CE QUE NOUS APPREND
L’HISTOIRE DE L’INFORMATIQUE
Décrypter l’évolution et se projeter 	

vers ce qui va venir demain...
Alain Lefebvre

Pour l’école 42	

24 avril 2014
1
SOMMAIRE
À quoi sert l’histoire ?	

Retour sur le passé et la vraie nature de
l’informatique…	

L’échec des méthodes	

Les grands principes de l’évolution technique	

Comment prédire l’avenir ?	

Un peu de prospective…
2
À QUOI SERT L’HISTOIRE ?
L’histoire des sciences, l’histoire des techniques,
l’histoire des sociétés… Toutes ces histoires nous
permettent de mieux comprendre le présent
(comment et pourquoi on en est arrivé là…).	

Prévoir l’avenir est une toute autre affaire !
3
Ceux qui n’ont pas compris
les leçons de l’histoire sont
condamnés à les répéter...
!
Georges Santayana
On ne peut comprendre la vie
qu'en regardant en arrière, on
ne peut la vivre qu'en
regardant en avant !
!
Sören Kierkegaard
4
RETOUR SUR UNE HISTOIRE
CONNUE...
Années 60-80 Années 80-90 Années 2000/2010
Mainframes
Ère des constructeurs
Logiciels et
Client-serveur
Ère des éditeurs
Tout-Internet
Ère du service et des méga-sites
5
LAVRAIE NATURE DE LA
TECHNIQUE INFORMATIQUE
6
PEU MAIS IMPORTANTES
Il y a très peu de véritables tendances
lourdes...	

Les racines de la technologie informatique
sont restées les mêmes depuis le début
(architectureVon Neuman, lois de la
programmation de Turing, etc.)	

L’électronique a permis une évolution non-
linéraire !
7
MATÉRIELVS LOGICIEL
Le logiciel est toujours en retard sur le matériel	

Les innovations viennent du matériel qui apporte
des capacités	

Les transformations viennent du logiciel qui
apporte des fonctionnalités	

Une exemple : les accéléromètres
8
VRAIE NATURE : UNE
REPRÉSENTATION…
9
LES PRINCIPAUX ÉCHECS
Les grands projets : syndrome de la fusée	

Statistiques effrayantes des taux d’échecs !
10
THERE IS NO SILVER BULLET
Au début : les démarches chaotiques	

En réaction : les méthodes qui dérivent (Taylorisme) :
effet tunnel et bureaucratie	

L’importance des RH dans la gestion de projet	

L’expérience de Fred Brooks à l’université de
Caroline du Nord
11
LES PRINCIPES DE
L'ÉVOLUTION
TECHNIQUE EN
INFORMATIQUE
12
LES GRANDS PRINCIPES
Principe de maturation	

Principe de transformation	

Principe de résilience	

Principe de compétitivité
13
1- PRINCIPE DE MATURATION
14
RÉVOLUTION ET PERCÉE...
La presse utilise toujours des mots forts pour
décrire le changement : percée, révolution, etc.	

La vérité : il n’y a ni révolution, ni percée	

La technique évolue étape par étape mais le
public voit seulement l’aboutissement...
15
LE RYTHME DU CHANGEMENT
Le mythe principal : les choses vont de plus en
plus vite...	

En fait, le délai de mise sur le marché a atteint
sa limite basse : 10 ans !	

Téléphone = 56 ans	

Radio 	

 = 35 ans	

Radar 	

 = 15 ans	

TV	

	

 = 12 ans
16
LES CHANGEMENTS SONT LENTS
Il n’y a pas de génération spontanée	

2 grands exemples : GUI et SGBDR	

GUI : plus de 10 ans	

SGBDR : plus de 10 ans
17
GUI : LA LONGUE MARCHE
1970 : recherches initiales	

1980 : premières implémentations (Unix
workstations)	

1990 : premier succès commercial (Windows
3.0)
18
SGBDR : ILVIENT DE LOIN...
1970 : premier brouillon	

1974 : premier prototype (SystemR)	

1979 : premier produit (Oracle)	

1983 : IBM devient serieux (DB2)	

1992 : MS s’associe avec Sybase
19
LE MOUVEMENT EST LE
DERNIER SIGNAL
Quand la masse critique est rassemblée, le signal
d’alarme se déclenche mais il est déjà trop tard !	

Syndrome du nénuphar...	

Un projet rassemble du sens avant de provoquer
un mouvement en sa faveur…	

Ex : Linux  les OSS
20
2- PRINCIPE DE TRANSFORMATION
21
ECHEC AUJOURD'HUI...
SUCCÈS DEMAIN ?
Il faut plusieurs vagues pour un concept...	

Ex : l’infocentre	

• inventé en 1980 (par IBM Canada) avec les
L4G	

• demi-échec car trop tôt pour l’état de l’art	

• concrétisé par le client-serveur	

• réorienté sur l’accès aux données	

• magnifié par le Data Warehouse (encore IBM
Canada)
22
DE L’UTILITY COMPUTING
AU SAS/CLOUD
Début en 1968 avec l'utility computing (service
bureau)	

Retour en 1998 avec l'ASP	

Forme finale mi-2000 avec le SaS (Saleforces et
Google apps) et le Cloud (Amazon)
23
LES RACINES DE L'IPHONE IPAD
24
3- PRINCIPE DE RÉSILIENCE
25
IL FAUT FAIRE SIMPLE !
Pragmatisme ou dogmatisme ?	

Cow-boys contre chemin de fer !	

De TCP-IP (vs ISO) au Web
Une chaîne fragile où tous les
maillons sont critiques	

Pour réussir, une technologie ou
une société doit éviter tous les
récifs...
26
4- PRINCIPE DE COMPÉTITIVITÉ
27
CONTRAINTE DE COMPÉTITIVITÉ
Une nouvelle technique doit présenter des avantages
importants	

« mieux n’est pas souvent suffisant pour justifier
nouveau… »	

Ne doit pas entrer en compétition avec une technique en
place	

l’inertie est un mur solide mais surtout la technique en
place cède rarement la place facilement	

Evolution par couches
28
ÉLARGISSEMENT DE L’USAGE,
ÉLARGISSEMENT DU PUBLIC
Nouvelles techniques = nouveaux usages	

Nouveaux usages = nouvelles populations	

L’informatique concerne de plus en plus de
monde et cela va croissant...
29
UN EXEMPLE…
Le SGBDR	

Maturation = de 1970 à 1992	

Transformation = de l’infocentre au
transactionnel en passant par le Datawarehouse	

Résilience = Unix+SGBDR vs les machines BDD	

Compétitivité = infocentre et aide à la décision
au début…
30
LES GRANDS CHANGEMENTS
QUI ONT EU LIEU...
Sur les 30 dernières années :	

PC généralisé (et Windows !)	

Réseau généralisé (et TCP-IP !)	

Mode graphique (et HTML !)	

Développements : du house programing à la personnalisation
avec les progiciels et les SGBDR comme base	

Internet et le Web	

d'Unix à Linux... et des systèmes ouverts à l'open source !
31
LES GRANDS CHANGEMENTS
QUI N'ONT PAS EU LIEU...
Interface vocale (avec quelques exceptions)	

Intelligence artificielle (IA, sauf dans les jeux)	

Networks computers et Java	

Le réseau façon ISO (les 7 couches OSI)	

Les telcos qui deviennent des acteurs de l'informatique
ou le contraire (et les stratégies des constructeurs)	

Le WAP pour les GSM (les SMS à la place !)	

La monnaie électronique (Moneo et autres)
32
COMMENT PRÉDIRE
L'AVENIR ?
« Il n’y a aucune preuve qu’on pourra
obtenir de l’électricité d’une centrale
nucléaire...» – Albert Einstein 1932
!
!
!
« Le PC est un jouet » – Ken Olsen (Dec)
1984
33
TIMING, OPTIMISME  PESSIMISME
On ne sait pas bien estimer l'impact du temps
qui passe…	

L'impact d'une nouvelle technologie est toujours
surestimé à courte échéance	

On sous-estime l'impact du changement à long
terme... La preuve par Bob Taylor !
34
PRINCIPE D'INCERTITUDE
Plus une prédiction est précise,
plus elle est fausse !	

Plus facile de prédire que la bourse
va monter que de dire sur quel
titre…	

On sait dire « quoi », on sait moins
dire « quand »…	

Le timing reste la partie la plus
difficile à mesurer...
Werner Heisenberg - 192735
LE BIAIS DES EXPERTS
Des exemples célèbres : le bureau sans papier, le
remplacement de MS-Dos ou le Network Computer...
Avec très peu d’exceptions, les
analystes ont toujours tort	

Parce qu’ils mènent des études
basées sur les souhaits de leurs
clients...	

Il n’y a pas de visionnaires en
informatique (même Gates ou Jobs) !
36
TOUT VOIR COMME
UN REMPLACEMENT
Linux vs Windows	

Google docs vs MS Office	

Les technologies qui réussissent
sont « disruptives »	

Forcément contre-intuitive !	

Pas d'influence sur l'existant...
Dans un premier temps !
37
UN PEU DE
PROSPECTIVE…
38
LE FUTUR N’EST ÉCRIT NULLE
PART !
Mais il y a tout de même 2 règles : 	

Ce n’est pas la qualité technique qui détermine
le succès ou l’échec 

(ex : MS-Dos)	

Volume is everything 

(Scott Mc Neally - Sun)
39
LES TENDANCES LOURDES
Loi de Moore : 

Processing power double every 18 months
Loi de Gilder : 

Total bandwith triple every year
Loi de Metcalfe : 

Value of a network = number of users2
C’est tout !
40
GLOBALISATION PAR LE RFID
Des puces bon marché partout (dans chaque
objet !)	

Le réseau devient réellement
« global » (omniprésent pour chaque chose)	

La seule vraie question : quand ?
41
ILY A TOUJOURS UNE SURPRISE !
L'explosion de la robotique...
42
LE CYCLE DEVIE...
temps
intérêt Projets innovants
Domaines stabilisés
Offre tierce faible
Mutualisation inexistante
Offre tierce abondante
Mutualisation intéressante
43
CONCLUSIONS
Chacun croit fort aisément ce qu'il craint ou ce qu'il
désire... La Fontaine	

Life is full of surprises... Proverbe anglais	

L'évolution est subtile et passe par des schémas
connus... Que nous refusons de voir/croire !	

Le futur est là, en construction sous nos yeux
mais les chantiers sont rarement attrayants...
44
QUESTIONS ?	

RÉPONSES !
45
www.alain-lefebvre.com
EN SAVOIR PLUS…
JohnVon Neuman http://fr.wikipedia.org/wiki/John_von_Neumann	

Alan Turing http://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Turing	

Georges Santayana http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Santayana	

Soren Kierkegaard http://fr.wikipedia.org/wiki/S
%C3%B6ren_Kierkegaard	

Bob Taylor http://en.wikipedia.org/wiki/
Robert_Taylor_(computer_scientist) 	

Werner Heisenberg http://fr.wikipedia.org/wiki/
Werner_Heisenberg
46

Ce que nous apprend l'histoire de l'informatique

  • 1.
    CE QUE NOUSAPPREND L’HISTOIRE DE L’INFORMATIQUE Décrypter l’évolution et se projeter vers ce qui va venir demain... Alain Lefebvre
 Pour l’école 42 24 avril 2014 1
  • 2.
    SOMMAIRE À quoi sertl’histoire ? Retour sur le passé et la vraie nature de l’informatique… L’échec des méthodes Les grands principes de l’évolution technique Comment prédire l’avenir ? Un peu de prospective… 2
  • 3.
    À QUOI SERTL’HISTOIRE ? L’histoire des sciences, l’histoire des techniques, l’histoire des sociétés… Toutes ces histoires nous permettent de mieux comprendre le présent (comment et pourquoi on en est arrivé là…). Prévoir l’avenir est une toute autre affaire ! 3
  • 4.
    Ceux qui n’ontpas compris les leçons de l’histoire sont condamnés à les répéter... ! Georges Santayana On ne peut comprendre la vie qu'en regardant en arrière, on ne peut la vivre qu'en regardant en avant ! ! Sören Kierkegaard 4
  • 5.
    RETOUR SUR UNEHISTOIRE CONNUE... Années 60-80 Années 80-90 Années 2000/2010 Mainframes Ère des constructeurs Logiciels et Client-serveur Ère des éditeurs Tout-Internet Ère du service et des méga-sites 5
  • 6.
    LAVRAIE NATURE DELA TECHNIQUE INFORMATIQUE 6
  • 7.
    PEU MAIS IMPORTANTES Ily a très peu de véritables tendances lourdes... Les racines de la technologie informatique sont restées les mêmes depuis le début (architectureVon Neuman, lois de la programmation de Turing, etc.) L’électronique a permis une évolution non- linéraire ! 7
  • 8.
    MATÉRIELVS LOGICIEL Le logicielest toujours en retard sur le matériel Les innovations viennent du matériel qui apporte des capacités Les transformations viennent du logiciel qui apporte des fonctionnalités Une exemple : les accéléromètres 8
  • 9.
    VRAIE NATURE :UNE REPRÉSENTATION… 9
  • 10.
    LES PRINCIPAUX ÉCHECS Lesgrands projets : syndrome de la fusée Statistiques effrayantes des taux d’échecs ! 10
  • 11.
    THERE IS NOSILVER BULLET Au début : les démarches chaotiques En réaction : les méthodes qui dérivent (Taylorisme) : effet tunnel et bureaucratie L’importance des RH dans la gestion de projet L’expérience de Fred Brooks à l’université de Caroline du Nord 11
  • 12.
  • 13.
    LES GRANDS PRINCIPES Principede maturation Principe de transformation Principe de résilience Principe de compétitivité 13
  • 14.
    1- PRINCIPE DEMATURATION 14
  • 15.
    RÉVOLUTION ET PERCÉE... Lapresse utilise toujours des mots forts pour décrire le changement : percée, révolution, etc. La vérité : il n’y a ni révolution, ni percée La technique évolue étape par étape mais le public voit seulement l’aboutissement... 15
  • 16.
    LE RYTHME DUCHANGEMENT Le mythe principal : les choses vont de plus en plus vite... En fait, le délai de mise sur le marché a atteint sa limite basse : 10 ans ! Téléphone = 56 ans Radio = 35 ans Radar = 15 ans TV = 12 ans 16
  • 17.
    LES CHANGEMENTS SONTLENTS Il n’y a pas de génération spontanée 2 grands exemples : GUI et SGBDR GUI : plus de 10 ans SGBDR : plus de 10 ans 17
  • 18.
    GUI : LALONGUE MARCHE 1970 : recherches initiales 1980 : premières implémentations (Unix workstations) 1990 : premier succès commercial (Windows 3.0) 18
  • 19.
    SGBDR : ILVIENTDE LOIN... 1970 : premier brouillon 1974 : premier prototype (SystemR) 1979 : premier produit (Oracle) 1983 : IBM devient serieux (DB2) 1992 : MS s’associe avec Sybase 19
  • 20.
    LE MOUVEMENT ESTLE DERNIER SIGNAL Quand la masse critique est rassemblée, le signal d’alarme se déclenche mais il est déjà trop tard ! Syndrome du nénuphar... Un projet rassemble du sens avant de provoquer un mouvement en sa faveur… Ex : Linux les OSS 20
  • 21.
    2- PRINCIPE DETRANSFORMATION 21
  • 22.
    ECHEC AUJOURD'HUI... SUCCÈS DEMAIN? Il faut plusieurs vagues pour un concept... Ex : l’infocentre • inventé en 1980 (par IBM Canada) avec les L4G • demi-échec car trop tôt pour l’état de l’art • concrétisé par le client-serveur • réorienté sur l’accès aux données • magnifié par le Data Warehouse (encore IBM Canada) 22
  • 23.
    DE L’UTILITY COMPUTING AUSAS/CLOUD Début en 1968 avec l'utility computing (service bureau) Retour en 1998 avec l'ASP Forme finale mi-2000 avec le SaS (Saleforces et Google apps) et le Cloud (Amazon) 23
  • 24.
    LES RACINES DEL'IPHONE IPAD 24
  • 25.
    3- PRINCIPE DERÉSILIENCE 25
  • 26.
    IL FAUT FAIRESIMPLE ! Pragmatisme ou dogmatisme ? Cow-boys contre chemin de fer ! De TCP-IP (vs ISO) au Web Une chaîne fragile où tous les maillons sont critiques Pour réussir, une technologie ou une société doit éviter tous les récifs... 26
  • 27.
    4- PRINCIPE DECOMPÉTITIVITÉ 27
  • 28.
    CONTRAINTE DE COMPÉTITIVITÉ Unenouvelle technique doit présenter des avantages importants « mieux n’est pas souvent suffisant pour justifier nouveau… » Ne doit pas entrer en compétition avec une technique en place l’inertie est un mur solide mais surtout la technique en place cède rarement la place facilement Evolution par couches 28
  • 29.
    ÉLARGISSEMENT DE L’USAGE, ÉLARGISSEMENTDU PUBLIC Nouvelles techniques = nouveaux usages Nouveaux usages = nouvelles populations L’informatique concerne de plus en plus de monde et cela va croissant... 29
  • 30.
    UN EXEMPLE… Le SGBDR Maturation= de 1970 à 1992 Transformation = de l’infocentre au transactionnel en passant par le Datawarehouse Résilience = Unix+SGBDR vs les machines BDD Compétitivité = infocentre et aide à la décision au début… 30
  • 31.
    LES GRANDS CHANGEMENTS QUIONT EU LIEU... Sur les 30 dernières années : PC généralisé (et Windows !) Réseau généralisé (et TCP-IP !) Mode graphique (et HTML !) Développements : du house programing à la personnalisation avec les progiciels et les SGBDR comme base Internet et le Web d'Unix à Linux... et des systèmes ouverts à l'open source ! 31
  • 32.
    LES GRANDS CHANGEMENTS QUIN'ONT PAS EU LIEU... Interface vocale (avec quelques exceptions) Intelligence artificielle (IA, sauf dans les jeux) Networks computers et Java Le réseau façon ISO (les 7 couches OSI) Les telcos qui deviennent des acteurs de l'informatique ou le contraire (et les stratégies des constructeurs) Le WAP pour les GSM (les SMS à la place !) La monnaie électronique (Moneo et autres) 32
  • 33.
    COMMENT PRÉDIRE L'AVENIR ? «Il n’y a aucune preuve qu’on pourra obtenir de l’électricité d’une centrale nucléaire...» – Albert Einstein 1932 ! ! ! « Le PC est un jouet » – Ken Olsen (Dec) 1984 33
  • 34.
    TIMING, OPTIMISME PESSIMISME On ne sait pas bien estimer l'impact du temps qui passe… L'impact d'une nouvelle technologie est toujours surestimé à courte échéance On sous-estime l'impact du changement à long terme... La preuve par Bob Taylor ! 34
  • 35.
    PRINCIPE D'INCERTITUDE Plus uneprédiction est précise, plus elle est fausse ! Plus facile de prédire que la bourse va monter que de dire sur quel titre… On sait dire « quoi », on sait moins dire « quand »… Le timing reste la partie la plus difficile à mesurer... Werner Heisenberg - 192735
  • 36.
    LE BIAIS DESEXPERTS Des exemples célèbres : le bureau sans papier, le remplacement de MS-Dos ou le Network Computer... Avec très peu d’exceptions, les analystes ont toujours tort Parce qu’ils mènent des études basées sur les souhaits de leurs clients... Il n’y a pas de visionnaires en informatique (même Gates ou Jobs) ! 36
  • 37.
    TOUT VOIR COMME UNREMPLACEMENT Linux vs Windows Google docs vs MS Office Les technologies qui réussissent sont « disruptives » Forcément contre-intuitive ! Pas d'influence sur l'existant... Dans un premier temps ! 37
  • 38.
  • 39.
    LE FUTUR N’ESTÉCRIT NULLE PART ! Mais il y a tout de même 2 règles : Ce n’est pas la qualité technique qui détermine le succès ou l’échec 
 (ex : MS-Dos) Volume is everything 
 (Scott Mc Neally - Sun) 39
  • 40.
    LES TENDANCES LOURDES Loide Moore : 
 Processing power double every 18 months Loi de Gilder : 
 Total bandwith triple every year Loi de Metcalfe : 
 Value of a network = number of users2 C’est tout ! 40
  • 41.
    GLOBALISATION PAR LERFID Des puces bon marché partout (dans chaque objet !) Le réseau devient réellement « global » (omniprésent pour chaque chose) La seule vraie question : quand ? 41
  • 42.
    ILY A TOUJOURSUNE SURPRISE ! L'explosion de la robotique... 42
  • 43.
    LE CYCLE DEVIE... temps intérêtProjets innovants Domaines stabilisés Offre tierce faible Mutualisation inexistante Offre tierce abondante Mutualisation intéressante 43
  • 44.
    CONCLUSIONS Chacun croit fortaisément ce qu'il craint ou ce qu'il désire... La Fontaine Life is full of surprises... Proverbe anglais L'évolution est subtile et passe par des schémas connus... Que nous refusons de voir/croire ! Le futur est là, en construction sous nos yeux mais les chantiers sont rarement attrayants... 44
  • 45.
  • 46.
    EN SAVOIR PLUS… JohnVonNeuman http://fr.wikipedia.org/wiki/John_von_Neumann Alan Turing http://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Turing Georges Santayana http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Santayana Soren Kierkegaard http://fr.wikipedia.org/wiki/S %C3%B6ren_Kierkegaard Bob Taylor http://en.wikipedia.org/wiki/ Robert_Taylor_(computer_scientist) Werner Heisenberg http://fr.wikipedia.org/wiki/ Werner_Heisenberg 46