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Guide Approche participative et approche Genre Boukhari, INDH, Août 2005 
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Table des matières 
Introduction……………………………………………………………………………….4 
Approche participative et cycle du projet……………………………………………….5 
Modules de formation et plan de formation…………………………………………….6 
Approches participative : l’argumentaire……………………………………………….8 
I- Approche participative :……………………………………………………………….10 
11- Définition de l’approche participative………………………………………10 
12- Niveaux de participation……………………………………………………..13 
13- Typologie de participation…………………………………………………..15 
14- Avantages et limites de l’approche participative…………………………..17 
15- Principes de baes de l’approche participative……………………………..19 
16- Méthodologie de l’approche participative………………………………….20 
17- Principaux outils participatifs en AEP..……………………………………23 
II- Approche Genre :……………………………………………………………………..26 
21- Concepts de l’approche genre :………………………………………………27 
22- Outils de l’approche genre :………………………………………………….28 
III- Annexes : …………………………………………………………………………….33 
Outils participatifs………………………………………………………………………..34 
Bibliographie :…………………………………………………………………………….46 
3 
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Introduction 
Il convient de préciser que la formation des responsables et cadres de l’ONEP nous proposons 
une formation modulaire et par alternance. Chaque partie de formation portant sur un 
module en salle, pour présenter les concepts, débattre les principes et s’initier aux outils 
nécessaires en fonction de la phase du cycle ou plan de formation pour assurer un 
renforcement des capacités à propos des thèmes proposés, complétée par des applications et 
pratiques sue terrain. 
Cette formation s’adaptera aux besoins spécifiques et attentes des participants. Cette 
adaptation se fera à travers la modulation des différents modules de formation (puis celle des 
débats) selon les contextes et besoins spécifiques des différents participants. 
En effet, la formation des professionnels se met en oeuvre à travers d’enjeux concrets, et porte 
sur des activités et des thèmes concrets - le plus souvent techniques - précis, dans les 
contextes desquels il importe de se situer le plus possible, au cours de la formation. 
Enfin, le recours aux méthodes d’andragogie et de pédagogie active et participative, au cours 
de la formation elle-même, est capital. En effet, les modalités mêmes du processus 
d’apprentissage et d’intériorisation de l’approche participative doit être en totale conformité 
avec ses principes. 
Les intéressés trouveront dans ce qui suit une structure logique des étapes et outils qui 
pourraient constituer la proposition méthodologique permettant ainsi de mieux cerner les 
futures formations. En annexes nous trouverons une présentation plus détaillée des 
principaux outils participatifs qu’il serait plus opérationnel de choisir les plus adaptés en 
fonction des phases, étapes et contexte de la situation. 
4 
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Approche participative et cycle du projet : 
Etapes du projet AEP Activités et objectifs Concepts et outils à utiliser 
I- Avant le projet Idée du projet, porteur du 
projet, pertinence / Besoins 
prioritaires, conformité / 
stratégie 
5 
Documents II, Visites, 
entretien collectifs, 
doléances des représentants 
des populations, initiative 
des services, … 
Sensibilisation, 
information, 
conscientisation, 
mobilisation sociale 
Boite à image, observation 
participante, ateliers 
participatifs, entretiens 
collectifs, échanges et visite 
d’autres projets d’AEP 
Formulation de la 
demande, volonté, 
engagement et lancement 
des investigations 
Information, contact des 
responsables et leadership 
locaux et préparation des 
premiers ateliers du DP 
II- Diagnostic Participatif DP Analyse de la situation 
actuelle : Identifications 
des problèmes et besoins 
prioritaires, recherche de 
solutions et proposition des 
alternatives 
Acceptabilité sociale : 
motivation, mobilisation 
Entretiens collectifs, 
brainstorming, technique 
VIP (Visualisation des idées 
des participants et 
participantes) liste des 
problèmes et besoins, 
matrice des priorités, 
transect, cartes des 
ressources, carte sociale, 
arbre des problèmes, 
III- Planification participative 
Lancement des APS et APD 
Implication, concertation, 
choix des tracés, , mode de 
déserte, mode de gestion, 
Validation 
Carte sociale : matrice de 
comparaison critèriée, 
schéma des flux, référentiel 
local / technique, 
IV- Organisation de gestion 
participative et partenariat 
Accompagnement et 
renforcement des capacités 
locales, suivi participatif, 
gouvernance locale, 
intégration des genres 
Echanges de visites, ateliers 
de formation avec des 
méthodes d’andragogie 
interactive, travaux de 
groupes et jeux de rôles, 
outils genre 
V- Réalisation participative Contribution, suivi 
participatif des travaux 
Tableau de bord avec les 
IOV et PPO 
VI- Gestion participative Gestion administrative, 
financière, technique,… 
PV, Registres, Facturation, 
recouvrement, comptabilité 
simplifiée et fonctionnelle , 
échange inter associations, 
VII- Suivi- évaluation 
participatif 
Accompagnement, 
renforcement des capacités, 
développement des réseaux 
fédératifs 
Outils de planification 
stratégiques : PPO, SEPO 
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Modules de formation en fonction des étapes du projet : 
Modules de formation en 
approche participative 
Contenu et thèmes Etape et durée proposée 
6 
1- Initiation à l’Approche 
Participative (AP) 
-Pourquoi l’AP ? 
Argumentaire : 
-L’AP c’est quoi ? Concepts et 
principes : 
-AP et approche systémique 
- AP, communication et 
animation 
-AP et cycle du projet : 
Au début du plan de 
formation 
Durée : 2 jours 
2- Méthodes participatives et 
méthodes conventionnelles 
- MARP 
- DIGRAP (Diagnostic Global 
Rapide et participatif) 
- Planification participative 
- Gestion participative et 
organisation des populations 
- Evaluation participative et 
gouvernance locale 
Avant le lancement du 
projet 
Durée : 2 jours 
3- Outils du Diagnostic 
Participatif 
-Entretiens collectifs 
- Brainstorming et VIP 
- Liste des problèmes et besoins 
- Matrice de prioritarisation 
- Carte sociale, 
- Arbre des problèmes et 
recherche des solutions 
- Matrice critèriée de 
comparaison de situation « avec 
et sans projet » 
Avant le début du 
diagnostic participatif 
durée 
4- Application et Test sur le 
terrain 
Réalisation du diagnostic 
participatif et appui sur le 
terrain 
En alternance 
Durée : Une journée 
5- Outils de planification 
participative 
- Carte sociale 
- Carte de mode de déserte 
souhaité 
- calendrier QQ PC C OQ 
Planification participative 
Suite au diagnostic 
participatif 
Durée : 2 journées 
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SEPO, FfOm, Plan 
coût/efficacité 
-PPO, arbre des problèmes et 
arbres des objectifs, 
- Schéma des flux, partie 
prenantes, organisation locale et 
partenariat 
7 
6- Réalisation d’un plan 
d’action concerté, négocié et 
validé 
Réalisation d’un essai de 
planification participatif suite 
aux travaux de diagnostic 
participatif 
En alternance suite à la 
formation en salle 
Durée : une journée 
7- Gestion participative - Gestion des associations locale 
- Gestion administrative 
participative et transparence 
-Gestion financière et 
comptabilité simplifiée 
- Gestion technique et entretien 
8- Visite d’un cas - « Voir pour croire » En alternance suite à la 
formation en salle 
Durée : une journée 
9- Suivi-évaluation 
participatif 
-PPO 
- OPO (Opérationnalisation des 
objectifs généraux en objectifs 
opérationnels) 
- Elaboration du tableau de bord 
- batterie des IOV (Indicateurs 
Objectivement Vérifiables) 
Avant le lancement des 
travaux 
Durée : 2 journées 
10- Appui et 
Accompagnement 
Renforcement des capacités 1ère mission après 3 mois 
2ème mission après 6 mois 
3ème mission en fin 
d’année 
Par ailleurs, étant donné le temps des plus restreints dont disposent les opérateurs d’une telle 
démarche, ceux-ci devront être sélectionnés en fonction de leurs compétences et devront être 
dotés d’une solide formation en la matière. De plus, l’expérience montre qu’il n’existe aucune 
« recette miracle », ni aucun « mode d’emploi » ». Les méthodes et outils de la participation 
ne doivent pas être utilisés mécaniquement, mais doivent être adaptés au contexte étudié ainsi 
qu’aux questions et thèmes à débattre. 
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Pourquoi utiliser l’approche participative ? Argumentaire : 
La Participation Communautaire est indispensable pour permettre d’assurer : 
¨ La viabilité des projets; 
¨ Acceptation par les usagers ; Acceptabilité sociale 
¨ Utilisation effective des installations ; 
¨ Solutions à des prix raisonnables ; 
¨ Meilleurs pratiques d’assainissement et hygiène ; 
¨ Meilleurs états de santé ; 
¨ Actions de développement durable 
¨ Services gratuits irréalistes ; 
¨ Choix et adaptation des variantes techniques les plus appropriées au savoir et 
8 
conditions locales 
¨ Renforcer les capacités des acteurs locaux 
¨ Comment faire participer les communautés à la gestion et entretien des services de 
distribution d’eau et assainissement ; 
¨ Développer les organisations paysannes et institutions villageoises 
¨ Equité des services 
¨ Assurer un meilleur entretien à moins frais 
Les méthodes participatives ont réussi là où d'autres techniques avaient échoué. Fondées sur 
les principes de l'éducation des adultes, elles ont été testées à grande échelle en conditions 
réelles. 
Il a été démontré que l'emploi de méthodes participatives était très gratifiant pour les agents 
communautaires. Ceux d'entre eux qui ont expérimenté ces techniques ne veulent 
généralement plus revenir aux anciennes méthodes. 
Les activités décrites dans ce manuel font appel aux principes de l'apprentissage participatif 
pour promouvoir des changements en matière de réalisation des projets d’AEP. Ces principes 
sont explicités dans ce document. 
L’approche participative renforce la confiance en soi et la capacité collective d'agir et 
d'apporter des améliorations. Les sentiments d'autonomie et de croissance personnelle sont 
tout aussi importants que les changements d'ordre physique tels que les équipements. 
· Promouvoir le dialogue, la concertation, la réflexion, la participation à 
l'analyse des situations, à la prise de décision, à la planification ainsi qu'à 
la gestion du développement et à la mobilisation. I1 s'agit de l'aspect 
communication participative sociale. 
· Accompagner la prise de décision et l'action de développement par 
l'éducation et la formation en sachant partager les savoirs. I1 s'agit de 
l'aspect communication participative d’apprentissage interactif. 
· Créer un flux d'informations à l'intérieur et entre les ministères, les 
établissements paraétatiques et les programmes de développement 
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multisectoriels pour coordonner et gérer dans la cohérence la politique de 
développement. Il s'agit de l'aspect communication institutionnelle. 
La communication sociale permet d'atteindre un consensus sur les actions 
de développement à entreprendre. La communication éducative doit 
fournir les connaissances techniques dont la population a besoin pour être 
en mesure d'agir dans le consensus. La communication institutionnelle 
est essentielle pour une compréhension commune des objectifs et des 
besoins. Elle est la base d'un bon travail d'équipe. 
Ces dernières années ont révélé l'importance d'une pleine implication des populations locales 
dans les projets de développement rural. Ceci répond à trois nécessités majeures: 
1) tirer pleinement profit des connaissances, compétences, dynamiques et ressources existant 
sur le plan local; 
2) obtenir l'adhésion et le soutien des acteurs locaux aux efforts menés pour aborder les 
problèmes essentiels et les solutions possibles; 
3) encourager l'"appropriation" locale des projets afin que le développement puisse s'inscrire 
dans la durée. 
Ce dossier présente une série de méthodes pour encourager la participation des populations 
locales, ainsi que des études de cas sur plusieurs initiatives menées dans le cadre des projets 
de développement local. 
La participation de la population au développement local: une nécessité 
Les raisons fondamentales et quelques interrogations concernant cette participation des 
populations locales au développement rural ont été exposées plus haut. Une question 
complémentaire doit être posée: quel est le niveau de participation approprié à un projet ? 
En pratique, la "participation des populations" peut se situer à des niveaux très différents, tels 
que: 
· la consultation sur des propositions en offrant l'information adéquate et en prévoyant 
les moyens qui permettront à chacun de donner son avis; 
· l'implication dans différentes phases du processus des acteurs locaux par leur 
participation au débat et à la prise de décision; 
· la prise en charge et la conduite du processus de développement directement par les 
9 
populations locales. 
Il importe de garder à l'esprit que la question de la participation des populations réapparaîtra 
probablement à différentes étapes de l'avancement des projets de développement local. 
Il est donc essentiel que les méthodes, les formes et les enjeux de la participation soient 
adaptés au public concerné. 
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I – APPROCHE PARTICIPATIVE : 
Depuis plusieurs années, on peut observer un changement dans la perception du monde rural 
tant de la part des gouvernements que des bailleurs de fonds ou des partenaires au 
développement. La tendance actuelle est de prendre en compte non seulement les limites du 
potentiel du milieu physique, mais également les divers besoins (eau, alimentation) des 
populations, notamment en matière de production agricole, d'élevage, de produits forestiers, 
et par ailleurs d'insister sur le rôle que jouent ces dernières dans l'exploitation et la gestion 
des ressources de leur terroir. 
L'approche participative, outil privilégié permettant l'association active et responsable des 
populations, est née du constat d'échec des stratégies d'intervention préconisées par le passé, 
ainsi que de la volonté assez récente des gouvernements d'intégrer la dimension 
"participation des populations" aux politiques de développement rural. 
1.1- Définition de l’approche participative : 
Premier niveau : Prendre part à … 
« Participant » dans le sens de simple contribution sans engagement 
(Moussahim, Moucharik) 
Deuxième niveau : Faire partie de … 
« Membre » faisant partie ou adhérant à une organisation (association,…) 
Troisième niveau : Partager… 
« Partenaire » engagé et responsable (Charik) 
La participation est un concept qui trouve ses fondements dans l’analyse critique d’une 
Société ou d’une Communauté et des inégalités qui en découlent. Les individus qui ne 
pouvaient faire entendre leur voix ont grâce à cette notion d’AP le « pouvoir » de prendre la 
parole et de s’exprimer librement. 
Par cette nouvelle Approche Participative, il s’agit de faire comprendre aux plus démunis 
qu’ils ont les moyens, les capacités et les compétences d’influer eux-mêmes sur leur avenir, 
avec le soutien d’autres acteurs dont le rôle se résume à celui de catalyseur, et qui ne peuvent 
en aucun cas exercer quelque forme de domination que ce soit. 
L’ Approche Participative doit tenir compte de la diversité des bénéficiaires, ce qui nécessite 
qu’elle soit flexible, qu’elle soit menée par une équipe multidisciplinaire à la recherche d’un 
consensus. 
10 
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Désormais, il est donc largement admis qu’il est primordial de renforcer les compétences et 
capacités locales, et non plus d’imposer à la réalité du terrain les savoirs et techniques 
d’étrangers qui ne prennent pas en compte la nature et la complexité du milieu dans lequel ils 
interviennent. 
De plus, l’application de l’ Approche Participative exige un changement des mentalités de la 
part de tous les acteurs, l’instauration d’un dialogue permanent entre les différents partenaires, 
l’établissement d’une collaboration étroite et probante ainsi que la maîtrise du processus de 
gestion des problèmes du milieu. 
L’ Approche Participative peut s’avérer extrêmement utile en matière d’aide humanitaire, 
mais pour cela, il faut l’adapter au contexte dans lequel l’aide extérieure intervient. En effet, 
cette dernière est mise en oeuvre dans des circonstances qui exigent rapidité et efficacité, par 
conséquent, d’être efficient ; La sélection qui va s’opérer pour définir quelle méthode de l’ 
Approche Participative (AP) sera choisie, sera essentiellement fonction du temps nécessaire à 
son application et des contraintes budgétaires. 
L’approche participative basée sur l'instauration d'un dialogue services 
techniques/populations et fondée sur le concept de participation et de 
partenariat, la méthodologie d'approche participative est novatrice à 
plus d'un titre. Elle a pour objectif principal d'associer étroitement les 
populations dans la conception et la gestion de toutes les activités de 
développement de leur milieu et de leur terroir. (FAO, 99) 
11 
Principaux concepts: 
• Participation 
• Partenariat 
• Concertation: Opinions 
• Négociation: Déçision - Action 
• Implication – Résponsabilisation 
• Nouveau concept du Pouvoir 
• Pouvoir sur, de, avec, dans,… 
• Empowerment 
• Renforcement des capacités 
• Gestion participative 
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L'approche participative n'est pas une fin en soi, mais un ensemble 
méthodologique - utilisant une série d'outils - qui vise à assurer les conditions 
nécessaires à la sauvegarde des ressources naturelles. L'approche participative tend 
en réalité à modifier la perception du rôle de chacun des intervenants (Etat, 
services techniques, populations, etc.) dans la gestion des ressources naturelles, à 
proposer un partage de responsabilités entre les différents partenaires. Elle favorise 
la prise de décision et la prise en charge par les populations des actions destinées à 
améliorer les conditions d'exploitation des ressources et aménager leur espace-terroir. 
En d'autres termes, il s'agit d'associer et d'impliquer étroitement les populations aux 
différents niveaux et étapes du processus, à savoir: 
Diagnostic de leur terroir, notamment du point de vue gestion des ressources 
forestières, analyse des diverses contraintes et priorités; conception et 
programmation des actions à entreprendre; réalisation, gestion et suivi/évaluation 
de l'ensemble du projet. 
La participation est le Partage du savoir et du pouvoir : 
C'est-à-dire que nous commençons par échanger les savoir technique 
et savoir local en se concertant et puis nous cherchons ensemble les 
meilleurs solutions aux problèmes diagnostiqués (exprimés par les 
populations et identifiés par les experts) pour trouver un consensus 
au tour des actions à engager dans le cadre du projet approprié par 
les concernés… 
12 
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1.2- Niveaux de participation 
Dans le processus d’analyse et dans celui de conception d’un projet ou programme, il 
faut définir les niveaux de participation des femmes et des hommes dans le(s) 
secteur(s) concernés. Exemple, les femmes sont responsables de la collecte de l’eau 
pour l’usage domestique ; les hommes, pour l’irrigation. Par contre, seuls les 
hommes participent à la gestion collective de l’eau. Comment alors impliquer 
davantage les femmes dans la gestion et le contrôle de l’eau ? 
Il y a différents niveaux de participation comme nous l’avons vu précédemment. 
Plus le niveau de participation est élevé, plus les femmes ont du pouvoir et plus il y a 
d’égalité entre les hommes et les femmes au sein de la communauté. 
Il n’est pas toujours possible de faire participer les femmes et les hommes au niveau 
maximal. Il s’agit alors, pour les équipes d’intervention et les planificateurs, en 
collaboration avec les populations, d’identifier le niveau possible de participation des 
femmes et de prévoir des activités de renforcement des capacités des femmes afin 
qu’elles puissent gravir les « échelons » de la participation. 
] Participation au contrôle 
] Participation à la gestion 
] Participation à la mise en oeuvre des activités 
] Participation à l’identification des solutions 
] Participation à l’identification des problèmes et 
uv Participation 
] Po 
L'approche participative est un processus dynamique en ce sens qu'elle évolue dans 
le temps, en fonction des spécificités et des conditions locales. 
Une des étapes essentielles de l'approche participative est de permettre cette prise de 
conscience de l'impact des différentes pratiques sur le milieu et de réfléchir avec les 
populations sur les possibilités de les améliorer. Elle s'appuie sur la connaissance et 
la perception qu'ont les populations de leur milieu et de l'interaction des différents 
éléments qui entrent en jeu dans la gestion du terroir. 
13 
besoins 
] Agir de la façon prescrite par d’autres 
] Etre bénéficiaire de l’aide 
] Egal 
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L'approche participative est fondée sur l'établissement 
d'un dialogue permanent entre populations et agents 
techniques, sur le respect mutuel et le principe du 
partenariat, ainsi que sur la reconnaissance du savoir-faire 
local. A ce titre, elle doit être considérée comme une 
méthodologie privilégiée d'intervention en milieu rural, 
qui permet la prise en charge progressive et concertée des 
actions de développement au niveau du terroir. 
14 
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15 
1.3- Typologie de participation: 
TYPOLOGIE EXPLICATIONS 
1. Participation passive Les gens participent en étant informés sur ce qui est arrivé ou 
qui va arriver. 
2. Participation par la 
fourniture d'informations 
Les populations participent en fournissant des réponses à des 
questions posées. 
3. Participation par 
consultation 
Les populations participent en étant consultées, et les agents 
extérieurs écoutent et tiennent compte de leurs opinions. 
Cependant, elles ne participent pas aux prises de décisions. 
4. Participation liée à des 
avantages matériels 
Les gens participent en fournissant des ressources, mais là 
encore, ils ne participent pas au processus de prise de 
décisions. 
5. Participation fonctionnelle Les gens participent en fonction d'activités prédéterminées et 
après que les stratégies des projets ainsi que leur planification 
aient été décidées. 
6. Participation interactive Les populations participent au diagnostic des situations 
aboutissant à des plans d'action et à la formation ou le 
renforcement de groupements d'intérêts. Ces groupes 
s'approprient les décisions locales, en vue d'une pérennisation 
des activités et/ou structures mises en place. 
7. Auto-mobilisation / 
Participation active 
Les populations participent en prenant des initiatives 
indépendamment de structures extérieures. 
Source: Fonds d'Equipement des Nations Unies, 1998. 
Plus on se rapproche des types de participation situés dans le bas du tableau et plus les actions 
entreprises ont des chances d’avoir un impact durable et bénéfique pour les populations et leur 
environnement. 
Par ailleurs, la matrice de participation, élaborée par le DFIC en 1995, peut, quant à 
elle, être extrêmement utile dans la mesure où il s’agit d’un outil dynamique 
permettant de repérer les zones d’éventuels désaccord entre les différents 
partenaires, et ce, en « mesurant » l’importance et la qualité de la participation. 
INFORMER CONSULTER PARTENARIAT CONTROLER 
IDENTIFICATION 
PLANIFICATION 
EXECUTION 
MONITORING ET 
EVALUATION 
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La démarche participative de montage des projets comporte une 
série d'étapes: 
· Identification/connaissance du milieu; 
· Sensibilisation/prise de conscience par les 
populations des enjeux environnementaux et des 
possibilités d'agir sur le milieu; 
· Identification des problèmes et recherche de 
16 
solutions; 
· Organisation de la prise en charge et programmation 
des actions à entreprendre; 
· Formation thématique, appui et accompagnement; 
· Evaluation périodique des actions en cours par les 
populations et suivi-évaluation du programme et de 
l'ensemble de la démarche, 
· Débouchant sur une prise en charge progressive des 
actions de développement au niveau du terroir par les 
populations et une appropriation du processus par 
l'ensemble des intervenants (population, agents 
techniques, autres). (FAO, 99) 
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1.4- Les avantages et les inconvénients des méthodes Participatives: 
Les méthodes énumérées ci-dessus ont comme caractéristique commune de collecter 
des informations rapidement, de façon peu coûteuse, et d’être une combinaison de 
méthodes formelles et informelles. 
Contrairement aux processus exclusivement formels, elles nécessitent des études de 
cas et requièrent moins d’expertises techniques. 
Comparaisons des approches conventionnelles et Approches rapides et 
participatives 
Approche conventionnelle Approche participative 
Approche sectorielle 
Approche globale systémique 
Centrée sur les ressources naturelles 
Centrée sur les ressources humaines 
Initiative extérieure 
Initiatives locales 
Part de la solution 
Part du problème 
Démarche descendante 
Démarche ascendante 
Rôle d’encadrement 
Rôle d’accompagnement 
Approche ciblée vers les clients 
Approche impliquant les communautés 
Organisation professionnelle 
Organisation paysanne 
Technologie standard 
Technologie adaptée 
Transfert de technologie 
Technologie appropriée 
Espace physiquement homogène 
Espace ethniquement homogène 
Renforce le pouvoir central 
Renforce le pouvoir local 
Favorise la dépendance 
Favorise l’autonomie 
Résultats immédiats 
Résultats plus durables 
Prestation de services pour bénéficiaires 
Travaillant avec des partenaires 
Cherche l’adoption des réticents 
Soutien la mobilisation des intéressés 
Coûteuse en en moyens 
Moins coûteuse 
Durée longue 
Relativement plus Rapide 
Les bénéficiaires ne comprennent pas 
Les participants échangent et apprennent 
Source: MariaCobélli etM.Boukhari 1997. 
De plus, elles peuvent collecter et traiter de riches informations qui seront ensuite 
diffusées notamment aux décideurs, et ce, dans un délai qui se mesure en jours ou en 
semaines. Elles sont donc très utiles pour les responsables dont rares sont ceux qui 
sont prêts à retarder la mise en oeuvre d’une action en attendant d’avoir connaissance 
des données pourtant nécessaires à son exécution. 
Elles permettent de disposer d’une connaissance approfondie des systèmes socio-économiques 
complexes dans lesquels évoluent les bénéficiaires. Grâce à leur 
17 
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caractère flexible, elles mettent en lumière des idées perspicaces et novatrices qui 
n’avaient pas été envisagées lors de la planification de l’étude. 
Par ailleurs, elles permettent de répondre aux questions qualitatives débutant par 
« comment » et « pourquoi ». 
Ces méthodes, dont les bénéfices sont remarquables à de nombreux points de vue, 
ont tout de même quelques inconvénients qu’on ne peut ignorer. 
En effet, l’information produite peut manquer de pertinence et de viabilité en raison 
des techniques informelles utilisées pour constituer les échantillons interrogés, et des 
préjugés surgissant lors des interviews. 
De ce fait, l’exercice qui consiste à analyser et traiter les données, puis à rédiger un 
compte rendu fiable n’est pas sans difficulté. 
Les exécutants de ces méthodes peuvent, de plus, minimiser les problèmes en 
prenant l’initiative, par exemple, de rapporter ce qu’ils ont perçu comme préjugés en 
des proportions moindres, ou encore, en utilisant plus d’une technique de 
triangulation. 
Les données quantitatives y sont absentes, par conséquent, toute généralisation à 
l’ensemble de la population est exclue, phénomène amplifié par la représentativité 
des échantillons qui est discutable. 
Par ailleurs, elles ne peuvent donner qu’un ordre de grandeur, une idée de la 
situation ou du sujet étudié, et en aucun cas, un pourcentage exact. 
Les décideurs, dans leur majorité, sont beaucoup plus sensibles à des chiffres ou à 
des graphiques précis qu’à des descriptions qualitatives ; la crédibilité de ces 
méthodes est donc discutable à leurs yeux. 
18 
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1.5- Quelques principes de base de l’approche participative : 
- La visualisation : VIP(Visualisation des Idées des Participants) et les supports de 
d’animation participative utilisés facilitent la communication et l’analyse par les villageois, 
elle encourage les discussions entre les chercheurs et les groupes concernés. Elle stimule la 
participation et génère des informations utiles. 
Le Diagnostic participatif valorise donc le savoir-faire local dans les actions de recherche ou 
de développement. Les villageois ne sont pas impliqués uniquement lors de la collecte de 
l’information mais aussi dans l’analyse en groupe ou travail avec… 
- La triangulation : met l’accent sur l’importance de la pluridisciplinarité de l’équipe, la 
diversification des outils et des sources d’information techniques. Ce principe garanti ainsi la 
fiabilité et la validité de l’information collectée. 
Nous entendons par la pluridisciplinarité de l’équipe, la diversité de sa composition. 
- l’ignorance optimale : le temps de l’équipe doit être utilisé pour la collecte de données 
nécessaires et essentielles. Ce principe recommande de faire un bon usage du temps limité sur 
le terrain ; l’équipe doit, donc, collecter en très peu de temps l’information importante et 
laisser de côté ce qui est moins important, d’où la nécessité de tracer des objectifs bien définis 
et de préparer à l’avance les question clés. 
19 
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1.6- Méthode de diagnostic participatif 
Il existe plusieurs méthodes de diagnostic participatif ; nous pouvons citer pour mémoire la 
MARP (Méthode Accélérée de Recherche Participative), La méthode PHAST (Participatory 
Hygiene and Sanitation Transformation), PCEHS (Participation Communautaire pour l’Eau, 
Hygiène et Santé), COAIT (Community Options Assessment and Investment Tool)… 
Pour simplifier nous présentons notre propre méthode DIGRAP (Diagnostic Global, Rapide et 
Participatif) en tant que méthode se basant en plus des principes de l’approche participative 
sur la démarche et théorie de l’approche systémique : 
DIGRAP : Diagnostic Global, Rapide et Participatif 
Le diagnostic Global, Rapide et participatif (DIGRAP) est l’ensemble des activités 
d’échange- entre intervenants et populations- d’information et de raisonnements qui 
permettent : 
1- d’identifier : 
- les contraintes : Problèmes, Besoins, Attentes,… (Tout ce qui ne marche 
pas ou qui manque) 
- les atouts : les avantages, les potentialités, les ressources… (Possibilités 
d’améliorations) 
2- de hiérarchiser ou rechercher les priorités et les questions pertinentes,… 
3- de rechercher et trouver des solutions,… 
4- de proposer et négocier des actions à mener pour améliorer la situation actuelle. 
5- d’évaluer les coûts, les avantages, l’impact et risques de la mise en oeuvre du programme. 
6- de définir « qui doit faire quoi » ou déterminer les responsabilités 
Nous avons utilisé les principes de l’approche systémique comme cadre de conception du 
DIGRAP. 
Pour cela l’utilisation du DIGRAP en tant que système organise mieux l’intervention et 
présente aussi un cadre de réflexion qui permettrait de mieux 
- communiquer, 
- échanger le savoir et recueillir les données 
- analyser, raisonner, comparer,…et donc réfléchir 
- aider les populations à résoudre leurs problèmes 
- et faire participer les populations à l’élaboration des PDDP (Plan 
de Développement Douar Participatif) 
20 
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II - SCHEMA DU DIAGNOSTIC GLOBAL RAPIDE ET PARTICIPATIF 
La démarche du DIGRAP peut être schématiquement résumé comme suite : 
SCHEMA N0 15 : Schéma de réalisation du DIGRAP (Source : BOUKHARI, 1994) 
21 
Problèmes, besoins,… 
exprimés et identifiés 
Situer : « ce que ne 
marche pas » 
Etude 
structurelle « ce 
qu’on a » 
Etude de 
fonctionnement 
« comprendre 
ce qu’on fait » 
ENTREES 
DIGRAP Traitement 
des données 
SORTIE 
OUTILS : 
· Liste des besoins exprimés 
· Entretiens collectifs 
· Matrice de hiérarchisation 
· Arbres des problèmes 
· Aide à la formulation de 
problèmes (comment faire 
pour… ?) 
· Recherche de solution 
· QQ P CC OQ P CC OQ : 
« Quoi, Qui, Pourquoi, 
Comment, Combien, Où, 
Quand ? » « ou qui fait 
quoi ? »… 
PLAN D’ACTION PARTICIPATIVE 
(Négocié, concerné…) 
Etude de 
l’environnement 
«situation : atouts et 
contraintes » 
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- Tableau synthétique de la démarche DIGRAP 
ETAPES ACTIVITES & PRODUITS OUTILS et METHODES 
1-Etape préliminaire Information, formation, 
documentation, préparation 
22 
Données II, informateurs préviligiés, 
… 
2- Liste des Attentes, 
Problèmes Besoins 
Identification des problèmes 
prioritarisation,… 
Entretiens collectifs, brainstorming, 
Chicklist, matrice préférentielle 
3- Analyse et 
compréhension du système 
Comprendre Comment et pourquoi 
“ ce qu’on a” et “ ce qu’on fait” 
Cartes sociales, transect, calendriers, 
Profil historique, schéma des flux, 
camemberts, 
4- Formulation des 
problèmes et recherche de 
solutions 
Passer des problèmes aux solutions 
et choix des actions et formulation 
des objectifs 
“ Comment faire pour…?, Arbre des 
problèmes, PPO,… 
5- Elaboration du plan 
d’actions participatif 
indicatif 
Cadre logique, Schéma de 
Planification des Projet et Activités 
SPP, Plan Développement Douar 
Participatif 
Questions systématiques: 
QQ P CC OQ, Qui fait quoi ? 
Pourquoi et comment ? 
Combien Où et quand ?… 
6- Concertation, 
négociation et approbation 
par les intervenants et 
partenaires services 
Partenariats, Intégrations et 
coordinations des interventions en 
plan d’actions cohérentes et 
faisabilité technique et financière 
Etudes complémentaires, 
Coordination du projet, expertise et 
Etude de faisabilité 
7- Organisation des 
populations ( Association, 
comité,.) 
Associations organisées, formées, 
responsabilisées, 
Appui, Accompagnement, Formation 
des organisations 
8- Validation et signature 
des partenariats 
Contrats- programmes signés et 
plan d’actions validé 
PPO, Planification participative 
9- Opérationnalisation des 
objectifs et choix des IOV 
Objectifs opérationnels, Simple, 
observable et mesurable 
(Réalisations physiques et CAP) 
APO, cadre logique et Schéma de 
planification de projet SPP 
10- Réalisation 
participative et gestion 
participative 
Appropriation des actions par les 
populations qui participent 
Gestion participative 
Décision partagée 
Contribution, concertation, 
négociation,… 
11- Suivi-évaluation 
participatif 
Système de suivi-évaluation 
participatif fonctionnel 
Tableau de bord avec indicateurs 
simples lisibles et significatifs 
Pour plus d’information sur les différents outils à utiliser il faudrait se référer à une 
présentation plus détaillée en annexes… 
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1-7- Présentation des principaux outils participatifs utilisés pour le 
diagnostic et planification participative des projets d’AEP 
Dans ce qui suit nous présentons sous forme fiches synthétiques quelques outils participatifs 
que nous jugeons les plus utilisés et nécessaires pour le montage participatifs des projets 
d’AEP : 
Quoi :Outil: Sondage des CAP 
Pourquoi: Mesure des CAP (Connaissances; Attitudes et Pratiques) 
ou analyse des mentalités et études des comportements / 
projet 
Comment: En utilisant l’échelle de mesures des CAP 
Qui avec Qui: des individus au début des séances pour avoir une 
situation de référence S0 
Combien: 3 à 5 personnes 
Ou: lieu de rencontre et d’attente de regroupement des 
23 
populations 
Quand: Au début des séances avant de présenter le projet et l’objet 
de l’étude 
Quoi : Outil: Chicklist des problèmes / AEP 
Pourquoi: Identification des attentes; problèmes; besoins ; 
contraintes et possibilités / AEP 
Comment: en Utilisant le DIGRAP; VIP; brainstorming 
Qui avec Qui: Animateur avec un groupe d’hommes ; l’animatrice avec 
un groupe de femmes; 
Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes 
Ou: Lieu de groupement ( école; place du village; local de 
l’association;...) 
Quand: Après midi ; Durée 1/2 heure 
Outil: Quoi: Détermination des priorités / AEP 
Pourquoi: Déterminer les priorités / AEP / projet 
Comment: Matrice des priorités 
Qui avec Qui: Animateur avec un groupe d’hommes ; l’animatrice avec 
un groupe de femmes; 
Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes 
Où: Lieu de groupement (école; place du village; local de 
l’association;...) 
Quand: Après midi ; Durée 1/2 heure 
Outil: Quoi: Comparaison des situations avec et sans projet 
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Pourquoi: inciter et comprendre les réflexions des populations / 
24 
AEP/ Projet 
Comment: en utilisant la Matrice critèriée de comparaison 
Qui avec Qui: Animateur avec un groupe d’hommes ; l’animatrice avec 
un groupe de femmes; 
Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes 
Où: Lieu de groupement (école; place du village; local de 
l’association;...) 
Quand: Après midi ; Durée 1/2 heure 
Outil: Quoi: Carte socio-économique 
Pourquoi: Collecter; actualiser et situer dans l’espace la 
représentation des populations de leurs données 
démographiques; socio-économiques: habitat; nombre des 
personnes; nombres des animaux ; besoins; choix; 
emplacement; ... 
Comment: Croquis; transect; Vue panoramique; à faire par les 
populations 
Qui avec Qui: Animateur avec un groupe d’hommes ; l’animatrice avec 
un groupe de femmes; 
Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes 
Où: Lieu de groupement ( école; place du village; local de 
l’association;...) 
Quand: Après midi ; Durée 2 heures 
Outil: Quoi: Profil Historique du Douar 
Pourquoi: repérer et comprendre les principales évolutions des 
situations; populations; animaux; habitat; activités; 
ressources en eau; infrastructures; organisation de gestion 
participative 
Comment: utilisation du calendrier des souvenirs des populations 
Qui avec Qui: Animateur avec un groupe d’hommes ; l’animatrice avec 
un groupe de femmes; personnes âgées; 
Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes 
Où: Lieu de groupement (école; place du village; local de 
l’association;...) 
Quand: Après midi ; Durée 1/2 heures 
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Outil: Quoi: Entretien semi-structuré avec les informateurs clefs 
Pourquoi: Données relatives au Douar ... 
Comment: Détermination de quelques normes (moyenne) et 
référentiel concernant les pratiques en matière d’AEP 
Qui avec Qui: informateurs clefs: Moquadem; élus; membres des 
organisations locales; sage femme; leadership... 
Combien: un groupe de 4 à 10 personnes 
Où: local de l’association; classe;... 
Quand: Après les entretiens collectifs, moments de prise de thé 
Outil: Quoi: Entretien avec des ménages types 
Pourquoi: Consommation en eau; besoins; corvée ; ... 
Comment: utilisant le guide d’entretien semi-structuré 
Qui avec Qui: informateurs clefs: Moquadem; élus; membres des 
organisations locales; sage femme; leadership... 
Combien: 4 à 10 ménages 
Où: local de l’association; classe; maison,… 
Quand: Après les entretiens collectifs, moments de prise de thé;... 
Outil: Quoi: Entretien avec les membres des organisations 
25 
paysannes 
Pourquoi: fonctionnement ; capacité de gestion;... 
Comment: utilisant du guide d’entretien semi-structuré 
Qui avec Qui: informateurs clefs: Moquadem; élus; membres des 
organisations locales; sage femme; leadership... 
Combien: un groupe de 4 à 10 membres d’associations 
Où: local de l’association; classe; 
Quand: Après les entretiens collectifs, la nuit ; moments de prise 
de thé;... 
Outil: Quoi: Arbre des problèmes 
Pourquoi: Analyse des problèmes et identification des causes pour 
identifier l’arbre des objectifs, les activités et résultats 
nécessaires pour animer le processus de planification 
participative 
Comment: Problème est le tronc d’arbre, les racines sont les causes et 
les ramifications aériennes représentent les effets ou 
risques –si rien n’est fait- 
Qui avec Qui: Groupes de populations et genres 
Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes 
Où: local de l’association; classe; place du douar 
Quand: Au démarrage de la concertation, moments de prise de 
thé;... 
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II- L’APPROCHE GENRE 
Lien entre l’approche participative et l’approche genre 
En dépit du lien conceptuel entre l’intégration de participation et de différenciation 
du genre au développement, les projets de développement nous montrent dans la 
pratique que l’application des méthodes participatives ne se trouve pas 
automatiquement sensibilisée au genre. Si aucun effort n’est réalisé pour intégrer 
dans une action participative tous les segments d’une communauté (pauvres, 
analphabètes, femmes, vieux et enfants…), il peut facilement arriver que s’y trouve 
ingérée avant tout l’élite masculine éduquée, conformément aux structures de 
pouvoir en place, et que les membres féminins et défavorisés de la communauté ne 
se fassent pas entendre. 
L’Approche Genre Et Développement (GED) 
Depuis le milieu des années 1980, le passage de l’approche IFD à l’approche GED se 
reflète dans les débats internationaux et les politiques de certains pays. Malgré la 
mise en oeuvre des politiques IFD, on a pris de plus en plus conscience du fait que 
même si les femmes ont dans certains cas amélioré leurs conditions de vie, leur 
position et leur statut dans la société n’a toujours pas fondamentalement changé. 
Contrairement à l’approche IFD qui préconisait la promotion d’activités de 
développement séparées en faveur des femmes, l’approche GED cherche à 
comprendre les mécanismes de subordination des femmes grâce à l’analyse des 
relations entre hommes et femmes dans une collectivité donnée. Le genre en tant que 
concept analytique a supplanté l’IFD, du fait que la position des femmes ne peut être 
comprise ou modifiée sans l’existence d’une vision plus globale des rôles et des 
positions relative et des interactions des hommes et des femmes dans la société. 
Pourquoi utiliser l’Approche Genre? 
Grâce à cette vision holistique du contexte de développement, l'ASEG propose 
une approche qui vise à: 
· comprendre les rôles et les relations de genre, 
· apprécier les facteurs socioéconomiques ayant une influence sur 
le processus de développement, 
· prendre en compte et soutenir les personnes défavorisées, 
· garantir la participation active de toutes les parties prenantes, 
· identifier les relations entre les parties prenantes, 
· recourir à des démarches ascendantes (de bas vers le haut) 
permettant de hiérarchiser les priorités de développement, 
26 
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· encourager un processus participatif pour la planification et la 
mise en oeuvre des politiques et actions de développement, 
· faciliter la création de réseaux entre les agents de développement 
stimulant les échanges de points de vue et le partage des 
expériences. 
2.1- Concepts : Définition du Genre 
Le concept de genre n’est pas facile à intégrer et à traduire en actions concrètes. Le 
genre renvoie aux règles et rôles spécifiques que la société assigne aux hommes et 
aux femmes. Les particularités des différentes cultures déterminent les attitudes, les 
coutumes et les valeurs, qui en retour modulent l’identité de genre. 
Le terme « genre » est utilisé indifféremment pour décrire des réalités différentes. Il 
est parfois utilisé dans le sens de « femme », de « sexe ». Dans d’autres cas, il est 
utilisé plus précisément non pas pour faire référence aux hommes et aux femmes, 
mais pour désigner les relations qui existent entre eux, la façon dont le rôle des 
femmes, des hommes, des garçons, des filles, ... sont définis et régis dans chaque 
société. 
La thèse centrale de l’approche GED est que les comportements des hommes et des 
femmes sont le produit de la société contrairement, à l’idéologie dominante qui 
affirme qu’ils seraient la conséquence des caractéristiques biologiques ou naturelles 
de chaque sexe. Le concept analytique du genre met en cause le déterminisme 
biologique ou « essentialiste » : selon lui, toutes les femmes n’ont pas en commun les 
mêmes qualités d’éducatrices, de mères nourricières, de personnes dévouées exempt 
d’agressivité... 
L’approche GED se veut également holistique, c’est à dire qu’elle entend prendre en 
compte tous les aspects de l’organisation sociale, politique et économique, en vue de 
saisir la nature profonde de la société. Elle se penche sur les relations qui existent 
dans les sphères familiale, économique et politique. Par exemple pour définir la 
structure de la journée de travail dans le domaine des économies industrielle et de 
marché, il faut absolument prendre en compte l’existence d’une sphère domestique. 
L’approche GED met en relief l’action communautaire et la mobilisation de la force 
du groupe. Les hommes et les femmes s’engagent activement dans la définition et la 
promotion de leurs intérêts sur la base de l’appréhension de la réalité qu’ils ont 
respectivement. Parce que les femmes partent d’une situation souvent défavorisée, 
l’approche GED reconnaît la nécessité de prendre des mesures spéciales pour les 
femmes, au même titre d’ailleurs que d’autres groupes défavorisés, afin de participer 
pleinement aux actions et bénéficier pleinement de leurs impacts. C’est pourquoi 
l’approche GED, parmi l’ensemble des approches décrites ci-dessus, est celle qui se 
rapproche le plus de l’approche participative. 
27 
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2.2- OUTILS D’ANALYSE DE L’APPROCHE GENRE : 
La méthode actuellement la plus structurée pour le mainstreaming de l’approche Genre est 
l’ASEG (Analyse Socio-Economique selon le Genre) élaborée par les équipes d’experts de la 
FAO. 
L’approche Genre comporte un certain nombre de concepts et d’outils d’analyse pouvant 
guider le travail de développement pour qu’il tienne davantage compte des questions liées aux 
genres. Ces outils approfondissent notre analyse des rapports entre les genres et contribuent à 
définir les questions sur lesquelles mener une recherche, les lignes directrices régissant la 
conception, la planification et les processus de contrôle des programmes, projets ainsi que les 
critères d’évaluation. Ils fournissent également des concepts clefs autour desquels organiser 
des activités de sensibilisation et de formation en approche Genre et des éléments 
déterminants dans l’élaboration de politiques d’intervention. 
OUTIL No 1 : NIVEAUX DE PARTICIPATION 
Questions fondamentales 
Ø Quel est le type de participation des femmes et des hommes dans le programme-projet 
28 
et dans l’organisation ? 
Ø Quelle est la nature des bénéfices que reçoivent les femmes et les hommes ? 
Ø Dans quelle mesure les femmes sont-elles des agentes actives à chaque étape du 
programme-projet et de l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques ? 
Plusieurs politiques IFD ont pour but d’accroître la participation des femmes en tant que 
participantes, récipiendaires et agentes des projets. Cependant, il faut proposer des buts plus 
explicites en ce qui a trait à la participation, aux avantages à tirer, et à la nature du rôle 
d’ « agente ». Les femmes ont déjà été participantes et récipiendaires de projets de 
développement sans pour autant que leurs conditions ou situation en soient grandement 
améliorées ou modifiées. Être agente dans un petit projet destiné aux femmes seulement ne 
permet pas nécessairement aux femmes d’être des agentes dans les processus globaux de 
développement. 
OUTIL No 2 : LA DIVISION DU TRAVAIL SELON LE GENRE 
Questions fondamentales : 
Ø Comment s’organise le travail dans les collectivités touchées par le projet ? 
Ø Quel travail les femmes (et filles) accomplissent-elles (rémunéré et non rémunéré) ? 
Ø Quel travail les hommes (et garçons) accomplissent-ils (rémunéré et non rémunéré ?) 
Ø Quelles répercussions cette division du travail a-t-elle en ce qui a trait à la réalisation 
des objectifs du programme-projet ? 
Ø Le projet tend-il à consolider ou à remettre en question la division actuelle du 
travail ? 
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29 
OUTIL No 3 : TYPES DE TRAVAIL 
Questions fondamentales : 
Ø Quels types de travail accomplissent les femmes et les hommes (les filles et les 
garçons) ? 
Ø Comment un programme-projet influera-t-il sur le travail des femmes et des hommes 
lié à la production, à la reproduction et à la collectivité et quelles conséquences aura 
le projet sur ces différents types de travail ? 
En ce qui a trait à l’analyse fondée sur le genre, on distingue trois grandes catégories de 
travail1 : 
q Le travail lié à la production inclut la production de biens et services en vue de 
la consommation et du commerce (agriculture, pêche, emploi et travail 
indépendant). Lorsqu’on demande aux gens ce qu’ils font dans la vie, la 
réponse porte plus souvent sur le travail de production, particulièrement 
rémunéré ou qui génère un revenu. Les femmes comme les hommes peuvent 
s’engager dans des activités productives, mais la plupart du temps, leurs 
fonctions et responsabilités diffèrent suivant la division du travail selon le 
genre. Le travail des femmes lié à la production est souvent moins visible et 
moins valorisé que celui des hommes. 
q Le travail lié à la reproduction inclut le soin et l’entretien du ménage et de 
ses membres, y compris le fait de donner naissance et de prendre soin des 
enfants, la préparation des repas, la collecte de l’eau et du combustible, les 
courses, le travail domestique et les soins de santé apportés à la famille. Le 
travail lié à la reproduction est crucial à la survie humaine, pourtant il est 
rarement considéré comme un « travail véritable ». Dans les collectivités 
pauvres, ce type de travail est, en grande partie manuel, c’est-à-dire qu’il est 
ardu et exige beaucoup de temps. Les femmes et les filles en sont presque 
toujours responsables. 
Le travail lié à la collectivité comprend l’organisation collective des activités et services 
sociaux : cérémonies et fêtes, activités pour améliorer la collectivité, participation aux 
groupes et organisations, activités politiques locales, etc. Les analyses économiques des 
collectivités tiennent peu souvent compte de ce type de travail. Il exige cependant beaucoup 
de temps bénévole et est important pour l’épanouissement spirituel et culturel des collectivités 
et en tant que véhicule d’organisation communautaire et d’autodétermination. Tant les 
femmes que les hommes participent aux activités communautaires, bien qu’on constate ici 
encore la répartition des tâches selon le genre 
1 Ces categories ont d’abord été créées par Caroline Moser dans Moser and Levy (1986) et Moser and Peake (1987) 
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OUTIL No 4 : ACCÈS AUX ET CONTRÔLE DES RESSOURCES ET BÉNÉFICES2 
Questions fondamentales : 
Ressources : 
Ø À quelles ressources liées à la production les femmes et les hommes ont-ils chacun 
30 
accès ? 
Ø Quelles ressources liées à la production chacun d’eux contrôlent-ils ? 
Ø Quelles répercussions ces faits ont-ils sur les activités des programmes-projets ? 
Ø Comment un projet peut-il contribuer à donner aux femmes un meilleur accès aux 
ressources et un meilleur contrôle de ces ressources ? 
Bénéfices : 
Ø Quels bénéfices et les femmes et les hommes tirent-ils chacun du travail lié à la 
production, à la reproduction et à la collectivité, et de l’utilisation des ressources ? 
Ø Quels bénéfices contrôlent-ils chacun, de manière à les utiliser comme bon leur plaît ? 
Ø Quelles répercussions cela a-t-il sur les activités des programmes-projets ? 
Ø Comment peut-on accroître l’accès des femmes aux bénéfices et leur contrôle de ces 
bénéfices ? 
OUTILS No 5 : CONDITION ET SITUATION 
Questions fondamentales 
Ø Comment et dans quelle mesure les activités de programmes-projets et les politiques 
des organisations contribuent-elles à améliorer la condition des femmes et des 
hommes ? 
Ø Comment et dans quelle mesure contribuent-elles à améliorer la situation des femmes 
dans la société ? 
Les projets de développement visent généralement à améliorer les conditions de vie des 
populations. Du point de vue de l’analyse genre et développement, on distingue entre la 
condition des femmes dans leur vie quotidienne et leur situation dans la société.3 
La condition touche l’état matériel des femmes, leur champ d’expérience immédiate. Si vous 
demandez à une femme de décrire sa vie, elle décrira probablement sa « condition » : le type 
de travail qu’elle accomplit, ses besoins et ceux de ses enfants, (eau potable, alimentation, 
éducation…), où elle vit, etc. 
La situation renvoie à la position sociale et économique des femmes comparativement à celle 
des hommes. On compare la situation des femmes et des hommes en mesurant par exemple 
l’écart de salaires, les chances d’accès à l’emploi, la participation aux instances législatives, la 
vulnérabilité face à la pauvreté et à la violence, etc. 
2 Ces concepts se fondent aussi sur le Cadre d’analyse de Harvard, Overholt (1985) 
3 La discussion de ces notions par Kate Young est utile. Voir Young (1988) 
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OUTIL No 6 : BESOINS PRATIQUES ET BESOINS STRATÉGIQUES4 
Questions fondamentales : 
Ø Comment et dans quelle mesure les activités des programmes-projets et les politiques 
des organisations tiennent-elles compte des besoins pratiques des femmes et des 
hommes ? 
Ø Comment et dans quelle mesure les activités des programmes-projets et les politiques 
des organisations tiennent-elles comptent des besoins stratégiques de la collectivité en 
général, et des femmes en particulier5. 
Les projets de développement s’efforcent d’identifier et de répondre aux besoins pratiques des 
collectivités visés. L’analyse GED fait la distinction entre les besoins pratiques des femmes et 
leurs besoins stratégiques, respectivement liés à la condition et à la situation des femmes. 
Les besoins pratiques sont liés à la condition des femmes. Il est facile de les identifier et ils 
portent habituellement sur des conditions de vie insatisfaisantes et le manque de ressources. 
Les femmes pauvres du tiers monde (bien que leurs priorités varient) peuvent identifier des 
besoins pratiques liés à l’approvisionnement en nourriture et en eau, à la santé et l’éducation 
de leurs enfants et à l’accroissement de leurs revenus. Il est possible de répondre à ces 
besoins par des activités de développement à court terme nécessitant des intrants tels que 
l’équipement, l’expertise technique, la formation, des pompes manuelles des cliniques ou un 
programme de crédit. Généralement, les projets visant à répondre aux besoins pratiques et à 
améliorer les conditions de vie maintiennent et renforcent les rapports traditionnels entre les 
femmes et les hommes 
Les besoins stratégiques des femmes naissent de leur état de subordination dans la société. 
Les besoins stratégiques sont des intérêts à long terme et sont liés à l’amélioration de la 
situation des femmes. En général, il est des besoins stratégiques des pauvres d’avoir accès 
aux processus démocratiques participatifs. L’accès à l’égalité des genres est un besoin 
stratégique des femmes en particulier. Donner aux femmes plus de possibilités, plus d’accès 
aux ressources et la chance de participer, au même titre que les hommes, à la prise de 
décisions sont, à long terme, des besoins stratégiques de la majorité des femmes et des 
hommes du monde entier. 
OUTIL No 7 : FACTEURS D’INFLUENCE 
Questions fondamentales 
Ø Quels facteurs clefs (passés, présents et futurs) ont des répercussions sur et modifient 
les rapports entre les genres, la division du travail, l’accès aux ressources, le contrôle 
de ces ressources ? 
Ø Quelles contraintes et possibilités ces facteurs imposent-ils dans la promotion de 
l’égalité entre les genres et du pouvoir aux femmes ? 
4 Ces concepts ont été élaborés à la fois par Caroline Moser et Kate Young. Voir Young (1988), Moser and Levy (1986, et Moser and Peake 
(1987) 
5 Dans certains documents, on utilise aussi l’expression intérêts stratégiques, qui signifie la même chose que besoins stratégiques. 
31 
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OUTIL No 8 : POSSIBILITÉS DE TRANSFORMATION 
Questions fondamentales : 
Ø Comment le programme-projet contribue-t-il ou contribuera-t-il à la transformation 
32 
des rapports entre les genres ? 
Ø Comment contribue-t-il ou contribuera-t-il à la transformation des rapports entre les 
défavorisé-e-s et les mieux nanti-e-s ? 
L’état de subordination des femmes n’est pas statique et n’est pas ressenti de la même 
manière par toutes les femmes. Il n’est pas nécessairement passivement accepté par les 
femmes ou agressivement imposé par les hommes. Tout au long de l’histoire et dans le 
monde entier, les femmes ont remis en question l’inégalité entre les femmes et les hommes. 
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33 
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Annexe 1 : Outils et techniques de l’approche participative : 
OUTIL N° : 1 : - Le brainstorming : 
Il faut essayer de débarrasser les esprits des participants de leurs réserves 
d’informations préétablies et préconçues. Pour cela on commence par organiser un 
brainstorming. Ce jeu ou cet exercice consiste à lister « en tout venant » à tour de 
table toutes les données ou informations à recueillir pour travailler sur un thème donné 
ou composante. 
Nous remarquons que toutes les listes établies regroupent « toutes les informations 
relative à la composante en question et que presque rien ne manque » mais toutes ces 
informations techniques très détaillées ne correspondent point aux connaissances ou 
aux données populaires. 
Une fois ces données techniques inventoriées par un brainstorming on demande aux 
participants de les laisser à côté pour le moment, car il serait aberrant d’enquêter les 
populations sur des données trop détaillées et exprimées dans un langage purement 
technique non intelligibles ni compris par les populations locales. 
OUTIL N°2 : La visualisation : 
Les outils de la communication participative sont conçus pour bien communiquer avec des 
populations généralement analphabètes ou illettrés. Donc si nous voulons mieux échanger des 
savoirs, penser, réfléchir, décider, travailler, participer ensemble et par conséquent se 
comprendre mieux il faudrait visualiser les idées discutées. 
La visualisation consiste à représenter ou schématiser le plus que possible l’ensemble des 
choses discutées par des dessins, des croquis, des schémas, des symboles, des écrits,… Mais 
qui doivent être faits sur des grandes surfaces de papier ou autres , restent accrochés sur les 
mûrs, visibles, lisibles et intelligibles ( ou des représentations parlantes d’elles mêmes à quoi 
chacun peut se référer) 
- VIP : (Visualisation des Idées des Participants) c’est la principale technique sine qua non 
de l’approche participative avec une vraie andragogie interactive. En utilisant essentiellement 
des grandes feuilles ou flipshart (d’environ 1m x 0,60 cm), collées facilement aux murs avec 
du papier collant , sur quoi on note , on schématise, on dessine,… avec des marqueurs… 
34 
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OUTIL N°3 : Entretiens collectifs semi-structurés 
Nous soulignons les principales caractéristiques d’un entretien ou interview par rapport au 
questionnaire standard : 
- L’entretien est un outil permettant la communication entre l’interviewé et l’interviewer car 
le vrai entretien est une discussion plus ou moins orientée selon le sujet , thème, spécificité ou 
globalité du domaine ou composante concernés. 
- Alors que le questionnaire standard est composé d’une suite ordonnée de questions fermée 
que pose l’enquêteur à l’enquêté sous forme de question-réponse sans discussion possible. 
Généralement le questionnaire est plus utilisé et plus efficace pour recueillir des données 
quantitatives. 
- A la place d’un imprimé cadré comportant une suite de questions formelles préétablies, pour 
l’entretien on utilise un guide d’entretien où on répertorie les thèmes, sujets, ou aspects à 
discuter… 
- Aucun ordre chronologique ne doit être observé pour aborder tel sujet avant l’autre, seul une 
logique et dynamique propre de la discussion permettrait le passage d’un aspect à un autre. 
- Pour relancer la discussion il faut toujours « faire le tour de la question » en posant les 
questions suivantes : Quoi ? Qui ? Pourquoi ? Comment ? Combien ? Où ? Quand ? 
OUTIL : N°3 : La liste des Problèmes, Besoins, Attentes… 
Nous définissons un problème comme étant un obstacle ou contrainte qui limite ou 
bloque la réalisation d’un objectif donné ou l’accomplissement d’une activité 
voulue. 
Nous définissons un besoin comme l’écart existant entre une situation actuelle jugée par 
les concernés non satisfaisante et une situation meilleure désirée par eux. 
Nous arrêtons une liste des problèmes, besoins, attentes,…des populations en répondant (dans 
des entretiens collectifs en exprimant librement et sous forme d’un brainstorming) à la 
question : « Quels sont les problèmes et les besoins relatifs à… ? » 
Aller directement aux problèmes : 
Nous aimons rappeler le schéma que nous avons élaboré en première partie concernant le 
processus d’élaboration d’une action : 
35 
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Une action n’est qu’une solution à un problème donné: 
Donc pour cette première séance de travail avec les populations il faut se contenter de les 
écouter s’exprimer sur la question suivante : 
« Qu’est ce que ne marche pas ou qui manque pour mieux…? » 
Cette question est à compléter en y ajoutant l’activité ou la composante sur la quelle on veut 
travailler. Exemple « Qu’est ce ne marche pas ou qui manque pour mieux élever vos enfants 
en bonne santé ? » . 
Ou encore « Quels sont les problèmes relatifs à…? » 
Exemple : Quels sont les problèmes relatifs à la scolarisation de la fille ? 
Quels sont les problèmes relatifs à l’exploitation des ressources naturelles ? 
En d’autres termes si nous laissons les populations s’exprimer et lister l’ensemble des 
problèmes relatifs à la composante en question nous aboutirons à : 
« La liste des problèmes, besoins, attentes,… exprimés par les populations » 
Après avoir inventorier les problèmes et les besoins exprimés par les populations il faut 
procéder à leur hiérarchisation, prioritarisation et classement par importance du point de vue 
des populations… 
OUTIL : N°4 : Les matrices préférentielles : 
D’une façon générale les besoins et problèmes sont nombreux, mais les ressources ou moyens 
sont généralement limités et même étant disponibles le temps est une contrainte permanente : 
donc se pose la question par quoi faut-il commencer ou en d’autres termes il faut toujours 
déterminer les priorités et par conséquent hiérarchiser les besoins et les problèmes du plus 
important ou moins important…d’où on peut déterminer les priorités et les actions pertinentes 
à entreprendre. 
La matrice préférentielle nous permet de déterminer les priorités en comparant les éléments 
(problèmes, solutions, activités,…) les uns par rapport aux autres. 
36 
Problème, Besoin, 
contrainte,… 
Solution proposée ou 
recherchée 
Action planifiée ou 
programmée 
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Outil 4-a : Matrice préférentielle par paire : 
Pour classer des choses de point de vue des populations nous dessinons un tableau à double 
entrée avec tant de colonnes et de lignes que le nombre des éléments à hiérarchiser. Nous 
commençons par remplir les cases de la première colonne ,et dans chacune d’elles nous 
inscrivons la chose jugée comme étant la plus importante ou choisie lors de la comparaison 
entre l’élément de la colonne et celui de la ligne . 
Tableau : Exemple d’une matrice préférentielle par paire : 
37 
Y / 
X 
Pompe éolienne 
X1 
Pompe électrique 
X2 
Pompe solaire 
X3 
Pompe manuelle 
X4 
Pompe 
éolienne X1 
************ 
Pompe 
électrique X2 
P. électrique ************ 
Pompe solaire 
X3 
P. solaire P. solaire ************* 
Pompe 
manuelle X4 
p. manuelle P. manuelle P. solaire ************** 
Une fois que l’ensemble des croisements est effectué on peut passer au calcul des 
scores réalisés pour les différents éléments à comparer. 
Donc nous remarquons que ce groupe de population préfère en premier la pompe 
solaire, suivi de la pompe manuelle, puis la pompe électrique et en dernier la pompe 
éolienne… 
Mais ce qui nous importe plus c’est de noter, comprendre et discuter avec les 
populations le pourquoi de leurs préférences… 
Outil 4-b : La matrice préférentielle critèriée : 
L’utilisation de cette deuxième matrice préférentielle en tant qu’outil de raisonnement 
de choix entre plusieurs variantes ou alternatives peut être fait après l’utilisation de la 
matrice préférentielle par paire car le raisonnement plus élaboré. 
On construit une matrice sous forme de tableau à double entrée, dans l’entête de 
chaque colonne on inscrit un des éléments à comparer ( exemple type de pompe ) et 
chaque ligne sera réservée à un des critères caractérisant les éléments à comparer ( 
coût, avantages, efficacité, efficience, facilité de manipulation, facilité d’entretien,…) 
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Exemple de matrice préférentielle critèriée : 
38 
Critères/variante 
Pompe éolienne Pompe 
électrique 
Pompe solaire Pompe 
manuelle 
Frais 
d’équipement 
3 1 2 4 
fonctionnent 3 1 3 4 
Entretien 2 1 3 4 
Puissance 1 4 3 2 
Environnement 2 1 3 4 
Scores 11 8 14 18 
Classement 3° 4° 2° 1° 
Etude exploratoire participante du système : 
(« ce qu’on a » et « ce qu’on fait ») 
Dans ce cas il faut discuter ces besoins et problèmes identifiés par les intervenants et ceux 
exprimés par les populations pour en savoir la situation actuelle des CAP (Connaissances, 
Attitudes et Pratiques) ça serait un premier niveau de conscientisation, sensibilisation et 
information car ces moments d’échanges ce sont des moments d’apprentissage participatif… 
· Etude Structurelle ou décrire globalement « ce qu’on a » : 
· Etude de fonctionnement ou comprendre pourquoi et comment on réalise tel ou tel 
système d’activité « ce qu’on fait » : 
La finalité de cette étape est de est d’essayer de bien comprendre les déterminants ou 
différentes causes des problèmes et besoins exprimés par les populations et identifier d’autres. 
Les moments de travail de recueil et de traitement des données durant cette étape nous 
pouvons les considérer comme les principaux moments de la communication participative. 
Car c’est le moment de construire des schémas synthétisant des données qui représentent la 
réalité comme elle est vécue et vue par les populations et comprise et perçue par les 
intervenants. 
Pour se faire nous pouvons utiliser quelques outils de synthèse parmi ceux qui suivent pour 
échanger, analyser, comparer, comprendre, et situer les points faibles ou problèmes et points 
forts ou potentialités pour mieux agir et identifier les actions pertinentes. 
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OUTIL N°5 : L’arbre de problèmes : 
L’arbre des problèmes nous permet de construire un arbre dont on schématise le problème 
essentiel exprimé par les populations comme le tronc, les causes représentées aux racines 
avec les dépendances comme ramifications et les effets seront représentés comme rameaux et 
branches de l’arbre… 
Exemple d’un arbre de la scolarisation de la fille : 
La petite fille non 
scolarisée 
39 
Non maîtrise des 
nouveaux métiers Faible insertion 
sociale 
Femme analphabète 
Cherté des 
fournitures scolaires 
Eloignement de 
l’école et du collège 
Coutumes et 
traditions, normes 
sociale 
Participation de la 
fille aux Wx 
ménagers et 
agricoles 
Problèmes 
d’éducation de ses 
enfants 
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OUTIL N°6 : les Croquis et cartes participative: 
Dans un croquis on essaye de représenter l’espace comme il perçu par les populations. 
Sur un croquis ou une carte on essaye de représenter une ressource à la fois pour ne 
pas brouiller les idées même si on peut faire la synthèse après en superposant les 
différentes cartes des différentes ressources. 
Il faut essayer de réaliser ces croquis par les populations elles mêmes et respecter le 
plus fidèlement possible les échelles, les proportions et les légendes des populations. 
OUTIL N°7 : Les transects : 
Le transect est une coupe transversale de l’espace qu’on trace avec la population en 
traversant le finage ou territoire villageois en passant d’une limite du village à l’autre 
limite opposée. Il faut chercher de passer par le point le plus haut pour avoir une vision 
panoramique (presque une vision aérienne) pour repérer les différents espaces et leurs 
limites, localisation des ressources, dispersion et éloignement de l’habitat, les 
utilisation et l’exploitation actuelle, les contraintes… 
OUTIL N°8 : L’observation participante : 
C’est une visite des lieux faite avec les populations tout en essayant d’engager des 
discutions sur des aspects observés concernant des thèmes déjà évoqués avec les 
populations lors des entretiens. Il est préférable de préparer une grille d’observation 
où on regroupe les aspects qu’on aimerait observer : exemple de grille d’observation 
d’un point d’eau pour visiter, observer et discuter avec la population : 
OUTIL N° 9 : Le schéma des flux Entrants-Sortants : 
C’est un outil très utilisé dans la communication participative et c’est le cadre de 
réflexion qui concrétise le plus l’approche systémique (voir partie I : étude externe des 
flux). 
OUTIL N°10 : Les calendriers : 
Pour comprendre des phénomènes il ne suffit pas de les étudier dans l’espace 
(croquis, cartes, transect,…) mais il faut comprendre leur dynamique et placer leurs 
évolutions par rapport au temps. Ceci permettrait de repérer les périodes de pointe, les 
périodes de plein emploi ou sous-emploi, les temps libres, les meilleurs créneaux,… 
Les calendriers peuvent nous renseigner sur : Qu’est ce qu’on fait et quand ? 
Il est recommandé de laisser les populations utiliser leur découpage des périodes et 
leurs unités de temps locales. Par exemple il est déconseillé d’utiliser le calendrier 
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grégorien alors que les femmes utilisent le calendrier lunaire et les paysans utilisent le 
calendrier agricole. Concernant le calendrier quotidien on doit respecter la même 
consigne pour se repérer il ne faut jamais imposer à des populations notre horaire 
selon Greenwich alors qu’elles utilisent l’horaire des prières. 
OUTIL N°11 : Les profils historiques : 
Cet outil permet de placer les phénomènes dans le temps, d’analyser les évolutions, 
comprendre les changements et essayer de faire penser et trouver des explications aux 
tendances. Par exemple on peut retracer le profil historique des points d’eau pour 
comprendre l’évolution des creusements des puits, l’évolution du nombre des filles 
scolarisées, l’évolution des différentes organisations pour la gestion de telle ou telle 
ressource collective,… 
Nous pouvons remarquer que les gens sont conscients des disparition des 
sources d’eau, qu’après une sécheresse on creuse des puits ( après la sécheresse 
des années 80 on a creusé six puits privés au douar) qu’en période de 
sécheresse les sources d’eau et puits tarissent et développement des épidémies 
et maladies ( ex : le choléra de 1985)… 
OUTIL N°12 : Les camemberts : 
Nous rappelons que la participation est le partage de savoir et de pouvoir. Concernant le 
partage de savoir nous insistons sur le fait qu’il ne s’agit pas de communiquer des 
connaissances ou savoir établi mais surtout de raisonner ou penser ensemble avec les 
populations. 
Quand nous disons penser, raisonner pour décider ensemble c’est traiter, analyser et interpréter 
les données avec les populations ou concrètement c’est comparer et déterminer la meilleur 
solution pour le meilleur choix concerté. La finalité de la participation serait en plus d’un 
échange de savoir un accès au savoir-faire qui est un pouvoir et une capacité de raisonnement, 
de comparaison et d’évaluation ce permettrait l’accès à l’auto-développement et la durabilité. 
Le camembert est un outil qui permet de représenter les proportions des choses les unes par 
rapport aux autres. Le camembert correspondrait dans certaines mesures aux analyses 
statistiques pour les techniciens. 
OUTIL N°13 : Le référentiel ou tableau de bord : 
Le référentiel est un ensemble de normes ou quantités mesurées en conditions 
normales, les plus fréquentes et les plus observées dans la majorité des cas. C’est par 
rapport à ce référentiel que nous pouvons évaluer ( ou comparer) les situations 
diagnostiquées. 
Exemple : pour savoir la quantité d’eau potable consommée par personne et par jour, 
au lieu de passer par le labyrinthe de la procédure des recensements, des enquêtes et 
traitements statistiques, on peut demander et discuter avec quelques informateurs 
privilégiés les sujets suivants : 
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· «La majorité des familles est composée de combien de personnes?» 
· « Normalement, Combien de fois on cherche l’eau par jour ? » 
· « Quelle est la quantité d’eau transportée en une seule fois ? » 
A de telles simples questions nous avons recueilli les affirmations suivantes en très peu de 
temps (le temps de discuter la question avec deux à quatre groupes ) 
· Une famille est composée de 7 à 10 personnes avec des extrêmes, particularités ou 
fourchette allant de cinq à quinze personnes. 
· On cherche l’eau deux à trois fois par jour. Avec des extrêmes d’une à quatre fois. 
· La quantité d’eau par portée est de deux bidons en pneu ( Aâdal ) ayant un volume de 25 à 
42 
30 litres ( 2 à 3 sceaux par bidon ). 
D’où on peut déduire, avec un simple calcul fait devant la population et validé par les gens, que 
la consommation d’eau par personne par jour est de l’ordre de 15 à 20 litres/ personne/ jour. 
Cette quantité est adoptée par nous comme étant une norme au lieu d’une moyenne calculée 
d’une façon très sophistiquée et très coûteuse. Cette valeur norme doit être comprise entre des 
extrêmes ou fourchette ; ( ce qui correspondrait aux écarts-type pour les statisticiens ). 
Cette quantité ou norme locale de consommation d’eau /personne / jour de 15 à 20 litres peut 
être comparée la norme mondiale de 50 l / personne / jour, ce qui nous permet d’avoir une idée 
et en informer les populations sur leur niveau actuel par rapport à l’objectif ou la situation 
projetée. 
Ces normes recueillies par des entretiens en peu de temps chez des informateurs privilégiés, 
personnes ressources ou personnes bien informées nous épargnent un temps énorme dépensé 
pour le recueil des données par des questionnaires standards et leur traitement à l’aide des 
outils statistiques très sophistiqués. 
OUTIL N° 14: Comportement ou (CAP) modèle : 
Nous pouvons simplifier en définissant le comportement d’une personne comme étant 
l’ensemble de ses CAP (Connaissances, Attitudes et Pratiques) : 
· Connaissances : « Ce qu’il sait », 
· Attitudes : « Ce qu’il pense », 
· Pratiques : « Ce qu’il fait » 
Cet outil peut être utilisé pour dresser un portrait modèle concernant un domaine ou aspect 
donné de la vie d’une personne. En demandant à une population de décrire le comportement 
d’une personne modèle. 
Il faut faire parler les gens et les laisser déterminer le comportement modèle pour eux au 
niveau actuel de leurs CAP. Après on passe pour analyser en comparant ce comportement idéal 
d’après eux, leur comportement réel actuel et le comportement objectif espéré et recherché en 
fin de programme. 
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OUTIL N°15 : Arbre généalogique : 
Cet outil peut être utilisé pour avoir des données concernant l’organisation sociale des 
populations. Nous rappelons que dans la majorité des cas l’organisation des populations aux 
Douars reste encore fortement basée sur les relations de parenté qui donne une stratification par 
lignage ( Aâdam, Ighess, Fakhda, Rbâe, Aït tel, Oulad tel,…) ( Voir Partie I : Participation et 
organisation ) 
OUTIL N°17 : Revue des documents secondaires : 
Nous savons tous que les cadres et techniciens ont pris l’habitude de se plonger dans des 
documents pour rassembler beaucoup de données produites par des recensement et études 
statistiques recopiées et reproduites de rapport en rapport… Ces données sont souvent très 
générales mal conçues par rapport à l’objet d’une étude spécifique. 
La plus part des données monographiques sont données à l’échelle de la commune et ne 
peuvent nous renseigner sur la situation d’un Douar qui est la zone la plus étudiée dans le cadre 
de pareille étude de cas. 
Nous suggérons aux participants d’éviter le recueil de beaucoup de données non utiles car elles 
ne seront ni traitées ni utilisées. Le principe est de chercher quelques données qui sont 
produites à l’échelle du Douar et détenues et documentées chez des gens ayant des rapports 
directs avec le Douar. 
Formulation des problèmes et recherche de 
Solutions pertinentes proposées et prescrites : 
Outil N°18 : Formulation du problème : « Comment faire pour… ? » 
Aide à la formulation des problèmes : ou le passage des plaintes aux problèmes. 
Reprendre tous les points évoqués comme « problèmes » qui ne sont en premier moment que 
des plaintes, et les traduire en vais problèmes en utilisant la formule : « Comment faire 
pour … ? » 
A ce niveau nous considérons que ce ne sont ici que des plaintes ce qui ne peut aider à la 
recherche de solutions. Pour être plus opérationnel nous essayons de formuler ces plaintes sous 
forme de questions, car la question interroge mieux l’esprit et oriente mieux la réflexion. 
Pour formuler une plainte en problème nous pouvons utiliser la formule suivante : 
« Comment faire pour… ? » 
43 
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Outil N°19 : Opérationnalisation des objectifs : 
Ou (APO) : Analyse Par Objectifs : 
Un des problèmes essentiels pour toute activité du suivi-évaluation, la planification et la 
réalisation reste le manque d’objectifs opérationnels. Car généralement lors de la formulation 
des objectifs on s’arrête au niveau des objectifs globaux exemples : 
· Assurer les soins de base pour une population : 
· Assurer l’alimentation en eau potable : 
· Améliorer les conditions de vie des femmes rurales : 
De tels objectifs sont difficile à planifier, à réaliser, à suivre et à évaluer ; car l’efficacité se 
mesure en comparant les réalisations / objectifs. Alors si les objectifs ne sont pas clairement 
définis l’évaluation ne peut être fonctionnelle. 
Cette méthode d’analyse par objectifs ( APO ) permet d’opérationnaliser les objectifs globaux 
en procédant à une dérivation ou décomposition en objectifs de plus en plus simples. 
La dérivation ou la décomposition d’un objectif permet de simplifier et de clarifier les 
objectifs jusqu’à un certain niveau qu’on considère que l’objectif est opérationnel. 
Un objectif peut être considéré comme étant opérationnel lorsqu’il correspondrait à une 
réalisation physique (équipement, construction, aménagement,…) ou un changement de 
comportement qui peut être SMART Simple, Observable et Mesurable ou Appréciable 
Réalisable dans un Temps limité… 
Planification Participative : Elaboration du PPDD Plan Participatif de 
Développement Douar participatif : 
Outil N°20 : Questionnement systématique QQ P CC OQ ? 
Négociation, concertation pour les choix des solutions et actions. (Partage de prise de décision 
dans l’élaboration du PDDP : Plan de Développement Douar Participatif) en utilisant le 
questionnement systématique QQ P CC OQ 
Q : QUOI : l’objet de l’action ou le problème à lever ; 
Q : QUI : qui va faire quoi ? les partenaires intervenants et la participation de la 
population à la réalisation, gestion, entretien et suivi… 
P : POURQUOI ? les objectifs et résultats 
C : Comment ? les activités et les méthodes,.. 
C : Combien ? Les quantifications et mesures et le rapport coûts / avantages 
O : Où ? choix des lieux et sites ; 
Q : Quand ? Le calendrier, moments temps et durée des interventions. 
44 
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Annexe 2 : Bibliographie 
BIBLIOGRAPHIE EN APPROCHE PARTICIPATIVE : 
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Aubin B. 1991 : Aménagement des terroirs et participation populaire ; Université LAVAL, 
Centre Sahel. 
Boukhari M.1994: Manuel pour le DIGRAP: Diagnostic Global Rapide et Participatif. ENA 
de Mèknès. 
Boukhari M. et Leduc B. 1998: Manuel de formation pour l’approche Genre et 
développement. ENA de Méknès. 
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Chambers, R. (1992); Rural apparaisal, rapid, relaxed, and participatory. Brighton, UK. 
Chambers R. 1990. « Rapid and participatory Rural Apraisal » Hyderabad, 
Chambers R. 1989: Farmer first: farmer innovation and agricultural research. 
Guèye, Bara; (1995): Atelier de formation à la MARP, IIED, Londres, UK. 
Conway G. 1987: Rapid Rural Appraisal for sustainable development. Londres: IIED (31). 
Guijt I. & Pretty J. 1992: Participatory Rural Appraisal for farmer participatory research in 
Punjab. Londres; IIED 
Pretty J. 1993: Participatory inquiry for sustainable agriculture. Londres: IIED. 
Schönhuth M. et Kievelitz U.1994: Les méthodes participatives de recherche et de 
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Müller-Glodde U. 1992 : Là où il n’y a pas de participation...GTZ 
Waters Bayer A. et Bayer W. 1995: Planification avec des pasteurs. GTZ. 
45 
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une aide efficace ; GERDAL. 
Gerrit H.1983 : Principes directeurs pour les projets de participation de la population ; FAO. 
Bernecker K. et Ribi M. 1997 : Manuel pour l’approche participative pour l’aménagement du 
Parc national de Souss-Massa ; GTZ. 
Makolo P. et Ouedraogo H. 1990 : L’appropriation des actions de développement ; Université 
LAVAL, Centre Sahel. 
PNUD, 1993 : Participation des population et développement rural au Maroc, PNUD à Rabat. 
PDPEO, 1995 : Applicabilité de l’outil participatif SEPO ; INRA, CRRA Oujda. 
IIED N° 13, 1991: Participatory Rural Appraisal: RRA. Londres. 
BIBLIOGRAPHIE EN APPROCHE GENRE 
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place et le rôle des femmes dans le développement. 1994. 60 p. 
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AGENCE CANADIENNE DE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL. L’intégration des 
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AGENCE CANADIENNE DE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL. Politique de 
l’ACDI en matière d’égalité entre les sexes. 1999 
AGENCE CANADIENNE DE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL. Pourquoi et 
comment utiliser des indicateurs tenant compte des écarts entre les hommes et les femmes. 
1997. 
ANTROBUS, Peggy. « Pour d’autres formes de développement avec la participation des 
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COLLECTIF DIRIGÉ PAR AÏCHA BEL ARBI. Femmes et Islam. Éditions le Fennec. 
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HANNAN-ANDERSSON, Carolyn. Swedish International Development Cooperation 
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KASRIEL, Michèle. Libres femmes du Haut-Atlas. 1990. 
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DE FORMATION POUR LA FEMME. Guide pour l’élaboration et l’exécution des 
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OVERHHOLT, Catherine, CLOUD, Kathleen, BAUGHMAN, Mary et James AUSTIN. Les 
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OXFAM INTERNATIONAL. Gender considerations in Economic Enterprises. 1997. 
OXFAM-QUÉBEC. Politique genre et développement. 1995. 
SCHALKWYK, Johanna. Swedish International Development Cooperation Agency 
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SEAGER, Joni. Atlas des femmes dans le monde : émancipation ou oppression : un paysage 
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UNICEF. Égalité des genres et acquisition de pouvoir par les femmes. Dossier UNICEF de 
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VISVYANATHAN, Nalini, DUGGAN, Lynn, NISONOFF, Laurie et als. The Women, 
Gender and Development Reader. Zed Books Ltd. 1997 
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Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine 
http://www.cdeacf.ca 
Conférences virtuelles 
http://commposite.uqam.qc/videaz/dcs/hesifr. 
Gender Equity – le rôle des journalistes 
http://www.eurowrc.org/oc 
Gender Kit 
http://kit.hl/gender 
Gender mainstreaming et développement 
http://sdnp.undp.org 
GREAT Network (Gender Research and Training) 
http://www.uca.ac.uk/dev/greatnet/index.htm 
Info-Femmes 
http://www.infofemmes.com/decouvrir/decouvrir.html 
Secrétariat de la Condition féminine du Québec 
http://www.justice.gouv.qc.ca/français/scf.htm 
UNIFEM 
http://www.unifem.undp.org 
Vidéo femmes 
http://www.clic.net/videofem 
WIDNET (Women in Development Network) 
http://www.focusintl.com/widnet.htm 
World Bank Gender Page 
http://www.worldbank.org/html/prmge/index.htm 
Sites des Nations Unies 
http://www.un.org/conferences/women/publinfo/status/home/htm 
http://www.un.org/dpcsd/daw 
http://www.undp.org/gender/ 
48 
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Sites sur la Quatrième Conférence Mondiale sur les Femmes 
http://iisd.ca/linkages/womenf.html 
http://community.web.net/womensweb/beijing_followup/ 
Le programme des femmes de l’Association pour une communication progressiste 
http://www.ecuanex.apc.org/alai/comgenen.html 
Le programme de genre du CGIAR 
http://www.cgiar.org/ifpri/gender/gender.htm 
Commission pour le Progrès des femmes 
http://www.interaction.org/caw.hml 
Fonds Mondial des Femmes 
http://www.igc.apc.org/gfw 
49 
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  • 1. Guide Approche participative et approche Genre Boukhari, INDH, Août 2005 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 2. Table des matières Introduction……………………………………………………………………………….4 Approche participative et cycle du projet……………………………………………….5 Modules de formation et plan de formation…………………………………………….6 Approches participative : l’argumentaire……………………………………………….8 I- Approche participative :……………………………………………………………….10 11- Définition de l’approche participative………………………………………10 12- Niveaux de participation……………………………………………………..13 13- Typologie de participation…………………………………………………..15 14- Avantages et limites de l’approche participative…………………………..17 15- Principes de baes de l’approche participative……………………………..19 16- Méthodologie de l’approche participative………………………………….20 17- Principaux outils participatifs en AEP..……………………………………23 II- Approche Genre :……………………………………………………………………..26 21- Concepts de l’approche genre :………………………………………………27 22- Outils de l’approche genre :………………………………………………….28 III- Annexes : …………………………………………………………………………….33 Outils participatifs………………………………………………………………………..34 Bibliographie :…………………………………………………………………………….46 3 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 3. Introduction Il convient de préciser que la formation des responsables et cadres de l’ONEP nous proposons une formation modulaire et par alternance. Chaque partie de formation portant sur un module en salle, pour présenter les concepts, débattre les principes et s’initier aux outils nécessaires en fonction de la phase du cycle ou plan de formation pour assurer un renforcement des capacités à propos des thèmes proposés, complétée par des applications et pratiques sue terrain. Cette formation s’adaptera aux besoins spécifiques et attentes des participants. Cette adaptation se fera à travers la modulation des différents modules de formation (puis celle des débats) selon les contextes et besoins spécifiques des différents participants. En effet, la formation des professionnels se met en oeuvre à travers d’enjeux concrets, et porte sur des activités et des thèmes concrets - le plus souvent techniques - précis, dans les contextes desquels il importe de se situer le plus possible, au cours de la formation. Enfin, le recours aux méthodes d’andragogie et de pédagogie active et participative, au cours de la formation elle-même, est capital. En effet, les modalités mêmes du processus d’apprentissage et d’intériorisation de l’approche participative doit être en totale conformité avec ses principes. Les intéressés trouveront dans ce qui suit une structure logique des étapes et outils qui pourraient constituer la proposition méthodologique permettant ainsi de mieux cerner les futures formations. En annexes nous trouverons une présentation plus détaillée des principaux outils participatifs qu’il serait plus opérationnel de choisir les plus adaptés en fonction des phases, étapes et contexte de la situation. 4 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 4. Approche participative et cycle du projet : Etapes du projet AEP Activités et objectifs Concepts et outils à utiliser I- Avant le projet Idée du projet, porteur du projet, pertinence / Besoins prioritaires, conformité / stratégie 5 Documents II, Visites, entretien collectifs, doléances des représentants des populations, initiative des services, … Sensibilisation, information, conscientisation, mobilisation sociale Boite à image, observation participante, ateliers participatifs, entretiens collectifs, échanges et visite d’autres projets d’AEP Formulation de la demande, volonté, engagement et lancement des investigations Information, contact des responsables et leadership locaux et préparation des premiers ateliers du DP II- Diagnostic Participatif DP Analyse de la situation actuelle : Identifications des problèmes et besoins prioritaires, recherche de solutions et proposition des alternatives Acceptabilité sociale : motivation, mobilisation Entretiens collectifs, brainstorming, technique VIP (Visualisation des idées des participants et participantes) liste des problèmes et besoins, matrice des priorités, transect, cartes des ressources, carte sociale, arbre des problèmes, III- Planification participative Lancement des APS et APD Implication, concertation, choix des tracés, , mode de déserte, mode de gestion, Validation Carte sociale : matrice de comparaison critèriée, schéma des flux, référentiel local / technique, IV- Organisation de gestion participative et partenariat Accompagnement et renforcement des capacités locales, suivi participatif, gouvernance locale, intégration des genres Echanges de visites, ateliers de formation avec des méthodes d’andragogie interactive, travaux de groupes et jeux de rôles, outils genre V- Réalisation participative Contribution, suivi participatif des travaux Tableau de bord avec les IOV et PPO VI- Gestion participative Gestion administrative, financière, technique,… PV, Registres, Facturation, recouvrement, comptabilité simplifiée et fonctionnelle , échange inter associations, VII- Suivi- évaluation participatif Accompagnement, renforcement des capacités, développement des réseaux fédératifs Outils de planification stratégiques : PPO, SEPO Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 5. Modules de formation en fonction des étapes du projet : Modules de formation en approche participative Contenu et thèmes Etape et durée proposée 6 1- Initiation à l’Approche Participative (AP) -Pourquoi l’AP ? Argumentaire : -L’AP c’est quoi ? Concepts et principes : -AP et approche systémique - AP, communication et animation -AP et cycle du projet : Au début du plan de formation Durée : 2 jours 2- Méthodes participatives et méthodes conventionnelles - MARP - DIGRAP (Diagnostic Global Rapide et participatif) - Planification participative - Gestion participative et organisation des populations - Evaluation participative et gouvernance locale Avant le lancement du projet Durée : 2 jours 3- Outils du Diagnostic Participatif -Entretiens collectifs - Brainstorming et VIP - Liste des problèmes et besoins - Matrice de prioritarisation - Carte sociale, - Arbre des problèmes et recherche des solutions - Matrice critèriée de comparaison de situation « avec et sans projet » Avant le début du diagnostic participatif durée 4- Application et Test sur le terrain Réalisation du diagnostic participatif et appui sur le terrain En alternance Durée : Une journée 5- Outils de planification participative - Carte sociale - Carte de mode de déserte souhaité - calendrier QQ PC C OQ Planification participative Suite au diagnostic participatif Durée : 2 journées Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 6. SEPO, FfOm, Plan coût/efficacité -PPO, arbre des problèmes et arbres des objectifs, - Schéma des flux, partie prenantes, organisation locale et partenariat 7 6- Réalisation d’un plan d’action concerté, négocié et validé Réalisation d’un essai de planification participatif suite aux travaux de diagnostic participatif En alternance suite à la formation en salle Durée : une journée 7- Gestion participative - Gestion des associations locale - Gestion administrative participative et transparence -Gestion financière et comptabilité simplifiée - Gestion technique et entretien 8- Visite d’un cas - « Voir pour croire » En alternance suite à la formation en salle Durée : une journée 9- Suivi-évaluation participatif -PPO - OPO (Opérationnalisation des objectifs généraux en objectifs opérationnels) - Elaboration du tableau de bord - batterie des IOV (Indicateurs Objectivement Vérifiables) Avant le lancement des travaux Durée : 2 journées 10- Appui et Accompagnement Renforcement des capacités 1ère mission après 3 mois 2ème mission après 6 mois 3ème mission en fin d’année Par ailleurs, étant donné le temps des plus restreints dont disposent les opérateurs d’une telle démarche, ceux-ci devront être sélectionnés en fonction de leurs compétences et devront être dotés d’une solide formation en la matière. De plus, l’expérience montre qu’il n’existe aucune « recette miracle », ni aucun « mode d’emploi » ». Les méthodes et outils de la participation ne doivent pas être utilisés mécaniquement, mais doivent être adaptés au contexte étudié ainsi qu’aux questions et thèmes à débattre. Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 7. Pourquoi utiliser l’approche participative ? Argumentaire : La Participation Communautaire est indispensable pour permettre d’assurer : ¨ La viabilité des projets; ¨ Acceptation par les usagers ; Acceptabilité sociale ¨ Utilisation effective des installations ; ¨ Solutions à des prix raisonnables ; ¨ Meilleurs pratiques d’assainissement et hygiène ; ¨ Meilleurs états de santé ; ¨ Actions de développement durable ¨ Services gratuits irréalistes ; ¨ Choix et adaptation des variantes techniques les plus appropriées au savoir et 8 conditions locales ¨ Renforcer les capacités des acteurs locaux ¨ Comment faire participer les communautés à la gestion et entretien des services de distribution d’eau et assainissement ; ¨ Développer les organisations paysannes et institutions villageoises ¨ Equité des services ¨ Assurer un meilleur entretien à moins frais Les méthodes participatives ont réussi là où d'autres techniques avaient échoué. Fondées sur les principes de l'éducation des adultes, elles ont été testées à grande échelle en conditions réelles. Il a été démontré que l'emploi de méthodes participatives était très gratifiant pour les agents communautaires. Ceux d'entre eux qui ont expérimenté ces techniques ne veulent généralement plus revenir aux anciennes méthodes. Les activités décrites dans ce manuel font appel aux principes de l'apprentissage participatif pour promouvoir des changements en matière de réalisation des projets d’AEP. Ces principes sont explicités dans ce document. L’approche participative renforce la confiance en soi et la capacité collective d'agir et d'apporter des améliorations. Les sentiments d'autonomie et de croissance personnelle sont tout aussi importants que les changements d'ordre physique tels que les équipements. · Promouvoir le dialogue, la concertation, la réflexion, la participation à l'analyse des situations, à la prise de décision, à la planification ainsi qu'à la gestion du développement et à la mobilisation. I1 s'agit de l'aspect communication participative sociale. · Accompagner la prise de décision et l'action de développement par l'éducation et la formation en sachant partager les savoirs. I1 s'agit de l'aspect communication participative d’apprentissage interactif. · Créer un flux d'informations à l'intérieur et entre les ministères, les établissements paraétatiques et les programmes de développement Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 8. multisectoriels pour coordonner et gérer dans la cohérence la politique de développement. Il s'agit de l'aspect communication institutionnelle. La communication sociale permet d'atteindre un consensus sur les actions de développement à entreprendre. La communication éducative doit fournir les connaissances techniques dont la population a besoin pour être en mesure d'agir dans le consensus. La communication institutionnelle est essentielle pour une compréhension commune des objectifs et des besoins. Elle est la base d'un bon travail d'équipe. Ces dernières années ont révélé l'importance d'une pleine implication des populations locales dans les projets de développement rural. Ceci répond à trois nécessités majeures: 1) tirer pleinement profit des connaissances, compétences, dynamiques et ressources existant sur le plan local; 2) obtenir l'adhésion et le soutien des acteurs locaux aux efforts menés pour aborder les problèmes essentiels et les solutions possibles; 3) encourager l'"appropriation" locale des projets afin que le développement puisse s'inscrire dans la durée. Ce dossier présente une série de méthodes pour encourager la participation des populations locales, ainsi que des études de cas sur plusieurs initiatives menées dans le cadre des projets de développement local. La participation de la population au développement local: une nécessité Les raisons fondamentales et quelques interrogations concernant cette participation des populations locales au développement rural ont été exposées plus haut. Une question complémentaire doit être posée: quel est le niveau de participation approprié à un projet ? En pratique, la "participation des populations" peut se situer à des niveaux très différents, tels que: · la consultation sur des propositions en offrant l'information adéquate et en prévoyant les moyens qui permettront à chacun de donner son avis; · l'implication dans différentes phases du processus des acteurs locaux par leur participation au débat et à la prise de décision; · la prise en charge et la conduite du processus de développement directement par les 9 populations locales. Il importe de garder à l'esprit que la question de la participation des populations réapparaîtra probablement à différentes étapes de l'avancement des projets de développement local. Il est donc essentiel que les méthodes, les formes et les enjeux de la participation soient adaptés au public concerné. Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 9. I – APPROCHE PARTICIPATIVE : Depuis plusieurs années, on peut observer un changement dans la perception du monde rural tant de la part des gouvernements que des bailleurs de fonds ou des partenaires au développement. La tendance actuelle est de prendre en compte non seulement les limites du potentiel du milieu physique, mais également les divers besoins (eau, alimentation) des populations, notamment en matière de production agricole, d'élevage, de produits forestiers, et par ailleurs d'insister sur le rôle que jouent ces dernières dans l'exploitation et la gestion des ressources de leur terroir. L'approche participative, outil privilégié permettant l'association active et responsable des populations, est née du constat d'échec des stratégies d'intervention préconisées par le passé, ainsi que de la volonté assez récente des gouvernements d'intégrer la dimension "participation des populations" aux politiques de développement rural. 1.1- Définition de l’approche participative : Premier niveau : Prendre part à … « Participant » dans le sens de simple contribution sans engagement (Moussahim, Moucharik) Deuxième niveau : Faire partie de … « Membre » faisant partie ou adhérant à une organisation (association,…) Troisième niveau : Partager… « Partenaire » engagé et responsable (Charik) La participation est un concept qui trouve ses fondements dans l’analyse critique d’une Société ou d’une Communauté et des inégalités qui en découlent. Les individus qui ne pouvaient faire entendre leur voix ont grâce à cette notion d’AP le « pouvoir » de prendre la parole et de s’exprimer librement. Par cette nouvelle Approche Participative, il s’agit de faire comprendre aux plus démunis qu’ils ont les moyens, les capacités et les compétences d’influer eux-mêmes sur leur avenir, avec le soutien d’autres acteurs dont le rôle se résume à celui de catalyseur, et qui ne peuvent en aucun cas exercer quelque forme de domination que ce soit. L’ Approche Participative doit tenir compte de la diversité des bénéficiaires, ce qui nécessite qu’elle soit flexible, qu’elle soit menée par une équipe multidisciplinaire à la recherche d’un consensus. 10 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 10. Désormais, il est donc largement admis qu’il est primordial de renforcer les compétences et capacités locales, et non plus d’imposer à la réalité du terrain les savoirs et techniques d’étrangers qui ne prennent pas en compte la nature et la complexité du milieu dans lequel ils interviennent. De plus, l’application de l’ Approche Participative exige un changement des mentalités de la part de tous les acteurs, l’instauration d’un dialogue permanent entre les différents partenaires, l’établissement d’une collaboration étroite et probante ainsi que la maîtrise du processus de gestion des problèmes du milieu. L’ Approche Participative peut s’avérer extrêmement utile en matière d’aide humanitaire, mais pour cela, il faut l’adapter au contexte dans lequel l’aide extérieure intervient. En effet, cette dernière est mise en oeuvre dans des circonstances qui exigent rapidité et efficacité, par conséquent, d’être efficient ; La sélection qui va s’opérer pour définir quelle méthode de l’ Approche Participative (AP) sera choisie, sera essentiellement fonction du temps nécessaire à son application et des contraintes budgétaires. L’approche participative basée sur l'instauration d'un dialogue services techniques/populations et fondée sur le concept de participation et de partenariat, la méthodologie d'approche participative est novatrice à plus d'un titre. Elle a pour objectif principal d'associer étroitement les populations dans la conception et la gestion de toutes les activités de développement de leur milieu et de leur terroir. (FAO, 99) 11 Principaux concepts: • Participation • Partenariat • Concertation: Opinions • Négociation: Déçision - Action • Implication – Résponsabilisation • Nouveau concept du Pouvoir • Pouvoir sur, de, avec, dans,… • Empowerment • Renforcement des capacités • Gestion participative Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 11. L'approche participative n'est pas une fin en soi, mais un ensemble méthodologique - utilisant une série d'outils - qui vise à assurer les conditions nécessaires à la sauvegarde des ressources naturelles. L'approche participative tend en réalité à modifier la perception du rôle de chacun des intervenants (Etat, services techniques, populations, etc.) dans la gestion des ressources naturelles, à proposer un partage de responsabilités entre les différents partenaires. Elle favorise la prise de décision et la prise en charge par les populations des actions destinées à améliorer les conditions d'exploitation des ressources et aménager leur espace-terroir. En d'autres termes, il s'agit d'associer et d'impliquer étroitement les populations aux différents niveaux et étapes du processus, à savoir: Diagnostic de leur terroir, notamment du point de vue gestion des ressources forestières, analyse des diverses contraintes et priorités; conception et programmation des actions à entreprendre; réalisation, gestion et suivi/évaluation de l'ensemble du projet. La participation est le Partage du savoir et du pouvoir : C'est-à-dire que nous commençons par échanger les savoir technique et savoir local en se concertant et puis nous cherchons ensemble les meilleurs solutions aux problèmes diagnostiqués (exprimés par les populations et identifiés par les experts) pour trouver un consensus au tour des actions à engager dans le cadre du projet approprié par les concernés… 12 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 12. 1.2- Niveaux de participation Dans le processus d’analyse et dans celui de conception d’un projet ou programme, il faut définir les niveaux de participation des femmes et des hommes dans le(s) secteur(s) concernés. Exemple, les femmes sont responsables de la collecte de l’eau pour l’usage domestique ; les hommes, pour l’irrigation. Par contre, seuls les hommes participent à la gestion collective de l’eau. Comment alors impliquer davantage les femmes dans la gestion et le contrôle de l’eau ? Il y a différents niveaux de participation comme nous l’avons vu précédemment. Plus le niveau de participation est élevé, plus les femmes ont du pouvoir et plus il y a d’égalité entre les hommes et les femmes au sein de la communauté. Il n’est pas toujours possible de faire participer les femmes et les hommes au niveau maximal. Il s’agit alors, pour les équipes d’intervention et les planificateurs, en collaboration avec les populations, d’identifier le niveau possible de participation des femmes et de prévoir des activités de renforcement des capacités des femmes afin qu’elles puissent gravir les « échelons » de la participation. ] Participation au contrôle ] Participation à la gestion ] Participation à la mise en oeuvre des activités ] Participation à l’identification des solutions ] Participation à l’identification des problèmes et uv Participation ] Po L'approche participative est un processus dynamique en ce sens qu'elle évolue dans le temps, en fonction des spécificités et des conditions locales. Une des étapes essentielles de l'approche participative est de permettre cette prise de conscience de l'impact des différentes pratiques sur le milieu et de réfléchir avec les populations sur les possibilités de les améliorer. Elle s'appuie sur la connaissance et la perception qu'ont les populations de leur milieu et de l'interaction des différents éléments qui entrent en jeu dans la gestion du terroir. 13 besoins ] Agir de la façon prescrite par d’autres ] Etre bénéficiaire de l’aide ] Egal Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 13. L'approche participative est fondée sur l'établissement d'un dialogue permanent entre populations et agents techniques, sur le respect mutuel et le principe du partenariat, ainsi que sur la reconnaissance du savoir-faire local. A ce titre, elle doit être considérée comme une méthodologie privilégiée d'intervention en milieu rural, qui permet la prise en charge progressive et concertée des actions de développement au niveau du terroir. 14 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 14. 15 1.3- Typologie de participation: TYPOLOGIE EXPLICATIONS 1. Participation passive Les gens participent en étant informés sur ce qui est arrivé ou qui va arriver. 2. Participation par la fourniture d'informations Les populations participent en fournissant des réponses à des questions posées. 3. Participation par consultation Les populations participent en étant consultées, et les agents extérieurs écoutent et tiennent compte de leurs opinions. Cependant, elles ne participent pas aux prises de décisions. 4. Participation liée à des avantages matériels Les gens participent en fournissant des ressources, mais là encore, ils ne participent pas au processus de prise de décisions. 5. Participation fonctionnelle Les gens participent en fonction d'activités prédéterminées et après que les stratégies des projets ainsi que leur planification aient été décidées. 6. Participation interactive Les populations participent au diagnostic des situations aboutissant à des plans d'action et à la formation ou le renforcement de groupements d'intérêts. Ces groupes s'approprient les décisions locales, en vue d'une pérennisation des activités et/ou structures mises en place. 7. Auto-mobilisation / Participation active Les populations participent en prenant des initiatives indépendamment de structures extérieures. Source: Fonds d'Equipement des Nations Unies, 1998. Plus on se rapproche des types de participation situés dans le bas du tableau et plus les actions entreprises ont des chances d’avoir un impact durable et bénéfique pour les populations et leur environnement. Par ailleurs, la matrice de participation, élaborée par le DFIC en 1995, peut, quant à elle, être extrêmement utile dans la mesure où il s’agit d’un outil dynamique permettant de repérer les zones d’éventuels désaccord entre les différents partenaires, et ce, en « mesurant » l’importance et la qualité de la participation. INFORMER CONSULTER PARTENARIAT CONTROLER IDENTIFICATION PLANIFICATION EXECUTION MONITORING ET EVALUATION Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 15. La démarche participative de montage des projets comporte une série d'étapes: · Identification/connaissance du milieu; · Sensibilisation/prise de conscience par les populations des enjeux environnementaux et des possibilités d'agir sur le milieu; · Identification des problèmes et recherche de 16 solutions; · Organisation de la prise en charge et programmation des actions à entreprendre; · Formation thématique, appui et accompagnement; · Evaluation périodique des actions en cours par les populations et suivi-évaluation du programme et de l'ensemble de la démarche, · Débouchant sur une prise en charge progressive des actions de développement au niveau du terroir par les populations et une appropriation du processus par l'ensemble des intervenants (population, agents techniques, autres). (FAO, 99) Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 16. 1.4- Les avantages et les inconvénients des méthodes Participatives: Les méthodes énumérées ci-dessus ont comme caractéristique commune de collecter des informations rapidement, de façon peu coûteuse, et d’être une combinaison de méthodes formelles et informelles. Contrairement aux processus exclusivement formels, elles nécessitent des études de cas et requièrent moins d’expertises techniques. Comparaisons des approches conventionnelles et Approches rapides et participatives Approche conventionnelle Approche participative Approche sectorielle Approche globale systémique Centrée sur les ressources naturelles Centrée sur les ressources humaines Initiative extérieure Initiatives locales Part de la solution Part du problème Démarche descendante Démarche ascendante Rôle d’encadrement Rôle d’accompagnement Approche ciblée vers les clients Approche impliquant les communautés Organisation professionnelle Organisation paysanne Technologie standard Technologie adaptée Transfert de technologie Technologie appropriée Espace physiquement homogène Espace ethniquement homogène Renforce le pouvoir central Renforce le pouvoir local Favorise la dépendance Favorise l’autonomie Résultats immédiats Résultats plus durables Prestation de services pour bénéficiaires Travaillant avec des partenaires Cherche l’adoption des réticents Soutien la mobilisation des intéressés Coûteuse en en moyens Moins coûteuse Durée longue Relativement plus Rapide Les bénéficiaires ne comprennent pas Les participants échangent et apprennent Source: MariaCobélli etM.Boukhari 1997. De plus, elles peuvent collecter et traiter de riches informations qui seront ensuite diffusées notamment aux décideurs, et ce, dans un délai qui se mesure en jours ou en semaines. Elles sont donc très utiles pour les responsables dont rares sont ceux qui sont prêts à retarder la mise en oeuvre d’une action en attendant d’avoir connaissance des données pourtant nécessaires à son exécution. Elles permettent de disposer d’une connaissance approfondie des systèmes socio-économiques complexes dans lesquels évoluent les bénéficiaires. Grâce à leur 17 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 17. caractère flexible, elles mettent en lumière des idées perspicaces et novatrices qui n’avaient pas été envisagées lors de la planification de l’étude. Par ailleurs, elles permettent de répondre aux questions qualitatives débutant par « comment » et « pourquoi ». Ces méthodes, dont les bénéfices sont remarquables à de nombreux points de vue, ont tout de même quelques inconvénients qu’on ne peut ignorer. En effet, l’information produite peut manquer de pertinence et de viabilité en raison des techniques informelles utilisées pour constituer les échantillons interrogés, et des préjugés surgissant lors des interviews. De ce fait, l’exercice qui consiste à analyser et traiter les données, puis à rédiger un compte rendu fiable n’est pas sans difficulté. Les exécutants de ces méthodes peuvent, de plus, minimiser les problèmes en prenant l’initiative, par exemple, de rapporter ce qu’ils ont perçu comme préjugés en des proportions moindres, ou encore, en utilisant plus d’une technique de triangulation. Les données quantitatives y sont absentes, par conséquent, toute généralisation à l’ensemble de la population est exclue, phénomène amplifié par la représentativité des échantillons qui est discutable. Par ailleurs, elles ne peuvent donner qu’un ordre de grandeur, une idée de la situation ou du sujet étudié, et en aucun cas, un pourcentage exact. Les décideurs, dans leur majorité, sont beaucoup plus sensibles à des chiffres ou à des graphiques précis qu’à des descriptions qualitatives ; la crédibilité de ces méthodes est donc discutable à leurs yeux. 18 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 18. 1.5- Quelques principes de base de l’approche participative : - La visualisation : VIP(Visualisation des Idées des Participants) et les supports de d’animation participative utilisés facilitent la communication et l’analyse par les villageois, elle encourage les discussions entre les chercheurs et les groupes concernés. Elle stimule la participation et génère des informations utiles. Le Diagnostic participatif valorise donc le savoir-faire local dans les actions de recherche ou de développement. Les villageois ne sont pas impliqués uniquement lors de la collecte de l’information mais aussi dans l’analyse en groupe ou travail avec… - La triangulation : met l’accent sur l’importance de la pluridisciplinarité de l’équipe, la diversification des outils et des sources d’information techniques. Ce principe garanti ainsi la fiabilité et la validité de l’information collectée. Nous entendons par la pluridisciplinarité de l’équipe, la diversité de sa composition. - l’ignorance optimale : le temps de l’équipe doit être utilisé pour la collecte de données nécessaires et essentielles. Ce principe recommande de faire un bon usage du temps limité sur le terrain ; l’équipe doit, donc, collecter en très peu de temps l’information importante et laisser de côté ce qui est moins important, d’où la nécessité de tracer des objectifs bien définis et de préparer à l’avance les question clés. 19 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 19. 1.6- Méthode de diagnostic participatif Il existe plusieurs méthodes de diagnostic participatif ; nous pouvons citer pour mémoire la MARP (Méthode Accélérée de Recherche Participative), La méthode PHAST (Participatory Hygiene and Sanitation Transformation), PCEHS (Participation Communautaire pour l’Eau, Hygiène et Santé), COAIT (Community Options Assessment and Investment Tool)… Pour simplifier nous présentons notre propre méthode DIGRAP (Diagnostic Global, Rapide et Participatif) en tant que méthode se basant en plus des principes de l’approche participative sur la démarche et théorie de l’approche systémique : DIGRAP : Diagnostic Global, Rapide et Participatif Le diagnostic Global, Rapide et participatif (DIGRAP) est l’ensemble des activités d’échange- entre intervenants et populations- d’information et de raisonnements qui permettent : 1- d’identifier : - les contraintes : Problèmes, Besoins, Attentes,… (Tout ce qui ne marche pas ou qui manque) - les atouts : les avantages, les potentialités, les ressources… (Possibilités d’améliorations) 2- de hiérarchiser ou rechercher les priorités et les questions pertinentes,… 3- de rechercher et trouver des solutions,… 4- de proposer et négocier des actions à mener pour améliorer la situation actuelle. 5- d’évaluer les coûts, les avantages, l’impact et risques de la mise en oeuvre du programme. 6- de définir « qui doit faire quoi » ou déterminer les responsabilités Nous avons utilisé les principes de l’approche systémique comme cadre de conception du DIGRAP. Pour cela l’utilisation du DIGRAP en tant que système organise mieux l’intervention et présente aussi un cadre de réflexion qui permettrait de mieux - communiquer, - échanger le savoir et recueillir les données - analyser, raisonner, comparer,…et donc réfléchir - aider les populations à résoudre leurs problèmes - et faire participer les populations à l’élaboration des PDDP (Plan de Développement Douar Participatif) 20 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 20. II - SCHEMA DU DIAGNOSTIC GLOBAL RAPIDE ET PARTICIPATIF La démarche du DIGRAP peut être schématiquement résumé comme suite : SCHEMA N0 15 : Schéma de réalisation du DIGRAP (Source : BOUKHARI, 1994) 21 Problèmes, besoins,… exprimés et identifiés Situer : « ce que ne marche pas » Etude structurelle « ce qu’on a » Etude de fonctionnement « comprendre ce qu’on fait » ENTREES DIGRAP Traitement des données SORTIE OUTILS : · Liste des besoins exprimés · Entretiens collectifs · Matrice de hiérarchisation · Arbres des problèmes · Aide à la formulation de problèmes (comment faire pour… ?) · Recherche de solution · QQ P CC OQ P CC OQ : « Quoi, Qui, Pourquoi, Comment, Combien, Où, Quand ? » « ou qui fait quoi ? »… PLAN D’ACTION PARTICIPATIVE (Négocié, concerné…) Etude de l’environnement «situation : atouts et contraintes » Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 21. - Tableau synthétique de la démarche DIGRAP ETAPES ACTIVITES & PRODUITS OUTILS et METHODES 1-Etape préliminaire Information, formation, documentation, préparation 22 Données II, informateurs préviligiés, … 2- Liste des Attentes, Problèmes Besoins Identification des problèmes prioritarisation,… Entretiens collectifs, brainstorming, Chicklist, matrice préférentielle 3- Analyse et compréhension du système Comprendre Comment et pourquoi “ ce qu’on a” et “ ce qu’on fait” Cartes sociales, transect, calendriers, Profil historique, schéma des flux, camemberts, 4- Formulation des problèmes et recherche de solutions Passer des problèmes aux solutions et choix des actions et formulation des objectifs “ Comment faire pour…?, Arbre des problèmes, PPO,… 5- Elaboration du plan d’actions participatif indicatif Cadre logique, Schéma de Planification des Projet et Activités SPP, Plan Développement Douar Participatif Questions systématiques: QQ P CC OQ, Qui fait quoi ? Pourquoi et comment ? Combien Où et quand ?… 6- Concertation, négociation et approbation par les intervenants et partenaires services Partenariats, Intégrations et coordinations des interventions en plan d’actions cohérentes et faisabilité technique et financière Etudes complémentaires, Coordination du projet, expertise et Etude de faisabilité 7- Organisation des populations ( Association, comité,.) Associations organisées, formées, responsabilisées, Appui, Accompagnement, Formation des organisations 8- Validation et signature des partenariats Contrats- programmes signés et plan d’actions validé PPO, Planification participative 9- Opérationnalisation des objectifs et choix des IOV Objectifs opérationnels, Simple, observable et mesurable (Réalisations physiques et CAP) APO, cadre logique et Schéma de planification de projet SPP 10- Réalisation participative et gestion participative Appropriation des actions par les populations qui participent Gestion participative Décision partagée Contribution, concertation, négociation,… 11- Suivi-évaluation participatif Système de suivi-évaluation participatif fonctionnel Tableau de bord avec indicateurs simples lisibles et significatifs Pour plus d’information sur les différents outils à utiliser il faudrait se référer à une présentation plus détaillée en annexes… Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 22. 1-7- Présentation des principaux outils participatifs utilisés pour le diagnostic et planification participative des projets d’AEP Dans ce qui suit nous présentons sous forme fiches synthétiques quelques outils participatifs que nous jugeons les plus utilisés et nécessaires pour le montage participatifs des projets d’AEP : Quoi :Outil: Sondage des CAP Pourquoi: Mesure des CAP (Connaissances; Attitudes et Pratiques) ou analyse des mentalités et études des comportements / projet Comment: En utilisant l’échelle de mesures des CAP Qui avec Qui: des individus au début des séances pour avoir une situation de référence S0 Combien: 3 à 5 personnes Ou: lieu de rencontre et d’attente de regroupement des 23 populations Quand: Au début des séances avant de présenter le projet et l’objet de l’étude Quoi : Outil: Chicklist des problèmes / AEP Pourquoi: Identification des attentes; problèmes; besoins ; contraintes et possibilités / AEP Comment: en Utilisant le DIGRAP; VIP; brainstorming Qui avec Qui: Animateur avec un groupe d’hommes ; l’animatrice avec un groupe de femmes; Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes Ou: Lieu de groupement ( école; place du village; local de l’association;...) Quand: Après midi ; Durée 1/2 heure Outil: Quoi: Détermination des priorités / AEP Pourquoi: Déterminer les priorités / AEP / projet Comment: Matrice des priorités Qui avec Qui: Animateur avec un groupe d’hommes ; l’animatrice avec un groupe de femmes; Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes Où: Lieu de groupement (école; place du village; local de l’association;...) Quand: Après midi ; Durée 1/2 heure Outil: Quoi: Comparaison des situations avec et sans projet Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 23. Pourquoi: inciter et comprendre les réflexions des populations / 24 AEP/ Projet Comment: en utilisant la Matrice critèriée de comparaison Qui avec Qui: Animateur avec un groupe d’hommes ; l’animatrice avec un groupe de femmes; Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes Où: Lieu de groupement (école; place du village; local de l’association;...) Quand: Après midi ; Durée 1/2 heure Outil: Quoi: Carte socio-économique Pourquoi: Collecter; actualiser et situer dans l’espace la représentation des populations de leurs données démographiques; socio-économiques: habitat; nombre des personnes; nombres des animaux ; besoins; choix; emplacement; ... Comment: Croquis; transect; Vue panoramique; à faire par les populations Qui avec Qui: Animateur avec un groupe d’hommes ; l’animatrice avec un groupe de femmes; Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes Où: Lieu de groupement ( école; place du village; local de l’association;...) Quand: Après midi ; Durée 2 heures Outil: Quoi: Profil Historique du Douar Pourquoi: repérer et comprendre les principales évolutions des situations; populations; animaux; habitat; activités; ressources en eau; infrastructures; organisation de gestion participative Comment: utilisation du calendrier des souvenirs des populations Qui avec Qui: Animateur avec un groupe d’hommes ; l’animatrice avec un groupe de femmes; personnes âgées; Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes Où: Lieu de groupement (école; place du village; local de l’association;...) Quand: Après midi ; Durée 1/2 heures Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 24. Outil: Quoi: Entretien semi-structuré avec les informateurs clefs Pourquoi: Données relatives au Douar ... Comment: Détermination de quelques normes (moyenne) et référentiel concernant les pratiques en matière d’AEP Qui avec Qui: informateurs clefs: Moquadem; élus; membres des organisations locales; sage femme; leadership... Combien: un groupe de 4 à 10 personnes Où: local de l’association; classe;... Quand: Après les entretiens collectifs, moments de prise de thé Outil: Quoi: Entretien avec des ménages types Pourquoi: Consommation en eau; besoins; corvée ; ... Comment: utilisant le guide d’entretien semi-structuré Qui avec Qui: informateurs clefs: Moquadem; élus; membres des organisations locales; sage femme; leadership... Combien: 4 à 10 ménages Où: local de l’association; classe; maison,… Quand: Après les entretiens collectifs, moments de prise de thé;... Outil: Quoi: Entretien avec les membres des organisations 25 paysannes Pourquoi: fonctionnement ; capacité de gestion;... Comment: utilisant du guide d’entretien semi-structuré Qui avec Qui: informateurs clefs: Moquadem; élus; membres des organisations locales; sage femme; leadership... Combien: un groupe de 4 à 10 membres d’associations Où: local de l’association; classe; Quand: Après les entretiens collectifs, la nuit ; moments de prise de thé;... Outil: Quoi: Arbre des problèmes Pourquoi: Analyse des problèmes et identification des causes pour identifier l’arbre des objectifs, les activités et résultats nécessaires pour animer le processus de planification participative Comment: Problème est le tronc d’arbre, les racines sont les causes et les ramifications aériennes représentent les effets ou risques –si rien n’est fait- Qui avec Qui: Groupes de populations et genres Combien: un groupe de 10 à 50 participants et participantes Où: local de l’association; classe; place du douar Quand: Au démarrage de la concertation, moments de prise de thé;... Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 25. II- L’APPROCHE GENRE Lien entre l’approche participative et l’approche genre En dépit du lien conceptuel entre l’intégration de participation et de différenciation du genre au développement, les projets de développement nous montrent dans la pratique que l’application des méthodes participatives ne se trouve pas automatiquement sensibilisée au genre. Si aucun effort n’est réalisé pour intégrer dans une action participative tous les segments d’une communauté (pauvres, analphabètes, femmes, vieux et enfants…), il peut facilement arriver que s’y trouve ingérée avant tout l’élite masculine éduquée, conformément aux structures de pouvoir en place, et que les membres féminins et défavorisés de la communauté ne se fassent pas entendre. L’Approche Genre Et Développement (GED) Depuis le milieu des années 1980, le passage de l’approche IFD à l’approche GED se reflète dans les débats internationaux et les politiques de certains pays. Malgré la mise en oeuvre des politiques IFD, on a pris de plus en plus conscience du fait que même si les femmes ont dans certains cas amélioré leurs conditions de vie, leur position et leur statut dans la société n’a toujours pas fondamentalement changé. Contrairement à l’approche IFD qui préconisait la promotion d’activités de développement séparées en faveur des femmes, l’approche GED cherche à comprendre les mécanismes de subordination des femmes grâce à l’analyse des relations entre hommes et femmes dans une collectivité donnée. Le genre en tant que concept analytique a supplanté l’IFD, du fait que la position des femmes ne peut être comprise ou modifiée sans l’existence d’une vision plus globale des rôles et des positions relative et des interactions des hommes et des femmes dans la société. Pourquoi utiliser l’Approche Genre? Grâce à cette vision holistique du contexte de développement, l'ASEG propose une approche qui vise à: · comprendre les rôles et les relations de genre, · apprécier les facteurs socioéconomiques ayant une influence sur le processus de développement, · prendre en compte et soutenir les personnes défavorisées, · garantir la participation active de toutes les parties prenantes, · identifier les relations entre les parties prenantes, · recourir à des démarches ascendantes (de bas vers le haut) permettant de hiérarchiser les priorités de développement, 26 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 26. · encourager un processus participatif pour la planification et la mise en oeuvre des politiques et actions de développement, · faciliter la création de réseaux entre les agents de développement stimulant les échanges de points de vue et le partage des expériences. 2.1- Concepts : Définition du Genre Le concept de genre n’est pas facile à intégrer et à traduire en actions concrètes. Le genre renvoie aux règles et rôles spécifiques que la société assigne aux hommes et aux femmes. Les particularités des différentes cultures déterminent les attitudes, les coutumes et les valeurs, qui en retour modulent l’identité de genre. Le terme « genre » est utilisé indifféremment pour décrire des réalités différentes. Il est parfois utilisé dans le sens de « femme », de « sexe ». Dans d’autres cas, il est utilisé plus précisément non pas pour faire référence aux hommes et aux femmes, mais pour désigner les relations qui existent entre eux, la façon dont le rôle des femmes, des hommes, des garçons, des filles, ... sont définis et régis dans chaque société. La thèse centrale de l’approche GED est que les comportements des hommes et des femmes sont le produit de la société contrairement, à l’idéologie dominante qui affirme qu’ils seraient la conséquence des caractéristiques biologiques ou naturelles de chaque sexe. Le concept analytique du genre met en cause le déterminisme biologique ou « essentialiste » : selon lui, toutes les femmes n’ont pas en commun les mêmes qualités d’éducatrices, de mères nourricières, de personnes dévouées exempt d’agressivité... L’approche GED se veut également holistique, c’est à dire qu’elle entend prendre en compte tous les aspects de l’organisation sociale, politique et économique, en vue de saisir la nature profonde de la société. Elle se penche sur les relations qui existent dans les sphères familiale, économique et politique. Par exemple pour définir la structure de la journée de travail dans le domaine des économies industrielle et de marché, il faut absolument prendre en compte l’existence d’une sphère domestique. L’approche GED met en relief l’action communautaire et la mobilisation de la force du groupe. Les hommes et les femmes s’engagent activement dans la définition et la promotion de leurs intérêts sur la base de l’appréhension de la réalité qu’ils ont respectivement. Parce que les femmes partent d’une situation souvent défavorisée, l’approche GED reconnaît la nécessité de prendre des mesures spéciales pour les femmes, au même titre d’ailleurs que d’autres groupes défavorisés, afin de participer pleinement aux actions et bénéficier pleinement de leurs impacts. C’est pourquoi l’approche GED, parmi l’ensemble des approches décrites ci-dessus, est celle qui se rapproche le plus de l’approche participative. 27 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 27. 2.2- OUTILS D’ANALYSE DE L’APPROCHE GENRE : La méthode actuellement la plus structurée pour le mainstreaming de l’approche Genre est l’ASEG (Analyse Socio-Economique selon le Genre) élaborée par les équipes d’experts de la FAO. L’approche Genre comporte un certain nombre de concepts et d’outils d’analyse pouvant guider le travail de développement pour qu’il tienne davantage compte des questions liées aux genres. Ces outils approfondissent notre analyse des rapports entre les genres et contribuent à définir les questions sur lesquelles mener une recherche, les lignes directrices régissant la conception, la planification et les processus de contrôle des programmes, projets ainsi que les critères d’évaluation. Ils fournissent également des concepts clefs autour desquels organiser des activités de sensibilisation et de formation en approche Genre et des éléments déterminants dans l’élaboration de politiques d’intervention. OUTIL No 1 : NIVEAUX DE PARTICIPATION Questions fondamentales Ø Quel est le type de participation des femmes et des hommes dans le programme-projet 28 et dans l’organisation ? Ø Quelle est la nature des bénéfices que reçoivent les femmes et les hommes ? Ø Dans quelle mesure les femmes sont-elles des agentes actives à chaque étape du programme-projet et de l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques ? Plusieurs politiques IFD ont pour but d’accroître la participation des femmes en tant que participantes, récipiendaires et agentes des projets. Cependant, il faut proposer des buts plus explicites en ce qui a trait à la participation, aux avantages à tirer, et à la nature du rôle d’ « agente ». Les femmes ont déjà été participantes et récipiendaires de projets de développement sans pour autant que leurs conditions ou situation en soient grandement améliorées ou modifiées. Être agente dans un petit projet destiné aux femmes seulement ne permet pas nécessairement aux femmes d’être des agentes dans les processus globaux de développement. OUTIL No 2 : LA DIVISION DU TRAVAIL SELON LE GENRE Questions fondamentales : Ø Comment s’organise le travail dans les collectivités touchées par le projet ? Ø Quel travail les femmes (et filles) accomplissent-elles (rémunéré et non rémunéré) ? Ø Quel travail les hommes (et garçons) accomplissent-ils (rémunéré et non rémunéré ?) Ø Quelles répercussions cette division du travail a-t-elle en ce qui a trait à la réalisation des objectifs du programme-projet ? Ø Le projet tend-il à consolider ou à remettre en question la division actuelle du travail ? Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 28. 29 OUTIL No 3 : TYPES DE TRAVAIL Questions fondamentales : Ø Quels types de travail accomplissent les femmes et les hommes (les filles et les garçons) ? Ø Comment un programme-projet influera-t-il sur le travail des femmes et des hommes lié à la production, à la reproduction et à la collectivité et quelles conséquences aura le projet sur ces différents types de travail ? En ce qui a trait à l’analyse fondée sur le genre, on distingue trois grandes catégories de travail1 : q Le travail lié à la production inclut la production de biens et services en vue de la consommation et du commerce (agriculture, pêche, emploi et travail indépendant). Lorsqu’on demande aux gens ce qu’ils font dans la vie, la réponse porte plus souvent sur le travail de production, particulièrement rémunéré ou qui génère un revenu. Les femmes comme les hommes peuvent s’engager dans des activités productives, mais la plupart du temps, leurs fonctions et responsabilités diffèrent suivant la division du travail selon le genre. Le travail des femmes lié à la production est souvent moins visible et moins valorisé que celui des hommes. q Le travail lié à la reproduction inclut le soin et l’entretien du ménage et de ses membres, y compris le fait de donner naissance et de prendre soin des enfants, la préparation des repas, la collecte de l’eau et du combustible, les courses, le travail domestique et les soins de santé apportés à la famille. Le travail lié à la reproduction est crucial à la survie humaine, pourtant il est rarement considéré comme un « travail véritable ». Dans les collectivités pauvres, ce type de travail est, en grande partie manuel, c’est-à-dire qu’il est ardu et exige beaucoup de temps. Les femmes et les filles en sont presque toujours responsables. Le travail lié à la collectivité comprend l’organisation collective des activités et services sociaux : cérémonies et fêtes, activités pour améliorer la collectivité, participation aux groupes et organisations, activités politiques locales, etc. Les analyses économiques des collectivités tiennent peu souvent compte de ce type de travail. Il exige cependant beaucoup de temps bénévole et est important pour l’épanouissement spirituel et culturel des collectivités et en tant que véhicule d’organisation communautaire et d’autodétermination. Tant les femmes que les hommes participent aux activités communautaires, bien qu’on constate ici encore la répartition des tâches selon le genre 1 Ces categories ont d’abord été créées par Caroline Moser dans Moser and Levy (1986) et Moser and Peake (1987) Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 29. OUTIL No 4 : ACCÈS AUX ET CONTRÔLE DES RESSOURCES ET BÉNÉFICES2 Questions fondamentales : Ressources : Ø À quelles ressources liées à la production les femmes et les hommes ont-ils chacun 30 accès ? Ø Quelles ressources liées à la production chacun d’eux contrôlent-ils ? Ø Quelles répercussions ces faits ont-ils sur les activités des programmes-projets ? Ø Comment un projet peut-il contribuer à donner aux femmes un meilleur accès aux ressources et un meilleur contrôle de ces ressources ? Bénéfices : Ø Quels bénéfices et les femmes et les hommes tirent-ils chacun du travail lié à la production, à la reproduction et à la collectivité, et de l’utilisation des ressources ? Ø Quels bénéfices contrôlent-ils chacun, de manière à les utiliser comme bon leur plaît ? Ø Quelles répercussions cela a-t-il sur les activités des programmes-projets ? Ø Comment peut-on accroître l’accès des femmes aux bénéfices et leur contrôle de ces bénéfices ? OUTILS No 5 : CONDITION ET SITUATION Questions fondamentales Ø Comment et dans quelle mesure les activités de programmes-projets et les politiques des organisations contribuent-elles à améliorer la condition des femmes et des hommes ? Ø Comment et dans quelle mesure contribuent-elles à améliorer la situation des femmes dans la société ? Les projets de développement visent généralement à améliorer les conditions de vie des populations. Du point de vue de l’analyse genre et développement, on distingue entre la condition des femmes dans leur vie quotidienne et leur situation dans la société.3 La condition touche l’état matériel des femmes, leur champ d’expérience immédiate. Si vous demandez à une femme de décrire sa vie, elle décrira probablement sa « condition » : le type de travail qu’elle accomplit, ses besoins et ceux de ses enfants, (eau potable, alimentation, éducation…), où elle vit, etc. La situation renvoie à la position sociale et économique des femmes comparativement à celle des hommes. On compare la situation des femmes et des hommes en mesurant par exemple l’écart de salaires, les chances d’accès à l’emploi, la participation aux instances législatives, la vulnérabilité face à la pauvreté et à la violence, etc. 2 Ces concepts se fondent aussi sur le Cadre d’analyse de Harvard, Overholt (1985) 3 La discussion de ces notions par Kate Young est utile. Voir Young (1988) Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 30. OUTIL No 6 : BESOINS PRATIQUES ET BESOINS STRATÉGIQUES4 Questions fondamentales : Ø Comment et dans quelle mesure les activités des programmes-projets et les politiques des organisations tiennent-elles compte des besoins pratiques des femmes et des hommes ? Ø Comment et dans quelle mesure les activités des programmes-projets et les politiques des organisations tiennent-elles comptent des besoins stratégiques de la collectivité en général, et des femmes en particulier5. Les projets de développement s’efforcent d’identifier et de répondre aux besoins pratiques des collectivités visés. L’analyse GED fait la distinction entre les besoins pratiques des femmes et leurs besoins stratégiques, respectivement liés à la condition et à la situation des femmes. Les besoins pratiques sont liés à la condition des femmes. Il est facile de les identifier et ils portent habituellement sur des conditions de vie insatisfaisantes et le manque de ressources. Les femmes pauvres du tiers monde (bien que leurs priorités varient) peuvent identifier des besoins pratiques liés à l’approvisionnement en nourriture et en eau, à la santé et l’éducation de leurs enfants et à l’accroissement de leurs revenus. Il est possible de répondre à ces besoins par des activités de développement à court terme nécessitant des intrants tels que l’équipement, l’expertise technique, la formation, des pompes manuelles des cliniques ou un programme de crédit. Généralement, les projets visant à répondre aux besoins pratiques et à améliorer les conditions de vie maintiennent et renforcent les rapports traditionnels entre les femmes et les hommes Les besoins stratégiques des femmes naissent de leur état de subordination dans la société. Les besoins stratégiques sont des intérêts à long terme et sont liés à l’amélioration de la situation des femmes. En général, il est des besoins stratégiques des pauvres d’avoir accès aux processus démocratiques participatifs. L’accès à l’égalité des genres est un besoin stratégique des femmes en particulier. Donner aux femmes plus de possibilités, plus d’accès aux ressources et la chance de participer, au même titre que les hommes, à la prise de décisions sont, à long terme, des besoins stratégiques de la majorité des femmes et des hommes du monde entier. OUTIL No 7 : FACTEURS D’INFLUENCE Questions fondamentales Ø Quels facteurs clefs (passés, présents et futurs) ont des répercussions sur et modifient les rapports entre les genres, la division du travail, l’accès aux ressources, le contrôle de ces ressources ? Ø Quelles contraintes et possibilités ces facteurs imposent-ils dans la promotion de l’égalité entre les genres et du pouvoir aux femmes ? 4 Ces concepts ont été élaborés à la fois par Caroline Moser et Kate Young. Voir Young (1988), Moser and Levy (1986, et Moser and Peake (1987) 5 Dans certains documents, on utilise aussi l’expression intérêts stratégiques, qui signifie la même chose que besoins stratégiques. 31 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 31. OUTIL No 8 : POSSIBILITÉS DE TRANSFORMATION Questions fondamentales : Ø Comment le programme-projet contribue-t-il ou contribuera-t-il à la transformation 32 des rapports entre les genres ? Ø Comment contribue-t-il ou contribuera-t-il à la transformation des rapports entre les défavorisé-e-s et les mieux nanti-e-s ? L’état de subordination des femmes n’est pas statique et n’est pas ressenti de la même manière par toutes les femmes. Il n’est pas nécessairement passivement accepté par les femmes ou agressivement imposé par les hommes. Tout au long de l’histoire et dans le monde entier, les femmes ont remis en question l’inégalité entre les femmes et les hommes. Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 32. 33 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 33. Annexe 1 : Outils et techniques de l’approche participative : OUTIL N° : 1 : - Le brainstorming : Il faut essayer de débarrasser les esprits des participants de leurs réserves d’informations préétablies et préconçues. Pour cela on commence par organiser un brainstorming. Ce jeu ou cet exercice consiste à lister « en tout venant » à tour de table toutes les données ou informations à recueillir pour travailler sur un thème donné ou composante. Nous remarquons que toutes les listes établies regroupent « toutes les informations relative à la composante en question et que presque rien ne manque » mais toutes ces informations techniques très détaillées ne correspondent point aux connaissances ou aux données populaires. Une fois ces données techniques inventoriées par un brainstorming on demande aux participants de les laisser à côté pour le moment, car il serait aberrant d’enquêter les populations sur des données trop détaillées et exprimées dans un langage purement technique non intelligibles ni compris par les populations locales. OUTIL N°2 : La visualisation : Les outils de la communication participative sont conçus pour bien communiquer avec des populations généralement analphabètes ou illettrés. Donc si nous voulons mieux échanger des savoirs, penser, réfléchir, décider, travailler, participer ensemble et par conséquent se comprendre mieux il faudrait visualiser les idées discutées. La visualisation consiste à représenter ou schématiser le plus que possible l’ensemble des choses discutées par des dessins, des croquis, des schémas, des symboles, des écrits,… Mais qui doivent être faits sur des grandes surfaces de papier ou autres , restent accrochés sur les mûrs, visibles, lisibles et intelligibles ( ou des représentations parlantes d’elles mêmes à quoi chacun peut se référer) - VIP : (Visualisation des Idées des Participants) c’est la principale technique sine qua non de l’approche participative avec une vraie andragogie interactive. En utilisant essentiellement des grandes feuilles ou flipshart (d’environ 1m x 0,60 cm), collées facilement aux murs avec du papier collant , sur quoi on note , on schématise, on dessine,… avec des marqueurs… 34 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 34. OUTIL N°3 : Entretiens collectifs semi-structurés Nous soulignons les principales caractéristiques d’un entretien ou interview par rapport au questionnaire standard : - L’entretien est un outil permettant la communication entre l’interviewé et l’interviewer car le vrai entretien est une discussion plus ou moins orientée selon le sujet , thème, spécificité ou globalité du domaine ou composante concernés. - Alors que le questionnaire standard est composé d’une suite ordonnée de questions fermée que pose l’enquêteur à l’enquêté sous forme de question-réponse sans discussion possible. Généralement le questionnaire est plus utilisé et plus efficace pour recueillir des données quantitatives. - A la place d’un imprimé cadré comportant une suite de questions formelles préétablies, pour l’entretien on utilise un guide d’entretien où on répertorie les thèmes, sujets, ou aspects à discuter… - Aucun ordre chronologique ne doit être observé pour aborder tel sujet avant l’autre, seul une logique et dynamique propre de la discussion permettrait le passage d’un aspect à un autre. - Pour relancer la discussion il faut toujours « faire le tour de la question » en posant les questions suivantes : Quoi ? Qui ? Pourquoi ? Comment ? Combien ? Où ? Quand ? OUTIL : N°3 : La liste des Problèmes, Besoins, Attentes… Nous définissons un problème comme étant un obstacle ou contrainte qui limite ou bloque la réalisation d’un objectif donné ou l’accomplissement d’une activité voulue. Nous définissons un besoin comme l’écart existant entre une situation actuelle jugée par les concernés non satisfaisante et une situation meilleure désirée par eux. Nous arrêtons une liste des problèmes, besoins, attentes,…des populations en répondant (dans des entretiens collectifs en exprimant librement et sous forme d’un brainstorming) à la question : « Quels sont les problèmes et les besoins relatifs à… ? » Aller directement aux problèmes : Nous aimons rappeler le schéma que nous avons élaboré en première partie concernant le processus d’élaboration d’une action : 35 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 35. Une action n’est qu’une solution à un problème donné: Donc pour cette première séance de travail avec les populations il faut se contenter de les écouter s’exprimer sur la question suivante : « Qu’est ce que ne marche pas ou qui manque pour mieux…? » Cette question est à compléter en y ajoutant l’activité ou la composante sur la quelle on veut travailler. Exemple « Qu’est ce ne marche pas ou qui manque pour mieux élever vos enfants en bonne santé ? » . Ou encore « Quels sont les problèmes relatifs à…? » Exemple : Quels sont les problèmes relatifs à la scolarisation de la fille ? Quels sont les problèmes relatifs à l’exploitation des ressources naturelles ? En d’autres termes si nous laissons les populations s’exprimer et lister l’ensemble des problèmes relatifs à la composante en question nous aboutirons à : « La liste des problèmes, besoins, attentes,… exprimés par les populations » Après avoir inventorier les problèmes et les besoins exprimés par les populations il faut procéder à leur hiérarchisation, prioritarisation et classement par importance du point de vue des populations… OUTIL : N°4 : Les matrices préférentielles : D’une façon générale les besoins et problèmes sont nombreux, mais les ressources ou moyens sont généralement limités et même étant disponibles le temps est une contrainte permanente : donc se pose la question par quoi faut-il commencer ou en d’autres termes il faut toujours déterminer les priorités et par conséquent hiérarchiser les besoins et les problèmes du plus important ou moins important…d’où on peut déterminer les priorités et les actions pertinentes à entreprendre. La matrice préférentielle nous permet de déterminer les priorités en comparant les éléments (problèmes, solutions, activités,…) les uns par rapport aux autres. 36 Problème, Besoin, contrainte,… Solution proposée ou recherchée Action planifiée ou programmée Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 36. Outil 4-a : Matrice préférentielle par paire : Pour classer des choses de point de vue des populations nous dessinons un tableau à double entrée avec tant de colonnes et de lignes que le nombre des éléments à hiérarchiser. Nous commençons par remplir les cases de la première colonne ,et dans chacune d’elles nous inscrivons la chose jugée comme étant la plus importante ou choisie lors de la comparaison entre l’élément de la colonne et celui de la ligne . Tableau : Exemple d’une matrice préférentielle par paire : 37 Y / X Pompe éolienne X1 Pompe électrique X2 Pompe solaire X3 Pompe manuelle X4 Pompe éolienne X1 ************ Pompe électrique X2 P. électrique ************ Pompe solaire X3 P. solaire P. solaire ************* Pompe manuelle X4 p. manuelle P. manuelle P. solaire ************** Une fois que l’ensemble des croisements est effectué on peut passer au calcul des scores réalisés pour les différents éléments à comparer. Donc nous remarquons que ce groupe de population préfère en premier la pompe solaire, suivi de la pompe manuelle, puis la pompe électrique et en dernier la pompe éolienne… Mais ce qui nous importe plus c’est de noter, comprendre et discuter avec les populations le pourquoi de leurs préférences… Outil 4-b : La matrice préférentielle critèriée : L’utilisation de cette deuxième matrice préférentielle en tant qu’outil de raisonnement de choix entre plusieurs variantes ou alternatives peut être fait après l’utilisation de la matrice préférentielle par paire car le raisonnement plus élaboré. On construit une matrice sous forme de tableau à double entrée, dans l’entête de chaque colonne on inscrit un des éléments à comparer ( exemple type de pompe ) et chaque ligne sera réservée à un des critères caractérisant les éléments à comparer ( coût, avantages, efficacité, efficience, facilité de manipulation, facilité d’entretien,…) Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 37. Exemple de matrice préférentielle critèriée : 38 Critères/variante Pompe éolienne Pompe électrique Pompe solaire Pompe manuelle Frais d’équipement 3 1 2 4 fonctionnent 3 1 3 4 Entretien 2 1 3 4 Puissance 1 4 3 2 Environnement 2 1 3 4 Scores 11 8 14 18 Classement 3° 4° 2° 1° Etude exploratoire participante du système : (« ce qu’on a » et « ce qu’on fait ») Dans ce cas il faut discuter ces besoins et problèmes identifiés par les intervenants et ceux exprimés par les populations pour en savoir la situation actuelle des CAP (Connaissances, Attitudes et Pratiques) ça serait un premier niveau de conscientisation, sensibilisation et information car ces moments d’échanges ce sont des moments d’apprentissage participatif… · Etude Structurelle ou décrire globalement « ce qu’on a » : · Etude de fonctionnement ou comprendre pourquoi et comment on réalise tel ou tel système d’activité « ce qu’on fait » : La finalité de cette étape est de est d’essayer de bien comprendre les déterminants ou différentes causes des problèmes et besoins exprimés par les populations et identifier d’autres. Les moments de travail de recueil et de traitement des données durant cette étape nous pouvons les considérer comme les principaux moments de la communication participative. Car c’est le moment de construire des schémas synthétisant des données qui représentent la réalité comme elle est vécue et vue par les populations et comprise et perçue par les intervenants. Pour se faire nous pouvons utiliser quelques outils de synthèse parmi ceux qui suivent pour échanger, analyser, comparer, comprendre, et situer les points faibles ou problèmes et points forts ou potentialités pour mieux agir et identifier les actions pertinentes. Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 38. OUTIL N°5 : L’arbre de problèmes : L’arbre des problèmes nous permet de construire un arbre dont on schématise le problème essentiel exprimé par les populations comme le tronc, les causes représentées aux racines avec les dépendances comme ramifications et les effets seront représentés comme rameaux et branches de l’arbre… Exemple d’un arbre de la scolarisation de la fille : La petite fille non scolarisée 39 Non maîtrise des nouveaux métiers Faible insertion sociale Femme analphabète Cherté des fournitures scolaires Eloignement de l’école et du collège Coutumes et traditions, normes sociale Participation de la fille aux Wx ménagers et agricoles Problèmes d’éducation de ses enfants Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 39. OUTIL N°6 : les Croquis et cartes participative: Dans un croquis on essaye de représenter l’espace comme il perçu par les populations. Sur un croquis ou une carte on essaye de représenter une ressource à la fois pour ne pas brouiller les idées même si on peut faire la synthèse après en superposant les différentes cartes des différentes ressources. Il faut essayer de réaliser ces croquis par les populations elles mêmes et respecter le plus fidèlement possible les échelles, les proportions et les légendes des populations. OUTIL N°7 : Les transects : Le transect est une coupe transversale de l’espace qu’on trace avec la population en traversant le finage ou territoire villageois en passant d’une limite du village à l’autre limite opposée. Il faut chercher de passer par le point le plus haut pour avoir une vision panoramique (presque une vision aérienne) pour repérer les différents espaces et leurs limites, localisation des ressources, dispersion et éloignement de l’habitat, les utilisation et l’exploitation actuelle, les contraintes… OUTIL N°8 : L’observation participante : C’est une visite des lieux faite avec les populations tout en essayant d’engager des discutions sur des aspects observés concernant des thèmes déjà évoqués avec les populations lors des entretiens. Il est préférable de préparer une grille d’observation où on regroupe les aspects qu’on aimerait observer : exemple de grille d’observation d’un point d’eau pour visiter, observer et discuter avec la population : OUTIL N° 9 : Le schéma des flux Entrants-Sortants : C’est un outil très utilisé dans la communication participative et c’est le cadre de réflexion qui concrétise le plus l’approche systémique (voir partie I : étude externe des flux). OUTIL N°10 : Les calendriers : Pour comprendre des phénomènes il ne suffit pas de les étudier dans l’espace (croquis, cartes, transect,…) mais il faut comprendre leur dynamique et placer leurs évolutions par rapport au temps. Ceci permettrait de repérer les périodes de pointe, les périodes de plein emploi ou sous-emploi, les temps libres, les meilleurs créneaux,… Les calendriers peuvent nous renseigner sur : Qu’est ce qu’on fait et quand ? Il est recommandé de laisser les populations utiliser leur découpage des périodes et leurs unités de temps locales. Par exemple il est déconseillé d’utiliser le calendrier 40 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 40. grégorien alors que les femmes utilisent le calendrier lunaire et les paysans utilisent le calendrier agricole. Concernant le calendrier quotidien on doit respecter la même consigne pour se repérer il ne faut jamais imposer à des populations notre horaire selon Greenwich alors qu’elles utilisent l’horaire des prières. OUTIL N°11 : Les profils historiques : Cet outil permet de placer les phénomènes dans le temps, d’analyser les évolutions, comprendre les changements et essayer de faire penser et trouver des explications aux tendances. Par exemple on peut retracer le profil historique des points d’eau pour comprendre l’évolution des creusements des puits, l’évolution du nombre des filles scolarisées, l’évolution des différentes organisations pour la gestion de telle ou telle ressource collective,… Nous pouvons remarquer que les gens sont conscients des disparition des sources d’eau, qu’après une sécheresse on creuse des puits ( après la sécheresse des années 80 on a creusé six puits privés au douar) qu’en période de sécheresse les sources d’eau et puits tarissent et développement des épidémies et maladies ( ex : le choléra de 1985)… OUTIL N°12 : Les camemberts : Nous rappelons que la participation est le partage de savoir et de pouvoir. Concernant le partage de savoir nous insistons sur le fait qu’il ne s’agit pas de communiquer des connaissances ou savoir établi mais surtout de raisonner ou penser ensemble avec les populations. Quand nous disons penser, raisonner pour décider ensemble c’est traiter, analyser et interpréter les données avec les populations ou concrètement c’est comparer et déterminer la meilleur solution pour le meilleur choix concerté. La finalité de la participation serait en plus d’un échange de savoir un accès au savoir-faire qui est un pouvoir et une capacité de raisonnement, de comparaison et d’évaluation ce permettrait l’accès à l’auto-développement et la durabilité. Le camembert est un outil qui permet de représenter les proportions des choses les unes par rapport aux autres. Le camembert correspondrait dans certaines mesures aux analyses statistiques pour les techniciens. OUTIL N°13 : Le référentiel ou tableau de bord : Le référentiel est un ensemble de normes ou quantités mesurées en conditions normales, les plus fréquentes et les plus observées dans la majorité des cas. C’est par rapport à ce référentiel que nous pouvons évaluer ( ou comparer) les situations diagnostiquées. Exemple : pour savoir la quantité d’eau potable consommée par personne et par jour, au lieu de passer par le labyrinthe de la procédure des recensements, des enquêtes et traitements statistiques, on peut demander et discuter avec quelques informateurs privilégiés les sujets suivants : 41 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 41. · «La majorité des familles est composée de combien de personnes?» · « Normalement, Combien de fois on cherche l’eau par jour ? » · « Quelle est la quantité d’eau transportée en une seule fois ? » A de telles simples questions nous avons recueilli les affirmations suivantes en très peu de temps (le temps de discuter la question avec deux à quatre groupes ) · Une famille est composée de 7 à 10 personnes avec des extrêmes, particularités ou fourchette allant de cinq à quinze personnes. · On cherche l’eau deux à trois fois par jour. Avec des extrêmes d’une à quatre fois. · La quantité d’eau par portée est de deux bidons en pneu ( Aâdal ) ayant un volume de 25 à 42 30 litres ( 2 à 3 sceaux par bidon ). D’où on peut déduire, avec un simple calcul fait devant la population et validé par les gens, que la consommation d’eau par personne par jour est de l’ordre de 15 à 20 litres/ personne/ jour. Cette quantité est adoptée par nous comme étant une norme au lieu d’une moyenne calculée d’une façon très sophistiquée et très coûteuse. Cette valeur norme doit être comprise entre des extrêmes ou fourchette ; ( ce qui correspondrait aux écarts-type pour les statisticiens ). Cette quantité ou norme locale de consommation d’eau /personne / jour de 15 à 20 litres peut être comparée la norme mondiale de 50 l / personne / jour, ce qui nous permet d’avoir une idée et en informer les populations sur leur niveau actuel par rapport à l’objectif ou la situation projetée. Ces normes recueillies par des entretiens en peu de temps chez des informateurs privilégiés, personnes ressources ou personnes bien informées nous épargnent un temps énorme dépensé pour le recueil des données par des questionnaires standards et leur traitement à l’aide des outils statistiques très sophistiqués. OUTIL N° 14: Comportement ou (CAP) modèle : Nous pouvons simplifier en définissant le comportement d’une personne comme étant l’ensemble de ses CAP (Connaissances, Attitudes et Pratiques) : · Connaissances : « Ce qu’il sait », · Attitudes : « Ce qu’il pense », · Pratiques : « Ce qu’il fait » Cet outil peut être utilisé pour dresser un portrait modèle concernant un domaine ou aspect donné de la vie d’une personne. En demandant à une population de décrire le comportement d’une personne modèle. Il faut faire parler les gens et les laisser déterminer le comportement modèle pour eux au niveau actuel de leurs CAP. Après on passe pour analyser en comparant ce comportement idéal d’après eux, leur comportement réel actuel et le comportement objectif espéré et recherché en fin de programme. Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 42. OUTIL N°15 : Arbre généalogique : Cet outil peut être utilisé pour avoir des données concernant l’organisation sociale des populations. Nous rappelons que dans la majorité des cas l’organisation des populations aux Douars reste encore fortement basée sur les relations de parenté qui donne une stratification par lignage ( Aâdam, Ighess, Fakhda, Rbâe, Aït tel, Oulad tel,…) ( Voir Partie I : Participation et organisation ) OUTIL N°17 : Revue des documents secondaires : Nous savons tous que les cadres et techniciens ont pris l’habitude de se plonger dans des documents pour rassembler beaucoup de données produites par des recensement et études statistiques recopiées et reproduites de rapport en rapport… Ces données sont souvent très générales mal conçues par rapport à l’objet d’une étude spécifique. La plus part des données monographiques sont données à l’échelle de la commune et ne peuvent nous renseigner sur la situation d’un Douar qui est la zone la plus étudiée dans le cadre de pareille étude de cas. Nous suggérons aux participants d’éviter le recueil de beaucoup de données non utiles car elles ne seront ni traitées ni utilisées. Le principe est de chercher quelques données qui sont produites à l’échelle du Douar et détenues et documentées chez des gens ayant des rapports directs avec le Douar. Formulation des problèmes et recherche de Solutions pertinentes proposées et prescrites : Outil N°18 : Formulation du problème : « Comment faire pour… ? » Aide à la formulation des problèmes : ou le passage des plaintes aux problèmes. Reprendre tous les points évoqués comme « problèmes » qui ne sont en premier moment que des plaintes, et les traduire en vais problèmes en utilisant la formule : « Comment faire pour … ? » A ce niveau nous considérons que ce ne sont ici que des plaintes ce qui ne peut aider à la recherche de solutions. Pour être plus opérationnel nous essayons de formuler ces plaintes sous forme de questions, car la question interroge mieux l’esprit et oriente mieux la réflexion. Pour formuler une plainte en problème nous pouvons utiliser la formule suivante : « Comment faire pour… ? » 43 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 43. Outil N°19 : Opérationnalisation des objectifs : Ou (APO) : Analyse Par Objectifs : Un des problèmes essentiels pour toute activité du suivi-évaluation, la planification et la réalisation reste le manque d’objectifs opérationnels. Car généralement lors de la formulation des objectifs on s’arrête au niveau des objectifs globaux exemples : · Assurer les soins de base pour une population : · Assurer l’alimentation en eau potable : · Améliorer les conditions de vie des femmes rurales : De tels objectifs sont difficile à planifier, à réaliser, à suivre et à évaluer ; car l’efficacité se mesure en comparant les réalisations / objectifs. Alors si les objectifs ne sont pas clairement définis l’évaluation ne peut être fonctionnelle. Cette méthode d’analyse par objectifs ( APO ) permet d’opérationnaliser les objectifs globaux en procédant à une dérivation ou décomposition en objectifs de plus en plus simples. La dérivation ou la décomposition d’un objectif permet de simplifier et de clarifier les objectifs jusqu’à un certain niveau qu’on considère que l’objectif est opérationnel. Un objectif peut être considéré comme étant opérationnel lorsqu’il correspondrait à une réalisation physique (équipement, construction, aménagement,…) ou un changement de comportement qui peut être SMART Simple, Observable et Mesurable ou Appréciable Réalisable dans un Temps limité… Planification Participative : Elaboration du PPDD Plan Participatif de Développement Douar participatif : Outil N°20 : Questionnement systématique QQ P CC OQ ? Négociation, concertation pour les choix des solutions et actions. (Partage de prise de décision dans l’élaboration du PDDP : Plan de Développement Douar Participatif) en utilisant le questionnement systématique QQ P CC OQ Q : QUOI : l’objet de l’action ou le problème à lever ; Q : QUI : qui va faire quoi ? les partenaires intervenants et la participation de la population à la réalisation, gestion, entretien et suivi… P : POURQUOI ? les objectifs et résultats C : Comment ? les activités et les méthodes,.. C : Combien ? Les quantifications et mesures et le rapport coûts / avantages O : Où ? choix des lieux et sites ; Q : Quand ? Le calendrier, moments temps et durée des interventions. 44 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 44. Annexe 2 : Bibliographie BIBLIOGRAPHIE EN APPROCHE PARTICIPATIVE : Quelques Sites Internet http://www.fao.org/ag/AGP/AGPC/doc/PUBLICAT/field2/Pub04.htm http://www.membres.lycos.fr/boukharih/DIGRAP/ d’Arcy, Davis Case, et Al. (1992) : La boite à outils de la communauté- Diagnostic, suivi et évaluation participatifs en foresterie communautaire : concepts, méthodes et outils. Série Foresterie communautaire, manuel de terrain n° 2. FAO, Rome, Italie. Aubin B. 1991 : Aménagement des terroirs et participation populaire ; Université LAVAL, Centre Sahel. Boukhari M.1994: Manuel pour le DIGRAP: Diagnostic Global Rapide et Participatif. ENA de Mèknès. Boukhari M. et Leduc B. 1998: Manuel de formation pour l’approche Genre et développement. ENA de Méknès. Belloncle G.1985 : Participation paysanne et aménagements hydro-agricoles. Ed : Karthala Chambers, R. (1992); Rural apparaisal, rapid, relaxed, and participatory. Brighton, UK. Chambers R. 1990. « Rapid and participatory Rural Apraisal » Hyderabad, Chambers R. 1989: Farmer first: farmer innovation and agricultural research. Guèye, Bara; (1995): Atelier de formation à la MARP, IIED, Londres, UK. Conway G. 1987: Rapid Rural Appraisal for sustainable development. Londres: IIED (31). Guijt I. & Pretty J. 1992: Participatory Rural Appraisal for farmer participatory research in Punjab. Londres; IIED Pretty J. 1993: Participatory inquiry for sustainable agriculture. Londres: IIED. Schönhuth M. et Kievelitz U.1994: Les méthodes participatives de recherche et de planification dans la coopération au développement: Diagnostic rapide en milieu rural; Diagnostic participatif. GTZ Müller-Glodde U. 1992 : Là où il n’y a pas de participation...GTZ Waters Bayer A. et Bayer W. 1995: Planification avec des pasteurs. GTZ. 45 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 45. Darré J-P.1991 : La résolution des problèmes pratiques dans les groupes : Comment apporter une aide efficace ; GERDAL. Gerrit H.1983 : Principes directeurs pour les projets de participation de la population ; FAO. Bernecker K. et Ribi M. 1997 : Manuel pour l’approche participative pour l’aménagement du Parc national de Souss-Massa ; GTZ. Makolo P. et Ouedraogo H. 1990 : L’appropriation des actions de développement ; Université LAVAL, Centre Sahel. PNUD, 1993 : Participation des population et développement rural au Maroc, PNUD à Rabat. PDPEO, 1995 : Applicabilité de l’outil participatif SEPO ; INRA, CRRA Oujda. IIED N° 13, 1991: Participatory Rural Appraisal: RRA. Londres. BIBLIOGRAPHIE EN APPROCHE GENRE ASEG : Analyse Socio-Economique selon le Genre ; Publication ASEG, FAO, Rome, Italie. ADMINISTRATION GÉNÉRALE DE LA COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT. La place et le rôle des femmes dans le développement. 1994. 60 p. AGENCE CANADIENNE DE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL. Guide des indicateurs tenant compte des écarts entre les hommes et les femmes. 1997. AGENCE CANADIENNE DE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL. L’intégration des femmes dans le développement. Perspectives sectorielles. 1989. AGENCE CANADIENNE DE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL. Politique de l’ACDI en matière d’égalité entre les sexes. 1999 AGENCE CANADIENNE DE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL. Pourquoi et comment utiliser des indicateurs tenant compte des écarts entre les hommes et les femmes. 1997. ANTROBUS, Peggy. « Pour d’autres formes de développement avec la participation des femmes. » Colloque de l’AWID. 1990. pp.82-101. CCCI. Documents en matière de genre et développement. 1992. CCCI, Match International, AQOCI. Un autre genre de développement. Un guide pratique sur les rapports femmes-hommes dans le développement. 1992. COADY INTERNATIONAL INSTITUTE. Guide d’analyse sociale selon le sexe. COLLECTIF DIRIGÉ PAR AÏCHA BEL ARBI. Femmes et Islam. Éditions le Fennec. 1998. 46 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 46. FONDATION ROI BEAUDOIN. Un développement durable. Les femmes et le progrès rural. 1996. GEAR, Sally. Swedish International Development Cooperation Agency. Workshop on Gender, Economics and Poverty. 1995 HANNAN-ANDERSSON, Carolyn. Swedish International Development Cooperation Agency. Moving Positions Forward : Strategies for Gender and Development Cooperation. 1995 IDRC. Gender Perspectives on Water Ressources Management. 1995 KASRIEL, Michèle. Libres femmes du Haut-Atlas. 1990. MARCH, Candida, SMYTH, Ines & Maitrayee MUKHOPADHYAY. A Guide to Gender Analysis Frameworks. Published by Oxfam GB, 1999. OIT. Modular Package on Gender, Poverty and Employment. Facilitator’s Guide. ORGANISATION DES NATIONS-UNIES. CENTRE AFRICAIN DE RECHERCHES ET DE FORMATION POUR LA FEMME. Guide pour l’élaboration et l’exécution des propositions de projets en faveur des femmes et du développement. 1983. OVERHHOLT, Catherine, CLOUD, Kathleen, BAUGHMAN, Mary et James AUSTIN. Les femmes dans le développement. Grille d’analyse. 14 p. OXFAM INTERNATIONAL. Gender considerations in Economic Enterprises. 1997. OXFAM-QUÉBEC. Politique genre et développement. 1995. SCHALKWYK, Johanna. Swedish International Development Cooperation Agency Gender & Development. 1995 SEAGER, Joni. Atlas des femmes dans le monde : émancipation ou oppression : un paysage contrasté. Collection Atlas/Monde et Autrement. 1997. UNICEF. Égalité des genres et acquisition de pouvoir par les femmes. Dossier UNICEF de formation. 1994 USAID. Documenting Development Program Impact : A Tool for Reporting Differential Effects on Men and Women. 1994. VISVYANATHAN, Nalini, DUGGAN, Lynn, NISONOFF, Laurie et als. The Women, Gender and Development Reader. Zed Books Ltd. 1997 47 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 47. Quelques Sites Internet Publication ASEG : http://www.fao.org/sd/seaga/ Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine http://www.cdeacf.ca Conférences virtuelles http://commposite.uqam.qc/videaz/dcs/hesifr. Gender Equity – le rôle des journalistes http://www.eurowrc.org/oc Gender Kit http://kit.hl/gender Gender mainstreaming et développement http://sdnp.undp.org GREAT Network (Gender Research and Training) http://www.uca.ac.uk/dev/greatnet/index.htm Info-Femmes http://www.infofemmes.com/decouvrir/decouvrir.html Secrétariat de la Condition féminine du Québec http://www.justice.gouv.qc.ca/français/scf.htm UNIFEM http://www.unifem.undp.org Vidéo femmes http://www.clic.net/videofem WIDNET (Women in Development Network) http://www.focusintl.com/widnet.htm World Bank Gender Page http://www.worldbank.org/html/prmge/index.htm Sites des Nations Unies http://www.un.org/conferences/women/publinfo/status/home/htm http://www.un.org/dpcsd/daw http://www.undp.org/gender/ 48 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version
  • 48. Sites sur la Quatrième Conférence Mondiale sur les Femmes http://iisd.ca/linkages/womenf.html http://community.web.net/womensweb/beijing_followup/ Le programme des femmes de l’Association pour une communication progressiste http://www.ecuanex.apc.org/alai/comgenen.html Le programme de genre du CGIAR http://www.cgiar.org/ifpri/gender/gender.htm Commission pour le Progrès des femmes http://www.interaction.org/caw.hml Fonds Mondial des Femmes http://www.igc.apc.org/gfw 49 Create PDF with PDF4U. If you wish to remove this line, please click here to purchase the full version