ROLE DU SECTEUR PRIVE DANS LA     VALORISATION DES RESIDUS ET   PLANTES AQUATIQUES (exemple de   l’entreprise BRADES à Sai...
I. INTRODUCTIONLa question de l’environnement a constitué, pendant ces trente dernières années, le thème qui a le plussusc...
possibilités de solutions durables à l’endroit des populations cibles et d’autres partenairespotentielles en vue d’une bon...
III. ROLE DU PERACOD DANS LA FORMATION DES        MEMBRES DE COMITES INTERVILLAGEOIS DU        PROJET DE GESTION INTEGREE ...
Le Projet de Gestion Intégrée des Adventices Aquatiques Proliférantes en Afrique de l’Ouest    (PGIAAPAO) quant à lui vise...
III.2.3 RÉSULTATS ATTENDUS DE LA FORMATIONOutre l’assurance du transfert technologique, les participants seront capables à...
III.2.5 PLANNING DE LA FORMATION   Le planning de la formation est ainsi établi :Date             Actions                 ...
12h à 18h       Carbonisation                                                         Participants/formateurs/            ...
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Formation technique en compactage
La formation technique en compactage a débuté avec l’apprentissage de la connaissance du RotorPress avec ses différentes c...
III.2.9 LEÇONS APPRISES ET ENSEIGNEMENTS TIRÉSLe déroulement de la formation en technique de production du biocharbon à ba...
   Enfin l’évaluation finale en présences de toutes les parties concernées à savoir : le            Coordonnateur du Proj...
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Synthèse présentation nepad_2012

  1. 1. ROLE DU SECTEUR PRIVE DANS LA VALORISATION DES RESIDUS ET PLANTES AQUATIQUES (exemple de l’entreprise BRADES à Saint-Louis du Sénégal)CAS DE LA FORMATION DES MEMBRES DE COMITE INTERVILLAGEOIS DU PGIAAPAO DANS LE DELTA DU FLEUVE SENEGAL POUR LE COMPTE DU PERACOD
  2. 2. I. INTRODUCTIONLa question de l’environnement a constitué, pendant ces trente dernières années, le thème qui a le plussuscité de réflexions et de débats dans le monde. En effet, le principal facteur justifiant lespréoccupations et l’inquiétude de l’humanité face à cette question environnementale est le désir de biensauvegarder cet environnement en général et de favoriser le bien être des espèces et au premier rangles hommes en particulier. De ce fait, l’impact de l’homme sur son environnement est probablement laquestion la plus importante à laquelle les leaders aient à répondre ; Bien qu’à court terme cette questionpuisse paraître triviale1, elle peut être décisive sur le long terme. Particulièrement dans le tiers monde,les débats sur son développement la prennent maintenant en compte de manière explicite. Dès lors, ilapparaît aujourd’hui très clairement qu’une analyse axée sur le triptyque «Population, Environnement etDéveloppement » est fondamentale pour appréhender les problèmes du monde actuel dans toute leurcomplexité. Parmi ces derniers, la recherche de solution à la déforestation va constituer essentiellementl’objet de nos recherches. II. ROLE DU BRADES EN TANT QUE STRUCTURE PRIVEE DANS LE SECTEUR DE LA VALORISATION DES RESIDUS ET DES PLANTES AQUATIQUES EN BIOCHARBON AU SENEGALLe BRADES intervient depuis 2007 dans la filière de valorisation des résidus de charbon debois en biocharbon et peut servir comme exemple d’entreprise privée jouant un role dans lesecteur de la bioénergie.Ainsi, nous résumons ci-dessous le role que le BRADES a joué et continue de jouer dans lafilière à travers les actions suivantes:II.1 UNE ANALYSE STRATEGIQUE DE LA FILIEREEn partenariat avec le PERACOD, la Cooperative Forestière du Fleuve et l’InspectionRégionale des Eaux et Forets de Saint-Louis, une études des potentialités en résidus decharbon de bois et une étude de marché ont été effectées afin:- d’évaluer l’adéquation entre les objectifs de l’entreprise et les besoins du marché à Saint-Louis- de faire une analyse des facteurs critiques de succès pour avoir la chance de réaliser lesobjectifs économiques, sociaux et environnementaux de l’entreprise.- de faire une analyse de la concurrence.II.2 MENER UNE POLITIQUE DE COMMUNICATION SUR LA FILIEREToujours en partenariat avec le PERACOD nous avons conçu et mené des séancesd’animations sur les différents aspects lies aux problèmes énergétiques des ménages et des
  3. 3. possibilités de solutions durables à l’endroit des populations cibles et d’autres partenairespotentielles en vue d’une bonne visibilité de l’entrepriseII.3 ASSOIR UN LEADER SHIP ORGANISATIONNELPoursuivant la démarche de communication nous avons réussi à mettre en pratique unsystème de recherche participative et de partage des connaissances et de mise en placedes idées avec les personnes impliquées.II.4 DETERMINER LA PHASE DE DEVELOPPEMENT DE L’ENTREPRISE ET DESPOSSIBILITES DE FINANCEMENTCette phase a été très déterminante pour la réussite de l’entreprise qui a pu avoir uneassistance financière très importante de la GIZ et d’autres partenaires comme la JICA, leSEED en Afrique du Sud suite à l’obtention du prix SEED 2011 pour l’esprit d’entreprise etd’innovation dans le développement durable au Sénégal.Il avait été prévu également une subvention de l’UEMOA en 2009 dans le cadre de sonprogramme régional d’énergie renouvelable où une convention de financement avait étésignée entre le Président de la Commission de l’UEMOA et le Ministre de l’énergie duSénégalUne demande de subvention a été déposée à la Banque Mondiale à travers le PROGEDE2II.5 UTILISER DES INDICATEURS DE PERFORMANCESCompte tenu de l’originalité du projet de valorisation constituant ainsi une innovation, desindicateurs de performance ont été déterminés pour permettre de mesurer le niveau dedéveloppement de l’entreprise par des auto évaluations à l’issue desquelles des réactions etdes corrections sont apportéesII.6 ENGAGEMENT DE LA COMMUNAUTE ET DES PARTENAIRESDans un souci de développement de la filière et d’augmenter considérablement l’offre debiocharbon, la philosophie du BRADES consiste à: - Élargir la gamme de biomasse à valoriser comme les plantes aquatiques, les herbes sauvages et les résidus agricoles en association avec les populations riveraines de ces matières premières en leur assurant une formation en carbonisation et en compactage pour une appropriation de cette filière - Assurer une formation technique aux artisans de ces localités pour la confection, la réparation des moyens de production et de commercialisation du biocharbon - Démultiplier l’expérience du BRADES en partenariat avec le PERACOD, les autres partenaires, les entreprises privées, l’Etat et les bailleurs de fonds. Dans ce cadre, la démultiplication du BRADES est entrain d’être mis en oeuvre au niveau de la ville de Thies avec un partenaire privé.
  4. 4. III. ROLE DU PERACOD DANS LA FORMATION DES MEMBRES DE COMITES INTERVILLAGEOIS DU PROJET DE GESTION INTEGREE DES ADVENTICES AQUATIQUES PROLIFERANTES EN AFRIQUE DE L’OUEST(PGIAAPAO) III.I CONTEXTE ET JUSTIFICATION Au Sénégal, la gestion environnementale en milieu urbain occupe depuis une dizaine d’années, uneplace de plus en plus notoire au niveau des discours politiques, dans les masses médias et se place aupremier rang des priorités quant aux mesures de développement envisagées dans les collectivités,l’aménagement territorial, la planification et la gestion des affaires locales ainsi que dans les pratiquescitadines. Parmi les instruments de travail nous pouvons en citer la lettre de politique sectorielle del’environnement, celle de politique de développement du sous secteur des combustibles domestiques etle plan national d’action pour l’environnement (PNAE). Cela dit, nous allons nous focaliser davantagesur la valorisation de la biomasse à des fins énergétiques. En effet, la technique est vulgarisée grâce àun appui structurant du PERACOD/GTZ et est expérimentée particulièrement dans les zones oùabonde le typha.Ayant acquis une belle expérience en la matière, le PERACOD se positionne comme un partenaireleader dans le cadre de la valorisation du typha. Ce qui se justifie sa sollicitation par d’autrespartenaires nationaux notamment le PGIAAPAO.Les activités du PERACOD se concentrent principalement dans les zones géographiques du bassinarachidier, de la Casamance et de la région du fleuve Sénégal. Ces dernières peuvent être étenduesdans les pays limitrophes selon des modalités à préciser.L’objectif global du PERACOD est : « L’accès aux services énergétiques modernes – surtout pour lescouches sociales vulnérables – est élargi et s’inscrit dans une démarche de plus en plus durable dansles dimensions économique, écologique et sociale. »Dans sa deuxième phase, le PERACOD intervient principalement dans les zones rurales maisaussi au plan national à travers ses trois composantes : - Appui à la politique énergétique ; - Approvisionnement durable en combustibles domestiques ; - Electrification rurale. - Dans le cadre des activités de sa composante « Approvisionnement durable en combustibles domestiques » et pour répondre à la politique de diversification des combustibles assignée par le Gouvernement sénégalais, le PERACOD mène des actions de valorisation au niveau de différentes biomasses notamment avec le Typha australis dans la région du fleuve Sénégal et d’autres types de biomasses inutilisés et des déchets agricoles comme les coques d’arachides dans le Bassin Arachidier.
  5. 5. Le Projet de Gestion Intégrée des Adventices Aquatiques Proliférantes en Afrique de l’Ouest (PGIAAPAO) quant à lui vise l’amélioration durable des conditions de vie des populations du Delta du fleuve Sénégal par la réduction des effets néfastes de la plante invasive Typha nuisant à l’économie locale. Dès lors, le PERACOD et le PGIAAPAO mettent l’accent prioritairement sur une application directe avec l’implantation d’unités de production gérées par les populations riveraines du Typha afin de mettre à la disposition des populations une gamme diversifiée de combustibles de cuisson. A cet effet, le PERACOD s’inscrit dans une démarche partenariale pour la mise en œuvre de cette filière avec le PGIAAPAO en vue d’appuyer les populations riveraines affectées par le Typha, organisées en comités inter-villageois, à lutter contre cette plante et à la valoriser en combustibles alternatifs. Ce protocole vise à identifier les activités nécessaires de chaque partenaire au lancement et à la mise en place d’unités pilotes. III.2 Objectifs de la formation III.2.1 L’objectif global de la formationL’objectif global de cette formation est de vulgariser durablement la production, l’approvisionnement etl’utilisation d’un combustible domestique alternatif. En d’autres termes, le programme de renforcementdes capacités des groupes et des acteurs a pour objectif principal d’instaurer un cadre de gouvernanceet de bonne gestion du développement local en général et de l’environnement en particulier quiprendrait en compte toutes les préoccupations des bailleurs notamment la prise en charge effective dela dimension environnement. 3.2.2 Les objectifs spécifiques de la formationLes objectifs spécifiques de la formation au Delta du fleuve Sénégal peuvent se résumer comme libellerci-après. En effet il s’agira :- de favoriser le transfert de la technologie adaptée pour la production du biocharbon à base de typha,- De faire une capacitation des cibles pour une parfaite maîtrise des techniques de production du biocharbon de typha,- De favoriser les conditions de vulgarisation et de démultiplication de la technique de production du biocharbon dans toute la zone ciblée.- De permettre une prise de conscience et une augmentation de l’utilisation du biocharbon comme combustible domestique ;- La sensibilisation des enfants, des leaders d’opinion, des personnes âgées, des femmes et des hommes sur les enjeux socioéconomiques et environnementaux de l’utilisation du biocharbon.
  6. 6. III.2.3 RÉSULTATS ATTENDUS DE LA FORMATIONOutre l’assurance du transfert technologique, les participants seront capables à la fin de la formation de:  Maîtriser la technique de production du biocharbon à base du typha,  Connaître les différentes étapes de la production du biocharbon,  Pouvoir démultiplier la formation dans leur localité d’origine,  Assurer la maintenance du matériel mis à leur disposition. III.2.4 CIBLES ET BÉNÉFICIAIRES DE LA FORMATIONLa formation a pour cible les membres des cinq Comités Inter-Villageois (CIV) soit une représentationde 4 membres par CIV. Au total, 22 membres dont 1O femmes ont participé à la formation.(voir liste deprésence en annexe).CIV (Groupe de villages) Nombre de participants par village Homme FemmeDébit 2 1Diadiam 3 0 4Diama 4 1Maraye 3 2Mbawar 3 2Total participants 12 10
  7. 7. III.2.5 PLANNING DE LA FORMATION Le planning de la formation est ainsi établi :Date Actions Observation20/ 07/2012 Accueil des participants Evaluation des conditions de la formation22/ 07/2012 Séance d’ouverture IntroductionMatin Présentation des participants08h à 13h Présentation du programme Objectif de la formationPause Par les formateurs13h à 14h30Après midi14h30 à 18h30 Séance de démonstration de carbonisateur (préparation des carbonisateurs, introduction du typha, fermeture, mise à feu, carbonisation, surveillances, bouchage de la cheminée)23/07 /2012 Défournement carbonisation du 22 juillet et évaluation journée du Par les formateurs8h à8h15 22 juillet8h 15 à 10h15 Démonstration préparation des carbonisateurs Par les cinq chefs d’équipe avec l’assistance des formateurs10h 15 à 17h Séance de carbonisation IDEM17h à 17h 30 Evaluation de la journée Participants / formateurs/ agent PGIAAPAO24 /07 /20128h à 16h 30 Séance de carbonisation Par les cinq équipes sans l’assistance des formateurs16h30 à 17h30 Evaluation résultat de la carbonisation Participants / formateurs/ agents PGIAAPAO18h30 à 19h Etude des causes et des conséquences d’une mauvaise IDEM carbonisation et les dispositions à prendre19h Clôture première étape de la formation29/07/20128H à 11h Arrivé participants 2e phase11h à 12h Evaluation résultat carbonisation du 24 juillet Participants, formateurs, agent PGIAAPAO
  8. 8. 12h à 18h Carbonisation Participants/formateurs/ agents PGIAAPAO Par les cinq équipes avec l’assistance des formateurs30/07/20128h à 10h Défournement carbonisation du 29 juillet et évaluation Participants/formateurs / agents PGIAAPAO10h à 17h carbonisation Par les cinq équipes sans l’appui des formateurs 31/07/20128h à 9h Défournement carbonisation du 30 juillet et évaluation Participants / formateurs / agents PGIAAPAO9h à 10h Evaluation finale de la phase de carbonisation Participants/ formateurs/ agents PGIAAPAO10h à 12h Méthode de choix de la qualité des différentes sortes de liens dont Par les formateurs principalement l’argile12h à 13h Préparation, composition et dosage des différentes matières ( Participants et argile, poussier de typha, eau) formateurs13h à 14h30 à Présentation, montage et démontage du rotor press Participants et formateurs14h30 à 16h30 Séance de compactage IDEM16 à 17h 30 Séance de compactage Par les équipes sans les formateurs17h 30 18h Evaluation de la journée Participants/ formateurs/ agents PGIAAPAO01/08/20128h à 17h Poursuite des séances de compactage et séchage du biocharbon Equipes avec l’assistance des formateurs02/08/20128h à 12h Poursuite des séances de compactage et séchage du biocharbon Les équipes sans assistance formateurs12h à 16h Evaluation globale de la formation Chef de projet PGIAAPAO/ PREACOD/ BIOECO/ agents PGIAAPAO/ participants/ formateurs / chefs de villages03 /08/201207h à 10h Nettoyage des lieux
  9. 9. 10h à 12h Répartition et distributions du biocharbon aux participants, chefs de villages, responsable du centre d’ébergement12h 15h Clôture et retour des participants III.2.6 APPROCHE METHODOLOGIQUE L’approche de cette formation est axée sur la méthode d’apprentissage et d’initiation des participants qui, par le biais d’un encadrement rapproché, déroulent tout le processus. En effet, elle a consisté à appliquer la méthode du faire faire plaçant le bénéficiaire au cœur du système et reléguant au second plan les encadreurs qui jouent particulièrement le rôle de facilitateur et d’assistant pour le bon déroulement et la maîtrise des étapes de production du biocharbon. Cette procédure permet de régler une double préoccupation, à savoir faire maîtriser la technique par l’apprenant et amoindrir la durée de formation grâce à la rapidité d’assimilation que cette démarche pourrait engendrer. III.2.7 RESULTATS OBTENUS Pour les besoins de la formation technique en carbonisation, 7 carbonisateurs ont été employés et plus de 500 fagots de typha sec mis à disposition par les différents groupements. Au total, 21 carbonisations ont été effectuées dont les résultats de chaque ont été mentionnés. La méthodologie utilisée et les données obtenues ont permis de savoir que les différents participants ont maîtrisé la technique de carbonisation « 3fûts ». 1 LA CARBONISATION :
  10. 10. Le tableau suivant récapitule les résultats des différentes expériences entreprises avec les participants :Date Carbonisation Responsable Nbre fagot Poids Durée Poids du Observations typha kg carbonisation poussier kg22-juil 1 Formateurs 20 92 2h00 19 correcte23-juil 1 Chefs de 20 98 1h52 19 correcte groupe23-juil 1 CIV Diama 20 96 1h48 2O correcte23-juil 1 CIV Déby 13 65 2h30 15 ,5 correcte23-juil 1 CIV Maraye 20 95 1h38 26 correcte23-juil 1 CIV Mbawar 17 91 2h10 19 correcte 24-juil 1 Diama 20 97 1h30 32,5 Reprise feue mais maitrisé24-juil 1 Déby 16 78 1h09 11 correcte24-juil 1 Mbawar 20 96 2h16 25,5 correcte
  11. 11. 24-juil 1 Diadiam3 20 94 1h32 19 correcte24-juil 1 Maraye 20 91 2h15 24,5 correcte29-juil 1 Mbawar 18 81 1h20 19 50% incuits 29-juil 1 Maraye 19 90 1h30 28,5 correcte 29-juil 1 Diadiam3 18 78 1h28 11 correcte 29-juil 1 Déby 13 69 1H32 13,5 correcte 29-juil 1 Diama 18 85 1h35 15,5 correcte 30-juil 1 Diadiam3 18 87 2h05 0 en Cendre30-juil 1 Mbawar 20 95 1h55 22 correcte30-juil 1 Maraye 20 92 1h50 25 correcte30-juil 1 Diama 20 97 2h08 21 correcte30-juil 1 Déby 15 73 1h30 16 Correcte 2. LE COMPACTAGE :  Formation technique en détermination du choix et de la qualité des liants dont l’argile principalement. Les participants ont eu connaissance des différentes sortes de liants pour produire du biocharbon à savoir la gomme arabique, la farine, la mélasse et particulièrement l’argile. Concernant l’argile, les participants ont appris à identifier la qualité de l’argile dans les sites.  Formation technique en mélange des matières premières. Pour la maîtrise du mélange, en utilisant l’argile comme liant, le rapport de 15 à 25% d’argile et de 85 à 75% de typha carbonisé a été utilisé comme référence pour un bon mélange avec une appréciation du volume d’eau nécessaire pour un bon compactage. A cet effet, une séance de démonstration a été effectuée par les formateurs et chaque groupement a repris l’expérience plusieurs fois jusqu’à la maîtrise de l’opération.
  12. 12. Formation technique en compactage
  13. 13. La formation technique en compactage a débuté avec l’apprentissage de la connaissance du RotorPress avec ses différentes composantes suivi de séances de montage et de démontage de la vis sansfin. Ensuite les formateurs ont faits quelques séances de démonstration avant de passer le relai auxmembres des groupements jusqu’à maîtrise complète du système de compactage.Au total, pendant trois jours, les participants ont effectué 14 agglomérations de 16 kg de typha sec soit224 kg pour une production estimée à 280 kg de biocharbon, avec l’utilisation seulement de 2 RotorPress manuels performants soit un rendement de 47kg/jour/machine.III.2.8. MOBILISATION ET PARTICIPATION DE BENEFICIAIRESDans un contexte de précampagne préoccupant toutes les populations de la zone, cette formation posesans doute le relèvement d’un double défit : le défit de la mobilisation et celui de la participation.Globalement, au cours des deux principales étapes de la formation, la mobilisation et la participationsont appréciées avec satisfaction même si nous constatons des disparités suivant les CIV et suivant leGenre. En effet, Les participants ont suivi toute la formation et ont accordé un intérêt particulier à sonbon déroulement malgré le contexte du ramadan. Il faudra noter cependant le dynamisme des femmesau cours de cette formation qui se sont impliquées avec volonté et attachement pour assimiler latechnique. L’ambiance dans laquelle la formation s’est déroulée laisse croire une bonne dynamiqued’appropriation et de volonté de développer la filière dans une zone où la coupe de bois de chauffe estde plus en plus interdite.
  14. 14. III.2.9 LEÇONS APPRISES ET ENSEIGNEMENTS TIRÉSLe déroulement de la formation en technique de production du biocharbon à base de typha australis àDiadiam 3 situé dans la communauté rurale de Diama a permis de faire un certain nombre de constatsdont certains sont des atouts et d’autres des limites sur lesquels on peut véritablement agir dans le butde les infléchir dans une direction positive et profitable à l’expérience.Les atouts :  Un engagement effectif et permanent des cibles, doublé d’une parfaite disposition de ces dernières et de leurs élus à répondre aux activités du projet à chaque fois que de besoin,  Un engagement du conseil et des acteurs majeurs (CR, leaders d’opinion) a appuyé le processus en assurer son ancrage institutionnel en l’inscrivant parmi les priorités du Conseil et son ancrage social par le développement d’un plaidoyer au niveau des adultes en général et de toutes les personnes susceptibles d’exercer une influence sur les populations en particulier ;  L’engouement suscité par les activités du programme dans les autres villages et quartiers de la zone dont les populations ne manquent jamais l’occasion de venir participer en spectateurs aux rencontres de leurs camarades voisins ;  L’émergence progressive d’une conscience collective avertie des questions de protection des forêts dans des environnements qui jadis étaient fermés à de telles perspectives est aujourd’hui une réalitéLes contraintes :  · Une mauvaise gestion du planning des séances de formation qui a occasionné beaucoup de retard sur les dates prévues.  Le contexte de l’hivernage constitue l’une des principales limites du programme dans cette phase de capacitation. Parce que le typha étant dans la plupart des cas atteint d’humidité ;  · La faiblesse du nombre de participant par CIV ; III.2.10 EVALUATIONSDurant la formation, plusieurs évaluations ont été faites à savoir :  Les évaluations journalières où toutes les actions de la journée sont revues et analysées tant du point de vue de leurs réussites que du point de vue de leurs échecs permettant ainsi leurs consolidation ou leur révisions.  Les évaluations en fin de phase comme la carbonisation et le compactage. Ces évaluations ont permis de recenser toutes les imperfections et les erreurs en vue de dresser un bilan d’ensemble mettant en exergue les différents cas possibles à rencontrer et les dispositions à prendre. C’est le cas par exemple de la reprise du feu lors d’une opération de défournement ou d’un mauvais compactage du fait de la défectuosité de la vis sans fin.  Les évaluations sur plan organisationnel et de l’efficacité du travail que sur le plan du fonctionnement des groupes ainsi que sur les relations formateurs, participants et responsables du PGIAAPAO.
  15. 15.  Enfin l’évaluation finale en présences de toutes les parties concernées à savoir : le Coordonnateur du Projet, l’agent du PGIAAPAO chargé du suivi de la formation, le coordinateur du BIOECO/PERACOD, les formateurs, les membres des GIV et les chefs de village concernés. Cette séance a permis à chaque partie de faire son auto-évaluation et d’évaluer les autres. III.2.11 CONCLUSION ET RECOMMANDATIONSLa formation de 22 membres des cinq CIV en technique de carbonisation du typha et de compactage envue de produire du biocharbon s’est déroulée du 22 au 24 juillet et du 29 juillet au 03 août 2012 soienten 09 jours.Malgré des conditions atmosphériques peu favorables au départ et le nombre limité de Rotor Press, lesobjectifs de la formation ont été atteints. En effet les participants ont pu démontrer techniquement leurcapacité de maîtrise du procédé de fabrication du biocharbon à partir du typha et d’argile depuis lacarbonisation jusqu’au compactage en passant par le mélange des matières premières au coursdesquels plusieurs difficultés ont été rencontrées et des solutions apportées.Cependant, il a été recommandé aux participants de continuer à se perfectionner et aux responsablesdu PGIAAPAO en collaboration avec ceux des GIV de fournir le matériel nécessaire à la production et àla commercialisation du biocharbon.Il reviendra aussi aux participants d’organiser des séances de partage et de démultiplication de laformation avec les autres membres tout en insistant sur l’importance de consommer ce combustiblealternatif et de le commercialiser.En définitive, la formation effectuée dans la zone de Diama s’est bien déroulée avec une netteimplication des acteurs du projet (PGIAAPAO, CIV principalement). En effet, nous pouvons constatersans ambigüité la volonté manifeste des différentes parties prenantes pour mener à bien cette mission.Cet aspect important s’est traduit par un dynamisme et une forte motivation chez les femmes. En outre,il faut aussi noter avec satisfaction une parfaite maîtrise de la technique enseignée.Par ailleurs, pour assurer une bonne survie au projet et atteindre les objectifs assignés, un certainnombre de recommandations peuvent être formulées à cet effet : - Faire une réunion générale de bilan - Favoriser le stockage du matériel de production (carbonisateurs et petits matériels) - Préparer le redémarrage des activités (production + implantation des unités) - Mettre en place le réseau de distribution - Faire le Suivi-évaluation des activités déjà menées.

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