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Disciples n°2

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POUR CEUX QUI SONT ENGAGÉS DANS LA MISSION
DISCIPLE, C’EST
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Crois...
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EDITORIAL
C’EST QUOI UN DISCIPLE ?
Un disciple ? Qu’est-ce que c’est en réalité ? Voici une question qui mérite
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Dossier: Disciple, c’est au juste ?
Être disciple pour faire des disciples
Jésus et le disciple chrétien
De l’Église primitive à l’Église aujourd’hui: la même mission

Monde connecté: Évangélisation: Partage de rumeurs ou de vérité

Croissance personnelle: Une recette spirituelle.

Leadership: Trois phases pour la formation des disciples.

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Disciples n°2

  1. 1. Page "1 POUR CEUX QUI SONT ENGAGÉS DANS LA MISSION DISCIPLE, C’EST QUOI FINALEMENT ? DOSSIER Une recette spirituelle Croissance personnelle Leadership Page 5Page 3 Trois phases dans la formation de disciple N°2 - Octobre 2017 Evangélisation: partage de vérité ou de rumeurs ? Page 15 Monde connecté
  2. 2. Page "2 EDITORIAL C’EST QUOI UN DISCIPLE ? Un disciple ? Qu’est-ce que c’est en réalité ? Voici une question qui mérite notre attention. Si la mission et la raison d’être de l’Église est de faire des disciples, alors, il nous faut répondre à cette question et comprendre comment arriver à ce résultat. C’est ce que nous vous proposons dans ce numéro. Être un disciple ne consiste pas à s’inscrire sur le registre d’une église et à participer de manière passive à ses activités. Cela va plus loin qu’une simple adhésion intellectuelle à une organisation religieuse. Il ne s’agit pas de pointer à toutes les réunions de l’Église et de fièrement montrer sa présence. Jésus définit le disciple comme celui qui laisse tout, se charge de sa croix et le suit. Cela va donc très loin. C’est un engagement profond qui sous-entend une volonté de ne plus vivre pour soi-même, mais d’être à la disposition du Christ, notre nouveau maître, et de son projet de salut pour l’humanité. Parler de disciple, c’est parler d’hommes et de femmes qui ont fait consciemment le choix de ne plus vivre pour eux-mêmes et d’être des porteurs d’espérance dans ce monde. Ils ont fait l’expérience du bonheur en Jésus et mettent toutes leurs forces, leur temps et leurs biens pour faire connaître Celui qui les rend heureux. Etre disciple, en réalité, c’est être un trait d’union entre un monde désespéré et celui qui apporte espérance, paix et bonheur dès maintenant. C’est un engagement profond qui sous-entend une volonté de ne plus vivre pour soi-même, mais d’être à la disposition du Christ, notre nouveau maître, et de son projet de salut pour l’humanité.
  3. 3. Page "3 LEADERSHIP CYCLE DE FORMATION DE DISCIPLE Deuxième partie Dans les diagrammes ci-dessous, nous présenterons un processus simple et efficace en trois phases pour qu’un membre d’église devienne un disciple mâture prêt à faire de nouveaux disciples. Phase 1 La phase 1 commence quand les chrétiens s’acquittent du mandat donné par Christ: « Allez par tout le monde et prêchez l’Évangile à toute créature.  » (Marc 16: 15) Durant cette étape, l’Église évangélise par le moyen de la prédication personnelle et publique. Elle utilise divers ressources et stratégies (TV, radio, internet, publications, études bibliques campagnes d’évangélisations, petits groupes, témoignage personnelle, …) pour amener les personnes à Christ, les instruisant sur les doctrines chrétiennes fondamentales et ensuite les baptisant quand il est évident qu’ils ont accepté le Christ. L’objectif de la phase 1 est de conduire les personnes à la conversion. L’Église adventiste du septième jour a du succès dans l’accomplissement de cette étape du cycle de formation de disciple. Chaque année, l’Église ajoute un grand nombre de personnes à sa liste de membre. Le problème est que nous sommes restés à cette étape, imaginant que notre mission se résume à conduire des personnes à Christ et faire d’eux des membres d’église. Cela fait partie de notre mission, mais n’est pas le résultat final de notre mission. Nous avons besoin de porter attention aussi à l’étape suivant le baptême, appelée phase de consolidation. Chaque année, l’Église ajoute un grand nombre de de personnes à sa liste de membres. Le problème est que nous sommes restés à cette étape, imaginant que notre mission se résume à conduire des personnes à Christ et faire d’eux des membres d’églises. Cela fait partie de notre mission, mais n’est pas le résultat final de notre mission.
  4. 4. Page "4 Phase 2 La phase 2 consiste à accompagner le nouveau membre pour l’aider dans sa croissance spirituelle. L’apôtre Paul motive les Colossiens au progrès spirituel: « Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d'après les instructions qui vous ont é t é d o n n é e s , e t a b o n d e z e n a c t i o n s d e grâces. » (Colossiens 2: 6 et 7) Ainsi, durant cette phase, il est indispensable que l’instructeur qui a conduit le nouveau membre au baptême continue à lui apporter un appui spirituel. C’est un moment propice pour aider le nouveau converti à enraciner dans son style de vie des habitudes spirituelles essentielles, comme l’étude de la Bible et de la leçon de l’École du sabbat, la prière, la vie en communauté, le respect du sabbat, le culte de famille, … Cela aidera aussi le nouveau croyant à développer des amitiés à l’intérieur de l’Église. Bien sûr, le progrès spirituel varie d’une personne à une autre, mais une période minimum de trois mois d’accompagnement est vital pour qu’un nouveau membre arrive à la maturité. Une fois la foi du nouveau disciple consolidée, nous passerons alors à la prochaine étape, dénommé formation. Phase 3 La phase 3 est marquée par la formation qui consiste à enrôler le nouveau membre dans la mission. L’apôtre Paul déclare que Dieu nous confie des dons «  pour le perfectionnement des saints en vue de l'oeuvre du m i n i s t è r e e t d e l ' é d i fi c a t i o n d u c o r p s d e Christ, » (Ephésiens 4: 12) Le nouveau disciple manque d’appui spirituel mais aussi de formation et d’entraînement pour savoir comment témoigner pour Christ. Ainsi, la tâche essentiel de toute personne voulant faire des disciples est d’aider le nouveau disciple à découvrir ses dons spirituels et à l’inciter à les utiliser pour la propagation de l’Évangile. Ellen G. WHITE déclare: « Tout vrai disciple devient un missionnaire, dès son entrée dans le royaume de Dieu. » (Instruction pour un service chrétien effectif, page 14) Nous n’avons pas fait un nouveau disciple tant que celui-ci n’est pas capable d’utiliser ses dons pour témoigner de sa foi aux autres. De cette manière, le résultat final de la phase 3 est un disciple engagé qui se multiplie en produisant de nouveaux disciples. Cette étape intense de formation théorique et pratique doit se faire sur une période d’au moins trois mois. Conclusion Comme Église, nous avons besoin de continuer à évangéliser et de conduire des personnes au baptême. Mais nous devons également aujourd’hui mettre l’emphase sur l’accompagnement et la formation des nouveaux membres afin qu’ils deviennent des disciples mâtures et engagés dans la mission pour faire de nouveaux disciples. Nous ne sommes en accord avec la mission confiée par Christ qu’à condition de faire des disciples. Nous pouvons espérer de grands résultats dans notre mission pour faire des disciples, parce que, comme le dit LeRoy Eims, «  L’effet du ministère de formation de disciple sur les hommes est puissant, spectaculaire et transformateur. » DISCIPLE Phase 1 - CONVERSION Phase 2 - CONSOLIDATION EVANGÉLISATION ÉDIFICATION Marc 15: 15 TÉMOIGNAGE Colossiens 2: 6 et 7 ACCOMPAGNEMENT CONVERSION RésultatRésultat Phase 3 - FORMATION Reproduction/Multiplication Ephésiens 4: 11-12 Formation Nouveau disiciple Résultat Nous n’avons pas fait un nouveau disciple tant que celui-ci n’est pas capable d’utiliser ses dons pour témoigner de sa foi aux autres.
  5. 5. Page "5 UNE RECETTE SPIRITUELLE (1) Lisez Jean 3. Qu’est-ce qui est plus facile : se convertir au christianisme ou demeurer chrétien ? En interrogeant des personnes, tant des jeunes que des personnes d’âge avancé, on découvre dans leurs réponses qu’il est plus difficile de demeurer chrétien. La majeure partie d’entre eux ont expérimenté la conversion après une réunion d’évangélisation ou une retraite spirituelle, d’autres ont été touchés par un hymne ou un sermon. Mais après quelques temps, les choses changent, les nouveaux sentiments périssent et l’on revient là où l’on était avant. Peut-être avez-vous fait l’erreur de travailler à votre propre justice et vous avez abandonné. Pourquoi les choses se passent-ils ainsi ? Est-il possible que nous n’ayons pas compris comment vivre la vie chrétienne ? Quelle est la base de la vie chrétienne ? Que tu sois un adolescent ou une personne aux cheveux blancs, probablement, tu te poses les mêmes questions aujourd’hui: Comment faire du christianisme une réalité dans ma vie ? Comment connaître Jésus personnellement ? Analysons aujourd’hui l’expérience d’un pasteur. Ma triste réalité « Trois ans après être entré dans le ministère pastoral, je rencontrais une très grande difficulté. Avant cela, j’avais prêché avec succès les sermons d’autres prédicateurs, ceux de mon père et de mon oncle y compris. J’avais ensuite prêché sur les évènements des derniers jours et les doctrines de l’Eglise. Mais un jour, je me rendis compte que ces discours ne reflétaient pas ce que je croyais et aussi ne parlaient pas de mon expérience avec Christ. Je simulais et m’installais dans une routine de vie sans savoir réellement ce que signifiait le christianisme. Comme pasteur, j’avais l’obligation d’être un modèle dans ce domaine. Un jour, j’ai essayé de prêcher sur Jésus et je découvris que j’étais tombé dans le piège de vouloir parler de quelqu’un que je ne connaissais pas personnellement. J’avais compris que l’essence de l’Evangile était Jésus-Christ, mais je ne m’étais pas focaliser sur Lui. Les choses ont commencé à paraître bien sombres. Croyez-moi, il n’existe pas plus frustrant que d’être un pasteur sans connaître Jésus ! Tandis que se formaient des ulcères dans mon estomac, je compris douloureusement qu’à moins de connaître Jésus à travers une expérience personnelle, je ferai mieux de chercher une autre occupation. Comment faire du christianisme une réalité dans ma vie ? Comment connaître Jésus personnellement ? CROISSANCE PERSONNELLE
  6. 6. Page "6 Mon analyse à la troisième personne Ainsi, je décidai de faire de mon mieux pour découvrir les réponses en relation avec ce point de l’Evangile. Lors d’un camp, alors que les pasteurs montaient les tentes, j’appelai en aparté quelques-uns de mes collègues, un par un, et je leur posai des questions sur la foi et la religion, et comment cela pouvait devenir réel dans ma vie. En tant que collaborateur dans le ministère, je me sentais penaud d’admettre que j’avais ce genre d’interrogation. Ainsi, je décidai d’aborder les questions à la troisième personne : «  Supposons que dans ma congrégation, il y a quelqu’un qui ne sait comment être sauvé. Que faut-il faire ? » « Dis-lui qu’il a besoin d’une nouvelle vie qui lui vient d’en haut. » « Bien comment peut-il faire cela ? » «  Dis-lui de tendre la main et de prendre celle de Dieu. » « Comment faire cela ? » « Il doit tomber sur le rocher et être brisé. » « Qu’est-ce que cela signifie ? » « Cela signifie qu’il doit contempler l’Agneau. » Cela est triste à dire, mais je suis retourné chez moi plus découragé que jamais. J’avais déjà utilisé certaines de ses phrases quand je conseillais ou prêchais, mais dans ma recherche de réponses c o n c rè t e s , c e l a n e s i g n i fi a i t r i e n . J ’ é t a i s douloureusement conscient de ce que la majeure partie de notre terminologie et patois religieux probablement ne signifiait rien pour beaucoup d’autres personnes. Ces termes étaient irréels et ils étaient hors de portée pour quelqu’un qui ne les a pas expérimentés. J’étais décidé à abandonner le ministère, mais quelqu’un m’a dit  : «  Tu n’as pas encore terminé ta recherche, parce que tu ne l’as pas encore cherché dans les livres. » Lire en soulignant J’ai du admettre que seulement la lecture de la Bible et la prière pouvait m’aider à résoudre mon dilemme. Je pris la décision de l’étudier de manière nouvelle avec comme objectif de découvrir les réponses à mes questions, cherchant des manières concrètes de convertir ces phrases intangibles en quelque chose de significatif. J’achetai tous les livres qui abordaient les sujets comme la foi, Jésus et la victoire sur le péché. En ce temps-là, il n’y avait pas beaucoup de choses écrites, mais j’ai trouvé un livre, Vers Jésus, qui paraissait assez petit pour être lu petit à petit sans la moindre difficulté. Je l’avais déjà lu avant de commencer mes études, mais il ne m’avait pas paru intéressant. Cette fois, je résolus de le lire complètement en soulignant ce qu’il me demandait de faire. Je commençai à lire ce livre et je me rendis compte que j’avais quasiment tout souligné. Je découvris aussi d’où venaient cette terminologie et ce patois religieux: ils étaient tous dans ce livre. Quand j’ai terminé le livre, j’étais tellement en colère que je pouvais le jeter dans le feu. Les phrases soulignées continuaient à paraître irréelles et sans vie. Trois choses Quand je fis une pause pour réfléchir sur ces phrases, je découvris que quelque chose était en train de se passer en moi. Je ne pouvais l’expliquer, mais en
  7. 7. Page "7 dépit de mon incapacité à découvrir ce que je cherchais, j’étais plus décidé à continuer mes recherches. Je pris la décision d’essayer une nouvelle fois, maintenant je soulignerais de deux traits toutes les choses concrètes que je pouvais faire. A ma grande surprise, j’ai souligné seulement trois choses : étude de la Bible, prière et témoignage. Et ce ne fut pas une note agréable, car j’aurais préféré lire l’annuaire plutôt que de lire la Bible. Cependant, je me disais que je devais me donner une seconde chance. Ainsi, je continuai avec cette petite recette magique pour le succès : lire la Bible quotidiennement et prier un peu pour plaire à Dieu. Puis, placez ce mélange au four et faites cuire pendant une demi-heure et vous obtenez le gâteau de la victoire. Mais problème: le gâteau de la victoire n’est pas sorti ! Je voulais savoir en quoi je me trompais. Ensuite, un jour, je suis tombé sur l’histoire de Nicodème. Un soir, il se dirigea vers Jésus avec l’objectif d’entrer dans une discussion. Il dit : « Seigneur, tu es un grand maître, tu peux discuter sur quelques grands concepts théologiques.  » Et si vous étiez impliqués dans une telle discussion ? Il voulait discuter et analyser, mais Jésus lui dit que la connaissance qui sauve vient seulement quand on connait Dieu. Je commençai donc à étudier la Bible et à prier, mais cette fois, je voulais vraiment fouiller les Ecritures avec le but spécifique de me familiariser avec Dieu, d’apprendre à connaître Jésus par le moyen de l’étude de sa vie et des enseignements de l’Evangile et cela fit la différence. Je découvris que la justice n’était pas quelque chose que je pouvais développer. C’était un don qui venait spontanément comme résultat de la connaissance de Dieu, de connaître et de me familiariser avec Jésus. Dès lors, j’ai cherché d’autres méthodes pour continuer mon expérience chrétienne, d’autres moyens par lesquels j’apprendrai à connaître Jésus. Cependant, je ne trouvai rien de plus. Toutes les autres œuvres bonnes sont le résultat de ce temps quotidien avec Jésus. Je ne pouvais générer la foi par moi-même  : c’est un don de Dieu. En ce sens, tout le fondement de la vie chrétienne consiste à connaître Jésus et à avoir une relation personnelle avec lui. Jésus décrit de la manière suivante une relation quotidienne avec lui : « Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. […] … si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. » (Jean 6) Cela paraît un peu confus, n’est-ce pas  ? Il serait indigne de penser que les cannibales ont eu une compréhension littérale de ce texte lorsque les premiers missionnaires débarquèrent chez eux. Cependant, Jésus affirme qu’il est en train de parler de vie spirituelle de tout être humain. « Mes paroles sont esprit et vie. » Si nous continuons à lire ces déclarations dans ce chapitre, nous découvrirons qu’il parle de relation personnelle. Il décrit la vie de communion quotidienne, celle que nous passons avec lui et avec les autres. Nous devons arriver à une relation si personnelle que notre volonté doit fondre dans la sienne. Jésus nous dit que nous ne pouvons être des chrétiens vivants à moins que nous le recherchions quotidiennement. Nul ne peut être un chrétien vivant à moins d’avoir une expérience quotidienne avec Dieu. De ce point de vue, que signifie manger la chair et boire le sang de Jésus  ? Cela signifie avoir une expérience personnelle avec Jésus, avec comme base un contact quotidien avec lui. Accepter la Parole de Dieu, le pain du ciel, c’est accepter le Christ lui- même. Quand la Parole de Dieu est reçue dans l’âme, nous participons de la chair et du sang du Fils de Dieu. Comme le sang est formé dans le corps par le moyen des aliments ingérés, ainsi Christ se forme intérieurement en nous par l’absorption de la Parole de Dieu, qui est sa chair et son sang. Et par le moyen de l’obéissance à cette Parole, nous devenons participants de la nature divine. De même que le besoin de nourriture ne peut être satisfait en une fois, ainsi la Parole de Dieu doit être mangé quotidiennement pour satisfaire les besoins spirituels. A cause de l’usure et des pertes, le corps doit être renouvelé par le sang, celui-ci se nourrissant de notre alimentation quotidienne. Ainsi, nous avons besoin de nous alimenter constamment de la Parole dont la connaissance est la vie éternelle. Cette Parole doit être notre alimentation quotidienne. C’est seulement ainsi que notre âme recevra nutrition et vitalité. Donc, je maintiens mon expérience chrétienne en passant chaque jour un temps seul pour me familiariser avec Dieu. Je vis par la foi en Christ et demeure en lui par le moyen de sa Parole et de la prière. La suite au prochain numéro Jésus nous dit que nous ne pouvons être des chrétiens vivants à moins que nous le recherchions quotidiennement. Nul ne peut être un chrétien vivant à moins d’avoir une expérience quotidienne avec Dieu.
  8. 8. Page "8 C’EST QUOI UN DISCIPLE FINALEMENT ? Définition Chez les Hébreux, dans l’Ancien Testament, le mot disciple était la traduction de talmidim et indiquaient ceux qui suivaient un rabbin spécifique et son école de pensée. Dans le Nouveau Testament, il y a divers mots en relation avec la notion de disciple. L’un d’eux est akolouteo (suivre) qui indiquent l’action d’un homme qui répond à l’appel de Jésus et qui reçoit de nouvelles lignes directrices pour sa vie. Un autre mot est opiso et peut être traduit par aller après quelqu’un. Il signifie participer à la communion, à la vie et aux souffrances de Christ. L’authentique disciple de Jésus ne peut, et ne doit pas regarder en arrière. Sa vie doit être vécu dans la perspective de l’avenir à côté de Dieu. Le principal vocable grec traduit par disciple est le mot mathetes, utilisé dans les Évangiles pour faire référence à un adepte, un élève, quelqu’un qui s’engage avec Jésus. Donc, un disciple est celui qui entend l’appel de Jésus et se met à le suivre. Une idée parait claire et consensuel pour les premiers chrétiens: il ne faisait pas de différence entre un disciple et un chrétien. Par exemple, dans le livre de Jean, mathetes est fréquemment utilisé pour exprimer proximité et engagement avec Christ (Jean 8: 31, 13:35, 15:8) Donc, nous dirons que disciple est synonyme de chrétien dans les écrits bibliques. S’il n’y a aucune différence entre ces deux idées, alors la pratique du christianisme demande l’engagement. La mission Pour comprendre plus clairement la signification de la mission du disciple, il est important de dire ce qu’il n’est pas. En premier lieu, le disciple ou même sa mission ne sont pas un programme. C’est-à-dire que ce n’est pas un curriculum qui doit être appris. En réalité, être disciple commence fondamentalement par le choix de suivre Jésus, de développer un mode de vie qui a un impact sur tous les aspects de l’existence. Il ne s’agit donc pas seulement d’un nombre d’actes à accomplir. Nous pouvons apprendre de bonnes techniques et avoir les compétences, mais ce ne sont que des outils. Ce ne sont ni les techniques, ni les compétences qui font de nous des disciples. En second lieu, le disciple ne vient pas d’une ligne de production. Nous ne pouvons penser la formation des disciples comme une production à la chaîne. Au contraire, devenir un disciple est un processus lent, qui requiert accompagnement et implique des changements graduels. Dans ce processus pour devenir un disciple, cette personne amène une autre personne ou un petit groupe de personne à prendre la route pour devenir eux aussi des disciples. Être disciple, ce n’est pas un programme. Ce n’est pas un curriculum qui doit être appris. Dossier
  9. 9. Page "9 En troisième lieu, devenir disciple ne concerne pas seulement ceux qui sont récemment convertis ou qui viennent d’être baptisé. Être disciple concerne tous ceux qui acceptent Jésus comme Sauveur personnel durant toute leur vie au côté du Christ. Finalement, être disciple ne concerne pas uniquement les leaders et dirigeants d’église. L'histoire du christianisme semble parfois montrer que la formation spirituelle était seulement pour les dirigeants d’église. Cependant, la Réforme a rejeté cette idée, et a mis en avant le concept biblique de sacerdoce de tous les croyants. Caractéristiques du disciple « Le concept de disciple chrétien est une relation entre un maître et un élève selon le modèle de Christ et de ses disciples, dans laquelle le maître reproduit dans la vie de ces disciples la plénitude de la vie qui est en Christ, afin que l’élève soit capable d’entrainer d’autres qui enseigneront d’autres à leur tour. » (Keith Phillips, A Formação de um Discípulo, 2a ed. (San Pablo: Vida, 2011, page 20) Dans le paragraphe précédent, nous avons un élément important: une relation qui a comme objectif la reproduction. Cela veut dire que le disciple est dans une relation de proximité avec son maître, afin que se reproduise dans sa propre vie la vie de son mentor. Le disciple se transforme alors en un maître. « Nous pouvons affirmer, alors que le disciple est l’élève qui apprend les paroles, les actes et le style de vie de son Maître, avec pour finalité de l’enseigner aux autres. » Keith Phillips, A Formação de um Discípulo, 2a ed. San Pablo: Vida, 2011, page 19. Évidemment, ce n’est un processus ni rapide, ni facile, c’est la raison pour laquelle le mot disciple est en relation avec l’idée de discipline. Observons cet aspect dans le ministère de Jésus. Il n’a pas appelé les personnes simplement pour qu’ils le suivent, il a ordonné que ses disciples renoncent à tout. Être disciple est une question de vie ou de mort, parce que son objectif est la vie éternelle. Comme l’affirme le théologien John PIPER, il y a «  un joug et un fardeau qui attend chacun de nous quand nous nous approchons de Jésus, (si cela n’était pas ainsi, il n’y aurait pas de commandement); mais le joug et le fardeau sont léger. » (John Piper, O que Jesus Espera de Seus Seguidores: Mandamentos de Jesus ao Mundo (San Pablo: Vida, 2008, p. 47) Il est donc très bon de voir les gens se rassembler pour fraterniser, chanter et écouter la Parole de Dieu, mais il faut plus que cela: le disciple doit devenir un formateur de disciples. Faire moins que cela c’est dévaloriser la religion établie par Jésus. Cependant, la grande tragédie est qu’il est possible d’avoir une église dans laquelle les personnes se réunissent et partagent la compagnie les uns des autres, jusqu’à accomplir quelques bonnes oeuvres, sans développer la n a t u r e d u véritable disciple. Disciple selon le modèle Jésus-Christ est n o t r e m o d è l e comme maître. Bien qu’il n’ait pas laissé une définition de ce que doit être un disciple, nous pouvons trouver q u e l q u e s principes qui doivent caractériser le disciple: • Le disciple est disposé à se renier lui-même, à prendre sa croix et à suivre Christ. (Luc 9: 23) • Le disciple est disposé à donner la priorité à Christ, avant lui-même, sa famille et ses biens matériels. (Luc 14: 25 à 33) • Le disciple s’engage dans l’évangélisation du monde. (Matthieu 9: 36 à 38) • Le disciple s’engage à respecter les enseignements de Jésus. (Jean 8: 31) • Le disciple aime les personnes comme Christ les aime. (Jean 13: 34 et 35) • Le disciple demeure en Christ, est obéissant, produit des fruits et glorifie Dieu. (Jean 15: 7 à 17) Considérations finales En résumé, nous venons de considérer ce qu’est un disciple. Le disciple, c’est celui qui se renie lui-même, est disposé à prendre quotidiennement la croix de Christ, lui donnant la priorité avant ses désirs, le plaçant avant sa famille et ses biens. Et cela se démontre par une communion quotidienne avec lui, dans un engagement envers ses enseignements en portant de bons fruits, en aimant son prochain et la prédication de l’Évangile. La grande tragédie est qu’il possible d’avoir une église dans laquelle les personnes se réunissent et partagent la compagnie les uns des autres, jusqu’à accomplir des bonnes oeuvres, sans pour cela développer la notion de véritable disciple..
  10. 10. Page "10 ÊTRE DISCIPLE POUR FAIRE DES DISCIPLES. « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont point de berger. Alors il dit à ses disciples: «  La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.  » Mathhieu 9: 35 à 38 Nous vivons actuellement dans une société où l'Internet et les réseaux sociaux stimulent les gens à avoir des adeptes virtuels et à suivre virtuellement. Ces adeptes sont des personnes qui suivent les messages de l'autre, et ils «apprécient» et «partagent» l'information fournie par leurs «adeptes» ou «amis virtuels». En ce qui concerne la Parole de Dieu, elle nous guide à être disciples du Christ et à le faire connaître pour que d’autres deviennent des disciples de Jésus. Le mot «disciple» provient des «mathetes» grec, ce qui signifie «apprenti», c'est-à-dire celui qui apprend. Ce mot était également utilisé pour définir quelqu'un qui était l’adepte d’un autre. En ce qui concerne ce terme, il est intéressant de noter qu'il apparaît plus de 260 fois dans le Nouveau Testament, tandis que le mot «chrétien» apparaît seulement 3 fois. Cela souligne l'importance que la Bible donne à la notion de disciple. Dieu nous a appelés à être disciples et à faire des disciples. En lisant le texte ci-dessus, nous pouvons élaborer des principes fondamentaux. Tout d'abord, dans le verset 35, il est écrit que Jésus a voulu enseigner aux gens. En tant que disciples de Jésus, nous devons apprendre et pratiquer les enseignements du Maître. Notre but dans la vie est d'obéir au Christ et de l'imiter. Nous devrions être préoccupés d'enseigner aux autres ce que Christ a enregistré dans sa Parole. Le vrai disciple du Maître proclame le message du salut afin que les autres deviennent aussi ses disciples. Jésus a senti la compassion pour la foule. Ses disciples doivent aussi pouvoir aimer leur prochain et avoir pitié des affligés et des nécessiteux. La grande commission est motivé par notre amour pour le Christ et pour notre vie. Le disciple aime le Christ avec tout son cœur, son âme et sa compréhension! Puissions-nous être disciples et faire des disciples afin que le nom de Jésus soit glorifié par nos vies. Un disciple est décidé à suivre Jésus toute sa vie en s’engageant à Faire partie du Corps de Christ. Laisser l’Esprit de Dieu le transformer. Accomplir la mission selon ses dons.
  11. 11. Page "11 JÉSUS ET LE DISCIPLE CHRÉTIEN Lorsque Jésus était sur terre, il y avait un grand nombre de leaders religieux, philosophiques et politiques qui avaient des disciples qui s’engageaient pour leur cause et leur enseignement. Le terme disciple, utilisé pour exprimer ce type de relation, signifie élève ou adepte. C’était quelqu’un qui étudiait avec un maître déterminé et qui adhérait à ses croyances et idées. Les disciples de Jésus Dès le début de son ministère public, Jésus commença à réunir à ses côtés un groupe de disciples. Les premiers d’entre eux provenaient du cercle de disciples de Jean Baptiste (Jean 1: 35 à 40). Ensuite, vinrent les autres, appelés directement par Jésus (verset 43) ou qui furent invités à s’unir au groupe par ceux qui l’avaient déjà rejoint (verset 40 à 42, 44 à 49). D’après ces textes, seulement trois jours après son baptême, Jésus avait déjà cinq disciples à ses côtés. Il est important de noter comment les relations interpersonnelles furent importantes pour que Jésus se transforme en un maître connu en Galilée. Plusieurs de ses disciples vinrent par le moyen de relations familiales (les frères André et Pierre, Jean et Jacques), relations professionnelles (Pierre et André étaient associés de Jacques et Jean), ou par une simple relations d‘amitié (Philippe et Nathanael). Cela montre un des principes fondamentaux de la formation de disciple chrétien: les relations sont plus importantes et plus efficaces que les programmes. Vous pouvez inciter quelqu’un à participer à un programme de dix, vingt, ou trente jours, rien ne sera plus efficace que les relations personnelles, qui sont fondamentales dans le témoignage, l’échange d’expériences et l’engagement personnel. Il ne s’agit pas ici d’un simple partage d’informations. Le mouvement initié par Jésus a connu une croissance rapide et un grand nombre de personne commencèrent à le suivre (Luc 6: 17, Jean 6: 60). Beaucoup le suivaient pour leurs propres intérêts, parce qu’ils voyaient en lui simplement quelqu’un qui pouvait satisfaire leur perspective politique et matérielle (Jean 6: 15 et 26). Ils ne croyaient pas en fait qu’il était le Fils de Dieu, et ne cherchaient pas un engagement personnel (51 à 58). Suite aux dures paroles de Jésus, beaucoup l’abandonnèrent (66 à 69). Nous rencontrons là un autre principe dans la formation de disciple: utiliser des ressources artificielles (cadeaux, prix, …) pour attirer des intéressés ne produit pas nécessairement des disciples engagés ni avec la personne, ni avec le message de Jésus. Même si les services d’assistance font partie intégrante de l’Évangile (Matthieu 25: 34 à 36, Jacques 1: 27), l’utilisation en évangélisation de ces seules méthodes peut donner des résultats, mais produira rarement des disciples tel que Jésus le veut. Ces disciples d’occasion, cependant, ne disparurent pas complètement durant le ministère de Jésus. En plus des douze, et d’autres qui l’accompagnaient et le servaient (Matthieu 8: 1 à 3, 10: 1), les Évangiles nous parlent d’autres Dossier
  12. 12. Page "12 groupes qui s’associaient à Jésus: la foule qui était une audience plus superficiel pour ainsi dire. Ils venaient de toutes parts pour être guéris (Matthieu 4: 25, Matthieu 15: 25 à 31) et pour écouter son message (Matthieu 5: 1, 2, 7: 28 et 29), mais ne le comprenait pas toujours. Les mêmes enseignements qui expliquaient les mystères du royaume de Dieu pour les disciples, étaient difficile à comprendre pour ceux qui n’étaient pas totalement engagés avec Jésus (Matthieu 13: 10 à 17). Ils pouvaient bien sûr, l’acclamer comme le Messie d’Israël (Matthieu 21: 9 e t 1 0 ) , m a i s o n t malheureusement ajouté leur voix pour qu’il soit crucifié (Matthieu 27: 20 à 25). Quand les racines ne sont pas profondes, l’engagement du disciple ne dure pas (Matthieu 13: 1 à 9, 19: 23) et peut se révéler hautement préjudiciable pour la cause de Dieu. (Jean 6: 70) La mission du disciple Dans son ministère, Jésus n’a pas cherché, nécessairement, à produire des adhésions en masse, mais à générer des disciples dans le sens plein du terme: des personnes qui s’identifient totalement à lui et à son message. (Matthieu 7: 24 à 27, Jean 6: 66-69); qui étaient disposés à payer le prix du véritable disciple, sans tenir compte du prix élevé à payer dans leur propre vie. (Matthieu 16: 24 à 26), des personnes qui l’aiment et lui obéissent sans réserve (Matthieu 7: 21, Jean 14: 21, 15: 9 à 12), et surtout qui sont disposées elles-mêmes à faire de nouveaux disciples. De cette manière, ils contribuaient à l’avancement du règne de Dieu (Matthieu 28: 18 à 20). L’ordre d’aller et de faire des disciples est la meilleure qui définisse la mission de l’Église. Cela inclue deux éléments basiques. Le premier est l’acte d’aller. Dans le temps de l’Ancien Testament, Israël devait attirer le monde vers Dieu et vers la vérité (Psaume 22: 27, Ésaïe2: 2 à 5, 56: 6 à 8, Sophonie 3: 9 et 10, Zacharie 14: 6), la mission de l’Église dans le Nouveau Testament est d’aller vers toutes les nations (Marc 16: 15, Luc 24: 46, Actes 1: 8). C’est une nouvelle perspective missionnaire, qui n’est pas centrée sur Jérusalem ni dans la réalité géopolitique d’Israël. Ce n’est plus le plan de Dieu que nous nous établissons en un lieu unique et attendions que les autres nous observent et soient attirés vers Lui. Bien que jamais nous ne devons renoncer à vivre une vie exemplaire et influencer les personnes autour de nous (Matthieu 5: 13 à 16, Colossiens 1: 9 et 10, Tite 2: 1 à 10, 1 Pierre 2: 11 à 21), nous devons être disposé à sortir de notre zone de confort pour atteindre ceux qui ne connaissent pas l’Évangile. C’est de cette manière que nous ferons des disciples pour Christ. Ce n’est pas que nous devons laisser tout et partir comme prédicateur itinérant. Il y a diverses manières d’accomplir cette mission évangélique, de manière directe ou indirecte. L’important est que nous devons être disposé à laisser la passivité, à ouvrir nos horizons et à permettre à Dieu de nous utiliser de manière efficace comme instruments pour la conversion de ceux qui sont dans notre cercle d’influence. Le second élément que nous apprend Matthieu 28: 18 à 20 est l’ensemble des moyens par lequel les disciples sont formés, c’est-à- dire le baptême et l’enseignement. Dans l’original grec, les verbes « baptiser » et « enseigner » sont deux participes subordonnés au verbe principal qui est « faire des disciples ».Ainsi, cela indique la manière dont l’action du verbe principal doit être réalisé. Le baptême, comme tous le savent, est le témoignage public du fait de l’acceptation de Jésus comme Sauveur personnel avec la disposition à s’unir à son Église sur la terre. L’enseignement, pour sa part, est l’apprentissage de la doctrine pour que l’acceptation de Jésus et l’intégration à l’Église soient une décision consciente et responsable. Personne ne doit être encouragé à recevoir le baptême sans une compréhension basique de ce que cela implique d’accepter le Christ comme Sauveur personnel et de s’unir au corps des croyants qu’est l’Église. Nous avons souvent imaginer ces deux processus que sont le baptême et l’enseignement comme étant des étapes successives et distinctes dans la vie de celui qui désire devenir un disciple: premièrement la conversion qui conduit au baptême et ensuite l’enseignement qui est l’instruction sur la doctrine. En grec, les deux verbes sont au présent et décrivent des expériences simultanées à celui du verbe principal. Cela signifie que, dans l’activité missionnaire de l’Église, l’instruction sur la doctrine ne peut être dissocié de l’expérience de la conversion. En fin de compte, personne ne se transforme en disciple uniquement à travers une expérience émotionnelle. Si, comme nous l’avons dit, le disciple est un élève, un adepte, celui qui s’identifie totalement à la cause, aux croyances et aux idées d’un maître, alors, il n’y a pas de formation de disciple qui n’intègre pas les notions d’enseignements et d’apprentissage. C’est peut-être pour cela que Jésus passait tant de Quand les racines ne sont pas profondes, l’engagement du disciple ne dure pas et peut être préjudiciable pour la cause de Dieu.
  13. 13. Page "13 temps à enseigner (Matthieu 5: 2, Matthieu 7: 29, Matthieu 9: 35, Marc 1: 21 et 22, Marc 4: 2, Marc 8: 31). En réalité, il y a dans les Évangiles pas moins de 45 utilisations du verbes enseigner (en grec didasko) dans lequel Jésus est le sujet de l’action. A aucun moment, nous ne devons minimiser la nécessité de la conversion pour que quelqu’un se transforme en disciple, nous ne devons pas non plus minimiser la n é c e s s i t é d e l ’ a p p re n t i s s a g e d e s enseignements de Jésus. Jésus a été claire, en disant que nous devons aller et faire des disciples, les baptisant et en leur enseignant à garder toutes les choses qu’il avait ordonné (Matthieu 28: 19 et 20). Si nous sommes appelés à faire des disciples pour Jésus, et non pour nous- mêmes (Matthieu 23: 8), alors nous devons leur enseigner fidèlement à garder ce que Jésus a ordonné. Conclusion Que nous apprend Jésus au sujet du disciple chrétien ? Les disciples se font par le moyen de relations interpersonnelles, et non par le moyen des programmes. Cela signifie que nous ne faisons pas de disciples en considérant la masse, mais en prêtant une attention individuelle aux besoins de chaque personne et à ses potentialités. C’est ainsi que le groupe des douze fut peu à peu formé. Jésus était direct et personnel (Matthieu 9: 9, Jean 1: 47 à 50, Jean 3: 1 à 7, , Jean 4: 5 à 30). Les programmes s’adressent à la masse, mais les relations créent des opportunités pour l’interaction et le témoignage. C’est pour cela que Jésus consacrait du temps aux personnes. Dans le processus de formation de disciple chrétien, le baptême et l’enseignement sont fondamentaux. Le disciple est celui qui passe par l’expérience de la véritable conversion, renonce à lui-même et au monde et se donne entièrement à Jésus comme Sauveur et Seigneur. Mais, c’est aussi celui qui connait et accepte tout ce que Jésus enseigne. C’est ainsi que nous devenons alors de véritables disciples. Nous sommes ainsi disposés à aller, à sortir de notre zone de confort et à être utilisé par Dieu pour former d’autres disciples, dans une chaîne qui finalement peut atteindre le monde entier. «  Alors viendra la fin » (Matthieu 24: 14) ELLEN G. WHITE ET LA NOTION DE DISCIPLE: QUELQUES CITATIONS. «  La mission que le Sauveur confia aux disciples s'adresse à tous les croyants jusqu'à la fin des temps. »Avec Dieu chaque jour, page 239 « Pendant trois ans et demi, les disciples reçurent les enseignements du plus grand Maître que le monde ait jamais connu. Par une association et un contact personnel, il les forma pour son service.  » Conquérants pacifiques page 19 « Si vous voulez être ses disciples, vous devez cultiver la compassion et la sympathie. L'indifférence devant les souffrances humaines doit être remplacée par un vif intérêt à l'égard des souffrances des autres. » Avec Dieu chaque jour page 243 « Lorsque la foi parfaite, l'amour parfait et l'obéissance abondent, agissant ainsi dans le cœur des disciples du Christ, ces disciples exercent une profonde influence autour d’eux.  » Avec Dieu chaque jour, page 46. « Les disciples du Christ ont été rachetés pour servir. Ils doivent se dépenser pour Dieu et pour leurs semblables. Notre Seigneur enseigne que le véritable but de la vie, c'est le service. Le Christ lui-même fut un ouvrier, et il a fait du travail une loi pour tous. Il a présenté au monde une conception de la vie plus élevée que celle qui lui avait jamais été proposée jusqu'alors. Une vie consacrée à servir le prochain met l'homme en communion avec le Christ. La loi du service est l'anneau qui nous relie à Dieu et à nos semblables. «  Avec Dieu chaque jour, page 231 «  Tandis que vous irez de lieu en lieu, comme les disciples, pour raconter l'histoire de l'amour du Sauveur, vous vous créerez des amis et vous pourrez constater le fruit de votre travail.  » Avec Dieu chaque jour, page 251 « Celui qui a ordonné à ses disciples d'aller dans toutes les parties du monde subviendra aux besoins de tous ceux qui, obéissant à cet ordre, proclament l'Evangile avec fidélité.  » Conquérants pacifiques, page 316.
  14. 14. Page "14 DE L’ÉGLISE PRIMITIVE À L’ÉGLISE AUJOURD’HUI: UNE MÊME MISSION Dossier Être un disciple de Jésus signifie le suivre avec l’intention d’être chaque jour semblable à lui. L’acte qui consiste à faire des disciples présuppose qu’il y a un ensemble d’enseignements qui sont reçus, et que nous avons la responsabilité de les transmettre à de nouveaux disciples. Jésus a ordonné: «  Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.  » (Matthieu 28: 19 et 20) Aujourd’hui, cependant, la formation de disciple chrétien se transforme en une transmission décontextualisée. Nous avons besoin d’une formation de disciples intelligente et efficace, qui ne prêche pas un évangile qui ne répond pas au besoin de ceux qui nous entourent. Il faut une formation de disciple qui soit un mouvement puissant et relationnel efficace dans la vie de tous. Nous ne pouvons oublier que l’Évangile n’est pas un système de dogmes, et encore moins une culture appelé christianisme. L’Évangile est une Personne: Jésus-Christ. Le véritable formateur de disciples trouvera toujours une opportunité pour édifier et former les autres. L’Église locale est le principal instrument pour la formation de disciple. Souvent, nous percevons le disciple seulement comme un missionnaire qui doit partir dans un autre pays ou comme un prédicateur laïc. Cependant, comme quelqu’un a dit: «  Le meilleur peuple pour atteindre un peuple est ce peuple même. » La meilleure stimulation pour la formation de disciples dans l’Église primitive fut la conscience de l’imminence de la fin, la limites des opportunités pour l’évangélisation et les comptes qu’il devraient rendre à Dieu. La manière de former des disciples et l’efficacité missionnaire de l’Église primitive doivent être l’exemple pour l’Église aujourd’hui. Tous ceux qui reçoivent l’Évangile maintenant ont la responsabilité sacrée de le partager avec le monde, faisant ainsi de nouveaux disciples pour le Maître. Cette tâche n’incombe pas seulement aux pasteurs ou aux dirigeants d’église. Tous ceux qui reçoivent gratuitement la Bonne Nouvelle doivent sortir et accomplir cette mission. Nous devons le faire avec tous les moyens disponibles, y compris les réseaux sociaux et l’internet. Pour l’Église primitive, il n’y avait pas de différence entre être réunis comme assemblée de croyants et être dans le monde comme sel de la terre. Leur objectif était de faire d’autres disciples. «  Lorsque les membres de l'Église de Dieu feront le travail qui leur a été attribué dans les territoires qui en ont besoin, chez eux ou au loin, afin d'accomplir la mission de l'Évangile, le monde entier ne tardera pas à être averti. Le Seigneur Jésus reviendra alors sur cette terre avec puissance et une grande gloire. » Ellen G. WHITE, Conquérants pacifiques, page 97 et 98.
  15. 15. Page "15 ÉVANGÉLISATION: PARTAGE DE VÉRITÉ OU DE RUMEURS ? Monde connecté P o u r q u o i a v o n s - n o u s s o u v e n t l’impression que nous avons si peu de succès dans la prédication de la Bonne Nouvelle de l’Évangile ? Et pourquoi certaines personnes passant leur temps à parler de leur vie sur les réseaux sociaux semblent avoir plus de succès, alors que ce qu’ils racontent est sans intérêt et souvent pas vrais ? Vous avez sûrement déjà reçu des messages disant que Barack Obama et le Pape ont signé un document pour mettre en place la loi du dimanche. Vous avez aussi reçu une demande de prière pour des chrétiens qui devraient être exécutés demain en Syrie. Et nous pourrions étendre la liste de messages que nous recevons sur des sujets comme le groupe Bilderberg, les francs-maçons, les Jésuites, l’Opus Dei et bien d’autres. La rumeur est devenue une des maladies de notre société et l’arrivée des réseaux sociaux a aggravé cette maladie. Certains membres de notre église sont atteints de cette maladie. Un journal parlant de ce sujet faisait remarquer que les rumeurs se développent bien plus rapidement que la vérité. Les réseaux sociaux ont aujourd’hui la capacité de nuire à la vie et à la réputation de certaines personnes. Plusieurs célébrités en ont fait les frais ces derniers temps. Certains tweets ont même annoncé la mort de certains footballeurs ou chanteurs. Cette rumeur s’est répandu à grande vitesse jusqu’à ce que l’intéressé confirme qu’il est bien en vie. Combien d’entre nous ont pourtant partagé ce genre de messages ? Certains spécialistes ont étudié le sujet des rumeurs sur les réseaux sociaux. Ils en ont conclu que beaucoup partagent de fausses informations avec l’excitation d’être le premier à donner une information, et surtout à le faire avant certaines sources officielles. Cela semble donner une certaine importance à celui qui partage. Cela nous affecte en tant que croyants adventistes. Lorsque nous analysons ce que déclenche ce genre de message, nous réfléchirons à deux fois avant d’entrer dans le jeu de l’envoi de messages sensationnels sous couvert de prédication de l’Évangile. Certains messages réapparaissent par cycle. Alors que le Pape François s’est rendu il y a des mois aux États-Unis, je continue à recevoir des messages disant: «  Aujourd’hui, le Pape François a rencontré le Président américain et a signé avec lui un document lui demandant de mettre en place la loi du dimanche.  » Derrière ces messages, il n’y a souvent qu’un désir de se sentir spécial, d’être dans le secret des dieux, dans les coulisses de l’histoire en dévoilant une information venant d’une source qui ne veut pas se faire connaître. Alors commence à naître chez certains de nos membres, l’idée que nos dirigeants nous cachent certaines choses. S’il y a une information concernant la réalisation de la prophétie biblique, correspondant à ce que l’esprit de prophétie a révélé, quel serait l’intérêt de la direction de l’Église de les cacher ? Ces événements ne sont-ils pas précurseurs du retour de Jésus auquel nous aspirons tous ? Lorsque ces rumeurs se répandent, il est difficile de les arrêter et à moyen terme, elles discréditent et portent atteinte à notre église. Combien de fois ai-je du envoyer des messages à des frères et soeurs bien intentionnés pour leur dire que les informations envoyées étaient fausses ? Combien de fois ai-je du modérer des commentaires sur des forums ou des pages où des personnes avec une intention malsaine envers notre église s’amusent à faire naître toutes sortes de rumeurs ? Combien de fois me suis-je rendu compte que loin de faire avancer l’oeuvre de la prédication de l’Évangile, nous l’avons reléguer
  16. 16. Page "16 RÉDACTION ET MISE EN PAGE GUY EMYL SAXEMARD guy.saxemard@live.fr loin derrière en portant, en passant, atteinte à la réputation de notre église en diffusant de fausses nouvelles ou des informations alarmistes ? Lorsque cela arrive, je me pose vraiment la question de l’énergie que nous passons à cela plutôt qu’a véritablement partager l’Évangile. Pour que Jésus revienne, l’Évangile doit être prêché dans le monde entier. Ce message de l’Évangile comprend aussi le message des trois anges dans leur dimension biblique (justification par la foi, sanctification par la foi et résistance à la persécution par le témoignage). Ce sont aussi là des signes du proche retour de Jésus. Nous utilisons des heures, des jours, des semaines, des mois et des années entières à rechercher des signes et à propager des messages qui bien que liés à la Bible, sont des canulars. Et tout ce temps que nous employons à ce travail de transmission de fausses informations, c’est le temps que nous supprimons à l’accomplissement de notre véritable tâche: annoncer la Bonne Nouvelle. Nous cessons de prêcher l’Évangile véritable pour prêcher les conséquences qui auraient pu se produire si nous avions prêché l’Évangile. Lorsque nous partageons ces messages alarmistes et erronés, certains, au fur et à mesure, ne portent plus attention à ces messages. Et comme pour l’histoire de Pierre et le Loup, lorsqu’il y aura une information importante, notre message deviendra inefficace. Au lieu de prendre le temps de développer des stratégies pour partager le vrai Évangile, l’Église utilise ce temps à écrire des articles, des communiqués de presse, à faire des sessions de formations et des prédications pour démentir des rumeurs. Jésus, durant son ministère, a du faire face à ce genre de situation. Il a du beaucoup communiquer pour corriger rumeurs et désinformations. Au début de son ministère, Jésus a beaucoup employé le terme: « Vous avez entendu qu’il a été dit… mais moi je vous dis. » Après avoir clarifié ces points, il s’est consacré à construire une doctrine solide par la suite. Il est vrai que nous avons un message spécial à donner, particulièrement les révélations de l’Apocalypse. Mais ces messages doivent être donnés avec amour. Ce n’est qu’en libérant les âmes du lourd fardeau du péché, en les invitant à se tourner vers le Dieu Créateur et Rédempteur, que les personnes assoiffées et affamées se tourneront vers le Christ et donc seront libérées du pouvoir de Satan. Lorsque les vrais intentions de chacun deviendront évidentes, cela déclenchera finalement les évènements finaux. Nous ne les aurons pas chercher, ils viendront seuls parce que nous prêcherons l’Évangile éternel, l’amour de Dieu pour le pécheur et son pardon éternel. Protégeons notre crédibilité face aux médias. Donnons le vrai message que Jésus nous a demandé de partager. Il n’a pas critiqué de manière acide et gratuite l’erreur, mais il a montré la vérité, alors l’erreur est devenue évidente. Jésus décrit sa mission dans Luc 4: 17 à 21. C’est alors que Jésus présente sa vraie mission sur terre que les pharisiens veulent le tuer. Jésus n’a prononcé aucune critique envers eux. Juste la vérité. Comme peuple du reste, quelle est notre mission? Quand nous chercherons moins le visage de l’ennemi et plus le visage de Jésus, nous serons alors plus engagés envers lui. C’est cette saine « provocation » qui amènera les signes de la fin. Alors, nous verrons Jésus revenir.

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