs plutôt considérés comme B to C) (1 jour
dans l’hébergement-restauration et 27 jours dans les services
aux particuliers pour les PME de 10 à 19 salariés).
Le renouvellement des
TPE dans le tissu productif
est très fréquent : d’après
l’enquête Système d’infor-
mation sur les nouvelles entreprises (Sine), en Ile-de- France
comme dans l’ensemble de la France, une entreprise sur
deux disparaît dans les cinq ans après sa création, et ce ne
sont quasiment que des TPE. Ainsi, sur les 487 000 TPE franci-
liennes existant en 2012, seules 403 000 étaient présentes en
2011. Parmi ces dernières, davantage sont employeuses en
2012 (174 700 contre 162 200 un an auparavant). Le nombre
d’entreprisesemployeusesaprogressédanstouslessecteurs
d’activité. L’évolution des performances économiques et
financières des TPE entre 2011 et 2012 a été étudiée sur la
base des TPE de 2012 présentes en 2011 (que l’entreprise soit
TPE ou non en 2011).
Au niveau individuel
de chaque entreprise,
le chiffre d’affaires
des TPE franciliennes
a plutôt diminué entre 2011 et 2012 :
l’évolution médiane de chiffre d’affaires est de
- 0,5 %. Cette baisse est constatée dans tous les secteurs, sauf
dans celui des transports et entreposage (médiane à + 0,5 %).
Les secteurs du commerce et de l’hébergement-restau-
ration sont les plus touchés par cette diminution (médianes
* Non significatif. Pour les entreprises non employeuses, le taux de marge est par nature proche de 100 % puisqu’il n’y a pas de masse salariale et il
n’a donc pas de sens économique.
Champ : entreprises franciliennes dans les secteurs principalement marchands hors agriculture et hors services financiers.
Source : Insee, Ésane 2012 (Fare)
Figure 3 : Des indicateurs économiques et financiers variables selon la taille de l’entreprise
Valeurs médianes des indicateurs économiques et financiers en Ile-de-France
	 TPE de 0 salarié	 TPE de 1 à 9 salariés	 PME de 10 à 19 salariés
Chiffre d’affaires (en milliers d’euros)	 41	 235	 1 608
Valeur ajoutée (en milliers d’euros)	 16,2	 94,9	 740,5
Excédent brut d’exploitation (en milliers d’euros)	 7,5	 11,7	 63,5
Productivité apparente du travail (en milliers d’euros)	 -	 51,1	 59,3
Taux de valeur ajoutée (en %)	 45,5	 42,2	 48,5
Taux de marge (en %)	 ns*	 18,2	 10,6
Fonds propres / Total du bilan (en %)	 60,8	 32,6	 33,6
Taux d’endettement (en %)	 0,0	 5,0	 8,0
Trésorerie / Total de l’actif (en %)	 13,0	 11,0	 8,0
Délais de paiement clients (en nombre de jours)	 0,0	 18,2	 55,9
Délais de paiement fournisseurs (en nombre de jours)	 15,8	 37,9	 49,6
Des taux de marges plus élevés
pour les TPE
Les délais de paiement
s’allongent avec la taille de
l’entreprise
Un fort renouvellement des
TPE dans le tissu productif
Légère baisse des performances
économiques des TPE entre 2011
et 2012
L’économie francilienne en bref
EnjeuxIle-de-France
respectives de - 1,7 % et - 1,6 %). Les taux de valeur ajoutée
sont également en léger repli : la médiane de ce ratio passe de
46,4 % en 2011 à 45,1 % en 2012. Cette baisse concerne tous les
secteurs, excepté ceux des transports et entreposage (+ 0,3
point), des activités spécialisées, scientifiques et techniques
(+ 0,1 point) et des activités de services administratifs et de
soutien (+ 0,1 point).
Les taux de marge des TPE employeuses suivent la même
tendance que les taux de valeur ajoutée : la médiane passe
de 18 % à 17 %. Ils diminuent dans tous les secteurs d’activité
et davantage dans les activités immobilières (- 15 points) et la
construction (- 11 points). Cette évolution résulte d’une baisse
de l’excédent brut d’exploitation (l’évolution médiane est de -
7,5 %) beaucoup plus importante que celle de la valeur ajoutée
aux coûts des facteurs (l’évolution médiane est de - 1,6 %).
Le taux d’endettement
des TPE a baissé entre
2011 et 2012 dans tous les
secteurs d’activité : la médiane du taux d’endettement est
passée de 5,0 % à 0,2 %. Pour les TPE non employeuses, elle est
même nulle en 2012.
LES ENTREPRISES FRANCILIENNES DE MOINS DE 10 SALARIÉS NON CLASSÉES EN TPE
En Ile-de-France, les auto-entrepreneurs et micro-entreprises au sens fiscal représentent 26 % des entreprises de moins de 10 salariés
contre 30 % en province. Un quart de ces entreprises exerce dans le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques,
notamment dans le conseil pour les affaires et la gestion (35 % d’entre elles), les activités de design (14 %) et le conseil en relations
publiques et communication (10 %). Par ailleurs, elles représentent 65 % des entreprises de moins de 10 salariés du secteur des arts,
spectacles et activités récréatives contre 69 % en province.
Les entreprises ayant un chiffre d’affaires ou un total de bilan supérieur à 2 millions d’euros ne représentent que 0,4 % des entreprises
franciliennes de moins de 10 salariés. Un tiers d’entre elles est spécialisé dans le commerce et deux sur dix dans les activités immobi-
lières.
Enfin, les entreprises appartenant à un groupe représentent 3 % des entreprises de moins de 10 salariés. Un tiers de ces entreprises
exercent dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques, notamment dans les activités des sièges sociaux (58 % d’entre
elles) et le conseil pour les affaires et la gestion (20 %). Elles représentent quatre entreprises sur dix dans le secteur des industries
extractives et deux sur dix dans le secteur de la production d’électricité.
LES CATÉGORIES ÉCONOMIQUES D’ENTREPRISES
À partir de critères économiques, la loi de modernisation économique (LME) de 2008 distingue quatre grandes catégories d’entre-
prises, des plus grandes aux plus petites : les grandes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire, les petites et moyennes
entreprises hors microentreprises (PME) et les microentreprises. Les microentreprises sont des unités légales de moins de 10
personnes n’appartenant pas à un groupe et ayant un chiffre d’affaires ou un total de bilan n’excédant pas 2 millions d’euros. En
Ile-de-France, dans les secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers, 669 500 unités légales appartiennent à
cette catégorie.
Nombre d’entreprises franciliennes par catégorie
* Sauf s’il s’agit d’un groupe de type microentreprise au sens de la LME.
Champ : entreprises franciliennes de 0 à 9 salariés des secteurs principalement marchands hors agriculture et services financiers. TPE au sens de la
LME, hors auto-entrepreneurs et micro-entreprises au sens fiscal.
Source : Insee, Ésane 2012 (Fare)
Dans cette étude, les très petites entreprises (TPE) sont les microentreprises qui ne relèvent ni du statut d’auto-entrepreneur, ni du
régime fiscal de la micro-entreprise, unités pour lesquelles il y a peu de données comptables exploitables. Les TPE représentent 73 %
des microentreprises au sens de la LME, quasiment 100 % de leurs salariés, 97 % de leur chiffre d’affaires et de leur valeur ajoutée.
Les PME de 10 à 19 salariés auxquelles sont comparées les TPE dans cette étude sont les entreprises monorégionales et quasi-
monorégionales, principalement implantées en Ile-de-France, qui emploient 10 à 19 salariés, ont un chiffre d’affaires inférieur à 50
millions d’euros ou un total de bilan inférieur à 43 millions d’euros, n’appartiennent pas à un groupe d’une catégorie supérieure à
une PME et exercent une activité dans les secteurs principalement marchands, hors agriculture et services financiers (même champ
sectoriel que les TPE).
0 100000 200000 300000 400000 500000 600000 700000
Très petites entreprises Auto-entrepreneurs et micro-entreprises au sens fiscal
Unités légales de 0 à 9 salariés avec CA et bilan >2 millions d'euros Unités légales avec salariés de 0 à 9 salariés appartenant à un groupe1
487 000 TPE
669 500 microentreprises au sens LME
701 800 entreprises de 0 à 9 salariés
Desindicateursfinanciersqui
traduisentunclimatd’incertitude
5
4
L’économie francilienne en bref
EnjeuxIle-de-France
5
Directeur de la publication : Etienne GUYOT
Directeur de la rédaction : France MOROT-VIDELAINE
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Maquette et mise en page : Nathalie PAGNOUX
Reproduction autorisée à la condition expresse de mentionner la source
Crédit photo : Foucha/CCI Paris Ile-de-France
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ISSN : 1266-3255
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tél. : +33 (0) 1 55 65 82 00 - fax : +33 (0) 1 55 65 82 62 - e-mail : crocis@cci-paris-idf.fr
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 Président : Alain BUAT
 Responsable : Isabelle SAVELLI-THIAULT
 Industrie - Démographie d’entreprises : Yves BURFIN
 Commerce - Enquêtes - Développement durable : Julien TUILLIER
 Conjoncture - Benchmark européen : Mickaël LE PRIOL
 Services : Bénédicte GUALBERT
 Veille économique : Marielle GUERARD
 PAO - Multimédia : Nathalie PAGNOUX
 Administration - Secrétariat : Isabelle BURGOT-LAMBERT
L’économie en Île-de-France
POUR EN SAVOIR PLUS :
•	 Bacheré H., « Les très petites entreprises, 2 millions d’unités très diverses », Insee Focus n° 24, mars 2015.
•	 Bacheré H., « 2012 : une année difficile pour les entreprises, particulièrement pour les plus petites », « Les entreprises en France », Insee
Références, novembre 2014.
•	 « Rapport sur le financement des TPE en France », Observatoire du financement des entreprises, juin 2014.
DÉFINITIONS ET SOURCE
Définitions
Dans cette étude, les entreprises régionales représentent les entreprises monorégionales ou quasi-monorégionales. Les entreprises
monorégionales ont tous leurs établissements dans la même région. Les entreprises sont quasi-monorégionales si elles ont plus de
80 % de leurs établissements ou salariés dans la même région. En Ile-de-France, dans les secteurs principalement marchands non
agricoles et non financiers, 98,9 % des entreprises et 99,3 % des TPE sont monorégionales ou quasi-monorégionales.
Chiffre d’affaires : représente le montant des affaires (hors taxes) réalisées par l’entreprise avec les tiers dans l’exercice de son
activité professionnelle normale et courante. Il correspond à la valeur de la production, c’est-à-dire à la somme des ventes de
marchandises, de produits fabriqués, des prestations de services et des produits des activités annexes.
Valeur ajoutée : valeur de la production diminuée de la consommation intermédiaire.
Taux de valeur ajoutée : rapport entre la valeur ajoutée et le chiffre d’affaires.
Productivité apparente du travail : rapport du montant de richesse créé par l’entreprise après déduction des coûts extérieurs (valeur
ajoutée hors taxes) rapporté à l’effectif salarié en équivalent temps plein.
Taux de marge : rapport entre l’excédent brut d’exploitation et la valeur ajoutée aux coûts des facteurs.
Taux d’investissement : rapport entre les investissements corporels bruts hors apports et la valeur ajoutée.
Taux d’endettement : taux mesurant la part des dettes dans les ressources totales de l’entreprise (Emprunts et dettes assimilées /
Total de bilan (net)).
Trésorerie : la trésorerie est constituée par les sommes d’argent disponibles en caisse ou en banque.
Délais de paiement des fournisseurs : ce ratio moyen se définit comme le rapport entre le total des dettes fournisseurs sur l’ensemble
du secteur (y compris comptes rattachés) et le total des achats et charges externes annuels TTC divisé par 360, pour être exprimé en
jours d’achats. DPF moyen = Total dettes fournisseurs / (Total achats et charges externes TTC / 360).
Délais de paiement des clients : ce ratio moyen se définit comme le rapport entre le total des créances clients sur l’ensemble du
secteur (y compris comptes rattachés et effets escomptés non échus), et le total des chiffres d’affaires annuels TTC divisé par 360,
pour être exprimé en jours de chiffre d’affaires. DPC moyen = Total créances clients / (Total CATTC / 360).
Médiane : la médiane est la valeur qui partage une distribution en deux parties égales. Ainsi, pour une distribution de chiffres
d’affaires (CA), la médiane est le CA au-dessous duquel se situent 50 % des entreprises.
Source
Esane (dispositif d’Élaboration des statistiques annuelles d’entreprises) produit des statistiques structurelles sur les entreprises
marchandes à l’exception du secteur agricole, à partir de données administratives et d’enquêtes auprès d’un échantillon d’entreprises.
Fare (Fichier approché des résultats Esane) est un fichier destiné à l’analyse économique et financière des entreprises.
Dans ce contexte, le ratio des fonds propres sur le total du
bilan a fluctué de 33 % à 34 % pour les TPE employeuses et de
41 % à 64 % pour les TPE non employeuses.
Dans un contexte de crise de la dette souveraine en Europe,
les TPE ont en effet adopté une attitude de précaution.
La trésorerie des TPE semble se stabiliser : la médiane
de la part de la trésorerie dans le total de l’actif baisse
seulement de 0,3 point entre 2011 et 2012. Néanmoins, en
2012, 22 % des TPE présentes en 2011 sont dans une situation
financière préoccupante, c’est-à-dire qu’elles cumulent de
faibles montants de trésorerie (nuls ou inférieurs à 5 000 €)
et des capitaux propres nuls ou négatifs.
Sabrina Abdelmalek, Céline Calvier, Christophe Le Guinio,
Insee Ile-de-France
Yves Burfin, Crocis de la CCI Paris Ile-de-France

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Les tpe-enjeux-178

  • 1. En Ile-de-France, deux entreprises sur trois sont des très petites entreprises En Ile-de-France, les très petites entreprises (TPE) sont aussi représentées qu’en province, mais contribuent moins à l’emploi et à l’économie de la région. Elles sont plus souvent non employeuses qu’en province et exercent principalement dans le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques, notamment dans le conseil pour les affaires et la gestion et dans les activités juridiques. Elles présentent des taux de marges plus élevés et des délais de paiement plus courts que les petites et moyennes entreprises de 10 à 19 salariés. Les TPE qui emploient des salariés sont moins nombreuses que celles non employeuses, mais produisent davantage de richesse. En 2012, les TPE sont économiquement moins performantes qu’en 2011. En Ile-de-France, les secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers comptent 735 500 entreprises régionales en 2012 (Définitions et source). Parmi elles, 487 000 sont de très petites entreprises (TPE) qui emploient moins de 10 salariés (Les catégories économiques d’entre- prises). En Ile-de-France comme en province, les TPE représentent les deux tiers des entreprises régionales exerçant dans des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers. Cependant, les TPE franciliennes pèsent moins dans l’économie de la région que dans les autres régions françaises. Tant en termes de chiffres d’affaires, de valeur ajoutée ou d’investissement, la part des TPE franciliennes dans le total régional est moindre que celle observée en province (figure 1). En Ile-de-France, comme en province, les TPE n’ont pas d’activité significative à l’export. Les TPE franciliennes ne représentent que 22 % de l’emploi salarié des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers, contre 29 % en province. Elles sont de plus petite taille que celles de province : 60 % d’entre elles n’ont pas de salarié, contre 55 % en province. Toutefois, parmi les employeuses, l’effectif L’économie en Île-de-France L’économie francilienne en bref EnjeuxIle-de-France n°178 - décembre 2015 Retrouvez toutes nos publications sur www.crocis.cci-paris-idf.fr médian est identique en Ile-de-France et en province (respec- tivement 1,76 et 1,75). La part plus importante de TPE franciliennes non employeuses est à mettre en relation avec les activités exercées. En effet, un quart des TPE exerce dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques, principalement dans le conseil pour les affaires et la gestion et dans les activités juridiques, soit deux fois plus qu’en province (12 %) (figure 2). Or, dans ce secteur, les trois quarts des TPE n’emploient aucun salarié. Ces activités constituent une spécialité des entreprises franciliennes, mais surtout des très petites. Le commerce (18 %) est le deuxième secteur d’activité des TPE franci- liennes. Parmi les seules TPE employeuses, le commerce constitue le premier secteur d’activité comme en province. Les TPE franciliennes exercent enfin moins souvent dans le secteur de la construction que les TPE de province (12 % contre 19 %) et plus souvent dans celui de l’information et la communication. Les TPE sont majoritai- rement des sociétés, notamment en Ile-de- France, où six sur dix ont le statut de société à responsabilité limitée, contre 52 % Les TPE exercent principalement dans le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques Une part équivalente de TPE en Ile-de-France et en province, mais un moindre poids dans l’économie de la région Une part de TPE non employeuses plus forte qu’en province Les TPE ont le plus souvent le statut de société à responsa- bilité limitée
  • 2. L’économie francilienne en bref EnjeuxIle-de-France 2 1 Équivalent temps plein. 2 Ensemble : total des unités légales du champ. Champ : entreprises régionales des secteurs principalement marchands hors agriculture et services financiers. Source : Insee, Ésane 2012 (Fare) en province. Cette catégorie juridique a été choisie par les trois quarts des TPE employeuses et par la moitié des non employeuses. Les TPE franciliennes sont plus souvent que celles de province le lieu d’exercice d’une profession libérale (10 % contre 5 %). En Ile-de-France, les trois quarts des TPE relevant de ce statut (hors activités de la santé humaine, considérées comme principalement non marchandes) exercent dans le secteur des activités spécia- lisées, scientifiques et techniques : ce sont majoritairement des professions juridiques (avocat, notaire...), mais aussi des professions de conseil pour les affaires et la gestion (15 %) et des architectes (11 %). Les TPE ayant opté pour le statut de profession libérale ou d’artisan (6 %) emploient rarement des salariés : huit TPE sur dix ayant le statut d’artisan n’emploient pas de salarié et neuf sur dix pour le statut de profession libérale. Paris abrite un peu plus de TPE que les autres départements franciliens : 69 % des entreprises de la capitale sont des TPE, contre 64 % dans le reste de l’Ile-de-France. À l’opposé, c’est dans les Figure 1 : Les TPE d’Ile-de-France moins contributrices à l’économie de leur région Poids des TPE dans l’économie Hauts-de-Seine que la part des TPE est la plus faible (63 %). À Paris, les activités spécialisées, scientifiques et techniques sont surreprésentées : un tiers des TPE relève de ce secteur (contre un quart dans l’ensemble de la région). Ainsi, plus de la moitié des TPE franciliennes du secteur est concentrée à Paris : un tiers d’entre elles est dans le conseil pour les affaires et la gestion et 30 % dans les activités juridiques. Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques est également le plus représenté dans le tissu des TPE des Hauts-de-Seine (27 %) et des Yvelines (23 %). Dans les autres départements, le commerce est la principale activité des TPE (23 % en Seine-Saint-Denis, 21 % dans le Val-d’Oise, le Val-de-Marne et l’Essonne). Le chiffre d’affaires augmente avec la taille de l’entreprise : le chiffre d’affaires médian des TPE employeuses franciliennes est cinq fois supérieur à celui des TPE non employeuses (235 300 € contre 41 400 €) (figure 3). Ainsi, bien que les TPE non employeuses représentent 60 % des TPE de la région, Entreprises Salariés ETP1 Chiffre Chiffre Valeur ajoutée Investissements d’affaires d’affaires à l’export (en nombre) (en millions d’euros) Ile-de-France Très petites entreprises (TPE) 487 000 464 100 105 837 6 660 39 596 6 389 Part dans l’ensemble2 des entreprises 66 % 22 % 13 % 4 % 19 % 15 % Province Très petites entreprises (TPE) 1 557 100 1 698 600 343 700 9 072 121 730 16 941 Part dans l’ensemble2 des entreprises 64 % 29 % 22 % 4 % 29 % 24 % Les TPE d’avantage présentes à Paris Figure 2 : Les TPE franciliennes exercent principalement dans le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques Répartition des TPE selon le secteur d’activité (en %) 0 5 10 15 20 25 Industries Autres activités de services Arts, spectacles et activités récréatives Transports et entreposage Activités de services administratifs et de soutien Hébergement et restauration Activités immobilières Information et communication Construction Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles Activités spécialisées, scientifiques et techniques Ile-de-France Province Champ : TPE régionales dans les secteurs principalement marchands hors agriculture et hors services financiers. Source : Insee, Ésane 2012 (Fare) Les TPE employeuses sont moins nombreuses mais ont un poids économique plus important que les TPE non employeuses
  • 3. L’économie francilienne en bref EnjeuxIle-de-France 3 elles ne réalisent qu’un quart du chiffre d’affaires total. Ceci est lié en partie aux activités exercées : le commerce est par nature un des secteurs générant le plus de chiffre d’affaires. Or, en Ile-de-France, les TPE employeuses sont plus souvent des entreprises commerciales que les non employeuses. En Ile-de-France, les TPE employeuses créent trois fois plus de richesse que les TPE non employeuses (29,5 milliards d’euros de valeur ajoutée, contre 10,1 milliards d’euros). La valeur ajoutée d’une entreprise augmente avec le nombre de salariés. Rapportée au nombre de salariés, la valeur ajoutée est légèrement plus faible pour les TPE employeuses que pour les PME de 10 à 19 salariés (51 100 € par salarié contre 59 300 €), le niveau des salaires étant plus élevé pour ces dernières. Par ailleurs, les taux de valeur ajoutée montrent que la richesse créée par une petite entreprise par rapport à son chiffre d’affaires ne varie que peu avec la taille de l’entreprise (entre 42 % et 49 %). Le taux de marge mesure la part de la valeur ajoutée qui reste à disposition de l’entreprise, après déduction des impôts et taxes et des frais de personnel. Le taux de marge médian des TPE employeuses est de 18 %, mais il varie selon le secteur d’activité. Il s’élève à 13 % pour les services aux particuliers contre 21 % dans le commerce. Quel que soit le secteur d’activité, il est supérieur à celui des PME de 10 à 19 salariés. Contrairement aux PME de 10 à 19 salariés, les délais de paiement clients des TPE sont, en général, plus courts que ceux des fournisseurs. Leurs médianes s’élèvent respectivement à 1 jour et 28 jours (contre respecti- vement 56 jours et 50 jours pour les PME de 10 à 19 salariés). La majorité des TPE est donc payée par ses clients avant de régler ses fournisseurs. Cependant, les délais de paiement clients des TPE, comme ceuxdesPMEde10à19salariés,varientselonquel’entreprise traite plutôt avec des professionnels (« Business to Business - B to B ») ou des consommateurs (« Business to Consumer - B to C »). Les TPE des secteurs B to C ont des délais de paiement clients beaucoup plus courts que celles du secteur B to B. La médiane des délais de paiement clients est de 40 jours dans le secteur de l’information et la communication et de 26 jours dans l’industrie (secteurs plutôt orientés B to B) (91 jours dans l’information-communication et 56 jours dans l’industrie pour les PME de 10 à 19 salariés) contre 0 jour dans l’hébergement-restauration et dans les services aux particuliers (secteurs plutôt considérés comme B to C) (1 jour dans l’hébergement-restauration et 27 jours dans les services aux particuliers pour les PME de 10 à 19 salariés). Le renouvellement des TPE dans le tissu productif est très fréquent : d’après l’enquête Système d’infor- mation sur les nouvelles entreprises (Sine), en Ile-de- France comme dans l’ensemble de la France, une entreprise sur deux disparaît dans les cinq ans après sa création, et ce ne sont quasiment que des TPE. Ainsi, sur les 487 000 TPE franci- liennes existant en 2012, seules 403 000 étaient présentes en 2011. Parmi ces dernières, davantage sont employeuses en 2012 (174 700 contre 162 200 un an auparavant). Le nombre d’entreprisesemployeusesaprogressédanstouslessecteurs d’activité. L’évolution des performances économiques et financières des TPE entre 2011 et 2012 a été étudiée sur la base des TPE de 2012 présentes en 2011 (que l’entreprise soit TPE ou non en 2011). Au niveau individuel de chaque entreprise, le chiffre d’affaires des TPE franciliennes a plutôt diminué entre 2011 et 2012 : l’évolution médiane de chiffre d’affaires est de - 0,5 %. Cette baisse est constatée dans tous les secteurs, sauf dans celui des transports et entreposage (médiane à + 0,5 %). Les secteurs du commerce et de l’hébergement-restau- ration sont les plus touchés par cette diminution (médianes * Non significatif. Pour les entreprises non employeuses, le taux de marge est par nature proche de 100 % puisqu’il n’y a pas de masse salariale et il n’a donc pas de sens économique. Champ : entreprises franciliennes dans les secteurs principalement marchands hors agriculture et hors services financiers. Source : Insee, Ésane 2012 (Fare) Figure 3 : Des indicateurs économiques et financiers variables selon la taille de l’entreprise Valeurs médianes des indicateurs économiques et financiers en Ile-de-France TPE de 0 salarié TPE de 1 à 9 salariés PME de 10 à 19 salariés Chiffre d’affaires (en milliers d’euros) 41 235 1 608 Valeur ajoutée (en milliers d’euros) 16,2 94,9 740,5 Excédent brut d’exploitation (en milliers d’euros) 7,5 11,7 63,5 Productivité apparente du travail (en milliers d’euros) - 51,1 59,3 Taux de valeur ajoutée (en %) 45,5 42,2 48,5 Taux de marge (en %) ns* 18,2 10,6 Fonds propres / Total du bilan (en %) 60,8 32,6 33,6 Taux d’endettement (en %) 0,0 5,0 8,0 Trésorerie / Total de l’actif (en %) 13,0 11,0 8,0 Délais de paiement clients (en nombre de jours) 0,0 18,2 55,9 Délais de paiement fournisseurs (en nombre de jours) 15,8 37,9 49,6 Des taux de marges plus élevés pour les TPE Les délais de paiement s’allongent avec la taille de l’entreprise Un fort renouvellement des TPE dans le tissu productif Légère baisse des performances économiques des TPE entre 2011 et 2012
  • 4. L’économie francilienne en bref EnjeuxIle-de-France respectives de - 1,7 % et - 1,6 %). Les taux de valeur ajoutée sont également en léger repli : la médiane de ce ratio passe de 46,4 % en 2011 à 45,1 % en 2012. Cette baisse concerne tous les secteurs, excepté ceux des transports et entreposage (+ 0,3 point), des activités spécialisées, scientifiques et techniques (+ 0,1 point) et des activités de services administratifs et de soutien (+ 0,1 point). Les taux de marge des TPE employeuses suivent la même tendance que les taux de valeur ajoutée : la médiane passe de 18 % à 17 %. Ils diminuent dans tous les secteurs d’activité et davantage dans les activités immobilières (- 15 points) et la construction (- 11 points). Cette évolution résulte d’une baisse de l’excédent brut d’exploitation (l’évolution médiane est de - 7,5 %) beaucoup plus importante que celle de la valeur ajoutée aux coûts des facteurs (l’évolution médiane est de - 1,6 %). Le taux d’endettement des TPE a baissé entre 2011 et 2012 dans tous les secteurs d’activité : la médiane du taux d’endettement est passée de 5,0 % à 0,2 %. Pour les TPE non employeuses, elle est même nulle en 2012. LES ENTREPRISES FRANCILIENNES DE MOINS DE 10 SALARIÉS NON CLASSÉES EN TPE En Ile-de-France, les auto-entrepreneurs et micro-entreprises au sens fiscal représentent 26 % des entreprises de moins de 10 salariés contre 30 % en province. Un quart de ces entreprises exerce dans le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques, notamment dans le conseil pour les affaires et la gestion (35 % d’entre elles), les activités de design (14 %) et le conseil en relations publiques et communication (10 %). Par ailleurs, elles représentent 65 % des entreprises de moins de 10 salariés du secteur des arts, spectacles et activités récréatives contre 69 % en province. Les entreprises ayant un chiffre d’affaires ou un total de bilan supérieur à 2 millions d’euros ne représentent que 0,4 % des entreprises franciliennes de moins de 10 salariés. Un tiers d’entre elles est spécialisé dans le commerce et deux sur dix dans les activités immobi- lières. Enfin, les entreprises appartenant à un groupe représentent 3 % des entreprises de moins de 10 salariés. Un tiers de ces entreprises exercent dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques, notamment dans les activités des sièges sociaux (58 % d’entre elles) et le conseil pour les affaires et la gestion (20 %). Elles représentent quatre entreprises sur dix dans le secteur des industries extractives et deux sur dix dans le secteur de la production d’électricité. LES CATÉGORIES ÉCONOMIQUES D’ENTREPRISES À partir de critères économiques, la loi de modernisation économique (LME) de 2008 distingue quatre grandes catégories d’entre- prises, des plus grandes aux plus petites : les grandes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire, les petites et moyennes entreprises hors microentreprises (PME) et les microentreprises. Les microentreprises sont des unités légales de moins de 10 personnes n’appartenant pas à un groupe et ayant un chiffre d’affaires ou un total de bilan n’excédant pas 2 millions d’euros. En Ile-de-France, dans les secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers, 669 500 unités légales appartiennent à cette catégorie. Nombre d’entreprises franciliennes par catégorie * Sauf s’il s’agit d’un groupe de type microentreprise au sens de la LME. Champ : entreprises franciliennes de 0 à 9 salariés des secteurs principalement marchands hors agriculture et services financiers. TPE au sens de la LME, hors auto-entrepreneurs et micro-entreprises au sens fiscal. Source : Insee, Ésane 2012 (Fare) Dans cette étude, les très petites entreprises (TPE) sont les microentreprises qui ne relèvent ni du statut d’auto-entrepreneur, ni du régime fiscal de la micro-entreprise, unités pour lesquelles il y a peu de données comptables exploitables. Les TPE représentent 73 % des microentreprises au sens de la LME, quasiment 100 % de leurs salariés, 97 % de leur chiffre d’affaires et de leur valeur ajoutée. Les PME de 10 à 19 salariés auxquelles sont comparées les TPE dans cette étude sont les entreprises monorégionales et quasi- monorégionales, principalement implantées en Ile-de-France, qui emploient 10 à 19 salariés, ont un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros ou un total de bilan inférieur à 43 millions d’euros, n’appartiennent pas à un groupe d’une catégorie supérieure à une PME et exercent une activité dans les secteurs principalement marchands, hors agriculture et services financiers (même champ sectoriel que les TPE). 0 100000 200000 300000 400000 500000 600000 700000 Très petites entreprises Auto-entrepreneurs et micro-entreprises au sens fiscal Unités légales de 0 à 9 salariés avec CA et bilan >2 millions d'euros Unités légales avec salariés de 0 à 9 salariés appartenant à un groupe1 487 000 TPE 669 500 microentreprises au sens LME 701 800 entreprises de 0 à 9 salariés Desindicateursfinanciersqui traduisentunclimatd’incertitude 5 4
  • 5. L’économie francilienne en bref EnjeuxIle-de-France 5 Directeur de la publication : Etienne GUYOT Directeur de la rédaction : France MOROT-VIDELAINE Rédacteur en chef : Isabelle SAVELLI-THIAULT Maquette et mise en page : Nathalie PAGNOUX Reproduction autorisée à la condition expresse de mentionner la source Crédit photo : Foucha/CCI Paris Ile-de-France Dépot légal :décembre 2015 ISSN : 1266-3255 CROCIS de la CCI Paris Ile-de-France - 27 avenue de Friedland - 75382 PARIS cedex 08 tél. : +33 (0) 1 55 65 82 00 - fax : +33 (0) 1 55 65 82 62 - e-mail : crocis@cci-paris-idf.fr Retrouvez toutes nos publications sur www.crocis.cci-paris-idf.fr Suivez nous sur Twitter @CROCIS_CCI_IDF  Président : Alain BUAT  Responsable : Isabelle SAVELLI-THIAULT  Industrie - Démographie d’entreprises : Yves BURFIN  Commerce - Enquêtes - Développement durable : Julien TUILLIER  Conjoncture - Benchmark européen : Mickaël LE PRIOL  Services : Bénédicte GUALBERT  Veille économique : Marielle GUERARD  PAO - Multimédia : Nathalie PAGNOUX  Administration - Secrétariat : Isabelle BURGOT-LAMBERT L’économie en Île-de-France POUR EN SAVOIR PLUS : • Bacheré H., « Les très petites entreprises, 2 millions d’unités très diverses », Insee Focus n° 24, mars 2015. • Bacheré H., « 2012 : une année difficile pour les entreprises, particulièrement pour les plus petites », « Les entreprises en France », Insee Références, novembre 2014. • « Rapport sur le financement des TPE en France », Observatoire du financement des entreprises, juin 2014. DÉFINITIONS ET SOURCE Définitions Dans cette étude, les entreprises régionales représentent les entreprises monorégionales ou quasi-monorégionales. Les entreprises monorégionales ont tous leurs établissements dans la même région. Les entreprises sont quasi-monorégionales si elles ont plus de 80 % de leurs établissements ou salariés dans la même région. En Ile-de-France, dans les secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers, 98,9 % des entreprises et 99,3 % des TPE sont monorégionales ou quasi-monorégionales. Chiffre d’affaires : représente le montant des affaires (hors taxes) réalisées par l’entreprise avec les tiers dans l’exercice de son activité professionnelle normale et courante. Il correspond à la valeur de la production, c’est-à-dire à la somme des ventes de marchandises, de produits fabriqués, des prestations de services et des produits des activités annexes. Valeur ajoutée : valeur de la production diminuée de la consommation intermédiaire. Taux de valeur ajoutée : rapport entre la valeur ajoutée et le chiffre d’affaires. Productivité apparente du travail : rapport du montant de richesse créé par l’entreprise après déduction des coûts extérieurs (valeur ajoutée hors taxes) rapporté à l’effectif salarié en équivalent temps plein. Taux de marge : rapport entre l’excédent brut d’exploitation et la valeur ajoutée aux coûts des facteurs. Taux d’investissement : rapport entre les investissements corporels bruts hors apports et la valeur ajoutée. Taux d’endettement : taux mesurant la part des dettes dans les ressources totales de l’entreprise (Emprunts et dettes assimilées / Total de bilan (net)). Trésorerie : la trésorerie est constituée par les sommes d’argent disponibles en caisse ou en banque. Délais de paiement des fournisseurs : ce ratio moyen se définit comme le rapport entre le total des dettes fournisseurs sur l’ensemble du secteur (y compris comptes rattachés) et le total des achats et charges externes annuels TTC divisé par 360, pour être exprimé en jours d’achats. DPF moyen = Total dettes fournisseurs / (Total achats et charges externes TTC / 360). Délais de paiement des clients : ce ratio moyen se définit comme le rapport entre le total des créances clients sur l’ensemble du secteur (y compris comptes rattachés et effets escomptés non échus), et le total des chiffres d’affaires annuels TTC divisé par 360, pour être exprimé en jours de chiffre d’affaires. DPC moyen = Total créances clients / (Total CATTC / 360). Médiane : la médiane est la valeur qui partage une distribution en deux parties égales. Ainsi, pour une distribution de chiffres d’affaires (CA), la médiane est le CA au-dessous duquel se situent 50 % des entreprises. Source Esane (dispositif d’Élaboration des statistiques annuelles d’entreprises) produit des statistiques structurelles sur les entreprises marchandes à l’exception du secteur agricole, à partir de données administratives et d’enquêtes auprès d’un échantillon d’entreprises. Fare (Fichier approché des résultats Esane) est un fichier destiné à l’analyse économique et financière des entreprises. Dans ce contexte, le ratio des fonds propres sur le total du bilan a fluctué de 33 % à 34 % pour les TPE employeuses et de 41 % à 64 % pour les TPE non employeuses. Dans un contexte de crise de la dette souveraine en Europe, les TPE ont en effet adopté une attitude de précaution. La trésorerie des TPE semble se stabiliser : la médiane de la part de la trésorerie dans le total de l’actif baisse seulement de 0,3 point entre 2011 et 2012. Néanmoins, en 2012, 22 % des TPE présentes en 2011 sont dans une situation financière préoccupante, c’est-à-dire qu’elles cumulent de faibles montants de trésorerie (nuls ou inférieurs à 5 000 €) et des capitaux propres nuls ou négatifs. Sabrina Abdelmalek, Céline Calvier, Christophe Le Guinio, Insee Ile-de-France Yves Burfin, Crocis de la CCI Paris Ile-de-France